Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2010-05-17, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
THAÏLANDE Le gouvernement refuse de négocier avec l’aide de l’ONU Page B 1 AVORTEMENT Des voix s’élèvent pour dénoncer des propos du cardinal Ouellet Page A 3 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.ci N “ 1 0 8 LE LUNDI 17 MAI 2010 I,IO$ + TAXES = 1,25$ Charest doit céder sa place, ditMarois La chef péquiste rate son «virage » vers la « débureaucratisation » ANTOINE ROBITAILLE Drummondville — Jean Charest devrait «céder sa place», croit Pauline Marois.C’est ce que la chef péquiste a déclaré hier, après un colloque de sa formation politique où elle a tenu deux discours quasi électoraux.«Nous avons un mauvais gouvernement qui Les militants est empêtré dans des affaires , d'éthique, de corruption, et il de- P^quistes vrait céder sa place», a-t-elle |.pf,njpnf soutenu lors d’un point de presse.Plus tôt, devant quelque 500 (Je réduire militants, elle avait qualifié le gouvernement libéral de «mé- le « panier diocre», qui «rate tout ce qu’il , touche», avant d’ajouter: «Pour de services » restaurer nos politiques sociales santé et nos institutions, la première chose à faire, c’est de nous débarrasser du gouvernement libéral dès que nous le pourrons!» La majorité des libéraux en Chambre s’avère plus fragile qu’auparavant.Aussi, la possibilité qu’il perde un vote de confiance, bien que très théorique, n’est pas à négliger, selon elle.VOIR PAGE A 8 MAROIS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lire aussi la chronique Pauline Marois s’adressant aux militants réunis à Drummondville, hier, au cours d’un discours quasi électoral.La majorité des libéraux en Chambre de Jean-Claude Leclerc: Quand Charest est plus fragile qu’auparavant, et la chef péquiste estime qu’un scrutin général anticipé représente un scénario possible.évoque Theodore Roosevelt, page B 6 Un match à oublier Le Canadien sévèrement corrigé à Philadelphie JEAN DION Il avait fallu attendre l’avant-dernière journée du calendrier régulier de la Ligue nationale de hockey pour voir le Canadien de Montréal se qualifier pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley avec une défaite en prolongation, et au lendemain pour que les Flyers de Philadelphie les imitent, avec une victoire en prolongation.Aussi était-il relativement ahurissant qu’ils se retrouvassent face à face, hier soir, au premier match de la finale de l’Est.Cendrillon contre Cendrillon?On pourrait dire, d’autant plus que l’uniforme du Philadelphie n’est pas sans rappeler le coloris chatoyant de la citrouille, si l’on fait preuve d’un peu d’imagination.Mais certainement pas une paire de pantoufles.Les deux clubs sont arrivés sur un nuage, l’un ayant sorti en succession les meilleurs de la saison 2009-2010 et les champions en titre de la Coupe Stanley, l’autre ayant historiquement surmonté un déficit de 0-3 au tour précédent Et en fait de nuage pour le Canadien, le retour sur le plancher des vaches s’est fait brutal au VOIR PAGE A 8 MATCH INDEX Jean Dion Annonces B 4 Avis publics B 6 Convergence B 7 Culture B 8 Décès B 4 Economie B 3 Idées A 7 Météo B 5 Monde B1 Mots croisés B 5 Religions B 6 Sudoku B 2 Editorial A 6 Télévision B 7 ANNE CHRISTINE POUJOULAT AGENCE FRANCE PRESSE Le réalisateur Xavier Dolan et les acteurs Monia Chokri et Niels Schneider réunis pour la séance photographique tenue à l’occasion de la présentation du film Les Amours imaginaires, samedi, à Cannes.Xavier Dolan, star cannoise Cannes applaudit imaginaires ODILE TREMBLAY Le Devoir à Cannes Dès le moment où il a posé le pied à Cannes, jeudi, Xavier fut bombardé d’entrevues.Des journalistes l’arrêtaient dans les couloirs du Palais, avant d’avoir vu Les Amours ima- ^ ginaires, pour réclamer des autographes.Une ^ caméra de télévision le suit partout, et il faut parfois lui demander grâce pour un entretien privé.Il est une vraie star ici, happé par le cirque, avec un agenda qui ne lui laisse aucun répit.Hier midi, il était au bord de l’épuisement après la fête nocturne pour son film.Ce soir, notre jeune cinéaste sera l’hôte d’un dîner intime organisé par le président du Festival de Cannes, Gilles Jacob, en compagnie de Woody Allen, sans compter toutes les rencontres de ci- néastes, les panels à son programme.D’ailleurs, pour la projection de presse, samedi après-midi, des Amours imaginaires à Un certain regard, en sélection officielle, de longues queues se formaient, et ce, en pleine conférence de presse du charmant Woody Allen You Will Meet a Tall Dark Stranger.La grande salle Debussy était pleine, et le balcon refoulait du monde.Le film fut chaudement applaudi.Il suscitera sans doute des réactions divergentes.Les échos devaient sortir aujourd’hui et demain en France et ailleurs.D’ores et déjà, le blogue des Inrockuptibles à Cannes, dithyrambique, qualifiait Les Amours imaginaires de superbe mosaïque pop et rétro.VOIR PAGE A 8 DOLAN ¦ La critique de Martin Bilodeau et autre texte sur le Festival, page B 8 L’ENTREVUE Grandir, au chevet des mourants Prêtre, journaliste, professeur, écrivain et surtout libre penseur, Gabriel Ringlet cherche à «illuminer la pesanteur» de la vie en regardant la mort droit dans les yeux.Et pour ce faire, il accompagne ceux qui partent.Plus de 50 milliards ont déjà rejoint l’au-delà depuis l’apparition de l’homme moderne.Longtemps, ils moururent entourés de leurs familles et amis.Rarement furent-ils aussi seuls qu’aujourd’hui.ANTOINE CHAR Accompagner quelqu’un qui est en train de mourir, c’est creuser son chemin intérieur, découvrir une chaleur en soi dont on ne se croyait peut-être pas capable et, du coup, découvrir un formidable chemin d’ouverture à l’autre.» Pendant huit mois, Gabriel Ringlet a accompagné dans son agonie une femme très proche qui VOIR PAGE A 8 MOURANTS JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’abbé Gabriel Ringlet, journaliste, professeur, écrivain et libre penseur 77831302380021 A 2 LE DEVOIR LE LUNDI 17 MAI 2010 ACTUALITES E N BREF Une première entente ratifiée chez Héma-Québec Les syndiqués d’Héma-Québec affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ont ratifié, hier, l’entente de principe déposée le 5 mai.Ce nouveau contrat de travail, accepté dans une proportion de 66,7 %, sera en videur jusqu’en 2015.Le SCFI^ qui représente une sokantaine d’employés à Montréal, est le premier et le seul syndicat parmi neuf à avoir trouvé un terrain d’entente avec la direction.Les 375 syndiqués affiliés à la CSN ont tenu une journée de grève, le 5 mai.Ils prévoient en tenir deux autres les 27 et 28 mai prochains.- La Presse canadienne Du pétrole déversé dans l’Arctique Edmonton — Les leaders inuits s’inquiètent d’un projet fédéral qui prévoit le déversement de pé trole brut dans les eaux nordiques à proximité de ce que certains souhaitent convertir en aire de conservation pour que les scientifiques puissent tester de nouvelles manières de nettoyer d’éventuelles catastrophes pétrolières.La Qüdqtani Inuit i^socia-tion est catégorique: elle ne veut rien savoir d’un tel projet Le ministère des Pêches et des Océans du Canada a demandé à un organisme de réglementation nordique d’approuver son plan.-La Presse canadienne Bed-in chez Jean Charest Le FRAPRU proteste contre l’insuffisance du dernier budget libéral en matière de logement social CAROLINE MONTPETIT Ils ont apporté leurs sacs de couchage et leurs repas et se sont installés devant la belle demeure du premier ministre Jean Charest, qui n’y était vraisemblablement pas, rue Victoria, à Westmount.Ensuite, ils se sont déplacés vers la maison du ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, à Outremont, pour lui remettre des «cennes» noires, «tout ce qui reste aux ménages à faible revenu une fois le loyer payé», expliquait hier François S^ant, coordonnateur du FRAPRU, le Front d’action populaire en réaménagement urbain.Le FRAPRU organisait hier une manifestation pour réclamer plus de logements sociaux.Selon François Saillant, le plan de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale annoncé par le budget n’offre «que des miettes dont la plus grosse est le financement d’à peine 3000 logements additionnels», sur une période de cinq ans.Pour sa part, le dernier plan de lutte quinquennal, présenté en 2004, annonçait le financement de 16 000 logements sociaux.Et selon M.Saillant, c’est de 50 000 nouveaux logements sociaux que l’on aurait besoin pour une période de cinq ans, puisque 39 000 ménages à très faible revenu sont présentement en attente de tels logements.