Le devoir, 24 septembre 2011, Cahier A
Le Musée des beaux-arts de Montréal revu et corrigé Cahier Culture Art Spiegelman L’humanité en cases pour la décoder Cahier Livres www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.CII N°217 LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 2,63S+taxes=2,99 Crise démocratique AU Québec Faudrait-il abolir les partis politiques ?Le fil rouge qui relie les 1001 manifestes, «nouveaux mouvements» et essais politiques actuels est une commune méfiance, voire une haine envers les partis politiques.Mais la démocratie peut-elle s’en passer?ANTOINE ROBITAILLE Québec — «Revoir notre démocratie et notre culture politique», rien de moins.Tel est le «mandat d’initiative» qu’a réclamé le député péquiste de Labelle, Sylvain Pagé, mercredi en Chambre.Après avoir déposé son rapport «Pour une nouvelle culture politique», il a interpellé le VOIR PAGE A 12: CRISE ¦ Autres textes en pages A 6 et A 7 ILLUSTRATION TIFFET ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR CORRUPTION ET COLLUSION Duchesneau souhaite la tenue d’une enquête ¦ À lire en page A 3 INDEX Actualités.A3 Annonces.C 11 Avis publics C 10 Bourse.C 4 Carrières.C 6 Décès.C 11 Economie.Cl Éditorial.B 4 Idées.B 5 Monde.C 7 Mots croisés.D 5 Météo.C 4 Perspectives.B 1 Rencontres.D 4 Sports.C 11 Sudoku.D 5 AGENCE FRANCE-PRESSE Mahmoud Abbas (à droite) a solennellement exposé hier la demande d’adhésion de la Palestine à l’Organisation des Nations unies, demande jugée prématurée par le premier ministre d’Israël, Benjamin Nétanyahou.Demande historique des Palestiniens ¦ Abbas demande l’adhésion complète de la Palestine à l’ONU ¦ Les Palestiniens doivent d’abord prendre au sérieux les inquiétudes d’Israël en matière de sécurité, répond Nétanyahou ¦ Le Quartette invite les deux parties à négocier directement MARCO BELAIR-CIRINO Faisant fî des avertissements, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a solennellement exposé hier la demande d’adhésion de la Palestine à l’Organisation des Nations unies (ONU), faisant bondir le Quartette pour le Proche-Orient, qui a mis moins de quatre heures pour soumettre une offre détaillée de reprise du dialogue entre les Israéliens et les Palestiniens.Malgré les pressions exercées par Tel-Aviv et Washington pour tenter de l’en dissuader.Mahmoud Abbas a remis, à llh46, une lettre au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le priant de transmettre la demande de reconnaissance de l’État palestinien au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale.Puis, après avoir gagné l’estrade de la salle de l’Assemblée générale sous des applaudissements nourris, il a déclaré: «En tant que président de l’État palestinien et président du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, j’ai présenté à Son Excellence Ban Ki-moon, secrétaire «Le soutien des nations du monde à notre action signifie une victoire du bien, de la justice, de la liberté et du droit international» — Mahmoud Abbas général des Nations unies, une candidature d’adhésion de la Palestine sur la base des frontières du 4 juin 1967 et avec Jésuralem-Est pour capitale en tant que membre à part entière de l’ONU» «Le soutien des nations du monde à notre action signifie une victoire du bien, de la justice, de la li- berté et du droit international», a-t-il ajouté, alors que des milliers de personnes en liesse s’étaient rassemblées notamment sur la place principale de la ville cisjordanienne de Naplouse pour regarder son allocution sur un écran géant.D’autre part, M.Abbas n’a pas manqué de dénoncer la poursuite de la colonisation israélienne sur les terres revendiquées par les Palestiniens.Le feu vert à la colonisation, qui «est responsable de l’échec persistant des tentatives successives pour sauver le processus de paix [.], menace la structure de l’Autorité palestinienne et risque même de mettre un terme à son existence», a-t-il mis en garde.De son côté, le premier ministre d’Israël, Benjamin Nétanyahou, qui a pris la parole après VOIR PAGE A 12: PALESTINE Dure semaine sur les marchés Le FMI sonne l’alarme Toronto aux portes d’un marché baissier ERANÇOIS DESJARDINS Les nuages pèsent encore lourd.Après la dégelée boursière de jeudi, les marchés ont repris leur souffle hier, mais le répit a été bref.A Washington, où sont réunis les ministres des Finances du G20, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a profité d’une tribune de choix pour laisser planer le spectre d’une «phase nouvelle et dangereuse».Alors que les grandes places boursières européennes ont terminé la séance en territoire positif, reprenant une partie des pertes subies la veille, Wall Street est demeurée au beau fixe.A VOIR PAGE A 12: EMI 1 REUTERS «Que souhaitons-nous?Notre objectif doit être une croissance solidaire et créatrice d’emplois.Mais aujourd’hui nous risquons de perdre la bataille de la croissance.Compte tenu des nuages sombres qui s’amoncellent sur l’Europe et de l’énorme incertitude aux États-Unis, nous risquons de voir la demande mondiale s’effondrer.Il ne saurait y avoir de tâche plus urgente», dit Christine Lagarde.HILIPPE LAGUE samedi I il H Rediffusion DIMANCHE 16 H AUJOURD'HUI La rentrée parlementaire avec Chantal Hébert, le téléthon-escortes 1 de Silvio Berlusconi, et Charles Tisseyre participe à la corrida.Réalisation: Sylvie Dignard FM PREMIERE CHAINE Radio-Canada.ca/semaineprochaine m8ù ISP 75 77831302834839 Audi Vorsprung durch Technik PLUS Légère.PLus rapide.La toute nouveLLe Audi A6.La technologie Audi ultralégère combine la légèreté de l'aluminium avec La force et la robustesse de l'acier pour créer une carrosserie pesant 30 kg* de moins que sa prédécesseure.Une carrosserie qui rend la nouvelle A6 considérablement plus athlétique, plus agile et plus manœuvrable, tout en Lui procurant une meilleure accélération.Inscrivez-vous dès aujourd'hui au programme Expérience de conduite Audi et découvrez la nouvelle Audi A6.audidrivingexperience.ca IN A 6034 À partir de 58 800 $t © Audi Canada 2011.*Basâ6 sur la réduction de poids du nouveau châssis hybride aluminium-métal 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LE DEVOIR LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 A 3 ACTUALITES lundi au vendredi 7hOOA WWW.RADIOVM.COM INDUSTRIE DE LA CONSTRUCTION Duchesneau propose une enquête à huis clos LIA LEVESQUE Dans un extrait de l’émission Tout le monde en parle qui sera diffusée demain à Radio-Canada, Jacques Duchesneau a réitéré qu’il était toujours favorable à une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction, mais il estime qu’il pourrait y avoir une solution transitoire.«Avant même d’accepter mon poste, j’étais en faveur d’une commission d’enquête.Je suis encore pour une commission d’enquête.Est-ce qu’on doit aller vers une commission d’enquête publique tout de suite?Non.Je pense qu’il y a un moyen terme entre les deux, soit une commission d’enquête qui pourrait être menée par trois juges qui vont entendre à huis clos ce que les gens ont à dire», a-t-il dit lors d’un extrait de l’émission diffusé hier par Radio-Canada.Rencontre avec Pierre Moreau Par ailleurs, le patron de l’Unité anticollusion, Jacques Duchesneau, rencontrait hier le ministre des Transports, Pierre Moreau.Au sortir de cette rencontre, il s’est dit persuadé que son rapport a été cette fois pris au sérieux et que des mesures correctrices seront bel et bien apportées aux problèmes qu’il a soulevés.La semaine dernière, le pre- ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Après une rencontre avec le ministre des Transports, Pierre Moreau, Jacques Duchesneau s’est dit hier persuadé que son rapport a été cette fois pris au sérieux et que des mesures correctrices seront hel et bien apportées aux problèmes qu’il a soulevés.mier ministre Jean Charest avait semblé prendre à la légère le rapport, l’apparentant à des «allégations» et avait avoué qu’il ne l’avait même pas lu.Il s’est depuis repris, et l’a lu.MM.Moreau et Duchesneau ont rencontré la presse, hier à Montréal, après leur entretien sur le contenu du rapport de l’Unité anticollusion et les recommandations qui étaient adressées au ministère des Transports pour améliorer les choses.De hauts fonctionnaires du ministère participaient aussi à la rencontre.Toutefois, ni M.Duchesneau ni M.Moreau n’ont voulu préciser quels correctifs seraient ap- portés.Le ministre a promis de convoquer la presse pour énoncer ces mesures «le plus rapidement possible».«J’ai toujours dit que le rapport de l’Unité anticollusion n’était pas une fin en soi, mais un début, et je pense que le début a commencé ce matin, a dit M.Duchesneau.Des 45 pistes de réflexion que nous avons soumises [les 45 recommandations de son rapport], plusieurs ont été abordées ce matin.Donc, un train de mesures devrait être mis sur pied incessamment.On s’en va dans la bonne direction.» «Ils sont déterminés dans leur volonté de trouver des solutions aux problèmes», a-t-il commenté en anglais.Perte d’expertise au ministère Le rapport Duchesneau faisait état de plusieurs problèmes, notamment la perte d’expertise au sein du ministère des Transports au proht des firmes privées de génie-conseil, qui offrent de meilleures conditions de travail.De plus, les firmes privées embauchent des ingénieurs retraités du ministère, qui se retrouvent ensuite devant des collègues moins expérimentés pour les superviser au nom du ministère.«Tout se passe comme si le ministère avait pour ainsi dire autorisé un transfert de compétences vers le secteur privé, sans toutefois s’assurer de conserver suffisamment d’expertise pour gérer adéquatement son réseau», écrivait M.Duchesneau dans son rapport.Le ministre Moreau a nié cette affirmation.«Ce n’est pas exact que le ministère ne l’a plus», a-t-il lancé, ajoutant que son ministère avait été exclu de la politique gouvernementale voulant qu’il faille deux départs à la retraite pour justifier une embauche.Le rapport Duchesneau recommande à ce chapitre la mise sur pied d’un programme de rétention des employés.Interrogé sur sa volonté d’embaucher des ingénieurs, le ministre Moreau n’a pas voulu s’engager pour le moment.M.Duchesneau a admis en anglais qu’il a découvert une situation «pire que ce que je pensais» en faisant enquête pour rédiger ce rapport.Lui qui a dirigé le Service de police de Montréal s’est néanmoins montré optimiste, affirmant que «tout peut être combattu» si la volonté y est.Le rapport Duchesneau recommande également d’encourager la participation des bureaux d’ingénieurs et des entreprises de construction de petite et de moyenne tailles «afin de leur permettre de gagner en expertise et d’insuffler un peu plus de concurrence dans les marchés».M.Duchesneau a pris la peine de souligner, au cours de sa rencontre avec la presse, que ceux qui avaient le plus collaboré à son enquête étaient justement les employés du ministère des Transports.«Ils sont les bons, pas les méchants», s’esfil exclamé en anglais.La Presse canadienne François Legault inspire les libéraux en prévision de leur congrès ROBERT DUTRISAC Québec — Le Parti libéral du Québec a dévoilé, hier, des propositions, en vue de son prochain congrès, qui semblent directement s’inspirer des idées de François Legault en éducation, un volet dont s’est chargé le transfuge adéquiste Simon-Pierre Diamond.Le président du PLQ, Marc Tanguay, a parlé, hier en conférence de presse, de «vases communicants» tout en soulignant le travail des centaines de militants libéraux qui a mené à la rédaction des 76 propositions contenues dans le document thématique du 3T congrès du parti, qui aura lieu du 21 au 23 octobre à Québec.