Québec rock, 1 mai 1980, Mai
Mr m *î>^< V .jl - VS* < - LUC PLAMONDON DONALD K.DENALI LENE LOVIC: FABIENNE THIBEA AILLES VALIÏUE1TE 9AUL FICHE f i JANIEL JTRANCOEUR I STEPHEN FAU: SILL WYMAN I i VÏ 1 m Mm*, ¦ v.i \ •‘W MAI 1980 $1.00 Une vérité: Le système de sonorisation PRO MASTER 1 n’est pas unje évolution.c’est une REVOLUTION totale! Le système de sonorisation modulaire PRO MASTER marque le début d'une nouvelle génération de systèmes de sonorisation dont la souplesse d’utilisation, la fiabilité et la qualité s'adressent aux professionnels de la musique, du spectacle et de la parole.Un système qui peut s'utiliser dans l’ambiance feutrée d'un club aussi bien que dans un salon, un large auditorium, une église ou une école.La foule des performances démontrées par ce système est le fruit de techniques de mise au point informatisées, de matériaux d’avant-garde et de consultations personnelles sans fin avec des utilisateurs et des techniciens de son.Un nouveau pupitre révolutionnaire Enfin! Le mariage de la simplicité et de la technique d'avant-garde.Un pupitre tellement facile à utiliser que l'orchestre débutant ne va pas se sentir dépassé, avec cependant les perfectionnements et les possibilités dont ont besoin les professionnels expérimentés—tels que: mélange du contrôle de pré-atténuation, effets de réverbération et/ou réverbération incorporée, grâce à leurs propres commandes de tonalité.Indicateur d'écrêtement avec atténuateurs sur chaque entrée et possibilité de raccordement pour chacun des composants du système.Super puissance: amplificateurs de puissance jumelés, transistorisés de 200 watts! Peut également servir de pupitre d'enregistrement stéréo au groupe qui veut enregistrer quelques bandes sans avoir à payer pour la location d'un studio; peut aussi être utilisé comme un pupitre mélangeur avec puissance, ultra-perfectionné.La combinaison monobloc coffrage et châssis en mousse rigide rend l'appareil plus inaltérable que de l'acier.Ultraléger: 47 Ib seulement.Révolutionnaire: système de sonorisation à diffusion variable Le son est diffusé, dans toute votre maison, par un système perfectionné de pavillon haute fréquence à diffusion variable qui vous donne la possibilité d'une diffusion à longue distance de 60° ou d une diffusion presque uniformément répartie de 120”, simplement en tournant un bouton.Façonne le son à l'image de la pièce—même les pièces en forme de L.Nouveau haut-parleur révolutionnaire Chaque once de trop et chaque pouce cube inutile ont été éliminé du haut-parleur PRO MASTER.Grâce aux techniques de moulage et aux matériaux les plus modernes il a été possible de loger un haut-parleur pour fréquences basses de 15 pouces de hautes performances, un pavillon pour fréquences élevées—et un préamplificateur de compression dans une enceinte incroyablement petite et efficace.Moins de 28 pouces de haut, 23 pouces de large et 16 pouces de profondeur.Poids facilement maniable de 58 livres.Et pourtant, la puissance acceptable atteint le niveau remarquable de 150 watts et la réponse de fréquence est de 50 à 15 kHz.Révolutionnaire: FEEDBACK FINDERMD/Égaliseur Panneau de raccordement PATCH BLOCK"11’ Témoins DEL .** % I—I LJ FR Le système de sonorisation PRO MASTER A.C.Simmonds & Sons Limited.975 Dillingham Road, Pickering.Ontario L1W 3B2 Sales Offices: Vancouver, Calgary.Winnipeg, Ottawa.Montreal.Halifax ® Demandez I la brochure \ AL581A y k Ml) - K'sJjy' ^ A\SVO 74 0 : ¦ - ¦ ¦ EDITEURS EDITEURS PAUL HAINCE JACQUES LETENDRE EDITEUR-ADJOINT YVON D’ANJOU DIRECTEUR GENERAL PAUL HAINCE REDACTEUR EN CHEF JACQUES LETENDRE DIRECTEUR ARTISTIQUE ALFONSO SABELLI ADJOINT AU DIRECTEUR GENERAL MARC DURAND ADJOINT AU REDACTEUR EN CHEF MARC DESJARDINS DIRECTEUR ARTISTIQUE AD.MARLEEN BEAULIEU COLLABORATEURS DOMINIQUE AREL, SERGE BARBEAU, PETE BEAU-CHAMP, DENYSE BEAULIEU, MARIE-THÉRÈSE BELLAVANCE, FRANCINE CHALOULT, COCO, KA-THOU CORDEAU, CREPO, PAUL DANDURAND, CLAIRE DE, BRUNO DOSTIE, SUZANNE MIA DUMONT, PIERRE DURY, LUCIEN FRANCOEUR, ROBERT LALIBERTÉ, ROBERT LEBOEUF, POLY MA-GOO, SUZANNE MONTOUR, NATHALIE PETROWSKI, DANIEL POULIN, FRANÇOIS RIVARD, ROLLING STONES RECORDS, STIFF RECORDS, JONATHAN WENK, DANIEL A.VERMETTE, JULETVICTOR, AL DUG.SOMMAIRE VOLUME 4 NO 1 MAI 1980 EDITORIAL PETIT MAGAZINE DEVENU GRAND- 7 CHRONIQUES - CINEMA________________________________ PAR, MARC DESJARDINS EXPRESSIONS (DANSE)___________________ PAR CLAIRE DE EXPRESSIONS (ARTS GRAPHIQUES)_________ PAR AL.DUG.JAZZ ET BLUES_________________________ PAR KATHOU CORDEAU MODERNE MUSIK_________________________ PAR DENYSE BEAULIEU FLASH_________________________________ PAR COCO DISQUES__________________—- PAR MARC DESJARDINS DENYSE BEAULIEU NATHALIE PETROWSKI DOMINIQUE AREL KATHOU CORDEAU DANIEL A.VERMETTE TOP 40________________________________ QUEBEC MOU _________________________— PAR JULES VICTOR NOUVELLES FABIENNE THIBEAULT____________________ PAR MARC DESJARDINS GILLES VALIQUETTE_____________________ PAR MARC DESJARDINS PHILIPPE GAGNON_______________________ PAR MARC DESJARDINS LES JAGUARS___________________________ PAR KATHOU CORDEAU SORTIE DE FAMILLE_____________________ PAR MARC DESJARDINS NANETTE_______________________________ PAR KATHOU CORDEAU ZACHARY RICHARD_______________________ ___ 8 ___11 ___IB ___13 ___18 ___18 ___66 73 74 80 as as as ae 87 89 PHOTO COUVERTURE SERGE BARBEAU PUBLICITE GUY PERRON MARC DURAND ANDRÉ PAQUETTE CONSULTANT DENIS R.PAUL, LLL CONTROLEUR PAR KATHOU CORDEAU FRANK MARINO & MOHOGANY RUSH-89 PAR KATHOU CORDEAU LAST CALL POUR LE PARTY__________________________________30 PAR NATHALIE PETROWSKI INTERVIEW LUC PLAMONDON-40 PAR BRUNO DOSTIE ROBERT BERTRAND G.G.A.PHOTO-MECANIQUE & TYPOGRAPHIE SOGEBILTÉE SEPARATION DE COULEURS M.F.PHOTO-GRAPHIQUE DISTRIBUTION LES DISTRIBUTEURS ASSOCIÉS DU QUÉBEC (DAQ) 3600 BOUL.DU TRICENTENAIRE, POINTE-AUX-TREMBLES.TÉL.: (514) 645-2278 Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec.Bibliothèque du Canada.QUEBEC ROCK A ÉTÉ FONDÉ EN 1977 ET EST PUBLIÉ PAR COMMUNICATIONS H Se L INC.C.P.115, SUCCURSALE "H", MONTRÉAL, QUÉ.H3G 2K5.TEL.: (514) 486-9056.COPYRIGHT 1980 par COMMUNICATIONS H Se L INC.RENCONTRE LENS LOVICH______ PAR MARC DURAND ET DENYSE BEAULIEU SHOWBUSINESS ¦¦— DONALD K.DONALD_ PAR COCO PERSONNALITES- PAUL PICHE______ DANIEL LAVOIE___ FRANCOEUR_______ STEPHEN FAULKNER_ BILL WYMAN_______ VIVRE AUJOURD’HUI SORTIR___________ MODE CUIR ON THE ROCKS_ 46 88 33 34 63 64 68 88 __36 Hi /.AfllAlcHt 9 “V EDITORIAL PETIT MAGAZINE DEVENU GRAND PAR LES EDITEURS Nous avions créé le QUEBEC ROCK en avril 1977, dans le but, disions-nous alors en éditorial de notre premier numéro, de parler du rock qu’on aime, celui de chez nous, celui d’ailleurs.Si nous avons pris aujourd’hui la décision de faire le grand saut et de doter le Québec d’un véritable magazine rock selon la définition que nous lui trouvons, c’est que nous considérons avoir joué un rôle de premier plan et efficace au niveau de la diffusion, principalement, de la musique d’ici.Il faut bien admettre que nous n’avons pas grand mérite à faire exactement ce que l’on aime.Ici, nous sommes tous des enragés de rock, de cette musique et ses mots qui font “rocker” le Québec.Nous voulons profiter de ce moment pour saluer les artisans, artistes, collaborateurs et amis qui ont, à un moment ou un autre, contribué à l’édition de QUEBEC ROCK depuis le début.Nous désirons témoigner notre gratitude à tous ceux, sans exception, de l’industrie du disque qui ont cru en nous, et secondé nos efforts à tous les instants.