Ici Radio-Canada, 26 mai 1979, Programme de la télévision
Scènes de la vie familiale et de la vie scolaire .vues par des enfants * àVEnfance à vivre (article en page 7) Un Père Blanc québécois en Afrique, à Second regard Rencontre avec Maurice Schumann Gala du Concours national de Radio-Canada Une comédie musicale: Circociel Programme Semaine du 26 mai Volume 13 de la télévision au 1er juin 1979 numéro 22 En bref Correctif • L'émission Première page, qui avait suscité l'été dernier un très vif intérêt par son ambition d'étudier les événements politiques, sociaux et économiques de façon synthétique et globale, retrouvera à nouveau son vaste public au cours de la prochaine belle-saison à la télévision de Radio-Canada.En effet, Pierre Olivier, toujours aussi intelligent, exigeant et perspicace, viendra tous les mardis à 21 heures, à compter du 29 mai, animer ce grand magazine d'information, le seul à l'antenne durant la période des vacances.Dans un décor renouvelé, viendront donc s'entretenir avec l'animateur des personnalités qui font l'actualité aussi bien au pays qu’à l’étranger.Certaines entrevues seront enregistrées sur les lieux mêmes de l'événement alors que les autres le seront en studio.Dans la deuxième partie de l'émission, Pierre Olivier s’entretiendra pendant près d'une demi-heure avec un même invité choisi en fonction de l’importance de son action dans notre société.Réalisation: Marc Renaud et Fleur Jeanneret.Script-assistantes: Simone Poitras et Rachel April.Recherchiste: Louise Dansereau.0 Le mercredi 30 mai à 19 heures, exceptionnellement, la série l'Enfance à vivre présente une émission axée sur le sport chez l'enfant.Le thème de l'émission: le Sport pour l'enfant: un jeu ou une contrainte?Il n'est pas un éducateur sérieux qui osera nier les bienfaits du sport pour le développement physique et mental d'un enfant.Ceci dans l'absolu, bien sûr.Dans les faits, pour beaucoup d’enfants il arrive, selon les conditions, la santé, l'attrait ou le dégoût, que le sport devienne plus une contrainte qu'un jeu.Pour discuter de cette question l’Enfance à vivre a invité le commentateur sportif Claude Quenneville; Yves Quenneville, psychiatre, animateur de la série radiophonique la Science et vous, ainsi que Paul-E.Ohl, auteur de nombreux ouvrages sur le sport.Texte et recherche: Y-von Dor.Musique de fond: l'Ensemble de cuivres du Québec, dirigé par Gulio Masella.Images: Patrice Massenet.Montage: André Daigneault.Réalisation: Gaston Dagenais, assisté de Michelyne Landreau.9 Aux frontières du connu présente, le dimanche 27 mai à 13 h 30, la deuxième des quatre émissions consacrées à l'Homo sapiens.Quels sont les caractéristiques et le mode de vie de l'homo sapiens?Ce sera le sujet de discussion des invités de cette émission: MM.André Le-roi-Gourhan, ethnologue et préhistorien; Henri de Lumley, anthropologue à l'Université de Marseille, et Yves Coppens, paléontologue au Musée de l'Homme à Paris.Narrateur: Marc Fil-lion.Animateur: Paul-Emile Tremblay.Réalisation: Jean Martinet.N.B.Cette émission est reprise en soirée le lundi à 23 h 20.0 C’est de Rouyn-Noranda que parviendra l'émission D’amour et d’eau fraîche, le lundi 28 mai à 14 h 30.Georges Dor aura le plaisir de s'entretenir avec un des citoyens les plus âgés de la région: M.J.A.Bouchard né en 1886 et portant fièrement ses 93 ans.M.Bouchard retracera pour les téléspectateurs de Radio-Canada les grandes é-tapes de sa vie: son départ de la maison à 14 ans, ses voyages et ses aventures de marin durant toute sa jeunesse; ses deux mariages et son installation en Abitibi avec sa femme et ses dix enfants.M.Bouchard compte une famille de 122 enfants et petits-enfants.Recherchiste: Sylvie Labrosse.Réalisation: Michel Plante, de CKRN-Rouyn.0 Pierre Paquette, animateur de la série le Temps de vivre accueille, le mercredi 30 mai à 14 h 30, un groupe de l'Age d'or de Smouth Rock