Le devoir, 29 mars 2011, Cahier B
LE DEVOIR, LE MARDI 29 MARS 2011 ETATS-UNIS Wal-Mart se défend contre un gigantesque recours collectif Page B 3 CULTURE Le Musée Soumaya du milliardaire Carlos Slim ouvre ses portes à Mexico Page B10 ECONOMIE Pétrole et gaz Le Québec doit reprendre le contrôle de ses ressources Un ancien administrateur de la SOQUIP pose un regard critique sur la stratégie québécoise ALEXANDRE SHIELDS Le récent budget Bachand ne garantit en rien que les Québécois toucheront leur juste part des bénéfices économiques générés par les ressources gazières du Québec.En fait, le gouvernement devrait plutôt s’engager dans une «stratégie de reprise du contrôle» du développement de cette filière en acquérant des participations importantes dans les permis d’exploration et en rebâtissant son expertise dans le secteur de l’exploitation.Celui qui propose un tel changement de cap dans l’action gouvernementale connaît bien le secteur énergétique pour y avoir travaillé pendant des années.11 s’agit,de Renaud Lapierre, ancien sous-ministre de l’Énergie du Québec et ancien membre du conseil d’administration de la Société québécoisq d’initiatives pétrolières (SQQUIP), société d’État aujourd’hui disparue qui avait le mandat d’étudier le potentiel pétrolier et gazier.VOIR PAGE B 4: RESSOURCES PRODUCTIVITÉ L’écart se creuse entre le Canada et les États-Unis La dernière récession a été plus courte et a fait moins de dommages que les précédentes, selon la Banque du Canada ERIC DESROSIERS Les entreprises canadiennes ont encore beaucoup de chemin à faire pour rattraper leur retard en matière d’investissements dans la productivité, met en garde la Banque du Canada.Loin de se réduire, l’écart qui les séparait déjà de leurs concurrentes américaines à ce chapitre s’est même encore creusé depuis la crise.«La lenteur du redressement de l’investissement [depuis le début de la reprise] est particulièrement surprenante étant donné les conditions financières plutôt favorables: les taux d’intérêt restent bas et le taux de change élevé facilite l’importation de machines et de matériel», a fait observer hier le sous-gouverneur de la banque centrale canadienne, Jean Boivin, lors d’une allocution devant les membres de l’Association CFA Montréal qui a eu lieu dans un hôtel du centre-ville.Certains rétorqueront que l’on assiste à une remontée de l’investissement depuis le milieu de 2009 et qu’il est normal que les entreprises canadiennes restent encore prudentes en la matière compte tenu du degré d’incertitude des perspectives économiques mondiales.Le même climat d’incertitude et une récession bien plus grave encore n’ont toutefois pas empêché les entreprises américaines de regagner presque tout le terrain perdu depuis le début de la crise en la matière, a fait remarquer M.Boivin, alors que les investissements en machines et matériel de leurs concurrentes canadiennes sont encore plus de 10 % inférieurs à ce qu’ils étaient à la fin de 20,07.Et si au moins le Canada et les États-Unis étaient partis du même point.En fait entre 1987 et 2009, les investissements du Canada, par travailleur, dans les machines et dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) équivalaient, respeçtivemeuL à 77 % et 59 % de ceux consentis aux États-Unis.Qr, «avec la mondialisation grandissante des marchés et les défis démographiques qui nous attendent, le maintien de notre niveau de vie passe par l’amélioration de notre productivité», a martelé le sous-gouverneur.«Le maintien de notre niveau de vie passe par l’amélioration de notre productivité» - Jean Boivin VOIR PAGE B 4: ECART ¦ La Banque Royale plaide pour un investissement dans l’innovation.A lire en page B 4.Lutte contre la corruption : l’OCDE déplore la mollesse du Canada Une seule entreprise a été poursuivie et condamnée depuis 1997 ERIC DESROSIERS Le Canada doit «de toute urgence», renforcer sa lutte contre la corruption de fonctionnaires étrangers, estime l’QCDE.L’Qrganisation de coopération et de développement économiques (QCDE) déplore notamment le caractère trop restrictif des lois canadiennes en la matière, le manque de ressources accordées aux procureurs chargés des poursuites et la sentence-bonbon imposée à la seule entreprise à avoir été porusuivie et sanctionnée depuis la promulgation de la loi en 1999.(Jes conclusions sont tirées du troisième rapport d’étape du Groupe de travail de l’QCDE sru la corruption dévoilé hier et visant à faire le point sru le degré d’avancement du Canada dans sa mise en oeuvre de la Convention sru la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales.Signé en 1997, le traité rassemble actuellement les 34 pays membres de l’QCDE, plus l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Brésil et la Bulgarie.11 prévoit qu’une persoime, ou une entreprise, coupable de corruption de fonctionnaires à l’étranger puisse être porusuivie et condamnée dans son propre pays.Liste de reproches L’équipe d’experts internationaux et de représentant de l’QCDE qui se sont penchés sru le cas du Canada s’explique mal qu’une seule entrepri- se y ait été poursuivie et sanctionnée en plus d’une décennie jusqu’à présent quand on sait à quel point les activités d’exploration et d’exploitation minières sont particulièrement exposées aux risques de corruption et que les trois quarts des compagities minières du monde ont leru siège social au Canada.Cette seule et unique com-pagitie prise en faute est le Groupe Hydro Kleen, une entreprise albertaine liée au secteur de L’OCDE constate aussi que le Service des poursuites pénales n’a pas les ressources nécessaires pour entreprendre des procédures contre des entreprises