À ceux qui nous ont inspirés depuis trois ans, nous désirons rendre hommage.Le milieu des créateurs, des rockers québécois n’a jamais bénéficié autrement, ailleurs, d’un véhicule aussi complet.Nous avons, les premiers, voulu nous ouvrir des nouveaux horizons, et puisque comme nous, vous le public lecteur, entretenez d’autres intérêts divers, nous vous livrons aujourd’hui un nouveau QUEBEC ROCK.Vous ne pourrez sans doute pas manquer de lire l’interview réalisée par Bruno Dostie avec Luc Plamondon à qui Radio-Cana da rendra hommage à la mi-avril, lors d’un “FAUT VOIR ÇA”.Une entrevue captivante, un ton juste et finalement une consécration de l’auteur-compositeur qui, dans dix ans de métier, en est encore a attendre la reconnaissance officielle pour les oeuvres qu’il a laissé les interprètes “dire” au monde.Vous serez sans doute surpris de lire Nathalie Petrowski dans un style libre que vous ne lui connaissiez pas.Dans “Le last call pour le party”, elle réussit à peindre une fresque dans laquelle beaucoup d’entre nous, finalement, nous retrouvons: un party qui n’en finit plus! Le producteur Donald K.Donald a confié à Coco (des choses qu’a écrites Marc Desjardins) comment il est devenu Donald K.et pourquoi les choses ne sont plus ce qu’elles étaient au niveau de la production des spectacles.Marc Durand raconte comment il a rencontré Lene Lovich à Toronto et Denyse Beaulieu lui a prêté sa plume pour retracer les étapes de la carrière de cette jeune Yougoslave qui parle de son pays et de ses préoccupations.Vous ne pourrez pas le manquer, nous nous en doutons bien, la nouvelle facture de votre QUEBEC ROCK.Un design créé par Alfonso Sabelli.Aéré, percutant et nouvelle vague, parce que nous sommes entrés dans une décennie où rien ne sera jamais ce qu’il a été.Et rien de ce que vous tenez présentement entre vos mains ne serait jamais vraiment arrivé à terme sans la constance, la patience et le talent de Marleen Beaulieu, directeur artistique-adjoint.Enfin, et pour ne pas allonger la liste de tous ces collaborateurs sincères dont vous lirez les noms en page 5, permettez-nous de saluer ceux qui, par leurs images, ont contribué aux joies visuelles que vous connaîtrez en parcourant votre magazine: Serge Barbeau, Robert Laliberté et Paul Dandurand.Voilà pourquoi nous souhaitons, qu’avec nous, vous direz: OUI au QUEBEC ROCK! I>L verra des larmes couler et des sourires se fendre jusqu’aux oreilles.Bref, on verra du grand spectacle à l’américaine avec tout ce que celà comporte de faux brillants et d’artifices bourgeois.Yates.Un drame adolescent admirablement réalisé mais très américain.Excellent mais une fois de plus pour cinéphiles.?ALL THAT JAZZ, de Bob Fosse.Une allégorie du réalisateur de “Cabaret” qui utilise à merveille l’imagerie et la couleur du show à la Broadway pour 9 dépeindre sa pré-occupation personnelle devant le mort.Un peu narcissique, mais avec honnêteté, c’est surtout intéressant pour sa mise en place contemporaine du contenant comédie musicale avec une vision quasi-surréaliste des préoccupations thématiques principales de l’homme: la vie, la mort, le jeu, le travail, l’amour.Bien qu’éblouissant et spectaculaire, le film n’a rien de bien profond à dire ou à montrer au niveau de l’interprétation.C’est beau, rapide, mais ça sonne un peu creux.Ne pas recommander aux amateurs d’analyse psychologique.NORMA RAE, de Martin Ritt.Un bon film de fiction racontant l’histoire d’une jeune femme (Sally Field, la soeur volante) qui est mêlée à la lutte syndicale dans un état du sud des U.S.A.En fait la thématique et l’histoire ont une tendance à virer au mélodrame mais le travail d’interprétation est une mise en scène sobre et efficace en font un tout autre film.Sally Field surtout, merveilleusement vraie, donne réalisme et crédibilité à l’action.Evidemment le back ground peut sembler hors contexte au Québec, mais pour un auditoire un peu politisé ou nationaliste, l’identification aux personnages et à leur lutte contre un certain pouvoir sera facile.KRAMER VS KRAMER, de Robert Benton.Sans doute un des meilleurs films de l’année; cette histoire de divorce et de garde d’enfant, cette bataille entre 2 êtres qui s’aiment et qui aiment leur fils devrait faire résonner une cloche dans le coeur de n'importe quel spectateur de tout âge.Le sujet est, bien sur, d’actualité et l’interprétation parfaite et contrôlée, de Dustin Hoffman et de Jane Alexander ainsi que la présence quasi obsessive, malgré sort infréquence, de Meryl Streep le font déborder de l’écran pour envahir chaque fauteuil.Evidemment, le petit Justin Henry qui sait se faire aimer sans cabotiner est un atout précieux.Je déplore un peu la fin mélodramatique “tout est bien qui finit bien” qui affaiblit ce qui autrement serait un portrait cinglant de ce que l’univers contemporain fait subir aux relations humaines; le reste des qualités du film effacent ou du moins estompent cela.BEING THERE de Hal Ashby.Mon film préféré cette année, “Being There”, réalisé par celui qui nous avait régalé de “If", “Harold et Maude” et surtout “0 Lucky Man”, est une fable moderne bouleversante par ses propres contradictions et le contrepoint superbe qu’y font le possible et l’imagerie pres-qu’irréelle.Peter Sellers y joue sans doute son plus grand rôle (se rapprochant un peu du personnage qu’il campait dans “The Party”) et réussit à la fois à être séduisant comme un enfant et épeurant comme le sous-produit d’une entité culturelle monstrueuse comme la télévision.Presque Brechtien dans son usage de la dialectique, Ashby est peut-être le seul réalisateur à pouvoir charmer à l’aide des éléments mortels d'une société.Plutôt que de choquer et d’éviter au spectateur de se questionner parce qu’il s’est défoulé, Ashby intrigue et suscite le questionnement.LA CAGE AUX FOLLES d’Edouard Molinaro.Le film le plus drôle de l’année; c’est une merveille d’orchestration du rire et d’étude sociale.Michel Serreault est fabuleux dans son rôle de travesti sur le retour alors que Ugo Tognazzi, plutôt que de servir de straight man, devient un compère complet et fait rire par dessus le gag lui-même par sa façon de le vivre.Sans jamais tomber dans le grotesque, le film sait divertir avec l’humour qui sied à des gens intelligents.A revoir et à considérer comme un des meilleurs remèdes anti-dépressif.