Falls, Ontario.Parmi les musiciens de l’endroit, Mme Bertha Parisé interprète Amusons-nous, jeunesse; M.Gérard Bujold chante II faut que les mamans pleurent et Reviens; M.Jacques Bergevin joue du banjo et de l'harmonica.A la chronique information, Monique Lalande parle de l'organisation des voyages en autobus à travers le Québec.Jean-Rock Roy parle du «costume centenaire» pour les hommes, à l'occasion des festivals populaires.Recherche: Monique Lalande, Lucie Lépine, Jean-Rock Roy et Daniel Simard.Réalisation: André Groulx et Gilles Derome.0 Ici Radio-Canada rend hommage au grand comédien disparu Paul Guèvremont.Inoubliable interprète du rôle de Théophile Plouffe dans le téléroman de Roger Lemelin la Famille Plouffe, Paul Guèvremont a joué également dans de nombreux téléthéâtres et autres productions de Radio-Canada jusqu’à tout récemment encore dans Race de monde et dans In terra aliéna de Victor-Lévy Beaulieu.Il laisse le souvenir d'un homme extrêmement sensible et généreux, associé à un comédien chevronné d’une rare conscience professionnelle.Condoléances à la famille et aux nombreux amis.vendredi 18 mai: 21 h 30 Consommateurs plus.Réal.: Jean-Paul Plouffe.dimanche 20 mai: 17 h 00 Second regard.«Le Saint Suaire» (reprise de l'émission du 13 avril à 23 h 00).18 h 00 annuler Hebdo-dimanche.inscrire: Bilan de la campagne électorale.Anim.: Bernard Derome.19 h 30 annuler: Spécial Mireille Mathieu.inscrire: Vice versa: Avec Véronique Béliveau et Guy Trépanier.(voir 22 avril).mardi 22 mai: 20 h 00 Canada 282.annuler: Nouvelles du sport, Rencontres et Propos et confidences.1 h 30 Cinéma.Témoin à charge.Société «Cîï Radio- ^ * Canada Ici Radio-Canada télévision Société Radio-Canada Boîte postale 6000, Montréal Code postal: H3C 3A8 Téléphone: 285-3453 Rédacteur on chef: Marguerite Beaudry Mise en pages: Laurent Detillieux Rédacteurs: Fernand Côté, Jacques Dupire, René Houle, Claude Lacombe Responsables des horaires: Elise Piché Composition: Centre Graphique Métropolitain (77), Inc.Photomontage: R.P.J.Litho, Inc.Impression: Librairie Beauchemin, Ltée Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québoc — numéro D 715-377 Los articlos ot renseignements publiés dans Ici Radio-Canada télévision pou-vent êtro reproduits librement.Pour commander un abonnement ($13 par année) ou faire port d'un changement d'adresse, communiquer avec Ici Radio-Canada télévision a/s Agence d'abonnement Periodica, Inc.C.P.220, Ville Mont-Royal, P.Q.H3P 3C4 Téléphone: 274-5468 2 Culture et information Femme d'aujourd'hui La Semaine verte semaine du 28, 13 h 35 dimanche 27, 12 h 00 Chroniques, entrevues, documents Trois sujets seront à l’affiche de Femme d'aujourd'hui du lundi 28 mai à 13 h 35 à la télévision de Radio-Canada.Deux ar-tisanes de chez nous: Lise Nan-tel et Marie Décarie, ont réalisé des bannières-manifestes qui sont exposés à la Galerie Media, rue Rachel à Montréal, du 7 au 28 mai.En plus de présenter des photos d'une quarantaine de leurs oeuvres, l'émission nous permettra d'entendre en entrevues les deux artisanes.Recherches: Catherine Commandeur.Suivra l'Enfant et l'habitat, quatrième et dernier volet de la série la Femme et l'habitat, au cours duquel il sera question de l'importance pour l’enfant d'avoir un territoire qui lui est propre pour lui permettre de se définir lui-même: chambre, maison, rue, quartier, et aussi de ses besoins et de ses exigences, selon les différentes phases de son développement.Invitée: Denise Piché, professeur à l'Ecole d'architecture de l'Université Laval; recherches: Catherine Commandeur; interviewer: Louise Arcand.En dernier lieu, nous verrons sur film une entrevue d'Annie Leclerc, tournée au Congrès de l'Association des Centres de Service^ sociaux du Québec et dont le thème était: On n’aura plus les enfants qu'on avait.Professeur de philosophie à Paris, auteur de plusieurs ouvrages dont Parole de femme, chef