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le FRAPRU estime à 39 000 le nombre de ménages à très faible revenu en attente d’un logement à prix modique.Pourtant, déjà, en 2006, soit avant la crise économique, 203 000 ménages québécois consacraient plus de 50 % de leur revenu pour se loger.Selon Lucie et Andrée Mac-Donald, deux sœurs impliquées dans le comité-logement Roussillon de Châteauguay et qui participaient à la manifestation d’hier, de nombreuses familles doivent quitter leur logement une fois l’été venu.Certaines vivent dans leur auto.d’autres font du camping.Avec un revenu d’aide sociale de plus ou moins 500 $ par mois, difficile en effet de s’offrir un logement convenable.François Saillant ajoute d’ailleurs que le problème de l’itinérance va en s’aggravant, la fréquentation des refuges ayant augmenté de 4,5 % chez les hommes et de 30 % chez les femmes.Le Devoir ir*".i' /' ' ' ' * t* t* * f < ’U’‘f ' f f » r W ( ' J 2 ' ' ' DE RETOUR CE SOIR 21 H BONS BAISERS DE FRANCE TELEVISION RÉALISATEUR-COORDONATEUR : JOCELYN BARNABE 78*^ Congrès de TAcfas Stress et infections virales à l’origine de la schizophrénie PAULINE GRAVEL On suspectait le stress et certaines infections virales d’induire l’apparition de la schizophrénie.Dans le cadre du congrès de l’Acfas qui s’est terminé vendredi à l’Université de Montréal, des chercheurs de la France et de la Suisse sont venus expliquer comment ces facteurs environnementaux contribuent à l’expression de la maladie et ils ont présenté les nouvelles thérapies que cette découverte leur a inspirées.La schizophrénie est une maladie complexe: les personnes qui en sont atteintes sont porteuses de gènes qui les prédisposent à la maladie, mais ces gènes resteront silencieux aussi longtemps que des facteurs de l’environnement ne viendront pas en provoquer l’expression.Des études épidémiologiques ont montré, par exemple, qu’une infection virale survenant lors de la fin du premier trimestre et le début du deuxième de gestation augmente le risque de souffrir de schizophrénie à l’âge adulte chez les individus qui y sont génétiquement prédisposés, a rappelé Kim Do de l’Université de Lausanne, dont l’équipe a injecté à des animaux un agent inflammatoire dans le but d’induire une réaction immunitaire semblable à celle survenant lors d’une infection virale.Sont alors apparues chez ces animaux les mêmes modifications morphologiques que chez les schizophrènes, notamment une atrophie de petits neurones, appelés interneurones gabaer-giques, qui sont «critiques dans la synchronisation neuronale, laquelle est essentielle pour les activités cognitives», a ajouté son collègue Michel Cuénod du Centre hospitalier universitaire vaudois de Lausanne.Kim Do a aussi étudié l’effet possible du stress dans l’apparition de la schizophrénie.Sachant que les schizophrènes présentent une anomalie génétique qui compromet la fabrication d’un puissant antioxydant, appelé glutathion, lequel est, de ce fait, moins abondant dans le liquide céphalorachidien et le cortex préfrontal des schizophrènes que des normaux, explique la chercheuse qui a bloqué ce gène chez des animaux afin de reproduire la même susceptibilité au stress.Son équipe a àors observé que lorsqu’elle appliquait un stress durant l’enfance, la puberté ou l’adolescence de ces animaux, les interneurones à gaba se déréglaient.Par contre, si elle soumettait au stress des animaux d’âge adulte, les interneurones demeuraient intacts.«Ui relation entre les trois facteurs que sont la génétique, les effets de l’environnement et la période critique du développement du cerveau durant laquelle se manifestent ces effets environnementaux sont nécessaires pour provoquer l’apparition des symptômes de la maladie», a souligné Mme Do.Compte tenu de ces résultats obtenus chez l’animal, les chercheurs suisses ont administré à des patients schizophrènes un précurseur du glutathion qui a permis d’améliorer leurs symptômes négatifs, comme le retrait de la personnalité, l’asocia-bilité, la dépression, la perte du plaisir et de mémoire, qui ne sont pas éliminés par les antipsychotiques courants.Infections virales Alors qu’il étudiait un virus que l’on croyait capable d’induire l’apparition de la sclérose en plaques (SP), Hervé Perron, de Lyon en France, a découvert dans les années 1990 l’existence de rétrovirus endogènes au sein du génome humain.«Il s’agit de rétroviraux qui, un jour, se sont introduits dans l’ADN et qui s’y sont disséminés.Les rétrovirus possèdent une enzyme qui leur permet de se répliquer et de s’insérer au sein de la séquence d’ADN.Un peu comme dans un montage de film, l’enzyme donne des coups A A c f a S de ciseaux dans l’ADN afin de faire une place aux nouvelles copies du rétrovirus qui s’y collent.Dans l’espèce humaine, il y a eu une accumulation de ces éléments qui représente aujourd’hui 8 % de l’ADN humain, a précisé M.Perron.Ces rétrovirus ont servi à faire évoluer les espèces, à brasser les gènes et à les recombiner.On avait toujours pensé que chez l’homme, c’était de l’ADN poubelle \junk DNA], parce que l’espèce humaine n’évolue plus», a-t-il expliqué.Dans la foulée, d’autres scientifiques cherchant dans le génome ce qui pouvait différencier deux jumeaux monozygotes, dont l’un seul était atteint de la schizophrénie, ont mis le doigt sur une séquence d’ADN qui s’est avérée être la même que celle que venait de trouver Hervé Perron dans la SP Puis, des équipes suédoises et allemandes ont détecté ces mêmes éléments dans le liquide céphalorachidien d’une certaine proportion de patients schizophrènes.Avec Marion Leboyer de l’In-serm, Hervé Perron a alors cherché chez un groupe de schizophrènes les protéines produites par ces séquences génétiques endogènes, car pour l’avoir observé dans la SP, il savait, que certaines de ces séquences étaient toujours actives.Et il se doutait que leur expression s’accompagnait de la production de protéines proinflammatoires — et donc capables d’induire une puissante activation du système immunitaire — et neurotoxiques puisque la SP et la schizophrénie étaient deux pathologies caractérisées par la présence d’une inflammation.Séquences génétiques latentes Alors qu’ils cherchaient à élucider le rôle de ces éléments endogènes dans l’apparition de la maladie, les scientifiques ont alors compris que certains virus présents dans l’environnement pouvaient réveiller ces séquences génétiques latentes.«Selon l’âge auquel elle survient,^ l’infection provoquera ce réveil et la résultante sera une neuroinflammation qui, malheureusement quand elle est déclenchée plusieurs fois, par le biais de deux ou trois infections virales, finira par atteindre un seuil critique où ces éléments rétroviraux endogènes continueront à produire leur protéine proinflammatoire en permanence», a expliqué M.Perron.L’équipe de M.Perron a trouvé que parmi une cinquantaine de schizophrènes qu’elle a examinés, la moitié des patients présentaient des taux élevés de cette protéine neuroinflammatoire.«On a trouvé qu’il s’agissait essentiellement de patients atteints d’une forme particulière de schizophrénie qui évolue vers un déclin cognitif prononcé, une dégradation neuronale.On s’aperçoit aujourd’hui que chez ces patients, l’activation de ces éléments endogènes par des infections environnementales à répétition, comme les herpèsvirus qui frappent à l’adolescence et certaines infections périnatales, conduit à une réaction inflammatoire qui s’auto entretient», a expliqué M.Perron.Ce dernier a fondé Geneuro, une société de biotechnologies franco-suisse qui a mis au point des anticorps destinés à neutraliser l’effet de cette protéine neuroinflammatoire.«On aura ainsi le moyen de neutraliser un nœud gordien, une protéine à un carrefour entre la réponse génétique et toute la cascade inflammatoire et des neurotransmetteurs.En bloquant l’effet de cette protéine, on pourra couper l’alimentation sans toucher au système immunitaire et sans toucher aux neurotransmetteurs, car on a vu que toutes les molécules qui cherchent à les bloquer entraînent des effets secondaires», a-t-il souligné.Le Devoir LE DEVOIR, LE LUNDI 17 MAI 2010 A 3 ACTUALITES Le feu qui couve A Manon CORNELLIER La manifestation contre l’avortement, tenue jeudi dernier sur la colline parlementaire, n’était pas la première du genre.Chaque printemps, les groupes opposés à l’avortement se mobilisent de la sorte.Cette fois, cependant, il y avait quelque chose de différent dans le ton, dans l’humeur.Pour la première fois depuis longtemps, les 21 députés présents et tous les autres participants semblaient célébrer quelque chose.La source de leur entrain: la décision du gouvernement Harper de ne pas financer des services d’avortement dans le cadre de l’initiative du G8 sur la santé maternelle et infantile.Les députés conservateurs hésitaient à le dire en conférence de presse, leur gouvernement répétant que cette décision ne rouvre pas ce débat.Mais la représentante de l’organisation américaine Si-lent No More, Janet Morana, n’a pas eu la même gêne.«Nous sommes très contents que le Canada adopte une position pro-vie et qu’il n’exporte pas à l’étranger de l’argent pour des avortements.» Une fois dehors, les scrupules des députés sont tombés, avec quelques masques.Président du caucus pro-vie, le député Rod Bruinooge a présenté un projet de loi à la mi-avril qui criminaliserait les pressions exercées sur une femme pour qu’elle subisse un avortement contre sa volonté.Il prétendait alors qu’il ne cherchait pas à interdire l’avortement.Il n’a pu cacher ses véritables intentions à la foule.