ÉGALEMENT RECOMMANDÉS MAIS HORS CIRCUIT AU MOMENT DE LA RÉDACTION THE ROSE, avec Bette Middler, superbe et puissant.CHINA SYNDROME, un peu charrié, mais surtout pour Jack Lemmon.MANHATTAN, du grand art, le chef d’oeuvre de Woody Allen, à voir en V.O.(version originale) 2 PETITS CONSEILS QUANT À VOS VISIONNEMENTS: D’abord, si vous le pouvez tentez d’aller aux séances d’après-midi, sur semaine, ça vous évitera les queues.Ensuite, à moins de ne vraiment rien comprendre, essayez de toujours aller voir les films en version originale; la traduction peut tuer 50% d’un bon film, le meilleur exemple récent “Interiors” de Woody Allen.A la rigueur allez le voir en traduction, puis allez le revoir en version originale, excellent moyen d’apprendre la langue» Grand cafp Discothèque 1720 ST-DENIS MONTRÉAL 849-6955 10 “MIEUX VAUT PAR CLAIRE DÉ PARLER COMME UN VIDANGEUR QUE DE PARLER COMME UN PET DE SOEUR” (JEAN-GUY) J’hais ça, la critique.D’abord, je ne suis pas du genre sorteux, le théâtre coûte cher.En plus, des fois, c’est plate à mort.Ensuite, l’objectivité et moi, on ne marche pas main dans la main.Pire, je trouve que l’objectivité, c’est une maudite menterie.En tout cas, vendredi soir dernier, j’ai fini par mettre le nez dehors.Vu l’état des trottoirs à l’époque, j’ai patiné jusqu’au théâtre des Voyagements, 5145, boulevard St-Laurent.Vous prenez le métro jusqu’à la station St-Laurent, ensuite le 55.Le 55, le vendredi soir, vers les sept heures et demie, huit heures, trimbale les marnas italiennes, les pères de famille fourbus, les madames avec leurs bébés en habit de neige, la famille indienne-des-Indes, avec la femme en sari qui dépasse de son parka, l'esquimau qui a chaud, tout ce monde là, les bras chargés de leur marché pour la semaine.Le chauffeur crie le nom des rues transversales, un nègre écoute de la musique disco l’oreille collée sur son transistor, deux vieilles, avec chacune une canne, se tiennent par le bras.Je contemple le tout d’un oeil béat, j’ai la digestion souriante, et je sors justement d’un excellent repas (croquades de céleri, poulet au citron, tomates farcies, fromages Jalsberg et cheddar vieux, chou à la crème, café brûlot).Je sors à Laurier.Le Théâtre des Voyagements est à votre droite, sur le même bord de rue.Je rentre.Ha! Tout à fait de mon goût: pin verni et plantes vertes.Sur les murs, mesdames Jacqueline Rousseau et Charlotte Fauteux ont accroché leurs aquarelles ayant pour thème le Parc Lafontaine.On sent le théâtre fait-à-la-main, décapé, reconstruit, rénové avec amour, sueur et huile de bras.Ça arrache les larmes.J’écrase les miennes dans mes lunettes, pour que personne ne s’en aperçoive.Curieuse coïncidence, voilà ma mère.Autrefois adepte du ¦ T.N.M., maintenant lassée, Gracia Court les café-théâtres en général, le québécois en particulier, les créations autant que possible.Elle trouve que les créations québécoises pas mal plus le fonne, bien qu’elle ne le dise pas dans ces mots-là.La salle des Voyagements est tout en long, avec des murs de briques et des fauteuils dépareillés, durs pour les fou-founes.On oublie tout dès que le noir fond sur nous.Quelques notes de musique, sentimentales (de Robert Léger), la lumière se fait sur un horrible décor orange, mauve et vert, j’en ai le souper qui se retourne dans l’estomac en même temps que le souvenir de la salle des étudiants, dans mon temps, à St-Laurent: rouge, cerclé vert et violet.Les personnages apparaissent.L’horrible s’ennoblit parce qu’il se justifie: l’action se passe dans un centre culturel.Les auteurs, Louis Saïa et Claude Meunier, nous plongent dans un bouillon de culture Roxborum Quebecensis.Nous allons observer à la loupe, que dis-je, au microscope électronique, quelques bestioles de la faune banlieusarde, leurs manies, leurs peurs, leurs blocages.Une gagne de minables, de sans gloire.Des caves.En scène: deux ménagères, la réceptionniste d’un dentiste, le caissier extra-timide, le commis de bureau qui fait son smatte.Que se passera-t-il si on les inscrit toutes et tous à un cours de théâtre avec, pour professeur, Stéphane Sylvain “acteur, mime, création collective”?Je ne révèle rien, sauf que nous nous sommes tordus de rire et serrés la gorge d’émotion.C’est le plaisir trouble du miroir, on se reconnaît, on s’aime, on se déteste, on se fait rire: tout le monde file cave, de temps à autre.Avec APPELEZ-MOI STÉPHANE, après 3 pièces écrites en compagnie de Madame Louise Roy, le célèbre duettiste, Louis Saïa, change de partenaire de tandem pour prendre Claude Meunier en selle.Pour vous replacer, Claude Meunier c’est le beau brun de Paul et Paul.Une fois, dans un party costumé, il s’était déguisé en magnat du pétrole.Je l’aurais bien acheté pour mon harem personnel.Bref, la formule Saïa-Meunier pète le feu.Dès les premières répliques, Jacqueline nous présente Stéphane, l’artiste: “Celui qui chante avec le jambon dans l’annonce de boeuf”.Mais que l’efficacité brutale des jeux de mots ne nous cache pas les complexités psychologiques des personnages.Qu’est-ce qui les pousse, eux, les amateurs, dans les griffes d’un acteur professionnel?