Le soleil, 25 août 1998, Page(s) complémentaire(s)
[" Lk mardi 25 A O IT 1998 LE SOLEIL L'EST ET LA CÔTE-NORD MEURTRE DE HERMÉLINE BOURDAGES-LEBLANC Le juge décidera si les deux ados iront en cour des adultes Oll.l.KS G A (INK CoUahordt i o n s pédale ¦ NEW CARLISLE \u2014 Le juge Bertrand Laforêt statuera le 5 octobre sur la pertinence de tenir le procès des deux présumés meurtriers de Herméline Bourdages-Leblanc, de Bonaventure, devant un tribunal pour adultes.Le substitut du procureur général, Jules Berthelot, et les avocats des jeunes de 16 et 17 ans, M' Richard Lavi-gne et M\" Donatien (Jrenier, ont déposé leur plaidoyer hier devant le juge I,aforêt, du tribunal de la jeunesse de la cour du Québec.Une interdiction de publication des preuves de cette affaire a été décrétée par le tribunal.50 coups de couteau et de barre de fer pour tuer la dame Herméline Bourdages-Le-blanc, une retraitée vivant seule, a été assassinée dans la nuit du 24 au 25 avril, dans son domicile du centre-ville de Bonaventure.Dans les heures qui ont suivi le meurtre, la police a révélé que la mort avait été causée par de nombreux (plus de 50) coups portés à l\u2019aide d\u2019un objet tranchant et d\u2019un objet contondant, un couteau et une barre de fer en l\u2019ca-cur-rence.Les deux jeunes avaient volé le coffre-fort de la retraitée et sa voiture.Une interception de routine de la Sûreté du Québec à l\u2019ointe-à-la-Croix, à 115 kilomètres du lieu du crime, avait mené à l\u2019arrestation des deux jeunes, qui partaient en voyage.L\u2019arrestation avait eu lieu au Nouveau-Brunswick, et elle avait été effectuée par la (IRC, à quelques kilomètres de la frontière québécoise.FARDEAU DE LA PREUVE Depuis le 1\" décembre 1995, la loi prévoit le renvoi automatique des jeunes accusés de meurtre devant un tribunal pour adultes, et le fardeau de la preuve d\u2019un jugement devant un tribunal juvénile revient à la défense.Les jeunes de Saint-Siméon et de Saint-Kl-zéar sont accusés de meurtre sans préméditation.Hier, les avocats Lavigne et (Ircnier SC sont employés à faire valoir que leurs clients répondent aux critères d\u2019audition de la cause devant le tribunal de la jeunesse, notamment en tentant de prouver que la protection du pubiic .sera assurée dans les années de détention et par la suite, et qu\u2019ils présentent réellement des possibilités de réhabilitation.Rapports de psychologues et autres spécialistes à leur disposition, les avocats de la défense ont notamment affirmé que les sendees professionnels nécessaires à la réhabilitation de leurs clients étaient mieux dispensés s\u2019ils passaient devant le tribunal juvénile.Une éventuelle détention en péniten- cier fédéral leur causerait plus de torts.Le substitut du procureur général a rétorqué qu\u2019il n\u2019était pas certain que les jeunes seraient envoyés dads un pénitencier fédéral s\u2019ils subissaient leur procès devant un tribunal pour adultes.Une condamnation devant un tribunal de la jeunesse signifierait selon toute vraisemblance la détention en milieu fermé des deux jeunes pour une période de quatre ans, suivie d\u2019un stage de réinsertion en liberté sur\\eil-lée de trois ans.La détention ferme s\u2019ils sont traduits devant une cour pour adultes est d\u2019au moins dix ans.La détention en milieu fermé dans un établissement spécialisé pour le traitement des jeunes contrevenants n\u2019est pas possible lorsque le candidat dépasse l\u2019âge de 20 ans.Marsoui évite la tutelle Quatre conseillers ont choisi de démissionner HK.NRI m IC h All) Col ! a h oral Ion spéclaie ¦ MARSOUI \u2014 La petite localité de Marsoui a évité de peu la tutelle gouvernementale.Quatre conseillers ont remis leurs démissions, mais l\u2019une d\u2019entre elles, reportée en novembre, permet d\u2019assurer la légitimité du conseil municipal.Les trois conseillers démissionnaires : Claire Rioux, Bruno Henley et Jacque-lin (iagné, veulent ainsi dénoncer l\u2019attitude du maire (îhyslain Deschênes.«Je suis lésé dans ma liberté d\u2019exercer ma fonction de conseiller : le conseil étant dirigé par le maire dans toutes ses fonctions», écrit Jacquelin Cîa-gné dans sa lettre de démission.«Je voulais servir mes concitoyens mais je ne pouvais même pas répondre à leurs questions », ajoute-t-il.Les deux autres démissionnaires ont déposé des lettres identiques.Un quatrième élu : Réjean Leclerc, a également remis sa démission.Toutefois, celle-ci ne sera officielle qu\u2019en novembre.Cette technicalité permet d\u2019éviter la dissolution du conseil et, du même coup, la tutelle.C\u2019est pourtant ce que souhaitaient les opposants au maire (îhyslain Deschênes.