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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2011-09-12, Collections de BAnQ.

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Le Portugais Rui Alberto Faria Da Costa remporte le Grand Prix cycliste de Montréal Page B 5 www.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.CII N°206 LE LUNDI 12 SEPTEMBRE 2011 1,09$ + TAXES = 1,24$ il#' MANDEE NGAN AGENCE ERANCE-PRESSE Le président américain, Barack Obama, s’est recueilli hier devant le monument commémoratif de Ground Zero, à New York, dix ans jour pour jour après les attentats du 11 septembre 2001.Il était accompagné de sa femme, Michelle, et de l’ancien président George W.Bush.Souvenir, douleur et espoir Le peuple américain rend hommage aux victimes des attentats du 11-Septembre MELISSA GUILLEMETTE Les noms des 2977 victimes des attentats terroristes du 11 septembre 20()1 ont résonné hier à travers les Etats-Unis.À New York, à Shanksville et au Pentagone, des cérémonies émouvantes ont rappelé le douloureux souvenir de ce jour où l’Amérique a été durement frappée.Le président américain, Barack Obama, en a profité pour saluer Tunité des Américains depuis dix ans et a affirmé qu’ils désirent maintenant un «avenir de paix».Fleurs, prières, chants, minutes de silence, témoignages aux yeux rougis: les trois sites où quatre avions piratés se sont écrasés étaient remplis de proches des victimes ou de simples ci- toyens qui gardent bien en tête les détails du drame.«Nous avons tellement perdu il y a dix ans, a dit Gordon Felt, président de l’Association des Familles du vol 93, parti de Newark sans jamais parvenir à sa destination, San Francisco.La douleur du 11-Septembre continue de nous accabler.» Barack Obama et sa conjointe, Michelle Obama, ont fait la tournée des trois lieux de commémoration.Ils ont commencé leur journée à New York, où un premier avion a frappé une tour du World Trade Center à 8h46, le 11 septembre 2001, et un second, à 9h03.En arrière-plan sur Ground Zero, un immense drapeau américain avait été déployé sur le One World Trade Center, la nouvelle tour en construction, quelques heiues plus tôt, au lever du soleil.Devant la foule, le président a lu un passage de la Bible.«Dieu est notre repuge et notre force, un secours continuel dans l’adversité, aussi nous ne craindrons rien même si la terre est changée, si les montagnes s’abattent au milieu des eaux, si la mer gronde, si les montagnes subissent l’assaut des vagues.» Le président de l’époque, George W.Bush, était également présent à Ground Zero avec son épouse, Laïua, aux côtés du président Obama.Il a lu une lettre rédigée par Abraham Lincoln adressée à une femme qui venait de perdre ses fils pendant la guerre de Sécession.Toute la matinée, les cloches ont retenti aux heures qui rappelaient les écrasements des VOIR PAGE A 8: SOUVENIR ¦ La chronique de Chantal Hébert: Après le 11-Septembre, page A 3 ¦ Le Canada et le Québec honorent la mémoire des disparus, page A 3 ¦ La chronique de François Brousseau: La solitude des Etats-Unis, page B 1 Climat : où est l’aide ?promise Les fonds disponibles profitent trop aux pays donateurs, constate la société civile internationale réunie à Montréal LOUIS-GILLES ERANCŒUR L> aide financière promise aux pays en développement à la conférence internationale sur le climat de Copenhague, en 2009, n’est pas au rendez-vous, et la mince partie disponible ne cible ni les besoins les plus pressants ni les priorités des pays aux prises avec «l’injustice climatique», comme les petites îles du Pacifique ou certaines régions du Bangladesh.C’est ce qu’ont soutenu hier plusieurs représentants de pays en voie de développement présents au congrès mondial de CIVICUS, qui réunit jusqu’à ce soir plus de 2500 délégués de la société civile internationale au Palais des congrès de Montréal.Pour Emele Duituturaga-Jale, directrice générale de l’Association des organismes non gouvernementaux des îles du Pacifique (PIANGO), «ily a de l’argent, mais on n’en voit pas la couleur.Jusqu’ici, les pays développés ont versé 1,3 milliard — sur les 30 milliards promis d’ici 2012 — pour financer l’adaptation à ces changements climatiques que nous subissons sans en être les responsables.Mais dans notre cas, cet argent, il nous le faut maintenant, car, chez nous, dans les petites îles, nous sommes en train d’être submergés».Elle dénonce le fait que les pays riches préfèrent Investir dans les pays en développement dans des projets qui réduisent leur contribution aux changements climatiques plutôt que de les Les pays en développement attendent de l’argent neuf, et non des budgets déjà votés, auxquels on accole une étiquette verte VOIR PAGE A 8: CLIMAT OLIVIER CHOUCHANA AGENCE ERANCE-PRESSE OBYE L’un des fils de Kadhafi est intercepté an Niger À lire en page B 1 INDEX Annonces.B 6 Avis publics.B 2 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 6 Economie .B 3 Idées .A 7 Météo.B 5 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 8 Éditorial .A 6 Télévision.B 7 L’ENTREVUE Le génie politique de la folie Le psychiatre Nassir Ghaemi associe des manifestations de la maladie mentale à des qualités exceptionnelles de leadership en temps de crise JEAN-EREDERIC LÉ GARÉ-TREMBLAY En pleine nuit, une attaque terroriste coordonnée frappe le Parlement d’Ottawa, le complexe Manie 5 et la tour du CN à Toronto.Le pays est en crise.Qui souhaitez-vous alors voir habiter le 24 Sussex?Ce bon père de famille flegmatique respirant la sérénité et l’équilibre?Ou ce sempiternel oiseau de malheur au penchant dépressif et parfois impulsif?Si vous êtes dans la moyenne, vous auriez de fortes chances de vous identifier au prerpier et de souhaiter le voir aux commandes de l’État en ce moment tragique.Mais vous feriez là le mauvais choix, répondrait le psychiatre américain Nassir Ghaemi, qui vient de publier A First-Rate Madness: Uncovering the Links Between Leadership and Mental Illness, un ouvrage contre-intuitif et controversé associant la maladie mentale à des qualités exceptionnelles de leadership en période trouble.Le D’Ghaemi a puisé dans les dossiers psychiatriques comme dajis les biographies pour analyser des chefs d’État et des militaires en fonction lors des ^andes crises que sont la guerre civile américaine, la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide.«Au fil de mes recherches sur ces crises en particulier, j’ai découvert un pattern selon lequel des leaders étaient atteints de dépression ou d’un trouble bipolaire, ou qu’ils avaient à tout le moins des traits de personnalité extrêmes [très anxieux, très introvertis ou extravertis, très disposés à prendre des risques.].Et ce n’était pas seulement quelques-uns: c’était la majorité», explique-t-il en entrevue téléphonique depuis son bureau de l’Université Tufts, à Boston.VOIR PAGE A 8: GÉNIE AGENCE ERANCE-PRESSE Winston Churchill, l’air victorieux, de retour de Washington en 1943.«a'i i + J i-l'J I : ICHEL DESAUTELS EN SEMAINE 115 H CETTE SEMAINE A 17H30 Les 40 ans de Greenpeace : le mouvement environnemental à la croisée des chemins ?Reportages : Dominique Arnoldi Réal.-coord.: Sébastien Perron #95,1” PREMIERE CHAÎNE Radîo-Canada.ca/desautGis 75 77831302829438 A 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 12 SEPTEMBRE 2011 ACTUALITES Langue française La prudence du PLQ, l’inquiétude de l’opposition Les données de l’OLFQ doivent être analysées plus longuement selon Jean Charest Jean Cliarest a lancé un appel à la prudence, liier, deux jours après la publication de données officielles sur l’avenir du français à Montréal.Les données de l’Office québécois de la langue française doivent être analysées plus longuement et être contextualisées, a fait valoir le premier ministre, ajoutant que les Québécois doivent se garder de poser un jugement hâtif ou catastrophiste sur l’étude.Selon les statistiques, les francophones pourraient devenir minoritaires d’ici vingt ans sur l’île de Montréal.Répétant la position de son gouvernement en marge d’une cérémonie de commémoration du 11 septembre 2001, Jean Charest a souligné que le taux de transfert vers le français chez les immigrants avait augmenté, une bonne nouvelle selon lui.Il a tout de même admis que certaines données de l’étude préoccupaient le gouvernement, mais sans préciser lesquelles.Samedi, le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire s’étaient dits très inquiets devant les résultats des études publiées vendredi par l’Office de la langue française du Québec (OLFQ) selon lesquelles le français recule à Montréal.Seul le PQ peut redonner à Montréal son visage français, a estimé sa chef, Pauline Marois.Elle a soutenu que son parti était également le seul à avoir dans son programme des mesures très concrètes pour parvenir à redonner un visage français à la métropole.Selon elle, il faut notamment revoir la loi 101 et l’appliquer dans les cégeps de la province.Mme Marois a tenu ces propos avant sa rencontre à huis clos avec des présidents d’associa- tion de son parti.Rappelons que cette réunion a été convoquée par la chef cette semaine afin de faire le point avec ses troupes, avant le début de la prochaine session parlementaire, le 20 septembre.Les participants à la rencontre de samedi devaient également discuter du prochain conseil national du parti, les 1“ et 2 octobre, à Drummondville.Mme Marois a d’ailleurs donné peu de détails sur l’ordre du jour de la journée, se contentant d’affirmer que c’était bientôt la rentrée et qu’il fallait la préparer.Une inquiétude partagée La situation du français dans les milieux de travail inquiète également Québec solidaire Réagissant samedi à la publication de plusieurs études de l’OLFQ selon lesquelles les francophones pourraient devenir minoritaires d’ici vingt ans à Montréal, la porte-parole et coprésidente du parti, François David, s’est dite davantage préoccupée par ce qui se passe au boulot.Selon Mme David, les conclusions de ces recherches sont déjà largement connues.Elle croit que la tendance selon laquelle les allophones gagnent du terrain dans la métropole pourrait être alarmante qu’à long terme, si par exemple dans cinquante ans, les chiffres démontraient qu’il n’y aurait plus que 20 % des Montréalais qui parlent français à la maison.En revanche, Françoise David affirme entendre de plus en plus souvent des témoignages d’immigrants à qui l’on demande de parler anglais au travail alors qu’on leur avait dit avant d’arriver dans la province qu’il fallait qu’ils maîtri- D’ELECTION AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU Centre univereitaire de santé McGill 2 postes à combler APPEL DE CANDIDATURE - COLLEGE ELECTORAL POPULATION CONFORMÉMENT AUX DISPOSITIONS DE LA LOI SUR LES SERVICES DE SANTÉ ET LES SERVICES SOCIAUX (L.R.Q.C.S-4.2), AVIS EST DONNÉ QU’IL Y AURA ÉLECTION DE DEUX PERSONNES PAR LA POPULATION AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’ÉTABLISSEMENT MENTIONNÉ CI-DESSUS.LES PERSONNES INTÉRESSÉES À PARTICIPER À L’ADMINISTRATION DES SERVICES DE SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX SONT INVITÉES À POSER LEUR CANDIDATURE AUX SIÈGES RÉSERVÉS À LA POPULATION.DATE LIMITE DE MISE EN CANDIDATURE : 3 OCTOBRE 2011,17 HEURES DATE DU SCRUTIN : F'" NOVEMBRE 2011 POUR ETRE ELIGIBLE, UNE PERSONNE DOIT ; 1.être candidate uniquement pour l’élection concernant l'établissement indiqué ci-dessus; 2.résider au Québec; 3.