Québec science, 1 janvier 2007, Octobre
Comment reader son vieil > ordinateur }{ Des animaux :s4ir soignés comme des humains SURVOLEZ LA SUPERBE RIVIÈRE NIOISIE AVEC notre photographe.iAnQ À I NOS ENFANTS DE PLUS EN PLUS \ \ I w ¦IFh # 4,95 $ 06538563761610 Vous êtes bachelier en sciences (B.Sc.) ou médecin vétérinaire (D.M.V.), découvrez nos programmes de 2e et 3e cycle : Maîtrise en sciences vétérinaires (M.Sc.) Biomédecine Épidémiologie Hygiène vétérinaire et innocuité des aliments Médecine des animaux de laboratoire Microbiologie Pathologie Reproduction Sciences cliniques Doctorat en sciences vétérinaires (Ph.D.) Épidémiologie Microbiologie Pathologie Pharmacologie Reproduction A www.medvet.umontreal.ca Université de Montréal La Terre et nous 8 Haro sur les parasites de la pomme Le premier insecticide viral au Canada pourrait bien reverdir l'image des pesticides agricoles.par Thomas Gervais La vie, la santé 10 Les virus, nos alliés Pour anéantir la bactérie C.difficile, on cherche à mettre au point un produit de nettoyage à base de virus.par Julie Picard Inno techno 12 Un interrupteur pour le cerveau Les scientifiques savent déjà téléguider des vers et des poissons.À quand les humains?Par Noémi Mercier OCTOBRE 2007, VOLUME 46, NUMÉRO 2 www.cybersciences.com Ça barde à l'école 18 Les enfants de plus en plus agressifs?Ils hurlent, ils se jettent parterre, ils frappent leurs camarades de classe et leurs enseignants.Que se passe-t-il donc dans la tête de ces petits monstres?Par Pascale Millot La Moisie, un parc bleu 24 La belle du nord La Moisie pourrait bien devenir la première rivière québécoise protégée.Une excellente idée! Par François X.Côté reportage photode Jean-François Leblanc Grand ménage 33 Mon ordinateur au recyclage! Pas facile de se débarrasser de son vieil appareil sans nuire à l'environnement.par Noémi Mercier Espace-t emps 14 Microchirurgie dans l'œil du Nunavik Expédition extrême au fond du cratère du Nouveau-Québec.Par Thomas Gervais Planète ADN 16 Sous le signe du huard Ce superbe oiseau est le parfait symbole d'un équilibre écologique à préserver.Par Jean-Pierre Rogel Il a l'air féroce, mais il ne faut pas se fier aux apparences.Charles-Olivier Bonenfant, 9 ans, est surtout bon comédien.Il s'est gentiment prêté au jeu de la photographe Marie-Claude Hamel.L'hôpital des animaux 36 Médecine de cheval À Saint-Hyacinthe, les chats, les bovins et les chevaux malades reçoivent des soins qui n'ont rien à envier à ceux prodigués aux humains.Par Catherine Dubé reportage photo de Yves Beaulieu Trou de mémoire 43 Quand le lait tuait Il y a 100 ans, à Montréal, le lait était un véritable danger public.Par Sophie Doucet Science culture 46 Aujourd’hui le futur Par Philippe Desrosiers 47 Jeux Par Jean-Marie Labrie 48 Suivez le guide.Par Julie Picard Portfolio 49 Et vogue la galère ! Bien Vu ! 50 Moisie la grande Le nom d'un lieu est une première manière de le dire.Par Serge Bouchard et Bernard Arcand JEAN-FRANÇOIS LEBLANC Moi, Héma et ma moelle Entre 80 et 95 Québécois attendent actuellement une greffe de moelle osseuse.C’est leur seule chance d’enrayer une leucémie ou une autre grave maladie du système immunitaire.Leur espoir est mince.Très mince.Parmi les donneurs potentiels inscrits au registre géré par Héma-Québec, sept personnes seulement ont pu faire don de leur moelle l’an dernier.Car à l’exemple du sang humain, on ne peut pas recevoir de la moelle osseuse de n’importe qui.C’est une affaire de biologie moléculaire.Comme il y a des groupes sanguins, il y a différents typages de HLA (Human Leukocyte Antigen), déterminés selon les antigènes et protéines présents à la surface des globules blancs.Mais pour la moelle osseuse, les chances de remporter le gros lot sont autrement plus rares qu’en ce qui concerne les dons de sang.En fait, il y a une chance sur 40 000 pour qu’une personne en attente de greffe trouve un donneur compatible dans la population.Au sein des familles, les chances sont beaucoup plus élevées.« Un malade a près de 30 % de chances qu’un de ses frères ou une de ses sœurs soit compatible », précise-t-on à Héma-Québec.« Mais les familles ne sont plus aussi nombreuses qu’elles l’étaient en 1950, explique Diane Roy, directrice du Registre de donneurs de cellules souches à Héma-Québec.Il est clair que l’on devra recourir de plus en plus à des dons dits “non apparentés”.» D’où l’importance accrue du registre.Plus il comportera de noms, meilleure sera la probabilité de réaliser une greffe de moelle osseuse.Sauf que.Qui connaît l’existence de cette liste ?On nous invite à donner de notre sang pour des transfusions, nos reins pour des transplantations, nos yeux pour les banques d’yeux.On nous dit qu’il faut se raser la tête pour Leucan, courir un marathon pour la sclérose en plaques, mais s’inscrire à un registre pour consentir à donner sa moelle osseuse ?Je n’en ai jamais entendu parler.« Bien des gens ne connaissent pas cette procédure à moins qu’un proche soit concerné; c’est aussi simple que cela, poursuit Diane Roy.À Héma-Québec, nous ne sommes que des intermédiaires entre le donneur et le receveur.» D’accord, Diane.Permettez-moi de vous appeler par votre prénom, car je trouve que votre travail mérite plus d’attention qu’il n’en obtient.Vous dites que vous manquez de 1 Affiche dons de France donneurs potentiels.«J’ai 33 000 noms sur ma liste et ce n’est pas suffisant pour répondre à la demande.» Alors, pourrait-on au moins nous signifier quelque part, dans les médias, dans les cégeps, les CLSC ou les universités, la nécessité d’avoir une liste mieux garnie ?De nombreuses campagnes publiques en ce sens ont lieu en Europe.Pourquoi n’y en a t-il pas ici ?D’ailleurs, à quoi s’engage-t-on au juste en s’inscrivant à votre registre ?Il s’agit d’une promesse.Celle de répon-____________________ dre à une demande de moelle os- fl J seuse si nous sommes appelés à le | Yj faire.V Cela dit, ça n’est pas aussi simple 1} qu’un don de sang.Le prélève-fS, IL ment de moelle osseuse se fait dans F la hanche, sous anesthésie générale.C’est une chirurgie qui comporte quelques risques - de l’arrêt cardiaque à la congestion cérébrale -, BS JH U mais ceux-ci sont très faibles.En r ; fait, 99,7 % des interventions n’ont ggaJIvi J aucune conséquence sur la santé du ' .4» donneur.Tout cela est écrit noir sur blanc dans les documents d’Héma-Québec qui a le souci de bien informer les volontaires.Admet-tons-le : ce n’est pas très persuasif.Surtout qu’en fin de compte, il d'une campagne pour les faut aussi prévoir une convales-moelle osseuse en cence de deux semaines que - c’est un comble - la plupart des assurances collectives ne couvrent pas.« On peut s’arranger », nuance Diane.Ce qui est sûr, c’est que le bénéfice que retire la personne qui a besoin d’un tel don - la chance de sa vie, littéralement - vaut largement les désagréments subis par le donneur.Cette inscription, il faut le voir comme un acte civique ! Et un don de vie.Pour ceux et celles que cela intéresse, le formulaire d’inscription est disponible à www.bema-quebec.qc.ca.Il faut choisir l’onglet « cellules souches », puis aller dans « Registre de donneurs de moelle osseuse » où on clique sur «s’inscrire»).Un message de Diane Roy: «Nous avons particulièrement besoin de jeunes hommes et de personnes issues de communautés ethniques.» Marc 32 ans a un don 4 Québec Science i Octobre 2007 Ë Science Courrier courrier@quebecscience.qc.ca Rédacteur en chef Raymond Lemieux rlemieux @quebecscience.qc.ca Rédactrice en chef adjointe Pascale Millot p.millot @quebecsàence.qc.ca Reporters Catherine Dubé, Marie-Pier Elle et Noémi Mercier Collaborateurs Bernard Arcand, Serge Bouchard, François X.Côté, Philippe Desrosiers, Sophie Doucet, Thomas Gervais, Jean-Marie Labrie, Julie Picard et Jean-Pierre Rogel.Correcteur Luc Asselin Directeur artistique François Émond Photographes/illustrateurs Yves Beaulieu, Arsenio Corôa, Frefon, Marie-Claude Hamel, Jean-François Leblanc, Sylvain Majeau Direction Sylvie Bergeron Adjointe administrative Nicole Lévesque Responsable de la diffusion Dominique Owen PUBLICITÉ LOCALE ET NATIONALE Mc3 média Michel Laurier (514) 397-4000 michel.laurier^nc3media.ca SITES INTERNET www.cybersciences.com Responsable: Noémi Mercier n.mercier @quebecscience.qc.ca www.cybersciences-junior.org Responsable : Catherine Dubé co.urrier @cybersciences-junior.org Abonnements (taxes incluses] Au Canada : 1 an = 43,04 $, 2 ans = 74,15 $.3 ans = 102,98 $.