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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1994-08-08, Collections de BAnQ.

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[" Quebec, Le Soleil, lundi 8 août 1994 Cahier QUEBEC ET LA REGION / LE MONDE / LES ARTS / LES INFORMATIONS GÉNÉRALES LE S0LEII> B Les propriétaires veulent en reconstruire une identique La maison Krieghoff menacée de démolition QUEBEC \u2014 La Garde côtière n\u2019avait plus besoin du phare de Pointe-de-la-Renommee parce qu\u2019elle l\u2019avait remplace par une tour métallique automatisée, construite un peu plus à l\u2019est, à l\u2019Anse-à-Valleau.« Je n\u2019ai pas de \"background\" sur le dossier, étant nouveau dans la region.11 faut me faire une proposition.Je .serai heureux de la recevoir, de l\u2019examiner et d\u2019étudier les possibilités », répond-il.Du travail à faire Avant d\u2019en arriver à l\u2019aménagement d\u2019un centre d\u2019interprétation sur la télégraphie sans fil à la Pointe-de-la-Renommée.Priscilla Poirier, porte-parole du comité de développement de l\u2019An-se-à-Val-leau, estime qu\u2019il y a beaucoup de travail à faire.« Fl faut faire des études afin de .savoir combien ça coûterait.Nous savons que nous pouvons compter .sur le support technique de la Société historique de la Gaspésie et la Ville de Gaspé démontre également une belle collaboration.Elle est propriétaire du terrain ».Pointe-de-la-Renommée se ; nommait Pointe-de-la-Faim il y a I 200 ans en raison de naufragés .qui y avaient péri.Les anglo-; phones ont déformé la prononcia-: lion pour en faire Fame Point, qui , a été traduit par de nouveau en français plus lard par Pointc-de-la-Rcnomméc.d.' -îWfîHWJCTNhS.»?-.U*.2\u2019 -J \" X - t/- ¦\u2019h- ^\t* h- -¦¦J':.'.>5\t.X-X ¦\t- \u2018'-t.\t'r s -*«;.\u2022 - ILWTiE AI ÎBEKT \u2014 Le 8o concours national des châteaux de sable airx île.s-de-la-Madeleine s\u2019est déroulé .sous le signe dq la pluie et dans un climat de cajnpagne électonile ; alors que les \\isitours étaient abreuvés abondanuuent par des averst's de pluie, le preinii'r ministre du QiiélM'c, M.Daniel .lohnson en a profit!' fMTur rencontix'r .sur la place des Madelinots et les Qiiélx'cois venus de tout(\\s les régions lK>ur cet évèiu'inent iiniiiiu' »\u2019n son genre.par ACHILLE HUBERT collaboration spèciale Les organi.sateurs du concours avaient prévu tôt .samedi matin d\u2019annuler l\u2019évènement â cau.se du mauvais temps.Après avoir con-.sulté, sous la pluie, les 80 équipes de bâti.s.seurs qui avaient déjà commencé à amonceller du .sable imbibé d\u2019eau sale sur chacun des sites, il fut decide d\u2019aller de l\u2019avant.avec l'e.spoir que le beau temps reviendrait au cours de rapre.s-midi.Cette joumee de pluie en ce 6 août était d\u2019autant plus surprenante qu'on avait connu aux lies une période de plus de 50 jours consécutifs de soleil, sans aucune averse, la temperature moyenne aux iles au cours du mois de juillet a battu tous les records depuis qu'on enregistre ces données, soit une moyenne de 19,1 degres Celsius.Et pour le grand jour, de la pluie ! \u2022Si les spectateurs furent un peu déçu du mauvais temps, ce fut tout le contraire pour les bâtisseurs de châteaux pour qui ce fut un temps ideal ; en effet, en plus de con.server humide leur materiel de con.struction (le sable), l'absence de chaleur ecra.sante rendait confortable l'exécution des travaux qui furent executes sans arrêt pendant une période de huit heures Vers 15 h.30 arrivèrent en v'ue de la plage du bout du banc a Havre-Aubert.dans deux bateaux blancs arborant fièrement de grands drapeaux du Canada, tels C/ \u2022 « Les rafales de sable », oeuvre d'une équipé madeleinienne, a mérité le grand prix du public et du jury au concours de chateaux de sable des iles-de-la-Madeleine qui se déroulait en fin de semaine.A Malgré la pluie sur les Iles-de-la-Madeleine 10 000 visiteurs au concours de châteaux de sable des nouveaux Jacques Cartier, le premier mini.stre Johnson et sa suite, accompagne d\u2019une meute journalistique.Le débarquement des journalistes donna lieu à des .scenes cocasses au cours desquelles on \\it des cameramen, pieds nus dans l\u2019eau, portant a bout de bras leur caméra, se diriger vers la plage.On aurait dit le débarquement sur les plages de Normandie en 1944, a fait remarquer certains.l^e premier ministre a félicité les Madelinots de cet événement qui permet aux Québécois de fra-termiser dans une atmosphere de fête et qui a un effet d\u2019attirance sur les touristes qui se déplacent sur de longues distances pour y assister.Le premier ministre fit ensuite la remi.se des prix de participation.Les grands prix du public et du jury dans la categorie adulte furent mentés par le château intitulé « Les rafales de .sable », fabriqué par une équipé madeleinienne.Ix* concours national des châteaux de sable aura attire cette année plus de 10 090 visiteurs. B-2 QUÉBEC