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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1946, Collections de BAnQ.

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Rjev^tte LÉVIS, FÉVRIER 194^ VL.XII, No 2 ¦I® Monsieur le Chanoine Philibert Grondin SI m, - f'" Rédaction et administration : Revue R.evue La Fédération des Caisses populaires.108, CÔTE DU PASSAGE, LÉVIS, P.Q.Organe officiel^ de la Fédération de Québec des Unions régionales de Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des Syndicats coopératifs de Québec Abonnez-vous \ a La Revue Desjardins Prix de l’abonnement .$1.00 "Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottcpwa'' ÉDITORIAL L& cl/LCL4'tO-4*4/t€> P Ljf fyQtldUdtt Les journaux du 5 janvier nous annonçaient que S.E.le Cardinal Villeneuve avait nomme monsieur l’abbé Philibert Grondin Chanoine honoraire.Cette nomination a réjoui particulièrement tous les sociétaires des Caisses populaires, sachant bien que les autorités religieuses ont décerné le titre de chanoine à monsieur l’abbé Grondin en reconnaissance de son dévouement pour les classes laborieuses, plus spécialement la classe rurale et surtout pour le travail magnifique qu’il a accompli depuis toujours, pourrions-nous dire, dans l’oeuvre des Caisses populaires.Monsieur le Chanoine Grondin est né à St-Joseph de Beauce, le 4 janvier 1879 II a fait ses études au Collège de Lévis de 1894 à 1901, fut professeur à ce même Collège de 1902 a 1914.Ordonné prêtre le 1er avril 1906, il fut, au début de sa prêtrise, aumônier des ouvriers de la chaussure a Quebec, et depuis 1914, il est missionnaire diocésain.Il est aussi aumônier ré gionale de 1 Union catholique des cultivateurs, et l’aumônier de la Fédération des Caisses populaires depuis sa fondation en 1932.y Monsieur le Chanoine Grondin est d’abord un prêtre, et comme tel, il a toujours exercé son apostolat pour le salut des âmes.Dès son jeune âge, il a compris qu’il était bien difficile à un humain qui vit dans la misère, de pratiquer la vertu.C’est ce qui l’a inspiré d’aider les siens en améliorant leur situation matérielle.C est ce qui lui a fait accepter la charge onéreuse, mais combien belle, de répandre non seulement à travers la Province, mais je dirais à travers le monde la belle doctrine de coopération que monsieur le Commandeur Desjardins commençait à mettre en action.C’est monsieur le Chanoine Grondin qui a diffusé par la presse les idées du fondateur des Caisses populaires: monsieur Desjardins agissait dans la pratique et monsieur le Chanoine Grondin prêchait l’idée coopérative.Comment se fait-il que monsieur le Chanoine Grondin soit devenu le propagateur des idées de monsieur Desjardins, un apôtre de la coopération?Voici ce qu’il nous dit lui-même: "C’était en 1906, l’âge de fer des Caisses populaires.'‘Je ne connaissais guère M.Desjardins que de vue.Il était à se promener sur l'avenue Mont-Marie.Avec l affabilité que tout le monde lui connaissait, il me salue, me demande mon nom et, dans un clin d oeil, la conversation tombe sur son oeuvre.‘/J! venait de faire passer, par la législature de Québec, "La loi des Syndicats coopératifs de Quebec , assurant a son oeuvre une existence légale.Il me cite alors des paroles de Sir Lomer Gouin, son ancien compagnon de collège et premier ministre de la province: ' y "Alphonse, si tes concitoyens te comprennent, tu sauveras un jour la race canadienne- française .,.J écoutais, attentif, l histoire de M.Desjardins, ses inquiétudes, son besoin urgent a aide seneux, etc.Mieux que personne, il comprenait l’importance de la presse.Tout à coup il s arrête et il me dit: y’ ^ / heure actuelle, ce qu il me faut, c est une campagne de presse pour former l opinion publique.Je n ai pas le temps de la faire moi-même: j'ai des longueurs dans mon style Pourquoi ne seriez-vous pas mon homme?” • 22 REVUE DESJARDINS “En ce jour du premier Vendredi du mois, j’ai demandé au Sacré-Coeur de me guider, de m’éclairer, et de me faire trouver un auxiliaire aujourd’hui même’’.“Mais, où publierons-nous notre prose, lui dis-je?“Dans le temps, les journaux catholiques indépendants n’existaient pas.Les autres n’étaient remplis que de chicanes de partis.“Je connais bien Tardivel, de “La Vérité’’ de Québec, me dit-il.Je vais frapper à cette porte.Nous passerons nos écrits dans cet hebdomadaire.’’ “Et voilà comment un beau matin je me suis réveillé journaliste.’’ Monsieur le Chanoine Grondin s’est réveillé journaliste, dit-il.Nous pouvons ajouter bon journaliste, et ce n’est pas peu dire.C’est avec une persévérance, une volonté indéfectible qu’il a réussi à vaincre quelque peu l’indifférence, l’apathie, et même l’un des plus grands ennemis des oeuvres: le sourire.Si, il y a un certain nombre d’années, on avait à craindre le sourire, aujourd’hui, ce n’est plus le sourire qu’il faut craindre, car, malheureusement, trop peu de gens, de nos jours, savent sourire.Les uns sont inquiets, les autres sont poussés par un vent de folie, folie des richesses, folie des grandeurs, folie de se donner toutes les satisfactions, folie de l’orgueil.Voilà la grande folie, l’orgueil, l’orgueil qui a perdu les anges, l’orgueil qui, aujourd’hui, perd le monde.Vous disiez un.jour, monsieur le Chanoine: “La jeunesse d’aujourd’hui sera-t-elle capable de braver le sourire?’’ Nous, nous disons: La jeunesse d aujourd hui sera-t-elle capable de vaincre l’orgueil?Me permettrez-vous, monsieur le Chanoine, d’ajouter quelques souvenirs personnels.Vous rappelez-vous ces mercredis soir où j’allais à votre chambre chercher vos écrits pour les porter au journal La Vérité?C’est vous, monsieur le Chanoine, qui m’avez enseigné la coopération.ë>ammaizie Monsieur le Chanoine Philibert Grondin C.Vaillancourt 22 Les Caisses populaires Desjardins Fernand Périgny 24 Ça, c'est être bon coopérateur Georges-A.Bouchard 25 Du juste salaire 25 Devoirs de la commission de crédit A.-Napoléon Mackay 26 Quelques notions de comptabilité Rosario-H.Tremblay 28 Protégez-vous le mieux possible Paul-Emile Charron 32 Un vrai succès qui augure bien J.-O.Rolpy 33 Lettre ouverte Louis Arneau 34 Des obligations Paul-Emile Charron 35 La population du Canada 35 A Saint-Marc de Rosemont 36 Un témoignage 37 Le fonds de réserve 38 Consultations légales 39 Le plus grand geste de l'Eglise 39 Les désirs du fondateur 40 Un autre souvenir que vous me rapportiez vous-même, il y a déjà longtemps hélas!; lorsque, finissant mon cours commercial au collège, je désirais retourner y faire mes études classiques, c’est vous qui vous êtes chargé d’en parler à mon père.Mais, la Providence aidant, vous n ayez pas eu à le faire puisqu’en vous rencontrant, ce bon père de vous dire: “Je ne sais pas ce qu on va faire de Cyrille, il est un peu malade, ses poumons sont faibles, il a fait de la chaise longue, et, en plus, il souffre d’une extinction de voix depuis des mois.’’ C’est vous qui avez dit à mon père quoi faire.Aujourd’hui, si je suis ce que je suis, je dois dire que vous en êtes responsable.Je vous en suis reconnaissant.Monsieur le Chanoine Grondin est l’auteur du Catéchisme des Caisses populaires publié sous le pseudonyme de J.P.Lefranc.Voici un autre fait raconté par lui-même: “Vers 1908, M.Desjardins s’amène à ma chambres “Je suis débordé, me dit-il.Vous enseignez le catéchisme à vos élèves; vous allez nous faire un “catéchisme de Caisses populaires’ pour nos futurs coopérateurs’’.J’hésite à entreprendre la tâche.M.l’abbé Joseph Hallé survient.Etait-ce par hasard?Y avait-il complot?.Toujours est-il que l'affaire est décidée.Je me mets à l’oeuvre.Sous une petite lampe fumante, tous les soirs à 9 heures sonnant, portes closes, j’essayais mes ailes et ma plume.Vous devinez que M.Desjardins critiquait, oh! charitablement, mon travail, en louait les efforts, me disait parfois que j’en faisais un succès.Et le bon abbé Hallé, en bon professeur de philosophie, m’incitait à me guider sur les “caisses” pour ordonner mes chapitres.VOLUME 12, LEVIS, FEVRIER 1946 23 • Inutile de vous dire que, tout en faisant mon possible, je faisais.à ma tête.Si nous avons peiné sur ce fameux catéchisme!” Que de services ce catéchisme des Caisses populaires a rendus à la cause coopérative, et tout spécialement à la cause des Caisses populaires! Aujourd’hui, ce catéchisme est rendu à sa huitième édition, et c’est par milliers et milliers que ce livre si fécond en enseignements est distribué partout.Monsieur le Chanoine Grondin ne s’est pas contenté d’écrire dans “La Vérité’’ sur les Caisses populaires, il écrit depuis quarante ans dans les revues et journaux agricoles, et surtout dans la page agricole de l’Action Catholique; sous la signature de Louis Arneau, vous découvrez monsieur le Chanoine Grondin.Que de succès la coopération ne doit-elle pas au Chanoine Grondin! Aussi, est-ce avec infiniment de reconnaissance que nous lui adressons, au nom des sociétaires des Caisses populaires, au nom de tous les coopérateurs, au nom, sommes-nous tenter de dire, de monsieur Desjardins, nos sincères et bien vives félicitations.Continuez votre oeuvre d'apostolat et que votre travail porte ses fruits les plus abondants.C.VAILLANCOURT LES CAISSES POPULAIRES DESJARDINS Bien rares sont les personnes qui peuvent se faire une juste idée des grands bienfaits moraux et sociaux que les Caisses populaires ont rendus à nos populations.Ce fut une véritable révélation dans le domaine économique de constater qu’une société de finance se souciait de la valeur morale d’un emprunteur.Tant de personnes ont été acculées à la faillite, parce qu’elles ne recevaient pas l’aide substantielle dont elles avaient besoin.Elles offraient pourtant des garanties de solvabilité incontestées, mais comme elles ne pouvaient produire un bilan démontrant un actif au double du passif, elles étaient trop souvent hélas, éconduites.Les Caisses populaires ne prêtent toutefois pas d’argent de leurs sociétaires à l’aveuglette.Certes non; un comité spécial de crédit est formé dans la paroisse, et chaque prêt est étudié par ces commissaires qui connaissent bien leurs concitoyens.Imagineriez-vous que des sociétaires qui se sont présentés à nos Caisses pour contracter des emprunts, bien que n’ayant pratiquement que leur honnêteté à offrir, ont vu leurs demandes exaucées; alors que d’autres bien à l’aise se sont vus refuser certains emprunts.L’expérience de 45 ans prouve que nous avons encore raison de croire que l’honnêteté offre plus de garantie que la richesse.Heureux sont ceux qui possèdent les deux; moins malheureux qu’avant sont les autres qui peuvent au moins présenter un bilan moral de