Le devoir, 30 mars 2011, Cahier A
ONTARIO Un budget prudent à l’approche des élections Page B 1 ^ JAPON Tepco a fait fi des mises en garde à propos de Fukushima Page B 7 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I I N ° 6 9 LE MERCREDI 30 MARS 2011 1,09$+TAXES= 1,24$ 55 lobbyistes pour vanter le gaz de schiste ALEXANDRE SHIELDS Les entreprises pétrolières et gazières actives au Québec ont actuellement au moins 55 lobbyistes à leur service pour «représenter» leurs intérêts auprès du gouvernement Charest, a dé- nombré Le Devoir.Ceux-ci doivent notamment faire valoir le point de vue de leurs clients en ce qui a trait au régime de redevances et à la loi sur les hydrocarbures qui sera éventuellement mise en place pour encadrer l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste et du pétrole.Une simple consultation du Registre des lobbyistes du Québec permet en effet de constater que, à elle seule, l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) a inscrit 35 personnes au registre.Ce regroupement a en fait maintenu plus d’une trentaine de lobbyistes sur sa liste de- puis juin 2009.À cette époque, à peu près personne au Québec ne soupçonnait l’existence de réserves importantes de gaz de schiste dans les basses terres du Saint-Laurent.La plus longue VOIR PAGE A 10: LOBBYISTES .JÉL.I Élections fédérales 2011 La chronique de Manon Cornellier Papa n’a pas raison Page A 6 Éthique D’anciens employés conservateurs reviennent hanter Harper Page A 6 Langue Le français a toujours besoin d’être protégé, dit Gilles Duceppe Page A 7 iedevoir.com > La projection des sièges mise à jour quotidiennement Ignatieff compte faciliter l’accès aux études La promesse de 1 milliard par an sera financée par l’annulation d’une baisse d’impôt accordée aux grandes entreprises HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Le chef libéral Michael Ignatieff martèle qu’il veut offrir une solution de rechange aux avions, aux prisons et aux baisses d’impôt pour les entreprises des conservateurs, et hier il a dévoilé une partie de ce qu’il avait en tête.D offrira 4000 $ à chaque jeune désireux de poursuivre des études post-secondaires.Une proposition que les VOIR PAGE A 10: IGNATIEEE Qui a dit?ÆÆ Non merci, comme W dans “On n’invite pas une borne-fontaine \ \ dans un spectacle canin.” Réponse en page A 7 CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL Le Cirque Éloize reçoit le Grand Prix 2011 ¦ À lire en page B 10 2009 THEATRE T & CIE / ALBERT RUDNICKI I ST D Ë X Actualités.A3 Annonces.B 7 Avis publics.B 5 Carrières.B 4 Culture.B 10 Décès.B 7 Économie B 1 Editorial.A 8 Idées .A 9 Météo.B 8 Monde.B 6 Mots croisés.B 8 Sudoku.B 8 Télévision.B 9 LIBYE: LA COALITION AUGMENTE LA PRESSION SUR KHADAFI f.1 ARIS MESSINIS REUTERS DES INSURGES libyens se préparaient au combat, hier, à 100 kilomètres à l’est de Syrte, ville natale de Mouammar Kadhafi.Syrte est la prochaine cible des rebelles, qui veulent reprendre du terrain vers l’ouest.Pendant ce temps, à Londres, les représentants d’une quarantaine de pays ont réaffirmé leur volonté de maintenir les sanctions et l’opération militaire internationales en Libye jusqu’à ce que Kadhafi se plie aux demandes des Nations unies.Nos informations en page B 6.La stratégie sur l’eau potable était prête dès 2005 LOUIS-GILLES ERANCŒUR La Stratégie d’économie d’eau potable divulguée lundi à Québec était prête, pour l’essentiel dès 2005 et ses composantes, plus iermes, devaient permettre d’atteindre dès 20(B une réduction de 20 % de la consommation moyenne et de plafonner les fuites à 20 % de la production d’eau la même année, selon des documents obtenus Le Devoir.Lundi, le ministre des Affeires municipales, des Régions et du Territoire, Laurent Lessard, dévoilait la nouvelle stratégie gouvernementale, qui reporte à 2017 l’atteinte cjes deux objectils de rA duction.A100 millions d’économies anticipées par année, selon les chiffres de Québec, ces huit années de retard pourraient coûter aux contribuables près de 1 milliard si l’on ajoute le coût des usines surdimensionnées depuis, faute d’économies substantielles.Dès 2004, soit deux ans après la publication de la Politique nationale de l’eau (PNE), Québec a formé voir PAGE A 10: STRATÉGIE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Artiste chercheur de lumière, le cinéaste Alejandro Jodorowsky est venu partager au Québec sa démarche spirituelle et un art ludique à réinventer.Alejandro Jodorowsky à Montréal L’art éclaté en fragments cosmiques François Gourd et son foldingue Symfolium ont attiré dans leurs filets montréalais Alejandro Jodorowsky, créateur à facettes innombrables, cinéaste culte des films El Topo et La Montagne sacrée et apôtre d’une conscience cosmique.Jusqu’au 3 avril, sous couvert de conférences, dîner tarot, cabaret mystique, projection de ces oeuvres, le voici! ODILE TREMBLAY Hier, émergeant d’une cage transparente oû Gourd et ses amis l’avaient enfermé avec des papillons, Alejandro Jodorowsky souriait.Toute la délicatesse et la fragilité des rapports humains lui sem- blaient résumées dans cette quête d’équilibre instable, quand sonne l’heure d’éviter l’écrasement des papillons, nos semblables, nos frères.Jodorowsky considère l’humour comme VOIR PAGE A 10: JODOROWSKY Le dossier fut tablette sous la direction de Nathalie Normandeau X\\\\\\V SH CHRISTIANE* f CHARETTE \ EN SEMAINE 9H Aujourd'hui: rencontre avec l'auteur et cinéaste Alejandro Jodorowsky, et prestation du groupe Karkwa.Réalisation: Marie-Claude Beaucage w95.1 PREMIERE CHAINE Radio-Canada.ca/Christiane FM 77831302831714 / DECOUVRIR un nouveau sens i JMISSAN MOURS DU PRESID tS/lARS mars MARS MARS © A LA INCLUANT UN ERABAIS DE" DU PRESIDENT ( ^ 2011 PRIX VALEURS RÉSIDUELLES ^alg^ LE NOUVEAU IROGUE S 2011 REDESSINÉ ^ À PARTIR DE ^ s 24843^ FINANCEMENT A L’ACHAT 0% Jusqu’à 48 mois^ À LA LOCATION Rogue 2 5 SL illustre 279» 760 mois** 2018$ comptant initial ISENTRA 2.0 2011 A PARTIR DE 14860 FINANCEMENT À L’ACHAT 0% Jusqu’à 48 mois' A LA LOCATION 178' 760 mois** 0$ comptant initial Sentra 2 0 SL illustrée D’EQUIPEMENT SANS FRAIS* L’ENSEMBLE OPTION PLUS COMPREND • Jantes en alliage d’aluminium et pneus de 16 po • Télédéverrouillage des portières sans clé • Climatisation avec microfiltre.à hayon 1.8S2011 À PARTIR DE 14160» FINANCEMENT A L’ACHAT 1 Ao/o C 48 mois^ 1 Versa à hayon 1 8 SL illustrée L’ENSEMBLE OPTION PLUS COMPREND • Télédéverrouillage des portières sans clé • Climatisation avec microfiltre LVERSA berline 1.6 S 2011 DES AVRiL, RÉSERVEZ LA VÔTRE MAiNTENANT.Versa berline 1.6 S illustrée A PARTIR DE V, 9568^ FRAIS DE TRANSPORT, + PRÉPARATION ET AUTRES (1412«) PRIX TOUT INCLUS F10 980 P • Sièges arrière rabattables à plat séparément 60/40 • Système de coussins gonflables perfectionné de Nissan • Verrouillage électrique des portières • Glace électrique VISITEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE NISSAN DES AUJOURD'HUI.OUVERT JUSQU'A 21 H LES SOIRS DE SEMAINE^‘ niSSan.Ca OBTENEZ JUSQU’À 1% DE RÉDUCTION DE TAUX D'INTÉRÊT SUR CERTAINS MODÈLES AVEC LE PROGRAMME DE FIDÉLISATION PRÉFÉRENTIELLE’ INNOVER POUR TOUS, C’EST LE GROS BON SENS r- li w 1 ÉteiiÜllilOl 1 L t Prix de vente à partir de 24 643$ pour le Rogue S 2011 (W6RG11 AAOO), transmission CVT / 35 043$ pour le Rogue 2 5 SL tel qu'illustré ^6SG11 AAOO), transmission CVT /14 160$ pour la Versa à h^n 1.8 S 2011 (D5LG51 AAOO), transmission manuelle / 17 660$ pour la Versa a hayon! 8 SL 2011 telle qu illustres (B5RG51 AAOO), transmission manuelle /14 860$ pour la Sentra 2.0 2011 '¦ ¦' ' * ' “ - - .»."¦/10 900$ pour la Nfersa berline 16 S 2011 (B4BG61 AAOO), transmission manuelle Tous les pi ., -» .être combiné à des taux subventionnés de financement à T (041361 AAOO), transmission maniielle / 22 760$ pour la Sentra 2 0 SL 2011 telle qu'illustrée (C4TG1 î ÀAOO), transmission CVT H 0 900$ pour la Nfersa berline 1 6 S 2011 (B4BG61 ÂAOO), transmission manuelle Tous les pnx comprennent les frais de transport et de pfélivraison, les taxés sur l’air climatisé, les taxes sur les pneus et les rabais du manufkctuner (600$ pour le Rogue 2011) tt Le rabais de 500$ est applicable à l'achat ou à la location d’un Rogue 2011 seulement du 26 au 31 mars 2011.Le rabais sera déduit du pnx négocié avant les taxes et peut être combiné à des taux subventionnés de financement à l'achat ou à la location.#0% de financement à l'achat jusqu'à 48 mois disponible pour les modèles neufs du Rogue, Versa à h^n et Sentra 2011.Exemple de financement pour le Rogue S 2011 (W6RG11 AAOO)/Rogue 2.5 SL tel quillustré (Y6SG11 AAOO)/Versa à hayon 1.8 S 2011 (B5LG51 AA00)/Ver8aàhayon1.8SL2011 telle qu'illustrée (B5RG51 AAOO) / Sentra 2.0 2011 (041351 AAOO) / Sentra 2.0 SL 2011 telle qu'illustrée (C4T311 AAOO) ; basésur un pnxdeventede 24 843$/35 043$/T4 160$/17 660$/14 860$/22 760$ à un taux de crédit de 0%/0%/0%/0%/0%/0% jusqu’à 48/48/48/48/48/48 mois ispiésente une mensualité de 517,56$/730,06$/295,00$/367,92$/309,58$/474,17$ avec 0$/0$/0$/0$/0$/0$ de comptant initial Fiais de crédit de 0$/0$/0$/0$/0$/0$ pour une obligation totale de 24 843$/35 043$/14160$/17 660$/14 860$/22 760$ 'L’offre de rabais sur les ensembles est seulement applicable à l’achat ou à la location d’une nouvelle Versa à h^n 1 OS/Sentra 2 0.Les consommateurs peuvent également choisir de recevoir le rabais de 1400$ /1950$ Le rabais sera déduit du pnx négocié avant les taxes et peut être combiné à des taux subventionnés de financement à l'achat Les ensembles sans frais comprennent les ôqupements et options énumérés dans la publicité relativement à cnaque véhicule Les équipements seront installés chez le concessionnaire "Offre de location sur le Rogue S 2011 (W6R311 AAOO) / Rogue 26 SL tel qu'illustré (Y6S311 AAOO)/Versa à 1 OS 2011 (B6L361 AAOO) / Versaà he^n1 G SL 2011 telle qu’illustrée (B6R361 AAOO) / Sentra 2 0 2011 (C4L361 AAOO) / Sentra 2 0 SL 2011 telle qu’illustrée (C4T311 AAOO) Mensualités de 279$/477$/160$/241$/170$/310$ pour des termes de 60/60/60/64/60/84 mois avec 2018$/0$/1100$/0$/0$/0$ de comptant initial.Basé sur une allocation de 24 000 km par année avec 0,10 $/km supplémentaire.L'obligation totale de location est 18 754$/40 000$/10 584$/20 2Û9$/10 655$/26 044$.t, tt, 4^ *, ** Offres disponibles seulement chez les concessionnaires participants.Taxes, immatnculation et assurance en sus.