À l'étranger: 1 an = 54$, 2 ans = 95$, 3 ans = 139 $, Pour abonnement et changement d'adresse Tél.: (514) 521-5376 ou 1 866 828-9879 Québec Science, Service à la clientèle, 1251, rue Rachel Est, Montréal (Québec) H2J 2J9 Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de : Rowecom France, rue de la Prairie, Villebon sur Yvette, 91763, Palaiseau cedex, France Pelliculage électronique et impression : Interweb Distribution en kiosques : Les Messageries Benjamin Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec Troisième trimestre 2007, ISSN-0021-6127 Répertorié dans Repère et dans l'Index des périodiques canadiens.© Copyright 2007 - La Revue Québec Science.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés.Poste : Convention de la poste-publications n" 40064577, n” d'enrégislrement 08024.Retournez toute correspondance ne pouvant êlre livrée au Canada.le magazine sert avant tout un public qui recherche une intormation libre et de qualité en matière de sciences et de technologies, l’éditeur n'est pas lié à quelques exigences publicitaires.Les journalistes de Québec Science sont tenus de respecter le guide de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.Québec Science, magazine à but non lucratif, est publié 10 lois l'an par la revue Québec Science, la direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes, les manuscrits soumis à Québec Science ne sont pas retournés, les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signés sont attribuables à ta rédaction.Le contenu de ce magazine est produit sur serveur vocal par l'Audiothèque pour les personnes handicapées de l'imprimé.Téléphone : Québec (418) 627-8882, Montréal (514) 393-0103 du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation Québec illl Canada Québec Science est supporté par le Cégep de Jonquière et reçoit l'aide financière du ministère du Développement économique de l'Innovation et de TExportabon.Nous reconnaissons l'aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d'envoi postal et nos coûts rédactionnels par l'entremise du Programme d'aide aux publicabons et du Fonds du Canada pour les magazines.La Revue Québec Science 4388, rue Saint-Denis, bureau 300 Montréal (Québec) H2J 2L1 Tél.: (514) 843-6888 Téléc.: (514) 843-4897 courrier ©quebecscience.qc.ca P M B Magazines du Québec Sauvez nos vaches et nos poules ! Devrait-on mieux protéger les races patrimoniales au Québec ?Oui, avez-vous répondu en grand nombre, visiblement inquiets de la disparition de nombreuses races québécoises de bovins, de chevaux et de volaille.Il faut revenir à des élevages plus modestes, estime Claude Tremblay, de Saint-Prosper en Beauce.«Ce serait bon pour l’environnement, pour les animaux aussi, car je ne crois pas que les méga-élevages soient un avantage.Au contraire, quand une maladie ou un virus frappe, les dommages sont incommensurables.Gardons les races rustiques et arrêtons de voir gros!» N’oublions pas non plus les producteurs qui travaillent d’arrache-pied pour sauver ces races en péril, insiste André Stainier, de Québec.«Il faut organiser la protection et la conservation de ces races patrimoniales, notamment en assurant des revenus à ceux et celles qui intègrent ces tâches à leurs activités professionnelles.J’appuie, par exemple, la suggestion de réserver 1 % des quotas de lait aux producteurs de vaches de la race canadienne; cela ne nuirait à personne et aiderait beaucoup.» Annie Huneault, de Manseau déplore elle aussi le sort réservé à ces animaux qui ont nourri les premiers colons de la Nouvelle-France.«Il faut absolument j préserver nos animaux de ferme, qui J nous ont jadis permis de devenir le peuple que nous sommes.La nature s’est toujours bien adaptée d’elle-même, mais pensez-vous que des animaux que nous avons modifiés pourraient quant à eux survivre dans le futur?Seront-ils capables de s’adapter?J’ai déjà acheté des coqs à \ chair.Ils ont eu de la difficulté à survivre deux mois et demi, car leurs pattes devenaient tordues, à telpoint qu’ils ne pouvaient plus marcher.Il y a 100 ans, nous pouvions voir nos vaches canadiennes dans nos fermes et la Chantecler dans nos basses-cours.Que se passera-t- il avec nos “nouveaux ” animaux dans 100 ans?» Gérard Lambert, éleveur de chevaux canadiens, regrette que les gouvernements se préoccupent si peu de la sauvegarde de ces races pionnières.«On n ’hésitera pas à investir des centaines de milliers de dollars pour montrer la bernache ou l’oie, sauver une baleine, mais rien pour les races qui ont participé à la création du Québec.Les fonctionnaires en place ne connaissent souvent pas l’existence de ces animaux.Evidemment, dans une discussion de salon, devant un verre de vin, c’est plus spectaculaire de parler de l’ours polaire ou d’une couleuvre en voie de disparition que d’un cheval ou d’une vache.» C'est pas drôle! Le dernier billet de notre rédacteur en chef («Des souris dans la bleuetière», juillet-août 2007), qui traitait notamment de l’humour et des bleuets, n’a pas fait rire Marc Godin, de Saguenay.Il déplore que l’on critique l’industrie de l’humour, «une des rares choses qui fonctionnent ici».Selon lui, nous aurions plutôt dû nous en prendre à «la fausse croissance économique du Canada, qui se fait sur le dos de l’environnement à cause de l’Alberta et de ses sables bitumineux».Et de conclure : «Le peu de clairvoyance de nos gouvernements pour l’avenir n ’est pas la faute de l’industrie de l’humour.» Par contre, Gilles Frisque, de Québec, a beaucoup apprécié.«Vous avez écrit un superbe éditorial dans le dernier numéro de Québec Science.Bravo! Comme celui du dernier numéro sur l’Expo 67 (“Un jour, un jour”, juin 2007), qui n’était pas mal non plus, vous êtes en train CEGEP de Jonquière Octobre 2007 I Québec Science 5 courrier@quebecscience.qc.ca d’élever la barre “éditorialiste”.Grattd bien nous fasse.» Mme Nicole Saint-Pierre, de La Tuque, y a trouvé matière à réflexion.« Voilà de cela plus de 10 années, nous recevions une jeune pharmacienne française venue en stage d’études au centre hospitalier où je travaille.Cette personne fort cultivée me parla des bleuets comme servant de base à beaucoup de produits en cosmétique.Leurs propriétés sont connues outre-mer mais pas chez nous.Où sont nos chercheurs clans ce domaine?Qu’attendent-ils pour venir chez nous au pays du bleuet afin de faire de la recherche et du développement?Pourquoi n’avons-nous pas de centre ou de chaire de recherche consacrés au bleuet?Aucun projet d’envergure ne valorise ce produit naturel que je vois encore trop souvent n’être apprécié que par les ours de notre arrière-pays.» Des fleurs de France! Dominique Hibon, de Avon, en France, nous envoie des fleurs.«Je lis toujours avec plaisir votre revue à laquelle j’ai le bonheur d’être abonné depuis plusieurs années.Continuez comme cela, avec un éclectisme très enrichissant.Votre numéro qui évoquait longuement la maladie mentale était riche de témoignages et d’idées neuves.Je regrette que nos collègues psychiatres français n’aient pas l’occasion de découvrir ces nouvelles façons de concevoir la maladie mentale.Le numéro homme-femme (recto verso), très bien fait et original, m’a beaucoup aidé dans ma pédagogie.On peut regretter de ne pas trouver ce magazine en kiosque ou en librairie en France.Bravo à votre équipe de journalistes, concepteurs et promoteurs.» Dans les étoiles ü Le jeudi 4 octobre de 16 h à 18 h Au Bar de la Vieille Usine d'Anse-à-Beaufils, 55, rueàBonfils, Anse-à-Beaufils, au (418) 782-2277 La photo apparaissant à la page 14 de notre numéro de juin n'est malheureusement pas | HD5980, ce système de deux étoiles soufflant leur vent l'une vers l'autre, dans le Petit Nuage de Magellan.Il s'agit plutôt de l'étoile unique Eta Carinæ, qui fait partie de notre galaxie.Cette étoile a éjecté deux globes de poussière qui s'agrandissent à toute vitesse.Oups ! La moelle épinière ne peut évidemment pas fournir de cellules «multipotentes» (ou totipotentes).C'est bien sûr la moelle osseuse qui possède cette propriété.