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Titre :
Québec rock
Magazine mensuel présentant le monde de la musique rock et de la musique populaire d'ici et d'ailleurs. [...]

Québec Rock est un magazine consacré à la musique et publié à Montréal de 1977 à 1986. Fondé par Paul Haince, Jacques « Coco » Letendre et le journaliste Marc Desjardins, qui y fera carrière, il est d'abord offert gratuitement sur papier journal dans les magasins de disques; il connaîtra un fort succès commercial en format magazine à la suite de son rachat par Guy Perron.

Québec Rock rassemblera au cours des ans une équipe de journalistes jeunes et dynamiques, dont certains connaîtront une longue carrière médiatique - notamment Georges-Hébert Germain, Nathalie Petrowski, Franco Nuovo et Laurent Saulnier. Le magazine s'occupe surtout de couvrir les événements musicaux, avec des entrevues, des nouvelles du milieu musical québécois et international, des critiques de disques, mais aussi des chroniques variées, particulièrement sur la mode et le cinéma.

Plusieurs numéros ont été de grands succès en kiosque, s'écoulant à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires : ils présentaient en page couverture Normand Brathwaite (pour la comédie musicale Pied de poule), Michael Jackson, Ding et Dong, Corey Hart, Diane Dufresne, etc. Québec Rock a été une sorte de Rolling Stone québécois qui, avec sa version anglaise Graffiti, en est venu à détrôner le magazine américain dans son créneau au pays.

Son éditeur a aussi publié un magazine à succès pour les adolescents, Fan Club, et a été un exemple à l'époque sur le plan de la convergence médiatique, profitant de productions télévisuelles associées sur TQS pour utiliser la dynamique des renvois promotionnels.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :Québec rock,1977-1986
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Québec rock, 1985-06, Collections de BAnQ.

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'¦ .' # T it Player's î Players Players as C sous nos yeux leur tour de pist in Pas de partie du 9®?^,.s dompteurs Cants, pas de.U°nrbe pasdebe- pasdefemme e |a ;>ê,esE"t:raau"con,-s"oqnsde ve d’assister aux ,er à lg pa.donnante 0en,s Lacom- chef d’orchestre df dg GiUes ste- aux^pfua6^ physiques celutdu ^ukin^nPerl2je[g^ ep^ui a riéià donne 1,5 ntiu*^ du Soieil en iui ragent tes ettorts totalisa^ a7C50°000 dottars.Ce«e organisme Inconsidéré ^''d^ad- culturel.En ^^plorer.le pn* d ad^ te?Car iHaut b doUa,s P°u,'es ,es pe.mission a 10,8 ° douars P0^'65 ^,.Tsstfme 'aüprés’den,v.> il 18 SILENCE, ELLES TOURNENT! e Festival international de films et vidéos de femmes se tiendra à Montréal du 6 au 16 juin 1985, à la Cinémathèque québécoise.«Loin de vouloir empêcher ou combattre la parole des hommes, dit le communiqué, les réalisatrices du monde entier semblent vouloir proposer une attention plus grande à l’affirmation de leur identité nouvelle.» On nous y promet des primeurs tel ce film réalisé par Jeanne Moreau et intitulé Le Portrait de Lilian Gish (actrice célèbre du cinéma muet).Sans parler de la re-présentation de films québécois déjà célébrés, Sonatine de Micheline Lantôt par exemple.Bref, silence, elles tournent! Que ce soit pour enregistrer, pour écouter, pour rembobiner ou dérouler à haute vitesse, tu ne peux choisir mieux que le ruban de Chromdioxid.Pur BASF.Tu obtiendras une reproduction sonore complète et énergique, ! J A L , puissante et durable.Aucun bruit de bande, sifflement ou diathonie.on ne fait pas les choses à moitié.Tout ce qui mérite que tu l’enregistres, “CHROME-LE”.pour le mieux! ASF 90 BIENVENUE DANS L’ÂGE DU CHROME AVEC BASF ^ , COMBINE.STEREO ,J*r JASON & THE SCORCHERS n lui avait conseillé Los Angeles, New York, Londres, Austin, Memphis.et surtout Los Angeles.Toutes ces villes étaient l'endroit idéal pour percer dans le showbiz.«Mais j'avais cette intuition très forte que Nashville était LA place où j’y arriverais,» explique Jason Ringenberg, leader de Jason and the Scorchers.Il a grandi à Sheffield, en Illinois.«A partir de 1977, j’ai fait partie de toutes sortes de groupes western, country, bluegrass.Un peu plus tard, je me suis rendu compte qu’un retour aux sources s’effectuerait bientôt.La roots music, ce que j’appelle le rock’n’roll, serait à la mode une fois de plus.» Jason arrive à Nashville en 1981.Le reste s’inscrit dans la vague classique: Jason dans les clubs, Jason forme son groupe, Jason enregistre.Le premier album de Jason and the Scorchers est fort bien reçu par la critique.«Rolling Stone ne chronique pratiquement jamais d’albums sur étiquette indépendante et il nous a donné trois étoiles et demi! C’était très surprenant.» Et la ronde des tournées a commencé, ce que Jason appelle The Eternity Tour, mi-figue, mi-raisin.Il y a pourtant une chose qui a nui au groupe: les étiquettes.«Nous étions taxés de cow-punk.Au début, ça allait, mais après.Cette étiquette nous a associés à la scène de Los Angeles.D’ailleurs, cow-punk, c’est un terme flippant très L.A.» C’est après le succès obtenu durant une tournée subséquente que les compagnies de disques se sont intéressées à Jason and the Scorchers.«On nous désirait vrai- ment.,» rigole Jason.C’est finalement Capitol-EMI qui a signé legroupe.Il est intéressant de noter que la musique de Jason n’en est pas une qui attire tout de suite: les média sont plus pressés de prendre sous leur aile les jeunes groupes pop qui ont le look.Mais cela n’affecte pas Jason.«Nous avons mis beaucoup de temps à réaliser notre nouvel album, Lost and Found.Nous ne l’avons pas conçu dans l’idée de produire des hits.C’est-à-dire que nous n’avons pas investi 80 000$ sur une chanson et 4 000$ sur les autres, comme cela peut se faire ailleurs.» Il en résulte un album de pur rock’n’roll avec ce je-ne-sais quoi qui séduit dès la première écoute.Justement, n’y a-t-il pas un danger de tomber dans le panneau du revival?«Nous sommes loin de reproduire la musique des années cinquante, souligne-t-il.Notre musique fait définitivement partie des années 80.Nous avons tous entre 25 et 30 ans, ce qui veut dire que nous avons été très conscients du mouvement punk.Et puis, notre son moderne est aussi dû à l’excellente production de Warner Hodges.Je n’ai jamais dit ça auparavant, mais quand j’ai formé le groupe, je voulais un son très propre, très country.Warner voulait pousser le groupe dans une direction plus rock, plus énergique.Le genre de son qui pourrait plaire à un fan de Motley Crue.Il a voulu faire ressortir tous les aspects de Jason & the Scorchers.» Plus qu ’en Amérique, Jason and the Scorchers jouissent d’un succès fort remarquable en Europe, plus particulièrement en France.