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres pnx.Les modèles illustrés sont à titre indicatif seulement.Le concessionnaire peut devoir commander ou échanger un véhicule.Voyez votre concessionnane pour tous les détails.Les offres de financement sont disponibles uniquement auprès de Nissan Canada Finance pour un temps limité, sont sujettes à l'approbation de crédit, sont exclusives, ne peuvent être jumelées à aucune autre offre et peuvent faire l'objet de changements sans préavis Les pnx peuvent faire l'objet de changements sans préaviset ne peuvent pas être lumelés à aucune aube offre Les pnx incluent le rabais du manufacturier A AChez les concessionnaires participants 1 La réduction de taux de pouvant atteindre 1 % s'applique uniquement aux modèles Sentra, coupé et berline Altima (sauf la version hybride).Maxima, Rogue et Murano 2011 neufs et non immatnculés ayant été loués ou financés (sous résenre de l'approbation du crédit) par l'entremise de Nissan Canada Rnance et livrés entre le lerfévner et le 31 mars 2011 La réduction s'appliquera au taux en vigueur offert par Nissan Canada Finance au moment de l'achat et ne peut réduire le taux à moins de 0 % Le véhicule actuellement en location dont le contrat vient à échéance entre le 1 er avni et le 30 septembre 2011 doit être rendu par le locataire au moment où celui-ci ce prévaut de l'offre.De plus, il incombe au locataire de remplir toutes les obligations du contrat de location initial qui se seraient autrement appliquées jusqu'à l'échéance de celui-ci.Les concessionnaires peuvent louer moins cher.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être nécessaire.Lmite de une (1 ) offre par peisonne.L'offre est transférable uniquement aux personnes résidant à la même adresse que le titulaire initial de cette offre.L’offre peut être combinée avec d'autres offres (à l'exception de celles indiquées aux présentes) et nW pas monn^able.L'offre est valide au Canada seulement et peut être modifiée ou annulée sans préavis.Les noms, bgos, slogans, noms de produits et noms des caractéristiques de Nissan sont des marques de commerce utilisées sous licence ou appartenant à Nissan Motor Ce.Ltd.ou à ses filiales nord-améncaines. LE DEVOIR, LE MERCREDI 30 MARS 2011 A 3 ACTUALITES .VIEUX-QUÉBEC w ^ eEport-royal-^ ^ hôtel & suites Forfait 1^Q$ couett^ gourmande 1 866-417-2777 www.leportroyal.com Le Conseil de la fédération n’est pas voué à la promotion du fédéralisme Pas un sou des Québécois n’y est dépensé pour encourager le fédéralisme, fait valoir le ministre des Affaires intergouvemementales, Pierre Moreau MIKE CASSESE REUTERS Le Conseil de la fédération, formé à l’initiative du premier ministre du Québec, Jean Charest, ne représente pas une dépense de fonds publics afin de faire la promotion du fédéralisme, selon le ministre Pierre Moreau.ANTOINE ROBITAILLE Québec — Le Conseil de la fédération ne représente pas une dépense de fonds publics pour faire la promotion du fédéralisme, a soutenu Pierre Moreau hier.Le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes répondait ainsi à Pauline Marois et Bernard Drainville, qui ont affirmé le contraire lundi et hier.Ces derniers concluent qu’eux aussi, une fois au pouvoir, pourraient dépenser légitimement des fonds publics pour promouvoir leur option, la souveraineté.«Si c’est bon pour eux, pourquoi ce n’est pas bon pour nous?», a lancé Bernard Drainville lundi.Le Conseil de la fédération est une «structure» qui organise entre autres une conférence annuelle des premiers ministres provinciaux et des représentants des territoires.Depuis sa création en décembre 2003, le conseil a coûté plusieurs millions aux Québécois, a soutenu Bernard Drainville lundi.Un des objectifs du conseil est de «promouvoir la coopération entre les provinces et les territoires et de tisser des liens plus étroits entre les membres du conseil, dans le but de renforcer le Canada».Selon le ministre Moreau, «le Conseil de la fédération, c’est un forum où on prend position sur les grands enjeux de la fédération canadienne, un régime qui existe», a-t-il souligné hier.La chose prend racine dans les conférences interprovinciales, dont la première a été organisée par Honoré Mercier, à Québec, en 1887.En revanche, ce que propose Mme Maroi^ revient, selon lui, à se servir de l’État pour «promouvoir l’idée d’un parti politique» qui veut modifier un régime existant.«Et il y a une distinction entre faire la promotion d’une idée d’un parti politique et celle d’un gouvernement», a-t-il insisté.Mais l’idée du Plan nord, par exemple, qui a d’abord été présentée lors d’un conseil général du PLQ en 2008, est-ce l’idée d’un parti?«Le Plan nord, c’est une réalisation de développement économique.C’est normal que le gouvernement fasse cela», a répondu M.Moreau.Le ministre estime au reste que, avec sa déclaration, Pauline Marois a voulu simplement calmer les inquiétudes de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, exprimées dans sa lettre publiée par Le Devoir lundi.M.Moreau soutient que la ministre a voulu mettre fin au «flou artistique» que lui reproche l’ancien chef.Cette affirmation de la chef— alors que Bernard Drainville soutenait la veille que le parti n’était pas prêt à prendre une décision sur le sujet— dénote «un manque sérieux de leadership de la part de Mme Marois» et démontre qu’elle cède aux «radicaux de son parti», en vue du vote de confiance qu’elle doit affronter lors du congrès qui doit se tenir à la mi-avril.Les «pressés» Par ailleurs, la députée de Cré-mazie, Lisette Lapointe, a au moins un allié dans le caucus péquiste, Jean-Martin Aussant, député de Ni-colet-Yamaska.É’épouse de Jacques Parizeau s’est vu refuser par le parti un projet de modification de l’article 1 du programme pour y ajouter le principe de dépenses publiques pour la souveraineté et la création d’une commission qui préparerait le référendum.M.Aussant, qui se définit comme un «pressé de faire la souveraineté», «plus pressé que M.Parizeau», soutient que la «proposition Crémazie» ou l’équivalent sera «discutée au congrès» de la mi-avril, «c’est sûr».«Il peut y avoir des modifications proposées qui se rapprochent de ce que Mme Lapointe veut», a-t-il opiné.Le Devoir Old Harry L’arbitrage est équitable, dit Charest ROBERT DUTRISAC Québec — Le premier ministre Jean Charest a défendu, hier, l’entente Canada-Québec sur le gisement d’hydrocarbures Old Harry en qualifiant à’«équitable» la clause d’arbitrage qu’elle confient et qui servira à délimiter les ironfières maritimes du Québec dans le golfe du Saint-Laurent Lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, Jean Charest a soutenu que la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, voulait, de son côté, se contenter d’une clause d’arbitrage comme celle inscrite dans l’entente Canada-Terre-Neuve sur les hydrocarbures.«C’est ce qu’elle proposait au lieu de négocier une entente comme nous l’avons fait, et comme la vice-première ministre l’a fait, qui fait en sorte qu’on encadre ce processus de manière à ce qu’il soit équitable et que le Québec puisse, justement, défendre ses intérêts», a affirmé le premier ministre.Comme l’a dévoilé hier Le Devoir, une note confidentielle, destinée au Conseil des ministres et datée de septembre 2008, signalait que le Québec «a toujours refusé de soumettre l’intégrité de ses frontières aux décisions d’un arbitre désigné par le gouvernement fédéral», comme l’exigeait Ottawa avant de signer une entente sur Old Harry.Pauline Marois a accusé le premier ministre d’avoir accepté, avec cette clause d’arbitrage, «de faire des compromis historiques auxquels pourtant s’étaient toujours reuses les gouvernements précédents».«Est-ce que le premier ministre peut nous dire si, oui ou non, il acceptera la décision de l’arbitre fédéral si malheureusement elle était défavorable au Québec?», a demandé Pauline Marois, soulignant que le Québec perdrait Old Harry si la ligne de démarcation était repoussée de 20 km vers l’ouest, comme le souhaite Terre-Neuve.La chef péquiste a aussi déploré que nulle part dans l’entente il est prévu que les redevances tirées des hydrocarbures ne viennent, pour la moitié, réduire les paiements de péréquation versés au Québec.Terre-Neuve a signé une entente avec Ottawa pour que les redevances n’aient aucup effet sur la péréquation, tout comme la Nouvelle-Écosse.Pour Terre-Neuve, il s’agit d’une somme de 4,5 milliards, ou 9000 $ par habitant, a indiqué Pauline Marois.Le Devoir E N BREF YAN DOUBLET LE DEVOIR Régis Labeaume Le maire a évoqué un boycottage de Québécor Le Devoir a appris hier que le maire de Québec, Régis Labeaume, avait évoqué la possibilité d’un boycottage de Québécor lors d’une rencontre avec des citoyens organisée la fin de semaine dernière.Lundi, l’émission Maurais-Live, sur les ondes de CHOI-FM, a diffusé un enregistrement dans lequel on l’entend répondre à un citoyen qui s’interroge sur le risque que Québécor se retire sans compensation du projet d’amphithéâtre.«Imaginez que Québécor fasse un coup de cochon pis s’en aille.Qu’est-ce qui va se passer?», a lancé le maire, avant de dire que les actions de l’entreprise et ses ventes allaient baisser.«E sait très bien qu’il ne peut pas décevoir les gens de Québec, parce que, s’il le fait, vous n’achèterez plus de [inaudible].Vous n’irez plus chez Vidéotron.Moi non plus, j’irai plus chez Archambault, je vais acheter Le Soleil.» - Le Devoir QuébecLeaks s’intéresse à l’amphithéâtre Le site QuébecLeaks a mis en ligne hier l’entente conclue le 26 février par la Ville de Québec et le groupe Québécor, concernant la gestion de l’amphithéâtre, ainsi que les documents de la Ville qui l’ont officialisée le T" mars suivant.Ces documents n’ont rien de secret et les médias les ont entre les mains depuis des semaines, mais QuébecLeaks souhaite aussi diffuser des documents d’intérêt public qui ne sont pas nécessairement exclusifs.Ée contenu de l’entente finale entre la Ville et Québécor reste pour sa part â être dévoilé.-Le Devoir Réseau routier Un milliard de dollars pour refaire l’entrée de Québec ISABELLE PORTER Québec — La Ville de Québec et le ministère québécois des Transports ont dévoilé hier la première étape d’un immense chantier visant â complètement changer l’allure de l’entrée de la capitale.Le ministère â lui seul prévoit y investir 1 milliard de dollars au cours des dix prochaines années.