«Pour le mouvement pro-vie au Canada, il est toujours important d’y aller par étapes, par petites étapes, pour faire reconnaître la valeur des enfants non encore nés.Je suis persuadé que les gens comme vous appuieront ce projet de loi.» Cette jubilation illustre combien les conservateurs sociaux se sentent enfin du bon côté des choses et non pas comme une quelconque excroissance honteuse de la droite.Quasi réduits au silence sous le Parti progressiste-conservateur, ils ont retrouvé voix au chapitre avec l’avènement du Reform Party, de l’Alliance canadienne, mais surtout l’élection du Pard conservateur.Ce dernier ne leur a pas donné le plancher, mais leur a volontiers fait une place.En plus, cette mouvance socialement conservatrice a un premier ministre qui lui est sympathique.Pragmatique, Stephen Harper s’abstient de discuter d’enjeux comme l’avortement et les mariages gais et il a jusqu’à présent résisté aux demandes de changements fondamentaux que cette droite religieuse espère.Mais sa discrétion ne trompe pas ces conservateurs.Ils ont une idée de l’importance qu’il accorde à leurs idées grâce à un rare discours sur le sujet fait en 2003 alors qu’il était chef de l’Alliance canadienne.Devant l’organisation non partisane Civitas, il avait parlé de la nécessité d’unir conservateurs économiques et sociaux pour réaliser l’union de la droite et atteindre le pouvoir.Il prônait la prudence cependant.«Les enjeux doivent être choisis avec soin» et ne pas être associés à une confession religieuse en particulier, disait-il.«Nous devons réaliser que les vrais gains seront inévitablement graduels.[.] En démocratie, toute autre approche est destinée à échouer.» Il concluait ainsi: «Tout en gardant le cap sur les questions économiques, nous devons accorder une plus grande place aux valeurs et au conservatisme social, largement défini et correctement compris.» Depuis qu’il est au pouvoir, il a suivi son propre conseil, évitant les politiques politiquement explosives.Il n’a pas pour autant négligé sa base plus religieuse, prenant plusieurs décisions qui lui ont plu, comme la fin du Programme de contestation judiciaire et l’augmentadon de l’âge du consentement pour les relations sexuelles.Il a aussi fait une place à cette aile de son parti dans son bureau.On y retrouve deux anciens activistes du mouvement évangélique: Darrel Reid et Paul Wilson.Maintenant chef de cabinet adjoint, M.Reid a longtemps dirigé Focus on the Family Canada et a, selon le Toronto Star, déjà pris position contre les droits des gais et «la culture d’accès sans contrainte à l’avortement».Directeur des politiques pour M.Harper, M.Wilson a dirigé la Laurentian Leadership Conference, une branche de la Trinity Western University, une institution confessionnelle de la Colombie-Britannique.La journaliste Marci McDonald a souvent écrit sur les entrées de la droite religieuse à Ottawa.Elle vient de lancer un livre sur le sujet, The Armageddon Factor: The Rise of Christian Nationalism in Canada, un ouvrage qui fait beaucoup de vagues.Au-delà de la polémique, il ressort toutefois de ses écrits que l’accès accordé à cette droite dans la capitale fédérale est impressionnant.Elle confiait récemment au Star que, fin stratège, Harper évite les politiques trop provocatrices, préférant y aller par petites touches et laissant ses députés s’activer avec des projets de loi privés.Mais en ouvrant la porte à la droite religieuse, le gouvernement Harper lui a donné une légitimité nouvelle.Et ça ne pouvait survenir à un meilleur moment pour la constellation de groupes sociocon-servateurs.En 2006, ils étaient au sommet de leur mobilisation contre les mariages gais.Stephen Harper leur a doimé une raison de plus de garder la ferveur, ce qu’ils ont fait.Et c’est cette ferveur que l’on a vue à l’œuvre jeudi dernier, de celle qui, craint-on, peut soulever des montagnes.mcornellier@ledevoir.corn Sortie pro-vie de M®" Ouellet Des propos dignes d’une autre époque Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer la position du cardinal qui affirme que rien ne justifie l’avortement, pas même le viol MARCO BELAIR-CIRINO Invité d’honneur du congrès Campagne Québec-Vie, le cardinal Marc Ouellet a fait valoir samedi que rien, pas même le viol, ne justifiait l’avortement, suscitant un concert de reproches.«Prendre la vie de quelqu’un d’autre qui est innocent, c’est toujours un crime, moralement.Cette créature-là [le fœtus humain, l’enfant à naître] n’est pas responsable de ce qui lui arrive, c’est l’agresseur qui est responsable.Il y a déjà une victime.Est-ce qu’il faut en faire une autre?», a affirmé Marc Ouellet.Pourquoi pousser une femme victime d’un crime à en commettre un à son tour, a demandé l’^che-vêque de Québec, qui est aussi primat de l’Eglise catholique au Canada, à 200 militants antiavortement réunis à l’hôtel Château Laurier de Québec.Irritées, la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, et la chef de l’opposidon officielle, Pauline Marois, ont toutes deux condamné M»'^ Ouellet, hier, pour ses propos.«Je suis très mal à l’aise avec ça, très mal à l’aise avec ça.Je dois vous dire que je n’accepte pas ça», a affirmé Marguerite Blais sur les ondes de RDI.«Ce sont des hommes qui décident pour les femmes, alors que les femmes sont capables de décider pour elles-mêmes», a-t-elle ajouté.Pauline Marois a quant à elle fait valoir que les remarques de M.Ouellet étaient dignes d’une autre époque.«Je suis complètement outrée de ces déclarations.Ce sont des luttes qui ont été faites depuis 40 ans, des droits qu’ont obtenus les femmes, et je crois que ce serait un recul inacceptable dans nos sociétés [que de criminaliser l’avortement]», a-t-elle dit lors d’un point de presse organisé en marge du colloque du Pard québécois.Le prêtre Rajunond Gravel s’est aussi mis en porte-à-faux envers M»'^ Ouellet.«Je trouve cela déplorable qu’un homme qui est cardinal, qui est archevêque de Québec, tienne des propos comme ceux-là.C’est comme si les femmes n’étaient rien», a-t-il laissé tomber.«Il faut comprendre les propos du cardinal Ouellet dans un contexte de la montée de la droite religieuse au Canada qui cherche à faire reculer le droit des femmes en matière d’avortement.[La droite religieuse] est complètement déconnectée de la réalité des femmes», a poursuivi la présidente de la Fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi.M»"^ Ouellet avait pris part jeudi à la manifestation aimuelle pro-vie à Ottawa, qui avait réuni de 5000 à 15 000 persoimes sur le parterre du Parlement, dont 18 députés conservateurs.Il avait profité de l’occasion pour encenser le gouvernement de Stephen Harper pour sa décision de ne pas financer les programmes pour la santé des femmes dans les pays du tiers-monde, dont des sommes pourraient être utilisées pour favoriser l’avortement.Mais la décision d’exclure l’avortement de la contribution financière canadienne à la future stratégie du G8 en matière de la santé maternelle et infantile provoque un certain malaise au sein de la population canadienne puisqu’une majorité de citoyens s’y oppose, révèle un sondage La Presse canadieime/Harris Décima dévoilé hier.Près de 60 % des 1000 répondants (58 %) ne sont pas d’accord avec la décision d’exclure l’avortement de la contribution financière canadienne à la future stratégie du G8 en matière de la santé maternelle et infantile.Au Québec, le taux d’opposition à l’initiative est le même que dans l’ensemble du pays, soit de 58 %, alors qu’en Ontario il est de 56 %.«Il semble que l’ensemble des Canadiens partagent le même sentiment, soit qu’ils veulent une politique sur la santé maternelle qui inclut le financement pour l’avortement», a affirmé la vice-présidente de la firme de sondage Harris Décima, MegaTam.Le sondage a été effectué auprès de 1000 personnes entre le 6 et le 9 mai.Sa marge d’erreur est de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.Le Devoir Avee La Presse eanadienne il ^n.''' "k-F ' ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR La communauté de Téglise Saint-Pierre-Apôtre est composée d’une population largement mâle et homosexuelle.Homélie contre l’homophobie à l’église Saint-Pierre-Apôtre CAROLINE MONTPETIT La salle était comble, peuplée majoritairement d’hommes.La communauté de l’église Saint-Pierre-Apôtre, rue de la Visitation, à Montréal, à deux pas du village gai, est d’ailleurs chaque dimanche composée d’une population largement mâle et homosexuelle, paraît-il.Largement, mais pas seulement, car cette église ne voudrait surtout pas se constituer en ghetto, et ses portes sont grandes ouvertes à l’ensemble de la population.Hier, à la veille de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie, le comité de pastorale de l’église avait lait une première, en invitant Laurent Mc-Cutcheon, président de l’organisme Gai-écoute, à prononcer l’homélie.Ce dernier, qui se dit peu habitué aux cérémonies reli^euses, a tout de même accepté l’invitation en lisant devant l’auditoire une lettre à Jésus condamnant l’exclusion des homosexuels de la communion catholique.«Je viens plaider la cause de celles et ceux qui, comme moi, ne correspondent pas au modèle préconisé par ton Eglise.Se peut-il, Jésus, que les hauts dirigeants de ton Eglise se soient écartés de ton en- seignement et que la parole des hommes se soit substituée à la tienne?», demandait-il.M.McCutcheon a fait état de la souffrance, du doute et de l’anxiété, engendrés parj’exclusion des homosexuels par l’Eglise.Pour Jacques Côté, qui vient chaque dimanche depuis Anjou pour assister à la messe à Saint-Pierre-Apôtre, l’accueil qui est fait ici est ex- «Se peut-il, Jésus, que les hauts dirigeants f de ton Eglise se soient écartés de ton enseignement et que la parole des hommes se soit substituée à la tienne?» ceptioimel et chaleureux.