de file du Mouvement féministe en France et auteurs de plusieurs communications sur l'enfance, Annie Leclerc amorçait les travaux en ateliers de ce congrès.Recherches: Nicole Gilbert-Champagne; interviewer: Louise Arcand, qui est de plus l'animatrice de l'émission; script-assistante: Marie-Paule Gagné; réalisatrice: Jeannette Tardif.L'émission du mardi 29 traitera, entre autres sujets, de la Magnétothèque générale pour les aveugles du Québec.Organisme bénévole sans but lucratif, la Magnétothèque enregis- tre des livres sur bandes magnétiques et les distribue gratuitement aux personnes aveugles qui en ont besoin.Réalisation: Louis-Philippe Beaudoin.L'émission du mercredi 30 nous permettra d’abord de rencontrer deux responsables du Club Femmes d’aujourd’hui de Laval, un organisme qui vise à améliorer la qualité de vie des femmes de banlieue.Les invitées seront: Lise Thibault et Michelle Beaudry.Recherches et entrevue: France Nadeau.Par la suite, on rencontrera les auteurs de deux livres: Flé-lène Pelletier-Baillargeon qui vient de publier le Pays légitime, un recueil de ses articles parus dans diverses publications, et Louise Pominville, auteur de Pi-tatou et la neige, un recueil de contes pour enfants paru récemment.Finalement, on assistera à une démonstration d'un jardin de plantes sauvages, avec Nicole Gilbert-Champagne.Animatrice: Louise Arcand.Réalisation: Yves Dumoulin.France Nadeau Louise Arcand /il TB ¦cr b La Vallée impériale au sud de la Californie La Semaine verte présente aux téléspectateurs de Radio-Canada, le dimanche 27 mai à midi, le dernier des quatre reportages sur l'agriculture en Californie réalisés par Gilles Perron et son équipe, dont le commentateur Germain Lefebvre.Cette quatrième émission est consacrée à la Vallée impériale.Située dans le sud de la Californie, à 200 pieds en dessous du niveau de la mer, cette vallée fameuse est fertilisée par les eaux du Colorado.C'est vers 1860 qu'on a pensé à ce moyen de cultiver les déserts du sud de la Californie.En 1901, la Vallée impériale ne comptait que 1500 acres de culture.Dès 1930, la Vallée avait atteint le chiffre record de 400,000 acres de terres arables.L'agriculture y reste toutefois difficile et encore vulnérable, en dépit de la haute technologie qui la gouverne.Le sud de la Californie jouit à l'année d'un climat tropical, ignorant les gelées même au coeur de l'hiver.La température y atteint souvent 125 et 130 degrés F.Même en hiver, le thermomètre oscille entre 80 et 85.Ce climat exceptionnel favorise toutes les cultures même en hiver.C'est pourquoi la Vallée impériale prend la relève des autres fermes de l'Etat pour la culture des légumes, assumée ailleurs en été.Peut-on imaginer qu'ici en automne et au début de janvier on soit à l'époque des semailles?La Vallée impériale occupe le 5e rang pour la production agricole aux Etats-Unis.S'étendant sur 50 milles de long, les 500,000 acres cultivées ne représentent que la moitié de toute la superficie.Apparemment, la Vallée n'est qu'un immense champ vert et uniforme.Bien que la végétation y soit intense, les arbres sont rares et les villages isolés.El Centro est le plus important des sept villages où vivent les agriculteurs.Quand on se promène dans la Vallée, on remarque surtout les produits de grande culture et les légumes.Les fruits n'abondent pas.Les 85,000 acres de légumes sont cultivées sur des sols lourds, faciles à retourner.L'hiver, la laitue domine en parallèle avec la luzerne qui s’étend sur la plus grande superficie.L’équipe de la Semaine verte avait pour guide lors de ce reportage Larry Fleming qui, avec son père et son frère, cultive une terre de 4,000 acres.Une superficie au-dessus de la moyenne mais quand même assez répandue dans la Vallée.Les Fleming cultivent du blé, de la betterave à sucre, du coton, du chou, des oignons et des melons.Larry passe ses journées dans une camionnette