«C’est un des plus grands échangeurs au Québec, après Turcot et Saint-Pierre à Montréal», a résumé le ministère des Transports, Sam Hamad, â propos de l’infrastructure qui se trouve au cœur du chantier, un échangeur qualifié de «spaghetti» et vieux d’une bonne quarantaine d’années.Prié de dire si la ville de Québec allait, elle aussi, avoir son échangeur Turcot, le ministre Hamad a spontanément répondu «non», avant d’ajouter que «Turcot allait bien» et «était bien parti».En plus de la réfection de cet échangeur, le ministère souhaite revoir tout l’aménagement du secteur et donner une meilleure La première étape consiste en la création du Bureau de projet place au transport en commun pour réduire le trafic.La Ville, elle, en profiterait pour densifier le secteur, trouver une vocation aux terrains inutilisés, revoir le zonage et surtout embellir ce secteur qui ne paie pas de mine.Le ministère â lui seul prévoit investir 1 milliard dans l’entrée de la capitale au cours des dix prochaines années, mais on ne nous a pas dit combien comptait investir la Ville de Québec.La première étape du processus lancé hier consiste en la création du Bureau de projet au coût de 1 million de dollars, qui devra produire un schéma directeur pour le début de l’année 2012.Selon le ministre Hamad, on en profitera pour orienter le développement du secteur «pour les prochains 50 ans».On estime â 160 000 le nombre de voitures qui passent chaque jour par l’entrée des ponts, un secteur de la ville oû le trafic est en forte croissance depuis quelques années.Le Devoir E N BREF Les antécédents judiciaires des inspectenrs de ia CCQ seront vérifiés La présidente de la Commission de la construction du Québec (CCQ), Diane Lemieux, a annoncé que les antécédents judiciaires des quelque 300 employés de l’organisme seront scrutés â la loupe, a annoncé Radio-Canada hier.Mme Lemieux, qui est â la barre de la CCQ depuis le 25 janvier, a expliqué qu’elle souhaitait ainsi mettre fin aux rumeurs et «crever l’abcès».Les nombreux scandales qui ont éclaté dans le domaine de la construction au cours des der- niers mois ont mis â mal la crédibilité de la CCQ.Mme Lemieux a affirmé qu’elle en avait soupé de recevoir des lettres dans lesquelles certaines personnes «portent des accusations» et qu’il lui industrie pharmaceutique ' tourne au ralenti au Canada.Les chiffres publiés hier par IMS Brogan font état du plus faible taux de croissance jamais enregistré, soit 1,4 %, pour un total de 22,4 milliards.Un fléchissement qui s’explique par la progression des médicaments génériques, mais aussi par la fin de brevets lucratifs, au premier chef celui du champion toutes catégories des dernières années, le Lipitor.Après avoir trôné au sommet, le régulateur de cholestérol Lipitor a vu son règne s’achever avec l’expiration de son brevet en mai dernier.Le blockbuster a depuis été détrôné par le Synthroïd, une hormone qui permet de régulariser la glande thyroïde, et relégué au troisième rang, derrière le Crestor, un autre régulateur de cholestérol.D’autres médicaments ont connu un sort semblable en 2010, comme Ac-tonel et lYoscar.Le retrait de brevets importants avait déjà été amorcé l’an dernier.Il se poursuivra cette année, avec un lot de produits brevetés évalué à 1,4 milliard de dollars.IMS Brogan prévoit donc une chute de la croissance de moins de 4 à 6 % pour 2011, «révélant les fortes répercussions de ces expirations de brevet», mais aussi l’impact des «nouvelles réformes sur le programme de médicaments dans l’ensemble des provinces» et «des Les agents cardiovasculaires sont demeurés la catégorie la plus prescrite au Canada réductions substantielles des prix des médicaments génériques».Sur ce dernier front, la part de marché des médicaments génériques — qui copient les médicaments d’origine sans les coûteux brevets qui y sont rattachés — a poursuivi sa croissance, passant de 54,3 % en 2009 à 57,1 % en 2010.Le Québec a suivi timidement le mouvement, la part de ses génériques ayant atteint 54,3 % en 2010.Cela demeure toutefois bien en deçà de la moyenne canadienne.Plus globalement, les agents cardiovasculaires constituent encore la catégorie la plus prescrite au Canada, et ce, pour la 17® année consécutive.Suivent les psychothérapeutiques, les agents gastro-intestinaux ou génito-urinaires, les régulateurs de cholestérol et les agents hormonaux.Fait intéressant, c’est au Québec que le nombre d’ordonnances exécutées dans les pharmacies commerciales est de loin le plus élevé.S’il est en moyenne de 15 par habitant en un an (pour un coût total moyen de 686 $), il est de 26 au Québec (total: 840 $).Le phénomène s’explique en partie par le «fait que les ordonnances ont une durée plus courte que dans les autres provinces», note le fournisseur de services d’information sur l’industrie des soins de santé.Le Devoir porter Toronto.Nos horaires s’ajustent à vos affaires.Porter a plus de 20 vols par jour vers Toronto.À des heures bien pensées.Vous arrivez à l’aéroport de Toronto à deux pas du centre-ville.Vous gagnez des heures précieuses sur un aller-retour.Dans un voyage d’affaires, l’important, ce sont les affaires.Porter.Raffinée sur toute la ligne.9oi d’ao' 99~' Vols au départ de Montréal.Réservez avant le 30 mars.CHICAGO ï MYRTLE BEACH NEW YORK 199$*259$* 149$ Plus frais et taxes 86,77 $** Plus frais et taxes 89,77 $** Plus frais et taxes 84,37 $** Réservez en ligne, appelez au 1-888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.* Réservez avant le 30 mars 2011 pour vos trajets avant le 23 juin 2011, et avant le 23 mai 2011 dans le case de Myrtle Beach.Porter peut exiger un achat jusqu’à 21 jours à l’avance.L’aller simple en classe Fixe n’inclut pas les taxes, frais et surcharges.Ce tarif aller-simple n’exige pas l’achat d’un aller-retour.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.* Les tarifs aller simple au départ de Montréal conprennent les taxes canadiennes et les frais (DPSTA, frais d’aéroport, assurance, surcharges de carburant, TPS, TVQ).Les tarifs des vols à destination des États-Unis peuvent comprendre la taxe de transport américaine, la taxe de segment américaine, la taxe de l’agriculture américaine, les frais d’utilisation de l’immigration américaine.Les tarifs des vols à destination de Montréal peuvent être différents.flyporter.com A 6 LE DEVOIR, LE MERCREDI SO MARS 2011 LES ELECTIONS Papa n’a pas raison Manon CORNELLIER ombre de parents d’enfants d’âge préscolaire vivant à l’extérieur du Québec dépensent entre 7500 $ et 10 000 $ par année pour une place en service de garde.En Ontario, on parle d’un coût—moyen — d’environ 12 000 $.Au Canada, près de 75 % des femmes ayant des enfants de moins de 16 ans sont sur le marché du travail.Au Canada toujours, près de 9 % des familles avec enfants vivent sous le seuil de faible revenu et peuvent difficilement payer les frais d’inscription de leurs enfants à des activités sportives ou artistiques, sans parler du matériel requis, souvent trop dispendieux.Ces chiffres sont instructifs quand on les oppose aux mesures fiscales dont les conservateurs se font les champions, la dernière en date étant cette promesse de fractionnement aux fins d’impôt du revenu de travail de conjoints ayant des enfants de moins de 18 ans.Cet engagement s’ajoute, souligne Stephen Harper, aux crédits d’impôt pour activités sportives et artistiques et à la Prestation universelle pour la garde d’enfants.11 s’en vante, et avec raison.Ces mesiues sont accrocheuses et se «vendent» bien.Mais aident-elles d’une quelconque manière à améliorer l’accès aux services de garde, à alléger le fardeau des familles qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts, à ouvrir la porte du sport et de la culture aux enfants moins bien nantis?Non, car ce n’est pas le but.L’annonce faite lundi par Stephen Harper illustre à la perfection la philosophie de son gouvernement en matière de fiscalité des particuliers.(On est en droit de se demander si elle verra le jour puisqu’il attendra le retour à l’équilibre budgétaire en 2015 pour la mettre en oeuvre.Qui sait combien d’élections auront lieu d’ici là.) M.Harper a déjà dit qu’il n’existait pas de bonnes taxes.Par conséquent, la fiscalité n’est pas pour lui un outil qui peut être porteur de changements, mis au service de la collectivité ou de programmes destinés à réduire les in- I programmes ou aider les provinces à en offrir aux Canadiens qui en ont besoin.Les garderies en sont un bon exemple.Le gouvernement af firme que sa Prestation universelle pour la garde d’enfant «permet plus d’options de garde».Qn se demande bien comment.Les parents reçoivent 100 $ par mois, imposable, pour chaque enfant de moins de six ans.Pour les parents qui travaillent, cela signifie souvent après impôt un ’ maigre 75 $ de plus dans leur portefeuille.Ça ne leur offre aucune place à bas prix en service de garde et, à l’extérieur du Québec, ça paie à peine deux joiunées de garderie par mois.Des miettes.Cet essaimage coûte pourtant au fédéral 2,7 milliards par année, une fortune qui aurait pu aider les provinces à financer la création de places en garderie.Mais voilà, cela n’aurait pas permis aux conservateius d’afficher leur préjugé favorable envers les mères au foyer, comme l’a fait l’annonce de cette semaine.Cette proposition de fractionnement du revenu aux fins d’impôt profitera d’abord aux familles oû un des deux parents ne travaille pas et oû l’autre gagne un revenu élevé.Les femmes risquent d’en laire les frais, comme l’expliquait très bien ma collègue Hélène Buzzetti dans notre édition d’hier.Poiu cela, Qttawa dépenserait 2,5 milliards par aimée sans qu’un cent aille aux familles monoparentales ou à celles dont les deux parents travaillent et gagnent un salaire à peu près équivalent.Prenons les crédits pour activités artistiques et sportives, au prix de 100 millions de dollars par année chacun.Pour le contribuable, ils représentent peu de chose, car 15 % de 500 $ ou moins de dépenses admissibles se traduit par une économie d’impôt maximale possible de.75 $ par enfant.Et pour en bénéficier, il faut pouvoir payer l’inscription au hockey ou aux leçons de piano.Et il faut payer de l’impôt.Tant pis pour les personnes à faible revenu.Selon un fonctionnaire des Einances, la raison est simple.Le but n’est pas d’encourager ces activités.égalités.Son discours public en témoigne.H n’en a que pour les baisses d’impôts des entreprises et les allégements fiscaux pour les particuliers pour soi-disant respecter leur choix.Sa méthode n’est toutefois pas désintéressée.La rentabilité électorale doit être au rendez-vous et soutenir une vision précise de la famille.L’approchç doit aussi cibler l’individu.À chaque clientèle, son petit crédit qui fait plaisir.Ça soulage une fin de mois, c’est certain, mais ça ne fait rien pour changer la situation en profondeur ou régler, par exemple, un problème systémique de pénurie de logements abordables ou de places en garderie.Des sommes colossales sont pourtant saupoudrées de cette manière.Des milliards qui pourraient avoir un effet de levier pour mettre en place des La méthode de M.Harper n’est pas désintéressée.La rentabilité électorale doit être au rendez-vous et soutenir une vision précise de la famille.mais de retourner à ces parents une partie de leyrs impôts.Pour cela, l’État se départit de fonds importants sans même tenter d’infléchir une direction, que ce soit pour combattre l’obésité chez les enfants ou, plus ambitieux encore, réduire le fossé qui s’élargit toujours entre riches et pauvres.11 n’essaie même pas de simplifier le système fiscal ou de réduire les iniquités.11 faut croire que c’est ce qui se produit quand on privilégie une approche individualiste et intéressée, alimentée par les groupes témoins et les sondages.Une approche qui mise sur le cha-cun-pour-soi.Le pire est que ça marche souvent.mcornellier@ledevoir.corn ledevoir.com/electionsZOll Consultez notre section électorale pour lire tous les textes, suivre révolution du sondage, voir la vidéo du jour.De plus, nos journalistes racontent les dessous de la campagne dans notre blogue électoral.m Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 h & CHRIS WATTIE REUTERS Le chef conservateur Stephen Harper a été embarrassé hier par l’engagement dans des campagnes locales de deux anciens employés du parti dont l’éthique a déjà été remise en cause.