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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1992-10-22, Collections de BAnQ.

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[" Liquidation avant \u201e déménagement Jusqu\u2019à 75% rTnv^Uirs Demie«-e semaine \\JLr INC 1191, »v Csrttf 2* etage 648-1471 JEUDI 22 OCTOBRE 1992 LE SOLEIL O COLJNT ERPOiN T U QUEBEC 96E ANNEE NO 292 66 PAGES 3 CAHIERS * 1 TABLOÏD LMWSOM A DOMICILE (7 JOURS) 3.50 TPS 0M T V 0 030 4.04 MONTREAL OTTAIAA 60C \u2019'\u201c\u2018tvQ .t \u2022 : rotât N73 CAMWS 653 7768 50® ~*;a ?ïïîiïï 26 octobre ?\tMulroney entend citer Parizeau pour rallier les indécis ?\tLa campagne de charme du fédéral dénoncée ACftQGEOEgSS LE SPORT Une nulle grâce à Steve Duchesne Un but de Steve Duchesne, avec moins de deux minutes à faire en troisième période, a permis aux Nordiques de décrocher un match nui.S-2 Les Blue Jays à une victoire du championnat 1 e » a' Grâce une brillante performance de leur artilleur Jimmy Key, les Blue Jays ont décroché un gain de 2-1 contre les Braves.La formation torontoise pourra enlever les honneurs de la Série mondiale dès ce soir, devant ses partisans, au SkyDome.Les Braves traînent de l\u2019arrière 3-1 dans la série.S-4 LA RÉGION Le CHUL règle à court terme son problème psychiatrique Depuis samedi, l\u2019urgence du CHUL ne déborde plus de patients psychiatriques.Les autres hôpitaux de la région ont répondu à l\u2019appel de la régie régionale.A-12 L\u2019ÉCONOMIE L\u2019incertitude politique menace les centres commerciaux L\u2019incertitude constitutionnelle menace de gâter la reprise économique pour les centres commerciaux et les grands magasins, affirme le Conference Board.B-16 L\u2019ÉDITORIAL La qualité du français Il y a encore beaucoup à faire, trente ans après la démocratisation de l\u2019enseignement, pour atteindre un niveau acceptable de qualité de notre langue A-14 LTNDEX Annonces classées\tB-6 à B-9 Arts\tB-3 à B-5 Bridge\tB-9 Décès\tB-10 et B-11 Économie\tB-12 à B-16 Éditorial\tA 14 Horoscope\tB-9 Le Monde\tA-13 et A-15 Où aller à Québec\tB-4 Québec et l'Est\tB-1 et B 2 TABLOÏD SPORT\tS-1 à S-14 Bandes dessinées\tS-15 Ce soir à la télé\tS 16 Feuilleton\tS-14 Mots croisés / mystère\tS-14 LA METEO\t Aujourd'hui: Nuageux avec périodes ensoleillées, maximum 6, minimum -1.Demain: Plutôt nuageux, vent léger du sud-ouest, max.P min 4 S-16 Cahier spécial sur le référendum ©afl &©=@ NON à 61%, mais sans faire 1 ' indépendance QUÉBEC \u2014 A moins d\u2019un revirement qui tiendrait du miracle, le NON se dirige vers une victoire aussi convaincante qu\u2019au référendum de mai 1980, mais ce ne sera pas nécessairement un vote pour l\u2019indépendance.par MICHEL DAVID LE SOLEIL Un sondage SOM/LE SO-LEIL/CJRP réalisé auprès de 1042 personnes, entre le 16 et le 20 octobre, accorde 61 % des intentions de vote au NON et 39 % au OUI, après une répartition des indécis en fonction de l\u2019âge et du sexe des répondants.Avant répartition, les résultats sont les suivants: NON 46 %, OUI 28 %.Il y a 26 % de répondants qui se disent indécis, qui refusent de répondre ou qui n\u2019ont pas l\u2019intention d\u2019aller voter.A titre de comparaison, un sondage Multi Réso effectué du 15\tau 18 octobre accordait 46 % au NON et 31 % au OUI avec 16\t% d\u2019indécis.Un Crop réalisé du 14 au 17 octobre donnait 53 % au NON et 36 % au OUI avec 11 % d\u2019indécis.Après répartition des indécis, SOM évalue a 69 % la proportion de francophones favorables au NON et 31 % au OUI.C\u2019est l\u2019inverse chez les non-francophones qui appuient le OUI dans une proportion de 77 %.la presque totalité de ceux qui se proposent d\u2019appuyer le PQ aux prochaines élections provinciales (94 %) s\u2019apprêtent a voter NON.Chez les libéraux, 79 % vont voter OUI.Dans ce qui reste d\u2019électeurs conservateurs, le score est de 72-28 en faveur du OUI.Chez les libéraux fédéraux, 68-32 pour le OUI.Au Bloc, c\u2019est NON à 95 %.De 18 à 44 ans, plus de 70 % des répondants rejettent l\u2019Entente de Charlottetown.A partir de 55 ans, la majorité y est favorable.Si on considère le revenu personnel des répondants, seul le groupe des 75 000 $ et plus va voter majoritairement (60 %) OUI.Dans la région de Québec, c\u2019est 69-31 pour le OUI ; à Montreal, 54-46 ; ailleurs en province, 66-34.« Croyez-vous qu\u2019un vote pour le NON constitue une première étape vers l\u2019indépendance du Québec ?».À cette question, 46 % ont répondu OUI, 37% NON et 17% ne le savent pas.Parmi ceux qui vont voter OUI, 57 % pensent qu\u2019un NON est un pas vers l\u2019independance et 37 % sont de l\u2019avis contraire.Parmi ceux qui s\u2019apprêtent à voter NON, 48 % estiment qu\u2019un rejet de l\u2019Entente rapproche le Québec de l\u2019indépendance, mais 45 % croient que non.D\u2019ailleurs, quand on demande aux répondants s\u2019ils voteraient « pour ou contre que le Québec devienne un pays indépendant », 46 % se disent contre, 30 % pour et 24 % ne savent pas.Quand SOM avait posé la même question, au début de septembre, les résultats étaient les suivants : 46 % pour, 37 % contre et 17% indécis.Autrement dit, il y 7 % de répondants qui étaient favorables à l\u2019indépendance avant la campagne référendaire, mais qui ont basculé dans le camp des indécis depuis.Chez les francophones, 34 % sont pour l\u2019indépendance, 41 % sont contre et 25% sont indécis.Le premier ministre Robert Bourassa écoute les remarques de son attachée de presse, Sylvie Godin, avant l\u2019entrevue avec l\u2019équipe éditoriale du SOLEIL.Bourassa peu pressé de changer son programme QUÉBEC \u2014 Même s\u2019il appréhende déjà que les journalistes auront « un peu matière à écrire » advenant une victoire du NON, Robert Bourassa ne prévoit pas « de tensions profondes au sein du parti » qu\u2019il dirige au lendemain du référendum.par GILLES BOIVIN LE SOLEIL Le chef du comité québécois du OUI et chef du Parti libéral ne voit donc aucune raison « de se précipiter» pour revoir le programme de son parti avant la prochaine élection fédérale, si le NON devait l\u2019emporter lundi prochain.Pas plus d\u2019ailleurs que de tenir des élections au Québec avant que Brian Mulroney n\u2019en ait appelé à l\u2019électorat fédéral.Confronté au dernier sondage SOM-LE SOLEIL qui accorde plus de 20 points d\u2019avance aux opposants à l\u2019entente de Charlottetown, M.Bourassa refuse toujours de fermer les livres.« Le sens de l\u2019État » exige du chef du gouvernement de mener la bataille « jusqu\u2019à la dernière minute » pour faire accepter ce qu\u2019il considère comme des gains historiques pour les Québécois, explique-t-il.« On ne peut pas exclure une surprise, c\u2019est-à-dire une victoire », se prend même à penser nn Robert Rôtira««« /-«i\u2014 rein, à l\u2019occasion d\u2019une entrevue, hier, à l\u2019équipe du SOLEIL.Le chef du PLQ ne voit non plus aucune raison de s\u2019inquiéter des lendemains d\u2019une défaite référendaire sur son parti.« On n\u2019a pas l\u2019impression d\u2019être un parti déchiré », conclut-il de sa tournée qu\u2019il vient d\u2019effectuer à travers le Québec.M.Bourassa se réjouit plutôt de constater dans les sondages « un appui respectable dans les circonstances » pour sa formation politique.Le chef du PLQ admet que dans l'hypothèse d\u2019une victoire du NON, « il va falloir actualiser » le programme de son parti sur le plan constitutionnel.Il suggère cependant que « ce ne serait pas mauvais d\u2019attendre », étant donne la proximité de l\u2019échéance électorale fédérale.« Ça nous donne un certain répit.On n'est pas obligé de faire un congrès du parti dans les prochains mois.» M.Bourassa rappelle que le gouvernement fédéral est « un interlocuteur clé » et qu'il apparaît important voir qui seront les interlocuteurs du Québec pour définir la plate-forme constitutionnelle de son parti et les politiques de son gouvernement.Il refuse d'ailleurs de préciser si son gouvernement chercherait à négocier avec Ottawa les ententes administratives prévues à l\u2019accord de Charlottetown, dans des domaines comme la main-d'œuvre.« Pour signer une entente il faut être deux », précise-t-il pour bien marquer l\u2019importance de laisser se dessiner le panorama politique canadien.M.Bourassa refuse pour le moment de voir comme une gifle à l\u2019élite politique et économique canadienne un éventuel rejet de l'entente.« On verra, on pourra en reparler le 27 ou 28 octobre », réplique M.Bourassa qui rappelle qu'en France le OUI est passé de justesse.« On traverse une période de morosité économique qui paraît interminable.Je trouve qu\u2019on s\u2019en tire quand même assez bien comme gouvernement » comparativement à certains de nos voisins.