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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2004-10-30, Collections de BAnQ.

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[" Cahier D LE SOLEIL Le samedi 30 octobre 2004 ZOOM VASTEL; ET SI SHEILA CORPS AVAIT RAISON?D 5 DUBUC: UNE DÉFAITE DE BUSH EST À SOUHAITER D 4 ?SPÉCIAL ÉLECTIONS AMÉRICAINES Coup de sonde chez les Américains de Québec : Kerry le favori Vincent Brousseai'-Pouliut VBPo uliot@l(\u2019soleil.c o m À 72 ans, Janet Bro8nan-l\\)mcrIeau prendra part à ses premières élections américaines.Et pour chasser üeortîe W.Bush de la Mais«»n-Blanche, elle est même prête à se rendre aux urnes en a\\ion s\u2019il le faut ! Mardi prochain, la présidente de l\u2019American Colony de Québec, un jîreupe social comptant une cinquantaine de membres, n\u2019aura finalement pas à traverser la frontière pour donner son appui au candidat démocrate John Kerry.Comme ses compatriotes ISOCIÉTÉ de la Vieille Capitale, elle a plutôt envoyé son vote par la poste aux autorités électorales du ct»mté de Gloucester, dans l\u2019État du Massachusetts.« Mais comme ce fut c*ompliqué ! », «tn-fie cette dénutcrate pure laine, qui a rencontré son prince charmant, un chirurpen québ^ois, dans un hôpital de Boston.Le couple se marie en 11)57 et revient au Québec avant même que le sénateur du Massachusetts de l\u2019époque, un certain John F.Kennedy, accède à la Maison-Blanche en UHld.Trente-quatre ans \u2014 et tn>is enfants\u2014 plus tard, un autre sénateur du Massachusetts tente sa chance au scrutin présidentiel.Et le résultat pn»-met d\u2019êtri' aussi serre, puisque la pri^-sidente de r.Unerican Citlony n\u2019a jamais vu son pays aussi divise.\\u tutint qu\u2019elle évite de parler politique aviv sa famille.«Ma sieur républicaine adore Bush et elle me raeeroehe la liante au nez si je mentionne le nom de John Kerr\\ », ajouti'-elle.Malfîrê ses opinions politiques bien tranchées, Janet Brosnan-l\u2019omerleau obser\\e avw attention la rèfîlc il\u2019or de r.Vmerican Colony en matière de politique; motus et bouche cousue, même en campatniv électorale.Le jjroupe se réunit plusieurs fois par année pour honorer les traditions américaines.«Ou simplement pour parler an-fdais! », admet-t'llc ÉTUDIANTS ET PROFESSEURS Amh* 7ti etudiants du pays de l\u2019Oncle Sam sur son campus cet automne, ri'niversite Laval est de loin l\u2019endroit de prcdili'ction des .\\mericains à Qui*-bir.Sans comiiter les professeurs qui font carrière dans la plus vieille institution universitaire francophone d\u2019.\\meri(iue.Ladd Johnson, Iti ans.a pan'ouru les Etats-l'nis d\u2019un lumt à l\u2019autre.Il a fait des etudes universitaires dans pas moins de quatre Etats (l\u2019tlrej^)!!, le district de ('«dumbia.le Miehipin et sa Californie natale) avant de débarquer à IjucluH- en pleine eampjqjnc référendaire.en t!)!)5.l\u2019artisan de J»thn Ker-r.v.U\u2018 profi'sseur de biolo^ne rcfîrette de ne pas s\u2019êtrt' inscrit sur la liste eltH\u2018-torale de la Californie, un état acquis aux demiKuates depuis l!)!)2.« La vii*-toirt' de Kerry en Californie est un fait aeeom|)li.Mon vtite n\u2019y ehaiifïerait Voir QUÉBEC en 02 ?Plus d\u2019informations hqres 1)2 et DJ Cette bonne vieille frousse ¦ IVur ?Vous avez dit peur ?Peur de quoi ?l\u2019eur de qui \u2019?Sorcières à j^rosses verrues, décors de cimetières et de maisons hantées, ^os rires qui éclatent dans le noir: les petits enfants ne rechijînvnt pas à avoir leur dose d\u2019émotions fortes à l\u2019Halloween.Quant aux plus vieux, ils sont toujours nombreux à se précipiter dans les salles noires des cinémas dans l\u2019espoir d\u2019y attraper la chair de poule.Mais qu\u2019est-ce que la peur?'v£',u>-5t Pour la psychologue Valérie Gosselin comme pour le psychiatre Édouard .Auger, la peur est d\u2019abord une émotion positive.«Réaction de survie», dira l\u2019une.« Notre système d\u2019alarme naturel », dira l\u2019autre.Bref, la peur est saine, et sans elle, le genre humain ne serait plus de ce monde.À ce titre, la peur est « une émotion très centrale à notre existence », souligne le !)'¦ Auger, de la Clinique des troubles de l\u2019anxiété du centre hospitalier Robert-Giffard.Elle se manifeste lors- __________ qu\u2019un petit «bouton panique » logé tout au fond de notre cerveau identifie une information comme une menace.Tous les souvenirs associés à cette information seront alors mis à contribution : un ours, oui, ça peut être dangereux, mais un ours sur une photo, non, c\u2019est la photo qui l\u2019emporte.Tout cela, en une fraction de seconde, explique le médecin.Lorsque la menace est réelle (un camion fonçant sur nous à vive allure) ou perçue comme telle, une série de mécanismes se mettent en branle.