Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1 janvier 1956, Janvier
.R-243 EDIFICE DESJARDINS DESJARDINS ¦giilllMDiDnn ÜE SR .'-vfifJSi i « I mmm Janvier 19! Vol.XXII — N BILLET - ?- DIEU, dit un vieu conte, forme les fleurs du Paradis avec toutes les bonnes actions des hommes.Deux anges sont chargés de parcourir la terre et de recueillir la meilleure action dont Il fera la plus belle fleur.Et les anges font bien leur travail : ils y mettent un soin minutieux, ils savent, en effet, que Dieu consigne tout dans son grand livre d’or.* * * .Pendant la guerre, les anges arrivent sur un champ de bataille et trouvent deux soldats blessés et ennemis : l’un donne à l’autre le peu de cordial qui reste dans sa gourde, afin de lui sauver la vie.Sans tarder, les anges remontent au ciel pour faire inscrire ce beau geste dans le grand livre.Mais Dieu exige une action plus éclatante pour que s’épanouisse la plus belle fleur.* * * Les anges reviennent donc à la recherche d’actes héroïques ; ils en trouvent de tous genres : Ici des études sont payées à un enfant pauvre, là des déshérités sont accueillis dans des foyers rayonnant de chaleur et de bonté ; dans une grande ville, des bons cœurs secourent toutes les misères humaines.Dieu admire chacun de ces beaux gestes, mais déclare qu II lui faut mieux encore.* * * Les anges se découragent.(( Que faut-il donc à Dieu, si bon pourtant, si puissant, pour faire la plus belle fleur?)) Un soir, de guerre lasse, les anges se reposaient dans une ferme, lorsqu ils y trouvèrent deuxfemmes occupées à leur lessive : elles ne tiennent, selon eux, que des propos insignifiants : elles se racontent leur existence simple, sans bruit, sans éclat.Elles se réjouissent de ce que, vivant ensemble depuis' des années, non seulement elles ne se sont jamais disputées, mais ont réussi à ce que leurs enfants s’entendent bien, et ne disent jamais du mal de personne.* * * « Journée perdue, se disent les anges en remontant au ciel ; nous n’avons rien découvert d’extraordinaire, et le Seigneur ne sera pas content de ce qu il croira notre manque de zèle.)) Mais, ô surprise, en écoutant le simple récit des anges, le visage du bon Dieu s’épanouit ; Il a enfin trouvé de quoi faire la plus belle fleur du paradis, la fleur de la charité.* * * Chers coopérateurs, combien de journées nous semblent perdues, parce que nous avons (Suite à la page 13.) NOTRE COUVERTURE.—M.J.-Abel Marion, président de la Fédération des Caisses populaires de Québec.— {Photo : Studio Albert Dumas.) ÉDIFICE DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des syndicats coopératifs de Québec Vol.XXII, No 1 QUÉBEC Janvier 1956 Sommaire • PAGE Billet Jos.Turmel 2 Éditorial : Bonne année 1 C.Vaillancourt.3 La louange des clochers Louis Mercier.3 M.J.-Abel Marion, président de la Fédération des C.P.D.de Québec 4 Caisse populaire de Lévis 5 Visiteurs de la Jamaïque et de l'Asie Rosario Tremblay 7 Thomas W.Doig, décédé 8 Sa Sainteté Pie XII à la F.A.O 9 10 A Saint-Joseph de Beauce Jos.Turmel 11 On fêtera cette année Jos.Turmel 12 Les producteurs de sucre d'érable de Québec Gilles Croteau.13 Assurance combinée pour maisons d'habitation François Adam.14 14 Caisses populaires ayant adhéré à l'Assurance-vie « prêt )) et à l'As- 15 15 Notes et commentaires 17 Service de renseignements 18 Consultation légale Le Conseiller juridique 19 19 Rédaction et administration LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ÉDIFICE DESJARDINS 59.AVENUE BÉGIN.• LÉVIS, P.Q.• PRIX DE L’ABONNEMENT Pour les caisses et leurs sociétaires.$1.50 Pour les autres.$2.00 • LA REVUE DESJARDINS est imprimée aux ateliers Charrier c3 Dugal, inc., Québec.0h§SÜss)5E3 Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, ministère des Postes, Ottawa.DESJRRD N5 Bonne Année ! CE vœu que chacun formule au début d'une nouvelle année est-il fait en vain ?Non.Si Ton prend les moyens voulus, ce vœu se réalisera ; et, en vous le faisant à tous, j'en souhaite la complète réalisation.L'année sera bonne si nous vivons raisonnablement, en nous conduisant comme des hommes et en évitant les abus.Nous disons - en vivant raisonnablement - c'est-à-dire, en bannissant ces courses folles en automobile, à cent milles à l'heure, en modérant la vie trépidante que nombre de gens mènent ; nous prendrons le temps de respirer.L'année ne saurait être bonne en déployant une telle activité qui use si vite l'organisme humain.Voilà pour notre corps.L'année sera bonne, au point de vue économique, si nous organisons d'abord nos dépenses selon nos revenus ; c'est dire qu'il faudra penser avant de dépenser.L'année sera bonne encore si, établissant notre budget, nous nous y conformons ; c'est lui qui nous indiquera si les dépenses projetées sont productives ou nuisibles.Notre vie vaut la peine d'être vécue, à la condition d'être constructive ; de même que nous choisissons notre manière de vivre, de même organisons notre existence de façon à la rendre fructueuse et productive.L'année sera bonne moralement si nous vivons dans la pensée que notre âme est faite à l'image et à la ressemblance de Dieu, si nous observons le premier commandement qui nous ordonne d'aimer et d'adorer Dieu, Auteur de toutes choses.Dispensateur de tout bien.Celui-là aidera à observer le deuxième, tout semblable au premier : (( Aime ton prochain comme toi-même.)) Croyez-vous maintenant que ce vœu d'une Bonne Année peut se réaliser facile- ment ?Bien sûr, mais à la condition qu'on le veuille ; la volonté, hélas 1 ne fait-elle pas trop souvent défaut chez les hommes ?Le vœu que nous formulons le plus sincèrement pour vous tous, au début du Nouvel An, c'est celui d'une Bonne et Heureuse Année, et que tous aient la volonté de réaliser ce vœu.Ha louange besi clochers Ô clochers paysans, humbles clochers perdus Dans les pays sans gloire et les bourgs inconnus ; Clochers bleus dont l'ardoise entre les arbres brille.Et qui cousez le ciel de votre fine aiguille ; Clochers trapus aux airs de château-fort ; donjons Dont les créneaux rompus abritent des pigeons ; Clochers plats qui semblez vous blottir sous vos tuiles ; Clochers romans percés de fenêtres tranquilles ; Clochers des hauts plateaux, que l'on voit de partout ; Clochers que le passant découvre tout à coup Au secret des vallons où, parmi les feuillages.Comme des nids humains reposent les villages ; Clochers des bois, clochers des vignobles, clochers Des pâtis qui sonnez l'angélus aux bergers j Clochers des bords de l'eau qu'un moulin avoisine Et saupoudrés par lui d'une lente faïine j Clochers marins usés par l'haleine des flots.Et dont le regret vit au cœur des matelots ; Clochers, ô bons clochers de la terre natale.Vous êtes dignes tous d'une louange égale I Louis Mercier 4 LA REVUE DESJARDINS Québec, janvier 1956 M.J.-Abel Marion, président de la Fédération des Caisses populaires Desjardins de Québec -?