« Il n\u2019est pas surprenant qu'il y ait un certain scepticisme vis-à-vis des décideurs.On continue de se battre.Ce n\u2019est pas la fin du monde ».Autre texte «n pag» A-3 Autre texte en page A-3 SONDAGESOM | LESOIEIL/CJRP Si le référendum avait lieu aujourd hui, que répondriez-vous à la question : «Acceptez-vous que la constitution du Canada soit renouvelée sur la base de l'entente conclue le 28 août 1992?« L1ÜJ\tIndécis 28%\t26% Une lois les indécis répsrtis QUESTION (S ceux qui ont répondu OUI) Lequel des facteurs suivants a le plus influencé votre choix ?\u2022 pour avoir la paix constitutionnelle 35% \u2022\tparce que c'est une\t4ito/ bonne entente\t^ '° \u2022\tà cause de la crédibili- té de Robert Bourassa 17% \u2022 parce que ce serait un pas vers l'indépendance 10% QUESTION (S ceux qui onl répondu NON) Lequel des facteurs suivants a le plus influencé votre choix ?\u2022 parce que c'est une\t,.10 mauvaise entente\t® \u2022\tinsatisfaction face au gouvernement \u2022\tparce que ce serait un pas vers la souveraineté \u2022\tà cause de la crédibilité de Jacques Parizeau 2% Infograph» LE SOLEIL Police accusée de négligence L\u2019IRA frappe Londres 3 fois LONDRES (AFP) \u2014 Trois attentats ont été perpétrés en moins de cinq heures, hier, à Londres, alors que l\u2019Année républicaine irlandaise (IRA) a accusé la police britannique de ne pas tenir compte de ses avertissements.Six personnes au total ont été légèrement blessées a la suite de ces explosions survenant après une série de dix attentats à Londres en quinze jours, revendiqués par TIRA.La première explosion, hier, s\u2019est produite vers 12 h 30 (notre heure) un pont de chemin de fer du quartier d\u2019Edmonton (nord), près de la station Silver Street.Une bombe a explosé au passage d'un train de banlieue qui a été atteint par des débris et dont trois passagers ont été légèrement blessés.Appels Une heure avant cet attentat, TIRA avait distribué à la presse à Dublin un communiqué accusant la police de « négligence ».L\u2019organisation clandestine y affirmait avoir passé dans les heures précédentes des « appels téléphoniques répétés à des stations de radio de Londres » pour prévenir que ses militants avaient déposé un engin explosif « sur le pont le plus proche de la station de Silver Street ».L\u2019IRA reprochait également à la police de ne pas tenir compte de ses avertissements.Dans la soirée d\u2019hier, la police a rejeté ces accusations affirmant avoir agi dès qu'elle a eu connaissance du communiqué.« Nous n\u2019aurions pas pu réagir plus vite que nous l\u2019avons fait », a déclaré à la presse le chef de la brigade anti-terroriste George Churchill-Coleman.M.Churchill-Coleman a a-jouté qu\u2019« à (sa) connaissan- ce aucune radio n\u2019avait reçu d\u2019appel » de TIRA avant la publication du communiqué.Il a en outre accusé l\u2019organisation de souvent chercher à semer la confusion dans la capitale britannique en lançant de fausses alertes.Selon lui, depuis février dernier, 37 des 61 appels d'avertissements de l\u2019organisation \u2014 qui s\u2019identifie à chaque fois par un mot de code \u2014 étaient des faux, dont un dimanche dernier annonçant la présence d\u2019une bombe précisément dans la gare de Silver Street.Autres explosions Les deux autres explosions survenues hier n\u2019avaient pas été revendiquées à I8h45 (notre heure).L'une provoquée par un engin placé à l\u2019extérieur d'une caserne de l'armée territoriale, à Hammersmith (ouest), a fait trois autres blessés légers, dont deux femmes, tous trois membres de l\u2019armee territoriale.Le dernier attentat, à 16 h 15 (notre heure), n'a fait aucune victime.L'engin a explosé sous le pont d'une voie ferrée dans le quartier d'Har-lesden (nord-ouest de Londres).Au cours des quinze derniers jours, TIRA a commis à Londres et dans ses environs dix attentats à la bombe, la plupart pendant et juste après la conférence annuelle du Parti conservateur.Un homme a été tué dans un de ces attentats, commis contre un pub du centre de la ville à l\u2019heure du déjeuner. Violence conjugale: détention préventive de l\u2019accusé QUÉBEC \u2014 Pour la sécurité de la présumée victime qui est venue lui exprimer sa peur, le juge André Bilodeau a ordonné mardi la détention préventive d\u2019un coi\\joint qui aurait usé de violence ainsi que de menaces de viol et de mort envers une jeune femme de 21 ans et son enfant.p»r RICHARD HÊNAULT LE SOLEIL Le magistrat semblait d'autant plus satisfait d'assurer la présu* mee victime de cette protection que, quelques minutes plus tôt, il avait été contraint de remettre en liberté un autre individu accusé de violence conjugale sur sa jeune conjointe enceinte, qui affirmait ne plus le craindre.«C\u2019est mon rôle de vous protéger, a dit le juge Bilodeau à la jeune mère de 21 ans.On voudrait exercer ce rôle plus souvent mais certaines choses nous en empêchent.» En fait, le juge faisait ainsi allusion aux nombreuses plaignantes victimes de violence conjugale qui se présentent ensuite en cour pour réclamer la remise en liberté de l\u2019homme qu'elles disent ne plus craindre.Dans le cas d\u2019Éric Cyr, âgé de 24 ans, sa conjointe a relaté être allée le réveiller vers midi, dimanche.Immédiatement, celui-ci a exprimé son désir de faire l\u2019amour mais, à cause de la présence de son enfant de trois ans, la femme a refusé Le prévenu lui aurait alors déchiré ses vêtements et aurait menacé de la violer.Des menaces de mort auraient suivi, Cyr prenant sa conjointe à la gorge.Il aurait également menace, s\u2019il la voyait avec un autre homme, de les tuer tous deux ainsi que la fillette de la jeune femme.Un peu plus tard, Cyr ayant quitté l'appartement, la présumée victime s\u2019est réfugiée chez sa soeur d\u2019où elle a alerté la police.L'individu y a toutefois fait irruption pour la ramener à la maison.Les policiers sont intervenus à temps même si Cyr a résisté à son arrestation.Les gestes violents du prévenu n\u2019étaient pas isolés, a témoigné la jeune femme encore troublée.Elle est même allée jusqu\u2019à exprimer de la culpabilité, pour son refus d\u2019avoir une relation sexuelle, avant d\u2019être rassurée à ce sujet par le procureur de la Couronne, Me Jean-Robert Nadeau.Interrogé par son avocat, Me Herman Bédard, l\u2019individu a quant à lui assuré qu\u2019effective-ment, sa conjointe lui avait déjà demandé pardon.«Vous avez besoin de réfléchir au traitement que vous lui avez fait subir», a conclu le juge Bilodeau avant d\u2019ordonner la détention de Cyr et de fixer à lundi prochain la communication de la preuve dans le dossier.Une crise de folie en pleine rue tient la police en haleine CAP-ROUGE \u2014 Un hurluberlu a tenu les policiers de Sainte-Foy en haleine pendant près d\u2019une heure, hier matin à Cap-Rouge, en proie à une crise de folie en pleine rue.par MICHÉLE LAFERRIERE LE SOLEIL Vers 9 h 20 hier, la police de Sainte-Foy a été débordée d\u2019appels de citoyens et d\u2019automobilistes concernant un individu qui se roulait par terre, sur le gazon et dans la rue.en face de sa résidence du 4415, Saint-Félix, à Cap-Rouge.Quand les agents sont arrivés sur place, ils ont vu un homme d\u2019une vingtaine d\u2019années, En jgref ¦\tSaisie de cocaïne MONTRÉAL (PC) \u2014 La Sûreté du Québec a découvert un total de 45 kilos de cocaïne d\u2019une valeur de 34 millions $ au mois d\u2019août sur les berges du lac Taureau, à Saint-Michel-des-Saints, au nord de Montréal.Les 12 et 13 août, des employés forestiers qui effectuaient des travaux de nettoyage sur les berges du lac avaient trouvé cinq kilos de cocaïne.La SQ a révélé hier que des recherches ultérieures avaient permis aux enquêteurs de récupérer 40 kilos additionnels de cette drogue le 25 août dans le même secteur Un sac de jute trouvé sur le bord du lac à travers les joncs contenait 40 paquets de cocaïne d\u2019un kilo chacun.Cette dernière découverte n\u2019avait pas été rendue publique à l\u2019époque afin de ne pas nuire à l\u2019enquête.Cette enquête, qui n\u2019a donné lieu à aucune arrestation jusqu\u2019à maintenant, se poursuit.¦\tUn dentiste doit payer 254 210 $ au fisc LÉVIS \u2014 Un dentiste exerçant à Saint-Charles de Bellechasse est condamné à payer des amendes de 254 210 $ pour avoir fraudé le fisc.Reconnu coupable d\u2019avoir omis de déclarer au ministère du Revenu des honoraires professionnels de 804 335 $, le dentiste Richard Collin a été condamné par le juge Narcisse Proulx de la cour du Québec à régler 202 568$ d\u2019impôts additionnels pour les années 1986 à 1990.Une somme qu\u2019il devra rembourser en plus de l\u2019amende et des frais de cour.M.Collin a toutefois obtenu un délai de six mois pour acquitter un premier montant de 92 045 $ correspondant aux infractions des années 1986 et 1987 et un autre délai lui a été accordé pour régler la balance des amendes.¦\tLa prison Un des individus qui, en août, s\u2019étaient introduits dans la demeure d une dame de Charlesbourg, a écopé 18 mois de prison.Une probation de trois ans a en outre été imposée à Martin Giroux, âgé de 22 ans.Lors de l\u2019effraction, deux des quatre individus avaient été atteints de coups de couteau par la dame âgée d\u2019une quarantaine d\u2019années.