Ici Radio-Canada, 28 octobre 1972, RADIO
sommaire v-tkv.«.«.y ^ .f: ^fi-.,.jiêss les conceris de radio-canada mcluhan au futur nouveau troubadour de la chanson pinget et la quête de l’identité « le pouvoir » de bertrand de jouvenel la muse de saint-germain-des-prés des histoires de bonnes femmes francis poulenc c m vm m " I » CONCERTS DE RADIO-CANADA Billets gratuits Les billets gratuits mis à votre disposition pour assister au premier concert « populaire » de Radio-Canada seront distribués le samedi 28 octobre à compter de midi, à Radio-Canada, 1425 ouest Dorchester.Chaque personne aura droit à deux billets seulement.Cet horaire est diffusé intégralement à l’antenne de CBF-FM 100,7, Montréal.Un certain nombre d'émissions incluses dans cet horaire sont aussi diffusées par les postes de la chaîne française AM de Radio-Canada à l’exclusion de CBF-690, Montréal.Si vous ne demeurez pas dans le territoire couvert par l'émetteur de CBF-FM, veuillez consulter l'horaire local.Les articles et renseignements publiés dans Ici Radio-Canada Radio peuvent être reproduits librement, sauf indications contraires.STATIONS DE LA CHAINE AM: CBF/690 CBV/980 CBOF/1250 CBAF/1300 CJBC/860 CBJ/1580 CBEF/540 MONTREAL QUÉBEC OTTAWA MONCTON TORONTO CHICOUTIMI WINDSOR CBUF-FM/97,7 VANCOUVER Edition Société Radio-Canada Service de la publicité de la radio C.P.6000.Montréal Rédaction René Laporte C.Ferland — R.Houle Horaires F.Ayotte Numéro gratuit Distribution tél.285-2671 Frais d’expédition à domicile: $6.60 Tout chèque ou mandat doit être fait à l'ordre de Ici Radio-Canada Radio et adressé à Periodica Inc.7045, av.du Parc Montréal 303, Québec Tél.274-5468 CBGA/1250 MATANE Dépôt légal — Bibliothèque Nationale du Québec.No D725-304 2 Premier concert « populaire » de Radio-Canada t Ô b«c.LES JOYAUX DE L’OPÉRA FRANÇAIS ET ITALIEN Le vendredi 3 novembre à 20 h 30, en la salle Claude-Champagne, 200, rue Bellingham, Outremont, sera présenté le premier concert populaire de Radio-Canada pour la saison 72-73.Rappelons que ces soirées musicales qui sont cette année au nombre de dix-huit, offriront au public mélomane des concerts de l’orchestre de Radio-Canada, des concerts de mus que de chambre, des concerts populaires, comme aussi des récitals mettant en vedette quelques-uns des meilleurs artistes de chez-nous.Ainsi, à l’Inaugurat on de la nouvelle saison, vous êtes invités à entendre les réputés chanteurs Louise Lebrun, Pierre Duval, Napoléon Bisson et Claude Corbeil dans des extraits d'opéras de Bizet, Massenet, Gounod, Posslni et Donizetti.Au pupitre de l'orchestre de Radio-Canada: Jacques Beaudry.LOUISE LEBRUN Louise Lebrun, dont la carrière connaît un v:f succès, tant en Europe qu’en Amérique, apparient à la jeune générât on des chanteurs canadiens.Dès 64, les critiques londoniens lui prédisent un brillant avenir: « Elle est de la plus parfaite aisance vocale », écrit l’un d’eux.Depuis, elle a participé à plus de quatre cents représentations d’opéras et de concerts en Angleterre, en Allemagne de l'Ouest, en Tchécoslovaquie, en Yougoslavie et en Amérique du Nord.En 70, c’est à New York que nous suivons la jeune coloratur alors qu’elle fait de brillants débuts au New York City Opera dans le rôle de Güda de Rigoletto, rôle qu’elle vient de reprendre tout dernièrement et avec le même succès à l’Opéra du Québec.Par la suite, elle va chanter au festival de Glyndebourne, au fest val d’opéra de Santa Fé, et se fait entendre aux divers Opéras-Conceris de la radio de Radio-Canada.A la télévision, son public a aussi l'occasion de l'applaudir, notamment dans Roméo et Juliette de Gounod et dans le Secret de Suzanne de Wolf-Ferrari, alors qu’à la scène, ils la retrouvent dans la Fille du régiment de Donizetti.PIERRE DUVAL Pierre Duval et Louise Lebrun ont travaillé ensemble à plusieurs reprises.C'est a nsi qu’il lui a donné la réplique dans Roméo et Juliette, dans la Fille du régiment et, encore récemment, dans Rigoletto.Cependant, le ténor canadien a, lui aussi, une carrière qui lui est propre.C’est en 1964 que Pierre Duval se fait connaître sur la scène internationale grâce à l’enregistrement de l'opéra / Puritani de Bellini, réai sé avec le concours de la grande Joan Sutherland.En février 68, il chante dans le Requiem de Verdi avec l'Orchestre de Cleveland dirigé par le regretté George Szell.Depuis, il s'est produit en Europe, notamment à Rome et à Barce'one, ainsi qu’aux U.S.A., à Ph.ladelphie, Pittsburg et Hartford.Au Canada, Pierre Duval a rempli de nombreux engagements, tant à la scène qu'à la radio et à la télévision.3 NAPOLEON BISSON Napoléon Bisson excelle à l’opéra dans les rôles astucieux et bouffons.Il en a d’ailleurs défendu plusieurs au cours de sa carrière.Merveilleux interprète du rôle-t.tre de Gianni Schlcchi à la télévision de Radio-Canada, il y a aussi joué les rôles de Michele dans II Tabarro, de l'ami dans le Pauvre matelot et de Barthoio dans le Barbier de Séville.En Europe, le baryton montréalais fit d'abord partie du Covent Garden de Londres.Par la suite, il alla chanter au Royal Opera House de Copenhague de même que dans plusieurs autres maisons européennes.Aux Etats-Unis, Napoléon Bisson a, en outre, participé à d’importantes tournées de concerts.CLAUDE CORBEIL Claude Corbeil est sans contredit l'un des chanteurs les plus doués et les plus sympathiques de sa génération.Un jour de 64, Jean Valle-rand, alors critique musical au Devoir le définissait en ces termes: « La voix de Golaud et le physique de Pelléas ! » Depuis, il s’est produit un peu partout au Canada comme aussi à Pittsburg, New York et la Nouvelle Orléans des U.S.A.où furent appréciés à leur juste valeur, sa voix chaude et pénétrante, son physique de jeune premier et ses talents de comédien.Chez nous, et plus particulièrement à Radio-Canada, le public a eu la joie de l’entendre en maintes occasions, tantôt comme chanteur, tantôt comme animateur d’émissions telles Arlequin et Colombine de la radio et, encore tout récemment, les Enchanteurs de la télévision.JACQUES BEAUDRY Jacques Beaudry a été le premier chef d’orchestre nord-américain à effectuer une tournée triomphale en Union soviétique.Partout où il a dirigé depuis, que ce soit à Paris, Prague, Rome, Bruxelles, Athènes, Genève, Varsovie etc., tant à l’orchestre symphonique qu’à l’opéra, les critiques ont été unanimes à louer son talent et sa maîtrise.Installé maintenant à Paris où il est devenu rapidement l’un des chefs les plus appréciés, Jacques Beaudry revient chaque année dans son pays pour y d.riger quelques concerts de Radio-Canada.Ces artistes réputés dont l’immense talent sait mettre en valeur les joyaux de l’Opéra français et italien, vous réserveront sans doute de bien agréables moments lors de ce concert populaire de Radio-Canada, le vendredi 3 novembre à 20 h 30.Réalisée par Jacques Boucher, cette soirée musicale sera diffusée ultérieurement aux Grands Concerts de CBF-FM et du réseau AM français de Radio-Canada.C.F.4 Horizons CBF-FM et réseau AM dimanche 29 octobre, 10 h 30 McLUHAN AU FUTUR Dans son ouvrage « Guerre et paix dans le village planétaire », Marshall McLuhan fait beaucoup d’extrapolations par rapport à l’avenir de l’humanité.Il y développe certaines idées dont il est question dans « la Galaxie Gutenberg ».