- NOUS sommes heureux de faire part à nos Caisses populaires Desjardins et à nos lecteurs de la bonne nouvelle de la nomination de M.J.-Abel Marion, vice-président de la Fédération des C.P.D.de Québec et président de b Union régionale de Sherbrooke, à la présidence de la Fédération des Caisses populaires Desjardins de Québec.M.Marion succède à M.le commandeur Laurent Létourneau, qui nous a quitté pour un monde meilleur, en novembre dernier.Cette nouvelle de b élection de M.Marion à la présidence de notre Fédération ne prendra certes pas par surprise ceux qui connaissent la besogne considérable qu’il a accomplie chez nous, en particulier dans le milieu rural, et le dynamisme, la compétence et le dévouement qu’il a apportés à la tâche.Est-il vraiment nécessaire, tant il est connu, d’évoquer ici les institutions et les œuvres auxquelles le nom de M.Marion restera attaché.Baptisé, le 26 juillet 1885, à Paquetteville, dans les Cantons de l’Est (là où M.Desjardins fonda, en 1907, sa première Caisse populaire rurale), M.Marion, ses études terminées au collège Saint-Henri et au collège Saint-Sulpice, Montréal, se fixa, en 1904, à Sainte-Hedwidge (Compton) où il a toujours demeuré depuis.L’année suivante, il unissait sa destinée à Mlle Marie-Anne Viens.Ils eurent huit enfants, dont six vivent.M.Marion fut industriel, voyageur de commerce et cultivateur.Les cultivateurs qui bon souvent entendu traiter de leurs problèmes savent jusqu’à quel point il aimait les gens de la terre et la'vie à la campagne ; il a toujours manifesté une grande prédilection pour les ruraux, et il a beaucoup fait pour les aider à améliorer leurs conditions de vie.Il fut l’un des artisans de l’organisation professionnelle des cultivateurs ; vice-président de l’Union catholique des cultivateurs pendant quelques années, il en devint le président en 1936, et il exerça cette fonction jusqu’en 1955, alors que son travail comme membre de la Commission Héon chargée de faire enquête sur nos problèmes agricoles absorbait une part considérable de son temps.M.Marion est gérant de la Caisse populaire de sa paroisse depuis sa fondation le 31 octobre 1933 et de la coopérative agricole depuis 1914.Il est également président de l’Union régionale de Sherbrooke depuis sa fondation en 1934 et administrateur de la Société d’assurance des Caisses populaires depuis sa fondation en 1945.Et depuis plus de 30 ans M.Marion s’occupe activement des problèmes d’éducation comme LE BUDGET FAMILIAL ¦ Brochure de 32 pages.¦ Format commode X 8") ¦ Couverture illustrée.¦ Présentation simple.¦ Utilisation facile.C'est un article de propagande de premier choix pour la Caisse populaire, et chaque sociétaire souhaitera posséder et utiliser ce livret de budget.Prix : $0.10 l'unité 0.75 la douzaine 5.00 le cent 45.00 le mille Vos commandes seront complétées sans délai, aü comptoir de papeterie de la Fédération des Caisses populaires Desjardins.président de sa Commission scolaire.M.Marion se vit confier aussi de hautes fonctions dans plusieurs organismes provinciaux et nationaux.Un des plus ardents promoteurs de l’entente conclue entre la Coopérative fédérée de Québec et l’Union catholique des cultivateurs, il participa, plusieurs années, à la direction, au sein du Conseil exécutif, de cette entreprise coopérative, qui joue un rôle considérable dans notre économie agricole.Il fut longtemps aussi vice-président de la Fédération canadienne de l’agriculture auprès de laquelle il représentait, avec autant d’habileté que de compétence, nos intérêts agricoles du Québec.Il prit une part active à plusieurs congrès internationaux sur l’agriculture.L’Eglise s’est plus à reconnaître ses mérites en le nommant Chevalier de l’Ordre de Saint-Grégoire le Grand.Ardent défenseur des intérêts de nos agriculteurs, M.Marion est aussi un ardent propagandiste de la collaboration nécessaire entre les diverses classes de la société dans le respect mutuel de leurs droits.Elles sont solidaires les unes des autres.Et la prospérité générale ne saurait être assurée sans celle de l’agriculture.Notre mouvement des Caisses populaires Desjardins, tant urbaines que rurales, bénéficiera sûrement de la vaste expérience et du dynamisme de son nouveau président, qui poursuivra avec ses collègues de l’administration de la Fédération des Caisses populaire Desjardins de Québec l’œuvre si belle et si solidement assise de nos Caisses populaires, dans l’intérêt de tous et de chacun.À notre nouveau président nous exprimons les vœux d’un long et fructueux règne à la présidence de notre mouvement. Volume XXII, n° 1 LA REVUE DES JARDINS 5 Caisse populaire de Lévis -?- LA Caisse populaire de Lévis, la première fondée, et qui occupe le premier rang avec un actif de $5,891,164.au 30 novembre dernier, a tenu, le 8 décembre, sa cinquante-cinquième assemblée générale annuelle sous la présidence de Me V.-A.DeBilly, c.r., son président.En voici le rapport financier, avec Les remarques de son président.Chers sociétaires.Le Conseil d’administration est très heureux de vous présenter, pour approbation, le cinquante-cinquième rapport annuel des opérations de votre Caisse populaire pour l’exercice financier se terminant le 30 novembre 1955.La lecture de ce rapport vous permettra de constater que votre Caisse a connu une année très fructueuse.Les divers postes du bilan indiquent des augmentations substantielles tant du côté épargne que du côté crédit.L’actif atteint le montant de $6,617,684.97 soit une hausse de $469,150.65.C’est la hausse la plus considérable depuis 1944.Le capital social a augmenté de $5,765.60.Il était de $414,-227.50 en 1954 alors qu’il s’élève cette année à $419,993.10.L’épargne se chiffre à $5,640,-227.14 à comparer à $5,198,112.44 au 30 novembre 1954.L’augmentation est donc de $442,-114.70.Cette épargne, fruit des economies de nos sociétaires, est une source de bienfaits pour toute la paroisse car elle permet de rendre des services signalés à nombre de nos concitoyens particulièrement dans le domaine de l’habitation.Il y a aussi l’aspect de la sécurité du lendemain et la préparation à l’avenir pour les jeunes.À ce sujet, votre Caisse, en collaboration avec la Commission scolaire de la cité de Lévis, opère une (( caisse scolaire )) aux écoles Saint-François-Xavier et Notre-Dame.Cette initiation à l’épargne est un complément à la formation que les enfants reçoi- vent à l’école.Elle consiste à leur faire comprendre la nécessité de l’économie et la valeur de la petite épargne.La Commission de crédit a prêté cette année la somme de $814,-509.66 comparativement à $751,-214.95 l’an dernier.Les prêts SITUATION AU 30 NOVEMBRE 1955 ACTIF Prêts aux sociétaires : Sur hypothèques.$2,864,159.63 Sur reconnaissances de dette.157,161.10 Placements : $3,021,320.73 Obligations.$2,736,731.06 Parts à la Caisse Centrale.3,000.00 L’Àssurance-Vie Desjardins.30,000.00 La Soc.d’Assurance des C.P.D.50,000.00 -— $2,819,731.06 Intérêts accrus.50,113.04 Total $5,891,164.83 Immeubles s Solde de prix de vente.