¦\tAgression sexuelle Arrêté en août pour une tentative d\u2019agression sexuelle, Harry Lagacé, un Charlesbourgeois de 29 ans, a été condamné à 13 mois de prison et à une probation d une durée de trois ans.L'infraction était survenue sur le chemin de la Grande-Ligne, à Charlesbourg.¦\tVol et séquestration THETFORD \u2014 Un homme armé d\u2019un revolver a fait irruption dans une maison sise au 1302, Saint-Alphonse Ouest, à Thetford, vers 21 h 15 mardi.Il a obligé l\u2019occupant des lieux a se coucher au sol avant de faire entrer un complice.Les deux individus ont alors sommé leur victime de leur remettre tout son argent (4000$) et ses bijoux (d\u2019une valeur d\u2019environ 4000 $).Ils ont ensuite menotté l\u2019homme et l\u2019ont enfermé dans la garde-robe, prenant soin de bloquer la porte avec des meubles.Les malfaiteurs ont pris la fuite et ils courent toujours.Entre-temps, l\u2019homme de 52 ans a réussi à sortir de la garde-robe en brisant les murs.Il a contacté les policiers de Thetford.¦\tAccident mortel CHICOUTIMI \u2014 Une femme de 24 ans de Laterrière, Nathalie Simard, a perdu la vie, vers 8 h mardi, lors d\u2019un accident sur le boulevard de l\u2019Université, à Chicoutimi.Une autre femme a été blessée dans la collision frontale.¦\tVol de bijoux SAINTE-FOY \u2014 Trois cambrioleurs masqués se sont introduits par effraction dans la résidence de deux personnes âgées de Sainte-Foy.entre 21 h 30 et 23 h 30 mardi.Ils ont menacé les occupants de la maison, forcé le coffre-fort et dérobé des bijoux de grande valeur avant de prendre la fuite.Ils sont tous trois âgés entre 28 et 30 ans Tout renseignement peut être communiqué a la police de Sainte-Fov, au 654-4013.¦\tChasse à l\u2019homme BREAKEYVILLE \u2014 Une chasse a l\u2019homme a eu lieu, durant la nuit d\u2019hier, sur l\u2019autoroute 73, à Breakeyville.Un véhicule de la Sûreté du Québec a été frappé par une auto suspecte, alors que les policiers tentaient d\u2019en intercepter les occupants.S\u2019en est suivie une chasse a I homme jusqu\u2019à East Broughton et Vallée-Jonction.Les occupants de la voiture, deux hommes dans la vingtaine, ont laissé leur véhicule dans une entrée privée et ont pris la fuite dans un champ.Ils courent toujours.Le véhicule n\u2019est pas rapporté volé ; il appartient a un homme de Saint-Odilon de Beauce.¦\tIl saute du tracel CAP-ROUGE \u2014- Un jeune homme s\u2019est enlevé la vie, hier matin, en se jetant en bas du tracel de Cap-Rouge, dans la rivière du Cap Rouge.C\u2019est un chauffeur de train qui a avisé les policiers de Sainte-Foy du drame.6/49 7-18-26-3S-38-48 (complémentaire) 49 EXTRA 418831 LA QUOTIDIENNE tirage du 21-10-92 8-9-9 6-5-6-2 le visage maculé de sang et de boue, tenant un discours incohérent.À la vue des policiers, l\u2019homme leur a lancé une cartouche de calibre 410 puis s\u2019est réfugié dans son appartement.Les policiers ont alors cerné l\u2019immeuble et entrepris des négociations avec l\u2019individu pendant une trentaine de minutes.Un ami qui se trouvait avec lui à l\u2019intérieur l\u2019a alors convaincu de se rendre aux policiers.L\u2019ami a été interrogé, puis relâché.Quand les policiers ont pénétré chez l\u2019individu, ils ont constaté qu\u2019il régnait dans le logement un fouillis indescriptible.L\u2019homme avait tout viré sens dessus dessous.L\u2019hurluberlu a été conduit au Centre hospitalier de l\u2019université Laval.Un psychiatre a jugé qu\u2019il ne pouvait être remis en liberté.Son état sera évalué.La police de Sainte-Foy pense qu\u2019aucune accusation ne sera portée.Déjà la neige ! De nouveaux flocons de neige, pas plus d\u2019un ou deux centimètres, ont blanchi le paysage dans la réserve faunique des Laurentides hier, rendant les conditions routières particulièrement délicates.Evidemment, les automobilistes habitués à traverser le parc roulent déjà sur leurs pneus d\u2019hiver.Mais ce sont aux autres que les patrouilleurs de la Sûreté du Québec lancent l'avertissement de se préparer en conséquence.a veste-cardigan mclanf'C /aine et eae/iemine, veste satis col, coupée en pointes arrondies, poches passepoilées, bouton* argent armoriés marine, chameau, corail, bleu grisé.6 à 16.170 00 sport contemporaine®.s i m o n s wmmm vj-.V-i \u2022\u2022 y - ^ ensemble tunique ^0r nouvelle texture, rayonne fanée microfibre, hyperfluidité d'une tunique encolure ronde, tui/fe a eoa/i.\\*e sur pantalon droit, souple, bois roux, marine.6 à 14.275.00 tailleurs contemporaine®.PLACE STI MDY ~»At [ Hlf s r,F LA CAPITAI I.Vltux OUtBfcC\tPLACE STI IOY m L\\ » S O GALE HH S DE LA CAPI1A1 » Vif UX QUI BEC < Québec, Le Soleil, jeudi 22 octobre 1992 A-3 JA BK ^ Michel DAVID RENDU\t___\t\u201e _\t^ Robert Bourassa remaniera son cabinet six mois avant les prochaines élections Fin de campagne V^UËBEC \u2014 Le premier ministre Bourassa avait l\u2019air d'un gars au-dessus de ses affaires, quand il a reçu l\u2019équipe éditoriale du SOLEIL pour la traditionnelle entrevue de fin de campagne, hier après-midi, au bunker.Pas besoin d\u2019étre un fin psychologue pour comprendre que dans son esprit, la campagne référendaire est terminée et qu\u2019il a hâte de passer à autre chose.C\u2019était la journée des entrevues.Quand on est arrive, Normand Girard (Journal de Québec) sortait de son bureau.Aussitôt qu\u2019il nous aurait expédiés, ce serait le tour du Devoir.Numéro suivant.Dans ces occasions-là, M.Bourassa n\u2019a généralement rien à dire.Quelle que soit la question, la réponse est la même : celle qu\u2019il a déjà prévue de donner avant que vous arriviez.Il ne prend aucun risque.Un malheur est si vite arrivé.C\u2019était un peu différent, hier.Bien sûr, il n\u2019a rien dit de compromettant, mais la bonne grâce avec laquelle il a accepté de spéculer sur ce qui pourrait survenir au cours des prochains mois, advenant un NON, indique bien qu\u2019il ne se fait plus aucune illusion.Il ne semblait même pas avoir envie de parler de l\u2019Entente de Charlottetown.En fait, on dirait qu\u2019il s\u2019en fout.Bien sûr, il fait toujours semblant de croire à la possibilité d\u2019un revirement dramatique, mais c\u2019est simplement par acquis de conscience.Malgré toutes ses précautions, il a échappé au cours de l\u2019entrevue que ce sera une « surprise » si le OUI l'emporte, lundi.Mettons qu\u2019on n\u2019a rien entendu.Pas trop de bosses Après tous les malheurs qui l\u2019ont frappé au cours des dernières semaines.M.Bourassa a l\u2019air un peu étonné de s\u2019en tirer aussi bien.L\u2019affaire Wilhelmy et ses suites dans L'actualité ont indéniablement coûté des points au OUI, mais les derniers sondages suggèrent que la crédibilité personnelle du premier ministre n\u2019a pas été affectée de manière irrémédiable.L\u2019enquête SOM, dont LE SOLEIL publie la première tranche aujourd\u2019hui, laisse croire qu\u2019indépendamment du contenu de l\u2019Entente M.Bourassa lui-méme a mené une assez bonne campagne : 17% de ceux qui vont voter OUI motivent leur choix par la crédibilité du premier ministre, tandis qu\u2019à peine 2 % des NON invoquent celle de Jacques Parizeau.En tout cas, il ne semble pas s\u2019en faire beaucoup pour l\u2019unité du Parti libéral.Il a peut-être raison, mais j\u2019ai hâte de voir comment il va faire cohabiter Jean Allaire et Marc-Yvan Côté, Mario Dumont et Charles Lasnier.Durant toute la campagne, le comportement de M.Bourassa a été observé à la loupe.Un jour, on lui trouvait l\u2019air bien fatigué et le teint bien pâle ; le lendemain, on se demandait si ce n\u2019était pas une nouvelle tache qu'il avait là.sous le maquillage.Hier, il a bien fallu lui poser la question.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il n\u2019était pas mécontent d\u2019avoir l\u2019occasion de faire le point.« Les derniers examens que j\u2019ai eus révélaient que tout était normal (.) Ils ont fait circuler des rumeurs là-dessus.On laisse courir les rumeurs : on ne peut pas émettre un communiqué de presse pour dire que c\u2019est faux à chaque fois que quelqu\u2019un s\u2019interroge.Mais vous voyez, j\u2019ai pu faire une campagne qui était quand même exigeante».En fait, ce n\u2019est pas tant la campagne \u2014 ça a été plus difficile en 1989, dit-il \u2014 que les négociations du mois d'août qu'il a trouvé éprouvantes.« C\u2019est clair que c\u2019était exigeant parce que j\u2019avais quand même un poids historique sur les épaules.Négocier 12 ou 14 heures par jour, c\u2019était plus exigeant pour moi sur le plan physique ».Pourtant, il y a une chose que M.Bourassa a encore moins aimé qu\u2019en 1989 : le travail des médias.« Sur l\u2019affaire Wilhelmy, non seulement on a déformé les faits à mon désavantage, mais on n'a même pas tenu compte de la mise en demeure de Mme Wilhelmy (au camp du NON).