être majeure (18 ans et plus); 4.ne pas être sous tutelle ou curatelle; 5.ne pas avoir été déclarée coupable d’un crime punissable de trois ans d’emprisonnement et plus au cours des cinq années précédentes; 6.ne pas avoir été déchue de ses fonctions comme membre du conseil d’administration d’un établissement, ou d’une agence au cours des trois années précédentes; 7.ne pas avoir été déclarée coupable d’une infraction à la Loi sur les services de santé et les services sociaux ou aux réglements au cours des trois années précédentes; 8.ne pas être ou avoir été à l’emploi de l'établissement ni y exercer ou y avoir exercé sa profession au cours des trois années précédant la date des élections; 9.ne pas avoir un membre de sa famille immédiate qui soit directeur général, directeur général adjoint ou cadre supérieur de rétablissement.Par un membre de sa famille immédiate on entend son conjoint, son enfant, l’enfant de son conjoint, sa mère, son père, le conjoint de sa mère, le conjoint de son père, le conjoint de son enfant ou le conjoint de l’enfant de son conjoint; 10.ne pas fournir de biens ou de services à titre onéreux dans rétablissement; 11.ne pas être à l’emploi du ministère de la Santé et des Services Sociaux, d’une agence ou de la Régie de l’assurance maladie du Québec et ne pas recevoir une rémunération de cette dernière; 12.ne pas être membre du conseil d’administration d’une agence ou de la Régie de l’assurance maladie du Québec; 13.ne pas être un usager hébergé dans l’établissement; 14.ne pas avoir de manière directe ou indirecte de relations ou d’intérêts, notamment de nature financière, commerciale, professionnelle ou philanthropique, susceptibles de nuire à la qualité des décisions eu égard aux intérêts de l’établissement.MODALITES DE MISE EN CANDIDATURE Une candidature est proposée au moyen d’un bulletin de présentation d’un candidat et de la déclaration du candidat que l’on obtient auprès de l'établissement concerné.Ces documents doivent être signés par la personne candidate et le bulletin doit également être signé par deux autres personnes majeures ne travaillant pas pour l’établissement concerné et n’exerçant pas leur profession dans un centre exploité par l’établissement et dont la résidence principale est située dans la même région sociosanitaire que l’établissement concerné (ou, dans le cas d’une instance locale : dans le territoire du réseau local de sen/ices concerné).L’original du bulletin de présentation d’un candidat et sa déclaration doivent être transmis au président d’élection de l’établissement visé au plus tard 30 jours avant la date d'élection, avant 17 heures.Les documents reçus par télécopieur ou autres moyens électroniques ne sont pas considérés comme des originaux.POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS CONCERNANT L’ELECTION AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’ÉTABLISSEMENT CI-DESSUS, VEUILLEZ COMMUNIQUER AVEC LE PRÉSIDENT D’ÉLECTION.Me Harris Poulis au 514-934-1934 x 71559 Agence de la santé et des services sociaux de Montréai Centre universitaire de santé McGill McGill University Health Centre Québec Q O RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX : AGENCE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DE MONTREAL SÉBASTIEN TREMBLAY 1514 597-0769, POSTE 6956 jdoptbn patrimoine Votre magazine d’information juridique A/ e causez ^a-s La Fkancisat/o/i' JACQUES NADEAU LE DEVOIR La situation du français comme langue de travail inquiète à Montréal.sent le français.Elle souhaite que l’OLFQ enquête et publie des études sur ce phénomène.Pour se faire, les ressources financières de l’Office doivent être bonifiées, croit-elle.Mme David estime également que l’OLFQ devrait être plus présente dans les milieux de travail qui comptent plus de 25 employés et que la Charte de la lan^e française doit s’appliquer.Selon François David, si un milieu de travail fonctionne véritablement en français, cela représente une incitation supplémentaire pour que ceux qui ne parlent pas la langue l’apprennent.La Presse canadienne La CSN prévoit une grosse année de négociations A l’approche de la rentrée parlementaire, le nouveau président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Louis Roy, estime qu’il s’agira de la plus grosse année de négociations que son syndicat ait connue depuis longtemps.La CSN se prépare non seulement à de très nombreuses négociations dans les secteurs public et privé, mais également à l’éventualité de la tenue d’un scrutin au Québec.M.Roy, qui a remplacé ce printemps Claudette Carbonneau à la tête de la CSN, estime même que l’agenda de la CSN est plus chargé cette année qu’en 2009-2010, une période où de nombreuses ententes,avaient été négociées dans le secteur public.À l’époque, dit-il, il n’y avait qu’une vingtaine de tables de négociations contre une centaine prévues en 2011-2012.Il cite le renouvellement des conventions collectives des employés de Couche-Tard, du secteur de rhôtellerie, de Télé-Québec, de Bombardier et d’Alcan.Les agents correctionnels du Canada, les chargés de cours de plusieurs universités, les travailleurs des transports en commun et des centres d’hébergement pour les personnes âgées tenteront également d’améliorer leurs conditions de travail.La CSN aura aussi à l’œil la réduction des dépenses de 2 milliards de dollars par année dans les programmes fédéraux.Et alors que les rumeurs d’élections dans la province sont persistantes, M.Roy croit que le Plan Nord pourrait devenir un enjeu de taille lors d’une éventuelle campagne.La Presse canadienne LES PLUS IMPORTANTES EXPOSITIONS D’ECOLES PRIVEES AU CANADA /^D'ÉCOI^S 6/v Oprivees 2011 ?SÉMINAIRES D’INFORMATION 10h30 - 12h00 f f A \ « COMMENT CHOISIR LA MEILLEURE ÉCOLE » « ADMISSIBILITÉ D’ÉCOLES ANGLAISES SOUS LO1115 » « VOYAGES D’ÉTUDIANTS INTERNATIONAL » économisez 50% SUR LE PRIX DÉNTRÉE RÉGULIER 20 $ inscrivez-vous ?SALLE D’EXPOSITION 12h00-16h00 MONTRÉAL le 18 septembre HILTON MONTRÉAL BONAVENTURE ourkids.net/expo PRESENTE PAR OurKids COMMANDITAIRES 4ms prepsk'lls.THE GLOBE AND MAIL* E2EI tuSSSF ksjoumalde montréai Votre quotidien LJDEVOIR SCANNER POUR ENREGISTRER LE DROIT DE SAVOIR Ce soir : La responsabilité des parents sur les actions de leur enfant mineur Tous les lundis 20 h, également en rediffusion COPRODUCTION ; Barreau o ''“Québec A Télé-Québec SUR LES ONDES DE : canal SAVOIR DÉJÀ 25 ANS > POUR TOUT SAVOIR: WWW.CANALSAVOIR.TV PARTENAIRES MÉDIA : lE DEVOIR Montréal http://www.ourkids.net/expo/mobile-register.php?id=30 LE DEVOIR, LE LUNDI 12 SEPTEMBRE 2011 A 3 ACTUALITES Après le 11-Septembre.Chantal Hébert ans le Québec de l’avant-Révolution tranquille, la religion (catholique) et la langue (française) faisaient généralement partie d’une seule et même équation.Après 1960, la première a été reléguée à l’arrière-plan; c’est la seconde qui est devenue porteuse de valeurs communes.On a souvent entendu au cours de la vingtaine d’années d’existence du Bloc québécois ses ténors soutenir que la différence québécoise était porteuse d’un système de valeurs distinct de celui du reste du Canada.Comme chef du camp du Oui, Lucien Bouchard a également tenu ce discours pendant la campagne référendaire de 1995.Cette thèse a un pendant canadien.A l’extérieur du Québec, l’idée qu’une société ouverte sur le monde est une société qui fonctionne en anglais est encore répandue.Ce n’est pas un hasard si le Québec a été la scène d’un débat vigoureux sur les accommodements raisonnables pendant la décennie qui a suivi les événements du 11-Septembre.En tandem avec les tours jumelles du World Trade Center, les fondements de l’équation langue-valeur ont été sérieusement ébranlés.Langue oblige, bien avant le H-Septembre, le Québec était, de loin, la région du Canada dont l’immigration comportait la plus forte proportion de nouveaux venus des régions musulmanes du Moyen-Qrient et de l’Afrique du Nord.En 2005, selon un sondage réalisé pour Statistique Canada, trois immigrants québécois sur dix étaient musulmans.Dans la foulée des attentats de 2001, des diplomates américains s’étaient même inquiétés de cette tendance, accentuée par la recherche de renforts francophones poiu colmater la brèche d’un taux de natalité en déclin.Après le H-Septembre, les caméras se sont braquées sur le monde musulman et, en particulier, siu tout ce qui pouvait le distinguer de la société nord-américaine au sens large.Ici comme ailleius, il a beaucoup été question de chocs culturels et de conflits de valeius.L’idée que la langue — pas plus que la foi — ne soit pas garante d’une vision de société commune ou d’une conception identique de principes comme l’égalité ou la laïcité civique a fait un grand bout de chemin.Celle — encore plus dérangeante à la lumière de la place historique de la langue dans les débats ()anada-Québec — qu’un Québécois francophone soi-disant de souche puisse être équipé d’un bagage de valeurs plus proches de celles d’un Torontois anglophone de souche que de certains de ses plus récents compatriotes de langue française aussi.Au coius des dix dernières années, le Canada hors Québec n’a pas échappé à la révision de certains de ses credo.Le refus ontarien, il y a quelques années, d’ouvrir la porte au financement public d’écoles à vocation religieuse (autre que ca-tholique) découlait d’une méfiance accrue à l’égard de l’édification possible de silos culturels.Les barrières de la rectitude politique se sont également déplacées.Il y a 10 ans, un candidat à la mairie de Toronto qui se serait, comme Rob Eord, insurgé contre l’arrivée systématique de nouvelles vagues d’immigrants dans sa ville aurait été défait.Un premier ministre fédéral qui auraif comme Stephen Harper à l’antenne de la CBC la semaine dernière, décrit «l’islamisme [islamicism]» comme la plus grande menace à peser sur la sécurité interne du Canada aurait soulevé un immense tollé plutôt que les protestations d’usage auquel sa déclaration a donné lieu.Avant le H-Septembre, le multiculturalisme était une vache sacrée canadienne.Dix ans plus tard, les regards se sont faits plus critiques.Dans une missive diplomatique américaine rendue publique récemment par WikiLeaks, on pouvait lire que des haut-placés du gouvernement du Canada s’inquiétaient de ce que la politique du multiculturalisme favorise l’éclosion de courants extrémistes au Canada.Certains verront dans le parcours des dix dernières années la fin salutaire d’une approche à la citoyenneté plurielle empreinte de naïveté.Il est vrai qu’à l’ère de la mondialisation des échanges, il est plus facile de vivre en visiteur dans un pays d’adoption en gardant un pied dans celui qu’on a quitté.Dans un monde sans frontières virtuelles, l’érosion des différences qui découlait naturellement de l’immersion dans le courant principal d’un pays d’accueil n’est plus acquise.Cela dit, aujourd’hui au Canada comme au Québec, la quête d’une identité dite nationale plus forte ne passe pas toujoius par les chemins les plus rassembleius.Qn assiste aussi souvent à unç forme de fuite vers l’arrière.À cet égard, le portrait de la reine que le gouvernement conservateiu s’acharne ces jours-ci à faire accrocher siu tous les mius dont U dispose est pour un certain Canada anglo-saxon de souche ce que le crucifix à l’Assemblée nationale constitue pour une certaine tranche nationaliste québécoise: un point de repère identitaire dans le rétroviseiu d’une société qui ne se résigne pas à faire son deuil de sa défunte homogénéité.Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.ehebert@thestar.ea 11 septembre 2001 Le Canada et le Québec se souviennent Dix ans jour pour jour après les attentats du H septembre 2001, les premiers ministres du Canada et du Québec ont honoré la mémoire des milliers de disparus, dont 24 Canadiens.Les événements tragiques du H septembre 2001 ont raffermi les liens entre Québécois et Américains, a affirmé hier le premier ministre du Québec, Jean Charest.«Pour la première fois, la terreur, celle qui faisait les nouvelles ailleurs, avait surgi presque chez nous.Chez nos voisins, chez nos amis, a-t-il relaté avec émotion.C’est très important de se rappeler l’épreuve que nos voisins américains ont vécue et que nous avons vécue avec eux.» De passage à Montréal, le premier ministre a dévoilé une plaque commémorative à la mémoire des victimes des attentats terroristes.Elle est installée au Centre de commerce mondial, l’équivalent québécois du World Trade Center de New York.En s’en prenant à un sjunbole du commerce et des échanges entre pays, les terroristes visaient «un symbole de liberté au sens le plus noble du terme», a-t-il fait valoir.«Nous avons vu ces images insupportables un nombre incalculable de fois.Et chaque fois, nous sommes restés saisis par l’ampleur de la tragédie.Chaque fois, nous sommes restés sans voix devant la démonstration de tant de haine.» M.Charest a souligné la collaboration de Québécois aux opérations qui ont immédiatement suivi les attaques.Des pompiers et des secouristes se sont rapidement rendus siu les lieux, et des avions ont été déroutés sur Montréal après la fermeture de l’espace aérien américain, a-t-il rappelé.«Les Canadiens sont de loyaux amis des Américains, ce sont des alliés, des voisins et, quand notre voisin a besoin de secours, on est là pour l’aider.Comme eux, ils auraient fait pour nous», a affirmé Jean Charest.C’est dans les pires tragédies que les liens d’amitié et de confiance entre les peuples se font sentir le plus vi-vemenf a-t-il ajouté.Jean Charesf qui était chef de l’opposition à l’Assemblée nationale, s’est souvenu du choc ressenti en cette journée d’automne, il y a 10 ans.