fautives l’énergie.Accusée en 2003 d’avoir offert un pot-de-vin de 30 000 $ à un agent des douanes américaines, elle s’en était finalement tirée avec une amende de 25 000 $.Qn est loin des sanctions «efficaces, proportionnées et dissuasives» que les signataires de la Convention avaient convenu d’imposer en cas d’infraction, déplore le rapport.La loi canadienne dit pourtant qu’on peuf selon le cas, aller jusqu’à cinq ans de prison et ne fixe aucune limite à l’amende.L’QCJDE promet de suivre avec attention les suites qui seront données à une autre poursuite intentée l’année dernière contre un ancien employé d’une entreprise de matériels de sécurité d’Qttawa (Cryptometrics) accusé de corruption en Inde, ainsi qu’à une vingtaine d’enquêtes en cours.Qn craint toutefois déjà que les poursuites qui découleront de ces enquêtes soient «compromises» in>ir.decisionplus .com en reprise 24/7 INDICES QUEBEC IQ-30 IQ-120 Fermeture 1398.03 1485.47 Variation journalière -3.45 -4.11 Variation journalière (%) -0.25% -0.28% Variation depuis le 1er janvier 5.12% 5.43% -rQ-30 1499.47 1419.52 1339 58 1259.63 1179.68 1099.74 1019.79 939.84 859.89 779.95 700.00 C£N1R£ D'ANAtySE ET DE SUIVI DE L'INDICE QUÉBEC Une initiative du Département de finance de l'Université de Stierbroolie et de l'IRÉC, Indice ¦ Québec (i (16 h 10) www.iq30-iq150.org 1444 LE DEVOIR, LE MARDI 29 MARS 2011 B 3 ECONOMIE JESSICA RINALDI AGENCE ERANCE-PRESSE Si le recours collectif peut aller de l’avant, les conséquences financières pourraient être très importantes pour Wal-Mart.DISCRIMINATION Wal-Mart se défend contre nn gigantesque recours collectif La Cour suprême des États-Unis se prononcera sur la validité de la cause qui pourrait impliquer 1,6 million de femmes MARK SHERMAN Washington — La Cour suprême des Etats-Unis se penchera à partir d’aujourd’hui sur la validité d’une plainte en nom collectif susceptible d’inclure des centaines de milliers d’employées du groupe ppur discrimination sexuelle.A la clé, le possible versement de milliards de dollars de dommages et intérêts.La Cour suprême doit décider si un procès peut avoir lieu sous la forme d’un recours collectif susceptible de réunir 500 000 à 1,6 million de femmes, selon diverses estimations.A l’origine de l’affaire, une plainte déposée en 2001 qui fait depuis l’objet d’un bras de fer entre les plaignantes et Wal-Mart.Christine Kwapnoski, qui a été employée par deux magasins du géant du détail au Missouri et en Californie, affirme avoir été victime de discrimination.Selon elle, les hommes gagnent plus d’argent que les femmes chez Wal-Mart, et les patrons ne demandent pas aux hommes, comme elle se l’est déjà fait dire, de se «faire belle» ou de rafraîchir leur maquillage.Selon Brad Seligman, l’avocat qui a initié la poursuite il y a dix ans, le salaire annuel moyen des employées de Wal-Mart se situait à 13 000 $, soit 1100 $ de moins que leurs collègues masculins, lorsque les procédures ont été entamées.La multinationale a contesté la poursuite à chaque occasion, a affirmé le procureur, parce qu’il s’agit selon lui «de la plus grande menace judiciaire» de l’histoire de Wal-Mart.L’entreprise a fait valoir qu’elle employait trop de femmes dans trop de postes différents à travers ses 3400 magasins américains pour qu’elles puissent se représenter collectivement devant un juge.Un juge et une cour d’appel de San Francisco ont déjà afhr-mé que le recours collectif pouvait aller de l’avant.tible de lui coûter très cher.Professeur de droit de l’Université de Columbia, John Cof fee estime que de la décision de la Cour suprême dans l’affaire Wal-Mart dépendra l’avenir des actions en nom collectif pour discrimination au travail intentées en vertu de l’Article VII de la loi sur les droits civiques de 1964.«Les poursuites engagées par des particuliers en vertu de l’Article VII sont trop coûteuses», souligne-t-il.Si la procédure était bloquée par les juges, il pourrait s’agir de la fin des recours collectifs dans le domai- Au moment du dépôt de la plainte, l’écart salarial moyen entre un homme et une femme était de 1100 $.En faveur de l’homme, bien sur! Mais l’affaire va bien au-delà du cas Wal-Mart, comme en témoignent les dossiers déposés par des entreprises en soutien au numéro un mondial de la grande distribution, et par des associations de défense des droits civiques et des consommateurs ainsi que des syndicats en faveur des plaignantes.Les recours collectifs ont beaucoup plus de poids que les initiatives individuelles.Elles tendent à pousser les entreprises au règlement à l’amiable pour s’éviter une procédure judiciaire suscep- ne du travail, a affirmé M.Coffee.Wal-Mart dit interdire la discrimination et précise que la plupart des décisions de management se prennent au niveau local ou régional et pas au siège du groupe, situé à Ben-tonville, en Arkansas.Theodore Boutrous, un avocat de la société, assure qu’il n’existe pas de preuve que les femmes ne sont pas bien traitées chez Wal-Mart.«Les preuves montrent le contraire», dit-il.Pour le géant de la grande distribution, si des discriminations étaient démontrées, ce ne pourrait être que des cas isolés.