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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2010-06-19, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 JUIN 2010 ESSAIS Tariq Ramadan: entre théologie et fanatisme Page E 13 FESTIVAL INTERNATI DE MONTREAL FRED PROUSER REUTERS Le fleuve, la ville et Allen Toussaint J Il y a tout d’abord un fleuve réputé capricieux, donc boueux: le Mississippi.Puis il y a une ville dont le propre du nom a une origine un brin royaliste: La Nouvelle-Orléans.Il y a enfin, il y a surtout, un homme: Allen Toussaint, un initié au jazz antique, un affranchi des modes, qui est aussi maître des rythmes chaloupés.SERGE TRUFFAUT En trente années plus une de Festival de jazz, Allen Toussaint, comme dans Toussaint Louverture, qui le premier mit fin à l’esclavagisme dans les Amériques, et comme dans la Toussaint, la fête des morts ou de tous les saints, c’est au choix, en 31 ans donc.Allen de son prénom est venu une fois.Il a joué une fois et une seule pour accompagner quelqu’un et non s’accompagner lui.De qui s’agit-il?De Paul Simon, l’architecte d’un pont survolant les eaux troubles.Pour la première fois, il va jouer en tête.La tête d’affiche.Une belle et joyeuse affiche puisqu’il a rameuté, pour son show au théâtre Jean-Ducep-pe, «ceussent» avec lesquels il a brouillé toutes les cartes du jazz en 2009 en publiant le splendide The Bright Mississippi.Paru sur étiquette Nonesuch, produit par Joe Henry, cet album a fini en tête de bien des listes des meilleurs disques de l’année en plus de remporter la palme de l’Académie Charles-Cros, sise en vieille France.Autrement dit comme en clair, Marc Ribot, le guitariste qui n’a pas son pareil pour piquer la note, Nicholas Payton, le trompettiste de la note grasse, David Piltch, le contrebassiste qui veille au grain.Don Byron, le clarinettiste de tous les styles, et Herman Lebeaux, le batteur franco comme franc, seront de la partie, qui s’annonce comme la meilleure des parties inscrites au programme de ce 3 F.Bon, voilà pour le factuel.En remontant le fleuve Maintenant, que faut-il retenir?Sur quoi insister dans ce qui fait la singularité de ce grand bonhomme?Probablement ceci: Allen Toussaint est l’exécuteur testamentaire et non l’héritier d’une musique forgée à même des musiques sur une place baptisée Congo Square, en plein cœur de La Nouvelle-Orléans.Depuis qu’il existe sur scène, depuis qu’il manipule les boutons des studios, depuis qu’il arrange pour autrui, depuis qu’il compose, depuis qu’il pianote.Monsieur Toussaint prend un soin méticuleux à préserver l’intégrité d’Armstrong et de Professor Longhair, de James Booker et de Bun-ky Johnson, d’Alphonse Picou et de Sidney Bechet, et celle plus particulière de Ferdinand La Menthe, surnommé Jelly Roll Morton.Pourquoi ce dernier?Parce qu’il avait fait imprimer sur sa carte professionnelle la fonction suivante: «inventeur du jazz», qui est d’ailleurs une créolisation du verbe irançais «jaser», comme dans «Jazz me blue».De-que-cé?C’est facile à deviner.Toujours est-il que, dans Bright Mississippi, il redéploie les beautés jamais vénéneuses qu’il va mettre en lumière la semaine prochaine.Les- quelles?Egyptian Fantasy de Bechet, le iameux St James Infirmary qu’Armstrong, notamment, s’appropria, le Winin’Boy Blues de Jelly Roll Morton et Blue Drag de Django Reinhardt Et c’est pas tout On l’a peut-être oublié, mais si le jazz a été conçu à l’embouchure du Mississippi, il s’est étoffé à Saint-Louis avant de s’enregistrer à Chicago.Comment cela est-il arrivé?En remontant le fleuve.Ensuite, il a bifurqué vers Detroit, New York, Los Angeles, le désert, la montagne et la lune.Et ce, grâce notamment à Duke Ellington et 4 Thelonious Monk.