Le devoir, 16 juin 2011, Cahier B
LE DEVOIR.LE .1 E U D I 16 JUIN 2011 ECONOMIE Le pionnier de l’informatique IBM célèbre ses 100 ans Page B 4 CULTURE John Sebastian au Festival folk sur le canal Page B 7 ECONOMIE i PERSPECTIVES Retour vers le futur Les négociations chez Postes Canada, davantage chez Air Canada, sont devenues un rendez-vous entre l’ancien et le nouveau.Entre cette mentalité de société d’Etat et la dure réalité du privé.Au cœur de ce choc culturel se retrouvent des régimes de retraite à prestations déterminées, devenus un luxe que seuls les secteurs public et parapublic peuvent désormais s’offrir.Back to the futurel iffîcile de s’immiscer dans des négociations employeur-employés.Et difficile, ici, d’appuyer ce geste d’Ottawa de recourir si rapidement à la loi spéciale forçant un retour au travail.On peut comprendre la logique pour Postes Canada, dont le monopole de distribution du courrier demeure un service essentiel.On peut l’imaginer pour Air Canada, dont le face à face musclé avec les membres des TCA vise à envoyer un message clair aux pilotes, agents de ^ 1 bord et machinistes.Mais une " telle intimité avec Ottawa nous rappelle tout le contraste entre cette mentalité encore bien ancrée de société de la Couronne et la réalité du privé.Ces négociations distinctes Gerard mettent en parallèle Postes jCa- Berube nada, encore une société d’Etat fédéral, et Air Canada, une ancienne société de la Couronne.Et deviennent une illustration de tout le chemin que devra éventuellement faire la première pour s’adapter à une réalité de marché où les certitudes et les rigidités deviennent autant d’occasions pour la concurrence de prendre de l’ampleur.Ce passage a été particulièrement douloureux pour les employés d’Air Canada, qui ont vécu les restructurations forcées de 2003 et de 2009.Et de toute évidence, il reste encore des choses à compléter dans cette transition.Postes Canada éprouve de plus en plus de difficultés à défendre son statu quo dans un univers où les segments les plus lucratifs subissent l’érosion du virtuel et d’autres joueurs dans la messagerie.Pour sa part.Air Canada doit conjuguer avec l’omniprésence tentaculaire des transporteurs à faibles coûts qui se déploient sur les liaisons les plus lucratives selon l’approche origine-destination, et par une clientèle d’affaires toujours plus sensible aux chocs conjoncturels.Selon les données de l’Association internationale du transport aérien, les clients des classes affaires et première assurent un quart du chiffre d’affaires des compagnies traditionnelles alors qu’ils ne représentent que 8 % du total des passagers transportés.Un segment qui se déplace de plus en plus vers les classes inférieures et que convoitent aussi les compagnies à bas prix.Sans oublier la distorsion provoquée par de grands joueurs internationaux subventionnés et par ces aéroports secondaires jouant la carte de la faible taxation et du bas niveau de tarification.Cette logistique opérationnelle sert de toile de fond à une transformation pas toujours facile de société d’Etat à entreprise privée commerciale.Une transformation ayant pour symbole des régimes de retraite que, désormais, seuls les secteurs public et parapublic peuvent s’offrir.