«Les gens peuvent commettre des erreurs», déclare Gisel Ruiz, vice-présidente exécutive des ressources humaines.Chez Wal-Mart depuis près de 25 ans, Mme Kwapnoski a plutôt bien réussi, gagnant plus de 60 000 $US par an.Mais elle dit s’être heurtée à des obstacles durant sa carrière, évoquant des salaires supérieurs et des promotions plus rapides pour les hommes.Elle a noté des changements depuis que la plainte a été déposée en 2001.Wal-Mart annonce désormais tous les postes à pouvoir par message électronique.La plainte, citant des chiffres aujourd’hui périmés, affirme que les femmes sont largement sous-représentées aux postes de gérants de magasin.Wal-Mart répond que les femmes représentaient deux tiers de son personnel et de l’ensemble des gérants en 2001.Mme Kwapnoski raconte qu’elle et beaucoup d’autres femmes ont été promues juste après le dépôt de la plainte.Elle est aujourd’hui directrice adjointe du département épicerie de son magasin.Mais elle afhr-me que la discrimination sexuelle a repris.Mme Kwapnoski espère que ce long combat judiciaire obligera Wal-Mart à reconnaître que ses employées ne sont pas autant valorisées que leurs collègues masculins, et à «s’assurer que des hommes et des femmes compétents sont promus, pas simplement des hommes».Associated Press ¦K' Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropolitan Montreal DEJEUNERS-CAUSERIES DESJARDINS LES VOIX D'AFFAIRES Desjardins SOPHIE BROCHU Présidente et chef de la direction Gaz Métro MARDI 12 AVRIL 2011 de midi à 14 h CHOISIR NOTRE^ www.ccmm.qc.ca/Bophie.brochu TRAJECTOIRE ÉNERGÉTIQUE La CSST réalise un surplus de 892 millions Pas de baisse des cotisations en vue La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a réalisé un surplus de 892 millions en 2010 et continue de se relever du choc hnan-cier subi en 2008, mais il est encore beaucoup trop tôt pour parler d’une éventuelle baisse des cotisations.En annonçant ses résultats h-nanciers pour l’année 2010, hier, l’organisme a signalé qu’il s’agit d’une deuxième année consécutive où il enregistre un surplus, de sorte que son taux de capitalisation atteint maintenant 81,4 %, comparativement à 73,6 % l’an dernier.Cette performance est en grande partie attribuable au rendement des fonds conhés par la CSST à la Caisse de dépôt et placement du Québec.Ceux-ci ont généré des revenus de 1,2 milliard, soit un rendement de 14,3 %, pour atteindre 9,6 milliards au 31 décembre 2010.«Nous visons, pour maintenir notre régime en équilibre, un rendement sur nos fonds d’environ 4%, a expliqué le président du conseil d’administration et directeur général de la CSST, Luc Meunier.Quand la Caisse fait du 14 % comme cette année, nous dégageons également un surplus à l’égard de nos placements.C’est ce surplus, additionné au surplus des opérations, qui nous a permis d’annoncer un surplus total de 892 millions.» Le surplus d’opération, pour 2010, a atteint 272 millions, performance que la CSST attribue à une réduction du nombre d’accidents de travail, et de travailleurs accidentés qui demeurent incapables d’exercer leur emploi.Dans la même foulée, la Commission note une baisse des prestations versées à l’ensemble des accidentés du travail.Bien que modeste, à 0,5 %, cette baisse est la première de- puis 1997.Selon la CSST, elle résulte notamment de la baisse constante du nombre d’accidents de travail depuis 10 ans.La tendance permet donc d’envisager l’avenir avec optimisme, selon M.Meunier: «En 2007, nous étions pleinement capitalisés', arrive la crise financière où nous avons encaissé [en 2008] des pertes sur placements de près de 3 milliards.Donc, nous étions tombés, d’une capitalisation de nos obligations futures à couvrir, de 100 % à 69,9 %.En 2009, nous avons enregistré un surplus de placements et un surplus d’opération qui nous ont mené à près de 74 % de capitalisation et cette année nous atteignons 81,4 % de capitalisation.» Baisse éventuelle des cotisations?Bien que la CSST ne soit pas encore revenue à 100 % de capitalisation, un objectif duquel l’organisme n’entend pas s’écarter, Luc Meunier assure qu’il n’a aucune intention d’y arriver en prenant le raccourci facile de l’augmentation des cotisations.«C’est sûr que l’on pourrait toujours augmenter le taux et ne plus faire de déficit, admet-il, mais ce qui est intéressant c’est que nous avons un taux de cotisation les plus faibles à travers l’histoire de la CSST, avec un taux de capitalisation très satisfaisant à 81 %, même si l’on vise 100 % à terme.» Et une fois ce 100 % atteint, ce sera le moment de poser la question inverse.«Des bons résultats amènent à long terme une pression à la baisse sur le taux de cotisation, indique M.Meunier.Mais cette pression va se matérialiser davantage une fois atteinte la pleine capitalisation.» La Presse canadienne E N BREF Bombardier vend quatre avions amphibies Bombardier a vendu quatre avions amphibies de lutte contre les incendies pour environ 162 millions $US.L’identité de l’acheteur n’a pas été rendue publique.Les livraisons devraient s’échelonner entre le deuxième trimestre de 2011 et le premier trimestre de 2013.Le contrat comprend aussi la livraison et l’approvisionnement initial en pièces de rechange.Le Bombardier 415 a été mis en marché en 1994.Depuis ce temps, près de 80 appareils de ce type ont été vendus à des gouvernements et à des organismes de lutte contre les incendies au Canada, en France, en Grèce et en Italie, notamment.Le Bombardier 415 peut effectuer jusqu’à neuf largages à l’heure.- La Presse canadienne Nominations à la CIBC Toronto — La Banque CIBC annonce des changements à sa haute direction.Richard Nesbitt, David Williamson, Kevin Glass et Victor Dodig obtiennent de nouvelles responsabilités, tandis que Sonia Baxendale quitte l’institution après une vingtaine d’années.Mme Baxendale était première vice-présidente à la direction et présidente.Marchés de détail.Depuis 1992, elle a occupé plusieurs postes de direction au sein de la plupart des divisions de la banque.Elle était considérée comme l’une des femmes les plus influentes du milieu de la bnance au Canada.Les raisons de son départ n’ont pas été dévoilées.Dans un communiqué, la CIBC a plutôt insisté sur les promotions offertes à d’autres cadres.