« La peur agit comme un message qui doit préparer le corps », note le spécialiste.Le cœur bat plus vite pour envoyer plus de sang dans les muscles, afin de nous rendre plus apte à réagir promptement.La respiration s\u2019accélère, car il faut davantage d\u2019air pour nourrir cette machine hy-perstimulée.Quiconque a vécu une réelle frousse connaît bien ces réactions, et l\u2019état dans lequel elles nous laissent ensuite, quand les jambes se transforment en chiffes molles et que les tremblements s\u2019emparent de tout notre corps.I\\)urquoi.alors, rechercher la peur, quand il serait tellement normal de la fuir le plus possible?Claudette Samson CSams(m@lest>leiLcim Émothm pénible mais utile, elle agit comme système d\u2019alarme Justement parce que c\u2019est une émotion très, très forte, répondent les deux professionnels interrogés par LE SOLEIL.PEUR CONTRÔLÉE En fait, c\u2019est généralement une peur dans un contexte contrôlé \u2014comme les sports extrêmes, par exemple\u2014 que les gens recherchent.Du côté du cerveau, explique le psychiatre, ça se |oue constamment à deux niveaux.A un premier niveau plus primitif, l\u2019information transmise nous fait ressentir toutes les émotions fortes recherchées.Mais derrière ce cerveau primitif, le cortex analyse l\u2019information plus à fond, et nous garde en contact avec la réalité.Ainsi en est-il d\u2019un bon film d\u2019horreur, qui nous fera vivre d\u2019incroyables frissons sans que nous sentions pour autant l\u2019obligation de quitter la salle.Le problème, pour les spécialistes consultés, c\u2019est lorsque « le système d\u2019alarme se dérègle et part en tout temps et sans raison ».Valérie Gosselin voit régulièrement dans son bureau des gens soumis à des phobies de toutes sortes, mais dont la menace existe seulement « entre les deux oreilles ».Et ce qui est le plus inquiétant, c\u2019est qu\u2019elle volt « surtout des enfants ».La psychologue attribue cette situation à l\u2019environnement auquel sont exposés bien des enfants n\u2019ayant pas la maturité nécessaire pour faire la part des choses: films épeurants associés à la peur d\u2019avoir mal, par exemple.Ou la peur du noir, qui a « toujours une cause.On ne naît pas avec cette peur ».jusqu\u2019à un certain point, nuan-ce-t-elle toutefois, car la peur peut Films d\u2019horreur ; 10 petits et ^ands frissons JEAN-FuANÇOIS (\u2019l.K'ME - V ¦ ¦ l.-'A/'; h-.jf M.I' \u2022.«< : SI m Fîr'y?\u2019 W .Voir FROUSSE en D 2 ?Émotion très forte dont beaucoup d'adox sont friands, la peur est un réflexe de survie qui sert à préparer le corps à réagir promptement.,/A'f'/ i ch c (ut de la guem* au terrorisme.J\u2019ai davantagi* de doutes sur la capacité de .John Kerry de bien gérer ce dossier.» Ayant fait ses études en lowa.(îale West aurait pu faire pencher la balance dans ce string «Je n\u2019ai jamais voté aux itate-Ünis depuis que je n\u2019y habite plus» stdtv'.Mais une question de principes l\u2019oblige à s\u2019abstenir.«Je n\u2019ai jamais voté aux États-Unis depuis que je n\u2019y habite plus.Comme je n\u2019ai pas voté au Canada avant de comprendre suffisamment tes enjeux.Je considère que ce sont tes gens qui habitent un pays qui doivent décider de son avenir», explique celle qui trouve curieux que les autres pays tentent d\u2019influencer la décision des électeurs américains.« Imaginez la réaction des Canadiens si les .-Vméricains leur donnaient des conseils électoraux?» de-mande-t-clle.SPORTIFS La vague de sympathie en faveur de John Kerry n\u2019épargne pas le monde du ha.seball.pourtant le sport favori du président Bush, lui-même ancien propriétaire d'une équipe des ligues majeures (les Bangi'rs du Ti'xas).Propriétaire des Capitales de (Juébi'c, Miles Wolff donnera son appui au Parti démocrate en Caroline du Nord, où il pa.s-se tous ses hivers.La goutte qui a fait déborder le vase: l\u2019Irak, évidemment.« Mon choix est fait depuis longtemps, admet celui qui se dit ni démocrate, ni républicain.J\u2019aime bien discuter de politique de temps en temps avec mes employés et obtenir l\u2019opinion des Canadiens et des (Québécois.VKti* la moitié de l\u2019année à Québec me pt rmet de voir les choses sous un autn* angle.» Wôlff ne St* formalise pas du faible taux de participation éliH-toral de son pays : à peine la moitié des Américains iront aux urnes mardi prcv chain.«Au fond, les personnes qui ne sont pas intéressét's à la politique ou qui n\u2019ont pas pris le temps de réfléchir à leur choix font bien de ne pjus voter.» John Kerry* a également un passé sportif.Passionné de hockey, il a déjà porté les couleurs de l\u2019Université Yale avant de servir son pays au Viêtnam.Mais il ne fait pas pour autant l\u2019unanimité dans le vestiaire des Remparts de (Juébec.Le capitaine Josh Hennessy, élevé au Miussachu-setts, est toujours indécis et hésite à appuyer son sénateur.