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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2010-11-10, Collections de BAnQ.

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CRISE FINANCIERE : LE CANADA FUT CHANCEUX, DIT CARNEY Page B 1 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.ci N“255 ?LE MERCREDI 10 NOVEMBRE 2010 I,I0$ + TAXES = 1,25$ Turcot : le mégachantier de la discorde Le projet amélioré présenté hier suscite toujours de vives critiques à Montréal JEANNE CORRIVEAU Après des années de controverse, le ministre des Transports, Sam Liamad, a présenté hier matin la nouvelle mouture du projet de reconstruction du complexe Turcot.Les travaux du plus vaste chantier routier québécois débuteront en 2012 pour se terminer en 2018 et coûteront 3 milliards de dollars.Mais le compromis avalisé par le maire Gérald Tremblay n’a pas apaisé l’insatisfaction des opposants au projet, qui continuent d’exiger une réduction de la capacité routière de l’échangeur.«n ne s’agit plus strictement d’un projet autoroutier, mais bien d’un projet de développement urbain dans un contexte de développement durable», a pris soin de pré ciser le ministre Hamad à l’occasion d’une conférence de presse à laquelle participaient le ministre des Finances, Raymond Bachand, et le maire Tremblay.Même si la capacité routière actuelle de l’infrastructure sera maintenue à près de 300 000 véhicules par jour, le nouveau projet nécessitera moins d’expropriations et comportera davantage de struc- tures en hauteur que les plans initiaux du ministère des Transports du Québec (MTQ).De plus, une voie dédiée aux transports en commun sera aménagée au centre de l’autoroute 20.Compte tenu de la nouvelle géométrie de l’infrastructure, la fluidité de la circulation sera améliorée dans le futur échangeur que le MTQ entend mettre en service à compter de 2017, a fait valoir le ministre.Le maire Tremblay s’est dit satisfait de la nouvelle version du projet Turcot même si celle-ci diffère de la proposition présentée par son administration en I^SEb, > JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre des Finances, Raymond Bachand, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et le ministre des Transports, Sam Hamad, lors de la conférence de presse annonçant la nouvelle mouture du projet de reconstruction de l’échangeur Turcot, hier.Le maire Tremblay s’est dit satisfait de la nouvelle version du projet Turcot, même si celle-ci diffère de la proposition présentée par son administration en avril dernier.avril dernier.Il a reconnu qu’il s’agissait d’un compromis, mais a ajouté que les discussions allaient se poursuivre afin de bonifier certains éléments liés, notamment, à l’architecture et au design de l’infrastructure.«Le projet répond en grande partie aux préoccupations de la Ville de Montréal H donne une place importante au transport en commun et intègre des mesures transitoires qui vont faciliter les déplacements durant les travaux, a expliqué le maire.Tous les détails VOIR PAGE A 10: TURCOT Un échangeur aussi achalandé qu’avant JEANNE CORRIVEAU Le futur échangeur Turcot fera davantage de place au transport en commun que le projet initial du ministère des Transports du Québec (MTQ) et il entraînera moins d’expropriations, mais il est hors de question de réduire le nombre de voitures qui pourront y circuler, a rappelé hier le ministre des Transports, Sam Hamad.Les vives critiques à l’égard du projet original ont incité le MTQ à revoir certains aspects du projet.Parmi les changements les plus importants figure la création d’un corridor permanent de voies réservées pour les autobus au centre de l’autoroute 20, entre les échangeurs Montréal-Ouest et Turcot.Trois voies dans chaque direction seront dévolues à la circulation automobile.Le nombre d’expropriations sera réduit, car le MTQ procédera à l’achat de quatre immeubles, au lieu des vingt prévus dans le projet original.L’un de ces immeubles comporte tout de même plus d’une centaine de logements.Le nouvel échangeur sera abaissé plus près du sol.Si Québec a consenti à réduire le nombre de talus initialement envisagés, il n’a pas adhéré à la proposition de la Ville de maintenir les infrastructures VOIR PAGE A 10: ÉCHANGEUR ¦ Uéditorial de Jean-Robert Sansfaçon : Le mieux, ennemi du bien, page A 8 Le projet devrait permettre le verdissement des quartiers ARCHIVES LE DEVOIR ACTUALITES Plaine inondable : bras de fer entre le ministère et Laval ¦ À lire en page A 3 HAÏTI Le choléra atteint Port-au-Prince ¦ À lire en page B 7 INDEX Actualités.A 2 Annonces.A 6 Avis publics.B 8 Carrières.B 4 Culture.B 10 Décès.A 6 Économie .B 1 Editorial.A 8 Idées.A 9 Météo.B 3 Monde.B 7 Mots croisés.A 4 Sudoku.B 7 Télévision.B 9 Forum universel des cultures de 2016 Amman vue de Québec : que penser du scrutin d’hier ?Tandis que la ville de Québec prépare avec celle d’Amman le Forum universel des cultures de 2016, la Jordanie tenait hier des élections controversées.Un événement qui n’est pas sans susciter des questions sur le genre de dialogue qu’on doit avoir avec le régime.ISABELLE PORTER Québec — Arrestations multiples, intimidations des électeurs aux bureaux de vote, boycottage de l’opposition, mort d’homme, le scrutin d’hier en Jordanie avait de quoi faire frémir tout Québécois démocrate.Or, plus d’un expert estime que l’association entre les deux pays dans le cadre du Forum ne peut qu’être favorable à la cause démocratique.«Ça met le pays en transparence, sous la loupe, note l’expert du KHALIL MAZRAAWI AGENCE FRANCE-PRESSE Une femme voilée exerce son droit de vote à Amman lors des élections controversées tenues hier.monde arabe, Sami Aoun, de l’Université de Sherbrooke.Malgré la présence d’un Parlement et la tenue d’élections, la monarchie hachémite de Jordanie est considérée comme un régime autoritaire où le roi exerce un contrôle serré sur la vie politique avec le concours de l’armée.«Plus le pays est fermé et éloigné de l’éclairage de la société civile internationale», pire c’est, affirme le VOIR PAGE A 10: AMMAN Décrochage : Charest offusque les pareuts EISA-MARIE GERVAIS Les parents n’apprécient pas du tout le fait que le premier ministre les blâme pour les taux élevés de décrochage scolaire.«Ça me surprend qu’il dise ça.[.] C’est gros de dire que les parents ne s’impliquent pas», a soutenu François Paquet, président de la Fédération des comités de parents du Québec.Il ré torquait ainsi aux propos du pre mier ministre Jean Charest qui avait montré du doigt la responsabilité des parents dans le dé crochage scolaire.Devant une assemblé de gens d’affaires à Québec, hier, M.Charest avait déclaré que c’était «trop facile de blâmer le système».«Chaque fois que la question du décrochage scolaire est soulevée, on vise les commissions scolaires, on vise les professeurs, on vise les politiciens.Mais on oublie les acteurs les plus importants: les parents», avait-il affirmé.Selon le premier ministre, ce sont eux qui ont «le premier rôle à jouer quant au succès de leur enfant à l’école.» «Us devraient tous les jours s’enquérir auprès de VOIR PAGE A 10: CHAREST «C’est trop facile de blâmer le système», dit Jean Charest Gambard Vente et service technique ¦ 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 77831302382446 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI 10 NOVEMBRE 2010 ACTUALITES JOURNEE DE GREVE DANS LES GARDERIES ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR QUELQUE 90 000 enfants et leurs parents seront privés de services de garde aujourd'hui, alors que les responsables des services de garde en milieu familial (RSG) tiennent une journée dégrève à travers le Québec.Les 12 800 travailleuses affiliées à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) souhaitent ainsi presser le gouvernement d’en arriver à un règlement rapide, elles qui négocient leur toute première convention collective.Enquête ministérielle sur l’octroi de contrats Le maire de SaintJerôme devrait quitter ses fonctions, dit le PQ Le maire de Saint-Jérôme et président de l’Union des municipalités du Québec GJMQ), Marc Gascon, devrait quitter ses fonctions en raison d’une enquête ministérielle sur l’octroi de contrats dans sa ville, croit le Parti québécois.Lundi, les maires de Mas-couche, Richard Marcotte, et de Terrebonne, Jean-Marc Ro-bitaille, ont décidé de quitter temporairement leurs fonctions à cause de vérifications identiques à celles effectuées à Saint-Jérôme.Le porte-parole péquiste du dossier des affaires municipales.1^.Desjardins âCie Plus de 350000 entreprises font confiance aux experts de Desjardins.C'est tout Desjardins qui appuie les entreprises.desjardins.com/entreprises Desjardins Daniel Ratthé, a affirmé hier que M.Gascon devrait imiter ses deux collègues et quitter ses fonctions dans sa ville et à l’UMQ.