Le devoir, 6 août 2011, Cahier E
LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 AOUT 2011 î SI Si HISTOIRE Les témoins de la terreur d’Hiroshima parlent Page E 8 ARTS VISUELS Baie-Saint-Paul: un symposium plus zen Page E 6 LHi t6t6 8/ Papineau Avec la parution du dernier tome de la correspondance du chef patriote Louis-Joseph Papineau, on découvre un penseur politique qui n’a pas peur de parler haut et fort, notamment pour dénoncer l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, cette loi anglaise qui tient lieu de document fondateur du pays au nom du centralisme impérial de Londres.MICHEL LAPIERRE yÉ près 12 ans de labeur, la publication y y XB de 1900 lettres (presque toutes in-édites) de Louis-Joseph Papineau, ce ' ' qui représente 4000 pages de texte imprimé, j’ai découvert la personnalité authentique du plus grand penseur politique du XIX‘ siècle québécois.C’était un être sensible, autant idéaliste que charmeur, un visionnaire doublé d’un homme du monde à l’humour très fin», explique Georges Aubin.Il voit son travail comme «un bonheur».L’érudit vient de publier, avec sa femme Renée Blanchet, l’édition soigneusement annotée des Lettres à sa famille (1803-1871), le sixième et dernier volume de la totalité de la correspondance retrouvée de Papineau.Il précise que ces textes envoyés aux membres de la «famille élargie» (père, frères, neveux, cousins, etc.) du tribun (excluant sa femme, Julie Bruneau, et leius enfants) révèlent encore plus l’homme intime que les Lettres à Julie (1820-1862), ne serait-ce que parce qu’ils s’échelonnent sur une période plus longue.Présenté par l’universitaire Yvan Lamonde, enrichi des notices biographiques des 39 correspondants, le livre «nous prouve, dit Aubin, que Papineau, à la différence de la plupart des hommes politiques de l’histoire du Québec, n’a pas peur d’exprimer les émotions qu’il ressent».Selon l’ex-enseignant de 69 ans, qui vit à L’Assomption, il met en relie/ «non seulement la raison du penseur mais aussi le cœur du citoyen dans l’esprit du romantisme le plus profond».Des influences En quoi l’attitude du révolutionnaire d’ici, qui, au début de son exil, dans une lettre de 1838, mentionne avec sjunpathie Silvio Pellico (1789-1854), se rapproche-t-elle de celle de l’écrivain et patriote italien, incarcéré par le dominateur autrichien?Champion du principe des nationalités, Pellico conciliait l’amour de la patrie avec celui de l’humanité, au point d’affirmer en 1834: «Un patriotisme illibéral, envieux, inhumain, au lieu d’être une vertu, est un vice.» Perspicace, Aubin rappelle que Mes prisons (1832), récit autobiographique au succès international de l’écrivain italien, influença notre intelligentsia au XK® siècle.Il souligne: «Papineau, dont le pouvoir colonial britannique a mis la tête à prix en 1837, est, comme Pellico, un pacifique doué d’une vision aux résonances universelles.Il refuse de s’engager dans une révolte armée.Il préfère toujours la discussion.Il est même souvent un ami de ses adversaires.» En 1842, une lettre du tribun à sa sœur Rosalie exprime tout le pri^ qu’il attache à la politesse, à la sociabilité.Il lui écrit: «La chaleur du cœur, la vivacité des douces affections de famille, ce plus puissant élément de bonheur, ce plus fécond principe de moralité, sont en nous.Canadiens, comme je ne les ai vues nulle part ailleurs.» Papineau oppose ces qualités vierges aux splendeurs artificielles de Londres ou de Paris, des capitales vieillies où grondent «les orages de l’ambition».VOIR PAGE E 2: PATRIOTE .Ai .’t- SOURCE COLLECTION JACQUELINE PAPINEAU-DESBAILLETS Papineau présente la nature et les tendres amitiés comme les antithèses pacifiques du pouvoir, ce monstre qui sème la division et répand la solitude E 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 AOUT 2011 CULTURE Voyage dans une bédé ' T ^ Odile Tremblay Quand j’étais petite, une bédé traînait à la maison, parcourue par mon frère et moi avec passion.L’état pitoyable de l’album — j’en ai hérité, c’est une loque — conserve l’empreinte des mains enfantines poisseuses ayant sali et arraché les pages cent fois compulsées.Il s’agissait du Fantôme espagnol de Willy Vanderseen, dixième de la série des Aventures de Bob et Bobette, publié à Bruxelles aux éditions du Lombard.Cette bédé nous avait initiée à la capitale belge ainsi qu’à l’univers