«Je suis dét'hiré.Je suis conscient que Kerry va avoir à cceur l\u2019économie et l'aspt'ct social, mais j\u2019aimerais aussi que la sécurité du pays soit à l\u2019agi'nda.J\u2019aimerais que Bush finisse ce qu\u2019il a entrepris, d'une façon ou d\u2019une au-tn* ».explique le jeune homme de 18 ans.MÊME AU SOLEIL!\t0 i.a fièvre éU*ctorale a même atteint la salle de rédaction du SOLEIL, où travaille .Justin Stahl-man.L\u2019infographiste de 3(1 ans ne se qualifie pas comme un dém»K*rate.même s\u2019il garde de l)ons souvenirs de l\u2019ère Clinton.C\u2019est pourquoi il souhaite un retour des démm'rates au pouvoir à Washington.En plus.John Kerry est francophile comme lui.Il a cependant manqué de temps pour s\u2019enregistrer sur la liste électorale du Texas, le château fort de la famille Bush.En 200(1, la popularité du président avait atteint .'>!)%, une performance qui ne fait pas broncher l\u2019infographiste natif du Kansas.«Je n\u2019aime pas les idées des néoconsei^\u2019ateurs comme Bush.Ils ont un agi'nda politique qui ne me plaît pas.i\u2019arfois, ils me font oublier les qualités de ce pays-là », conclut-il.1\tAvec la rfdlnlvonition dv' Kevin ,/nhnstnn 4\tLotit Boys (1987) : un jeune Californien se -trouve dans un beau pétrin lorsque la fille qu\u2019il drague s\u2019avère faire partie d\u2019une ban-de de vampires.Lui-même mordu, il appartiendra à son petit frère de le sauver.Rien pour faire vraiment peur, mais une heureuse variation sur le thème un peu répétitif du film de vampires., 5\tFriday the 13th (1980) : Un promoteur décide de rénover un camp de vacances abandonné depuis des années à la suite d\u2019une série de meurtres sordides.Le tueur mys-^ térieux refait bientôt surface et massacre près- , que tout le monde.lYemier épisode des brutales «aventures» de Jason Yoorhees, l\u2019assassin au masque de gardien de but, et la preuve que le pu-, ritanisme est soluble dans l\u2019horreur : tout per-sonnjige montré en train de boire de l\u2019alcool, de eonsommer de la drogue ou de baiser connaît in-=.variablement une fin horrible dans les minutes^ qui suivent.6\tA Nightmare on Elm Street (1984): un-tueur d\u2019enfants, lui-même brûlé \\ivant par ' des parents furieux, revient hanter les en- \u2022 virons en trucidant déjeunes gens dans leurs rê-\u201c ves.Autre film culte ayant engendré une prolifi-r que descendance.Les cyniques devraient appré^_ cier le cabotinagi* vaseux de l\u2019antihéros Freddÿ KreugiT 7\tJason VS Freddy (21M)3) : l\u2019égorgt'ur onirique Freddy Kreuger (voir la suggestion fi) incite son «collègue» Jason ViMirhees (suggi'stion o) à sévir sur la rue Elm en espérant que ces meurtres le rappelleront à la mémoire,, des habitants.Les deux entrent bientôt en compétition.Si on croyait avoir atteint le fond du ri-, dicule avec l\u2019équipée spatiale dv Jason X, c\u2019est, seulement parce que ce dernier précédait Jason, VS Frv'dviy.À crever de rire.8\tThe Texas Chainsaiv Massacre (2003);.en niute vers un concert rock, cinq copains aboutissent dans un villagi* de fous dont le plus aliéné, comme le titre l\u2019indique, forcerait.l'admiration de Jack l\u2019Éventreur.Remake fort réussi du Film du même nom.lancé en 1974.9\tThe Ring (2(K)2) ; une mère monoparentale se retrouve sous le coup d\u2019une terrible malédiction et doit dénouer une sale intrigue en quelques jours si elle veut sauver sa peau.Fin un peu bizarre, mais plusieurs effets marquants.^\tThe Exorcist ( 1973) ; une jeune Tille de ¦ I I\tJX\u2019ssédée du démon ; un; I exorciste débarque pour tenter de la rv'chappt'r.Un des plus grands classiques du gen-ref Film d'horrt'ur intelligi'nt el souvent considé-^ ré comme le plus effroyable jamais réalisé. Le samedi 30 octobre 2004 LE SOLEIL ZOOM D 3 SPÉCIAL ÉLECTIONS AMÉRICAINES___________ Dans l\u2019ombre des E.-U.Bush ou Kerry, quelles répercussions de notre côte de la Irontière ?¦ L\u2019élection américaine ne soulève pas les passions au Canada, et encore moins au Québet' : seulement 31% des Québécois se disent intéressés par le scrutin, selon un sondaf^* Léger Marketing réalisé au début (x*tobre.Pourtant, l\u2019issue de ces ék'ctions pour-l\u2019ait avoir des répercussions de ce côté-ci de la frontière.Rush et Kerr>' proposent des points de Mie parfois fort distincts sur des enjeux qui touchent le Québec et le Canada.Tour d\u2019horizon de ce qui pourrait faire une différence, au lendemain du 2 novembre.Les relations avt*c notre voisin du sud reposent d\u2019abord sur le eommerce.I.es États-Unis reçoivent 85% de nos exportations et les économies sont à un tel point intégrées qu\u2019une décision du président américain peut affecter des milliers d\u2019emplois chez nous.Le président Bush se présente