«Il devrait s’inspirer de ce que le maire de Mascouche et le maire de Terrebonne ont fait en disant: “Je vais juste me retirer temporairement et ne pas prendre de décision et je ne vais pas faire en sorte que les gens puissent avoir un certain doute sur des décisions qui sont futures”», a déclaré M.Ratthé.Hier, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a déclaré que la décision des maires de Terrebonne et de Mascouche correspond aux attentes de la population.M.Lessard a affirmé que leur retrait permettra aux vérifications d’être effectuées dans l’ensemble de l’administration, ainsi que sur les cas présumés de malversation rapportés dans les médias.Le ministre a cependant lait une distinction entre la situation à Saint-Jérôme et les allégations formulées envers les maires de Mascouche et de Terrebonne.«C’est personnalisé, ce n’est pas l’administration en général, c’est l’administrateur en particulier, a-t-il dit.Ce qui n’est pas le cas, selon ce qui m’est rapporté, dans le secteur de Saint-Jérôme.» Le député adéquiste Janvier Grondin s’est inquiété de constater que des problèmes éthiques sont soulevés à cause de liens entre des élus et des entrepreneurs.Lors d’un point de presse, M.Grondin a donné l’exemple du maire d’une petite municipalité de 600 habitants, qu’il n’a pas identifié, qui a reçu un voyage de pêche en cadeau.«C’est rendu grave quand les firmes d’ingénieurs offrent des choses de même aux maires de municipalités pour entretenir de bons liens, a-t-il dit.Je pense que c’est rendu trop loin.» Avis juridique La municipalité de Terrebonne a publié hier l’avis juridique commandé par le directeur général de la Ville après que TVA eut révélé les relations du maire Jean-Marc Robitaille avec le propriétaire de Transport et excavation Mascouche, Normand Trudel, lequel a obtenu 22,7 millions de dollars en contrats de la Ville.Par voie de communiqué, M® Jean Hétu, de Dufresne Hébert Comeau, a indiqué que le maire «a respecté les règles relatives aux conflits d’intérêts établies par la législation municipale».Son rapport avance que le maire n’a tiré aucim avantage du fait que des contrats ont été attribués à Transport et excavation Mascouche.«Il serait prétentieux et même illogique de penser que, dans une ville de l’importance de Terrebonne, les contrats peuvent être attribués à la seule discrétion de son maire.» La Presse eanadienne Avee Le Devoir Sclérose en plaques Méthode Zamboni : patience! dit le Collège des médecins LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY La pression monte, mais le mot d’ordre demeure: patience! Rien encore ne permet de conclure qu’il existe un lien entre la sclérose en plaques et la sténose des veines du cou, a rappelé hier le Collège des médecins du Québec, selon qui la prudence reste de mise.La mise en garde vaut pour les patients comme pour les médecins, qui, autrement, pourraient s’exposer à des «entorses déontologiques».Depuis l’an dernier, neuf études ont été lancées pour La mise en garde vaut aussi pour les médecins, qui pourraient s’exposer à des «entorses déontologiques» confirmer les données du D' Paolo Zamboni.«Sur ces neuf études, une seule se rapproche — et encore pas parfaitement — des conclusions [du médecin italien]», raconte le D'Marc Girard, président de l’Association des neurologues du Québec.Deux groupes, un en Allemagne, l’autre en Suède, n’ont tout simplement pas trouvé de sténoses parmi la cinquantaine de patients que comptaient leurs études respectives.D’autres études ont carrément contredit la prémisse du D'Zamboni en montrant que ces occlusions, si elles siuvien-nent, ne sont pas présentes au début de la maladie, ce qui élimine la possibilité qu’elles soient retenues comrpe étant la cause de la maladie.À la lumière de tout cela, le Collège invite ses membres à ne pas faire d’investigation ni de traitement en ce sens, à moins que cela ne se fasse dans le cadre d’un projet de recherche reconnu.«Il ne serait pas éthique d’exposer des patients à des traitements dont on ignore s’ils ont des bénéfices tout en sachant que les risques de complications sont réels», a expliqué le président de l’Association des radiologistes du Québec, le D'Frédéric Desjardins.Le Collège s’inquiète d’ailleurs de voir que le tourisme médical continue de fleurir.Dix-huit pays offrent de mettre en pratique les travaux du D' Zamboni, au moyen d’une angioplastie ou par la pose d’un stent.Risque de complications Ces interventions ne sont pas bénignes, spécialement si elles sont pratiquées à répétition, prévient le D'Desjardins.«Nous voyons que les personnes ont parfois deux, trois, voire quatre angioplasties sur le même site.Cela fragilise l’artère et augmente les risques de complications.» Sur les 12 000 personnes qui souffrent de sclérose en plaques au Québec, plusieurs dizaines ont déjà tenté le tout pour le tout à l’étranger.Francine Deshaies est l’une d’elles.«Les bénéfices sont importants.J’ai l’impression d’être revenue cinq ans en arrière!» Mais le retour est difficile.«Cet été, on m’a refusé des suivis.» Et puis il y a eu des complications, et elle a finalement reçu des soins.Le Collège s’est voulu rassurant hier à ce propos.Toutes les complications seront suivies de près.L’entreprise s’annonce quand même difficile.«On n’a pas de chiffres; les seules informations que nous avons, nous les glanons sur Internet», a raconté le D' Girard.Et les procédures en jeu ne font l’objet d’aucune norme.«Il n’y a pas de définition standardisée de la sténose veineuse.[.] On ne s’entend même pas sur la manière de la mesurer.Avant de penser à traiter, il faudrait savoir ce qu’on veut traiter», a résumé le D'Desjardins.Aussi bien se fier au bon vieux principe de précaution, tranche le radiologiste.«Ce n’est pas vrai qu’on va se baser sur une étude de 30 patients pour traiter les 12 000 Québécois qui ont la sclérose en plaques.Ça prend une puissance statistique et du recul parce qu’il est possible qu’un effet indésirable n’apparaisse pas pour 30 patients, mais pour 1000, 2000 ou plus encore.» La publication des résultats des premières études devrait permettre de lever une partie des doutes qui assaillent la communauté médicale.Elle est attendue dans deux ans.Le Devoir LE DEVOIR, LE MERCREDI 10 NOVEMBRE 2010 A 3 ta fréquence ! cP RADIOVM.COM ACTUALITES L- Edith Luc Le leadership partagé www.pum.umontreal.ca Une explication S impose A 'TP Manon CORNELLIER Ça y est.Le gouvernement conservateur revient à la lettre de la motion adoptée en 2008 au sujet de la présence militaire canadienne en Afghanistan.Cette résolution prévoyait la fin de la mission de combat dans la région de Kandahar en 2011, mais n’excluait pas ime mission d’im autre ordre dans ime autre région.Bien du monde avait toutefois conclu que cette décision du Parlement signifiait le retour au pays de tous les militaires, ou presque.Le premier ministre Stephen Harper a alimenté cette perception puisqu’il répétait encore, il y a quelques mois, que son gouvernement planifiait «la fin de la mission militaire en Afghanistan à la fin de 2011, selon la résolution parlementaire de 2008, et la transition de cette mission vers une mission civile de développement et d’aide humanitaire».Il a persisté même après que le chef libéral Michael Ignatieff eufi en juin dernier, ouvert la porte à une mission de formation de l’armée afghane d’une durée de trois ans, comme le désire depuis des mois l’OTAN.Au lieu de sauter sur l’occasion pour entamer un débat sur le rôle du Canada en Afghanistan après 2011, le gouvernement a esquivé la question.Pendant que ses alliés de