Le soleil, 17 août 1992, Cahier A
[" POUR VOUS ABONNER: 647-3333 Extérieur: 1 -800-463-2362 647-3311 ANNONCES CLASSEES POUR VENDRE LOUER ACHETER LUNDI 17 AOUT 1992 QUEBEC 96E ANNEE NO 228 42 PAGE S ?CAHIERS ?1 TABLOID LIVRAISON A DOMICILE! T JOURS) 3.50 T VQ 0 30 ^*04\tMONTREAL OHA^A 60C ^ } y Q 50C PHJiTPS T VQ LE MONDE L\u2019acheminement des secours it en Bosnie demeure difficile Au lendemain de l'arrivée d'un premier convoi humanitaire à Gorazde, assiégée depuis quatre mois, la France a déploré hier le manque de mobilisation internationale pour garantir l\u2019acheminement des secours en Bosnie-Herzégovine A-3 LE SPORT Sans DeShields, une proie facile pour les Cards Pour la première fojs en près de deu mois, les Expos ont perdu une séri« Privés des services de leur as Delmo DeShields, ils se sont inclinés 5-2 face aux Cards.Les Expos glissent ainsi à deux matchs et demi des Pirates, qui ont gagné 4-2 contre les Braves S-2 et S-3 LE QUEBEC Barils de hasch: 9 Américains livrés à la justice québécoise Neuf ressortissants du Vermont, accusés dans l'affaire des barils de haschisch du golfe du Saint-Laurent de l'été 1991, ont été livrés aux autorités du Québec.A-5 LE CANADA Négociations interrompues entre Air Canada et PWA Rien ne va plus entre Air Canada et PWA.societé-mère de Lignes aériennes Canadien International, et les négociations sont interrompues depuis hier A-7 SANTE PLUS L\u2019hépatite B, une MTS plus virulente que le sida Les porteurs de l'hépatite B qui s'ignorent propagent cette MTS 100 fois plus facilement que le sida II existe un vaccin, mais il est toutefois peu utilisé B-16 L'AUTOMOBILE Villager: les avantages d\u2019une berline et d\u2019une fourgonnette Mi-fourgonnette, mi-berline, la Villager de Ford propose le concept intéressant d'un véhicule dont l'aménagement intérieur peut s accommoder à tous les besoms B-1 L INDEX\t GENERAL\t Annonces classées\tB-8 à B-12 Arts\tA-9 Automobile\tB-1 à B-4 Bridge\tB-12 Décès\tB 13 Editorial\tA-8 Horoscope\tB-13 Informations générales\tA-3 à A-7 Le livre\tA-9 Le monde\tB-5 a B 7 Où aller a Québec\tB-15 Santé plus\tB 15 et B-16 TABLOÏD\t Bandes dessmees\tS-15 Ce soir a la télé\tS-16 Mots croisés\tS-14 Mot mystère\tS-14 Sport\tS-1 à S-13 LA METEO Dégagement en après-midi, maximum 24 Demain, quelques nuages, chaud et humide, maximum 26 et minimum 14.S-16 Bourassa croit arriver à un accord en 10 jours ST-JEAN-SUR-RICHELIEU \u2014 A la veille d'entreprendre cette « étape cruciale », le premier ministre Bourassa demande aux Québécois de lui faire confiance comme défenseur des intérêts du Québec pendant les dix jours qu\u2019il s\u2019accorde encore pour conclure un accord constitutionnel.par ANDRE FORGUES LE SOLEIL S\u2019adressant au congres des jeunes libéraux, hier, M.Bourassa a dit croire qu'il se rendra à Ottawa, demain, pour la reprise des négociations à 17, « avec votre confiance et, je crois, avec l'appui du peuple québécois.» À ce sujet, un nouveau sondage CROP-TVA-La Presse indique que les Québécois sont assez divisés, 47% se disant tout à fait ou plutôt d\u2019accord avec le retour du premier ministre à la table constitutionnelle, tandis que 34 % se déclarent plutôt ou tout à fait en désaccord et que 18% sont indécis.D\u2019ailleurs, comme s\u2019il n\u2019était pas absolument certain que la confiance des Québécois lui est acquise, le premier ministre a ajouté que, pendant ces jours Suite A-2, Bourassa.Autre texte en page A-4 Le premier ministre Robert Bourassa s'est entretenu avec le président des jeunes libéraux, Mario Dumont, avant de prendre la parole au congres de l organisme, hier, à Saint-Jean-sur-Richelieu.\tn < Les républicains n\u2019ont pas le coeur à la réjouissance HOUSTON, Texas \u2014 C\u2019était un dimanche comme les autres, hier, à Houston.