À ces deux-là, ces géants, ces dieux et non ces monstres, «Tous-les-saints» a emprunté trois pièces montées.À Monk, il a «piqué» le morceau-titre The Bright Mississippi.Chez Ellington, qui avait consacré tout un disque à La Nouvelle-Orléans peu avant sa mort, il a puisé Day Dream et Solitude.Mais plutôt que de signer des interprétations suivant à la lettre le parcours de leurs auteurs, il a décidé de les cirer avec le luisant chaleureux qui a lait la fortune musicale de La Nouvelle-Orléans.Là où tous les autres, là où tous ceux qui ont joué les morceaux évoqués se mettent au garde-à-vous, Toussaint choisit toujours la mise en relief de la substantielle moelle, du cœur du morceau.Il n’a pas son pareil pour élaguer, élaguer, élaguer.Pour tordre le cou au racolage.C’est d’ailleurs pour cet art savant qui est le sien que quantité de chanteurs, de groupes rock, ou blues, ou rythm and blues, ou pop, ou on ne sait plus quoi, ont repris ses chansons, quand ils n’ont pas fait appel à ses services.VOIR PAGE E 2: TOUSSAINT SOURCE NONESUCH Photo de couverture de l’albiun The Bright Mississippi (2009) E 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 JUIN 2010 CULTURE Pour un eXcentris revivifié Odile Tremblay On a tous une dette envers Roland Smith.Au cours des quatre dernières décennies, Roland a formé plusieurs générations de cinéphiles, à l’Outremont, entre autres, son fief le plus glorieux.Sa gestion aujourd’hui du cinéma du Parc mérite l’admiration, d’autant plus que ses salles sont petites dans ce sous-sol de la Place du Parc et qu’il se démène comme un beau diable pour y projeter des oeuvres de qualité.Mais sa récente sortie, après sa rencontre avec François Macerola, le président de la SODEC, suscite un vrai malaise.Dans une lettre adressée à celui-ci, en plus de tirer à boulets rouges sur les plans du Parallèle et de la Société de développement Angus (SDA) qui espère acheter eXcentris en y érigeant deux nouveaux écrans, il se déclarait en négociations avec Daniel Langlois afin de louer les trois salles de son complexe.Ajoutant prévoir une rencontre la semaine prochaine pour porusuivre les discussions et, si possible, conclure le deal.Il y eut, on l’apprit, malentendus, et d’anciennes conversations entre Daniel Langlois et Roland Smith furent mal interprétées.Le mécène d’eXcentris ne veut pas le rencontrer pour l’instant.La façon dont la proposition du propriétaire du cinéma du Parc a été faite, par médias interposés, ne l’incite guère à l’écouter.Pas question polu le moment de mélanger les cartes.Daniel Langlois est prêt à vendre son complexe à l’équipe du Parallèle 6 millions de dollars, trois salles et bureaux compris à un prix imbattable, équivalant à un don de 9 millions, parce qu’il croit au projet du Parallèle, pas à un autre.Rappelons que la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, a refusé de demander une dérogation pour pouvoir injecter 12,8 millions dans une aventure qui réglerait bien des problèmes du cinéma d’auteru à Montréal.Le président de la SODEC, Erançois Macerola, fut mandaté pour trouver des solutions de rechange.Celle de Roland Smith pouvait lui apparaître comme une voie viable, car le propriétaire du cinéma du Parc désire mettre en réseau ses trois salles et les trois d’eXcentris.Mais cette avenue semble d’ores et déjà torpillée.Toutes ces altercations noient le poisson.Montréal a besoin d’un point unique de convergence pour le cinéma d’auteur.Chef-lieu Le festival .