$ 28,998.10 Propriétés de la Caisse.59,773.45 Terrains.Ameublement de bureau.Total.Caisse au 30 novembre 1955.Total de l’Actif 88,771.55 30,250.00 6,500.00 $6,016,686.38 600,998.59 $6,617,684.97 PASSIF Capital social Epargne.Total du passif Bénéfices nets.Fonds de réserve.$ 383,389.01 Fonds de prévoyance.68,143.02 Fonds de bienfaisance.4,900.00 Surplus.66,004.66 $ 419,993.10 5,640,227.14 $6,060,330.24 35,028.02 Total de F avoir-propre Grand total.522,426.71 $6,617,684.97 6 LA REVUE DESJARDINS Québec, janvier 1956 sur garanties hypothécaires se chiffrent à $2,864,159.63 et sur reconnaissances de dette à $157,-161.10 soit un total de $3,021,-320.73.C’est une augmentation de $184,547.56.L’avoir-propre s’est accru de $20,650.63.Il s’établit cette année à $522,436.71.Les rentrées se chiffrent à $8,862,205.24 et les sorties à $8,415,541.70 ce qui fait un mouvement de fonds total pour l’année de $17,277,746.94, soit une augmentation de $768,856.28 avec la période correspondante de l’an dernier.Nous avons payé $143,439.87 en intérêts sur les dépôts d’épargne calculé à 3%.Si vous votez le boni de 6% que le Conseil d’administration recommande, c’est un montant de $24,800.qui sera payé aux détenteurs de parts sociales.Le conseil vous demande également d’approuver et ratifier la ristourne aux sociétaires-emprunteurs.Cette ristourne s’élève à $18,300 cette année.Comme vous le savez, nos sociétaires emprunteurs bénéficient de l’assurance-vie (( prêt )) en collaboration avec l’Assurance-Vie Desjardins depuis le premier mars 1955.Une seule réclamation s’élevant à $3,028.14 a été faite à date.Pour faire suite à la décision du Conseil d’administration, ratifiée par la dernière assemblée générale, l’assurance-vie « épargne )) entrera en-vigueur le premier mars 1956.Les placements sur obligations s'élèvent à $2,736,731.06.Le portefeuille se divise comme suit : gouvernements fédéral et provincial, $201,000.; corporations municipales, cités et villes, $935,600.; commissions scolaires, $852,800.; corporations religieuses, $388,700.syndics, fabriques, diocèses, hôpitaux et cimetières, $375,100.Les capitaux de placements devenant échus les cinq prochaines années sont les suivants : 1956, $443,-100.; 1957, $350,000.; 1958, $260,800.; 1959, $298,700 ; 1960, $176,400; La Caisse mécanisera sa comptabilité d’ici quelques mois et apportera certaines transformations au bureau.Le rendement sera meilleur et le service plus rapide.Les résultats obtenus au cours de l’année qui vient de se terminer ont été très satisfaisants.Nous le devons en grande partie au dévouement des trois conseils et commission et au travail consciencieux des employés.Nous les remercions en votre nom.Vous aurez à élire trois membres du Conseil d’administration en remplacement de MM.V.-A.deBilly, c.r., Hon.Cyrille Vail-lancourt et Ls-de-Gonzague Lé-veillé ; deux membres de la Commission de crédit en remplacement de MM.E.-Joseph Bernier et J.-B.-A.Lachance ; un membre du Conseil de surveillance en remplacement de M.le chan.Léon-N.Lessard.Ces messieurs sont rééligibles.Le président, Me Valmore DeBilly, ajouta à ces remarques quelques commentaires.C’est en 1938 que j’avais l’honneur de présenter pour la première fois, à titre de président, le rapport annuel des opérations de la Caisse.L’actif à cette date était de $1,797,266.81 alors qu’il s’élève cette année à $6,617,684.97.Les prêts aux sociétaires s’établissaient à $164,149.07 à comparer à $3,-021,320.73 au 30 novembre 1955.Vous pouvez donc constater tout le chemin parcouru depuis, se traduisant par une augmentation substantielle des épargnes des sociétaires et, dans le domaine du crédit, par une aide très avantageuse accordée à nos concitoyens sous forme de prêts.Il me plaît, à titre de président, de souligner toute la part que la Caisse a fournie dans le domaine de l’habitation aux citoyens de Lévis.Si notre ville a un pourcentage aussi avantageux de propriétaires, c’est parce que la Caisse populaire de Lévis a encouragé fortement l’accès à la propriété.Beaucoup de nos concitoyens sont devenus propriétaires parce qu’il y avait dans notre paroisse une (( coopérative d’épargne et de crédit )) qui leur a prêté à des conditions faciles.Nombreux sont ces nouveaux propriétaires qui n’auraient pu obtenir le même crédit ailleurs parce qu’ils ne pouvaient remplir les conditions exigées.La coopération a permis l’accès à la pro- priété à de nombreuses gens et elle a rendu un immense service à toute la communauté.Nos prêts atteignent presque 50% de l’actif.Les administrateurs ont jugé bon de restreindre certaines demandes de prêts considérables pour s’en tenir aux prêts sur l’habitation seulement.Nos sociétaires emprunteurs bénéficient, depuis le premier mars 1955, de l’assurance-vie « prêt )) en collaboration avec l’Assurance-Vie Desjardins.Une seule réclamation s’élevant à $3,028.14 a été faite à date.Pour faire suite à la décision du Conseil d’administration, ratifiée par la dernière assemblée générale, l’As-surance-vie (( épargne » entrera en vigueur le premier mars 1956.Le président rappelle le souvenir du commandeur Laurent Létourneau, président-gérant de l’Union régionale des C.P.D.de Trois-Rivières, président de la Fédération des Caisses populaires, président de la Société d’Assu-rance des Caisses populaires et vice-président de l’Assurance-Vie Desjardins, décédé en novembre dernier.C’était un grand coopérateur et un homme de grand mérite.Il souligne aussi la disparition de M.L.-Maurice Carrier, sec.-trés.de la Commission scolaire de la cité de Lévis, qui avait été membre du conseil de surveillance de la Caisse de 1938 à 1942.Avant de terminer, le président parle de (( La Coopérative d’habitation de Lévis )).La Caisse, dit-il, a été très heureuse de coopérer étroitement avec les dirigeants de cette coopérative et de l’aider à faire avancer ce projet.C’est le troisième développement important dans le domaine de l’habitation à Lévis auquel la Caisse a contribué.M.René Croteau, assistant-gérant de l’Union régionale de Québec et président de la Coopérative d’habitation de Lévis, remercia les administrateurs de la Caisse populaire de Lévis pour sa magnifique coopération accordée à la Coopérative d’habitation.La Caisse populaire a fait sa large part pour l’aider financièrement.C’est, dit-il, ce qui nous a permis de réaliser notre projet. Volume XXII, n° 1 LA REVUE DESJARDINS 7 Visiteurs de la Jamaïque et de l’Asie NOUS recevions, au début de décembre, la visite de M.Paul Thompson, assistant-régistrateur des Sociétés coopératives de la Jamaïque.M.Thompson est un boursier de la F.A.O., organisme des Nations-Unies qui s'occupe de l'alimentation et de l'agriculture en faveur des populations sous-alimentées.Il est venu au Canada et aux États-Unis pour étudier la structure fédérative des Caisses populaires et des Credit Unions et l'organisation des Caisses régionales et centrales.La Jamaïque est une