«J’étais dans mon bureau de la place Ville-Marie.Ce matin-là, favais des rencontres, et quelqu’un est entré dans mon bureau pour me dire qu’un avion avait frappé l’une des tours du World Trade Center, s’est-il remémoré devant la presse.Soudainement, il y a eu cette deuxième frappe.On a comme eu un moment où on réalisait que ça ne pouvait plus être un accident, que c’était un attentat Je me rappelle avoir fait un téléphone à mon épouse.» Scqtt Boswell, consul général adjoint des États-Unis à Montréal, était aussi présent à la cérémonie de dévoilement de la plaque commémorative.Il a chaleureusement remercié les Canadiens et les Québécois pour leur collaboration lors des tragiques événements.«Ils ont ouvert leurs aéroports et leurs bras, leurs maisons et leurs cœurs aux Américains affectés par les attentats», a-t-il rappelé.M.Boswell a ajouté qu’il était «très reconnaissant pour toute l’aide, tous les liens qui nous unissent».Harper à New York Au lendemain d’une rencontre avec les familles des victimes canadiennes du 11-Sep-tembre, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, s’est rendu à New York, à quelques pâtés de maisons de Ground Zero.Le parc, qui servait de mémorial aux victimes britanniques des attentats, honorera aussi la mémoire des Canadiens qui ont subi le même sort.Remerciant Londres pour son geste d’ouvertu- « Chaque fois, nous sommes restés sans voix devant la démonstration de tant de haine.» re, Harper a affirmé qu’il s’agissait d’un «honneur d’accepter d’inclure dans ce lieu magnifique un mémorial pour les Canadiens qui ont été si cruellement tués il y a dix ans aujourd’hui».Plus tôt dans la journée, Stephen Harper a déploré les 3000 vies qui ont été «volées», dont celles de Canadiens, par ces «horribles» actes de terrorisme commis en sol américain.Par voie de communiqué, il a souligné que ces attentats «insensés et lâches» ont non seulement détruit la vie des victimes, mais qu’ils ont également bouleversé celle de leur famille et de leurs amis.Stephen Harper a dit estimer que cette commémoration annuelle est un rappel constant que personne n’est à l’abri du terrorisme.Il a ajouté que le Canada restera fermement solidaire de ses alliés pour veiller à ce qu’une telle tragédie ne se reproduise jamais.Pendant ce temps à Terre-Neuve, la ville de Gander, qui a accueilli des milliers de voyageurs pendant quelques jours en septembre 2001 s’est remémoré cet élan de solidarité envers le peuple américain.Une messe commémorative a eu lieu en présence de l’ambassadeur américain David Jacobson et de la première ministre Kathy Dunderdale.Plusieurs aéroports canadiens ont reçu en toute urgence des vols internationaux après la fermeture de l’espace aérien américain à la suite des attentats, le H septembre 2001.Des résidants ont accueilli les voyageurs dans leur maison, des prescriptions médicales ont été honorées gratuitement et les édifices publics se sont transformés en centre d’accueil à Gander.La Presse eanadienne 1 FRED DUFOUR AFP Un immense drapeau américain a été déployé sur la place du Trocadéro, non loin de la tour Eiffel durant une cérémonie commémorant les attentats.Des commémorations aux quatre coins du monde Les quelque 3000 victimes des attentats ont été honorées dans de nombreuses villes Londres — De l’Afghanistan à Londres, des hommages ont été rendus hier dans le monde aux quelque 3000 victimes des attentats du 11-Septembre, à l’occasion du 10e anniversaire de la tragédie, nombre de dirigeants soulignant toutefois que la lutte contre le terrorisme était loin d’être terminée.Les premières cérémonies ont débuté en Afghanistan où les troupes américaines sont déployées depuis les attentats aux États-Unis.Dans toutes les bases américaines, les soldats rendaient hommage aux victimes des attentats et des combats qui durent depuis dix ans dans ce pays.Ée Pakistan voisin, dont les zones tribales ont servi de refuge au cerveau des attaques du 11-Septembre et chef d’al-Qaïda, Qussama ben Laden, après les attentats, a aussi rendu hommage aux morts d’il y a dix ans.«En tant que pays sérieusement touché par le terrorisme, nous réaffirmons notre détermination nationale à renforcer la coopération internationale pour l’élimination du terrorisme», a déclaré le ministère des Affaires étrangères.A Londres, les familles des 67 Britanniques tués le H-Septembre se sont retrouvées à la cathédrale Saint-Paul à Londres, pour un office religieux.Réplique des tours du World Trade Center, concerts, messe à Notre-Dame: Paris commémorait en grande pompe les attentats du 11-Septembre, marquant sa solidarité à l’égard de l’allié américain, malgré les tensions passées autour de l’Irak.En Allemagne, un service a été célébré à l’Égli- se américaine de Berlin par des représentants des çommunautés juive, musulmane et chrétienne.À Checkpoint Charlie, un drapeau américain a été mis en berne et une pancarte portait l’inscription «Nous n’oublierons pas le 11 septembre 2011.Nous, les Berlinois».Le pape Benoît XVI a appelé «les responsables des Nations et les hommes de bonne volonté à refuser pour toujours la violence en tant que solution aux problèmes et à résister à la tentation de la haine», hier, à Ancône.Pour le premier ministre israélien.Benjamin Nétanyahou, le terrorisme «menace l’existence même de l’Etat d’Israël sous l’influence de régimes radicaux comme celui de l’Iran qui vise tout le monde, la stabilité au Moyen-Orient, la sécurité d’Israël, la sécurité de l’Europe et des Etats-Unis, mais aussi de la Russie».«La lutte contre le terrorisme n’est pas terminée, la menace est toujours là contre nos pays», a également estimé le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.Son homologue italien, Pranco Erattini, a jugé que l’on ne pouvait «pas vaincre le terrorisme seulement avec les armées» plaidant en faveur d’un très large éventail d’instruments «militaires, mais aussi politiques, diplomatiques, culturels».Pour le président iranien.Mahmoud Ahmadi-nejad, «le 11-Septembre a été un jeu visant à influencer les émotions de l’humanité et à trouver un prétexte pour attaquer des régions musulmanes et envahir l’Irak et l’Afghanistan en tuant un million de personnes innocentes».Agence France-Presse CARL COURT AFP Des protestataires islamistes ont manifesté hier devant l’ambassade américaine de Londres.3844 A 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 12 SEPTEMBRE 2011 ACTUALITES Centralisation des centres de données Peu d’économies à court terme, selon un rapport Ottawa — Un ambitieux projet visant à centraliser les centres de données du gouvernement fédéral nécessitera au moins une décennie à réaliser et jusqu’à 278 millions de dollars de nouvelles dépenses, selon un rapport interne.Les conclusions du document soulèvent les questions suivantes: le projet aidera-t-il à éliminer le déficit fédéral d’ici à 2014, comme l’a promis le premier ministre Stephen Harper, ou aggra-vera-t-il les problèmes financiers d’Ottawa à court terme?Le rapport de 2,5 millions de PricewaterhouseCoopers a été fait à la demande du ministère des Travaux publics afin d’établir des stratégies devant permettre de ramener à moins de 20 les 308 centres de traitement de l’information fédéraux.Le premier ministre Harper a affirmé durant la dernière campagne électorale que la consolidation des systèmes informatiques «fragmentés» du gouvernement se traduirait par des économies annuelles de 4 milliards, dont il a besoin pour équilibrer les finances du pays d’ici à 2014.Or, le rapport interne, dont La Presse canadienne a obtenu copie en vertu des dispositions de la Loi sur l’accès à l’information, laisse entendre que les économies projetées sont à long terme, la consolidation ne devant pas être achevée avant 2024.Le 4 août, la ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Rona Ambrose, et le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, ont annoncé la création de Services partagés Canada, une nouvelle agence qui prendra en charge le traitement de l’information, les courriels et le réseautage d’une quarantaine de ministères fédéraux.Elle aura pour mandat «de rationaliser les services de technologie de l’information, de réaliser des économies et de mettre fin au gaspillage et aux chevauchements», a alors affirmé Mme Ambrose, précisant que cela aiderait le gouvernement à rééquilibrer ses budgets.Lm Presse canadienne Collège « Population » Centre jeunesse de Montréal Institut universitaire AVIS D’ELECTION au conseil d’administration du Centre jeunesse de Montréal - Institut universitaire Nom de l’établissement CJM-IU 4675, rue Bélanger Montréal (Québec) H1T 1C2 2 postes à combler APPEL DE CANDIDATURES Collège électoral : Population Conformément aux dispositions de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (LR.Q.c.S-4.2), avis est donné qu’il y aura élection de deux personnes par la population au conseil d’administration de l’établissement mentionné ci-dessus.Les personnes intéressées à participer à l’administration des services de santé et des services sociaux sont invitées à poser leur candidature aux sièges réservés à la population.La date du scrutin est prévue le novembre 2011 Conditions d’éiigibilité Pour être éligible, une personne doit : 1.Être candidate uniquement pour l’élection concernant l’établissement indiqué ci-dessus; 2.Résider au Québec; 3.Être majeure (18 ans et plus); 4.Ne pas être sous tutelle ou curatelle; 5.Ne pas avoir été déclarée coupable d’un crime punissable de trois ans d’emprisonnement et plus au cours des cinq années précédentes; 6.Ne pas avoir été déchue de ses fonctions comme membre du conseil d’administration d’un établissement, ou d’une agence au cours des trois années précédentes; 7.Ne pas avoir été déclarée coupable d’une infraction à la Loi sur les services de santé et les services sociaux ou aux règlements au cours des trois années précédentes; 8.Ne pas être ou avoir été à l’emploi de l’établissement ni y exercer ou y avoir exercé sa profession au cours des trois années précédant la date des élections; 9.Ne pas avoir un membre de sa famille immédiate qui soit directeur général, directeur général adjoint ou cadre supérieur de l’établissement.Par un membre de sa famille immédiate on entend son conjoint, son enfant, l’enfant de son conjoint, sa mère, son père, le conjoint de sa mère, le conjoint de son père, le conjoint de son enfant ou le conjoint de l’enfant de son conjoint; 10.Ne pas fournir de biens ou de services à titre onéreux dans l’établissement; 11.Ne pas être à l’emploi du ministère de la Santé et des Services sociaux, d’une agence ou de la Régie de l’assurance maladie du Québec et ne pas recevoir une rémunération de cette dernière; 12.Ne pas être membre du conseil d’administration d’une agence ou de la Régie de l’assurance maladie du Québec; 13.Ne pas être un usager hébergé dans l’établissement; 14.Ne pas avoir de manière directe ou indirecte de relations ou d’intérêts, notamment de nature financière, commerciale, professionnelle ou philanthropique, susceptibles de nuire à la qualité des décisions eu égard aux intérêts de l’établissement.Modalités de mise en candidature Une candidature est proposée au moyen d’un bulletin de présentation d’un candidat et de la déclaration du candidat que l’on obtient auprès de l’établissement concerné.Ces documents doivent être signés par la personne candidate et le bulletin doit également être signé par deux autres personnes majeures ne travaillant pas pour l’établissement concerné et n’exerçant pas leur profession dans un centre exploité par l’établissement et dont la résidence principale est située dans la même région socio-sanitaire que l’établissement concerné (ou, dans le cas d’une instance locale : dans le territoire du réseau local de services concerné).L’original du bulletin de présentation d’un candidat et sa déclaration doivent être transmis au président d’élection de l’établissement visé au plus tard 30 jours avant la date d’élection, avant 17 heures.Les documents reçus par télécopieur ou autres moyens électroniques ne sont pas considérés comme des originaux.Date limite de mise en candidature : 3 octobre 2011,17 heures.Renseignements supplémentaires : Danielle Delorme Présidente d'élection 514 593-3974 Renseignements généraux : Agence de la santé et des services sociaux de Montréal Sébastien Tremblay 514 597-0769 poste 6956 i JACQUES NADEAU LE DEVOIR Située sur le toit d’un bâtiment industriel près du Marché central, la serre hydroponique de Lufa utilise les plus récentes technologies pour une production plus écologique.AGRICULTURE Des serres sur les toits montréalais MELISSA GUILLEMETTE De nouveaux bâtiments commerciaux seront bientôt coiffés de concombres, d’aubergines et de fines herbes.La compagnie montréalaise Les Fermes Lufa, qui a mis sur pied la première serre commerciale sur un toit au monde, a conclu une entente avec un important joueur de la construction de parcs industriels et d’immeubles commerciaux.Depuis son ouverture en mars dernier, la première serre Lufa, de 2880 mètres carrés, nourrit quelques centaines de familles de Montréal avec ses légumes sans OGM ni pesticides ou herbicides.Située sur un immeuble industriel à proximité du Marché central, la serre hydroponique utilise les plus récentes technologies pour une production plus écologique.Lorsque Le Devoir a rencontré le président, Mohamed Hage, en novembre l’an dernier, il lançait un appel à tous les Home Depot, Costco et autres grandes surfaces de la ville pour construire de nouvelles serres.Et ça a mor- S JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des tomates issues de la serre Lufa du.Une dizaine de promoteurs ont contacté son équipe, mais un premier partenariat est conclu avec le Groupe Montoni, connu pour ses constructions certifiées LEED depuis cinq ans.