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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-05-24, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LE MARDI 24 MAI 2011 W U ECONOMIE L’inflation, une préoccupation partout sur la planète Page B 5 MUSIQUE CLASSIQUE Un duo déséquilibré dsLm La Bohème à l’Opéra de Montréal Page B 10 MONDE Obama et Nétanyahou hors jeu ?, ».^ François Brousseau oute une image que cette scène où, regardant Barack Obama dans les yeux, à la sortie d’un tête-à-tête privé, le premier ministre israélien.Benjamin Nétanyahou, lui dit — contrairement à ce que venait officiellement de préconiser, la veille, le président américain — qu’il n’est absolument pas question, pour Israël, de négocier la paix avec les Palestiniens sur la base des frontières de 1967! Pour mémoire, les «frontières de 1967», ce sont celles qui avaient résulté de la guerre des Six Jours, au cours de laquelle Israël avait conquis militairement Jérusalem-Est, la Cisjordanie, Gaza et le plateau du Golan.Israël s’était ensuite engagé dans une opération de peuplement qui fait qu’aujourd’hui, la Cisjordanie — en plus de ses 2 millions de Palestiniens — est peuplée d’un demi-million de colons juifs.La majorité de ces colons occupent des zones adjacentes à Israël, qui empiètent de plusieurs kilomètres à l’intérieur de la Cisjordanie de 1967.mais une forte minorité de ces colons sont disséminés un peu partout dans le territoire palestinien occupé.Ce qui fait qu’à la fin, la «Palestine arabe» restante est une espèce d’archipel de petites collectivités discontinues, isolées, encerclées de zones israéliennes militarisées.Certains ont parlé de fromage gruyère, d’autres de bantoustans.?Cette scène de vendredi dernier ainsi que la déclaration de la veille, lors d’un discours-fleuve de M.Obama sur l’avenir du Proche-Orient et du monde arabe, sont intéressantes à plus d’un titre: ¦ L’affront au président est un signe de plus selon lequel, dans cette relation très singulière entre Israël et les Etats-Unis, ce ne sont pas ces derniers qui décident.mais plutôt Israël.Israël: sans doute le seul pays au monde qui peut se vanter d’occuper le hapt du pavé dans sa relation bilatérale avec les Etats-Unis d’Amérique! (non: il y a peut-être aussi, désormais, la Chine.) ¦ C’est la première fois qu’un président américain se réfère ejqjlicitement aux frontières de 1967.«moyennant de^ échanges de territoire», a précisé M.Obama.Echanges en vertu desquels les gros blocs de population juive, dans les zones contiguës à Israël, ne feraient pas évacués, mais plutôt intégrés à l’État juif, en échange de morceaux d’Israël qui deviendraient en revanche palestiniens.Cela ne réglerait pas le problème des centaines d’implantations juives profondément installées en Cisjordanie (des dizaines de milliers de personnes au bas mot), et qu’il faudrait vraisemblablement évacuer.grosse commande en perspective! ¦ Il y a manifestement un froid entre Barack Obama et l’actuel gouvernement israélien.Jusqu’à quel point?Cela reste à voir, car Washington demeure tout de même aligné sur Jérusalem, s’il s’agit du statut du Hamas dans les futures négociations (c’est «non»), ou encore de cette nouvelle initiative palestinienne qui consiste à se rendre à l’ONU, cet automnq, pour tenter d’y obtenir une admission comme État indépendant.abstraction faite de la situation sur le terrain (c’est «non» également).Mais ce blocage obstiné par Jérusalem ainsi que l’émergence à la Maison-Blanche d’une perspective qui n’est plus totalement alignée — comme à l’époque de George W.Bush — sur les positions israéliennes sont peut-être secondaires, à côté de l’autre nouveauté, à savoir: ¦ Le couple Washington-Jérusalem n’a plus l’initiative absolue dans la conduite du drame israélo-palestinien.Trop longtemps, en effet, on a eu l’impression d’une tragi-comédie qui se décidait, pour l’essentiel, entre Américains et Israéliens, avec les Européens comme figurants et les Palestiniens comme dindons de la farce.VOIR PAGE B 2: HORS JEU?BOB EDME REUTERS Christine Lagarde, la ministre française des Finances et de l’Économie, hier à Paris.Direction du FMI Lagarde favorite pour remplacer DSK GWENAELLE REYT Washington et New York — Le Fonds monétaire international a ouvert dimanche les candidatures au poste de directeur général pour prendre la succession de Doipinique Strauss-Kahn.La ministre fi'ançaise de l’Économie, Christine Lagarde, semble déjà avoir pris de l’avance devant d’autres prétendants.De son côté, l’affaire DSK continue à faire des vagues.L’ADN de l’ancien directeur général aurait été retrouvé sur les vêtements de la plaignante.L’information révélée par deux chaînes de télévision américaines (NBC et ABC) n’a toutefois pas été confirmée par les autorités.Malgré la nouvelle, DSK prône toujours son innocence.Dans un courriel envoyé dimanche aux membres du FMI, il précise qu’il a démissionné pour épargner au Fonds monétaire international le «cauchemar» qu’ü est en train de vivre.«Je ne peux accepter que le Fonds — et vous, mes chers collègues — doive de quelque manière que ce soit partager le cauchemar que je suis en train de vivre.Il fallait donc que je parte», a-t-ü affirmé dans son courriel.M.Strauss-Kahn, remis en liberté sous caution et assigné à résidence depuis vendredi, six jours après son interpellation dans une affaire de tentative de viol et agression sexuelle, avait annoncé sa démission de son poste de directeur du FMI dans la nuit de mercredi à jeudi.Depuis le début de l’affaire, il n’a pas pris la parole publiquement La prochaine audience se déroulera le 6 juin.Le FMI recevra donc les candidatures jusqu’au 10 juin et les rendra publiques à cette date s’il y en a trois ou moins.Si quatre personnes ou plus se présentent, il prendra le temps de déterminer les trois meilleurs candidats qui seront entendus par le conseil d’administration.Moins d’une semaine après la démission de Dominique Strauss-Kahn, les grands pays de l’Union européenne se sont déjà rangés autour de Mme Lagarde.Celle-ci a affiché une certaine prudence dans sa première déclaration publique sur le sujet «Cest toujours très plaisant de plaire», mais «la décision appartient à d’autres que moi», et la question «est clairement prématurée», a-t-elle affirmé lors d’un entretien sur la chaîne américaine CNBC.Le ministre des Finances belge, Didier Reyn-ders, a toutefois lézardé dimanche le front européen en faveur de la Française.Se disant «bien entendu» intéressé par le poste, il a semblé se poser Dominique Kahn en solution de recours éventuelle au cas où sa collègue serait handicapée par ses ennuis judiciaires.Un procureur français a récemment menacé Mme Lagarde d’une enquête pour sa gestion du règlement par un tribunal arbitral d’une affaire opposant l’homme politique finançais Bernard Tapie à la banque Crédit Lyonnais.La Cour de justice de la République doit décider dans les prochaines semaines d’enquêter ou non sur son rôle dans cette affaire.Un choix fondé sur le mérite Les pays qui souhaiteraient faire barrage à une direction européenne, qui plus est française une nouvelle fois, ont encore du temps pour s’organiser.Si le FMI compte élire son nouveau directeur général dans la deuxième quinzaine de juin, la date n’est qu’indicative.L’institution a promis que ce choix se ferait «d’une manière ouverte, fondée sur le mérite, et transparente».Les partisans de Mme Lagarde devraient faire valoir son «mérite», dans la mesure où elle a été de toutes les réunions ministérielles du G7, du G20, de l’Union européenne et de l’Eurogroupe depuis le début de la crise ____ économique et financière mondiale.Deux autres candidats sont apparus Strauss- pour le moment Le Mexique a fait part dimanche de son intention de présenter la candidature du gouverneur de sa banque centrale, Agustin Carstens.Comme Mme Lagarde, ü est de toutes les réunions ministérielles du G20 depuis que la crise financière a donné à ce forum son nouveau statut, en 2008.La Communauté des États indépendants (ex-URSS moins les pays baltes et la Géorgie) a annoncé quant à elle dès jeudi la candidature du président de la banque centrale du Kazakhstan, Grigori Martchenko.Lui est en revanche quasi inconnu aux yeux du G20.Des États membres de poids ne ^e sont pour l’instant prononcés pour personne: les États-Unis, dont le soutien est crucial, le Japon, la Chine ou encore l’Inde et le Brésü.Washington a toujours soutenu le candidat européen depuis la crépon du poste, mis à part une fois en 2000 où les États-Unis ont demandé à l’AUe-magne d’en changer.Tokyo avait tenté alors de récupérer le poste, sans succès.Pékin et New Delhi, qui ont affiché ouvertement ou laissé filtrer leur intention d’obtenir une passation de pouvoir en faveur des pays émergents, sont encore en réflexion.Le Devoir avec l’Agence France-Presse Visite du président américain « O’Bama » chez lui en Irlande Dublin — L’Irlande a reçu hier avec un plaisir manifeste en enfant du pays, le président Barack Obama—ou «O’Bama» comme certains l’ont rebaptisé dans l’île — qui a choisi d’entamer sa tournée européenne de six jours par une visite sur la terre de ses ancêtres.«Ça fait chaud au cœur d’étre ici», s’est exclamé le président, cueîUi par un vent violent à sa descente d’avion, main dans la main avec son épouse Michelle.Avant de demander en plaisantant si quelque chose avait été prévu par les organisateurs pour faire venir le soleü.Obama s’est entretenu dès son arrivée avec la présidente Mary McAleese, puis le nouveau premier ministre Enda Kenny, dont le pays tente de surmonter une grave crise économique.Un «parcours difficile» dont l’Irlande est capable de venir à bout, a jugé le président, soulignant les progrès déjà réalisés.Saluant la visite de réconciliation de la reine Elizabeth la semaine dernière dans ce pays, autrefois sous le joug britannique, le président américain a aussi jugé que le processus de paix en Ulster envoyait une «onde d’espoir» dans le monde.Une déclaration inteprétée par certains comme une allusion au conflit du Proche-Orient, même si le mot n’a jamais été prononcé.Cette visite de 24 heures en Irlande constitue l’étape plus intime d’une tournée qui doit conduire ensuite Obama au Royaume-Uni, en France et en Pologne.Obama a reçu un accueil particulièrement chaleureux à MoneygaU, le village où son arrière-arrière-arrière grand-père a vu le jour.Les 350 habitants de cette bourgade à 130 km de Dublin ont dù subir des contrôles de sécurité draconiens, et c’est dûment muni d’un laisser passer qu’üs se sont massés dans la rue pour saluer l’enfant prodigue, drapeaux américains et irlandais flottant au vent Barack Obama a d’abord rencontré son cousin éloigné Henry Healy, un comptable de 26 ans.H a ensuite visité la maison où son aïeul Falmouth Kearney, fils de cordonnier, a vécq jusqu’à 19 ans, avant d’émigrer en 1850 vers les États-Unis, à l’instar de milliers de ses compatriotes chassés par la famine.Le couple présidentiel s’est généreusement prêté à un bain de foule, serrant les mains, voire embrassant les habitants sous les vivats.Dans le pub local, pinte mousseuse à la main, Barack Obama a remarqué que la Guinness n’était jamais meilleure qu’en friande, blaguant sur le fait que les Irlandais «gardent les meilleures choses pour eux».La sécurité omniprésente qui accompagne le président américain restait sur le qui-vive.Les dissidents républicains nord-irlandais, favorables au rattachement de l’Ulster à l’Irlande, restent actifs dans la région et le déplacement de la reine avait été l’occasion d’alertes à la bombe.La venue du président Obama intervient aussi dans un contexte international tendu après la mort début mai d’Oussama ben Laden, tué par les forces américaines.Près de 34 millions d’Américains ont des racines irlandaises, une dimepsion importante dans l’arithmétique politique aux Éats-Unis.Aujourd’hui, Barack Obama se rend à Londres où ü sera accueilli en grande pompe par la reine, une personne «charmante» de l’avis du président dont la tournée vise aussi à rassurer l’Europe qui se sent un peu délaissé par Washington.Agence France-Presse REUTERS Barack Obama, hier, avec une bonne Guinness l_AUTO.COM Chevrolet Cnize LS 2011 • Bien équipée À partir de 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Sud, a fait près de 900 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.«Si quelqu’un réprime son propre peuple de cette façon, répond à des manifestations pacifiques par la force, VUE ne peut pas rester sans réponse», a commenté un diplomate européen.«L’Union européenne est une communauté de valeurs et nous ne pouvons pas rester les bras croisés alors que les droits de l’Homme sont violés de manière si brutale dans notre voisinage immédiat», a-t-il ajouté.Les Vingt-sept avaient initialement choisi de ne pas cibler Bachar al-Assad en espérant qu’il soit ainsi incité à ne plus faire usage de la force face aux manifestants, mais sans succès.Il n’est toutefois pas certain que son inscription sur la liste des sanctions soit suivie de plus d’effets.Plusieurs diplomates européens ont estimé que la décision était de nature avant tout symbolique, les canaux de financement du régime syrien n’étant pas dépendants de l’Europe.Mais le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a défendu l’intérêt d’une telle démarche.«Nous avons allongé la liste, nous sommes prêts à aller plus loin le cas échéant dans les sanctions [.] Les sanctions sont efficaces à terme.C’est la raison pour laquelle nous allons les compléter et les durcir», a-t-il dit.En dehors des gels d’avoirs et des interdiction de visas, l’UE a imposé début mai un embargo sur les armqs à destination de la Syrie.Les Etats-Unis avaient de leur côté décidé de sanctions à l’égard de Bachar al-Assad et de six membres de son entourage mercredi dernier.Les autorités syriennes ont condamné les sanctions européennes en estimant qu’elles visaient, comme celles imposées par Washington, à constituer «une ingérence flagrante et manifeste dans les affaires internes de la Syrie et à tenter de déstabiliser sa sécurité».Al-Assad a succédé à son père Hafez à la mort de ce dernier en 2000.Reuters Crise libyenne Hélicoptères de combat contre Kadhafi Bruxelles — La Erance et la Grande-Bretagne, visiblement décidées à accentuer la pression sur le colonel Mouammar Kadhah deux mois après le début des opérations militaires en Libye, vont y envoyer des hélicoptères de combat, ont indiqué hier les autorités françaises.Des porte-hélicoptères français et britannique, le Tonnerre et le HMS Ocean, ont été dépêchés au large des côtes libyennes, a déclaré à Bruxelles le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, en marge d’une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles.Alors que «l’étau» des forces kadhahstes «s’est desserré autour de Misrata», après des mois de siège, selon les mots de Longuet, l’opération de la coalition internationale, lancée le 19 mars et placée depuis le début avril sous commandement OTAN, va prendre une nouvelle tournure avec l’intervention des hélicoptères de combat.Peu auparavant, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, également à Bruxelles, a fait état de la volonté de Paris d’envoyer des hélicoptères en Libye permettant «de mieux adapter nos capacités de frappes au sol avec des moyens de frappe plus précis».Il confirmait ainsi une information du quotidien français Le Figaro.