ET L\u2019EST Québec, Le Soleil, lundi 8 août 1994 Les Bois-Francs proposent un trajet de 86 km de cyclotourisme en milieu rural VICTORIA VILLE \u2014 DésormaLs, il est possible de déeouvrir d\u2019une façon originale la région des Bois-Francs.C\u2019est en faisant du cyclotourisme en milieu rural.par FORTUNAT MARCOUX L£ SOLEIL La Coiporation de développement touristique de cette région propose une balade en forme de boucle de deux jours à vélo sur une distance de 86 kilomètres.Long de 48 km, le circuit de la première journée traverse les villages de Chesterville, Ham-Nord, Saint-Fortunat, et Trottier.Les ^ km de la randonnée du lendemain mènent à Norbertville, Victoriavil-le-Arthabaska, et Chesterville.Un forfait comprenant le gîte pour deux nuits, deux soupers, deux déjeuners, et le transport des bagages entre les lieux d\u2019hébergement est proposé jusqu\u2019en octobre au prix de 99 $ par personne.Le départ et le retour des cyclistes-touristes s\u2019effectuent à Chesterville, village situé à une douzaine de kilomètres au sud-ouest de Victoriaville.L\u2019ancien presbytère a été transformé en hôtellerie et poste d\u2019accueil.L\u2019autre gîte est situé au village de Trottier, à l\u2019Orée des Bois-Francs, une ancienne école de rang appartenant à Carole Bricault et Pierre Lemay.L\u2019établissement, qui peut accueü-lir huit personnes, a acquis l\u2019an dernier une bonne renommée pour ses repas champêtres (cinq services et produits frais régionaux) et ses randonnées pédestres guidées.Le parcours vallonné permet aux participants de découvrir dans le contrefort des Appalaches de magnifiques paysans, ainsi que de nombreux attraits comme la fromagerie Toumevent (produits laitiers de chèvre) près de Chesterville, le théâtre de la Chè-vrerie et le poste d\u2019observation de Saint-Fortunat, les centres d\u2019élevage de sangliers et de cerfs roux, à Trottier, le moulin La Pierre et le super labyrinthe près de Norbert-ville, et le musée Laurier à Artha-baska.Le tourisme de plein air est de plus en demande.« C\u2019est à partir de ce constat que la corporation de développement touristique a créé ce nouveau forfait », explique l\u2019agent de promotion, Yves Bernier.Les réservations doivent être faites à l\u2019Orée des Bois-Francs (tél.819-382-2748).Ce forfait s\u2019adresse surtout aux cyclistes intermédiaires âgés de plus de 14 ans.La corporation offre aussi des forfaits théâtre à la Chèvrerie de Saint-Fortunat, au Bosquet de Victoriaville, ou aux Grands Chênes de Kingsey Falls, ainsi que des forfaits pêche, équitation, et golf.Pour plus d\u2019informations : tél.819-758-9451.Le cyclotourisme magnifiques.milieu rural permet de découvrir des paysages Port de refuge de Portneuf Déjà 53 plaisanciers se sont engagés PORTNEUF \u2014 Lancée il y a à peine deux semaines, la campagne de recrutement visant à trouv\u2019er des utilisateurs pour l\u2019éventuel port de refuge de Portneuf va au-delà des espérances.En fin de semaine, 53 personnes s\u2019étaient d^à engagées par écrit à louer un espace à la marina.Mais l\u2019aide gouvernementale nécessaire à la concrétisation de ce projet de plus de 3 millions $ tarde à venir.pw MICHEL QOOIN coMÊbofaton spéciale Prévu en aval du quai de Portneuf qui s\u2019infiltre dans le fleuve sur une Stance d\u2019un kilomètre, le port de refuge offrirait 110 emplacements.De ce nombre, 80 espaces seraient réservés à des membres tandis qu\u2019une trentaine seraient loués à des visiteurs.Unique par son accès direct au chenal, ce port serait ni plus ni moins qu\u2019une véritable marina en plein coeur du fleuve.Mais le hic, c\u2019est que les promoteurs sont toujours en attente d\u2019une réponse à leur demande de subvention de 1,8millions faite au fédéral il y a déjà plusieurs mois.Cette requête correspond à un peu plus de la moitié du coût total du projet qui s\u2019élève à 3,3 millions $.Une réponse favorable à cette demande est d\u2019autant plus importante qu\u2019une entente est déjà intervenue entre Hydro-(Juébec, la ville de Portneuf ainsi que la Corporation de mise en valeur du quai de Portneuf pour amoindrir la facture totale de 40 %.Celle-ci 'i ^ 'r- La quai da Portnauf qui a\u2019InfINra dans la flauvs sur uns distança d\u2019un kilométra.UN SPAGHEHI GRATUIT mMnIu c« coupon II «eia ^ nom dre* a wi woÿwn 90-ui lonoiM «w m ocnaiai i«i dt nwn* MiM ou pa coMrt ^daguMaton wpiocaMula.I mort i^*d* on itnp« Un 20 coupon pou i pononno, MfliMiPft CHARLESBOURG 627 0161 SAINTE FOY 659 5628 stipule qu\u2019une importante quantité de pierre récui^rée des jetées de Grondines dans le cadre du démantèlement de la Traversée fluviale Radisson/Nicolet/Des Cantons sera reaffectée au quai de Portneuf pour la construction du port de refuge.Une économie iqr-préciable de 1,3millions.