(«Faire du gras avec du gras», juillet-août 2007).Entrée libre.Informations : Rose-Marie Lopez, technopole maritime du Québec au (418) 724-9616 Le mardi 16 octobre 2007 de 17 h à 19 h, au Pub La Voie Maltée, 2509, rue Saint-Dominique Les jeuDes Je 2007 soDt-ils les ixiêpoes 6(ue ceux Je 1967?Discussion en présence d'un pédopsychiatre, d’un professeur et d'un expert de l'impact des nouvelles technologies sur le développement et l’éducation.L’entrée est libre, mais assurez-vous d'avoir une place en vous inscrivant auprès de Marjolaine Dufour au (418) 547-2191 poste 381.le niveau rks, e£HVCTS*+»6US?Abonnez-vous a CEGEP de Jonquiere ence www.cybersciences.com 514 521-5376 ou 1 866 828-9879 6 Québec Science I Octobre 2007 QDWibbire public Snefnifiahvelae IÆLIES De jeunes chercheurs avec des connaissances à revendre vous attendent au mail central de Laurier Québec les 18 et 19 octobre de 10 h à 19 h Savoirs partagés LAURIER feËLKL1 rarirER O O C1 QUEBEC Gtî.t,'C [ŒTGêl dements UNIVERSITÉ LAVAL #106.3 PREMIERE CHAÎNE Agftii Asuxialion dn éludianln de Lard insoils oui éluda d'implication teodotion des éludionlK «I des étudiants éludes supérieures inc Association francophone pour le savoir A c f a s Renée Hudon Parole Publique www.aelies.ulaval.ca FJ) et nous Haro sur les parasites de la pomme Le premier insecticide viral au Canada, fabriqué en Gaspésie, pourrait bien reverdir l’image des pesticides agricoles.CD Par Thomas Gervais -frS-î •'•J f-'' 'Vt.Parasiter les parasites, telle est la nouvelle approche de la compagnie Biotepp dans la lutte contre le car-pocapse.La larve de ce papillon s’introduit dans les pommes, les poires, les pêches, et même les noix de Grenoble, pour se nourrir et se multiplier.Afin de combattre ce fléau, qui peut toucher jusqu’à 50 % des fruits en l’absence de traitement, la petite entreprise de Cap-Chat, en Gaspésie, a fabriqué le premier insecticide viral au Canada.Il y a 10 ans environ, Charles Vincent et son équipe d’Agriculture et agroalimentaire Canada ont recueilli dans la nature un virus létal pour le carpocapse - le CpGV.Sa particularité ?Il n’est nocif que pour cette espèce, et n’affecte pas la santé des consommateurs ni l’environnement.Tout le contraire des insecticides organophosphorés traditionnels, qui sont des poisons neurotoxiques non seulement pour les insectes, mais aussi pour l’être humain.La compagnie Biotepp a ensuite développé un insecticide à partir de ce virus.La technique est astucieuse.Il s’agit de cultiver des larves de carpocapses, puis de les infecter avec le CpGV.Une fois les larves mortes, on recueille les rams Bps ÿei: tem Il to: Huent, la ip' teth mvtl un Grice ira (kde Sue.Ci «RM.fesdei sridt 8 Québec Science I Octobre 2007 fennt»»] à*M: 0ton-iinii^J les^fj eciieî cadavres et on en fait une bouillie qui sera directement vaporisée sur les fruits.Une approche 100% biologique.Quelques copies de virus à peine, ingérées par la larve, suffisent à l’infecter.Durant sa courte agonie, le petit ver est contagieux et peut transmettre sa maladie létale à ses voisins.« Cela ne met pourtant pas l’espèce en danger », explique Charles Vincent.Les particules virales sur la pomme ont une très courte durée de vie.Et comme elles sont faiblement contagieuses, il est pratiquement impossible que le virus se répande dans l’environnement.Le CpGV est même si peu virulent qu’il est nécessaire de traiter plusieurs fois dans la saison pour infecter toutes les nouvelles larves.Reste le risque d’une mutation, mais celui-ci a été jugé très faible par le comité qui a homologué ce nouvel insecticide à Santé Canada.Grâce à un procédé confidentiel, le fabricant de Virosoft Cp4, marque de commerce du CpGV, parvient à produire plus de 40 billions (4 x 1013) de virus par litre.C’est quatre fois plus, pour le même coût, que ses concurrents états-uniens et européens, même si c’est en Europe que la technologie a été développée.L’insecticide gaspésien s’est d’ailleurs déjà taillé une place dans les grandes plantations fruitières des Etats de Washington et du Michigan.Pourtant, il tarde à être utilisé dans les cultures intensives canadiennes, comme celles de la vallée de l’Okanagan.Soutenus par le gouvernement fédéral, les producteurs de l’Ouest ont préféré le projet OKSIR (Okanagan Sterile Insect Release).Cette méthode, elle aussi très écolo, consiste à lâcher des millions de mâles stériles dans les plantations.Lorsque l’un d’eux parvient à s’accoupler, il «occupe » ainsi une femelle qui ne produit aucun rejeton pour la saison.Bien que très efficace, cette méthode ne convient qu’à la géographie bien particulière de l’Okanagan.«La vallée est extrêmement encaissée, ce qui évite que les mâles stériles se dispersent ailleurs », explique Charles Vincent.De plus, avec une telle méthode, tous les arbres sont envahis, qu’ils soient infectés ou non.Chose certaine, de deux maux contre les insectes ravageurs, les pomiculteurs choisiront le pire.[S Neige noire Si l’Arctique fond à vue d’œil, c’est en partie parce que la glace et la neige n’ont plus leur blancheur virginale d’antan ! Les scientifiques ont mesuré, dans des carottes de glace, des concentrations de suie particulièrement élevées à partir de 1850.Et c'est entre 1906 et 1910, alors que les usines nord-américaines tournaient à plein régime, que les dépôts de suie ont été les plus importants; huit fois supérieurs à ce qu’ils étaient avant la révolution industrielle.Or, plus la glace est sombre, moins son pouvoir réfléchissant est grand (le fameux albédo).Résultat, elle absorbe davantage les rayons du Soleil et fond plus vite.En se basant sur des modèles climatiques, l’équipe de Richard B.Alley, du département des sciences géophysiques de l’université de Pennsylvanie, a réussi à établir que cette pollution provenait des États-Unis et du Canada.La combustion du charbon n'est pas seule en cause.Les feux de forêt aussi envoient des dépôts de suie en Arctique, comme ont pu le constater les auteurs de l’étude en mesurant dans la glace les taux d’acide vanillique, typique de ce genre d’incendie.L’autre éthanol Les épluchettes de blé d’Inde coûteront de plus en plus cher ! En deux ans, le prix de l’épi de maïs a bondi de plus de 75% sur le marché mondial, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).Le responsable?L’éthanol.À cause de l’engouement pour ce biocarburant fait à base de maïs, la céréale suit désormais le cours du pétrole.Elle risque ainsi de devenir inaccessible aux populations des pays pauvres.Il existe pourtant un éthanol plus «éthique»: l’éthanol cellulosique.Sa fabrication est certes plus complexe, mais ce biocarburant permet de recycler des déchets agricoles et forestiers autrement inutilisés : paille de blé, tiges de maïs, copeaux de bois, etc.Selon une étude du ministère de l’Énergie et de l’agriculture des États-Unis, on pourrait, au pays de George W.Bush, convertir 1,3 milliard de tonnes de biomasse sèche par an en éthanol.Ce serait suffisant pour remplacer 30 % du carburant utilisé dans les transports.Le Québec s’est doté depuis peu d’une Chaire de recherche industrielle en éthanol cellulosique, à l’Université de Sherbrooke.Cela devrait aider à atteindre l’objectif visé par le gouvernement, soit 5% d’éthanol dans l’essence d’ici 2012.Chine: Wb! les moteurs! La Chine a réussi à surpasser les États-Unis dans un domaine où on croyait ces derniers pourtant imbattables : celui de la pollution ! Il faut le faire, car les États-Unis émettent annuellement 5,9 milliards de tonnes de gaz à effet de serre.L’empire du milieu, lui, a atteint les 6,02 milliards de tonnes, ce qui représente 22 % du total mondial.Faut-il préciser qu’aucun de ces deux pays n’a signé le protocole de Kyoto et qu’ils ne sont astreints à aucune limite d’émission ?No future?oo °«5P o O tmmm Octobre 2007] Québec Science 9 PETERWEST/N^nONALSaENÇEFOUNDATION > Les virus, nos alliés Pour anéantir C.difficile, on cherche à mettre au point un produit de nettoyage fabriqué à partir de virus.Fini les corridors d’hôpitaux qui sentent l’eau de javel ! Par Julie Picard v ¦ | ' 1 LV 10 Québec Science I Octobre 2007 lit! Dans la brousse, chaque proie a ses prédateurs.Dans les hôpitaux, chaque bactérie a aussi ses tueurs : ce sont les phages.Au microscope électronique, ils ressemblent à d’étranges araignées à six pattes avec une tête hexagonale.Ces petites bestioles sont en fait des virus qui s’attaquent uniquement aux bactéries.Ils pourraient donc être d’un grand secours pour anéantir les microbes responsables des maladies nosocomiales comme le Clostridium difficile.De véritables armées de choc ! Si on s’intéresse tant à ces tueurs silencieux pour éradiquer les maladies nosocomiales, c’est que les bactéries sont de plus en plus résistantes aux antibiotiques.