première valeur.Quoiqu’on dise, il en reste encore beaucoup de ces bonnes gens pour qui la parole d’honneur est sacrée.Les Caisses se sont données pour mission d’aider d’abord les moins fortunés, et elles continuent encore dans cette voie tracée par le fondateur, M.le Commandeur Alphonse Des jardins.Il est évident que ce ne sont pas les gens riches qui ont normalement besoin d’emprunter.A quelques exceptions près, ces derniers le font pour spéculer, et assez souvent au détriment des pauvres.Mais n’allons pas conclure que les personnes riches sont nécessairement des personnes malhonnêtes.Nous avons encore assez de faits pour prouver que dans toutes les classes de la société, ils sont en nombre respectable ceux qui peuvent, comme disait Cyrano, se cambrer dans leur âme, et la race canadienne-française a sa large part de citoyens intègres.Il faut revenir à la vieille habitude de nos pères qui savaient si bien s’entr’aider.Il faut encore aujourd’hui mettre en pratique l’enseignement évangélique de la charité chrétienne à l’égard de son prochain.Fondées sur ces principes, les Caisses populaires ont à leur crédit des milliers d’exemples, où la coopération a sauvé des situations désespérées.Qu’on se rappelle que, pour consentir des prêts et aider au relèvement économique des nôtres, il faut, de toute nécessité, que les sociétaires de chaque milieu se fassent un devoir de confier leur épargne aux Caisses populaires.Vous aurez donc, en plus de recevoir un intérêt convenable, la satisfaction d’avoir aider les vôtres.Fernand PERIGNY- Dirigeants de Caisses populaires, c'est spécialement pour vous aider dans votre tâche, que la Fédération des Caisses populaires publie cette Revue.En bons coopérateurs, lisez-la; elle vous indique la solution à bien des problèmes qui sont vôtres.• 24 BEVUE DESJARDINS Ca, c'est être bon coopérateur Pour être bien administrée, toute entreprise doit être dirigée par de bons officiers.La tâche de ceux-ci se complique au fur et à mesure que leur organisation se développe et progresse.C’est le cas de nos Caisses populaires Desjardins qui augmentent continuellement leurs o-pérations à un rythme accéléré.Les administrateurs des Caisses ont pour fonctions de conserver l’épargne de leurs concitoyens et de la faire fructifier, à l’intérieur des cadres déterminés par la loi des syndicats coopératifs de Québec et des statuts légaux adoptés lors de la fondation de la Caisse ou modifiés par la suite.Le dévouement des officiers qui travaillent sans rémunération est épatant et incompréhensible pour l’égoïste, il est beau et consolant pour celui qui a de l’esprit social.Mais ce dévouement, si grand soit-il, ne suffit pas.L’administration convenable d’une Caisse populaire requiert les services d’hommes avertis, prudents, coopérateurs au vrai sens du mot.Un bon coopérateur s’intéresse réellement à sa Caisse populaire; il la veut solide, prospère, active parce qu’il a foi au mouvement, au bien qu’elle peut et doit rendre.Il regrette que son occupation principale lui fasse perdre contact avec sa Caisse, chaque jour; tout le monde sait qu’il doit vivre d’abord.A cause de cela, il doit consacrer une partie de ses loisirs à l’étude afin de se tenir au courant des développements de sa Caisse, étudier ses problèmes, en chercher la solution, se renseigner sur les méthodes coopératives, interpréter la façon avec laquelle d’autres Caisses populaires abordent et résolvent des problèmes identiques ou similaires.Rien de plus facile pour lui de se renseigner: il lit et relit au besoin la loi des syndicats coopératifs de Québec, les statuts et le catéchisme des Caisses populaires.Il collectionne au fur et à mesure la Revue Desjardins dont il prend un soin jaloux.Il sait qu’il y a là une mine inépuisable de renseignements variés sur tout ce qui a trait aux Caisses populaires.Il en feuillette souvent les anciens numéros lorsqu’il est en quête d’une information précise sur un point particulier.Il participe chaque mois à la discussion sur un article paru dans la dernière livraison de la Revue, à une réunion de son conseil.Mais, dira-t-on, ce bon coopérateur n’a plus de loisirs.Loin de là, il lui reste beaucoup de temps libre, car il étudie toujours avec méthode et il est convaincu qu’il suffit de quelques minutes chaque jour pour le rendre plus apte à toujours mieux administrer sa Caisse.Ce n’est même plus un sacrifice pour lui que de s’astreindre à ces études dans la réflexion et la lecture; c’est au contraire, un véritable régal pour celui qui a de l’esprit social, qui recherche l’amélioration de son sort en même temps que celui de ses co-paroissiens.Rien ne le satisfait plus que de mettre toutes ses connaissances et son expérience au service de sa Caisse; nul ne fait mieux l'affaire de sa Caisse que ce bon coopérateur.N’est-il pas permis de se demander combien, parmi les officiers de nos Caisses, se reconnaissent dans cet administrateur modèle, combien justifient la confiance qu’ont mise en eux les sociétaires?G.