«Il y a quatre ans, personne ne croyait au projet de M.Hage.Mais quand je suis allé voir ça, je me suis dit, “il faut absolument faire un partenariat”», explique le président de l’entreprise de construction, Dario Montoni, qui a été charmé par les tomates et le basilic.L’entreprise de construction investira 1,5 million de dollars par serre pour construire un toit assez solide pour recevoir un jardin, tandis que les Fermes Lufa paieront la construction des serres et le loyer, une fois les serres en marche.Le groupe construit 14 hectares d’espace annuellement, espace qui pourra en partie être utilisé par les agriculteurs urbains dans la grande région métropolitaine.«Ça représente vingt immeubles construits par an.En dix ans, on peut nourrir Montréal au complet!», dit en riant Mohamed Hage, un brin ambitieux, avant de préciser qu’à court terme, le partenariat permettra d’ouvrir une ou deux fermes en 2012.Son équipe vise la création de cinq nouvelles serres en autant d’années, variant entre 7500 et 11 000 mètres carrés.Chacune fournira des paniers de légumes à environ 5000 familles.Les futurs parcs industriels appartenant à l’entreprise de construction accueilleront les premières serres, mais Dario Montoni espère aussi convaincre des clients, «de Montréal à Vancouver», d’être hôtes d’un jardin hi-tech.«L’investissement a un payback très court: tous les occupants bénéficient d’un rendement énergétique plus efficace.» Les serres sur un toit isolent en effet les bâtiments en hiver et gardent les occupants plus au frais en été.Mohamed Hage est certain que l’avenir des serres sur les toits est prometteur.«On a prouvé que c’est faisable, que le toit ne coule pas, que l’immeuble est capable de soutenir la serre et que le consommateur est là pour acheter nos légumes.» Le Devoir COLLECTE DE SANG DES MONTRÉALAIS D CE DTE RA DDE Le maire de Montréal, l3JtriCIVIDnC^UI I monsieur Gerald Tremblay, vous invite à donner du sang, à donner la vie.Division des services techniques (Arrondissement de Mercier Hochelaga-Maisonneuve) 5670, rue Chauveau De8h30à16h30 Collecte de sang sur renderwus Métio Assomption Montreal Libre de penser Hôtel de ville de Montréal Halldlionneur 275, rue Notre-Dame Est De8hà17h30 Collecte de sang avec ousansrendez'^s ^ MétroCliamp-de^ars Centre Père-Marquette Salle communautaire (Arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie) 1600, rue de Drucourt Del3h30à20h ^ Métro Papineau Métro Deaubisn Q Autobus 10 Beaubien ou 45 [^pineau Mairie Le Sud-Ouest 815,rueBel-Air [)e9h30àl6h30 Feiméentremldiet13h 0)llectedesang en unité mobile Héma-Québec G)llecte de sang avec ou sans rendez-vous @ Métro Lionel-Gioubc Arrondissement de Montréal-Nord 4241, Place de l'Hôtel-de-ville De13h30à20h Q Autobus 139 Pie-K Q 159MétrobusHenri-0ûurassa (métro Henrl-Douiassa) Q 143MétrobusOiarleroi (métro Sauvé] Pour prendre rendez-vous avec Héma-Québec composer le 514832-5000, poste 525.Résultats des tirages du : 2011-09-10 *17 18 25 • Uk'Jsi 42 49 08 28 35 41 45 48 um compl.compl.Prochain gros lot (approx.) : 7 000 000 $ 8016555 structure de lots complete sur lotoquebec.com Résultats des tirages du : 2011 -09-09 i 06I08I15I20I30I32I42 compl.17 Prochain gros lot (approx.) : 20 000 000 $ 2274404 En cas de disparité entre cette iiste et ia iiste officieiie de Loto-Québec, cette dernière a priorité Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 MONTREAL 2011 “W D'ECOLES Oprivées le 18 septembre hilton Montréal bonaventure PRESENTE PAR OURKlDS COMMANDITAIRES prepsk'lls» THE GLOBE AND MAIL* LK DEVOIR ^ bjournalde montréal Votre quotidien SEMINAIRES D’INFORMATION 10h30-12h00 SALLE D’EXPOSITION 12h00-16h00 SCANNER POUR ENREGISTRER économisez 50% SUR LE PRIX DÉNTRÉE RÉGULIER 20 $ inscrivez-vous ^ www.ourkids.net/expo http://www.ourkids.net/expo/mobile-register.php?id=30 LE DEVOIR LE LUNDI 12 SEPTEMBRE 2011 A 5 ACTUALITES Guerre en Afghanistan Peu d’alliés afghans trouvent refuge au pays STEPHANIE LEVITZ Ottawa — Deux Afghans sur trois qui ont cherché à trouver refuge au Canada après avoir risqué leur vie en travaillant pour les Forces canadiennes à Kandahar se sont vu refuser l’entrée au pays, y compris certains ayant travaillé aux côtés de soldats canadiens durant les moments les plus sanglants des combats.Un programme de mesures spéciales avait été annoncé en grande pompe durant l’automne de 2009 par le ministre de l’Immigration, Jason Kenney 11 permettait au Canada de s’aligner sur les autres pays membres de l’OTAN qui comptaient des mesures similaires, mais il prend hn aujourd’hui.Les demandeurs devaient démontrer qu’ils courraient un risque extraordinaire en raison de leur travail pour le compte du Canada.Peu n’y sont pas arrivés.Travailler à titre d’interprète pour les forces de l’OTAN dans le sud de l’Afghanistan revenait à avoir une cible dans le dos.Les lettres de nuit, appels anonymes menaçants, enlèvements et même pendaisons faisaient partie du travail.Comme les interprètes se déplaçaient avec les militaires et les diplomates, au moins six d’entre eux ont été tués par les explosions qui ont aussi coûté la vie à 161 Canadiens.L’autre exigence d’importance pour être accepté au pays était un peu plus difhcile: les interprètes devaient avoir travaillé pour le Canada pendant douze mois de suite entre octobre 2007 et juillet 2011, alors que la mission à Kandahar a pris hn.Cependant, les troupes canadiennes ont commencé leur travail à Kandahar en 2006, comme l’ont fait des centaines d’interprètes qui ont hni par offrir leurs services au gouvernement canadien.La demande pour les services des interprètes était énorme.Les Forces canadiennes affirment que, pendant les cinq années de leur mission à Kandahar, ils ont reçu plus de 6000 requêtes de soldats qui avaient besoin d’aide pour communiquer avec la population locale.Combats violents Entre l’été de 2006 et celui de l’année suivante, le Canada a été impliqué dans certains de ses combats les plus violents en plus de faire face aux premières explosions de dispositifs explosifs artisanaux.Certains interprètes ont accepté les risques, comme Muhi-bollah Karegar, 32 ans, qui a expliqué que la seule façon pour lui de bien gagner sa vie était d’être interprète.11 a commencé à travailler à la base de l’équipe provinciale de reconstruction en 2006.Peu après, il accompagnait les soldats qui prenaient part à l’opération Méduse, pour le contrôle du district de Panjawii.«J’ai vécu les jours les plus dangereux lors de ma vie avec les Forces canadiennes», a-t-il affirmé dans un courriel.Après avoir vu des collègues interprètes demander avec succès à s’installer au Canada, M.Karegar a décidé de quitter l’Afghanistan et de rejoindre les membres de sa famille déjà à Toronto.«Je veux commencer une vie nouvelle et paisible et Canada», a-t-il dit.Sa requête a cependant été rejetée.Bien qu’il ait travaillé pendant plus de douze mois consé-cutife pour le Canada, il ne s’agissait pas des douze bons mois.La Presse eanadienne Un nouveau groupe se forme pour sortir le Québec du cynisme et de l’inertie «Sortie 13» se veut un groupe de réflexion formé de représentants des générations X et Y EABIEN DEGUISE Unis pour trouver la porte de sortie.Un nouveau groupe, formé de représentants des générations X et Y, va officiellement être fondé demain à Montréal afin de stimuler la réflexion collective pour enrayer l’inertie du Québec, a appris Le Devoir.Baptisé «Sortie 13», ce rassemblement qui veut faire changer le sens du vent qui souffle actuellement sur le Québec propose de mettre sur la place pu-bbque «des solutions concrètes» pour répondre aux enjeux de société dans treize domaines, dont la santé, l’immigration, les finances pubbques, l’éducation, la culture.Treize leaders, dont l’identité sera dévoilée demain à Montréal, porteront ces réflexions, pendant treize semaines, principalement dans les espaces numériques de communication par l’entremise d’un site Internet (sortiel3.com) ainsi que d’une page Facebook (facebook.com/lasortiel3).«Ce groupe ne va avoir qu’un parti pris: faire face au cynisme et à l’immobilisme ambiants en offrant des solutions pragmatiques aux problèmes actuels», a résumé en entrevue la semaine dernière l’entrepreneur Yanouk Poirier, un des treize, qui va prendre en charge le volet touchant l’entrepreneuriat.L’homme travaille chez Leaders & Cie, une compagnie de recrutement de dirigeants d’entreprises.«Les treize leaders, tous des gens très impliqués socialement et provenant de toutes les régions du Québec, ne vont pas avoir peur de se mouiller pour faire entendre un Québec inspirant et novateur.» Sans entrer dans le détail des propositions à venir, M.Poirier indique que les membres du groupe ont, dans les dernières semaines, produit un document de dix pages dans chacun de leur champ respectif, documents qui vont être soumis à la réflexion au rythme d’un par semaine à compter du 13 septembre.Selon nos informations, Mé-lanie Joly, cofondatrice de Génération d’idées, un autre groupe de réflexion piloté par des représentants des générations X et Y, va prendre part au pro- « Sortie 13» propose de mettre sur la place publique «des solutions concrètes» jet Sortie 13, en orchestrant la réflexion sur les questions liées aux affaires municipales.L’avocat Mathieu Piché-Messier, de la firme BLG, va en faire autant dans la sphère de la justice.Ces participations seront confirmées demain soir lors du lancement de cette formation pensive à l’occasion d’une soirée-bénéfice qui se tiendra à Montréal.Se disant habité autant par des «gens de droite» que par des «gens de gauche».Sortie 13 dit ne pas voir le jour pour «critiquer ce qui a été fait avant», mais bien pour «regarder en avant», résume M.Poirier.