« Les phages présentent un avantage de taille : ils sont spécifiques, c’est-à-dire qu’ils ne s’attaquent qu’à quelques bactéries de la même famille.On peut donc envisager une action très ciblée», explique Rosemonde Mandeville, de la compagnie Biophage Pharma qui travaille actuellement à développer des produits à base de phages en collaboration avec l’Hôpital du Sacré-Cœur, de Montréal.Autre atout, explique Gilbert Pichette, microbiologiste-infectiologue à l’Hôpital du Sacré-Cœur : « Les phages agissent peu sur la flore bactérienne normale du patient.» Ils ne ravagent pas toutes les bactéries, y compris les bonnes, sur leur passage, comme le font les antibiotiques, affaiblissant des patients déjà mal en point.On travaille donc à l’élaboration d’un produit ménager nouveau genre où les phages feront office de nettoyant.L’Hôpital du Sacré-Cœur fournira les souches bactériennes nuisibles à Biophage Pharma qui tentera de dénicher leurs prédateurs dans la nature.Première bactérie ciblée : le redoutable SARM, un staphylocoque résistant à la méthicilline, et le non moins célèbre Clostridium difficile.Mais d’autres bactéries donnent du fil à retordre au personnel médical comme Acinetobacter, ERV (entérocoques résistants à la I I I tuipérl iladiil :Gl I I 118 B :: mrspoiii iestoio- itatkai- :a\poiir ac- llOIUjilo, ils sont entijii’à oncen-liimonof atnuf litsits ü Si®- nicioto' nofflilo tétieSilj déjà®1! i I 1 vancomycine) et Pseudomonoas œmgi-nosa.La chasse aux phages s’annonce cependant ardue.Même s’ils abondent dans les eaux usées, tous les phages ne sont pas des candidats intéressants.C’est qu’il en existe deux sortes : les lytiques et les tempérés.Les premiers infectent la bactérie et la font éclater.Les seconds, plus sournois, pénètrent dans le matériel génétique pour y demeurer, inoffensifs, jusqu’à ce qu’un stress, comme un choc thermique ou un manque de nutriments, secoue la cellule.Ce que recherchent les scientifiques, ce sont les phages lytiques, à l’action beaucoup plus rapide.Une fois qu’on a jeté son dévolu sur un phage, il faut le caractériser et séquencer son ADN, pour être sûr, notamment, qu’il ne produit pas de toxines dangereuses.Cette opération peut prendre plusieurs mois.Louis-Charles Fortier, professeur au département de microbiologie et d’infectiologie de l’Université de Sherbrooke, et responsable du Laboratoire de recherche sur les bactériophages, étudie spécifiquement les phages de C.difficile.Et justement, c’est difficile ! Il n’a pas encore été en mesure de mettre la main sur un phage lytique.Les seuls qu’il a réussi à isoler jusqu’à maintenant sont des tempérés.La bataille est donc loin d’être gagnée, d’autant qu’il ne suffit pas d’en dénicher un.« On essaiera de trouver au minimum trois phages pour chaque bactérie », précise Béatrice Allain, directrice de la division Biocapteurs chez Biophage Pharma.Car les bactéries sont des petites futées.À peine sont-elles infectées par un phage qu’elles font tout pour muter afin de survivre.Le phage devient du même coup inefficace, comme une clé qui ne déverrouillerait plus une porte munie d’une nouvelle serrure.Pour contrer cet inconvénient, les chercheurs tentent d’attaquer la bactérie sur plusieurs fronts en préparant un cocktail de phages utilisant différentes « portes d’entrée » de la cellule.Ce n’est donc pas demain que les hôpitaux troqueront les produits ménagers conventionnels contre des bains de phages.S Une vieille bactérie Survivre pendant 8 millions d’années, c’est possible.À condition d’être une bactérie conservée dans la glace.Des biologistes de l'université Rutgers, au New Jersey, ont trouvé de telles survivantes dans des échantillons provenant de l’Antarctique.Après avoir fait dégeler les microorganismes, les scientifiques ont eu l’heureuse surprise de constater qu’ils étaient bel et bien vivants.Pas en parfaite santé, cependant, car leur ADN était endommagé et, une fois mis en culture, ils ne se sont reproduits que très lentement.L’espérance de vie des bactéries vient tout de même de s'allonger de plusieurs millions d’années, puisque les plus vieilles dénichées dans la glace jusqu’à maintenant avaient «à peine» 300 000 ans.Pour certains astrobiologistes, la trouvaille prouve que les microbes ont pu arriver sur Terre après un voyage à dos de comète à partir de planètes extérieures au système solaire.Rien n’est moins sûr, prévient cependant l'auteur de la découverte lui-même, le microbiologiste Kay Bidle.Compte tenu de la vitesse d’une comète, le voyage aurait duré plus de 8 millions d’années et le rayonnement cosmique aurait eu le temps de détruire l’ADN des petits passagers.Pas touche ! Ni fous, ni menteurs, les gens atteints de synesthésie vivent des expériences pour le moins étranges.Ce trouble de la perception peut leur faire prendre des lettres ou des chiffres pour des couleurs.Dans d’autres cas, les sens se court-circuitent complètement et, en voyant une personne se faire toucher le bras, ils peuvent avoir la sensation de se faire toucher aussi.Jamie V\ferd et Michael Banissy, de l’Universily College London, au Royaume-Uni, viennent de démontrer l’existence de cette particularité neurologique.Ils ont soumis des synesthètes et des gens «normaux» à un petit exercice.Tous devaient regarder une personne se faire toucher, alors que quelqu’un les touchait au même moment sur une autre partie du corps.Les personnes «ordinaires» n’avaient aucun mal à nommer l’endroit où elles étaient réellement touchées, tandis que les pauvres synesthètes faisaient de nombreuses erreurs.Des questionnaires ont par ailleurs montré que les porteurs de cette gênante particularité faisaient preuve de plus d’empathie que la moyenne des gens.Peut-être prennent-ils trop au sérieux l'expression «se mettre dans la peau de l’autre».Du vinaigre dans ia pharmacie Une étude pâme dans The Lancet que le vinaigre blanc peut faire beaucoup plus que rehausser la salade.Avec un œil exercé, on peut s’en servir pour détecter le cancer du col de l'utérus.Une propriété très utile dans les pays où on n'a pas les moyens de mettre en place un programme de dépistage semblable au test de Papanicolaou (le fameux test Pap), qui exige prélèvements et analyse de laboratoire.Avec le vinaigre (une solution d’acide acétique à 4%), c'est autrement plus simple.I On l’applique sur le col de l’utérus; une minute plus tard, on observe l’organe à l’œil nu sous une lumière vive.Si une tache blanche apparaît, c’est le signe qu’il faut mener des examens plus poussés afin de vérifier qu’il s’agit bien d’une lésion précancéreuse.La méthode a été testée avec succès auprès de 49 000 femmes indiennes.L’incidence du cancer du col a été 25% plus faible dans le groupe de femmes suivies qu’auprès de celles qui n’avaient pas été soumises à ce dépistage artisanal.Octobre 2007 I Québec Science 11 I Un interrupteur pour le cerveau Les scientifiques sont désormais capables de téléguider des vers et des poissons.Les humains ?C’est pour bientôt.Par Noémi Mercier Ed Boyden tentera bientôt de soigner des rongeurs dépressifs et épileptiques grâce à de simples éclairs de lumière.Ce jeune chercheur de 28 ans n’a rien d’un «illuminé», justement.La technologie qu’il a développée dans son laboratoire du Massachusetts Institute of Technology, pourrait, au contraire, révolutionner les neurosciences et le traitement des maladies mentales.Déjà, des chercheurs états-uniens et allemands ont réussi à contrôler les tortillements d’un ver en l’exposant à des rayons lumineux : un éclair bleu pour qu’il se contracte, une lueur jaune pour qu’il se relâche.D’autres ont fait frétiller à distance les moustaches d’un rat.Ces étranges résultats, on les doit à deux petites créatures unicellulaires.La première, une algue verte microscopique, contient dans sa membrane une protéine bien spéciale : « Channelrhodopsin-2», ou ChR2.Lorsqu’elle est exposée à de la lumière bleue, cette protéine génère un courant électrique dans la cellule pour permettre à l’algue de s’orienter vers le soleil.Or, les cellules du cerveau aussi communiquent par des signaux électriques.On les ; a donc modifiées génétiquement pour qu’elles fabriquent j à leur tour cette protéine.Du coup, les neurones s’excitent l aussitôt qu’ils reçoivent un éclairage bleuté.C’est ainsi qu’à i l’université de Würzburg, en Allemagne, des chercheurs j ont fait aimer et détester certaines odeurs à des larves de mouches en quelques flashs de lumière bleue.Ils avaient auparavant introduit la protéine ChR2 dans les neurones qui contrôlent l’appétit et l’aversion.On a ensuite découvert la protéine « Halorhodopsin », ou NpHR, dans un microbe du désert du Sahara.Lorsqu’on les soumet à de la lumière jaune, les neurones dotés de NpHR se taisent, paralysés pendant quelques millisecondes.Si on bricole des neurones pour qu’ils expriment les deux protéines à la fois, on obtient un bouton « marche-arrêt » à deux couleurs ! Un interrupteur pour le cerveau.Pouvoir allumer et éteindre à volonté des cellules nerveuses spécifiques, c’est presque trop beau pour être vrai.En comparaison, l’outil traditionnel pour moduler l’activité électrique du cerveau, l’électrode, n’est pas très subtil.Même les plus fines stimulent sans distinction tous les types de neurones dans leur voisinage : autant les neurones excitateurs (qui activent le suivant dans la chaîne) que les inhibiteurs (qui font taire leurs voisins).D’où les effets secondaires parfois très graves qui accompagnent les traitements à base d’électrodes, comme on en utilise dans des cas de dépression ou de parkinson.Les médicaments comme les antidépresseurs, eux non plus, n’atteignent pas uniquement les cellules malades.