« L'âge électronique qui succède à l'âge typographique et mécanique des 500 dernières années nous met face à de nouvelles formes et à de nouvelles structures d’interdépendance humaine qui empruntent une forme orale même quand les éléments de la s tuation sont non-verbaux.» Que faut-il penser de la vision optimiste de Marshall McLuhan concernant les formes que prennent ou que risquent de prendre dans l’avenir la culture et les rapports humains ?L’animateur Jacques Brault, ainsi que les professeurs Guy Allard et André Belleau débattent ces questions dans « McLuhan au futur », la deuxième et dernière d’une série de deux émissions consacrées à l’analyse de sa pensée.Jusqu’à quel point est-il possible que l’écriture, la lecture, en un mot le livre, soient évincés par les média électroniques ?Doit-on croire que les « mégalopolis » so ent sur le point de disparaître et d’être remplacées par ce qu’il appelle un immense « village planétaire » ?L’homme se prépare-t-il vraiment à devenir plus tactile et plus oral ?Pour sa part, Guy Allard, qui ne croit pas trop aux visions cycliques de l’histoire, aux trop grandes généralisations, estime que « le contenu d’un médium est toujours un autre médium » et il reproche encoie une fois à McLuhan de penser les rapports homme-machine en termes anthropomorphiques.Par contre, André Belleau rapproche les prédictions de McLuhan des anticipations des littérateurs et il signale le désir de l’auteur d’atteindre à une sorte de totalité de l’homme grâce aux média électroniques.Ma s il avoue s’inquiéter énormément de cette sorte de thermostat électronique qui contrôlera la « température affective » de la planète Terre.Par ailleurs, alors que Guy Allard reproche à McLuhan l’emploi de son langage métaphorique, qui lui apparaît comme une tentative (probablement inconsciente) d’occulter la machine, André Belleau pense que cet emploi d’une pensée mythique pour parler des rapports homme-machine indiquerait plutôt un problème non résolu.Alors que Guy Allard réclame un langage spécifique pour parler des machines, un langage qui éviterait les concepts référentiels à l’homme, André Belleau trouve que les rapports homme-machine sont de nature très spéciale et très problématique.Cette émission d’« Horizons » est réalisée par Fernand Ouellette avec la collaboration de Jacques Brault.Invités : Guy Allard, de l’université de Montréal, et André Belleau, de l’université du Québec à Montréal.Lectrice des textes de McLuhan : Françoise Faucher.R.H. Réseau AM, samedi 28 oct., 19 h 03 CBF-FM, dimanche 29 octobre, 12 03 Tour de chant NOUVEAU TROUBADOUR DE LA CHANSON Après Robert Charlebois et Isabelle Pierre, c’est maintenant le sympathique Jacques Michel qui vient nous offrir son Tour de chant.Enregistré le 24 septembre dernier en l’Auditorium du High School de Moncton, ce récital, animé par Georges-Alexandre Gagnon, nous permettra d’écouter quelques-uns des plus grands succès de l’auteur-compositeur-interprète, notamment: S'il reste encore des hommes, l'Enfant noir, S.O.S.on va couler, Amène-toi chez nous.Barbu, moustachu, les cheveux longs, il porte en guise d’uniforme une chemise, un « blue jeans » et des bottes.C'est Jacques Michel, le nouveau troubadour de la chanson québécoise.Ajoutons à cette description, une voix, une conviction et un dynamisme extraordinaires.En outre, il s’est déjà fait remarquer à plusieurs reprises, tout particulièrement au Festival de Spa où, en 70, il a remporté un premier prix.A la suile de ce triomphe, René Homier-Roy écrivait un jour: « Il mettait tant de feu, tant d’intensité dans son interp étation que je m'étais demandé si, de l'avoir devant soi pendant une hewe, toujours tendu à se rompre, toujours à l’extrême limite de sa sensibilité, on ne se lasserait pas de tant d'intensité.C’était compter sans son intelligence, c'était oublier son instinct.» Aujourd’hui, Jacques Michel considéré comme l’un des grands talents du Québec, écrit des chansons d’une homogénéisé à nulle autre parei.le.Quant à sa musique, aussi riche en rythme qu’en intensité, elle arrive à faire vibrer les plus difficiles d’entre nous.Le secret de cette réussite ?Tout d’abord, le talent: ensuite, le travail; et pour couronner le tout quatre excellents musiciens dirigés par Richard Grégoire qui ont très bien compris ce qu’on attendait d'eux.Ces artistes qui collaborent ensemble depuis quelque temps déjà, nous les retrouverons les 28 et 29 octobre à l’émission Tour de chant de CBF-FM et du réseau AM français de Radio-Canada.Présenté devant un auditoire de plus de 1000 personnes, ce récital de Jacques Michel, jeune mousquetaire de chez nous, a été réalisé à Moncton par Claude Morency.C.F.6 Sur toutes les scènes du monde CBF-FM et réseau AM lundi 30 octobre, 20 h 30 PINGET ET LA QUÊTE DE L’IDENTITÉ « Choisir à chaque lois, par goût du neuf, un ton entre les milliards qu’a enregistrés l'oreille, voilà mon lot.» ROBERT PINGET Romancier et auteur dramatique, Robert Pinget confond le plaisir ou la nécessité d’écrire avec sa propre vie.Le véritable écrivain, tel qu’il le conçoit, rédige ses œuvres comme il respire.Et cette respiration se rythme selon les voix que l’artiste est appelé à prendre.Toute œuvre, pour lui, est avant tout le lieu d’un drame verbal et il ne refuse pas de s’inscrire dans la lignée de Nathalie Sarraute, Michel Butor, Claude Simon, Alain Robbe-Grillet, Tony Ouvert et J.-M.Le Clézio, tous auteurs qui demandent au public de mériter de savoir les lire.« Ecrivains du nouveau-roman, écrit-il, ni moi, ni les autres ne sommes fous.Un artiste doit être bête.Il vit de sensations et non pas d'idées comme on voudrait le faire croire.Il est bête mais il fait de l’art par amour et seuls les artistes sont capables d'amour pour les autres.» Robert Pinget n’hésite pas à dire qu’il souffre de l’incompréhension des Français alors qu’à l’étranger, à Londres, à Francfort, à Stuttgart, en Argentine et aux Etats-Unis, la rad;o, la télévision et le théâtre font appel à ses œuvres et à celles de son groupe.Avec des nouvelles comme « Entre Fantoine et Agapa », des romans tels « Mahu ou le matériau », « le Renard et la boussole », « Graal Flibuste », « Fable », « Quelqu’un », des pièces de théâtre du genre d’« Identité », de « l’inquisitoire » et de « Lettre morte », il distille une sorte de poésie étrange, à la fois épique et absurde.Il veut traduire le monde et les problèmes d’aujourd’hui dans la langue de notre époque.« Si la langue écrite ne se renouvelle pas, dit-il, avant cent ans, le français sera une langue morte.La pensée d’un homme est dans son langage et c'est le ton qui fait la qualité de celui-ci.» Mais ce « ton » particulier, Pinget, surtout dans son œuvre théâtrale, l’emploie pour analyser et concrétiser sans cesse davantage son obsession principale : la recherche de l’identité.Sans doute, pour établir des lois inconnues et nouvelles faut-il consentir à en déduire d’anciennes trop connues.Et les auteurs du « nouveau-roman » acceotent d’autant plus facilement de désagréger le futur, de briser la chronométrie et la 7 chronologie, de dissoudre même le personnage qu’ils espèrent ainsi cerner mieux le problème de l’identité.Pour les aider dans cette lutte fondamentale ils n’ont rien trouvé de comparab'e à l’instrument du langage, dont certains, comme Pinget, écrit Madeleine Chapsal, « ont l'intuition poétique et presque clinique ».Les auditeurs qui aimeront connaître de façon plus substantielle l’auteur dramatique Robert Pinget, écouteront sa pièce « Autour de Mortin » qui sera jouée à Sur toutes les scènes du monde, à CBF-FM et au réseau AM, le lundi 30 octobre à 20 h 30.Autour de Mortin plusieurs personnes enquêtent, se posent des questions, proposent des explications, essaient de décrire et de connaître cet être humain.Tout d’abord, deux inconnus l’épient dans sa maison, étudient ses gestes, énumèrent ses actions, enregistrent ses moindres mouvements.Nous voyons un peu Mortin.Mais il demeure encore tellement inconnu et