«Nous ne sommes pas un parti politique et nous n’avons pas l’intention d’en former un.Notre but est seulement de faire grandir des solutions sur la place publique et, en prévision des prochaines élections, de nous assurer que les meilleures idées trouvent un écho auprès des partis dans la course.» Tout en revendiquant une identité propre.Sortie 13 s’ins- crit toutefois dans la lignée de plusieurs groupes de réflexion et appels à la réforme lancés dans les dernières années par la génération dite montante pour une réforme du cadre social, politique et économique du Québec.En juin dernier.Générations d’idées, mouvement citoyen qui a rassemblé en 2010 400 jeunes de 20 à 35 ans lors d’un sommet sur l’avenir de la province, a d’ailleurs présenté les conclusions de ces travaux de réflexion sous forme de 130 propositions pour remettre le Québec en marche.A la même époque, un autre groupe.Les Dégriseurs, a également vu le jour.Dans un manifeste publié dans les pages du Devoir, le 21 juin, ce groupe de jeunes y réclamait un changement de paradigme pour le Québec contemporain en souhaitant que la génération qui sera sous peu amenée à prendre les rênes des institutions publiques articule son propre rêve et projet de société, plutôt que de se plaindre de vivre aujourd’hui avec les restes du rêve de la génération précédente.Le Devoir Québec solidaire presse Legault de se décider En mode préélectoral, Québec solidaire somme François Legault de mettre cartes sur table en annonçant la transformation de sa Coalition en un parti.Alors que la rentrée parlementaire approche à grands pas, la porte-parole et coprésidente du parti, Françoise David, a soutenu samedi que ses troupes se préparaient à la te- nue d’élections.Mme David a affirmé qu’elle n’était pas inquiète de savoir qu’un nouveau parti verrait peut-être le jour avant la tenue de celles-ci.Mais elle a invité M.Legault à prendre une décision sur son avenir pobtique, jugeant que sa position actuelle était insoutenable.Selon Françoise David, l’ex-ministre péquiste et le co- fondateur de la Coalition pour l’avenir du Québec, l’homme d’affaires Charles Sirois, doivent cesser de tergiverser et enregistrer leur mouvement comme un parti.Françoise David affirme que les deux hommes doivent être soumis aux mêmes règles de financement que toutes les formations politiques.Lorsque la Coalition sera devenue un parti en bonne et due forme, elle pourra dévoiler son programme électoral, a ajouté Mme David.Celle-ci a par ailleurs soutenu que cela lui importait peu si l’Action démocratique du Québec et la Coalition s’unissaient.La Presse eanadienne Un aller gratuit.Faites deux aller-retour Montréal-Toronto entre le 1®*^ septembre et le 15 novembre, vous obtiendrez un aller gratuit vers la destination Porter de votre choix.De plus, vous accumulerez 4 000 points ViPorter par aller-retour.Adhérez à ViPorter à flyporter.com.Réservation et voyage entre le 1®*^ septembre et le 15 novembre.porter raffinée sur toute la ligne -TORONTO Vols au départ de Montréal.Réservez avant le 14 septembre.Les tarifs aller simple incluent les surcharges de ligne aérienne et les frais d’aéroport.* TORONTO 20 par jour HALIFAX 2 par Jour ST.JOHN’S 1 par jour 132 $*162$’197$' CHICAGO MYRTLE BEACH NEW YORK 250$*296$*176 $’ BOSTON 250$' Réservez en ligne, appelez au 1-888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.‘Réservez avant le 14 septembre 2011 pour vos trajets avant le 15 décembre 2011.Porter peut exiger un achat jusqu’à 21 jours à l’avance.Ce tarif aller simple n’exige pas l'achat d'un aller-retour.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.' Ces tarifs ci-dessus aller simple en classe Fixe Incluent les services de NAV Canada, les frais d’assurance et les frais d’amélioration aéroportuaire (FAA), mais excluent les taxes et frais gouvernementaux.Les tarifs à destination de Montréal peuvent être différents.flyporter.com A 6 LE DEVOIR LE LUNDI 12 SEPTEMBRE 2011 EDITORIAL r Etats-Unis - Canada Une industrie en déclin Dans le discours pour l’emploi qu’il a prononcé jeudi dernier, le président américain, Barack Obama, a promis des milliards pour éviter que l’Amérique ne retombe en récession, mais il a aussi réitéré son engagement de mettre fin à l’hémorragie qui frappe l’industrie manufacturière américaine.Le Canada et le Québec font aussi face à des pertes d’emplois majeures dans la fabrication des biens au profit de pays comme la Chine.A-t-on raison de s’inquiéter?A Jean-Robert Sansfaçon lors que toute l’attention était portée sur les 447 milliards du plan pour l’emploi que le président des Etats-Unis aimerait faire adopter par un Congrès hostile, une section de son discours touchait la corde sensible de ces millions d’emplois perdus à cause de la délocalisation des usines vers des pays où les coûts sont moins élevés.Il faut tout faire pour que les Etats-Unis redeviennent le numéro un dans la fabrication des biens, a-t-il lancé, sans renoncer aux avantages acquis par les ouvriers dans le passé.À l’instar de plusieurs pays que l’on disait industriabsés, le secteur manufacturier aux Etats-Unis et au Canada a subi une véritable saignée au fd des ans.Non pas en valeur monétaire des biens produits qui n’a pas diminué, mais en nombre d’emplois.En dix ans seulement, l’emploi a fondu de 20 % dans le secteur manufacturier au Canada alors qu’il augmentait de plus de 20 % dans les autres secteurs réunis.Aujourd’hui, seulement 10 % de la main-d’œuvre travaille en usine, soit la moitié moins, en pourcentage, qu’il y a trente ans.Au banc des accusés, on trouve évidemment la mondialisation des échanges qui, d’un côté, a ouvert de nouveaux marchés, mais, de l’autre, a permis d’aller produire à coûts inférieurs au Mexique ou en Chine, laquelle Chine est aujourd’hui devenue le premier «partenaire» commercial des pays avancés, ou plus exactement leur principal ennemi économique.Mais d’autres facteurs expliquent cette situation.La crise qui touche toujours l’industrie de la forêt et du papier, par exemple, a forcé la fermeture de plusieurs usines.Et que dire de l’éclatement de la bulle technologique, il y a dix ans, qui a entraîné la perte de grandes et petites entreprises de haute technologie, dont le géant canadien Nortel, qui était le premier employeur au pays d’ingénieurs et de techniciens spécialisés dans la conception et la fabrication d’équipements de télécommunications.Ce passage d’une société industrielle fortement marquée par le travail d’usine à une société de services n’a pas que des inconvénients, bien sûr.Plus instruits que leurs parents et leurs grands-parents, bien des jeunes rejettent l’idée d’accomplir des tâches répétitives toute leur vie, même en échange d'un bon salaire.En revanche, compte tenu des progrès majeurs réalisés au chapitre de la productivité, l’usine d’automobiles ou de moteurs d’avion moderne a peu à voir avec celle des années soixante.Et comme la valeur ajoutée y est souvent plus élevée que dans bien des services, les salaires le sont aussi.Il ne faut pas non plus sous-estimer l’importance des retombées en amont et en aval d’une industrie manufacturière diversifiée.Difficile d’imaginer des facultés de génie mécanique et industriel très dynamiques, des centres de recherche inventifs en physique et en matériaux composites quand la fabrication a lieu à l’autre bout du monde.L’industrie manufacturière stimule la recherche et fait vivre des milliers de spécialistes en gestion de projets et de processus.Une mju-iade de petites et de moyennes entreprises l’alimente en intrants et en services, de l’entretien au transport en passant par l’approvisionnement en matière première et en énergie.Malheureusement, sauf exceptions, il est très rare d’assister au retour d’une usine expatriée.Le président Obama peut toujours rêver de voir l’Amérique redevenir le premier constructeur de voitures de la planète, il y a peu de chance que cela se produise, même avec un dollar américain faible.Et le constat vaut pour le Canada, dont la productivité est largement inférieure à ce qu’on observe aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens, ne serait-ce que parce qu’une forte proportion de nos grandes entreprises sont des filiales de sociétés étrangères.Sans imaginer que l’on puisse revenir en arrière, il est tout de même possible pour les gouvernements de stimuler la productivité, voire d’exiger des sociétés qui exploitent nos ressources qu’elles incluent une part de transformation beaucoup plus importante dans leurs plans d’investissement.j- rsansfacon@ledevoir.com LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO NOUVfltf PE Wi^NcTinf 1o\\‘0ê-\S Malveillant et brutal Le 25 juillet dernier, la directrice du Festival international de littérature (FIL), Michelle Corbeil, était avisée par une lettre de Patrimoine canadien qu’on lui refusait l’octroi d’une subvention de 65 000 $.Moins de deux mois avant l’ouverture de la 17e édition! Et ce, sans la moindre e^lication.Car ce que déclare, par l’intermédiaire de son attaché de presse, le ministre James Moore, que «le nombre total de demandes dépasse largement les fonds disponibles» et qu’on «doit taire des choix» ne saurait en tenir beu: pas le moindre critère de sélection n’est invoqué.La décision relève donc entièrement de l’arbi-fiaire, c’est-à-dire du bon plaisir du prince.Le ministre pousse le mépris et l’arrogance jusqu’à refuser de rencontrer la directrice du FIL: un monarque n’a pas à rendre de comptes à ses sujets.On ne peut dénier au FIL sa remarquable réussite et la qualité de sa gestion (59 % de ses revenus sont autonomes).Ne s’agit-il pas là de «résultats mesurables et tangibles» comme on l’écrit dans la lettre envoyée à Michelle Corbeil?Le baratin ministériel ne veut rien dire, et cette «insignifiance» est à l’évidence l’effet recherché selon un dessein sans doute moins avouable.Les décisions et les actes d’un pouvoir en place portent fortement à conséquence: ils signifient à eux seuls l’intention qui les motive.Le ministre sait parfaitement que couper à la dernière minute sa subvention au FIL équivaut à un acte de sabotage.Ce n’est pas le premier, et la bste s’allonge désormais à un point tel qu’il faudrait se boucher les yeux pour ne pas voir là, bien que mesurée au seuil de tolérance des citoyens, une pobtique d’assaut délibérée contre ce que la culture génère comme des espaces de libre création, grâce auxquels, on ne doit pas l’oublier, des auditeurs ou des LETTRES spectateurs trouvent ressource pour stimuler leur appétit de liberté et de lucidité.Mais le clan au pouvoir à Ottawa semble promouvoir une autre conception de la culture: «sportive», mibtariste et bitumineuse.Paul Chamberland, Le 8 septembre 2011 Notre patrie, le Canada On n’est pas Américains, on n’est pas Français non plus.Notre patrie, c’est le Canada.Le patriotisme chez les monarchistes du Commonwealth se pratique avec fierté, discrétion et surtout respect pour les diverses nations et les divers groupes ethniques avec qui nous avons le privilège de partager nos pays et dont certains coimais-sent malheureusement des souffrances historiques et actueUes.Je suis fier d’êfie québécois et monarchiste et, en tant que tel, je suis profondément choqué par les gestes récents entrepris par le gouverpement du Canada au nom de notre chef d’Etat Des actes criards tels que l’enlèvement d’œuvres d’art nationales ne font rien pour rapprocher notre culture ou encore nofie Constitution des membres de nofie société qui remettent légitimement en question le statu quo et la place réservée à leur culture.J’ai le plaisir d’entretenir des bens fambiaux avec l’ensemble des royaumes du Commonwealth.Contrabement à ce que prétend le ministre Baird (selon Le Devoir du 8 septembre 2011), je peux vous assurer en toute certitude que des expositions flamboyantes de patriotisme, surtout celles d’une nature presque républicaine telles qu’elles ont été pratiquées ces derniers mois, ne sont pas propres à notre culture.Célébrer le long règne bienveillant de la reine du Canada, c’est plutôt soub^er des siècles de progrès vers la démocratie et l’égabté ainsi que notre diversité nationale.Je vous demande donc d’arrêter ces actes mappropriés, non sobicités et provocateurs qui ne sont que des expressions identitabes vulgabes.Sbion, je ne serais pas étonné si nous célébrions un jour l’anniversaire du futur roi William le 4 juibet avec des défilés mibtabes sur la promenade Sussex.Un portrait officiel derrière chaque guichet, c’est la mairie de la commime, ou encore le Department of Homeland Security.Recevez, Monsieur le Premier Minisbe, l’expression de mes sentiments distingués.William Raillant-Clark Montréal, le 8 septembre 2011 Un argument fallacieux On apprenait cette semabie que 41 % des profits des entreprises nnnières preiment la route d’Ottawa et de Québec sous la forme d’bnpôts et de redevances.Or amalgamer de tebe façon redevances et bnpôts est im éban-ge exercice qui ne sert qu’à redorer l’bnage des nnnières.Plutôt que d’êbe adossées aux profits (soit les revenus mobis les dépenses), les redevances devraient en effet êbe comp-tabibsées dans la coloime des dépenses comme im coût de production.Si, par exemple, une compagnie de jeux vidéo comparait les salabes de ses créateurs (un de ses coûts de production principaux) à ses profits, ü y a de boimes chances pour que le chbbe soit supérieur à 100 %, sans pour autant empêcher cette compagnie de fabe des profits.Les ressources naturebes à leur état brut appartieiment à l’ensemble