l’OTAN le pressaient d’accepter de se joindre aux efforts de formation, il restait coi.Et là, soudainement, à quelques jours du sommet de l’OTAN à Lisbonne consacré à la mission afghane, des ministres et le porte-parole du premier ministre reconnaissent publiquement que le gouvernement examine la possibiÊté de maintenir une présence militaire en Aghanistan au-delà de juillet 2011.Une décision qui sent l’improvisation et la précipitation.Et on escamote au passage im débat plus que nécessaire.Le premier ministre n’a même pas daigné rencontrer la presse lundi pour s’expliquer.L’ouverture de Michael Ignatieff épargne aux conservateurs une confrontation partisane, maintenant et durant la prochaine campagne électorale, mais il ne s’agit pas d’un chèque en blanc.Le chef libéral l’a d’ailleurs souligné lundi.Il veut savoir à quoi s’en tenir sur une foule de détails avant d’opiner, et il n’est pas le seul.Les questions sont en effet nombreuses, certaines très fondamentales.Quel est le réalisme de cette mission?Servira-t-elle à former des soldats qui, mal payés, quitteront l’armée afghane pour gonfler à leur tour les rangs des insurgés ou encore simplement cesser de les combattre?Et cette formation peut-elle vraiment se faire sans accompagner les recrues au combat?Certains affirment que cela permettrait de terminer le travail.Mais quel travail?Au début de cette ^erre, en 2001, le but avoué était de déloger les tabbans et de capturer Oussama ben Laden.Dix ans plus tard, les talibans ne gouvernent plus, mais ils font la pluie et le beau temps dans plusieurs provinces, ont étendu leurs tentacules chez le voisin pakistanais et Ben Laden court toujours.Les raisons de la mission militaire ont évolué avec les années.Pendant des années, on nous a répété qu’elle était nécessaire pour assurer la sécurité des projets de développement et aider le pays, en particuber les femmes, à sortir de sa misère.Mais dans la région où le Canada s’est tant investi depuis presque cinq ans, celle de Kandahar, les progrès sont mitigés, sinon bbiputiens, et ce, malgré les 2 milliards dépensés chaque année pour la mission militaire.On n’ose imaginer ce qu’on aurait pu fabe d’autre avec cet argent.On est lobi des prétentieux objectifs du début de la guerre, lorsqu’on parlait de faire progresser l’Afghanistan à la vitesse grand V sur le chembi de la démocratie et de la modernité.La réabté a rattrapé tout le monde et nous poursuit.Selon le dernier rapport sur le développement humain du Programme des Nations unies sur le dévelopi^ment, rendu pubbc la semabie dernière, l’Afghanistan reste un des dix pays les mobis égalitaires au monde pour les femmes et im des derniers de peloton en ce qib concerne le développement humain.Cela n’est pas pour dire que certabies régions n’ont pas vu leur situation s’améborer, mais le Canada a assez donné dans celles où la ^erre perdure et le développement piétine.Si c’est vraiment au développement de l’Afghanistan qu’on veut contribuer, on doit exambier s’il est possible de le faire autrement et dans des régions où les investissements peuvent porter des fruits, à un coût mobidre sur le plan humabi.Les mbitaires canadiens, qui ont perdu 152 des leurs et en ont vu environ 1500 autres revenir blessés, méritent un répit.Les forces armées sont au bout de leur rouleau, le gouvernement traîne un lourd déficit et le gouvernement afghan est d’une fiabibté relative.Les guerres d’insurrection, comme celle qui sévit en Afghanistan, ont en commun d’être des guerres sans possibilité de victoire pour les forces étrangères.À preuve, on ne cherche plus mabitenant à qu’à former une armée locale pour prendre le relais.L’Afghanistan a encore besoin d’aide.L’ONU voudrait que la formation des forces de l’ordre se poursuive, ce à quoi le Canada pourrait fort certainement contribuer, mais une majorité de Canadiens estime que le Canada en a fait assez sur le plan militaire.Et depuis un an, le gouvernement a entretenu cette perception.S’il est maintenant d’avis contraire, ü lui revient de s’expbquer.Pour l’instant cependanfi ü n’a offert aucun argument qui puisse faire changer d’idée les Canadiens.mcornellier@ledevoir.corn i ARCHIVES LE DEVOIR La Société en commandite de Tiiiy de Lavai et Promotions Anne Deiisie inc.ont rembiayé, niveié et barricadé des piaines inondabies de i’îie Locas de ia rivière des Miiie lies, en contravention de ia ioi.Plaine inondable : Québec tient tête à Laval Les deux promoteurs fautifs veulent restaurer le terrain, mais selon une vieille cartographie Si Québec est souvent qualifié de laxiste en matière de protection des milieux humides du côté de Laval, il semble décidé à faire respecter l’élargissement de la plaine inondable, selon les nouvelles cotes établies en 2005.Mais deux promoteurs lui tiennent tête, avec l’appui de la Laval.LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le ministère du Développement durable, de l’Environnement (MDDEP) et des Parcs a débvré récemment deux ordonnances à des promoteurs lavabois pour qu’üs nettoient et restaurent la plaine inondable {le l’be Locas de la rivière des Müle Iles, qu’ils ont remblayée, nivelée et barricadée en contravention de la loi.Les deux promoteurs ont répliqué à cet ordre ministériel en se disant prêts à restaurer la plabie inondable, mais sur la base de la cartographie de 2001, ce à quoi Laval à consenti.Mais le mbtistère n’a pas cédé et exige une restauration basée sur la nouvelle cartographie de 2005, que Laval juge trop exigeante pour les mfluents promoteurs de l’endroit.Il a été impossible hier de savob auprès du ministère si les deux promoteurs avaient commencé à se conformer aux deux ordonnances ntinistériebes.Ces derniers sont aussi visés par une bijonction de la Cour supérieure depuis le 4 octobre 2007, qui leur biterdit tout apport, transbordement et remblayage de matériaux et tout passage d’équipement lourd sur l’be Locas, ce qui ne semble pas avoir été respecté, car le mbtistère a constaté cet été que d’autres travaux avaient été réalisés, y compris une excavation près d’un étang et la destruction d’im barrage de castors.Les deux promoteurs visés sont la Société en commandite de Tilly de Laval et Promotions Anne Debs-le inc.La première ordonnance a été signée le 4 août dernier par l’ex- ministre de l’Environnement, Line Beauchamp, alors que la dernière, celle du 28 septembre, était signée par le nouveau titulabe de la fonction, Pierre Arcand.C’est le 27 septembre 2007 que les inspecteurs de rEnvkonnement ont découvert les premières activités de remblayage dans la plaine inondable de cette île, soit le contenu de 116 camions.D’autres ont suivi avec l’apparition des nlveleuses.Les avis d’infraction se sont multipliés et la Vble de Laval a obtenu en octobre 2007 une Injonction ordonnant l’arrêt des travaux.Le ministère a exigé de son côté l’enlèvement des matériaux de remblayage par avis, puis par ordonnance, leur déplacement à l’extérieur de l’île Locas, la restauration de la topographie Initiale et la restauration de la végétation des beux selon un plan préalablement approuvé par lui.Laval aurait consenti à ce que les promoteurs restaurent une surface moindre, mais le mbiistère entend fabe respecter ses nouvelles normes.Il rappelle au promoteur que l’entente avec Laval ne le dispense pas d’obtenir un certificat d’autorisation, ce qu’ü n’a jamais obtenu en contravention de la Loi sur la qualité de l’environnement.Il a été impossible hier d’obtenb du ministère la justification des changements apportés à la cartographie de la plaine inondable autour de Laval.L’opposition de Laval à la nouvelle cartographie de la plaine biondable autour de cette be est un des motifs qui empêchent cette MRC d’avob un schéma d’aménagement conforme aux normes actuelles de protection riveraine.Cette ville omnipotente, qui est aussi une MRC à elle seule, fonctionne sur la base d’un schéma d’aménagement qui remonte à 1989.Et Québec n’a jamais osé défier la puissante admbiistration en place pour lui imposer un schéma conforme à toutes les normes qu’on exige depuis 20 ans des autres MRC du Québec, y compris pour la plabie biondable.Le Devoir Détenus afghans lacobucci a travaillé moins de 70 heures