- La Presse canadienne Camps d’été ^ 2^11 DEPUIS 1983 CAMPS D’IMMERSION EN ANGLAIS Pour étudiants de 7 à 17 ans Centre-ville de Montréal et Toronto Camp de jour et résidence Pour intbrmation: à Toronto: (416) 921-6998 à Montréal: (514) 531-4193 ?» Présenté par: ^0|| En collaboration avec: IflsaflàirtMi BOMBARDIER QNJ gOWHrgS Q^'oSbec 0 SITQ Pour annoncer dans œ regroupement, contactez Isabelle Sanchez SNC*Li^^^LIN au 514 985-34M ou à isanchez@ledevoir.coni B 4 LE DEVOIR LE MARDI 29 MARS 2011 ECONOMIE ECART Le Canada était mieux armé que d’autres pays SUITE DE LA PAGE B 1 L’amélioration de la productivité canadienne compte parmi les trois enjerrx qui préoccupent particulièrement la Banque du Canada en cette période où l’on peut commencer à dresser le bilan de la dernière crise économique qui a frappé le monde.Un autre enjeu est l’érosion soutenue de la compétitivité des entreprises canadiermes au cours de la dernière décermie.Il est intimement lié à leurs «piètres» gains de productivité, mais aussi à l’appréciation marquée du dollar canadien que l’on sait.Le troisième enjeu est l’endettement des ménages, dont la Banque du Canada a souvent parlé.Des signes d’amélioration ont été observés récemment, mais il ne s’agit pas de fléchir.Crise?Quelle crise?Lorsque l’on jette un regard sur cette fameuse «Grande Récession», on constate qu’en fin de compte, elle a été plus courte et qu’elle a causé moins de pertes d’emplois que les précédentes, a commencé par noter Jean Boivin.Elle n’en a pas moins été d’une rare violence, a-t-il tout de suite précisé, avec, en l’espace de trois trimestres seulement, un recul du produit intérieur brut (PIB) de 3,3 %, une chute spectaculaire des exportations de 16 % et un effondrement de l’investissement «jamais vu» de 22 %.Et si le PIB a désormais retrouvé son sommet d’avant la crise, l’investissement total des entreprises et leurs exportations n’ont toujours regagné, respectivement, que 45 % et 67 % du terrain perdu durant la récession.Si le Canada s’est, malgré tout, généralement mieux tiré d’affaire que plusieurs autres pays durant cette crise, c’est parce qu’elle y est entrée bien armée, a rappelé Jean Boivin.Relativement peu endettés, les ménages et les gouvernements ont pu prendre la relève, par l’entremise, notamment, du filet social.Bien encadrées, les banques ont su résister à la tempête financière.De plus, le pays a pu compter sur ime forte demande extérieme pom ses matières premières.«Au Canada, nous avons donc eu la chance d’avoir la marge de manoeuvre nécessaire pour absorber efficacement les contrecoups de cette crise financière mondiale, a déclaré le banquier central.Il est primordial de préserver cette marge de manoeuvre étant donné les risques élevés à l’échelle du gb-be et les enjeux structuraux liés à l’économie canadienne qui perdurent au-delà de la récession», a-t-il enchaîné se référant à ses trois enjeux de l’endettement des ménages, de la compétitivité et de la productivité au Canada.Le Devoir RBC plaide pour un plus grand effort en innovation ROSS MAROWITS La prochaine décennie pourrait être celle du Canada en matière de croissance économique si les entreprises investissent davantage afin d’améliorer lem productivité, affirme le dirigeant de la Banque Royale, Gordon Nixon.M.Gordon estime que le Canada a un potentiel suffisant pour dominer le monde développé tant au chapitre de la croissance économique qu’à celui du leadership social.«Notre économie a été résistante, le marché immobilier est en hausse, les excédents fédéraux du passé ont apporté une certaine flexibilité, le système bancaire est stable et les taux d’imposition des sociétés sont peu élevés», a-t-il déclaré.Des lacunes à corriger pour réussir Toutefois, les promesses du pays ne peuvent être tenues qu’à la condition que soient corrigées plusieurs lacunes, a poursuivi M.Nixon lors d’une allocution prononcée hier au Cercle canadien de Montréal.Les déficits fédéral et provinciaux doivent être réduits, l’immigration doit augmenter et il est nécessaire de s’attaquer au problème de la faible productivité qui constitue le talon d’Achille du Canada.En particulier, M.Nixon a mis au défi les entreprises de consacrer davantage de fonds à l’innovation.Il a fait remarquer qu’au cours des 30 dernières années, l’écart de produçtivité entre le Canada et les Etats-Unis avait plus que triplé.«La productivité alimentée par l’innovation est le levier qu’il faut tirer pour augmenter la tarte économique que nous partageons et, ce faisant, améliorer notre qualité de vie et être plus concurrentiels sur le marché mondial», a-t-il déclaré.Le dirigeant de la Banque Royale a indiqué que les gouvernements avaient aidé en modifiant les réglementations et en réduisant les taxes.Il a ce- GORDON M.NIXON MARK BLINCH REUTERS Le grand patron de la Banque Royale du Canada prédit un bel avenir au Canada, pour autant que les entreprises fassent des efforts pour améliorer leur productivité.pendant ajouté que le moment était venu pour eux de travailler d’arrache-pied afin d’équilibrer leurs budgets.\ A notre tour «Le Canada est aujourd’hui en endroit attrayant où vivre, travailler et bâtir des entreprises à succès.Et avec une responsabilité fiscale continue, nous devrions être en mesure d’éviter les difficultés actuelles de plusieurs pays qui seront forcés d’entreprendre de pénibles restructurations afin de corriger les défaillances de leurs systèmes», a-t-il dit.