«Je m’y suis même fait des amis», dit-il.André Bergeron, un habitant du quartier âgé de 74 ans, qui vient aussi à l’église chaque dimanchq, affirme qu’il ne s’imagine pas voir l’Église inclure les homosexuels de son vivant Mais il se souvient avec ferveur cependant d’une visite de M»"^ Turcotte à l’église de Saint-Pierre Apôtre, au cours de laquelle le cardinal avait glissé: «Dieu vous aime.» Pour le père Pierre-Alain Argouin, missionnaire du Sacré-Cœur qui donnait la messe d’hier, il n’est pas question de refuser la communion à des hommes et à des femmes de pratique homosexuelle, comme le préconise pourtant la doctrine de l’Église.Lui-même, qui est aussi aumônier en milieu carcéral, ne la donne-t-il pas à des voleurs, à des meurtriers?«En prison, ce que les gens ont fait est bien plus grave, des vols, des meurtres, souligne-t-il.Est-ce que je leur refuse la communion pour autant?» , Selon le père Ar- gouin, les Églises du Québec sont en général de plus en plus ouvertes à l’homosexualité ouverte ou cachée.Reste que l’église de Saint-Pierre-Apôtre, qui fait figure de leader et d’exception dans ce domaine, est pleine comme hier, semble-t-il, chaque dimanche.C’est, au moins une bonne raison pour l’Église d’intégrer les exclus.Le Devoir Affaire Mulroney-Schreiber Le Conseil privé aurait trafiqué des données DEAN BEEBY Ottawa — Le Bureau du conseil privé (BCP) a manipulé des données à au moins deux reprises pour payer les importants honoraires d’avocats auxquels a doimé lieu l’enquête entreprise pour faire la lumière sur les relations qu’entretenaient l’ex-premier ministre Brian Mul-roney et l’homme d’aftaires Karlheinz Schreiber.Une vérihcation nouvellement rendue publique a permis de constater que des responsables du BPC, l’organisme de la fonction publique qui appuie le premier ministre ainsi que le cabinet et ses structures décisionnelles, ont «antidaté» des honoraires qui avaient dépassé le budget de la commission Oliphant Le conseiller juridique n’a pas fourni de préavis pour faire savoir que davantage de temps serait nécessaire pour préparer les audiences.Des responsables ont daté leur approbation au moyen d’un timbre indiquant une date antérieure.La même chose est survenue deux fois.La vérihcadon, obtenue par La Presse canadienne en vertu des dispositions de la Loi sur l’accès à l’information, ne précise pas qui a dépassé le budget de la commission ou encore l’importance des frais supplémentaires engendrés.Le document donne toutefois une idée de la taçon dont des mil-lions de dollars d’honoraires d’avocats ont été versés afin de déterminer pourquoi l’ancien premier ministre Mulroney a accepté de Karlheinz Schreiber des enveloppes bourrées d’argent Des documents obtenus par La Presse canadienne montrent que la commission avait accumulé en date du 9 avril des dépenses d’une valeur de 12,7 millions.La Presse eanadienne E N BREF Québec maintient son financement des festivals Le gouvernement du Québec maintient son enveloppe budgétaire de 12,5 millions destinée aux festivals et aux événements du genre.La ministre du Tourisme, Nicole Ménard, en a fait l’annonce hier matin à Montréal.La ministre s’est dite très fière d’avoir pu conserver cette subvention malgré le contexte budgétaire difficile au Québec.Elle a évalué les retombées économiques des festivals à près de 700 millions.- La Presse canadienne Les Canadiens veulent encore Michaëlle Jean Ottawa — Alors que le premier ministre Stephen Harper s’apprête à remplacer la polyglotte originaire d’Haïti qui occupe le poste de gouverneure générale, le sondage La Presse canadienne/Harris Décima révèle que 47 % des Canadiens préféraient qu’il reconduise son mandat pour cinq ans.Ce coup de sonde indique que 58 % des Canadiens croient que Mme Jean a fait du bon ou de l’excellent travail.- La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR LE LUNDI 17 MAI 2010 ACTUALITES « L’euro n’est pas en danger » La ministre française de l’Économie minimise la chute brutale des marchés Paris — La ministre française de l’Economie, Christine La-garde, estime qu’il faut «finaliser très vite» la structure juridique du Fonds de stabilisation européen créé la semaine dernière pour venir en aide à la Grèce, tout en jugeant que «l’euro n’est pas en danger» dans un entretien paraissant aujourd’hui dans France-Soir.«Chaque Etat de la zone euro doit demander à son Parlement de l’autoriser à garantir ce fonds dans les plus brejs délais.L’Allemagne a d’ailleurs commencé.Moi, je présenterai le projet de loi correspondant au prochain Conseil des ministres, et il sera soumis au Parlement avant la fin du mois de mai», dit-elle.La ministre française a dit qu’elle pouvait «très bien comprendre les réticences de certains — dont celles de nos amis allemands — devant le cas grec et l’importance de l’aide à apporter à ce pays.Quand on voit la donne, on se dit au départ: pourquoi faut-il qu’on se “mouille” tous pour les Grecs?La réponse, en réalité, est simple: au travers des Grecs, on se “mouille” pour notre monnaie à tous et on fait la démonstration qu’on est prêts à faire ce qu’il faut pour la défense du bien commun».Se disant favorable à «un gouvernement économique de l’Europe», Mme Lagarde assure que «les politiques économiques «Au travers des Grecs, on se “mouille” pour notre monnaie à tous» - Christine Lagarde des gouvernements européens sont solides» et qu’il y a «une solidarité et une détermination politiques exemplaires des chejs des Etats membres de la zone euro».«Dans des circonstances exceptionnelles, on a toujours été capables de trouver les moyens de répondre aux défis», juge-t-elle.Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) se retrouvent aujourd’hui à Bruxelles pour tenter de trouver une solution à la chute de la monnaie commune que l’annonce de leur plan de soutien, la semaine dernière, n’a pas su enrayer.Les inquiétudes persistantes sur la santé économique et budgétaire de la zone euro ont eu raison de l’apaisement apporté en début de semaine dernière par ce plan d’une ampleur inédite de 750 milliards d’euros destiné aux pays de la zone euro en diffiailté.L’Eurogroupe, qui se réunit à 15h GMT, devra chercher des réponses à ce paradoxe: comment éviter que des marchés, affolés dans un premier temps par l’ampleur inattendue des déficits publics dans la zone euro, redoutent désormais tout autant l’effet négatif sur la croissance et la consommation des cures d’austérité décidées pour y remédier.Associated Press avee l’AFP LOTO QUÉBEC Résultats des tirages du : 2010-05-15 03 05 08 15 33 35 Gagnants 2 5 292 8 880 139 756 87 341 Ventes totales Lots 807 890,00 $ 51 654,00 $ 730,60 $ 45,50 $ 10,00 $ 5,00 $ 13 459 396 $ Prochain gros lot (approx.) : 3 500 000 $ OSE! 16 31 06 47 49 compl.Gagnants 6/6 0 5/6+C 0 5/6 9 4/6 658 3/6 12 085 2/6+C 8 998 Ventes totales Lots 2 000 000,00 $ 75 000,00 $ 750,00 $ 75.00 $ 10.00 $ 5,00 $ 717 173,00 $ 8966412 COMPLEMENTAIRE (C) Résultats des tirages du : 2010-05-14 2939918 GAGNANTS 7/7 0 6/7+C 0 6/7 53 5/7 3 063 4/7 66 843 3/7+C 62 934 3/7 588 875 Ventes totales Prochain gros lot (approx.) LOTS 20 000 000,00 $ 291 421,80 $ I 5 498,50 $ 118,90 $ 20,00 $ 20,00 $ Participation gratuite 23 529 970 $ 30 000 000 $ L'édition spéciale 100 000 $ PAR ANNÉE A VIE, c'est la chance de faire ce qu'on aime! Tirages le 20 juin 2010.En cas de disparité entre cette liste et la liste ctticielle de Lctc-Quebec, cette derniere a pricrite L ALLIANCE DE LA PERFORMANCE ET DE L ELEGANCE.« GLAMGUR DATE ' ^ TUDOR TUDORWATCH.COM Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (S 14) 866-3876 Le Devoir, c’est moi Au cœur du séisme Faire partie du Devoir, c’est y travailler, l’appuyer, le lire assidûment.De cette communauté, qui s’est construite depuis 100 ans, nous avons retenu quelques portraits.Chaque lundi, jusqu’en décembre, nous vous présenterons un lecteur, une lectrice, du Québec comme d’ailleurs, abonné récent ou fidèle d’entre les fidèles, même quand ils traversent de dures épreuves.HELENE CLEMENT VOUS êtes journaliste au Devoir.^ Je lis la version électronique tous les matins avant de commencer ma journée de travail», raconte le colonel Bernard Ouellette, chef d’état-major de la force militaire de la mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (Minustah), rencontré il y a deux semaines à l’aéroport Toussaint Louverture.«Il est sur la liste de mes favoris sur le Web.» En ce mardi après-midi, à l’instar des autres voyageurs assis dans l’unique salle d’attente de l’aéroport de Port-au-Prince, le colonel Ouellette attend le vol 961 d’Air Canada à destination de Montréal.Un retour au bercail d’une petite semaine, le temps de prendre un bon bol d’air frais avant de revenir poursuivre le travail amorcé en Haiti, il y a de cela neuf mois.«Le Devoir fait partie de ma vie depuis 1997, époque où j’effectuais une maîtrise en études internationales, à l’Université Laval.J’étais commandant au sein du Royal 22‘ Régiment, et mon unité était abonnée au journal.Je l’aime pour son format plutôt mince, son peu de publicité et ses analyses rigoureuses.Et les journalistes rapportent plutôt bien les faits.» Chargé de la sécurité à Port-au-Prince depuis juillet 2009, le colonel était dans le bâtiment 100 ans de regards sur l’information qu’occupait l’ONU au moment du tremblement de terre du 12 janvier dernier.