«Actuellement, Hydro-Québec se montre patient et nous attend.Mais cette patience n\u2019est pas sans limites», explique Langis Laga-nière, agent de développement pour la ville de Portneuf.Normalement, Hydro-Québec doit commencer à retirer la roche du fleuve à la fin du présent mois.Et pour être admissible à recevoir cette pierre, la municipalité devra démontrer qu\u2019elle a le financement et les autorisations nécessaires à l\u2019érection du port avant la fin de la période d\u2019extraction.« Ça devient pressant », indique M.La-ganière.Ayant refait surface en 1991 après avoir été lancé une première fois en 1976, ce projet engendrerait, selon une étude réaUsée par le groupe conseil Roche, des retombées de 2,7 millions $, et ce, uniquement pour la construction du port.De son côté, l\u2019exploitation annuelle se traduirait par des retombées de 214 000$ pour Portneuf et de 416 000$ au niveau provincial.Une douzaine d\u2019emplois directs seraient créés.Ui \u2022ri Idoquebec 94-08-06 3 8 11 12 21 48 43 Résultats OMMMm ion 6/6\t5\t1 128 191,40$ 5/6»\t11\t73201,60$ 5/6\t509\t1 265,50$ 4/6\t26443\t46,70$ 3/6\t434 432\t10,00$ Vemn totales: 21 583 196,00$ tYocham gros lot (approK.): 2 200 000,OOS Prochain tiragr.94-08-10 Itia.Tirage 4u 94-08-06 NUMfnos\tum 136837\t100 000$ 36837\t1 000$ 6837\t250 $ 837\t50$ 37\t10$ 7\t2$ TIraaatfM 94-08-07 JL JUL JZ- JJL _I8_ JSL JL JL JS.Jl.JL JL JL JL JL 59\t61\t66\t68\t70 Prochain dragr 94-08-08 TVA, le roseau dos tir.rgcs do Loto-Oucbcc IMt ytKilinamrt éet\tgi dlipÊitit entre eeate Ihm et U I I VBVmW W pflBaOT* Unique par ton accès diract au chanal, ca port saralt ni plus ni moins qu\u2019uns vérttabla marina an plain coaur du flauva./ ; Louis-Guy LEMIEUX Au beau milieu du fleuve (3) L croisière avait été trop calme pour être vraie.On ne navigue pas une semaine entière sur le Saint-Laurent d\u2019une marina à l\u2019autre, par tous les temps, sans vivre une ou plusieurs aventures mouvementées.Je dis mouvementé, le mot est faible.Cette fois, le danger était là, bien réel.La mort en face.Le voilier Cognac avait rendez-vous, la dernière heure du dernier jour de plaisance, avec les rochers tranchants de la côte de Bellechasse.Pendant les jours précédents, pourtant, le fleuve s\u2019était transformé en un grand lac tranquille.Nous nous étions fait brasser un peu à l\u2019aller, de Berthier-sur-Mer à l\u2019île aux Coudres.Rien pour avoir le mal de mer.Puis, ce fut le calme plat.Dans les parages de la sympathique marina de Cap-à-l\u2019Aigle, les voiliers avançaient à moteur sur la mer des Sargasses, les algues en moins.Puis la brume s\u2019était levée rendant suicidaire tout départ vers Rivière-du-Loup ou Tadoussac.Un béluga en prime Pour bouger un peu, nous avons décidé de revenir à llle aux Coudres, de faire une saucette d\u2019une nuit et d\u2019une journée à la marina de Baie-Saint-Paul, et d\u2019attendre, à l\u2019île, la marée favorable de midi pour revenir à Berthier, le port d\u2019attache du voilier Cognac.Ce qui fut fait et bien fait, avec en prime un béluga solitaire, au lever du soleil, à la sortie de la baie.Tous les plaisanciers étaient un peu nerveux avant le départ : un vent de nordet annoncé de 30 noeuds ; la mer serait grosse ; du sport en perspective.Le Cognac part le premier, bientôt suivi de quatre voiliers et de deux gros cruisers.Malgré un ciel maussade et des vagues profondes, le spectacle de ces voiles multicolores cinglant vers la région de Québec est rassurant.Peu de clapot au large de Petite-Rivière-Saint-François.À partir de là, chacun choisit son chemin pour traverser l\u2019archipel de Montmagny et le voilier Cognac se retrouve seul.Avec ce vent arrière et le courant favorable, le bateau file des 10 noeuds.Rien encore d\u2019excitant comparé à ce qui nous attend.Un voilier en perdition À la sortie de l\u2019archipel, à la hauteur de Grosse-Île, nous comprenons vite que les choses sérieuses commencent.Un vent terrible soulève des vagues monstrueuses.Pas un chat dans le coin.La météo maritime a lancé une alerte aux petites et moyennes embarcations.Pourtant, à bord du Cognac, c\u2019est l\u2019euphorie.Le capitaine Delà-grave a gardé le seul grand génois et mis, à fond sur le système de son, comme à chaque grande occasion, le Stabat Mater de Pergolèse.Ce diable de Mirage 26 est devenu un voilier de course.Nous volons sur la vague.Le vent nous tient sur le haut de la lame sans jamais nous laisser tomber.Ce n\u2019est plus de la voile, c\u2019est du surf.La moitié de la quille sortie de l\u2019eau, nous fonçons, véritable oiseau des mers, vers la marina de Berthier qui se rapproche à toute vitesse.Pour entrer dans la marina, il faut baisser la voile et partir le moteur.Par ce temps à ne pas mettre une baleine dehors, la manoeuvre est délicate.Debout en avant du voilier, secoué comme un fétu dans la tempête, Marcel s\u2019efforce de ramener la toile qui résiste.11 risque d\u2019être projeté à l\u2019eau à tout moment.Il y arrive cependant.C\u2019est alors que le drame se produit.L\u2019écoute du génois part au vent et va s\u2019enrouler dans