Ça, je trouve que ça frise la partialité ».Le joueur Il y a deux semaines, un auditeur a appelé Michel Lacombe, au Midi 15.Il a dit s'appeler Riendeau et il a raconté que.durant ses années d'enfance, il jouait au Monopoly avec son petit voisin, qui s'appelait Robert Bourassa.J\u2019ai vérifié auprès du premier ministre : il s\u2019en souvient.L\u2019autre aussi se souvient de son copain Robert : « Il ne voulait jamais que la partie se termine.Il voulait seulement continuer à jouer et à placoter ».J\u2019ai rarement entendu quelqu\u2019un décrire M.Bourassa avec autant de justesse.Maintenant que le référendum est derrière lui, ou presque, il a les yeux braques sur les prochaines élections fédérales, qui vont enfin rebrasser les cartes, pour que Robert puisse continuer a jouer, encore et toujours Mais est-ce vraiment un jeu ?QUÉBEC \u2014 Le premier ministre Bourassa promet un « important » remaniement de son cabinet environ six mois avant que les électeurs du Quebec soient appelés aux unies.Robert Bourassa, qui inaugurait hier l usme de pâtes et papiers Malette dans Portneuf.tentait peut-être de faire taire les bruits qui courent sur la campagne référendaire.Sondage SOM ILE SOLEIL/CJRP 35 % de OUI pour acheter la paix constitutionnelle C\u2019est surtout pour avoir la paix que les partisans du OUI vont se rendre aux urnes, lundi, tandis que la majorité de ceux qui s\u2019apprêtent à voter NON pensent que l'Entente de Charlottettown est une mauvaise entente.par ROGER BELLEFEUIUE LE SOLEIL Au cours de l\u2019entrevue au SOLEIL, hier, quatre jours avant le référendum, le chef du gouvernement, affichant une belle sérénité.a toutefois signalé que ce remaniement pourrait cependant être précédé d'un mini-réaménagement avant la reprise des travaux parlementaires, le 24 novembre.Quelques ministres, dont celui de la Santé et des Services sociaux.Marc-Yvan Côté, lui ont déjà signifié leur intention de quitter la vie politique avant la fin de leur mandat ou leur volonté de ne pas se représenter.Le premier ministre a cependant évoqué le problème d\u2019avoir des partielles « collées sur des élections générales », ce qui laisse croire qu\u2019il ne se lancera pas dans cette aventure plus de six ou sept mois avant les élections générales, à moins de circonstances incontournables.Il ne sent néanmoins aucune pression lui imposant de modifier son équipe, affirme-il.D\u2019autant plus « que j\u2019ai le meilleur gouvernement que j\u2019ai jamais eu, ce qui explique l\u2019appui extraordinaire de la population dans des circonstances on ne peut plus ingrates.» Au nombre de celles-ci, il a évoqué le coulage d\u2019information sur les négociations constitutionnelles, faisant à l\u2019heure actuelle l\u2019objet d\u2019une enquête du Canada.par GILBERT LEDUC LE SOLEIL Alors qu\u2019il ne reste que quatre jours dans la campagne référendaire, le comité du NON évalue que le fédéral a dépensé 30 millions $ depuis le mois de septembre pour des campagnes de charme auprès de l\u2019électorat afin de souligner à quel point le Canada est un beau et grand pays.Ce montant, selon le NON, n\u2019inclut pas les deniers consacrés spécifiquement à convaincre l\u2019électorat d'acheter l\u2019Accord de Charlottetown.Le camp du NON signale que, de son côté, un peu moins de 2 millions $ (sur un budget global de 4,6 millions $) auront été affectés à la promotion du NON à travers le Québec.Dans un commmunique de presse, le comité du NON fait OTTAWA (PC) \u2014 L\u2019ancien chef conservateur Robert Stanfield craint que le désaveu de la classe politique que s'apprêtent à faire les Canadiens en votant NON au référendum ne mine dangereusement la société canadienne tout entière.«Un pays qui perd la confiance dans ses institutions et ses dirigeants prend le risque de se transformer en société malade.Et nous sommes sur le point de le faire, ne croyez-vous pas ?» a soutenu hier M.Stanfield, invite par le club Richelieu d'Ottawa pour expliquer sa position sur l'Entente de Charlottetown Un des prédécesseurs du premier ministre Brian Mulro-ney.Robert Stanfield a dirigé le Parti conservateur de 1967 à 1976.Trudeaumanie oblige, il n\u2019a jamais réussi à prendre le pouvoir à Ottawa.Le jour même où M.Stanfield prononçait un discours en faveur du OUI, son ancien adversaire Pierre Elliott Trudeau faisait sa troisième intervention de la de la SQ à la demande même du secretaire general du Conseil executif, M.Benoit Morin « Il est difficile d\u2019imaginer qu\u2019il ne s'agisse pas d\u2019un geste délibéré de la part de hauts fonctionnaires, mais si tel est le cas, surtout en pleine période référendaire, il faudra y voir un manque d'éthique serieux a l\u2019endroit de notre système politique ; cela entachera la haute fonction publique québécoise qui constitue l'un des meilleurs atouts du Québec ».M.Bourassa entrevoit une autre patate chaude a environ un an de la fin de son mandat.Il s\u2019agit de l\u2019échéance du recours à la clause dérogatoire utilisée par le gouvernement du Quebec v en décembre 1988 pour faire ! adopter la loi 178 qui prohibe | l\u2019affichage en anglais à l\u2019exté-1 rieur des commerces, ce qui lui 1 avait valu un toile de la part des j milieux anglophones.« Ce sera un autre moment chargé d\u2019emotivité », prévoit le premier ministre.« Ça va s\u2019ajouter à la morosité économique, et advenant une victoire du NON, à la morosité politique.Ce ne sera pas facile, mais nous allons passer à travers ».Il croit cependant que les mentalités ont évolué et que les débats ne seront pas aussi acerbes qu\u2019il y a cinq ans.M.Bourassa n\u2019a pas dévoilé toutefois s\u2019il ramènera ce débat au feuilleton d\u2019une façon anticipée.savoir qu'Ottawa « abuse de façon flagrante » le fait que les ministères et organismes gouvernementaux fédéraux n'ont pas à se soumettre aux dispositions de la Loi québécoise sur les consultations populaires.Cette législation limite en effet les dépenses reliées à la publicité référendaire.Selon le comité du NON, c\u2019est par l\u2019entremise du Secrétariat d\u2019État du Canada et des ministères du Multiculturalisme, de l\u2019Industrie des Sciences et la Technologie et de la Défense qu\u2019Ottawa « inonde » les médias de publicités de tout acabit faisant l'éloge du Canada.« Il faut aussi ajouter les 30 millions $ consentis à la corporation Canada 125 dont une bonne part a été dévolue à de la publicité ».souligne-t-on.campagne référendaire contre l'Entente dans une lettre aux lecteurs publiée dans le quotidien torontois Globe and Mail.« Je n\u2019essaierai pas de tenter d'expliquer M.Trudeau.Il y a certaines choses dans la vie qui restent inexplicables ».se contente d\u2019observer M.Stanfield.Pour M.Trudeau, le rejet de l\u2019E'ntente serait moins grave que sa ratification.« Évidemment qu\u2019un NON pourrait avoir de serieuses consequences.Selon moi, un OUI en provoquera de bien pires», écrit-il en réponse aux critiques d\u2019un de ses anciens conseillers, M.Gordon Robertson.Robert Stanfield se trouve à l\u2019autre bout du spectre constitutionnel.Il favorise un OUI parce qu\u2019il représente l\u2019ultime compromis.« Tout le monde a le droit de s'exprimer mais personne n\u2019a le dernier mot.De nos jours, tout le monde veut avoir le dernier mot », a-t-il soutenu.« l.e concept de société distincte est beaucoup plus modère que les exigences du Quebec en la matière dans les années 1970», a-t-il conclu.par MICHEL DAVID LE SOLEIL Le dernier sondage SOM/LE SOLE1L/CJRP révèle que 35 % de ceux qui appuient l\u2019Entente recherchent avant tout la « paix constitutionnelle », 30 % estiment que c\u2019est une bonne Entente, 17% expliquent leur choix par la crédibilité du premier ministre Bourassa et 10% sont d'abord motives par le fait qu\u2019un rejet de l\u2019accord serait un premier pas vers l\u2019indépendance.Parmi ceux qui vont voter NON, 51 % le feront pour rejeter une mauvaise Entente, 22 % pour exprimer leur insatisfaction à l\u2019endroit des gouvernements, 18% pour faire un pas vers l\u2019indépendance et seulement 2 % en raison de la crédibilité de Jacques Parizeau.Ce sondage a été réalisé en exclusivité pour LE SOLEIL par SOM entre le 16 et le 20 octobre 1992.Au total.1042 entrevues ont été complétées auprès d\u2019un échantillon représentatif de la population adulte du Québec.La cueillette des données a été réalisée par des interviewer professionnels à partir des centraux téléphoniques de SOM à Montréal et à Québec et était assistée par ordinateur.Au total, jusqu'à huit appels ont pu être placés pour tenter de rejoindre les ménages sélectionnés.Tous ceux qui ont refusé de participer ont été systématiquement rappelés à plusieurs reprises de façon à éliminer les refus contextuels.Le sondage comportait 11 questions et constituait la deuxième section d\u2019un de nos omnibus