-A.BOUCHARD, inspecteur.DU JUSTE SALAIRE Son Excellence Monseigneur Francis Haas, évêque du Michigan, rappelant les enseignements de l'Eglise sur le juste salaire, dans un discours qu'il prononçait à Grand Rapids, à une assemblée des ouvriers de l'automobile organisée par la United Automobile Workers of America, établissait les trois principes suivants dont les syndicats ouvriers et patronaux doivent tenir compte dans la détermination des salaires: 1.La vie de l'ouvrier et de sa famille.2.Les conditions d'affaires de l'employeur.2.Le bien commun de l'économie."Le salaire d'un homme, de préciser Mgr Haas, n'est pas juste s'il ne lui permet d'acheter les choses nécessaires à la vie soit lorsqu'il travaille, soit quand il cesse de travailler sans que ce soit par sa faute." Traitant du second principe: les conditions d'affaires de l'employeur, S.E.Mgr Haas donne à entendre que de façon générale la grande industrie américaine n'est pas à plaindre et qu'elle est en mesure d'accorder à l'ouvrier un meilleur salaire.Notons, en passant, que le capital investi dans la grande industrie américaine a doublé depuis 1939 et que celle-ci avait obtenu du Gouvernement central des conditions telles qu'elle puisse amortir ses entreprises de production de guerre dans cinq ' ¦¦ VOLUME 12, LEVIS, FEVRIER 1946 25 • ans.Des économistes américains écrivent que le capitalisme industriel s'est fortifié dans leur pays et que nombre de grandes industries disposent aujourd'hui d'une puissance qu'elles n'avaient pas avant la guerre.Parlant du bien commun de l'économie comme troisième principe du juste salaire, Mgr Haas déclara ''que les salaires doivent être assez élevés pour permettre aux ouvriers de devenir propriétaires.Il devra y avoir une certaine égalité entre les salaires payés dans l'industrie et ceux payés dans l'agriculture, etc."Ce sont là les principes sur le salaire tels qu'émis par le Pape Pie XI dans son Encyclique Quadragesima Anno.Ce sont là des principes acceptables par tous, même par les non-catholiques et les incroyants, d'ajouter Mgr Haas.Tous doivent les étudier".P.-E.C.Devoirs de la commission de crédit "Dans une Caisse populaire Desjardins, la commission de crédit, de par son rôle si important, a pour ainsi dire l’avenir de la société entre ses mains.C'est elle qui voit à faire fructifier l'épargne des sociétaires, mais elle pourrait compromettre tout le travail des autres conseils si elle ne prenait .pas toutes les mesures requises pour ne consentir que de bons prêts.Les membres de cette commission doivent être compétents et se faire remarquer par des qualités d'impartialité et de discrétion.Ils doivent être sévères, mais d'une sévérité empreinte de justice et de charité.La commission de crédit exerce ses pouvoirs en vertu de l'article suivant de la Loi des syndicats coopératifs de Québec: "Cette commission a seule le contrôle absolu des prêts aux sociétaires, sauf le droit d'appel au conseil d'administration, et elle peut prendre partout, au profit de la société, pour garantir les prêts, des sûretés hypothécaires et autres et en donner mainlevée." Elle doit aussi respecter les statuts de la Caisse populaire, et plus particulièrement ceux-ci: "La présence de deux de ses membres est nécessaire pour que ses décisions soient valides"."Les décisions de la commission de crédit sur les demandes de prêts doivent être prises à l'unanimité des membres présents"."La commission de crédit examine toutes les demandes de crédit"."La commission doit toujours préférer les petits prêts à garantie égale"."Elle prend toutes les mesures nécessaires à la bonne gestion des fonds prêtés par la société, voit à la rentrée des créances, à l'accomplissement fidèle des engagements pris par les sociétaires emprunteurs." "Elle fixe le taux d'intérêt et les conditions de toute opération de prêt." "Elle doit connaître exactement l'emploi que l'emprunteur se propose de faire du prêt sollicité et elle doit refuser tout prêt destiné à une fin utile, extravagante ou improductive, ou en- core nuisible ou dangereuse pour les véritables intérêts de l'emprunteur"."Elle examine avec le plus grand soin la valeur morale et la situation de l'emprunteur.’' Quand tenir les assemblées: Dans une Caisse populaire dont le service des prêts est très actif, il est préférable de tenir une assemblée à chaque semaine.Les commissaires de créjdit se donsultent pour choisir le jour et l'heure de la réunion.Il est entendu avec le gérant de la Caisse qu'il n'est pas tenu de les convoquer: les commissaires se rendront à la Caisse à moins d'être avertis que le gérant n'a pas de demandes à soumettre, afin de leur éviter de se déranger inutilement.D'autre part, les sociétaires, sachant que les commissaires se réunissent, disons le mercredi soir, sauront que s'ils présentent une demande, le jeudi, ils devront attendre une semaine pour connaître la décision de la commission.Dans une Caisse où les réunions sont hebdomadaires, le gérant doit toujours bien considérer le cas, avant de convoquer une assemblée spéciale et il ne doit la convoquer que s'il est convaincu que l'emprunteur est réellement pris au dépourvu et qu’il était impossible de prévoir plus tôt sa demande d'emprunt.Ceci, afin d'habituer les sociétaires à prévoir et à mettre ordre à temps à leurs affaires.Il ne faut pas encourager le sociétaire qui, sachant d'avance qu'il aura à faire face à une échéance, attend que les trois jours de grâce soient expirés pour soumettre sa demande à la Caisse, exigeant la tenue immédiate d'une réunion pour étudier d'urgence son cas de crédit.Méfions-nous de ces emprunteurs; si les