£ débute ce l SOYEZ DE Lft EÊT^fe" * ®'ê!Hlll|£T SIédition DE MONTREAL Riolmto Alcan ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX Eë] ishso • salle wilfrid-pelletier, PdA CBC 0 Hodlo-Canada Première partie; NADJA Gala d'ouvQrture ŒC A Radio-Canada Cl L’INTERPREŒ DE ' THEWAYWUDOIHE THINGS YOU DO, MYGIRL, '¦ GET READY, CRUISIN', TEARS OFA CLOWN et Ooo BABY BABY.SMOKEY ROBINSON VENDREDI 25 ET SAMEDI 26 JUIN A 19h JARREn, GARY PEACOCK .JACK DEJOHNEHE LUNDI 28 JUIN, 19h DIMANCHE 27 JUIN SAMEDI 3 JUILLET EN VOIX RioTinto Alcan 18 h • THEATRE MAISONNEUVE, PdA PiBiniàre pailo: MELISSA LAVEAUX TRIO 0 sa SS THE MANHAHAN TRANSFER SAMEDI 26 JUIN LUNDI 28 JUIN JAMIE SAFT, ERIKFRIEDLANDER, JOEY BARON, GREG COHEN, MARC RIBOT, CYRO BAPTISTA et plusieurs autre Soirée spéciale avec le JOHN ZORN’S Masada Marafhon JEUD1JUILLET n JAZZ BEAT EU LONNIE PL^GCS ilAMES HURT.TITj PAM RUDOLPH teTOINE RONEYj BITCHES BREW REVISITED VENDREDI 25 JUIN 20h • THEATRE JEAN-DUCEPPE, PdA f en collaboration avec RON DI LAURO Porgy and Bess AS PERFORMED BY MILES DAVIS MERCREDI 30 JUIN [lî [Man JEUD11°'JUILIET MIKE STERN BAND DIMANCHE 27 JUIN RYTHMES Bdl Places assises 20h30* METROPOLIS PiDgiamme double E ^ np PixawiM double JH iiî DIMANCHE 27 JUIN LUNDI 28 JUIN WAX TAILOR ET CARAVAN PALACE JEUDI 1»JUIL1£T VENDREDI 2 JUILLET, 20H • EGLISE ST-JAMES Le 3° Classique annuel du big bond américain BAHLE OF / THE BANDS avec le HARRY JAMES ORCHESTRA etIeARTIESHAW ORCHESTRA DIMANCHE 4 JUILLET, 14h et 18h THEATRE MAISONNEUVE • PdA I/) BILLETTERIE CEISTTRALE ^ DU FESTIVAL: D’APRÈS LES ANCIENS TEXTES MAYAS DU RABINAL ACHI, DU POPOL VUH ET DU CHILAM BALAM DE CHUMAYEL.Mise en scène de Yves Sioui Durand Chorégraphie de Patricia Iraola Du 18 au 27 juin 2010 ______________à20hl Ondinnok* 'Désir secret de l’âme 2o4 PRESENCE AUTOCHTONE 2010 ¦ www.ondinnok.org eXcentris 3536, boul.Saint-Laurent Billetterie : 514-814-8100 E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 JUIN 2010 CULTURE Hommage à Mira, de Winston McQuade Knowlton en arts Danse, théâtre et arts visuels sont au programme de la Rencontre des arts contemporains FREDERIQUE DOYON Un nouvel événement artistique tente de s’implanter dans le petit village de Knowlton, dans les Cantons-de-l’Est.La Rencontre des arts contemporains conjugue danse, théâtre et arts visuels du 23 au 27 juin prochain sur le site de l’T^r Galerie.C’est la propriétaire de la galerie, Maddia Es-querre, qui a conçu et qui dirige la petite manifestation.«Maddia Esquerre caressait ce projet depuis environ cinq ans, mais n’arrivait pas à mettre les bouts ensemble, et j’y croyais beaucoup, raconte au DevoirWm&ton McQuade, artiste invité de cette première édition.J’essaie de dépoussiérer l’idée que les gens se font de l’art contemporain.» Longtemps connu comme animateur et chroniqueur de la défunte Chaîne culturelle de Radio-Canada, M.McQuade, formé aux beaux-arts, a repris sa passion première, la peinture, le dessin, et livre à Knowlton sa 26® exposition, ici en solo, dont le vernissage lancera la Rencontre, mercredi.Qn y trouvera un mélange de collages sur le thème de l’urbanité, qu’il fait depuis quelques années, et d’œuvres plus récentes.