l\u2019hélice.Le moteur ne repartira plus.Le voilier n\u2019a plus de moteur et plus de voile.Poussé par des vents fous, le bateau est déporté par la vague tel un ballon de plage.Nous sommes en sérieuse difficulté.Nous lançons la grosse ancre pour tenter de nous immobiliser.La corde de l\u2019ancre casse tout net.Nous continuons à dériver à une vitesse insensée vers les récifs.Le Cognac est en perdition.Nous mouillons la petite ancre pour nous ralentir un peu et nous lançons un appel de détresse à la garde côtière.Si d\u2019ici peu de temps, un autre bateau ne vient pas nous tirer de là, nous courons à la catastrophe.Le Cognac ira se fracasser sur les rochers et ses quatre passagers, même avec des ceintures de sauvetage, ont avantage à se souvenir de leurs prières.Il y a un bon Dieu pour les marins audacieux.La garde côtière contacte la marina de Berthier et un de ses bateaux auxiliaires, l\u2019Améthyste, s\u2019y trouve, par chance, avec son capitaine, Laurent Bélanger.Moins d\u2019une heure plus tard, après une manoeuvre de sauvetage experte, le Cognac, remorqué, entrait, fourbu mais content, à l\u2019abri de la marina.Merci Laurent Bélanger et merci Charles Rochette, deux sauveteurs bénévoles et bons marins de Berthier.Le voilier Cognac avait vraiment rendez-vous avec son destin ce jour-là.Il était moins une.Quand l\u2019Améthyste nous a lancé la corde de la dernière chance, nous étions sur le point de boire la grande tasse.Le lendemain, réparé, le voilier Cognac reprenait la mer.En attendant la prochaine croisière dans les lies, au beau milieu du fleuve.(FIN) Parc Cartier-Brébeuf J.-P.Marchand déplore le recul du fédéral QUÉBEC \u2014 Le député fédéral de Québec-Est, M.Jean-Paul Marchand, n'a pas tardé à réagir à une nouvelle publiée par LE SOLEIL révélant que les Investissements de 6 millions $ au parc Cartier-Brébeuf annoncés en 1992 par le député conservateur Marcel-R.Tremblay sont maintenant remis en question.pm ROaCRT FLEURY LE SOLEIL «Le gouvernement ne respecte pas les engagements pris par son prédécesseur et tente ainsi de récupérer de l\u2019argent pour d\u2019autres projets situés à l\u2019extérieur de la réfpon », commente le député blo-quiste dans un communiqué.Le député observe que depuis Jean-Paul MARCHAND l\u2019annonce de la contribution fédérale de 27 millions $ au centre des congrès, aucun autre projet d\u2019envergure n\u2019a été retenu par la fédéral dans la région.« Le centre de foires, MIL Davie, l\u2019aéroport de (^ébec, le parc Cartier-Brébeuf sont autant d\u2019exemples de l\u2019inefficacité du gouvernement fédéral dans la région de Québec », conclut M.Marchand. Québ«c.L» SoMI.lundi 8 août 1994 B-3 \u2022 LE MONDE Le nombre de sidéens a presque doublé en un an YOKOHAMA (Reuter) \u2014\t10e conférence internationale sur le sida s\u2019est ouverte hier à Yokohama dans un climat de pessimisme marqué par l\u2019augmentation du nombre de cas en Asie et l\u2019absence de progrès dans la recherche d\u2019un remède.Le pessimisme pourrait s\u2019accroître encore aujourd\u2019hui avec une communication de chercheurs français qui devraient expliquer que des milliards de dollars US ont été consacrés en vain à des recherches sur un médicament para que les scientifiques n\u2019avaient pas compris le fonctionnement du virus, rapporte le Sunday Telegraph, de Londres.Jusqu\u2019à présent, la plupart des traitements visaient à renforcer le système immunitaire, rappelle le journal.Mais l\u2019équipe du professeur Jean-Marie Andrieu, de l\u2019université de Paris, a découvert qu\u2019il faudrait plutôt supprimer ce système immunitaire.Vingt-sept volontaires séropositifs ont reçu pendant deux mois à cinq ans de la cyclosporine, un immunodépresseur, à la suite de quoi la maladie ne s\u2019est déclarée chez aucun d\u2019entre eux.Une étude publiée récemment montrait que l\u2019AZT, un médicament considéré comme un des meilleurs espoirs dans la lutte contre le sida, ne retardait pas le passage à la maladie des séropositifs, comme on l\u2019avait pensé.Il peut cependant empêcher la transmission du virus de la mère au foetus, ce qui donne un espoir de maternité aux millions de femmes séropositives en âge de procréer.Le professeur Yuichi Shioka-wa, président du comité organisateur de la conférence, a souligné hier lors de la cérémonie d\u2019ouver- ture qu\u2019aucun médicament ou vaccin efficaces contre le sida n\u2019avait encore été mis au point.Le nombre de sidéens est passé dans le monde de 2,5 millions à 4 millions depuis la dernière conférence, l\u2019an dernier.Et le nombre de séropositifs a augmenté de trois millions, passant à 17 millions.Si cette tendance se maintient, ce chiffre pourrait doubler d\u2019ici l\u2019an 2000, estime l\u2019Organisation mondiale de la santé.Jusqu\u2019ici, l\u2019Afrique a été la plus touchée par le sida, et les deux tiers des cas dans le monde ont été enregistrés en Afrique noire.Mais au cours de la conférence de Yokohama, qui pour la première fois se tient en Asie, l\u2019attention se portera sur ce continent où, selon certains experts, pourraient se déclarer davantage de nouveaux cas qu\u2019en Afrique d\u2019ici la fin du siècle.Selon des chiffres publiés le mois dernier par l\u2019OMS, on compte 250 000 sidéens en Asie du Sud-Est, un chiffre relative- ment modeste, mais huit fois plus élevé que l\u2019an dernier.Et l\u2019Asie compte maintenant 2,5 millions de séropositifs.