À Postes Canada, on déplore un déficit actuariel de 3,2 milliards.Chez Air Canada, il serait de 2,1 milliards, après avoir frôlé les 3 milliards au sortir de la récession.Certes l’on parle, ici, d’un jeu comptable, d’une évaluation actuarielle faite sur la base d’un régime terminé, qui reflète tant l’effet des rendements sur l’actif que de la faiblesse des taux d’intérêt sur le passif.Mais la pression qu’exercent ces régimes sur la trésorerie de l’entreprise est réelle.L’exigence se chiffre à 550 millions d’ici 2014 pour Air Canada, en sus des cotisations annuelles.Chez Air Canada, on veut préserver la structure des régimes en place pour les employés actuels.Mais encore faut-il que le transporteur survive, a déjà soulevé la direction.D’où la nécessité ressentie de retenir la formule des régimes à cotisations déterminées pour les nouveaux employés, pierre angulaire de l’introduction de «clauses orphelines» dans les conventions collectives que rejettent les syndiqués.Des clauses qui, faut-il rajouter, doivent permettre la naissance d’un transporteur à faibles coûts viable et durable, contrairement à l’expérience Tango, tentée sans succès en 2001.Revoyons les données du rapport de Claude Castonguay dans l’étude «Le point sur les pensions», publiée sous l’étiquette de Cirano.Depuis 1985, le nombre de régimes complémentaires de retraite a diminué considérablement.Quant au nombre de cotisants, ils ne représentaient en 2009 que 37 % de la main-d’œuvre active.Plus de la moitié appartenaient aux secteurs public et parapublic, tandis que dans le secteur privé, moins d’un travailleur sur cinq participait à un régime complémentaire.Parmi les changements les plus notoires survenus au fil des ans, le plus important vient de la transformation des régimes à prestations déterminées en régimes à cotisations déterminées.Et si un travailleur sur cinq dans le secteur privé bénéficie d’un régime à prestations déterminées, généralement limité aux grandes entreprises et aux salaires les plus élevés, tous les employés des secteurs public et parapublic sont, à quelques exceptions près, couverts par de tels régimes.D’une réalité à l’autre.Surchauffe du secteur immobilier Caraey prévient les ménages qne les tanx d’intérêt ponrront augmenter ÉRIC DESROSIERS Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a reconnu hier une part de responsabilité dans le fait que le prix des maisons et l’endettement des ménages atteignent aujourd’hui des niveaux records.Il en a toutefois profité aussi pour prévenir à nouveau ces derniers que «les taux ne demeureront pas éternellement à leurs niveaux actuels».Après deux ans passés à mettre les Canadiens en garde contre la hausse de leur endettement et du prix des maisons, le banquier central a semblé vouloir monter le ton d’un cran hier lors d’un discours présenté devant la Chambre de commerce de Vancouver, à l’épicentre du phénomène.Les prix des maisons au Canada ont progressé de 31 % par rapport au creux touché au début de 2009 et dépassent aujourd’hui