de la société québécoise, ü est donc normal que les entreprises qui exploitent et transforment ces ressources non renouvelables paient leur consommation tout comme le manufacturier de vêtements paie son tissu.Cela n’a rien à vob avec l’bnpôt que paient (en théorie) toutes les sociétés.Julien Siuprenant-Legault, économiste Montréal, le 8 septembre 2011 LIBRE OPINION Pas de bricolage de la Loi sur les mines VALERIE EILLION Directrice générale et l’Association de l’exploration minière du Québec L’Association de l’exploration minière du Québec réagit au contenu de l’éditorial signé, dans l’édition du 29 août dernier, par Jean-Robert Sansfaçon.Celui-ci reprenait dans son texte plusieurs erreurs, faussetés et mythes volontabement entretenus au sein de notre société à l’égard de l’bidusbie mbiière.En débutant par le titre même de son éditorial, «Du bricolage», où il reprend l’appellation utüisée à tort par tous les opposants de î’bidusbie.Le propos traité est bien celui de la Loi sur les mines.Il est vrai que l’origbie de cette loi remonte aux aimées 1880, tout comme le Code civü.C’est à cette période que le gouvernement du Québec a décidé que la propriété du sous-sol ne serait plus bi-dividuebe comme sous le régime colonial britannique, mais que cette richesse serait cobective.Il instaure donc la première loi minière du Québec pour mieux gérer cette nouvebe richesse cobective et rapabier les derniers reliquats de son sous-sol perdu à l’époque coloniale britannique.La Loi sur les mines du Québec (LSM) a connu depuis cette période de nombreuses modifications, dont celles apportées en 1988 et en 2000, tout comme nobe Code civil qui, lui aussi, a subi une refonte importante en 1991 — pourtant, personne n’a alors clamé qu’il était archaïque et désuet! Nous sommes encore aujourd’hui à chercher à adapter la LSM aux réalités de nobe société et, cette fois, c’est avec le projet de loi 14 que nous le faisons.Le segment de l’indusbie que nous représentons n’est pas opposé à ce projet de loi.Conbabe-ment à ce qui est véhiculé, nous souscrivons également sans réserve aux principes contenus dans la loi de 2006 sur le développement durable.Nos objections sont levées contre de nombreuses dispositions qui font de ce projet une loi d’exception d’appbcation réboactive, qui a le potentiel de rendre caducs des droits réels légalement acquis.(Jes droits sont assujettis depuis le 13 mai à des aléas locaux de toute nature, et tout refus de permetbe la poursuite de bavaux d’exploration anéantirait des années de recherche et des mbbons d’investissements.(Je n’est pas à nobe avis la façon de gérer une loi économique d’intérêt général.Référence est également faite à la logique évidente du changement dans le régbne de gestion qui accorderait mabitenant un veto aux municipabtés du Québec sur tous bavaux d’e^loration situés dans des zones mal définies ou clabement indéfinies.De quelle logique s’agit-il pour accepter que, dans notre société de droit, un gouvernemept puisse proposer un tel projet de loi qui absout l’Etat de toute responsabilité et surtout le protège de l’obbgation de verser des compensations?Nous rebouvons même dans ce projet une disposition qui permet d’indemniser un propriétabe de carrière qui subbait un tel préjudice, mais pas la PME de prospection qui verrait ses droits de-venb caducs et ses bivestissements perdus.Nos analyses juridiques sont bien étayées, et la jurisprudence est clabe.Nous nous opposons à certains articles de ce projet de loi, car il suspend des droits réels immobiliers, légalement acquis pour lesquels des investissements consentis de plus d’un mübard sont présentement annulés ou menacés de l’être.Une société qui se respecte doit respecter les droits de tous ses citoyens.Quant à l’idée de créer une Commission de valorisation de la ressource minérale du Québec sur les modèles de la Commission de protection du territobe agricole et de l’Autorité des marchés financiers, nous rappelons bès respectueusement que le gouvernement Lévesque de 1979 a eu le courage de faire ce que tous ses prédécesseurs n’ont pas fait pendant de nombreuses années.Le gouvernement de l’époque avait le devob d’intervenb pour des motbs d’intérêt général afin de «sauver» une précieuse ressource économique, à la grande satisfaction de l’ensemble des PME agricoles et de toute la classe économique du Québec.Conbabement à ce que vous avez affirmé, personne n’appelle à protéger la ressource minérale ou encore moins la libère minière.Nobe proposition, lorsque l’on prend le temps de l’examiner plus en profondeur, vise à doter nobe société d’un mécanisme bansparent et dépolitisé d’arbibage des conflits d’usage.Elle se re-bouve au cœur de ce que représente le développement durable, c’est-à-dbe l’équibbre enbe l’efficacité et la prospérité économique, le progrès social et la protection de l’envbonnemenL Le succès iUusbé depuis plus de 30 ans par la création de la Commis- sion de protection du territobe agricole et la valorisation de nobe sol arable pourrait certainement nous réussb pour la valorisation des ressources de nobe sous-sol.Cette Commission pourrait de plus accompagner, informer et consulter les citoyens qui souhaitent soumettre leurs représentations, au même tibe que le font d’aubes organismes publics pour les consommateurs et les investisseurs.Nous rappelons que le financement des bavaux de la Commission de valorisation de (a ressource minérale ne sera pas à la charge de l’Etat, des citoyens ou des municipalités, mais bien à celle des détenteurs de tibes miniers.Quant à la remarque faite à propos des prospecteurs qui se sont aventurés sous les balcons des gens comme à Malartic, nous croyons que cela fait mabieureusement preuve d’insensibibté et même de mépris à l’égard des citoyens de cette viUe.Il nous ferait plaisb de vous accompa^er dans une visite auprès des citoyens de cette vibe qui, à la suite de la fermeture de l’ancienne mbie d’East Malartic en 1982, et de la scierie de Domtar en 2005, soufbait d’un dépérissement tranquille.Vous pourrez constater par vous-même ce que le plebi emploi signifie et, surtout, ce que des discussions enbe une mbbère québécoise et une cobec-tivité peuvent prodube.L’arrivée du projet d’Osis-ko a bansformé pour le mieux cette cobectivité et la vie de ses gens, et ce, de façon remarquable, au grand bénéfice de tous les Québécois et sans que l’on ait menacé de suspendre ou de rendre caducs les droits détenus par cette société. LE DEVOIR LE LUNDI 12 SEPTEMBRE 2011 A 7 IDEES Louis Muhlstock 1904-2001 Le Gandhi yiddish PIERRE LACERTE e 5 septembre 2001, il y a dix ans, j’envoyais au Devoir un article que je souhaitais voir publié.Il s’agissait d’un témoignage persormel à la suite du décès du peintre Louis Muhlstock survenu dix jours plus tôt.Il avait 97 ans.Malheureusement, en raison des attentats du 11-Sep-tembre, mon éloge à l’artiste issu d’une famille juive orthodoxe a été enseveli sous les milliers de tormes de gravats du World Trade Center.Dans cette lutte que plusieurs citoyens mènent actuellement pour la promotion de la laïcité dans la sphère publique, de l’équité réglementaire et de l’égalité de tous devant la loi, le parcours de Louis Muhlstock m’apparaît particulièrement exemplaire.Ce n’est qu’en s’affranchissant d’une orthodoxie stricte et emmurante qu’il a été en mesure de s’épanouir et de s’intégrer au Québec sans pour autant perdre son unicité.Je saisis le dixième anniversaire de ces deux événements consternants pour lui rendre cet hommage posthume.Mon ami de l’autobus Le 26 août 2001, j’ai perdu un ami.«Mon ami de l’autobus», comme Louis Muhlstock et moi avions pris l’habitude de nous appeler mutuellement.Le ^and peintre d’origine juive est entré dans ma vie un bel après-midi d’été de 1993.Je voyageais sur le cfrcuit 80 de l’avenue du Parc lorsque m’est apparu ce frêle homme sec portant petite moustache, grandes lunettes démodées et un béret bleu auréolé d’un nuage de cheveux argentés.Il s’est planté juste devant moi.L’homme avait l’œil vif et fouineur.J’ai vite craqué devant le sourire mi-ingénu, mi-narquois campé sur sa bouche un peu tordue.Je lui ai cédé ma place et nous avons fait route ensemble pendant presque cent ans.L’«écrivain du divin», comme disent les Tibétains en parlant des peintres, m’a reçu d’innombrables fois à son atelier de la rue Sainte-Famille.Je tirais siu la corde qui actionnait une cloche et il apparaissait derrière le rideau de dentelle de sa lourde porte d’entrée en faisant quelques simagrées.Nous nous assejdons au salon.Au milieu de son joyeux capharnaüm, il me servait une lampée de porto, puis nous remontions le temps.Son temps.Bien sûr, nous parlions de sa peinture fabuleuse.Aussi bien du tableau qu’il venait de faire le jour même que de ceux qu’il avait réalisés au cours des 70 années précédentes.Mais ensemble, nous sommes allés bien plus loin.Jusqu’à ses premiers souvenirs d’enfance.Jusqu’à l’amitié.De Navajow au Québec Assis siu son divan élimé et poussiéreux, je l’ai suivi à la maison de sa petite enfance, perdue dans le village galicien de Navajow, aux confins de l’empire austro-hongrois.Une modeste maison chaulée d’à peine deux pièces et au sol de terre battue oû il a vu le jour le 23 avril 1904.Louis — alias Eliezer (Lazare), selon l’acte de naissance enregistré à la synagogue du village par le rabbin qui l’a cfrconcis — se souvient du veau qui, les nuits de grand froid, partageait le vestibule d’entrée avec ses frères et sœurs, ses parents et grands-parents.Sa mémoire de garçon de sept ans voit encore les deux banquettes de la table, le chandelier à sept branches que l’on allumait les jours de fête et le premier gramophone débarqué au village.Se bousculent aussi les images de son \ vJ> B 1 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le peintre Louis Muhistock, photographié en 1995 devant queiques-unes de ses œuvres grand-père mis en terre sans cercueil, de sa grand-mère aveugle qui, avant son départ pour l’Amérique, en 1911, l’emmène à la synagogue pour que le rabbin lui remette une pièce porte-bonheur.C’est sur une charrette tirée par un cheval qu’il a quitté définitivement sa terre natale, ses amis et sa famille élargie.Deux ballots de tissus renferment les maigres biens des Mûhl-stock, sans oublier les biscuits, le salami et le pain offert pour le long voyage par des parents qu’il ne reverra plus jamais.Ils seront exterminés durant la Seconde Guerre mondiale.Après un interminable voyage en train entre Lemberg (aujourd’hui Lvov, en Ukraine) et Anvers, deux escales éprouvantes dans les cales de vieux rafiots qui voguent tant bien que mal jusqu’à Londres et Liverpool, le petit Lazare s’embarque sur le transatlantique qui le conduira jusqu’à Québec pour 20 $.L’arrivée à Montréal Transplanté rue Saint-Dominique, dans un milieu multiethnique oû se côtoyaient Canadiens français.Polonais, Ukrainiens, Italiens et Nous anglophones, le petit juh austro-hongrois qui ne parlait que jdddish a dû s’adapter tout en composant avec les valeurs orthodoxes de son père.Abraham, qui souhaitait que toute la famille ob- serve la loi du Talmud et ne se nourrisse que d’aliments strictement casher.Une tâche pas toujours évidente pour le jeune immigrant devenu Louis Muhlstock et qui se plaua bientôt à dire qu’il est né le même jour que Shakespeare, Prokofiev et Shirley Temple! Lorsqu’il décroche, en 1922, un premier emploi d’aide-comptable poiu l’International Wholesale Fruit Limited au coin des rues Peel et Saint-Antoine, on exige qu’il travaille le jour du sabbat, grave entorse aux principes religieux inculqués par son père.Mais puisqu’il tenait à cet emploi, il a dérogé à l’interdit.Le paternel en a été très attristé, mais, en homme sensé qui aime sa progéniture, il finira par se résigner.Pour s’intégrer à la nouvelle société dans laquelle il a décidé de vivre, Louis Muhlstock fera d’autres entorses à l’orthodoxie.