ÉTHIQUE D’anciens employés conservateurs reviennent hanter Harper JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gilles Duceppe est entouré du leader parlementaire du Bloc québécois, Pierre Paquette, de sa conjointe et de ses petits-enfants lors de son assemblée d’investiture hier soir à Montréal.Coalition : un exconseiller contredit Harper HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — La version de Stephen Hapier à propos de la coalition subit encore un autre revers.Son ancien proche conseiller et ami.Torn Elanagan, estime que la seule interprétation logique de la lettre envoyée en 2004 par M.Harper à la gou-verneure générale implique qu’il était prêt, au besoin, à former une coalition gouvernementale sans retourner aux urnes.Décidémenf la menace d’une coalition fait encore jaser.Stephen Harper, qui répète que les libéraux voudraient prendre le pouvoir sans avoir gagné l’élection, a-t-il déjà flirté avec l’idée de lui-même se hisser au poste de premier ministre sans passer par les urnes?Non.et oui, répond son ancien conseiller.Torn Elanagan.«]e ne crois pas que cette lettre était une tentative de la part de Harper de former une coalition, explique en entrevue M.Elanagan.Mais si vous prenez la peine de rappeler à la gouverneure générale de considérer toutes ses options [autres qu’une élection] en cas de défaite du gouvernement, il me semble que vous laissez sous-entendre que vous êtes prêt à former du moins un gouvernement minoritaire.Qu’est-ce que cela pourrait vouloir dire d’autre?» Par ailleurs, la blogosphère a tôt fait de déterrer une entrevue de Stephen Harper, datant de 1997, sur le réseau TVQ.Invité à prédire qui formerait le prochain gouvernement, M.Harper avait annoncé que les libéraux finiraient par devenir minoritaires.Ainsi allait sa prophétie: «Nous aurons à faire face un jour à un Parlement minoritaire où les libéraux auront le plus grand nombre de sièges.Et le test sera de voir si un des partis d’opposition est capable de former une coalition ou une alliance de travail avec les autres.Et je pense que nous avons un système politique qui maintiendra trois, quatre ou cinq partis politiques différents et les partis qui voudront former le gouvernement devront éventuellement apprendre à travailler ensemble.» M.Harper a indiqué hier qu’il faisait allusion à la fusion des partis de droite.Le Devoir GUILLAUME B O U R G AU LT-C OT E ALEC CASTONGUAY Deux anciens employés des conservateurs reviennent hanter Stephen Harper aux premiers jours de la campagne électorale.^bastienTo^eri et Giulio Maturi sont tous les deux engagés à divers degrés dans des campâmes locales, ce qui suscite un certain malaise au sein du Parti conservateur.Actuellement visé par une enquête de la GRC pour avoir possiblement enfreint la Loi sur l’accès à l’information, M.Togneri s’est fait dire hier qu’il n’est plus le bienvenu dans l’entourage du candidat conservateur Ryan Hast-man (Edmonton-Strathcona), qu’il aurait aidé pour l’installation de pancartes électorales.«Ma compréhension est qu’il s’est porté volontaire pour une campagne, a indiqué le premier ministre Harper.Ma compréhension est qu’il n’est plus volontaire pour cette campagne», a-t-il aussitôt ajouté.Le Devoir a par ailleurs pu constater hier que Giulio Maturi agit quant à lui comme directeur de campagne du candidat Agop Evereklian, qui se présente dans la circonscription montréalaise de Pierrefonds-Dollard.C’est un endroit oû les conservateurs fondent beaucoup d’espoirs: Stephen Harper y sera d’ailleurs de passage aujourd’hui.Pour M.Maturi, il s’agit d’un retour au sein du parti — même si officiellement, son travail est bénévole et relève du candidat.Giulio Maturi avait été mis à la porte de l’organisation du Parti conservateur en 2009, dans la foulée d’une controverse impliquant l’ancien candidat à la mairie de Montréal, Benoit Labonté.Dans une entrevue accordée à Radio-Canada en octobre 2009, M.Labonté avait affirmé avoir rompu ses liens avec M.Maturi après que ce dernier eut tenté de le convaincre d’utiliser quatre organisateurs payés par une entreprise privée pour organiser sa campagne à la mairie, ce qui est illégal.M.Labonté affirmait alors avoir été présenté à M.Maturi par le sénateur conservateur Léo Housakos et l’entrepreneur Tony Accurso.«Ma compréhension est qu’il n’est plus volontaire pour cette campagne» Giulio Maturi a toujours nié ces allégations.Mais, quelques jours après les propos de M.Labonté, l’ancien directeur des communications du ministre Christian Paradis, Mark Quinlan, avait tenu à préciser aux médias que M.Maturi ne travaillait plus pour le Parti conservateur et n’organisait plus le financement.En juin 2010, M.Maturi avait donné un coup de main à son ami Agop Evereklian dans la course à l’investiture conservatrice.11 avait notamment organisé un cocktail de financement M.Maturi avait toutefois dit à La Presse qu’il ne s’agissait pas d’un mandat pour le Parti conservateur.Hier, ce dernier a précisé que le choix des directeurs de campagne relève entièrement des candidats et qu’il se dissocie des choix qui sont laits.Togneri, honni M.To^eri occupait un poste d’attaché politique au cabinet du ministre Paradis en 2009 lorsqu’il a demandé à des fonctionnaires du gouvernement de bloquer la divulgation d’un document et de le caviarder.La commissaire à l’information du Canada a conclu, après enquête, qu’il y avait eu interférence illégale de la part de M.Togneri.11 y a trois semaines, le gouvernement a décidé de faire appel à la GRC pour déterminer si des accusations devaient être déposées contre M.Togneri.La ministre Rona Ambrose avait alors pris soin de dissocier le parti de M.Togneri.C’est La Presse canadienne qui a révélé hier matin que l’ancien adjoint de M.Paradis oeuvrait pour la campagne de Ryan Hastman.«Je suis un peu troublé par ça, a indiqué Michael Ignatieff II ne fait pas preuve de respect démocratique, et voilà qu’il est bénévole dans une élection.» «C’est étrange que le Parti conservateur dise qu’il ne fait plus partie de la machine conservatrice à Ottawa, mais qu’il se retrouve dans la machine conservatrice à Edmonton», a pour sa part soulevé Gilles Duceppe.Le Devoir Avee La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE MERCREDI SO MARS 2011 A 7 FEDERALES 2011 La défense du français reste d’actualité, estime Duceppe Le chef du Bloc réplique aux propos de Larry Smith sur la langue ALEC CASTONGUAY Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a dit trouver «aberrants» et «épouvantables» les propos du candidat conservateur Larry Smith, qui a afhrmé que la protection du français n’est pas la priorité de la jeune génération au Québec.Lors d’un point de presse dans la circonscription de Jeanne-Le Ber, dans le sud-ouest de Montréal, Gilles Duceppe a abordé les thèmes de l’intégration des immigrants, de l’emploi et de la langue.11 en a probté pour apostropher Larry Smith qui, dans une entrevue avec Ix Devoir publiée hier, reprochait à Gilles Duceppe d’être de la vieille garde, notamment en ce qui concerne la défense du français.M.Smith a affirmé: «M.Duceppe a protégé les droits des francophones depuis des années, mais les gens veulent avoir plus qu’un protecteur.Ik veulent avoir un homme qui développe les opportunités pour les Québécois, spécialement les jeunes entre 25 et 40 ans.Pour cette génération, la chose importante, c’est le monde, pas la protection des francophones au Québec.Ça, c’est du passé.M.Duceppe est défensif [sur ce sujet], mais on a besoin d’offensive.M.Duceppe n’est pas capable de faire mais le français est la langue commune du Québec et doit être protégé, soutient-il.«L’ouverture sur le monde, ça voudrait dire ne pas avoir une langue qui est la sienne?Tous les peu^es du monde s’adressent aux autres en partant de ce ça.Les mentali tés commencent à changer.» Le chef du Bloc québécois a soutenu que Larry Smith devrait sortir de l’ouest de l’île de Montréal et se promener partout à Montréal avant de décréter que la défense du français, «c’est du passé».M.Smith se présente dans la circonscription de Lac-Saint-Louis.«Ça se passe en français au Québec.Contrairement à ce que Larry Smith dit, oui, le français doit être protégé au Québec», a lancé M.Duceppe.Gilles Duceppe a donné ses enfants en exemple: sa fdle parle cinq langues et son hls, trois.Les jeunes sont ouverts sur le monde.«L’ouverture sur le monde, ça voudrait dire ne pas avoir une langue qui est la sienne?» qu’ils sont [.] Est-ce qu’ils parlent aussi anglais?Evidemment, c’est la langue internationale.Nous, au Québec, qui sommes 2 % de francophones en terre d’Amérique largement anglophone et hispanophone, Larry Smith vient nous dire qu’on n’a pas besoin de protéger le français?C’est aberrant comme déclaration.[.] C’est épouvantable de dire que ce n’est plus actuel.Il faut protéger [la langue française], l’assurer et faire en sorte qu’elle s’épanouisse.» Le député libéral d’Honoré-Mercier, Pablo Rodriguez, est aussi entré dans la danse hier.«On le sait tous, la protection du français est une priorité pour les Québécois, que l’on soit anglophone ou francophone.C’est une mission que nous nous sommes donnée collectivement.Qu’un candidat-vedette conservateur vienne jouer là-dedans pour des raisons purement partisanes, c’est dégoûtant» M.Smith s’est toutefois défendu d’avoir voulu s’attaquer à la question de la protection de la langue française et a accusé Gilles Duceppe de dénaturer ses propos.11 a soutenu à la Presse canadienne qu’il voulait simplement dire que les jeunes avaient une vision bien différente de celle des bloquistes par rapport à leur avenir.«Mais évidemment, M.Duceppe va sauter sur toutes les opportunités qui lui seront offertes pour manipuler ce que les gens disent et en faire une question de langue», a-t-il lancé.Duceppe investi En soirée, le chef bloquiste a tenu son investiture officielle à l’Qlympia, bondée pour l’occasion.Le discours de M.Duceppe avait une seule cible: Stephen Harper et les conservateurs, accusés d’être des «menteurs récidivistes» et un véritable «danger» pour le Québec.11 a à peine évoqué son adversaire libéral (Michael Ignatieff dit «qu’il est pucabab, mais au Québec, les libéraux ne sont surtout pas capables» de contrer les conservateurs, a dit M.Duceppe) et a tout juste glissé quelques mots sur Jack Layton pour concentrer tout son tir sur les conservateurs.M.Duceppe a évoqué la «coalition imaginaire» de Stephen Harper, a raillé son refus de répondre aux questions des journalistes, est revenu à la charge contre Larry Smith, a cité Pierre Bourgault et appelé les Québécois à «barrer la route à une majorité conservatrice».Avec la collaboration de Guillaume Bourgault-Côté Le Devoir Campagne discrète pour les verts La chef Elizabeth May voyagera peu GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Elizabeth May se fera discrète au cours des prochaines semaines: la chef du Parti vert fait le pari de passer 75 % du temps de la campagne dans sa circonscription de Saanich-Gulf Islands, dans l’espoir de devenir la première élue verte de l’histoire canadienne.Mme May ne passera qu’un total de neuf jours à l’extérieur, à raison de trois voyages de trois jours, a confirmé hier son entourage au Devoir.Elle visitera les régions de Toronto, Montréal et Halifax et organisera un rallye en train entre Edmonton et Vancouver.Pour le reste, ce sera home sweet home.Les verts sont conscients de la contradiction apparente entre un discours qui présente le parti comme la quatrième force politique nationale et la décision stratégique de ne pas mener de campagne à travers le pays.Mais on espère compenser avec une présence soutenue dans les médias MIKE CASSESE REUTERS Elizabeth May sociaux et dans Internet en général — le tout étant présenté comme une campagne plus verte.Jointe par téléphone, Mme May a justifié hier sa décision par la nécessité pour le Parti vert de faire élire quelqu’un à Qttawa.