de 13 % le sommet atteint avant la crise, observe-t-il^dans le texte du discours qu’il devait présenter.A Vancouver, les prix ont rebondi de 55 % et dépassent de 29 % le précédent record.Ce retour en force du marché immobilier se révèle pour le moins «inhabituel», souligne Mark Carney.Il avait fallu 12 ans, après la récession des années 90, avant que l’investissement résidentiel réel ne retrouve le niveau qu’il avait avant la crise.Il n’a fallu qu’un an et demi cette fois.Cette situation au Canada est en partie le résultat de la belle tenue de l’économie canadienne en matière d’emploi et de revenus, a-t-il dit.«Toute- fois, elle tient aussi aux conditions favorables inégalées d’octroi de prêts et potentiellement à des hypothèses exagérément optimistes au sujet de l’évolution future.» Endettement et vulnérabilité Si le contexte a été, et reste encore aujourd’hui, relativement favorable à l’accessibilité à la propriété, a-t-il poursuivi, «c’est en grande partie parce que les taux d’intérêt sont exceptionnellement bas».«Les taux ne demeureront pas éternellement à leurs niveaux actuels», a-t-il toutefois souligné.Et lorsque ces taux augmenteront, leur incidence «sera probablement plus importante qu’au cours VOIR PAGE B 2 CARNEY LE MARCHE DE CREDITS D’EMISSIONS CHUTE J 1 A V J Y V ./ J 1’ 'N, / y f SB TODD KOROL REUTERS POUR LA PREMIERE FOIS en cinq ans, on a assisté à une baisse des transactions sur le marché des crédits d’émissions de gaz à effet de serre (GES), marché pourtant en hausse constante jusqu’ici.Selon un rapport, ce léger fléchissement s’expliquerait de deux façons.Le flou qui entoure le renouvellement du protocole de Kyoto après 2012, et le défaut de plusieurs pays développés, comme le Canada, de mettre en place un marché d’échanges de crédits expliquent que les grands industriels envisagent moins l’achat de crédits puisqu’ils n’ont aucun objectif (ou peu) de réduction à atteindre.Un texte de Louis-Gilles Francœur à lire en page B 3.Salaires Près d’un Canadien sur dix est considéré comme pauvre Le taux de pauvreté gonfle à 9,6 % en 2009 Ottawa — La récession a stoppé les progrès en route dans la lutte contre la pauvreté, laissent croire des données de Statistique Canada, qui indiquent que près d’un Canadien sur dix est considéré comme pauvre.Dans son premier portrait national détaillé des revenus des Canadiens durant la récession, l’agence a affirmé hier que le taux de pauvreté a bondi à 9,6 % en 2009 — une deuxième année consécutive de croissance après plus d’une décennie de déclins.Environ 3,2 millions de personnes vivent désormais avec un faible revenu, incluant 634 000 enfants.Sans nul doute, les enfants ont été vulnérables durant la récession, leur taux de pauvreté augmentant à 9,5 % en 2009, comparativement à 9 % l’année précédente.Mais le portrait de la récession est en un de stagnation plutôt que de catastrophe.Le revenu médian après impôt des familles canadiennes était de 63 800 $ en 2009, soit à peu près le même ri î’ y JACQUES NADEAU LE DEVOIR Environ 3,2 millions de personnes vivent avec un faible revenu.qu’en 2008.Par le passé, les récessions