« Mais si nous envoyons un faisceau de lumière dans un paquet de neurones, seuls ceux qui contiennent la molécule K 12 Québec Science I Octobre 2007 photosensible seront affectés », explique Ed Boyden, dans son laboratoire de « neuro-ingénierie », au MIT où, à côté de ses microscopes hyper-puissants, on trouve des incubateurs à virus et des « trancheuses à cerveau ».Avec des collègues de l’université Stanford, en Californie, et de l’Institut Max-Planck de biophysique, à Frankfurt en Allemagne, il a été parmi les premiers à expérimenter la technologie sur des cellules de rats cultivées in vitro.Bientôt, il tentera d’identifier chez des rongeurs «dépressifs», épileptiques ou atteints de la maladie de Parkinson, quels neurones doivent être actifs ou silencieux pour les soulager.Avant d’installer cet interrupteur dans le cerveau d’êtres humains, il faudra cependant régler quelques détails techniques, à commencer par éliminer tout risque entraîné par l’insertion de gènes étrangers dans notre tête ! On devra aussi trouver une façon d’illuminer les replis de notre cervelle.Car si les rayons traversent sans difficulté le corps des vers ou des larves, le crâne humain, lui, est entièrement opaque.On pourrait par exemple, comme on le fait chez les rats, y introduire une fibre optique par un minuscule trou.Ou encore implanter, à l’intérieur même du cerveau, une diode électroluminescente que l’on actionnerait sans fil.« Certains types de lumière, comme les rayons infrarouges, peuvent pénétrer la boîte crânienne, ajoute Ed Boyden.Il suffirait de trouver une protéine qui réagit à ces rayons pour pouvoir l’activer depuis l’extérieur du crâne.» Malgré ces obstacles, les chercheurs voient grand.Ils imaginent déjà pouvoir traiter la douleur chronique, le trouble obsessionnel-compulsif et même l’obésité à l’aide de cette technique.Une équipe de la Wayne State University, à Detroit, croit même pouvoir guérir des souris aveugles.Les chercheurs ont in-ttoduit la protéine ChR2 dans les neurones de leur rétine pour les rendre photosensibles et ça a marché ! Les cellules se sont mises à réagir directement à la lumière et à envoyer des impulsions électriques au cortex visuel.Des prothèses cérébrales pourraient ainsi être développées pour réparer toutes sortes de déficits sensoriels ou moteurs, et même stimuler nos capacités cognitives, améliorer notre mémoire ou - qui sait ?- nous fournir sur commande une bonne dose de joie de vivre.CS T ' Mi Mon labo dans l’eau Le fond des océans sera bientôt jonché de câbles permettant d’observer les organismes vivants, d’écouter le chant des baleines, de mesurer les variations de température et les courants marins ! Premier maillon de ce réseau subaquatique, le MARS (Monterrey Accelerated Research System), sera mis en place à la fin de 2007 dans la baie de Monterrey, en Californie.Depuis cet observatoire scientifique sous-marin permanent, des robots iront poser des instruments de toutes sortes qui seront reliés à un centre sous-marin, lui-même raccordé à une station de surface.Cinquante-deux kilomètres de câbles en cuivre ont déjà été installés pour assurer la transmission des données, qui seront recueillies 24 heures sur 24! L’emplacement de MARS n'a pas été choisi au hasard : il sera situé à 891 m sous la surface, dans la «marge continentale», une pente abrupte faisant la jonction entre le plateau continental et les fonds abyssaux qui descendent jusqu’à 4 000 m de profondeur.C’est d'ailleurs dans cette marge que sera installé, l'an prochain, l’immense réseau sous-marin de l’observatoire canadien Neptune, réparti sur 200 000 km2.Les fonds marins n'auront bientôt plus de secrets ! Un aimant à microbes Se protéger à 99,98% de tous les virus et bactéries connus grâce à un simple masque chirurgical?C’est ce qu’affirme avoir réussi la compagnie québécoise Noveko International.» Prenez un cocktail jx chimique composé notamment de sels ^ d’argent; ajoutez-y ' du polypropylène, I un type de polymère.Vous obtenez une fibre capable de fixer 'les microbes comme un véritable aimant, les empêchant ainsi de se reproduire, autant dire de survivre ! En prime, soutiennent les concepteurs, ce masque protecteur est plus doux et moins épais que les masques chimrgicaux traditionnels, ce qui facilite la respiration.«Nous le testons depuis plus d'un an et personne n’a manifesté de réactions allergiques ou d’inflammation», assure Gaston Lavallée, vice-président de Noveko.L’entreprise vient d’obtenir le feu vert de Santé Canada, juste à temps pour combattre les vilaines grippes hivernales ! Le 11 septembre sur ordinateur Oubliez les images dramatiques dont raffole Hollywood ! Des informaticiens de l’université Purdue, aux États-Unis, ont patiemment reconstitué sur ordinateur l’écrasement des deux avions qui ont percuté les tours du Wforid Trade Center, le 11 septembre 2001.Leur but?Comprendre comment les structures ont réagi à l’impact et en tirer des leçons pour la construction d’autres bâtiments.Il a fallu des années de travail et d’innombrables données informatiques pour produire un modèle virtuel des dégâts engendrés par les deux Boeing, avant et après l’écroulement des tours.Les scientifiques ont ainsi pu mettre en lumière des aspects méconnus de la tragédie.Lors de l’impact, la carlingue des avions s’est littéralement « desquamée » et quelque 30 tonnes de carburant se sont enflammées, déformant les colonnes métalliques qui constituaient l’ossature des gratte-ciel.« Les avions se sont engouffrés à l’intérieur des tours comme des torrents de lave en fusion», a résumé MeteSozen, professeur en génie des structures à l’université Purdue.Des torrents qui ont emporté 2 997 personnes ! Octobre 2007 I Québec Science 13 MONTERAY BAY AQUARIUM RESEARCH INSTITUTE Microchirurgie dans l’œil du Nunavik Les courants marins se réchauffent-ils pour ensuite affecter le continent, ou est-ce l’inverse?La réponse au fond du cratère du Nouveau-Québec.Par Thomas Gervais Dans son atelier de mécanique aux abords de Kangiqsujuaq, Yaaka Yaaka me raconte une histoire qu’il a entendue lorsqu’il était enfant: «On disait qu’il y avait un immense trou, là-bas dans la toundra », confie-t-il en pointant vers le sud-ouest.Il avait 15 ans lorsqu’il a enfin pu vérifier l’origine de ce mystère.Après un long périple en motoneige à travers la désolation hivernale du 61e parallèle nord, il a vu les parois abruptes et le lac parfaitement circulaire du cratère du Nouveau-Québec.À 48 ans, il est aujourd’hui le premier gardien du parc national des Pingualuit, au Nunavik, au cœur duquel gît ce joyau d’origine extraterrestre créé, il y a 1,4 million d’années, par l’écrasement d’un météorite de 150 m de dia- 1 mètre.I De l’hélicoptère à bord duquel nous le sur- | volons, il est facile d’imaginer la violence de l’im-} pact.Une énergie équivalente à 8 500 fois la ! bombe d’Hiroshima, qui a laissé un trou béant 1 g dans la roche mère du bouclier canadien.Avec < g les précipitations et la fonte des glaciers, il s’est rempli pour “former le lac Pingualuk, le plus profond du Québec.ISon eau est si cristalline, dit-on, qu’on voit encore le ïfond à 37 m sous la surface de l’eau.Si pure que sa faible teneur en minéraux se compare à celle de l’eau distillée.On ne le surnomme pas pour rien l’« œil de 1 cristal du Nunavik ».En mai dernier.Yaaka Yaaka a accepté de prêter main-forte au professeur Reinhard Pienitz, du département de géographie de l’Université Laval, pour entreprendre une audacieuse expédition de forage dans les tréfonds du lac Pingualuk.Leur objectif : prélever une immense ^ carotte de sédiments afin de comprendre l’histoire géologique et climatique de cette ré-' gion du globe.