«C’est à notre tour en tant que dirigeants d’entreprises de remercier le gouvernement pour sa ré- forme fiscale, et maintenant nous allons nous en servir pour investir et [remplir] la partie innovation de notre programme.» Par ailleurs, les gouvernements canadiens, tant au niveau fédéral que provincial, doivent continuer de mettre de l’ordre dans leurs finances à la suite de la récente récession.«Nous ne pouvons pas laisser filer l’avantage obtenu au cours de 15 années de responsabilité fiscale», a-t-il dit.«Il est essentiel que les gouvernements des provinces et fédéral travaillent énergiquement afin de retrouver l’équilibre fiscal», a enfin affirmé M.Nixon.La Presse eanadienne CORRUPTION SUITE DE LA PAGE B 1 Ils complimentent également le Canada d’avoir introduit dans le Code pénal la responsabilité des entreprises en ce qui concerne la corruption d’agents publics d’étrangers ainsi que pour «ses initiatives importantes en vue de favoriser la dénonciation des cas de corruption internationale» en insérant notamment dans le Code pénal l’infraction de menace et représailles à l’encontre d’employés qui signalent des conduites fautives.Le Canada n’est pas le seul à s’être fait taper sur les doigts par l’OCDE en la matière.L’Allemagne se faisait dire, la semaine dernière, qu’elle pouvait faire mieux en dépit de ses presque 70 personnes physiques et 6 entreprises poursuivies et sanctionnées.Le Royaume-Uni s’est sérieusement fait chauffer les oreilles le mois dernier pour avoir reporté une nouvelle fois l’entrée en vigueur de sa nouvelle Ipi sur la corruption.Les Etats-Unis se sont aussi fait dire, cet automne, qu’ils pouvaient faire mieux même s’ils en étaient à 71 particuliers et 88 entreprises reconnus coupables, dont l’une d’elles s’est vu imposer une pénalité de 800 millions.Avis de convocation Les critiques adressées hier à l’encontre du Canada sont toutefois particulièrement sévères, a souligné l’OCDE.«Etant donné l’importance des questions soulevées dans ce rapport, le Groupe de travail recommande que le Canada lui rende compte des progrès accomplis en octobre 2011.» Le Devoir AVIS LMAUX ET APPEIS D’OFFRES Communauté métropolitaine de Montréal APPELS D’OFFRES Des soumissions sont demandées et devront être reçues au siège de la Communauté métropolitaine de Montréal, 1002 rue Sherbrooke Ouest, bureau 2400 à Montréal, Avant 11 heures, le mercredi 20 avril 2011 pour : APPEL D’OFFRES PÜBUC NUMÉRO DE-2011-01 ÉLABORATION DU PLAN DIRECTEUR DE L’ATTRACTION ET DE L'ACCUEIL DE TALENTS STRATÉGIQUES DU GRAND MONTRÉAL Avant 11 heures, le jeudi 21 avril 2011 nnur : APPEL D’OFFRES PUBUC NUMÉRO GÉO-2011-01 SERVICES-CONSEILS, SUPPORT TECHNIQUE ET INTÉGRATION D’APPUCATIONS WEB SOUS PLATEFORME TYPO 3 Avant 11 heures, le mardi 26 avril 2011 pour : APPEL D’OFFRES PUBUC NUMÉRO GÉO-2011-02 IMAGERIE NUMÉRIQUE MULTISPECTRALE AÉROPORTÉE DU TERRITOIRE DE LA COMMUNAUTÉ Les documents concernant ces appels d’offres sont disponibles par l’intermédiaire du babillard électronique SEAO à l’adresse www.seao.ca La Communauté ne s’engage à accepter ni la meilleure, ni aucune des soumissions reçues et n’encourt aucune responsabilité envers le ou les soumissionnaires.Le secrétaire de la Communauté, Claude Séguin, avocat Prenez avis que Sipa Deb dont l'adresse du domicile est le 2485 Grand Trunk, #4, Montréal, Qc., H3K 1M9 présentera au Directeur de l'État Civil une demande pour changer son nom en celui de Aysha Begum Razzak.AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Avis public Montréal wt ALIENATION DE BIENS AVIS est donné, en vertu de l'article 28 de la Loi sur les cités et villes (L.R.Q., chapitre C-19), que la Ville de Montréal a autorisé l'aliénation de biens au cours des mois de janvier et février 2011 : Cession à Georgette Behnan une ruelle située au sud du boulevard Gouin Est, entre les avenues Balzac et Drapeau, dans l'arrondissement de Montréal-Nord, constituée du lot 4 498 729 du cadastre du Québec, d'une superficie de 68,4 à titre gratuit (CE11 0071) Vente à Cartierville R-L inc.d'un immeuble vacant situé à l'intersection du boulevard René-Lévesque et de la rue Amherst, dans l'arrondissement de Ville-Marie, constitué du lot 1 182 364, du cadastre du Québec (lot projeté 4 712 666 du même cadastre), d'une superficie de 23,4 m“, pour 36 000 $ (CG11 0019) Vente à 9227-3846 Québec inc.d'un terrain vague situé au nord-ouest de l'intersection formée par les rues Peel et Smith, dans l'arrondissement du Sud-Ouest, constitué du lot 4 703 530 du cadastre du Québec, d'une superficie de 82,1 m2, pour 106 044 $ (CG11 0020) Le 29 mars 2011 Le greffier de la Ville, M" Yves Saindon AVIS LEGAUX & APPELS D^OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tét.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com FONDATION JEUNES ET SOCIÉTÉ ooo o( )a LES ENFANTS DU MONDE ONT BESOIN DE VOTRE AIDE A comme coopérant A comme bénévole ?comme donateur (514) 387-2541, poste 240 Nous vous aiderons à les aider www.monde.ca RESSOURCES SUITE DE LA PAGE B 1 Dans une lettre publiée aujourd’hui en page A 9 du Devoir, cet ingénieur de formation rappelle ainsi que l’État, «autant libéral que péquiste, a jugé bon dans la décennie 70 de créer la SOQUIP et d’y investir plus de 100 millions pour connaître le potentiel des ressources énergétiques du sous-sol québécois».Selon lui, il est donc «plus qu’approprié, avec le niveau avancé des connaissances qu’on a acquises sur ces structures géologiques et l’évolution des techniques d’exploration, qu’il prenne tous les moyens disponibles pour garantir aux citoyens du Québec l’accès à la très grande majorité des revenus générés par ces ressources».M.Lapierre jugq en fait qu’il est «urgent» que l’État rebâtisse son expertise dans tout le secteur de l’exploitation des ressources.