«On dépasse largement l’influence de M.Legault», a soutenu Marc Tanguay.C’est ainsi que le PLQ propose aujourd’hui d’évaluer les écoles par la performance des élèves du primaire et du secondaire grâce à une épreuve annuelle du ministère en français et en mathématique.En comparant les résultats des élèves, on établirait la performance relative des écoles «après pondération des facteurs socioéconomiques».L’école non performante aurait davantage d’argent sous forme de ressources additionnelles et l’école per- formante serait récompensée en espèces, a expliqué Simon-Pierre Diamond, qui a donné l’assurance que François Legault ne l’avait pas inspiré.En avril dernier, la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ) de François Legault avait pourtant proposé d’instaurer des évaluations annuelles pour tous les élèves dès la première année afin de mesurer les résultats des différentes écoles «selon le milieu socioéconomique de leur clientèle».Qn le voit: il n’y a pas de droits d’auteur qui s’appliquent aux idées politiques.La CAQ prône aussi l’abolition des commissions scolaires pour les remplacer par des directions régionales, tout en accordant plus d’autonomie aux directions des écoles.Le PLQ va presque aussi loin en préconisant de laisser plus d’autonomie aux écoles tandis que les commissions scolaires seraient maintenues mais réduites comme peau de chagrin.Leur budget de fonctionnement serait diminué de moitié: 100 millions par an pendant trois ans, pour une coupe récurrente de 300 millions.Des propositions de son cru Naturellement, le PLQ y va aussi de propositions de son cru.Alors que le gouvernement Charest a juré de maintenir le tarif journalier des garderies à 7 $ — après l’avoir augmenté de 5 $ à 7 $ —, les militants libéraux ouvrent la porte à une contribution de 10 $, une somme qui serait indexée par la suite.Cette hausse représente un revenu annuel de 300 millions pour l’Etat, mais seulement 20 % du coût du service, a-t-on précisé.Simon-Pierre Diamond estime que le gel des tarifs est «excessivement néfaste» et qu’il conduit à des «chocs tarifaires».L’ancien député s’est dit conscient du prix politique associé à une telle mesure.«Dans le passé, le Parti libéral n’a jamais eu peur de prendre des décisions non plus lorsqu’elles étaient nécessaires», a-t-il fait valoir.Nulle part dans le document de consultation intitulé «Canaliser les énergies du Québec» il n’est question du sujet de l’heure au Québec, la collusion et la corruption dans l’industrie de la construction.Marc Tanguay a expliqué en substance que le gouvernement Charest avait pris toutes les mesures nécessaires pour éradiquer le phénomène.De même, est absente du cahier la proposition de la Commission-Jeunesse du PLQ qui souhaite que les dispositions antibriseurs de grève s’appliquent aux travailleurs à distance afin d’éviter les interminables lockout, comme celui dans lequel ont été entraînés les employés du Journal de Montréal.La présidente de la Commission-Jeunesse, Maripier Isabelle, est apparue comme par enchantement au terme la conférence de presse pour confirmer que les jeunes libéraux présenteront un amendement afin que leur proposition soit débattue.Dans le volet portant sur les relations du Québec avec le reste du Canada et le monde, les libéraux proposent de «prendre tous les moyens» afin que soit maintenu le poids du Québec à la Chambre des communes.Responsable de ce volet, l’ancien ministre Benoit Pelletier a tempéré considérablement la portée de cet engagement, précisant que le recours à un référendum ou à des gestes unilatéraux comme celui de retenir les impôts payables à Qttawa étaient carrément exclus.Il a parlé de moyens «raisonnables» qui s’inscrivent dans la conviction fédéraliste.Enfin, le document a repris une proposition de la Commission-Jeunesse de transformer le Sénat canadien en une Chambre des provinces.Le Devoir Nous pouvons tout restaurer.parfois même les cœurs brisés.Restauration : Tableaux, porcelaine, cristal et verre, ivoire, albâtre, pierre à savon, marbre.Restauration de poupées.MONSIEUR J Depuis 1953 Réparation : Chandeliers, lustres, lampes, boîtes à musique, argenterie, bronze.Mécanismes, cadrans émaillés et boîtiers d’horloges de qualité.Réparation, finition et vernis français de petits meubles en bois.Spécialistes surplace EXPOSITION D’ART ET D’ANTIQUITÉS Tante Sadie Le dimanche 2 octobre 2011 de lOh à 18h Ruby Foo’s Hotel—7655, boni.Décarie, Montréal (entrée gratuite) www.themrfixit.com 514484-8332 4652, bouL Décade, Montréal CAMPUS DURABLE ANNil INIUMATIOMAU Mf VeilTS FORÊTS QUÉBÉCOISES: LES DÉFIS DE LA GOUVERNANCE D'HIER À AUJOURD'HUI Après les thèmes de l'eau et de la biodiversité, l'Institut EDS de l'Université Laval et le Musée de la civilisation de Québec, en coilaboration avec la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, sont fiers de présenter ce troisième cycle de conférences dans le cadre de l'Année internationale des forêts.Cycle de conférences sur les forêts Musée de la civilisation.Auditorium Roland-Arpin, 19 h30 à 21 h30 Mardi 27 septembre 2011 La gestion forestière au Québec: une histoire à raconter Luc Bouthillier, professeur è la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatigue de l'Université Laval Mardi 25 octobre 2011 Les Premières nations et le territoire forestier Organisée en partenariat avec i'institut de déveioppement durabie des Premières nations Jean-Philippe Vincent, ingénieur forestier et directeur adjoint au Conseil de la Nation huronne-wendat Mardi 29 novembre 2011 La foresterie, une science de l'environnement?Robert Beauregard, doyen de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l'Université Laval Porte-parole de l'AlF à Québec Ces cycles de conférences sont diffusés au Canal Savoir.Institut EDS Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société de l'Université Laval MUSÉE DE LA civmsAnoN Québec Ei UNIVERSITÉ LAVAL FacuHÉ de fotestale, de géographie et de géomatique A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 ACTUALITES Sylvie Roy exige des excuses publiques de la part de MacMillan Le ministre a traité en Chambre la députée adéquiste de « grosse crisse » MARTIN OUELLET Québec — Traitée de «grosse crisse» en Chambre, la députée adéquiste Sylvie Roy a exigé hier des excuses publiques de la part du ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan.Elle reproche au député de Papineau de s’acharner sur elle en l’injuriant chaque fois que l’occasion se présente.Le dernier incident en date est survenu jeudi à l’Assemblée nationale pendant un échange entre Mme Roy et le ministre en titre des Transports, Pierre Moreau.M.MacMillan, qui n’appréciait pas les questions embarrassantes de la leader parlementaire de l’ADQ sur l’attribution de contrats publics, lui a lancé: «Tu devrais t’informer avant de parler.Grosse crisse.» Le député de la région de l’Outaouais se croyait à l’abri des micros, mais ses commentaires injurieux ont été captés par celui de M.Moreau, son voisin et supérieur hiérarchique.Dans ses petits souliers, M.MacMillan a trans- mis hier une lettre d’excuses à la députée Roy dans laquelle il reconnaît que les propos tenus «ont pu être offensants» et «n’avaient pas leur place» à l’Assemblée nationale.«J’ai exprimé lors de la période de questions du 22 septembre dernier des propos inacceptables à votre endroit Je tenais à m’en excuser», écrit le ministre dans sa missive avec copie conforme au président de l’Assemblée, Jacques Chagnon.«S’il nous arrive de ne pas être d’accord les uns Il faut en finir, a-t-elle fait comprendre, avec la culture «d’intimidation» qui règne parmi la députation libérale avec les autres lors de nos débats à l’Assemblée nationale, je demeure toutefois conscient que nous devons garder un climat serein dans l’exécution de nos travaux.Nous devons éviter de nous adresser des attaques personnelles», ajoute-t-il.Cette simple lettre est cependant loin de satisfaire Mme Roy, qui dit en avoir assez de subir les attaques personnelles du ministre de l’Outaouais.«Ce n’était pas la première fois qu’il me crie des noms.Il m’a déjà traitée de vache, il me crie des noms à peu près à chaque fois que je me lève [en Chambre], c’est systématique», a dénoncé la parlementaire adéquiste.Mme Roy réclame de M.MacMillan qu’il présente des excuses publiques au Salon bleu de l’Assemblée nationale.11 faut en finir, a-t-elle fait comprendre, avec la culture «d’intimidation» qui règne parmi la députation libérale.Nombre d’élus de l’opposition, et surtout des femmes, ont suffisamment goûté à cette médecine, a relaté la députée.«Quand nous étions à l’opposition officielle, il y avait des collègues, surtout des femmes, qui étaient déstabilisées [par les insultes] et prenaient ça personnel.Des députés, qui ne le sont plus, ont trouvé ça difficile de subir ces attaques personnelles», a-t-elle raconté.Mme Roy refuse néanmoins d’interpréter l’attitude belliqueuse de M.MacMillan à son endroit comme ime forme de misogynie.Elle y voit davantage im comportement «grossier et enfantin».Vives tensions Cet épisode peu édifiant illustre combien les tensions sont vives à l’Assemblée nationale depuis la rentrée parlementaire, mardi dernier.Plus que jamais, le gouvernement libéral est la cible des tirs groupés de l’opposition en faveur d’ime enquête publique sur la corruption et le trafic d’influence dans l’industrie de la construction.L’animosité est telle qu’elle dépasse le cadre des échanges à la période de questions et le seul dossier de la corruption.Jeudi, le député péquiste Claude Pinard a failli s’en prendre physiquement à son adversaire libéral David Whissell lors d’une réunion à huis clos de la commission parlementaire sur l’agriculture.La Presse eanadienne A LA, RENTREE Des solutions pour faciliter vos déplacements Pour miGux composer avec les nombreux chantiers routiers, ie ministère des Transports du Québec vous propose divers moyens à intégrer dans la planification de vos dépiacements quotidiens.À Montréal Le lundi 26 septembre 2011, de 19 h à 21 h 30 Maison Bellarmin, 25, ruejarry Ouest (métro Jarry ou De Castelnau) Avec: • Wes-Marie Abraham, sociologue, professeur aux HEC de Montréal; • Sei^e Mongeau, écrivain et directeur de l’ouvrage collectif Objecteur de croissance.Pour sortir de l’impasse : la décroissance (Écosociété, 2007); • Maxime Oueiiet, docteur en études politiques de l’Université d’Ottawa et professeur au Cégep Uonel-Croubc.Économisez temps et argent et évitez les tracas en optant pour i'efhcacité du transport collectif.Profitez des incitatifs financiers très intéressants qui vous sont offerts et expiiqués sur le site quebecSll.info.Planifiez mieux vos deplacements en visitant ia section Mobilité Montréal du site quebecSll.info.Utilisez ce moyen efficace pour trouver i'information la plus complète sur les entraves et l'état de la circulation et optez pour des itinéraires de rechange.g Informez-vous avec Radio Circulation • 730 AM, la circulation, en tout temps.Employeurs et employés convenez ensemble de mesures pour faciliter vos déplacements.Facilitez-vous a rentres avec ces sa utions Bonne route ! Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Les Soinées ReLatioNS LA DÉCROISSANCE : UNE ALTERNATIVE SOCIOÉCONOMIQUE VIABLE?Dans notre monde contemporain, la croissance économique est un dogme intouchable à l’aune duquel on mesure l’état de l’économie : s’il y a croissance, elle est en santé, mais si elle diminue, on parle alors de crise économique.Or, depuis quelques années, des économistes et militants sociaux proposent que la vraie santé économique, sociale et écologique passerait d’abord par une décroissance économique.S’agit-il d’une orientation viable?À quoi ressemblerait une société qui ne serait pas fondée sur la croissance?Quelles sont les limites et les contradictions d’une telle approche?À Québec Le lundi 3 octobre 2011, de 19 h à 21 h 30 Centre culture et développement Frédéric Back, 870, avenue de Salaberry, salle 322-324 Avec: • YVes-Marie Abraham, sociologue, professeur aux H EC de Montréal; • François L'Italien, doctorant en sociologie à l’Université Laval et membre du Collectif d'analyse de la financiarisation du capitalisme avancé (CAFCA); • Louis Marion, philosophe et coauteur de Décroissance versus développement durable (Écosociété, 2011).Contribution suggérée : 5 $ Renseignements : Agustf Nicolau au (514) 387-2541, poste 241 anicolau@cjf.qc.ca / www.cjf.qc.ca Les Soirées Relations sont organisées par le Centre justice et foi VOLS OPÉRÉS PAR SUNWING AIRLINES Tous les pcBsagenvivettf Sianature ^ yMf » repas.BoIssoMnon-akooliséÉS.iSlations.Servkede serviettes chaudes «Si^es en cuir «Écouteurs .Primeurs «Oces pensées cinématographiques • Sac à dos pour enfants • ^ Service courtois et amical ABORDABLE CHOIX DE LUXE Une valeur Imbattable pour des vacances de luxe tout compris sur la plage! 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les salaires au dernier échelon grimperont de 89 478 $ à 106 942 $.La convention collective passe également de 21 à 18 échelons.La semaine de travail reste à 35 heures.Les procureurs au sommet de l’échelle depuis au moins deux ans, et dont le rendement aura été jugé satisfaisant, recevront une prime additionnelle de 15 %.EAPPCP n’a formulé aucun commentaire sur le contenu de l’entente, se limitant à des déclarations générales.L’accord devrait cependant passer comme une lettre à la poste lors de l’assemblée extraordinaire du 1" octobre prochain, à Montréal.Fin de la crise Le conflit entre le gouvernement Charest et les 450 procureurs a entraîné une véritable crise de confiance dans le milieu de la justice.Le président de l’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (APPCP), Christian Leblanc, a réclamé la démission du grand patron des poursuites pénales, Louis Dionne.La quasi-totalité des substituts en chef a exigé une mutation dans un geste de solidarité avec ses collègues.Même le chef du Bureau de lutte au crime organisé (BLACO), Claude Chartrand, a tiré sa réyérence, en se disant inquiet pour la capacité de l’État à lutter contre le crime organisé.Les procureurs ont par la suite amorcé le boycottage de rUnité permanente anticorruption (UBAC) qui perturbe encore son fonctionnement à ce jour.É’entente devrait maintenant permettre à l’UPAC de faire le plein de procureurs chevronnés.Le Devoir E N BREF «Yo» Gourd en tête Le chef du Parti rhinocéros, François «Yo» Gourd, animera la foule qui s’agglutinera aujourd’hui devant les bureaux montréalais du premier ministre Jean Charest afin de dénoncer son refus de tenir une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction.É’initiateur de la manifestation, Patrick Poirier, qui a lancé il y a une semaine son projet «Mouvement du 24 septembre» sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter, s’est notamment dit ravi de la présence annoncée des députées indépendantes Louise Beaudoin et Lisette Lapointe, ainsi que d’Amir Khadir, à la manifestation.- Le Devoir Les 50 ans de l’AUF EAgence universitaire de la francophonie (AUF) souligne ses 50 ans par un colloque intitulé «La Francophonie des savoirs, moteur du développement» qui a débuté hier.Des chercheurs se penchent aujourd’hui sur des questions d’environnement et de santé.Hier, les présentations ont davantage porté sur la démocratie et le développement et le français comme langue de l’innovation scientifique.«L’agence fait partie des outils qui permettent aux universités que ce soit pertinent de faire de la recherche scientifique en français.Si l’agence n’avait pas existé ces 50 dernières années, nous aurions été dans une situation plus inquiétante», a dit la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, à l’issue de la cérémonie d’ouverture.Mme Beauchamp reconnaît toutefois que les universités francophones, à commencer par celle des régions du Québec, doivent faire de plus gros efforts.«J’ai bien compris que le premier facteur d’attraction, c’est d’aller étudier aux Etats-Unis et en Angleterre, mais nous devrons faire encore mieux, a-t-elle soutenu.Mais bien joué, le français peut devenir un facteur d’attraction supplémentaire.» - Le Devoir Pas de questions sur le décès Les circonstances entourant la mort d’Arturo Gatti au Brésil n’intéressent pas la Cour supérieure.La juge Claudine Roy refuse que la famüle du boxeur interroge la veuve, Amanda Rodrigues, à ce sujet Peu de temps avant le suicide de Gatti, en juillet 2009, le couple s’est disputé violemment Ées événements ne sont d’aucune pertinence pour établir si Mme Rodrigues a exercé une influence malsaine sur son mari afin de mettre la main sur sa fortune, estime la juge.Trois semaines avant sa mort Arturo Gatti a déshérité sa fiUe et sa famille pour tout léguer à sa deuxième épouse, Mme Rodrigues, qui est aussi la mère de son jeune fils.Les Gatti et la première femme du boxeur veulent faire déclarer Amanda Rodrigues indigne d’hériter.Ils allèguent que le boxeur voulait divorcer et que Mme Rodrigues l’a manipulé pour s’assurer d’être la seule héritière.- Le Devoir f 19 vols par jour pour Torontp.Prêts ?Partez ! 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Ces tarifs ci-dessus aller simple en classe Fixe incluent les services de NAV Canada, les frais d’assurance et les frais d’amélioration aéroportuaire (FAA), mais excluent les taxes et frais gouvernementaux.Les tarifs à destination de Montréal peuvent être différents.flyporter.com A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 A 7 CRISR DmOflATlQlTE Aü 1784 : Pétition de citoyens réclamant la mise en place d’une assemblée législative élue, laquelle sera accordée par l’Acte constitutionnel de 1791.fil* 1792 : Premières élections québécoises."€5 A- "'“'4' .1 1834 : Le Parti patriote présente à l’Assemblée ses 92 résolutions qui regroupent les principaux griefs au sujet des institutions politiques du Bas-Canada.1848 : Mise en place du gouvernement responsable au Canada-Uni.1875: Modification de la Loi électorale (le vote devient secret).m.: ¦ 1940 : Le droit de vote est accordé aux femmes.1960 : Élection du Parti libéral de Jean Lesage.1968 : Modernisation des institutions parlementaires./ 1976 : Election du Parti québécois.De quelques fièvres démocratiques dans l’histoire du Québec ANTOINE ROBITAILLE Une fièvre démocratique: voilà de quoi le Québec semble être atteint actuellement avec la publication en cascade de manifestes, de projets de réforme et d’essais proposant de «réinventer la démocratie».Dans notre histoire, ce n’est certes pas la première bouffée de réforme ou de volonté réformiste.Contrairement, il faut bien le dire, à ce que pourraient faire croire les textes des députés péquistes Bernard Drainville et Sylvain Pagé.Si ces derniers n’hésitent pas à proposer des emprunts aux démocraties étrangères, ils ne font à peu près aucunement référence à l’histoire des revendications démocratiques au Québec ni à ses grands personnages; hormis René Lévesque, évidemment.Une «vieille tradition» Qr, «nous avons une vieille tradition démocratique», comme l’écrivait Guy Frégault en 1947 au sujet des Canadiens français.Le célèbre historien voulait répondre à ceux qui, tel Pierre Elliott Trudeau, soutenaient que notre démocratie fut un cadeau de la part du conquérant anglais, présent dont nous n’aurions pas trop voulu.Au fond, tout a commencé par des pétitions.En 1784, des commerçants britanniques et canadiens-français, réunis en deux groupes (à Montréal et à Québec), réclament pour la première fois ensemble la mise en place d’une assemblée législative élue.L’assemblée sera «accordée» par l’Acte constitutionnel de 1791.Les premières élections (auxquelles les femmes prirent part) eurent lieu le 14 mai 1792 au Bas-Canada.Des clubs, véritables embryons de parti politique, se forment, notamment le Club constitutionnel.Malgré cette élection, le gou-vernement du Bas-Canada «n’avait aucun lien avec le peuple; la chambre des députés ne pouvait véritablement influer sur le gouvernement», rappelle l’historienne Lucia Eerretti, de l’Université de Trois-Rivières.C’était, pour la majorité, un «simulacre de régime parlementaire», selon les mots de Erégault.Pour en finir avec ce «simu-iacre», ii y aura bien sûr ies combats du Parti patriote et de Louis-Joseph Papineau, qui déboucheront sur ies «92 résoiu-tions».En 1834, celles-ci, dans une pétition, recueillent 80 000 signatures alors que la population totale du Bas-Canada est alors de 600 000 personnes.«La liste des doléances dressée par l’Assemblée est longue», note le politologue Marc Chevrier dans La démocratie québécoise par les textes: «absence de responsabilité des ministres de l’exécutif devant la Chambre», «sous-re-présentation flagrante de la majorité», «corruption de l’administration», «cumuls des emplois en faveur des partisans du gouverneur», «absence de séparation de l’exécutif et du judiciaire».Mais la plus significative des réclamations, soutient Chevrier, «demeure le droit pour le “Peuple de la Province” de modifier sa Dans notre histoire, la crise actuelle n’est certes pas la première bouffée de réforme ou de volonté réformiste propre Constitution».Devant l’inflexibilité de Londres, Papineau devient républicain et son inspiration, jadis venue de la Grande-Bretagne, devient américaine et clairement républicaine.Les troubles de 1837-1838 déboucheront comme on le sait sur un échec et sur l’Acte d’Unlon en 1840, «net recul des institutions démocratiques au Bas-Canada», comme l’écrivent nombre d’historiens.Du reste, selon le politologue Louis Mas-sicotte, il y a beaucoup de «descendants de Papineau» aujourd’hui encore: tous ceux qui de- meurent convaincus que les institutions britanniques ont somme toute été trompeuses pour les Québécois et que seul un régime de tj^e présidentiel respecterait mieux la volonté du peuple.L’ancien ministre pé-quiste Jean-Pierre Charbon-neau serait l’un d’eux.C’est en 1848 qu’on assiste à la mise en place d’un gouvernement responsable du Cana-da-Unl, une des principales demandes de Papineau.Mais ce gouvernement «fonctionnait vraiment mal», rappelle Lucia Eerretti.Le projet de faire une confédération s’imposera en 1867, mais ne sera précédé &’«aucune véritable consultation».11 y a au Québec un «vaste mouvement contre la confédération» qui fut selon elle «un coup de force».Le libéral radical Antoine-Aimé Dorion tenta à l’automne 1866 une «ultime protestation, en adressant une pétition au secrétaire des colonies, lord Carnarvon».En vain, car en 1867, «le souverain britannique proclamait l’Acte de l’Amérique du Nord britannique», rappelle Marc Chevrier.Peux ans auparavant, Georges-Etienne Cartier avait fait remarquer que comme au sud de la frontière.tT/-v/iSV'/ "y Au-delà des apparences Les désaccords surgissent quand on aborde les détails, mais l’intérêt des Canadiens pour la démocratie directe est là, alimenté par leur méfiance à l’endroit des partis, des élus et du système en général Les travaux à l’Assemblée nationale, à Québec.les Canadiens cherchaient à «fonder ici une grande confédération», à la différence que son «objet [n’était] \)oint de le faire par la création d’institutions démocratiques; non, c’est plutôt d’aider l’élément monarchique à prendre parmi nous de plus profondes racines», déclara Cartier.Après le Parti nationaliste d’Honoré Mercier à la fin du XIK® siècle, une autre formation politique sort de la cuisse du Parti libéral, en 1934, pendant la crise économique, l’Action libérale nationale.