commissaires de crédit ne peuvent étudier à loisir cette demande, ils risquent de se tromper.Dans les autres Caisses, et selon le volume des demandes de prêts, on doit fixer les assemblées à toutes les deux semaines, ou encore à une date fixe à chaque mois.Cependant la réunion mensuelle est le strict minimum que l'on puisse demander, car, même s'il n'y a aucune demande de prêt à étudier, les • 26 REVUE DESJARDINS commissaires ont cette autre obligation de voir à la rentrée des créances.Comment procéder: La première phase qui intéresse les commissaires de crédit en ce qui a trait aux demandes de prêt est la demande même d'emprunt par des sociétaires, et celle-ci doit être transmise directement au gérant.Les sociétaires doivent savoir qu’un excellent moyen de se voir refuser un prêt, ce serait d'aller voir les commissaires de crédit individuellement, dans le dessein de préparer les voies à un assentiment.Le gérant doit s'arranger pour être seul avec le sociétaire qui sollicite un prêt.Il doit toujours se servir d'une formule de demande d'emprunt et voir à ce que le questionnaire soit complété.Un gérant, un peu diplomate, peut poser toutes les questions nécessaires pour bien renseigner les commissaires et, s'il est habile, le sociétaire ne restera pas sous l'impression qu'il a été forcé de se confesser et il ne taxera pas le gérant d'indiscrétion sur ce qui touche à sa vie privée.Etude des demandes soumises, etc.Les commissaires de crédit doivent se réunir au local de la Caisse populaire.Le gérant ne doit jamais aller les voir individuellement pour leur faire signer, l'un après l'autre, les demandes d’emprunt.Cette méthode est contraire aux statuts de la Caisse.Comme il n'y a pas de discussion, la première signature peut influencer la décision des deux autres commissaires.Les assemblées doivent être tenues à huis clos.Ce n'est que par exception que l'on fera conparaître le demandeur, pour obtenir des renseignements supplémentaires.Dans ce cas, la décision ne sera prise qu'après le départ du sociétaire.Au début de chaque assemblée, le gérant doit faire connaître aux commissaires le montant de l'encaisse, et dire quelle proportion est disponible pour les prêts.Son expérience devra le guider pour bien établir cette proportion variable selon que la Caisse est dans une période de progression ou à la veille d'une saison au cours de laquelle les retraits seront plus abondants.Les commissaires sauront alors s'ils peuvent s'intéresser aux demandes pour de forts montants ou s'ils ne peuvent accorder que de petits prêts.Les demandes sont alors soumises.Le gérant doit faire ressortir les principaux points du questionnaire de la demande.Il doit fournir les détails supplémentaires qu'il a recueilli de la conversation avec le sociétaire-demandeur.Il est aussi très important que le gérant donne en détail les autres obligations que le sociétaire a, le cas échéant, envers la Caisse, et aussi la façon dont ce sociétaire s’est acquitté d'engagements antérieurs.De là l'importance pour un sociétaire d'avoir à coeur de se faire une bonne réputation auprès des commissaires de crédit.D'autre part, si un commissaire est plus au courant que les autres de la situation de l'emprunteur, il doit leur en faire part afin que tous aient une idée aussi juste que possible de la solvabilité du demandeur.Avant de prendre une décision, les commissaires doivent commencer par examiner les garanties morales, qui reposent sur l'honneur, l'esprit d'ordre, l'activité, l'honnêteté et l’habileté de l'emprunteur.Si un emprunteur ne satisfait pas à cet examen il est inutile de procéder davantage et la demande doit être refusée.Si la demande a franchi le premier examen avec satisfaction, on examine alors les possibilités de remboursement et l'on fixe les conditions.Ces conditions doivent être réglés selon les moyens matériels du demandeur.Il ne faut pas poser des conditions si l'on est assuré d'avance qu'elles sont trop onéreuses pour le sociétaire.Il vaut mieux avoir un prêt de plus longue durée qu'en avoir un dont les versements seront toujours en retard.Il ne faut pas non plus négliger le motif de l’emprunt.A ce sujet, les commissaires de crédit peuvent rendre de grands services aux sociétaires en leur montrant l'utilité de tel prêt, qui, même s'il était autorisé, ne serait nulle ment productif et ne ferait qu'endetter davantage le sociétaire pour le conduire peut-être vers la faillite.Dans le cas d'un cultivateur les commissaires de crédit expérimentés peuvent souvent lui indiquer comment son établissement est déficitaire et lui proposer des moyens à prendre pour améliorer sa situation.Lorsque l'unanimité qui est requise est faite, le prêt est autorisé par les commissaires de crédit qui signent avec le gérant, séance tenante, le procès-verbal.Si l'on se sert des formules de demandes d'emprunt de la Fédération des Caisses populaires, le procès-verbal se trouve au verso.Il serait préférable, si l'on fait usage de ces formules, que le président de la commission de crédit appose ses initiales au-dessus du mot (accordé) et qu'il raye d'un trait de plume les mots (refusé) et à (considérer).Les commissaires de crédit doivent respecter la limite des prêts à un même sociétaire, telle que déterminée par l’asserriblée générale.Le gérant, doit être autorisé, par