«Ce n’est pas en confiant des sommes d’argent à Investissement-Québec que l’on y arrivera.Voilà pourquoi je propose la création d’une “Société de développement des ressources naturelles du Québec” qui aurait pour mandat d’assurer le développement harmonieux au bénéfice des Québécois.» Reprendre les permis 11 estime aussi que le gouvernement doit profiter de la période de «quasi-moratoire» décrétée pour la durée de l’évaluation environnementale stratégique de l’industrie du gaz de schiste pour acquérir des participations importantes dans le secteur.Pour y parvenir, il faudrait selon lui que l’État offre aux entreprises qui détiennent les permis d’exploration gazière et pétrolière de leur verser 50 % (les dépenses qu’elles ont effectuées à ce jour sur lesdits permis.En échange, les sociétés offriraient à Québec «50 % des droits de propriété sur les permis sur lesquels elles ont réalisé des travaux».Dans le cas des permis où rien n’a encore été fait — ce qui est le cas cje la majorité des permis —, l’État récupérerait la totalité des droits.Il se- rait alors possible de vendre les droits aux enchères, comme cela se fait ailleurs au pays.En Colombie-Britannique, cette façon de faire a permis de verser près de 900 millions au trésor public en 2009.«Cette opération, note M.Lapierre, si elle était réalisée actuellement, coûterait environ 60 millions à l’Etat, du moins si l’on tient compte du chiffre de 200 millions qu’auraient dépensé les entreprises au Québec duquel il faut soustraire les crédits d’impôt auxquels ces entreprises ont déjà droit.» Une somme qu’il juge bien «modeste» compte tenu du fait qu’il s’agit de «reprendre le contrôle d’actijs collectife».Au chapitre des redevapces, l’ancien sons-ministre de l’Énergie affirme que le ministre Ba-chand a tout faux lorsqu’il souligne, dans les documents budgétaires, que le Québec s’est doté à’«un régime de redevances juste et concurrentiel» pour le secteur du gaz de schiste.Pour évaluer les retombées réelles pour les coffres de l’État, il faudrait également savoir si le gouvernement entend réviser le régime des permis, qui leur attribue actuellement une valeur de 10 C l’hectare.«Pour l’heure, tout ce que l’on peut dire, c’est que le prix des permis au Québec est ridiculement bas», laisse-t-il tomber.Renaud Lapierre suggère en outre de fixer «un prix minimum de marché au-dessus duquel les entreprises exploitantes pourraient commercialiser le gaz ou le pétrole des Québécois».Ajnsi, au minimum de 9,25 $, l’État pourrait espérer tirer des revenus annuels de 900 millions de dollars.En vertu du nouveau régime de redevances, c’est ep effet à ce niveau de prix que l’État encaisse au moins 51 % des revenus nets, «ce qui devrait être un minimum obligatoire».Mais selon le scénario évoqué dans le dernier budget, Québec pourrait toucher, au mieux, un peu moins de 450 millions, si l’industrie tourne à plein régime.Le Devoir MÉDIAS SUITE DE LA PAGE B 1 Cette anthropologue de formation a révélé très tôt les risques systémiques causés par les dérivés de crédit mis au point par les D'Eolamour de JPMorgan.La franc-tireuse n’a malheureusement pas été entendue.Parallèlement à cette cécité générale, la presse financière était paradoxalement en plein essor.L’irruption dans les salles de marché des terminaux Reuters ou Bloomberg et des chaînes télévisées spécialisées comme CNBC, tout comme le boom de l’Internet et des magazines spécialisés ont étoffé l’offre médiatique.Quant à la demande d’informations financières, elle était stimulée par un modèle de croissance économique basé sur la consommation et l’immobilier.Pourtant, l’accès à l’information s’était aussi réduit.Les professionnels des banques d’affaires, des hedge funds ou du capital-investissement s’étaient entourés d’équipes de communicants chargés d’interdire qu’on les regarde dans les yeux.Sinon, gare! Les condamnations pleuvaient, les dommages et intérêts matraquaient, les critiques étaient muselés, les contrats publicitaires étaient annulés.C’est l’une des raisons du silence de la presse sur les extravagances des responsables de la crise, à l’instar de l’ascenseur privé de Dick Luld, le fossoyeur de Lehman, ou l’ego monstrueux de Lred Goodwin, le torpilleur de la Royal Bank of ScoÜand.Après avoir distribué les blâmes.Steve S,chifferes se montre confiant.À l’appui de sa croyance dans notre rédemption, le missionnaire du poil à gratter cite pêle-mêle WikiLeaks, les blogs, le retour du journalisme d’investigation ou l’érosion du pouvoir des agences de communication.Le flot de révélations sur les coulisses peu glorieuses de l’économie de l’ombre confirme ce bon et bel état des lieux.L’accent mis par les journaux, sites d’information ou blogs sur l’analyse et le commentaire, la convergence entre le journalisme politique et financier et l’expansion de la couverture de la microéconomie sont autant de signes positifs.Les projecteurs du G20 sont désormais braqués sur les entraves à l’éthique que représentent la spéculation contre son client ou la domiciliation par les multinationales des pôles de profit dans les paradis fiscaux pour payer le moins d’impôts.La re-réglementation est plus que jamais à l’ordre du jour.Tout est-il dit pour autant?Devant pareil optimisme, on songe plutôt à l’avertissement d’une grande modernité du docteur Knock de Jules Romains: «Tout homme bien portant est un malade qui s’ignore.» Le Monde EN BREF Eurocopter offre d’acheter Vector Aerospace Toronto — Les actions de Vector Aerospace ont grimpé de 13 % à la Bourse de Toronto, hier, après que le consfructeur d’hélicoptères Eurocopter eut déposé une offre amicale de 625 millions dans le but d’acquérir la société torontoise d’entretien d’aéronefs.Le tifre de la compagnie a gagné 1,48 $ et terminé la séance à 12,83 $.11 avait établi im record de clôture, jeudi, après que la compare eut annoncé avoir entrepris des négociations exclusives avec le géant néerlandais du secteur aérospatial European Aeronautic Defence and Space Company (EADS).Eurocopter, ime flHale d’ÉADS, a fait part bier de son intention de payer en espèces pour Vector, qui assure des services d’entretien et de réparation d’aéronefs.