À 24 heures de l\u2019ouverture de la convention républicaine ce matin, aucun signe de fébrilité n'était palpable dans cette ville de plus d\u2019un million et demi d'habitants, la quatrième en importance des États-Unis.Dans les hôtels, les 2209 délégués et leurs « doublures » continuaient de se déverser, Etat par État.Mais dans la rue et sur les autoroutes, c'était le calme plat d\u2019un anonyme jour du Seigneur.Autour de l\u2019Astro-dome seulement, la présence des forces de l\u2019ordre et une certaine agitation indiquaient que Houston se préparait à accueillir de la grande visite.Alors que le Dôme, qui vient de se refaire une beauté, était interdit d'accès, l'aréna et le Hall ressemblaient a de véri- Monique GIGUÈRE envoyée socc a c a \u2019a Convention républicaine de HOUSTON tables chantiers.En même temps que les 15 000 représentants de la presse américaine et internationale s'installaient sur les lieux mêmes de la convention, les vendeurs montaient leurs stands et les services se mettaient en place.Entre les macarons, les broches, les boutons, les épinglettes, les drapeaux, les T-shirts, les chapeaux et les bottes de cow-boy frappés aux couleurs du GOP (Grand Old Party), ceux qui aiment pavoiser n'auront que l\u2019embarras du choix.Le problème, c\u2019est que l'heure n\u2019est pas tellement aux réjouissances.George Bush n\u2019a Suite A-2, Houston.Un agent de la police de Houston montait la garde hier dans l'Astrodome, dont l'accès était interdit à la veille de la convention de quatre jours qui commence aujourd\u2019hui.s MB (¦P George BUSH Les USA prêts à mater Saddam Hussein WASHINGTON (Router) \u2014 Le président George Bush a confirmé, hier, que les Etats-Unis « ont des plans » pour faire en sorte que le président irakien Saddam Hussein n\u2019entrave pas les inspections que doit effectuer en Irak une équipe d\u2019experts de l\u2019ONU.« Toutes les options restent ouvertes » concernant une éventuelle intervention contre l'Irak, a déclaré M.Bush à son retour a la Maison-Blanche.venant de Camp David, la résidence de week-end des présidents américains.Il a déclaré qu\u2019une « évidente atteinte à la sécurité » avait alimente dans la presse des informations relatives à une éventuelle opération imminente.Visiblement mécontent de ce qu\u2019il considère comme des fuites concernant un sujet sensible, le président américain n'a pas voulu dire s\u2019il envisageait dans l\u2019immédiat une opération contre l\u2019Irak, dont les États-Unis seraient le chef de file.Mais il a démenti chercher à engager le fer avec Bagdad.Le New York Times écrivait hier que les États-Unis pourraient chercher à déclencher dès aujourd\u2019hui un affrontement avec l'Irak.11 ajoutait que, selon des responsables.une éventuelle décision de bombarder 1T-rak pourrait donner un coup de pouce à la campagne électorale du président sortant.« À partir de maintenant, certains vont nous accuser d'opportunisme politique à chacune de mes initiatives », a déclaré George Suite A-2, Saddam.s p C I A l LE SOLEIL ¦ Les agences ont quand même leurs bons côtés QUEBEC \u2014 Hélène Hardy, une secrétaire-réceptionniste, a déjà dû attendre quatre semaines pour toucher une paye de l'agence de placement qui lui avait trouvé du t ravail dans une entreprise.Chaque semaine, elle voyait pourtant passer sur son bureau le compte de l'agence et le lendemain, le chèque adressé à celle-ci.NDLR \u2014 Les emplois sont rares.Comment faire pour en dénicher un 7 LE SOLEIL a examiné quelques avenues.D\u2019abord, les clubs de recherche d\u2019emploi, ces organismes sans but lucratif où les Individus apprennent de façon Intensive les rudiments de la recherche d\u2019emploi.Pour ceux qui préfèrent confier leur sort à d'autres.Il existe les agences de placement dont le fonctionnement s'avère toutefois fort varié d'une à l\u2019autre.Maigre quelques mauvaises ex pénences, Mme Helène Hardy compte toujours sur les agences de placement pour se trouver un emploi JISI^ÈME DE 4 par BRIGITTE BRETON LE SOLEIL Même si elle a dû emprunter de l'argent pour vivre durant ces quatre semaines, Mme Hardy vante cependant les mérités des agences de placement.Elle qui en a contacté plusieurs, témoigne qu\u2019il y en a de très bonnes qui lui fournissent du travail dans un milieu convenant à ses goûts et a sa personnalité.Et il y a les autres, dont elle n\u2019a jamais eu signe de vie ou dont le fonctionnement lui semble douteux.Devoir attendre quatre semaines pour toucher une première paye a été sa pire expérience.