« Nous voulions que le gouvernement intervienne et fasse le ménage dans la municipalité.J\u2019ai d\u2019ailleurs demandé une enquête approfondie sur l\u2019administration de Marsoui », soutient (îérard (lagné.MULTIPLES RUMEURS Une importante hausse de taxes (28c du 100S d\u2019évaluation municipale) a mis le feu aux poudres.Depuis, les citoyens .scrutent, à la loupe, les gestes des élus.Ils affirment avoir découvert des irrégularités, notamment dans la gestion d\u2019un projet d\u2019amélioration des infrastructures municipales, l\u2019achat d\u2019un chargeur mécanique et dans la ratification d\u2019un contrat de location intervenu entre le con.seil et un de ses membres.Ils accusent également le maire d\u2019effectuer des dépenses non autorisées.Devant la multiplication des rumeurs, le maire Ghyslain Deschênes convoquait, récemment, les contribuables à une séance d\u2019information.Selon le maire, la hausse de taxes est largement attribuable à la «facture Trudel » tandis que les dépenses du projet d\u2019infrastructures ne sont que des « pertes sur papier » liées à l\u2019utili-.sation de la machinerie municipale.Au surplus, le maire a largement expliqué le dossier d\u2019achat du chargeur sans toutefois convaincre ses détracteurs.La situation est telle que certains dossiers se régleront devant les tribunaux.Le conseiller Leclerc fait face à une menace de destitution tandis que les détracteurs du maire sont poursuivis pour avoir obtenu des renseignements sous de fausses identités.Entre-temps, tous doivent .se plier aux dispositions de la Loi d\u2019accès à l\u2019information s\u2019ils désirent obtenir des documents, au bureau de la localité.Au ministère des Affaires municipales, Michel (îionest soutient avoir décelé «quelques anomalies attribuables à la méconnais.sance de la loi.Mais personne n\u2019a mis d\u2019argent dans ses poches, ajoute-t-il.Il appartient aux contribuables de Marsoui d\u2019aller plus loin, s\u2019ils le désirent».Partisans et opposants du maire s\u2019accordent toutefois sur un point : le présent conflit ne fait que diviser le village de 440 habitants.«Je ne sais pas pourquoi nous sommes rendus là.Les derniers mois ont été pénibles et les plaies .seront difficiles à panser», conclut le maire Deschênes qui veille aux destinées municipales depuis près de 25 ans.S8SSS '\u2022id.(Ml 3*l m ¦¦ COLIABORAIION SPÉCIALE MARC LAROUCHE Le trai'ersier n a jamais fait appel à un brise-glace.Pourtant, il devra payer pour le déglaçage.TRAVERSE RIVIÈRE-DU-LOUP/ST-SIMÉON 70 000$ à payer pour un service qu\u2019elle n\u2019utilise pas Marc Larocche Collnhoratl o n spéciale RI\\7ÈRE-DU-LOUP \u2014 Une nouvelle politique de frais de déglaçage obligatoire de la (îarde côtière canadienne pourrait amener la traverse Rivièi\u2019e-du-Loup/Saint-Siméon à cesser ses activités le 21 décembre plutôt que le 4 janvier.Selon la mesure, le service de tra-versier pourrait devoir encaisser des frais supplémentaires annuels de 68400$ pour un service qu\u2019elle n\u2019utilise jamais.«Je suis ici depuis 15 ans et jamais nous n\u2019avons fait appel à un brise-glace, affirme le directeur général de la Traverse Rivière-d u-Lou p/Sa i nt-Si-méon, Richard Michaud.Il est inacceptable de payer près de 70 000S pour quelques jours de traversées pour un service qu\u2019en plus je n\u2019utilise pas.» Si elle est appliquée telle que présentée.cette mesure prévoit que les ba- teaux en activité entre le 21 décembre et le 15 avTÜ devTont payer un montant de 5700 S par transit, c\u2019est-à-dire à chaque fois qu\u2019un navire quitte un endroit pour se rendre à un autre.«Le maximum a été fixé à 12 transits, soit 68 400 S.Dans mon cas, je devrai payer le maximum, donc - I le même montant qu\u2019un service qui poursuit ses activités tout l\u2019hiver, alors que je n\u2019opère que deux semaines après le 21 décembre.» Cette dépense touche en plus une période où l\u2019achalandage est moins important.«Le service est déjà déficitaire.Ils voudraient tuer le transport maritime de passagers qu\u2019ils ne s\u2019y prendraient pas autrement.Je ne suis pas eontre le fait de payer comme tout le monde, mais je dis qu\u2019un service de traversier quotidien ne devrait pas être traité de la même façon qu\u2019un navire qui part de .Montréal pour aller à Cuba.» Richard Michaud Une proposition a été déposée à la (îarde côtière lors d\u2019une reneontre mercredi à Moncton.