- La Presse canadienne LE DEVOIR LE MARDI 29 MARS 2011 B 5 ECONOMIE British Airways: vote de grève Londres — Le personnel navigant de British Airways a voté massivement pour im nouveau mouvement de grève, dans le cadre d’im long conflit social qui avait perturbé fortement l’an dernier l’activité de la compagnie aérienne britannique, a annoncé hier le syndicat Unite.Lors d’un scrutin organisé ce mois-ci par le syndicat auprès de 10 000 employés de BA, 83 % des votants se sont e^qjrimés en faveur de la grève, avec un taux de participation de 72 %, a détaillé Unite.Unite espère que ce vote servirait d’avertissement à la direction et la pousserait à plier, sans qu’il y ait besoin de mettre la menace de grève à exécution.Ce vote s’inscrit dans un conflit social qui a déjà donné beu à une vingtaine de journées de grève l’an dernier au sein de BA, devenue depuis ime bbale du groupe aérien lAG.-Agence France-Presse Facebook veut recruter l’ancien porte-parole d’Obama Washington — Facebook cherche à embaucher l’ancien porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, rapporte le New York Times.Le premier réseau social du monde souhaite engager l’ex-proche collaborateiu- de Barack Obama pom l’aider à gérer sa communication en vue de son entrée en Bourse, prévue pour le début de l’année prochaine, a rapporté le jomnal.Selon \eNew York Times, les discussions n’en seraient qu’à un stade prébminaire et qu’aucune offre formeUe d’embauche n’amait encore été faite.Selon les sources citées par le quotidien new-yorkais, Robert Gibbs, qui a démissionné le mois dernier du poste qu’il a occupé pendant deux ans à la Maison-Blanche, avait l’intention de contribuer à la mise en place de la campagne de Barack Obama en vue de la présidentielle de 2012 avant de rejoindre le sectem privé.Mais Facebook souhaite que Robert Gibbs envisage cette possibib-té plus rapidemenL ont soubgné ces somces, qib ont reqibs l’anonymat.- Reuters Des minières dépossédées Harare —Toutes les entreprises étrangères possédant des mines au Zimbabwe devront céder la majorité de lems parts dans les six mois, selon de nou-veUes réglementations pubbées hier.Les nouvebes règles étendent à toutes les sociétés le champ d’ap-pbcation d’ime «loi d’indigénisation» pubbée l’an dernier, qui obbgeait les compagnies mmières étrangères évaluées à 500 000 dobars de vendre au mobis 51 % de lem capital à des Zimbabwéens.Le nouveau seibl est maintenant fixé à im doUar.«Une part majoritaire, ou 51 % des actions, doit être détenue par des Zimbabwéens indigènes dans les entreprises minières non indigènes», selon le texte pubbé hier dans le journal officiel du pays.-Agence France-Presse lAau.-îs- 'K ¦ MARIUS BECKER AGENCE ERANCE-PRESSE Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, pourrait être tenté d’augmenter les taux d’intérêt le mois prochain.Avertissement de Trichet : il y a un risque d’inflation trop élevée La Banque centrale européenne pourrait relever ses taux d’intérêt le mois prochain Paris — Des pobtiques économiques biappro-priées, en creusant les écarts de compétitivité, entraînent des taux d’inflation durablement supérieurs à l’objectif de stabüité des prix, a déclaré hier Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne.Cette dernière pourrait relever ses taux d’bité-rêt début avril pour la première fois en près de trois ans, après que rbiflation dans la zone euro a atteint 2,4 % en février, dépassant le seuil de 2 % sous lequel la BCE entend la contenir.«Des politiques économiques nationales inappropriées peuvent engendrer l’apparition d’écarts de compétitivité excessijs entre les membres de l’union monétaire», a dit Jean-Claude Trichet dans un discours prononcé à Paris.«Les principaux symptômes de tels écarts sont en général de substantielles accumulations de divergences entre indicateurs de compétitivité en termes de prix et de coûts, et ceci entraîne notamment des taux d’inflation se maintenant durablement au des- sus de la définition commune de la stabilité des prix dans la zone euro.» Si des écarts entre les taux d’inflation des pays de la zone sont parfois parfaitement justifiés, quand ils sont temporaires et accompagnent un réajustement des niveaux de développement économique, «dans le moyen-long terme un taux d’inflation légèrement inférieur à 2% doit être la référence au niveau national également», a dit Jean-Claude Trichet.«Les coûts unitaires de main-d’œuvre et, par conséquent, les évolutions des rémunérations compte tenu des progrès de la productivité du travail [.] doivent permettre la réalisation de cette inflation moyenne, à moyen terme, sauf à prendre le risque d’une perte de compétitivité et donc d’une augmentation relative du chômage par rapport à l’ensemble de la zone euro», a-t-ü ajouté.Selon le président de la BCE, de nombreuses données suggèrent que l’effet de rattrapage lié aux différences de développement entre les pays de la zone a été surévalué pour expliquer les écarts d’mflation.