équipée pour communiquer avec tous ses employés disséminés sur les 4,000 acres de sa ferme.Il parcourt plus de cent milles par jour pour surveiller l'état des cultures, gérer les travaux, assurer l'irrigation des champs et vérifier la qualité du travail.Ces quelques notes sur la Vallée impériale donneront aux téléspectateurs une idée de ce dernier reportage sur l'agriculture en Californie fourmillant, comme les trois précédents, d'images magnifiques et de renseignements précieux pour nous, Canadiens, importateurs de tant de produits agricoles américains.F.C.Germain Lefebvre \ 3 Culture et information Second regard dimanche 27, 17 h 00 Un Père Blanc d'aujourd'hui en Afrique Au moment où l’Eglise subit de grandes difficultés et où on assiste un peu partout à une désaffection de la pratique religieuse et à une baisse des vocations, d'aucuns pensent que les «missions» doivent être aujourd'hui quasi inexistantes.Ce fut près de l'être il y a une couple d'années; mais, de même qu’on assiste à un retour à la foi de plus en plus marqué, on verra qu'en Afrique, par exemple, les Pères Blancs continuent mieux que jamais leur apostolat.Et les téléspectateurs de Second regard pourront le constater, le dimanche 27 mai à 17 heures, alors que Radio-Canada présentera -Où habites-tu?-, un document remarquable et émouvant sur les souffrances morales et les joies d'un Père Blanc.Ce film, qui nous transporte au Burundi, en plein coeur de l'Afrique, est tout d'abord un é-blouissement de lumière et de beautés naturelles où se succèdent des paysages plus magnifiques les uns que les autres, empreints d'une profonde sérénité.Puis, nous voyons des êtres humains, des Africains qui, malgré leur humble condition, dégagent une grande noblesse natu- relle.Puis, nous entendons des voix, une voix surtout, celle de Jacques Poirier, un jeune Père Blanc d'origine canadienne qui nous parle de sa vocation et qui nous dit avec un accent d'une indéniable sincérité pourquoi il a quitté son pays pour s'exiler, semble-t-il, dans une contrée lointaine.Alors les paysages splendides et l’éclatante lumière passent au second plan.parce que nous venons de pénétrer dans le monde de lame et de la foi.«Mon nom est Jacques Poirier.J'ai 32 ans.Je suis né à Asbestos où mon père, Osias Poirier, a dirigé le journal Le Citoyen pendant 25 ans.Mes parents demeurent aujourd'hui à Drummondville.Membre de la Société des Pères Blancs, je suis arrivé au Burundi il y a sept ans.Depuis deux ans, je vis à la paroisse de Masango.C'est ici que j'habite».Et le père Poirier continue ainsi, d'une façon à la fois directe, simple et fraternelle à nous dire pourquoi et comment il est devenu prêtre et par quelle angoisse il est passé avant d'être convaincu que sa façon à lui de suivre le Christ était de tout quitter, famille, parents, a-mis, patrie pour aller en Afrique.Aller là-bas non pas impo- ser une croyance, mais échanger, recevoir et donner amour et dévouement.-Où habites-tu?- nous montre comment Jacques est venu «annoncer la Bonne Nouvelle» dans sa mission, dans l’exercice de son ministère, dans les familles, à l'hôpital, dans les fêtes au village.Ce ne sont pas les prêches qui, surtout, gagnent ces âmes simples qui croient d'instinct en une sorte de transcendance, mais le rayonnement de joie et d'amour qui se dégage de ce jeune dominicain attentif à leurs moindres coutumes.Un ami de Jacques viendra justement nous dire comment c'est cette joie intérieure du missionnaire qui l'a converti.parce qu'il a voulu la ressentir à son tour.A la question «Où habites-tu?», le Christ a répondu: «Viens et vois».Jacques Poirier a su alors dès cet instant où il vivrait le mieux dans l'Amour du Christ.Rappelons que Myra Créé, au début de cette émission de Second regard, viendra lire, comme à l'accoutumée, les actualités religieuses nationales et internationales.