pictural de Brueghel l’Ancien, car les jeunes héros, flanqués de leur ami Lam-bique, entraient dans un tableau du maître flamand, Les Noces paysannes.Bientôt propulsés dans le plat pays du XVI® siècle, avec l’aide d’un fantôme espagnol qui criait «Caramba!» à tous les vents.Bob et Bobette combattaient vaillamment l’armée espagnole.Sur la grand-place de Bruxelles, ils assistaient aussi en espions au bal du duc d’Albe dans la grande salle gothique de l’hôtel de ville, demeurée joyau du patrimoine.Or, troublant phénomène, la bédé en question s’est animée devant mes yeux cet été, costumes d’époque y compris.Les voyages sont comme les auberges espagnoles, où l’on trouve, dit-on, ce qu’on y apporte.Entre cette Bruxelles surgie d’un album en traversée du temps et la capitale d’aujourd’hui en quête frénétique d’un gouvernement digne de ce nom, j’aurais du mal à démarquer la plus insolite.Nicole Delquiny, mon amie belge, m’avait invitée.— Viens en juillet assister à l’Ommegang?— Heu! C’est quoi au juste?Autant vous résumer en gros: l’Ommegang — «procession autour» en flamand — est un défilé annuel, remanié en 1930, qui commémore celui de 1549, quand Charles Quint présenta son fils Philippe II à la population bruxelloise.Les corporations: guildes des archers, des arbalétriers, marionnettistes, etc., marchaient jusqu’à la grand-place saluer Charles Quint et sa cour.Musique, danses paysannes, licorne et dragon de papier mâché, chevaliers à cheval, compétition d’échassiers, etc., se succèdent, au rythme lent pré-rock’n’roll.Quelque 1200 figurants, tous en costumes d’époque, participent à la cérémonie.Rien des Médiévales artificielles, mais une coutume demeurée vivace in situ, qui m’a aspirée au Moyen Age comme Bobette dans son Brueghel.Depuis 25 ans, ma copine y défile en costume de gente dame, associée à la Guilde (prononcez «gilde» en Belgique) des arbalétriers.Celle de Nicole répond au nom carillonnant d’Ancien Grand Serment royal et noble des arbalétriers de Notre-Dame au Sablon.Ouf! Ûdns /•! grànc/e .SéJh (^ue le duc d'Alhe vfent d'ouvrir le bd!.00 ft Une case du Fantôme esp^nol de Willy Vanderseen Inaugurée en 1213, elle est la plus ancienne-guilde du genre à Bruxelles.Ses membres tirent à l’arbalète comme Guillaume Tell, participent à des compétitions et à des tournois.Jadis, m’explique-t-on, les arbalétriers étaient les policiers de la ville; puis ils ont refusé d’être engloutis dans un trou historique et leur association, très présente à l’Ommegang, survit fièrement.Les compagnons ne voient pas cette guilde (pardon! gilde) comme du folklore, plutôt comme une sorte de legs quasi sacré.Bruxelles est une ville de traditions, qui allie les charmes de la mémoire à un côté trop conservateur.Figée ou poétique, selon l’œil qu’on pose dessus.Dans cette Belgique monarchiste, l’aristocratie joue encore un rôle important.Le marquis de Trazegnies, qui possède un château médiéval (avec fantôme, bien entendu, espagnol ou pas), fou d’histoire, allumé, surgi manifestement (quoi d’autre?) de l’univers proustien, me confiait ses inquiétudes: «La société belge est en bouleversements et n’a pas vécu sa révolution comme la France.» Il tremblait à l’idée de voir sa caste aristocratique rejetée et rendait sans doute grâce à l’abolition de la guillotine.L’aïeul du marquis avait assisté à la cérémonie initiale de 1549.Il est lui-même vice-président de l’Ommegang, tient le rôle de Charles Quint avec son costume noir aux manches bouffantes.Sur le balcon de l’hôtel de ville, devant l’Ommegang, face à l’estrade impériale où la noblesse bruxelloise d’aujourd’hui incarnait la noblesse de jadis en ses anciens atours, j’éprouvais cette impression de déjà-vu dans la bande dessinée qui rappelle le monde des rêves.Les figurants costumés se réunissaient après la cérémonie dans la grande salle gothique de l’hôtel de ville, pour la réception, en rivalisant de politesses et de bonnes manières.