des grandes Antilles, faisant partie des Antilles britanniques.Sa population est de un million cent vingt-cinq mille âmes (1,125,000).Elle est surtout peuplée de noirs.Son climat est pluvieux et torride.C'est un pays montagneux, mais très fertile.Les principales cultures sont la canne à sucre, le café, le tabac, le cacao, le maïs, la banane, etc.Sa capitale est Kingston.Cette île fut découverte par Christophe Colomb le 5 mai 1494 et fut conquise par les Anglais en 1655.L'esclavage a été utilisé pour mettre l'île en valeur, mais il fut aboli en 1838.M.Thompson, qui avait déjà visité la province de Québec il y a une dizaine d'années, a séjourné à la Fédération des Caisses populaires pour étudier en détail l'organisation et le fonctionnement de l'Union régionale de Québec et de la Caisse centrale de Lévis.Il a été à même de comparer les différences dans l'organisation des Caisses populaires du Québec et celle des Credit Unions, telles qu'elles existent dans les provinces de l'Ouest et dans les Maritimes.La Jamaïque compte cent cinquante coopératives dont la majorité sont des Credit Unions.L'actif total de ces sociétés est d'environ $500,000.M.Thompson s'est rendu au sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré où il a assisté à la messe le jour de l'Immaculée Conception.Il a profité de son passage à Sainte-Anne pour visiter la Caisse populaire, grâce à l'invitation de son gérant, M.Henri Jean.Durant la semaine du 19 décembre, sept étudiants en coopé- Sur La photo prise à la Meunerie coopérative de Saint-Anselme {Dorchester), de gauche à droite, première rangée : MM.M.Dirren, agronome de Dorchester ; Paul-Émile Charron, assistant-secrétaire de la Fédération des Caisses populaires de Québec ; M.Cardin, maire de la municipalité ; Rosario Tremblay, chef des inspecteurs de la Fédération des Caisses populaires de Québec ; J.-E.Lavallée, gérant de la Coopérative avicole de Saint-Anselme {Dorchester).Apparaissent debout, avec les visiteurs étrangers : MM.Hervé Sylvain, gérant de la Caisse populaire de Saint-Anselme, Magella Rhéaume, gérant de la Meunerie coopérative ; M.Pieite, inspecteur des Coopératives agricoles pour le ministère provincial de l’Agriculture ; Laurentin Bélanger, gérant de l’Abattoir coopératif régional de Saint-Anselme ; O.Chabot, agronome de Dorchester ; Maurice Couture, agronome, propagandiste de La Coopérative fédérée de Québec.O o "JL s % 8 LA REVUE DESJARDINS Québec, janvier 1956 ration, boursiers du plan Colombo, nous rendaient également visite pour étudier notre mouvement coopératif d’épargne et de crédit.Six étaient originaires de l’Indonésie, et un de la Birmanie.M.Abdoel Karim, surveillant des Sociétés coopératives de pêcheries maritimes de l’Indonésie ; M.C.Makasoenggal, surveillant des Sociétés coopératives de la province de Sulawesi, Taruna, Indonésie ; M.C.Natadisastra, inspecteur du Service des pêcheries maritimes de la province de Central-Sumatera, Tandjungpi-nang (Riau) Indonésie ; M.E.A.Huwae, inspecteur du Département des coopératives de la province de Moluccas, Ambon, Indonésie ; M.Ebo Soebasah, surveillant des coopératives,Ijirebon, province de West-Java, Indonésie; M.Mardjono Wiryamihardja, assistant-chef de la division de l’éducation et de l’information du Département des coopératives.Affaires économiques, Djakarta, Indonésie ; M.Uaye Maung, as-sistant-régistrateur des Sociétés coopératives, Rangoon, Birmanie.L'Indonésie, qui compte 90 millions d’habitants, est composé de trois mille îles de l’archipel Malais.Les principales îles sont : Bornéo, Sumatra, Java, etc.Ce pays, qui était la possession des Hollandais, a obtenu son autonomie politique, après la guerre.Les principales sources de revenus de l’Indonésie sont les pêcheries maritimes et l’agriculture.Le pays est renommé pour sa production de café, thé, riz, caoutchouc, noix de coco, canne à sucre, tabac, etc.Ce çays possède un réseau plutôt recent de coopératives de toutes sortes, dont les coopératives d’épargne et de crédit, les coopératives de production, de mise sur le marché, etc.La Birmanie est située à l’est du Bengal oriental, à l’ouest de l’Indochine, et au nord de la province de Yunnan et la Chine.Sa population est de 15 millions d’âmes.Sa capitale est Rangoon.C’est un pays montagneux.Le climat est tropical.La Birmanie est un pays fertile.Le riz est sa principale culture.Les Birmans produisent aussi du froment, de la canne à sucre, du tabac, du coton.Les forêts produisent du teck et autres variétés de bois de grande valeur.Le pays possède d’importants gisements de pétrole et des pierres précieuses, telles que rubis, saphirs, tourmaline ; aussi, de l’ambre, de l’étain et du tungstène.Les pêcheries apportent à la population une nourriture abondante.En 1931,' la Birmanie fut détachée de l’Inde.Elle fut occupée par les Japonais pendant la seconde guerre mondiale et libérée en 1945 par l’armée anglaise.Elle est devenue une République en 1947.Nos visiteurs sont venus étudier notre système coopératif, sur l’invitation du gouvernement canadien, avec l’aide du plan Colombo.Ils ont visité les coopératives de l’Ouest et des Maritimes.Ils ont pris contact, chez nous, avec le gérant et le personnel de la Fédération.Le système génial de la Caisse populaire Desjardins et l’organisation du mouvement sur le plan fédératif, l’Union régionale avec son organe financier, la Caisse régionale, et la Fédération provinciale ont paru les intéresser beaucoup.Ils visitèrent également la Société d’assurance des Caisses populaires et l’Assurance-Vie Desjardins.Une visite des diverses coopératives de Saint-Anselme fut organisée grâce au concours M.Thomas W.Doig, qui fut gérant de 1945 jusqu’à novembre dernier, de l’Association nationale des Credit Unions des Etats-Unis, terrassé par la maladie qui le minait depuis assez longtemps, est décédé, le 19 décembre, à l’âge de 59 ans.Il a consacré 30 ans de sa vie du Service de l’économie rurale du gouvernement provincial, de la Coopérative fédérée de Québec et de la Fédération des Caisses populaires Desjardins de Québec.Les coopératives visitées furent : la Caisse populaire de Saint-Anselme, la Coopérative de Dorchester, la Société cooopérative agricole de Saint-Anselme, le Cou-voir coopératif de Saint-Anselme.Elles ont bien voulu recevoir les visiteurs et ceux qui les accompagnaient à un dîner sous la présidence de M.Cadrin, maire de la municipalité.Ils se rendirent ensuite à l’Institut familial de Québec, dirigé par les Révérendes Sœurs Saint-Joseph de Saint-Vallier.Ils ont été à même d’apprécier les talents culinaires et artisanaux des futures mères de familles canadiennes et l’excellente organisation pédagogique de cette institution.Ils furent également les hôtes de la Coopérative fédérée de Québec, du Service de l’économie rurale du ministère provincial de l'Agriculture et du Conseil de la coopération de Québec.Ils ont paru très satisfaits de leur séjour dans le Québec, bien qu’ils n’aient pu, dans le court temps à leur disposition, étudier à fond notre mouvement coopératif et visiter plusieurs autres organisations qu’ils auraient aime à connaître.aux Credit Unions.Sa contribution au mouvement du crédit coopératif américain fut considérable ; il en est peu qui ont fait davantage pour le progrès du mouvement des Credit Unions chez nos voisins du sud.Il fut le pionnier des Credit Unions dans l’Etat du Minnesota et un des fondateurs de la Credit Union National Association dont il fut le secrétaire puis le gérant.Il fut aussi conseiller technique de la Commission du crédit de consommation du Federal Reserve Board.Rosario Tremblay Thomas W.Doig, décédé - *¦ Volume XXII, n° 1 LA REVUE DES JARDINS Sa Sainteté Pie XII à la F.A.O.LA F.A.O.est l’organisation de l’alimentation et de l’agriculture des Nations-Unies.Elle a été établie il y a dix ans, à la suite d’une conférence internationale tenue à Hot-Springs, É.