«Il se trouvait par rapport au Parti libéral dans une position un peu semblable à celle des dissidents ac- tuels du Parti québécois par rapport à la formation qu’ils ont quittée», note le politologue Vincent Lemieux.Au départ, l’ALN veut «relibéraliser» le Parti libéral après les longs règnes de Lomer Gouin et de Louis-Alexandre Taschereau.Très vite, l’ALN quittera les rangs libéraux.Dans un programme audacieux pour l’époque, elle propose entre autres de «diminuer les dépenses d’élection», de limiter «les souscriptions électorales individuelles» et d’interdire aux «ministres d’être actionnaires ou intéressés [.] dans une compagnie obtenant des contrats du gouvernement».L’ALN fit alliance avec le parti conservateur de Maurice Duplessis et s’est finalement fait avaler dans l’Union nationale.Les poussées démocratiques des 50 dernières années sont mieux connues.La Révolution tranquille ayant refondé le Qué- Sur les rives du canal de Lachine, dans un cadre naturel au cœur du centre-ville un projet inédit ! Le centre-ville naturellement 1400 pf sur l eau i' % TROISIÈME GRANDE CONFÉRENCE NYCOLE TURMEL SUR LES ESPACES PUBLICS ET LES INNOVATIONS POLITIQUES Modèles de développement, extractivisme et tournant éco-territorial en Amérique latine Mardi 27 septembre 2011 - 18h30 CONFÉRENCIÈRE www.turmel.uqam.ca NycoleTurmel sur les espaces publics et les innovations politiques UQÀM Institut d'études Internationales de Montréal UQÀM ENTREE LIBRE Maristella Svampa I Universidad Nacional de La Plata, Argentin^ Cœur des Sciences UQAM 7^3 Chaufferie local CO-R700 175, avenue du Président-Kennedy Conférence prononcée en français bec.L’élection des libéraux de Jean Lesage en 1960 avait été préparée par un bouillonnement intellectuel.Les années 1960 ont rapidement donné lieu à une surenchère de propositions de réforme de la part des partis.Dès 1963, le gouvernement Lesage adopte une loi limitant les dépenses électorales.En parallèle se sont tenus les états généraux du Canada français, une «quasi-assem blée constituan te», note Marc Chevrier.Après l’abolition du conseil législatif en 1968, on assiste à un «dépoussiérage», entre 1970 et 1973, de la procédure parlementaire et à une refonte de la carte électorale (1972).À son élection en 1976, René Lévesque avait 10 projets de réforme démocratique.«Cinq ont été adoptés et cinq autres ont été laissés en plan», se souvient André Larocque, qui a été sous-ministre à la Réforme des Institutions démocratiques dans les deux gouvernements Lévesque.Les cinq projets qui ont abouti à l’adoption de loi sont: 1) la Loi sur le financement des partis; 2) la refonte de la loi électorale; 3) la consultation populaire (référendum); 4) la représentation électorale (carte); 5) l’accès aux documents publics.Les cinq laissés en plan: 1) «l’initiative populaire»; 2) la décentralisation; 3) la réforme du mode de scrutin; 4) les élections à date fixe; 5) la véritable séparation des pouvoirs législatif et exécutif.Se définissant comme un «lé-vesquiste de stricte observance», André Larocque n’a jamais cessé depuis les années 1980 de promouvoir les «cinq réformes» non complétées.Son parcours témoigne de l’incapacité de ces projets à aboutir, depuis la fin de l’ère Lévesque.Dans les années 1990, M.Larocque a en ef fet conseillé l’adéquiste Mario Dumont.Puis, il a été proche du Parti vert, au temps où Scott McKay en était le chef.En 2002, il redevient sous-ministre à la Réforme des institutions démocratiques sous Jean-Pierre Charbonneau et travaille avec Claude Béland à organiser les états généraux sur la réforme des institutions démocratiques de 2003.Le gouverne- MATTHIEU BELANGER REUTERS ment Charest n’a pas tenu compte des revendications de ceux-ci.Mais André Larocque ne lâche pas: il milite au sein du Mouvement citoyenneté et démocratie et conseille un péquis-te démissionnaire prônant de profondes réformes institutionnelles, Pierre Curzi.Le Devoir Avec la collaboration de Dave Noël, recherchiste du Devoir à Québec ¦ Complément au dossier: consultez le carnet de citations de René Lévesque d’André Larocque, qui a été sous-ministre à la Réforme électorale au www.ledevoir.com.MANON CORNELLIER Le 26 août dernier, le gouvernement de la Colombie-Britannique a reçu toute une tuile sur la tête.Les résultats du référendum d’initiative populaire sur la taxe de vente harmonisée étaient sans appel.Près de 55 % des électeurs ont rejeté la TVH, forçant le gouvernement à reculer et ainsi à renoncer à 3 milliards de revenus annuels.On a beau parler de démocratie directe un peu partout au pays, il n’y a toujours que la Colombie-Britannique qui, au Canada, a mis en place des lois qui permettent aux citoyens, par le biais d’une pétition, de forcer la tenue d’un référendum ou la destitution d’un député.La Colombie-Britannique s’y est risquée pour des raisons qui lui sont propres.Le Social Credit Party cherchait à sauver sa peau en se faisant le champion d’une cause qu’il savait populaire.11 a carrément tenu un référendum, en même temps que les élections de 1991, pour demander aux citoyens s’ils voulaient un pouvoir d’initiative populaire et de destitution.Plus de 80 % des électeurs ont dit oui, sans réélire le Social Credit.Le NPD, qui l’a remplacé, ne pouvait plus faire fi des résultats.Une commission a été mise en place pour étudier la façon de concrétiser cette promesse sans pour autant tomber ,dans les pièges observés aux Etats-Unis.Qn a donc fixé des seuils élevés, ce qui explique que le référendum de cet été ait été le premier du genre dans l’histoire de la province.Et bien qu’il y ait eu 24 tentatives de destitution depuis 1995,23 ont échoué et la dernière a avorté quand le député a démissionné.A l’échelle fédérale, un seul parti s’est vraiment fait le champion de la démocratie directe, le Reform Party.Selon le politologue David Laycock, qui a beaucoup écrit sur la droite canadienne et la démocratie, le Reform a enfourché ce cheval de bataille pour des raisons stratégiques.«Preston Manning cherchait une manière de convaincre les électeurs qu’ils n’étaient pas bien représentés par les vieux partis [.] alors que lui pouvait faire mieux en leur offrant d’être représenté sans intermédiaire.» M.Laycock, qui enseigne à la Simon Eraser University, n’a jamais cru que M.Manning y tenait vraiment.«J’ai toujours cru que c’était pour le Reform un instrument symbolique pour s’attirer la faveur des électeurs et accuser ses adversaires d’ignorer la volonté du peuple.» Méfiance généralisée L’influence des Etats-Unis, l’expérience de la Colombie-Britannique et celle du Reform Party ont alimenté l’impression que l’Quest était plus sensible aux attraits de la démocratie directe, mais ce ne serait pas le cas.Dans le cadre d’une étude réalisée en 1991 pour la Commission royale sur la réforme électorale et le financement des partis (commission Lortie), le chercheur André Blais, de l’Université de Montréal, s’est penché sur l’attitude des Canadiens à l’égard de leur système électoral.11 a constaté, d’un bout à l’autre du pays, une grande méfiance à l’endroit des élus et des partis.Et quand il leur a demandé s’ils pensaient qu’on puisse «probablement résoudre la plupart de nos grands problèmes nationaux si les décisions étaient ramenées au peuple», 74 % des gens ont dit être d’accord.Les résultats étaient à peine plus élevés dans FQuest et à peine plus faibles au Québec.Les désaccords surgissent quand on aborde les détails, mais l’intérêt des citoyens est là, alimenté par leur méfiance grandissante à l’endroit des partis, des élus et du système en général, croit le professeur Laycock.La réforme du mode de scrutin et la tenue d’élections à date fixe sont deux autres sujets fétiches des promoteurs canadiens de la réforme des institutions.La première n’a débloqué nulle part, malgré des exercices élaborés de consultations.Là encore, la Colombie-Britannique a lancé le bal avec son assemblée citoyenne suivie d’un référendum en 2005.La majorité des citoyens a appuyé le nouveau système proposé, mais sans atteindre le seuil fixé par le gouvernement.Au lieu de céder, il a promis de tenir un second référendum en 2009, qui fut un échec.Les tenants de la réforme ont aussi mordu la pqpssière en Qnfario en 2007 et à nle-du-Prin-ce-Edouard en 2005 lors de la tenue, là aussi, de référendums.Les élections à date fixe, beaucoup moins risquées pour les pouvoirs en place, ont trouvé davantage d’adeptes.Depuis le début des années 2000, sept provinces, un territoire et le fédéral ont adopté des lois en ce sens.(L’Alberta n’est pas du nombre.) Cinq provinces vont d’ailleurs aux runes cet automne en vertu de lois du geiue.«La démocratie directe est toujours attrayante quand on n’est pas au pouvoir.Le Reform l’a promue quand il était dans l’opposition, mais le Parti conservateur, qui est avant tout réformiste, ne propose plus rien de tout cela.