ont accentué la pauvreté au Canada pour des années, et exacerbé l’écart entre riches et pauvres.Jusqu’à maintenant, il ne semble pas que ce soit le cas.Tandis que le portrait de la pauvreté au pays n’est pas rose, le nombre de personnes dans les échelons de revenus élevés, moyens et bas est de- meuré relativement stable.De 2008 à 2009, le revenu après impôt a augmenté pour 55 % des particuliers, tandis que 45 % ont subi un repli.En 2007, avant le ralentissement économique, le revenu avait augmenté pour 58 % de la population et avait diminué pour 42 %.La Presse canadienne Grève des employés Air Canada refuse de négocier, accuse le syndicat ALEXANDRE SHIELDS \ A quelques heures du dépôt probable d’une loi spéciale qui forcera le retour au travail des 3800 grévistes du service à la clientèle et des ventes d’Air Canada, la partie syndicale a accusé hier la direction de l’entreprise de refuser de négocier et d’attendre que le gouvernement Harper impose la fin du débrayage.Le transporteur a répliqué que le «dialogue» se poursuivait.«On ne peut pas dire que les discussions sont très fructueuses.Air Canada a décidé de s’asseoir sur son steak et de laisser la loi spéciale aller de l’avant, pour ensuite nous rentrer dedans, a soutenu au Devoir Marcel Rondeau, membre du comité de (Canada négociation et président de la section québécoise des TCA.est Ils continuent de maintenir leurs demandes de concessions «vraiment sur le régime de retraite.Ils , sont vraiment en mode “atten- mode te”.Le gouvernement les aide et ‘‘attente” Le ça commence à être clair aux yeux de tout le monde.» gouvernement Visiblement exaspéré par la tournure des événements, le les aide représentant syndical a expliqué qu’une proposition avait été soumise à Air Canada pour pnmtnpnpp à tenter de régler le point le plus a litigieux, soit la question du ré- être clair aux gime de retraite, mais sans succès.«On a fait une proposi- yeux de tout tion qui, si elle était appliquée à , , tous les syndicats de l’entreprise, monde.» aurait permis à Air Canada de réduire sa dette à 1,6 milliard.Es nous disent que ce n’est pas assez, même s’ils disaient en août 2010 qu’ils pouvaient composer avec une dette de 1,5 milliard.C’est absolument aberrant.» Pour le moment, la direction de l’entreprise exige des réductions des prestations de retraite pour les employés actuels, en plus de vouloir éliminer le régime de retraite à prestations déterminées pour les nouveaux employés.Ces derniers passeraient à un régime de retraite à cotisations déterminées.Selon les syndiqués, les travailleurs verraient en fait leur régime fondre de 40 à 48 %.Air Canada soutient pour sa part que le statu quo n’est pas une option.Au 1"" janvier 2011, le déficit des régimes de retraite se chiffrait toujours à 2,1 milliards de dollars.Qui plus est, l’entreprise tente de réduire ses coûts d’exploitation en vue de lancer prochainement un transporteur à bas prix.Son grand patron.Câlin Rovinescu — qui a touché une rémunération totale de 4,5 millions en 2010 —, en a fait une condition essentielle.Le dialogue se poursuit Le plus important transporteur au pays estime pour sa part que les discussions se sont poursuivies depuis le déclenchement de la grève, dans la nuit de mardi.