«Au lieu de charger pour un maximum de 12 transits sur une période de quatre mois, nous avons demandé d\u2019instaurer trois transits par mois pour la même période, ce qui est plus juste.Nous paierions deux fois 17 100 S, donc 34 200$, ce qui est mieux que 70 000$.La (îarde côtière a semblé faire preuve d\u2019ouverture quant à cette proposition mais elle est loin d\u2019être acceptée et la décision finale ne sera rendue qu\u2019en décembre.» Si cette recommandation n\u2019est pas.retenue, .M.Michaud affirme qu\u2019il devra avoir des discussions sérieuses.«On me demande encore 70 000$, alors qu\u2019en deux ans les frais que je dois payer à la (îarde côtière et au ministère des Transports sont passés de_ 25 000$ à 125 ()()()$.Nous ne sommes] plus exonérés de TPS, ce qui représente un autre 1.50 000$, et je ne par-, le pas de la TV'Q, ni de l\u2019achalandage-qui est toujours plus bas d\u2019une semaine à l\u2019autre à cause de la eompétition.Je paie toujours plus et j\u2019en reçois toujours moins.» 4 \\/ LE SOLEIL EIL SUR LES RÉGIONS Li: M A K 1)1 2 5 Aoi I 1998 RIV1ÈKE-1)U-L()UP 7,5 M$ au centre hospitalier e preinior coup de inarleau des travaux de rénovations au eet>-Ji tre hospitalier réfoonal du (iriind-i\\irtage {CiiRtJI\u2019) de Kivièri»-(iii-Loup sera donné bientôt.C\u2019est la firme l\u2019omerleau Construetion, de !Siiiiit-(ji\u2018orjîes de Beauee, qui a obtenu ie contrat qui s\u2019élève à 7 455 1(M)S.1 lireoteur ^fénéral du CHIUil\u2019, Kay-iii md April, s\u2019est dit heureux de voir crpétré dimanche à la résidence d\u2019une pt*r-sonne âgée de Saint-Pacôme.Les deux individus, masqués et armés d\u2019une carabine tronvembre.La population est grandement invitée à s\u2019impliquer dans la réalisation du plan en participant aux rencontres Un'ales.S.f*.CÔTE-NORD Travaux d\u2019asphaltage Depuis lundi, des travaux d\u2019asphaltage sont effectués entre les Idlomètres 80 et 212 de la route 389, au nord de Bait*-Comeau.Ces travaux, qui s\u2019échelonni-ront jusqu\u2019au 9 wtobre, ont été confiés à Inter-Cité Construction, de Chi-TOutimi, au coût de 1,4 millions.S.P.Dynamitage Sur la Côte-Nord, des travaux de dynamitage sont présentement en cours sur la route 138, entre le lac Gobeil et le lac Long, près de l\u2019intersection avec la route 172.Ces travaux, qui serviront à corriger une partie du tracé de la route, sont effectués sept jours sur sept.En raison du dynamitage, les usagers doivent prévoir que la circulation peut être interrompue pour des périodes ma.ximales de 30 minutes.S.P.BAS-SAINT-LAURENT La BBC en forêt modèle Les responsables de la Forêt modèle du Bas-Saint-Laurent ont reçu récemment une équipe de tournage, engagée par la BBC World, s'intéres.sant aux pratiques canadiennes de conservation de la forêt.Le concept de fermes forestières en métayage et l'aménagement forestier dans le respect du développement durable ont intéressé le producteur Robert Lamb, qui s'est aussi rendu en Colombit*-Britannique.La forêt modèle du Bas-Saint-Laurent fait partie d'un réseau de 11 forêts modèles réparties dans tout le Canada.Cette émission d'une durée de 30 minutes sera diffusée pendant l'hKer 1999.C.T.Un autre patrimoine québécois déraciné - .'T COILABORATION SPÉCIALE ROMAIN PELLETIER L© ConS©il d©S monuments et sites du Québec voit dans le déménagement, à Mont-.Ioli, de la gare de Saint-Ulric, un nouveau cas de déracinement du patrimoine québécois.La Ville de Mont-Joli veut en faire un bureau d\u2019information touristique et un musée de transports.Iaî Conseil des monuments et sites se dit étonné que la gare puisse faire éventuellement faire l\u2019objet d\u2019un déménagement en .septembre puisque ce bâtiment, dont la construction remonte à 1908, représente un intérêt architectural et historique Important.Selon l\u2019organisme, il serait déplorable que l\u2019intégrité de la gare soit compromise par une décision précipitée, n\u2019ayant pas, de surcroît, tenu compte de l\u2019opinion publique.« Le récent rapatriement du phare de Pointe-à-la-Renommée de Québec à l\u2019Anse-à-Valleau, en Gas-pésle, constitue un exemple suffisammemt éloquent et regrettable pour dissuader toute forme de déracinement du patrimoine québécois.» K.P.UASHAT-MALIOTENAM La fille du chef Jourdain comparaîtra pour vol s T Kl* H A NK T II K.MH LA Y ColliihordtiOt! Npécidle SEIM-ÎLES\u2014La fille du chef du conseil de bande de Uashat-.Maliotenam, Élie-Jaeques Jourdain, Sandra, comparaîtra demain au palais de justice de St*pt-îles sous des accusations de vol.La jeune femme aurait, avec l\u2019aide de deux amis, dérobé des chèques et les aurait encais.sés à même le compte de la S
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