com-nu\u2018 un ardent défenseur du libre-échange, tandis que le discours de Kerry se fait plus protectionniste.IX* pjissagt' au Michigan au début octobre, le sénateur du Massachusetts a notamment dénoncé le recours à la sous-traitance étrangère.déplorant le fait que plusieurs emplois aient été perdus au profit 1 \u2022 Daphnée Dion-Viens DIWens(ë>les>leiLcimi 4^- IS P\t \t \tJl\tJ'JËjl- \t'¦ '-maà' \t«B \t iTEH du Canada, par exemple.Une position qui pour**»'! affecter la santé de l\u2019économie canadienne, estime Christopher Sands, directeur des affaires canadiennes au Center for Strategie and International Studies, à Washington.L\u2019issue de cette élection sera d\u2019ailleurs déterminée par une dizaine d\u2019États-clés comme l\u2019Ohio et le Michigan, où les industries en perte de vitesse et le taux de chômage élevé pourraient inciter Washington à faire preuve d\u2019un plus grand protectionnisme.l\u2018ar ailleurs, les réductions d\u2019impôts déjà accordées par Bush (1700 milliards $), qui propose de les rendre permanentes, pourraient accentuer le retard de l\u2019économie canadienne en matière de productivité.« Cette mesure pourrait mettre de la pression sur le Canada, si Bush est réélu, affirme Christopher Sands.La différence de taxation serait encore plus grande et pourrait devenir problématique à plusieurs niveaux.» Bien pour freiner le présumé exode des cerveaux canadiens vers les États-Unis, estime-t-il.John Kerry, de son côté, propose d\u2019éliminer les réductions d\u2019impôts pour les contribuables dont le revenu dépasse 200000S.Dans le dossier du bois d\u2019œuvTe, cependant, plusieurs doutent de l\u2019impact du prochain président sur le règlement du conflit.Selon Stéphane Roussel, professeur de sciences politiques à rUQAM et spécialiste des relations canado-américaines, «les poursuites sont téléguidées par les industries, alors ce litige échappe au ARCHIVES lE SOLEIl Bien que la tendance du président George Bush (à gauche) à prendre ses décisions de façon unilatérale soit un imUuit en matière de relations internationales, il est loin d\u2019être sûr que l\u2019élection de John Kerry débloque rapidement des (U)ssiers commerciaux Utigieux comme l\u2019embargo sur le bœyfet le dossier du bois d\u2019œuvre.«Les poursuites sont téléguidées par les industries, alors ce (dernier) litige échappe au contrôle du président», estime le politologue Stéphane Roussel.contrôle du président ».Même scénario à prévoir pour le bœuf canadien, qui ne peut toujours pas franchir la frontière américaine, plus de 16 mois après la découverte d\u2019un cas de vache folle en Alberta.L\u2019ALLIÉ CANADIEN En matière de relations internationales, l\u2019appnxîhe multilatéraliste privilégiée par John Kerry serait accueillie avec soulagement par le gouvernement Martin, croit Stéphane Roussel.Le sénateur affirme vouloir remettre sur pied les relations avec les alliés et travailler de concert avec les Nations unies.Une position prm-he de celle privilégiée par le Canada.« Avec Kerry, il serait ainsi plus facile pour l*aul Martin d\u2019atteindre une de ses priorités, qui est de rebâtir les relations canado-américaines.Cet objectif serait aussi plus facile à accepter pour la population canadienne», estime le pnifes.seur de l\u2019UQAM.Mais attention à « l\u2019effet boomerang», prévient M.Roussel: «Si Kerry est élu, on risque de se retrouver dans une situation paradoxale : il sera plus difficile de dire non à Kerry, s\u2019il adopte un ton plus respectueux envers ses alliés, qu\u2019à Bush et ses positions uni-latéralistes.» La pression exercée sur le Canada pour qu\u2019il apporte un appui aux troupes américaines en Irak risque ainsi d\u2019être {iccrue.Le scénario pourrait d\u2019ailleurs se répéter avec le bouclier antimissiles, puisque même si John Kerry se montre moins pressé que (îeorges W.Bush concernant sa mise en opération, le Canada devra tôt ou tard se prononcer sur sa participation au projet de défense américain.Et quant à la surveillance de la frontière, peu de changements en vue.Selon plusieurs observ'ateurs américains, la sécurité demeure la préoccupation numéro un parmi la population américaine.S\u2019il y a un domaine où les candidats ne sont pas prêts à faire de compromis, c\u2019est bien celui-là.Même s\u2019il affirme (jue l\u2019obsession swuritairi' pourrait être moins forte chez Kerry, M.Roussel doute tout de même de l\u2019impact (lue pourrait avoir son élection sur le contrôle de la frontière et d(* l\u2019immigration, sérieusement renforcé depuis septembre 2001.Enfin, un des enjeux de cette campagne électorale concerne directement le Canada; l\u2019importation de médicaments.Kerry affirme haut et fort que s\u2019il est élu, il permettra aux Américains de se pr(K*urer facilement les