-U., en 1943, dans le but d’aider à relever le niveau alimentaire des populations du globe qui souffrent de sous-alimentation.C’est une institution humanitaire d’inspiration chrétienne nécessaire à la paix et au salut du monde.C’est un devoir de charité chrétienne qui s’impose à la conscience des peuples d’Occident de venir en aide aux populations sous-alimentées qui se trouvent pour la plupart du côté de l’Est.La F.A.O., qui a son siège social à Rome, célébrait, en novembre dernier son dixième anniversaire en tenant sa VIIIe session.Ses participants ont profité de cette occasion pour présenter, le 10 novembre dernier, leur hommage à Sa Sainteté Pie XII qui a toujours témoigné le plus vif intérêt pour les travaux de la F.A.O.Il a même désigné auprès de la F.A.O.deux représentants et observateurs permanents du Saint-Siège en M«r Luigi Ligutti (dont nous avons déjà eu le bonheur de recevoir la visite à quelques reprises à la Fédération et qui porte un intérêt marqué pour les institutions sociales du Canada ^français) et M.le commandeur Emile Bonomelli.Voici quelques extraits de l’allocution que le Saint Père leur a adressée et que nous empruntons de XOsservatore Romano du 18 novembre dernier.(( Vous savez.Messieurs, avec quel intérêt Nous avons suivi les différentes phases de votre activité depuis le jour où la F.A.O.fut fondée.Il s’agissait alors de regarder en face ce fait terrible : plus de La moitié de la population mondiale est sous-alimentée ; pour satisfaire les besoins de L’humanité, il fallait doubler la production alimentaire.La F.A.O.se met éner- Xe ANNIVERSAIRE giquement à l’oeuvre : elle forme le Comité international de la crise alimentaire, entreprend un recensement mondial de l’agriculture et se propose la création d’un Conseil mondial de l’alimentation ; elle prend en charge les travaux commencés dans neuf pays dévastés par la guerre pour restaurer leur agriculture.Pour Nous limiter à quelques réalisations plus caractéristiques, rappelons qu’en 1947 fut constituée la (( Comission eu- ropéenne des forêts )) ; en 1948 eut lieu la première conférence régionale sur les problèmes de la nutrition ; tandis qu’à partir de 1949 un Comité mixte d’experts en cette matière se réunit annuellement sur divers points du globe.Puisque l’accroissement de la productivité et l’élévation du niveau de vie des populations rurales sont liés aux conditions sociales dans lesquelles travaillent les agriculteurs, la F.A.O.aborde La vieille maison sait résister.Ammâ.' 1 .* ïiiftSl ' / ~ * 10 LA REVUE DES JARDIN S Québec, janvier 1956 dès 1951 les problèmes de la réforme des structures agraires et les questions connexes du crédit agricole ; en même temps, des réunions multiples en divers continents appuient le mouvement coopératif agricole.« Il fallait, sans aucun doute, de la hardiesse pour envisager une action aussi variée et qui s’étendit à d’aussi grands territoires.Mais ces efforts n’ont pas été vains.Le rapport, que vous avez publié sur la situation de l’agriculture en 1955, note que la production agricole mondiale a atteint en 1954 un accroissement de 25% Par rapport à celle de 1946.Pendant cette décade, les pays sous-développés ont rapidement mis en valeur leurs ressources en terre et en eau ; grâce à l’assistance technique, ils ont appliqué, à la {îroduction animale et végétale, es nouvelles méthodes expérimentées et mises au point dans les régions plus avancées.Mais, à côté des résultats positifs, il importe aussi d’enregistrer les insufifi-sances et les malaises actuels, afin d’attirer l’attention de tous les responsables et d’orienter leurs efforts ; vous avez signalé entre autres la rigidité des structures productives et la difficulté qu’elles éprouvent à répondre adéquatement à la demande, la stagnation du commerce mondial des produits agricoles et le niveau insuffisant du revenu des agriculteurs, si on le compare à ceux d’autres activités.En de vastes régions du monde, on n a pas encore réussi à fournir aux hommes Le moyen d’acquérir toute la nourriture, dont ils ont besoin.Ce fait reste, faut-il le dire, Le motif premier qui vous stimule à poursuivre vos efforts.« Alors que jadis le problème de la faim apparaissait insoluble, il est permis à l’heure présente de le regarder en face et de compter pour le résoudre sur la collaboration des gouvernements.Les monographies consacrées à l’étude du sol ont attiré l’attention sur l’unité physique des diverses régions, qui rend la plaine solidaire de la montagne ; celui qui veut sauvegarder la fertilité de ses terres doit se préoccuper de ce qui se passe bien au-delà de leurs limites.Cette vérité prend ici.Nous semble-t-il, valeur de symbole ; les peuples favorisés par la nature ou par les progrès de la civilisation risquent de connaître un four de durs réveils, s’ils ne se mettent en peine dès maintenant d’cursurer à de moins fortunés les moyens de vivre humainement, dignement ret de se développer eux aussi.Eveiller davantage chez un grand nombre d’individus et de nations ce sentiment de responsabilité collective, et surtout provoquer par là des interventions éclairées et généreuses, voilà une tâche haute et noble ; en ces temps de suspicion, de division, de révolte, la portée morale d’un tel résultat dépasse encore de loin ses conséquences matérielles.(( Nous nous plaisons par-dessus tout à reconnaître, dans cette action mondiale destinée à toucher non un ordre privilégié, mais l’immense foule souvent impuissante et sans défense, un aspect authentique de la charité, que le Christ a illustrée par sa vie et par sa mort, et dont il a voulu faire le signe distinctif de ses disciples ; cette charité universelle, désintéressée, exigeante jusqu’au sacrifice, ne peut s’enraciner sinon dans l’amour que Dieu lui-même porte aux hommes.Elle en est la preuve la plus solide.)) À SAINT-PIE-X (Québec) Signature de La déclaration de fondation de la Caisse populaire de Saint-Pie-X {Québec) fondée le 6 décembre 1955.Parmi les signataires, à côté du propagandiste, on remarque principalement Monsieur le curé J.Beaulé, M.Gérard Laliberté, Ch.Lavallée, D.Savard, L.