d'octobre.Le plan échantionnal utilisé pour cette enquête est un plan stratifié à deux degrés.Au premier degré, l\u2019échantillon a été stratifie géographiquement en trois grandes regions : \u2014\t431 entrevues dans la RMR de Montreal, \u2014\t313 entrevues dans la RMR de Québec, \u2014\t298 entrevues ailleurs en province.Au second degre, un répondant éligible du ménage était choisi selon une procédure informatisée de sélection aléatoire simple sur l\u2019àge.L\u2019échantillon initial a été généré aléatoirement par ordinateur dans l\u2019ensemble des échanges téléphoniques actuellement en usage au Québec.Le camp du OUI Le tiers (34 %) des francophones qui vont voter OUI trouvent que c\u2019est une bonne Entente, tandis que c\u2019est principalement la quête de la paix constitutionnelle qui motive le OUI de 48 % des non-francophones.La proportion de ceux qui ont peur qu\u2019un NON soit un pas vers l\u2019indépendance est somme toute secondaire (10%), quel que soit le groupe linguistique.Le seul groupe d\u2019âge dont la majorité (54 %) des membres sont motivés par leur conviction qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une bonne Entente est celui des 18-24 ans.C\u2019est également ce qui motive 42 % des 55-64 ans et 42 % des répondants qui ont six ans et moins de scolarité.Ceux qui ont été le plus influencés par la crédibilité de M.On estime le taux de réponse obtenu à 65 % alors que le taux de personnes qui n\u2019ont pu être rejointes au cours de la période d\u2019enquête se situe à 13% et la proportion de refus à 22 %.Les données ont été pondérées d\u2019abord pour tenir compte des probabilités différentes de sélection induites par le plan de sondage stratifié à deux de-geés, et, dans un second temps, pour assurer une représentativité parfaite de l\u2019échantillon en fonction de la distribution de la population selon l\u2019âge, le sexe et la langue maternelle selon les dernières statistiques de recensement disponibles.Compte tenu de l\u2019effet du plan de sondage, on estime la marge d\u2019erreur maximale au niveau de confiance de 95 % sur une proportion estimée pour l\u2019ensemble à 3,8 %.Pour les questions où on a procédé à une répartition des indécis, cette répartition s\u2019est faite en supposant qu\u2019ils se répartissent entre les options comme les autres répondant-s« appartenant au même groupe d\u2019âge et de langue maternelle ».Contrairement à d'autres maisons de sondage, qui les excluent des résultats, les indécis comprennent aussi bien ceux qui refusent de répondre et ceux qui n\u2019ont pas l\u2019intention d'aller voter que ceux qui disent que leur choix n\u2019est pas fait.Gilles Therrien Directeur de la recherche Vice-president executif SOM Bourassa se retrouvent surtout chez les 65 ans et plus (28 %).Son influence positive est pratiquement la même chez les francophones (17%) que chez les anglophones (15%).Toujours dans le camp du OUI, 51 % de ceux qui ont 16 ans et plus de scolarité, 70 % de ceux qui gagnent entre 45 000 $ et 55 000 $, de même que 53 % de ceux dont le revenu personnel dépasse 55 000 $ veulent d\u2019abord avoir la paix.Ces chiffres doivent cependant être considérés avec une certaine prudence, étant donné la faiblesse de l\u2019échantillon quand on répartit les répondants dans les divers sous-groupes.Le camp du NON Du côté du NON, c\u2019est dans la région de Québec que la mauvaise qualité de l\u2019Entente est évoquée par le plus grand nombre de répondants (59 %).C\u2019est aussi ce qui motive le NON de 60 % de ceux qui ont 16 ans et plus de scolarité et de 72 % de ceux qui gagnent 55 000 $ et plus.Ceux qui invoquent leur insatisfaction à l\u2019endroit des gouvernements comme premier motif de leur NON se retrouvent principalement chez les personnes àgees (32 %), les moins scolarisés (27 %) et ceux qui gagnent moins de 15 000 S (46 %).Les chaînes de télé en préparation MONTRÉAL (PC) \u2014 Les chaînes de télévision préparent leurs plans et logistique, en vue de la soirée du référendum, lundi.Si Radio-Canada prépare son grand studio 42 comme d\u2019habitude.Telé-Métropole diffusera une première soirée du genre depuis sa salle des nouvelles, au 10e étage de l\u2019immeuble, et ajoutera un volet « interactif ».Radio-Canada ouvrira à 19\th 30, un peu avant la fermeture des bureaux de scrutin au Québec, pour montrer comment s'est passée la journée du vote.Bernard Derome prendra l\u2019antenne à 20 h, quand ferment les bureaux au Québec et en Ontario.À TM et au réseau TVA, l\u2019émission spéciale débutera à 20\th.Plus de 100 personnes y travailleront directement, un effectif plus important qu\u2019aux dernières élections générales du Québec, en septembre 1989, indique le responsable Denis Ferland.Le comité du NON dénonce la campagne de charme de 30 millions $ du fédéral MONTRÉAL \u2014 Le comité du NON exige que le gouvernement fédéral cesse immédiatement « d'inonder les médias québécois de publicité partisane » et l\u2019accuse d\u2019avoir contourné son engagement de faire preuve d\u2019un brin de retenue dans la diffusion de messages vantant les mérites Trudeau réplique à Robertson L\u2019ultime compromis sauvera le pays selon Robert Stanfield Méthodologie Québec, Le Soleil, jeudi 22 octobre 1992 N O U M Le député de Charlevoix ne pourra pas voter à Baie-Comeau BAIE-COMEAU \u2014 Déçu de ne pouvoir voter à Baie-Comeau au référendum, le premier ministre canadien et député de Charievoix, Brian Mulroney, devra respecter la loi fédérale et exercer son droit de vote au lac Harrington le 26 octobre.par ANNIE ST-PIERRE Dans une entrevue accordée exclusivement à la presse régionale, hier matin.Brian Mulroney a lancé avec une certaine déception, que ses avocats l\u2019avaient informé qu\u2019il ne pouvait pas voter dans sa ville natale, lundi ».Compte tenu de la loi électorale, je ne pourrai pas voter à Baie-Comeau mais je voterai au Québec, au lac Harrington, a avoué M.Mulroney.C\u2019est la première fois, depuis sa première élection en 1984, que Brian Mulroney ne sera pas sur la Côte-Nord le soir du scrutin.En 1984 et 1988, le premier ministre avait pu savourer sa victoire auprès des siens.Cette fois-ci, le « p\u2019tit gars de Baie-Comeau » ne connaîtra pas la réaction de ses électeurs à la suite du scrutin.À ce sujet.Brian Mulroney, se montre rassuré.«Je suis certain que les gens du comté de Charlevoix voteront OUI au référendum, ils ont tendance à me réserver des surprises, comme aux dernières élections.» Le comité du OUI compte d\u2019ailleurs sur l\u2019appui d\u2019une dizaine de maires de la région.Absence remarquée, celle du maire de Baie-Comeau, M.Roger Thériault, qui veut rester neutre dans le débat mais qui est lié au Bloc québécois, depuis un an.Questionné à ce niveau, M.Mulroney, a répondu que le non-engagement du maire Thériault le laisse totalement indifférent.Fort d\u2019un commentaire de Parizeau, Mulroney entend rallier les indécis CHUTE-AUX-OUTARDES \u2014 Brian Mulroney pense que Jacques Parizeau lui a enfin fourni l'argument décisif pour convaincre les nombreux indécis de rallier à la dernière minute le camp du OUI.Son nouveau slogan : « un NON à Charlottetown, c\u2019est un OUI à Jacques Parizeau et à la séparation du Québec.» On peut mousser la cause du OUI de toutes les façons.La preuve : les bretelles aux - Yes » évidents du premier ministre Don Cameron de Nouvelle-Écosse.par MICHEL VASTEL LE SOLEIL Le premier ministre est arrivé au comité du OUI de Baie-Comeau d\u2019humeur combative hier matin.On lui avait rapporté que lundi soir sur la Rive-sud de Montréal, le chef du PQ avait déclaré : « Après avoir dit NON à ce docu-ment-là, il va falloir la faire la souveraineté du Québec, puis la faire vite.» « L\u2019enjeu de ce référendum au Québec est ainsi radicalement transformé, a expliqué M.Mulroney.Un NON, c\u2019est un OUI en faveur de la brisure du pays : ceux qui sont encore indécis devraient y penser à deux fois ».Tout au long de la journée, il a passé le même message, prétendant qu\u2019il reste encore 41 % d\u2019indécis au Québec.D\u2019ailleurs, à Chute-aux-Ou-tardes, le maire de l\u2019endroit, Yo-land Gagné, a avoué être resté indécis jusqu\u2019à lundi soir et choisi le camp du OUI hier matin.Toutefois, dans la salle de réunion du CLSC du village, le public était si peu enthousiaste que tout le monde est resté assis lorsque le premier ministre du Canada a circulé dans leurs rangs pour leur serrer la main.Ryan dénonce les «faussetés et demi-vérités» du camp du NON MONTREAL \u2014 Précisant d\u2019emblée qu\u2019il acceptera « volontiers » le jugement que la population exercera le 26 octobre, le ministre Claude Ryan s\u2019en est vigoureusement pris aux « faussetés et demi-vérités » contenues dans le texte du camp du NON distribué à tous les électeurs par le Directeur général des élections.se, le ministre Ryan s\u2019est insurgé contre les