médicaments (uinadiens, qui coûtent jusqu\u2019à deux fois moins cher de notre c()té de la frontière.Bush, quant à lui, permettrait l\u2019importation de ces médicaments seulement s\u2019ils étaient approuvés par la Food and Drug Administration, ce qui n\u2019est pas le cas pour l\u2019instant.De son côté, la Canadian Treatment Action Council and Best .Medicines Cinq façons de voter, autant de se mêler La Pennsylvanie utilise plusieurs méthodes très différentes pour compiler les votes, une recette potentiellement catastrophique pour un swing state ¦ NEW YORK (d'après \\eNew York Tinu\u2019.s et AI\u2019) \u2014 Si le recomptage des votes en Floride lors des présidentielles de 2(M)0 fut un vrai calvaire, une telle opération, si elle devait être menée cette année dans l\u2019État chaudement disputé de Pennsylvanie, pourrait se révéler encore plus bordélique./m if.\\ lx)rs des dernières présidentielles américaines, la Floride avait utilisé un système à cartes poinçonnées, très sujet à l\u2019erreur, et un autre à lecteur optique.La différence de fiabilité entre les deux méthodes avait beaucoup complexifié la tâche des recompteurs.()r.le 2 novembre, les électeurs de l>Bnns\\1vanie se prononceront de cinq façons; le bulletin de papier, la carte poinçonnée, la machine à levier, le lecteur optique et les écrans tactiles.Dans la demi-douzaine de swing states en(?ore considérés comme prenables par les deux principaux partis, la I^nnsyb\u2019anie est celui dont l\u2019appareil électoral est le plus éclectique.En ajoutant à cela des règles de scrutin très décentralisées, on obtient un amalgame qui pourrait rendre fort ardu tout locomptage dans cet État qui peut encore faire pencher la balance.n n\u2019aide en rien non plus que le prési- dent de Diebold inc., un des grands manufacturiers de systèmes de vote informatisés aux É.-U., ait promis l\u2019an dernier, dans une lettre aux militants républicains de l\u2019Ohio, de leur livTcr cet autre swing state, voisin de la IVnnsybanie.Voulant aller au devant du danger, le gouverneur de l\u2019endroit, Edward (L Rendell, a fait passer il y a deux semaines une loi stipulant que les voix devront être recomptées si l\u2019État est remporté par une marge de moins de (1,5%.Et l\u2019Assemblée de Rmnsybanie en a adopté une autre, en quatrième vitesse, èablissant des critères uniformes de recomptage des votes \u2014 peu importe leur forme.« Si la course se reserre le moindri*-ment, on pourrait se retrouver dans un scénario cauchemardesque, avertit G.Terry Madonna, politologue au .Marshali College, à Lancaster.Si Les machines à voter commencent à arriver dans les bureaux de scrutin.la différence se réduit à KMKIO voix, que croyez-vous qu\u2019il se produira?Les avocats des deux camps affûtent leurs crayons et se préparent à porter plainte.» Selon Stephen .\\nsolabehere, professeur de science politique au Massachusetts Institute of Technology, rt*-courir à plusieurs systèmes à la fois peut dissiper la méfiance de certains électeurs à l\u2019égard de systèmes uniques présumément plus faciles à truquer.Mais les choses se corsent lorsque vient le temps de recompter.Sans ^ Une relation sans égale La Canada et las États-Unis sont les plus grands partenaires commerciaux l\u2019un de l\u2019autre; J Chaque |0ur.des marchandises dont la valeur dépasse 1.3 milliard $ transitent à la frontière.J Près du quart des exportations américaines sont destinées au Canada, alors que les États-Unis reçoivent plus de 85 % de nos exportations J Le commerce bilatéral a progressé d\u2019environ 8,6 % par année depuis 1993 J Le commerce entre le Canada et les États-Unis soutient plus de deux millions d'emplois dans chaque pays J Les États-Unis représentent le premier investisseur étranger au Canada SOUNCI MAfCI Uonlition pri'Nsc Oltuwii d\u2019inttTdirc l\u2019cxportiition de mcdiciimcnts vers le sud, craigimnt une pénurie si les .\\nu\u2018-rienins peuvent s\u2019en prinnirer en griin-de quiintité.Mais .selon M.Sands, il n\u2019y a pas vrai-nu'iit de raisons de s\u2019inquider : « Il est peu probable qu\u2019urte telle mesure soit a[)|)rouvée par U> Congi'ès», ((ui fera tout pour protc'giT riiulustrie pharma-eeuticpie amérieaine.CHOISIR SON CAMP IV part et d\u2019autre de la frontière, les opinions denu'uri'nt done partagées quant à savoir (pii, (1(> Bush (ai di* Kerry, servirait le mieux les inti'rêts du ('anada Du côté d\u2019( ittawa, on est ('videmment avare (h' c(anm(\u2018ntair(\u2018s : « Le thuiada est prêt à travailler avec le prochain président des Etats-Unis, (piel (pi\u2019il soit », .se borne à réjiéter un (l(\u2018s porte-parole du ministère des Affaires étrangèrt's.Mais la population canadienne.elle, a clairement choisi son camp : un sondagi* effectué par L(*ger Marketing en août