«Les Britanniques, qui ont des moyens comparables aux nôtres, vont aussi s’engager» dans cette voie du déploiement d’hélicoptères dans la région, a précisé Longuet à des journalistes, qui l’interrogeaient sur les pays qui allaient imiter la Erance.Côté diplomatique, les Etats-Unis ont prohté de la venue surprise, hier, dans la «capitale» de la rébellion Be;ighazi, du sous-secrétaire d’Etat chargé des affaires du Proche-Orient, Jeffrey Peltman, pour exhorter Mouammar Kadhah à quitter son pays.Washington «reste engagé à protéger la population libyenne et estime que Kadhafi doit quitter le pouvoir et la Libye», a affirmé le département d’Etat.La visite de Eeltman, plus haut dignitaire américain à se rendre à Benghazi depuis le début du soulèvement il y a plus de trois mois, constitue «un signal de plus du soutien américain au CNT [le Conseil national de transition], un interlocuteur crédible et légitime», a-t-il ajouté.d’après TAFP MOTS CROISÉS 8 9 101112 HORIZONTALEMENT 1.Inconciliable.2.Éclairage - Êtres vivants.3.Flagrante - Dévoile.4.Gaz rare de l'atmosphère - Exhorte.5.Plutonium - Presqu'île du Mexique.6.Amas de glaces -Récipient.7.Consentement donné à - Prénom - Voie.8.Arbres d'Afrique -Coriace.9.Inflammation - Ingénieur français.10.Claudiquer - Fils de Dédale.11.Poisson - Fait subir.12.Devenu habile - Mettre en terre.VERTICALEMENT 1.Qu'on ne peut prendre par la force.2.Fils de la soeur -Hausse temporaire de la température au cours de la saison froide.3.Endroit reculé -Détendue.4.Ondule - Assembler.5.Incontinence.6.Partie d'un mur -Conjonction - Met de l'ordre.7.Médicament qui calme les aigreurs d'estomac.8.Maîtrise - Cuivre -Conifères à baies rouges.9.Préfixe - Circonstance -Frotte rudement.10.Plaisanter - Ruminant qui brame.11.Reflète la lumière -Hôtel à la campagne.12.Épuisé - Crier comme un cerf.CLAUDIO SANTANA AGENCE ERANCE-PRESSE Le cercueil de Salvador Allende, hier à Santiago La dépouille d’Allende exhumée Santiago — La dépouille de l’ancien président socialiste du Chili, Salvador Allende, a été exhumée hier, dans le cadre d’une enquête judiciaire pour établir s’il s’est suicidé ou s’il q été assassiné le jour du coup d’Etat du 11 septembre 1973.L’exhumation a duré 45 minutes au cimetière central de Santiago, en présence de membres de la famille Allende et de la Croix rouge internationale, dans le cadre d’une enquête ouverte le 27 janvier sur la mort de cette icône de la gauche latino-américaine.Des premières expertises ont été réalisées au cimetière, à l’intérieur du mausolée de la famille Allende, puis la dépouille a été transférée au laboratoire d’an- thropologie du Service médico-légal de Santiago où elle sera examinée par des experts chiliens et étrangers.Allende, premier marxiste élu à la présidence du Chili en 1970, est mort par balle dans le palais présidentiel de la Moneda à Santiago, bombardé par l’armée de l’air, lors du coup dEtat du général Augusto Pinochet.Il avait 65 ans.L’arme et les balles ayant entraîné sa mort n’ont jamais été retrouvées et la veuve d’Allende et ses filles n’ont pas pu voir son cadavre.Après son décès, une autopsie pratiquée à l’Hôpital militaire de Santiago a établi qu’il s’était suicidé en se tirant une balle sous le menton.Agence France-Presse 1654 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO Sept-Mes 11/ .eteq, MêK7 Baie-Comeau 13/ Saguenay 16/2 Quebec 1 Q/7 Trois-Rivières rbrooke Gai'ineau Montreal '< Lever du soleil: 5h15 Coucher du soleil: 20h28 Canada Auj Demain ^ '4 4 Le Monde ©MétéoMédia 2011 Auj.Demain Edmonton Sol 17/7 Sol 17/10 Londres Var 17/8 Var 18/6 Monoton Plu 20/9 Ave 13/8 Los Angeles Sol 18/14 Sol 19/15 Saint-Jean Plu 14/10 Plu 16/9 Mexico Sol 27/12 Sol 29/12 Toronto Var 18/11 Sol 18/12 New York Ora 27/17 Sol 25/17 Vancouver Var 16/10 Plu 16/11 Paris Sol 18/14 Sol 20/8 Winnipeg Sol 14/2 Sol 15/3 Tokyo Ave 17/14 Sol 21/17 9 Passages nuageux Montréal Aujourd-^t 20 Averses iëblétes, pdp 60%.Québec Aujourd-M^ 19 Averses iroléfes, pdp 80%, Gatineau Aujourd-lwk 19 ^ ^ Averses wlates, pdp 40%.Ce soir Demain 19/12 Ensoleillé.*’ Jeudi Vendredh 18/11 17/11 uie/p^ [Averses iSiiës,j Faible pluie, 80%.Ipdp 70%.Ce soir 7 Généralemà dégagé.Demain 17/9 Ensolellé* Jeudi Vendredi.114/10 15/9 CcilKlo i-iliilo^vJn I/Al iaI/ii lâet Faible pluieq 80% 15/9 Quelques^vérè es, pdp 80% Ce soir 8 Passages' nuageux.Demain Ensoleillé, Jeudi _ Vendredi,^ Faible pruielpdg Averses jAlées, 70%.pdp 40%.C’EST COMME AVOIR UN MÉTÉOROLOGUE DANS VOTRE POCHE.Obtenez la météo pour emporter avec meteomedia.com Météo Média Road-movie l'‘w^ Guy Taillefer Le Devoir en Inde ew Delhi — L’Inde est un pays plus difficile à décrire qu’à expliquer, et plus facile à expliquer qu’à comprendre.Mots d’Anand Giridharadas, chroniqueur au New York Times, repérés dans un essai sur la politique extérieure indienne que vient de publier le Canadien David Malone.Un pays de quête, dit-il, et non pas un pays dont il faut chercher à tirer des conclusions.Giridharadas est l’intellectuel globe-trotteur indien type.Indo-Américain, plus précisément.Né à Cleveland de parents originaires de Bombay Diplômé d’une université américaine en histoire de la pensée politique.A vécu à Paris.Il est retourné un certain temps dans la métropole indienne pour y travailler comme consultant chez McKinsey & Company.Vient de publier un livre intitulé India Calling: An Intimate Portrait of a Nation’s Remaking.Thématique très à la mode.Beaucoup d’intellectuels indiens partagent cette belle qualité: ils regardent la vie grouiller et s’emploient à l’observer sous des angles différents, sans chercher à défendre une thèse.C’est peut-être que cette réalité est à l’heure actuelle trop changeante pour être mise en boîte — ce qui n’exclut pas que, par atavisme, elle soit très finement organisée sous ses apparences de bazar absolu.Le spectacle de la vie indienne se présente comme un road-movie dont on risque à tout moment de perdre le hl.Trait de culture Au demeurant, les Indiens ne se privent pas de cultiver, dans la façon dont ils se projettent à l’extérieur de leurs frontières, cette perception que leur monde, leur société et leur civilisation tiennent de l’incompréhensible, de l’insondable.L’Occidental n’aime rien de mieux, bien souvent, que de jouer le jeu.J’y vois aussi, mais ça n’est guère plus qu’une intuition, un trait de culture: les Indiens, qui sont curieux en même temps que très tournés vers leur vie nationale, ne sont pas des gens qui dévoilent leurs cartes si facilement.Dans quelle mesure, de toute façon, se connaissent-ils les uns les autres?Croisements mouvants et superposition déroutante de castes et de sous-castes, de grandes masses démographiques, d’identités ethniques et linguistiques, de pratiques religieuses, de conditions sociales.Les Indiens ont l’esprit géométrique.Avant toute chose, deux Indiens qui font connaissance se jaugent, se mesurent, se situent l’un par rapport à l’autre au sein de leur complexe hiérarchie sociale.Verticalement et horizontalement.Dans la voiture qui nous ramène d’une visite d’entreprise dans le quartier industriel de Earidabad, je pose au cadre qui m’accompagne la question que je pose à un peu tout le monde: «Trouvez-vous que l’Inde change?» Question à développements.Oh, que oui!, ré- 1 pond le monsieur.Et lui, très conservateur dans sa façon de voir les choses, de se désoler en particulier de toutes ces libertés que prennent maintenant les femmes, preuve que les traditions se perdent malheureusement et que les «valeurs modernes et occidentales» — il utilise les deux adjectifs indifféremment — ont une sale influence.L’impression m’est que l’Inde «indianise» cette influence autant, sinon davantage, que cette influence n’occidentalise la société indienne.Dipankar Gupta, sociologue très médiatisé à Delhi, a sur cette grande question une position assez provocatrice à l’égard des siens, pour ne pas dire méchante, dans un essai qu’il a écrit il y a une dizaine d’années, intitulé Mistaken Modernity.I Modernité «superficielle» Il y a encore beaucoup d’hypocrisie, soutient-il, au sein des classes moyennes: elles cantonnent la modernité, une modernité «superficielle», au développement technologique et à l’accès à la consommation, sans véritablement modifier leurs attitudes et leurs comportements.Les ingénieurs de Bangalore sont à fine pointe de la technologie indienne, mais pour la majorité d’entre eux, il ne saurait être question de faire un mariage hors caste.Ces Indiens-là ne sont pas tant modernes, dit-il, que «westoxica-ted» — intoxiqués par l’Occident.«Ils utilisent leurs privilèges et leur accès à la richesse pour étaler leur distance d’avec le reste.» Le passé, estime-t-il, s’accroche avec ténacité au présent.Bien entendu.Mais, justement, tout se joue sur plusieurs tableaux à la fois.Par exemple, ce petit groupe de femmes d’un village de l’Uttar Pradesh, situé dans une région tristement célèbre pour le nombre de «crimes d’honneur» qui y sont commis.Il y a des mois qu’elles se battent contre la décision des autorités locales, réactionnaires au possible, d’interdire aux femmes, spécialement les jeunes et les célibataires, d’utiliser un.téléphone cellulaire.Le road-movie indien est un peu beaucoup le récit de celles qui ont le courage de désobéir, de ne pas laisser le passé les intimider.Je prends un café avec M.Gupta dans un Barista (l’équivalent de nos Van Houtte) de Va-sant Vihar, un beau quartier de South Delhi.Il m’apprend qu’il a étudié à Montréal, à l’Université McGill, à la tin des années 1970 (ce n’est pas que le monde est petit, c’est que nous sommes plusieurs à emprunter les mêmes circuits).Il parle avec enthousiasme de l’élection de René Lévesque en 1976.Sa mémoire des événements est plus complète que la mienne.J’avance que la société indienne est d’une complexité qui me dépasse.Il répond que toutes les sociétés sont complexes, laisse entendre qu’à sa façon, la québécoise ne l’est pas nécessairement moins que l’indienne.M.Gupta a l’esprit pétillant, on l’écoute même quand il exagère.HORS-JEU?SUITE DE LA PAGE B 1 Mais, depuis quelque temps, la direction palestinienne, y compris le bon Mahmoud Abbas souvent considéré comme une marionnette, a décidé de prendre acte de l’inanité de cette comédie des «négociations».Et en conséquence, de délaisser cette voie.et de chercher ailleurs.Ce qui donne, au, grand effroi d’Israël et des Etats-Unis: la réconciliation Hamas-Eatah, encore à vérifier dans les actes et à confirmer par l’émergence d’une aile pragmatique au Hamas; l’initiative de l’admission à l’ONU, symbolique et risquée, mais jouable; et enfin une reconstruction écono- mique, embryonnaire et peut-être trompeuse, visible notamment à Ramallah, la «capitale» provisoire des Palestiniens.Sérieux rebrassage de cartes sur le front israélo-palestinien: le Printemps arabe est passé par là.François Brousseau est chroniqueur d’information internationale à Radio-Canada.On peut l’entendre tons les jours à l’émission Désautels à la Première Chaîne radio et lire ses carnets dans www.radio-canada.ca/nouvelles/camets.francobrousso@hotmail.corn LE DEVOIR, LE MARDI 24 MAI 2011 B 3 LE MONDE PASCAL ROSSIGNOL REUTERS Gendarmes aux aguets en vue du sommet de Deauville qui s’ouvrira jeudi dans la station balnéaire normande.Sommet du G8 Deanville, camp retranché « La mort de Ben Laden et l’attentat de Marrakech justifient qu’il y ait une vigilance toute particulière » Deauville — La station balnéaire française de Deauville a été transformée en camp retranché en prévision du sommet du G8 jeudi et vendredi: un dispositif de sécurité exceptionnel inclut un quadrillage terrestre, des surveillances aériennes et des protections maritimes.Au total, plus de 12 000 policiers, gendarmes et militaires seront mobilisés au plus fort du dispositif, du 25 au 27 mai, pour surveiller la «zone sanc-tuarisée» où se retrouveront une vingtaine de chefs d’Etat, dont les présidents américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev, pour ce sommet sous présidençe française.Les chefs d’Etat seront logés dans les grands hôtels du front de mer et se réuniront au centre des congrès CID, entre le casino et la plage, interdite aux promeneurs et à la baignade.Un drone, une trentaine d’hélicoptères, deux batteries de missiles sol-air Crotale et plusieurs bâtiments de la Marine nationale ont été envoyés sur la zone qui est interdite de survol, la côte étant interdite à toute navigation.Des patrouilles de gendarmes et de policiers ont été déployées dans le périmètre de sécurité qui protège Deauville en cercles concentriques, comme une «espèce de bulle», selon le terme des autorités.Les effectifs déployés répondent à la nature du terrain val- lonné, avec des parcs, des bocages et des zones boisées, ce qui nécessite des hommes à pied, à cheval et à vélo.Les militaires ont pris position sur le mont Canisy, butte verdoyante qui surplombe la ville.«La mort de Ben Laden et l’attentat» de Marrakech, le 18 avril, «justifient qu’il y ait une vigilance toute particulière en ce moment», selon les autorités.Le dispositif vise aussi à empêcher toute action des alter-mondialistes et des radicaux de l’ultragauche qui ont souvent perturbé les précédents grands rendez-vous des grandes puissances ou de l’OtTAN, comme ce fut le cas à Strasbourg en avril 2009.De passage hier à Deauville, le ministre français de rintérieiu, Claude Guéant, a d’ailleius souligné qu’il y aiuait «pratiquement deux fois moins» d’effectifs mobilisés poiu ce G8 qu’au sommet de l’Otan à Stras-boiug en 2009.Dissuadés par le dispositif de sécurité, les altermondialistes ont choisi de se positionner dans le port du Havre, de l’autre côté de l’estuaire de la Seine.Des manifestations sont prévues pendant le sommet, mais à distance, au Havre, à Caen, mais aussi à Paris et à Berlin.La gare, l’aéroport, les ports de Deauville et de la ville voisine de Trouville seront fermés.Agence France-Presse Affaire Clearstream Villepin risque 15 mois de prison avec sursis Paris — Une peine de 15 mois de prison avec sursis a été requise hier à Paris contre l’ancien premier ministre, Dominique de Villepin, jugé en appel pour une manipulation menée en 2004 avec de faux fichiers bancaires de la société Clearstream où figurait le nom de Nicolas Sarkozy.Blanchi en première instance en 2010, de Villepin, 57 ans, a répliqué qu’il voyait dans ces réquisitions la main de Nicolas Sarkozy, qui a retiré sa constitution de partie civile après le premier procès.«Après six années d’un lynchage politique, médiatique et judiciaire, après avoir été déclaré innocent en première instance, le ministère public persiste et signe», a déclaré Dominique de Villepin à la presse.«Tout ceci serait incompréhensible si on oubliait que le ministère public est représentant du garde des Sceaux placé lui-même sous l’autorité du président de la République Nicolas Sarkozy», a-t-il ajouté.Il a promis de se «battre au service des Français».L’affaire Clearstream est une vaste affaire de dénonciation calomnieuse au coius de laquelle des noms, dont celui de Nicolas Sarkozy, ont été ajoutés sur des listings bancaires afin de faire croire qu’ils trempaient dans de sombres affaires de corruption.La machination visait ainsi à discréditer Nicolas Sarkozy avant la présidentielle de 2007.Pour le parquet général, Dominique de Villepin était au courant de la fausseté des listings dès juillet 2004 et aurait donc pu mettre fin à la calomnie.Le ministère public, qui a fait appel de la relaxe de l’ancien premier ministre, estime qu’il doit être condamné poiu «complicité par abstention».Mais si la «complicité de dénonciation calomnieuse» existe bel et bien dans le code pénal, la «complicité par abstention» n’est qu’un concept juridique que la cour d’appel a toute liberté de suivre ou non.Cette intrigue qui dure depuis 2006 met aux prises ces deux figures de la droite, susceptibles de s’affronter sur le terrain politique lors de l’élection présidentielle de 2012.CHARLES PLATIAU REUTERS D’après Reuters et l’AFP Dominique de Viiiepin La Colombie, championne des disparitions Bogota — Le représentant en Colombie du Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme a souligné hier l’ampleur des disparitions forcées en Colombie, «terrifiante» selon lui avec 26 500 cas présumés, sur 57 200 disparitions enregistrées.