«Où habites-tu?», une réalisation de Roger Leclerc avec la collaboration de Jacques Poirier, PB.Caméraman: Uwe Ko-neman.Assistant: Jean-Paul Wiame.Preneur de son: Guy Michaud.Recherchiste: Julien Cormier, PB.Monteur: Michel Clément.Délégué au Burundi: Tharcisse Nsabimana.Chant: Michel Fortin, PB.C'est une production de Radio-Canada.R.H.Salvator Bindarye et Jacques Poirier Rencontres mardi 29, 23 h 20 «Sans Dieu, il n’y a plus de destin personnel» (M.Schumann) Maurice Schumann, homme politique français, qui fut plusieurs fois ministre et qui occupa plusieurs charges gouvernementales importantes jusqu’en 1973, avait rejoint le général de Gaulle à Londres en 1940.Porte-parole de la France libre, il allait alors régulièrement à la BBC, livrer à la France occupée des messages d'honneur et d’espoir.A Marcel Brisebois qui l'interroge pour l’émission Rencontres du mardi 29 mai à 23 h 20, Maurice Schumann explique pourquoi il est allé rejoindre le général de Gaulle en Angleterre: parce que celui-ci incarnait la continuité de la France et qu’ainsi il créerait de l'irréversible.Dès cet instant, le général savait que les Alliés gagneraient ce qui deviendrait une guerre mondiale et qu'il fallait que la France participe à cette victoire.Aujourd'hui, grâce à cet homme de génie, la France est à Berlin aux côtés de l'Angleterre et des Etats-Unis, à la demande même de l'Allemagne.Il y a dans tout cela une application instinctive du bon sens et du raisonnement que l'on retrouve aussi, selon Marcel Brisebois, dans les écrits de Maurice Schumann, dans Angoisse et certitude surtout, couronné par le Prix de littérature catholique.Dans ce livre où il médite sur les notions fondamentales que sont la liberté, la vie et la mort, Maurice Schumann démontre que l'accélération de l'histoire et la désintégration de l'atome ont conduit à désindivi-dualiser la mort, à la dépersonnaliser.Et la grande question de notre temps, selon Fieideg-ger, c'est que la mort de l'être puisse se substituer à la mort de l'homme.Ainsi, alors qu'au XIXe siècle c'était la Mort à Venise (T.Mann), au XXe c’est la mort de Venise! Maurice Schumann voudrait la repersonnalisation de la mort, le retour de l'homme seul, en quelque 4 Les Beaux Dimanches Super Star le 27, 19 h 30 sorte, en face de son destin.Parce que la mort est nécessairement personnelle pour celui qui croit en son salut personnel.Mais comment rendre à chacun sa propre mort dans un temps où tout concourt à la subtiliser, pour ainsi dire?C'est en comprenant, peut-être, que l'homme, foncièrement seul de la naissance à sa fin, commence déjà à mourir dès son premier instant de vie.Cette mort donne obligatoirement un sens à cette vie et l'angoisse qui lui est inhérente s'avère en même temps «créatrice, nourricière et consolante».«On aboutit à une certitude angoissée».Et c'est à travers l'approfondissement de cette analyse que Maurice Schumann a retrouvé Dieu, qu'il a compris que «sans Dieu, il n'y a plus de Maurice Schumann destin personnel».Cette découverte serait, pour lui, profondément consolante, comme le découvrent la plupart des grandes philosophies contemporaines.La conversion de Maurice Schumann date néanmoins de cet instant où il entendit son professeur, Alain, déclarer: «Ce que le christianisme a donné au monde: d’un supplicié il a fait la plus haute valeur».Maurice Schumann, à partir de là, crut en la divinité du Christ et il en tira la conclusion que le Christ n’est pas contenu dans le monde mais que c'est Lui qui contient le monde.Il en découle que «la mort est un passage à l'intérieur d’une vie globale et non pas d'une vie à l'autre».La mort n'est pas une fin en soi et si le monde est contenu dans le Christ, on ne le quitte donc pas en mourant.A la base de la vie et de la pensée de Maurice Schumann, il y a cette foi catholique qui l’a inspiré dans le choix de ses positions face à des problèmes primordiaux comme l'avortement et l’euthanasie.Cela dit, il