«Nous étions en pleine préparation pour les élections législatives et sénatoriales prévues les 28 février et 3 mars 2010.Je finissais de lire les plans.Il était 16h53.J’ai entendu un grand bruit, et la terre s’est mise à trembler au point qu’il était impossible de se remuer.Là, j’ai réalisé ce qui se passait.Puis les murs intérieurs de mon bureau se sont effondrés.Je me suis précipité sous ma table de travail.» Trente-cinq secondes.Un court moment qui a semblé une éternité pour tous ceux qui ont vécu le séisme.«J’ai réussi à sortir par la fenêtre, à longer le mur du bâtiment jusqu’au balcon puis à sauter d’une hauteur de 25 pieds [7,60 m].Dehors, ce n’était que poussière et gens qui hurlent.Je n’avais aucune idée de l’ampleur du désastre.A 17h30 j’ai regardé ma montre.Le commandant de la force militaire étant à l’extérieur du pays et l’adjoint au commandant parti rfioindre sa femme à l’hôtel Montana, c’était moi le responsable.D’abord, de faire savoir au reste du monde que nous étions en détresse.Puis de commencer l’opération de sauvetage.» Le bâtiment des Nations unies n’était plus que gravats.L’ONU allait être confrontée à l’un des pires désastres de son histoire.SOURCE MINUSTAH Le colonel Bernard Ouellette lit son Devoir tous les matins, qu’il soit au Québec ou en Haïti.Dominant Port-au-Prince et sa baie, le Christopher était l’un des hôtels luxueux d’Haïti.11 abritait une centaine de chambres en cours de rénovation.L’ONU en avait fait son quartier général.Le bureau du colonel Ouellette se trouvait au rez-de-chaussée de l’annexe du bâtiment de six étages où travaillaient 500 personnes.Tous n’ont pas eu la chance du chef d’état-major de la Minustah qui se rappellera longtemps cette nuit mfernale passée à évacuer les blessés et à extirper les morts des décombres.Et à veiller à la sécurité des gens en cas de nouvelles secousses.Quand même optimiste Depuis, le personnel de la Minustah joue pleinement son rôle en multipliant les activités de secours et de protection.«Nous assurons, entre autres choses, la sécurité des personnes déplacées dans les camps.A ce jour, la Minustah a aidé à réinstaller 7300 déplacés dans des zones plus sûres, à distribuer eau et aide médicale, à améliorer les conditions sanitaires.» Le colonel Ouellette fait part de son optimisme sur la situation du pays.«On note une légère diminution des activités de bandes, des crimes en tous genres et des enlèvements.La situation est stable dans l’ensemble.» Quant au retrait des tonnes de pierres et de gravats, il faudra attendre encore plusieurs mois.«Au sein de la Minustah, composée de 8306 Casques bleus issus de 19 pays membres de l’ONU, ingénieurs et autres organisations civiles locales et internationales s’activent au quotidien à chercher des solutions de nettoyage.Il reste encore beaucoup de travail à faire.» Ordinateurs sous les gravats, systèmes de communication ne fonctionnant qu’à faible régime et manque de temps.Durant les trois semaines qui ont suivi le tremblement de terre, le colonel Bernard Ouellette n’a pu lire son journal favori.Qu’en était-il de la couverture de presse sur le séisme?11 l’ignore.Par contre, au cours des dernières semaines, il n’a pas remarqué d’article sur Haïti.«Je pense que Le Devoir devrait en parler au moins une fois par semaine afin de mieux renseigner les lecteurs sur la sécurité, le rôle des militaires et des policiers; l’aide humanitaire; la situation et les enjeux dans les camps de sinistrés; la situation politique actuelle et à venir; la situation sur le retrait des débris; le rôle des ONG et leur impact envers la population haïtienne.» C’est noté.Collaboration spéciale LA VIE OFFRE BIEN PLUS QU'UNE VOLVO.IL Y A LA JOIE DE FÊTER LE RETOUR DU PRINTEMPS ET DE L'INTÉGRER À SON QUOTIDIEN.C'EST POURQUOI VOUS TROUVEREZ DES NOUVELLES OFFRES D'ALLOCATIONS EXCEPTIONNELLES PENDANT NOTRE ÉVÉNEMENT « LA VIE.C'EST LE PRINTEMPS ».VOLVO C30 2011 379$ Mensualité de location basée sur un terme de 48 mois Avec un acompte de 650 $* +1,000 $ En accessoires sans frais" VOLVO JOHN SCOTTI AUTO LTÉE 4315, boul.Métropolitain Est Saint-Léonard 1 888 378-3167 ^Offres à durée limitée par l'erïtremise des concessionnaires Volvo participants aux acheteurs au détail admissibles seulement, sous réserve de l'approbation de crédit.Exemples de location sur la C30 T5 Level 1 2011.Taux de location annuel de 3,9 % pour 46 mois (à titre informatif seulement : taux de location annuel en vigueur de 6,97 % avec abandon de la remise en espèces pour les clients du financement/location).La mensualité est de 378,18 $ avec un acompte de 650 $ ou valeur de reprise équivalente; première mensualité et dépôt de garantie payables à la signature du contrat de crédit-bail.Obligation de location totale incluant l'acompte est de 18 801,68 $.Les frais de transport et d'inspection préliminaire de 1 715 $, les autres taxes et les frais d'immatriculation, d'assurance et d'enregistrement sont en sus.La location alloue un nombre total de 20 000 km (0,15 $ par km supplémentaire).Les mensualités et les dépôts de garantie peuvent varier selon le choix d'équipements additionnels.Prix d'achat en fin de location, 15 792 $ plus les taxes.**L'offre de 1 000 $ en accessoires sans frais est disponible à la location ou à l'achat d'une Volvo neuve 2010 ou 2011.Le rabais des accessoires sans frais sera déduit du prix des accessoires admissibles avant taxes.Toute portion non utilisée de ce rabais ne sera pas remboursée et elle ne peut pas être accumulée pour s'en servir à l'avenir.À la place de l'offre de 1 000 $ en accessoires sans frais, le client a l'option de recevoir un crédit de 500 $ pour réduire le prix négocié avant taxes des véhicules admissibles.L'offre se termine le 31 mai 2010.Le concessionnaire peut louer à un prix moindre et peut devoir commander ou échanger le véhicule.Certaines conditions s'appliquent.Votre concessionnaire Volvo vous donnera tous les détails.Les véhicules peuvent différer de l'illustration.©2010 La Compagnie des Automobiles Volvo du Canada.« Volvo, pour la vie » est une marque déposée utilisée sous licence par La Compagnie des Automobiles Volvo du Canada.Pensez toujours à boucler votre ceinture de sécurité.Visitez le site volvocanada.com porter raffinée sur toute la ligne T Contactez votre agent de voyages ou reservez en ligne.Nouvelles réservations seulement.Ne peut être combiné à d’autres promotions et programmes.Voyagez avant le 15 décembre 2010.yporter.com A 6 LE DEVOIR LE LUNDI 17 MAI 2010 EDITORIAL Crise de l’euro Fin de partie Les dirigeants européens sont confrontés à un défi qui étant colossal est simple à formuler: soit ils prennent la voie débouchant sur la gouvernance économique commune, soit ils jettent l’éponge parce qu’ils sont incapables de s’entendre.Si cette dernière hypothèse l’emporte, alors l’euro sera condamné au bûcher d’ici deux ans.Fin de partie.L Serge Truffaut es titres qui coiffent les articles que les journaux européens consacrent ces jours-ci à la spirale monétaire témoignent de l’angoisse économique, au demeurant brutale, qui traverse toute l’Union européenne.En voici quelques exemples: «Zone euro: changer ou mourir», «Faut-il brûler l’euro», «Réparations urgentes», ou encore celui qui orne une analyse de 13 pages (!) parue dans Der Spiegel, «La mère de toutes les bulles: les dettes nationales pourraient plonger la zone euro en faillite».On l’aura compris, tous témoignent de l’inquiétude qui circule aussi bien dans les réseaux économiques que dans les chancelleries.Sa nature, sa cause?Le fédéralisme intrinsèque à la monnaie unique doit se traduire par un fédéralisme économique sup- -_ posant une supervision, qui pour l’instant ne > dit pas son nom, des budgets nationaux, une ' harmonisation fiscale, une réduction des 1 écarts de compétitivité, la mise sur pied d’un ~ dispositif permanent de gestion des crises.Quoi d’autre?Accorder à Bruxelles davantage de surveillances macro-économiques.Ces propositions, qui grefferaient de nouveaux pouvoirs à ceux que détient déjà Bruxelles ou, dit autrement, qui entraîneraient une délocalisation de certains pouvoirs nationaux, ces propositions donc, ont fait hurler certains.La Suède plus que tout autre qui a martelé un «pas question».En Allemagne, en France et dans certains pays du Nord, on s’oppose avec une certaine fermeté à la permission qui serait accordée à la Commission européenne de poser un regard sur les grandes lignes des budgets des pays avant que les parlementaires de ces pays les aient étudiées et discutées.A Londres, tout occupé à négocier un programme de gouvernement avec les libéraux-démocrates, le nouveau premier ministre Dave Cameron ne s’est pas prononcé.Mais quand on sait que les conservateurs dont il est le chef ont fait campagne sur moins d’Europe, voire sur le rapatriement de certains pouvoirs actuellement entre les mains d’une fonction publique bruxelloise qu’ils fustigent depuis des lunes, quand on sait qu’üs écartent à jamais toute adoption de l’euro, quand on sait cela, la