« Presque tous les lacs canadiens se sont formés lors de la dernière glaciation », ’"explique le chercheur.Quant aux plus anciens, leurs sédiments ont été labourés, saccagés par les masses 14 Québec Science | Octobre 2007 I M de glace en mouvement.Mais pas celles du lac Pin gualuk.« Il fait 270 m de profondeur pour 2,8 km de dia mètre.Tout porte à croire que les glaciers n’ont jamais atteint le fond », explique le chercheur, en citant les travaux de Michel A.Bouchard, de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), un pionnier dans le domaine.Sous des kilomètres de glace, la pression sur le petit lac est telle que, malgré le froid intense, l’eau ne peut prendre l’expansion nécessaire pour se changer en glace.« C’est une occasion unique de scruter les archives climatiques de notre planète bien avant la dernière glaciation », dit Reinhard Pienitz.Avec un peu de chance, la présence de grains de pollen ou de matière ligneuse fossilisée dans les strates inférieures démontrera l’existence d’arbres à une époque reculée.D’autres fossiles, de bactéries ou de micro-algues, indiqueront la température qu’il devait faire aux abords du cratère.En comparant ces archives lacustres à celles prélevées dans le fond des mers, et à celles des glaciers polaires, Reinhard Pienitz croit même être capa- I «tjlj ü; )0 : ab i^q od'j m 5'ob est presque une condamnation à l’échec.Il n’a qu’une chance sur cinq de réintégrer l’école régulière.téta1* s pawls iirt fat! éducateur spécialisé qui vont évaluer ses difficultés d’apprentissage et de comportement, et l’aider à adopter des attitudes plus acceptables.Un travailleur social va même observer ce qui se passe à la maison.Mais l’enseignant demeure le responsable officiel du petit et lui fait parvenir ses devoirs.Tous les spécialistes qui gravitent autour de l’enfant -ceux des centres jeunesse et des CLSC dans les cas les plus sérieux - sont aussi de la partie.Enfin, même les autres élèves de la classe sont tenus au courant et fortement encouragés à soutenir leur camarade dans sa « réinsertion ».Quand il est arrivé à Répit-Transit, Étienne, l’ange aux cheveux bouclés, ne regardait personne dans les yeux.La première journée, il a fallu le mettre en retrait à 10 reprises, parce qu’il ne tenait pas en place, criait et refusait de travailler.Trois semaines plus tard, il s’était beaucoup calmé; il a même gratifié la journaliste d’un demi-sourire et a parlé de ses «épées laser qui lancent du feu ».Quelques jours après notre rencontre, il devait réintégrer sa classe.Et ça fonctionne trois fois sur quatre, selon une évaluation menée par Annie Bérubé, chercheuse en psychologie à l’Université du Québec à Montréal.Ht SIW* % jjjflllfc life J(^a R Répit-Transit est un programme de choc adapté aux cas les plus lourds.À l’école de Léry-Mgr-de-Laval, à Beauceville, on a plutôt fait le pari de la prévention.« Avant, il y avait des bagarres, beaucoup d’intimidation, deux gangs, des chicanes de filles, du bullying, et les profs nous disaient qu’ils perdaient beaucoup de temps à régler les conflits au retour des récréations », explique la directrice Marie-Josée Fecteau.Depuis cinq ans, un vent de pacification souffle sur ce vaste établissement qui domine la vallée de la rivière Chaudière.Il faut voir les quelque 500 enfants descendre les escaliers sans broncher, ou presque.La cour a été agrandie et réaménagée.On y trouve un terrain de soccer, des espaces verts, un couloir de marche, des paniers de basket et un grand carré de sable.Parce qu’on avait noté que les conflits se produisaient dans les moments où les enfants étaient le moins encadrés, on a décidé d’« organiser » les récréations.Désormais, chacun doit s’inscrire sur une liste pour préciser à quelle activité il va participer : basket, balançoire, soccer, baseball, corde à danser ou marche.Geneviève Lessard, l’éducatrice spécialisée de l’école, a aussi mis en place un service de médiation où les enfants peuvent demander de l’aide pour régler leurs différends.Autre mesure : un local de « rééducation» où l’on «suspend», pour quelques heures, les enfants qui ne respectent pas les règles.Ils doivent évidemment y faire leur travail et expliquer leur comportement.Enfin, toute l’école vit au rythme de la roue de L'affirmation, Imaginé par le psy-chologue Raynald Boudreau, ce mode de communication, basé sur des symboles amérindiens où des animaux remplacent les sentiments, facilite les interactions entre les enfants et le personnel scolaire.Le bison représente le défi, le travail de classe, la persévérance et le dépassement de soi.L’écureuil symbolise le jeu et l’émotion.L’aigle, c’est le respect des règles et l’engagement; enfin, le grizzly est la force et la confiance en soi.«C’est beaucoup plus facile pour un enfant - surtout un tout-petit - de nommer des émotions et des frùstrations avec des animaux que de dire : “Je suis en colère”», explique Geneviève Lessard.Mais le plus important est que l’on a outillé les professeurs afin qu’ils sachent comment réagir devant des situations conflictuelles ou des comportements agressifs.Tous ont reçu une formation fondée sur « PACI-Raide », un programme de prévention de la violence à l’école élaboré par la commission scolaire deBeauce-Etchemins.«Dès2001, nous avons noté une augmentation inquiétante du nombre de jeunes présentant des problèmes de contrôle et d’encadrement.Et cela, à partir de quatre ou cinq ans », explique la psychologue Anne Julien, responsable du service de recherche et développement pour cette commission scolaire.Le but de ces formations : développer les habiletés sociales des enfants afin de les entraîner à résoudre leurs conflits par la parole et la médiation plutôt que par les cris, les insultes, voire les coups ! On fait le pari qu’il sera ensuite plus facile de leur apprendre le français, les mathématiques, l’histoire, l’anglais ou la géographie.Car après tout, l’école sert aussi à cela.S Pour en savoir plus Trois livres signés Egide Royer: Comme un caméléon sur une jupe écossaise, Le chuchotement de Galilée et Comment être le bon parent d’un élève difficile (Editions Ecole et Comportement).Des outils indispensables.r g caméléon Pensez-vous que l’école génère de l'agressivité chez les enfants ?Donnez votre oomion çur notre site www.cybersciences.com Octobre 2007 I Québec Science 23 : iai i iblap aplabjablaMaWmi; bTbirîrîR ''•’bfapLabfablalit ^labababa, ab ab ab abiv ærii Science la meilleure preuve que vous les trouvez intelligents Sur Internet au www.cybersciences.com Par téléphone: (514) 521-5376 ou 1 866 828-9879 xi recyclage ! Pas facile de se débarrasser de son vieil appareil sans nuire à l’environnement.Par Noémi Mercier Vous avez prolongé son existence autant qu’il était possible.Vous avez ajouté de la mémoire, reformaté le disque dur, tenté de refiler la machine à un proche ou à un collègue.Rien à faire, votre ordinateur est en bout de course.Le laisser sur le trottoir, à l’intention des éboueurs ?Une fois largué dans un site d’enfouissement, il risque de contaminer l’environ- nement avec son mélange de substances toxiques; le plomb, entre autres.Rien qu’au Canada, les ordinateurs et les moniteurs jetés à la poubelle en une année en contiendraient au total 3 000 tonnes ! Avec leur verre constitué de 25 % de plomb, les tubes cathodiques sont particulièrement polluants, assez pour que des Etats comme le Massachusetts, le Maine et la Californie les bannissent de leurs sites d’enfouissement.Pourtant, la majorité des appareils high-tech désuets finissent encore leur vie au dépotoir ou dans un incinérateur.Cette proportion a atteint 59% au Québec en 2004; 28 % ont été réutilisés, 7 % entreposés et 6 % seulement recyclés.Il faut dire que mettre son ordinateur au rancart de façon écolo n’est pas ' si simple.Il n’y a aucune réglementation, aucun programme à l’échelle québécoise pour encadrer le recyclage du Octobre 2007 I Québec Science 33 ARSENIO CORÔA ip GRAND MENAGE matériel informatique, comme il en existe pour les huiles usées, la peinture et les pneus.Pour l’instant, les consommateurs sont laissés à eux-mêmes.Avant d’acheter un nouveau joujou électronique, interrogez le fabricant.Plusieurs