«Je suis retourné à mes anciennes amours, conhe l’artis-te-communicateur.Dans les années 60, quand je suis sorti de l’école des beaux-arts, je faisais beaucoup ^f’action painting, ce qu’on appelait à l’époque l’abstraction lyrique.» Dans le fracas des couleurs brutes, primaires — les rouges, bleus, orange et noirs —, se profilent de petits hommages, conscients ou non, ici à Serge Lemoine, là à Picasso ou à Miro.Avis aux gourmands Sous des chapiteaux montés sur le terrain de la galerie se déploiera aussi, jusqu’à la hn du week-end, un musée éphémère exposant des œuvres variées — peintures, sculptures, mix média — d’artistes de la région.Le deuxième soir est consacré au théâtre de papier de l’artiste belge Horta Van Hoye.Présenté dans 17 pays.Histoire de visages met en scène des créatures mi-poétiques mi-fantasques.«L’artiste s’installe sur scène avec des papiers et construit des personnages plus grands que nature», résume M.McQuade.Sous le grand chapiteau, la soirée du vendredi est consacrée à la danse, art dont est aussi entourée Maddia Esquerre, dont le conjoint, Qlivier Wecxsteen, a dansé pour les Ballets de Monte-Carlo et les Grands Ballets canadiens, pendant plusierus années.Les Lumières de la danse pro-pose un spectacle en deux actes.Le premier est signé eZ-danza, la compagnie du suave Edgar Zendejas, ex-danseur des Ballets Jazz de Montréal, aussi associé au Hubbard Street Dance et à la troupe Dan-ceworks de Chicago.11 puise ici aux sources colorées de sa culture mexicaine pour fouiller l’âme humaine avec humour.Le deuxième acte rend hommage à Eva von Genscy, hgure marquante de l’histoire de la danse québécoise.Eidèle alliée de Ludmilla Chiriaeff aux premiers balbutiements des Grands Ballets canadiens, la danseuse et professeure a aussi cofondé les Ballets Jazz de Montréal.Qlivier Wecxsteen interprétera Anfr, un solo chorégraphié pour l’occasion par Val Caniparoli, et Zendejas livrera Breve enlace, une pièce plus dramatique.Galeriste, artiste et enseignante, Maddia Esquerre porte aussi le tablier d’un petit restaurant au sous-sol de sa galerie.Ses tapas, sa spécialité, en font l’une des bonnes tables de l’Es-trie, paraît-il.Avis aux spectateurs gourmands.Le Devoir JEAN TREMBLAY Le chorégraphe Edgar Zendejas MUSIQUE CLASSIQUE Les 10 défis de Yannick NézefnSéguin CHRISTOPHE HUSS En glanant le poste de directeur musical de l’Qrchesfre de Philadelphie, Yannick Nézet-Séguin a dû surprendre même ses plus fervents admirateurs.La direction musicale de l’un des Big Live américains, du Philharmonique de Berlin ou de l’Qrchesfre du Concertge-bouw est l’un des sept nirvanas auquel tout chef d’orchestre symphonique aspire.Pour Yannick Nézet-Séguin, la félicité vient à 35 ans, avec son lot de défis.En voici quelques-uns.1.Gérer le calendrier Directeur artistique de l’Qr-chestre métropolitain, directeur musical du Philharmonique de Rotterdam, premier chef invité du Philharmonique de Londres, directeur musical désigné de l’Qrchesfre de Philadelphie, des invitations un peu partout et des opéras à New York ou à Salz-boiug: il y a de quoi perdre le fil des