GUILLAUME B O U R G AU LT-C OT E Ottawa — Si la Chambre des communes avait attendu que l’ancien juge Erank lacobucci effectue le mandat confié par le gouvernement d’étudier la sensibilité des documents liés aux détenus afghans, la lumière n’aurait probablement pas été faite sur le dossier avant quelques années.Car M.lacobbucci a facturé mobis de 70 heures de travail entre mars et jubi.C’est ce que révèle le sommaire des frais de M.lacobucci, obtenu par Le Devoir grâce à la Loi sur l’accès à Tbiformation.Ceux-ci sont modestes: 35 900 $ selon le relevé du 30 jubi 2010.Considérant que l’ancien juge était payé à un taux horabe oscblant entre 500 $ et 650 $, cela veut dbe qu’b a bavablé entre 55 et 71 heures au total.Comme b devait passer au bavers d’une basse de près de 40 000 documents, b est permis de dédube qu’à ce rjbhme, le délai d’attente s’annonçait long.Au plus fort de la crise parlementabe créée par le refus du gouvernement de répondre à un ordre de la Chambre — qui voulait que soient dévoilés plusieurs documents non censurés détaillant le transfert des détenus afghans aux mabis des autorités locales —, l’ancien juge lacobucci avait été nommé par Ottawa pour être le chien de garde de la sensibibté des documents.Le 13 mars 2010, M.lacobucci s’était abisi vu confier le mandat de réviser l’ensemble des documents liés au dossier depuis le début des transferts, en 2001.Il devait en principe recommander au ministre de la Justice quels renseignements pouvaient être remis à l’opposition, et détermbier leur niveau de caviardage pour assurer le respect de la sécurité nationale.Mais la décision avait été perçue comme une diversion par l’opposition.Dans son jugement du 27 avrb, le président de la Chambre, Peter Mbbken, avait d’aibeurs indiqué que cette solution n’était pas une réponse valable à l’ordre adopté par la majorité de la Chambre.«Son client est le gouvernement», avait fait remarquer M.Mbbken, doutant de la réebe bidépendance de M.lacobucci.CHRIS WATTIE REUTERS L’ancien juge Frank lacobucci devait étudier ia sensibiiité d’une basse de près de 40 000 documente sur ies détenus afghans.Après un long bras de fer, le gouvernement et l’opposition — sans le NPD, toutefois — ont trouvé le 15 jubi un terrabi d’entente: la création d’un comité spécial composé d’un membre de chacun des trois partis.Ces trois députés étudient depuis le début de l’été les documents qui composent le dossier.Le travail progresse, mais b reste encore plusieurs semaines de boulot à abattre.L’objectif est notamment de déterminer jusqu’à quel pobit Ottawa était au courant des carences du premier protocole de transfert des détenus (entre décembre 2005 et mai 2007).Ce protocole ne permettait pas aux Canadiens de suivre à la trace les détenus transférés, ni de garantir qu’ils n’étaient pas torturés par les autorités afghanes après leur transfert.En vertu des conventions de Genève, un pays est tenu responsable s’il remet un prisonnier aux mains d’une autorité en sachant qu’il peut être torturé.Le mandat de M.lacobucci s’est officiebement terminé le 14 juibet: l’ancien juge a fait partie du panel d’experts qui conseble aujourd’hui le comité de députés.Le Devoir EN BREF Harper amorce sa tournée de consultations prébudgetaires Winnipeg ¦ Le premier ministre Stephen Harper a amorcé hier ses consultations pré-budgétabes à Winnipeg, en rencontrant à huis clos un groupe de propriétabes de petites entreprises.Ils se sont rencontrés dans un entrepôt d’équipement appartenant à une compagnie de réparation de chaussées.M.Harper a indiqué, avant que les journalistes quittent la salle, que sa priorité était de retrouver l’équilibre budgétaire.Il a déclaré que comme tous les Canadiens, le gouvernement devait vivre selon ses moyens.Son gouvernement a annoncé qu’il souhaite maintenb la reprise économique sans toutefois augmenter les impôts.M.Harper s’est ensuite envolé vers Séoul, en Corée du Sud, pour prendre part au sommet du G20.- La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 10 NOVEMBRE 2010 ACTUALITES Les analgésiques ont un fort impact pendant la grossesse PAULINE GRAVEL Selon de nouvelles études effectuées en Europe, la consommation d’analgésiques, tels que le paracétamol, l’aspirine et Tibuprofène, durant la grossesse serait associée à une augmentation du nombre de cas d’une anomalie du système reproducteur masculin des nouveau-nés susceptible d’induire la stérilité, voire un cancer des cellules germinales testiculaires à l’âge adulte.Cette Durant le second trimestre, la prise d’une seule aspirine quadruplait le risque de cryptorchidie, une anomalie du système reproducteur masculin ment au Danemark, où elle est passée de 1,8 % en 1959-1961 à 8,5 % en 1997-2001.Or, le Dane mark est aussi connu pour être l’un des plus grands consommateurs d’analgésiques.«L’ampleur de l’augmentation est trop importante pour être attribuable à des fluctuations aléatoires.De plus, cette découverte est en accord avec le déclin maintes fois rapporté de la santé reproductrice de la population adulte masculine au cours des cinq dernières décennies», écrivent-ils.Le D"^ Ber- nard Jégou, de l’INSERM à l’Université de Rennes en Erance, et Ulla Hass, de l’Université tech- association permettrait d’ex- nique du Danemark, ont pous- pliquer en partie l’accroissement de l’infertilité chez les hommes au cours des dernières décennies.L’enquête, qui a porté sur 834 Danoises et 1463 Einlan-daises enceintes, a permis de constater que les femmes qui avaient absorbé plus d’un analgésique (paracétamol, aussi appelé acétaminophène, et ibu-profène) simultanément, pendant au moins deux semaines, septuplaient le risque de donner naissance à des garçons atteints d’une forme plus ou moins grave de cryptorchidie, qui se caractérise par l’absence d’un ou des deux testicules dans le scrotum.On distingue les différentes formes de cryptorchidie par la position du testicule qui a plus ou moins migré entre la région lombaire où il se forme et son emplacement naturel dans le scrotum.Durant le second trimestre particulièrement, la prise d’un seul antalgique, Tibuprofène ou l’aspirine, quadruplait le risque de crjqitorchidie, tandis que le paracétamol le doublait.La consommation de plus d’un analgésique durant cette période critique multipliait le risque par 16.Les auteurs danois, finlandais et français de l’étude publiée dans la dernière édition de la revue européenne Human Reproduction font remarquer que l’incidence de la crjqitorchidie s’est accrue de façon marquée au cours des dernières décennies, notamment aux Etats-Unis, au Canada et particulière- sé leurs recherches sur des rates auxquelles ils ont administré des analgésiques durant la grossesse.Les deux scientifiques ont observé que ces médicaments compromettaient la production d’androgènes, et conséquemment induisaient une carence en testostérone (ils diminuaient de moitié les niveaux de testostérone), qui assure la descente des testicules de l’abdomen vers les bourses.Ils ont aussi remarqué que le mécanisme d’action des antalgiques était semblable à celui des perturbateurs endocriniens, tels que les phtalates, une famille de produits chimiques utilisés dans la fabrication des plastiques, comme le PVC, pour les rendre souples.Le risque associé aux antalgiques leur est également apparu beaucoup plus grand que celui lié aux perturbateurs endocriniens, comme les phtalates.Selon Henrik Leffers, du Rig-shospitalet à Copenhague, qui a dirigé l’étude, «un seul comprimé de 500 mg de paracétamol exerce un effet plus puissant que l’exposition durant toute la grossesse aux 10 perturbateurs endocriniens les plus prévalents dans l’environnement».Les chercheurs recommandent que des études de plus grande ampleur soient effectuées le plus tôt possible sur d’autres populations afin de confirmer ou d’infirmer ces résultats.Le Devoir MOTS CROISÉS 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.Actrice américaine, eiie fut l'une des grandes comédiennes d'Hollywood.2.Chaîne de montagnes de Russie - Souffrant.3.Relative à la matrice -Porte au pouvoir.4.Raconte des histoires -Ovation sportive.5.Champignons.6.Appréciation -Personnage biblique -Qui a vu le jour.7.Énumération -Autoritaire.8.