«Je crois que notre succès là-bas est dû au fait que nous représentons le rêve américain.C’est un concept que l’on ne retrouve plus beaucoup maintenant, mais j’ai l'impression que les Français voient en nous la concrétisation de l’Amérique romantique, celle des cowboys et des indiens, si tu veux.Je crois aussi qu’ils sentent notre sincérité.» Originaire d’une famille de fermiers du Midwest américain, Ringenberg en conserve les valeurs profondes.Il pourrait parler de la ferme pendant des heures.«Les fermiers sont des gens très terre-à-terre.Ils sont spirituellement très forts.J’aimerais d’ailleurs pouvoir en dire autant: l’image de rock star est romantique et peut être dangereuse.Elle est aussi sensuelle et tape-à-l’oeil.» Ses origines modestes en font un parolier honnête: «Je ne suis pas politique dans le sens classique du terme.Je suis plutôt pro-small guy.J’écris ce que je vois.De plus en plus de musiciens ne perdent plus de vue cette idée que nous pouvons tous disparaître en moins de cinq minutes.» Mais toutes ces bonnes intentions «terre-à-terre et modestes» pourraient bien risquer de s'évanouir si Jason atteignait le statut de grande rock star.«Mon père se chargerait bien de me ramener sur terre en me poussant dans la grange et me lançant une fourche dans les mains.!» Même que Jason a pris un engagement sérieux envers ses fans.Il entend rester proche de ses racines et si jamais il perdait cette étincelle qui le rend si spécial, eh bien.«Je lâcherai tout.Je tiens à rester sincère, à redonner au rock’n’roll son énergie originale tout en la modernisant.Si jamais je perds de vue ce concept, je mettrai fin à Jason and the Scorchers.» POUR-AUTOMOBILE SÉRIE SOUND 2000 Roulez en hi-fi aux sons dynamipues des combinés stéréo pour automobile Philips La série Sound 2000 offre une musicalité à vous couper le souffle et des composants à toute épreuve-deux amplificateurs d'une puissance de 100 watts chacun, haut-parleurs plats à membrane polymère, radio et lecteur de cassettes offrant une grande qualité de réception.La série Sound2000 vous plonge dans l'univers sonore absolu.La qualité d'écoute est à ce point exceptionnelle que vous avez l'impression d'être entouré de musiciens.Les notess'harmonisent avec une fidéütéétonnantedanstoute la gamme supersonique allan t des graves ultra-profondes aux aiguës ultra-éclatantes.La série Sound2000, c'est le système turbophonique' pour automobilistes audiophiles.Pour connaître l'adresse du marchand Philips de votre localité, composez le (416) 292-5161, poste 2500.La série Sound 2000.L'écouter, c'est l'adopter.installation sur la plage arrière.Comprend 2 amplificateurs EN2100 de 100 watts (au centre), panneaux de haut-parleur haute fidélité EN8895 à 4 voies (à droite et à gauche), radio et lecteur de cassettes stéréo pour automobile au quartz BBP AC840 (immédiatement à droite). Tè'e* Greo.ev^e Québec w TOURÉ KOUNDA Mi Si Paris est la capitale de la musique africaine, Touré Kounda est l'Empereurdecette Africopolis, étant le groupe français le plus populaire depuis le début de cette année.Tournée par-dessus sortie d'album par-dessus concert à guichets fermés, les frères Touré s'imposent comme les nouveaux leaders d’un mouvement musical insuffisamment apprécié ici.La musique de Touré Kounda exprime le Djamba Dong.Le Djamba Ding?Non, le Djamba Dong.Mais laissons Ismaël Touré nous expliquer.«Le Djamba Dong, c’est l’école de la vie, un moment d'apprentissage unique et exceptionnel.Les jeunes de huit à quatorze ans restent de trois à six mois dans la forêt pour apprendre à communiquer, à travailler, à jouer de la musique, à vivre quoi! Notre musique parle de cette étape essentielle dans la formation des gens au Sénégal.C’est une initiation qui correspond à la période des récoltes.Djamba Dong veut d'ailleurs dire la danse des feuilles.» Nous aurions pu écouter Ismael parler de son pays pendant des heures et des heures tellement il est fascinant.Son expérience de vie est tellement différente de la nôtre qu’un jour il faudra bien admettre que des gens comme les Touré Kounda peuvent nous apporter beaucoup plus, tant au niveau musical qu’au simple point de vue culturel, que n’importe quel Cindy, Michael, Prince et les autres.PLAYLIST e qu’on écoute ce mois-ci à Qué-^ bec Rock: Alain Brunet: Arvo Part - Tabularasa.Christian Bel-* leau: The Church — The Blurred ^ Crusade.Denis Grondin: Hüs-ker Dü — New Day Rising.Marie-Catherine Giguère: Howard Jones — Dream Into Action.Gérard Lambert: Prince — Around The World in a Day.Laurent Saulnier: Sapho — Le Paris Stupide.Pierre Tremblay: The Church — Seance.mm mf * v V*' mmum /3 u neuf_______QtVllPr album pour Ja u neuf du cote ae,a’- nine.Un P'^'^ueue CBS H ¦ no Bergeron sur ¦ m s il-vous-pla ^ P pouI C()U.M* 10,ur=p°r' vlgue des titres- onner le ’° n’ur.tubes-francophones jngloplrones-p trappe les Hpnce.en français ., TJÈg ' > ; GENERAL PUBLIC t Dieu dit: «que le Beat soit.» Et le Beat fut.Mais cela n’a malheureusement pas trop bien marché.Même que la formation s’était un peu affaiblie, l’énergie originale manquait (dixit Rankin' Roger).Alors Dave Wekeling et Roger décident de démanteler le projet.Après quelques mois passés à l’écart l’un de l’autre, General Public naît.Et Dieu dit: «Que le beat soit.» Et le beat fut.plus fort que jamais.AH The Rage, le premier album de General Public a mis du temps avant de démarrer.Il a été certifié or au Canada tout récemment.«Nous avons effectué une première tournée l’automne dernier, ce qui nous a donné la chance de nous faire connaître, explique Dave Wekeling.Il y a eu ensuite le vidéo de Tenderness et nous avons commencé à grimper les charts.J’appelle ça L’effet MTV.» La situation actuelle de General Public est décrite en quelques mots par le chanteur: c’est l’extase totale! Alors que le Beat n’avait pu dépasser le public des universités, General Public semble bien en train d’obtenir un statut fort enviable, surtout au Canada.L’effet MTV.À regarder le groupe, on se demande comment ils arrivent à s'entendre.Après tout, à huit.«Oh, nous avons l’intention de nous agrandir! Tout cela se fait graduellement: nous commençons en petit nombre, nous apprenons à nous connaître, à travailler ensemble.Puis, d’autres viennent se greffer à nous.La situation serait différente si nous avions débuté avec trop de musi- J / ciens.Les bases de General Public sont aujourd’hui suffisamment stables pour pouvoir inviter d’autres gens à se joindre à nous.» Alors, le prochain album est pour quand?«Le premier janvier.C’est absolument définitif.» Wakeling rigole.Tenderness mis en image traduit les fantaisies de jeunesse de Wakeling.«Faire de la musique n’était pas une ambition, c’était un rêve.J’ai fait toutes sortes de jo-bines avant que l’occasion ne se présente et que le rêve devienne réalité.Moi, je me méfie de ceux qui ont l’ambition de devenir musiciens: il me semble qu’ils ne sont pas sincères.» Il est important pour lui de faire danser son public.