[.] Ralph Klein a d’ailleurs toujours résisté aux demandes en ce sens parce qu’il savait que cela peut se retourner contre un gouvernement devenu impopulaire, comme on vient de le voir en Colombie-Britannique», souligne M.Laycock.Collaboratrice du Devoir w à Votre fille est vive dynamique curieuse passionnée déterminée.prête pour Villa Maria.Portes ouvertes - secteur français 24 septembre, de 13 h à 17 h Portes ouvertes - secteur anglais 1"octobre, de 13 h à 17 h Examens d’admission - secteur français 1 ^ secondaire : 16 et 23 octobre 2® à 5® secondaire : 16 octobre Examens d’admission - secteur angiais lsecondaire : 15 et 22 octobre 2® à 5® secondaire : 15 octobre Villa Maria, c’est: • 1 300 élèves de niveau secondaire réparties en deux secteurs, l’un français, l’autre anglais • Une équipe d’éducateurs dédiés à la réussite de chacune • Un milieu de vie chaleureux, bilingue et multiethnique • Un nouveau pavillon consacré aux arts, aux sciences et au multimédia • Une école de musique réputée • Des défis, des voyages et de nombreuses activités culturelles et sportives • Un campus d’une beauté incomparable villaV’ maria COLLÈGE PRIVÉ POUR FILLES DEPUIS 1854 4245, boul.Décarie, Montréal ¦ 514 484-4950 www.villamaria.qc.ca Qi tout pour réussir QU secondaire ! PORTES OUVERTES ET INSCRIPTION Écoles secondaires | Du 17 ou 28 octobre g plT 1 Dote et horaire de choque école : ^ csdm.qc.CQ/portesouvertes ILS IRONT LOIN Commission scolaire de Montréal A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 ACTUALITES Paola Ortiz a été expulsée hier La Mexicaine Paola Ortiz a été expulsée du Canada vers son pays d’origine hier matin.Elle n’a pas réussi à convaincre à temps les autorités canadiennes que son retour au Mexique représentait un danger pour sa sécurité.Elle a été conduite à l’aéroport Montréal-Trudeau par des agents d’immigration Canada afin d’y prendre un vol en direction de Mexico vers lOh, hier matin.Mme Ortiz devait être expulsée mardi dernier, mais elle a ressenti un malaise à l’aéroport et a été transportée à l’hôpital.Paola Ortiz, qui habitait Montréal, était arrivée au Québec en 2006 pour demander un statut de réfugié.Elle se disait victime de violence conjugale et sexuelle au Mexique de la part de son conjoint d’alors, un officier de la police fédérale.Elle affirmait craindre pour sa sécurité si elle retournait dans son pays d’origine.Les autorités arguaient toutefois que les victimes de tels actes disposent de recours au Mexique, ce que le clan Ortiz réfute.Depuis son arrivée au Québec, Mme Qrtiz s’est mariée et a eu deux enfants.Elle avait également obtenu un certihcat de sélection du Québec.Mme Qrtiz tentera désormais de présenter une demande de résidence permanente canadienne à partir du Mexique, une requête basée sur des motifs humanitaires.La Presse canadienne Une gorge qui dérange La photo officielle d’une députée a été retouchée pour assagir son décolleté GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Il n’est plus question de cacher un sein qu’on ne saurait voir, mais bien de masquer jusqu’à son évocation.Ainsi la députée néodémocrate Rathika Sitsabaiesan a-t-elle fait retoucher sa photo officielle pour faire disparaître la ligne de son décolleté, ont révélé plusieurs média^ hier.Elue de la région de Toronto (Scarborough-Rouge River), Mme Sitsabaiesan est considérée comme l’une des recrues néodémqcrates les plus prometteuses.Agée de 29 ans, c’est la première Canadienne d’origine tamoule à siéger à la Chambre des communes.C’est en cherchant des renseignements sur la députée qu’un citoyen de la Nouvelle- SOURCE HOUSE OE COMMONS La photo originale, et sa version retouchée.Écosse a découvert par hasard que la photo officielle de Mme Sitsabaiesan a été retouchée.Sur la photo originale.la députée est vêtue d’une veste blanche sans manches, dont le col ouvert met en évidence un collier vert et la naissance de la poitrine de Mme Sitsabaiesan.Sur la version retravaillée, le décolleté de Mme Sitsabaiesan a toutefois disparu, grâce aux outils d’un logiciel de retouche de photos.C’est cette version plus prude de la photo qui hgure sur le site du Parlement.Selon la porte-parole du bureau du président de la Chambre, c’est à la demande de la députée que la photo a été retouchée pour être lissée.«Nous sommes au service des députés», dit Heather Bradley.Mme Sitsabaiesan n’avait pas répondu à nos demandes d’explications en hn de journée.Le Devoir Conference de William Rostene FLAGRANT DÉLIT CHIMIQUE! • - • • • • cœur des sciences uqAm Dopamine, adrénaline, endorphines : notre cerveau utilise plus d'une centaine de composés chimiques comme ceux-ci pour fonctionner.La façon dont ils agissent est de mieux en mieux comprise par les scientifiques.Le point sur les avancées qui ouvrent déjà de nouvelles voies thérapeutiques.Spécialiste en neurosciences, William Rostene est directeur de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche, chercheur à l'Institut de la vision de Paris et enseignant à l'Université Pierre et Marie Curie.Mardi 27 septembre 2011,19h INSCRIPTIONS ET INFORMATIONS: www.coeurdessciences.uqam.ca Adultes : 6$, étudiants et aînés (65 ans et plus) : 2$ Téléphone: 514 987-0357 a" Hydro Québec LE DEVOIR Bientôt^ à PUPop Montréal.Révolution féministe Bar Populaire - 65O4 boul.St-Laurent mercredi 28 sept, igh Des outils pour penser et lutter mercredi 5 oct.igh La petite histoire d’un grand mouvement La théorie de dévolution Centre humaniste de Montréal - 1225, boulevard St-Joseph Est jeudi 29 sept, igh La sélection naturelle ; ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas Le «taoïsme» Galerie l’Espace Contemporain - 5175, avenue Papineau mardi 4 oct.igh La civilisation chinoise ancienne montréal.^ upopmoijtrem VIEUX-QUEBEC HÔTEL PORT-ROYAL suites 1.866.417.2777 À PARTIR DE ^Couette.Crourmande tr pour deux personnes incluant le nouveau petit-déjeuner gourmand au ntstaurant Le 48 et le stationnement www.leportroyal.corn f d'est/ à/ oous/ â’éoHre' » GaÂiem» Clairefontaine et/ses/collectiom/ fSceauæi cires»à/cac/iete/^ 446, ntë/xSh-Ju^Ncei 'lAeuoc^yÆmb'éal ^elél^hone/; 614 846-^80 ^lêurGi'd’ouoerture' : du/âinc uu/ocndredé d& 10 A/ 00 à/ 18A/ 00 A&i/mmedùe eù cùmcuicAex/ de/10 A/ 00 d lÔ'A/ SO Abat-jour Illimités A M P s H A D Obtenez 15% de rabais ! 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rencontrer, .ie meilieur en iui pour aiier L vers le meilleur en l'autre.» Jacques Salomé Au-(delà (Je la performance Portes Examens ouvertes (J’a(Jmission Dimanche 2 octobre, Samedi 15 et dimanche de 13h30à 16h30 16 octobre de 9h à 12 h Couis secondaire complet pour jeunes filles Profils : Éducation internationale et Vie et monde Partenaire académique de l’École supérieure de ballet du Québec Partenaire de l’École de musique Vîncent-d’Indy Service de résidence scolaire 0 À deux pas du métro Ëdouard-Montpetit Pensionnat Saint-Nom-De-Marie 628, chemin de la Côte-Salnte-Catherlne Outremont (Québec) H2V 2C5 Téléphone: 514 735-5261 • Télécopieur: 514 735-5266 www.psnm.qc.ca LE DEVOIR LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 A 9 ACTUALITES La reine dans les mnrs dn parlement Un vitrail représentant Victoria et Elizabeth II est installé au Sénat HELENE BUZZETTI Ottawa — Après le ministère des Affaires étrangères et les ambassades canadiennes, c’est au tour du Sénat d’obtenir son image de la reine d’Angleterre.Plus précisément, «des» reines d’Angleterre.Un nouveau vitrail a été installé en catimini la semaine dernière pour célébrer la souveraine et son ancêtre, la reine Victoria.Le Devoir a constaté que le nouveau vitrail a été installé au-dessus de la porte d’entrée principale menant au Sénat du Canada.Lorsqu’on descend les escaliers pour quitter l’édifice, c’est ce diptyque de verre que l’on voit, éclatant de couleurs.Dans sa portion gauche, le vitrail illustre la reine Victoria, qui a régné sur l’Angleterre de 1837 à 1901.Dans la partie droite de l’ouvrage figure Elizabeth n surmontant l’inscription «Jubilé diamant 1952-2012».C’est la reine Victoria qui avait décrété en 1937 que la capitale du Canada serait Ottawa, afin de mettre fin à la querelle qui opposait Montréal et Toronto.Son chok avait été très critiqué parce qu’Ottawa n’était alors qu’une ville principalement rurale vivant de l’industrie du bois.Quant à la reine Elizabeth 11, elle célébrera le 6 février prochain le 60 anniversaire de son accession au trône.Le vitrail remplace ce qui n’était auparavant qu’une fenêtre de couleur.Pourtant, les deux souveraines sont abondamment célébrées dans cette partie du parlement célébrant la monarchie.Un immense portrait peint de la reine Victoria, de plus de trois mètres sur deux, trône d’un côté de ce hall d’entrée tandis qu’une toile d’Elizabeth 11 de deux mètres par un mètre et demi environ se trouve de l’autre côté.Le ministère des Travaux publics n’a pas été en mesure hier d’indiquer combien avait coûté ce vitrail.«Le vitrail a été installé la semaine dernière sous recommandation du ministère des Travaux publics pour des raisons de climat», explique David Charbon-neau, porte-parole du Sénat.On ne voulait pas attendre les froids de l’hiver pour procéder.«Pour le moment, aucune décision n’a été prise sur la date du dévoilement officiel des nouveaux vitraux.» D’autres décisions Ce changement fait suite à d’autres décisions du gouvernement visant à ramener la monarchie britannique au cœur de l’iconographie canadieime.Le Devoir a révélé au début du mois que le bureau de Stephen Harper a donné ordre aux ambassades cana-dieimes à travers le monde d’afficher désormais une image de la reine à côté de celles, déjà en place, du gouverneur général, du premier ministre et du ministre des Aflaires étrangères.Cet été, ce sont deux gigantesques toiles d’Alfred Pellan qui ont été décrochées du hall d’entrée du ministère des Affaires étrangères pour être remplacées par une petite photographie de la reine.C’est sans compter que la marine et l’aviation canadiennes ont été rebaptisées pour y inclure le qualificatif «royal».La décision d’honorer le jubilé de diamant d’Elizabeth 11 a été prise il y a plus d’un an.En juin 2010, lors de la visite de la reine, elle a elle-même dévoilé les maquettes des œuvres d’art commandées pour l’occasion.Le Devoir CHRIS WATTIE REUTERS Brian Topp fait office de meneur dans la course à la succession de Jack Layton.Course à la chefferie du NPD Nouveaux appuis pour Topp, nouveau coup dur pour Mulcair MARIE VASTEL Ottawa — Se démarquant rapidement comme étant le meneur dans la course à la chefferie du NPD, Brian Topp a reçu de nouveaux appuis hier.Le Québécois Alain Giguère et le Néo-Brunswickois Yvon Godin ont encensé la candidature du stratège de longue date du Nouveau Parti démocratique, en décochant du même coup quelques flèches à l’endroit du candidat qu’attendent toujours plusieurs, Thomas Mulcair.Venu soutenir son ami et collègue depuis 30 ans Brian Topp, M.Giguère s’en est pris à l’organisation entourant Thomas Mulcair.Alors que ce dernier réfléchit toujours à se lancer dans la course — expliquant qu’il pèse toujours ses appuis pancanadiens —, M.Giguère les ajustement mis en doute.«On doit gagner 100 comtés à la prochaine élection.Ces 100 com-tésdà ne proviendront pas du Qué- bec», a chargé }e député de la région de Laval.À son avis, M.Mulcair est incapable de décrocher de tels appuis à l’extérieur du Québec.«Brian Topp est beaucoup mieux placé pour le faire», a-t-il estimé, en affirmant ne pas être témoin d’une équipe-Mulcair dans le reste du Canada.En point de presse devant le parlement, M.Topp et M.Godin ont immédiatement voulu se distancier de ces propos.Brian Topp a tenté tant bien que mal de souligner les qualités de Thomas Mulcair, en martelant voulant mener une campagne sans attaques personnelles.Un ton négatif Mais il était déjà trop tard.Le camp Mulcair a rapidement dépêché de ses partisans, venus dénoncer le «ton négatifr que la campagne à la direction a rapidement adopté.«Je n’aime pas et je n’apprécie pas l’angle des commentaires.[.] Je pense que c’est un très mauvais tracé et que ça ne respecte pas l’héritage de Jack Layton», s’est indigné Erançois Lapointe, du Bas-Saint-Laurent, qui fait partie du petit groupe de députés qui ont soutenu publiquement M.Mulcair la semaine dernière.Grand absent dans cette course, Thomas Mulcair a refusé de commenter la sortie de son collègue député, hier.