-P, Lapointe, etc.La Caisse a maintenant commencé ses activités.Nous lui souhaitons un fructueux travail dans la jeune paroisse de Saint-Pie-X.¦ N f f Volume XXII, n° 1 LA REVUE DESJARDINS 11 A Saint-Joseph de Beauce LA Caisse populaire de Saint-Joseph de Beauce est maintenant propriétaire.L'édifice qu'elle a fait construire a été bénit le 27 novembre dernier.M.le curé J.-O.Roy, après avoir procédé à la cérémonie liturgique, en expliqua le sens.(( La formule de l'Eglise, dit-il, demande au bon Dieu qu'il y ait humilité, bonté, mansuétude.N'est-ce pas que c'est à cet endroit, dans une Caisse populaire, qu'il y a lieu d'exercer cette bonté, cette charité envers le prochain ; et l'on demande, ne l'oublions pas, que l'observation de la loi soit respectée et tout particulièrement que l'on pratique la vertu de justice ; et après avoir ainsi pratiqué toutes ces vertus on demande de rendre grâce au bon Dieu ?(( En même temps, on m'a prié de bénir cette statue, la statue du Sacré-Cœur de Montmartre.On a choisi le Sacré-Cœur de Montmartre.On y voit un cœur qui est bien l'emblème de la charité.On demande au Sacré-Cœur de Jésus de bénir cet édifice et tous ceux qui l'habitent.Cette statue est invitante ; on a choisi le Sacré-Cœur de Montmartre les bras étendus, appelant, convoquant tous ceux qui veulent pratiquer la vertu de charité, tous ceux qui veulent participer à la coopération.« Et voilà donc, que nous demandons au Seigneur de bénir cet endroit, de faire répandre ses bénédictions sur tous ces coopérateurs et ce beau mouvement social, et nous lui demanderons de bénir, en même temps, leurs familles, afin que les vertus chrétiennes soient toujours respectées dans nos foyers chrétiens.De là notre force.)) M.le maire Auguste Doyon, au nom des autorités civiles, ajouta des mots de satisfaction : « Notre Caisse se devait de faire quelque chose pour notre vieille paroisse.Elle a bien accompli son devoir.Elle nous a donné un petit centre d'affaires remarqua- ble, comparable aux centres d'affaires de nos grandes villes.)) Puis il rendit hommage au travail de M.Elias Vachon, gérant, et ajouta : (( Cet édifice est élevé en l'honneur de nos citoyens et de tous les sociétaires qui, grâce à leur bon vouloir, ont permis de réaliser ce but que nous souhaitions tous.Ceci restera à la gloire de tous les citoyens de Saint-Joseph et de tous ceux qui ont fait une réalité de ce projet.)) À grands traits, M.Gérard Poulin, président de la Caisse, en fit l'histoire, rappelant le souvenir des disparus, et rendit hommage au dernier survivant des fondateurs, M.Ernest Lessard, puis au gérant et aux employés.L'Union régionale de Québec était représentée par son président-gérant, l'honorable Cyrille Vaillancpurt, et le secrétaire, l'abbé Emile Turmel, curé de l'Ancienne-Lorette.M.l'abbé Turmel, invité à parler, déclara que (( construire )) une Caisse populaire c'est un service de charité sociale.Et jetant un regard sur le passé encore assez proche de la Caisse, il rappela qu'il y a à peine trente ans, les futurs sociétaires, s'ils étaient économes, n'avaient pas appris à confier à d'autres le soin de leur argent.Et cela, au début./ I ¦ ÜL causa de l'inquiétude, de la difficulté au gérant.Le manque de compréhension portait au découragement.Et n'avait-on pas l'habitude de ne payer qu'à la Toussaint ?En a-t-il fallu des assemblées pour faire comprendre que la Toussaint c'était tous les jours 1 1 On l'a compris, grâce à la Caisse.M.l'abbé Turmel, qui était, ces années-là, propagandiste, raconta les jours sombres de la Caisse, alors que n'ayant personne pour remplacer le premier gérant démissionnaire, il avait fallut tout transporter au presbytère.M.Vachon, bien qu'arrivé à Saint-Joseph que depuis peu, consent à prendre la gérance, comptant sur l'aide efficace de madame Vachon.« L'expérience que j'ai dans la Caisse, dit monsieur l'abbé, m'a permis de constater que la femme est rarement attachée à l'argent.L'honnêteté d'une femme, quand on lui confie une Caisse, est admirable.Et une fois de plus nous avons constaté le dévouement et l'attachement à l'œuvre dont madame Vachon a fait preuve.Elle a voulu voir grandir et prospérer la Caisse.Si bien que son attitude nous a permis de venir réclamer les services de son mari pour inspecter les autres F O imkf: gp* 4 liS 4 a d * « 12 LA REVUE DESJARDINS Québec, janvier 1956 Caisses, laissant à madame Va-chon la responsabilité de la sienne.(( Votre Caisse a 29 ans d'existence : c'est donc pour elle une autre génération qui commence.Cette génération connaît-elle la Caisse populaire ?Et qu'est-ce qu'elle en connaît ?Parmi vous, qui m'écoutez, en est-il un qui en a lu les règlements ?Si un prêt vous était refusé, quelle serait votre réaction en face de ce refus ?(( M.Desjardins a fait des règlements très sages ; sévère pour les membres, il l'était davantage lorsqu'il fallait choisir un officier.(( Votre Caisse ne sera pas en danger parce qu'accidentellement elle perd de l'argent.Elle a déjà accumulé une réserve qu'elle doit avoir à cœur d'augmenter.Celui qui dépense tout son argent à mesure qu'il le gagne, n'est pas un économe ; on peut dire la même chose de la Caisse.)) Et M.l'abbé Turmel finit en disant que « l'éducation doit se faire au foyer : à cette fin il faut s'efforcer de comprendre les jeunes qui ne vivent pas dans les mêmes conditions où nous avons vécu )).M.Elias Vachon, gérant de la Caisse et aussi directeur de l'Union, présente M.le sénateur Vaillancourt, président de l'Union régionale de Québec.Après avoir offert un témoignage de reconnaissance aux officiers de la Caisse qui, depuis le début, se sont dévoués et ont assuré son progrès, particulièrement à M.et Mme Vachon, M.Vaillancourt rappelle qu'en 1932, la Caisse avait un actif de cent mille dollars, pour tomber à onze mille dollars.Rappelant quel-ues souvenirs plutôt sombres, il t remarquer que le dévouement de tous, la ferveur et l'ardeur du gérant et de son épouse ont fait une Caisse de neuf cent mille dollars d'actif.(( Ce n'est pas le désir du gain qui alors avait amené les dirigeants à s'en occuper.Ce ne sont pas ceux qui cherchent à répandre le bonheur autour d'eux qui exigent du paiement : pour eux, la joie de voir les gens bien établis, jouir d'une saine sécurité, est leur belle récompense, et ils n'en exigent pas davantage.