«Nous avons tiré nos conclusions de la campagne de 2008.Le résultat a été historique: nous avons obtenu près d’un million de votes, mais pas de sièges.On ne veut pas que ça se reproduise», a-t-elle indiqué.Selon Mme May, répéter la stratégie de 2008 — alors qu’elle avait sillonné le pays — ne pourrait que donner les mêmes résultats.Beaucoup de votes, mais rien de concret.«Il faut faire une percée, dit-elle.C’est Les verts aux débats des chefs ?La participation d’Elizabeth May aux débats des chefs paraît menacée ce matin.Le consortium des télédiffuseurs qui organisent les débats a affirmé hier qu’il n’a pas l’intention d’inviter Mme May parce que son parti ne compte aucun député à la Chambre des communes.La décision pourrait toutefois être modifiée si les quatre autres partis supportaient la présence de Mme May — le Bloc québécois et les libéraux ont déjà dit oui.Hier soir, les Verts ont vivement dénoncé la décision des diffu- notre objectif et nous croyons que nous avons plus de chances d’y arriver comme ça.» La chef du parti ne craint pas que son manque de visibilité à l’échelle nationale coûte des votes aux verts.Cela aurait pour conséquence de diminuer les revenus du parti, qui reçoit annuellement 2 $ pour chaque vote enregistré à la dernière élection.En Colombie-Britannique, Mme May fait la lutte à Gary Lunn, député conservateur sortant et ministre d’Etat aux Sports.Le Devoir seurs et annoncé avoir engagé un avocat pour défendre leur position.«Ils tentent de museler la voix de 10 % de la population», a indiqué Mme May en faisant référence aux appuis des Verts dans les sondages.«Cette décision ne passera pas.» - Le Devoir {{Je dirais: “non merci” comme dans “On n’invite pas nne borne-fontaine dans nn spectacle canin” )) — André Arthur, député indépendant Décidément, le député de Portneuf-Jacques-Cartier est beaucoup moins volubile comme député qu’il ne l’était lors de ses heures de gloire à la radio.Identihé récemment par le Globe and Mail et le site howd-theyvote.ca comme l’un des députés les plus silencieux et les moins présents de la Chambre des communes, voilà maintenant qu’André Arthur refuse d’accorder des entrevqes en pleine campagne électorale.A moins que Le Devoir n’ait droit à cet égard à un traitement de faveur renversé.Ainsi, à notre courriel d’hier demandant une entrevue aujourd’hui ou demain, le député sortant s’est contenté de nous ré- pondre: «Non merci».Nous lui avons alors demandé s’il fallait comprendre ce «Non merci» comme dans «Je ne suis pas disponible mercredi ou jeudi»?Gu comme dans «Je ne vous accorderai pas d’entrevue pendant la campagne»?La réponse n’a pas tardé.«Je dirais: “non merci” comme dans “On n’invite pas une borne-fontaine dans un spectacle canin”», q-t-il écrit.Elu en 2008 avec une majorité d’à peine 662 voix devant le Bloc québécois, André Arthur est considéré comme l’un des députés de la région de Québec dont le siège est menacé.Isabelle Porter André Arthur JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le maire de Québec ménage Josée Vemer ISABELLE PORTER Québec — Quoique «bouleversé» d’apprendre que la ministre fédérale Josée Verner n’avait pas lu son Plan de mobilité durable, le maire Régis La-beaume a néanmoins retenu ses commentaires hier et fera ses déclarations sur le transport dans quelques jours.Le maire Labeaume venait de laire une longue intervention sur l’importance de son Plan de mobilité durable lorsque Le Devoir lui a demandé hier si le fait que Mme Verner n’a pas lu le document l’inquiétait.«Non», a-t-il répondu après un long silence.Dans une entrevue accordée la veille.Josée Verner a dit qu’elle n’avait pas le plan «en main», alors que le document est disponible depuis juin dernier.Hier, le maire de Québec a déclaré que ce plan, dans lequel est définie toute la stratégie de transport et d’aménagement de la ville, est désormais sa grande priorité.«Maintenant que l’amphithéâtre est réglé, la grande priorité de la ville de Québec, c’est le Ran de mobilité durable», a-t-il dit.Plus tard devant les journalistes, il a lancé en riant que la question concernant Mme Verner «l’avait bouleversé», mais il n’a pas voulu faire plus de commentaires sur ses attentes en matière de transports à l’égard des élus conservateurs de la région.Sa liste d’épicerie destinée aux candidats à l’élection ne sera rendue publique que dans une dizaine de jours, à son retour d’une mission à Londres, répète-t-il.La semaine dernière, Régis Labeaume avait déclaré que le transport public devaif selon lui, s’imposer comme un enjeu central de la campagne et qu’Gtta-wa devait investir massivement dans le domaine.Le Devoir En campagne Jour 4 Hier, mardi 29 mars 2011 8h20 Gilles Duceppe affirme que les propos de Larry Smith sur la protection de la langue française sont «aberrants».9h5 Michael Ignatieff annonce son «passeport canadien d’apprentissage», qui vise à dirninuer les dettes des étudiants postsecondaires.Une mesure de 1 milliard de dollars par année.9h7 Jack Layton propose de limiter les taux d’intérêt exigés aux détenteurs de cartes de crédit.10h2 Denis Coderre sur Twitter: «Fumble! “Ce qui est important, c’est le monde, pas la protection des francophones au Québec.” (Larry Smith) Maxime Bernier sor t de ce corps!» 10h7 La députée conservatrice Shelly Glover précise sa pensée, mais refuse de s’excuser après avoir dit que la députée libérale Anita Neville, 68 ans, a «dépassé sa date d’expiration».10h28 Maxime Bemier, député de la Beauce, annonce qu’il mènera une campagne sans aucune pancarte électorale.llhSO Stephen Harper annonce qu’il offrira une baisse d’impôt d’un an sur les cotisations à l’assurance-emploi pour les petites entreprises qui embauchent de nouveaux employés.Une somme ponctuelle de 165 millions de dollars.12h2 Stephen Harper affirme que l’ancien adjoint du ministre Paradis, Sébastien To-gneri, qui Mt l’objet d’une enquête de la GRC pour avoir possiblement enfreint la Loi sur l’accès à l’information, vient de perdre son poste de bénévole dans la campagne du candidat conservateur dans Edmonton-Strathcona, Ryan Hastman.14h20 Le Parti conservateur affirme que la proposition libérale pourrait empêcher certains étudiants de se qua-liber au Programme canadien de bourses.Les libéraux nient que ce sera le cas.19h Gilles Duceppe prononce un discours lors de son assemblée d’investiture dans lequel il demande aux Québécois de barrer la route à une majorité conservatrice.19hl5 Michael Ignatieff s’engage à ramener au niveau de 2006 le nombre de visas délivrés pour réunifier les lamilles des immigrants canadiens.Aujourd’hui Jack Layton 9hl5 Annonce à Gshawa (Gnt.) 17h Rassemblement néodémocrate à Toronto Stephen Harper 10h45 Rencontre à Brampton (Gnt.) 17h30 Rassemblement partisan à Montréal Michael Ignatieff 9h Annonce à Vancouver (C.-B.) 19h30 Eorum public à Winnipeg (Man.) Gilles Duceppe 9h Allocution devant des militants à Ahuntsic 15h45 Table ronde avec l’Union des consommateurs 17h20 Allocution devant des militants dans Rosemont-La Petite-Patrie Compilation faite par Alec Castonguay rüvü Pâmeras Olivier Daigle Cette semaine, votre magazine télé sur le monde universitaire vous propose : L'administration publique • La formation à distance des militaires • Nüvü Caméras Campus Ce soir 21 h 30 En rediffusion : jeudi 13 h 30, vendredi 18 h 30 canal SAVOIR déjà 25 ANS > POUR TOUT SAVOIR iWWW.CANALSAVOIR.IV PARTENAIRE MÉDIA : LE DEVOIR A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI SO MARS 2011 EDITORIAL Laïcité Les défricheuses Le Conseil du statut de la femme vient d’offrir au gouvernement Charest un très précieux cadeau qu’il devrait accepter sans tarder.On ne lève pas le nez sur matière aussi riche qu’un avis fouillé siu la nécessité de définir les contoius de la laïcité quand le vide nous sert actuellement de bien piètre guide.1 est urgent et nécessaire que le gouvernement favorise la tenue d’un débat sur la laïcité, comme le revendique à juste titre le Conseil du statut de la femme (CSF).En l’absence d’une définition claire sur, ce que devrait être la neutralité religieuse de l’État, règne le chaos, s’installe la confusion.Appelés à s’immiscer dans un espace où l’État n’a pas eu le courage de fixer ses limites, les tribunaux dictent la ligne de conduite.Danger! Depuis que la commission Bouchard-Taylor a conclu à la nécessité d’un livre blanc sur la laïcité, le gouvernement a bricolé quelques mesures destinées à calmer les ardeurs.Son montage à la pièce est lamentable alors qu’une solide vision d’ensemble s’impose plutôt.Le projet de loi 94 rappelle la nécessité d’encadrer les accommodements raisonnables, mais y subsistent d’importantes failles, qui fragilisent le droit des femmes à l’égalité.Lorsqu’est invoqué le droit à la liberté de religion, les grandes perdantes ont souvent pour nom les femmes.Perçues trop souvent comme des empêcheuses de tourner en rond, les femmes du CSF sont de véritables défricheuses.C’est ainsi qu’il faut voir leur dernier avis, que la présidente Christiane Pelchat présente sans détour comme le «livre blanc» sur la laïcité dont le Québec a tant besoin.