imprévisible qu’il se suicide devant eux sans qu’ils aient pu l’empêcher.Un interviewer questionne successivement son domestique, sa cuisinière, son jardinier, sa logeuse, un instituteur, sa nièce et son neveu.On rassemble des faits, des souvenirs, des témoignages, des jugements.L’image de Mortin se multiplie.Nous voyons alors devant nous toutes sortes de Mortin, tous vra'S, tous faux, partiels, relatifs, complémentaires, contradictoires.Mystè-e de l’être.Evanescence de l’identité.Contradictions de la mémoire: la sienne et celle des autres.Nécessité et absurdité de toute enquête.Selon les diverses interviews et l’œuvre qu’il a laissée (il était écrivain) Mortin serait tantôt un ivrogne, tantôt un être très sobre, un homme de conscience, un solitaire neurasthénique, un écrivain remarquable, un grand cœur, un égoïste.Cessera-t-on de tourner autour de Mortin et sera-t-il possible d’établir sa véritable identité ?Cette émission est une réalisation de Roger Citerne d'après une adaptation radiophonique d’Esther Martel.René Houle 8 horcre cbP/PmDCy SAMEDI 7 h 00 — RADIOJOURNAL 7 b 05 — AU JOUR LE JOUR 8 h 00 — RADIOJOURNAL 8 h 05 — AU JOUR LE JOUR 9 b 00 —RADIOJOURNAL 9 b 05 — EN VEDETTE 10 h 00 — RADIOJOURNAL 10 h 03 —ORCHESTRE DE CHAMBRE DE QUEBEC Ouverture et extraits d* “Un songe d’une nuit d’été” (Mendelssohn) et Concertino pour clarinette et orch.(Weber): John van Bockern et orch., dir.Jean Deslauriers.10 h 30 — GENS DE MON PAYS D'Ottawa.Invité: Roger Larivière, artiste-peintre de la région de Hull.Fils de marchand de meubles il habite son ancienne maison de campagne à Perkins en banlieue de Hull, avec des meubles canadiens rares et que l’on dit de grande valeur esthétique.Il eut comme maître, le peintre Henri Masson.Interviewer: Louise Lafleur-Baulne.11 b 00 — RADIOJOURNAL 11 h 03 — CHRONIQUE DU DISQUE Edgar Fruitier commente: Symphonie no 26 “Lamentation” (adagio) (Haydn): English Chamber Orchestra, dir.Leppard.— “Le Magnifique” (ouverture) (Grétry): English Chamber Orchestra, dir.Bonynge.— Sonate no 21 “Waldstein”, op.53 (Beethoven): Emile Guilels, piano.— Quatuor en fa majeur (scherzo) (Ravel): Quatuor Lasalle.Animateur: Henri Bergeron.28 octobre 12 h 00 — RADIOJOURNAL 12 h 03 — LEUR VIOLON D’INGRES Invité: Mario Merola, sculpteur, vous présente quelques œuvres de sa discothèque.13 h 00 — AJUSTEZ BIEN VOS APPAREILS Libres propos sur tous les aspects de l’audition stéréophonique, aussi bien techniques que musicaux.Animateur: Jean-Marie Perreault.14 h 00 — MUSIQUE DES NATIONS “L’Hymne des chérubins”: chœurs de la cathédrale orthodoxe russe de Paris, dir.Piotr Spassky.— “Rustling in the Dark Forest" (folkl.): Zmitra Lukas.— “Chant de labour” (Komitas): chœur national d’Arménie.— “Pourquoi t’es-tu fâché T’ (Tadjikistan): ens.populaire du Pamir.— “Les Jeunes filles” (folkl.): chœur et orch.de Bandouras, dir.A.Minkovski.— “Monotonously Rings the Little Bell” (folkl.): chœur académique de l’URSS, dir.A.Sveshni-kov.— “Trepak”, extr.des “Chants et danses de la mort” (Moussorgsky) : Kim Borg et orch.de la radio de Prague, dir.Alois Klima.— “Le Faune et la Bergère” (Stravinsky): Mary Simmons et orch.de Radio-Canada, dir.du compositeur.— Ouverture pour “La grande pâque russe” (Rimsky-Korsa-kov): orch.de la Suisse romande, dir.Ansermet.15 b 00 — GRAVURES IMMORTEL- LES Variations “Enigma” (Elgar) et “Fêtes romaines” (Respighi): orch.de la NBC, dir.Toscanini. 16 h 00 — MUSIQUE CANADIENNE “Strangeness of Heart” (Somers); “Crépuscule” (Gratton); Sonatine no 2 (Archer) : Ross Pratt, piano.— Sonatine (Kaufmann) et “Fantaisie sur un thème hébreu" (Norawetz): Rose Gold-blatt, piano.— Quatre danses hongroises (Brahms/Joachim): Betty-Jean Hagen, violon, et John Newmark, piano.17 h 00 — ENTRETIENS “Bonheurs et malheurs de la traduction” avec Michel Mohrt, romancier essayiste, responsable de la traduction des ouvrages anglais et américains chez Gallimard.Interviewer: Pierre Jeancard.17 h 30 — LES GRANDES RELI- GIONS La vie et l’œuvre du théologien américain Paul Tillich.Invité: Louis Racine, prof, de théologie à l’université de Sherbrooke.18 h 00 — PRELUDE AU SOIR Concerto en do pour flûte, hautbois et orch.(Salieri): Raymond Meylan, André Lardrot et les Solistes de Zagreb, dir.A.Janigro.18 b 20 — COURS UNIVERSITAIRES “Usage et clarté.Les ressources de la langue” par le prof.Michel Dupriez.Syntaxe: constructions claires et cohé- rentes.Lexicologie: les temps propres, les nuances de sens.19 h 00 — L’HEURE DU BALLET 20 h 00 — RADIO JOURNAL 20 h 03 — ORCHESTRES CANADIENS Concerto pour hautbois et orch.(Mar-tinu): Jacques Simard et orch.symph.de Québec, dir.Franco Mannino.21 h 00 — INTEGRALE Oeuvres de Robert Schumann.Quintette en si mineur: Jacques Lancelot, clarinette et Quatuor à cordes de Munich.— Quatuors nos 1 et 2: Quatuor Bulgare.23 h 00 — RADIOJOURNAL 23 h 03 — LES CHEFS-D’ŒUVRE DE LA MUSIQUE Sonate pour deux pianos et percussion (Bartok): Vera Lejskova et Vlastimil Lejsek.— Quatuor à cordes no 1 (Smetana): Quatuor Smetana de Prague.24 h 00 — RADIOJOURNAL 0 h 03 — PENSEE DE LA NUIT “Quelque chose qui s’appelle âme” (Van Gogh: lettres à son frère Théo).Lecteur: Raymond Charette.0 h 08 — AU FIL DE LA NUIT 1 h 00 — RADIOJOURNAL DIMANCHE 29 octobre 7 h 00 — RADIOJOURNAL 7 h 05 — AU TEMPS DES CATHE- DRALES 8 b 00 — RADIOJOURNAL 8 h 05 —AU TEMPS DES CATHE- DRALES 9 h 00 — RADIOJOURNAL 9 h 05 — L’HEURE DU CONCERTO Deux rhapsodies pour violon et orch.(Bartok): Emmanuel Vardi et orch.New Symphony, dir.Franco Autori et Tibor Serly.— “Concerto à la mémoire d'un ange” (Bartok): Henryk Szeryng.violon, et orch.radio-diffusion bavaroise, dir.Kubelik.10 h 00 — RADIOJOURNAL 10 h 03 — RECITAL “Pcrdonate, Signor mio”, extr.du “Mariage Secret" (Cimarosa): “Malinconia.Ninfa gentile”, “Almen se non poss’io” et “Per pieta, bcll’idol mio” (Bellini) et “La Regata Vcneziana” (Rossini): Yolande Dulude, soprano: Marie-Thérèse Paquin, piano.10 h 30 —HORIZONS “Marshall McLuhan au futur” Texte et recherches: Jacques Brault Voir article en page 5.11 h 00 —SOLO Trois pièces pour le piano (Schubert): Marynan Dutka.piano.11 h 30 — SERENADE 12 b 00 — RADIOJOURNAL 12 h 03 — TOUR DE CHANT Jacques Michel De l’auditorium du High School de Moncton.“S’il reste encore des hommes”.“Une fleur”, “Autrefois”, “L’Enfant noir", “Paysan”.“Citoyen”, “S O S.on va couler”, “Quel temps fait-il ?”, “Victor”, “La Suite”, “J’Débarque”, “Acadie.Acadie”, “Chacun son refrain”.“Un nouveau jour”, “Debout” et “Amène toi chez-nous”.Orchestre, dir.Richard Grégoire.Animateur: Georges-Alexandre Gagnon.Voir article en page 6.10 13 h 00 — DISQUE ATOUT Invité: Claude Savard, pianiste.Concerto no 1, op.25 (Mendelssohn).Interprétations: Emile Guilds, Rudolf Serkin, Susan Starr, pianos.14 h 00 — RADIOJOURNAL 14 h 03 — BALLADE ET FANTAISIE Animateur: Pierre Perreault.15 h 00 — RADIOJOURNAL 15 h 03 — BALLADE ET FANTAISIE 16 h 00 — RADIOJOURNAL 16 h 03 — BALLADE ET FANTAISIE 17 h 30 — REFLETS DES SOURCES Thème: la danse.Animatrice: Andrée Desautels.18 h 00 — PRELUDE AU SOIR Sonate no 32, op.111 (Beethoven): Arturo Benedetti-Michelangeli, piano.18 h 30 — COURS UNIVERSITAIRES “Boileau, poète et critique” par le prof.Bernard Beugnot.19 h 00 — POUR LE CLAVIER Suite no 7 pour clavecin (Haendel) et Dix valses, op.39 (Clementi): Luciano Sgrizzi, piano et piano-forte.