manufacturiers reprennent désormais les appareils périmés à des fins de recyclage, et ils acceptent souvent ceux de leurs concurrents.Le service est parfois gratuit, parfois payant; quelquefois, il n’est offert qu’à l’achat d’un article neuf.Dans certains cas, on vient chercher la marchandise à domicile.Vous pourriez même épargner quelques sous, puisque certaines entreprises offrent un rabais sur leurs produits en échange de votre vieille machine.La plupart font affaire avec des recycleurs; d’autres, comme Hewlett-Packard, traitent ces rebuts dans leurs propres installations.Depuis quelques semaines, on peut déposer gratuitement son matériel informatique et son téléphone cellulaire désuets dans la plupart des magasins Bureau en gros du Québec.L’équipement est ensuite dirigé vers l’un des Centres de formation en entreprise et récupération.De là, l’équipement réutilisable est dirigé vers l’organisme Ordinateurs pour les écoles du Québec.Le reste est démantelé puis acheminé vers des recycleurs spécialisés.Vous pouvez également vous adresser à votre municipalité.Certaines villes offrent des services de collecte spéciale ou des points de dépôt pour les re- Pour, recycler, cliquez ici • Recyclage des produits électroniques Canada, une association de 16 grands fabricants.www.rpec.ca • Pour 30 $, expédiez votre vieil ordinateur, quelle qu'en soit la marque, au recycleur partenaire d'Apple.www.apple.com/environrnent/recycling /nationalservices/us.html 34 Québec Science I Octobre 2007 En faisant don de votre appareil à des pays en voie de développement, vous facilitez aux plus pauvres Taccès à de l’équipement informatique.Mais il finira par aboutir aux poubelles dans un coin du monde où on n’a pas les ressources pour l’éliminer proprement.buts électroniques.On peut, par exemple, apporter son matériel dans un écocentre où certains appareils sont réparés puis revendus.Des organismes à but non lucratif acceptent aussi les dons d’équipement informatique.Ils les remettent en état et les redistribuent aux écoles, aux bibliothèques ou à des œuvres de charité.Dans tous ces cas, les machines qui ne peuvent pas être restaurées sont acheminées vers des entreprises de recyclage, qui les démontent pour extraire certaines pièces réutilisables ou des matières premières comme le plastique, le verre ainsi que le métal.Seulement 5 % des matériaux d’un ordinateur ne seraient pas réutilisables ! On peut d’ailleurs faire affaire directement avec un recycleur en consultant les pages jaunes ou le répertoire publié par Recyc-Québec.Quant à faire don de votre appareil à des écoles de nations en voie de développement, • À l'achat d'un ordinateur ou d'une imprimante Dell, la compagnie vient chercher gratuitement, à domicile, les appareils de toutes marques.www.detl.ca/recyclage • Hewlett-Packard facture entre 13 $ et 34 $ par article pour ramasser à domicile les produits de tout fabricant, sans achat requis.www.hp.ca/recydage • Sony offre un rabais à l'achat d'un de ses ordinateurs portables en échange de votre vieux portable de n'importe quel grand fabricant.www.sonystyle.ca (cliquez sur « Trade-in Program ») comme le proposent certains organismes, pensez-y bien.Vous faciliterez peut-être aux plus pauvres l’accès à de l’équipement informatique, mais vous ne prolongerez la vie de votre ordinateur que de deux ou trois ans, après quoi il aboutira aux poubelles dans un pays qui n’a pas les ressources pour l’éliminer proprement.I ême au Canada, il est difficile de s’assurer que les appareils sont recyclés de manière écologique.Un seul re-I cycleur ne traite pas nécessairement l’ordinateur au complet, mais peut refiler des composantes à d’autres compagnies.On ne peut donc pas toujours savoir avec certitude si, à l’autre bout de la chaîne, des morceaux sont largués au dépotoir ou bien expédiés dans des pays en voie de développement (voir îyliml I ü’Tvii I .| ïfflwe pioi Ces (ol I X \ ' • Accès Montréal (514) 872-3434 Avant de déposer votre écran d'ordinateur sur le trottoir, téléphonez à Accès Montréal.Votre arrondissement le recueillera et l'acheminera à un écocentre.U [¦am] mm-rak IX out jklts aspoii sasswi lisoffi itaittpas « Inde : poubelle de la planète techno », Québec Science, septembre 2007).Bref, un grand ménage s’impose ! L’industrie du recyclage informatique devrait être mise sous surveillance, estime Duncan Bury, responsable du dossier à Environnement Canada : «Nous devons établir des standards rigoureux pour le recyclage et les enchâsser dans la loi.» Mais il faut aussi déployer des ressources afin de soutenir une infrastructure encore insuffisamment développée pour absorber les 80 000 tonnes de déchets électroniques générés au pays chaque année.« Le problème, c’est que ça coûte beaucoup plus cher de recycler un ordinateur que de l’envoyer au dépotoir ou dans un autre pays.Pour éviter cela, il faut injecter de l’argent dans le système.» Ces fonds, quelques provinces les ont déjà trouvés : elles ont puisé dans les poches des consommateurs.Depuis 2004, l’Alberta impose une consigne sur l’achat de plusieurs produits électroniques : 12 $ pour un écran, 10$ pour un ordinateur de bureau, 5 $ pour un portable, 8 $ pour une imprimante, par exemple.Les consommateurs peuvent apporter gratuitement leurs vieux appareils dans 200 points de dépôt et on les achemine à l’un des cinq recycleurs approuvés par la province.Des programmes presque identiques ont été lancés cette année en Saskatchewan et en Colombie-Britannique.Là, c’est l’industrie du matériel électronique qui chapeaute tout le processus, par le biais d’une association de grands fabricants appelée «Recyclage des produits électroniques Canada » (RPEC).Le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse a donné à l’industrie jusqu’au début de l’an prochain pour faire la même chose dans cette province.« Le plus gros du travail reste à faire au Québec et en Ontario, affirme Dean Dussault, directeur québécois de RPEC.Cela fait quatre ans qu’on en discute sérieusement.Le système de points de dépôt, notamment, est très embryonnaire, alors que dans l’Ouest, on a pu se greffer à un système de gestion d’autres matières résiduelles déjà établi.» Pour discuter, on discute à Recyc-Québec.La société d’Etat en est encore au stade des rapports et des recommandations, qu’elle promet de publier «incessamment, au cours des prochaines semaines ou des prochains mois», précise Johanne Riverin, vice-présidente aux communications.« La réglementation n’est pas exclue, et pourrait s’apparenter à ce qui se fait pour les huiles et la peinture.Dans ces secteurs, elle oblige les entreprises à s’occuper de la récupération du matériel», poursuit-elle.Imposer une consigne sur les appareils neufs, à la manière de l’Alberta ?« Nous n’envisageons pas cette option.Les coûts seraient plutôt inclus dans le prix de vente et assumés par les manufacturiers.» L’Union européenne, elle, y a mis du muscle.La directive DEEE (pour Déchets d’Équipements Electriques et Electroniques), entrée en vigueur en 2004, rend les manufacturiers entièrement responsables de leurs rebuts.Ces derniers doivent mettre en place des infrastructures permettant aux consommateurs de rapporter gratuitement leurs appareils.C'est aussi au manufacturier de voir à ce que le matériel soit réutilisé ou éliminé proprement.L’Europe est allée encore plus loin en limitant l’utilisation des matières toxiques dans les équipements électriques et électroniques, en vertu de la directive dite « RoHS».Depuis le 1er juillet 2006, tout appareil mis en marché sur son territoire ne peut contenir les six substances suivantes qu’en quantité négligeable : le plomb, le mercure, le cadmium, le chrome hexavalent et les polybromobiphényles et polybromodiphényléthers, deux types de retardateurs de flammes.Il y a cependant plusieurs exceptions notables; l’utilisation du plomb est encore permise dans le verre des tubes cathodiques.Un petit pas pour les fabricants, un bond de géant pour l’environnement.S der le matériel informatique, le «patenteux» Daniel Lévesque de SecondCycle électronique à Sept-îles, en fait affaire.Ses «bibittes» (à gauche et ci-dessus) sont faits de vieilles pièces d'ordinateurs.