«Mais c’est la salle du Fantôme espagnol, où le duc d’Albe offre un bal», ai-je songé, en rigolant.Comme Proust à travers une madeleine trouvait accès à des fragments égarés de son passé, mes lectures d’enfance renaissaient là-bas et j’eus envie de m’y perdre.Le lendemain, au Musée royal d’art ancien de Bruxelles, sur les tableaux de Brueghel, les paysans dansaient et buvaient, se riant comme moi des siècles écoulés.Avec la même tête que ceux qui s’affrontaient le soir pour l’avenir du pays à la télé belge.Alors, j’ai envoyé valser présent et passé d’une ville, pas si éloignés l’un de l’autre après tout, ravie quand même d’avoir enfermé un moment la ville d’Hergé dans une bédé.otrem blay@ledevoir.corn PATRIOTE La bonté simple et naturelle que l’épistolier Papineau admire chez ses compatriotes évoque l’idéal rousseauiste SUITE DE LA PAGE E 1 La bonté simple et naturelle que l’épistolier admire chez ses compatriotes évoque l’idéal rousseauiste.Dans le livre, elle tranche sur les machinations de l’oppresseur anglais qui, par l’Union des deux Canadas, tente de «dénationaliser les Canadiens» originels (1844).Ceux-ci, au nom d’un fier enracinement digne des autochtones, se heurtent à «une domination européenne en Amérique» (1858).«Disciple avoué de Jefferson» (1859), ce chantre de la liberté au Nouveau Monde, Papineau, qui pourfend l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, dicté par le centralisme impérial et promulgué par la reine Victoria en 1867, lance, l’année suivante, une boutade au mari de l’une de ses nièces: «Cabalezpour m’empêcher de devenir premier ministre de la Confédération.» Cet humour absurde montrerait-il que le vieil homme tente de se consoler de l’horreur du «servilisme colonial» qu’il dénonce?Les fleurs au bout des fusils Jardinier de Montebello, le penseur retiré présente, en tout cas, la nature et les tendres amitiés comme les © MUSEE DES BEAUX-ARTS DU CANADA Portrait de Louis-Joseph Papineau par Alfred Boisseau, 1881 antithèses pacifiques du pouvoir, ce monstre qui sème la division et répand la solitude.Des fleurs au bout des fusils, l’affection au lieu de la guerre civile pourraient n’être que de la sensiblerie.Mais, venant de l’ancien exilé politique, du condamné amnistié, du détracteur presque isolé, en décembre 1867, de la Confédération canadienne, le mot solitude a un poids exceptionnel.Au soir de sa vie, Papineau, le septuagénaire, envoie plusieurs lettres à une adolescente de 16 ans: Marie-Louise Globensky, arrière-petite-nièce de sa veuve.En 1865, il lui écrit: «En son seizième printemps, on ne peut s’empêcher d’entrevoir que l’on ne peut Vente de pianos retour à l’école Jusqu’à de rabais* DU 6 AOÛT AU 4 SEPTEMBRE 2011 Valable sur plus de 50 pianos acoustiques neufs ou usagés.SURVEILLEZ l’arrivée des pianos utilisés aux camps musicaux d’Orford et de Lanaudière.#YAMAHA Offre spéciale de financement, * Rabais sur le PDSF SAINTE-DOROTHÉE 520, Mégacenlre Sainte-Doroinée, sortie boulevard Samson de l’autoroute 13, à Laval Pour toute itiformahon 514.380.1833 BERRI 500, rue Sainte-Catherine E.Montréal pas être longtemps livrée à une si étrange solitude.En son soixante-dix-neuvième hiver, l’on peut craindre que la solitude ne se prolonge, ne se fasse de plus en plus triste, à moins que Marie-Louise ne soit aussi bonne que belle, aussi compatissante que fidèle à l’amitié promise.» Devant l’affection du vieil homme pour la jeune fille, Aubin s’émerveille.L’idéalisme qui nourrit cet amour platonique ressemble-t-il à celui du fils aîné de Louis-Joseph Papineau, Amédée, dont Georges Aubin est actuellement en train d’éditer les textes?«Je crois que le rêve d’inclure leurs compatriotes dans un vaste ensemble panaméricain d’esprit républicain a germé dans la tête d’Amédée avant de mûrir dans celle de Louis-Joseph.Le père et le fils se complètent.» Loin des nationalismes fondés sur le passé embelli et sur la puissance, l’utopisme qui consiste à voir un Québec libéré au sein d’une union fraternelle et progressiste des Amériques, s’étendant même à toute l’humanité, est le véritable héritage que Louis-Joseph et Amédée Papineau nous ont légué.Ce rêve immense fait presque perdre la tê-te, mais il reste gravé dans le cœur.Collaborateur du Devoir LETTRES À SA FAMILLE 1803-1871 Louisjoseph Papineau Edition de Georges Aubin et Renée Blanchet Septentrion Québec, 2011,848 pages La couette du tribun Les représentations du tribun et chef des révolutionnaires de 1837-1838 ont traversé le temps DOMINIC HARDY apparence n’a jamais fait f l’homme.Mais pour reconnaître Louis-Joseph Papineau, nul besoin de se replonger dans ses floraisons rhétoriques.Son attribut le plus reconnaissable, celui qui investit le mieux l’iconographie, est sans doute sa couette.Son toupet, sa