«Notre musique nous vient naturellement.Je tiens beaucoup à l’élément de variété.Je n’aime pas aller voir un groupe et entendre la même chose pendant une heure.Et même si c’est quelqu’un que j’aime tout particulièrement, je finis par m’ennuyer.» Evidemment, on ne peut passer sous silence les déclarations que Wakeling a faites dans le magazine Mother Jones.Il affirmait avoir des tendances bisexuelles.«Ciel! Le NME vient d’en parler tout récemment.Le journaliste qui m’interviewait était un activiste gai.et il a poussé l’entrevue dans ce sens.Je suis bisexuel dans ma tête, pas dans les faits.» S’il fallait que sa mère lise cela.«Ma mère est fière de moi, mais seulement quand je suis mignon!» De toute façon, il n’a nullement l’intention de renier ses propos et il ne croit pas que cela ait un impact quelconque sur sa carrière.De juillet à septembre, General Public préparera son nouvel album qui paraîtra en 1986.On pourra aussi le voir dans une scène du film Head Office où le groupe présentera une toute nouvelle chanson.General Public a poursuivi l’oeuvre du Beat en allant plus loin: leur musique est solide et enlevante, livrée avec une énergie endiablée qui séduit.General Public jusquà la mort! L'ACTE SEXUEL EST MERVEILLEUX.POURQUOI PRENDRE DES RISQUES?Si les maladies vénériennes sont un sujet difficile à discuter, particulièrement entre amoureux, elles n’en sont pas moins faciles à attraper.Parfois même de partenaires qui ignorent en être porteurs.Aucune pilule magique ne peut vous protéger contre les M.V.Mais le condom le peut.Le condom a été longtemps reconnu comme un contraceptif fiable et comme la seule méthode réellement efficace pour minimiser le risque de répandre l’infection vénérienne.Parce que lorsque vous utilisez un condom, (aussi fin et sensible soit-il), vous et vôtre partenaire êtes protégés.Les condoms ne sont pas difficiles à trouver ni difficiles à acheter.En fait, ils sont vendus sans ordonnance dans n’importe quelle pharmacie.Pensez-y.Et n’oubliez pas que les maladies vénériennes sont le moyen le plus sûrau monde de mettre un terme de manière horrible à une magnifique relation.LE CONDOM DES GENS AVERTIS PARCE QUE L’ACTE SEXUEL NE DOIT PLUS ETRE UN CASSE-TÊTE.Julius Schmid du Canada Ltée Scarborough, Ontario (Si ji' TORNADES ET OURAGANS ionalVouth^»" isateentrer IcestcommesiW ceque no tiseur dans une 1 * * * ^enreg\sUer d ateurs Ta'} P vieille Terme LA PALME D’OR POUR L’INFIDEL 1 Ouragan.La tournée australo- européenne du groupe britanni- que Spandau Ballet a provoqué ^ un véritable raz-de-marée.En ^ Australie, le groupe a vendu 65 000 billets en quelques heures, multipliant les chiffres de vente de Duran Duran par quatre alors qu’en Italie et en Hollande les réactions furent phénoménales.La presse romaine rapporte en effet de nombreuses émeutes et une moyenne de 150 spectateurs k.-o.à chacun des spectacles.2.Tornade.Selon les observateurs, le groupe de hard rock américain Ratt a été accueilli au Japon dans un tel climat d’hystérie que plusieurs n'hésitent pas à comparer cette réception à celle à laquelle les Beatles ont eu droit aux Etats-Unis, au milieu des années soixante.Montréal, Québec, Trois-Rivières.Québec Rock a fait le tour des bars, histoire d’entendre les meilleures programmations musicales.Et, contrairement à ce qu’il fallait s’attendre, la Palme d'or n’appartient pas plusà un bar montréalais qu’à un bar québécois.Il aura en effet fallu l’Infidel, un petit bar à la fois discret et éclaté de Trois-Rivières, pour que nos oreilles se mettent à vibrer.Des Valentino au Monochrome Set, des Church à Rank and File, en passant par Tears For Fears et Sade, l’Infidel offre une brillante concoction de rythmes et de genres.Une leçon définitive pour les bars des grandes métropoles qui n’ont pas encore réussi à fusionner le top 40 et les musiques de choc.donC désirent s’ini- _ auiourd’hu»aA ce^x Qe Ferron, 0^ tier àl’u^® e les Historiettes htS Bock su99.p ®leS qui donnen ssemen de c0ur\Snnaie une verslorluS enseigne toire na -nfceiie qu’on 6 puisse u différente de dernier souha» ¦ P ie de ceue haif.pu'- ; de ne pas IA ère du dessin animé est arrivée.* Martin Fry de ABC (Poison Ar-row et The Look of Love) est de retour avec un ABC revu et corrigé.«Mickey Mouse est plus séduisant que Elvis Presley.» D’après Fry, la Souris Mickey ne mourra jamais: dessein animé?Après l’Ethiopie, les artistes in s’attaquent aux carnivores.«La viande est un meurtre», clame Morrissey des Smiths, appuyé par des gens comme Howard Jones, Nik Kershaw, Thompson Twins, Peter Gabriel et d’autres.On dit que le Captain Sensible sortira un 45-tours intitulé Wot-No Meat?.*Ah, la célébrité! Elle peut coûter cher.Brian Nash de Frankie Goes To Hollywood trouve le prix de la célébrité bien élevé: être obligé de se confiner à sa chambre d’hôtel; se faire harceler sans cesse par ses fans; et l'impossibilité de pouvoir un jour jouer au golf avec Andy Taylor de Duran Duran parce qu’ils ne pourraient sûrement pas sortir du chalet en bon état.Ah, la célébrité! *ZTT, l’étiquette qui a signé Frankie Goes To Hollywood, The Art of Noise et Propaganda, vient d’ajouter un nouveau nom à son écurie: Anne Pigalle, une jeune Française qui, à force de s’emmerder, a décidé de devenir chanteuse.À surveiller.'Finalement, des combinaisons un peu spéciales: #1 - on parle d’un duo avec Alison Moyet (Invisible) et Paul Young (Corne Back and Stay).#2-Go West écrirait une chanson pour Chaka Khan./6 r : Belvedere mm r ¦ * ÿ)*’ Goûtez-en W/r* tout J\ Bely ede t^oTS «L’EXTRA DOUCE», de Belvedere.La vraie saveur et le vrai plaisir Belvedere.tout en douceur.AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l’usage-éviter d’inhaler.Moyenne par cigarette-Belvedere Extra Douce Régulier: "Goudron” 10 ma Nicotine 0.8 mg; King Size: "Goudron" 10 mg, Nicotine 0.9 mg. % VOILA LA SEULE FAÇON DE ROULER.Attachez votre ceinture.Abaissez votre siège vers l’amère.fabriquons.Appareils à cassettes stéréo AMfFM, recep Laissez le vent souffler votre chevelure pendant que Clarion s'occupe amplificateurs, égalisateurs de frequences et enceintes, ¦de votre cerveau.Avec des specifications tel la reception Magi-ïui Quarante ans et plus d'experience.Sous notre ceinture et la syntonisation électronique, les basses séparées et I é entre vos portes d'auto.Rien de surprenant à ce que nous offrions hautes frequences, et ie système de reduction de bruit I vous aurez a N'XQi, RA.-* I"t ¦ v.Z* mi APC T ?3 4 5 SE < > P d'entendre tout ce que nous même.Jusqu a ce que vous le fassiez, vous ne saurez pas ce que c est que d aimer le rock __ 'Oolov est une mdme s^eÿfstrés Ce De r, usoi-êianus inc.¦t ©Clarion s « .AUDIO POUR LAUTO À LA VITESSE DU SON Clarion Canada Inc., 1401 Meyerside Dr., Mississauga, Ont.L5T1G8.(416)678-1367. VUAR N ET Raymond Lanctôt Ltée 5 764 rue T Viré.Montréal Québec.Canada M-4P BMC rôl.; [5 1 A] 73 1 684 1 / U .f } - -.ft, ¦ y,.1.ii/.X / ^ \ PAR PIERRE TREMBLAY Après avoir vendu, en moins de huit ans, plus de vingt-cinq millions de disques, Foreigner est sans contredit devenu la tête couronnée de la radio FM.