« La propagation de la pandémie pourrait être plus rapide en Asie du Sud et du Sud-Est», a déclaré Hiroshi Nakajima, directeur général de l\u2019OMS.La Thaïlande, connue pour son industrie du sexe, est actuellement la plus touché.Elle compte un demi-million de séropositifs sur une population de 57 millions, et le nombre de personnes conta- minées pourrait atteindre deux à quatre millions d\u2019ici l\u2019an 2000.L\u2019OMS estime à 1,5 million le nombre de séropositifs en Inde et à 250 000 en Birmanie.« Après une époque d\u2019optimisme naïf sur ce que la science et la technolcgie pourraient réaliser en un jour, et après une période de pessimisme tout aussi peu fondé, il est temps que cette conférence soit celle du réalisme», a déclaré Peler Piot, président de la société internationale du sida.Allô Jérusalem, .ici Amman JÉRUSALEM, AMMAN (d\u2019après AFP) \u2014 Pendant que le président israélien Ezer Weizman inaugurait hier rétablissement de lignes téléphoniques directes internationales entre Israël et la Jordanie en invitant le roi Hussein à Jérusalem, de nombreux Jordaniens se ruaient avec joie sur les téléphones pour contacter, pour la première fois en direct, leurs parents et amis en Israël et dans les territoires occupés.« Je souhaite à cette occasion réitérer notre invitation à venir en Israël et à Jérusalem, cette fois c\u2019est moi qui vous piloterai », a déclaré le président Weizman au roi Hussein après avoir salué le souverain en arabe.Le président Weizman est un ancien pilote de chasse et ancien chef de l\u2019armée de l\u2019air israélienne.Le roi Hussein était aux commandes de son avion lorsqu\u2019il a survolé Israël la semaine dernière à son retour en Jordanie.« Toda » (« merci » en hébreu), a répondu le souverain hachémite.«Chaque fois que vous voudrez me parler, faites-le Votre Majesté.J\u2019espère que je pourrai voyager bientôt à Beyrouth, à Damas et Inch Allah (si Dieu veut) à Bagdad comme lorsque j\u2019étais enfant », a ajouté le président Israélien, né en Palestine sous le mandat britannique.« J\u2019espère que les choses vont revenir très bientôt à la normale, contrairement à ce qui s\u2019est passé pendant de si longues années.», a répondu le roi.La conversation en anglais a été retransmise par la radio israélienne.Alors qu\u2019il était possible déjà depuis plus d\u2019un an d\u2019appeler la Jordanie à partir d\u2019Israël, les Jordaniens ne pouvaient le faire de leur côté et lorsqu\u2019ils composaient l\u2019indicatif d\u2019Israël, ils tombaient sur un message leur disant que la communication « ne pouvait passer ».Jusqu\u2019à ce jour, les Jordaniens appelaient les leurs en Israël et dans les terriotires occupés à travers des lignes téléphoniques passant par Chypre ou les États-Unis, au tarif d\u2019au moins 5 $ la minute.L\u2019ouverture officielle des lignes téléphoniques a cependant lieu aujourd\u2019hui.Le secrétaire d\u2019État américain Warren Christopher l\u2019inaugurera en appelant au téléphone Israël de la Jordanie où il est attendu le même jour.Par ailleurs, des responsables jordaniens et israéliens du protocole ont achevé les préparatifs pour l\u2019inauguration aujourd\u2019hui du premier passage entre la ville israélienne d\u2019Eilat et la ville jordanienne d\u2019Akaba, alors que les bulldozers continuaient à travailler à l\u2019ouverture d\u2019une route du côté jordanien.« Le tronçon de route de 3,5 km qui mène au poste frontalier sera terminé avant minuit locale (21 h gmt) », a affirmé à l\u2019AFP le ministre jordanien des Travaux publics Abdel Razzak Nsour, qui supervise personnellement l\u2019opération.Le Festival international du prix d'ami V \u2022 Du 5 juillet au 31 août 1994 \u2022 Après les festivals de jazz, du rire, des montgolfières, de la aevette, du bleuet, de la gourgane, du homard, du poêle à bois et du souvlaki, voici enfin le Festival international du prix d'ami chez votre très sympathique concessionnaire Nissan.Le plus grand festival international du prix d'ami jamais organisé! 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HE) LE MONDE Québ«c, L« SoMt, lundi 8 août 1994 Cuba prêt à disçpter avec les Etats-Unis LA HAVANE (AhT>) \u2014 Alors que la situation revient à la normale à La Havane après les violents incitkmts de vendredi après-midi qui ont fait 35 blessés parmi lesquels 10 policiers, Cuba s\u2019est déviaré, hier soir, disposé à discuter avec les États-Unis pour tenter de trouver une solution « coi\\joinle » aux t>roblèmes migratoires existant entre les deux pays.