\{& :;c# Bureau en gros recueille gratuitement les ordinateurs et les périphériques dans la plupart de ses magasins au Québec.L'entreprise répond ainsi à l'appel de l'émission La vie en vert, diffusée à Télé-Québec, qui a lancé il y a quelques mois une « Mission zéro déchet électronique ».www.bureaüengros.com www.telequebec.tv/sites/vert/index_fr.asp • Lenovo facture 50 $ pour recycler les PC, quelle qu'en soit la marque.www.pc.ibm.com/ww/lenovo/about/ environment/ptb_canada.html • Inserted! Angus est une entreprise d'insertion professionnelle pour jeunes adultes, qui restaure les ordinateurs et les revend à bas prix.www.insertech.qc.ca • Les Centres de formation en entreprise et récupération forment des jeunes ayant des difficultés d'adaptation.Neuf d'entre eux recueillent le matériel informatique.www.uqtr.ca/chaire_cfer/reseau • Canon fournit une étiquette de retour dans les emballages de ses cartouches d'encre pour permettre aux consommateurs de les lui renvoyer après usage.www.canon.ca/francais/ (Cliquez sur « La campagne pour une planète propre») • Les écocentres de Montréal acceptent et restaurent les vieux appareils.ville.montreal.qc.ca/pls/portal/url/page/ environnement_fr/rep_installations / rep„ecocentres/ecocentres • reBoot Montréal remet à neuf l'équipement informatique et le donne à des organismes de bienfaisance.www.rebootmontreal.ca • L'assodation Ordinateurs pour les écoles du Québec remet les vieux appareils en état et les achemine aux écoles et aux bibliothèques.www.opeq.qc.ca • Le Répertoire québécois des récupérateurs, recycleurs et valorisateurs est publié par Recyc-Québec.www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/client/fr /repertoires/rep-recuperateurs.asp Octobre 2007 I Québec Science 35 HÔPITAL DES ANIMAUX 36 Québec Science I Octobre 2007 .' i'v • ¦.- H ^ #*4* — A Saint-Hyacinthe, Ses chats, les bovins et les chevaux malades reçoivent des soins qui n’ont rien à envier à ceux prodigués aux humains.Visite guidée d’un hôpital unique en son genre.* • ' le plus rapide N* La compagnie Cheetah offre aux émules de Fernando Alonso un miroir d'automobile tout à fait particulier.Cet outil, qui sert habituellement à savoir ce qui se passe derrière, préviendrait aussi son utilisateur de la présence de photo-radars comme on en rencontre couramment en Europe.Ce miroir intelligent, le GPSMirror, de classe SiRF III, peut aussi être employé pour relever sa position par rapport à plusieurs satellites, et ainsi à calculer sa vitesse beaucoup plus précisément que ne le fait un odomètre.Celle-ci est par ailleurs affichée dans le miroir même, ce qui permet de mesurer en un seul coup d’œil l'excès de vitesse qu’on est en train de faire.Cet appareil coûte environ 400 $.www.speedcheetahgps.com/ Protection des bijoux Le débat entourant la nocivité présumée des ondes produites par les téléphones cellulaires fait encore rage.La compagnie suisse Isabodywear a décidé de miser sur la paranoïa ambiante et de faire plaisir à la faction anti-portables.Son remède contre les supposées vilaines ondes des méchants téléphones ?Des sous-vêtements pour mettre nos précieux organes reproducteurs à l’abri.Le Slipways est cousu de fils d’argent qui, selon le fabricant, repousseraient les ondes des petits appareils de communication, comme les cellulaires ou le BlackBerry, protégeant ainsi nos gonades et notre fertilité.La compagnie ne précise pas si l’utilisation de gousses d’ail, de crucifix ou de pieux stoppe les ondes maléfiques avec autant d’efficacité.On peut atténuer ses angoisses (et soulager son portefeuille) pour l’équivalent de 26 $.www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse_1?contenu=260116 46 Québec Science | Octobre 2007 voiture qui ne manque pas d’air Le constructeur automobile indien Tata s'apprête à commercialiser la première voiture à air comprimé.Après des années dur labeur, l’ex-ingénieur de formule 1 Gu Nègre vient de mettre au point une petite voiture d’une autonomie de 200 km qui pei atteindre la vitesse de 110 km/h.Le réser peut être rechargé à l’aide d’un compress intégré.Dans un futur plus ou moins loint on espère être en mesure de le brancher des stations de recharge.Ce véhicule n’es pas 100% « vert », puisque le compresseï doit être alimenté en électricité.Mais il n’émet aucun gaz carbonique, ce qui n’est leu, déjà pas si mal.Malheureusement, le City n’est pas près de rouler sur les routes québécoises, puisqu’il lui faudrait être homologué chez nous, un processus qui peut prendre plusieurs années.www.motordeaire.com/Citycats.html O) CL X eu 8 ro TD 'CD £ i_ CD C O c x iB =5 zj ro -a CD > CD “O a 0221 Ligue de hockey! Une ligue de hockey est formée de 5 équipes, chacune jouant 10 parties contre les 4 autres au cours d'une saison de 40 parties.On a le classement suivant pour les 4 premières équipes : Équipes Victoires Défaites N u lies A 20 10 2 B 18 11 3 C 15 15 2 D 14 16 2 E Quelle est la fiche de la cinquième équipe si : l'équipe B termine la saison avec une fiche 0,500; les équipes A, C et D terminent la saison avec des fiches identiques et le nombre de défaites que l'équipe E avait, 32 parties, est égal au nombre de victoires des équipes A, C et D?n222 Divisibilité et différents restes ! Trouver le nombre entier inférieur à 1 000, multiple de 4 et multiple de 17, dont le reste est 7 quand on le divise respectivement par 13 et par 19 et dont le reste est 1 quand on le divise respectivement par 3 et par 9.Par Jean-Marie Labrieo labnejm3@sympatico.ca Solutions du problème du dernier numéro 220 Hommage à Pythagore! Pour obtenir la solution, il faut identifier les triangles rectangles qui vérifient le théorème de Pythagore.Par la suite, il s'agit de tenter différentes combinaisons par essais et erreurs.Le nombre de triangles rectangles, formés d'entiers inférieurs à 100, est 16 : I] 3, 4 et 5; 2] 5,12 et 13; 3] 7, 24 et 25; 4] 9, 40 et 41 ; 5) 11,60 et 61; 6] 13,84 et 85; 7) 8,15 et 17; 8] 12, 35 et 37; 9) 16, 63 et 65; 10) 20, 21 et 29; II) 28, 45 et 53; 12) 36, 77 et 85; 13) 33, 56 et 65; 14) 39, 80, 89; 15) 48, 55 et 73; 16) 65, 72 et 97.N.B.Certains triplets pythagoriciens peuvent avoir des multiples tout en conservant des longueurs inférieures à 100.Exemple: 12, 35 et 37; 24, 70 et 74 Réponses : Le triangle rectangle ACB : 21, 20 et 29 Le triangle rectangle AEC : 21, 72 et 75 Le triangle rectangle DEF : 15, 36 et 39 Le triangle rectangle BDF : 36, 77 et 85 Rappelons que m ED = 15, m DC = 57 et m CB = 20 anus® fj'-î e8e air rttes ileo'ï upreîs* 0 quin' ijttrf À lire le mois prochain Le SOS des médecins Les progrès de la science et de la technologie ont amélioré de manière spectaculaire les diagnostics et les traitements.Mais la médecine demeure plus un art qu’une science.Une affaire de confiance, aussi.Nos praticiens sont-ils à la hauteur de nos attentes?Ont-ils les moyens de bien faire leur travail?Un dossier à lire d’urgence! Les murs du son Qu'est-ce qu’un son pur?Qu’est-ce qu'une bonne salle de concert?La qualité acoustique répond à des règles de physique simples, mais l’oreille des musiciens et des mélomanes semble plus exigeante que la science.Le jour où l'Arctique est devenu canadien C’est à un capitaine de l'Islet-sur-mer, dans le Bas-Saint-Laurent, que le Canada doit le tiers de son territoire.Il y a 100 ans, Elzéar Bernier, un aventurier haut en couleur, mettait le pied dans l’archipel arctique.Alors que l’on célèbre l’Année internationale des pôles, un coup de chapeau à ce marin méconnu s’imposait.Un bouclier de diamants Un simple morceau de carbone qui a cheminé dans le magma terrestre peut se transformer en un fabuleux bijou.Ce phénomène géologique s’est produit au cœur du bouclier canadien.Et le Québec est entré de plain-pied dans la course aux diamants.Octobre 20071 Québec Science 47 THOMAS GERVAIS LOUIS-ÉTIENNE DORÉ Suivez-> le guide.» Par Julie H «¦ s l • o' ¦ / PERIPLE AQUATIQUE PRÉHISTORIQUE Envie d’un voyage au Crétacé, il y a 82 millions d’années?Suivez Dolly, un reptile carnivore aquatique de l'époque ressuscité parla technologie IMAX.En 3D, il vous guidera dans les profondeurs de son troublant univers.Une enquête He»" i /, v v ’ % v* >J* paléontologique sur très grand écran.WW s ‘ .-if 'ïg Cinéma IMAX du Centre -t;4»- • des sciences de Montréal, dès le .3 orto/zre, (514) 496-4724.NEZ A NEZ AVEC UN ORIGNAL Pas banal, ce safari d’observation de l’orignal dans le parc de la Jacques-Cartier! D’une durée d’environ quatre heures, l’aventure se vit en canot rabaska et à pied, à l’aube ou au crépuscule.En pleine période de rut, l’imposant cervidé risque de se pointer le bout du nez ou, au moins, de laisser entendre son cri caractéristique.Une occasion de c
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