« Si les dirigeants de votre Caisse populaire, continue M.Vaillancourt, ont fait leur devoir, si la Caisse populaire a fait son devoir pour la paroisse de Saint-Joseph, est-ce que chacun des citoyens de Saint-Joseph a fait son devoir envers elle ?Combien de gens qui, au lieu de gaspiller les quelques dollars gagnés, parfois péniblement, auraient dû les apporter à leur Caisse ?Cet argent serait resté chez vous, aurait travaillé à votre prospérité collec- AD MULTOS AN NOS aux dix-huit Caisses populaires de la province qui célébreront un important anniversaire de fondation en 1956.La Revue Desjardins est heureuse de souligner ces jubilés et souhaite à toutes ces Caisses beaucoup de progrès.Elles y réussiront dans la mesure même où elles se maintiendront dans l'esprit de celui qui nous a inspiré l'idée merveilleuse de la coopération.Le temps, en effet, n'a réussi qu'à nous faire mieux comprendre combien son inspiration a été providentielle et merveilleuse.Elle n'a rien perdu de son actualité.Sept Caisses auront 45 ans d'exis- tence cette année : Charlesbourg.2 mai 1911 Saint-Félix-de-Kingsey.25 juil.1911 Saint Prosper (Champlain).13 août 1911 Matane.21 août 1911 Saint-Frédéric (Beauce).27 août 1911 L'Avenir (Drummond).17 sept.1911 Chicoutimi.3 oct.1911 Trois Caisses ont été fondées il y a quarante ans : Notre-Dame de Hull.10 juil.1916 Almaville.17 sept.1916 Saint-Claude (Richmond) .16 oct.1916 Quatre Caisses auront trente années en 1956 : Saint-Jean de Wickham.26 fév.1926 Buckland (Bellechasse).1 sept.1926 Saint-Léonard (Port- neuf) .30 sept.1926 Saint-Roch-d’Orford (Sherbrooke).15 oct.1926 tive pour le bonheur et le bien-être de vous tous.)> Pour terminer cette demi-journée où les souvenirs avaient fourni de si belles leçons, un buffet froid fut servi aux invités, qui, fiers des résultats obtenus, préparent pour Saint-Joseph de Beauce des années de progrès que la vraie coopération ne pourra refuser à cette paroisse plus que deux fois centenaire.Joseph Turmel Pour quatre Caisses, ce seront les noces d'argent : Christ-Roi (Lévis).19 fév.1931 Saint-Joseph de Ham- Sud.22 mars 1931 Weedon-Centre (Wolfe).6 mai 1931 Saint-Anges de Ham- Nord.9 août 1931 EN SURPLUS Pour ceux qui auraient la curiosité de connaître le nom et la date des Caisses fondées depuis le début jusqu'à 1910, je donne de nouveau la liste de ces Caisses qui a paru précédemment : Lévis.1900 Lauzon.1902 Saint-Malo.;.1905 Paquetteville.1907 Saint-Isidore (Dorchester).1907 Québec.1908 Beauport.1908 Maria.1908 Rimouski.•.1908 Saint-Sauveur (Québec).1909 Saint-Jacques (Montréal).1909 Saint-Narcisse (Champlain).1909 Thetford-les-Mines.1909 Saint-Théophile-du-Lac (Lavio- lette).1909 Trois-Rivières.1909 Armagh (Bellechasse).1901 Saint-Gervais (Bellechasse).1910 Québec-Est.1910 Saint-Honoré (Beauce).1910 Saint-Martin (Beauce).1910 Saint-Jean-des-Piles (Laviolette).1910 Jos.Turmel On fêtera cette année. Volume XXII, n° 1 LA REVUE DES JARDINS 13 Les producteurs de sucre d'érable de Québec -?- DES cinq sociétés coopératives agricoles à caractère provincial dans le Québec (à ^exclusion de la Coopérative fédérée, qui est, à la vérité, une fédération de coopératives agricoles), la Coopérative des producteurs de sucre d'érable est sans contredit la plus importante.Elle est d'ailleurs la plus ancienne puisque la S.C.A.des producteurs de miel ne fut fondée qu'en 1939.Plus tard, en 1945, sont apparues la Coopérative centrale des producteurs de lin et la Coopérative avicole du Québec.Enfin, en 1952, la S.C.A.de Sucre de betterave fut organisée.On a un jour fait le rapprochement entre les pionniers de Rockdale et la Société des producteurs de sucre d'érable de Québec.C'est un parallèle qui vient naturellement à l'esprit lorsque l'on considère un peu l'historique, le développement progressif et les activités actuelles de la Coopérative des producteurs de sucre d'érable.Dans les années 1920-1924, l'industrie de l'érable de la province de Québec passait par une crise.Les bas prix, la mauvaise qualité du produit, la désorganisation des marchés et l'exploitation des fermiers par les commerçants ne pouvaient être combattus que par les efforts conjugués des intéressés.Fidèle disciple du commandeur Alphonse Desjardins, fondateur des Caisses populaires, M.Cyrille Vaillancourt, alors chef de la Division de l'apiculture et de l'acériculture au ministère de l'agriculture à Québec, s'attaque résolument à cette tâche géante de grouper les producteurs de sucre d'érable en une société coopérative et de leur faire opérer eux-mêmes leur propre relèvement.C'était d'ailleurs le moyen le plus efficace comme l'ont prouvé les faits.C'est en modernisant leurs méthodes d'exploitation pour améliorer la qualité de leur produit et en se serrant les coudes qu'ils ont retrouvé des marchés vraiment intéressants et échappé aux exploiteurs.De dix-sept qu'ils étaient au début, en 1924, les membres étaient déjà 102, l'année suivante, pour obtenir leur charte d'incorporation sous le nom de (( Les Producteurs de sucre d'érable de Québec ».La Société a son siège social à Lévis.Son bureau-chef occupe aujourd'hui un local dans l’édifice Desjardins.La fabrique, le laboratoire et les entrepôts sont à Plessisville, comté de Mégantic.MM.Armand Roberge et C.-E.Landry y exercent respectivement les fonctions de surintendant et de chimiste.Que de chemin parcouru depuis l'époque héroïque où la Société n'avait pour tout partage d'autre local que la cave de la maison de son fondateur.Aidé de temps n temps de volontaires tels que M.Simon Deschênes, décédé en septembre 1955, M.Vaillancourt s'occupait de tout à la fois : éducation, propagande, réception du produit, fabrication du sucre ou de la tire sur une installation de BILLET (Suite de la page 2) l’impression de n avoir pas accompli d’actions éclatantes, à nos yeux.Pourtant, nous le savons, tout est compté ; le moindre geste de charité aura son effet.Quand on sème, la récolte n est pas immédiate.Il jaut savoir attendre, surtout lorsque le sol est fait de « plus de cailloux que de bonne terre ».Mais il arrive toujours un moment ou la graine se développe, ou la plante grandit, quelquefois à l’instant oà l’on n’osait plus espérer.La grâce est capricieuse .elle ne s’épanouit parfois qu’au dernier moment.alors qu il n’y a plus d’espoir humain.C’est par un geste, tout petit en soi au début, que le commandeur Desjardins nous a conquis.Par le meme moyen sachons conserver sa conquête, et garder les cœurs qui se sont donnés.Bien chers coopérateurs, c’est le souhait, au début de 1956, que je forme pour vous et tous les vôtres.Jos.Turmel fortune, et livraison à pied à Lévis et à Québec.Raconter toutes les péripéties et les difficultés des débuts serait certes très intéressant, mais un tel récit dépasse les cadres d'un simple article d'information.Tout était à faire.L'opposition et l'apathie ne faisaient pas défaut.Mais, en dépit des luttes âpres et répétées, la Société a grandi sous l’habile gouverne de son fondateur, aujourd'hui devenu sénateur, l'honorable Cyrille Vaillancourt, qui en est toujours le gérant.Elle compte maintenant près de 6,000 membres, repartis dans 47 comtés de la province, et manipule chaque année une dizaine de millions de livres de sirop d'érable.Reçu en barils à la fabrique de Plessisville, ce sirop est classifié par les inspecteurs du gouvernement provincial, analysé selon les méthodes les plus au point, emballé ou transformé en sucre, en beurre, ou en sucre granulé et distribué à travers tout le pays, pour une part, tandis que le reste, environ 80%, est exporté aux Etats-Unis.Des milliers de caisses des produits Citadelle et Camp vont ainsi alimenter, chaque année, les marchés de la consommation domestique et industrielle.Toujours en développement, la Société admet sans cesse de nouveaux membres et travaille constamment à l'amélioration de l'industrie de l'érable, avec la coopération des ingénieurs-forestiers du ministère des terres et forêts et les spécialistes du ministère de l'agriculture de Québec.La sylviculture est encouragée, le matériel et les méthodes d'exploitation modernisées et rationalisées afin que le fabricant de sucre d'érable du Québec produise en quantité toujours plus grande un produit de haute qualité recherché partout par les véritables connaisseurs.Gilles Croteau, secrétaire-trésorier. 