«Je ne me lancerai pas dans la course sans avoir une structure qui permettra de me rendre jusqu’à la ligne d’arrivée», a-t-il toutefois plaidé en entrevue jeudi.En début de semaine, le vétéran néodémocrate du Québec avait déploré la structure organisationnelle du parti, qui ne laissera presque pas de vok à la province dans le chok du prochain chef Le Québec compte actuellement moins de 3000 membres sur les 88 000 qui voteront pour le prochain chef à l’échelle nationale, ce qui a poussé M.Mulcair à demander au parti lui-même d’intervenir pour encou- rager l’adhésion de membres dans la province.Brian Topp, lui, n’est pas d’accord.S’il concède qu’il reste «du travail à faire au Québec», c’est aux candidats de recruter de nouveaux membres selon lui.«Il y a une élection de sept mois, que les candidats fassent leur travail et aillent chercher leurs membres», a quant à lui accusé Yvon Godin, qui avait déjà vivement dénoncé la requête de M.Mulcair.La course à la chefferie du NPD ne compte pour l’instant qu’un seul candidat officiel: Brian Topp.Le leader Cri québécois Romeo Saganash a annoncé vouloir se lancer, mais il n’a encore déposé aucun document en ce sens au parti.Thomas Mulcair réfléchit toujours, même s’il a affirmé à une radio montréalaise cette semaine qu’il «penchait» vers une participation dans la course.Le Devoir » LES CÉLÉBRATIONS DU VINGT-CINQUIÈME Comment résumer 25 ans d'innovation?Prenez simplement le volant.Acura célèbre son ZS'ème anniversaire au Canada et un quart de siècle d'innovation.Joignez-vous à la fête avec une location et un service d'entretien sans frais d'une durée de 25 mois offert pour un temps limité sur tous nos modèles Acura 2012*.m E % B DEVANT.* Service d'entretien offert gratuitement sur tous nos modèles Acura 2012 vendus en achat ou en location entre le 1er septembre 2011 et le 29 février 2012.Ce programme gratuit couvre l'entretien régulier du véhicule (déterminé par le manufacturier) pour une durée de 25 mois ou 50 000 km, selon la première éventualité.Veuillez consulter votre concessionnaire Acura autorisé pour obtenir de plus amples renseignements sur la portée et les restrictions de ce programme d'entretien. A 10 LE DEVOIR LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 ACTUALITES EN BREF Claude Lessard à la tête du CSE Claude Lessard sera le nouveau président du Conseil supérieur de l’éducation (CSE).M.Lessard a été professeur à la Faculté des sciences de l’éducation à l’IIniversité de Montréal.Connu pour ses positions proréforme, il a fondé et dirigé le Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante et a également été titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le personnel et les métiers de l’éducation.Nommé par le Conseil des ministres, M.Lessard, qui a déjà siégé comme membre du (iSE de 2001 à 2005, entrera en fonction le 26 septembre pour un mandat de quatre ans.Le Conseil supérieur de l’éducation a pour mission de , conseiller la ministre de l’Éducation sur diverses questions et enjeux touchant l’éducation.Agissant à titre consultatif, il n’a pas de pouvoir décisionnel mais émet des recommandations.- Le Devoir Le Marathon de Montréal anra lien demain Le centre-ville de Montréal sera à éviter demain pour les automobilistes puisque plusieurs artères seront fermées à la circulation automobile à différents moment de la journée pour la tenue du Marathon de Montréal.Les voitures seront notamment interdites dimanche avant-midi sur le pont Jacques-Cartier.Le coup d’envoi de ce rendez-vous sportif qui attire des milliers de coureurs du marathon de Montréal y sera donné à 8h30.Le parcours du marathon est disponible en ligne à l’adresse www.marathonde-montreal.com.- Le Devoir La nécessaire valorisation des enseignants Une exposition retrace l’histoire du syndicalisme des enseignants au Québec CAROLINE MONTPETIT Lorsque Laure Gaudreault a fondé le premier syndicat d’enseignants du Québec, le 2 novembre 1936, il y a 75 ans, une institutrice rurale gagnait environ 200 $ par année, soit quatre fois moins qu’une vendeuse chez Eaton et cinq fois moins que ses collègues masculins.Pour ce salaire, elle rentrait le bois de chauffage dans l’école, allumait le poêle et la lampe à pétrole, enseignait parfois à des enfants de sept niveaux différents et pourvoyait souvent à leurs besoins matériels.Une Révolution tranquille, bien des luttes syndicales et bien des réformes plus tard, un enseignant de niveau primaire ou secondaire gagne de 45 000 $ à 72 000 $ par année au Québec, selon son ancienneté.Ce sont des modifications qui indiquent sans doute la prise de conscience du Québec quant à l’importance de l’éducation.Le mouvement syndical Mais ces changements ne seraient pas survenus sans le mouvement sjmdical, et c’est ce qu’ont fait valoir divers acteurs du mibeu de l’éducation en présentant l’exposition De Vidée à l’action, sur le sjmdicabspie enseignant au Québec, à l’Écomu-sée du fier monde, rue Am-hersf à Montréal.Cette exposition survient sciemment, alors que l’on met en question la pertinence des sjmdicats sur la place publique, entre autres à l’Action démocratique du Québec ou dans le Ré- CENTRALE DES SYNDICATS DU QUÉBEC Manifestation contre ia ioi 111 en 1983, qui force ie retour au travaii des eneignants en grève avec de iourdes pénaiités.seau Liberté-Québec, reconnaît Jean-François Piché, de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui a travaillé de près à monter l’exposition.«Il n’y a plus beaucoup de cours d’histoire qui parlent des syndicats», dit-il.L’exposition raconte par exemple comment les syndicats de métier ont côtoyé jusqu’en 1950 les syndicats catholiques.Le clergé, qui avait alors une mainmise importante sur l’éducation, favorisait bien sûr les seconds, entre autres parce que les premiers faisaient la promotion de l’éducation universelle et démocratique.Par ailleurs, la grève était également fortement découragée dans les syndicats catholiques.Quant aux femmes, on contestait leur syndicalisation, car celle-ci était interprétée comme une rébellion contre l’autorité, un apanage jugé pas très féminin.Reste que grèves il y a eu, souvent suivies de décrets ordonnant le retour au travail.Après 1960, les spidicats négocient désormais directement avec le ministère de l’Éducation.Moins valorisé aujourd’hui Si les conditions actuelles des enseignants sont loin d’être celles qui ont vu naître les sjmdicats, Anita Caron, une ancienne enseignante et pro-fesseure émérite à l’UQAM, interrogée dans le cadre de l’exposition, avance que le travail est peut-être encore plus difficile aujourd’hui, moins valorisé, en tous les cas, tout au moins par les élèves.«C’était une fonction presque maternelle.Il y avait un lien avec les élèves», dit-elle, ajoutant que les enseignants vivent aujourd’hui beaucoup plus d’anonymat.Aujourd’hui, les syndicats ont aussi plus de difficulté à mobiliser leurs membres, devant un certain morcellement des intérêts, dit Jean-François Piché.Et 20 % des enseignants quittent la profession avant cinq ans, selon les statistiques de la CSQ.«C’est très dur et les gens ne tiennent pas le coup», dit Anita Caron «Les enseignants ont un peu perdu le statut qu’ils avaient acquis dans les années 1960-1970», reconnaît Jean-François Piché.Qn les consulte moins et il s’ensuit un manque de valorisation de la profession.Reste que, quoi qu’on en dise, c’est dans leurs cla,sses que l’éducation se fait.L’Écomusée du fier monde invite le pubbc à rencontrer des enseignants retraités pour écouter leurs souvenirs, les 30 septembre et 2 octobre prochains.Le Devoir GRANDS ARTISANS \ ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Quelque 50 Grands Artisans de la Révolution tranquille ont été honorés hier à l’occasion du 5(1 anniversaire de la création du ministère des Affaires culturelles.C’est à partir d’une liste de plus de 300 noms qu’un jury formé de sept membres, venant de divers secteurs du milieu culturel, a sélectionné les 50 créateurs, artistes et artisans — ici, Serge Grenier et Carole Laure — qui ont marqué d’une manière substantielle la vie culturelle québécoise pendant les années 60 et dont l’influence se fait encore sentir aujourd’hui.La liste des 50 récipiendaires de la médaille des Grands Artisans de la Révolution tranquille peut être consultée à l’adresse: www.revolutiontranquille.gouv.qc.ca.Test de français pour les futurs enseignants Tentatives illimitées Une décision «insensée», dénonce l’Association québécoise des professeurs de français Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne j Adultes • Couples 25 ANS d’expérience inne|| 514*861 *0630 Vieux-Montréal LISA-MARIE GERVAIS Des voix du milieu de l’éduca-tion dénoncent le fait que la passation du test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFEE) ne soit plus limitée à quatre essais, mais bien à un nombre illimité de tentatives.Cette décision, que la présidente de l’Association québécoise des professeurs de français, Suzanne Richard, qualifie a «insensée» et 61 «incohérente», a été prise par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRE-PUQ) au début de l’été dernier, qui a voté à l’unanimité une résolution pour modifier les modab-tés de ce test que doit absolument passer toute personne désirant enseigner au Québec.«Soit, cet examen est souvent remis en question depuis trois ans et j’ai moi-même soulevé des doutes quant à la pertinence de certaines de ses parties, mais de là à ne plus mettre de limite à sa passation, je crois qu’il y a là un pas qu’il ne faut absolument pas franchir», a laissé entendre Mme Richard dans les Cahiers de l’AQPE Le psychologue et professeur en adaptation scolaire Égide Royer s’est dit troublé par ce changement dans la passation du TECFEE.«Les meilleures écoles sont celles où on engage les meilleurs enseignants, dont on obtient le meilleur et qui interviennent rapidement auprès des jeunes.Le fait qu’il y ait des reprises et des reprises d’examen est difficilement compatible avec les caractéristiques d’excellence que je viens de mentionner», a dit Mme Royer en entrevue à Radio-Canada.Plus de 25 % des étudiants réussissent l’examen la première fois.Depuis 2005, la réussite d’un examen de français est requise pour obtenir le diplôme en enseignement, mais ce n’est que depuis 2009 que cet examen est le même pour toutes les universités.Mme Richard appelle à le revoir pour l’analyser et en comprendre les difficultés et mieux préparer les candidats qui le passeront.«Et pourquoi ne pas regarder également du côté du collégial, qui évalue la langue sans vraiment l’enseigner?» a-t-elle demandé.Le Devoir www.artisan-du-store.ca % ^ ^ te Fabriqué au Québec de rabais ou installation gratuite Stores sur mesure commercial et résidentiel *Bois ou PVC Horizontaux ou Verticaux couleurs et teintes à votre choix OPAQUES ou SOLAIRES •Toiles à rouleau • Stores romains • Panneaux coulissants • Persiennes • Toiles opaques ou solaires sur mesure pour verrières INSTALLATION GRATUITE Service à domicile GRATUIT Région de Montréal 514 231-8677 Laval et Rive-Nord 450 627-3716 Longueull et rive-sud 450 445-9829 Région de Trois-Rivières 819 696-8677 Région de Québec 418 654-8677 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matin a changé d’orientation, rendant pQssible la chute de débris aux Etats-Unis, a indiqué hier la NASA, qui avait auparavant exclu cette éventualité.L’agence spatiale américaine avait déclaré jeudi que selon ses projections, les 26 morceaux du satellite qui poiuraient siuvivre à la rentrée dans l’atmosphère ne retomberaient probablement pas en Amérique du Nord.L’Italie avait alors été évoquée comme une zone possible de pluie de ces débris métalliques.