« J'avais accepte de signer une feuille où je consentais à être payee quatre semaines après le début de mon contrat de travail.Si l'agence me trouvait du travail à temps plein, je m\u2019engageais même à lui verser une semaine de salaire ».Hélène Hardy a constaté plus tard qu elle n'aurait ja- mais du prendre un tel engagement.« Mais je voulais tellement travailler.J\u2019avais peur de perdre mes capacités, d\u2019oublier mes nouvelles notions en informatique.Des gens profitent de la faiblesse des sans-emploi ».Aujourd\u2019hui, elle sait qu\u2019elle n\u2019a pas à payer pour des services que des agences offrent gratuitement.« Je n\u2019accepterais même pas de donner 20 $ pour laisser mon curriculum vitae ».Dans une agence, Mme Hardy a aussi constate que la marge de profit était elevée.« Je conviens qu elles doivent se payer.Mais il y a une limite ».Une difference de 40 % Suite A-2, Agences.Autre texte en page A-10 > V A-2 - guites de la première page Bourassa.« qui sont parmi les plus exigeants, je voudrais que vous puissiez compter sur moi pour oeuvrer certes avec prudence, mais aussi avec une profonde conviction que le Quebec doit obtenir tous les outils nécessaires pour bâtir et pour préparer son avenir qui est aussi le vôtre.» 11 a vanté son passé a cet égard et souligné qu\u2019il n\u2019avait jamais, lui, accepté une entente qui, comme celle que le gouvernement péquiste avait signée avec sept autres provinces, en 1981, ne reconnaissait pas au Québec son droit de veto.Un peu plus tard, en conférence de presse, M.Bourassa a soutenu que, « s\u2019il y a une chance d\u2019avoir une entente, on devrait être capable d\u2019y parvenir d\u2019ici dix jours.» Devant les jeunes qui forment l'aile la plus nationaliste de son parti, le chef du PLQ a pris soin de garder toutes les portes ouvertes pour l\u2019avenir.Il l\u2019a fait d\u2019une part en réexpliquant pour la première fois depuis plusieurs mois, sa thèse des deux États souverains regroupés dans une union économique chapeautée par un parlement élu.Mais d'autre part, le premier ministre a à son tour prévenu les jeunes que c\u2019est le gouvernement qui prend les décisions.« Il faut bien le dire aussi : c\u2019est le gouvernement qui doit prendre les décisions.C\u2019est le gouvernement qui sera jugé par l\u2019Histoire, c\u2019est l\u2019Assemblée nationale qui sera jugée par l\u2019Histoire.» Même si M.Bourassa s'est ainsi fait l\u2019écho des avertissements lancés ces derniers jours, avec sa bénédiction, par la vice-première ministre Lise Bacon, il a par contre dit que « logiquement, oui », il devrait être lié par les décisions que prendra le congrès libéral du 29 août.Cependant, le premier ministre ne peut donner de garantie sur la limpidité du contexte où les militants seront appelés à se réunir.« Où en serons-nous, le 29 août ?Est-ce qu\u2019il y aura un entente ?Est-ce qu\u2019il y aura une résolution déposée à la Chambre des communes, est-ce qu\u2019il y aura d\u2019autres événements qui pourront survenir d\u2019ici ce moment-là ?» Se disant « très heureux du dynamisme des militants du Parti libéral », M.Bourassa admet qu\u2019il « n\u2019y a pas de gouvernement sans parti » et que le gouvernement doit « essayer de réaliser » les objectifs que lui fixent les militants.