« Si les États-Unis sont disposés à discuter avec Cuba de solutions sérieuses, à mener des négociations honnêtes sur cette question, nous ne nous opposerons pas à la recherche conjointe de solutions», a déclaré le chef d\u2019État-major et vice-ministre des Forces armées révolutionnaires (FAR), le général Ulises Rosales del Toro.Le général Rosales del Toro s\u2019exprimait sur la Place de la Révolution, devant le ministère de l\u2019Intérieur, au cours d\u2019une cérémonie à la mémoire du policier tué jeudi à La Havane, lors du détournement d\u2019une vedette par une dizaine de Cubains qui tentaient de s\u2019exiler aux États-Unis.Il était entouré des principaux dirigeants cubains, dont le « numéro deux » du régime, Raul Castro, président de la cérémonie en l\u2019absence de M.Fidel Castro, qui assistait hier à Bogota à l\u2019investiture du chef de l\u2019Etat colombien Emesto Samper.Le chef d'état-major des FAR a cependant rappelé les propos du président Castro, qui a déclaré vendredi soir, à l\u2019issue de violents incidents à La Havane, que Cuba pourrait créer les conditions favorables à un afflux massif de réfugiés cubains vers les côtes américaines, au cas où Washington ne cesserait pas d\u2019« encourager » le départ illégal des Cubains de l\u2019île.D\u2019autre part, la situation était totalement calme hier matin sur l\u2019ensemble de la capitale, qui compte plus de deux millions d\u2019habitants, et où aucun incident n\u2019a été signalé.Le dispositif de sécurité mis en place à la suite des violents affrontements a été grandement allégé et le trafic routier a été rétabli dans toutes les rues du Centre Havane et de la Vieille Havane affectés par les troubles.Le boulevard du front de mer, le Malecon, qui longe La Havane sur plusieurs kilomètres et qui a été le théâtre des plus violents affrontements, à hauteur de l\u2019entrée de la baie de La Havane, a également été rouvert sur sa totalité au trafic.Des groupes de trav'ailleurs des « contingents d\u2019elite », ayant constitué vendredi le fer de lance de la répression des troubles, stationnaient toujours en différents endroits proches de Malecon et des quartiers affectés, mais ils étaient nettement moins nombreux que la veille.Selon Juventud Rebelde, qui qualifie de « peu importants » les dégâts matériels occasionnés, un grand nombre de « responsables des troubles » ont été arrêtés et seront poursuivis et jugés avec sévérité ».Il ne fournit cependant aucune précision sur leur nombre exact.Le chef Karadzic mobilise tous les adultes valides en âge de travailler BELGRADE (AFP) \u2014 En même temps que les chefs politiques serbes bosniaques ap{K\u2018laient, hier, la population à se mobiliser face aux sanctions écononüques imposées par Belgrade à Pale en raison de son refus persistant du plan de paix pour la Bosnie, la présidence collective txrsniaque établie à Sanyevo invitait les Serbes de Basnie à désobéir à l\u2019autorité exercée par le leader serbe Radovan Karadzic.Un soldat serbe observe deux jeunes garçons en train de se disputer une boite de bonbons à Pale, la «capitale» de la Bosnie serbe.Dans une déclaration à la télévision depuis son fief de Pale, le « président » de la « République serbe » (RS, autoproclamée en Bosnie) a annoncé que « toute la population valide en âge de travailler» (sur quelque 1,4 million d\u2019habitants, selon des chiffres officiels) serait embrigadée dans des « unités de travail ou de guerre ».L\u2019une des tâches prioritaires des brigades de travail sera les travaux agricoles, a-t-il précisé.Au terme d\u2019une semaine où il s\u2019est vu abandonné par son mentor serbe Slobodan Milosevic et où ses forces ont subi un raid punitif de l\u2019OTAN, Radovan Karadzic a juré de poursuivre la lutte seul.« Il nous semble que nous devons couper le cordon ombilical, .mûrir et devenir adultes et que * nous devons combattre.Maintenant, nous sommes totalement, totalement seuls, seul Dieu est avec nous », a confié Karadzic à Reuter tandis que la Serbie empêchait des centaines de camions de passer en Bosnie.« Ces sanctions sont inacceptables et incroyables.Nous comprenons que la Yougoslavie ne puisse plus nous soutenir et ne puisse pas nous suivre dans notre combat pour la liberté et pour notre propre État », a-t-il dit.