«Depuis le début du débrayage, les deux parties entretiennent un dialogue constant qui porte sur les solutions possibles au problème des régimes de retraite, qui n’est pas encore réglé», s’est contentée de répéter la porte-parole d’Air Canada, Isabelle Arthur.VOIR PAGE B 2 AIR CANADA B 2 LE DEVOIR LE JEUDI 16 JUIN 2011 LES MARCHES BOURSIERS TORONTO s&PTsx 12 972,03 '-125,79 -0,96% Evolution sur 250 jours Volume nov.janv.mars INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO Indice Volume (000) Fermeture var.pts var.% SSiP TSX 200 457 12 972,03 -125,79 -1,0 SSiP TX20 116 089 695,82 -5,86 -0,8 SSiP TX60 79 972 745,04 -7,37 -1,0 S&P TX60 Cap.79 972 823,86 -8,15 -1,0 Cons.de base 6 375 92,99 -0,46 -0,5 Cens, discrét.2 645 201,23 -0,94 -0,5 Énergie 39 495 310,27 -5,20 -1,6 Finance 19 795 186,40 -2,14 -1,1 Aurifère 45 746 360,74 -1-1,17 0,3 Santé 664 58,75 -0,75 -1,3 Tech, de linfo 3 684 31,34 -0,12 -0,4 Industrie 14 024 115,25 -0,82 -0,7 Indice Matériaux Immobilier Télécoms Serv.collect.Métaux/minerais Volume (000) 97 055 3 639 2 959 1 382 22 690 TSX CROISSANCE TSX Venture 88 Fermeture var.pts var.% 388,37 -1,15 -0,3 206,16 -2,41 -1,2 96,24 -0,82 -0,8 220,55 -0,88 -0,4 1 308,54 -23,75 -1,8 1 924,22 -20,99 -1,1 Consultez toutes les cotes boursières sur vvww.disnat.com HIER À LA BOURSE: La Bourse de Toronto a clôturé en baisse marquée alors que les craintes sur l’économie américaine ont refeit surfece et que les investisseurs sont devenus de plus en plus inquiets quant au risque de défeut de paiement de la Grèce sur sa dette massive.L’indice composé S&P/TSX a chuté de 125,79 points, à 12 972,03 points.Titre (?A variation >1 %) Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut CONSOMMATION DISCRÉTIONNAIRE ET DE BASE Alim.Couche-Tard ATD B 26,69 0,19 0,72 238 17,63 27,63 Astral Media ACM A 36,93 -0,02 -0,05 43 34,35 42,80 T Canadian Tire CTC A 61,84 -1,46 -2,31 122 52,52 68,93 Cogeco CCA 42,91 -0,01 -0,02 20 33,50 46,89 Corus CJR B 20,10 0,00 0,00 31 18,26 23,78 Jean Coutu PJC A 10,61 -0,06 -0,56 34 7,88 11,55 Loblaw L 39,30 -0,16 -0,41 136 37,51 44,98 Magna MG 44,68 0,10 0,22 675 32,74 61,65 Metro MRU A 47,53 -0,47 -0,98 231 41,35 49,08 Quebecer QBR B 31,30 -0,11 -0,35 80 30,66 39,62 A Rona RON 12,23 0,17 1,41 125 11,87 16,63 Saputo SAP 44,84 -0,16 -0,36 155 29,16 49,05 Shaw SJR B 20,54 -0,03 -0,15 570 19,04 23,50 Shoppers Drug Mart SC 39,71 -0,14 -0,35 280 32,57 42,53 Tim Hortons THI 43,60 0,27 0,62 234 33,45 48,74 A Transat A.T.TRZ B 10,24 0,16 1,59 41 9,80 19,97 T Yellow Media YLO 3,27 -0,10 -2,97 3 045 3,27 6,46 Energie T Cameco CCO 24,13 -0,29 -1,19 1197 21,64 44,28 T Canadian Natural CNQ 38,92 -0,47 -1,19 2 214 31,97 50,50 T Canadian Oil Sands COS 28,01 -0,73 -2,54 1187 24,24 33,94 T Enbridge ENB 30,54 -0,35 -1,13 1135 24,14 32,74 T EnCana EGA 30,63 -0,40 -1,29 1619 27,70 35,79 Enerplus ERE 29,88 -0,29 -0,96 365 22,53 32,83 Nexen NXY 20,48 -0,07 -0,34 1 725 18,33 27,11 T Pengrowth Energy PGF 11,84 -0,22 -1,82 899 9,40 13,96 Pétrolière Impériale