« Mais vous admettrez avec moi que le gouvernement doit oeuvrer dans une réalité parfois contraignante », souligne le premier ministre.Ainsi, il faut tenir compte de la réaction « des milieux financiers, de celle des investisseurs, dont on a besoin, de la réaction de nos partenaires, de leur volonté de continuer à négocier avec le Québec.On est obligé de tenir compte de tous ces facteurs et, à l\u2019occasion, la subtilité n\u2019est pas superflue pour essayer de tenir compte de ces facteurs et de respecter les objectifs du gouvernement.» Interrogé sur l\u2019éventualité d\u2019une scission du parti si les fédéralistes voulaient reporter le référendum du 26 octobre et les nationalistes aller de l\u2019avant, M.Bourassa évite de se prononcer.Il explique plutôt que c'est « prématuré de parler d'un report du référendum ».De même, il refuse de spéculer sur ce qu\u2019il faudrait faire advenant qu'Ottawa déclenche un référendum pancanadien.Cette question sera peut-être pertinente le 27 ou le 28 août, reconnaît toutefois M.Bourassa qui souligne au passage les risques que le gouvernement Mulroney prendrait en se lançant dans une telle entreprise.Traçant pour sa part le bilan du congrès, le chef des jeunes libéraux, M.Mario Dumont, a souligné que « tout le monde s\u2019entend pour dire qu\u2019il faut, cet automne, mettre un terme au débat pour passer à autre chose.Il faut tenir, au congrès des membres, le 29 août prochain, aux positions qu\u2019on s\u2019est données ».S\u2019il a fait plaisir à plusieurs jeunes libéraux en traitant de la conception libérale de la souveraineté, M.Bourassa a pris soin de souligner que « le premier choix du gouvernement, c\u2019est de s\u2019entendre sur des offres acceptables.C\u2019est un choix qui, s\u2019ils se réalisent, va maintenir un climat plus favorable avec nos partenaires et c\u2019est un choix également qui protège l'avenir en améliorant le fonctionnememt du fédéralisme.» Et M.Bourassa de réitérer sa conviction qu\u2019union économique et union politique sont indissociables et qu\u2019il faut « que tout ça soit coordonné et géré par une autorité unique dans une union économique, comme on l\u2019a dit, responsable à un Parlement élu au suffrage universel.» Saddam.Bush au cours d\u2019une conférence de presse improvisée.« Cela ne me dissuadera pas de faire ce qui convient, quelles qu\u2019en soient les retombées politiques.Je ferai ce qui est bien pour les Etats-Unis et en l'occurrence pour le reste du monde », a dit George Bush, de retour à la Maison-Blanche après avoir passé quelques jours à Camp David.À propos de l\u2019article du New York Times, le président américain s\u2019est contenté de dire qu\u2019il y avait relevé « bon nombre d'inexactitudes ».« Il y a eu une évidente atteinte à la sécurité (.) j\u2019ai été choqué de lire tout cela ce matin », a-t-il dit.Prié de dire si Washington prévoyait des sanctions militaires contre le président irakien Saddam Hussein si ce dernier empêchait des inspecteurs de l\u2019ONU d\u2019examiner des installations irakiennes, le président américain a répondu que les États-Unis disposaient de plans « pour faire en sorte que Saddam Hussein fasse ce qu\u2019il est censé faire et se plie aux résolutions (de l\u2019ONU).« Saddam Hussein doit réaliser que le monde ne restera pas insensible aux entraves à ces exigences de l\u2019ONU.Il ne peut être autorisé à imposer ce qui peut et ne peut pas être inspecté », a poursuivi George Bush.Dans le cadre des accords de cessez-le-feu imposés par l\u2019ONU après la Guerre du Golfe, les inspecteurs de l\u2019ONU sont chargés de repérer et d'éliminer tout élément entrant dans le cadre des programmes irakiens de production d\u2019armes de destruction massive.Un autre indice d'une intervention imminente des forces américaines en Irak est venu hier de Ryad.Selon la chaîne de télévision NBC, l'aviation américaine a secrètement acheminé du personnel en Arabie Saoudite afin de lancer des raids contre l\u2019Irak si nécessaire.Selon l'émission « Today », un haut responsable militaire, le général Michael Nelson, a emmené jeudi à Ryad 30 experts de la base aérienne de Shaw, en Caroline du Sud, et a commencé à préparer vendredi les opérations dans la capitale saoudienne.Leur tâche serait de prévoir l\u2019attaque d\u2019appareils irakiens qui effectuent des raids contre les rebelles chiites dans le sud de l'Irak, a ajouté NBC, qui cite des sources militaires.Au Pentagone, un porte-parole s\u2019est refusé à tout commentaire sur l information fournie par NBC.Le porte-parole a en revanche confirmé que le général Nelson, qui supervise les forces aériennes américaines pour tout