arguments énoncés par le camp du NON.En particulier, les commentaires sur trois articles de l\u2019Entente constitutionnelle ont soulevé son indignation : l\u2019accord sur l\u2019immigration, la nomination des juges à la Cour suprême et les clauses traitant de la langue.M.Ryan a noté : « Le législateur a prévu l\u2019envoi dans chaque foyer d'un texte d\u2019information émanant de chaque camp.Afin de garantir le sérieux et l\u2019impartialité de l\u2019exercice, il a placé cette initiative sous la responsabilité du Directeur général des élections et cet exercice est financé à même les fonds publics.Il faut que chaque camp énonce sa position dans le respect irréprochable des faits, par DIDIER FESSOU du bureau du SOLEIL Soutenant qu\u2019elles traduisaient un manque « flagrant et déplorable » de respect envers la population, M.Ryan a ajouté qu\u2019il n'avait jamais vu cela durant les 16 années pendant lesquelles il a pratiqué le journalisme : « J\u2019ai toujours apprécié la controverse droite et honnête à condition qu\u2019elle respecte les faits, les textes et les personnes (.) Cette entreprise de démolition restera un épisode peu glorieux dans l\u2019histoire politique du Québec.» Dans un document de 25 pages dont il a lu de très grands extraits, hier matin en conférence de pres- des textes et des personnes.Le texte du NON viole manifestement cette règle élémentaire.Tantôt, les auteurs mentent carrément.Tantôt, sciemment ou par ignorance, ils déforment les faits et les textes (.) Tantôt, ils exploitent sans scrupule la peur viscérale qui sommeille au fond de plusieurs d\u2019entre nous concernant notre avenir collectif.» Et d\u2019ajouter : « Qu\u2019on me fasse une critique très sévère, d\u2019accord.Mais j\u2019aurais honte, à la place du camp du NON, de diffuser de tels mensonges sur la place publique.» Puis, comparant les constitutionnalistes qui ont donné leur avis à l'un ou à l'autre des deux camps, M.Ryan a dit : « Certains experts (du camp du NON) sont habitués d'avoir raison devant leurs étudiants.Les nôtres sont des experts véritables.Ce sont Yves Fortier, Louis-Philippe de Grandpré et Jules Deschênes.» M.Mulroney prétend que l\u2019excès de confiance du chef du PQ va se retourner contre lui.« Il a parlé trop tôt», dit-il.Depuis plusieurs semaines que le premier ministre l\u2019accuse de se cacher derrière un écran de fumée et de vouloir se servir du rejet de l\u2019Entente de Charlottetown comme d\u2019un tremplin pour faire avancer la cause de la souveraineté, cette déclaration de Jacques Parizeau, à cinq jours du scrutin référendaire, tombe comme une bouée de sauvetage à laquelle le camp du OUI a bien l\u2019intention de s\u2019accrocher.Des sondages comme celui du SOLEIL-SOM, confirment effectivement un niveau relativement élevé d\u2019indécis, de l\u2019ordre de 25 % ou plus.Mais la marge entre le OUI et le NON, de plus de 20 points, exigerait que tous les indécis se décident à la dernière minute en faveur de l\u2019Entente de Charlottetown.Il faudrait un événement extraordinaire pour provoquer un tel ralliement et c'est ce que M.Mulroney cherche désespérément depuis une semaine.Le premier ministre a en passant ridiculisé Gallup, qui donnait le NON en avance de dix points hier.«C\u2019est la même maison de sondages qui a prédit ma défaite par 13 points, deux semaines avant l\u2019élection de 1988 et j\u2019ai gagne avec 12 points d'avance, une différence de 25 points, a raillé M.Mulroney.Il ne lui reste donc que 10 points à reprendre cette année, « et vous allez voir lundi prochain que le p\u2019tit gars de Baie-Comeau sait comment danser.» N\u2019empèche que le premier ministre répond de plus en plus facilement à des questions sur son avenir politique en cas de victoire du NON lundi prochain.Sur la Côte-Nord, il a par exemple parlé de ses projets de développement régional.Montrant le quai de Baie-Comeau, qui a coûté 35 millions $, M.Mulroney a souligné « qu\u2019on peut avoir la meilleure Constitution, si le premier ministre n\u2019a pas dans ses tripes le sens de ce qu\u2019est le développement régional, il n\u2019y en aura pas de quai à Baie-Comeau.» Et Mulroney lui-même ?« J\u2019ai gagné deux élections, et je suis premier ministre depuis huit ans et demi, a-t-il répondu.J\u2019ai bien du millage dans le corps mais avec un peu de gaz, je suis prêt pour un autre sprint.» jusqu\u2019à ¦ Citations du joun ¦\t« Je pense que j\u2019ai du millage dans le corps et je pense qu'avec un peu de gaz, je peux être bon pour un autre sprint » - Brian Mulroney, premier ministre du Canada, au sujet de son avenir politique, hier, sur les ondes d'une station de radio de Baie-Comeau.¦\t« Nous ne pouvons continuer à parler de constitution.Quand les gens meurent de faim dans les rues, quand les gens perdent leur emploi, quand les gens ont peur de perdre leur petite entreprise.vous croyez que je veux parler de constitution à tous les matins ?» - Jean Chrétien, chef du Parti libéral du Canada, alors qu\u2019il faisait campagne hier a Toronto.¦\t« Ce qu\u2019ils (les signataires de l'Entente de Charlottetown) prévoient de faire, c\u2019est réduire la capacité du gouvernement fédéral d'user de son pouvoir de dépenser pour promouvoir l'universalité des programmes sociaux, et cela aura des consequences sur l\u2019assurance-maladie » - Judy Rebick, dirigeante du Comité d'action sur le statut de la femme, hier a Winnipeg.¦\t« Un pays qui perd la confiance dans ses institutions et ses dirigeants rend le risque de se transformer en société malade.Et nous sommes sur ê point de le faire, ne croyez-vous pas ?» - Robert Stanfield, ancien chef du Parti conservateur du Canada, alors qu\u2019il expliquait hier sa position devant le club Richelieu d\u2019Ottawa.¦\t« La différence se situe entre quelqu'un qui se tient debout comme M.(Jean) Lesage l\u2019a fait au début des années 60, et un Robert Bourassa qui a le vertige quand il se tient debout » - Lucien Bouchard, vice-président du Comité du NON, alors qu\u2019il faisait campagne hier à Laval.¦\t«Je ne veux pas que l'on perde du temps en votant NON.Je me bats avec toute l\u2019énergie pour protéger l'avenir du peuple québécois.Ce n\u2019est pas une question partisane.Si je puis dire humblement, je le fais parce 3ue j'ai le sens de l\u2019Etat » - Robert Bourassa, hier, lors de l\u2019inauguration 'une usine de papier à Saint-Raymond de Portneuf.par l a Presse canadienne Pc pour payer* x '\t\t\t \t,-H j\t\t \t\t1 '«fF n \u2014~L«\u2014 \u2022as* i.v ,\t¦ ¦ -jfex a«r-.r*\t- \"\"\"TXT f* \u2022 4 \u2022 cr-r-i DENON .Pour (\u2019audiophile averti, qui exige la qualité, sans compromis ! 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De plus, une blessure négligée depuis plusieurs semaines et même plusieurs mois pourra s'aggraver avec la poursuite de l'activité.Le fait d'éviter les mouvements les plus douloureux entraîne souvent la perte d'amplitude et la compensation des autres muscles ou partie du corps et risque de causer d'autres blessures.Les traitements de physiothérapie permettront d\u2019enrayer l'inflammation et l'enseignement d'exercices spécifiques d'étirement, d'assouplissement et de renforcement musculaire assureront une guérison plus complète.À la Clinique de Physiothérapie Entrain tous nos patients ont droit a 2 mois gratuits d'entrainement sur les appareils Nautilus et Keiser du Club Entrain pour compléter leur renforcement musculaire et se remettre en forme.N'hésitez pas à nous consulter.Clinique de Physiothérapie '\u2022X Club ^ Entrain 2600, boul.Laurier (Place Belle-Cour) Sainte-Foy Tél 658 7888 Consultation médicale >\tmédecine générale et sportive >\torthopédie \u2022 physiatrie » clinique de la douleur 1 acupuncture |îj|n|uiniuiniLi(piuip|ü|niü|n|ü|p|h|pibipiL|p]ii]n| A 4 Québec, U Soleil, jeudi 22 octobre 1992 A-5 - LE RÉFÉRENDUM Un NON marquera le rejet des élites économiques, estime L.Bouchard MONTREAL \u2014 La victoire du NON marquera non seulement la répudiation de la classe politique canadienne mais aussi le desaveu de l\u2019establishment économique, affirme le vice-président du Comité du NON, M.Lucien Bouchard.par GILBERT LEDUC LE SOLEIL Dans un point de presse suivant une conférence qu\u2019il prononçait hier devant des élèves et professeurs de l\u2019Institut Armand-Frap-pier, le président du Bloc québécois a rajouté les « élites économiques» à la liste qu\u2019établissait la semaine dernière Jacques Parizeau de ceux qui, le 27 octobre, devront se livrer à un profond examen de conscience advenant le rejet de l'Accord de Charlottetown.« Il va se passer un drôle de phénomène si le NON l\u2019emporte », convient M.Bouchard.« Pour une rare fois, dans un pays démocratique, il y aura une sorte de brisure entre la population et la classe des élites dont la plupart de ses représentants ont tous dit qu\u2019ils étaient favorables au OUI ».Quand Lucien Bouchard parle des « élites économiques », il vise essentiellement les multinatio- nales et les presidents de grande banque « comme celui de la Banque Royale, M.Allan Taylor ».11 épargné ici les petits entrepreneurs.