choses.Une très habile gestion des programmes est nécessaire pour qu’une expérience nourrisse la suivante.Par exemple, le 30 juin, aux Concerts populaires à Montréal, Yannick Nézet-Séguin rodera en version de concert le Don Giovanni de Mozart qu’il dirigera à Salzborug cet été.C’est utile et astucieux.2.Faire des choix à terme Les contrats actuels mènent Yannick Nézet-Séguin jusqu’en 2015 à Montréal, 2015 à,Rotter-dam et 2014 à Londres.A Philadelphie, il sera présent deux semaines en 2010-2011; puis cinq semaines et sept semaines en 2012-2013.La vitesse de croisière de 15 à 16 semaines par saison sera atteinte entre 2013 et 2017.Les semaines gagnées le sont d’abord sur les contrats de chef invité.Qn peut imaginer que le chef se réservera quelques collaborations prestigieuses; Salzborug par exemple.Mais avec le cœur et l’esprit à Philadelphie, il est probable que le «double bill» européen Londres-Rotterdam s’avérera trop lourd.Le choix sera cornélien, d’autant que Londres reste une plaque torunante importante de l’industrie musicale.A 3.Etre a la hauteur La confiance en lui et l’excitation de relever des défis seront une clé du succès de Yannick Nézet-Séguin.C’est dans l’expérience de Philadelphie qu’il révélera toute l’étendue de son talent et fera taire les doutes de ceux qui trouvent que le Metropolitan Qpera aurait dû s’apercevoir de son existence musicale avant que Jacqueline Desmarais achète une nouvelle production de Carmen et de ceux qui remarquent que Rotterdam, la ville clairvoyante qui a repéré Yannick Nézet-Séguin dès 2006, n’est autre que la cité abritant le centre névralgique de l’ensemble des activités européennes de Power Corporation, par l’entremise ,de la holding Parjointco N.V.A ces derniers sera opposé le vote unanime des musiciens en sa faveru.Quoi qu’il en soit, l’histoire de l’art a indissociablement lié artistes et mécènes, et Yannick Nézet-Séguin est indéniable- PEDRO RUIZ LE DEVOIR Yannick Nézet-Séguin, iors du iancement de ia saison de i’Orchestre métropoiitain, en 2008.ment talentueux.Ce talent est-il tel qu’il puisse se comparer à Stokowski, Qrmandy ou Bernstein?Philadelphie apportera cette réponse.Le terrain sera évidemment plus miné que celui de Montréal, oû l’Qrchestre métropolitain sanctifie son chef.4.Faire taire les doutes Quelques mois après avoir frôlé la banqueroute, le Philadelphia Qrchestra se redresse spectaculairement, avec une nouvelle direction, un don historique de 50 millions de l’Annen-berg Foundation, la création d’un «bridge fimd» de 8 millions rassemblé auprès des membres du conseil d’administration et un miraculeux passage en trois mois du déficit prévu de 7,5 millions à 1,625 million de dollars grâce à des «healthy annual giving and special contributions», selon les déclarations d’une porte-parole.Le Devoir n’a pas, poru l’heure, obtenu de réponse à sa demande de précisions sur le détail de ces «spécial contributions».Au moment de cette embellie, Yannick Nézet-Séguin a bénéficié de la volonté de créer un électrochoc, d’envoyer rapidement un message artistique fort.11 a donc été nommé après seulement deux visites, dont, comme l’analyse David Patrick Stearns du Philadelphia Inquirer, la seconde a fait naître chez certains des doutes tempérant le choc amorueux initial.Ceux-ci souhaitaient temporiser et attendre le troisième concert.Yannick Nézet-Séguin devra leur