révélait une forte préféri'nce pour John Kerry (61% contre 16% (siur Bush).Un point (le vue partagé jiar Maude Barlow, présidente du Conseil des Canadiens, une organisation citoyenne (jui s\u2019intéresse de près aux relations canado-américaines.Tout en s(aihaitant la victoire du candidat démocrate, elle se montre néanmoins prudente: «Je ne pense pas que ce serait si différent avec Kerry », souligne-t-elle.M\"\"' Barlow rappelle que les deux chambres du Congrès, le Sénat et la Chambre des représentants, seront probablement toujours dominées pur le l\u2019arti républicain ajirès les élections du 2 novembre : « La marg(\u2018 de mameuvre de Kerry serait mince.» Christopher Sands abonde dans le même sens ; « liors des différents changements d\u2019administration, il y a toujours plus de continuité que de rupture, indique-t-il.Quant aux relations canado-américaines, elles sont de plus en plus décentralisées, alors un changement de président aurait tout de même un (\u201cffet limité.» Mais malgré tout, Sté|)hane Roussel, comme plusiimrs autres, suivra attentivement le dénouement de ces élections ; « Nous devons nous sentir presque directement concernés, puisque notre vie (iconomi(iue, politique et sociale est largement influencée par les États-Unis», résume-t-il.Biuirns parler des points de droit constitutionnel toujours en suspens.«Cela soulève des questions sur la notion d\u2019égalité de la protwtion », explique .M.Anselabehere.Il est statistiquement prouvé, par exemple, que les cartes poinçonnées produisent plus de bulletins rejetés que les autres formules.Les comtés qui s\u2019en servent toujours sont donc démocratiquement désavantag(\u2018s.Autre exemple : comment, en cas de contestation des résultats, recompter les votes enrt'gistrés par machine à le- vier ou par écran tactile, deux procédures qui no laissent aucune trace physique du vote?.Mais le sentiment d\u2019urgence qui animait le gouvernement national après la confusion de 2000 et qui a amené le congrès à approuver le Help America Vote Act, afin d\u2019uniformiser les systèmes, n\u2019a pas fait cascade jusqu\u2019aux ordres gouvernementaux inférieurs.Et la variation, aux États-Unis, demeure la n(»rme.« Ia\u2018S éhxîteurs sont habitués à leurs équipements électoraux, ils s\u2019en servent depuis des annét's et cela les rend à l\u2019aise, opine Douglas E.Hill, directeur de l\u2019Association des commissaires de comtés de IVnnsylvanie.Nous ne voyons pas nos méthodes de scrutin comme un problème.» ,M.Hill ajoute que 11 comtés pennsyl-vaniens utilisant la carte à poinçon ont essayé de recréer les problèmes survenus en Floride, sans y parvenir.« l\u2019ar bonheur, les électhtns en l\\;nn-sylvanie se dércmient d\u2019habitude sans anicnK*he, dit Michael I.Shamos, professeur d\u2019informatique à l\u2019Université Carnegie Mellon, à lîttsburgh.J\u2019espère que ct*la se p«turaulvra.» D 4 LE SOLEIL Le samedi 30 octobre 2004 ÉDITORIAL EdiUur ANDKE PKOVESCHEK k*r4*xctif%T \u20ackvf YVES BELLEFLEL'K lUrtct^uf d* i'tdxi >T%al PIERRE-PAUL NOHEAL iHrtetwur d* l tn/ormatt-m FRANÇOIS BOURQUE L\u2019insoutenable légèreté m Brigitte HreUm HHnUm^lesiiUit.cum Larrogance d\u2019/Mfonso (iagtiano semble sans limites.Maigri* les témoignages acca-i)lants qui pointent vers lui depuis le début des travaux de la Commission Gomery, l\u2019ancien ministre liliéral continue de se présenter en sauveur du Canada.Hre, il estime que la fin du Programme des commandites par l\u2019aol Martin met le pays en péril.Kspérons que plus personne à Ottawa ne croit de telles sottises et n\u2019affiche un tel mépris à l\u2019égard du Quélax*.Iaî Canada ne s\u2019en fxirtera que mieux.Si les Québécois ont déiûdé lors du dernier référendum de rester au sein de la confédération canadienne et si tel est encore le désir de la majorité, ce n\u2019est pjus à caustï de l\u2019omnipréstmee des affiches aux (iouleurs du Ctuia-da dans tous les événements publics et festivals.Le penser, c\u2019est carrément prendre les (Juél)ét*ois pour des imbéc'Ues.Tenter, au nom du maintien de l\u2019unité du pays, de justifier les manquements à l\u2019éthique gouvernementale et les commissions versées aux firmes amies des libéraux est tout aussi peu reluisant.Oui, on peut croire en un grand pays de l\u2019Atlantique au Pacifique.Oui, on peut être convaincu que 1 avenir du Québec est plus prometteur au sein qu\u2019à l\u2019extérieur du Canada.Mais, aussi justes et fortes soient nos convictions, jamais leur défense ne permet de piger allègrement dans les fonds publies et de déjouer les régies d\u2019attribution des contrats gouvernementaux.Non, la fin ne justifie pas les moyens.Même si M.Gagliano prétend que les élus, les ministres de surcroît, ont le mandat de la population de prendre des « mesures