— Sonate no 2, op.22 (Schumann): Sviatoslav Richter, piano.20 h 00 — CONNAISSANCE D’AUJOURD’HUI “Les Grands problèmes de la culture scientifique de notre temps: les derniers travaux sur la biochimie du cerveau” avec André Soulairac, de l’Université de Paris; Roger Duvoisin, de l’Univer- sité Columbia, et le docteur Paul Chau-chard, de l'Université de Paris.Animateur: Paul Pirlot, prof, à la faculté des sciences de l’Université de Montréal.20 h 30 — LES INTERPRETES CANADIENS Passacaille en ré mineur; Toccatc et fugue en fa majeur; Partita sur le choral “Auf Meinen Lieben Gott”; Prélude et fugue en sol mineur, et Chaconne en mi mineur (Bach): Antoine Bouchard, orgue.21 h 00 — MUSIQUE DE NOTRE SIECLE Animateur: Serge Garant.22 h 00 — INTERMEZZO Sérénade no 9 “Cor du postillon” en ré majeur et Sérénade no 6 “Nocturne” en ré majeur (Mozart): orch.philh.de Berlin, dir.Boehm.23 h 00 — RADIOJOURNAL 23 h 03 — LES CHEFS-D’ŒUVRE DE LA MUSIQUE Symphonie no 1 en do mineur (Bruckner) : orch.philh.de Vienne, dir.Claudio Abbado.— “Symphonie classique” (dernier mouv.) (Prokofiev): orch.symph.de Londres, dir.Claudio Abbado.24 h 00 — RADIOJOURNAL 0 h 03 — PENSEE DE LA NUIT “Un grand foyer dans son âme et personne ne vient jamais s'y chauffer" (Van Gogh: lettres à son frère Théo).LUNDI 7 h 00 — RADIOJOURNAL 7 h 03 — AU JOUR LE JOUR 8 h 00 — RADIOJOURNAL 8 h 03 — AU JOUR LE JOUR 9 h 00 — RADIOJOURNAL 9 b 03 —AU RISQUE DE VOUS PLAIRE Au royaume de l’opérette: “La Vie parisienne” (Offenbach): Dario Moreno.Julien Giovannetti, Lucien Huberty.Renée Doria, Jean Parades, choeurs René-Alix et orch.Michel-Ramos.Animateur: Jean-Paul Nolet.9 h 30 — CHAQUE JOUR UNE FETE Animatrice: Janine Paquet.30 octobre 10 b 30 —LE MATIN DES MUSICIENS Sonate en do majeur (Quantz): Mario Duschenes et Jean-Pierre Rampai, flûtes.— Concerto no 2, op.18 (Rachmaninov): Van Cliburn, piano, et orch.symph.de Chicago.— “Prélude à l’après-midi d’un faune” (Debussy): orch.symph.de Boston, dir.Munch.— "Te Deum” (Matton): orch.philh.ORTF, dir.Bernier.— “Contrastes” (Bartok): Gyorgy Pauk, violon, et Bêla Kovacs.clarinette.— “Danse allemande” (Schubert) : orch.de chambre Jean-François-Paillard.— Concerto brande-bourgeois no 1 (Bach): orch.de chambre Pro Arte de Munich.— “La Pas-torella" (Vivaldi) : Ens.baroque de Paris.Animatrice: Janine Paquet. 12 h 00 — RADIOJOURNAL 12 h 05 — CONCERT POPULAIRE 13 h 00 — CONTREPOINT Sérénade no 12, K.388 (Mozart): ens.à vent du New Philharmonia, dir.Klemperer.— “Thème et Variations" de la Suite no 3 (Tchaikovsky ) : Boris Simsky, violon, et orch.symph.de Moscou, dir.Kiril Kondrashin.— Concerto pour flûte et orch.(Otaka): Ma-sao Yoshida et orch.symph.Nippon, dir.Hiroyuki Iwaki.Animateur: Jean-Marie Perreault.13 h 30 — FAISONS DE LA MUSI- QUE 2e et 3e séries.Animatrice: Marie Bolduc.14 h 00 — AIRS D’OPERA Extr de “Tristan et Isolde” (Wagner): Kirsten Flagstad.Ludwig Suthaus, Blanche Thebom, Dietrich Fischer-Dieskau, orch.Philharmonia, dir.Furtwangler.15 h 00 — FESTIVALS DU MONDE “Symphonie classique” (Prokofiev); Concerto pour flûte et orch.(Petrassi); “Syrinx" (Debussy) et Concerto pour orch.(Bartok): orch.Südwestfunks, dir.Roberto Benzi.Animateur: André Hébert.16 h 30 — AVEC OU SANS SOLEIL Animateur: Jean-Paul Nolet.17 h 30 — JAZZ ET BLUES “Good Rockin'Tonight" (Witherspoon) : Jimmy Witherspoon.— “Twisted" (Gray/Ross): Annie Ross el Tony Poindexter.— “Uptown Blues" (Lunce-ford): Willie Smith.— “Inanout” (Adams): Pepper Adams.18 h 00 — PRELUDE AU SOIR Sonatine no 1, op.89 (Reger): John Newmark.piano.18 h 20 — COURS UNIVERSITAIRES “Le réel, ie réalisme et la littérature québécoise” par les prof.Laurent Mail-hot, André Brochu et Albert Le Grand.Ce cours s’attachera particulièrement aux auteurs suivants: Yves Thériault, Anne Hébert, Gabrielle Roy et André Langevin.19 h 00 — LES MUSICIENS PAR EUX-MEMES Interview avec André Jolivet.compositeur, par Jean Deschamps.20 h 00 — RADIOJOURNAL 20 h 03 — BOOK-CLUB 20 h 30 —SUR TOUTES LES SCENES DU MONDE “Autour de Mortin” de Robert Pin-get.Voir article en page 7.22 h 00 — LES PETITS ENSEMBLES Trio, op.70 (Beethoven): Trio tchèque.22 h 30 — MINIATURES Divertimento, K.138 (Mozart) et Rondo.D.438 (Schubert): Fns.de chambre Hurwitz, dir.Hurwitz.23 h 00 — RADIOJOURNAL 23 h 03 — LES CHEFS-D’ŒUVRE DE LA MUSIQUE Concerto pour orgue (Haydn): Marie-Claire Alain et orch.de chambre Jean-François-Paillard.— Quintette, op.29 (Beethoven): Quatuor Amadeus et Cecil Aronowitz, altiste.24 h 00 — RADIOJOURNAL 0 h 03 — PENSEE DE LA NUIT “Il y a en moi une musique calme et pure” (Van Gogh: Lettres à son frère Théo).» h 08 — VIENNE LA NUIT La vie et l'oeuvre de J.S, Bach.Le Clavecin bien tempéré.Livre II: Préludes et fugues nos 1 à 6, BWV 870 à 875: Zuzana Ruzickova, clavecin.— Cantate no 158 “Ma paix soit avec vous”: Max van Egmond, basse: Ro-traud Hansmann, soprano; chœur Monteverdi de Hambourg, et Concerto Amsterdam, dir.Jaap Schrober.Lecteur: Gilles Moreau.1 h 00 — RADIOJOURNAL MARDI 7 h 00 — RADIOJOURNAL 7 h 03 — AU JOUR LE JOUR 8 h 00 — RADIOJOURNAL 8 h 03 — AU JOUR LE JOUR 9 h 00 — RADIOJOURNAL 31 octobre 9 h 03 — AU RISQUE DE VOUS PLAIRE Gros plan sur Guy Bontempelli.“Ma jeunesse fout l’camp” (Bontempelli): Françoise Hardy.— “Les Oies du pensionnat”; "Madrid”; "La Der- nicre" et “Quand la pluie tombe" (Bon-tempelli): Guy Bontempelli.— “La Femme” (Bontempelli): Juliette Gréco.— “A la porte du jardin” (Lightfoot/ Bontempelli) : Nana Mouskouri.— "Aranjuez, mon amour” (Rodrigo): Richard Anthony.Animateur: Jean-Paul Nolet.9 h 30 — CHAQUE JOUR UNE FETE Animatrice: Janine Paquet.10 h 30 —LE MATIN DES MUSICIENS Ouverture “Don Pasquale” (Donizetti): orch.symph.de Plovdiv, dir.Raichev.— Sonate no 1, op.105 (Schumann): Lorand Fenyves.violon, et Anton Kuer-ti, piano.— “Schéhérazade” (Rimsky-Korsakov): orch.Suisse romande, dir.Ansermet.— “Nel Chiuso Centro” (Pergolèse): Nuovo Concerto Italiano.— “Glorinda False” (Morley): Ens.Polyphonique de Paris.— “Danses allemandes”, K.600 (Mozart): orch.de chambre Jean-François-Paillard.— Suite no 3 (Bach): Michel Podolski, luth.— “La Reine des cœurs” (Couperin): George Malcolm, clavecin.Animatrice: Janine Paquet.12 h 00 — RADIOJOURNAL 12 h 05 — CONCERT POPULAIRE 13 h 00 — CONTREPOINT Concerto .'>our deux violons, continu© et cordes (Bach) et Concerto pour violon et orch.à cordes (largo et presto) (Vivaldi): Arthur Grumiaux, Koji Toyoda et orch.New Philharmonia.dir.Edo de Waart.— Concerto pour violoncelle et orch., op.85 (Elgar): Jacqueline Dupré et orch.symph.de Londres, dir.Barbirolli.13 h 30 —FAISONS DE LA MUSI- QUE 4e Série.Animatrice: Yolande Rossignol.5e Série.Animatrice: Jacquotte Ribière-Raverlat.14 h 00 — AIRS D’OPERA Extr.de “Don Carlos” et d’ “Un bal masqué” (Verdi); de “Turandot” et de "La Rondine” (Puccini): Renata Tebaldi, soprano.— Extr.de “Tosca” (Puccini); de “La Juive” (Halévy) et de “L’Arlésienne” (Cilea): Jan Peerce, ténor, et orch.du Festival de Vienne, dir.Franz Allers.— “Danse des heures” ( Ponchielli) : orch.symph.de la Radio de Berlin, dir.F.Fricsay.15 h 00 — FESTIVALS DU MONDE “Les concerts de Lugano 1972” “La Victoire de Wellington”, op.61 (Beethoven); Variations pour orchestre, op.30 (Webern); “Norwegian Moods” (Stravinsky) et “1812” ouverture solennelle, op.49 (Tchaikovsky): orch.symph.de Baden-Baden, dir.Bour.Animateur: André Hébert.16 h 30 — AVEC OU SANS SOLEIL Animateur: Jean-Paul Nolet.17 h 30 — JAZZ ET BLUES “Comme à la radio” (Fontaine-Areski) : Brigitte Fontaine et Art Ensemble of Chicago.— “If You’re Going to the City” (Allison): Mose Allison.— “Fire and Rain” (Taylor): Hubert Laws.