donner tort.5.Prendre des décisions vite Le chef principal en intérim à Philadelphie Charles Dutoit n’ayant pas eu le pouvoir de décision, Yannick Nézet-Séguin va être rapidement confronté à des choix importants et devra parfai- tement s’entourer.Un seul exemple: les deux chefs assistants, Rossen Milanov et Danail Rachev, s’en vont à la fin de cette saison.Les auditions sont imminentes.11 va aussi falloir motiver les musiciens, qui ont consenti des sacrifices financiers.Cela peut donner du va^e à l’âme, surtout que la gestion d’un orchestre s’apparente parfois à celle d’une garderie.Yannick Nézet-Séguin est un maître en communication.Cela va lui servir.6.Gérer le cas Jurowski Vladimir Jurowski, premier choix unanime à Philadelphie, n’a pas voulu prendre la direction musicale d’un orchestre américain à ce stade de sa carrière.Ce sera à Yannick Nézet-Sé-^in de gérer la présence et les invitations à Philadelphie de ce rival idolâtré, qui est par ailleurs directeur musical du Philharmonique de Londres, dont le chef québécois est le premier chef invité! Un casse-tête.7.Faire tandem avec Charles Dutoit Selon les informations obtenues par le Philadelphia Inquirer, au final, l’alternative la plus directe à Yannick Nézet-Séguin était Charles Dutoit lui-même.La Presse, dans son édition de lundi, donnait l’image d’un Dutoit couvant la çandidature de Nézet-Séguin.A Philadelphie, on le dépeint davantage comme aigri par les dernières années et très désireux d’obtenir le poste de directeru musical.Les deux chefs devront travailler en tandem, Dutoit restant chef principal jusqu’à l’arrivée de son cadet.11 deviendra ensuite chef émérite.8.Cultiver la discrétion Qn peut supposer que le court-circuitage mondial, dimanche, de l’annonce de la no- mination, prévue lundi, par des fuites identifiées comme provenant de Rotterdam et relayées à 10h23 à Montréal par un article d’Arthiu Kaptainis sru le blogue de La Gazette, ont dû faire grincer des dents à Philadelphie, car l’effet d’annonce a totalement échappé à l’orchestre.Imagine-t-on une fraction de seconde Kent N^ano blablatant à Berlin en février 2004 sru son futur engagement à Montréal?C’était la première «surprise du chef» dans un monde plutôt discret.9.Savoir quel artiste il est En entrevue avec Stéphan Bureau à l’émission Contact, Yannick Nézet-Séguin avouait que sa première ambition était de devenir pape.11 s’est rabattu sru la direction d’orchestre.Qn se souvient de l’avoir aussi entendu parler d’une ambition de pianiste.11 est indéniablement un chef passionné par la voix, qui se trouve aujourd’hui majoritairement actif dans le répertoire sjunphoifique.N’est-il pas, au fond, avant tout un chef d’opéra?Sera-t-il vraiment heureux d’en diriger moins?10.Conforter la situation du Métropolitain L’Qrchesfre métropolitain a indissociablement lié son nom à celui de Yannick Nézet-Séguin.11 entre dans une nouvelle phase oû ce dernier sera nettement moins présent et oû le groupe devra exister artistiquement par lui-même en son absence.L’engagement d’un solide chef invité ou associé serait rassluant.Un onzième défi?Dans quel camp se situera Yannick Nézet-Séguin en cas de duel Cana-dien-Flyers en séries?11 vaudrait mieux qu’il dirige en Eiuo-pe à ce moment-là! / ¦- PRÉSENCE AUTOCHTONE 2010 JUIN, JUILLET, AOÛT Montréal — FILMS ET VIDÉOS ILmJr'Êmi DES LONGS MÉTRAGES PERGIi4N@.