“Quelqu’un m’en avait entendu parler, je lui ai réfléchi et je suis venue”.C’est Louison qui parle, la réceptionniste, la Louison de Francine Ruel, à la fois pétulante et sensuelle, gourmande et excitée.Elle séduira Réjean, celui qui nous avoue: “Malheureusement je ne suis pas du genre à avoir des idées mais j’aimerais beaucoup faire un petit rôle de détective ou d’extra-terrestre”.C’est une magnifique composition de Marcel Gauthier, tout en crampes et en regards, personnage muet et pourtant si parlant.Quant à Marc Messier, il incarne avec vigueur Jean-Guy, le militant qui se fait traiter “d’arriéré sexuel”.Pauvre Jean-Guy, pogné dans ses farces plates, incapable de se déprendre de ses problèmes personnels, ou même les exprimer: “(je) travaille au bureau des licences (.) comme ben d’autres, comme comptoir.” Véronique Le Flaguais, méconnaissable, met en vie Gil-berte, la femme du marchand de meubles, un rôle secondaire mais mené avec un entrain, une précision, un rythme de grande comique.Espérons que l’avenir nous en dévoilera plus.Ce sont Michel Côté et Monique Miller qui se taillent les beaux morceaux du gâteau.Michel Côté réussit, avec une étonnante habileté, le personnage de Stéphane: veule à souhait, manipulateur, vaniteux, profiteur, l’écoeurant par excellence.Monique Miller, si peu employée au théâtre, hélas, nous présente une Jacqueline fébrile, maniérée.La liaison qu’elle noue avec Stéphane est vouée à l’échec, la laissant brisée, mais la révélant à elle-même.C’est un thème récurrent, cher au tandem Saïa-Roy, puis chez Saïa-Meunier, celui de la femme généreuse qui ne mesure pas son amour pour finir trompée, séduite et abandonnée.Jacqueline a beau s’écrier: “Dis-moi que je suis pas seulement une maîtresse de garde-robe”, dans APPELEZ-MOI STÉPHANE, il n’y a pas moyen de s’aimer sans se faire mal.A la fin, chacun se retourne sur soi, amer, solitaire.L’époque est cruelle pour les coeurs, et comme le dit Stéphane: “Pi c’est sûr qu’on va se revoir (.) si chu pas là, tu parleras à ma machine.j’te rappelle.” Les décors et costumes sont manifestement réalisés avec des moyens de fortune, qui ne sont que des moyens de misère.C’est pauvre, bien qu’efficace, humoristique même.Tout se termine dans une chanson triste.Stéphane est sorti en coup de vent.Les autres, les kétaines, s’attardent sur la scène avec des mots sans importance.Jacqueline renifle en se tamponnant les yeux.Us ont changé, ils se connaissent un peu plus eux-mêmes.Us finissent par sortir.Ce sont les acteurs et les actrices qui reviennent, qui saluent.Leur personnage les a quittés, ils sourient, ils sont contents.Nous aussi, nous applaudissons, nous crions bravo.Les actrices et les acteurs resaluent, nous re-battons des mains.Puis les applaudissements meurent, la scène s’éteint.La salle se vide.Dans le hall, un technicien roux fume une cigarette blonde.Nous sommes ravis, car nous avons été émus APPELEZ-MOI STÉPHANE, du 4 mars au 26 avril Le théâtre des Voyagements 5145, boulevard St-Laurent Mieux vaut réserver, le théâtre ne compte que 80 places® VERS UjW NON-OBJECTIVISME PAR AL.DUO.A.Qu'est-ce que le non-O?Toutes les villes industrielles se ressemblent.pas nécessairement parce qu’elles s’imitent.La nouvelle vague et la réaction ne sont plus le privilège d’aucune d’entre elles: les phénomènes artistiques que désignent ces deux mots sont des réalités internationales.En dépit des insignifiances artisanales que l’on nous oblige encore à subir, un mouvement se précise.À Berlin, à New-York oui, mais à Toronto et à Vancouver aussi.Et pourquoi pas à MTL?“The Futur” projeté son ombre sur tout ce qui bouge, y comprit nos gueules d’autruches.Le laser a remplacé les stroboscopes dans les clubs de nuit, les bactéries font plus de ravages que la bombe H.Tout est noir; l’herbe, les chiens, le ciment, les yeux.Nous marchons lentement vers une obscurité presque complète: le non-Objectivisme.Parler de non-Objectivisme en 1980 c’est rejeter toutes considérations stylistiques afin de donner plus d’importance au caractère de l’oeuvre, ex.: 1.Dali et la paranoia-critique 2.David Lynch dans “Era- serhead" ou les fréquentations d’un schizophrène.Cet art combat tout effet de représentation spatiale illusionniste.Cet art relève de l’anti-art progressant dans la recherche de nouveaux moyens, puisant ses sources énergiti-ques de manifestations plastiques distinctes: le baroque, DaDa, l’expressionisme, le ready-made.Le non-0 figure dans l’élastique de votre petite culotte.B.Le caractère plastique du Non-0 Que le caractère plastique d’une oeuvre se matérialise de par ses dimensions, ses perspectives, ses points de vuel.qu’il existe une expression de la couleur comme un symbolisme des formes, on s’en tape.Ce n'est pas la forme de l’art qui importe mais la volonté de l’artiste d’aller au-delà de la représentation qu’il en fait.Le caractère non-objectif d’une oeuvre ne représente même pas, il sabote l’espace pictural.il détruit la logique et tout ce qui s'appuie sur elle.il recherche pour lui-même la crétinisation par l’appauvrissement de sa technique (ça me fait penser à un gars de Vancouver, Dick Tracy qui dessine des cadavres sur le ciment des villes qu’il visite et aux vidéos-mutilations de D.Gui-mond.j'en reparlerai plus tard).Cet art a pour but de faire éclater l’esthétisme sur tous les rapports.de transformer la vue perspective classique en dispositif optique représentant des corps en quatrième dimension.Le tableau est une fenêtre, soulignait Breton, qu’on laisse ouverte afin d’aérer la pièe.C.Comment on devient Non-0 Le crayon entre le pouce et l’index, un oeil clos, le bras tendu, je mesure mon sujet suivant qu’il s’agisse de largeur et de DESSIN I raccourci.Le bout du crayon indique l’extrémité de la forme, le pouce servant 'de guide et se déplaçant sans cesse sur le cra- yon.Au début, on doit toujours commencer par imaginer les proportions générales du sujet.N’exigez pas de l'art qu’il vous console de la réalité.n’exigez rien.DESSIN III QUESTIONS ET RÉPONSES A: Est-ce qu’il se passe quelque chose de neuf en art plastique à Montréal présentement.D: À ma connaissance je n’ai jamais vu autant d’activités que cette année.Nous avons eu droit à plusieurs expositions et performances.de travaux récents d’artistes contemporains.A: Corne.B: L’exposition des 20 peintres Allemands.définitivement la plus intéressantes de l’année.les toiles de Richter.les peintures balayées comme vues à travers un écran de télévision.les peintures de bains public, de tables d’opération.cette toile incroyable “spectateurs regardant une éclipse” (quelques-uns de mes amis en rêvent la nuit).Du côté performances, on ne peut oublier celle de Paul Wong au Véhicule (au fait c’est un gars de Vancouver, sa réputation n’est pas surfaite), celle de D.Dion et Cie, Traçes au musée d’art contemporain.A: Est-ce qu’il y a eu d’autres manifestations in- téressantes?D: J’ai comme l’impression que la Galerie Gandalf nous réserve des surprises pour les mois à venir.j’aime bien leur nouvelle vitrine.conception de C.Lecaignac (je ne pouvais le passer sous silence), il fait aussi pour la même galerie des encadrements expérimentales avec de la vitre brisée»»» VmL'l'Jlii BEAUBEC MUSIQUE est fier de vous présenter le nouveau VAU UETTE bientôt disponible Distribution Trons-Conado PAR KATHOU CORDEAU WILLIE DIXON Aller voir et entendre Willie Dixon au SOLEIL LEVANT et mourir.mais surtout pas d'ennui.Cet homme a un pouvoir magnétique insurmontable, une capacité effarante de vous faire entrer dans son jeu, de vous faire dandiner jusqu'à trois heures du matin, jusqu’à ce que l’esprit Noir prenne possession de votre corps, de vos tripes et quoi encore.Indéfinissable est la sensation animée par ce grand bonhomme magique, comique avec son chapeau et sa canne, malgré une amputation récente à la jambe, ce manque biologique est comblé mille fois par l’humour et la chaleur que ce “monstre” radieux dégage.Avec les CHICAGO ALL-STARS BLUES BAND, il subjugue littéralement la foule assemblée dans le club, ce soir-là, même les retardataires entassés dans l’escalier n’ont pu échapper à l’ambiance ensorcelée, et pourtant si pure, de cette nuit de blues qui nous enveloppait tous de ses effets heureux.