«Les chiffres dont nous avons connaissance font état d’une ampleur [de ce phénomène] terrifiante», a déclaré Christian Salazar à l’occasion d’un forum consacré aux disparitions forcées à Bogota.Le représentant a cité des chiffres du parquet colombien faisant état de 26 500 cas de disparitions forcées présumés.Le Registre national des disparus rapporte au total 57 200 cas de disparitions.«La Colombie est victime d’un record alarmant concernant ce crime», a-t-il ajouté en précisant que les disparitions forcées sont par définition le fait «d’agents de l’Etat et de forces paramilitaires collaborant avec ces derniers».C’est «l’un des pays d’Amérique latine et du monde comptant le plus grand nombre de disparus», a-t-il insisté.En dépit de l’ampleiu du phénomène, le ministère de la Défense et l’armée ont fait peu de cas des appels lancés par rONU à ces organismes pour qu’ils coopèrent davantage avec la justice et aident celle-ci à identifier les victimes, a regretté Salazar.La Colombie subit depuis 1964 un conflit armé impliquant la guérilla des Eorces armées révolutionnaires de Colombie (Earc, marxistes) qui avait entraîné l’émergence, dans les années 1980, de milices paramilitaires d’extrême droite censées la combattre.Au moins 4 389 de ces disparitions forcées ont été avouées par d’ex-paramilitaires dans le cadre de procès destinés à recueillir leurs aveux sur cette période en échange d’amnisties partielles.Agence France-Presse Camps d’été DEPUIS 1983 CAMPS D’IMMERSION EN ANGLAIS Pour étudiants de 7 à 17 ans Centre-ville de Montréal et Toronto Camp de jour et résidence www.nnwscamps.com Pour information: à Toronto: (416) 921-6998 à Montréal: (514) 531-4193 ofîice@mwscamps.com E N BREF Mandela se repose Le Cap — L’ancien président sud-africain Nelson MandeH frès fragile à 92 ans, poiu^uivait hier sa convalescence dans le village de son enfonce, Qimu (sud), où il a été fransféré par avion après quafre mois de soins à son domicile de Johaimesburg.Le héros anti-apartheid, qui avait été hospitalisé pendant deux jours en janvier pour ime infection respiratoire aiguë, n’était pas sorti de chez lui depuis cet épisode.Dimanche, il a été transporté à bord d’im Boeing jusqu’à l’aéroport de Mthatha, la capitale provinciale du Cap Oriental, où ime ambulance militaire l’a pris en charge jusqu’au village de sa prime jeunesse.«L’ancien président passe un certain temps à se reposer chez lui à Qunu», dans les collines du Transkeï, à 875 kilomètres au sud de Johannesburg, a annoncé la présidence dans im communiqué.Mandela, président de 1994 à 1999, s’était retiré de la vie politique en 2004.De plus en plus fragile, il a progressivement raréfié ses apparitions publiques.La dernière remonte à la finale de la Coupe du monde de football, le 11 juillet 2011.-AFP MARIANA BOZO REUTERS Keiko Fujimori Fiymori en avance lima—A deux semaines du second torn- de l’élection présidentielle au Pérou, Keiko Fujimori, candidate de la droite et fille de l’ex-président Alberto Fujimori, a accentué son avance sm OUanta Humala, qui représente la gauche nationale, selon trois nouveaux sondages.Une enquête de l’institut CPI diffusée hier par la radio RPP la crédite de 53,7 % des intentions de vote contre 46,3 % pom Humala.L’institut Ipsos mesme de son côté Fujimori à 51,4 % des intentions de vote contre 48,6 % pom l’ex-militaire.Un sondage Datum donne pour sa part la fille de l’ancien président, emprisonné, à 52,4 % et Hiunala à 47,6%.-Reuters Merkel rassemble Berlin—Angela Merkel a exhorté hier sa coalition de droite à rester unie, au lendemain d’une nouvelle défaite électorale, dans la ville-Etat de Brême.Le lornd revers des chrétiens-démocrates (CDU) n’est pas une siuprise dans ce bastion du Parti social-démocrate (SPD), mais son amplem est inégalée depuis plus de cinquante ans.Le scrutin, dans le plus petit Land d’Allemagne, a livré deux enseignements: les Verts continuent lem progression et devancent la CDU pom la première fois dans une élection régionale, et les libéraux du FDP alliés de la CDU au gouvernement, n’en finissent plus de chuter (2,5 %).La question des alliances se pose une nouvelle fois dans le parti conservatem, estime la presse allemande.Die Welt écrit que Merkel pourrait «à nouveau tenter d’ouvrir la porte aux Verts».La chancelière a prestement écarté cette hypothèse: «J’ai appelé mon parti à contribuer au succès de l’actuelle coalition chré-tiennedibérale et à ne pas rêver d’autre chose.» L’alliance CDU-Verts a été essayée poup la première fois dans la vdle-État de Hamboiu-g, après les élections de 2008.La démission du maire, deux ans et demi plus tard, a précipité la chute de cette coalition et le SPD a remporté la majorité absolue lors du scrutin de février dernier.-Reuters Videz les prisons californiennes! Was|iington—La Cour suprême des Etats-Unis a donné raison hier à deux prisonniers se plaignant de leurs conditions de vie dans les prisons surpeuplées de Çalifornie en ordonnant à cet Etat de libérer des milliers de détenus.Dans ime décision serrée à cinq contre quatpe, la plus haute juridiction des Etats-Unis affirme vouloir répondre à ime situation «exceptionnelle» où des prisonniers en raison de la siupopu-lation carcérale.Avec 156 000 prisonniers dans 33 prisons prévues pour en accueillir 80 000, la Cali-fprnie détient un record aux Etats-Unis, mais la question de la surpopulation et de sa régulation par lEtaf fédéral concerne la totalité des Etats d’un pays où près de huit habitants sm 1000 sont incarcérés.«Par manque de lits, des détenus suicidaires peuvent passer de bngs moments dans une cage de la taille d’une cabine téléphonique», rapi^lle la Com suprême dans sa décision, citant le cas d’un prisonnier «resté ainsi pendant près de 24 heures, nageant dans son urine, hébété».-AFP OEA: retour du Honduras?Washington — Une assemblée générale extraordinaire de l’Organisation des Etats américains (OEA) se tiendra «probablement jeudi» pom approuver le retour en son sein du Honduras, a déclaré hier à la presse le secrétaire général de l’OEA José Miguel In-sulza.Plusieurs représentants au sein de l’organisme attendaient ces joms-ci de recevoir les instructions de lem pays, a précisé Insulza.Pour que le retour du Hondiuns soit voté, il faut que deux tiers des membres votants de l’assemblée y soient favorables.Le président Porfirio Lobo, a signé im accord qui doit permettre le retour au pays de î’exprésident de gauche Manuel Zefoya, renversé par un coup d’Etat le 28 juin 2009.-AFP Pour annoncer dans œ regroupement, contactez Isabelle Sanchez au 514 985-3454 ou à isaiichez@ledevoir.coni Mai 2011 volume CI no 5 L’Action NATIONALE Post mortem électoral Que faire du Bloc?Les élections fédérales du 2 mai 2011 L'abandon du Québec La liberté du Québec (3) L'Indépendance, comment?Abonnements et achats à la boutique www.action-nationale.qc.ca au téléphone 514-845-8533 (sans frais: 1-866-845-8533) par la poste 82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal QC H2X1X3 Ce numéro 12$ taxes et expédition comprises B 4 LE DEVOIR, LE MARDI 24 MAI 2011 LE DEVOIR, LE MARDI 24 MAI 2011 B 5 AUTOMOBILE L’Equus qui vient d’arriver en Amérique est en fait le modèle de deuxième génération Hyundai Equus N’est pas Lexus qui veut La berline japonaise a non seulement servi d’inspiration à la coréenne, mais c’est elle qui est visée en premier Philippe Laguë I yundai, on le dit chaque fois (et pour cause!), est une marque qui s’est métamorphosée depuis ses débuts en sol canadien, au milieu des années 80.Les Elantra, Sonata et l’Accent de quatrième génération, qui sera dévoilée dans un mois, sont à des années-lumière des Pony et Stellar, de triste mémoire.Sa gamme de modèles s’est aussi enrichie: elle compte dé-s 0 r m ai s, outre les trois modèles mentionnés, deux multisegments (Tucson et Santa Fe), une herline de luxe (Genesis) et même une sportive (Genesis Coupé).Une fois sa réputation rétablie, la marque coréenne a franchi un autre cap en lançant, il y a deux ans, une berline de luxe, la Genesis.Le plus dur restait à faire: convaincre les acheteurs de payer entre 40 000 et 50 000 $ pour une Hyundai.Malgré des critiques unanimement favorables, la Genesis se vend, pour l’instant, au compte-gouttes.Qu’importe: chez Hyundai, on semble disposé à se montrer patient — chose rare dans l’industrie automobile.Le géant coréen poursuit son ascension vers le haut de gamme cette année en amenant en sol nord-américain l’Equus, i i- SOURCE HYUNDAI Le géant coréen Hyundai poursuit son ascension vers le haut de gamme cette année en amenant l’Equus en sol nord-américain.une berline de prestige destinée à concurrencer, cette fois, les vaisseaux amiraux de BMW, Mercedes, Audi et, sur- tout, Lexus.Ambitieux programme.11 faut cependant préciser que Hyundai est déjà présent dans ce créneau depuis une douzaine d’années: l’Equus qui vient d’arriver en Amérique est en fait le modèle de deuxième génération.La cible : Lexus L’Equus est une berline quatre portes, mais, contrairement à certaines de ses rivales, il n’y a pas d’empattement court ou long: une seule configuration, point.Ses dimensions la placent en milieu de peloton: elle Audi Vorsprung durch Technik Front commun.2 véhicules plus accessibles que jamais.Taux de financement à partir de HH 1,9 %* jUSQU'À 72 MOIS Audi Q7 3.0L Premium S Line 201T Audi A3 FrontTrak 2011* Park Avenue Audi 8755, boulevard Taschereau Brossard QC 450 445-4811 www.parkavenueaudi.com Automobiles Lauzon 2435, boulevard Chomedey Laval QC 450 688-1120 www.lauzon.qc.ca Audi Prestige 5905, autoroute Transcanadienne 5t-Laurent QC 514 364-7777 www.audiprestige.com Les Automobiles Niquet 1917, boul.Wilfrid-Laurier Route 116 5t-Bruno QC 450 653-7553 www.niquet.com Audi Popular 5442, rue 5aint-i-iubert Montréal QC 514 270-3566 www.audipopular.com Audi Prestige DDO 4600A, boulevard 5t-]ean Dollard-des-Ormeaux QC 514 426-7777 www.audiprestige.com SOURCE HYUNDAI L’ergonomie de l’Equus ne montre aucune faille: tout est à la portée de la main, les commandes sont simples et bien disposées.©Audi Canada 2011.L'offre se termine le 31 mai 2011 et peut Stre modifiée ou annulée sans préavis.Livraison avant le 31 mai 2011.Commande du concessionnaire ou échange peut être nécessaire.Sélection de modèles selon disponibilité.Voyez votre concessionnaire Audi pour plus de détails.‘Offres de financement d'une durée limitée offertes par Audi Finance sur approtiation de crédit.Le PDSF de tiase du Audi 07 3.0L Premium, S line 2011 avec boîte automatique à 0 vitesses est de 63 695 S, y compris prélivralson et transport |1 995 $) et taxe sur le climatiseur (100 S).Le PDSF de base de la Audi A3 FrontTrak 2.0T 2011 avec boîte S tronic est de 36 045 S y compris prêlivraison et transport (1995$) et taxe sur climatiseur (100 $).Taxes, immatriculation, droits, assurances et autres options en sus.Le concessionnaire peut vendre ou louer â prix moindre.tSi vous financez i'achat d'un Audi 07 3.0L Premium S line 2011 de63 695$, ycomprispréiivraison et transport (1 995 $| à un taux de financement de 2,9 % pour 72 mois, ies paiements seraient de 1 100,26$ par mois, taxes incluses.Montant financé : 72 561,62$.Total des frais decrédit: 6 637,10$.Obligation totale y compris les frais de crédit : 79 216,72$.fSi vous financez l'achat d'une Audi A3 FrontTrak 2.0T 2011 de 36 045$ y compris prélivraison et transport (1 995$) à un taux de financement de 1,9% pour 72 mois, les paiements seraient de 604,69$ par mois, taxes incluses.Montant financé : 41 081,36$.Total des frais de crédit : 2 470,72 $.Obligation totale y compris les frais de crédit : 43 552,00 $, Modèles européens montrés : Audi 07 3.0L Premium S line 2011 et Audi A3 FrontTrak 2.07 2011 avec boîte S tronic avec équipements en option pouvant ne pas être disponibles au moment de l'achat.^Audi «A3», «Q7»,«Stronic», «FrontTrak», «S line», «Vorsprung durch Technik» et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.Pour en savoir plus sur Audi, voyez votre concessionnaire, composez le 1 000 367 AUDI ou visitez-nous à www.audi.ca.est plus longue qu’une Lexus LS 460, mais plus courte qu’une Mercedes Classe S.Pour un chef d’entreprise désireux d’adopter un profil bas, c’est la voiture idéale, car son allure discrète, voire banale, n’attire pas les regards.Disons-le franchement, la coréenne n’a pas la prestance de ses rivales allemandes, ni d’une Jaguar.En fait, c’est sa forte ressemblance avec la Lexus LS 460 qui est troublante: un œil non averti pourra facilement les confondre.Le message est tout sauf subtil: la japonaise a non seulement servi d’inspiration, mais c’est elle qui est visée en premier.Chez Lexus, on peut toujours se dire que l’imitation est l’hommage suprême.Un cran en dessous Cette ressemblance avec la Lexus se constate également à l’intérieur.Les appliques de bois laqué qui se marient au cuir évoquent la marque japonaise, mais la comparaison s’arrête net dès qu’on regarde de plus près: la qualité des matériaux n’est pas la même.Le plastique qu’on retrouve dans la console centrale et sur certaines commandes n’a pas sa place dans une voiture de ce prix.On se croirait plutôt dans une Lexus au rabais.Tout se situe un cran en dessous: la bni-tion, mais aussi la qualité de la chaîne stéréo, le confort des sièges.Certes, FEquus est moins chère, mais elle prétend tout de même jouer sur le même terrain.A l’avant, les sièges déçoivent par leur manque de soutien latéral.Ils peuvent par ailleurs se réchauffer l’hiver, se refroidir l’été et vous masser le dos.Les places arrière sont plus confortables, ce qui est tout à fait conforme à la vocation de cette opulente berline.L’espace dont bénéficient les passagers arrière est un autre signe que nous sommes bel et bien à bord d’une limousine.Le dégagement pour la tête et les jambes peut convenir à deux joueurs de basket-ball professionnels.L’ergonomie ne montre aucune faille: tout est à la portée de la main, les commandes sont simples et bien disposées.L’environnement de l’Equus est beaucoup plus «user friendly» que celui d’une allemande: pas besoin d’un postdoctorat pour comprendre l’ordinateur de bord et les autres accessoires électroniques.Le coffre est directement proportionnel aux dimensions du véhicule (lire: immense), mais, contrairement aux autres berlines de cette catégorie, son couvercle ne s’ouvre ni se referme automatiquement.C’est un détail, mais le diable est justement dans les détails, a fortiori dans des voitures de ce prix.Raffinement mécanique S’il y a un endroit où l’Equus se hisse à la hauteur de ses rivales, c’est sous le capot.Laissons d’abord parler les chiffres: le V8 de 4,6 litres génère 385 chevaux, une puissance légèrement supérieure à celle des V8 Lexus et Mercedes.Mais surtout, ce moteur a le rafbne-ment requis pour une berline qui aspire à évoluer dans les hautes sphères du luxe.La boîte de vitesses à six rapports qui lui est jumelée montre la même sophistication: tout se passe dans la plus grande douceur, avec des changements de rapports à peine perceptibles.Ce tandem moteur-transmission réussit aussi à maintenir la consommation à un niveau raisonnable.Pour la clientèle cible, ce genre de détail importe peu, mais cela mérite néanmoins d’être souligné.Sur l’autoroute, nous avons obtenu une moyenne de 10,5 litres au 100 kilomètres et on peut sans doute descendre sous la barre des 10 litres en roulant à 100 kilo-mètres-heure plutôt qu’à 120.En ville, cependant, il n’y a pas de miracle: un V8, ça reste un V8, et cette berline pèse tout de même plus de 2050 kilos.Et vogue le navire L’Equus