le Proche-Orient, était parti jeudi pour une tournée dans la région, sa première depuis sa prise de fonctions, le 19 juin.Le porte-parole a refusé de fournir son itinéraire.Par ailleurs, les experts en armements de l\u2019ONU poursuivront « normalement » leur inspection aujourd\u2019hui et ont l\u2019intention de quitter Bagdad demain comme prévu, a déclaré hier soir a la presse leur chef, M.Nikita Smidowitch.Houston.jamais traîné aussi loin dans les sondages derrière Bill Clinton.Jusqu\u2019à 30 points ! Tout au long de la journée dans les coulisses de l\u2019Astroarena, la nouvelle de la reprise possible des bombardements sur Bagdad a alimenté les conversations.Entre les derniers coups de marteau des ouvriers et la frénésie des commerçants qui déballaient leurs marchandises, tous s\u2019interrogeaint à voix basse sur l\u2019opportunité d\u2019un tel déploiement de force, manifestement destiné à faire remonter la cote de Bush des bas-fonds ou elle est tombée au pinacle atteint pendant la guerre du Golfe.Cette stratégie écartée comme démesurée, la crainte, au contraire est que rien d\u2019excitant ne se passe cette semaine a Houston ou tout a f\t* Québec, Le Soleil, lundi 17 août 1992 été minutieusement orchestré pour qu\u2019aucun éclat de voix, ni aucune note discordante, ne vienne briser la traditionnelle image républicaine d\u2019un parti uni.Jusqu'aux slogans sur les pancanes et les T-shirts qui ont dû passer la censure et recevoir l'aval des organisateurs avant d\u2019étre imprimés.Mais les républicains ont beau faire contre mauvaise fortune bon coeur, ils sont pris de doute.Dans le Houston Chronicle d\u2019hier, Bill Clinton était crédité de 287 grands électeurs, soit 17 de plus que le nombre magique de 270 pour accéder à la Maison-Blanche.Le président Bush n\u2019en recueillait que 91 dans 14 États par rapport à 21 pour le démocrate.À l\u2019Astro Hall, les délégués et les bénévoles refusaient de se laisser abanre par ces chiffres.« Les journaux mentent.C\u2019est à se demander qui ils interrogent », disait Richard J.Rapaport, un des 100 délégués de l\u2019État de New York, dont la foi en George Bush demeure inébranlable.« M.Bush a connu de grands succès sur la scène internationale.Il est un visionnaire et un génie en matière de politique étrangère.Il est un artisan de la chute du communisme », dit cet artiste de descendance hongroise qui insiste que ce sont les individus qui ont bâti l\u2019Amérique et non les gouvernements, dont il y a beaucoup trop.Rapaport a été choisi délégués du district no 15 parce qu\u2019il l\u2019a demandé.« Je suis un militant républicain de longue date.J\u2019ai travaillé fort à l\u2019intérieur du parti.Je voulais être délégué et j\u2019ai été nommé », explique-t-il ajoutant que c\u2019est sa première visite à Houston où, dit-il, on ne trouve pas dans toute la ville la population qui déambule dans un simple quadrilatère à New York.Ce qui le frappe le plus ici, c\u2019est l\u2019étendue de la ville.« Ca coûte 20 $ chaque fois qu\u2019on veut se déplacer», déplore-t-il.Eddie Moreno, 47 ans, d\u2019origine mexicaine, est chauffeur de taxi à Houston et lui aussi va voter pour George Bush.« Oh no ! Les gens d\u2019origine hispanique n\u2019ont pas leur juste part de la richesse collective.Il y a beaucoup de discrimination au Texas.Mais je suis conservateur », explique celui qui prononce encore Texas « Tejas » comme pour rappeler que 30% de la population de Houston est d\u2019origine hispanique, surtout mexicaine, contre 33% de Blancs et 28% de Noirs.C\u2019est peut-être là, dans la population noire, que George Bush est le plus impopulaire.Eno, un employé du Holiday Inn est formel : jamais il ne votera pour Bush.Jos Hilbert, lui, un Blanc de 33 ans, ne votera pas du tout.