Étendue désertique -Rastafari.9.Frappe sur les arbres -Perdu.10.Pour mener le cabot -Extraordinaire.11.Mammifère lent -Suspecte.12.Met en réserve - Se présenter en justice.VERTICALEMENT 1.Il a joué dans La Grande Vadrouille -Indique l'addition.2.Du verbe avoir - Qui porte à la vertu.3.Mèches de cheveux divisées en trois et entrelacées - Au revoir.4.Luth à trois cordes -Patrie de Georges Brassens - Liquide organique.5.Aminci par l'usage -Grandes divisions.6.Lac célèbre - Arrêt de travail.7.Peines pécuniaires.8.Fonctionne - Imprudent.9.Bail - Station balnéaire française.10.Bar du Far West - Bière anglaise brune.11.Délayent - Affaibli.12.Réparé - Alliage métallique.g 101112 ou UN DICIB BdClDin QC] [3 LlI [3 100 ans de culture au Québec Le «droit d’exister», àiRefus global à l’Expo 67 MELISSA GUILLEMETTE Quels moments de l’histoire ont le plus marqué la culture québécoise depuis 1910?La création du ministère des Affaires culturelles, la publication du Refus global et l’Exposition universelle de 1967, ont entre autres répondu les panélistes de la table ronde d’hier soir: 100 ans de culture au Québec.Cette question thème de l’événement organisé dans le cadre du centenaire du Devoir a donné du fil à retordre aux quatre invités réunis au Musée des beaux-arts de Montréal: ils devaient arrêter leur choix sur deux moments ou artistes précis.L’animatrice de radio Monique Giroux a rendu hommage à Eélix Leclerc et Clémence Des-Rochers.«Chacun à leur manière, ils ont contribué à notre identité», a-t-elle expliqué.Alors que la tendance était à une langue soutenue à la française, «Félix est arrivé avec ses mots de la terre, ses mots à lui.On a eu le droit d’exister.Clémence, elle, a fait parler les femmes d’ici.» Incapable de faire son choix entre Marie Chouinard, L’Avalée des avalés et L’Osstidcho, le président-directeur général du Conseil des arts du Québec, Yvan Gauthier, a choisi la création du ministère des Affaires 100 ans de regards sur l'information culturelles, en 1961, comme moment fort de l’histoire.«Dans toute la montée de l’identité québécoise, la création du ministère a été un outil absolument nécessaire et aussi dans l’évolution vers la laïcité.Car avant, c’était le secrétaire de la province qui décidait qui obtenait des subventions.» Même idée chez l’ex-ministre libérale de la Culture Liza Erul-la, qui a également souligqé la création du ministère de l’Éducation, en complément du ministère des Affaires culturelles.Ce dernier «nous a permis d’çxister et [avec le ministère de l’Éducation], on démocratisait la culture en l’enlevant des mains des religieux et on préparait ainsi le public à recevoir ce droit d’exister».Le fondateur de Culture Montréal, Simon Brault, a quant à lui fait un clin d’œil à l’Exposition universelle de Montréal, en 1967, qui a projeté le Québec sur la scène internationale.M.Brault a aussi rappelé l’impact de la publication du Refus global, en 1948.«C’est un fait reconnu que les artistes ont joué un rôle d’accoucheurs de notre société.C’est extrêmement important dans un monde où les artistes sont marginalisés.Ici, ils ont été au cœur de l’histoire.» Le Devoir Les comités logement pour un contrôle du prix des loyers JACQUES NADEAU LE DEVOIR Selon les données obtenues auprès de 1600 locataires qui ont eu recours aux services du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec, la hausse moyenne du prix de leur logement a été de 4,1 % cette année.MELISSA GUILLEMETTE Neuf locataires sur dix sondés par les comités de logement ont reçu une hausse de loyer abusive en 2010, selon des groupes de défense des droits des locataires.Ils exigent un contrôle plus serré des prix des logements, une demande contestée par les associations de propriétaires et rejetée par le ministre Laurent Lessard.Selon les données obtenues auprès de 1600 locataires qui ont eu recours aux services du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec, la hausse moyenne du prix de leur logement a été de 4,1 % cette année.Parmi les logements dans lesquels aucune rénovation n’a été réalisée, la hausse moyenne descend à 3,9 %, toujours loin devant les taux facultatifs d’un maximum de 1 % proposés cette année par la Régie du logement Le Regroupement demande que les taux proposés par la Régie du logement deviennent obligatoires pour éviter les abus.Le regroupement réitère aussi sa demande auprès du ministre responsable de l’habitation, Laurent Lessard, pour que soit établi un registre des baux où les nouveaux locataires pourraient connaître le prix du loyer avant leur arrivée.«Ils seraient plus en mesure de négocier avec les propriétaires, estime Nicole Dionne, qui œuvre au Bureau d’animation et information logement de Québec.Pour l’instant, c’est un contrat sans rapport de force pour les locataires.» Le porte-parole du ministre Lessard, Sylvain Bourassa, a indiqué que les deux demandes du Regroupement ne «sont pas dans les cartons du ministre», qui estime que les locataires sont déjà protégés par la loi et peuvent refuser de signer un bail ou refuser les hausses abusives.C’est également l’avis de la Corporation des propriétaires immobiliers et de l’Association des propriétaires du Québec.«On a un des systèmes de droits les plus protectionnistes et les groupes de défense des locataires font un excellent travail pour informer la population, estime le président de l’Association des propriétaires du Québec, Martin Messier.Ce sont des demandes ridiculisantes», tout comme les taux recommandés par la Régie du logement chaque année.«On est en train d’hypoihé-quer le parc locatif pour maintenir des loyers bas.» Les deux associations remettent en doute la représentativité des chiffres compilés par le Regroupement.«C’est comme si vous alliez faire le bilan de santé des Québécois en interrogeant des gens à l’urgence», dit M.Messier.11 parle plutôt de hausses moyennes de 2,8 % de 2008 à 2010.Le Devoir EN BREF Larry Smith au Parti conservateur?Les conservateurs fédéraux courtisent un ancien commissaire de la Ligue canadienne de football (LCF) dans l’espoir de gagner une circonscription à Montréal pour la première fois en quelque 20 ans.Une association de conservateurs de Montréal a confirmé qu’elle avait pressenti Larry Smith, président sortant des Alouettes de Montréal, comme candidat du parti dans une circonscription de la ré^on montréalaise.Et selon un dirigeant de l’association des conservateurs de la circonscription de Lac-Saint-Louis, dans le sud-ouest de l’île de Montréal, M.Smith aurait démontré de l’intérêt.Si c’est le cas, les conservateurs pourraient avoir leur meilleure chan- Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 ce d’effectuer une percée à Montréal depuis la fin de l’ère Mulroney, en 1993.Ils ont été facilement battus dans cette circonscription, et un peu partout dans la grande région montréalaise, lors de récentes élections, au point où Montréal est devenu, pour les conservateurs, un plus gros défi à surmonter que Toronto.- La Presse canadienne Stephen Rigby sera conseiller en sécnrité nationale Qttawa — Le premier ministre Stephen Harper a choisi quel- qu’un d’expérimenté pour le conseiller sur les enjeux concernant la sécurité du pays.L’actuel président de l’Agence des services frontaliers du Canada, Stephen Rigby, a été nommé au poste de conseiller en sécurité nationale, une fonction qu’il a déjà occupée au cours des années 2005 et 2006.11 remplacera Marie-Lucie Morin, qui a récemment obtenu le poste de représentante du Canada à la Banque mondiale.Quant au poste laissé vacant par Stephen Rigby, il sera comblé par Luc Portelance, un ancien directeur adjoint des opérations du Service canadien du renseignement de sécurité.