14 LA REVUE DESJARDINS Québec, janvier 1956 Assurance combinée pour maisons -4- NOUS sommes heureux de vous annoncer que, dans le cours d'avril prochain, nous serons en mesure d'offrir au public un contrat d'assurance combinée pour maisons d'habitation.Cette police comportera les couvertures d'assurances suivantes, qui pourront aussi être prises individuellement : a) Incendie sur le bâtiment ; b) Incendie sur le contenu ; c) Les risques supplémentaires, tels l'effondrement, l'explosion, le choc d'un véhicule ou d'un appareil de navigation aérienne, le bris de vitres, la foudre, l'émeute, les dommages malicieux, la rupture ou le gel des systèmes de chauffage à eau chaude ou à vapeur, des systèmes de plomberie, de climatisation, la fumée, l'eau, la fonte de la neige, l'ouragan, la grêle, le tremblement de terre ; d) Tous risques.Sur le contenu des locaux domiciliaires, à quelque endroit que ce soit ; e) La responsabilité personnelle DOCTEUR A.-T.CHARRON M.Alphonse-Télesphore Charron, docteur ès sciences chimiques, et ancien sous-ministre adjoint de TAgriculture à Ottawa, est décédé en décembre dernier, à Tâge de 85 ans.Les Canadiens français, en particulier ceux de l’Ontario, ont contracté une dette de reconnaissance envers ce grand patriote qui, comme président de l’Association canadienne-française d’éducation d’Ontario, co-fondateur du journal Le Droit, président de l’Institut canadien-français d’Ottawa et de la Société Saint-Jean-Baptiste d’Ottawa, a fait beaucoup pour la reconnaissance des droits du français et pour les respect de leur foi religieuse, en particulier dans l’enseignement.Le docteur Charron s’est montré dans compréhensive, c'est-à-dire que : 1° Nous indemniserons l'assuré de la perte résultant de la responsabilité qui lui est imposée par la loi, relativement aux lésions corporelles reçues par toute personne, y compris la mort en résultant ; 2° Nous rembourserons à l'assuré toute somme qu'il sera appelé à payer relativement aux dommages ou à la destruction de tout bien, la propriété d'autrui ; 3° Nous paierons, jusqu'à concurrence de $250., les soins nécessaires de médecin, chirurgien, d'ambulance, d'hôpital, d'infirmière, relativement à toute lésion corporelle reçue accidentellement par toute personne, qu'il y ait responsabilité ou non de la part de l'assuré ; 4° Nous paierons les bénéfices de la compensation volontaire aux personnes employées au domicile de l'assuré, qu'il y ait ou non responsabilité de la part de l'assuré, soit la perte du salaire, pour une opériode de temps li- IN MEMORIAM -?- la lutte scolaire ontarienne un habile et courageux combattant.M.J.-ALBERT COMTOIS La Caisse populaire sociale de Sherbrooke regrette la perte d’un de ses fondateurs en la personne de M.J.-Albert Comtois, décédé le 19 décembre dernier, à l’âge de 75 ans.Il fut un excellent coopérateur.Il remplit avec une grande conscience la fonction de président de la Commission de crédit de sa Caisse depuis sa fondation en 1934.Il participa à la fondation de l’Union régionale de Sherbrooke en 1934, et en 1937 il devint président de la commission de crédit de la Caisse régionale de d’habitation mitée les frais médicaux et, s'il y a décès, une somme jusqu'à concurrence de $3,000.aux héritiers légaux, plus les frais funéraires jusqu'à concurrence de $125.Si l'assuré désire un contrat du genre et qu'il détient déjà, dans notre compagnie ou ailleurs, des contrats d'assurance incendie, de responsabilité, de vol et tous risques (soit l'assurance flottante), cette police d'assurance combinée pourra être émise immédiatement et nous accorderons sur les contrats déjà en vigueur un crédit sur les primes payées calculé sur base pro rata.Tel que vous le constaterez, ce contrat offrira de très grands avantages et il simplifiera énormément le problème de l'assurance des assurés et des créanciers hypothécaires.François Adam, directeur général, la Société d’assurance des Caisses populaires Desjardins.Sherbrooke.Il fit preuve d’un grand dévouement et d'un bel esprit social.M.JOSEPH TRUDEL La Caisse populaire de Saint-Denis du Lac-aux-Sables regrette le départ d’un de ses fondateurs, qui était commissaire de crédit et qui a manifesté un zèle particulier pour sa Caisse populaire : c’est M.Joseph Trudel, décédé à l’âge de 74 ans.Les siens n’oublieront pas l’esprit social, le dévouement, la générosité de M.Trudel.Les coopérateurs auront sans doute une pensée dans leurs prières pour ces bons serviteurs de Dieu. Volume XXII, n° 1 LA REVUE DES JARDINS 15 CAISSES POPULAIRES AVANT ADHÉRÉ A L’ASSURANCE-VIE «PRÊT» ET A L'ASSURANCE-VIE «ÉPARGNE» -?- • Cette liste représente les nouvelles adhésions reçues pendant les mois de novembre et décembre 1955.PROVINCE DE QUÉBEC Caisse populaire Saint-Étienne de La-Malbaie (Charlevoix) « « Vallée-Jonction (Beauce)* « « Saint-Firmin (Saguenay-Charlevoix) « « Sainte-Anne de la Pocatière (Kamou- raska)* « « Saint-Fabien de Panet (Montmagny) * « « Saint-Maurice de Thetford* « « Sainte-Marie (Beauce)* « « Val-Saint-Michel (Québec)* « « Fatima (îles-de-la-Madeleine) « (( Beauceville (Beauce) « « Sept-îles (Saguenay) « « Saint-Irenée (Charlevoix)* « « Baie-Saint-Paul (Charlevoix)* « « Huberdeau (Argenteuil) * « « Saint-Nazaire de Ville LaSalle - Mont- réal* « « Très-Saint-Sacrement de Lachine (J.- Cartier) o (( Fort-Coulonge (Pontiac)* « « Saint-François-d^Assise de Montréal* « « Saint-Irénée de Montréal* « (( Hochelaga (Montréal)* « (( Victoriaville (,Arthabaska) « « Saint-Ambroise de Milan (Frontenac)* « « Saint-Thérèse de Joliette* « « Saint-Alexis (Montcalm) « « Saint-Çôme de Joliette* « « Saint-Émilie de l’Énergie (Joliette)* « Saint-Jean-de-Matha (Joliette)* « Saint-Ambroise de Kildare* « Saint-Théodore de Chertsey* « Berthierville* « Saint-Cuthbert (Berthier)* « Matapédia (Bonaventure) * « L'Ascension de Patapédia (Bonaven- ture) * « Saint-Alexis de Matapédia (Bonaven- ture) Caisse populaire Sainte-Rose du Dégelis (Témiscouata) ((
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