n’a aucune prétention sportive, mais ceux qui s’attendent à retrouver l’aplomb d’une allemande ou d’une Jaguar seront déçus.Encore une fois, l’Equus se rapproche plutôt d’une Lexus.Autrement dit, l’agrément de conduite ne fait pas partie du code génétique de cette berline.Disons-le, c’est franchement mou.Tout commence avec la direction, surassistée, imprécise et lente à réagir; on perçoit nettement un déphasage entre le moment où on tourne le volant et le mouvement de la voiture.On est loin de la direction d’une Audi ou d’une BMW.Il en va de même pour les réglages de suspension.La grande souplesse (ou mollesse, c’est selon) de l’amortissement confère un comportement nautique à cette berline: roulis, tangage, toqt y est.Evidemment, toute comparaison avec Lexus n’est pas mauvaise.La division de prestige de Toyota a gagné ses galons en misant sur des qualités comme le silence et la douceur de roulement.L’Equus tient ses promesses, car elle se situe au niveau d’une LS 460 en matière de confort, ce qui indique clairement où se situait la priorité pour les ingénieurs de Hyundai.Conclusion Le protectionnisme du secteur automobile en Corée du Sud fait en sorte que les constructeurs locaux monopolisent, ou presque, le marché local.Hyundai a, depuis longtemps, des modèles plus prestigieux dans sa gamme, mais ils ont d’abord été confinés à l’Asie.Vendre une berline de luxe coréenne en Corée, c’est une chose; ailleurs, c’est plus difficile.Surtout en Amérique du Nord, où voiture coréenne rime avec voiture bon marché.Le défi qui attend l’Equus est donc titanesque, plus encore que pour la Genesis, car on vise encore plus haut.Or, cette première tentative convainc à moitié.L’Equus ne fait pas rire d’elle, tant s’en faut, mais il reste des aspects à améliorer.Elle n’est pas encore au niveau d’une Lexus, encore moins d’une Audi ou d’une Mercedes.Elle se fait cependant pardonner ses faiblesses par son prix, nettement inférieur à celui de ses rivales.Le hic, c’est que dans ce créneau, ce n’est pas si important.Quand on dépense plus de 70 000 $ pour une voiture, on cherche avant tout du prestige; qui voudra payer ça pour une Hyundai?Poser la question, c’est y répondre.Sauf qu’il faut bien commencer quelque part et, si Hyundai veut rehausser d’un autre cran son image, il lui faudra persister.Donner le temps au temps.Collaborateur du Devoir FICHE TECHNIQUE HYUNDAI EQUUS ¦ Moteur: V8 4,6 litres ¦ Puissance: 385 ch ¦ 0-100 km/h: 6,9 s ¦ Vitesse maximale: 250 km/h ¦ Consommation moyenne: 13,5 litres/100 km ¦ Echelle de prix: 62 999 $ à 69 999$ LES SPORTS Boston 3, Tampa Bay 1 Les Bruins à une victoire de la finale de la Coupe Stanley JIMMY GOLEN Boston — Tim Thomas a bloqué 33 tirs après avoir cédé tôt dans la rencontre.Brad Marchand a inscrit le but victorieux et les Bruins de Boston ont défait le Lightning de Tampa Bay 3-1, hier, pour se retrouver à une seule victoire de la bnale de la Coupe Stanley.Ce triomphe des Bruins leur a procuré une avance de 3-2 dans la série finale de l’Est, et pourrait permettre à la troupe de Claude Julien d’accéder au prochain tour dès demain soir à Tampa Bay.Le Lightning doit remporter le match n° 6 abn de provoquer un match ultime à Boston, vendredi.Nathan Horton a créé l’égalité en deuxième période, 17 secondes après être sorti du banc des pénalités.Marchand a donné les devants aux Bruins 2-1 alors qu’il restait 4:04 à faire à l’engagement.Les Bruins n’ont décoché que 19 tirs en direction de Mike Smith, qui a réalisé son premier départ en carrière en séries éliminatoires en remplacement de Dwayne Roloson.Associated Press Les Canucks sur le point d’en finir JIM MORRIS Vancouver — La route a souvent été difficile et douloureuse pour Sami Salo.Au début de la saison, le défenseur des Canuck ne savait pas s’il pourrait jouer à nouveau après s’être blessé au tendon d’Achille, l’été dernier.H est maintenant à un seul gain d’une première participation à la finale de la coupe Stanley, en 12 ans dans la Ligue nationale.«Le voyage a été long, a dit Salo après l’entraînement des siens au Rogers Arena, hier./e suis emballé de faire partie d’une aussi bonne équipe.Tout le sang et la sueur versés pendant la saison en ont valu la peine.C’est une belle sensation.» Les Canucks, en avance 3-1 en finale de l’Quest, auront la chance d’éliminer San José dès aujourd’hui lors du cinquième match.Un gain amènerait Vancouver en grande bnale pour la première fois en 17 ans.Le puissant tir frappé de Salo a joué un rôle important lors du gain de 4-2 des siens, dimanche.Le Finlandais a marqué deux fois en avantage numérique et a aussi fourni une passe.Les Canucks ont mis les Sharks au pied du mur, mais Salo est conscient que le coup de grâce pourrait être le plus dur à porter.«Il faut avoir l’instinct du tueur, a fil dit.On a vu que si vous restez passijs, plus souvent qu’autrement les choses ne vont pas tourner en votre faveur.» Salo a raté plus de 250 matchs à cause de blessures dans sa carrière.La plus dévastatrice d’entre elles est toutefois survenue l’été dernier en Finlande, quand il s’est déchiré le tendon d’Achille en jouant au hockey en gymnase.La récupération a été lente pour l’athlète de 36 ans, qui a raté le camp d’entraînement et les 52 premiers matchs de la saison.Au début de février il a passé du temps avec le Moose du Manitoba dans la lAH pour reprendre la forme, marquant deux buts à son premier match.Il a ensuite réintégré la formation des Canucks le 12 février.Le capitaine des Canucks, Henrik Sedin, dit que Salo est un rouage important dans la brigade défensive, qui a marqué 13 fois depuis le début des séries.La Presse canadienne THIERRY ROGE REUTERS Roger Federer, hier: pas impressionnant, mais vainqueur quand même.Premier tour à Roland-Garros Entrée facile pour Federer et Djokovic Paris — Novak Djokovic et Roger Federer ont effectué leur entrée sans connaître la moindre frayeur hier au premier tour à Roland-Garros, mais le tournoi a déjà perdu une figure de marque avec le Tchèque Tomas Berdych, demi-finaliste sortant, éliminé par un Français méconnu.Très sollicité depuis son arrivée à Paris, Djokovic n’a montré aucun signe d’usure physique ou mentale.Le Serbe a expédié le Néerlandais Thiemo De Bakker 6-2, 6-1, 6-3 en seulement 1 h 32 min, alignant ainsi sa 38" victoire d’afhlée depuis le début de la saison.Le numéro deux mondial a ainsi fait un pas supplémentaire vers le record du meilleur début de saison jamais réalisé, détenu depuis 1984 par John McEnroe, avec 42 matchs consécutifs sans défaite.«C’est un grand premier match pour moi», a-t-il souligné.«J’étais très prudent, parce que De Bakker a de la qualité, un bon service, joue bien sur terre battue.J’ai été très agressif, j’ai saisi chaque opportunité pour avancer dans le court.J’ai toujours été en contrôle.» Federer ne s’est pas montré tout à fait aussi impressionnant.Mais il est venu à bout sans trop de peine d’une de ses victimes préférées, l’Espagnol Feliciano Lopez, battu 6-3, 6-4,7-6 (7/3).Le n° 3 mondial a dominé Lopez, 4T mondial, pour la neuvième fois en neuf tentatives.Il a surtout eu bien moins à s’employer qu’au tournoi de Madrid où, il y a quelques semaines, il avait dû sauver une balle de match contre l’Espagnol.«Les conditions étaient différentes de Madrid, bien plus lentes», a expliqué le Suisse.«Il n’a pas obtenu les points gratuits qu’il espérait.On a plus joué du fond du court» Le Suisse aura un 2" tour a priori extrêmement confortable, contre le jeune Français Maxime Teixeira, 185e joueur mondial et qui début 2010 était encore 1009".Djokovic sera peut-être plus méfiant si le Roumain Victor Hanescu, hnaliste à Nice samedi, lui est opposé.L’un des favoris a déjà trébuché.Berdych, tête de série n° 6, a été surpris par le Français Stéphane Robert, 140e mondial et sorti des qualifications, vainqueur 3-6, 3-6, 6-2, 6-2, 9-7.Robert a sauvé une balle de match à 5-4 au cinquième set pour remporter son tout premier match dans le grand ta- bleau à Roland-Garros et sa première rencontre en cinq sets.Trop sûr de lui après le gain des deux premières manches, le Tchèque a perdu le hl du match, déconcerté par le tennis par instant flamboyant du Français.Victoire de Wozniak Dans le tableau féminin, la Québécoise Aleksandra Wozniak a passé haut la main son premier test.Elle l’a emporté en deux manches de 6-1 et 6-1 devant la Japonaise Junri Namigata, 118" joueuse mondiale.Mais pour espérer atteindre le troisième tour, ce qu’elle a fait chaque année depuis 2008, Wozniak devra venir à bout de la lavori-te et première joueuse mondiale, la Danoise Caroline Wozniacki.Cette dernière n’a fait qu’une bouchée de la Japonaise Kimiko Date-Kmmm (60,6-2).L’Italienne Francesca Schiavo-ne, tenante du titre, n’a connu aucun souci face à l’Américaine Melanie Gudin (6-2, 6-0).La Russe Vera Zvonareva, tête de série n° 3, n’a pas été plus inquiétée par l’Espagnole Lourdes Dominguez (6-3,6-3).Agence France-Presse et La Presse canadienne HOCKEY Finales d’association ASSOCIATION DE L’EST Boston c.Tampa Bay Hier Boston 3 Tampa Bay 1 (Boston mène la série 3-2) ASSOCIATION DE L’OUEST Vancouver c.San José Dimanche Vancouver 4 San José 2 (Vancouver mène la série 3-1) Aujourd’hui San José à Vancouver, 21 h Gary Carter souffre de quatre tumeurs New York — Le membre du Temple de la renommée du baseball et ancien joueur des Expos de Montréal Gary Carter souffre de quatre petites tumeurs malignes au cerveau et devra se plier à une intervention chirurgicale délicate à l’hôpital de l’Université Duke au cours des prochains jours.Le «Kid», qui a été repêché par les Expos en 1972 et a entrepris sa carrière en 1974, se serait plaint de maux de tête récurrents et de trous de mémoire ces derniers temps.En conséquence, il s’est soumis à un test d’imagerie par résonance magnétique samedi à un hôpital situé près de son domicile de Palm Beach Gardens, en Floride.Carter, qui est âgé de 57 ans, a précisé que les tumeurs sont «très petites».«Ma femme, Sandy, nos enfants et notre famille vous remercient de vos pensées et de vos prières, a déclaré Carter dans un communiqué conjoint des Mets de New York et du Temple de la renommée émis samedi.Nous aimerions traverser cette épreuve en privé, tandis que nous attendons d’en apprendre davantage sur mon état de santé.» Carter, sélectionné 11 fois pour participer au match des étoiles, occupait un poste de direction au sein de l’équipe de baseball de l’Université Palm Beach AÜantic cette saison.Carter a évolué pour les Expos, les Mets, les Dodgers de Los Angeles et les Giants de San Francisco au cours de sa carrière de 19 saisons dans les Ligues majeures.Il a notamment remporté la Série mondiale avec les Mets en 1986.Il avait d’ailleurs frappé 24 longues balles et produit 105 points cette saison-là, en plus des 11 points supplémentaires en séries d’après-saison.«De la part de l’organisation des Mets, nos pensées et nos prières sont avec Gary, Sandy et toute la famille Carter», a dit Jeff Wilpon, le directeur des opérations baseball du club new-yorkais.La Presse canadienne Classement mondial Woods absent du Top 10 Londres — LAméricain Tiger Woods, ex-numéro un mondial, classé aujourd’hui douzième, est absent pour la première fois depuis 14 ans du Top 10 du classement mondial de golf, publié hier.Woods était entré parmi les 10 meilleurs mondiaux en 1997 après sa victoire aux Masters.Sixième mondial il y a encore un mois, l’Américain poursuit sa dégringolade.La première place est toujours occupée par l’Anglais Lee Westwood qui devance désormais son compatriote Luke Donald, finaliste dimanche du Championnat du monde de Match-Play disputé à Casares (Espagne).L’Allemand Martin Kaymer, battu en demi-finale par Donald, descend d’un cran (3").Si Donald l’avait emporté dimanche, il aurait ravi la première place à Westwood.L’Anglais lan Poulter vainqueur du Championnat du monde de Match-Play, gagne trois rangs pour se retrouver 14".Agence France-Presse B 6 LE DEVOIR, LE MARDI 24 MAI 2011 ECONOMIE NOAH SEELAM AGENCE ERANCE-PRESSE A Hyderabad, en Inde, une femme devant un tas de mangues.Là-bas comme ailleurs dans le monde, ^inflation frappe durement les matières premières, les aliments, ce qui rend la vie difficile aux familles.L’inflation, une préoccupation partout sur la planète MARIE DE VERGES La zone euro veut croire à une simple «bosse», les Etats-Unis constatent une «résurgence», les pays émergents s’inquiètent d’un «dérapage».Tout autour du globe, l’inflation s’impose comme un sujet majeur de préoccupation pour les ménages, les entreprises et les autorités monétaires.Avec, partout, une même origine: la flambée des cours des matières premières, dopée par la demande des pays émergents.Au Royaume-Uni, la hausse des prix a connu un brusque rebond en avril, à 4,5 % sur un an.selon les données officielles publiées mardi.Elle a aussi accéléré en zone euro, à 2,8 %, au plus haut depuis trente mois, comme l’a confirmé la semaine dernière l’office européen des statistiques Eurostat.Dans le monde émergent, où les produits alimentaires comptent toujours pour 30 % à 40 % dans les dépenses des ménages, le choc sur les matières premières est ressenti plus fortement encore: l’inflation s’est établie en avril à 8,6 % en Inde, à 6,5 % au Brésil, à 5,3 % en Chine.«Le mythe de la grande modération est fini», remarque Patrick Artus, directeur des études économiques chez Natixis.Avant la crise fùiancière, la grande majori- LES MARCHES BOURSIERS TORONTO fermé (Fête des Patriotes) DOW JONES 12 381,26 ?-130,78 -1,05% oct.déc.févr.avr.NASDAQ 2 758,90 T St oct.déc.févr.NEW YORK S&P500 1317,37 T S MARCHÉS INTERNATIONAUX indice Fermeture var.pts var.% CAC 40 (Erance) 3 906,98 -83,87 -2,1 DAX (Allemagne) 7 121,52 -145,30 -2,0 Euronext 100 (Europe) 699,31 -13,60 -1,9 FTSE MIB (Italie) 20 532,64 -704,23 -3,3 Hang Seng (Hong Kong) 22 711,02 -488,37 -2,1 MXSE (Mexique) 35 215,02 -83,65 -0,2 Nikkei 225 (Japon) 9 460,63 -146,45 -1,5 Shanghai (Chine) 2 774,57 -83,89 -2,9 Consultez toutes les cotes boursières sur www.disnat.com PÉTROLE 97,70 -2,40 $US ^ -2,40% ?OR 1515,30 -f6,50$US a -F 0,43 % A.DOLLAR CANADIEN 102,77 0,0 0US 1$US = 97,304 0,726 0,0 EURO 1 EURO = 1,3774$ Autres devises ROYAUME-UNI 1$ vaut 0,6325 livre SUISSE 1$ vaut 0,9035 franc MEXIQUE 1$ vaut 11,9689 pesos AUSTRALIE 1$ vaut 0,9629 dollar CHINE 1$ vaut 6,6711 renminbis HONG KONG 1$ vaut 7,9899 dollars JAPON 1$ vaut 83,9631 yens té des économistes et des dirigeants politiques croyaient l’inflation morte, tuée par la mondialisation.La Chine et sa main-d’œuvre bon marché devaient pour toujours tirer les prix vers le bas en Occident.«En réalité, on assiste aujourd'hui au retour d’une inflation structurelle mondiale», affirme M.Artus.Ce phénomène menace-t-il de faire déraper la reprise?En zone euro, la croissance est bien repartie dans les grandes économies que sont l’Allemagne et la Erance.Mais les experts s’inquiètent de voir cette poussée intervenir alors que le marché du travail est encore à la traîne.Avec un taux de chômage moyen proche de 10 %, personne ne croit vraiment à la menace d’une spirale inflationniste où la flambée des prix se transmet aux rémunérations.Mais faute d’augmentations salariales, le pouvoir d’achat risque de souffrir.