IMO 44,96 -0,43 -0,95 590 36,95 54,00 T Suncor Energy SU 37,36 -1,03 -2,68 3 835 30,72 47,27 Talisman Energy TLM 18,96 -0,19 -0,99 2 360 15,71 24,82 TransCanada TRP 41,52 0,06 0,14 1448 35,16 43,72 FINANCIÈRES B.CIBC CM 76,77 -0,17 -0,22 1394 65,05 85,56 T B.do Montréal BMO 60,04 -0,66 -1,09 1235 54,35 63,94 T B.Laurentienne LB 44,63 -0,76 -1,67 52 41,26 55,87 T B.Nationale NA 77,59 -0,91 -1,16 552 54,40 81,98 T B.Royale RY 53,78 -0,62 -1,14 2 001 48,85 61,53 B.Scotia BNS 57,23 -0,47 -0,81 2 176 47,75 61,28 T B.TD TD 78,48 -1,10 -1,38 1 786 67,63 86,82 T Brookfield Asset BAM A 30,79 -0,44 -1,41 365 23,01 33,95 T Cominar Real i DUE UN 21,94 -0,42 -1,88 213 18,24 23,00 Corp.Fin.Power PWF 29,25 -0,26 -0,88 197 27,00 31,98 T Fin.Manuvie MFC 15,75 -0,39 -2,42 6 111 11,27 19,29 T Fin.Sun Life SLF 28,45 -0,46 -1,59 862 23,58 34,39 Great-West Lifeco GWO 25,07 -0,10 -0,40 287 23,37 27,85 T Industrielle All.lAG 40,25 -0,64 -1,57 52 29,69 42,02 Power Corporation POW 26,05 -0,24 -0,91 455 24,98 29,50 TMX X 43,23 -0,41 -0,94 218 27,30 45,26 INDUSTRIELLES A Air Canada AC B 2,01 0,12 6,35 2 722 1,60 4,09 Bombardier BBD B 6,88 -0,03 -0,43 7 626 4,25 7,29 CAE CAE 12,25 0,08 0,66 148 9,20 13,36 T Canadien Pacifique CP 59,41 -0,95 -1,57 370 55,65 69,48 Chemin de fer CN CNR 73,53 -0,56 -0,76 682 59,16 76,25 T SNC-Lavalin SNC 52,62 -1,05 -1,96 156 41,61 63,23 A Transcontinental TCL A 14,55 0,20 1,39 176 11,82 17,25 T Transperce TFI 14,33 -0,34 -2,32 87 8,53 16,00 MATERIAUX T Agrium AGU 81,42 -2,20 -2,63 756 51,39 98,02 A Barrick Gold ABX 43,05 0,49 1,15 1957 41,07 55,99 A Goldcorp G 46,76 1,18 2,59 2 190 38,99 53,34 A Kinross Gold K 15,11 0,17 1,14 4 941 13,53 19,98 A Mines Agnico-Eagle AEM 60,61 0,82 1,37 558 56,08 88,52 T Potash POT 52,80 -0,74 -1,38 1654 29,56 63,19 T Teck Resources TCK B 45,40 -0,89 -1,92 2 291 30,25 64,62 SERVICES PUBLICS T Fortis FTS 31,35 -0,42 -1,32 275 26,80 35,45 TransAlta TA 20,81 -0,19 -0,90 321 19,50 22,24 TECHNOLOGIE CGI GIB A 21,79 -0,07 -0,32 617 14,34 22,97 Research In Motion RIM 34,46 -0,27 -0,78 2 508 34,40 69,30 TELECOMMUNICATIONS BCE BCE 37,20 -0,24 -0,64 1 579 30,38 39,28 Bell Allant BA 28,05 -0,02 -0,07 136 25,06 29,19 Rogers RCI B 35,60 -0,30 -0,84 675 33,29 41,64 T Telus T 51,68 -0,70 -1,34 431 38,04 53,59 FONDS NÉGOCIÉS ÉN BOURSÉ iShares DEX XBB 30,15 0,18 0,60 89 29,19 30,54 T iShares MSCI XEM 25,46 -0,29 -1,13 10 22,36 27,53 T iShares MSCI EMU EZU 37,15 -1,59 -4,10 684 28,55 42,22 T iShares S&P 500 XSP 14,61 -0,24 -1,62 444 11,58 15,77 iShares S&P/TSX XIC 20,49 -0,20 -0,97 93 17,45 22,61 ?T' CE^ '1 CENTRE D ANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC J ce Quebec est une ntatve U Departement de f nance de Un vers te de ShetCrooke et de nst tut de recherche en eoonom e oontempora ne INDICES QUEBECOIS Indice Fermeture var.pts var.