-La Presse canadienne 1493 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO ^a^e't'er-àe' KJ^fousytenons'eivùiuentmre/ L'AGENDA MODERNE^ &cacofn^>tUi ,3uq- ccirte'ii jI>âemes»cù.s^/o&', ci/ôams/c^jbÂoto&i artic^d&ùureau/ 44S,me'JFJù^jHcei ffeuœ-^JÊontréal : 614 S46-^S0 ^êures'd’ouae/turo: (Ju^ ûincü/(m/oencfrecÈ/cùe 10  00 ce IR 00 fesyscimoÈs^et/c&mcincÂciX/cfle 10 00 ce lâ'ASO Vous devez consulter un spécialiste de la santé rapidement?Obtenez un rendez-vous en cardiologie néphrologie rhumatologie pneumologie endocrinologie dès aujourd’hui avec un interniste en clinique privée.Dr Philippe André Gilbert Clinique médicale MD-Plus 1100 Avenue Beaumont, bureau 301 Montréal (Québec) H3P 3H5 514-738-4445 - www.drgilbert.ca porter raffinée sur toute la ligne Fin du solde aujourd’hui.20 % de rabais douillets 1 râbais ')i il Voyagez confo à bord de Porter.20 % sur tous les vols.Vols au départ de 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pour introduire la notion de «tous inclus»^ par laquelle on valorise «le res-pecf, Vintégration, la rencontre».A cet événement qui propose une réflexion sur l’itinérance, de grands chefs montréalais, dont Martin Picard et son banquet Cochon, sont conviés, avec à leurs côtés de nombreux artistes engagés.On y retrouvera, entre autres, le chorégraphe Harold Rhéaume, Les 7 doigts de la main et Cirque du monde, l’Orchestre d’Hommes-Orchestres, Toxique Trottoir, David Marin, Jérôme Minière, Alexandre Belliard, Mathieu Lippé et Doba, pour ne nommer que ceux-là.Cette année, donc, les fondateurs de l’ATSA, Pierre Allard et Annie Roy, poseront au public la question suivante: «Que se passe-t-il quand on n’entre pas dans le package.^ Peut-on résister, refuser de s’inclure?Quelles formes ce refus peut-il prendre?» Comme lors des éditions pré- cédentes, l’État d’urgence proposera les soins de Médecins du monde et de l’Ambulance Saint-Jean, des dons de vêtements, une cantine en permanence, un salon de beauté et des massages sur chaise.Reste que cet événement, qui a peu à peu pris sa place dans le paysage montréalais, est menacé.Les organisateurs signalent en effet aux intéressés que l’État d’urgence, dans sa forme actuelle, demande un engagement permanent de la part de ses organisateurs, dont le mandat, à travers l’ATSA, se voudrait plus diversifié.«Le mandat de l’ATSA, et le désir de ses directeurs artistiques, est de produire d’autres interventions urbaines, de se pencher sur d’autres problématiques», apprend-on dans un communiqué.L’ATSA laisse cependant une porte ouverte à la poursuite d’autres États d’urgence au cours des prochaines années: «Un financement substantiel et récurrent dédié à la production de l’État d’urgence permettrait à l’ATSA de continuer l’ensemble de ses activités sans toutefois devoir le laisser tomber.Au cas contraire, nous devrons accepter que nous sommes allés au maximum de notre capacité à développer cette aventure artistique et solidaire.» Un dossier à suivre.Le Devoir Incendies criminels La police de Montréal demande l’aide du public Alors que la vague d’attentats ciblant des commerces du nord-est de Montréal se poursuit, le Service de police de Montréal (SPVM) demande la collaboration de la population.Depuis le mois d’août, 11 commerces de Montréal ont été la cible d’incendiaires, surtout des cafés italiens et des pizzerias.En octobre, le SPVM a lancé le projet Impact pour sensibiliser les commerçants et récolter de l’information.Des policiers et des membres du Service des incendies de Montréal ont déjà effectué près de 150 visites dans des commerces situés dans les zones ciblées.Le commandant Mario La- mothe, du Service des crimes économiques et de propriétés, assure que les informations ainsi obtenues ont déjà contribué à l’enquête.Pour M.Lamothe, le fait que ces incidents soient liés au crime organisé est un secret de polichinelle.Si les descriptions des suspects diffèrent, il est clair que les indices laissent croire que plusieurs crimes ont été commandés par le même groupe.Il rappelle qu’en 2001, les groupes de motards avaient utilisé le même stratagème dans la bataille de pouvoir qu’ils se livraient alors entre eux.La Presse canadienne REMY GABALDA AGENCE ERANCE PRESSE Deux bulles géantes au cœur de la Voie lactée intriguent les astrophysiciens JEAN-LOUIS SANTINI Washington — La découverte de deux bulles géantes mystérieuses liées l’une à l’autre et émettant de puissants rayonnements gamma au cœur de notre galaxie, la Voie lactée, intrigue les astrophysiciens, qui supposent qu’elles seraient des résidus de l’éruption d’un énorme trou noir.Cette structure s’étend sur 50 000 années-lumière (une année-lumière équivaut à 9460 milliards de kilomètres) et daterait de plusieurs millions d’années.«Ce que nous voyons, ce sont deux bulles émettant des rayons gamma s’étendant sur 25 000 années-lumière respectivement au sud et au nord du centre de la Voie lactée et nous ne comprenons pas totalement leur nature ou leur origine», explique Doug Linkbeiner, un astronome du Centre d’astrophysique de l’Université Harvard à Cambridge, au Massachusetts.Il a été le premier à détecter cette structure, qui s’étend sur plus de la moitié du ciel visible, de la constellation de la Vierge à celle de la Grue.Outre Doug Linkbeiner, Meng Su et Tracy Slatyer de l’Université Harvard ont également contribué à cette découverte, réalisée en analysant des données accessibles au public provenant du télescope Lermi à champ large (LAT) lancé en juin 2008 par la NASA, l’agence spatiale américaine.Ce télescope spatial, fruit Parmi les hypothèses avancées, les astrophysiciens citent des jets de particules provenant du trou noir très massif au cœur de la galaxie une sorte de brume interstellaire.Ce phénomène se produit quand les particules, se déplaçant à une vitesse proche de celle de la lumière, interagissent avec la lumière et les gaz interstellaires dans la Voie lactée.L’équipe de chercheurs auteurs de la découverte a fini par détecter les deux bulles en affinant constamment leurs modèles, un pro- d’une collaboration internationale, est le plus sensible aux émissions de rayons gamma grâce à un détecteur à très haute définition et balaie le ciel entièrement toutes les trois heures.Les rayons gamma sont les rayonnements lumineux ou électromagnétiques dotés de la plus haute énergie.D’autres astrophysiciens qui étudient ces rayonnements n’avaient pas détecté ces bulles, en partie à cause de l’abondance de ces émissions qui se produisent partout dans le ciel et créent cessus qui a permis d’éliminer les autres émissions dif-fuses de rayonnements gamma.Les astrophysiciens continuent à analyser ce phénomène pour tenter de mieux comprendre comment cette structure jamais vue auparavant s’est formée.Les bulles émettent des rayonnements gamma beaucoup plus puissants que ceux détectés ailleurs dans la Voie lactée, précisent les chercheurs.Ils notent aussi que ces deux bulles ont des bords bien définis.Parmi les hypothèses avancées, les astrophysiciens citent des jets de particules provenant du trou noir très massif au cœur de la galaxie.Dans un grand nombre d’autres galaxies, de tels jets sont formés par de la matière tombant vers le centre du trou noir, objet massif dont le champ gravitationnel est si intense que rien, même pas la lumière, ne peut s’en échapper.Bien que rien n’indique que le trou noir au centre de la Voie lactée soit la source de tels jets de particules, ils auraient pu exister il y a plusieurs millions d’années.Ces bulles pourraient aussi s’être formées avec des gaz provenant d’explosions ayant résulté de la naissance d’étoiles, ou de groupes stellaires au centre de notre galaxie, avance l’astrophysicien David Spergel de l’Université Princeton.