— “B.Sharp Blues” (Ellington): Duke Ellington.Animateurs: Gilles Moreau et Gilles Archambault.18 h 00 — PRELUDE AU SOIR Sonatine et “Alborada del Gracioso” (Ravel): Varda Nishry, piano.18 h 20 — COURS UNIVERSITAIRES “Initiation à la littérature québécoise” par le prof.Léopold Leblanc.Généralités et écoles littéraires.Elaboration progressive des grands thèmes.19 h 00 — LES MUSICIENS PAR EUX-MEMES Interview avec Luciano Sgrizzi, pianiste, par Jean Deschamps.20 h 00 — RADIOJOURNAL 20 h 03 — L’ART AUJOURD’HUI 20 h 30 — CONCERT INTIME Sonate no 3, op.108 (Brahms) et Sonate no 2, K.303 (menuetto) (Mozart): Arthur Garami, violon, et Lise Boucher, piano.21 h 00 — DOCUMENTS “Les écrivains irlandais et la cruauté de l'Histoire”.(deuxième de trois émissions) Texte et recherches: Pierre Villon.22 h 00 —LES PETITS ENSEMBLES Quatuor à cordes no 6 (Bartok): Quatuor Tatrai.22 h 30 — L’ATELIER DES INEDITS “Suite poétique” de Jacques Berthiaume.23 b 00 — RADIOJOURNAL 13 23 h 03 — LES CHEFS-D’ŒUVRE DE LA MUSIQUE Oeuvres de Francis Poulenc.Concerto pour orgue, orch.à cordes et timbales: Marie-Claire Alain et orch.national de l’ORTF, dir.Martinon.— Sonate pour deux pianos (andante lyrico) : Bracha Eden et Alexander Tamir.— Concert champêtre pour clavecin et orch.: Robert Veyron-Lacroix et orch.national de l'ORTF, dir.Martinon.Voir article en page 21.24 h 00 — RADIOJOURNAL 0 h 03 — PENSEE DE LA NUIT “Je n’approuve les principes que s’ils se développent en actes’’ (Van Gogh: Lettres à son frère Théo).0 h 08 — VIENNE LA NUIT La vie et l’œuvre de I.S.Bach.Le Clavecin bien tempéré, Livre II: Préludes et fugues nos 7 à 12, BWV 876 à 881: Zuzana Ruzickova, clavecin.— Cantate no 89 “T’abandonnerais-je Ephraïm ?”: Sheila Armstrong, soprano: Helen Watts, contralto; Max van Eg-mond, basse; chœur Monteverdi de Hambourg et le Concerto Amsterdam, dir.Jaap Schrober.1 h 00 — RADIOJOURNAL MERCREDI 1er novembre 7 h 00 — RADIOJOURNAL 7 h 03 — AU JOUR LE JOUR 8 h 00 — RADIOJOURNAL 8 h 03 — AU JOUR LE JOUR 9 h 00 — RADIOJOURNAL 9 h 03 —AU RISQUE DE VOUS PLAIRE Gros plan sur Serge Gainsbourg.“La Javanaise” (Gainsbourg): Gains-bourg.— “Poupée de cire, poupée de son”: France Gall.— “L’eau à la bouche” et “Intoxicated Man”: Gainsbourg.— “La recette de l'amour fou”: Michèle Arnaud.— "Bonnie and Clyde”: Brigitte Bardot et Gainsbourg.— “La Cavaleuse”: Mireille Darc.— “En relisant ta lettre”: Jean-Claude Pascal.— “O Sheriff”: Petula Clark.— “Je t’aime, moi non plus”: orch.Franck Poured.Animateur: Jean-Paul Nolet.9 h 30 — CHAQUE JOUR UNE FETE Animatrice: Janine Paquet.10 h 30 —LE MATIN DES MUSICIENS Concerto pour deux trompettes (Vivaldi): Roger Voisin et Armando Ghitalla.— Sonate en fa majeur (Buxtehude): Camerata Lutetiensis.— Sonate en si bémol majeur (Galuppi): Arturo Benedetti Michelangeli, piano.— Suite no 2 pour violons (Mouret): Collegium Mu-sicum de Paris.— Double concerto en la mineur (Brahms): David Oistrakh.violon et orch.symph.dir.Eliasbcrg.— “Variations sur la marche turque” (Beethoven): Sviatoslav Richter, piano.— Suite en do majeur (Locke) : Golden Age Singers; Roger Pugh.clavecin, et Elisabethan Consort of Viols.— “Requiem”, “Dies Irae” et “Tuba Nirum" (xMozart): Petits Chanteurs de Chaillot et Petits Chanteurs de Notre-Dame de la Joie.Animatrice: Janine Paquet.12 h 00 — RADIOJOURNAL 12 h 05 — CONCERT POPULAIRE 13 h 00 — CONTREPOINT Symphonie en sol majeur (Vivaldi) : orch.de chambre hongrois, dir.Tatrai.— Concerto pour violoncelle et orch.(Tartini): Vera Dones et orch.de chambre hongrois, dir.Tatrai.Animateur: Jean-Marie Perreault.13 h 30 —FAISONS DE LA MUSI- QUE 6e Série.Animateur: Pierre Rolland.14 h 00 — AIRS D’OPERA Ouv.des “Vêpres siciliennes” (Verdi) : orch.Philharmonia, dir.Carlo Maria Giulini.— Extr.d’“Aida” (Verdi): Achille Braschi, Claudia Prada, Ettore Nava.chœurs et orch.du Théâtre communal de Florence, dir.Erasmo Chili.— “Danse des esclaves slaves” (Verdi) : orch.symph.de la Radio Berlin, dir.Fricsay.15 h 00 — FESTIVALS DU MONDE “Les concerts de Lugano 1972” “Nuages et fêtes” (Debussy); Concerto pour la main gauche (Ravel) et symphonie no 4, op.36 (Tchaikovsky): Monique Haas et orch.de la Radio suKse italienne, dir.Marc Andreae.Animateur: André Hébert.16 h 30 — AVEC OU SANS SOLEIL Animateur: Jean-Paul Nolet. 17 h 30 — JAZZ ET BLUES "Bouncing With Bud" (Powell): Bud Powell.— “Do What You Gotta Do” (Burrell): Kenny Burrell.¦— “Up Blues” (Hawes): Hampton Hawes.— “Arkansas Blues” (Williams-Lada) : Jimmy Rushing.Animateurs: Gilles Moreau et Gilles Archambault.18 h 00 — PRELUDE AU SOIR Suite de ballet “Casse-noisette" (Tchaikovsky) : orch.philh.de Berlin, dir.Karajan.18 h 30 — COURS UNIVERSITAIRES “Boileau, poète et critique”, par le prof.Bernard Beugnot.19 h 00 — LES MUSICIENS PAR EUX-MEMES Interview avec Luciano Sgrizzi, pianiste, par Jean Deschamps.20 h 00 — RADIOJOURNAL 20 h 03 — BOOK-CLUB 20 h 30 — LES GRANDS CONCERTS Ouv.d'“Oedipe à Colone” (Sacchini); Symphonie no 34 (Mozart); Cordes en mouvement (Vallerand); Concerto, op.54 (Schumann): Claude Savard, piano, et orch.du Centre national des Arts, dir.Mario Bernardi.22 b 00 — LES PETITS ENSEMBLES Concerts en sextuor nos 4, 5 et 6 (Rameau) : orch.de chambre Jean-François-Paillard.22 h 30 — MOSAÏQUE “Stabat Mater” (D.Scarlatti): cns.de 10 voix et orgue, dir.Edwin Loehrer.23 h 00 — RADIOJOURNAL 23 h 03 — LES CHEFS-D’ŒUVRE DE LA MUSIQUE Symphonie no 7 (Beethoven): orch.symph.de Chicago, dir.Giulini.— Trente deux variations sur un thème original (Beethoven): Emile Guilels, piano.24 h 00 — RADIOJOURNAL 0 h 03 — PENSEE DE LA NUIT “Etre frappé de mort et d’immortalité” (Van Gogh: Lettres à son frère Théo).0 h 08 — VIENNE LA NUIT La vie et l’œuvre de J.S.Bach.Le Clavecin bien tempéré.Livre II: Préludes et fugues nos 13 à 16, BWV 882 à 885: Helmut Walcha, clavecin.— Cantate no 87 “Vous n’avez rien demandé en mon nom": Helmut Krebs, ténor; Hertha Topper, contralto; Franz Kelch.basse: chœur et orch.de chambre de Pforzheim, dir.Fritz Werner.1 h 00 — RADIOJOURNAL JEUDI 7 h 00 — RADIOJOURNAL 7 h 03 — AU JOUR LE JOUR 8 h 00 — RADIOJOURNAL 8 h 03 — AU JOUR LE JOUR 9 h 00 — RADIOJOURNAL 9 h 03 —AU RISQUE DE VOUS PLAIRE L’àme des poètes: chansonniers d’un jour, avec Michèle Arnaud, Mouloudji, Marc et André, Juliette Gréco.Marianne Oswald.Mathé Altcry, Monique Morelli.Cora Vaucaire et orch.R.Lefebvre.Animateur: Jean-Paul Nolet.9 h 30 — CHAQUE JOUR UNE FETE Animatrice: Janine Paquet.10 h 30 —LE MATIN DES MUSICIENS Sonate en fa mineur (Telemann): George Zukerman.basson, et Harold Brown, piano.— Sonate no 10.op.14 no 2 (Beethoven): Dale Bartlett, piano.2 novembre — “De Profundis” (Lalande): ens.vocal et instrumental de Lausanne.— "Suite populaire brésilienne” (Villa-Lobos): Julian Bream, guitare.— Sonate pour piano (Ginastera): Ronald Turini.— "Keinen Hat es Noch Ge-rcut” (Brahms): Jakob Stampfli, basse, et Martin Galling, piano.— “Allegro Barbaro” (Bartok): Gyorgy Sandor, piano.— “Cloches à travers les feuilles” (Debussy): Claude Savard, piano.Animatrice: Janine Paquet.12 h 00 — RADIOJOURNAL 12 h 05 — CONCERT POPULAIRE 13 h 00 — CONTREPOINT Symphonie no 4, op.98 (Brahms): orch.symph.de Chicago, dir.Carlo Maria Giulini.Animateur: Jean-Marie Perreault.13 h 30 —FAISONS DE LA MUSIQUE 2c et 3e Séries.Animatrice: Marie Bolduc.15 14 h M — AIRS D’OPERA Extraits de “La Traviata” (Verdi): Renée Doria, soprano; Alain Vanzo, ténor; Robert Massard, baryton; chœur et orch.symph., dir.Etcheverry.— Intermezzo de “Cavalleria Rusticana” (Mascagni): orch.Hallé, dir.Barbirolli.15 h — FESTIVALS DU MONDE Festival de Salzbourg Divertimento, K.251; Symphonie concertante, K.364 et Symphonie “Jupiter”, K.551 (Mozart).Animateur: André Hébert K h 39 — AVEC OU SANS SOLEIL Animateur: Jean-Paul Nolet.17 h 30 — JAZZ ET BLUES “El Dia Que Me Quieras” (Gardel/ Lepera): Garo Barbiéri.— “Ostinato” (Hancock): Herbie Hancock.— “Love for Sale” (Cole Porter) : Al Cohn-Zoot Sims.Animateurs: Gilles Moreau et Gilles Archambault.18 h 00 — PRELUDE AU SOIR “Les Préludes” (Liszt): orch.symph.de la Radio de Berlin, dir.Fricsay.