“Comme il est bon de revenir à Montréal, annonce-t-il de sa grosse voix grave.What a feeel-lliiing!.” Les forces se cabrent, le signal est donné, les messages sont lancés, au son du piano et des guitares, et des tambours.DIXON monte tranquillement sur la petite scène, vêtu d’une amusante chemise à rectangles noirs et blancs nous rappelant celle du clown Piccolo.Déjà, les applaudissements fusent dans toute la salle.Ça va chauffer! Place au blues, baby, I am ready.On sait déjà que ce spectacle sera un vaste hommage à Montréal et un souvenir encore plus vulnérable.Les compositions de ce grand auteur des années ’40 et ’50 déferlent dans nos têtes comme un bain de sons enfiévrés.Qui ne se souvient pas de la légendaire “Spoonful” (Just a little spoon of your precious love satisfies my soul.That spoon, That spoon, That spoonful.) du “Seventh Son", de “Bring It On Home” et de "Wang Dang Doo- dle", qui furent, encore une fois, rendues à la perfection.Chacun des musiciens (Lacy Gibson, Jimmy Tellman, Charlie Watson et Freddie Dixon, eg oui! Le fils de Willie, 26 ans, beau comme un prince, frin-guant sur sa basse, comme un étalon dans un champ de coton du Mississippi) y donne le meilleur de lui-même.Une grave sensualité baigne la salle.Ces moments incomparables à d’autres seront éternellement gravés dans la mémoire même de nos jeunes car ces compositions si classiques au blues et si uniques à Dixon, ont été jouées à travers le monde par des centaines de groupes rock: les Rolling Stones, Led Zeppelin, Cream, Elvis, Doors, Rod Stewart, Chuck Berry, Clapton, Ten Years After, Buddy Miles, Otis Redding, Steppenwolf, Shadows of Night, et j’en saute.THE LITTLE RED ROOSTER, I JUST WANT TO MAKE LOVE TO YOU BACK DOOR MAN, I’M YOUR HOOCHIE COOCHIE MAN, I’M READY, YOU SHOOK ME et DO THE DO ont fait frémir le monde dans tous les pores du globe.UN CONTEUR D’HISTOIRES Willie est né un jeudi, premier juillet 1915 à Vicksburg au Mississippi.Il vécut à Vicksburg jusqu’à l’àge de 11 ans, puis il partit vers le nord, à Chicago, pour habiter avec une de ses soeurs.À 14 ans, il revint dans sa ville natale jusqu’à ce qu’il reçoive l’appel irrésistible de la “Ville des Vents”, Chicago, où il retourna, à 17 ans, une bonne fois pour toutes.Ses premières écritures datent depuis l’école où il commença à scri-bouiller des poèmes de jeune homme qu’il mit éventuellement en musique.En fait, sa toute première chanson était d’abord intitulée “Somebody Tell That Woman”, à présent connue sous le nom de “Big Boat (Up the River), enregistrée par Peter, Paul et Mary.Cette toune fut originalement enregistrée par l’un des premiers groupes de Dixon, "The Four Jumps of Jive” en 1939.“Croyez-le ou non, avant de commencer à chanter, j’ai été couronné le champion (en 1937) de boxe à Chicago (Golden Gloves Heavyweight).Je me battais sous le nom de James Dixon.Mais un ’léger’ contretemps avec mon gérant a fait pas mal de grabuge dans son bureau et j’ai été suspendu du ring”.Cet abandon forcé de la boxe a poussé Willie Dixon à plonger plus profondément dans le monde de la musique.Ses compositions furent de plus en plus en demande par les artistes de studio d’enregistrement et Willie se rappelle avoir vendu des tas de chansons aux groupes western et country blues des années ‘30, qui sillonnaient les USA, au prix dérisoire de $15.00 à $20.00 la toune sans tenir compte des droits d’auteur.Son pauvre père ne gagnant que $12.00 par semaine dans une manufacture de boîtes de carton, il est évident que l’argent gagné par le jeune Willie aidait la famille à survivre.Son premier gros ‘hit’ qui a vendu 40,000 copies (soit l’équivalent de 500,000 copies sur le marché actuel) a été “Signifying Monkey”, également intitu- lé “You Call Yourself The Jungle King, But You Ain’t A Doggone Thing” qui fut enregistré par l’un des premiers groupes de Willie, le “Big Three Trio”, sur étiquette Bullet, au début des années ‘40.Second grand succès: “I’M YOUR HOOCHIE COOCHIE MAN" de Muddy Waters, sur étiquette Chess, circa 1954, vendit plus de 75,000 copies.Au début des jeunes années ‘60, une nouvelle espèce de musiciens rock’n roll venus d’Angleterre attira l’attention des Etats-Unis.Les bases de leur musique ressemblaient à la musique ‘raciale’ américaine.Alors que la Beatlemania balayait la nation, un autre groupe venu de Londres s'amena à Chicago pour enregistrer au légendaire ‘studio du blues’, Chess Records, situé au 2120 Avenue South Michigan (une adresse à laquelle le groupe dédia une de ses compositions).Immédiatement ce groupe se joignit aux deux plus grands noms du blues/rock: MUDDY WATERS pour ses élucubrations à la guitare et WILLIE DIXON, ce son: “THE LITTLE RED ROOSTER" (Le p’tit coq rouge).Le groupe: LES ROLLING STONES.Ils ont enregistré aussi plusieurs autres chefs-d’oeuvre signés Willie Dixon, comme I JUST WANT TO MAKE LOVE TO wnmiK DixoH Ilk “Je viens de compléter une tournée en Europe et au Royaume-Uni.À mon grand étonnement, car je ne me considère pas tellement joli mais je me qualifie de bon, un film est en préparation.Ce sera l’héritage que je léguerai à l’univers.Mon garçon Freddie s’occupera de la relève.He Man! Voici une courte liste des plus récents enregistrements de Willie Dixon: WHAT HAPPENED TO MY BLUES (nomination Grammy) Ovation (OV 1705)-1976 CATALYST (nomination Grammy) Ovation (OVOD 1433)-1974 PEACE Spoonful (777-15)-1972 I AM THE BLUES Columbia (CS 9987)-1969* SEXE ET BLUES maître conteur d’histoires.Pour leur premier enregistrement américain, le groupe anglais a gravé une chanson que Willie avait écrite pour un proche ami et bluesman.Howling Wolf (Loup Hurlant).La chanson: “THE LITTLE RED ROOSTER” (Le p’tit coq rouge).Le groupe: LES ROLLING STONES.Ils ont enregistré aussi plusieurs autres chefs-d’oeuvre signés Willie Dixon, comme I JUST WANT TO MAKE LOVE TO YOU.Le sexe est partout dans les chansons du bluesman rocker.Willie sourit de toutes ses dents blanches qui ont l’air d’un clavier de piano.Quelques poils noirs sur ses grosses joues couleur du café qu’il boit au Soleil Levant avant d’attaquer le deuxième set.