À limage de l’Amérique motorisée, qui bouffe la radio FM jour et nuit, les princes du hard rock-radio ont su créer un son propre et mélodique qui ne dérange pas.Dès lors, il n’y a plus qu’un pas à franchir pour affirmer que le succès-recette existe.Et le mode d’emploi en est fort simple, du moins en apparence: un bol de riffs compressés, un refrain répétitif et accrocheur, un rythme passif, méticuleusement éloigné des musiques de choc.Faire mijoter en studio durant un ou deux mois et ajouter une production léchée.Si, au pays de l’Oncle Sam, tout semble facile, H aura quand même fallu un sujet britannique avant de mettre tout cela en branle.Compagnon de route de Johnny Hally-day au beau milieu des années soixante, part émérite de Spooky Tooth et, par la suite, membre du Leslie West Band, l’Anglais Mick Jones donne naissance à Foreigner, en 1976.C’est à New York que le groupe prend son envol et viennent l’y rejoindre le multi-instrumentiste lan Mac-Donald (ex-King Crimson), Lou Gramm (ex-Black Sheep), Dennis Elliott (ex-lf, ex-Ian Hunter Band), Al Greenwood (ex-Storm, ex-Flash) et Ed Gagliardi.L’objectif?Faire du hard-pop et envahir les ondes radiophoniques.Car, si on peut associer la stéréophonie Êa recette FM aux années soixante et la vidéo aux années quatre-vingt, en 1976, on ne parle que de radio FM.[Amérique est alors paralysée par le gigantisme musical, l’Angleterre n’a pas encore connu sa révolution punk et les radio AM dégueulent médiocrité sur médiocrité.Il est désormais temps de faire place à un son neuf, peaufiné et, il faut l’avouer, à l’époque, regénérateur: le rock FM.Bientôt, de Los Angeles à Montréal, les ondes cracheront le nouveau conformisme musical, Benatar, les Cars, Boston, Meat Loaf, Journey, REO Speedwagon et, évidemment, Foreigner.FOREIGNER Dès mars 1977, Foreigner prend les radios FM d’assaut.Un premier album, sobrement intitulé Foreigner, vend trois millions de copies aux U.S.A.seulement et permet au groupe d’acquérir ses premiers galons.Tout en récoltant le titre de meilleur nouveau groupe de l’année, Foreigner annonce la sobriété de la nouvelle radio en s’offrant trois succès: Feels Like The FirsfTime, Cold As Ice et Long Way From Home.Pour ce vieux loup de Mick Jones, tout cela n’est qu’un début; le meilleur reste encore à venir.Juin 1978, un second album, Double Vision, ne fait que confirmer l’immense potentiel commercial du groupe.Encore une fois trois tubes (Hot Blooded, Double Vision et Blue Morning, Blue Day) et cinq millions de disques vendus aux États-Unis.Le personnel de Foreigner y est si-miliaire à celui de l’album précédent et la recette, indiscutablement efficace, maintient son train d’enfer.Ce n’est en effet qu’en septembre 1979, avec la parution d’un troisième album, Head Games, que Foreigner commence à dériver de sa formule originale.Rick Wills, après avoir collaboré avec David Gilmour, Peter Frampton et Roxy Music, rejoint le groupe et y remplace le bassiste Ed Gagliardi.Loin d’affecter le rendement commercial de Foreigner, l’arrivée de Wills ne fait que confirmer ce que tous savaient déjà: plus qu’un groupe, Foreigner est avant tout une recette, une combinaison gagnante dirigée avec brio par Mick Jones.Head Games est un succès instantané, consacré plusieurs fois platine, alors que Dirty White Boy, Head Game et Women valsent en toute quiétude sur la bande FM.Début 1981, Foreigner subit un premier véritable choc susceptible de l’ébranler.Ian MacDonald qui, en plus de faire partie du groupe, avait co-produit les trois premiers albums, quitte Foreigner.Et, lorsqu AI Greenwood fait de même, Foreigner devient un quatuor.Qu’à cela ne tienne, dès juillet de la même année le groupe of- fre à ses nombreux fans inquiets un quatrième microsillon, s’intitulant «4», et qui devient rapidement le plus gros succès commercial qu ’ait connu la formation.Ironiquement, trois des quatre princes de la radio FM sont britanniques, le chanteur Lou gramm étant le seul Américain du lot.Sacré multi-platinum, «4» défonce tout sur son passage et la pièce Urgent s'amène irrésistiblement comme un classique du genre FM, solidement secondée par les trois autres simples tirés de l’album (Waiting For A Girl Like You, Juke Box Hero et Break It Up).Mais Foreigner est à bout de souffle et décide, fort intelligemment, de ralentir et d’éviter la surexposition.D’autant plus qu’un tout nouveau phénomène vient de faire son apparition, la vidéo; Mick Jones et compagnie doivent ajuster leur tir.C’est pourquoi, entre la parution de «4» et novembre 1984, un seul album, Records, fait son apparition sur le marché.Incluant une version live de Hot Blooded, Records offre au public une collection des meilleures pièces du groupe.Durant ce temps, Foreigner refait le plein.AGENT PROVOCATEUR Il faudra attendre décembre 1984 avant que Foreigner ne donne à nouveau signe de vie.En pleine mutation, le groupe s’offre un nouveau producteur, Alex Sadkin (Duran Duran, Thompson Twins), et lance un sixième 33 tours, Agent Provocateur.Encore une fois, la réaction des masses radiophiles est phénoménale./ Want To Know What Love Is remonte sans heurt les sommets des palmarès.Ce diable de Mick Jones a encore une fois gagné son pari! «Nous essayons simplement de continuer à travailler, d’offrir un produit de qualité et d’essayer de l’améliorer, avoue-t-il.Les liens à l’intérieur du groupe sont tellement forts qu’il nous permettent de résister au temps et aux modes.Mais nous essayons aussi de nous renouveler etd’êtreaussioriginauxquepossibleMous nous sommes arrangés pour survivre avec succès durant des périodes très difficiles.» Il ne faut pas en douter, le cas Foreigner est bien loin d’être classé.Et bien que la radio FM ne soit plus l’enfant chéri de l’Amérique, il faut croire que sa croissance phénoménale a constitué, et constitue encore, une véritable révolution.À l’abri des expériences des musiques de choc.Foreigner fait son bout de chemin, bon train mal train, et s’affirme encore, un peu moins de dix ans après sa naissance, comme l’une des plus solides machines à succès que le rock ait connu.À bien y penser, il ne faudrait pas se surprendre si Foreigner devenait Forever.Car il faut se méfier de l’eau qui dort.Q PAR PATRICK EMIROGLU Il était une fois une ville bâtie sur une île, elle-même située sur une des plus grandes, une des plus belles voies fluviales du monde.Une ville unique en son genre, d’ailleurs, puisqu ’on venait de partout sa vourer son cachet si particulier, son caractère unique, son atmosphère à la fois nordique, européenne et américaine.A l’origine, Montréal est née du mariage d’une montagne et d’un fleuve.Où est passé le fleuve?m «i-E-X- WMMMMl zzam; W-' W b LiiÿiteMi pH'l jiffinMüi'Wÿiw' b i mil i m Æt*r XJ.iiiiiii;; I î ii' ri fl mmm « .v l! :'>x^ * •lr-?JJ ¦ ¦ -'l slî H Si « U U I pa Li I r ' ~ ' Ws?ri—^y-r|1p ^xip.I i .