riposte britannique aux solutions envisagées est facile à deviner.Simultanément à ces allers-retours entre Bruxelles et les diverses capitales du continent, on a assisté à un étrange épisode.Voüà, après la digestion ardue d’un plan d’austérité par les députés grecs, le Portugal et la France ont annoncé que la restructuration budgétaire était à l’ordre du jour.L’Espagne?Le premier ministre, José Luis Zapatero, a décliné son plan d’austérité qui s’additionne aux resserrements de vis annoncés antérieurement.L’étrangeté?Les Bourses ont chuté dans la foulée de ces annonces conséquentes, elles, aux chutes de la semaine précédente provoquées, elles, par l’indiscipline budgétaire de ces pays.n en a été ainsi, tenez-vous bien, parce que les marchés jugent désormais que ces cures de jansénisme bnancier vont ajouter de la crise à la crise.Qu’eUes vont prolonger la récession dans certains pays, qu’eUes vont favoriser la déflation.Et que, ce faisant, ces cures vont causer certains dommages aux exportations de produits Mode in Germany, aux produits bnanciers des banques britanniques et françaises, etc.Bref, c’est la quadrature du cercle.Hélas! Malgré la déstabilisation de la zone euro, mais aussi de l’Union européenne, certains dirigeants inclinent plus vers le repli que vers une gestion commune du risque, plus sur les ressorts protectionnistes que sur l’essentiel, la vitale harmonisation bscale que réclamait il y a une vingtaine d’années Jacques Delors! A la décharge de ces dirigeants, il faut bien admettre que les opinions publiques sont très remontées contre l’Union européenne.En Allemagne, on parlait la semaine dernière d’une flambée du sentiment antieuropéen.C’est dire l’urgence qu’il y a à effectuer des changements propres à redonner au politique certains des pouvoirs alloués à l’économique pour être dans l’air du temps d’une époque révolue.Celle qui prévaut aujourd’hui exige un retour de balancier.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO fou(< UN pu /SPfrtEl'/Wej ?Auûi^ î -vtfto-oy.n Accueillir oui, mais selon nos capacités On peut lire ce matin dans nos journaux que «Québec a mal évalué sa capacité d’intégrer les immigrants», fin de la déclaration du vérificateur général du Québec, Renaud Lachance.Dire qu’un président de la SSJB de Montréal avait soutenu que j’étais raciste pour avoir dit la même chose lors d’un congrès de la Conférence des peuples de langue française» se tenant à Rivière-du-Loup à la fin des années 80, souli^ant l’incapacité du Québec d’intégrer, voire d’assimiler, des immigrants à cause de plusieurs facteurs, dont le facteur-peau entre autres facteurs, ayant constaté que plusieurs employeurs refusaient d’embaucher cette qualité d’immigrants.Bien sûr, d’autres facteurs font que certains groupes d’immigrants auront des difficultés à s’intégrer à la «nation québécoise», dont celui de la religion n’est pas étranger à ceux-ci.Cela dit, nous devons convenir que le vérificateur du Québec démontre un grand et certain courqge lorsqu’il démontre l’incapacité de l’Etat à évaluer correctement l’intégration des immigrants, risquant, dès lors, d’être montré du doigt du haut de la «grandeur» de groupes intellectuels et d’individus de la go-gauche de la mouvance politico-angélique, pour qui, J’im-migrant possède tous les droits, et les Etats tous les défauts, et surtout, tous les «devoirs» envers ces nouveaux Québécois.Nous, citoyens du Québec, devons reconnaître que le vérificateur du Québec a visé juste, et que notre gouvernement se doit de réévaluer ses conditions d’adpiission d’immigrants, et le nombre que l’État du Québec peut accepter.La ministre de l’Immigration du Québec doit tenir compte de ces re- LETTRES marques, et de celles de M.Termote, prononcées devant les membres de l’Adas la semaine dernière, avant de définir le nombre d’immigrants que le Québec peut accueillir cette année et les années subséquentes.Le bonheur des immi^ants étant relié, à n’en pas douter, à leur intégration à la société d’accueil, ce dont nos États devraient tous s’inspirer! Jacques Bergeron Montréal, le 13 mai 2010 La messe du corps Le peuple s’unifie habituellement autour d’une grande cause.Au Québec, les grandes causes étant à l’agonie, on se rabat sur le sport Salvador Dali affirmait «Le sport, c’est la messe du corps.» Le sport permet de célébrer, de fêter, de se refaire la dimension grégaire.Le sport engendre des rites, des invocations, des chants animés, des communions, des cris de victoire.Cependant l’homo ludens doit toujours demeurer un homo sapiens.Éa sortie de la grand-messe sportive occasionne, de plus en plus, des gestes choquants, du grabuge circonstanciel, des accrochages, des altercations, des bagarres, des chamailleries, des dégâts, des disputes, des dommages, des prises de bec, des bris de vitrines.L’harmonie des chants rassem-bleurs est souvent brisée par une poignée de fanatiques casseurs.Il faut le déplorer.Tout faire pour l’éviter.11 faut si peu de monde pour briser l’atmosphère d’une fête populaire: quelques fêtards éméchés, une poignée de bordé-leux enivrés, des déboussolés fanatiques incapables de vivre la défaite de l’opposant Tout le monde connaît le vieux «Panem et circenses» (Du pain et des jeux) des Romains.C’est le plus facile exutoire qu’un peuple peut trouver pour effacer la lassitude populaire.Il ne faudra pas que les ba- garres de rues, plus ou moins maîtrisées par les policiers, viennent empêcher le goût de fêter.L’être humain est festif.11 y trouve la sagesse du vivre ensemble, la joie communicatrice aisément partagée.Que chacun fasse en sorte qu’à la fin de la prochaine grand-messe, les fidèles, processioimant la coupe au cœur d’une masse joyeuse, arrivent à fêter dans la paix et l’harmonie.Les gens ont bien le droit une ou deux fois par aimée, d’oublier, ne serait-ce qu’un seul instant la grisaille du quotidien.Nestor Turcotte Matane, le 13 mai 2010 Malaise dans les commissions scolaires Il faut avoir été en contact avec certaines commissions scolaires pour se rendre compte que le vérificateur ne parle pas dans le vide.Il y a les grosses commissions scolaires qui ont les moyens d’ipviter les fonctionnaires du ministère de l’Éducation à des réceptions dans les meilleurs restaurants et il y a les petites, dont certaines de langue anglaise, qui tirent le diable par la queue sur le plan financier, donc qui n’ont pas les moyens d’aller au restaurant.Lorsque le président d’une commission scolaire, avec quelques commissaires et fonctionnaires, arrive à un rendez-vous d’affaires au ministère à f fh30, il faut bien comprendre que les affaires se régleront au restaurant, autour d’une bouteille de vin, dans une ambiance très conviviale.Cela n’est qu’une facette de la situation qui règne dans ce milieu.Le vérificateur doit frapper encore, car le présent gouvernement n’a pas le caractère ni la compétence pour s’attaquer à cette grosse machine.Jean-Marie Desgagné Québec, le 13 mai 2010 LIBRE OPINION Le Québec, uni par quoi?JEAN BEAUDIN Gatineau Le Québec, uni par la religion?Non, je ne crois pas.Fondamentalement, parce que la pratique de la religion ou de toute forme de spiritualité est une démarche individuelle, personnelle.Et aussi parce que la religion a un énorme pouvoir de désunion lorsqu’elle devient la proie du dogmatisme et du fanatisme.Uni par la culture?Assurément.Mais la culture est une notion englobante tellement vaste, difficile à cerner et à définir d’une manière unanime.On peut ratisser très large en matière de culture.Selon l’UNESCO, la culture peut aujourd’hui être considérée, dans son sens le plus large, comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social.Elle englobe, outre les arts, les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.Et selon le sociologue québécois Guy Rocher, la culture est un ensemble lié de manières de penser, de sentir et d’agir plus ou moins formalisées qui, étant apprises et partagées par une pluralité de personnes, servent, d’une manière à la fois objective et sjmibolique, à constituer ces personnes en une collectivité particulière et distincte.La culture unit donc, certes, mais dans une optique très large, trop large selon moi pour pouvoir pour être considérée comme le facteur unificateur déterminant et incontestable.Uni par les valeurs?Sans aucun doute, mais par des valeurs communes à bien des gens, d’ici et d’ailleurs, des valeurs que l’on qualifie souvent d’universelles et que toute société évoluée souhaite véhiculer dans toutes ses sphères d’activité.La famille, la tradition, l’égalité, la fraternité, la liberté, la fidélité, le respect, la justice, l’entraide, le partage, l’intégrité, la loyauté, le courage, l’honnêteté, l’équité, la responsabilité, par exemple, sont des valeurs planétaires qui soudent le genre humain dans son ensemble.Il existe aussi une multitude de valeurs institutionnelles et organisationnelles.Bref, tout comme les définitions de culture, les valeurs se déclinent à la centaine.Uni par la langue?Au-delà de tout! La langue est au cœur de notre quotidien, du soir au matin, au cœur de nos échanges, de nos pensées, de nos rêves, de nos réflexions, de nos discussions, au travail, à la maison, au troquet, en amour, partout.Elle nous accompagne constamment.