“Je passe encore pas mal de mon temps en studio.Mais un vieil homme comme moi (il a 65 ans, âge de la retraite) traîne un peu de la patte (il tape le sol avec sa canne).Je fais de la production pour ADDIE, la chanteuse-guitariste du groupe féminin FANNY (Warner Brothers).Addie appartenait au groupe The Nylons et on pouvait également l’entendre sur les disques de RINGO STARR, d’ELLA FITZGERALD et d’ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA.Son association intime avec les artistes qui se sont servis de son matériel, tant pour les paroles que pour la musique, demeure encore aujourd’hui très forte.Lors d’un récent concert MUDDY WATERS/ERIC CLAPTON à Chicago, Willie est monté sur la scène pour entamer avec Clapton, Waters et JOHNNY WINTER un très spécial ‘encore’ de GOT MY MO JO WORKING.“Chez moi, à Chicago, j’ai reçu récemment à souper GREGG ALLMAN et les membres du ALLMAN BROTHERS BAND qui sont venus me visiter lors de leur tournée de ‘réunion’.Dixon donne son adresse à tout le monde, même à une grande folle de jazz comme moi.Et je vous promets que j’irai lui rendre visite ainsi qu’à tous (Kathou) les Chicago Ail-Stars.Je suis un peu négresse malgré moi.RON WOOD et THE NEW BARBARIANS ainsi que FOGHAT sont allés rendre hommage au père-géniteur du Rythm’n Blues en personne, lors de leur passage au Stadium de Chicago.Récemment Willie Dixon apparaissait à plusieurs festivals; mentionnons le TELLURIDE JAZZ FESTIVAL, lé MEXICO CITY BLUES FESTIVAL, le CHI-CAGOFEST et le MISSISSIPPI DELTA BLUES FESTIVAL.PAR KATHOU CORDEAU Chaque mot, dans les compositions de blues, a sa signification propre, son symbole, sa portée poussée, son indice plus ou moins révélateur.Il faut connaître les rapports subtils pour comprendre la chanson, son poids, et l’émotion qu’elle veut dégager.La plupart du temps, le blues exprime la forte sexualité des Noirs.L’homme qui est fier de ses prouesses sexuelles, réelles ou imaginaires prend plaisir à ridiculiser les “Monkey men” (les hommes singes), c’est-à-dire, les habitants des West Indies et les autres Nègres qu’il méprise et qu’il compare aux singes primitifs.Il affirme son habilité à achever ce qu’eux ne font pas et, en termes crus, rend évident ce qu’il demandé à ses femmes.Celiii qui est han- dicapé par la cécité ne peut détourner BLIND BOY FULLER qui ressent ce qu’il ne peut pas voir: .If when you boys see my women you can’t keep her long, I say, hey, hey, you can’t keep her long, I got a new way to keep her down, you “monkey men” can’t catch on.” Cela veut tout dire.Même s’il méprise le “monkey man”, le chanteur de blues souvent applique les comparaisons animales avec lui-même: pour s’affranchir de l’esclavage, du manque de respect sont il a souffert si longtemps, ce qui lui procure la satisfaction violente des formes d’animaux dont il est accusé.Il chante les complaintes du “ground hog”, le co- & # / / dp SPECTRA SCENE Ltée présente les GEANTS du BLUES $12.50 + taxe(1.25) SAMEDI 10 MAI CENTRE SpORlif L ALTERNATIF (StDenisetdeMaisonneuve) à 1 5 HfGS DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL DISCOMANIE (Ste Catherine et Bleury) 2050 Edouard Montpetit \A Distribué au Canada par London, 6265 Cote de Liesse, St.Laurent, Que.H4T 1C3 (514) 341-5350 88 comprendra, en effet, pour la majeure partie, des compositions de Nanette elle-même, de son frère Billy Workman, ainsi qu’une chanson exclusive de Frank Marino qui, à la surprise de tous, produit cet album et y joue de la guitare basse! Le ‘clan’ Marino s’agrandit toujours; tout le monde se connaît depuis plusieurs années et tout le monde vit, chaque nuit, une expérience rock assez intense.Jimmy Ayoub, le batteur de Mahogany Rush et le compagnon de vie de Nanette, s’occupe de la percussion sur cet album.Elle est gâtée, elle est choyée, elle est entourée et elle est aimée par les meilleurs musiciens que Montréal ait connus.Et elle le mérite; elle en vaut la peine.La passion du rock est contagieuse, on ne peut respirer sans elle.“BORN TO BE WILD” et “GIMME SOME LOVING” sont les deux seules interprétations sur ce disque et chantées par la voix puissante et rauque mais surtout sexy de Nanette, ça fait un amalgame incomparable, unique à cette musicienne-née, que le Québec ne regrette pas d’avoir adoptée.Aussi, veut-elle créer son propre band qui sera composé de son frère Billy, bien sûr, et Steve Seagull aux guitares; elle cherche du côté d’un bassiste et d’un batteur permanents (elle a déjà été approchée par des musiciens de Toronto, mais des gars qui connaissent la nuance flagrante entre le rock et le disco).Comment se sent-elle, en cette fin d’hiver I960?— “Bah, je suis très fatiguée, mais je me laisserais mourir pour mon métier tellement j’aime ça.Mon nouveau disque signifie tout pour moi.Tout de suite après le disque anglais, j’en fais un autre, un double, en français, avec Luc Plamondon et François Cousineau, toutes des compositions nouvelles de nous trois.Ces gars-là sont pas mal corrects.C’est bon de chanter dans les 2 langues.On a plein de matériel neuf.Pendant ta tournée en France, en Belgique et en Suisse, l’automne dernier avec CHARLEBOIS, qu’as-tu aimé le mieux?— D’abord, Robert et moi, on aime bien le bon manger et le vin.On faisait notre tournée dans un gros autobus mais on allait toujours dans les meilleurs hotels, les châteaux et des auberges formidables.Meilleure nourriture française, les meilleurs vins.On se bourrait comme des cochons, de villes en villages.Ça a duré presque 3 mois.C’est le fun de voyager avec Charlebois: on jouait au baggammon, au loulou, qui est un jeu de cartes espagnol, on s’amusait avec les gens, qui sont très gentils partout et surtout la bouffe.Depuis le Palais des Congrès à Paris, pendant tout le tour de Belgique et de Suisse, le répertoire de Nanette était en français, excepté pour la très belle chanson de WALTER ROSSI “My Sweet Woman" que les populations acclamaient à gorge déployée.Nanette ne lâche pas.Elle a de l’énergie à revendre, des projets d’enregistrements éclaboussants, des idées surprenantes, une voix plus enjôleuse que jamais, et de l’amour, plein d’amour### ZACHARY RICHARD FERA DANSER LE CENTRE SPORTIF PAR KATHOU CORDEAU Allô Zachary?Que se passe-t-il dans ta Louisianne?