«Cette hausse des prix alimentaires et de l’essence a un impact psychologique important sur le comportement des ménages.La valeur réelle des salaires s’érode, et cela peut freiner la consommation», résume Natacha Valla, chef économiste chez Goldman Sachs à Paris.Autre écueil: les conséquences sur l’activité d’un resserrement monétaire délicat à piloter.Réputée pour son orthodoxie, la Banque centrale européenne (BCE) tolère mal de voir l’inflation dépasser depuis décembre son objectif officiel de 2 % en zone euro.En mars, elle a décidé de relever le loyer de l’argent pour la première fois depuis l’été 2008.Très en avance sur le calendrier de la Réserve fédérale américaine (Eed), qui n’a donné aucun signal de hausse des taux malgré une inflation à 3,2 % sur un an en avril aux Etats-Unis.Les marchés s’attendent à deux nouveaux tours de vis de la part de la BCE d’ici à la fin de l’année 2011, dont le prochain dès juillet.Trop tôt, trop vite, s’alarment certains experts qui, comme M.Artus, jugent que la zone euro n’est pas encore engagée dans une phase de vraie expansion économique.On croyait que la mondialisation avait éradiqué l’inflation Le débat est tout autre en Asie et en Amérique latine, où la lutte contre l’inflation figure depuis déjà plusieurs mois en tête des priorités économiques.Dans les pays émergents, le risque d’effets dits «de second tour» — autrement dit, la contagion des hausses de prix aux salaires — est bien réel.En Chine, par exemple, les mouvements de protestation contre la cherté de la vie se multiplient, comme la grève des routiers qui a paralysé en avril le port de Shanghai.Pour prévenir un emballement, les banques centrales tentent par tous les moyens de resserrer les vannes du crédit.En Inde, les taux ont été relevés à neuf reprises en quinze mois.En Chine, quatre fois depuis l’automne.Au risque de freiner dangereusement l’activité dans une zone qui tire au-jourdliui la croissance mondiale.Selon certains experts, le tableau n’est pas si sombre.Avec l’augmentation des salaires, l’inflation dans les économies émergentes offre même de réelles occasions aux pays industrialisés.«On observe un choc de demande positif qui vient de Chine», indique ainsi Véronique Riches-Elores, responsable de la recherche thématique à la Société générale.La République populaire, affirme-t-elle, devient «un vrai marché pour les produits européens».Mais cette inflation mondiale est-elle appelée à durer?En zone euro, la BCE prédit un retour à la normale d’ici à fin 2011.Le principal point d’interrogation porte toutefois sur l’évolution des cours des matières premières dans les prochains mois.Il faut qu’ils s’apaisent pour que la hausse des prix ralentisse.Or les pronostics sont difficiles à établir.En avril 2011, les cours ont battu leur record de juillet 2008.Depuis, cette envolée s’est interrompue, notamment sous l’effet d’une hausse du dollar.Une appréciation qui rend moins attractifs les actifs libellés dans la monnaie américaine, comme le pétrole.Le Monde PERSPECTIVES Relocalisation L’Amérique se prend à rêver que ses emplois qui ont été délocalisés en Chine pourraient bientôt revenir au pays.Cet espoir apparaît toutefois, sinon vain, à tout le moins mal placé.N- Éric Desrosiers Lm avantage concur-^ rentiel d,e la Chine sur les États-Unis en matière de coûts de production dans le secteur manufacturier aura été ramené à zéro dans quatre ans, a prédit récemment la firme de consultant Boston Consulting Group (BCG).Cette prédiction spectaculaire arrive moins d’un an après que les Américains se sont fait ravir le titre de première puissance manufacturière au monde par les Chinois, mais aussi alors que le secteur manufacturier américain semble reprendre vie après la période désastreuse de la crise.Selon la firme de consultants, ce recul de la Chine serait principalement attribuable à la hausse rapide du coût de sa main-d’œuvre au coprs des dernières années.Équivalant encore au tiers de ceux des États-Unis en 2005, ces coûts atteindraient 69 % dès 2015, sous l’effet, en Chine, de hausses salariales moyennes de 17 % par année et d’une poursuite de la lente appréciation du yuan, alors qu’au même moment, aux États-Unis, les salaires ne devraient augmenter que de 3 % par année, que le dollar devrait rester déprimé et que l’on prévoit des hausses de productivité.Comme la main-d’œuvre ne compte en moyenne que pour 20 à 30 % de l’ensemble des coûts de production manufacturière — aux côtés de facteurs comme les matières premières et les équipements de production qui ont le même prix partout —, l’avantage chinois s’en trouverait réduit à 10 ou 15 %.Si l’on y ajoute les coûts de transport et de maintien de stocks plus grands, cet avantage serait réduit à néant.Plusieurs entreprises américaines, comme Caterpillar (machinerie lourde), Wham-0 (les jouets Erisbee et Hula Hoop) et Sauber (meubles), qnt déjà décidé de revenir aux États-Unis, rapporte BCG.Ils pourraient, à la place, déménager leurs activités vers d’autres contrées où les coûts de main-d’œuvre sont restés bas, comme le Vietnam, l’Indonésie ou la Thaïlande, note-t-on, mais ces pays ne disposent souvent pas de la main-d’œuvre qualifiée, des infrastructures ni des réseaux de fournisseurs nécessaires.L’idée que la croissance économique chinoise allait ultimement provoquer une hausse des coûts de sa main-d’œuvre n’est pas nouvelle.On ne s’attendait toutefois pas à ce que cela se produise avant des décennies vu le bassin apparemment inépuisable de travailleurs chinois.La nouvelle ne serait évidemment pas pour déplaire aux Américains, qui ont l’impression depuis des années de mener une bataille perdue d’avance contre les Chinois, ni à leur président, qui leur a promis que la reprise économique passerait par une augmentation des exportations.Il n’y a pas qu’aux États-Unis que la nouvelle pourrait plaire d’ailleurs.Un peu tout le monde sur la planète est confronté à la formidable concurrence manufacturière du géant chinois.BCG précise cependant que la croissance de la demande du marché intérieur chinois assure, à elle seule, un long et bel avenir aux usines du pays.Ces dernières continueraient aussi d’avoir la cote en Europe qui ne dispose pas de la même ; «flexibilité» sur le plan des salaires et des conditions de trayait dont «bénéficient» les États-Unis.Et pour cause! Il faut savoir que cette comparaison entre les coûts de, production en Chine et aux États-Unis se base plus précisément sur les cas de la région du delta du Yangtse (où se trouve Shanghai) et du Mississippi.«Le Mississippi?L’Etat qui arrive 49‘ sur 50 dans pratiquement toutes les mesures de qualité de vie au pays?», ironisait la semaine dernière le chroniqueur américain de gauche, Harold Meyerson.Non.Le Mississippi comme exemple des retombées économiques possibles des normes du travail adopfées dans le sud des États-Unis et visant à avoir «moins de règles, moins de syndicats et moins de coûts», a répondu BCG.Il ne faut pas oublier qu’un qutre «attrait» de ces mêmes États est leurs subventions et autres cadeaux fiscaux aux entreprises, mais qui ont aussi un coût pour la société.Quant à l’avantage conféré par le dollar déprimé, il ne devrait pas durer éternellement Autres espoirs Ce ne sont toutefois pas là les seuls facteurs qui jouent en faveur, sinon d’un retour des emplois partis vers la Chine, à tout le moins d’un maintien d’une industrie manufacturière dans les pays développés.Plusieurs observateurs ont noté, ces dernières années, que la croissance des économies émergentes allait fatalement amener une hausse importante et durable des coûts de l’énergie et peser, par le fait même, de plus en plus lourdement sur les coûts de transport des marchandises de la Chine vers le reste du monde.Une prise en compte des coûts de la pollution ne ferait qu’augmenter encore plus la facture Il n’est pas nouveau, non plus, que l’on dise qu’il y a un coût rattaché au fait de ne pas garder près de soi l’ensemble de ses fournisseurs afin de pouvoir réduire la taille de ses stocks et réagir rapidement à d’éventuels problèmes ainsi qu’aux changements d’humeur de la clientèle.Le séisme au Japon a aussi récemment rappelé, notamment aux fabricants automobiles, le danger qu’il y a de dépendre d’une longue chaîne d’approvisionnement qui passe par les quatre coins d’une planète soumise constamment à toutes sortes d’aléas.On fait remarquer également que les technologies et l’innovation peuvent amener des gains de productivité qui font plus que compenser l’avantage comparatif des pays à faible coût de main-d’œuvre.Le problème est que cela peut maintenir, et même parfois ramener des usines du secteur manufacturier, mais pas les niveaux d’emplois passés.Un autre problème est que les milliards qui pleuvent sur la Chine depuis des années lui ont aussi permis de se doter d’usines parmi les plus modernes et productives au monde.De toute manière, notait la semaine dernière la revue The Economist, le phénomène de délocalisation a été tellement massif dans certains cas que l’on a parfois l’impression qu’il est trop tard.Dans certains domaines, les pays riches ne disposent même plus des réseaux de fournisseurs nécessaires au retour des usines.Desjardins&Cie Plus de 350 000 entreprises font confiance aux experts de Desjardins.C'est tout Desjardins qui appuie les entreprises.desjardins.com/entreprises Desjardins Coopérer pour créer l'avenir m LE DEVOIR LE MARDI 24 MAI 2011 B 7 ETHIQUE ET RELIGIONS Sondage chez les catholiques américains Pourquoi deviennent-ils protestants : 9 Jean-Claude Leclerc Gr^âce au Centre de recherche Pew des Etats-Unis, on sait que les catholiques de cq pays quittent leur Eglise en grand nombre.L’Eglise catholique, en effet, la plus importante des confessions américaines, a perdu le tiers de ses membres.La moitié d’entre eux ont quitté toute pratique religieuse.Quant aux autres, ils ont, pour quelques-uns, embrassé une autre religion, mais la plupart ont opté pour le protestantisme, soit traditionnel soit, surtout, évangélique.L’abandon de la religion est un phénomène général dans les pays de tradition chrétienne.Mais qu’en est-il de l’abandon du catholicisme par les fjdèles qui passent à une autre confession?Aux Etats-Unis, révèle la recherche de Pew, quelque 10 % d’entre eux ont choisi une foi non chrétienne, mais les autres sont allés chez les protestants, notamment les évangéliques.En plus d’une crise de la religion en général, il y aurait donc une crise particulière au catholicisme.Un ex-rédacteur en chef de la revue America, Thomas Reese, un jésuite au franc-parler, s’est penché sur la question.«Toute autre institution ayant perdu le tiers de ses membres voudrait savoir pourquoi, a-t-il lancé en avril dernier dans le National Catholic Reporter.Mais à leurs réunions nationales, les évêques des Etats-Unis n’ont jamais consacré de temps à cet exode.Ni dépensé un cent pour chercher à en découvrir la raison.» On pense souvent que ces catholiques sont mécontents de l’Église à cause de sa morale sexuelle, de son refus du divorce, ou du sort qu’elle fait à la femme.Ces raisons expliquent peut-être le départ de ceux-là qui ont quitté toute pratique ou même «perdu la foi».(Reese entend y consacrer une étude, que Jes évêques liront sans doute attentivement, l’Église de Rome se proposant, en vieux pays de chrétienté, de «réévangéliser» les hdèles qu’elle a perdus.) Mais les catholiques qui ont changé d’Église l’ont fait surtout pour d’autres motifs.Ceux qui sont devenus protestants, en effet, sont rarement partis parce qu’on leur «changeait la messe» ou qu’ils s’enfuyaient du latin.Au jugement de la plupart, l’Église catholique ne répondait pas à leurs «besoins spirituels».Parfois mariés à un conjoint protestant, plusieurs ont découvert dans cette confession un service religieux et un culte beaucoup plus satisfaisants.Bref, ils s’enfuyaient à la messe catholique, et même si l’Église change un jour ses règles morales, elle ne répondrait pas à leurs aspirations.Les meilleurs partent Pourtant, aux État§-Unis, maints catholiques ne quittent pas leur Église, même s’ils sont en profond désaccord avec certains enseignements de la hiérarchie ou, à l’heure actuelle, avec la domination du pape sur les évêques ou celle du clergé sur les fidèles.Toutefois, note Reese, la plupart des catholiques qui ont changé pour le protestantisme avaient déjà une foi «très forte», contrairement à ceux qui sont restés catholiques.«Nous perdons les meilleurs, s’exclame le jésuite, non les pires.» Reese n’aborde pas dans cette étude les raisons qui poussent nombre de protestants de toute tendance à quitter leur confession ou à abandonner la religion.Car, faut-il ajouter, les autres grandes Églises chrétiennes du monde occidental y ont vu leurs effectifs chuter dramatiquement avec la sécularisation.Par contre, les Églises nouvelles, comme celle des Adventistes du 7® jour, cofnaissent une progression importante, aux États-Unis comme ailleurs.Quant aux catholiques qui sont passés aux confessions protestantes évangéliques, un certain nombre n’qtaient pas heureux des enseignements de l’Église sur l’avortement, l’homosexualité, le divorce ou le statut de la femme, mais la plupart étaient avant tout en quête d’une assistance spirituelle.Souvent, ils avaient perdu la foi catholique.Et ils trouvaient dans les services des évangéliques et surtout dans leur lecture de la Bible de quoi répondre à leurs besoins.Enhn, sans que ce phénomène soit général, les catholiques américains qui sont passés à des communautés traditionnelles étaient — un peu plus souvent que ceux qui sont allés chez les évangéliques — insatisfaits, du clergé catholique; ils étaient en quête d’une Église moins dominée par le pouvoir clérical.Le jésuite Reese estime que les données du sondage Pew sont éclairantes.Qn y trouve, en tout cas, outre les motifs de changements d’appartenance, des indications sur les aspirations religieuses des Américains, les catholiques certainement, mais probablement d’autres fidèles aussi.Plusieurs leçons, estime-t-il, peuvent en être tirées.Les trois qu’il retient dans cette étude ne sont pas tout q fait nouvelles.D’abord, l’Église hiérarchique devrait, à son avis, moins se préoccuper de subtilités théologiques, et davantage des aspects liturgiques «qui touchent le cœfir et les sentiments» des hdèles.Ensuite, l’Église catholique devrait offrir un programme intensif d’éducation à la Bible.Depuis Pie XIl, explique Reese, les chercheurs catholiques ont produit les meilleures connaissances de ces Écritures, mais peu de catholiques lisent la Bible.Enhn, les catholiques qui devieqnent protestants le font avant l’âge de 24 ans.L’Église devrait donc avoir une «option préférentielle» pour les adolescents et les jeunes adultes.Ées pro- 1 î CHIP EAST REUTERS Fidèles en prière à la cathédrale Saint Patrick, à New York grammes d’éducation religieuse actuels n’ont, sqmble-t-il, que peu d’effet sur l’appartenance à l’Église catholique.Ces recommandations ppurront peut-être enrayer «l’hémorragie» de l’Église catholique aux États-Unis.Leur applicarion aurait cependant peu d’attrait pour les catholiques américains devenus protestants et san^ doute moins encore pour ceux qui rejettent l’Église.redaction@ledevoir.corn Jean-Claude Leelere enseigne le journalisme à TUniversité de Montréal.Le pape en appelle aux valeurs chrétiennes en Europe Cité du Vatican — La «cohésion» de l’Europe peut être renforcée grâce à ime plus grande reconnaissance des valeurs chrériennes, a plaidé hier le pape Benoît XVI face à une Union européenne malmenée par la crise économique et en proie à de fortes dissensions.«Pour édifier sur des bases solides la nouvelle Europe, il ne suffit pas de faire appel aux seuls intérêts économiques, mais il faut s’appuyer sur les valeurs authentiques qui ont leur fondement dans la loi morale universelle», a observé le pape, recevant la présidente du Parlement bulgare, TsetskaTsacheva.Alors que «l’unité du continent mûrit progressivement dans les consciences et se définit sur le versant politique», les Européens «son t appelés à s’engager pour créer les conditions d’une profonde cohésion», a-t-il recommandé, au moment où l’UE débat de la crise de la dette et l’immigrahon.Le pape s’exprimait pour la fête des saints (Cyrille et Méthode, deux frères qui ont évangélisé les peuples slaves d’Europe centrale au IX® siècle.La «nouvelle évangélisation» de l’Europe dé-chrishanisée est un leitmohv de son ponühcat.