«Dorientation du satellite a apparemment changé et sa descente se ralentit», écrit la NASA dans son dernier bulletin publié hier après-midi.«Il y a une faible probabilité que des débris tombent aux Etats-Unis [.] en raison du changement dans la vitesse de descente», ajoute l’agence spatiale.De la taille d’un petit bus, le satellite — nommé Upper Atmosphere Research Satellite (UARS) — devait plonger vers le sol en fin de journée hier ou tôt ce matin.L’U.S.Strategie Command, qui traque en permanence grâce à un réseau de radars près de 20 000 objets orbitaux de plus de dix centimètres de longueur, prédit quant à lui un retour dans l’atmosphère du satellite vers aujourd’hui, au moment où il se trouvera au-dessus du sud de l’océan Indien.Mais cette prédiction reste soumise à une marge d’incertitude de plusieurs heures: compte tenu de la vitesse du satellite — plus de 26 000 km/h —, cela peut correspondre à des dizaines de milliers de kilomètres de différence.Risque faible La NASA reste toujoius rassurante quant au danger présenté par la chute des morceaux du satellite poiu les populations: selon l’agence et d’autres experts américains, le risque qu’un de ces débris blesse une personne ou provoque des dégâts matériels est «^rêmement faible».11 y a 1 chance sur 3200 que quelqu’un, quelque part dans le monde, soit touché par un de ces débris — ce qui, siu ime planète peuplée de sept milliards d’habitants et dont 90 % de la surface est inhabitée revient à une probabilité de 0,03 %.La plus grande partie du satellite brûlera en rentrant dans les couches denses de l’atmosphère.Les débris qui poiuraient retomber sur Terre sur une distance de 750 km auront un poids qui variera de 1 kg à 158 kg, selon la NASA Selon l’agence spatiale, des objets d’une taille comparable à l’UARS retombent vers la Terre environ une fois par an.La chute de ce satellite captive l’intérêt du public américain, comme en témoignent les réseaux sociaux, inspirant surtout l’humour.Ainsi, le New York Times cite la page Facebook d’un rabbin de Baltimore: «J’ai plus de chances d’être frappé par un morceau de ce satellite que de gagner à la loterie.» Agence France-Presse ALLER LOIN ; f SI -?f, •i" iSP» TO M §# I V.SVÆ* Nos clients méritent le monde.Une offre très spéciale pour n’importe laquelle de nos destinations dans le monde.15% de réduction Pour obtenir votre réduction, réservez vos billets en utilisant les codes promotionnels fournis sur aircanada.com/monde.L’offre est valable pour voyager au Canada et vers les États-Unis (incluant 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les vols exploités par Air Canada et les vols à code multiple.Obtenez tous les détails sur aircanada.com A 12 LE DEVOIR, LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 ACTUALITES CRISE SUITE DE LA PAGE 1 président pour lui demander d’appuyer officiellement sa demande.«Ce n'est pas un mince mandat!» s’est alors exclamé Jacques Chagnon, déclenchant l’hilarité générale au «salon de la race».Les sommets actuels de «cynisme»^ de «décrochage démocratique»y qui se manifestent par «la baisse de la confiance envers la classe politique» (selon les mots du péquiste Pascal Bérubé, jeudi) prendront bientôt l’Eure de clichés en vogue tant ils sont répétés.A chaque jour, à chaque révélation troublante, à chaque refus du gouvernement, on semble désespérer toujours plus de l’état de nos institutions.Cette extrême inquiétude chauffe à blanc la réflexion politique.En dehors comme à l’extérieur de la classe politique, on rivalise de propositions de réforme, voire de révolution.Le leitmotiv: «Il faut redonner confiance.» Le fil rouge: réduire la partisanerie, source du mal, amoindrir les réflexes partisans qui seraient à la source du cynisme contemporain.Certains vont jusqu’à proposer d’éliminer carrément les partis politiques.«J'en ai ras le bol des sorties publiques partisanes à Vos sans propositions d'alternatives positives concrètes [.].C'est toujours dans le négatif et non le positif!» écrivait un électeur au député Bernard Drainville qui, comme bien d’autres, y est allé de son rapport à la mi-août.La partisanerie était l’une des principales préoccupations du député de Marie-Victorin.Les solutions visaient à la réduire, voire à la faire disparaître.L’élection du premier ministre au suffrage universel, écrit le député par exemple, «réduirait considérablement l'emprise des chefs de parti sur les élus de l'Assemblée nationale et, par le fait même, sur la fameuse ligne de parti».Par conséquent, «les stratégies partisanes et le ton hargneux lors des débats seraient, eux aussi, en perte de vitesse».Sylvain Pagé exècre la partisanerie depuis qu’il est arrivé au Salon bleu, en 2001.Il se fait une fierté de n’avoir jamais applaudi ses collègues.La population voit les députés comme des béni-oui-oui et non des gens d’idées et de convictions, déplore-t-il.«C'est tout à fait compréhensible, puisqu'en public, le député n'a pratiquement aucune marge de manœuvre pour émettre une opinion contraire à celle de sa formation politique.» Les remèdes de M.Pagé pour «départisa-niser» la politique québécoise sont pour le moins.puissants.Tous les votes en Chambre ou presque devraient être libres.Pour encourager la collaboration, la disposition actuelle des sièges devrait selon lui prendre la «forme se rapprochant de celle de l'hémicycle».Les députés devaient dorénavant être assis en ordre alphabétique.Cela diminuerait selon lui les invectives et favoriserait la «collaboration».«Trop facile aujourd'hui de «conspuer ses ''amis d'en face" lorsqu'on est "entouré de députés du même parti"».Quant au député de Matane, Pascal Bérubé, il prône l’évacuation de la notion d! «engagement» partisan en campa^e électorale afin de lui substituer celui de «l'objectif mesurable».L’évaluation de chacun des objectifs d’un parti serait confiée «à une instance neutre à définir.Elle pourrait être composée de hauts fonctionnaires, de représentants de la société civile et de spécialistes».Et non de politiciens partisans.Les péquistes, pour visibles qu’ils soient, n’ont pas le monopole de la réflexion visant à réduire l’emprise des partis.A l’automne 2010, l’ADQ avait consacré un congrès politique à la transformation des institutions, concluant entre autres qu’il fallait des élections à date fixe et l’élection du premier ministre au suffrage universel.Le congrès de la Commission-Jeunesse du PLQ, en août 2010, avait aussi pour thème «Démocratie renouvelée, généra- PALESTINE SUITE DE LA PAGE 1 Mahmoud Abbas, a donné l’assurance que son pays «avait la volonté de faire des compromis douloureux».«Je tends la main au peuple palestinien», a lancé le chef du gouvernement israélien.«La vérité est qu'Israël veut la paix, la vérité est que je veux la paix.Mais nous ne pouvons pas parvenir à la paix par des résolutions de l'ONU.» Le premier ministre a averti que les Palestiniens devaient reconnaître Israël en tant qu’Etat juif, ce qu’ils refusent de faire, considérant que cela compromettrait les droits des réfugiés palestiniens.«Reconnaissez l'Etat juif etfaites la paix avec nous», a-t-il déclaré.Les Palestiniens, a-t-il poursuivi, «devraient vivre dans un État libre à eux, mais ils devraient être prêts à des compromis [et] commencer à prendre au sérieux les inquiétudes d'Israël en matière de sécurité».M.Nétanyahou a aussi réitéré son invitation de rencontrer sur-le-champ M.Abbas, alors que les négociations directes entre les deux parties sont interrompues depuis un an.Le Quartette saute dans la mêlée Les dirigeants palestinien et israélien étaient à pçine descendus de la tribune que le Quartette (Etats-Unis, ONU, Russie, Union européenne) s’est empressé de fournir un calendrier de négociation, et de fixer l’objectif d’un accord final au plus tard à la fin de 2012.«Le président Abbas a présenté sa lettre, il est impératif d'en prendre note et d'offrir des idées en réponse», a expliqué un haut responsable américain.D’ici un mois, les deux parties se rencontreraient une première fois afin d’adopter «un calendrier» et LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 tion engagée».On tenta d’y redéfinir la période de questions, où les ministres seraient désormais contraints de répondre aux questions.Uère des sans-parti A l’extérieur des partis politiques, les propositions antipartisanes se multiplient.Insistant sur le caractère «citoyen» de son Nouveau Mouvement pour le Québec, très critique du PQ, Jocelyn Desjardins raillait la vie des partis en ces termes, lors de son premier rassemblement, tenu un dimanche matin de la fin août: «C'est l'heure de la messe.mais cette assemblée se fera sans liturgie de la parole et sans génuflexion à des chefs.» (Le NMQ se réunira pour une seconde fois demain, dimanche, à Québec.) Jeudi, un autre nouveau mouvement est né, celui des «Sans-parti».Dans son manifeste, il soutient que «les partis politiques actuels» sont les «premiers responsables de la dégradation de notre démocratie».Les partis n’ayant pas réussi à réaliser la réforme démocratique nécessaire, les Sans-parti estiment que seule une coalition de 125 candidats sans parti pourrait y susciter une réelle réforme démocratique qui redonnera «aux citoyens le contrôle permanent sur leurs représentants et sur les décisions qui les concernent».«Je pensais que c'était utopique», a confié le secrétaire provisoire des Sans-parti (parce qu’il n’y a pas de chef, évidemment), Nicolas Ealcimaigne, journaliste de 31 ans (pour le JournalEnsemble.coop, nouvellement fondé), lorsque joint par Le Devoir jeudi, n se souvient avec douleur du cul-de-sac sur lequel ont débouché les états généraux sur la réforme des institutions démocratiques, en 2003.«J'ai vu le rapport se faire déposer, être tabletté et finalement se faire déchiqueter par le gouvernement au pouvoir trois semaines plus tard», raconte-t-il.Actuellement, «il semble qu'on soit tellement rendus dans une situation difficile que ces utopies-là [comme celle des Sans-parti] deviennent nécessaires», dit-il, un sourire dans la voix.Il s’est réjoui que le fondateur et ancien président de l’Union paysanne, Roméo Bouchard, ait trouvé l’idée intéressante et décidé de l’appuyer.En fait, ce dernier avait développé une réflexion qui allait dans le même sens, le «Projet Papineau», expliqué en long et en large entre autres sur YouTube et sur un site intitulé QuébecVote.Deux livres, entre autres, ont nourri ces réflexions antipartisanes: d’abord Abolir les partis politiques (Libre pensée, 2006), du sociologue Jacques Lazure, de l’UQAlM.Plus récemment ^di-rvissvit Réinventer la démocratie, de Jean Laliberté (Septentrion, 2011), dans lequel l’auteur condamne la «discipline départi», responsable selon lui du fait que «de moins en moins de gens compétents et respectés acceptent de briguer la charge de député parce que la perspective de jouer le rôle de simple figurant au sein du Parlement n'est aucunement réjouissante».M.Laliberté va jusqu’à prôner, non seulement une démocratie participative sans parti, mais souhaite aussi en finir avec l’élection.Scepticisme «La dénonciation des partis politiques est aussi ancienne que les partis politiques», note toutefois Marc Chevrier, politologue à l’UQAM.Au début du siècle, Moisei Ostrogorski avait déjà tout dit dans son classique La démocratie et les partis politiques.