^BIi The Dead can’t dance de Rodrick Pocowatchit Des zombis chez les Comanches Samedi 19 juin, à 19 h Cinéma du Parc, 3575, ave.ou Parc â natiVGlynX.CjC.Ca tev^nativelynx.qc.ca » ** Canada LE DEVOIR “î I lEhaiMifi Nctinrk Montréal ¦QZ TSIâ-Qu6bec qb Ti uatuor ozzini Quatuor Bozzini + Benoît Delbecq, piano SUONI PER IL POPOLO Le mardi 22 juin 201 ?, 20 h Bozzini, Cage, Delbecq, Marchand et Merkel Improvisations dans le cadre du festival Suoni Per II Popolo Sala Rossa, 4848, boulevard Saint-Laurent 514 284^0122 Régulier': 17$/ Pré-vente: 15$/ Aîné, étudiant, artiste: B $ erdsf fefttvt LE DEVOIR www.quatuorbozzini.ca InRlralab ^lieVivier LA LISTE»" ¦- 20®.\ * anniversaire 0 J PRESENCE AUTOCHTONE 2010 JUIN, JUILLET AOÛT ' Montréal arts visuels matshinanu NOMADES Autour des photographies de la vie quotidienne du peupie innu, Joséphine Bacon, par sa poésie touche au cœur vibrant du territoire.du 25 mai 2010 au 25 septembre 2011 A la Grande Bibliothèque 475, bout De Maisonneuve Est Section Arts et littérature, niveau 1 et vitrines, niveaux 1 à 4 Entrée libre - www.banq.qc.ca Réalisée par BAnQ et par Terres en vues à l’occasion du festival Présence autochtone 2010 films et vidéos Sculptures sur pierre et peintures du 4 juin au 26 juin Guilde canadienne des métiers d’art 1460, rue Sherbrooke Ouest www.guildecanacliennedesmetiersdart.coni Les chemins rêvés I Usage du territoire John Sabourin Là où est notre maison Une démarche d’apprentissage et de création dont les résultats ne cessent d’étonner.les 19 et 20 juin, et du 25 au 27 juin 11hà17h École Rotiwenankéhte et Aronhiatékha 407, rue Saint-Michel, Kanesatake Images des Premières Nations 20 ans d’accomplissements prodigieux Du 17 au 23 juin Cinéma du Parc, 3575, avenue du Parc Centre Culturel Simon Bolivar, 394, boui.de Maisonneuve 0.Cinéma Parallèle, 3536, boul.Salnt-Laurent A la belle étoile, projections extérieures sur la Main au coin de la me Bagg et du boul.Saint-Laurent Samedi 19 juin, 21 h 30 REEL INJUN - Les Indiens d’Hollywood, d’hier à aujourd’l â' spectacle Xajoj Tun I Rabinal Achi Théâtre dansé cérémoniel Maya Mise en scène de Yves Sioui Durand Chorégraphie de Patricia Iraola du 18 au 27 juin, 20 h EXcentris 3536, boul.Saint-Laurent Une présentatton d’ONDINNOK en coproduction avec Présence autochtone Billetterie eXcentris : 514.814.8110 21 juin, Jour national de solidarité des peuples autochtones Chants, palabres et cérémonies Lundi 21 juin, lOh Au Jardin des premières Nations du Jardin botanique de Montréal En collaboration avec les Muséums nature de Montréal Merci au Ministère du Patrimoine canadien (programme Canala en letëi Place des festivals du 4 au 8 août Un décor sonore e.a PLACE DES FESTIVALS aux couleurs des Premières Nations 'mf î-Tt \ ¦festivals Èfcâ- Coin Ste-Catherine et Jeanne-Mance métro Place-des-Arts ' .- 1 L •••’ r nativelynx.qc.ca info festival .514.574.1990 .tev@nativelynx.qc.ca Canada Québec O BEI BB Avec la particfiation de : • Sodétâ de développement des entreprises culturelles • Conseil des arts et lettres du Quétec • Gibliothâque et Archives nationales du Québec Giilde canadienne des métiers d'art Canadian Guild of Crafts Montréal MUSÉUMSNATUREMONTRÉAL QUARTIER : : DES SPECTACLES : : LOTO QUÉBEC 88.5E radio one radio^ g3.5E Ondiimok LE DEVOIR Aboriginal Peoples aptn Television Network
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