résolution, à signer l'acte de prêt hypothécaire au nom de la Caisse populaire, en se conformant à la signature sociale.En plus d'autoriser les prêts, les commissaires de crédit doivent voir, chaque mois, si les emprunteurs font les remises, selon les conditions fixées lors du consentement des prêts.Ils doivent demander au gérant d'envoyer des VOLUME 12, LEVIS, FEVRIER 1945 27 t avis, si c'est nécessaire, et déterminer s'il est temps d'avertir la caution.Ils ne doivent pas trop différer d'avertir la caution parce qu'intéressée, la caution peut aider beaucoup la Caisse dans le remboursement des prêts en retard.Cependant, si on se voit dans l'obligation de recourir à des procédures judiciaires, le cas doit être référé au conseil d'administration, puisqu’il peut seul poursuivre au nom de la Caisse populaire.Quelques notions Introduction En termes généraux, la comptabilité consiste dans la connaissance, l'interprétation et la présentation de l'état financier d'un individu, d'une corporation ou d'une entreprise quelconque.On peut déduire de la fonction du comptable et du teneur de livres une étroite relation.A la Caisse populaire on attend du gérant qu'il possède les notions générales de la comptabilité et les qualifications requises pour tenir les livres de telle sorte que les états puissent être établis avec clarté, précision et méthode.La première qualité du gérant modèle est l'exactitude.En effet, cette qualité permet de réussir plus facilement à comprendre la tenue de livres et la comptabilité.Elle est essentielle à l'expert comptable et nécessaire aux gérants de Caisses populaires.Le système à entrée double est en usage.Il est facile à comprendre.Les principes de la comptabilité y sont observés mais les mots techniques "débit" et "crédit" sont substitués par d'autres mots pour, faciliter la compréhension des opérations.Pièces justificatives et autres documents Chaque entrée doit être justifiée par un document qui donne les détails relatifs à la transaction effectuée.La pièce justificative sert de base à la comptabilité et en même temps, elle protège ou condamne le gérant ou l'employé de la caisse et le sociétaire.Les pièces doivent être faites à l'encre, avec propreté et méthode pour quelles soient faciles à lire.Elles doivent être datées et le folio du compte du sociétaire doit être mentionné.La signature du sociétaire doit attester l'authenticité du document et il faut aussi faire attester par les initiales du sociétaire les changements dans les écritures ou les chiffres pour éviter toute contestation.Dès qu'une pièce est signée et vérifiée et que la transaction est faite, il faut y apposer un sceau humide ou timbre en caoutchouc "PAYE", avec la date.Le préposé aux écritures y appose ses initiales pour attester l'authenticité de la transaction.Ce dateur est très utile pour la classification des pièces justificatives et leur pointage.La classification se fait par ordre chronologique, les bordereaux d'un côté et de l'autre les reçus et les chèques.Les pièces sont groupées jour par jour et on forme un paquet par mois.Les douze paquets de l'année sociale peuvent ensuite être enveloppés ensemble.Pour faire le pointage et la vérification, cette méthode est plus expéditive et elle est généralefent en usage.Combien de temps faut-il conserver les pièces justificatives?Il est recommandé de les conserver indéfiniment dans une chambre forte.Les bordereaux peuvent être détruits après cinq ans si l'espace vient à manquer.Quant aux chèques, il est possible de les remettre au déposant concerné en aucun temps après que les livres balancent correctement, de préférence après l'inspection, à la condition d'obtenir un reçu par lequel il accepte l'exactitude du solde inscrit à son carnet à telle date et reconnaît avoir reçu tant de pièces: chèques, débits, etc., Enumération et description des principales pièces justificatives.• 2?Les commissaires de crédit doivent avoir à coeur de faire l'éducation des emprunteurs, en ce qui regarde le respect des engagements.Il faut à tout prix que nos sociétaires-emprunteurs aient la réputation d'être de bons payeurs pour maintenir le bon crédit de nos classes laborieuses.Mettons bien en lumière les mots ''honneur'' et ''honnêteté".A.-Napoléon MACKAY, Assistant-chef des inspecteurs de comptabilité A) Pour les transactions au capital social et à l'épargne: 1 — Le bordereau est un document portant la date, le nom du sociétaire et le folio de son compte et il comprend la liste des billets de banque, de la monnaie et des chè- La Caisse Populaire St-François d’Assise de Québec Société coopérative régie par la Loi des Syndicats Coopératifs de Québec SIÈGE SOCIAL: QUÉBEC Québec,.^ .19Aÿ.Créditez.Coupons ^ UJpwv.J?/ / X 1 X 2 x 5 x 10 x 20 x 50 x 100 x Z è?2 0 / ^ 00 00 oo cû X X / 5c Argent.