— Rhapsodie no 2 (Liszt): orch.symph.de Bamberg, dir.Kraus.18 h 30 — COURS UNIVERSITAIRES “L’URSS”, par le prof.Robert Garry.Etude des problèmes physiographiques, humains, économiques et politiques de l'URSS.Analyse des données de base (géographie physique, économique et humaine), et présentation synthétique (cadre régional).19 h 00 — LES MUSICIENS PAR EUX-MEMES Interview avec Luciano Sgrizzi, pianiste, par Jean Deschamps.20 h 00 — RADIOJOURNAL 20 h 03 —DES LIVRES ET DES HOMMES 20 h 30 — BANC D’ESSAI Sonate en la mineur (adagio) (Haen-del); Sonate en mi mineur et Sonate (Haendel): Ronald Taylor, flûte, et Charles Reiner, piano.21 h 00 —PREMIERES “Des histoires de bonnes femmes" d’André Ricard.Voir article en page 20.22 h 00 — LES PETITS ENSEMBLES Sextuor, op.70 (3 premiers mouv.) (Tchaikovsky): Quatuor Borodine.22 h 30 —DE FACE ET DE PROFIL Portrait de la femme dans le roman québécois.Trois portraits tirés de l’œuvre de Jean Charbonneau.Armande Aquinault de “Fontile”; Lucienne de “Les Désirs et les jours”; Sylvie de “Aucune créature”.Animatrice: Denyse Gagnon.23 h 00 — RADIOJOURNAL 23 h 03 — LES CHEFS-D’ŒUVRE DE LA MUSIQUE Octuor, op.166 (Schubert): membres de la Philharmonique de Berlin.24 h 00 — RADIOJOURNAL 0 h 03 — PENSEE DE LA NUIT “Ou la médiocrité à qui tout le monde sourit ou du talent dans la rénovation” des “Lettres” (Paul Gauguin).0 h 08 — VIENNE LA NUIT La vie et l’œuvre de 1.S.Bach.Le Clavecin bien tempéré.Livre II: Préludes et fugues nos 17 à 20, BWV 886 à 889: Helmut Walcha, clavecin.— Cantate no 149 “Chantons la victoire avec joie”: Agnes Giebel, soprano; Claudia Hellmann, contralto; Georg Jelden, ténor; Erich Wenc, basse: chœur et orch.de chambre de Pforzheim, dir.Fritz Werner.1 h 00 — RADIOJOURNAL VENDREDI 3 novembre 7 h 00 — RADIOJOURNAL 7 h 03 — AU JOUR LE JOUR 8 h 00 — RADIOJOURNAL 8 h 03 — AU JOUR LE JOUR 9 h 00 — RADIOJOURNAL 9 h 03 —AU RISQUE DE VOUS PLAIRE Gros plan sur Juliette Gréco.“La rue des blancs manteaux”, “Vieille”, “Jolie môme”, “C’est à s’aimer que le temps passe”, “La Cuisine”, “Quand tu reviendras”, “Peut-être que.”, ‘Toi que j’attends”, “Chanson bleue” et “Les Feuilles mortes”.Animateur: Jean-Paul Nolet.Voir article en page 19.16 (Suite de l’Horaire en page 23) Entretiens Réseau AM, vendredi 3 nov., 22 h 30 CBF-FM, samedi 4 nov., 17 heures LE POUVOIR « Plus que jamais nous sommes responsables de notre civilisation.» BERTRAND DE JOUVENEL Bertrand de Jouvenel déplore qu’au moment même où l’humanité pourrait mieux que jamais inventer son avenir, elle doive supporter le poids de l’immense inertie de la société et des individus.Notre civilisation qui prétend en être une de bien-être est encore tout axée sur la puissance et chaque nation craint d'être désavantagée en cessant de jouer le jeu.Ses analyses lucides de la situation mondiale ainsi que ses suggestions intelligentes pour y répondre, Bertrand de Jouvenel est appelé à les proposer un peu partout dans le monde.L’un des pères de la prospective, sa réputation est internationale.Bertrand de Jouvenel des Ursins est né à Paris en 1903.Licencié en sciences et en droit de l’université de Paris, il est également docteur en droit de l’université de Glasgow.Jusqu’en 1939 il a été correspondant d plomatique et envoyé spécial de différents journaux.A cette époque déjà il écrivit des ouvrages remarquables : « l’Economie dirigée », « Vers les Etats-Unis d'Europe », « la Crise du capitalisme américain ».Engagé volontaire lors de la Seconde Guerre mondiale, il n'en poursuivit pas moins sa carrière d’écrivain en publiant : « Après la défaite », « le Blocus continental », « Du pouvoir », « Morale de la redistribution », « De la souveraineté », « De la politique pure ».Actuellement professeur à la faculté de droit et des sciences économiques de l'université de Paris, Bertrand de Jouvenel a également enseigné à Berkeley, à Cambridge et à Oxford.Directeur et rédacteur en chef de la revue mensuelle « Analyse et prévision » il est aussi président-fondateur de l'association internationale « Futurible » et membre de plusieurs commissions économiques tant au niveau national qu’européen.Bertrand de Jouvenel ne désire pas connaître l’avenir en soi.S’il cherche les futurs possibles, les « futuribles », c’est afin, dit-il, d’éclairer l'action présente.Il voudrait que les « sciences » prospectives, au lieu d'aider la volonté de puissance économique dérivée de la politique de prest ge ou de défense nationale, favorisent plutôt l’amélioration du milieu urbain ou la lutte contre la pollution.A ses yeux, la plus grande réussite technique de notre civilisation c’est l’équipement ménager qui a affranchi la femme de son esclavage millénaire.Son critère, pour juger de la valeur d'une découverte ou d’une invention demeure toujours l’influence qu’elle peut avoir sur la vie quotidienne, sur le temps humain, le cadre de vie, sur l’amélioration des rapports entre les hommes.Mais tout cela dépend toujours, qu'on le veuille ou non, du POUVOIR. Justement, à propos de la réédition du célèbre livre du même nom, Martine de Barsy est allée interviewer Bertrand de Jouvenel; les auditeurs de rémission Entretiens auront le plasir de l'entendre au réseau AM le vendredi 3 novembre à 22 h 30 et à CBF-FM le samedi 4 novembre à 17 heures.Pour Bertrand de Jouvenel le concept de pouvoir recouvre l'idée de possibilités plus importantes et plus d verses.Et l’une des caractéristiques essentielles de l’humanité c’est qu’au cours de son développement elle a acquis des possibilités toujours plus nombreuses.Ce pouvoir, tout au long de l’histoire, n’a fait que croître et s’amplifier.Ob'igée, pour survivre, d’avoir recours à l’association, à la cohésion, à la société, l'humanité a été amenée à confier des pouvoirs à des dirigeants.C’est à ce moment qu’est né ce qu'il faut appeler le « pouvoir politique ».Mais ce qui a toujours effrayé et continue d’effrayer Bertrand de Jouvenel, c'est la progression quasi mathématique de la concentration du pouvoir politique, militaire, industriel.Toute cro;ssance de notre société est automatiquement accompagnée d’un renforcement, d’une concentrat on du pouvoir.Tout dépend de plus en plus de l’organisation qui vient d’en haut et cela est aussi maléfique que bénéfique.Comme co'ollaires à ces rapports de pouvoir d’homme à homme nous arrivent les malaises, les contestations.Les caractéristiques de la société ©’•ganisationnelle empêchent les hommes de se sentir entièrement maît es de leur dest n et de leur avenir.Les dirigeants eux-mêmes se sentent de moins en moins maîtres du mouvement qui les emporte.L'ensemble des excellentes mesures votées par nos différents régimes politiques, n’empêchent pas notre société d’être angoissante et dangereuse.Bertrand de Jouvenel, qui se défend bien d'être agressif envers quiconque ou envers un système politique quel qu’il soit, réclame la lucidité et la vigilance.La responsabilité des immenses organisations pyramidales est presque en dehors de la responsabilité individuel'e.Par ailleurs, les P'oblèmes sont tellement complexes que les spécialistes et les intellectuels sont dépassés.Ils peuvent toujours poser un diagnostic mais la thérapeutique leur échappe.Le sentiment général des ouvriers, des étudiants, des dirigeants est que « nous ne savons pas où nous allons mais que nous n’allons pas où il faudrait.» Il n’est pas jusqu'aux pouvoirs intermédiaires qui diminuent jusqu’à disparaître en proportion de la croissance du pouvoir central.Alors que nos pouvoirs d’action s’intens fient, nos pouvoirs de gestion sur l’habitation humaine