û'e'ïï'iV» I I « M « i t « l « i • i i i i ______ni» " «' IIH3U i i i I « 1 XfÉfitl Taiimiiir rn fijn iiM m 111 nîT I i.B 'jLaLBinzn i - !Sè ^ -trniô irgm^rirnT i iv ' g ii In il Hi l riii JL 2l L î nfiili n I | no ^ ‘ ._.y.' kààpA.Ol( JJÏLÜj «Les décisions que l’on prend maintenant sur notre environnement pèseront au moins pendant deux siècles», affirme Marc Drouin, architecte et instigateur d’un projet à la fois simple et séduisant: ramener l’eau du fleuve à la rue de la Commune, de la rue McGill à la rue Berri, aux limites de la vieille ville.Plus de clôtures, plus de chemin de fer, plus d’obstacles, plus d'arpents de béton, de quais et de silos monstrueux qui ne servent strictement à rien, si ce n ’est à gâcher la vue et le paysage tout en amoindrissant considérablement le charme et le caractère unique du Vieux Montréal.Cette opération de Grand Nettoyage n’a pas qu’une simple valeur esthétique ou historique, même si en «ôtant toute la scrap» qui n’a plus d’utilité concrète de- ll Th,.puis au moins vingt ans, un quartier entier, le plus représentatif de la ville, ferait peau neuve.C’est toute la qualité d’un environnement qui est également mise en jeu.A l’heure où toutes les populations des pays industriels prennent conscience des dangers de la pollution sauvage, des pluies acides et des eaux polluées, au moment où le gouvernement québécois entame le projet Archipel, gigantesque entreprise d’assainissement des eaux, l’idée de Marc Drouin survient à point nommé et s’inscrit exactement dans la même optique.Il est même étonnant qu ’on n ’y ait pas pensé plus tôt: les meilleures idées sont toujours les plus simples.Car des idées d’aménagement pour ce h PERMANENTE ET REFLETS $40 et plus, moins 20% Coupe et brushing $22 et plus COIFFURE Pour dames Centre Rockland, 1 er niveau 739-1745 Centre Carrefour Laval 687- 5613 Centre-ville Montréal 1225.de la Montagne 866-6781 Ville Mont-Royal 2457, Lucerne 733-7189 Chomedey, Laval 4629, du Souvenir 688- 6160 Centre Place Longueuil 651-6140 Maquillage-cosmétiques (Place Longueuil) 651-6141 Place Vertu 337-2264 Promenades St-Bruno 461-0113 Galeries d'Anjou 353-8800 DEAUVILLE Centre Rockland, 2e niveau 735-1658 2330, Lucerne, V.M.R.735-4432 Pour hommes Centre-ville Montréal 1225, delà Montagne 866-6784 Centre Rockland, 1er niveau 739-1745 Centre Carrefour Laval 687-5613 Place Vertu 337-2264 Promenades St-Bruno 461-0113 Galeries d'Anjou 353-8800 DEAUVILLE Centre Rockland, 2e niveau 735-1658 2330, Lucerne, V.M.R.735-4432 Ecoles de coiffure Centre-ville Montréal 866-5477 Laval 866-5477 Centre-ville Québec 529-0689 Centre-ville Sherbrooke 566-8994 Centre-ville de Hull 771-7709 vieux port désuet et encombrant, il y en a eu des tas.Depuis vingt ans, ils se sont succédés et ont tous échoué, comme par hasard.En voici quelques uns: — Faire une Cité du cinéma dans le vieux port, c’est-à-dire réaménager des hangars vétustes, en espérant que les investisseurs y injecteront leurs millions.Mais pourquoi là, précisément?Un studio est un lieu de travail aveugle qui n’a pas besoin d’être situé sur un «lieu enchanteur».Ah le prestige! — Construire une autoroute Est-Ouest sur la rue de la Commune; à l’époque, déjà, l’idée avait été rejetée pour sauvegarder l’approche des rives.— Etablir une super-megalopolis sur les quais et le long de la rue de la Commune.Cette solution supposément avant-gardiste constituait, comme l’ancien port, une obstruction entre la ville et le fleuve.Ce projet utopique s’est effondré de lui-même en raison des coûts faramineux qu ’il aurait engendrés.Et ça continue.On a pensé y ériger la salle de l’Orchestre Symphonique, construire sur les quais un musée maritime, un musée des Arts et Techniques, tout en laissant un peu de place pour un peu de verdure, un peu de pistes cyclables, un peu d’accès à l’eau, un peu de restauration, un peu de centre d’interprétation, etc.Et quoi encore?Fermez les yeux et imaginez-vous, ne serait-ce qu’un instant, déambuler paisiblement sur la rue de la Commune.Si vous vous dirigez vers l’est, vous avez à votre gauche une succession de bâtiments centenaires, de dômes et de places, ponctuée par des milliers de fenêtres qui s’ouvrent sur un panorama imprenable d’eaux claires et propres.Plus loin devant vous, vers votre droite, vous êtes saisi par une vue du pont Jacques-Cartier comme aucun montréalais ne l’a encore jamais contemplé: le Golden Gate nordique.«Avec intelligence et imagination, il faudra réaménager cette rive avec ses activités portuaires réduites, ses vieilles berges retrouvées, accessibles en tout temps.Un peu partout la ville se restaure agréablement, il faut emboîter le pas» commente Marc Drouin, qui rappelle qu’au siècle dernier, on a libéré le Mont-Royal des nombreuses propriétés privées qui l’encombraient pour en faire un grand espace vert subtilement aménagé, un magnifique point focal au milieu de l’archipel.«C’était logique et écologique, c’était clairvoyant et courageusement généreux».Et ce geste, nous en sommes maintenant les bénéficiaires.Comme une saison en chasse une autre, une époque en chasse une autre: «Une occasion unique nous est donnée de provoquer la renaissance de l'intégrité, de la clarté et de la beauté des lieux où Ville-Marie a commencé» affirme Marc Drouin.Déjà, le projet fait boule de neige et reçoit l’appui non équivoque d’associations comme Action Montréal, pendant que petit à petit l’idée se diffuse dans le grand public, qui doit avoir le dernier mot.Le vieux port est sous la juridiction du gouvernement fédéral, qui y est représenté par le Société Immobilière du vieux port.Avec l’avènement des Conservateurs, le dossier a été réouvert et tous les projets sont à nouveau à l’étude; une consultation publique doit se faire afin de déterminer, après des années d’attente infructueuses, quel sera le sort du vieux port.Le gouvernement québécois, la Ville de Montréal et l’Ordre des Architectes sont d’ores et déjà au courant du projet.C’est donc maintenant ou jamais qu’il faut prendre ses désirs pour des réalités.accessibles.Le projet de Marc Drouin n’est pas mirobolant, il est réaliste; il se préoccupe davantage des besoins de la population que des «retombées économiques» même s’il est évident que d’un strict point de vue touristique, les retombées pourraient être extraordinaires.La fierté a une ville, bien sûr: lorsque tout le paquet de béton et de bêtise qui étouffe le plus beau coin de la ville ne sera plus qu’un lointain souvenir, on pourra même montrer quelle en est l’origine.\J Diplômé de l’École d’Architecture de Montréal, en 1963, Marc Drouin a depuis exercé son métier à Montréal, et principalement dans le Vieux Montréal, mais aussi à Québec et à Copenhague, au Danemark.Il a été enseignant à l’École d’architecture de Rennes, en France, de 1970 à 1972, et fut pendant quelque 5 ans, chargé de cours en architecture à la Faculté d’Aménagement de l’Université de Montréal.24 AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l’usage —éviter d’inhaler.Moyenne par cigarette — Export “A” Légère format régulier: “goudron” 10.0 mg., nicotine 0.8 mg.Format King Size: “goudron” 10.0 mg., nicotine 0.8 mg.Export “A” Extra Légère format régulier: “goudron” 8.0 mg., nicotine 0.7 mg.Format King Size: “goudron” 9.0 mg., nicotine 0.8 mg. .