-.iq Chèaues V 41 Capital social Taxe a Capital social FOLIO S.DD )0 /oz ûb Prêts sur Billets Immeuble Immeuble lOrJ i b / oj ! b Signature.BEVUE DESJARDINS ques.Ce document doit être fait proprement et la signature de la personne effectuant le dépôt doit apparaître au bas de la formule.Voir modèle 1.Le bordereau est essentiel et il faut l'exiger toutes les fois qu'un sociétaire verse de l'argent à la caisse en dépôt au capital social, à l'épargne ou même en remboursement d'un prêt ou pour d'autres raisons.2 — Le chèque et le reçu pour retraits d'épargne a) Le chèque est un ordre, sans condition, donné par écrit, adressé par une personne à une autre, signé, par celle qui le donne, mandant l'institution où les fonds sont déposés de payer sur demande une somme d'argent précise à une personne ou à l'ordre d'unê personne désignée, ou au porteur (article 17, Loi des Lettres de change).C'est un document négociable sur l'endossement du bénéficiaire.Il y a l'endossement en blanc et l'endossement spécial (article 67 Loi des Lettres de change).Voir modèle 2.La somme écrite en lettres prime sur la somme en chiffres s'il y a une différence (article 28, 2ième alinéa Loi des Lettres de change).b) Le reçu pour retrait d'épargne est utilisé à la place du chèque parce qu'il est plus commode pour les transactions au comptoir et partant moins dispendieux qu'un blanc de chèque.Les retraits de capital par chèques ne sont pas permis car les règlements exigent un avis par écrit de trente jours au conseil d'administration.On doit donc utiliser la formule de reçu pour ces retraits au lieu d'un blanc de chèque.Il est recommandable d'indiquer au verso des chèques et des reçus le détail de l'argent remis au sociétaire.Ad-venant une erreur, il est ainsi possible de la retracer.¦30?glMlf ¦: •• •• ¦ ¦ • .• A .SOCIÉTÉ Réare PA» la LOI ©es SYNOICATS ÇOOPÉRAttFS DE QUEBEC .¦ • ¦ Doll ¦ .V' y t.nz compt6 Wirqæætxix&xæ.* :*rr -exx&~ ».: ' .O"' -*» O, : • •• fci b) Pour les transactions relatives aux prêts aux sociétaires: 1 — Le bordereau est utilisé pour les remises sur prêts.2 — Reconnaissance de dette: Voir modèle 3 Avec ou sans caution; Avec le nantissement a) agricole b) de valeurs mobilières: parts sociales, dépôts d’épargne, obligations du Dominion du Canada, de la Province de Québec, de municipalités, etc., (Référence la Revue Desjardins de sept.1945) 3 — Hypothèque (art.2016 et suivants Code civil), vente à réméré (art.1546 et suivants C.c.), bail conditionnel, promesse de vente (art.1476 et suivants C.c.) LIVRE DE CAISSE Définition Le livre de caisse contient les rentrées (recettes) et les emplois (déboursés) d'argent, distribués dans leur compte respectif par le moyen des colonnes verticales et conservés dans leur ordre de date par le moyen des lignes horizontales.Le livre de caisse est fait sur le principe de la comptabilité à entrée double.Les Rentrées (recettes) et Emplois (déboursés) remplacent débit et crédit.Voir modèle 4.Son importance Le livre de caisse est le véritable livre de la comptabilité, il est le plus important de tous pour plusieurs raisons: a) Les livres des comptes généraux, des comptes parti- culiers et les rapports mensuels sont faits d'après le livre de caisse.b) C'est le seul livre qui conserve les opérations de la société, dans un ordre de date au jour le jour.c) C'est par le livre de caisse que l'on fait la vérification de l'encaisse.d) Le livre de caisse avec les comptes généraux peut donner une situation à la date voulue.Toutes les rentrées et tous les emplois d'argent doivent être inscrits -immédiatement au livre de caisse, avant de les passer aux livres des comptes particuliers.Cette règle ne souffre aucune exception, et en vous y conformant exactement, vous éviterez bien des erreurs et bien des recherches inutiles.Pagination La pagination du livre de caisse, se fait au fur et à mesure, mais il est à noter que les feuilles "rentrées" et "emplois" portent la même pagination, car en réalité c'est une même feuille divisée en deux pour éviter les livres trop encombrants.Colonnes "Année, Mois, Jour" L'année, le mois et la date doivent être inscrits sur chaque feuille de rentrées, à la colonne "date" spécialement destinée à cet effet.Les opérations seront donc ainsi présentées dans un ordre chronologique parfait.Emplois des colonnes A la colonne "noms”, on inscrit le nom du sociétaire en commençant par le nom de famille et en terminant par le prénom et en y ajoutant, si nécessaire, une explication suffisante pour ne pas confondre les homonymes.La VOLUME 12, LEVIS, FEVRIER 1946 29 • RECONNAISSANCE DE DETTE La Caisse Populaire de /j r/ ' Û^^ ^ _ (Société régie par la loi des Syndicats coopératifs de Québec) Folia / / _ / O 00 DE la somme de —k:( Je, soussigné, iai!$ avoir emprunte et reçu de LA CAISSE POPULAIRE et je m'engage à rembourser cette somme avec l'intérêt au taux de — comme après échéance, à son sjège social, dans un délai de versements de ^Cl^U' chacun, le premier de ces versements devenant dû le -^«Dollars par annee.avant par (hebdomadaires, mensuels ou autres] réguliers et consécutifs — Dollars (S /£>¦ 00_________) 19 Le défaut de payer à échéance un seul versement entraîne l'exigibilité de tout solde dû sur lo dit prêt.31CCA ûct ta rvri T/-w-» o J ___________Xl________ __________• _ _ 1 % Si la Caisse est appelée à payer des frais de perception en rapport avec ma dette, je m'engage à les lui rembourser T-* —— J- — j-.* , - .Jusgu à acquittement entier de ma dette, la Caisse peut, en tout temps et sans avis, compenser avec ma dette toute somme qui est susceptible de m'être due à titre de capital social, de dépôt à l'épargne, d'in- teret ou de toute autre manière.Les parties reconnaissent qu'il s'agit d'une dette civile sujette à la préscrip.lion trentenaire.'' r r Nous déclarons nous porter cautions et consentir à la Caisse tous les droits lui résultant des conventions ci-haut auxquelles nous souscrivons, le tout conjointement et solidairement.