Élle ne nous quitte jamais.Elle nous permet de nous exprimer et de communiquer par écrit et verbalement, d’interagir et de nous affirmer.Au Québec, le français est l’outil unificateur qui nous permettra de redresser l’échine et d’orienter ensemble notre destinée.Sans le français, nous nous diluerons et serons absorbés par l’anglais.On ne peut d’ailleurs nier que l’intrus est d’ailleurs bien présent.Il faudra que la loi f Of morde beaucoup plus fort.Le but n’est pas d’empêcher les anglophones, les Italiens, les Chinois, les Portugais, les Arabes, etc., de parler leur langue maternelle entre eux, à la maison aussi bien que dans la rue.11 faut plutôt faire en sorte que tous les citoyens québécois, peu importe leur nationalité d’origine, puissent travailler, fonctionner, demander des soins de santé et lire la réglementation municipale en français.On parlera alors d’une véritable intégration.Affirmer notre identité française C’est à partir de ce constat d’intégration linguistique que le véritable échange interculturel peut se faire.Autrement, c’est de l’envahissement et du piétinement.Si nous abandonnons notre langue au profit de l’anglais, nous sommes cuits.Il faut affirmer notre identité française, sans quoi le Québec risque de se transformer en «Kwebek» (dixit Josée Legault, dans Voir Ou-taouais, 29 avril 2010).L’Italie ne serait pas l’Italie sans l’italien, l’Allemagne pas l’Allemagne sans l’allemand, le Japon pas le Japon sans le japonais et.le Canada pas le Canada sans l’anglais.Et le Québec alors.C’est simple, pour être véritablement Québécois, il est impératif de parler français.Et le Québec ne pourra survivre sans le français.11 faut donc que chaque Québécois sans exception puis- se s’exprimer en français.11 faut prendre tous les moyens démocratiques en place pour maintenir, renforcer et affirmer incontestablement et juridiquement le caractère français du Québec.J’ai récemment passé deux semaines à Cuba, et j’étais fier d’avoir appris suffisamment d’espagnol pour pouvoir me débrouiller dans l’idiome local de ce merveilleux pays.Dans une telle optique, j’ai du mal à comprendre que des unilingues anglophones et des allophones anglophiles choisissent de s’établir à demeure au Québec (et non uniquement pour deux semaines) sans accorder la moindre importance à la langue d’usage et d’accueil! Qualifier cette attitude d’inconcevable est un euphémisme.Je vis à Gatineau, qui est un puissant pôle d’attraction pour les anglophones de la grande région d’Ottawa.L’anglicisation de cette ville frontalière s’intensifie dangereusement.Le phénomène est d’ailleurs probablement plus prononcé encore qu’à Montréal.Tout simplement à cause de la proximité de l’Ontario.Et le phénomène n’est même plus insidieux, les nouveaux arrivants entrant au Québec à pleine porte pour s’y établir au rabais, les maisons étant beaucoup moins chères que du côté ontarien.Les politiciens en place à Gatineau et à Québec sont soit aveugles, soit inconscients, soit complices.Faites vos jeux.Mais pensez-y bien.L’enjeu du français, de la survie de notre langue est majeur, déterminant, vital.Pensons-y bien. LE DEVOIR LE LUNDI 17 MAI 2010 A 7 IDEES Réalisation de soi et surconsommation Au Québec, les fourmis sont devenues cigales Il est grand temps de mettre en place des stratégies de soutien à l’épargne pour les ménages à revenus modestes, principalement pour nos jeunes familles CAMIL BOUCHARD Professeur et chercheur à l’Université du Québec à Montréal et membre du Centre de recherche sur les politiques et le développement social de l’Université de Montréal Association des comptables L généraux accrédités du Ca- nada (ACGAC) publiait le J 11 mai un rapport qui conlir-' me encore une fois le surendettement des ménages et plus particulièrement des j jeunes familles.Selon cette I étude, «si les taux d’intérêt hy- I pothécaires augmentent de deux points de pourcentage, les familles à revenu moyen ou élevé risquent de devoir resserrer leur budget, en réduisant diverses dépenses de 9 % à 11 %» si elles souhaitent respecter leurs obligations en matière de logement, d’impôts, de nourriture et de transport.Nous vivons dangereusement.L’endettement des ménages québécois n’est pas en reste.Entre 1998 et 2008, le ratio dettes et revenus annuels a augmenté de 44 %.Sur chaque tranche de 100 dollars de revenus annuels disponibles, les ménages québécois en doivent en moyenne 137.Et cet endettement n’est pas seulement le fait d’hypothèques remboursables à long terme.En l’espace de 20 ans, le taux d’endettement à la consommation, ce que l’on appelle les dépenses courantes, est passé de 4,5 % à 38 %, un bond de plus de 700 %.Selon l’étude de l’ACGAC, les dépenses courantes constituent le premier motif d’emprunts des ménages.Pendant ce temps, l’épargne personnelle des ménages québécois chutait systématiquement, passant de 10 $ par tranche de 100 $ de revenu disponible à 2 $, une peau de chagrin.De fourmis à cigales Comment se fait-il que de fourmis qu’ils étaient les ménages québécois se soient transformés en cigales?On peut poser avec certitude que cela n’est pas étranger à l’accès au crédit, alors que le taux directeur est passé de 4,75 % à 0,25 % en 20 ans.Mais on peut aussi penser que les valeurs des Québécois ont profondément changé au cours des 40 dernières années.Avant la Révolution tranquille, et avant que nous connaissions la prospérité et l’aisance, l’éducation à la citoyenneté, qui se faisait beaucoup et explicitement à l’école, portait des noms étranges comme bienséance, obéissance et charité.La frugalité et la prudence, si on veut l’épargne, étaient valorisées et concrètement encouragées notamment par l’accès à un réseau de Caisses populaires scolaires.La modernité engendrée par la prospérité économique et la laïcisation du Québec a libéré l’individu d’un conformisme étouffant pour le remplacer par un autre idéal: celui de la réalisation de soi.Cette valeur de réalisation de soi que nous chérissons légitimement désormais, et qui a largement et heureusement soutenu le mouvement de libération de la femme, a aussi pris la forme de la surconsommation de biens.Cette modalité de réalisation de soi s’est discrètement, mais solidement, ancrée dans nos choix de vie quotidiens sans qu’on en débatte vraiment et sans qu’on y fasse explicitement et massivement contrepoids par l’encouragement à adopter d’autres modalités de réalisation de soi.r Ecart entre riches et pauvres Non seulement cet endettement met-il à mal la sécurité financière des familles, mais il contribue sans doute aussi à la construction REUTERS En l’espace de 20 ans, le taux d’endettement à la consommation, ce que l’on appelle les dépenses courantes, est passé de 4,5 % à 38 %, un bond de plus de 700 %.progressive d’une attitude de repli sur soi.Dans un contexte d’endettement, l’effort à consentir, à travers les impôts, pour assurer l’accès à des ressources et à des services communs perd des adhérents plus motivés à améliorer leur propre sort que celui des autres, comme si notre sort personnel ne dépendait pas largement de celui des autres.Qn oublie, par exemple, que l’écart entre riches et pauvres est le plus petit au Québec que n’importe où en Amérique du Nord, ce qui nous assure une plus grande cohésion sociale et une plus grande sécurité: le taux de crimes violent est de 59 par 1000 habitants au Québec comparé à f60 en Alberta, et 106 au Canada.Et on blâme l’État trop gros et ses programmes trop généreux de l’étouffement financier dans lequel nous nous retrouvons.Charge fiscale Alors, que faire pour changer le cours des choses, et pour nous prémunir contre un repli sur soi qui ne ferait rien d’autre que de refuser aux prochaines générations l’accès à des programmes et des services visant le bien-être et le développement de tous?À court terme, un devoir éthique s’impose à nos leaders politiques: abandonner un discours opportuniste et électoraliste pour un discours plus engageant et plus solidaire.Durant les dernières années, la population s’est fait chanter sur tous les tons, principalement par des formations politiques en mal de pouvoir, le refrain selon lequel elle serait la plus imposée en Amérique du Nord et qu’elle n’en avait pas pour son argent.De fait, ces affirmations sont largement contredites par les plus récentes analyses de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques l’université de Sherbrooke.Ces analyses démontrent que la charge fiscale nette des Québécois (c’est-à-dire, lorsqu’on soustrait des impôts et cptisations les prestations fiscales offertes par l’État) est moins lourde que celle des Américains et des Canadiens, surtout pour les familles avec enfants.Par exemple, une famille monoparentale québécoise ne contribue pas, mais reçoit de l’État l’équivalent de 28 % de son,revenu, à comparer à 14 % au Canada et 1 % aux États-Unis.Poru les familles biparentales avec deux enfants et revenu moyen, la charge fiscale nette est 12 fois plus légère au Québec qu’au Canada.Le devoir des politiciens est d’informer cqrrectement la population et de s’assluer que l’État puisse offrir à chacun une chance égale de développer son plein potentiel et d’accéder aux moyens de participer de plain-pied, non pas à une consommation effrénée, mais à la vie sociale, culturelle et