« Mais nous ne pouvons comprendre des mesures qui sont encore plus dures et plus fortes que celles que la communauté internationale a imposées â la Serbie et au Monténégro.Tous nos ennemis se sentent encouragés à présent.Musulmans et Croates ont lancé contre nous de nouvelles offensives et l\u2019OTAN a jugé plus facile de nous tirer dessus.» Alors que M.Karadzic affirmait samedi soir que l\u2019état de guerre ne serait pas déclaré « pour l\u2019instant », le président du « parlement» serbo-bosniaque de Pale, Momcilo Krajisnik, disait que l\u2019assemblée se réunirait sans doute dans les deux prochains jours et pourrait proclamer un état de guerre ainsi qu\u2019une mobilisation générale.Dans une déclaration à la télévision depuis Pale, M.Karadzic a appelé les Serbes de Bosnie â « faire comme la Serbie » lorsqu\u2019elle a été frappée par l\u2019embargo international, « a savoir compter sur (leurs) propres ressources et à tenir bon ».La Yougoslavie (Serbie et Monténégro) frôle l\u2019asphyxie au bout de 27 mois de sanctions imposées par rONU, qui tient Belgrade pour pricipal responsable de la guerre en Bosnie.Après la rupture jeudi des relations de Belgrade avec les Serbes de Bosnie, les magasins d\u2019alimentation ont été pris d\u2019assaut par les habitants de Banja Luka (plus de 100 000 habitants avant la guerre), deuxième ville de Bosnie-Herzégovine, selon la télévision Politi-ka, de Belgrade.L\u2019industrie de la « RS », qui ne fonctionne qu\u2019à 15 % de ses capacités, est très dépendante de la Yougoslavie pour les matières premières et les pièces détachées.La junte prépare les Haïtiens à l\u2019invasion PORT-AU-PRINCE (/\\FP) \u2014 La junte militaire haïtienne a commencé à préparer la population à l\u2019éventualité d\u2019une invasion américaine, estimant publiquement que celle-ci est inévitable au moment où le ton monte entre Haïti et Washington.L\u2019aspect le plus visible de cette préparation a eu lieu ce week-end avec la participation de plusieurs centaines de civils à des séances d\u2019entrainement dans les rues de Port-au-Prince.« Nous sommes là pour apprendre le maniement des armes et aider les forces armées dans 1^ cas d\u2019une intervention étrangère», a déclaré à la presse l\u2019un de ces partipants.saut a circulé dans les environs du palais présidentiel et du quartier général des forces armées haïtiennes.Un black-out avait été imposé vendredi soir pour permettre le déroulement d\u2019une autre séance d\u2019entrainement militaire de nuit.« Je ne pense pas qu\u2019un arrangement puisse être fait pour éviter une invasion d\u2019Haïti », a pour sa part déclaré le général Raoul Cé-dras, samedi lors d\u2019une interview diffusée par la chaîne CNN.À cette occasion, un char d\u2019as- Les États-Unis « ont décidé d\u2019envahir.Nous attendons ce moment, nous continuons de nous préparer », a ajouté le général qui est à l\u2019origine du coup d\u2019État contre le président Jean-Bertrand Arisbde en septembre 1991.Le secrétaire général de la Maison-Blanche Leon Panetta lui a conseillé hier de ne pas tenter de tester la détermination américaine.Interrogé sur le caractère inévitable d\u2019une invasion, au cas où le général Cédras refuserait de quitter le pouvoir, M.Panetta a estimé sur NBC que « le message est plutôt clair et je ne recommande pas à Cédras ou à quiconque lié à cette dictature militaire de nous tester sur ce sujet ».Prédisant « un bain de sang de part et d\u2019autre », le général Cédras avait affirmé samedi que Washington « portera la responsabilité de chaque mort » et qu\u2019un débarquement signifierait « tuer beaucoup de militaires et de civils ».Il avait réaffirmé que la solution de la crise passait par l\u2019établissement « du dialogue entre les Haïtiens » sans que le retour du président Aristide constitue la base de ces négociations.L\u2019administration américaine pour sa part a rétorqué que les militaires haïtiens poussaient à la « collision » militaire, en refusant de se plier aux pressions et no- tamment à l\u2019embargo total décrété contre Haïti.Les seules discussions possibles avec les responsables militaires haïtiens permettront de déterminer « quand, à quelle heure, et où » comptent se rendre ces derniers après avoir abandonné le pouvoir, a indiqué sur CNN le conseiller du président Bill Clinton chargé du dossier haïtien, William Gray.M.Gray a cependant rappelé qu\u2019aucun ultimatum n\u2019avait été fixé.Le Pentagone semble de plus en plus réticent à s\u2019engager en Haïti et la population américaine est, selon les sondages, majoritairement opposée au déclenchement d\u2019une action militaire.Des récits d\u2019horreur «glacent» les réfugiés KIGALI (AFP, Reuter) \u2014 Exténués, épuisés par la faim, dépassés par l\u2019émotion et le trop plein de misère, environ 150 réfugiés rwandais des camps de Goma, au Zaïre, .sont rentrés hier à Kigali à bord d\u2019un convoi de l\u2019ONU, tandis que des milliers de Hutus craignant les représailles du FYont patriotique rwandais (FPR) fuyaient l\u2019est du Rwanda, où les récoltes commencent à pourrir sur pietl, vers la Tanzanie.bassines, casseroles et sacs de haricots sauvés dans la débâcle.Le PAM a emsuite distribué des biscuits protéinés et de la farine de maïs.Les enfants ont emporté plus de biscuits que leurs mains ne pouvaient en prendre, en ont empilé dans le pan relevé de leur chemise, en retrouvant leur souri- re, avant d\u2019aller boire à grandes goulées l\u2019eau qui coulait au robinet.Un miracle, alors que la quasi-totalité de la ville est encore privée d\u2019eau courante.Très peu de ces réfugiés étaient vraiment chez eux à Kigtili.Hamida est rentrée « parce qu\u2019elle a appris que la guerre était finie ».Mais sa maison est à Nyamata, dans le Bugesera (sud de Kigali).