extraordinaires ».Et même s\u2019il essaie d\u2019excuser le patronage par la « recherche de l\u2019identité canmlienne à travers des événements Uæaux».11 est vrai que l\u2019ex-ministre des Travaux publics avait un chef bien compréhensif.Jean Chrétien aussi passait vite l\u2019éponge sur les dérapages du Programme des commandites, lui rwonnaissant le mérite d\u2019avoir diminué le danger de la séparation du Québec.Le fédéralisme ne peut cependant se maintenir et évoluer positivement avec de telles valeurs et une telle conception.Le défi du gouvernement Martin n\u2019est pas, comme le suppose iVlfonso (ÎJigdiano, de rebâtir une stratège des commandites.Mais bien tic saisir et de réinmilre mieux aux attentes des Quél)écois.Cela ne si* fmt pas en engraissant de KK) millions$ de commissions les agences de publicité proches du Parti li-l)éral du Canada, ni en tapissant le (Juélxx* d\u2019unifoliés.Des ententes comme celles conclues dans le domaine de la santé, des efforts significatifs pour faire disparaître le déséquilibre fiscal que déplorent tous les chefs de partis au Québec et la conclusion d\u2019un accord sur les congés parentaux chers aux Québécois sont un meilleur gage de succès pour le fédéralisme.Plus que les stratégies douteuses de (îagliano et compagnie.Pour que le crime ne paie pas m' Jean-Marc Salvet JMSali'etf^lesiileiLom FonttaIhe txj ^00 CEST UNE OEUVRE SyMEÛUdUE^.Au SOtntriBT, C'BSTqui COULE D£3 T>OCH£S DU COhTTFUBUABdE LE MUNicjPAL.GLUJ .DEVCA5E ENSUITE AU PPOytNCIAL ÎKHJFL TEA/AiNEA S>A COURSE DANS LE &ASSiN FEDERAL T (i' \u2022f! \u20224 .a lit firi 'ifi l\u2019our que le crime paie moins, les partis d\u2019opposition à Ottawa suggèrent que les personnes condamnées pour gangstérisme aient elles-mêmes la responsabilité de prouver qu\u2019elles ont acquis leurs biens avec de l\u2019argent propre.Même si elle effarouche bien des avocats de la défense, cette proposition est toutefois aussi nécessaire en droit que fondée socialement.Il est normal que des criminalistes se cabrent à l\u2019idée que le fardeau de la preuve puisse être renversé par un projet de loi.Si la proposition était d\u2019ordre général, si elle ne visait pas un cas de figure très précis, le gouvernement canadien devrait la rejeter sans autre considération.Mais ce n\u2019est pas le cas.La mesure est clairement circonscrite aux seuls produits de la criminalité issus du crime organisé.Elle ne concernerait que les individus ayant été reconnus coupables d\u2019appartenir à un groupe criminel organisé.Le changement envisagé n\u2019interviendrait en fait qu\u2019après leur condamnation, l\u2019our éviter la saisie de leur yacht rugissant, de leurs voitures rutilantes et de leur(s) résidence(s) aux allures de bunker ou de châteaux, ce sont les criminels eux-mêmes qui devraient prouver qu\u2019ils les ont acquis lé0time-ment \u2014 et non plus les prwureurs de la Couronne qui de-\\Taient établir la preuve du contrain*.Présenté par le bloquiste Richard Marceau, cet amendement au Code criminel constituerait une carte maîtresse dans la lutte contre le crime organisé.Il serait un précieux complément à la loi antigang adoptée il y a quelques années.Il faut savoir que la sophistication des moyens dont disposent les grands criminels fait qu\u2019il est actuellement très difficile de prouver que tel ou tel bien a été acquis avec de 1 argent sale, même quand l\u2019acquéreur a été condamné et qu il était sans profession connue avant de l\u2019être ! Ce n est pas pour rien que des pays comme la P\u2019rance et l\u2019.-Vngleterre ont adopté des lépslations semblables.Le crime organisé se nourrit des profits qu il acquiert.Lui retins ses ressourci's, c\u2019est lui compliquer l\u2019existence.C'est pour cela que le gmvernement de lAul Martin devra évaluer avec ouverture la proposition que viennent de lui transmettre les partis d\u2019opiK)sition.Cette éventuelle modification au Code criminel devTa bien sûr êtn* rédigée de manièn' à passer le test de la Charte des droits et libiTtés.IVrsonne ne souhaite qu\u2019elle donne lieu à des abus.Elle ne doit pas viser autre chose que les produits provenant du crime organisé.Une fois les précautions prises et tous les garde-fous mis en place, la proposition méritera un appui i»nanime de la Chambre des c priffe à .lean l.a()ierri', lieutenant de l\u2019aul Martin, à Lizjt Frulla [wiur son rôle dans la eanqia^nie ri'-ferendaire de l'.tSI.A.à Pierre .