économique de sa communauté.Crédit d’épargne À court terme également s’impose une réforme de la fiscalité qui encouragerait les consommateurs que nous sommes à plus de frugalité et plus de prudence.11 est grand temps de mettre en place des stratégies de soutien à l’épargne pour les ménages à revenus modestes, principalement ppur nos jeunes familles.Par exemple, dans 35 États américains, en Angleterre, à Taiwan et dans quelques communautés canadiennes, des expériences concluantes ont été menées avec la création de comptes de développement individuel (GDI).Essentiellement, il s’agit d’aider les familles à revenu modeste à épargner en appariant un crédit d’épargne équivalent ou supérieur à chaque dollar économisé par les participants.Selon la nature du projet, le crédit d’épargne peut être financé par les gouvernements, par des fondations ou par d’autres organismes.Le détenteur d’un GDI pourrait, dans un tel programme, investir le montant accumulé des épargnes personnelles et du crédit apparié dans une part de coopérative de logements.Bien commun Dans une perspective à plus long terme, il faut offrir à nos enfants une école où ils acquièrent les bases d’une compétence civique, c’est-à-dire la capacité de se définir une identité personnelle propre forte, mais qui se bâtit sur des connaissances leur permettant une participation attendue au développement d’une société viable et équitable.Une école où l’initiative et la créativité personnelle sont mises à contribution dans l’amélioration de l’environnement, de la communauté, de la société, du pays et du monde et dans l’enrichissement collectif.Une école où «chacun pour soi» s’écrit «chacun pour les autres».Sans cet effort conscient, sans cet effort explicite et sans une adhésion populaire à ces apprentissages, il y a fort à parier que la social-démocratie québécoise ne tiendra pas le coup.Une nouvelle conscience sociale est à construire.À l’individualisme, à la surconsommation, l’école québécoise québécoise doit opposer, avec conviction et en s’appuyant sur assentiment populaire solide, une volonté de redonner une place plus importante à la citoyenneté du bien commun.G’est à fréquenter l’école de l’autonomie responsable que l’on doit convier les enfants et les jeunes du Québec.En termes clairs, cela veut dire une éducation où la compétence personnelle est au rendez-vous en même temps que le souci de l’autre.Débat sur l’avortement Je l’affirme et je l’assume: je suis pro-choix E LISE VIGEANT n lisant l’article «Les pro-vie se mobilisent», dans l’édition du Devoir du 14 mai 2010, j’ai été outrée de constater qu’en 2010, le débat sur l’avortement rallie encore de soi-disant porteurs de bonnes nouvelles qui osent déclarer que nous sommes arrivés à la nouvelle ère de la bonne conscience où l’avortement est impensable.Sous quel masque se cachent-ils, ces hommes et ces femmes du mouvement provie?De quelle vérité sont-ils prétendument détenteurs?Qui sont-ils pour accuser des femmes qui ont fait ou devront faire le GHQIX de ne pas rendre leur grossesse à terme?Quand va-t-on comprendre que ce choix, et ce, peu importe les raisons souvent discutées avec le conjoint, n’appartient qu’à celle qui porte son enfant?Que ce choix, si intime soit-il, n’est pas pris à la légère et est très souvent réfléchi?Qui sont-ils, même ceux qui portent le titre de cardinal, députés ou autre, pour juger de ce choix?Idéologie Je suis tentée de faire une analogie avec la lapidation, pratiquée autant par des hommes que par des femmes, envers des personnes accusées d’adultère.Gette pratique barbare pratiquée encore dans certains pays se rapproche de ces accusations portées envers celles qui désirent se faire avorter, par ces individus ralliés au groupe pro-vie et qui, inlassablement, prétendent connaître la «vérité».Les pierres sont remplacées par le fiel découlant de leur idéologie.À vouloir punir l’avortement, jusqu’à placer ainsi la femme dans le rang des criminels.Qn apprend maintenant que le projet de loi du privé visant à criminaliser le fait de contraindre une femme à se faire avorter était en fait une première étape dans la lutte contre l’avortement.Dans le caucus pro-vie, on y tient des propos qui enfreignent à mon avis toute liberté individuelle.Case départ Lorsque le cardinal Marc Quellet prend la parole pour encenser ce gouvernement de plus en plus de droite et dont les décisions idéologiques commencent grandement à m’effrayer, je suis perplexe.J’ai l’impression de revenir à la case départ.Les propos énoncés par ce cardinal me semblent d’une époque que l’on pensait révolue! Notre gouvernement a eu le courage de résister aux pressions qui voulaient faire financer des programmes d’avortement dans les pays du tiers monde, dit-il.Encouragé par les applaudissements de la foule, il en rajoute: mais nous voudrions voir plus de courage pour qu’on fasse plus poru défendre au Ganada les enfants non encore nés.Stupeur.Je suis réellement inquiète pour toutes ces femmes au-dessus desquelles pend une épée de Damoclès.Propos lapidaires Je suis tout à fait consciente du fait que l’avortement peut être difficile à vivre et doit apporter son lot de culpabilité et de remords.Toutefois, la mobilisation soutenue par le mouvement d’origine américaine Silent No More, mouvement de femmes disant regretter leur avortement, est à mon avis un des nombreux reflets de la société, celui où on n’assume pas ses choix et on tente d’en faire porter le poids aux autres.Ge groupe de femmes se disent victimes d’une situation.Mais comment une femme qui a déjà fait le choix de se faire avorter peut-elle aujorud’hui le refuser poru d’autres?11 y a des luttes qui sont constamment remises sru le tapis.Gelle-ci me tient particulièrement à cœur.Je me devais de réagir à cet article.Ges femmes qui optent pour l’avortement n’ont pas besoin du pouvoir des uns et des accusations des autres.Laissons-leur le courage et la liberté de leur choix.Ainsi, leur cœur ne sera pas merutri par des propos trop radicaux et lapidaires.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Gerald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Marie-Andree Choumard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair Cirmo (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales), Fabien Deglise (consommation), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Brian Myles (justice et faits de société), Louise-Maude Rioux Soucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) , information politique Michel David (chroniqueur), Helene Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côte (correspondants parlementaires a Ottawa), Antoine RobitaïUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Alec Castonguay et Kathleen Levesque (reporter) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baülargeon (médias), Frederique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Pare (reporter), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l’information), François Desjardms (reporter), Eric Desrosiers (reporter), Alexandre Shields (reporter), Dominique Reny (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thématiques) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) ,Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Paul Cauchon et Benoît Munger (responsables du site Internet), Jean-Jacques Coulombe et Érnilie Folie-Boivm (commis Internet) , Amelie Gaudreau (secretaire a la redaction), David Dumouchel et Etienne Plamondon-Emond (commis a la redaction) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa) PUBOClTE Sylvain Grimard (directeur adjoint) de BiUy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Stephanie Deziel, Véronique Langlois, Amebe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Elyssa Porber, Chantal Ramville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eilion, Yannick Morm, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Sonia Chamberland (en remplacement de Caroline Simard) (responsable service a la clientèle), Nancy Beaubeu, Manon Blanchette, Nathalie Füion, Marie-Lune Houde-Brisebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Büyakova (responsable des services comptables), Claudette Bebveau (adjointe administrative), Celme Euro y, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Page, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR, LE LUNDI 17 MAI 2010 ACTUALITES MASOIS SUITE DE LA PAGE 1 Le seuil de la majorité en chambre est de 63.Or, les libéraux ont 66 sièges, les péquistes, 50, TADQ, 4, Québec solidaire, 1.Il y a 3 indépendants et 1 siège vacant, Vachon.(Camil Bouchard a démissionné le 15 décembre.Selon les règles, le premier ministre a jusqu’au 15 juin pour déclencher un scrutin.Mme Marois craint que le chef libéral ne s’arrange pour que l’élection partielle tombe en plein été, en période de vacances.) Quant à un éventuel scrutin général anticipé, la chef péquiste y voit un scénario possible: «B y a un risque que cela lui arrive.[Jean Charest] a demandé à M.Tomassi de quitter son caucus.By a actuellement un député [Claude Béchard] qui est aux prises avec des problèmes de santé.By a un risque.Mais c’est à lui de l’assumer.» Si une telle situation se présentait, elle n’hésiterait
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.