«Aux peuples européens, ces saints rappellent que leur unité sera plus solide si elle est basée sur des racines chrétiennes communes», a-t-il dit.«La foi chrétienne a modelé la culture du Vieux Continent et s’est imbriquée de manière indissoluble dans son Histoire, au point qu’il serait incompréhensible que l’on ne fasse pas référence aux événements qui ont carac- térisé d’abord la grande période de l’évangélisation et puis les longs siècles dans lesquels le christianisme a assumé un rôle toujours plus important», a-t-il dit.Les dirigeants européens se divisent sur la référence au christianisme dans le passé de l’Europe, certains milieux politiques laïcs refusant toute menhon, d’autres insistant au contraire pour que cet héritage soit souligné.Une nouvelle Constitution hongroise, comprenant des références au chrishanisme, suscite de vives crihques en Europe.Les racines chrétiennes devraient être aussi un thème fort du voyage du pape début juin en Croahe où une parhe importante de la classe politique voudrait que l’Europe en fasse plus cas.Agence France-Presse AVIS LEGAUX ET APPELS D’OEERES APPEL D'OFFRES Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h, à ia date ci-dessous, au Secrétariat de i'arrondissement d'Outremont situé au 543, chemin de ia Côte-Ste-Catherine, Montréai, pour : APPEL D'OFFRES N° : SLC01 05-2011 DESCRIPTIF : Travaux de mise aux normes du mini-parc Querbes et de i'aire de jeu du parc Duniop DATE D'OUVERTURE : Le 9 juin 2011 DÉPÔT DE GARANTIE : Chaque soumission doit être accompagnée d'un chèque visé ou d'un cautionnement de soumission représentant une somme de 10% du montant soumissionné, émis par une compagnie d'assurances autorisée par i'Autorité des marchés financiers.Un engagement d'une telie compagnie d'assurances, sti-puiant qu'un cautionnement d'exécution de 50% du montant de ia soumission et qu'un cautionnement des obiigations de i'entrepreneur pour gages, biens et services de 50% du montant de ia soumission, seront accordés au soumissionnaire s'ii devient i'adjudicataire du contrat.Renseignements : Sonia St-Laurent, Chef de division, sports et ioisirs, 514- 495-7455 Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur ies formuiaires spéciaiement préparés à cette fin.DOCUMENTS : Les documents reiatifs à cet appei d'offres seront disponibies à compter du 24 mai 2011.Les personnes et ies entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer ies documents de soumission en s'adressant au Service éiectronique d'appeis d'offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téiéphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consuitant ie site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût étabii par ie SÉAO.Chaque soumission doit être piacée dans une enveioppe cachetée et portant i'identification fourni en annexe du document d'appei d'offres.Les soumissions reçues seront ouvertes pubiiquement dans ia saiie du conseii de i'arrondissement d'Outremont située au 530, avenue Davaar à Outremont, immédiatement après i'expiration du déiai fixé pour ieur réception.La Viiie de Montréai ne s'engage à accepter ni ia pius basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obiigation de queique nature que ce soit envers ie ou ies soumissionnaires.Donné à Montréai, ce 24° jour de mai 2011.M° Marie-France Paquet Secrétaire d'arrondissement Avis public Montréal ENTREE EN VIGUEUR DE REGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 16 mai 2011.a adopté les règlements suivants : 11-011 Réglement modifiant le reglement sur la subvention à la modification du raccordement du service éiectrique de certains bâtiments (S-6.01) L'objet est de permettre une subvention du raccordement éiectrique de 8 adresses sur ie bouievard Gouin, entre ies 89’ et 94* avenues 04-047-104 Règiement modifiant le Plan d'urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) [5959 boulevard Monk - église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours - Arrondissement du Sud-Ouest] Ces règlements entrent en vigueur en date de ce jour.Ils sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau à la Direction du greffe, 275, rue Notre-Dame Est et peuvent également être consultés en tout temps, sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 24 mai 2011 Le greffier de la Ville, M’Yves Saindon AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS lEGAUX A APPEIS D'OFFPEl • HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour pubiication deux (2) jours pius tard, Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi léL 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev§ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Sudoku par Fabien Savary 1 2 4 7 2 5 6 4 8 7 g 2 2 3 6 1 4 9 3 2 6 7 9 1 6 7 4 2 Niveau de difficulté : DIFFICILE 1778 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 2 8 1 3 6 7 5 4 g 9 3 4 5 2 8 6 7 1 6 7 5 4 1 g 3 8 2 4 5 8 2 g 6 1 3 7 3 1 g 7 5 4 2 6 8 7 2 6 1 8 3 9 5 4 8 9 7 6 3 1 4 2 5 1 6 2 8 4 5 7 g 3 5 4 3 g 7 2 8 1 6 1777 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com B 8 LE DEVOIR, LE MARDI 24 MAI 2011 CONVERGENCE Les médias à l’ère post-PC Les journaux vontrils réussir le virage vers les tablettes ?STEPHANE BAILLARGEON ^ inventeur britan- nique Charles Babbage (1791-.1891), lointain et ' très précoce précurseur de l’informatique, répétait qu’il accepterait une mort subite et immédiate en échange de trois jours passés 500 ans plus tard pour y contempler les inventions futures du génie humain.Lui-même en façonna plusieurs, dont un des premiers ophtalmoscopes.Dans un récent numéro du magazine The Economist, un collègue anonyme avait cette belle formule en parlant de «l’œil de Babbage» pour décrire la vision d’une tendance, l’anticipation d’une mutation.Bien trouvé.En ce début du XXI" siècle, tous les propriétaires et les employés des médias souhaitent acquérir cette perspective prémonitoire qui leur permettrait de comprendre où s’en va leur monde et comment tirer profit de la révolution en cours.La dernière prédiction tient à une autre belle formule synthétique prédisant le développement d’un univers «post-PC».PC comme dans ordinateur personnel.Le mot s’étend depuis que Steve Jobs l’a employé au lancement de l’iPad 2, il y a quelques mois.Le grand gourou d’Apple voulait ainsi mettre en évidence que sa propre compagnie tire maintenant plus de revenus de la vente des iPod, iPad ou iPhone que des ordina-teu;’s plus ou moins fixes.Evidemment, le «vieil» outil postmoderne ne meurt pas.L’ordinateur de bureau ou de maison a encore bien du bon temps devant lui.Bon an mal an, les ventes de la belle boîte multimédia progressent d’environ 10 %.Mouvement de bascule Seulement, le monde des tablettes et des téléphones dits intelligents s’affirme de plus en plus.Le mouvement de bascule a germé il y a une décennie et s’est accéléré il y a une décade.Environ 80 millions d’Américains possèdent maintenant au moins trois appareils du genre et 4,5 millions en ont plus de neuf 11 faut bien y voir quelque chose d’essentiel.Mais quoi au juste?La spécialiste Sarah Rotman Epps de la firme Eorrester (for-rester.com) vient d’activer son propre œil de Babbage.Elle observe d’abord que nous passons du fixe à l’omniprésent et du formel à l’informel: le PC limite la KIMIHIRO HOSHINO AGENCE ERANCE-PRESSE L’expression post-PC s’étend depuis que Steve Jobs l’a employée au lancement de l’iPad 2, il y a quelques mois.connexion dans le temps et l’espace à un temps et un lieu, tandis que le branchement mobile l’ouvre partout, tout le temps.La futurologue du numérique note aussi une mutation de la dépendance à l’intimité: les ordinateurs demeurent liés aux bureaux tandis que les nouveaux 33,50 $.Bref, en gros, avec une piastre par jour, le tour du monde virtuel est joué, partout, tout le temps.Et ça marche.La mécanique lancée il y a dix jours s’emballe déjà, avec des milliers de visiteurs pour les sites du revendeur et des centaines de commandes par jour.«Nous Nous passons du fixe à romniprésent et du formel à l’informel: le PC limite la connexion dans le temps et l’espace à un temps et un lieu, tandis que le branchement mobile l’ouvre partout, tout le temps appareils peuvent être portés et utilisés partout dans la maison comme dans le monde.Les écrans tactiles amplifient encore davantage ce rapport intime à l’univers numérisé.L’ère des tablettes La grande mutation est évidemment prise en compte par les «visionnaires» du secteur des médias.Depuis une dizaine de jours, l’entreprise Micro Logic de Québec, un revendeur de produits électroniques, offre une formule qui a fait ses preuves dans la téléphonie en combinant l’achat par mensualités d’un appareil post-PC et d’un service.En l’occurrence, il s’agit d’un iPad 2 couplé à un abonnement à un quotidien.Le prix de base de 23 $ donne droit à une tablette de 16 Go et à l’édition électronique d’un journal au choix.Le Soleil, Le Quotidien, Le Nouvelliste, Le Droit, La Tribune, en fait tous les quotidiens de Gesca, sauf La Presse.Pour quadrupler la mémoire de l’appareil de lecture, rendu à 64 Go quoi, il faut compter des versements de sommes nous-mêmes étonnés par la réaction très favorable, explique au Devoir Stéphane Garneau, vice-président exécutif de Micro Logic.Je constate aussi que beaucoup de clients ne savaient pas qu’une tablette pouvait servir à lire des journaux de façon très agréable.» La Presse et le bras médiatique de Power Corporation développent leur propre projet iPad.L’absence de ce quotidien dans le lot de Micro Logic vise précisément à éviter les confusions.Gesca a déjà englouti des fortunes dqns son chantier numérique.A la fin du mois dernier, le projet diffusait des offres d’emploi pour une quarantaine de nouveaux postes techniques et administratifs.L’équivalent de toute la salle de rédaction du Devoir d’un coup, y compris les pupitreurs, les photographes et même quelques patrons.L’idée de force de cette audacieuse mutation ne consiste pas simplement à faire migrer l’information et la publicité vers les tablettes, comme le propose l’option transitoire de Micro Logic et des milliers d’applications déjà disponibles sur le marché.La révolution annoncée veut accoucher d’une production originale, pensée et organisée en fonction des avantages et des contraintes de la dématérialisation à l’ère postordinateur personnel.Tous à l’eau?Très bien, bravo, bonne chance à tous.On a tout de même l’impression de regarder un troupeau en transhumance arrêté au bord d’un fleuve rempli de crocodiles.Soudain une bête plonge, puis une autre.Les premières se font bouffer, mais presque toutes se foutent à l’eau dans l’espoir de passer.En Allemagne, le groupe Axel Springer {Bild, Die Welt.) souhaite tirer la moitié de ses revenus des nouveaux médias d’ici sept ans.Les sites en ligne lui fournissent déjà plus de 27 % de ses recettes, soit un bon milliard de dollars.Le conglomérat vient d’acquérir pour cette même somme considérable le site seloger.com, le portail immobilier le plus populaire de Erance, comme ici Duproprio.com appartient à Power Corp, qui possède Gesca, qui possède La Presse.«Notre entreprise n’est pas une entreprise de presse, mais une entreprise de contenus», résumait récemment Mathias Dôpfner, président de Springer.Gesca pourrait en dire autant.Et Québécor aussi.Seulement, ce qui est vrai pour Duproprio.com ou de La Presse télé ne vaut pas nécessairement pour La Presse ou Le Soleil.Les profits du contenu offert en ligne ont beau augmenter un peu, ils ne rendent pas pour autant profitable la diffusion des coûteux contenus journalistiques.Et qui va payer pour de l’info, même reformatée, tandis qu’il s’en trouve de la gratuite à profusion?Sans abonnement, un iPad coûte 500 et quelques dollars et permet de se connecter gratuitement à radio-canada.ca.En plus, les médias doivent négocier avec de nouveaux partenaires voraces pour diffuser leurs produits vers leurs clients.Apple conserve 30 % du prix d’un abonnement à un journal en ligne par l’entremise d’une de ses applications.Le vrai, l’ultime défi du plan iPad ce n’est donc pas de faire migrer l’information, mais les annonceurs et les lecteurs payants vers la tablette, cette merveilleuse invention qui aurait fait trembler de stupeur Charles Babbage.Le succès instantané de la proposition de Micro Logic ne doit pas aveugler par rapport aux défis qui attendent les médias pour réussir le passage vers l’autre rive.Le Devoir MEDIAS Purisme et antipuritanisme Stéphane BAILLARGEON On dit qu’une société a les médias qu’elle mérite.L’affaire Dominique Strauss-Kahn (DSK) prouve aussi qu’une société n’a pas toujours les médias qu’elle croit mériter.Le constat s’applique particulièrement à la société française qui engendre en surnombre des productions médiatiques de qualité.Depuis le début de la sidérante chute de son vieil enfant chéri, la République multiplie les reportages, les e^q^lica-tions, les analyses et les commentaires éclairants.Les éditoriaux et les billets des grandes publications ont notamment rappelé à l’ordre rationnel et terre-à-terre les adeptes des théories du complot, tout en ejqjliquant sociologiquement cette dérive de la pensée qui cherche ainsi à justifier l’injustifiable avec une Mata-Hari en costume de soubrette.Chaque jour le site Médiapart ou l’émission C dans Pair de la chaîne Erance 5 font encore et encore la belle leçon.Purisme 11 n’y a malheureusement pas que ça.Un premier contre-exemple concerne la prétention de purisme dans le traitement médiatique des images judiciaires.La «marche du suspect» («perp walk») qui a fait se promener DSK menotté en public cristallise cette position.Pour les Américains et leurs médias (on n’en pense souvent pas moins ici même), la pratique se justifie pour mettre en évidence la transparence et l’exemplarité de la justice, devant les caméras, évidemment.«C’est un peu comme si on faisait poser un chien de chasse, avec sa proie dans la gueule, pour une photo», a résumé un avocat new-yorkais.Une part de la classe médiatico-politique hexagonale s’horrifie de cette barbare parade de la honte assimilée à une «mise à mort médiatique».tout en ne se privant pas des images.Un peu comme les médias québécois ont joyeusement relayé les captations dans les salles d’audience de New York alors qu’elles sont interdites ici.Ce faux rigorisme devient encore plus contradictoire quand, en même temps, des médias français ne se gênent pas pour diffuser le nom de la victimp de l’agression présumée.Les Etats-Unis l’interdisent même si la consigne se contourne très facilement par le Web.Bref, c’est à chacun sa transparence douteuse et à chacune sa zone obscure.Puritanisme Le deuxième contre-exemple renverse l’hypocrite accusation de moralisme.Cette fois, dans le portrait lantasmé, la Erance libertine et surtout ses reporters respectent la vie privée des politiciens tandis que l’Amérique puritaine et sermonneuse perpétue la chasse aux sorcières salaces jusqu’aux sommets politiques, sportifs ou culturels.Et la liste des victimes s’allonge de Washington à Hollywood.Eranchement, cette démarcation fantasmagorique ne tient pas plus.Les médias, et pas seulement Paris-Match, se captivent pour les amours du président Sarkozy, depuis bien avant son élection et son mariage avec Caria Bruni.Presque tous ont scruté avec un appétit de paparazzi ses relations tumultueuses avec Cécilia Ciganer-Albéniz, sa maîtresse pendant des années, puis son épouse, notamment pour exposer la relation adultère de l’ex-première dame.