mèche, sa houppe.Elle domine sa chevelure, coiffant d’un pic alpin le regard perçant du chef des Patriotes.En fait foi l’œuvre célébrissime de 1858 que nous a léguée son gendre.Napoléon Bourassa (1827-1916).Ce portrait majestueux, conservé au Musée national des beaux-arts du Québec, figure d’ailleurs dans l’importante rétrospective que le Musée consacre actuellement au peintre {Napoléon Bourassa.La quête de l’idéal, jusqu’au 1®" avril 2012).A l’heure des transformations du XK® siècle, l’élégante pyramide blanche qui coiffe le tribun, cet épi à la Tintin, est aussi bien présent dans un daguerréotype réalisé vers 1852 et attribué à Thomas Coffin Doane.La précieuse photographie est conservée par Bibliothèque et Archives Canada.Mais qu’aurait fait un grand caricaturiste comme Honoré Daumier devant une telle tête?Quelques modestes caricatures canadiennes, issues surtout de la presse polémique anglophone de l’époque, n’ont pas manqué le rendez-vous et montrent Papineau tel qu’il est envisagé par une partie de ses opposants.On le voit par exemple apparaître dans l’imprimé montréalais Punch in Canada, Académie Internationale de Quatuor à Cordes de McGill McGill International String Quartet Academy B Schulich School of Music ¦ Écols de musique Schulich ^McGül 14-27 AOÛT CONCERTS POLLACK HALL -19 HOO QUATUORS A CORDES ENTREE GRATUITE CONCERT D’OUVERTURE ALLEMAGNE 14A0UT-CECILIA 18A0ÛT-HAUSMANN“/IRIS 19A0ÛT-RUSQUARTET — /AEL0US 25 AOÛT ¦ IRIS / HAUSMANN “ 26 AOÛT ¦ AELOUS ”/RUSQUARTET ETATS-I RUSSIE CONCERT DE CLOTURE 27 AOUT ¦ BORROMEO & MICHAELTREE m ARCHIVES LE DEVOIR Portrait de Louis-Joseph Papineau, gravure sur bois de Marguerite Giguère (1937) WWW.MISQA.GOM RÉSERVATIONS 514550-8057 dans les mois qui précèdent l’attaque et l’incendie du parlement, en avril 1849.Ces représentations du tribun ne semblent avoir connu aucune suite immédiate.Les dessins de Papineau demeurent rares.Mais une étude complète des représentations du tribun reste cependant à établir.Un siècle plus tard, en 1937, les commémorations des événements révolutionnaires de 1837-1838 donnent lieu à une recrudescence de la représentation illustrée de Louis-Joseph Papineau.Des «têtes à Papineau» paraissent alors dans plusieurs journaux, au milieu d’une décennie troublée et troublante.Une gravure d’une tête de Papineau, publiée à Glasgow en Ecosse en 1840 et dont une copie est conservée à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), semble être la source principale de ces images, toutes datées de la fin des années 1930.Papineau est alors tiré, ico-nographiquement parlant, dans tous les sens.Le 1®" février 1937, Marcel Hamel et Paul Bouchard signent, à la une de leur journal fasciste La Nation, un billet revendiquant l’exemple de ce «lutteur [.] profondément canadien» qui «eut la folie de sa race».Comme illustration à ce texte, une gravure signée par «Mlle Marguerite Giguère» évoque les travaux de Rodolphe Duguay et la renais- sance de la gravure sur bois alors en cours.Le 22 mai, le journal communiste montréalais Clarté propose à ses lecteurs à peu près la même image! Cette fois, le dessin est dû au crayon de Harry Mayerovitch (1910-2004), qui signe sous le pseudonyme Henri.«Honneur aux héros de 1937!», lit-on en manchette.Et l’éditorial du numéro conclut sur l’à-propos des revendications des Patriotes: «Si nous voulons gagner pour Québec un plus haut niveau de vie.il faut faire revivre l’esprit fier et combatif des Démocrates Canadiens, de Papineau et Mackenzie et de leurs adhérents courageux, pour FAIRE RECULER LES ENNEMIS DU PEUPLE, LES TRUSTS ET LEUR AGENT DUPLESSIS-L’AFFAMEURL» Quoi qu’il en soit, le dernier mot (et le dernier cri) appartient à La Province, organe de Paul Gouin, le fondateur de l’Action libérale nationale.Dans sa livraison du 27 février, La Province recommande dans sa page féminine le port d’une «toque de feutre sombre avec garniture de plumes», dont deux exemples sont présentés devant un miroir d’où Papineau nous guette toujours, dirigeant la destinée du peuple.Collaboration spéciale ¦ L’auteur est professeur au Département d’histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal. LE DEVOIR LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 AOUT 2011 E 3 CULTURE If tx.nyviQ.c4'-io-rviir c-n ^ n/un firt.yx'X'^^ ^ — //
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