ou notre patrimoine naturel n'existent toujours pas.Quant à ce pouvoir d’action, il dépend pour l’essentiel, des technostructures des grandes entreprises qui ont, par le fait même, une très grave responsabilité envers l’humanité.Le tragique de notre civilisation c’est que nos sociétés «n'ont pas de boussole ».Notre civilisation organisationnelle a besoin de la boussole nature et de la faculté d’aimer. Au risque de vous plaire CBF-FM vendredi 3 novembre, 9 h 03 LA MUSE DE SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS Elle s’appelle Juliette Gréco.C’est son vrai nom.Elle est née par hasard à Montpellier (Hérault) où son père était commissaire de police, plus précisément commissaire spécial.Ce père, elle l’a toujours très mal connu.Quant à sa mère, bordelaise d’origine, elle avait été officier dans la marine.Comment la petite fille que fut Juliette en est-elle arrivée à faire une carrière d’interprète et de comédienne ?Nul ne le saura jamais.Tels sont les caprices du destin.Cette femme qui occupe une p ace à part dans l’histoire de la chanson française, nous pourrons l’écouter tout à loisir à rémission Au risque de vous plaire du vendredi 3 novembre alors que seront diffusés plusieurs de ses enregistrements.Elle eut une enfance heureuse, en dépit du fait que ses parents étaient séparés.« Nous vivions chez mes grands-parents maternels que j'adorais, raconte-t-elle.En fait, mon grand-père fut le premier amour de ma vie.» Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, la guerre vient rapidement mettre un terme à cette vie insouciante.C’est ainsi que Juliette Gréco est enfermée à Fresnes, pendant dix jours.Sa mère et sa sœur étant déportées, elle se retrouve bientôt seule, âgée de quinze ans seulement, dans ce Paris de l’Occupation.Très rapidement, la fillette s’oriente vers le théâtre; puis, elle découvre avec ses nouveaux amis une petite boîte bientôt célèbre, le Taoou.Là, elle rencontre Queneau, Camus, Vadim, Vian et Sartre qui écrit à son sujet : « Juliette Gréco a des millions dans la gorge » et qui lui dédie une chanson « la Rue des Blancs-Manteaux ».Elle ne commence cependant sa véritable carrière d’interprète qu’en 1949, au Bœuf sur le toit.Ensuite, le cabaret la Rose-Bouge l’accueille et, en quelques mois, c’est la gloire.« Ce beau poisson noir», au dire de François Mauriac, économe de gestes, mais maîtresse d’une voix qui sait être caressante ou ironique, obtient le Grand prix du Disque en 1952.Depuis, Juliette Gréco qui fut la « muse de Saint-Germain-des-Prés », est devenue une vedette consacrée qui fait du cinéma et chante sur les plus grandes scènes du monde.En ce qui concerne son répertoire qui se veut tour à tour mélancolique, canaille, humoristique ou non conformiste, il représente un moment important de la chanson française.Cette grande interprète qu’est Juliette Gréco viendra, Au risque de vous plaire, vous offrir un bouquet de ses chansons, le 3 novembre prochain.Soyez au rendez-vous ! Animateur: Jean-Paul Nolet.Réalisatrice: Pauline Paré.C.F.19 Premières CBF-FM et réseau AM jeudi 2 novembre, 21 heures DES HISTOIRES DE BONNES FEMMES Les vraies images du bonheur ne seraient-elles pas celles qui le précèdent alors qu’on pense pouvoir être heureux ?Et l’amour à l'enseigne du courrier du cœur, s'il prête à sourire, ne recoupe-t-il pas la vie même ?C’est ce dont il sera question à Premières, le jeudi 2 novembre, a'ors qu’André Ricard, avec ses « Histoires de bonnes femmes », nous parlera des «intermittences du cœur», du plaisir et de la souffrance d'aimer.Eliane, genre bonne fille, aveuglée par l’amour, vient tout à coup de s'ouvrir brutalement les yeux: elle a découvert son mari avec deux femmes.Comme à une bouée de sauvetage, elle fait appel à ses trois amies.N'écoutant que son cynisme habituel, Julie lui conseille alors, sur un ton d'amère ironie, d’accepter l’inévitable et de laisser choir son mari.Christine, en femme de tête, et Muguette, en fausse naïve, lui demandent, chacune à leur façon, d'être plus explicite.Alors nos bonnes femmes, toutes ensemble, finissent par découvrir que Clément, le mari d’Eliane, ne l’a jamais aimée vraiment et qu’il ne s’accrochait à elle que par intérêt.S’il continue de coucher avec toutes les filles c’est non seulement par goût foncier mais parce qu’il recherche l’épouse idéale.Chacune se scandalise et ne comprend pas qu'Eliane puisse aimer quand même et soit toute paralysée.Quoi qu’il en soit, la séparation devient inévitable car on ne peut pas commander l’amour.D’ailleurs, Eliane est belle, jeune et la vie l'attend.Si elle s’obstine, c'est l’enfer.Mais tout n’est pas si simple dès lors qu'on est impliquée soi-même.Clément continue de fasciner sa femme qui le trouve extraord.naire, supérieur à tous ceux qui l'entourent par le goût et l’intelligence.De là, évidemment, son succès auprès des femmes.Mais, au fur et à mesure que se déploie cette histoire, nos bonnes femmes ne peuvent s’empêcher d’y entremêler les leurs, toutes pleines de drame, de petits bonheurs fugitifs et de décept ons.Et jusqu’à quel point sont-elles sincères alors que Clément les hante ?Du rêve à la réalité où se situe la véritable dimension de l’être ?Où se situe la vraie vie ou la part vraie de toute vie ?Les sincérités successives d’Eliane, de Christine, de Julie, de Muguette, pour relatives qu'elles soient, n'en sont pas moins le tissu de leur chair et de leur sang.Au fond, quand Eliane ira de surprise en surprise, elle devra s’avouer, peut-être, qu’elle s'attendait à tout cela et qu’ainsi va toute vie.« Des histoires de bonnes femmes » d’André Ricard, diffusée dans le cadre de Premières, est réalisée à Québec par Michel Gariépy.R.H. Les chefs-d’œuvre de la musique CBF-FM mardi 31 oct.23 h 03 FRANCIS POULENC, MUSICIEN FRANÇAIS Les Chefs-d’œuvre de la musique comptent, cette saison, trente années d’antenne à la radio de Radio-Canada.Depuis 1942, en effet, les mélomanes ont eu la chance d'y entendre, interprétée par de grands artistes, de la musique de toutes les écoles et de tous les genres.Pour demeurer dans la tradition, cette populaire série nous propose, le mardi 31 octobre, de nous familiariser davantage avec quelques-unes des œuvres de Franc s Poulenc, l'un des plus authentiques représentants de l'école française.« Il a le nez fort et flaireur, l'œil prompt à changer d'expression.Il est confiant et précautionneux, à l'aise dans l'amitié et poète comme un paysan.» Ainsi s’exprimait la grande Colette en parlant de Francis Poulenc, disparu en 1963, et qui fut lui-même l'ami de tous les poètes, d’Apollinaire à Cocteau.Il était né à Paris, 2 place des Saussaies, à quelques pas de l’Elysée.Mo-t, rue de Médicis, dans un appartement qu’il avait fait refaire de fond en comble afin, se'on son express on, « d'achever son existence dans un logis propre », il préférait la ville à la campagne où il s’ennuyait terriblement.Ce qui ne l’empêcha pas d’avoir une belle maison dans le Val d'Amboise où il écrivit la plus grande partie de son œuvre, œuvre gigantesque qui allait des mélodies à la chanson à bo re, de la sonate pour piano au concerto pour orgue, orchestre et timbales, du ballet à l’opéra, des Biches au Dialogue des Carmélites.C’est à l’âge de huit ans que Francis Poulenc découvre la musique de celui qui va devenir son dieu, Claude Debussy.On vient de jouer devant lui les Danses sacrées et profanes : « Comme c'est joli, s'écrie l'enfant.Et pourtant, c’est un peu faux ! » Quelque temps après, le garçonnet rencontre le cher homme chez un tailleur.Alors que madame Poulenc effectue un essayage dans une p èce voisine, Debussy s’en va au téléphone, laissant