ne faut jamais, affirme-t-il, faire étalage en politique de ses croyances, ni les invoquer.Il ne faut d'abord pas compromettre l'Eglise et, ensuite, parce qu'il faut fuir le pharisaïsme.Les chrétiens convaincus ne sont pas toujours et nécessairement meilleurs que les autres.Il faudrait plutôt suivre l'exemple de Thomas Morus, l'homme que Maurice Schumann admire le plus au monde.Celui qui a compris mieux que personne, alors que personne ne le comprenait, qu'il fallait éviter à tout prix, pour le bien de l'humanité, le césaro-papisme.Le grand rêve de Thomas Morus dans son U-topie, et qui devrait inspirer l'humanité: «attacher le char à l'étoile».Réalisation: Raymond Beau-grand-Champagne.René Houle En grande vedette: Gilles Vigneault En première partie des Beaux Dimanches, les téléspectateurs de Radio-Canada pourront voir, le 27 mai à 19 h 30, un portrait-récital intitulé Super Star et mettant en vedette le plus grand, le plus aimé et le plus remarquable de nos poètes-écrivains-compositeurs et interprètes: Gilles Vigneault.Quand on dit Gilles Vigneault, on évoque aussitôt un flot de paroles et de musique à saveur typiquement québécoise sur un fond de paysage merveilleux où la terre, la montagne et la mer habités par les gens de chez nous ont toujours été la muse, l'inspiratrice de Gilles Vigneault.Depuis ses débuts modestes à Québec dans les années 60, il en a fait du chemin, le grand Gilles.Il pourrait dire aujourd'hui avec Félix Leclerc qu'il admire toujours: «Moi, mes souliers ont beaucoup voyagé».A force de travail, de patience et d'acharnement, Gilles Vigneault a conquis peu à peu les auditoires de Québec et de la province.Puis il a osé se présenter en France pour affronter le tout-Paris et sa critique féroce.Sa poésie jaillie du roc et de la terre, sa prose solide, ses chansons si personnelles, ses musiques enlevantes, ses monologues inimitables ont eu raison des auditoires les plus rébarbatifs: de Québec à Montréal en passant par Paris.Il y a quelque dix ans, les Parisiens ne connaissaient de chanteur populaire québécois que Félix Leclerc et encore pas tous.Aujourd'hui, ils pourraient, sans risque d’erreur, en nommer cinq ou six.Mais on peut être assuré que le premier nom qui leur viendra aux lèvres sera celui de Vigneault.C'est un hommage bien mérité.Avec Jacques Boulanger, Gilles Vigneault se livrera à une de ces conversations mi-sérieuse, mi-badine dont il a le secret.Jacques lui demandera de faire pour les téléspectateurs de Radio-Canada une sorte de revue rétrospective en chansons et en paroles de sa belle carrière.Comme Gilles ne se prend jamais au sérieux, on peut s'attendre à un joyeux monologue.Pour ouvrir l’émission, Gilles Vigneault présente un pot-pourri de ses premières chansons, celles qu’on aime encore et qu'on lui redemande toujours.Jacques Boulanger s'intéressera ensuite à la formation culturelle du poète Gilles Vigneault.Le poète nous dira sans doute ses lectures, ses auteurs préférés, ses prédilections d'adolescent au collège et de jeune homme lancé ensuite dans la vie.Gilles Vigneault parlera aussi à Jacques Boulanger de son expérience d'homme de spectacles, de sa poésie, de sa philosophie de la vie et de ses contes.Après avoir chanté J'ai planté un chêne, Gilles Vigneault se retrouvera au milieu d'amis très chers réunis au studio à son insu.Ce sera l'occasion d'une troisième interview impromptu où l'ami se livrera à coeur ouvert.Pour clore l'émission, Jacques Boulanger chante J’ai pour toi un lac et il invite Gilles à parler de sa dernière création, les Quatre Saisons de Piquot dont le disque vient d'être mis sur le marché.Gilles Vigneault est accompagné d'un quintette de musiciens dirigés par Robert Bibeau.Pour les Quatre Saisons de Piquot, une chorale de quarante voix accompagne l’auteur.Direction technique: Gilles Amyot.Décors: Claude Jasmin.Assistant à la production: Claude Côté.Eclairage: Roch Labelle.C'est une réalisation d'Aurèle Lacoste, assisté de Gisèle Légaré.Fernand Côté 5 Les Beaux Dimanches Les Lauréats du Concours national le 27, 20 h 30 Gala du XXe Concours national de Radio-Canada Dans le cadre des Beaux Dimanches, le 27 mai à 20 h 30, Radio-Canada présentera le gala et la proclamation des lauréats de son XXe Concours national, donné à Québec sous la présidence d'honneur de M.Albert Wesley Johnson, président de la Société Radio-Canada.Ce concert aura été diffusé en direct, le vendredi 25, sur les ondes des réseaux FM et AM à compter de 20 heures.Au pupitre de l'Orchestre symphonique de Québec: James de Priest.Les finalistes Ellis Wean, tubiste de 29 ans.de Montréal.Né aux Etats-Unis, Ellis Wean a fait ses études musicales à l'Université de Boston et au New England Conservatory of Music de cette même ville.Il a également suivi les cours de perfectionnement qui se donnent chaque été dans le cadre du Festival de Tanglewood, au Berkshire.Avant de venir résider au Canada, Ellis Wean a eu l'occasion de jouer avec l'Orchestre de Boston, la Philharmonique de Buffalo et les «Boston Pops».Depuis, il a participé à des concerts de l'Orchestre symphonique de Montréal.Il fait partie du Mont Royal Brass Quintet.Mark Watson, baryton de 26 ans, de Winnipeg.Il a d'abord étudié avec Orville Deraught et Dorothy Lawson, à Winnipeg.Il poursuit actuellement sa formation vocale auprès de Jan Simons, à Montréal.En 1977, il fut soliste du Winnipeg Philharmonie Choir dans l'Oratorio de Noël de Saint-Saëns et, par la suite, chantait le rôle titre de l'oratorio Elijah de Mendelssohn avec le même choeur.De son côté, le Men-nonite Oratorio Choir lui confiait la partie de basse-solo d'Israël en Egypte de Haendel.L'an dernier, le Manitoba Opera Association l'invitait à faire ses débuts à la scène lyrique dans Macbeth de Verdi.David Swan, pianiste de 19 ans, de Saskatoon.Après avoir étudié avec Garth Beckett, Denis Matthews et Robin Harrison, David Swan travaille maintenant avec Robert Silverman à l'Université de Co-lombie-britannique, à Vancouver.Premier Prix du National Competitive Festival of Music de Toronto, en 1972, il se classe deuxième au Concours national de Radio-Canada, en 1975.L'année suivante, on lui décerne le Premier Prix du Concours Eckhardt-Grammaté, consacré à la musique contemporaine.L'au- de Radio-Canada tomne dernier, David Swan était invité par les Jeunesses musicales de Hongrie pour une tournée de récitals dans ce pays.Johanne Perron, violoncelliste de 20 ans, de Chicoutimi.Elle a fréquenté le Conservatoire de Québec où elle eut Pierre Morin comme professeur.Cette Institution lui décerna des premiers prix de musique de chambre et de violoncelle en 1977 et 1978.L'été dernier, on la choisissait comme exécutante aux Cours de perfectionnement de Janos Starker à Banff et de Pierre Fournier à Genève.Elle étudie présentement avec Aido Parisot, à New Haven.Plusieurs fois lauréate des festivals de musique du Canada, Johanne Perron mérite le 2e prix au Concours de l'Orchestre symphonique de Montréal, en 1976, et remporte le Premier Prix à l'unanimité du Concours de l'Orchestre symphonique de Québec, l'année suivante.Peter Lutek, bassoniste de 17 ans, de Burlington en Ontario.Initié à la musique dès l'âge de trois ans grâce à la méthode Carl Orff, Peter Lutek a étudié le piano pendant 12 ans.Après s'être également intéressé à la clarinette et au saxophone, il opte enfin pour le basson voilà six ans.Depuis, Peter Lutek a été premier basson de l'Ontario Youth Band et du Mc Master University Symphony Orchestra et, alors qu'il séjournait au camp musical d'Interlochen, on l'invita à se joindre au World Youth Symphony Orchestra pendant deux étés.En 1976, Il a été vainqueur dans la section des instruments à vent du National Competitive Festival of Music.Stéphane Lemelin, pianiste de 19 ans, de Mont-Joli au Québec.Pendant