«Dans d’autres galaxies, nous observons que la formation d’étoiles peut créer d’énormes flux de gaz», note-t-il.Mais «quelle que soit la source d’énergie derrière ces gigantesques bulles, ce phénomène est lié à un grand nombre de questions fondamentales en astrophysique», selon lui.Agence France-Presse Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur ; 514 985-3340 LES PETITES ANNOKCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com I «N «D «E «X REOROUPEHENIS DE DUBRIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 • 150 Achat vente échangé 160 • 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat vente échangé 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES ESTRIE TERRAINS LAC MAGOG - 450 de berge 8 acres chalet 4 saisons UNIQUE 1 800 511 2484 www pointegervais ca HORSFRONlltRES PROVENCE, 30 mm nord d Aix Mas 18eme restore, 6 chambres, bcp de charme Pisc chauffée Disp Ttlannee, location saisonnière de prestige georgina causton@free fr TERRAINS EASTMAN (Derrière le spa Eastman) Magnifique terrain boisé de 107.794 p.c.avec ruisseau.Beaux sentiers.77 500$ 450591-1034 LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, 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autoroute LOUIS-GILLES FRANCŒUR Deux agriculteurs du rang Saint-Charles, à Beauceville, viennent d’obtenir de la Cour supérieure l’annulation du décret adopté par Québec en novembre 2009, qui autorisait le prolongement de l’autoroute 73, laquelle passait sur leurs terres.Cette victoire de Josée Bilodeau, une chimiste enseignante, et de son conjoint, Pascal Veilleux, a cependant une portée temporaire, car elle suspend les travaux de construction jusqu’à ce qu’un jugement soit rendu sur le fond.Dans sa décision du 3 novembre, le juge Paul Corriveau de la Cour supérieure estime que Québec a tenté de se sub- stituer à la procédure établie par la Loi sur la protection du territoire agricole.Le dézonage du territoire sur lequel devait passer l’autoroute étant un préalable à l’adoption d’un décret en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement, l’illégalité commise par le ministère des Transports (MTQ) justibe donc l’annulation du feu vert donné par le Conseil des ministres au projet d’autoroute.11 y a 40 ans, note le magistrat, que Québec projette de prolonger l’autoroute 73 jusqu’à Saint-Georges de Beauce.Après avoir adopté un tracé définitif, réalisé une étude d’impacts et soumis le dossier au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement QJAPE), le MTQ adressait en 2006 une de- mande de dézonage à la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ).Cet organisme donnait le feu vert au MTQ sous conditions en juillet 2007, mais sa décision a immédiatement été contestée par les requérants devant le Tribunal administratif du Québec.Ce dernier devait inbrmer la décision de la CPTAQ et lui a retourné le dossier pour qu’elle étudie la demande conformément à la loi.En avril 2009, la CPTAQ rend une deuxième décision, toujours favorable au gouvernement mais contestée à nouveau, quelques mois plus tard.Se prévalant de ce feu vert et oubliant la contestation en cours qui impliquait la CPTAQ, Québec adopte le 11 novembre 2009 le décret autorisant l’utilisation des terres agricoles sur le parcours de la future autoroute en beu et place de la commission.En réabté, estime le juge Corriveau, Québec s’est arrogé le droit de dézoner, ce que permet la loi, mais à la condition que la CPTAQ soit officiellement désaisie du dossier et qu’eUe en informe les parties prenantes.Ce qui n’a pas été fait.Les demandeurs n’ayant pas été informés de cette procédure expéditive, ni par Québec, ni par la CPTAQ, le juge conclut qu’on a atteint à leur droit de se défendre.11 annule donc le décret d’autorisation de l’autoroute et gèle les travaux jusqu’à ce que l’affaire soit tranchée sur le fond.Le Devoir Ottawa comprendrait mal l’impact des eaux contaminées sur la population STEVE RENNIE Ottawa — Les lacs et rivières du Canada sont contaminés par de dangereux produits toxiques, et de nouveaux documents indiquent que la mauvaise compréhension du problème par le gouvernement fédéral met le pays en danger.Des hauts fonctionnaires sont arrivés à cette conclusion «La réponse gouvernementale aux rapports d’éclosions d’algues est réduite par le manque de connaissances f de l’Etat en la matière» sieurs ministères, groupes formés il y a deux ans par le gouvernement afin d’étudier les questions relatives à l’eau.La Presse canadienne a obtenu deux documents de travail du groupe en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.Ces rapports, datés de décembre 2008, n’ont été rendus publics que le mois dernier.L’une des études se penchait sur les contami- dans deux rapports internes sur les contaminants et l’excès de nutriments dans l’eau potable.Selon l’un des rapports, il existe des lacunes considérables dans la compréhension de l’effet des produits toxiques dans la nappe phréatique, ce qui a des répercussions sur l’évaluation efficace des risques et sur les activités de gestion.Les rapports ont été produits par des groupes de travail d’employés haut placés de la fonction publique provenant de plu- nants presents dans l’eau potable.L’autre se concentrait plutôt sur l’excès de nutriments, tels que le phosphore et l’azote, qui causent des poussées de croissance d’algues toxiques.De gigantesques enchevêtrements d’algues ont proliféré dans les Grands Lacs, le lac Winnipeg et plusieurs autres lacs à travers le pays au cours des dernières années.Les algues absorbent l’oxygène de l’eau et produisent des toxines qui sont nuisibles chez les poissons, l’humain et d’autres organismes vivants.Les fuites comportant des en- grais, les écoulements d’eaux d’égout et la pollution indus-trieUe sont identibés comme les principales sources de nutriments dans les eaux potables du pays.Le rapport souligne que le problème ne pourra qu’empirer.Plus de déchets humains se retrouveront dans l’eau à mesure que la population croîtra.Plus de gens utilisant plus d’eau, cela signifie qu’il y en aura moins pour diluer le trop-plein de nutriments des lacs et rivières, menant à des accumulations.Les effets des changements climatiques pourraient également exacerber le problème.Le document suggère qu’une source d’information nationale ouverte au public sur le niveau de nutriments dans l’eau potable pourrait aider le gouvernement à s’attaquer aux poussées de croissance des algues.«La réponse gouvernementale aux rapports d’éclosions d’algues est réduite par le manque de connaissances de l’Etat en la matière», explique l’étude, avant d’ajouter que les coûts nécessaires pour régler un tel problème étaient inconnus au Nouveau-Brunswick Shawn Graham démissionne Fredericton, N.-B.— L’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, Shawn Graham, a présenté sa démission comme chef du Parti bbéral de la proviqce.Selon lui, sa gestion de la vente proposée d’Energie Nouveau-Brunswick est en partie responsable de la bn de sa carrière en tant que chef de parti.M.Graham avait annoncé son intention de démissionner le mois dernier, mais a rendu la chose officieUe hier, à Eredericton.Celle-ci entre en vigueur immédiatement.11 s’est dit choyé d’avoir pu diriger le parti pendant huit ans et demi et d’avoir pu devenir chef du gouvernement.«Il est maintenant temps de passer à autre chose», a-t-il dit.Le gouvernement Graham a été défait lors des dernières élections législatives, en septembre, devenant le premier gouvernement à n’avoir été au pouvoir que pour un mandat.Lorsqu’il était au pouvoir, M.Graham a tenté d’apporter des changements importants dans plusieurs dossiers tels que l’éducation postsecondai- re et l’immersion française.11 a cependant été forcé de reculer, à la suite d’un mouvement d’opposition populaire.«Il y en a qui disent que nous avons tenté d’en faire trop, trop rapidement, et il y a peut-être un peu de vrai là-dedans, a avoué l’ancien premier ministre.Mais je n’ai pas de regrets.» L’échec de la vente du producteur provincial d’électricité à Hydro-Québec est vu par plusieurs observateurs politiques comme la raison principale de la défaite gouvernementale aux urnes.Les libéraux avaient d’abord tenté de vendre le service pour environ 4,8 milliards, mais ont of fert plus tard une version édulcorée de l’entente qui conservait les droits de transmission et de distribution sous contrôle provincial.Malgré tout, plusieurs Néo-Brunswickois ont estimé qu’ils n’avaient pas été suffisamment consultés et que la proposition donnait trop de contrôle sur la société d’Etat.L’entente est passée à la trappe plus tôt cette année.La Presse eanadienne Irait 5 À 7 POUR PASSIONÉS D’ART TIRAGE D’OEUVRES, ANIMATION, BOUCHÉES ET APÉRO DROIT D’ENTRÉE DE 10$/PERSONNE MARDI 16 NOVEMBRE 17H ÉDIFICE GASTON MIRON 1210 SHERBROOKE EST, MONTRÉAL Br.TTY SOOCWEK • MIGKEî-• ®F.Ms:vEr.vF.OABEFl/JE « CASTOMCSITAY • GOXÎG • • • MlGMW.l.BT.BSlOElf « « « MASSSMO ^^FUEFi^A « KWRTUBESF • DFMES ëUKWlAVI • ÜATMOlîD LAVOEF « ÆFAM MC i:wr.Kf FT FEAlfCOESi: SmÆjyAM pays, mais seraient sans doute considérables.Le rapport souligne également que d’autres problèmes, tels que les agents pathogènes, les virus, les produits pharmaceutiques et chimiques, les pesticides et les fuites provenant de sites miniers, menacent également la qualité des cours d’eau canadiens.