« Je ne suis pas certain que le directeur de la succursale de la Banque Royale à Chicoutimi soit vraiment d\u2019accord avec M.Taylor ».On se souvient que ce dernier a prédit des pertes d\u2019emplois, une récession catastrophique et une émigration massive vers les Etats-Unis advenant le triomphe du NON.Quant à la classe politique canadienne, le rejet de l\u2019Accord de Charlottetown, ce consensus des gouvernements de tout le pays sur la réforme du fédéralisme, Lucien Bouchard prévoit une profonde Les communautés culturelles sont incitées à aller voter QUÉBEC \u2014 Les membres des communautés culturelles de Québec sont incités à se rendre aux urnes le 26 octobre.Le représentant du Comité régional des communautés culturelles pour le NON, M.José-Luis Thénon, a lancé un appel en ce sens, hier, lors de la présentation de la Table de concertation régionale pour le NON.par LISE LACHANCE LE SOLEIL «J\u2019encourage tous les Néo-Québécois à prendre position dans le débat.Bien sûr, je préférerais qu\u2019ils votent NON mais si quelqu\u2019un me dit qu\u2019il opte pour le OUI, je lui dirai Bravo\u2019 parce qu\u2019il s\u2019implique », a déclaré M.Thénon au SOLEIL à l\u2019issue de la conférence de presse.Le professeur d\u2019origine argentine note un intérêt grandissant pour la chose publique chez les membres des communautés culturelles depuis le début de la campagne référendaire.Et, à son avis, la plupart de ceux qui se prononceront rejetteront les offres constitutionnelles.Mais, ajoute-t-il, trop de ces citoyens s\u2019abstiennent.« Quand on a grandi dans un pays où le fait d\u2019exprimer une opinion politique différente de celle du gouvernement pouvait signifier mort, disparition, prison ou expulsion, ça prend des décennies pour en revenir, pour comprendre qu\u2019on a non seulement le droit mais aussi le devoir de s\u2019exprimer, parce que la démocratie ne se fait pas toute seule », explique-t-il.M.Thénon deplore par ailleurs que certaines communautés culturelles semblent indifférentes parce qu\u2019elles n\u2019ont pas pu développer de réflexes démocratiques Calendrier du jouri^H Voici l'ordre du jour preiv des principaux partisans du OUI et du NON.par La Presse Canadienne ¦\tLe premier ministre du Quebec et président du Comité du OUI, Robert Bourassa, prononce une allocution à midi devant la Chambre de commerce du Montreal métropolitain et participe en soirée a une assemblée publique à Drummondville.¦\tLe président du Comité du NON, Jacques Parizeau, prononce à midi une allocution devant les membres de la Chambre de commerce régionale de Sainte-Foy et sera en soirée à Granby pour une assemblée publique a laquelle participe egalement le chef du Bloc québécois.Lucien Bouchard.¦\tLe premier ministre du Canada, Brian Mulroney, fait campagne à Montréal.¦\tDébat à Quebec entre le vice-président du Parti québécois.Bernard Landry, et le coprésident de la Commission Bélanger-Campeau.Michel Bélanger, devant les membres de l'Association des économistes du Québec.¦\tL\u2019ex jrremier ministre ontarien David Peterson est à Québec en compagnie du ministre des Affaires intergouvemementales Gtl Rémillard.¦\tConference de presse du chef du Parti vert, Jean Ouimet, à Québec.¦\tl.e leader du mouvement Souveraineté Québec, Jean Campeau, s'adresse aux membres de fa Chambre de commerce de Ville Saint-laurent.¦\tLe chef du Parti liberal du Canada.Jean Chretien, est à Regina, en Saskatchewan ¦\tle chef de l'Assemblée des premières nations, Ovide Mercredi, est à Cranbrook, en Colombie-Britannique.Le représentant du Comité régional des communautés culturelles pour le NON.M.José-Luis Thénon.¦ dans leurs pays d\u2019origine.Elles acceptent donc sans broncher « le paternalisme anti-démocratique » dont font preuve beaucoup de dirigeants des associations ethniques.A Québec, la Confédération des associations linguistiques et culturelles (CALQ) n\u2019a pas pris position, non plus que la CASA qui réunit différents groupes latino-américains mais, à Montréal, certains se sont prononcés sans consulter leurs membres.« Ils oublient qu\u2019ils ont un mandat culturel et non politique », souligne M.Thénon.On compte environ 15 000 Néo-Québécois dans la région de la capitale, la plupart extrêmement bien intégrés.Comme leurs concitoyens de vieille souche, ils sont invités à une grande fête multiethnique (pré-référendaire) vendredi, à 19 h 30, à la CSN.En plus du Comité régional des communautés culturelles pour le NON, une vingtaine d\u2019organismes composent la Table de concertation, dont les centrales syndicales, la Fédération des femmes du Quebec l\u2019Union des artistes, le Comité des avocats pour le NON, le PQ.le Bloc québécois et la Société nationale des Québécoises et des Québécois de la Capitale.> O V on O 0 Offre j 9\til jOu 14 au 24 octobre 1992 Causeuse tout cuir pleine fleur /)'une qualité incomparable à un prix plus qu'abordable /four vous dès maintenant! f TPS incluse maison corbeil L f ni cubic i| h c Ion ü i ni c ! 2,500 Jean Perrin, Centre Métrobec, Québec Boul de la capitale, sortie St-Jacques \u2018n\u2019 847 2724 « remise en cause ».Dénonçant « ! esprit de caste » qui a influence la campagne référendaire, le president du Bloc québécois affrme que les grandes formations politiques nationales devront apprendre « à se dévouer davantage aux intérêts de la population plutôt qu\u2019à ceux de leur parti ».Eloge à Parizeau Questionné par un professeur de l\u2019Institut Armand-Frappier qui lui demandait s\u2019il ne ferait pas un meilleur « porteur de ballon » dè la souveraineté que Jacques Parizeau, Lucien Bouchard s\u2019est empressé de faire l\u2019éloge du président du Comité du NON.« M.Parizeau est un personnage historique.Il est irremplaçable.C\u2019est l\u2019homme de la situation.Il a beaucoup d experience, d\u2019imagination et d\u2019autorité morale.Il a toutes les qualités », n\u2019en finissait plus d\u2019énumérer Lucien Bouchard.Dans son message, M.Bouchard n\u2019a pas manqué d\u2019écorcher au passage Robert Bourassa.Faisant une comparaison entre ce dernier et Jean Lesage, qui a toujours repoussé les tentatives interventionnistes du fédéral, il soutient que « c\u2019est la que l\u2019on voit la différence entre quelqu\u2019un qui se tient debout et un autre qui a le vertige quand il est debout ».Quant à son avenir, Lucien Bouchard se voit, surtout et avant tout, comme le défenseur des intérêts du Québec a Ottawa.Il prévoit déjà que le Bloc québécois arrachera entre 50 et 60 sièges au Québec lors du prochain scrutin général au Canada.Il s'attend aussi à ce que son parti et le Reform Party brouillent les cartes et « forcent » les électeurs à élire un gouvernement minoritaire à Ottawa.« Les meilleurs gouvernements sont les gouvernements minoritaires parce qu\u2019ils doivent à tout moment tenir compte de la volonté de la population », estime Lucien Bouchard.Regardez ailleurs mais achetez le meilleur Premont fÔHGUES FOURRURES Certains magasins trompent les consommateurs en annonçant constamment 40 à 60% de réduction.Ces prix gonflés ne peuvent représenter qu'une production massive et commerciale sans aucun rapport avec la réalité.Chez Prémont Forgues, nous vous offrons qualité-travail-style - nouveauté aux prix les plus raisonnables.Ne manquez pas votre chance de posséder une fourrure Prémont Forgues.Vous méritez le meilleur.654-3660 Place de la Cité 2635.boul.Hochelaga Sainte-Foy (Québec) ¦\t\u2022\u2022 Mulroney est cuit », soutient Chrétien TORONTO (PQ \u2014 Que l\u2019on vote OUI ou que l\u2019on vote NON au referendum, le premier ministre Bnan Mulroney perdra ses elections, a prédit le chef liberal Jean Chretien, lors de son passage à Toronto hier.Participant a une tribune téléphonique, M Chretien a émis cette opinion pour convaincre un auditeur qui se disait liberal mais qui refusait de voter OUI par crainte d'aider la cause de M Mulroney.«Voyons donc.Mulroney est cuit de toutes façons.¦\tLe New York Times pour le OUI (PQ \u2014 Le New York Times souhaite que le OUI l'emporte au Canada.Dans un editorial paru dans son edition d'hier, intitulé « Yes-Oui for Canada », l\u2019influent quotidien new-yorkais estime que l\u2019Entente de Charlottetown est un compromis qui permettra de preserver et d\u2019améliorer le Canada « L'intérêt des Etats-Unis est dans une solution garantissant la stabilité et la solidité de son allié le plus fiable et de son plus grand partenaire commercial », indique-t-il.¦\tParizeau rétorque à Ryan LAVAL \u2014 Irrite par les commentaires du ministre Claude Ryan, sur son rôle lors de la crise autochtone.Jacques Panzeau a révéle hier que c\u2019était lui qui était intervenu auprès de Robert Bourassa pour amener une intervention de la Sûreté du Quebec en mai 1990 à Akwesasne lors de la crise qui se termina par le meurtre de deux autochtones.