% INDICE QUÉBEC IQ30 1382,47 -10,06 -0,72 INDICE QUÉBEC IQ120 1457,87 -9,32 -0,64 Titre Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO Breakwater BWR 7,42 2,22 42,69 43 201 2,09 7,42 iShares S&P/TSX XIU 18,76 -0,17 -0,90 9 907 16,26 20,71 Bombardier BBD B 6,88 -0,03 -0,43 7 626 4,25 7,29 Horizons BetaPro HOU 6,85 -0,59 -7,93 6 744 5,31 10,43 Fin.Manuvie MFC 15,75 -0,39 -2,42 6 111 11,27 19,29 Lundin Mining LUN 6,59 -0,10 -1,49 5 668 2,91 9,31 Kinross Gold K 15,11 0,17 1,14 4 941 13,53 19,98 Horizons BetaPro HOD 6,77 0,47 7,46 4 554 4,92 12,13 Athabasca Oil ATH 15,86 -0,44 -2,70 4 180 9,90 18,95 Sherritt S 6,39 -0,22 -3,33 4 023 5,72 9,90 LES GAGNANTS EN % Breakwater BWR 7,42 2,22 42,69 43 201 2,09 7,42 Horizons BetaPro HVU 13,49 2,06 18,02 119 10,15 39,98 iPath S&P 500 VIX VXX 23,93 2,14 9,82 96 20,43 134,00 Horizons BetaPro HUV 12,45 1,04 9,11 0 10,88 20,18 Horizons BetaPro HOD 6,77 0,47 7,46 4 554 4,92 12,13 Horizons BetaPro HIO 8,98 0,56 6,65 6 7,84 11,47 Lone Pine Resour LPR 11,54 0,69 6,36 42 10,75 12,68 AutoCanada ACQ 4,25 0,24 5,99 0 3,70 5,79 C.A.Bancorp RFA 5,01 0,26 5,47 4 4,50 7,51 Rare Element Rs RES 10,02 0,49 5,14 211 1,94 17,85 LES PERDANTS EN % TearLab TLB 1,85 -0,27 -12,74 0 1,45 3,33 Centric Health CHH 2,51 -0,24 -8,73 291 0,38 3,00 Elect rovaya EFL 1,70 -0,16 -8,60 44 1,65 3,85 DDS Wireless DD 2,15 -0,20 -8,51 0 1,28 3,40 China Gold CGG 3,45 -0,32 -8,49 706 2,75 6,10 Heritage Oil HOC 3,37 -0,31 -8,42 1 3,34 7,85 Rock Energy RE 3,70 -0,33 -8,19 84 3,70 6,16 Globex Mining G MX 2,02 -0,18 -8,18 2 1,41 3,06 Colabor GCL 8,75 -0,76 -7,99 240 8,75 13,35 Horizons BetaPro HOU 6,85 -0,59 -7,93 6 744 5,31 10,43 LES GAGNANTS EN $ Lassonde LAS A 67,00 2,50 3,88 0 52,13 67,50 Breakwater BWR 7,42 2,22 42,69 43 201 2,09 7,42 IPath S&P 500 VIX VXX 23,93 2,14 9,82 96 20,43 134,00 Horizons BetaPro HVU 13,49 2,06 18,02 119 10,15 39,98 Goldcorp G 46,76 1,18 2,59 2 190 38,99 53,34 IPath S&P 500 VIX VXZ 52,23 1,08 2,11 1 51,09 68,90 Central GoldTrust GTU UN 56,45 1,06 1,91 2 46,50 58,23 Horizons BetaPro HUV 12,45 1,04 9,11 0 10,88 20,18 West Fraser WFT 45,38 1,01 2,28 62 32,18 62,86 PowerShares DB DGU 47,09 0,86 1,86 0 30,31 48,38 LES PERDANTS EN $ Fairfax Financial FFH 375,01 -3,98 -1,05 38 346,00 425,25 Agrium AGU 81,42 -2,20 -2,63 756 51,39 98,02 Valeant VRX 50,38 -1,91 -3,65 485 14,76 53,38 First Quantum FM 121,40 -1,79 -1,45 518 52,76 148,00 Domtar UFS 90,77 -1,74 -1,88 20 48,85 102,31 Nike Resources NKO 68,07 -1,67 -2,39 83 66,23 114,68 Inmet Mining IMN 65,05 -1,66 -2,49 212 41,61 82,14 Imperial Metals III 19,55 -1,59 -7,52 151 15,03 27,09 Morguard MRC 69,51 -1,48 -2,08 1 37,75 74,57 Canadian Tire CTC A 61,84 -1,46 -2,31 122 52,52 68,93 DOW JONES 11 897,27 '-178,84 -1,48% Evolution sur 250 jours Volume nov.janv.mars mai NASDAQ 2 631,46 -47,26 -1,76% Evolution sur 250 jours Vo urne janv.NEW YORKs&p 500 1265,42 ^ MARCHÉS INTERNATIONAUX -22,45 -1,74% Indice Fermeture CAC 40 (France) 3 806,85 DAX (Allemagne) 7 115,08 Euronext 100 (Europe) 681,53 FTSE MIB (Italie) 19 918,52 Hang Seng (Hong Kong) 22 343,77 MXSE (Mexique) 35 318,39 Nikkei 225 (Japon) 9 574,32 Shanghai (Chine) 2 705,43 var.pts -57,73 -89,71 -8,69 -440,39 -152,23 -127,26 -1-26,53 -24,61 var.% -1,5 -1,2 -1,3 -2,2 -0,7 -0,4 0,3 -0,9 PÉTROLE 94,81 -4,56 SUS v -4,59% ?OR 1525,60 -E 1,80 sus A -E 0,12 % Æ.DOLLAR CANADIEN 102,15 -1,06 0US 1$US = 97,90
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