son chapeau sur une chaise.Le petit Francis s’approche doucement et, rouge de confusion, touche le couvre-chef du bout du doigt.Cette ferveur enfantine, Poulenc ne va jamais s'en départir et il lui arrive souvent de répéter : « Après Mozart, Debussy est le musicien que je préfère.» Membre du Groupe des Six, plusieurs années plus tard, Poulenc a cependant beaucoup d’adm ration pour un autre compos teur, petit homme barbu au caractère épouvantable qui répond au nom d’Erik Satie.De nombreuses anecdotes accompagnent le personnage.Brouillé avec Poulenc et Auric à la suite d'une farce qu’il n'a pas prisée et dont le premier est l’auteur, le maître répond à des amis qui tentent de les réconcilier : « Jamais ! Debussy était aussi brouillé avec mol.Eh bien I quand il a trépassé, j’ai refusé de le voir.» Cet incident mis à part, Francis Poulenc et son groupe n’en continuent pas moins de se réunir dans la joie, entraînant à leur suite peintres et écrivains.C’est ainsi qu’on les retrouve fréquemment au Petit Bessonneau, minuscule restaurant de la rue Blanche, de même qu’au cirque Medrano où ils vont applaudir des clowns célèbres, les Fratellini.Mus'ciens avant tout, les Six collaborent aussi à quelques œuvres qu'ils présentent à leurs admirateurs.Cependant, après la première des Mariés de la Tour Eiffel qui est accueillie avec froideur, ils se séparent définitivement.« Bientôt, commente GuM'aume Hanoteau, chacun va partir de son côté et écrire la musique qu’il aime.» Pour le profane, Francis Poulenc demeurera toujours le musicien charmant qui écrivit de nombreuses mélodies sur des vers de Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Paul Eluard, Louise de Vilmorin, mélodies mises en valeur par la voix de Pierre Bernac.Il ignore pourtant tout un aspect du talent de Poulenc, l'aspect religieux.Elevé dans une foi religieuse intense, Poulenc abandonne toute pratique à la mort de son père.Il lui faut la disparition d’un ami cher pour retrouver le désir d’aller prier au pied de l’autel.C'est alors qu’il apprend l’existence de Rocamadour, sanctuaire de la Vierge noire.Aussitôt séduit par « ce lieu de paix accroché en plein ciel », le musicien écrit les Litanies à la Vierge noire, sans contredit l’une des plus belles et des plus spontanées de ses œuvres.Par la suite, il compose des messes, des litanies, des motets et un Salve Regina, sans oublier son célèbre Dialogue des Carmélites d’après Bernanos.Cet homme raff né, cet amateur de bonne chère, « ce goulu de vie » pouvait parfois s’accommoder des cadres les plus humbles.Ainsi, quelques mois avant de mourir, il avait quitté momentanément Paris pour aller s’installer très sommairement dans un village du Midi.Considérant en outre la mort avec beaucoup de sénérité, il choisit même Rocamadour comme lieu de sa dernière demeure.Mais un jour, il en visita le cimetière : « Non, dit-il, je ne veux pas être enterré là.— Et pourquoi ?lui demanda-t-on.— C'est trop triste ! répondit-il.» Cette tristesse, de nombreux amis et mélomanes l’ont ressentie en janvier 63 a'ors que disparaissait pour toujours « le plus français des musiciens d’aujourd'hui.» Heureusement pour nous, nous pouvons encore retrouver le grand Francis Poulenc à travers son œuvre.C’est ce que nous propose les Chefs-d’œuvre de la musique du 31 octobre alors que sera diffusé, entre autres, son fameux Concerto pour orgue, orchestre et timbales.Réalisation : Jean-Yves Contant.Charlotte Ferland.22 (Horaire, suite de la page 16) 9 b 30 —CHAQUE JOUR UNE FETE Animatrice: Janine Paquet.10 h 30—LE MATIN DES MUSICIENS “Magnificat” (Bach): orch.Bach Collegium de Stuttgart.— Variations sur le Magnificat de Bach (Krol): Maurice André, trompette, et orch.de chambre Wurtemberg, dir.Jorg Faerber.— Concerto “Comique” (Corette): ens.Baroque de Paris.— Variations et fugue sur un thème de Haendel (Brahms): Walter Klien, piano.— Trio, op.49 (Mendelssohn): Hansheinz S:hneeber-ger, violon; Guy Fallot, violoncelle, et Karl Engel, piano.— “Weep You no More” (Dowland): “When Laura Smiles” (Rosseter); “Fair, Sweet, Cruel” (Ford) et “Shall I Sue?” (Dowland): Peter Pears, ténor, et Julian Bream, luth.— Sonate, K.245 (Mozart): Marie-Claire Alain et orch.de chambre Jean-François-Paillard.— “Canzon Prima” (Jarzebski): orch.de chambre de Varsovie.Animatrice: Janine Paquet.12 h U» — RADIOJOL KNAL 12 b 05 — CONCERT POPULAIRE 13 h 00 — CONTREPOINT Concerto no 5 pour piano et orch.(Bach): Glenn Gould et orch.symph.Columbia, dir.Goldschmann.— “Quatuor-fantaisie”, op.2 (Britten): Vitez-slav Hanus, hautbois, et Quatuor Jana-cek.Animateur: Jean-Marie Perreault.13 h 30 —FAISONS DE LA MUS.QUE 4e Série.Animatrice: Yolande Rossignol.5e Série.Animatrice: Jacquotte Ribière-Raverlat.14 h 00 — AIRS D'OPERA Ouv.de “La Force du destin” (Verdi): orch.Hallé.— Extr.de “Carmen” (Bizet): Franca Sacchi et Alberta Hopkins, sopranos; Eddie Rhul, Antonio Boyer et orch.du Théâtre communal de Florence, dir.Chili.15 h 00 — FESTIVAL DU MONDE “Burlesque” (Strauss); “Totentanz” (Liszt) et Symphonie no 1 (Chostako-vitch): Shura Cherkassky, piano, et orch.de la Radio autrichienne, dir.M.Horvat.16 b 30 — AVEC OU SANS SOLEIL Animateur: Jean-Paul Nolet.17 h 30 — JAZZ ET BLUES “Worried Life Blues” (Hopkins): Light-nin’Hopkins.— “Fine and Mel'ow” (Holiday): Billie Holiday.— “Failing Health Blues” (Dupree): Champion Jack Dupree.— “Moody Fluty” (Moody): James Moody.— “Need More Blues” (Estes): S.eepy John Estes.— “Hey Lawdy Mama” (Me Coy) : Count Basie.Animateurs: Gilles Moreau et Gilles Aicnaiiibaull.18 h 00 — PRELUDE AU SOIR Sonate pour deux pianos et percussion (Bartok) : Vera Lejskova et Vlastimil Lejsek.18 b 30 — COURS UNIVERSITAIRES “Historiographie médiévale du XVe au XXe sieue", par le prot.Jacques Fal-magne 19 b 00 — LES MUSICIENS PAR EUX-MEMES Interview avec Luciano Sgrizzi, pianiste, par Jean Deschamps.20 b 00 — radiojournal 20 h 03 _ L’ART AUJOURD'HUI 20 h 30 — CONCERT SYMPHONIQUE Ouverture “Oberon” (Weber) et Concerto no 4 pour piano, op.58 ( Beethoven) : Ivan Moravec.piano, et orch.symph.de To onto.dir.Karel Ancerl.22 h 00 — LES PETITS ENSEMBLES Sonate pour trompette et double chœur et orchestre; Symphonie pour deux violons, violoncelle et luth; Concerto grosso en ré majeur; Sinfonia pour deux vio'ons, violoncelle, contreba'se, luth et clavecin, et Sonate à quatre (Stra-della): orch.de chambre Jean-François-Paillard.22 h 30 — I A FEUILLAISON 23 h 00 — RADIOJOURNAL 23 b 03 — LES ( HEFS-D U UVRE DE LA MUSIQUE Concerto pour violon (Elgar): Yehudi Menuhin et orch.New Phi'harmonia, dir.sir Boult.— Elé’ie pour orch.(Elear): orch.New Philharmonia, dir.sir Barbirolli.24 h 00 — RADIOJOURNAL 0 h 03 — PENSEE DE LA NUIT Lettres: n’ayez pour juge que la conscience (Paul Gauguin).0 h 08 — VIENNE LA NI HT La vie et l’œuvre de J.S.Bach.Sonate en sol majeur pour violon et clavecin.BWV 1021: Reinhold Barchat et Robert Veyron-Lacroix.— Le Clavecin bien tempéré.Livre TT Préludes et fugues nos 21 à 24, BWV 890 à 893: Zuzana Ruzickova, clavecin.— Cantate no 124 “Je n'abandonnerai pas mon Jésus": Ernst Haeflinger, ténor; Hertha Topper, contralto; Théo Adam, basse; chœur et orch.Bach de Munich, dir.Karl Richter.1 b 00 — RADIOJOURNAL 23 ICI RADIO-CANADA/RADIO Semaine du 28 oct.au 3 nov.1972 a/s Periodica inc.Affranchissement en numéraire au 7045, av.du Parc tarif de la troisième classe.Montréal 303, Québec Permis numéro B-384 ICI RADIO-CANADA RADIO Magazine d’information de 24 pages Actualité littéraire — Grands concerts — Informations — Etudes — Enquêtes — Horaire — Nouvelles etc.La qualité dans la variété ! 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