«Je voulais bien respecter ma religion et me rendre à pied au travail le jour du sabbat, dit-il, mais j’habitais si loin, que j’ai fini par céder.» Louis n’a pas attendu qu’un érouv soit installé autour de son quartier poiu sauter dans le tramway de la rue Sherbrooke.Il s’abstiendra tout simplement d’en souffler mot poiu ne pas chagriner davantage son père.Ouverture d’esprit Toutes ces «incartades» ne feront pas de lui un démon ou un être dénaturé.Au contrafre.Son ouverture d’esprit lui vaudra de développer un talent que le respect d’une orthodoxie stricte ne lui aurait jamais permis d’atteindre.Elle lui permettra aussi de s’initier à toutes sortes de cultures et d’entretenir des amitiés dans toutes les couches de la société québécoise, canadienne et internationale.Saint-Denys Garneau, Norman Bethune, Louis Rasminsky (ancien gouverneur de la Banque du Canada qu’il avait connu en Europe en 1928) font partie de cette faune hétéroclite qu’il fréquente.Quand j’entrais chez lui, il pouvait aussi bien me proposer d’écouter de la musique indienne, esquimaude, classique, du fado ou encore du Glenn Gould.Il conservait des tonnes de lettres, des souvenirs, des caricatures, des cailloux, des morceaux d’écorce d’arbre couverts de mousse ou de champignons.Dans une petite boîte de métal vert, l’homme d’une sensibilité exacerbée rangeait des poèmes {Chrysanthème, Lilas, etc.) qu’il écrivait à la plume depuis les années 1980.Dans une autre boîte métallique, il conservait un chapeau de fourrure traditionnel juh.Entre tout ça, des centaines de nus féminins, magnifiques.«Je suis le peintre québécois qui a fait le plus de nus», se vantait-il en ajoutant que c’est à Montparnasse, durant un séjour de trois ans à Paris (de 1928 à 1931), qu’il y avait pris goût.J’aurais bien aimé le voir peindre.Mais il considérait son art comme un geste des plus intimes.«Je vous laisserai m’observer lorsque vous me permettrez d’entrer dans votre chambre à coucher quand vous faites l’amour!» Discret et à sa place, certes, mais pas un iota de fausse pudeur ne l’habitait.Lorsqu’une vieille voisine est venue lui demander s’il ne pouvait pas ajouter une jupe ou un bikini au nu qu’il lui avait vendu 30 ans plus tôt, il m’a conté avoir refusé net.Tolérant et sensible Il était tout sauf obscurantiste.Ce qui scandalisait vraiment la colombe de la rue Sainte-Famille, c’était la violence des hommes qui sévissait partout, peu importe le camp d’oû elle provenait.En dépit de ses origines orthodoxes, il vivait à des années-lumière de ses coreligionnaires ultraorthodoxes.Louis Muhlstock n’aurait jamais même pensé faire pression sur les autorités municipales pour interdire les maillots de bain dans les parcs.Ce n’est pas lui non plus qui a forcé le propriétaire du café Le Figaro (au coin des rues Fairmount et Hutchison) à retirer d’innocentes Vénus aux seins de béton qui ornaient la terrasse.Contrairement aux sectaires, il ne se serait jamais offusqué d’apercevoir de tout jeunes enfants nus dans une coiu par une journée de canicule.Au contraire, il se serait réjoui de voir la vie s’ébattre autoiu de lui.Mieux.Il en aiuait probablement profité pour les croquer sur le vif en quelques coups de crayon bien sentis.Louis dessinait tout le temps, partout.Dans l’autobus, en cachette, son crayon tressautait souvent sur un bloc-notes de papier blanc dissimulé sous son paletot.Même chez son frère oû il allait mqnger tous les soirs, il crayonnait devant la télé.À l’occasion, il me faisait voir des croquis faits la veille en écoutant le Téléjournal: Hubert Reeves, Lucien Bouchard, Nelson Mandela.Même Yasser Arafat, qu’il trouvait d’une laideur indescriptible, lui servait de modèle.Aujourd’hui, j’aimerais que ce soit Muhlstock lui-même qui puisse servir de modèle.Dénué de toute arrogance, il incarnait la tolérance, la sensibilité et l’ouverture siu les autres et sur le monde.Avec sa mort, j’ai perdu un ami unique.Le Québec, lui, se voit frustré d’un de ses grands peintres du XX® siècle.Quant à la communauté juive de Montréal, c’est un véritable Gandhi jdd-dish qu’elle voit disparaître.Crise au Parti québécois Danger : femme au pouvoir Les parcours des femmes parvenues aux hautes cimes des responsabilités sont semés d’embûches, et leur ascension est sous haute surveillance A ERANCINE LAVOIE Québec utour de la crise qui secoue le Parti québécois et sa chef Pauline Marois, on a fait silence jusqu’ici sur un aspect délicat des choses, car au Québec, bien sûr, le féminisme a fait des pas de géant Et pourtant.Tous les prétextes sont bons pour abattre la femme qu’est Pauline Marois, la forcer à renoncer, à rentrer dans ses terres.Et ce, depuis plus longtemps que les derniers et éprouvants épisodes et au-delà de tout ce qu’on pourra trouver pour expliquer les démissions fracassantes, les cruels manques de loyauté, l’absence douloureuse de solidarité! Il y a certes de sérieuses questions à débattre ces temps-ci, et les discussions ne touchent pas que le Parti québécois, même si la culture politique de ce dernier les a toujours encouragées.Les indépendantistes qui souffrent depuis longtemps de l’étapisme et de l’électoralisme ont tout à fait le droit de souhaiter un retour ferme à l’option de base du PQ, alors que la volatilité de l’électorat québécois exigerait de tous les partis plus de clarté et moins d’opportunisme popuhste.Derrière la plupart des réactions qui ont déclenché les dernières salves à l’égard de Mme Marois se profilent la soh inextinguible de pouvoir chez certains hommes et la mesquinerie de ces femmes qui refrisent d’accorder leur confiance à l’une des leurs.Les attaques tombent sur elle cette fois, mais était tout aussi discriminatoire, on s’en souviendra, le rejet d’André Boisclair.Qn a d’abord reproché à Pauline Marois ses vêtements et ses bijoux, sa prestance et sa fierté, taxées à tort de snobisme, son aisance financière aussi, laquelle devient admirable chez François Le-gaulL II a réussi, dira-t-on! Puis, voyant qu’elle continuait d’avancer, on est passé à un autre niveau.Si elle dénonce avec vigueur, dans son rôle de chef de l’opposition offi- cielle, des situations oufrancières ou abusives, on dira qu’elle est beaucoup trop agressive.Quand, par contre, elle s’exprime avec tact et douceur, on dit qu’elle défend mollement ses dossiers, sans conviction.L’un des reproches les plus cinglants que lui auront adressés ses faux amis, c’est d’avoir voulu imposer un encadrement rigoureux à ses députés! Doit-elle rester unhormément gentille devant le parti qui «tient le volant»?Restera-t-elle simplement attristée par les dérives de ses ex-collaborateurs à l’ego surdimensionné, dont les «beaux-pères» qui ont pourtant déjà joui du pouvoir?De-meurera-t-elle indhférente aux velléités de celui qui, reniant ses anciennes croyances, grappille sans scrupule dans les meilleures idées des partis adverses?Pourquoi n’ont-ils pas choisi, les uns et les autres, de travailler à l’intérieur du parti qui les avait accueillis, cherchant l’unité plutôt que la division?Poser la question ramène in- évitablement au propos de ce texte.Après des années de luttes féministes, il est encore difficile pour une femme de se maintenir au sommet, même si certaines semblent heureusement mieux s’en tirer.De nombreuses études sociologiques l’affirment d’ailleurs: les parcours des femmes parvenues aux hautes cimes des respon-sabifrtés sont semés d’embûches, et leur ascension est sous haute surveillance.Ce qui endi^era à la longue, souhaitons-le, le flot des malveillances à son égard, c’est la dignité et la détermination de Pauline Marois.Forte de l’appui de la majorité des membres de son parti, elle acceptera, c’est tout à son honneur, de faire sans complaisance les compromis et les rapprochements qui s’imposent Une femme au pouvoir?Qui, pourquoi pas, enfin! Pauline Marois a tout ce qu’il faut de savoir-faire et d’expérience pour devenir la première femme première ministre du Québec, une victoire considérable et symbolique en Amérique du Nord.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l’information), Marie-Andree Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair-Cinno (general), Jeanne Corriveau (affaires municipales, JMontreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quehec)Y^\&ci D&g^s&(societe)Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Carohne Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude RiouxSoucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) , information politique Michel Dav\A(chroniqueur), Helene Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côte (correspondants parlementaires a Ottawa), P‘irAo\n& RobitaïUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Alec Castonguay et Kathleen Levesque (reporters) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gerard Berube (adjoint au directeur de l’information), François Desjardms, Eric Desrosiers et Alexandre Shields (reporters'), Gerald DaUaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy 'Ta\\[ei&r (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thematiquesf, Emilie Eohe-Boivm (pupitre') , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Erappier, Étienne Plamondon-Emond (commis internet) , Amehe Gaudreau (secretaire a la redaction), Genevieve Tremblay et Sophy Lambert-Racme (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Pare (directeur), Manon Derome ({Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Stephanie Deziel, Amel Elunam, Véronique Langlois, Sunon Lanoie, Amehe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RamviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Obvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Morm, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(RaxiseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Carohne Sunard (responsable service a la clientèle), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathalie Eihon, Marie-Lune Houde-Brisebois ,Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Celme Euro y, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Page, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR, LE LUNDI 12 SEPTEMBRE 2011 ACTUALITES SOUVENIR SUITE DE LA PAGE 1 avions ou Teffondrement des deux tours.Des enfants des victimes ont aussi adressé quelques mots à leurs parents.C’est le cas de Peter Negron, 21 ans, dont le père travaillait au 88e étage de la tour nord du World Trade Center.Le jeune homme a déclaré que, pendant la décennie qui a suivi les attaques, il a transmis à son petit frère les leçons apprises de son défunt père.«J’espère avoir rendu mon père fier de ce que mon frère et moi sommes devenus.Tu me manques tellement, papa.» Le maire de New York, Michael Bloomberg, a résumé le sentiment de plus d’un lorsqu’il a affirmé que ce 11 septembre 2001 avait transformé un «matin au ciel parfaitement bleu» en «la plus noire des nuits».Le monument et l’esplanade commémoratifs de Ground Zero ont été inaugurés et sont désormais ouverts au public.Shanksville et le Pentagone Le président Obama s’est ensuite rendu à Shanksville, en Pennsylvanie, où quelques milliers de personnes se sont déplacées pour commémorer les événements du 11-Septembre.Le vol 93 s’est écrasé à 10h03 dans un champ de cette ville, plutôt que sur le Capitole, cible des terroristes.Les passagers ont réussi à détourner l’avion.Les participants à la cérémonie scandaient des «USA! USA!» patriotiques.L’ancien gouverneur de Pennsylvanie et premier secrétaire à la Sécurité intérieure des Etats-Unis, Torn Ridge, les a remerciés lors de l’inauguration d’un monument commémoratif fait de marbre blanc.«Je pense que votre présence aujourd’hui signifie beaucoup pour les familles, peut-être autant que le monument lui-même, a dit M.Ridge.Cet endroit n’est comparable à aucun autre, parce que les exploits réalisés à bord du vol 93 n’étaient pas comme les autres.» En après-midi, Barack Obama s’est rendu au Pentagone pour une dernière cérémonie.Un avion s’est écrasé à 9h37 sur le bâtiment le 11 septembre 2001.C’est là, au quartier général de la défense américaine, qu’un hommage a été rendu hier aux 6200 soldats qui ont péri dans les guerres d’Irak et d’Afghanistan qui ont suivi le 11-Septembre.«Jamais dans l’histoire les Etats-Unis n’en ont-ils demandé autant d’une force entièrement volontaire», a déclaré le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden.«Je peux dire sans crainte de me tromper, et sans être accusé d’exagérer, que la génération du 11-Septembre est l’une des plus grandes que notre pays ait jamais produites.Et cette génération est née ici, le 11 septembre 2001.» Lors du Concert de l’espoir tenu à Washington en soirée, le président américain a affirmé que «rien ne peut briser la volonté» des Américains quand ils sont unis, pas même le terrorisme.Il a ainsi livré un message d’espoir, disant que la foi dans les Etats-Unis n’a été que renforcée par les épreuves.