“Bah! Hier à soir, on a eu une grande veillée.Le Carnaval est fini.Il a duré assez longtemps.J’ai joué le soir du Mardi-Gras, c’était pas mal la fête.On a pas dormi pendant 3-4 jours.” Rappelons-nous que l’an dernier, il n’y avait pas eu de Carnaval à la Nouvelle-Orléans, à cause de la .grève de la police.Mais, comme Zachary, les gens de là-has ont tous la fièvre des parades.Ils ont insisté.Ils l’ont eu leur Carnaval cette année.Jour et nuit, toute la population fête Zulu, l’anti-Rex, ou l’anti-Roi des Noirs.Zachary s’est promené et démené: à Lafayette, à Ascott, son patelin natal, à Baton Rouge et à la Nouvelle-Orléans, où il a joué au “Tipitina”, une boîte dans le genre Casa “Mokambo” à Toronto.“On joue non-stop, moitié-moitié: 50% des groupes d’ailleurs, 50% des groupes locaux.Des gars comme Dr.John ou Elvin Bishop étaient de la fête.Chaque mois on présente un groupe de standing national.— La CBC ou la ABC devait filmer les spectacles, non?“C’est trop dangereux, dans le temps du Carnaval, de filmer.Parce que c’est la folie générale et puis, c’est surtout dangereux du point de vue des éclairages.Mais je sais que la CBC viendra filmer avant le mois de mai.” En mai, justement, le 10, Zachary viendra faire danser, à pleine capacité, le Centre Sportif de l’Université de Montréal.Mais avant, il ira passer 10-15 jours en France pour la promotion de son plus récent album “Allons Danser”, qui marche aussi fort que “Mardi-Gras”.“A Lafayette, dans mon chez-moi, je ne veux pas trop jouer.C’est la grand’fête à chaque fois.J’en mets trop, je viens fou.Quand on est un phénomène, comme moi, on s’abstient de trop jouer souvent.” — Le groupe va s’agrandir?“Oui.Je travaille à mettre en place la section rythmique (percussion, piano et moi).Je fais des recherches sur le plan des cuivres et des chanteuses.J’ai hâte de voir avec quelle formation on va aboutir.J’ai 5 joueurs intéressés.” Il n’y a pas de T.V.ou de studio d’enregistrement.A Montréal, la marchandise musicale est plus froide.Ici, on a des clubs, des boîtes, des casas où on sent la mentalité de famille.Il faut souper et boire du vin avec les gens en question, avant de les intéresser à faire des gigs avec toi.Mais pour les joueurs qui ont une femme et des enfants, comme ce fut le cas de mon trompettiste (qui a beaucoup joué avec Johnny Winter) y a pas le temps d’aller traînailler dans les grands chemins!.” Là-bas, dans sa chère Louisianne, Za- chary raconte que ça se passe de façon assez spéciale.“C’est très ‘loose’ au point de vue professionnalisme.Le groupe a quitté Montréal le 17 mars pour la grande aventure d’un marathon rock’n roll aux USA où se joindront Angel, Mother’s Finest et Humble Pie (avec Steve Marriot).Et bien sûr, Mahogany Rush tiendra la vedette surtout depuis la venue au monde de leur plus récent album “WHAT’S NEXT?”.Frank Marino, aussi sophistiqué soit-il, à sa manière, a loué, avec son gérant Paul Lévesque, l’avion privé des Doobie Brothers et les 4 groupes, voyageant ensemble, visiteront tour à tour le Texas, le Mid-Ouest, le Sud des États et la côte Ouest.Avec l’apparition de “WHAT’S NEXT”, le groupe s’est déjà classé à la position 112 dans les “Top 200” au BillBoard.Sur le plan des “New Entry”, Mahogany Rush figure au plus haut, au fil des semaines.Au “National Breakout”, là encore, Marino touche le sommet.Tournent fréquemment à la radio: “ROAD HOUSE BLUES” et “ROCK’N ROLL HALL OF FAME”.L’album est fort intéressant.Vu que Frank est un passionné des moteurs à haute performance et un mécano définitivement mordu de la clé anglaise, il en a C’est vrai qu’un show qui dure 2 heures ici, en dure 3 là-bas.Une toute autre dimension, un tout autre répertoire.Et l’esprit.les chansons traditionnelles.Un spectacle de scène n’a rien d’assimilable avec un gig de club.“C’est pas mal fatiguant.Je sais jamais où m’arrêter.T’entends, j’ai la voix toute raillée.Mais on a eu un Mardi-Gras inoubliable qui fera rêver les gens longtemps.A bientôt à Montréal! Salut à tout le monde du beau Québec! Clic» profité pour nous le démontrer par une scène de garage (photos de Pierre Gauthier) sur les deux côtés de la pochette du disque.Remarquons la présence officiellement permanente du jeune frère de Frank, Vince Marino, au sein du groupe, et l’élégance de la super-voiture: une Dodge ‘boostée’ qui a gagné le prix Pro Stock au Salon de l’Auto Sport de la Place Bona-venture.Qu’est-ce qui tient le bassiste, Paul Harwood, tellement en forme?Tout l’hiver il a joué au hockey avec d’autres champions de la ligue artistique (Lucien Francoeur, Paul Lévesque et Alain Montpetit, pour ne nommer que ceux-là) tous les lundis soirs à l’arena Jacques-Cartier de Lon-gueuil.Avis aux fans, s’ils veulent voir leurs idoles en pleine action.Qu’y a-t-il de spécial à ajouter au marathon rock tournée américaine de Mahogany Rush?Les gars n’auront que les lundis de repos pendant les 4 prochains mois.Mais quand on s’appelle Frank Marino et qu’on remplit les salles à craquer, on est prêt à toutes les épreuves d’endurance» A Ste-Thérèse BAR ROCK MARIE-PIERRE PB?"'”" 1 D]: SyWam Ta' Table de bû'^ètudiants Bienvenue aux 1 ^rs^°pnèta'ie 89 FRANK MARINO & MAHOGANY RUSH: QUOI DE NEUF.?PAR KATHÔU CORDEAU NOUVELLE LAST CALL POUR LE PARTY PAB NATHALIE PETBOWSKI tes#» Samedi soir à un party de la rue Drolet, coin Duluth, au coeur du cool montréalais, juste en face du Matin des Magiciens plus communément appelé Coin des Eclopés, les planchers roses du salon tremblaient sous les trépignements néo-nihilistes de la musique nouvelle vague plus communément appelée musique new wave.Le party avait commencé vers les neuf heures il y a environ quinze ans, et, passé minuit, l’action commençait sérieusement à se corser.Avec Marianne Faithful dans un coin qui n’en finissait plus de râler et les Flying Lizards qui eux se contentaient tout simplement de renvoyer, l’air était plein d’hormones en chaleur et de nerfs à vif.Personne ne savait comment cette folle soirée allait finir.Personne ne voulait le savoir non plus.Aucune raison de s’inquiéter, me dit mon hôtesse.De nos jours, on sait quand les parties commencent mais on ne sait jamais s’ils vont un jour se terminer.C’est un risque à prendre mais ça ajoute du piquant à la soirée! Invitée à aller rencontrer le frigidaire, je pris ma première bière en me disant que les parties ont beau ne pas être pareilles, à cause de l’hôtesse, de la couleur de ses murs, de sa collection de poissons, ils finissent inévitablement par tous se ressembler.La même bière, les mêmes chips écrasées, la même musique de New York à Montréal, de Paris à Tokyo, le même rythme cardiaque qui martèle les haut-parleurs et qui tient lieu de garde-fou à la voix des ordinateurs.Personnellement je n’ai rien contre la musique new wave, je la trouve seulement difficilement dansable et pas particulièrement gracieuse.La danse officielle, celle où le danseur ressemble à une sauterelle qui a le hoquet me donne des brûlements