\\nctil.le elu>f de la canqiairnc du Non, et surtout an eanlitial Tun-ot-tc, avt\u201cc qui La Bataillons vivants II a proposé un amen- Sa'ùiD' w \u201d ¦ \u201d¦ - REUTERS\t_\t-\t\u2022 J a Les deux candidats à la présidence des États-Unis sont présentement dans leur dernier sprint aiant les élections du Z novembre.dement constitutionnel qui interdirait le mariage des homosexuels.John Kerry, pour sa part, défend une autre forme de moralité qui repose davantage sur le respect de toutes les valeurs des citoyens, sur le libre choix et sur la justice sociale.Il entend supprimer les coupes de taxes des citoyens les plus riches et utiliser cet argent pour mettre en œuvTe un programme qui réduirait considérablement le nombre effarant de personnes (45millions) qui n\u2019ont pas accès à Tassuran-ce-maladie.Il dénonce les pertes d\u2019emploi subies au cours des quatre dernières années et entend relever l\u2019économie de son pays par divers incitatifs au marché du travail.En politique étrangère, le candidat démocrate se présente aussi comme un futur commandant en chef apte à diriger la lutte contre le teirorismc et à assurer la sécurité de son pays.Mais il ne considère pas cette lutte comme rek*-vant exclusivement des moyens militaires.Il insiste sur Turgimce de restaurer la crédibilité des États-Unis.Il s\u2019agit toujours pour lui d\u2019assurer le leadership, voire Thégi\u2019monie de son pays, mais il entend le faire en s\u2019appuyant sur de fortes alliance's, sur un rmiurs systématique aux organisations internationales et sur un dialogue permanent avec les partenaires.Il considère le terrorisme comme un phénomène diffus et dhers qui s\u2019enracine dans un terreau de frustrations qu\u2019il faut chercher à mieux comprendre.Il s\u2019engage à faire preuve de discernt'-mênt dans une lutte qui doit rt'poser sur de fortes alliances et sur des [Militi-ques de coopération.Selon cette conception, la puissance américaine, tout en reposant sur une forte organisation militaire, doit s\u2019appuyer aussi, pour une grande part, sur la diplomatie et sur le rayonnement culturel des États-Unis.PEU DE CHANGEMENTS DANS LTMMÉDIAT IMur autant, il ne faut pas s\u2019attendre à une réorientation fondamentale de la politique américaine si Kerry est élu.Du moins pas dans l\u2019immédiat.lYiurquoi?D\u2019abord, parce que trop d\u2019engagements ont été pris pour qu\u2019il soit possible et recommandable de faire demi-tour.En Irak, par exemple, il serait irresponsable et tragique d\u2019abandonner le terrain tout de go.Un nouveau président se di>\\Tait de poursuivre la politique déjà annoncée : tenir tête aux insurgés sunnites, aider le gouvernement intérimaire à tenir des ék'Ctions en janvier prochain, accélérer l\u2019entraînement des troupes irakiennes et préparer, de concert avec les Nations unies et si possible l\u2019OTAN, un retrait des troupes américaines, sans fixer de date précise.Ailleurs dans le monde.Tendiguement de la prolifération nucléaire et les mises en demeure à la Corée du Sud et à l\u2019Iran ne peuvent que demeurer des priorités.Ik' plus, John Kerr>-.tout comme La puissance militaire opposée aux valeurs citoyennes (Ji'orge Bush, s\u2019est engagé à augmentisr les effectifs militaires américains et à intervenir si nécessaire pour contrer de nouvelles menaces.Bien de nouveau non plus, ce qui est désolant, du côté du conflit israi'lo-palestinien.En politique intérieure, de nouvelles initiatives seront vraisemblablement entravées ou rendues fort pénibles en raison des blocages du Congrès.Il est à prévEiir qu\u2019une légî're majorité républicaine sera maintenue à la Chambre des représentants tandis que le Sé'nat demeurera fortement polarisé sous l\u2019emprise d\u2019une très mince majorité soit républicaine soit démocrate.C\u2019est à moyen terme cependant qu\u2019on pourra mesurer l\u2019écart entre une politique fondée sur la diplomatie ________ de la ciKipération et une politique de puissance brute.Cet écart est de taille et tient à la viabilité du leadership américain.Qui sait d\u2019ailleurs si un président Bush reporté au pouvoir ne modifiera pas l\u2019approche qui a caractérisé son premier mandat.Déjà, sans avouer explicitement leur erreur, les rè'publicains semblent tirer des leçons des déconvenues de leur aventure en Irak Ils montri'nt patte blanche aupri's des Nations unies et de l\u2019OTAN et semblent di'voir adopter des jsilitiques multilatérales.On a vu dans le passé des seconds mandats passablement différents des premiers.Songeons à Reagan qui.après avoir refusé toute rencontre avec ses homolo- gues soviétiques, en est venu à s\u2019engager dans des négociations intenses avec (îorbatchev qui ont conduit à la fin de la guerre froide.Souhaitons seulement qu\u2019un Bush réélu puisse trouver un (îorbatchev sur son chemin ! RETOMBÉES CANADIENNES Enfin, il faut se demander ce que signifie cette élection pour nous Canadiens, QuébiVois.Même si le caractère dramatique de l\u2019affrontement nous amène à suivre les choses de près, il faut bien reconnaître que le dénouement n\u2019est pas sus
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