huit ans Stéphane Lemelin a étudié avec Soeur Rita Lacroix et Yvonne Hubert à l'Ecole de musique Vincent-d'lndy, à Montréal.Depuis janvier de cette année, il travaille avec Karl-Ulrich Schnabel, à New York.Finaliste aux Concours de musique du Canada de 1969 à 1977, Stéphane Lemelin remporte le Premier Prix de la section Tremplin international de cette compétition en 1977.Déjà lauréat du Concours de l’Orchestre symphonique de Montréal, Il se classe en deuxième place au Chopin Young Pianists Competition en 1976, à Buffalo, et figurait l'an dernier parmi les demi-finalistes du Concours international de Washington et du Concours national de Radio-Canada.Norbert Kraft, guitariste de 29 ans, de Toronto.Né en Autriche, Norbert Kraft vint très jeune au Canada avec sa famille.Après avoir étudié au Conservatoire royal et à l'Université de Toronto, Il se rend à Londres pour suivre les cours de John Mills.Entre-temps, il a fréquenté les Cours de perfectionnement d'Alirlo Diaz et d'Oscar Ghiglia.Des tournées de concerts l'amènent en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Espagne et bien entendu au Canada.Norbert Kraft se joignait récememnt au personnel enseignant de la faculté de musique de l'Université de Toronto et du Conservatoire royal.Davis Joachim, guitariste de 29 ans, de Montréal.Après des études de piano, Davis Joachim se consacre à la guitare, instrument pour lequel II a pour professeur Antonin Bartos.Il fréquente en plus les «master class» d'Eli Kastner, John Mills et Siegfried Behrend.Très intéressé par la musique contemporaine, il participe à la création de plusieurs oeuvres, dont certaines écrites spécialement à son intention.L’une de ses compositions, Pulsars, lui vaut un prix au Concours de musique électronique du Canada, en 1971.Lauréat des Festivals de musique du Québec et du Canada en 1971 et 1972, Davis Joachim gagne une bourse des Concours de musique du Canada l'année suivante, à titre de meilleur soliste de la catégorie Tremplin international.Ben Heppner, ténor de 24 ans, de Vancouver.Depuis quatre ans, Ben Heppner poursuit ses études de chant avec le professeur Tickner, à l'Université de Colombie-britanni-que, à Vancouver.Membre pendant deux saisons du Vancouver Chamber Choir, il est en plus soliste de cet ensemble, de même que des Vancouver Cantata Singers et de la Society of Early Music de cette même ville.Il a également été entendu en récital sur les ondes de Radio-Canada.Son répertoire, qui fait une large place à l'oratorio, couvre également l'opéra, la mélodie et le lied.Angèle Dubeau, violoniste de 17 ans, de Saint-Norbert au Québec.Elève de Raymond Dessaint, Angèle Dubeau remportait, le printemps dernier, un Premier Prix de violon du Conservatoire de Montréal.L'été dernier, elle travailla avec Dorothy Delay au camp musical d’Aspen, au Colorado, et depuis, elle se rend fréquemment à New York et à Boston pour recevoir l’enseignement de ce professeur, tout en continuant d’étudier avec M.Dessaint.En 1976, Angèle Dubeau remportait des Premiers Prix aux Concours de musique du Canada et de l'Orchestre symphonique de Montréal et, l'an dernier, elle comptait parmi les finalistes du Concours national de Radio-Canada.Les membres du jury Pour les francophones: Victor Bouchard (piano); Gaston Germain (chant); Hiderato Suzuki (cordes); Jacques Simard (vents); Paul-André Gagnon (guitare).Pour les anglophones: Arthur Ozo-lins (piano); Mary Morrison (chant); Gerald Stanyk (cordes); George Sukerman (vents); Alexandre Lagoya (guitare).Directeur du jury: Marius Constant.Programme des dix finalistes Peter Lutek, bassoniste: Grand Concerto pour basson et orchestre de Johann Nepomuk Hummel.Ellis Wean, tubiste: Concerto en fa mineur pour tuba basse de Vaughan Williams.Mark Watson, baryton: «Perfidi! All'Angelo contro v'unite!» (extrait de Macbeth] de Verdi et •
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