d’estomac parce qu’elle verse un peu trop à mon goût dans l’école spasmique de la trempoline.C’est aussi le genre de danse qui ne se montre pas très tendre à l’endroit de la communication entre humains.Pas moyen de frôler ou de racoler son partenaire, pas moyen non plus de lui envoyer deux ou trois clins d’oeil.Il a toujours les yeux fermés ou alors une grosse paire de lunettes fumées pour cacher son regard et masquer ses pensées.Aussi bien se résigner et dire adieu au fonne.Mais que sont donc devenus les vrais parties, ceux du bon vieux temps, ceux où les gars et les filles se faisaient des passes entre deux tours de “spin-the-bottle”, les “slows” lascifs et cochons qui se terminaient immanquablement par une session intense de “necking” sur le balcon, les rendez-vous d’aveugle derrière le rideau de la douche.Les temps ont tristement changé.Les gars ne regardent plus les filles et les filles prennent un air baveux pour aller parader devant eux.Les gars se ramassent dans la cuisine pour parler des finales du hockey, les filles discutent contraceptifs sur les coussins du salon.La musique new wave n’aide pas les choses.Sa rapidité excessive pour ne pas dire insupportable, la fait fuir le plaisir comme la peste et la sensualité comme s’il s’agissait d’un cas de péché mortel.La musique new wave a une odeur d’éther et d’hôpital.On s’y sent comme dans un lavabo fret et blanc, on y file automate ou robot, on s’y sent tout seul et tout nu.Samedi soir au party de la rue Drolet, les tout-seul-et-tout-nu étaient en grand renfort.Agités comme des hochets, ligotés dans leurs pantalons serrés, accrochés au rythme cardiaque, ils suaient.À grosses gouttes.Et leurs convulsions hystériques annonçaient la fin de l’expression corporelle et des cours de ballet-jazz.Fini les bottines du retour à la terre, fini la culture du granola et les parties de cartes au soya, fini le free-for-all socio-affectif de la contre-culture recyclée, fini, enterré, mort à jamais, le sentiment rassurant d’appartenir à la collectivité.Quelle collectivité?Maintenant on a le choix.Appartements, compartiments, condominiums.À chacun sa case, à chacun sa cause et les identités seront bien gardées.Au party de la rue Drolet, les compartiments n’avaient pas de problèmes d’iden- tité.Dans la mêlée, les new wave, fervents adeptes de la civilisation du phentex côtoyaient amicalement les straights en vestes de ski.La gang déchue des granola tentait timidement d’entrer dans le feu de l’action tandis que les gais nouvellement libérés attisaient les flammes dans le foyer.Vers les trois heures du matin, alors qu’une main subversive avait discrètement subtilisé le disque des Buzz-cocks pour un fox-trot à la Nino Rota, quelqu’un annonça l’événement de la soirée.Chacun dans son petit compartiment dressa l’oreille.L’événement de la soirée?Tiens, tiens, les événements existent encore.Un grand six pieds mince comme une allumette pas encore allumée, habillé comme Al Capone, déclara avec cérémonie qu’il nous offrait un strip-tease, le sien.Sortant un disque de musique électronique que je m’empressai de baptiser “Le cauchemar de Dracula,” il se banda le visage comme une momie avec des lanières de cuir noir et se mit tranquillement à retirer ses vêtements.Les straights horrifiés déclarèrent que c’était la cerise sur le Sunday et déguerpirent au plus sacrant.Les autres restèrent silencieux, fascinés par le grand galop de six pieds.Le striptease dura dix minutes et dix minutes ce n'est jamais assez longtemps.Quand il ne lui resta plus qu’à enlever la peau et les os, il nous regarda tous d’un air un peu bête.Voilà c’est terminé! Is that all?Tout le monde détourna la tête quand il entreprit le pénible processus de se rhabiller.À six heures du matin, le party qui durait dëpuis quinze ans, s’essouffla faute de bière et d’idées.Personne cependant n’osa prononcer le mot départ.Contemplant un groupe de vieux mégots échoués dans les cendriers un peu ivres, les new wave jurèrent que rien ne ' les achè-vrait, qu’ils étaient là depuis quinze ans et qu’il faudrait du muscle pour les convaincre à s’en aller.Les disco, démaquillés et haletants s’écrasèrent dans un coin sans bouger.Les granola partirent faire du thé et décidèrent de transformer le tout en Café.Perdus dans leurs études comparatives sur les différentes variétés de striptease, les gais affirmèrent qu’ils n’avaient pas encore tout à fait réùssi à déloger les femmes dans le domaine de la vaisselle et du striptease.À l’heure où j’écris ces mots, on dit que le party n’est pas encore terminé.On a beau vivre dans nos cases, on a des fois le goût de jouer du coude parmi la collectivité.Il y a un nouvel arrivage de bière dans le frigidaire et de temps à autre, quand la musique est à court d’inspiration, elle se laisse aller à écouter Bob Dylan qui n’oublie jamais d’élever sa vieille voix parmi les rythmes cardiaques et les ordinateurs.Certains prétendent que le party va durer encore longtemps.Certains disent dix ans, d’autres prennent des risques et déclarent vingt.Personnellement je n’ai rien contre le fait de prolonger les bonnes choses mais ça fait quinze ans qu’oh est tous assis dans le même salon.Mon paquet de cigarettes est vide, et je commence à avoir hâte de changer de party# “Si je savais jouer du piano” “Fer-à-piton” "Les jambes” “C’est ça l’amour” “fl quoi ça sert d’être millionnaire” “La vie est longue” “Le Punk Rock” (chanson new wave) “Les Courtisanes” “Chanson pour Félix” /s,:,.9 nouvelles chansons: distribué par les Disques London du Canada Ltée D :7^7m$ÉL diffusion vêtements VÊTEMENTS •.yVV^iaBBM 5 U.842.4707 ' ' MARIE_ JERSEY CUIS àAÇÇESSOISES t ••‘¦¦J "tjÊ—r T.• :o w fïfïS VaVâVâVn ÜSîïÿüSSSSüKiSSSîïÜSSSSNÎÎ •*vlv coït ^wî*ÿî*!%*ÿ SoitToitToitro tlOIOIOIOIOIOI âVtVoVtVtVêSSVtVtWsWVâVtSVâSVêVtVâVâWSSVtSSWVâVtSSVtVtVtVtVtSSV®*®*?»®!®:®:®!®!»m®:®i®!®!®i®!®:®:®:®:®!®!®:®i®:®!®:®i®i®:®!®i®!®z®.®:®:®m®i®:®!®i®i®i®:®z®z®:®:®:®.®:®>:®-®i®z®».®.®.®.®i®».®«®.®.®.®.« ktZtZoitIOloVo%%%Vo”orco%”oio”oloIolO%It”o”ort”oro%%%Io"0%”0%”t”o”tlt”o>%*OIt"t2| gag PAUL FICHE fà Mais que devient-il donc?À qui appartient le beau temps?Au plus de 100,000 qui se sont procurés son premier album.Heureuse nouvelle.Son nouveau disque “L’escalier”, vient de sortir.Produit et réalisé par la même gang d’amis fidèles, les Hinton, Léger, Bertrand ft Co.Un Paul Piché en chair et en os bien vivant sur scène bientôt?Non.Pas avant l’été ou même l’automne prochain.Il faudra apprendre les nouvelles chansons par coeur.IMAGE BOBEBT LALIBEBTÉ.33 asp 7'^ v^>r kî i’i i — yr -.^ « •'|^ /" ./’¦" ¦ '„' '• .7 ' \ ¦¦':
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