«On est là, nous», ajoute-t-elle.Voyez-y un sous-entendu: le gouvernement n’y est pas encore, ce qui est foi’t malheureux.Pendu à un électorat fragile, l’État tergiverse.Pendant qu’il hésite, les dérapages se multiplient: libertés de conscience et de religion servent de support pour revendiquer une chose et son contraire.On s’y perd.Que le gouvernement saisisse donc la balle au bond et réponde de manière favorable au moins à l’une des recommandations phares de l’avis du CSF qui prône la tenue d’une commission parlementaire «paritaire» destinée à «faire le point sur la laïcité».Les défricheuses ont compris qu’une vision cohérente s’impose; leur avis ratisse donc très large.Il propose l’inscription de la laïcité dans la Charte et recommande une loi sur l’interdicl)on du port de signes religieux ostentatoires chez les agents de l’État; il s’inscrit en faux contre le principe de laïcité ouverte, choisi par le gouvernement; il prône le retrait du volet culture religieuse du nouveau cours ECR; il souhaite la fin des subventions aux écoles confessionnelles.Il y a de quoi nourrir le débat.Voilà un travail de défrichage qui ne détonne en rien dans l’histoire du CSF.Depuis sa naissance, en 1973, l’organisme-conseil a souvent secoué ainsi le gouvernement, tentant de briser son apathie, le nourrissant pour échafauder ses politiques.Son tout premier rapport publié en 1978 et remis à la ministre Lise Payette — Pour les Québécoises: égalité et indépendance — a servi de texte fondateur à la première politique du Québec en matière de condition féminine.Au lendemain de la parution de ce document riche de 306 recommandations, l’éditorialiste du Devoir Lise Bissonnette saluait ainsi le travail: «Il faut savoir gré au Conseil du statut de la femme d’avoir littéralement mastiqué le travail pour que nul ne puisse le dire irréalisable, dans les domaines où le gouvernement peut réellement quelque chose.» Quelque 30 ans plus tard, les défricheuses sont toujours à l’œuvre.Nous saluons à notre tour leur nécessaire audace.machouinard@ledevoir.corn Souveraineté Flous artistiques Marie-Andrée Chouinard Bernard Descôteaux ancien premier ministre Jacques Parizeau déplorait, dans un texte publié dans notre édition de lundi, le flou artistique que cultive le Parti québécois au sujet de la souveraineté, eu égard tout particulièrement à la préparation du prochain référendum sur la souveraineté.Celui-ci se tiendra quand on sera prêt, mais «encore faut-il être prêt», écrivait-il en écho aux militants souverainistes qui trouvent que la «proposition principale» sur la souveraineté qui sera débattue au prochain congrès du Parti québécois pêche par tiédeur.Cette intervention de M.Parizeau, plutôt modérée dans la mesure où il a pris garde de ne pas attaquer le leadership de Pauline Marois, a été accueillie avec soulagement par ce contingent de souverainistes qui trouvent que leurs leaders cèdent trop souvent aux calculs politiques à court terme.Avec pour résultat que l’objectif premier de leur mouvement s’en trouve occulté.Une illustration de ce flou artistique nous est d’ailleurs venue de façon impromptue lundi avec le dévoilement du slogan électoral du Bloc V.— québécois.«Parlons Québec» se décline en cinq thèmes, parmi lesquels on aurait pu s’attendre à ce qu’on aborde l’avenir politique du Québec.^ La chose a étonné.I W Qu’il n’y ait pas lieu d’écrire que le Bloc est H.¦'X.souverainiste parce que «chsï com- fX • 1 jne le dit Gilles Duceppe, n’est pas la réponse souhaitée par ceux que l’on qualifie d’impatients dans le mouvement souverainiste.Ils ne doutent pas des convictions souverainistes du chef bloquiste, tout comme de celles de la chef du Parti québécois.Ils sont d’accord pour que tout soit fait pour bloquer la route au Parti conservateur à Qttawa et défaire le Parti libéral.Ce qu’ils craignent, c’est que dans le feu de l’action, leurs chefs confondent la proie et son ombre.Ce débat n’est pas nouveau au sein du mouvement souverainiste.Sauf que cette fois, il faut prendre en compte un facteur qui n’existait pas lors du dernier congrès du Parti québécois, voilà six ans.Ce facteur s’appelle «passer à autre chose», une idée que l’ancien ministre péquiste François Legault est en train d’imposer à une partie importante des partisans et sympathisants souverainistes fatigués d’attendre que quelque chose se passe.Le premier péquiste à «passer à autre chose» avait été Raymond Bachand, aujourd’hui ministre libéral.Son départ en 2005 avait surpris, mais n’avait pas eu d’effet d’entraînement.L’effet Legault lui est bien réel et il sera d’autant plus grand si le mouvement souverainiste ne réagit pas à l’invitation de François Legault à «sortir du déni et à prendre acte de l’état des lieux au plan constitutionnel».Ce que Jacques Parizeau appelle le «flou artistique» de la démarche péquiste peut être vu comme une forme d’acquiescement à l’analyse du porte-parole principal de la Coalition pour l’avenir du Québec.En ce sens, la réflexion de l’ancien premier ministre est tout à fait opportune.bdescoteaux@ledevoir.corn LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO « 1'‘>?oRTAmT, C‘«T Lt ?AÇ LA PRoT^cî^o^# HS fl?A“C»PHoi^fÇ AU ¦ CA.CTfTfin Outrage au Parlement 101 Le site officiel du Parlement du Canada contient une partie appelée «Yocabulaire de procédure parlementaire».A cet endroit, «outrage au Parlement» désigne «tout acte ou toute omission allant à l’encontre de l’autorité ou de la dignité du Parlement, y compris la désobéissance à la volonté de la Chambre ou la diffamation à son endroit ou à l’endroit des députés.Les sanctions contre une telle offense varient; elles peuvent aller jusqu’à l’emprisonnement.» Rappelons que, pour la toute première fois de l’histoire canadienne, un gouvernement (celui de Stephen Harper) a été renversé pour cette raison, les députés ayant voté pour une motion de censure par 156 voix contre 145.J’attire votre attention sur la deuxième partie de la définition: «Les sanctions contre une telle offense varient; elles peuvent aller jusqu’à l’emprisonnement» Francis Halin Le 25 mars 2011 Laïcité et sphère publique Comme le demande le Conseil du statut de la femme, il est important d’inclure dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, ou dans une loi spécifique, le principe de la laïcité totale dans la sphère publique.En effet, la situation actuelle n’amène que de la confusion dans les esprits.Prenons comme exemple les déclarations du maire de Saguenay, M.Jean Tremblay, sur le maintien de la prière avant les réunions du conseil municipal: il semble considérer LETTRES cela comme un moyen de défendre les droits des catholiques devant l’avancée supposée dans notre société des pratiques ostentatoires d’autres religions.Chacun a le droit de croire ce qu’il veut et de pratiquer la religion qu’il désire, mais cela n’implique pas qu’on impose ses croyances aux autres dans le domaine public.L’histoire passée nous enseigne que mélanger religion et politique mène souvent à des décisions injustes et absurdes et que cela est surtout dangereux: les multiples guerres de religion sont là pour nous le rappeler.Alors que certains voudraient nous ramener dans le passé, dans d’autres pays on essaie de se sortir de ce bourbier qui a été prétexte à tant de tueries.La solution à ce problème n’est pas de remettre la prière dans la sphère publique, mais bien plutôt de retirer tous les signes de quelque religion de cette sphère publique.Il faut que les choses soient claires pour tous, sans exception ni accommodement.Marie-Christiiie Detuncq Laval, le 28 mars 2011 Qui paiera?Quelle déclaration incroyable: Stephen Harper abaissera les impôts des familles, dans trois ou quatre ans, lorsqu’il n’y aura plus de déficit.Ce que Harper ne dit pas, c’est qu’entre-temps il va continuer à abaisser les impôts des entreprises, ce qui risque de forcer les individus à combler le manque à gagner pour l’achat d’avions de combat et la construction de nouvelles pri- sons.Qui va devoir investir pour avoir un plus grand nombre de prisonniers à gérer?Les provinces?Devront-elles revoir le financement de la santé et de l’éducation à cause de ça?Harper n’en parle pas! André Mainguy Longueuil, le 28 mars 2011 Le mythe des voitures japonaises Depuis deux décennies, plusieurs critiques et chroniqueurs automobiles, notamment ceux du guide Protégez-vous, recommandent presque exclusivement les japonaises pour l’achat d’une voiture neuve.Si, dans les années 90 et au début des années 2000, peu de véhicules américains méritaient d’être retenus, la situation a changé considérablement au cours des dernières années.Plus, les déboires de certains modèles japonais et leur design souvent peu inspiré ne semblent pas avoir influencé nos savants chroniqueurs.Pourtant, plusieurs modèles américains, dans diverses catégories, rivalisent maintenant avec les japonaises en matière de fiabilité et d’économie et mériteraient d’être intégrées au palmarès des 20 meilleures voitures.Le consommateur rationnel qui ne se fie qu’aux conseils de l’APA et de Protégez-vous passe à côté d’excellents produits fabriqués chez nous à prix concurrentiels, sans la prétention arrogante de l’excellence absolue.Jean-Maurice Hamel L’Ancienne-Lorette, le 28 mars 2011 LIBRE OPINION Pourquoi je ne voterai pas pour le Bloc ERIC BEDARD Historien La véritable question n’est pas de savoir si les coalitions sont possibles en régime parlementaire — elles le sont, évidemment —, mais bien si le Bloc québécois peut ou non soutenir un parti centralisateur et frudeauiste.C’est à cette question que devrait répondre Gilles Duceppe.Sauf en 1988, j’ai toujours voté pour le Bloc québécois.Grande coalition nationale fondée à la suite de l’échec de l’accord du lac Mee-ch, ce parti était le symbole de notre résistance par rapport aux forces tentaculaires de la centralisation canadienne.Par son existence même, le Bloc rappelait le rapatriement unilatéral de 1982 et offrait la preuve de l’impossibilité de réformer cette fédération en vue de reconnaître constitutionnellement l’uii de ses peuples fondateurs.Élection après élection, j’aî voté Bloc, malgré certains irritants: le «nettoyage civique» des discours sur la nation québécoise à partir du congrès de janvier 2000; la «CSNisa-tion» de l’état-major du parti; la direction autoritaire d’une formation politique de moins en moins financée par sa base; le culte de la personnalité du chef (le Bloc a créé un prix Gilles-Duceppe!), etc.Solidarité nationale oblige, j’ai passé outre et continué à voter pour le Bloc.Il faut dire que j’avais été impressionné par son travail dans le dossier des commandites.Effets négatifs Cette fidélité inconditionnelle au Bloc a pris fin le 1" décembre 2008, date à laquelle j’appris que Gilles Duceppe allait soutenir une coalition dirigée par les libéraux de Stéphane Dion jusqu’au 30 juin 2011.Fondé après qu’un accord historique eut été sapé par Jean Chrétien et ses sbires, mon parti allait couronner le dernier héritier du frudeauisme.L’homme de la loi sur la clarté, celui-là même qui n’avait jamais reconnu le déséquilibre fiscal, qui comparait le Québec à la Corse, allait devenir chef du gouvernement canadien grâce à.Gilles Duceppe! Nulle surprise donc que l’entente signée entre les trois chefs n’ait prévu aucune nouvelle démarche constitutionnelle: «Nous n’avons pu nous entendre sur un geste concret de reconnaissance de la nation québécoise», admettait candidement le chef bloquiste le P’ dé-cerpbre 2008.