« Le gouvernement ne voulait pas bouger.Konrad Sioui m'a téléphoné pour me dire que les gens se tiraient du fusil les uns sur les autres.J\u2019ai alors rejoint M.Bourassa pour lui dire d'envoyer la Sûreté sur-le-champ», d\u2019expliquer M.Parizeau en soulignant que lorsque les policiers québécois se sont pointes le bout du nez, il y avait déjà deux morts.¦\tDe l\u2019absolutisme, soutient Rémillard QUÉBEC \u2014 C'est de l\u2019absolutisme de dire que l\u2019Entente constitutionnelle n'est pas bonne parce qu'on n\u2019a pas obtenu d\u2019un seul coup tout ce qu\u2019on voulait, a déclare hier le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales du Quebec et ministre de la Justice.M Gil Rémillard, devant une soixantaine d\u2019élèves du collège Merici.M.Rémillard a donné l\u2019exemple d\u2019une personne qui achèterait un billet de loterie dans l\u2019espoir de gagner 1 million $ et qui, en remportant 500 000$, préfère refuser cette somme sous prétexte que ce n\u2019est pas assez.¦\tProvigo déteste les visites inattendues LAVAI.(PQ \u2014 Les dirigeants de Provigo n\u2019ont pas du tout apprécié voir arriver la caravane du Comité du Non à leur entrepôt de Laval, hier, et ils ont.dans un premier temps, refuse l\u2019accès à leurs installations aux Lucien Bouchard et Fernand Daoust, prétextant que personne ne leur avait annoncé cette visite.11 a été possible d\u2019apprendre que cette visite avait été organisée par les dirigeants des syndicats locaux de la FTQ et que.semble-t-il, les patrons n'en avaient pas été avisés.¦\tHarper prône le boycottage FORT ALEXANDER.Manitoba (PC) \u2014 Elijah Harper, ce député néo-démocrate manitobain autochtone qui a contribué à la mort de l\u2019Accord du lac Meech, invite les autochtones à boycotter le référendum constitutionnel de lundi.M.Harper a déclaré hier qu'il ne s\u2019oppose pas au projet d\u2019entente.Il estime tout simplement que les autochtones n\u2019ont pas eu suffisamment de temps pour en discuter et l\u2019analyser, et il ne veut pas voir enchâssées dans la Constitution des dispositions que les autochtones regretteraient par la suite.TRES PREMONT FORGUES Le vison: il a l'élégance d'être impeccable Sa pureté, sa coupe et sa finition ont peu de prise sur le temps.A partir de 2 495» Premont fORCUES DEUX NOMS.UNE REPUTATION flAO DF LACITf \u2022SAIMTF-FOV (418)«S4- U»bO t I 49974910 r A-6 - Quebec, Le Soleil, jeudi 22 octobre 1992 I I LE DIRECTEUR A DIT: Une vaste surface de notre magasin de Vanier a été remplie de meubles et appareils audio/ vidéo neufs, articles discontinués, échantillons de plancher ou légèrement endommagés.Ils sont clairement identifiés par la mention \u201cfaut qu\u2019ça sorte\u201d et arborent le plus bas prix dont vous ayez pu rêver.' \u2018 ü ! i lillllii \\ -à ¦1 ¦ wÆh m - \" '\t\u2022.\t' V: J' ^.7\t>W< m m PRIX CBRURT BU M0/WS/// Dépêchez-vous, car nous sommes prêts à perdre de l\u2019argent pour libérer de l\u2019espace.Voici les conditions spéciales de cet extraordinaire événement : \u2022\tles premiers arrivés auront le meilleur choix «toute vente finale \u2022\tlivraison gratuite et immédiate «aucune commande spéciale \u2022\tléger supplément pour financement ATTENTION AU MAGASIN DE VANIER seulement eon Hills im 100, rue Chabot à proximité des Halles Fleur de Lys 683-9600 i Quebec.Le Soleil, jeudi 22 octobre 1992 LES INFORMATIONS GENERALES A-7 Désastreux pour la gestion des diplômes Un tiers des étudiants changent de programme durant leur baccalauréat MONTRÉAL (PC) \u2014 Un étudiant sur trois change de programme en cours de baccalauréat, ce qui a des effets désastreux sur la capacité des universités à décerner des diplômes.C\u2019est du moins ce que révélé un rapport sur les études de premier cycle rendu public hier par le Conseil des universités.Apres avoir scruté pendant sept ans le cheminement d'étudiants au bac, le Conseil conclut que le phénomène du magasinage des programmes d\u2019études affecte sérieusement le taux de « diplômation » des universités québécoises.On y apprend que plus du tiers des étudiants à temps complet changeront d'orientation en cours d\u2019études et 43 % de ceux qui étudient à temps partiel.En bout de ligne, tous ces changements de parcours sont fort coûteux, estime le Conseil des universités, car ils mènent tout droit au décrochage.En effet, plus de la moitié des décrocheurs ont changé de trajectoire d\u2019études avant d'abandonner.Et pour ceux qui modifient leur itinéraire en cours de route, il leur faudra en moyenne passer une année supplémentaire sur les bancs d\u2019école avant d'obtenir un diplôme.Fait à noter, ce phénomène de prolongation des études frappe particulièrement les universités francophones.Même si leurs étudiants n\u2019échappent pas à la tentation de réviser leurs choix d\u2019études, les institutions anglophones parviennent maigre tout à garder au bercail beaucoup de leurs protégés.Les universités de langue anglaise décernent deux fois plus de diplômes, dans des delais minimaux, à des étudiants qui ont changé de programmes que dans les universités francophones.Blâme partage Le Conseil affirme d'ailleurs que les etudiants ne doivent être les seuls à porter le blâme de ce phénomène.« Les universités n'ont pas adequatement adapte leur mode de fonctionnement aux besoins multiples d'une clientele qui s'est largement diversifiée », note-t-on dans le rapport.« Ce prolongement semble être lié en partie à l\u2019absence, ou la sous-utilisation de programmes généraux, du genre de ceux qui existent dans les universités anglophones », ajoute-on au surplus.Autre source de désolation, le Conseil constate que les programmes de certificat se portent mal au Québec, car plus des deux tiers des étudiants qui s\u2019y inscrivent abandonnent avoir d\u2019avoir obtenu un diplôme.Pas moins de 83 % des participants inscrits aux certificats dispensés par les universités etudient à temps partiel et seulement trois % d\u2019entre eux obtiendront un jour un baccalaureat.Sorte de formule brève et condensée offerte pour favoriser le retour des adultes aux études, le certificat ne semble pas du tout répondre aux attentes formulées lors de sa création, estime le Conseil des universités.Les 78 ans du 22e Le Royal 22e Regiment a souligné, hier midi Place George V, le 78e anniversaire de sa formation.Sous les yeux de nombreux cuneux, une garde d'honneur du deuxième Bataillon Royal 22e Régiment a participe à la brève cérémonie, avec drapeau flottant, baïonnettes aux canons et tambours battants La cérémonie a ete presidee par le colonel du Regiment, le lieutenant général J.J.Paradis Les troupes, incluant les anciens combattants et les retraites, ont été rassembles sur le terrain, en face du monument du Royal 22e Regiment, où elles ont ete passées en revue par le colonel.Une couronne de fleurs a été deposee au pied du monument Le 22e Bataillon (canadien-français) a été leve le 21 octobre 1914.Dès septembre 1915.il a pris sa place sur la ligne de combat dans les Flandres.En 1920, l e-tat-major du Regiment s'est établi à la Citadelle Le Régiment compte trois bataillons en service dans les forces régulières : le premier Bataillon est cantonne à Lahr, en Allemagne, et sera rapatrié i au pays en 1993 ; le deuxième Bataillon se trouve à la Citadelle de Québec .le troisième Bataillon est à Valcartier JEUDI, VENDREDI, SAMEDI 22, 23, 24 OCTOBRE Vu le succès remporté, Régine prolonge le \"cfcuuie aux ccuuvurU à sa boutique ! 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I Les plus grands spécialistes des sciences de l\u2019atmosphère, dont les chercheurs de la NASA, sont unanimes: la couche d\u2019ozone, qui protège la vie sur Terre en filtrant le rayonnement ultraviolet solaire, est dangereusement amincie par les CFC et d\u2019autres produits chimiques.Et la situation ne fait qu \u2019empirer.Le directeur du programme des Nations Unies pour l\u2019environnement, Vf Mostafa Tolha, a qualifié le problème comme étant \u201cun des pires dangers auxquels l\u2019humanité a eu à faire face.\u201d SOI S PEU, TOUTES LES FORMES DE VIE SUR TERRE SERONT EXPOSÉES À UNE MENACE SANS PRÉCÉDENT.Le gouvernement a d\u2019ailleurs déjà commencé à émettre des alertes quotidiennes concernant les rayons ultra-violets, à cause de l\u2019amincissement de la couche d\u2019ozone.Qui oserait croire que devant une telle situation, la société Du Pont et son principal actionnaire, la compagnie Seagram, continuent à réaliser des profits en fabriquant ces substances dangereuses?Ne les laissez pas faire et lisez ce qui suit.WM, \u2022\t- ¦ .w.mMMm w ¦ V- \u201c¦¦¦ 4.HP ^ ¦Mpi % m^wm mmê.r\" -\t! *- \u2022 ¦; V.X Aujourd\u2019hui Demain ?- ' '¦'S5 y .y , J-i -\u2022 v m 'fâeéêéf&gi ^ '
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