Le soleil, 21 novembre 1978, Éditions Québec régional et Est du Québec
[" A U Québec, le Soleil, mardi 21 novembre 1978 économie Conference Board Les provinces peuvent faire oeuvre utile en stimulant les secteurs faibles de leur économie OTTAWA (PO \u2014 D'après le Conference Board, les gouvememenls provinciaux peuvent faire oeuvTe utile en aiguillonnant les secteurs déficients de leur économie Dans une étude publiée hier, M.Peter Gusen, spécialiste des prévisions régionales du Board, conclut que les décisions économiques prises par une province peuvent influer sur les dépenses des consommateurs en temps de récession, en donnant un coup de main à des industries et à des régions données.Mais en meme temps, il prévient les gouvernements provinciaux que leurs mesures destinéôs à stimuler l'économie peuvent avoir des effets désordonnés sur les dépenses à la consommatioa .M Gusen fonde ses conclusions sur un examen minutieux des conséquences d une décision du gouvernement ontarien prise en 1975, d'accorder au public une importante diminution de taxe sur 1 achat de voitures automobiles neuves.Cette province avait lancé un programme d'une durée d'un an prévoyant de rembourser aux consommateurs ta taxe de vente de cinq pour cent, sous forme d'un abattement, sur l'achat d une voiture.Le nombre de voitures vendues durant l'année augmenta de4\u20ac.000.soit pour cent de plus que l'année précédente.Mais quand la mesure fut supprimée, les ventes diminuèrent de 41.(X)0 unités.Ce programme d'abattement de la taxe avait coûté à la province $4S millions, alors que l'industrie avait vendu pour S2S0 millions de voitures.De cette somme d'abattement, près de $35 millions \u2014 soit 79 pour cent \u2014 sont allés à des personnes qui, de toute manière, auraient acheté une voiture neuve.M Gusen en conclut que le supplément de ventes en 1975 était surtout emprunté sur 1976.De son étude, il conclut d'autre part que les usines de montage ontariennes ont produit de 14.(XX) à 18,000 voitures, soit 35 pour cent du supplément de voitures vendues en 1975 Mais en 1976, elles ont subi une perte de 10,(XX> à 14,000 unités, soit un chiffre légèrement inférieur à I augmentation de l'année précédente.Il trouve aussi que te public n'a pas réduit sa consommation d autres biens pour acquérir une voiture quand l'abattement de taxe était en vigueur.L« public a financé ces achats en dehors de ses économies.Mais il a refait ces économies l'année suivante où l'abattement était supprimé.En outre, le déficit de notre pays dans le commerce international de l'automobile s'est accru de près de $150 millions en 1975, soit une hausse de 18 pour cent.Les avantages de ce programme ont Surtout profité à l'économie de l'Ontario.D autre part M Gusen estime que ce programme a bien plus servi à atteindre les objectifs visés par la province, à savoir stimuler une industrie sélectionnée et conserver en Ontario la plupart des bénéfices provenant des débours.Ce qui semble indiquer, d'après M Gusen.que les provinces devraient s'écarter des mesures fiscales classiques (ondées sur le crédit d'impôt sur le revenu des particuliers.Stabilisation des prix agricoles Le Québec et la C-B.rejettent programme du gouvernement le fédéral f M ¥.Le ministry de l'Agricutture du Canada.M.Eugence Whelan, s'adressant à la presse, à la conférence des ministres provinciaux de l\u2019Agriculture, à Ottawa par Donald CMARETTE OTTAWA (PC) \u2014 Le (Québec et la Colombie-Britannique ont rejeté, hier, un programme de stabilisation des prix agricoles qui leur était proposé par le gouvernement fédéral.Ces deux provinces ont indiqué en effet au cours d'une conférence fédéra-le-provinciale qu'elles sont d'accord pour harmoniser les programmes de stabilisation à travers le pays mais qu elles ne désirent pas pour autant abandonner tout ce champ d'intervention au gouvernement canadien.Le ministre de I Agriculture du Québec, M Jean Garon, a expliqué à l'issue des discussions qu'il ne pouvait souscrire au pré-requis établi par son homologue fédéral, 51 Eugene Whelan, qui a demandé aux provinces de se retirer graduellement de tout ce secteur de la stabilisation.Il a précisé cependant qu'il était favorable au principe de I harmonisation de ces programmes de stabilisauon qui consistent à fixer le prix de certaines denrées afin d'assurer un minimum de revenus aux producteurs agricoles.\"Le fédéral, a-t-il dit, nous demande de débarquer de ces programmes et tout ce qui sera harmonisé c'est notre disparition II semble que le gouvernement canadien ne désire pas que l'on s'occupe de l'agriculture et qu'on leur abandonne toute notre juridiction dans ce domaine\".Soulignons que le Québec et la Colombie-Britannique ont réussi à faire inscrire leur voix dissidentes dans le communiqué conjoint qui a été remis à la presse à la fin de la conférence Dans le cas du Québec, le communiqué mentionne en outre que cette province qui vient de s'engager dans ta protection de ses terres agricoles nèntend pas céder ses instruments de développement dans le secteur agroalimentaire au gouvernement fédéral Plus près d'une entente Le ministre fédéral.M Whelan, a affirmé pour sa part que cette longue Les administrateurs de Simpsons discuteront de l'offre de La Baie Les membres du conseil d'administration de Simpsons se réuniront mercredi pour discuter de l'offre d'.'ichat surprise dévoilée hier par la Compagnie de la baie d'Hudson qui exploite la chaîne de magasins à rayons La Baie.En dépit de l'offre de La Baie, la fusion projetée entre Simpsons et Simpsons-Sears n'a pas été écartée, a indiqué hier le président de Simpsons.M.Allan Burtoa II s'agit de la première déclaration de la direction de Simpsons depuis l an-nonce par La Baie de son intention de présenter une offre pouracquérir toutes les actions ordinaires de Simpsons Effectivement.La Baie offre $8 27, en actions et en espèces, pour chaque action Simpsons De son côté, le groupe Simpsons-Sears a offert dans son projet de fusion, le 27 octobre dernier, une action Simpsons-Sears pour chaque action Simpsons.Jeudi dernier à la fermeture de la Bourse, le titre de Simpsons se transigeait à $6 .'iO alors que celui de Sears était coté à $6 75.Dans un communiqué émis hier, La Baie a fait savoir qu elle offrira une action de la Cie de la Baie d Hudson ainsi que I option de deux actions privilégiées de La Baie ou une action privilégiée plus $22 50en argent comptant, contre huit actions ordinaires de Simpsons Ltd Par cette offre, on établit à $.388 millions la valeur du capital-actions ordinaire de Simpsons.Les actions privilégiées donneront droit à des dividendes cumulés de $180 par an.Ceux
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