>* • .•.“W ^ ‘ I j4f .ifej.j.¦ * 1 ¦:%'¦ f'•••.-+r;>.I .N r i s.• ' V ^ «.\ m -1B^.,.->-.* * 1 ’ % "•aikv-» ' A ^ '*?• ‘ ¦ ^ ^ ¦ VA tÊÈmMMÊMÊmmMÊmmaMmmuBKmn "% • ^ N S' / x, Simon, Nick et le brave Roger doi- ^ i/en/ en mâcher leur eyeliner, par jalousie.Mais il faut bien dire que leurs activités musicales sont plu-a / ^ pauvres par les temps qui cou- f.4^ rent, surtout si on les compare 11 jjji a i/ec ce//es f/es cfeex ae/res mem- bres du Fab Five, John et Andy.Pendant que les trois mousquetaires écoutaient leurs barbes pous-% ser.troquaient leur rouge à lèvres Wf ; ' *: - : a avec certaines célébrités du jet-set ou se faisaient passer Panneau au doigt (et la corde au cou) par une jolie aristocrate italienne, les deux Taylor passaient leur temps à faire ce que des musiciens, en principe, savent faire le meiux: jouer de la musique, au lieu de remplir quotidiennement les colonnes des journaux à potins.PAR TIM BLANKS ê I w* JP' Æ & le rythme chic //w Jim ' & s î à ¦É,f i im ¦ f-?" r , ^ æ - éF'tdr i 1.f Tü mi B l/fâ f/'® .% \ V \ V * fi I fih i lÊf i f/#* ^ / f¦-l L « y, »¦ , iE» '< ' kwtÜI ¦x' ¦¦¦¦¦¦¦a C=~18A 19 Eÿ 5^7 ¦ ¦ ¦ i l m •1*T* m, • WXM $ V ___________ J 29 A ' sorte SSAOS^owent ^on'bfe ^daA-P^erCard O"'30 o Waster n païc' ^ - At Code P° N’hesitez pas, abonnez-vous à Québec Rock et envolez-vous pour Athènes en compagnie de la personne de votre choix! FANTASTIQUE! Abonnez-vous d Quebec: Rock, ce mois-ci, et courez lu chance de qacjner un voyucje a Athènes, Grece, pour les prtîrmeres olympiades du rock.L'heureux gaqnant se verra offrir un voyacje pour deux personnes, comprenant l'aller retour aérien, 7 nuits a Athènes et une paire de billets pour le festival rock.ROCKIN'ATHENS 85 Produit par NOUVELLES FRONTIÈRES le festival rock d'Athènes aura lieu les 26 et 27 luillet prochains.Et vous pourrez assister, entre a ut res, aux spectacles de DURAN DURAN, CULTURE CLUB, THE CLASH et NINA HAGEN Abonnements Québec Rock C.P.70 Suce.Longueuil Québec.H4K 4Y3 Québec Rock Oui, j'ai follement envie de recevoir Québec Rockl Je vous fais parvenir 27.96 $ pour 12 numéros — et j'épargne 20% sur le prix en kiosque.Je peux aussi épargner 32% du prix en kiosque en m'abonnant pour deux ans.au tarif cadeau de 47.96 $.Je peux canceller cet abonnement lorsque je le désire et être remboursé pour les numéros que je n'ai pas reçus.Ou être entièrement remboursé si le premier numéro ne me plaît pas.I Par chèque ou [H mandat-poste Carte de crédit ( Visa I Master Card Numéro de la carte de crédit_______________________ Date d'expiration__________________________________ Nom________________________________________________ Allouez de 6 à 8 semaines avant validation de l'abonnement No 94QR us max PAR SERGE FERRAND Demandez-leur n’importe quoi: des monstres, des soucoupes volantes, des dinosaures, des extra-terrestres, tout ce dont vous avez besoin pour votre prochain film mais qui ne se trouve pas à tous les coins de rue.Imaginez tout ce qui vous passe par la tête, rappelez-vous toutes les scènes impossibles que vous avez déjà vues sur le grand écran; ces fantasmes en images sont l’oeuvre de fanatiques qui peuvent passer des mois à mettre au point une séquence qui ne durera peut-être que quelques minutes ou quelques secondes, pour le simple plaisir de caresser l’imaginaire.Mais lorsque la réalité s’en mêle, le rêve n’est pas toujours facile à créer.Parlez-en à Ron Tantin, un as des effets spéciaux.Avec son ami Isi (Isidore Raponi), Ron Tantin a fondé depuis peu sa propre compagnie, Techniprops.Mais avant d’en arriver là, tous deux ont travaillé longtemps pour les studios Disney et pour d’autres: l’horrible et charmant ET, la monstrueuse créature de Alien, les extra-terrestres de Close Encounters, la sirène de Splash, les effets pyrotechniques de To-ra, Tora, Tora, ce sont eux ou leurs associés actuels qui les ont conçus.Décidément, le soleil californien est capable de tout, surtout quand il lorgne du côté d’Hollywood.Mais le problème, avec l’impossible, c’est qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre quand la réalité s’en mêle.Que se passera-t-il pendant le tournage proprement dit?Car c’est le cas de le dire, la réalité dépasse parfois la fiction, surtout au cinéma.Et l’homme créa les dinosaures Un exemple: construire et mettre au point un charmant bébé dinosaure articulé (Baby), ça peut se faire.Mais lorsque les studios Disney rappellèrent Tantin pour lui commander également les parents du petit, surtout dans un délai de six mois, ce fut autre chose.Renseignement pris, un dinosaure mâle adulte mesurait 25 mètres de long (70 pieds) et une femelle environ 20 mètres (60 pieds).Quelques temps plus tard, les sculpteurs avaient fini la centaine de plaques en mousse de latex qui formaient la peau des dinos.Les mécanismes, les câblages et les boîtes de commande électroniques étaient prêts.Les ennuis allaient commencer.68 Tout d’abord, en dernière minute on demanda de repeindre les dinos d’une autre couleur.Ce faisant, une grande partie des plis que la mousse de latex donnait à la peau, disparurent sous la seconde couche.Puis, on décida que la couleur verte des yeux de Baby ne faisait pas assez «mignon».Isi proposa alors des pupilles noires et rondes.Réponse: non, trop E.T., lui dit-on.Finalement, on choisit des yeux avec un iris bleu-vert clair qui donnèrent des maux de tête aux éclairagistes et à John Alcott (Greystoke), le directeur de la photo, car sous l’éclairage des spots l’iris disparaissait à la prise de vue, donnant ainsi à Baby un regard de merlan frit.En novembre, néanmoins, Isidoro et Ron remplirent à ras bord vingt-cinq caisses de six mètres de long et trois mètres de haut de matériel et envoyèrent le tout à Abidjan, en Côte d’ivoire, lieu de tournage.Facture du bidule pour Disney: un quart de million (effets spéciaux exclusivement).Le tournage de Baby: l’Apocalypse La région d’Abidjan avait été choisie en raison de son éclairage et de sa stabilité politique.Bill Norton (le réalisateur) voulait la forêt équatoriale (Rain forest) pour sa lumière du jour filtrée par trois paliers de végétation et difficile à reproduire en studio.Grâce à une reconnaissance aérienne, on avait découvert un endroit mentionné sur aucune carte: le lac Ingra-kon.Ce lac appartenait à un Ivoirien.Il accepta de le «prêter» moyennant quoi l’équipe de production défricha et lui construisit une «vraie» route de plus de trois kilomètres à travers le jungle.Pendant ce temps, le tournage n’avait pas commencé.Quand Ron et Isi ouvrirent leurs caisses de matériel à