(Signataire) colonne "Folio" sert à inscrire le folio ou numéro du compte du sociétaire dont l'entrée est faite sur la même ligne.Les autres colonnes sont les suivantes: Chiffrage dans la colonne "total" Aux Rentrées Taxe d'entrée Capital social Epargne Remise sur prêts Bénéfices Divers Total Aux Emplois Dépenses Bonis Intérêts sur épargnes Prêts consentis Retraits a) capital social b) épargne’ Obligations ou Divers Total Les montants entrés dans les colonnes des différents comptes doivent être additionnés horizontalement et reportés à la colonne "total", et cela en faisant l'entrée et non pas plus tard.Ce chiffrage à la colonne "total” permet de vérifier les additions du livre de caisse et fournit la somme des recettes et des déboursés.FORMULE DE DETAIL D'ENCAISSE A) Vérification quotidienne sur la formule spéciale Les opérations de la journée étant terminées, il faut tirer une balance de caisse en comptant l'argent, les chè- Rentrées CAISSE U ce: : 1 .'-¦v-i'SC.X Éaia*JPii DATE NOMS Foiio Toxe Capitol Social Epargne HH* Remis sur Prête Bénéfices H y A /s/ ¦ ni //V / o Sc> o \fo%oiz./oo o T TOTAL fo foot mm | 7 b /sU « * 10 H )2 13 14 I.I Sïopïis , ¦ • 30 REVUE DESJARDINS ques et autres valeurs en mains et les dépôts a la Caisse régionale et aux banques.Le total trouvé doit correspondre exactement au solde du compte ' Caisse des comptes généraux de la fin du mois précédent auquel on a ajouté le total des recettes depuis le debut du mois jusqu a la date actuelle et soustrait le total des déboursés du mois courant.Cette pratique est essentielle: 1— pour retracer au jour le jour les erreurs qui ont pu se commettre; 2— pour établir le montant d'argent et de valeurs en mains lors de la fermeture au cas où il y aurait un vol ou un cambriolage.Les détails nécessaires pour ce travail sont les suivants: a) le total de l'argent en mains (billets de banque et espèces); b) les chèques, les mandats, les coupons, les obligations, etc., encaissés et non encore compensés ou déposés; c) le solde net en dépôt à la Caisse régionale ou aux banques.Le détail des chèques, des mandats, etc., se fait comme suit: a) les inscrire au verso de la formule en indiquant le montant; b) indiquer par qui ils sont déposés ou échangés; c) sur quelle caisse ou banque ils sont tirés; d) autres endosseurs; e) date de chacun.Il est recommandable de préparer en même temps le bordereau pour le dépôt à la Caisse régionale ou à la Banque.L'endossement en blanc d'un chèque, c'est-à-dire la simple signature de la personne qui l'a déposé ou encaissé à la Caisse le rend négociable ou payable au porteur.La Fédération recommande aux caisses l'endossement spécial: "Pour dépôt seulement au crédit de la Caisse populaire de.", dès leur réception, pour tous les chèques autres que ceux tirés sur la Caisse, établissant ainsi la propriété sur ces documents et les rendant non négociables.Ces chèques ne peuvent alors qu etre déposés soit à la Caisse centrale, à l'Union régionale ou à une banque quelconque.Cette procedure éliminé les risques de vol, de cambriolage et de perte.Il va sans dire qu'il est toujours préférable de faire l'envoi du dépôt sans retard pour les mêmes raisons.La réconciliation des comptes de Caisse régionale et de banques se fait comme suit: Vous prenez le dernier solde mentionne au carnet ou à l'état de compte journalier de la Caisse régionale ou de la Banque auquel vous ajoutez le total du ou des dépôts en circulation.Ce sont les dépôts qui ont été expédiés par la poste ou autrement a l'institution concernée mais qui n'ont pas encore été entrés au credit de la Caisse à son compte.Il est facile d'établir s'il y a de tels dépôts en circulation en pointant les copies des bordereaux de ces institutions avec le carnet ou les états de compte.Ceux qui n'apparaissent pas au carnet ou aux états de comptes sont en circulation.Ensuite, vous soustrayez le total des chèques et des cartes de remises aux Banques en circulation.Ce sont les chèques et les cartes de remises émis par la Caisse et qui ont été passés régulièrement au livre de caisse mais qui n'ont pas encore été débités ou chargés au compte par la caisse régionale ou la banque.Le pointage des souches ou talons de chèques et de remises avec le carnet ou les états de compte révèle rapidement les items en circulation.D'ailleurs, en tirant une balance de caisse chaque jour l'élimination et l'addition des items en circulation se font facilement.Existe-t-il des différences, comment les retracer, si possible?Si le grand total de la récapitulation ne correspond pas au montant "En caisse ce jour", il y a un déficit ou un surplus de caisse, suivant que le total de la récapitulation est moins ou plus élevé que le solde d'après le livre de caisse.Il s'agit alors de retracer la différence, si possible.Pour ce faire, nous suggérons de procéder comme suit: Vérifier les additions des rentrées et des emplois au livre de caisse, et vérifier si les montants sont correcte- Intôrêts sur Epargne CAISSE 37^ Emplois Retraits sur Capital Social / COO£> Epargnes 12.7^ / ./OOQOO ^9^ Tût o j -y / Oa o
de

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