«Ces dix dernières années racontent une histoire de rebond.Le Pentagone est réparé et rempli de patriotes travaillant avec le même but.Shanksville est le théâtre d’amitiés nouées entre les habitants de ce village et les familles de ceux qui y ont perdu des êtres àiers.New York reste une capitale des arts et de l’industrie, de la mode et du commerce.» Le public du Kennedy Center s’est levé pour l’applaudir.La journée s’est ainsi terminée en musique, avec des vedettes comme Alan Jackson et Patty LaBelle.Haute surveillance Les cérémonies, les déplacements du prési- i JASON REED REUTERS Une cérémonie émouvante s’est déroulée hier au Pentagone, quartier général de la défense américaine, où un appareil d’American Airlines piloté par des terroristes s’est écrasé le 11 septembre 2001.JEEE SWENSEN GETTY IMAGES/AGENCE ERANCE PRESSE A Shanksville, en Pennsylvanie, un hommage a été rendu hier aux victimes du vol 93, de United Airlines.Les terroristes visaient le Capitole, mais les passagers avaient réussi à détourner l’appareil, qui était tombé dans un champ.dent et les aéroports étaient sous haute surveillance hier, alors que les autorités craignaient un nouvel attentat au moment des commémorations.Deux chasseurs E-16 ont décollé d’urgence hier en après-midi pour escorter un appareil qui allait se poser à New York, causant l’émoi dans la Grosse Pomme.Il s’agissait d’une fausse alerte.Les autorités chargées de la sécurité du président américain ont toutefois indiqué enquêter sur le cas de menaces inscrites hier sur la page Eacebook de la Maison-Blanche.Ce sont plutôt les militaires américains en Afghanistan qui ont été victimes d’une attaque le week-end dernier: 77 militaires ont été blessés dans un attentat suicide samedi.Revendiquée par les talibans, l’attaque a aussi fait 14 blessés et quatre morts chez la population civile.L’ambassadeur américain Ryan Crocker a défendu la légitimité de la présence américaine dans le pays, lors d’une cérémonie à Kaboul, hier.«Certains sont revenus en se demandant pourquoi nous sommes toujours là.Le combat est long, les gens sont fatigués.La raison est simple: al-Qaïda n’est pas en Afghanistan, et ce, parce que nous sommes là.» Le Devoir D’après Reuters, VAgence France-Presse et VAssociated Press GÉNIE SUITE DE LA PAGE 1 Parfois affligés par des manifestations de la maladie mentale, ces chefs seraient paradoxalement bénis par les qualités psychologiques qu’elle leur confère.Tordu?Pas si l’on retire le stigmate accroché à la maladie mentale ou aux traits de personnalité hors normes, estime M.Ghaemi.«Si quelqu’un est dépressif on présumera qu’il ne peut être un bon leader.Nous devons aller au-delà de ce préjugé.Le lien entre être sain, dans la moyenne, et être nécessairement un bon leader, est erroné.» Les inquiets craignant de voir des géants de l’histoire déboulonnés peuvent se rassurer, dit-il, car «ça ne leur enlève pas du tout leur grandeur.Ça en fait des héros humains et non des superhéros.Ça explique leur grandeur de façon humaine et non de manière idéalisée à l’excès».Une empathie hors du commun Hanté par des idées noires, voire suicidaires, le personnage politique dépressif n’est pas animé par l’optimisme et l’idéalisme qui peuvent habiter l’être humain «normal» et qui lui donnent cette illusion de contrôle sur sa vie et son environnement, indique Nassir Ghaemi, études à l’appui.Rompu à la souffrance et, souvent, à l’échec, il aurait également tendance à développer une empathie hors du commun qui lui permet de bien «lire» le monde qui l’entoure.l’ennemi en temps de guerre, par exemple.Voilà notamment le bipolaire Winston Churchill, poursuivi par son «chien noir», comme il appelait la dépression, saisir les intentions d’Hitler et annoncer le pire avec prescience dès 1930, pendant que le mentalement sain Neville Chamberlain se fourvoyait complètement sur les intentions du Eührer en signant la désastreuse «paix» de Munich en 1938.Le politique à personnalité «hyper-thymique» se démarque quant à lui par son niveau élevé d’énergie, sa grande libido, son workaholisme, son sens de l’humour, son goût du risque, son extroversion, sa sociabilité et son ambition marquée, écrit Nassir Ghaemi.Voilà par exemple John E Kennedy, ou encore le très énergique Eranklin Roosevelt, qui a vaincu la polio dans la trentaine avancée et traversé la pire crise économique de l’histoire américaine et la Seconde Guerre mondiale.Le psychiatre se penche aussi sur le politicien présentant des symptômes légers de manie, qui voit ainsi sa créativité et son énergie exceptionnellement rehaussées.Revoilà donc Churchill surmontant ses propres épisodes de dépression sévère pour commettre 43 livres en 72 volumes et assumer de façon magistrale ses fonctions de ministre et, surtout, de premier ministre, dans les moments les plus périlleux du siècle.Evidemment, il n’est pas ici question de maladie mentale extrêmement sévère ou mal traitée.«La maladie mentale ne signifie pas être simplement aliéné, déconnecté de là réalité, psychotique, s’empresse de préciser le psychiatre dans les premières pages de son livre.Les troubles men- Le psychiatre américain Nassir Ghaemi taux les plus communs n’ont habituellement rien à voir avec la pensée et renvoient plutôt à des humeurs anormales: dépression ou manie.» Trop normal A côté d’eux, les leaders «normaux», trop normaux, échouent souvent en temps de crise, observe le psychiatre.Il cite en exemple George W.Bush et Tony Blair qui, par manque de réalisme, d’empathie et de créativité, se sont entêtés après le 11-Septembre à mener une guerre aventureuse en Irak.Et Barack Obama^ «Aux élections de 2008, alors que les Etats-Unis se préparaient à une grave crise économique et menaient deux guerres de front, les électeurs se sont tournés vers le plus calme et le plus mentalement stable des candidats, répond Nassir Ghaemi.[.] Malheureusement, dans nos démocraties, nous recherchons des dirigeants qui sont dans la moyenne, auxquels on peut s’identifier.La question fondamentale est devenue: est-ce que je prendrais une bière avec ce chef d’Etat?C’est exactement la mauvaise façon de le choisir.Nous devrions plutôt opter pour des leaders qui ne ressemblent pas à tout le monde, qui ne sont pas conformistes.» Les dirigeants «normaux» peuvent très bien agir en temps.normal, insiste le psychiatre.Mais les personnes malades ou «anormales» seraient de mise en périodes anormales.«En temps de paix, écrit-il, ce sont nos patients; on les gouverne.En temps de crise, ce sont eux qui nous gouvernent.» Le Devoir CLIMAT SUITE DE LA PAGE 1 aider à y faire face en adaptant rapidement leurs infrastructures à ces nouvelles menaces.Pourtant, pour eux, dit-elle, l’urgence, c’est de faire face à la menace climatique, pas de lutter contre elle en réduisant une contribution déjà totalement marginale.La semaine dernière, un câble diplomatique provenant du consulat des Etats-Unis, publié par WikiLeaks, rapportait que l’argent investi par de ^andes firmes occidentales dans des projets de réductions de gaz à effet de serre en Inde avait financé des projets qui se seraient faits de toute façon.En somme des investissements qui n’ont en rien bénéficié au climat, mais seulement à quelques capitalistes bons vendeurs.Plusieurs représentants de la société civile des pays en développement réclament par ailleurs que les pays occidentaux leur octroient de «l’argent neuf» et non des budgets déjà votés, auxquels on accole une étiquette verte.«On ne veut pas de prêts non plus, mais des dons» en compensation pour les dommages climatiques attribuables au développement des pays riches.Et on veut que cet argent soit rapidement orienté vers les problèmes particuliers des régions les plus menacées, au moyen, par exemple, de Eonds d’aide régionaux, plutôt que par les grands programmes de la Banque mondiale.Pour Vitalice Meja, de Reality for Aid Africa, «les règles bureaucratiques actuelles empêchent plusieurs pays aux prises avec des problèmes concrets d’obtenir des fonds à cause des règles souvent inappropriées des programmes onusiens ou de la Banque mondiale.Ces programmes n’utilisent pas assez le savoir et les modes d’intervention des communautés de nos pays.Déplus, le Eonds global pour le climat devrait cesser d’être d’abord une occasion d’affaires chez nous pour les grandes sociétés commerciales des pays développés».Une étude publiée il y a quelques jours par Bodo EUmers, du groupe Eurodad, décortique la manière dont les fonds «climatiques» sont dépensés.On y apprend que la moitié des 69 milliards (US) consacrés à ces programmes servent d’abord et avant tout à des achats d’équipements et de services dans des pays extérieurs à ceux qu’on veut en principe aider.Cette aide, qui fait appel en ^ande partie aux experts de pays occidentaux, serait de 15 à 40 % plus chère que si les mêmes services étaient demandés à des entreprises ou à des consultants locaux.En 2008, selon cette étude, 67 % des sommes allouées par la Banque mondiale à ces fins ont été réservées aux firmes de 10 pays majeurs.Et quand les pays donateurs s’entendent avec le pays bénéficiaire sur un projet précis, ils exigent généralement une plus grande libéralisation des systèmes d’achats ou des services publics, ce qui leur ouvre un marché facile à dominer en raison de leurs moyens.Certes, reconnaît cette étude, l’aide aux pays en développement a augmenté considérablement en 10 ans, passant de 54 milliards en l’an 2000 à 129 milliards en 2010.Mais on est toujours loin, souligne-t-elle, du 0,7 % du PIB des pays donateurs, soit la cible officielle de l’ONU.Inquiétudes au sujet de Rio+20 D’autre part, plusieurs groupes environnementaux et sociaux ont fait état hier de leurs craintes de voir l’énorme conférence internationale de Rio-K20, en juin prochain, dominée par la logique du néolibéralisme alors qu’elle devrait devenir le lieu d’une redéfinition en profondeur d’une «économie verte», par et pour la société civile, au lieu de consacrer la récupération, déjà en partie avérée, du concept de «développement durable» par une économie qui devient sa propre finalité.Cette troisième édition du Sommet de la Terre, après les conférences de Rio en 1992 et de Johannesburg en 2002, sera consacrée au «développement durable» et non à l’environnement, une problématique qui se retrouvera placée entre celles du développement social et du développement économique.Pour plusieurs écologistes, dont le directeur de Greenpeace international, Kumi Naidoo, lui-même ancien directeur général de CIVICUS, le danger d’éviter à Rio en juin prochain un véritable bilan des grands enjeux environnementaux — biodiversité et climat — est non seulement une erreur, mais une sorte de démission devant des problèmes dont la gravité et la non-résolution aggravent la pauvreté, la misère et la marginalisation de la société civile qui veut les résoudre en priorité dans le cadre d’une définition claire de la «justice climatique».Selon ce concept, de plus en plus défendu dans les pays en développement, ce sont les pays développés, qui représentent 20 % de la population mondiale, mais qui sont responsables de 75 % de l’accumulation historique des gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre, qui doivent payer pour minimiser les impacts des changements climatiques dans les pays pauvres.De plus, ont souligné plusieurs, les organismes sociaux et environnementaux qui composent la société civile ont peu d’influence présentement sur l’élaboration du contenu de Rio-K20 dans le processus onusien, car leurs forces sont fragmentées et peu coordonnées en comparaison des forces économiques et politiques traditionnelles.Le Devoir Rectificatif Dans l’encadré accompagnant l’article de Lisa-Marie Gervais en page A 8 de l’édition des samedi 3 et dimanche 4 septembre, il aurait fallu lire que l’Université Concordia a connu une augmentation de 10 % de son nombre d’étudiants étrangers, et non de 1 %.Nos excuses.LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 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imprime par Imprimerie Mirabel Inc 12 800 rue Brault St Janvier de Mirabel Quebec division de Québécor Media 612 rue Saint Jacques Montreal qui a retenu pour la region de Quebec les services de de Corporation Sun Media 612 rue Saint Jacques Montreal —Enregistrement n° 0858 Depot legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec 2007
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