Évidemment! Le Bloc soutenait une coalition avec le NPD, un parti encore plus centralisateur que les libéraux.L’entente prévoyait aussi que le gouvernement fédéral réinjecterait 45 millions en culture.Et moi qui avais toujours pensé que la culture devait relever exclusivement du Québec.En soutenant le parti à l’origine du scandale des commandites, Gilles Duceppe discréditait, d’un trait de plume, tous ses beaux discours sur les «valeurs québécoises».Ce qu’a fait ressortir cette entente historique, c’est le socle intellectuel que partagent frudeauistes et bloquistes: même discours moralisateur sur les affaires du monde; même inter/multi-culturalisme négatpur de l’histoire; même foi aveugle dans un État omniscient et dépensier.En si^ant cette entente, Gilles Duceppe tournait le dos à celles et à ceux qui ont toujours considéré que la question nationale primait toutes les autres.« Bon pour le Québec » Depuis quelques jours, le chef bloquiste tente de nous convaincre qu’une coalition similaire allait prendre forme en 2004, ce qui prouverait l’ouverture de son parti à toutes les options, pourvu que «ce soit bon pour le Québec».Cet argument ne convainc guère.D’une part parce qu’aucune entente formelle comparable à celle du 1" décembre 2008 n’a été signée entre les conservateurs et le Bloc en 2004.D’autre part parce que, à entendre les discours de Gilles Duceppe sur «l’idéologie» des conservateurs de Stephen Harper, on se demande bien comment celui-ci aurait pu soutenir un parti aussi étranger aux intérêt supérieurs du Québec.A moins qu’il s’engage formellement à ne plus jamais appuyer des partis centralisateurs et frudeauistes, je ne pourrai voter pour le Bloc québécois.Je crains cependant qu’un tel engagement ne puisse être tenu puisque, lors de son congrès de février, la direction du parti a imposé, malgré les réserves de plusieurs militants, une résolution voulant que «le Bloc québécois se réserve la possibilité de soutenir une coalition de partis politiques».Si Gilles Duceppe est sérieux lorsqu’il dit rejeter «l’idéologie» de Stephen Harper — lui qui affirme pourtant ne pas en avoir —, les partis politiques que risque d’appuyer le Bloc seront forcément le Parti libéral et le NPD.Comme d’aucune façon je ne souhaite voir les libéraux prendre le pouvoir, je ne peux voter pour le Bloc.Pour qui voter alors?Hélas, à la manière des premiers indépendantistes qui pratiquaient l’abstention au fédéral, je risque d’annuler mon vote.Une fois n’est pas coutume. LE DEVOIR LE MERCREDI SO MARS 2011 A 9 IDEES L’élection fédérale et les leçons du Wisconsin Les élections, ça compte ! PIERRE DUBUC MARC LAVIOLETTE Respectivement secrétaire et président du SPQ Libre, les auteurs s’expriment au nom du conseil d’administration du SPQ Libre e 23 mars dernier, le SPQ Libre a organisé une tournée de différentes organisations syndicales et une assemblée publique avec Mme Stephanie Bloomingdale, secrétai-re-trésorière de l’AFL-ClO du Wisconsin.Une des grandes leçons que Mme Bloomingdale a partagées avec les quelque 500 militantes et militants sjmdicaux — dont des dirigeants de la FTQ, de la CSN, de la CSQ, des TCA, de la FIQ, du SPGQ, du SFPQ, de l’APTS, du SCEP-FTQ, de la FNEEQ-CSQ, de l’AEPC, des cols bleus et des débardeurs — c’est que mis sur pied par l’entreprise pour soutenir ses activités au Québec.Questerre Energy a elle aussi recruté chez les anciens libéraux en la personne de Marie-Claude Johnson, ancienne attachée politique de Raymond Bachand, mais aussi de Monique Jérôme-Forget.Celle-ci doit faire des démarches auprès du ministère des Finances et du ministère des Ressources naturelles dans le but de «s’assurer que le niveau de re- devance actuellement en développement permette la viabilité économique» d’un projet «d’exploration et d’exploitation gazière sur la rive sud».Le projet en question n’est pas précisé.Au total, on peut compter au moins 55 lobbyistes actuellement au service de l’industrie pétrolière et gazière au Québec.Aucune production commerciale n’est actuellement en cours et l’industrie répète que le potentiel du shale de l’Utica n’est pas encore prouvé.Ce chiffre s’apparenterait au nombre d’inscriptions au registre liées à l’industrie minière classique, un secteur qui est très développé au Québec et qui est promis à une forte croissance au cours des prochaines années.Même la Fédération des chambres de commerce du Québec a inscrit un mandat lié au gaz de schiste.D’autres entreprises gazières n’ont pas de lobbyistes inscrits directement en leur nom, dont Molo-po, qui détient des permis couvrant 9000 km^ au Québec.Même chose pour Corridor Resources, qui a mis la main sur les permis du gisement Old Harry.Une porte-parole du bureau du commissaire au lob-byisme a toutefois indiqué au Devoir que, depuis deux ans, on cible davantage les entreprises du secteur gazier afin de savoir si elles sont susceptibles de mener des activités de lobbyisme.Dans ce cas, on leur demande de s’inscrire au registre.En 2010, 26 sociétés ont été contactées et 3 se sont inscrites.Par ailleurs.Gaz Métro a inscrit plusieurs lobbyistes en lien avec ses activités de distribution de gaz naturel.Parmi leurs mandats, on retrouve la volonté de «sensibiliser, présenter et promouvoir auprès des instances gouvernementales et municipales le développement de nouvelles sources d’approvisionnement gazier», mais aussi de «positionner auprès des divers interlocuteurs gouvernementaux le gaz naturel comme une des solutions à la réduction des gaz à effet de serre».Le Devoir IGNATIEFF SUITE DE LA PAGE 1 associations étudiantes saluent, mais que Stephen Harper a qualifiée de «dommageable pour l’économie».M.Ignatieff se trouvait à Oakville hier matin pour présenter une des pièces maîtresses de sa plateforme électorale: l’amélioration de l’accessibilité aux études collégiales et universitaires.«Si vous avez de bonnes notes, vous méritez d’y aller», scande-t-il.Le système de «Passeport canadien d’apprentissage» promis s’arrimerait au Régime enregistré d’épargne-étude (REEE) déjà existant, par lequel Ottawa bonifie de 20 % les contributions parentales.Aucune bureaucratie supplémentaire ne serait donc nécessaire.Chaque jeune aura à sa disposition 4000 $ — 6000 $ s’il provient d’une famille à faible revenu — qu’il pourra encaisser en quatre versements annuels s’il est inscrit au cégep ou à l’université, à temps plein ou à temps partiel.Cette somme sera non imposable et ne réduira pas d’autant, promettent les libéraux, les autres bourses gouvernementales auxquelles les étudiants ont droit.Toute portion non utilisée pourra être conservée pour un futur retour aux études.Le programme débutera en septembre 2012.«Nous voulons nous assurer que chaque Canadien ait au moins une chance de réaliser son rêve.[.] C’est au cœur de la vision libérale», a lancé M.Ignatieff, qui était pour l’occasion entouré d’adolescents.La promesse coûtera un milliard de dollars par année et sera financée à même l’annulation de la plus récente baisse d’impôt accordée aux grandes entreprises et celle à venir le 1"^" janvier prochain.Ces réductions, qui feront passer le taux d’imposition de 18 % à 15 %, priveront Ottawa de 4,6 milliards par année.«Nous pouvons faire cela parce que nous ne donnerons pas aux entreprises de nouvelles baisses d’impôt, parce qu’elles n’en ont pas besoin, leurs taux d’imposition sont déjà concurrentiels, a MIKE CASSESE EUTERS Michael Ignatieff dans un collège d’Oakville, en Ontario, hier.expliqué M.Ignatieff.Nous pourrons consacrer un milliard de dollars par année sans augmenter les impôts des citoyens ordinaires parce que nous faisons de meilleurs choix.Pas des avions, pas des prisons, pas des baisses d’impôt pour les entreprises.De l’éducation.C’est ça, le choix de ces élections.» Pour les Québécois, dont le parcours postsecondaire dure cinq ans en moyenne plutôt que quatre, la somme retirée pendant les années de cégep ne pourra pas dépasser le coût réel des études.La partie non utilisée pourra servir à la cinquième année du parcours.M.Ignatieff était particulièrement fier de clamer que son programme, bien qu’il cible l’éducation, n’empiète pas sur les compétences provinciales.«Le REEE est déjà en place et le gouvernement du Québec y contribue même.Le programme recueille la confiance des familles québécoises et du gouvernement.» Le chef du Bloc québécois n’en a pas moins affirmé que «le Québec doit avoir un droit de retrait complet, avec pleine compensation et sans condition».Les étudiants sont contents Les diverses associations étudiantes se sont réjouies de cette annonce, certaines avec des bémols.La Canadian Federation of Students, par exemple, salue «l’investissement substantiel», mais elle rappelle que si les droits de scolarité continuent d’augmenter, le bénéfice diminuera avec le temps.«L’aide financière n’est que la moitié de l’équation», fait valoir dans un communiqué de presse le président, David Molenhuis.La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), elle, «salue la proposition» parce qu’elle «apporterait un peu d’air frais aux étudiants québécois qui n’ont pas pu profiter des derniers tran^erts canadiens envers les étudiants détournés par le gouvernement Charest».Le chef conservateur Stephen Harper n’a pas paru impressionné par cette promesse.«Es [le Parti libéral, le NPD et le Bloc québécois] vont offrir des milliards et des milliards et des milliards de dollars.Ils vont augmenter les impôts pour payer cela.C’est leur choix.Ces milliards seront financés par des augmentations des impôts qui feront beaucoup de dommages à notre économie.» Le war-room conservateur a été prompt à affirmer que cette mesure nuira aux étudiants en les empêchant de se qualifier pour le programme de prêts et bourses (le Québec n’en fait pas partie).Faux, répond le Parti libéral.Les 4000 $ ne seront pas pris en compte dans les revenus aux fins du calcul de l’admissibilité.Le passeport d’apprentissage remplacera toutefois le crédit d’impôt pour droits de scolarité, mais les libéraux estiment que les étudiants seront quand même gagnants parce que leur revenu imposable pendant les études est souvent trop bas pour qu’ils profitent du crédit.Le NPD s’est attaqué à cette promesse en rappelant que le Parti libéral avait, dans les années 1990, réduit les transr ferts aux provinces au titre du financement de l’éducation.Résultat les droits de scolarité ont augmenté en flèche.De 1990 à 2007, les droits de scolarité moyens au Canada sont passés de 1464 $ à 4347 $, et de 904 $ à 1916 $ au Québec.Les droits québécois sont les plus bas au pays, tandis que la Nouvelle-Ecosse détient le record à 6571 $.En 2005 (dernière année pour laquelle la statistique existe), 57 % des étudiants avaient contracté une dette, dont la valeur moyenne était en 2009 de 13 600 $ après un diplôme collégial et de 26 680 $ après un diplôme universitaire.Les chiffres sont moitié moins élevés au Québec.Davantage de visas En visite à Vancouver hier soir, Michael Ignatieff s’est engagé à délivrer plus de visas pour réunifier des familles que les conservateurs.