« J\u2019ai déjà voté mais cela fait des années.Je ne crois pas aux hommes politiques ni à la politique», dit-il.L\u2019enjeu est grand pour le président Bush pendant ces quatre jours de convention qui marquent le coup d\u2019envoi de sa campagne électorale.Il a devant lui une énorme côte à monter.Mais selon ses partenaires au tennis, c\u2019est en fin de match, quand il voit la victoire lui échapper qu\u2019il donne sa plus belle performance.C\u2019est alors que dans un sursaut d\u2019énergie, il renvoie la balle avec une force inouïe et souvent gagne la partie.Agences.entre le salaire versé à l\u2019employé et celui exigé à l\u2019employeur lui paraît abusif.Malgré ses malheurs de parcours, Mme Hardy conseille les agences de placement à ceux qui se cherchent un emploi.« Lorsque je suis arrivée dans la région de Québec, en 1989, je n\u2019avais pas de contacts et je trouvais qu\u2019il y avait peu de choses dans les annonces des journaux.Comme j\u2019avais déjà utilisé les services d\u2019une agence lorsque j\u2019étais dans la région de Montréal, j\u2019ai pris l\u2019annuaire et j\u2019ai placé des appels au hasard ».Et elle a obtenu des emplois.Du temps partiel et du temps plein.Parfois des contrats de quelques semaines se sont transformés en des contrats de plus longue durée.Parfois grâce aux agences, d\u2019autres fois parce qu\u2019un employeur l\u2019a appréciée et l\u2019a recommandée à un autre.« C\u2019est ça le bon côté des agences.Elles te permettent de mettre le pied dans la porte d\u2019une entreprise.Cela te fait connaître et évite que tu t\u2019encrasses à la maison».Un autre élément positif des agences est selon elle de ne pas avoir à subir des tests chez chaque employeur.« Tu le fais une fois à l\u2019agence et c\u2019est fini.Il ne reste que l\u2019entrevue de sélection chez l\u2019employeur où là tu vends ta personnalité ».La secrétaire-réceptionniste s\u2019est adaptée à plusieurs employeurs et à plusieurs équipements de bureau depuis 1989.Cabinet ministériel, compagnie de photographie aérienne, entreprise textile, entreprise en informatique, caisse populaire.Malheureusement, elle a connu à deux reprises des fermetures.Aux deux endroits, elle avait décroché un emploi permanent.Hélène Hardy est actuellement sans emploi.Elle vit avec l\u2019angoisse des prestations de chômage qui prendront fin à l\u2019automne.Elle espère un appel des agences, songe à entrer en contact avec de nouvelles, regarde les offres d\u2019emploi dans les journaux, envoie des cv et passe des entrevues.Même si elle reconnaît des qualités au travail temporaire, elle souhaite néanmoins un emploi permanent pour mettre fin à l\u2019insécurité et à l\u2019absence d\u2019avantages sociaux.VENTE BAS CONTEMPORAINE 1 99 .\u2022 rég.2.75 une collection exclusive de bas en nylon 20 deniers pour tous les jours, styles pied sandale et pointes renforcées, bas aux genoux 1.09, bas avec lycra, ultra fin, culotte amincissante 2.99, ultra fin avec lycra 4.19 la maison simons PLACE STE fOY GALE MIES DE IA CAPITALE VIEUX QUEBEC épargnez jusqu à 33 % Springfiaidfjy DRAPS JARDIN SOUS-BOIS 14.\" jumeau rég.19.00 prix exceptionnel, percale imprimé romantique en vert menthe et lilas, 50% coton, 50% polyester tacile d'entretien.double 19.99, grand 29.95, tr.grand 39.95, taies st.17.99, gr.taies 19.99 épargnez jusqu\u2019à 50 % Jr.CANNON w fl ï\t|\t * #\t\tF ; jP i jg T n La collection Lucia vous séduira avec son choix incomparable de vestes, chandails, chemisiers, jupes, bermudas et pantalons Tailles disponibles 6 a 18 ans ?Simone Paris, un peu plus loin des centres commerciaux pour un plus beau choix de vêtements, un meilleur service personnalisé, des ajustements et des retouches, sans frais supplémentaires O LE PRET-A-RAVIR 2646, chemin Ste-Foy, Ste-Foy (près de l'Hôpital Laval) L\u2019automne vous fait signe.» VT \u2014I :rsrf f-; De la nouveauté pour l'automne 1992: en plus de nos splendides collections de renom.d\u2019autres signatures prestigieuses s'ajoutent au Faubourg : Laurel Portera Emanuel Ungaro Joseph Abboud La mode d'automne affiche déjà ses couleurs et s'accom pagne admirablement des superbes collections de manteaux classiques et de manteaux en agneau renversé i FAUBOURÇ SIGNATURE Complexe Germain des Prés Sainte-Foy 657-6696 HBtQi 4 i i "]
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