«En Erance comme aux Etats-Unis, la politisation des questions sexuelles s’est accompagnée d’une sexualisation des questions politiques», fait remarquer lucidement le site Mediapart.fr.En plus, comme tout le monde, la Erance assouvit ses plaisirs coupables en regardant ailleurs.Vers l’Italie de Süvio Berlusconi, l’Israël de Moshé Katzav et l’Amérique de Kennedy à Schwarzenegger, évidemment 11 semble donc plus juste de s’étonner de l’immunité de lait accordée à certains secrets d’alcôve politiques par la presse de ce pays.L’exception française semble plutôt là, dans le troublant silence médiatique quasi généralisé sur les possibles harcèlements passés de DSK.L’ex-journaliste Tristiane Banon a carrément parlé d’une tentative de viol il y a des années sans que cette dénonciation fasse alors trop de bruit N’est-elle pas là, la honteuse tromperie?11 ne s’agit pas de refuser le silence sélectif pour encourager le bruit médiatique inquisitorial.Chacun a droit à sa vie privée, à son orientation sexuelle, à ses amants ou à ses maîtresses.Chacun, y compris les puissants.Par contre, personne ne doit se croire au-dessus des lois.Personne, et surtout pas les puissants coquins que doivent légitimement dénoncer les médias dans les sociétés qui n’en méritent pas moins.Le Devoir A LA TELEVISION 1 Le Téléjournal 18 h Des squelettes / Messmer Tout le monde en parlait Beautés désespérées/ Beaucoup de bruit pour quoi?Pénélope McQuade / Sébastien Delorme, Sébastien Kfoury, Le Téléjournal 22h45 Nouv, sports I Des kiwis et des hommes / Michel Daigle, Bla | TVA nouvelles Sucré salé Qui perd gagne / Curtis Stone, Kurt Warner Partie 2 de 2 Caméra café Taxi 0-22 Esprits criminels/En cercle fermé / Luke Perry TVA nouvelles 22h45 Sucré salé 23h15 Le match 23h55 LE NQUVEAU KARATE KID (1994) Pat Monta Kaboumi / Gaffes en vrac Tactik Tactik/Casse-Partout Le code Chastenay National Geographic/Sur les ailes des rapaces IL ETAIT UNE FQIS LA REVQLUTIQN (1971) avec James Coburn, Romolo Valli, Rod Steiger 23h40 La période de questions Atomes crochus Un souper presque parfait Tout le monde aime Raymond Rire et délire La magic de Criss Angel Place Melrose / Menteur, menteuse Un gars le soir Dumont Un monde bête, bête, bête Call TV RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Les grands reportages Le Téléjournal RDI RDI économie Le National Le Téléjournal |23h45 Sports 24 heures 17h50 Champion Journal FR Animaux trop humains Les 10 commandements Noir et blanc aussi ADN 22h45 Nouvo TV5 le journal 23h35 BIG JIM (2010) Opération fantômes Face au danger Dévoré vivant Cités sous surveillance / Leeds Vancouver Vancouver iBenetJarrod Docu-D 1 Espace d'été Déco mesure Idées grandeur BBQ de Louis Lisa Williams Propriétaire IA louer Décore ta vie Maître chez soi 1 Airoldi maison iBosseNoces Cinéma |l7h30 Palmarès L'univers M+ Nexfi 16 ans et enceinte Ecole de charme Lady Gaga présente The Monster Ball Tour Au Madison Square Garden | I Génération 80 Benezra reçoit Régime tempo Housewives Les vraies Musicographie québécoise 1 Benezra reçoit Grands slows I Les frères Scott Dix choses que VRAKIavie Dans le trouble Famille parfaite 90210 Beverly Hills 70 I Le Steph show 1 Fan Club iFrankGirard Hors d'ondes Iles Simpson Leszvbrides L'mtréoide Johnny Test Ile des défis Stoked Les Simpson | Family Guy TêtesClaques South Park Les Simpson Célibataire che Star Wars Sports 30 Plus fort Boxe Hockey 360° LNH Hockeys JA/an (D) 1LCH Hockey | I L'aventure française A vos marteaux/Le rouet Passion maisons NCIS enquêtes spéciales Camping, escargot Le tour du jardin Nucléaire iTerre humaine Prochains Rumeurs Vente garage MARIAGES (2001) avec Mane-Eve Bertrand, Guylaine Tremblay I La liste Viens voir les comédiens Rumeurs Veronica Mars C S 1 Miami Hôtel Babvion NIH alertes médicales Washington Police Doc/Avenirsombre Millionnaires La porte d Atlantis Banc d'essai Comment fait Dollhouse / Incognito Captifs/Le retour Mission Antares / La rencontre Chasseurs de fantômes Comment fait Les réussites du Québec La bibliothèque de Histoires noires Espoirs noirs Démocratie | Festival REGARD I Génération Y Lectures in Science La guerre Le monde en actions Monstres d'eau douce Survivor Tocantins Les défis du bout du monde L'Amérique à vélo 1 Foudre 1 Foudre Survivor I Stella et Sacha Le Dino tram RelieF Les citadins du rebut global LE CERCLE RQUGE (1970) avec Alain Delon, André Bourvil 123h20 Artisans changement 0h15 Voirici I LE RETOUR DE JULIE (2002) Lothaire Bluteau MAUVAIS GARÇQNS (1995) avec Will Smith, Martin Lawrence 22h05 HORIZONS LOINTAINS (1992) avec Nicole Kidman, Torn Cruise I |l7h45 CORALINE(VF)(2008) Les Kennedy 3-2-1 Action /21 h05 LE RESEAU SQCIAL (2010) |23h15L'ECRIVAINFANTQME(2010) | Poisson dans l'eau /Fleuve noir Charente entre ciel, terre et mer Cent regards Cent regards Le nucléaire en alerte 1 Aquitaine, de la vague à l'âme 50 Mirage Premières Mise à jour Mêlez-vous de vos affairesi Le Confident Juste pour rire | Gala Juste pour rire I Mise àjour Le Confident Mémoire P 17h00 News Coronation St 22 Minutes JFL Gags CBC News The National LNH Hockey San José vs Vancouver (D) The National CTV News cTalk The Big Bang American Idol Partie 1 de 2 Dancing With the Stars The Results 1 News 1 CTV News 0h05 Daily Sh Eveninp News Desiqner Guvs ET Canada Ent Tonight NCIS Los Angeles / Bountv Glee / New York/Patti LuPone NCIS/Kill Screen News Final Comeback Ent Tonight DinoDan Wild Krafts BanqTheory BangTheory The Agenda with Steve Paikin The Museum of Life Centre of the Earth / Japan 1 The Agenda With Steve Paikin Coast Smarter Than World News ABC 22 Local The Qffice Dancing With the Stars Dancing With the Stars The Results News |23h35News Jimmy Kimmel 1 Channel 3 News Eveninq News Ent Tonight NCIS / Defiance NCIS Los Angeles / Bounty NCIS/Kill Screen News 123h35 David Letterman I 1 News NBC News Jeopardv' Wheel Fortune The Biggest Loser The Voice News 23h35 Tonight Show J Leno The Simpsons Met-Mother Two and Hait Two and Half American Idol Partie 1 de 2 Glee / New York / Patti LuPone Fox 44 News Met-Mother 1 Entourage Enthusiasm I Hki^E£j^ NewsHour Journal Qutdoor J Nova/Building Pharaoh's Ship Atlantic Crossing Frontline /Wiki secrets Business 1 Charlie Rose I 1 News Business PBS NewsHour Craft in America / Messages Rustic Living I Roadshow Frontline /Wiki secrets News Charlie Rose CTV News cTalk The Big Bang American Idol Partie 1 de 2 Dancing With the Stars The Results News 1 CTV News 0h05 Dally Sh, iThe First 48 / Ditched The First48 The First 48 The First48 The First 48 / Straight Menace The First 48 The First 48 1 Criminal Minds Da Vinci's Inquest At the Concert Hall Playlist 1 Nelson & Marsalis Criminal Minds Law & Qrder Cash Cab How It's Made Daily Planet Auction Kings Auction Kings River Monsters/The Mutilator Deadliest Catch / Exit Wounds Daily Planet River Monsters 1 Cities of the Underworld Weird or What?Swamp People Pawn Stars | Pawn Stars Canadian Pickers Museum Secrets Cities Relic Hunter Endgame / Fearful Symmetry DESPERATE ESCAPE (2009) Elizabeth Rohm King /Ahmad Khan NCIS / Qutlaws and In-Laws NCIS SportsCentre That's Hockey |Wide World of Fights NBA Basketball / Bulls de Chicago c Heat de Miami - Séries éliminatoires (D) SportsCentre Hockey 2 NIte Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent— (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Amélie Gaudreau TOUT LE MONDE EN PARLAIT LA MANIC: LA BATAILLE DU ERANÇAIS À HYDRO-QUÉBEC Au moment où Lesage et, surtout, son ministre René Lévesque se sont attelés à parachever la nationalisation de l’électricité, cette industrie travaillait principalement en anglais.L’épisode de cette semaine s’intéresse à leur croisade pour que le français devienne la langue d’usage au sein de l’entreprise d’Etat.Radio-Canada, 19h30 IL ÉTAIT UNE EOIS LA RÉVOLUTION De la Révolution tranquille, on passe à celle de Zapata qui anima le Mexique il y a maintenant un siècle et inspira au maître du western-spaghetti, Sergio Leone, ce film que l’on a rarement la chance de voir à la télévision.Télé-Québec, 21h ERONTLINE: WIKISECRETS Depuis novembre dernier, les fuites de câbles diplomatiques américains qui proviennent de WikiLeaks donnent du fil à retordre à bien des politiciens et diplomates.Cette «révolution» de l’information, lancée par le hacker jviEm T^sange et le militaire américain Bradley Manning, occupe ce soir l’équipe de Erontline.On nous promet des entrevues de fond avec Assange, le père du soldat Manning et d’autres personnes impliquées de très près dans cette «aventure» toujours en cours.PBS, 21h LE DEVOIR, LE MARDI 24 MAI 2011 B 9 eUlTDRE Festival de Cannes La Palme d’or à Malick Trop d’oubliés malgré un grand cru, assombri par l’affaire Von Trier ODILE TREMBLAY Le Devoir à Cannes On lui prédisait la Palme à ce fantôme de Terrence Malick, qui aura assisté en catimini à la première de son film The Tree of Life, fuyant les pompes de ce monde.La Palme lui fut octroyée dimanche in absentia.The Tree of Life, œuvre foisonnante d’une folle ambition, mêlant l’origine du monde à des réminiscences personnelles, manquait de cohésion, mais sa proposition était d’une ampleur et d’une vision cosmique qui justifiaient ce prix.Cette 64"^ édition du festival aura été faste.Excellente sélection en général, pluie de vedettes, Brad Pitt, Sean Penn, Pénélope Cruz et compagnie — ça fait bien à la télé — temps radieux, mais la politique fit irruption.L’affaire Lars von Trier, banni du festival pour ses propos antisémites en conférence de presse — une crise mal gérée ici — a assombri la fête.Quant aux déboires de DSK, retransmis sur les écrans du Palais des festivals, leurs images ont dépassé en impact les œuvres de fiction.Les films clandestins des cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof (ce dernier primé à Un certain regard) rappelaient à quel point la liberté de création demeure fragile sous d’autres deux.Mais leur cause n’a pas suscité la même ferveur ici que l’an dernier.La conférence de presse prévue autour de leurs œuvres fut annulée, et chacun a géré ça à la pièce.Les plus méritants sur la touche Quant à ce palmarès du 64"^ festival cannois, au jury présidé par Robert de Niro, il a par- fois séduit, mais aussi déçu, et les journaux d’hier témoignaient d’une frustration assez généralisée.Des œuvres de haute maîtrise: This Must Be the Place de Paolo Sorrentino, Le Havre d’Aki Kaurismaki, La Piel que habito de Pedro Almodovar (un prix de caméra quand même pour lui) sont reparties Gros-Jean comme devant, ainsi que le ludique Pater d’Alain Cavalier, à notre grand dam.Le jury, devant son excellent cru, se sera çà et là égaré dimanche, en octroyant son laurier de mise en scène au Danois Nicolas Winding Refn pour Drive, un film d’action punché mais en mal d’envergure, et son prix de scénario à Footnote de l’Israélien Joseph Cedar, qui mariait dérision et regard aigu sur une relation père-fils à des tics de réalisation.Ces deux élus laissaient de plus méritants sur la touche.La nouvelle du soir était ce prix d’interprétation à l’actrice américaine Kirsten Dunst pour son rôle de dépressive dans Melancholia de Lars von Trier.Elle y avait offert une solide prestation de fragilité et de force en être double affrontant l’Apocalypse.Provocation de la part du jury, ce prix d’actrice?Plutôt indépendance d’esprit.Le cinéaste Olivier Assayas, qui y siégeait et eut une forte influence, aurait visiblement monté Melancholia plus haut sans cette controverse.Kirsten Dunst, après une semaine en montagnes russes, remercia le festival de ne pas avoir retiré Melancholia de la compétition après «l’affaire».Car il avait été question d’étendre le bannissement du cinéaste à son film, tant les conséquences de ce dérapage verbal pro-hitlérien en mode folie pure ont pris ici des proportions démesurées.ERIC GAILLARD REUTERS En l’absence du réalisateur Terrence Malick, le producteur du film The Tree of Life, Bill Pohlad, a reçu la Palme d’or du Festival de Cannes, dimanche, des mains de l’actrice Jane Fonda.Les frères Dardenne n’auront pas fait l’histoire en recevant une troisième Palme d’or, mais sont montés très haut au palmarès avec Le Gamin au vélo, qui leur valut le Grand Prix du jury.Ils ne se renouvellent guère dans leur sillon du cinéma social, et on souhaite parfois que d’autres soient primés à leur place.Heureuse surprise! Ce Grand Prix du jury couronna ex œquo l’excellent, très lent, subtil, radical, hypnotique et nourri de plans sublimes Once Upon a Time in Anatolia du Turc Nuri Bilge Ceylan, présenté en fin de festival, mon coup de cœur, qui en aura pourtant endormi plusieurs.Français primés Les Erançais sont contents.Deux des leurs furent couronnés.Jean Dujardin pour sa prestation muette vraiment délicieuse dans le film en noir et blanc The Artist de Michel Hazanavicius, situé à Hollywood au cours des décennies 20 et 30, a remporté le prix d’interprétation masculine.Lui qui s’est senti longtemps déconsidéré, car collé à des succès populaires comme Brice de Nice, savourait ce retour du balancier.Il a damé le pion à Sean Penn, l’étonnante rock star du film de Sorrentino, le vainqueur prévu.On peut présumer que Robert de Niro, qui nous dit du bien sur le film, a poussé Sean Penn, mais dut s’incliner au profit du groupe.Le palmarès sentait l’esprit de compromis.Il fallait voir l’émotion de la Erançaise Maïwenn recevant, haletante, le prix du jury pour son merveilleux film choral Polisse sur les dessous d’une brigade policière chargée des délits faits aux mineurs.La jeune cinéaste, scénariste et actrice, déjà derrière Le Bal des actrices, n’a pas volé son laurier.Mais trop de recalés manquaient à l’appel pour réjouir le cœur des festivaliers.Et Cannes se prépare à perdre non pas un joueur important dans l’avenir (Lars von Trier), mais deux.Almodovar également.Le cinéaste espagnol, outré de n’avoir jamais reçu la Palme d’or, s’était fait tirer l’oreille pour accepter de mettre en compétition son excellent mais glacé thriller La Piel que habito.Il risque de ne jamais revenir sur la Croisette.Côté thématiques, la détresse des enfants mal aimés ou victimes de sévices aura hanté la sélection, tout comme la condition féminine, sans que les cinéastes, Maïwenn mise à part, aient toujours su voir les femmes hors du champ du fantasme, malgré de bonnes intentions, tels Bonello et Mihaileanu dénonçant le sexisme tout en se rinçant l’œil sur des héroïnes infantilisées.La genèse du monde (Malick) et sa destruction (Von Trier) furent aussi deux pôles, deux visions, optimiste ou pessimiste, sur un avenir planétaire en mode incertain.?En finissant, on accorde notre propre palme de l’humour involontaire à Robert de Niro.Tentant de s’exprimer en français à l’heure du palmarès, le président du jury appela ses compagnons.des «champignons».Palme de l’humour tout court à Jean Dujardin qui recevant son prix d’interprétation pour son rôle dans le film muet The Artist, lança: «Je vais me taire.car ça me réussit plutôt pas mal.» Le Devoir Exposition au Musée des beaux-arts du Canada Les mains dans tous leurs états Une première exposition thématique mettant en valeur les œuvres de la collection du Musée des beaux-arts du Canada ANNE MICHAUD Depuis les toutes premières peintures réalisées sur les parois des cavernes par les hommes préhistoriques, les mains ont constitué un sujet de prédilection pour les artistes de toutes les époques.C’est ce sujet inépuisable qu’a choisi le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) pour une première exposition thématique découlant de la volonté déclarée de son directeur.Marc Mayer, de mettre en valeur les œuvres de la collection du musée qui ne sont généralement pas exposées au grand public.Pour monter cette exposition, la conservatrice Lori Pauli a parcouru les collections de photographies, de dessins et de gravures du