«Quand je le fais lire à mes étudiants, leurs bras en tombent tellement il est actuel dans sa dénonciation des partis.» La philosophe française Simone Weil a aussi prôné, en 1957, «la suppression générale des partis politiques».«Les partis sont des organismes publiquement, officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice», écrivait-elle.Marc Chevrier souligne qu’un des pères de la Constitution américaine, Madison, a des pages très dures pour les «factions» dans les Eederalist Papers.«Il conclut toutefois que s'il fallait les abolir, on tomberait dans un régime autoritaire et on risquerait de violer le droit fondamental à l'association.» Sa solution?Typiquement libérale (pas au sens partisan, mais philosophique!): accepter leur existence, mais les mettre en concurrence.S’il peut comprendre certaines critiques des partis et de l’esprit partisan, Marc Chevrier craint que soit à l’œuvre ici une haine contemporaine pour les «médiations».Les partis, dans nos démocraties, ont une «fonction essentielle», rappelle-t-il: «Ils doivent réconcilier toutes sortes d'intérêts, faire un travail précieux d'intégration, de synthèse, de vulgarisation.C'est important.Mais bon, ça ne veut pas dire qu'ils le font toujours très bien.» Le Devoir DEJEUNER-CAUSERIE Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board of Trade of Metropoiitan Montreai LE 6 OCTOBRE, SOYEZ AU CŒUR DE L'ÉCONOMiE DU SAVOIR ^ Desjardins RENDEZ-VOUS DU SAVOIR Rassembler.Reconnaître.Rayonner.REMI QUIRION Scientifique en chef du Québec Fonds Recherche Québec Jeudi 6 octobre de midi à 14 h INSCRIPTION : 514 871-4001 www.ccmm.qc.ca/remi-quirion Desjardins Bdl En collaboration avec : Leoer mahkeiingA montrealgazette.com CREATEURS D'AFFAIRES «une méthode de négociations».Ils prendraient notamment l’engagement de conclure un accord définitif «au plus tard» à la fin de l’année prochaine, 2012.Les négociateurs des deux camps soumettraient ensuite «des propositions complètes d'ici trois mois» sur la sécurité, dont la question des frontières, et s’engageraient à «des progrès substantiels en six mois».La déclaration du Quartette s’inspire largement du discours de mai du président des Etats-Unis, Barack Obama, dans lequel il propose de reprendre les négociations sur la base des frontières d’avant la guerre israélo-palestinienne de 1967, avec des échanges de territoire acceptés par les deux camps.Mais, le Quartette n’aborde pas, par exemple, la question épineuse des colonies juives, ni la demande d’Israël d’être considéré comme l’État-nation du peuple juif.Le plan prévoit en revanche de tenir «au moment qui conviendra» une conférence internationale à Moscou pour faire un état des lieux.Les Palestiniens ont rapidement appelé Israël à «saisir l'occasion offerte par le Quartette», présentant toutefois des conditions.«Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités [.], mais Israël doit prendre les siennes et arrêter la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est», a déclaré à l’AEP le négociateur Saëb Erakat.«Nous sommes en train d'étudier la déclaration [du Quartette]», a fait savoir de son côté à l’AEP un haut responsable israélien.La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a appelé les deux ennemis à saisir la main tendue par le Quartette et à «tirer profit de cette occasion de retourner au dialogue».194^ membre de TONU La demande de reconnaissance palestinienne s’appuie sur deux résolutions onusiennes portant sur la partition de la Palestine et les frontières d’avant la guerre des Six Jours en 1967, a précisé un diplomate palestinien sous le couvert de l’anonyrnat M.Abbas exhorte l’ONU à reconnaître un Etat palestinien dans les frontières de 1967—y compris la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza —, qui deviendrait le 194"^ Etat membre de l’organisation internationale si la requête était acceptée.Pour être adoptée, la requête doit recevoir l’aval de neuf des quinze membres du Conseil de sécurité et ne faire l’objet d’aucun veto parrni les cinq membres permanents; la Chine, les Etats-Unis, la Erance, le Royaume-Uni et la Russie.Mais il semble exclu que le Conseil de sécurité — dont l’accord est indispensable — donne son feu vert, car les Etats-Unis ont promis d’opposer leur veto à la requête palestinienne, répétant que la création d’un Etat palestinien fera suite à des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens.Si la demande est rejetée comme prévu, les Palestiniens demanderont probablement à l’Assemblée générale de l’ONU de rehausser leur statut actuel d’«observateur non membre» en leur accordant celui d’«Etat observateur non membre», ce qui leur permettrait d’adhérer à des agences onusiennes et à des traités internationaux, y compris celui qui fonde la Cour pénale internationale (CPI).Le Conseil de sécurité se penchera sur la requête de la Palestine à compter de lundi, mais ne devrait toutefois pas se prononcer par un vote sur celle-ci avant des semaines, laissant libre cours à un époustouflant ballet diplomatique.Les tensions autour de l’initiative palestinienne faisaient craindre une nouvelle flambée de violence au Proche-Orient.L’armée israélienne s’est placée en état d’alerte élevée en prévision d’une «attaque imminente» dp Hamas le long de la frontière entre Israël et l’Egypte.Le Devoir D'après TAP, VAFP et Reuters FMI SUITE DE LA PAGE 1 Toronto, où la Bourse est plus dépendante des cours des matières premières, le mouvement de vente s’est poursuivi, menant à un recul d’un peu moins de 1 %.Le huard a légèrement baissé, à 97 CUS.Sur la semaine, la Bourse de Toronto enregistre un déclin de près de 7 %, s’approchant d’un recul cumulatif de 20 % depuis son sommet du début du mois d’avril.Cela l’amène pratiquement en territoire de marché baissier (en anglais, le «bear market»).Le contexte actuel est un mélange de concret et d’anticipatiqn: devant la faible croissance économique aux Etats-Unis, les marchés boursiers sont volatils et craignent qu’une deuxième récession ne soit en train de s’installer.En Europe, le piètre état des finances publiques de certains pays a fait en sorte que la zone euro au complet devra de nouveau payer pour les dérapages de ces derniers, avec des conséquences plus ou moins certaines sur le milieu bancaire et l’économie.«Que souhaitons-nous?Notre objectif doit être une croissance solidaire et créatrice d'emplois.Mais aujourd'hui nous risquons de perdre la bataille de la croissance.Compte tenu des nuages sombres qui s'amoncellent sur l'Europe et de l'énorme incertitude aux États-Unis, nous risquons de voir la demande mondiale s'effondrer.E ne saurait y avoir de tâche plus urgente», a dit la directrice du EMI, Christine Lagarde.Mme Lagarde, qui s’est exprimée dans le cadre de l’assemblée annuelle de la Banque mondiale et du EMI, estime désormais que le monde entre dans une «phase nouvelle et dangereuse».La reprise tant attendue ne vient pas, et la croissance est «faible et inégale», a-t-elle insisté.«Les risques se sont fortement accentués.Ils sont le résultat de multiples interactions négatives — entre l'atonie de la croissance, la fragüité des bilans des États, des banques et des ménages, et l'inefficience des responsables politiques.Tout cela a engendré une crise de confiance, qui a des coûts économiques, mais aussi des coûts sociaux.» Rien de nouveau au G20 La veille, les ministres des Einances du G20 — également réunis à Washington — ont tenté de se faire rassurants en promettant, encore une fois, une action concertée pour éviter que l’économie mondiale ne déraille.«Nous nous engageons à apporter une réponse internationale forte et coordonnée pour traiter les défis renouvelés que rencontre l'économie mondiale, notamment les risques accrus de détérioration liés aux dettes souveraines, à un système financier fragilisé, aux turbulences sur les marchés, à la faible croissance économique et à un niveau de chômage inacceptable», ont-ils affirmé dans un communiqué commun diffusé tard jeudi soir.La prochaine réunion du G20, qui conviera cette fois les chefs d’Etat, aura lieu en Erance ennovembre.Le G20 a ajouté qu’il importe de fournir aux banques tous les outils pour que celles-ci continuent d’être suffisamment huilées et que leur coussin financier soit adéquat.Entre autres, les pays ont convenu, dans le cadre de l’accord de Bâle III, d’imposer aux banques une base de capital plus élevée que par le passé pour qu’elles puissent mieux encaisser les coups d’une future crise.En point de presse à Washington, le ministre Jim Elaherty a dit hier que l’Europe doit être à la hauteur de la situation compte tenu du risque évident que la crise grecque ne contamine le secteur bancaire du continent.«En Europe, il faut de la volonté politique, de la détermination, de la clarté», a dit M.Flaherty, dont les propos ont été rapportés par l’agence Canadian Press.Les propos des ministres des Finances du G20 sont survenus après une séance boursière relativement turbulente jeudi au cours de laquelle les marchés ont essuyé des baisses d’environ 4 % ici comme ailleurs.Les préoccupations tournent principalement autour du risque d’une deuxième récession américaine, accompagnée des effets déstabilisants de la crise européenne, alors que certains pays très endettés, comme la Grèce, titubent à diverses distances au bord du gouffre.L’équipe d’économistes du Mouvement Desjardins a souligné qu’un tournant a eu lieu en milieu de semaine, lorsque la Fed a décidé d’orienter son portefeuille obligataire davantage sur les titres à long terme qu’à court terme.Arrivée d^un marché baissier «Même si les détails du programme ont révélé une action plus musclée qu'attendu, les doutes quant à son efficacité et l'inquiétude sur les perspectives économiques exprimée par la Eed ont lourdement fait chuter les marchés.Jetant de l'huile sur le feu, Moody's a annoncé la décote de trois grandes banques américaines sur la prémisse que l'ampleur du déficit fiscal rendait le gouvernement moins en mesure de secourir les banques en cas de crise», a écrit le Mouvement Desjardins dans une note d’analyse.De son côté, la Banque Nationale a indiqué que, si la Bourse entre maintenant en territoire de marché baissier, le creux «n'est peut-être pas si loin».Aux Etats-Unis, ont noté ses économistes Stéfane Marion et Marco Lettieri, il y a eu 10 marchés baissiers depuis 1956, dont sept ont accompagné une récession.Le déclin boursier médian est de 31 %.La Banque Nationale a aussi mentionné qu’il faut plus de temps pour tomber de 20 % qu’il n’en faut pour ensuite poursuivre la route jusqu’au creux.En d’autres termes, il faut en moyenne 200 jours pour le premier recul de 20 %, alors que le deuxième élan jusqu’au creux final prend 91 jours.Le Devoir Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans 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