«Dans certains cas, ces différences n’ont pas découlé d’effets de rattrapage, mais ont tenu largement à des politiques macroéconomiques inappropriées et à des phases d’expansion excessive de la demande intérieure financées par l’endettement», a-t-ü dit.Comme Jean-Claude Trichet, plusieurs dfri-geants de la BCE ont laissé entendre ces dernières semaines que l’institut d’émission pomrait durcfr sa politique monétafre dès sa prochaine réunion, le 7 avril, pour éviter des «effets de second tour» de la poussée inflationniste des derniers mois, c’est-à-dire entre autres des répercussions sm les salaires.Le mois dernier, Jean-Claude Trichet avait déclaré qu’augmenter les salafres en réaction à la poussée inflationniste actuelle serait «la dernière des bêtises à faire».Reuters \ % Une autre façon de faire les choses Faites-le vous-même ou fais-le pour moi?Les grandes quincailleries se cassent les dents sur le marché chinois ARCHIVES AEP Des consommateurs chinois dans une quincaiiierie Home Depot, à Pékin.ALLISON JACKSON Pékin — Obligées de fermer des dizaines de magasins, les enseignes internationales du bricolage ont appris ces dernières années à leurs dépens que les Chinois préfèrent souvent fafre appel à des professionnels, encore bon marché, pour aménager ou décorer leur appartement.Dans un magasin de la chaîne britannique B&Q à Pékbi, le public ne se bouscule pas devant les scies cfrculaires ou les meubles de jardbi.«Le “do-it-yourself” [littéralement: “à faire soi-même”, ou bricolage] n’est pas un concept populaire en Chine, déclare à l’AFP Shaun Rein, le directeur du China Market Research Group.«Si vous faites [les travaux] vous-même, vous avez l’image d’un paysan et non celle de l’homme viril que les chaînes de bricolage mettent en avant aux Etats-Unis», selon cet analyste.En dépit du boom de l’immobilier et d’un marché de l’aménagement intérieur qui pèse f00 mübards de dobars et croît de i5 % par an, les enseignes de bricolage ont été obligées de réduire leur voilure ou même de quitter la Chbie.En 2009, B&Q a fermé 22 de ses 63 magasins dans le pays, tandis que l’américain Home Depot a mis la clé sous la porte d’environ la moitié de ceux qu’il a ouverts depuis son entrée sur ce marché en 2006, où il ne compte plus désormais que sept grandes surfaces.La dernière victime du manque de goût des Chinois pour le bricolage est l’enseigne ment doit être fait par l’acquéreur qui fait le plus souvent appel à une entreprise.Outre les outils, la peinture ou les baignoires, les magasins étrangers proposent aussi des tables de jardin ou des barbecues dans un pays où les maisons individuelles restent l’exception en ville et où les balcons sont rares.B&Q et Home Depot «ont raté le coche parce qu’ils n’ont pas suffisam- Les entreprises occidentales ont cru à tort qu’elles pouvaient dupliquer leur modèle en Chine où très peu de gens savent manier la scie sauteuse La Maison du groupe français Saint-Gobain, qui a annoncé en mars la fermeture de tous ses magasins de matériaux de construction.Selon les analystes, les dirigeants des groupes occidentaux ont cru à tort pouvofr dupliquer leur modèle en Chine, où très peu de gens savent manier une scie sauteuse ou une ponceuse électrique.Dans la plupart des vibes, les appartements sont livrés avec une simple arrivée d’eau et d’électricité, et tout l’aménage- ment adapté leur offre» et ont vendu «les mêmes articles que ceux trouvés dans les magasins chinois, mais à des prix bien plus élevés», selon M.Rein.Durant la semaine, le nombre de vendeurs dans le B&Q de Pékin dépassait de loin celui des clients.Selon un employé, l’affluence est un peu plus importante le weekend.B&Q n’a pas répondu à une demande d’entretien de l’AFP.M.Ding est venu acheter des raccords de tuyaux et d’autres «choses importantes» pour un appartement qu’il rénove, expliquant qu’il est prêt à dépenser plus pour ces quelques articles.afin d’être sûr de leur quabté.Mais pour tout le reste, pré-cise-t-il, il enverra son décorateur s’approvisionner dans des enseignes chinoises meilleur marché.Home Depot «a beaucoup appris» en un peu plus de quatre ans, admet son porte-parole Ron DeFeo.«Nos magasins étaient bâtis sur le modèle américain du “do it yourself’, alors que la Chine est plutôt un marché du “fais-le pour moi”».Dans les plus grandes villes, de plus en plus d’appartements sont désormais vendus entièrement décorés, dimbiuant encore «les chances d’accéder au consommateur individuel», explique le porte-parole de Sabit-Gobabi, Nicolas Nie.Certabies chaînes étrangères ont pourtant connu le succès, comme Ikea qui prévoit doubler, à i5, d’ici 20i5 le nombre de ses magasbis.Le géant suédois de l’ameublement «s’est adapté à la culture asiatique», explique Zhou Wei, responsable de l’agence du pu-bbcité Charm Communications.En Chine, «les consommateurs veulent un grand choix de lampes et de canapés plutôt que de choses dont il n’ont pas besoin», selon M.Zhou.Agence France-Presse Consultez notre section vin LE DEVOIR xom /vin B 6 LE DEVOIR LE MARDI 29 MARS 2011 LE MONDE JAPON Des traces de plutonium sont trouvées dans le sol de la centrale de Fukushima Sendai — Des traces de plutonium ont été détectées dans le sol de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima où de l’eau fortement radioactive s’est échappée des bâtiments des réacteurs, faisant craindre ime pollution massive autour du site.Un porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco), opérateur de la centrale japonaise, a déclaré que le taux de plutonium retrouvé dans cinq prélèvements ne présentait pas de danger pour la santé et qu’il était éqitivalent à celui détecté au Japon après des essais nucléaires réalisés dans des pays voisins, comme la Corée du Nord.Tepco n’a pas précisé d’où provenait ce plutonium, mais a jugé
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