«Lorsque se produit une contamination de la nappe phréatique, celle-ci peut avoir un impact négatif sérieux sur la santé humaine, en plus d’impacts environnementaux et économiques», dit le document.La Presse eanadienne LE RAYONNEMENT DU FRANÇAIS MATHIEU BELANGER L’ANCIENNE directrice du Devoir et fondatrice de la Grande Bibliothèque, Lise Bissonnette, a reçu hier le prix Georges-Emile-La-palme pour avoir fait rayonner la langue française dans la province.Les différents Prix du Québec, dont celui remporté par Mme Bissonnette, sont remis à des personnalités des domaines culturel et scientifique qui ont eu un apport significatif à leur milieu.La chorégraphe et danseuse Marie Chouinard, le réalisateur Werner Nold et le biologiste spécialiste des changements climatiques Louis Eortier font partie des 10 autres personnes décorées hier.Un cahier spécial du Devoir de samedi présentera les lauréats plus en détail.Une occasion unique de vous initier à i’art actuei, de cuitiver votre passion commmdüaiKs tout en soutenant un iieu de production qui favorise l’émergence des j j nouvelles pratiques reliées aux arts d’impression.PARREIRA TRAITEUR ^llVipÉRATir fRANÇAÎS I Office québécois de ta tangue Québec d d /FÉDÉRATION /autonome de L'ENSEIGNEMENT Centrale des syndicats du Québec _________ www.imperatif-francais.org A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 10 NOVEMBRE 2010 EDITORIAL Échangeur Turcot Le mieux, ennemi du bien Tous ne sont pas d’accord avec la dernière mouture du projet d’échangeur Turcot, ce cœur autoroutier de la métropole, mais voilà tout de même un compromis intéressant qui peut encore être.De toute façon, si on tient vraiment à stopper la croissance du volume de voitures qui circulent inutilement sur Tîle, matin et soir, ce n’est pas à la patience des gens qu’il faut s’attaquer, mais à leur portefeuille.A i J près quelques années de contestation, d’affrontements et finalement de consultation, le ministère des Transports du Québec (MTQ) a compris que la reconstruction de l’échangeur Turcot devait tenir compte d’une grjlle de facteurs plus complexe qu’il y a 40 ans.À cette époque où l’automobile était le seul moyen de déplacement efficace en tout temps, personne ne se souciait des bouchons, encore moins des gaz à effet de serre.Les choses ont changé, certes, mais pas au point de parler de révolution.Alors que certains auraient voulu qu’on fasse complètement disparaître les remblais au profit de structures en hauteur et qu’on réduise purement et simplement le flot de voitures dans le nouvel échangeur, la dernière version de ce projet de 3 milliards concoctée par le MTQ se contente de mieux intégrer le complexe autoroutier à l’environnement urbain sans en réduire la capacité, en y ajoutant toutefois des voies réservées en permanence pour le transport collectif.Ce n’est pas l’idéal, mais c’est nettement mieux.Le printemps dernier, les élus montréalais avaient fait Tunanimi-té derrière un concept d’échangeur circulaire, en hauteur, dont la construction aurait exigé la démolition préalable des infrastructures existantes.Des années d’enfer pour les automobilistes et une note de frais de 6 mil-liards pom les contribuables.I Le maire s’est finalement rallié au dernier projet du ministère, mais le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, l’a qualifié de «sournois» et de «malhonnête».Selon M.Bergeron, il aurait d’abord fallu construire un tramway reliant le Sud-Quest au centre-ville avant de rebâtir l’échangeur, dont la capacité amait aussi dû être réduite pour forcer les automobilistes à utiliser le transport en commun.Doubler la facture pour faire circuler moins de voitures en plus de construire un tramway au coût de 1 milliard dont il faudra financer l’important déficit de fonctionnement par la suite.Essoufflant! Le projet qui est sur la table aujourd’hui n’est pas parfait et la prochaine année devra servir à adoucir les angles, surtout au chapitre de la qualité de vie des résidants.Qn a trop souvent vu des maquettes bucoliques se révéler des coins merdiques une fois le projet complété.Quant à la circulation au centre-ville de Montréal, ce n’est certes pas en construisant de nouveaux ponts comme celui de la A25 qu’on améliorera la situation, mais ce n’est pas non plus en créant de toutes pièces des goulots d’étranglement.Ce qu’U faut, c’est accroître l’offre de transport collectif grâce à un financement accru provenant des usagers de la route par la hausse de la taxe sur l’essence, la vente de vignettes coûteuses pour le stationnement sm rue des visiteurs partout dans la ville, une taxe sur le stationnement réservé aux employés par leur entreprise, le péage routier, les radars photo, etc.Le join où les centaines de milliers d’individus qui preiment leur voiture pour se rendre à l’école ou au travail assumeront la totalité des coûts cachés de leur mode de transport pour la société, on aura les moyens de financer des transports collectifs efficaces en même temps qu’on aura réduit la congestion.j-rsansfacon@ledevoir.corn Obama en Inde Fin du suspens Jean-Robert Sansfaçon e suspens est clos: le président Barack Qbama se fera l’avocat de la candidature de l’Inde à un siège de membre permanent du Conseil de sécurité, si réforme des Nations unies il y a.Jusqu’à présent aucun chef de J l’exécudf américain n’avait affiché aussi ouvertement sa préférence, même si certains étaient allés jusqu’à laisser entendre, indirectement qu’ils verraient d’un bon œil l’allocation du sésame à un de leurs deux alliés les plus sûrs: l’Allemagne et le Japon.Cette annonce, faite lors de la tournée qu’Qbama poursuit dans cette région du monde, a agacé les autorités chinoises autant qu’elle a ravi évidemment leurs homologues indiens.Grand concurrent régional de New Delhi, Pékin va certainement s’opposer avec force à l’éventuelle introduction de l’Inde dans le Saint des Saints.D’autant que le locataire de la Maison-Blanche JT" ^ a justifié son choix en insistant, entre autres \ choses, sur les avancées démocratiques réali-sées et donc sur les nouvelles responsabilités i ¦ qui incombent au sous-continent indien.Quoi d’autre?En dévoilant sa préférence pour l’Inde, Qbama espère gommer les dernières traces de l’époque au cours de laquelle l’Inde était l’un des chefs de file des non-alignés.Cela étanti il est écrit dans le ciel que ce rejet de facto du Japon et de l’Allemagne va heurter passablement les dirigeants actuels de ces nations.Au cours des dix, vingt, trente dernières années, leurs prédécesseurs ont fait le siège des Nations unies sans être jamais parvenus à convaincre les membres de cette dernière.Il faut savoir que toute réforme «du machin», pour reprendre le mot de De Gaule, doit être avalisée par les deux tiers des membres en question.Qufre l’Allemagne et le Japon, le grand déçu, si ce n’est le plus déçu, est le monde hispanique en général et l’Espagne en particulier.Lorsque, il y a une dizaine d’aimées, le PIB par habitant espagnol a plus ou moins avoisiné celui du Canada, Madrid a entamé, derrière les rideaux il va sans dire, une campagne sur le thème suivant: dans les organisations internationales et notamment au sein du G7, il y a une surreprésentation des nations anglo-saxoïmes et donc une sous-représentadon du monde hispanique.Qn sait peu, trop peu, que les Espagnols étaient allés jusqu’à suggérer la soustraction du Canada du G7 par son remplacement par l’Espace si les autres refusaient l’addidon d’une autre nation.Bon.Depuis, le G7 a été élargi à un G20.Reste que la position espagnole, ainsi que des pays sud-américains qui y ont adhéré, en dit long sur l’offensive de ceux qui s’estiment lésés, avec raison d’ailleurs, en la matière.En prenant le parti de l’Inde, Qbama confirme par ailleurs le peu d’intérêt qu’il a pour l’Union européenne.Les membres de cette dernière peinant à s’entendre sur des sujets qui n’en sont pas des petits, on peut le comprendre.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO
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