« J\u2019espère que quelqu\u2019un va m\u2019emmener, je ne peux pas aller à pied, avec mes cinq enfants.Je n\u2019en peux plus».Mais le HCR n\u2019avait rien prévu d\u2019autre pour eux.Apres avoir traversé le pays du sud au nord-ouest, Hamida va sans doute de- ¦ Abattue en pleine nuit LONDRES (Reuter) \u2014 Un mouvement para-militaire protestant, la Force des volontaires d\u2019Ulster (UVF, interdit), a revendiqué hier la responsabilité de l\u2019attentat qui a coûté la vie à une femme catholique qui attendait un bébé.Par le biais d\u2019un message codé à une station de radio locale, l\u2019UVF a signé le meurtre de Kathleen O\u2019Hagan, mere de famille de cinq enfants, abattue dans sa chambre en pleine nuit près d\u2019Omagh, dans le centre de l\u2019Irlande du Nord.La victime, âgée de .38 ans, vivait dans une maison isolée.Ses enfants, tous âgés de moins de huit ans, étaient présents au moment de l\u2019attaque mais ils sont indemnes, d\u2019après la police.Son dernier fils, âgé de 17 mois, dormait dans un berceau dans la chambre de sa mère.C\u2019est son mari, Patrick, qui a découvert le drame plusieurs heures après l\u2019attentat.Selon des sources proches des services de sécurité, le mari avait, par le passé, été détenu pour possession d\u2019armes et c\u2019était peut-être lui la véritable cible de l\u2019UVF, qui se bat pour le maintien de l\u2019Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni.La mort de Kathleen O\u2019Hagan porte a 52 le nombre des victimes de la violence politique cette année en Irlande du Nord.«Au camp, un chef des Inter-ahamwe (les miliciens hutus) nous disait que les soldats du FPR allaient nous arracher les yeux, nous brûler vivants, si nous retournions au Rwanda », raconte Cyprien Gasarira.un Hutu de Ki-bungo (sud-est).« Mais quand on a passé la frontière, les hommes du FPR nous ont accueillis en nous donnant de l\u2019eau ».«Je suis revenue, avec mes quatre filles, parce que la vie était vraiment trop dure là-bas, et parce que nous avons appris que le FPR ne tuait pas les gens», explique Séraphine Ugiriwabo, dont le mari est mort du choléra à Goma.Ces derniers jours, les témoignages faisant état d\u2019exactions commises contre les réfugiés par des .soldats du FPR ont pris le pas sur des récits comme ceux de (üy-prien et Séraphine, au désespoir du nouveau gouvernement, qui ne parvient pas à convaincre les réfugiés de rentrer chez eux.Selon Gerry Van Mourik, du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), ils étaient environ 450 au départ de Ruhengeri (nord-ouest du Rwanda) à embarquer tqt hier matin dans les six camions du PAM (Programme alimentaire mondial) qui retournaient a Kigali.Quelque 300 ont quitté le convoi en route, s\u2019arrêtant le plus près possible de leqrs collines et des maLsons qu\u2019ils avaient abandonnées.« Les récoltes sont mûres.Ils étaient tellement heureux de rentrer chez eux pour cultiver leurs champs », ajoute Gerry.Selon lui, il n\u2019y avait pas hier matin « des milliers » de réfugiés qui voulaient rentrer, « mais des centaines tout de même ».À la station-service Nyabugo-go, destination finale du convoi, les réfugiés sont descendus des camions, certain^ sans rien d\u2019au- \u2018 tre que leurs vêtements sales et o« p«tttt enfants de 3 et 4 ans dorment à ntéme le sol à l'orphelinat Lycée déchirés, d\u2019autres avec quelques forcé les agences humanitaires à transformer l\u2019école en orphelinat.voir rentrer â pied chez elle.Dans l\u2019ensemble, malgré les structures mises en place pour les accueillir, quelque 2,7 millions de Rwandais, pour la plupart des Hutus, préfèrent subir l\u2019enfer des camps plutôt que d\u2019avoir à affronter le FPR, de retour au pays.« Ils craignent toujours les conséquences de ce qui s\u2019est passé il y a deux mois », explique le Dr Geneviève Begkoyian, du HCR, à la frontière occidentale de la Tanzanie où, chaque jour, entre .500 et .5000 Hutus viennent rejoindre les quelque 500 000 réfugiés déjà présents.Les réfugiés franchissant les eaux boueuses de l\u2019Akagara, qui marque la frontière et charrie encore quelquefois des cadavres, font état d\u2019atrocités du FPR difficiles à confirmer, mais leur terreur est bien réelle.Bernadette Nibatambe, une mère de six enfants, raconte qu\u2019elle est partie le mois dernier lorsque des hommes en civil, appartenant croit-elle au FPR, ont attaqué son village et se sont mis à tuer des Hutus.Elle sait, dit-elle, que des Tutsis ont été massacrés en avril dans son district de Rukira, dans l\u2019est du Rwanda.« Ils fles hommes du FPR) tuent pour se venger », ré-sume-t-elle.Kit' 4 / m».m %-
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