MBAC dont elle a extrait une soixantaine d’œuvres couvrant plus de quatre siècles de production artistique en provenance du monde entier.Les œuvres les plus anciennes, qui datent des XVL et XVIL siècles, sont présentées dans la première salle; on demeure saisi devant le réalisme de ces études réalisées à la sanguine et à la pierre noire, et surtout devant une superbe tempera sur papier vergé de l’école de Giulio Romano (Italie, après 1524) montrant une main potelée et un tissu drapé dont les couleurs sont aussi fraîches que sî elle datait d’hîer.Plutôt que d’être présentées en ordre chronologique, les œuvres ont été regroupées selon des critères ayant trait à leur composition ou au support utilisé.Ainsi, sur un mur de la seconde salle on retrouve quelques gravures et photographies présentant des mains tenant un objet sphérique; l’une de ces œuvres est une lithographie intitulée Main au globe de M.C.Escher, qui est sans aucun doute l’un des trésors de la collection du MBAC qui mérite d’être montré au grand public.Collaboratrice du Devoir ¦ www.beaux-arts.ca GIET OE ZAVIE AND IDA MILLER, NEPEAN, ONTARIO, 2000, IN HONOUR OE DR BRIAN DRUKER/NATIONAL GALLERY OE CANADA Gary Schneider, After Naomi, 1993 Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.corn I *N *D *E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100-150 Achat vente échangé 160-199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat vente échangé 251 -299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit TERRAINS LAC DES DEUX MONTAGNES Prêts à bâtir en bord de lac, à St-André d’Argen-teuil.Faune aquatique, sanctuaire d’oiseaux.Un environnement naturel étonnant aux portes de Montréal.Poss.de maison de bois rond.514 945-1030 APPARTEMEN1SEI LOGEHENISÀLOUER AHUNTSIC-61/2 lumineux, CUIS s de b renovees Tranquille 5 mm metro H B Près riviere 1 220$ 514 381 8542 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Quebec rappelle que lorsqu'un logement est offert en lo cation (ou sous location), toute per sonne disposée a payer le loyer et a respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou preference fondée sur la race, la couleur, le sexe, la gros sesse, l'orientation sexuelle, l'etat civil, l'âge du locataire ou de et a ses enfants, la religion, les convie fions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handi cap HEC - Grand 6 1/2 - 1800p.c.Ensoleille.Calme Garage Laverie Jardin 1800$ chauffe, eau chaude Juillet 514 736-4992 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER LAVAL-DUVERNAY-51/2 Exceptionnel, solarium, bord de l'eau, vue Mtl Gar Electricité, chauffage et electros inclus 1 500$/m 514 570 8566 (Louis) NDG Spacieux 4 et 512 tout inclus 855$ 1 040$ plancher bois, vue parc, plafond haut, poss garage, balcon 514-684-5993 OUTREMONT-41/2 ensoleille R d c, 2 ch , cuisine et s/bains renovees, 2 electros Juillet 950 $ chauffe + eau chaude.514-807-8995 OUTREMONT ADJ 3plexdecoin (HUTCHISON/ST JOSEPH 0) Grand 51/2 reno, 2emesur3, 3 balcons, 2 c c, clair, pl bois 1625$ Juin 514 495 1602 Parc Lafontaine - devant étangs 51/2rénové,r dec,3cc, s de lav, verriere, pl bois francs Cour Pas d'animal Libre 1975$ 514 239 9402 Près UdeM Spacieux 3 1/2 et 41/2, lumineux 2 electros, chauffe + eau chaude Juillet 514 690 0424 514 739 9740 ST-LAURENT Rue Couvrette Grand 51/2, h duplex, chauffe, balcons, près train/autobus Juillet.900$.514-744-2379 VERDUN près fleuve.Beau gr 61/2, boiseries, terrasse Quartier boise et tranquille Juillet 1195$ chauffe 514 770 1410 MEUBLES SUD-OUEST près canal Lachine 51/2 rénové, 2 c c 3 mois mm 1 300$ tout inclus 514 934 0004 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER LA CAMPAGNE A PARIS Appartement meuble, tout équipé, 2 c c, ensoleille, calme, entree privée sur jardin et allee fermee dans le sympathique quartier de Belleville, 15 mm de Châtelet en metro (ligne 11) Libre juillet.1500$/2 sem.ou 800$/sem.(33) 1.40.30.09.14 riouxchristian@yahoo.com PARIS VII - XV Champ-de-Mars Site exceptionnel 21/2 rénové 08 Tt équipé, très ensoleille Sur jardin Sem/mois 514 272 1803 CHALETS A LOUER BORD du FLEUVE: L'ISLET-sur-MER Condos de villégiaturé Location a la semaine 188 845 8586 514 522 6229 oieblanchesurmer.com SERVICES FINANCIERS SERVICES FINANCIERS ŒUVRES D'ART ŒUVRES D’ART a vendre www.oeuvresdart.ca LIVRES ET DISQUES *Librairie Bonheur d'Occasion* acheté a domicile livres de qualité en tout genre 514 914-2142 4487 de la Roche/Mt-Royal COLLEOIONS TIMBRES ACHETE Collection ou Accumulation.514 775 8036 MULTI-ASSURANCES.COM - assurance hypothécaire - assurance invalidité - assurance-vie - maladie grave - voyage Obtenez une cotation en ligne.Le plus bas prix disponible en moins de 2 minutes! 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l’antéchrist, le retour du Christ et l’étahlisse-ment du Royaume de Dieu, a de quoi stimuler l’imagination.Mais El final de este estado de cosas, redux (La fin de cet état de choses, redux), qu’il vient présenter dans le cadre du Carrefour international de Québec et au FTA de Montréal, n’est ni une transposition de la Bible ni une livraison in extenso des versets des Saintes Ecritures.Plutôt la lecture bien personnelle de Galvan de ses «fins du monde» quotidiennes que son corps, à la manière d’un poly-graphe, expulse au public comme éclate la vérité.«Ce sont différentes pièces inspirées de différents paragraphes de ce récit biblique.C’est un voyage que je fais sur la scène dans lequel je transpire mon apocalypse à moi», explique l’artiste espagnol en entrevue au Devoir, en revendiquant une totale liberté d’interprétation.«L’apocalypse est dans tout.Le monde en soi est si cruel.Je suis toujours surpris de voir que les gens font des plans pour l’avenir.Ça me fait peur.On ne sait pas ce qui arrivera.Nous vivons dans une époque tellement pleine de bouleversements.» Sur le bord de l’abîme Pieds nus dans le sable, sur un plancher mobile ou jouant du tacôn sur le bois d’un cercueil, Galvan, en barbu ruisselant de sueur ou personnifiant la putain de Babylone, danse comme sur le bord de l’abîme, exorcisant la mort.«Il me restait une sensation, une peur du jugement dernier, de Dieu que fai depuis que je suis enfant.Je l’avais dans la tète, dans mon corps», explique-t-il en disant utiliser la danse pour exhaler ses propres démons.S’il meurt à la fin, c’est pour mieux renaître.«J’ai dansé toute ma jeunesse avec mes parents sur les planchers des tablaos [lieux réservés au chant et à la danse flamenco].Mais le dernier bois que je connaîtrai sera celui de ma tombe.Et lorsqu’au dernier tableau je danse dans un cercueil, c’est pour moi comme une sorte de résurrection.C’est revenir à quand fêtais dans le ventre de ma mère et qu’elle dansait sur les planchers des tablaos», raconte le danseur maintes fois primé.Flamenco et religion Croit-il en Dieu?A question brutale, réponse étrange: le temps lui manque.«Je ne crois pas en quelque chose de divin.Je crois en moi, aux gens qui m’entourent.Penser à la religion occupe beaucoup de temps, ce que je n’ai pas», lais-se-t-il tomber.Il admet pourtant y avoir été baigné, enfant, alors que ses deux parents, danseurs et témoins de Jéhovah, lisaient des passages de la Bible chaque matin.«La religion et le flamenco ont coexisté dans ma vie, en parallèle.Et ce n’est que maintenant que mon corps me demande de l’exprimer», souligne le jeune danseur de 38 ans.Après avoir louvoyé entre les racines pures du flamenco et une certaine modernité, Galvân se considère aujourd’hui comme un danseur libre.«J’essaie d’être un danseur qui explore, qui essaye différentes formes de danses, de vie, d’animaux.Tout passe par mon corps.Je mêle les différents styles que j’ai appris de mes maîtres pour voir ce qui en ressort.J’essaie d’être un filtre», dit-il en évoquant les fantômes qui l’habitent.Les puristes y reconnaîtront les plaintives seguiriya, les festives bulerias et autres danses.Sous la direction artistique de Pedro G.Romero et soutenu par onze musiciens, El final de este estado de cosas, redux recourt aux villancicos, salves, verdiales (s’apparentant à la tarentelle italienne), des chants populaires andalous, et ose le syncrétisme en puisant dans le répertoire jazz contemporain et même heavy metal.«Mais pas celui de Suède ou Norvège.De Séville.Plus près de la terre», précise-t-il.Sur scène, Galvân le virtuose, Galvân l’impétueux, Galvân l’exorciste.Il porte à bout de bras cette oeuvre chorégraphique sculptée de mouvements empruntés au butô japonais, à un flamenco plus primitif.En total solo.«Je sais que je suis seul, mais je ne peux pas partager ça avec personne.Le jour où les autres me manqueront pour danser, je les inviterai.Mais pour l’heure, je dois sortir ça de moi, seul», soutient-il.Souhaitons l’apocalypse rédemptrice.Le Devoir ¦ El final de este estado de cosas, redux d’Israël Galvân au Carrefour international de théâtre de Québec, ce soir à 20h et au FTA à Montréal les 27 et 28 mai au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts à 20h.OPERA Loft story misérabiliste OPERA DE MONTREAL La Bohème, opéra de Giacomo Pucdni.Avec Marianne Fiset (Mimi), Antoine Bélanger (Rodol-fp).Lara Ciekiewicz (MusettaÇ Etienne Dupuis (Marcello), Rer-re Rancourt (Schaunard), Alexandre Sylvestre (Colline), Roy del Valle (Benoit et Alcindo-ro).Orchestre Métropolitain, Giuseppe Retraroia.Mise en scène: Alain Gauthipr.Décors Olivier Landreville.Eclairage: Claude Accolas.Salle Wilfiid-Pelletier, samedi 21 mai 2011.Reprises: 25,28 et 30 mai, 2 et 4 juin 2011.CHRISTOPHE HUSS La distribution d’un opéra, c’est comme le menu d’un restaurant.On peut se faire une idée, sur le papier, de ce qui va être servi.Celle de La Bohème de l’Opéra de Montréal (OdM) peut susciter deux lectures.La première, bon public, amène à souligner la marque de confiance de l’institution envers de jeunes chanteurs québécois.La seconde, plus cynique, subodore une opération de renflouement de caisses par la programmation d’un blockbuster — qui, quoi qu’il arrive, fera courir les foules — servi par le plateau le plus économique possible.En extrapolant, il s’agirait grosso modo de présenter un spectacle de l’Atelier de l’Opéra au prix des spectacles de l’Opéra de Montréal, soit 117,83 $ le billet de première catégorie.Si telle était l’idée, il aurait fallu s’arranger pour que le petit tour de passe-passe passe inaperçu.Or, des sept protagonistes, seuls deux ont vraiment leur place sur la scène de Wilfrid-Pelletier dans cet Quvrage: Marianne Fiset et Etienne Dupuis, auxquels on YVES RENAUD Marianne Fiset et Antoine Bélanger: un duo déséquilibré dans La Bohème à l’Opéra de Montréal.peut ajouter Lara Ciekiewicz, qui fait l’affaire.Puccini sans ténor?Oui, car il existe une personne au monde, Michel Beaulac, directeur artistique de l’OdM, qui imagine l’élégant Antoine Bélanger capable de chanter Rodolfo à Wilfrid-Pelletier! Bélanger est un Nemorino {L’Élixir d’amour) ou un Don Ottavio {Don Giovanni) ou, assurément, un élégant chanteur d’opérette pour une scène européenne, mais certainement pas un ténor puccinien dans une salle de 3000 places.Et dire que l’OdM fait rebelote en l’envoyant directement au casse-pipe dans Eaust l’an prochain.Bélanger a assurément besoin d’un coach vocal qui l’aide à choisir ses rôles.Face à ce Rodolfo poids plume, Marianne Fiset, avec émotion et assurance, n’a pas de mal à nous faire percevoir qu’elle, au moins, est de taille.Le rôle lui va comme un gant et vient à point dans sa carrière.Etienne Dupuis, est un impeccable Marcello et Ciekiewicz une plus qu’honnête Musetta.Sylvestre réussit correctement son «ode au manteau», mais manque souvent de projection, comme Rancourt.Pietraroia dirige de manière appliquée et séquentielle, sans souffle, une représentation marquée par la direction d’acteurs humaine et très pertinente d’Alain Gauthier (l’esprit de la vie de bohème souffle entre les quatre camarades), hélas placée dans un décor anachronique de loft.Qn comprend le mal que les protagonistes ont à chauffer l’endroit! Décor visionnaire, d’ailleurs, puisque pour une action censée se dérouler autour de 1830, ledit lofi a vue sur Montmartre et sur la basilique du Sacré-Cœur, achevée en 1914! Les costumes recyclés font l’affaire, à l’exception de l’immonde casquette de Mimi, sans doute oubliée dans les coulisses par la dernière production des Misérables qui passait parlé.Le Devoir BANDE DESSINEE Paul Gillon, père des Naufragés du temps^ n’est plus Amiens — Le dessinateur français de bande dessinée Paul Gillon, ancien de l’hebdomadaire Vaillant et créateur de la série Les Naufragés du temps, est mort samedi à Aniens à l’âge de 85 ans, a-t-on appris hier auprès des éditions Glénat.Né à Paris en 1926, Paul Gillon vivait depuis une trentaine d’années à Ignaucourp un petit village de la Somme, et continuait à dessiner malgré des problèmes d’arthrose.«Paul Gillon faisait partie des rares auteurs parvenus au rang de référence académique tout en restant à la pointe de l’exigence et de l’innovation», ont écrit les éditions Glénat dans un communiqué.Cet autodidacte, proche de Moebius et de Frank Giroud, débute à 14 ans en illustrant des partitions de chansons célèbres pour Charles Trénet ou Tino Rossi.Pilier du périodique Vaillant dès 1947, il crée avec des scénaristes Lynx Blanc et Wango, Eils de Chine, Le Cormoran ou encore, sur ses propres textes, les aventures de Jérémie.De 1959 à 1972, Paul Gillon dessine dans Le Journal de Mickey, La Déesse d’or et Le Temps des copains, d’après la série télévisée.Dessinateur réaliste, il embrasse la science-fiction dans les années 1970 avec la saga Les Naufragés du Temps, devenue un classique du genre dont l’intégrale a été rééditée par Glénat, Lévia- thans (Humanoïdes Associés) et La Survivante (Albin Michel).Sa dernière série est la saga judiciaire L’Ordre de Cicéron, cosignée par l’avocat Richard Malka.En 1978, Paul Gillon avait été sacré «meilleur dessinateur français» au Festival international de la bande dessinée d’An-goulême dont il recevra le Grand Prix en 1982.Agence France-Presse E N BREF La poésie s’expose et se dit C’est ce soir que débute le 12" Festival de la poésie de Montréal.En attendant que se déploie le chapiteau de la place Gérald-Godin jeudi, on peut déjà visiter l’exposition de bois trouvés et collages L’Usure des choses, de Jacques Brault et François Hébert.Gu assister à Totempoésie, où les poètes Claude Beausoleil, Antonio D’Abonso, David Goudreaulp Caroline Rivest lironp ponctués par la,musique d’Glivier Hal-lard.A la Casa d’Italia.Toute la programmation sur www.mai-sondelapoesie.qc.ca - Le Devoir EELIX VALQUEZ Israel Galvân dans El final de este estado de cosas, redux Le THÉÂTRE DE LA MANUFACTURE présente DU 3 AU 28 MAI gai sort de pnson, petson-une Le Devoir très bons acteurs.La Presse Attendt-moi TEXTE KRISTEN THOMSON TRADUCTION OLIVIER CHOINIERE MISE EN SCENE MARIE CHARLEROIS AVEC VALÉRIE BLAIS + NORMAND DANEAU + RACHEL GRATON + MARIE-FRANCE LAMBERT FESTIVAL MUSIQUE DE CHAMBRE MONTRÉAL Fondateur et dirtcieur artistique DENIS BROTT 16" ÉDITION fs' f CELEBRATION BEETHOVEN L'INTÉGRALE DES QUATUORS À CORDES Quatuor Chiara mardi24et mercredi 25 mai, 20 h Bach les Variations Gddberg Quatuor CedHa Rachel Barton Pine David Jalbert jeudi 26 mai, 20 h TANGO DU TERROIR Denis Plante fS! Jazz et Jeans vendredi 27 mai, 20 h theatrelallcorne.com léiécuéta lEllEVim LA MANUFACTURE DIRECTION ARTISTIQUE -1 LA LICORNE EDEl INËj Théâtre ESPACE GO 4690, BOULSr-LAUHENT, MR ÉGLISE ST.GEORGE ANGLE PEEL ET DE LA GAUCHETIÈRE BILLETTERIE MÉTRO BONAVENTURE BlUETS: 514845-4890 RII I FTTFRIF laplacedesarts.com 514 B42 2112 /1 866 842 2112 INFO : 514 489 7444 festivalmontreaKavideotron.ca • www.festivalmontreal.org
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