l’aéroport d’Abidjan, ils s’aperçurent avec horreur que l’humidité avait oxydé tous leurs câbles, leurs boîtes de contrôles et tous les mécanismes.La lubrification et la mise en état des appareils prirent trois semaines supplémentaires.Les délais du tournage s’allongeaient.Et puis, on ne s’attendait pas à manquer d’électricité.Les premières semai- i I nés, celle-ci manqua pendant deux heures l’après-midi et trois heures le matin.Ron n’avait pas assez de groupes électrogènes pour toute la production.Quant tout fut à peu près réglé, la malaria et la dysenterie décimèrent les équipes.En trois mois de tournage, Ron n’a jamais eu une équipe complète.On travaillait jour et nuit.Ron construisit le village indigène, lieu du tournage, une fausse plage sur les méracages et défrichait pendant qu’lsi s’occupait des dinos.Avant de partir pour Abidjan, Isi avait répété aux producteurs et au réalisateur que les câblages des dinos n’étaient pas étanches et qu’il faudrait réserver les scènes aquatiques pour la fin.Or, le premier jour de tournage, Baby fut mis à l’eau.Résultat: tous les modèles de Baby furent trempés pour les deux semaines suivantes.Ici, il faut expliquer que Ron et Isi disposaient de six Baby.Puisqu’il y avait trois fonctions, soient les gros plans, les plans américains et les plans éloignés, Techniprops avait construit deux specimens par fonction (sans compter les parents).Mais si on mouillait un Baby le matin, il n’en restait plus qu’un par fonction pour tourner à sec l’après-midi car la mousse de latex s’imprégnait d’eau, multipliant le poids des dinos par quatre et rendant toute manoeuvre impossible.sans compter l’oxydation des mécanismes et des câblages électroniques.Après trois jours, il n’y avait plus un seul Baby de sec.On essaya toutes les ruses pour sécher les Baby: du séchoir à cheveux au ventilateur, mais l’humidité de la Côte d’ivoire eut raison de tous ces efforts.En Janvier 84, toutes les équipes reprirent l’avion, mais le film était loin d’être terminé.En studios, Ron reconstruisit son village africain à l’échelle Va pour complémenter les scènes de destruction perpétrées par maman dino et John Alcott (directeur de la photo) s’arracha les cheveux qui lui restaient pour recréer l’éclairage de la forêt afin de compléter ses «split-screenings»: une opération où l’on divise l’image en deux pour y inclure deux actions simultanées.Pour recréer la lumière équatoriale, John Alcott fut obligé d’utiliser plus de cent spots en éclairage indirect sur un seul plateau.Sans compter les frais de transports, l’hôtel, les repas, la facture des effets spéciaux pour Disney-Touchstone se monta à la bagatelle de 750 000 dollars.Spielberg: top secret Baby était à peine fini que Steven Spielberg demanda à Isi de travailler sur Goonies, une histoire d’enfants qui découvrent un galion espagnol et qui se retrouvent aux prises avec des vampires.Goonies doit sortir en juin sur les écrans.Simultanément, Ron travaille sur Amazing Stories, une série télévisée développée par maestro Spielberg.Cette série, fortement inspirée de Twilight Zone, est composée de sept segments ou épisodes de trente minutes chacun qu’on devrait voir à la rentrée.En ce moment même, ces mini scénarios se tournent aux studios Universal à Hollywood.une série qui promet et qui constitue une véritable aubaine pour les professionnels des effets spéciaux: on fait passer des trains grandeur nature dans des maisons grandeur nature, on construit une reproduction du célèbre fort Alamo dans le seul but de la détruire etc.Spielberg devait tourner un épisode avec une maquette de soucoupe volante réalisée par Ron et Isi, mais quand il a vu l’engin, il a jugé que trente minutes ne lui rendraient pas justice et a reporté le tournage: ce n’est plus qu’une soucoupe volante, c’est une créature vivante qui possède de gros yeux clignotants sur le dessus.Spielberg a été tellement séduit qu’il parle de faire un film avec elle.Et ainsi va la vie.Tant qu’il y aura du cinéma, Ron, Isi et les autres s’acharneront à faire reculer les limites de l’imaginaire.Tant qu’il y aura des gens pour rêver, ils seront les magiciens de l’impossible.Q 61 .que vous mixiez un enregistrement multipistes ou que vous produisiez une trame sonore pour vidéo, le nouveau Studio Monitor ME de TOA permet une transcription précise, peu importe la source.^ÊÊÊÊÊÊÊÊÊ Sur les ME, les transducteurs sont disposés de façon symétrique.Regardez — l'enceinte de gauche est l'image inverse de celle de droite.Bref, vous HTOA Æ obtenez ce que vous voyez: une image stable et une mm*.*»** ç l stéréophonie réelle, convenant parfaitement aux régies des studios d'enregistrement et de diffusion.Quelle référence préférez-vous?Préférez-vous une enceinte à 3 voies ou 2 voies.ou peut-être une mini-enceinte plein ^ I enceinte à I acoustique I | propre a la pièce?Vous avez le choix car 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Street Edmonton.Alberta.T5S IKS.(403) 489-5511 I Sound* I Comrxrc at *ons ji i % :k *¦% > i Lbs loups PAR TOM HARRISON Les loups, ces sales bêtes, ont tou-jours eu une sale réputation: ils sont cruels, féroces, sanguinah res.et leur hurlements! Lugubres, à vous glacer le sang dans les veines, comme les histoires de vampires, de loups-garous, et autres petits chaperons rouges.Mais il faut le dire: tous ces contes à dormir debout ne sont pas fondés; les loups sont, bien au contraire, d’agréable compagnie, même s’ils sont eu petit peu carnivores, comme tout le monde.De plus, ils ont un sens de la famille et de la fidélité conjugale très prononcé.Et quand ils s’y mettent, leurs hurlements peuvent se maté-morphoser en une musique absolument unique en son genre.Surtout quand les loups sont d’origine mexicaine et qu ’ils s’appellent Los Lobos.Il existe à Los Angeles des quartiers bien délimités où vivent les Chicanos, ces nouveaux américains de souche mexicaines qui vouent, pour la plupart, un attachement profond pour les valeurs et la culture de leur barrio.Pour eux, la vie n’est pas très facile, il faut se mettre à leur place: entre un lointain passé de civilisation précolombienne, la venue des conquistadores, la révolution mexicaine, l’émigration quasi-forcée vers les Etats-Unis et le racisme des Yankees, ils ont eu le temps de se forger le caractère.Qu’est-ce que le hurlement du loup dans ces barrios où les gangs de jeunes se bagarrent à coups de couteau pour les beaux yeux de Conchita, et où le terme de macho ne décrit pas l’attitude d’un quelconque bellâtre de boîte de nuit mais bien celle du chef courageux, intransigeant, cruel?Ces jeunes loups des ruelles finissent par vieillir, délaissent leur cran d’arrêt pour prendre femme et fonder famille.Ils ne montreront plus des dents que si on les attaque, et leur musique est à leur image: musclée mais retenue, sensuelle et rythmée, éclatée à travers de multiples influences — rythm’n’ blues, rock, folklore