«Pendant cinq ans, Stephen Harper a sabré le programme de la réunification des familles, tournant le dos à l’importance du rôle de la famille dans le succès des nouveaux Canadiens», a dit M.Ignatieff Le chef dit vouloir rééquilibrer le nombre de visas attribués aux parents des Néo-Canadiens habitant à l’étranger et les aufres visas d’immigration d’après les chiffres de 2006.Le gouvernement conservateur a annoncé en février une diminution de 30 % du nombre de visas pour réunification des familles, une décision que les libéraux avaient alors dénoncée.Freiner les banques De son côté, le chef du NPD, Jack Layton, a aussi dévoilé une partie de son programme visant à alléger le coût de la vie.Il promet, s’il est élu, de plafonner les taux d’intérêt sur le solde impayé des cartes de crédit à 5 % au-dessus du taux de base.Il interviendra aussi pour réduire les frais de transactions excessifs.Aux journalistes qui lui demandaient si c’était une bataille qui en valait la peine, les gens n’étant pas obligés d’utiliser leur carte de crédit, M.Layton a répondu que, «lorsque les gens n’ont pas assez d’argent pour mettre de quoi manger sur la table, oui, ils ont recours à leur carte de crédit».Les libéraux ont critiqué cette proposition, qui a eu pour effet, dans les pays où elle a été mise en place, d’augmenter les autres frais bancaires, de réduire l’accès aux cartes de crédit des personnes à faible revenu et de pousser celles-ci vers les prêteurs sur gages.Quant à Stephen Harper, il a choisi d’annoncer de nouveau une mesure incluse dans le dernier budget qui accorde un répit fiscal de 1000 $ aux petites entreprises d’environ 10 employés ou moins qui augmentent la taille de leur main-d’œuvre.Le Devoir STRATEGIE SUITE DE LA PAGE 1 un groupe de travail dirigé par les Affaires municipales pour donner suite à la proposition 49 de la PNE, qui prévoyait une stratégie de réduction de la consommation d’eau potable et des fuites sur les vieux aqueducs.Le ministère de l’Environnement en faisait partie, ainsi que l’Union des municipalités (UMQ), la Fédération québécoise des municipalités (FQM), le Réseau environnement et l’Association des ingénieurs municipaux du Québec (AIMQ).Le rapport de ce comité, déposé à la direction des Affaires municipales en 2005, définissait une stratégie qui comprenait la plupart des modalités annoncées lundi, mais en plus ferme.Selon diverses sources gouvernementales, le projet de stratégie avait alors été soumis aux sousrministres et à la titulaire des Affaires municipales, Nathalie Normandeau.Cette stratégie avait été approuvée par chacun des organismes présents au comité.C’est donc sous la direction de Mme Normandeau, qui a dirigé les Affaires municipales de 2004 à 2009, que le dossier a été tabletté, car le plan arrêté n’a pas été appliqué.Mais, selon nos sources, c’était en raison notamment des pressions de villes importantes, comme Montréal, qui voulaient rendre le système volontaire, ce qu’il est en partie maintenant Afin d’obtenir des résultats en sept ans, la stratégie arrêtée prévoyait que les municipalités devaient, avant le 31 décembre 2005, comme dans la nouvelle stratégie, produire un état de situation sur les utilisations de l’eau sur leur territoire, adopter un plan d’action avec les objectifs et les moyens d’action retenus ainsi qu’un échéancier de réalisation.Les municipalités devaient en outre adopter un règlement définissant les usages de l’eau autorisés.D’autre part, les municipalités devaient, avant le 31 décembre 2006, se doter d’équipements de mesure de l’eau potable produite et distribuée selon les quartiers, les clientèles, etc.La stratégie prévoyait l’installation obligatoire de compteurs d’eau dans toutes les industries, commerces et institutions et exigeait des rapports en continu, mensuels ou annuels, selon la taille du client En comparaison, l’installation de compteurs n’est obligatoire que «si» les municipalités n’atteignent pas une réduction de 10 % de la consommation d’ici 2014.Et elle exclut les «institutions», comme les écoles et les établissements de santé, qui relèvent., de Québec.Enfin, aucune subvention n’aurait été accordée si un règlement municipal ne définissait pas déjà les usages acceptables.A défaut de respecter ces conditions et les objectifs de réduction, la subvention auraient été automatiquement réduite de 10 %.Lundi, le ministre Lessard refusait de chiffrer la pénalité qu’il imposerait aux retardataires.Selon une source digne de foi, cela signifie que «tout sera négociable, selon la couleur politique ou celle de ses consultants».Enfin, la stratégie convenue en 2005 prévoyait que le Code de la plomberie serait modifié avant le 31 décembre 2006 pour interdire la vente et l’installation des équipements trop gourmands en eau, notamment les refroidisseurs qui permettent de climatiser, voire de chauffer des maisons en piratant l’eau potable produite à grands frais.Québec s’engageait aussi dans cette stratégie à réformer la fiscalité municipale avant la fin de 2008 pour permettre aux villes de tarifer l’utilisation de l’eau potable en même temps qu’il leur imposait de créer un fonds dédié pour parer aux urgences et rénover systématiquement les vieux réseaux, une obligation disparue dans la nouvelle stratégie.Le Devoir JODOROWSKY SUITE DE LA PAGE 1 une porte vers la sagesse et l’art comme une catharsis.L’esprit rigolard de l’équipe de Gourd l’a attiré dans nos terres.Pour lui, la France est un univers sclérosé, empêtré dans son intellectualisme, alors que la vie commande le port d’antennes.82 ans et un sourire de jeune homme.Résumer le parcours de cet artiste chercheur de lumière et apôtre de la guérison universelle, c’est vouloir contenir un segment échevelé d’histoire culturelle dans un chapeau, antennes comprises.Entre mime et théâtre, entre cinéma et littérature, poésie, bédés (dont les éclatés L’Incal sur des dessins de Moebius dont il écrit les scénarios), entre provocation et souci d’apaiser les blessures du monde: vaste programme et large éventail.On n’interviewe pas Jodorowsky, dit «Jodo».On pénètre avec lui une ambiance.Il rit de sa légende, fonctionne au radar, vous parle de liberté et du cinéma de Cocteau, inspirant car issu de l’âme d’un poète.«L’intelligence doit faire l’amour avec l’intuition, déclare-t-il.Notre civilisation de masculinité lui paraît vouée à l’échec.Toute alchimie s’appuie sur la complémentarité des sexes.» Parcours de gloire et de quête D’abord marionnettiste au Chili, transplanté en France en 1953, Jodorowsky travailla longtemps aux côtés du mime Marceau, pour qui il écrivit des pantomimes.En 1962, il fonda le Théâtre Panique avec Roland Topor et Fernando Arrabal, vécut dix ans au Mexique.Ses films de violence et d’illumination, El Topo ei La Montagne sacrée au cours des années 70, furent des œuvres cultes d’une ère psychédélique.Pour la petite histoire, John Lennon, grand fan à’El Topo, avait convaincu Allen Klein, le président d’Apple Corps, de le distribuer aux Etats-Unis.Ce dernier investit en plus dans la production de La Montagne sacrée, mais après le refus du cinéaste d’adapter Histoire d’O de Pauline Ré-age.Allen Klein bloqua la diffusion ôlEl Topo et de La Montagne sacrée durant trois décennies.Ces films ne sont disponibles en DVD que depuis cinq ans à peine.Artiste protéiforme certes, «Jodo», mais dont la création, on l’aura compris, s’arrime à une démarche spirituelle.Au fil de sa vie, ses liens avec des chamans, son long stage auprès du maître zen Ejo Takata, sa plongée dans l’enseignement du mage Gurdjieff qui prônait l’éveil dans la première moitié du siècle, l’étude des mythes, de la psychanalyse jungienne et des livres sacrés, ont nourri sa quête d’un niveau de conscience accru.«Il ne faut pas tuer ses maîtres, il faut les assimiler», assure-t-il.Elaborant ses propres techniques thérapeutiques sous le nom de psychomagie, Jodorowsky publie des ouvrages-conseils destinés à accroître le potentiel des êtres et à les libérer de leurs entraves.Chaque mercredi, il tire aussi au tarot dans un café de Paris sans réclamer de gages.Ce jeu de cartes tout en symboles est pour lui un miroir reflétant le niveau de conscience des êtres.«Je ne suis pas un gourou.Je ne suis pas voyant», clame-t-il.Plutôt un guide.Et en ces temps troublés, un guide fort en demande.L’art du XX"^ siècle, nourri des névroses et de l’individualisme des créateurs, il le voit mort, et celui du XXL siècle appelé à devenir un happening collectif.«On ne peut changer le monde, dit-il, mais on peut commencer à l’enrichir.» Rameutant ses alliés sur Twitter, il orchestre les happenings en question.Ainsi le 7 mai prochain.Piano Creativo rassemblera sur la place Saint-Pierre du Vatican des femmes déguisées en papesses, illustrant par l’absurde le machisme de l’Église catholique.Cinéma: un retour attendu Entre-temps, les cinéphiles n’en finissent plus d’attendre le retour de Jodorowsky.Non seulement il tourne peu, mais plusieurs de ses projets tombent à l’eau.Célèbre avortement: en 1974, celui de Dune tiré du roman de science-fiction de Frank Herbert.Parmi les interprètes prévus par Jodorowsky: Salvador Dali (lequel réclamait 100 000 $ de l’heure), et Orson Welles.Pink Floyd devait participer à la trame musicale, mais le film allait durer 14 heures.2 millions de dollars furent engloutis en préproduction avant que l’édifice s’écroule.David Lynch prit le relais plus tard Dune, sans convaincre.Appelons ça un projet maudit.Toutes sortes de bruits ont couru sur une suite A’El Topo qui serait en cours.Jodorowsky confirme: scénario écrit, découpages effectués, avec des fonds privés russes de la mafia ou pas.Sauf qu’on lui réclame des stars américaines, là où il entend donner la vedette à ses propres fils.«Et j’ai haï travailler avec Peter O’Toole!!! Ils ne m’y reprendront pas.S’ils veulent m’imposer des stars, pas de film.» De fait, après avoir tourné le thriller surréaliste Santa Sangre, Jodorowsky avait réalisé en 1990 Le Voleur d’arc-en-ciel, avec Omar Sharif et Peter OToole, où sa vision artistique avait été brimée.Mais après avoir économisé durant vingt ans, il pense produire lui-même en France un autre film, La Danse de la réalité.L’espoir cinéphilique est encore permis.P-S.Tous les événements jodorowskiens de la semaine affichent complet, mais une séance de dédicace de livres est prévue ce vendredi, 13h, à la librairie Biosphère, rue Saint-Denis.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Le Devoir peut, a l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnes a la disposition au samedi par Le Devoir Inc dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9" l’imprimerie du Journal de Quebec, 450 avenue Bechard, Quebec qui est la propriété d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi etage, Montreal, (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel Inc, 12 800 rue Brault, St-Janvier de Mirabel, Quebec, division de Québécor Media, 612 rue Saint-Jacques, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de de Corporation Sun Media, 612 rue Saint-Jacques, Montreal — Enregistrement n° 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007
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