mexicain, country — le tout exécuté sur des instruments qui ne courent plus les rues de ce côté-ci du Rio Grande: accordéon, quinto, mandoline, guitarron,' bajo sexto.Les loups survivront-ils?Mais certainement.L’année dernière, la magazine Rolling Stone sélectionnait leur microsillon Will The Wolf Survive?comme un des meilleurs de l’année, en même temps qu’il accordait à Los Lobos le titre de Meilleur groupe de l’année, ex-aequo avec nul autre que le E Street Band de Bruce “The Boss” Springsteen.Pendant ce temps-là, Los Lobos se voyait décerner un Grammy Award (meilleur enregistrement de type folklorique) pour Anselme, une pièce conçue au temps de la révolution mexicaine, c’est-à-dire il y a soixante-dix ans.Quel est le secret de leur réussite?En tout premier lieu, il faut retenir leur capacité de récréer en concert une véritable atmosphère de fiesta, qui s’accompagne habituellement d’une irrésistible bougeotte qui s’empare du public et qui ne le lâche plus.Certains sont des maîtres-chanteurs; Los Lobos, eux, sont des maîtres-danseurs.Dix ans à jouer dans des clubs, des salles de bal et des boîtes de nuit ont permis à Los Lobos de raffiner cette faculté plutôt rare de créer une atmosphère de happening à chaque concert et devant chaque public, restreint ou large.David Hidalgo, Conrad Lozano, Cesar Rosas, Louie Perez — Steve Berlin se joindra à eux plus tard — ont donc eu le temps de parvenir à cette complicité musicale qui manque si cruellement à de nombreuses formations contemporaines et qui ne s’obtient qu’au prix de longues,très longues heures de pratique.Dignes héritiers de Ritchie Valens, le précurseur des années 50 dont ils reprennent d’ailleurs la pièce Corne On Let’s Go, Los Lobos incarnent pour certains un renouveau de la musique américaine qu’on entrevoit avec des groupes comme R.E.M., True West, The Long Ryders, Rank And File ou The Del Fue-gos", puisque le renouveau s’effectue toujours par un retour aux sources.A cet égard, l’héritage des Chicanos n’est pas à dédaigner, ne serait-ce que parce qu’il en va dans la musique comme dans la vie: au tournant du siècle, les Chicanos, seront trente millions aux Etats-Unis.On commence d’ailleurs à se rendre compte que l’avenir de la musique en général et du rock en particulier est dans le métissage- «J’espère que d’ici peu, notre musique ne sera plus qualifiée d’alternative par les criques ou les gens de la radio», commente Louie Perez, le batteur du groupe, qui poursuit: «Nous faisons partie de la culture américaine et nous jouons de rock américain au sens strict de la définition, tout en nous attachant à restituer l’esprit frondeur du rock à ses débuts.” Mais pour obtenir une large diffusion radiophonique, il aura fallu que les Loups ménagent la chèvre et le chou: «Pendant que nous étions en train d’enregistrer la pièce How The Wolf WHI Survive?, quelqu’un a dit qu’on pouvait facilement en faire une chanson plus radiophonique, plus accessible; c’est ce que nous avons fait», explique Cesar Rosas, chanteur et guitariste.De fait, la chanson se démarque du reste de l’album par le traitement que les producteurs — en l’occurence, Steve Berlin et T-Bone Burnett —- lui ont appliquée: un son de batterie mis en évidence, des voix et des guitares soigneusement emballées.Cesar et sa bande savent pourtant qu’ils sont à la croisée des chemins: un peu comme les groupes canadiens ou .australiens ne se font souvent reconnaî-itre dans leur propre pays que lorsqu’ils ont séduit les enfants de l’Oncle Sam, il aura fallu que Los Lobos obtienne un succès sans équivoque à l’échelle nationale (grâce à MTV, encore une fois) pour que les Chicanos eux-mêmes soient réellement convaincus.«Depuis quelques temps, toutes sortes de groupes communautaires veulent que nous les représentions en toutes sortes d’occasions; certains activistes prétendent que nous nous servons de nos racines musicales de manière éhontée, uniquement pour faire de l’argent.D’autres veulent que nous prenions position sur certains problèmes politiques qui affectent les Chicanos» explique Rosas, qui poursuit: «En attendant, nous sommes ce que nous sommes, nous sommes heureux de représenter notre communauté, mais nous ne pouvons pas guérir les maladies de la société; par contre, en spectacle, nous pouvons vous donner une dose généreuse de notre médecine personnelle!» Q 71 TREAL \ Hill Cales Postales ADRESSES DES PAGES 56 À 63 DAGISCO En vente chez: Lily Simon Bis 1330 Beaubien, Mtl.273-7100 Mousseline 1228 Ste-Catherine ouest, Mtl.844-8784 Plus 1465 Crescent, Mtl.844-7581 Ultravox 170 A Principale.Granby (1)372-3232 La Voûte 239 B Principale, St-Sauveur 227-4144 Atomic Age 350 Queen St., Tor.(416)977-1296 Rue des Rêves 139 Spring St., New York (Soho) (212)226-6736 YVES GUILBEALLT En vente chez: Canadian Collection Holt Renfrew Center.Tor.(416)962-3987 Gloria Prêt-à-Porter 4924 Sherbrooke ouest, Mtl.483-6245 YU FASHION ACCESSORIES En vente à Toronto aux endroits suivants: Fairview Mail Eaton’s Center Sherway Garden Scarborough Tour Center COLLECTIVE 0-0009 En vente chez: Colorbox 160 McPaul, Tor.Ion both Toronto 290 Queen St.ouest.Tor.(416)596-7296 QUASI/METROPOLIS En vente chez: Métropoles 319 Queen St.ouest, Tor.COMRAGS En vente chez: Sheeba 1045 Laurier ouest.Mtl.495-1285 361 Victoria, Westmount, Mtl 481-5233 5250Queen Mary, Mtl.486-6889 Métropolis 319 Queen St.ouest.Tor.Andrew Pill 687 Young, Tor.(416) 927-9307 Atomic Age 350 Queen St., Tor.(416)977-1296 flnQrSaga Boutique Corso 1427 De la Montagne Scandale 3639 St-Laurent Podium 1250 Nobel.Boucherville La Feuille de Vigne 1251 Bleury Jardins Tissés 1444 Sherbrooke ouest.Sheeba 1045 Laurier Novaction Sports 4085 Griffith, Ville St-Laurent Dozier 6736 St-Hubert Octofruit 143 Petite Côte, Ste-Rose, Laval Henri Cohen 1229 A Ste-Catherine ouest Pratesi 1448 Sherbrooke ouest ADRESSES DES PAGES 38 À 41 Van Horne & Roberge 1448 A Sherbrooke ouest Démons & Merveilles 5100 Hutchison Uomo Moda 1452 Peel Jean Blais Inc.5450 Bordeaux Étienne Centre Rockland Valentino 6603 St-Hubert Mode Neon 375 Ste-Catherine ouest Boutique Choc 1375 Mont Royal est Dixversion 4361 St-Denis Le Château tous les magasins fiesta fiesta O’Tokio 1313, De Maisonneuve ouest 849-6545 Grège 2130.Crescent 843-6228 Ponton Costumes 451, St-Sulpice 849-3238 Boutique Maurice Ferland Inc.5103, St-Laurent 276-3108 ADRESSES DES PAGES 104 À 106 Scandale 3639, St-Laurent 842-4707 Groove 379, Rachel 844-9005 Mousseline 883 et 1228 Ste-Catherine ouest 844-8784 KETTLEIfCREEK CONFORTABLE, CLASSIQUE, COLORÉ Qu’y a-t-il de plus naturel?100°/o coton fait à la main.Pour toute la famille 2145 Crescent, Montréal, Qué.(514) 849-0528 Place Laurier Ste-Foy, Qué.(418) 658-2979 Réjean Dueharme Ehiver de force M /('s, S • >v- /.y/v- ** y\f‘A -K .4 y/'&ïm Philip Roth Le sein Mtxüajno Une jeunesse Philip} K' Sol fers Fenimes | Colin Higgins Kr
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