Le devoir, 7 octobre 2011, Cahier A
JOSEE BLANCHETTE : DU WYOMING AU POINT G Page B 10 WWW.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.CII N°228 4 LE VENDREDI 7 OCTOBRE 2011 1,09$ + TAXES = 1,24$ Une brèche dans le mur du silence Les frères de Sainte-Croix acceptent de verser 18 millions à leurs victimes BRIAN MYLES AUX yeux de René Cornellier père, il manque un je-ne-sais-quoi à l’entente historique de 18 millions de dollars conclue hier entre la Congrégation de Sainte-Croix et les centaines de victimes de frères pédophiles.L’in^édient manquant est une valeur à la base de l’Église catholique: le repentir.Sans la détermination de M.Cornellier et de son hls Robert, qui ont entrepris le recours collectif contre les frère de Sainte-Croix, les victimes seraient probablement enfermées encore dans la honte et le silence.En se saisissant de ce problème connu et caché par la Congrégation pendant des décennies, ils ont permis à quelque 85 victimes de sortir de l’ombre et de se joindre à un recours collectif si bien structuré, avec des témoins d’une telle crédibilité que la congrégation a plié Téchine.Pour la première fois de son histoire, la congrégation a reconnu ses torts et a présenté aux victimes des excuses qui tiennent en moins de dix lignes dans les documents judiciaires.«Qu’est-ce qu’ils vont faire avec les frères qui ont fait des actes de pédophilie toute leur vie et qui sont toujours vivants?Est-ce qu’ils vont les surveiller ou continuer tout simplement à les entretenir?», s’interroge M.Cornellier.Tant et aussi longtemps que ces voleurs d’enfance ne confesseront pas leurs crimes devant une cour de justice et qu’ils ne seront pas expulsés de la congrégation, M.Cornellier ne pourra pas croire à la sincérité des autorités de Sainte-Croix.«Ça peut ressembler à des excuses, mais ils le font pour des raisons financières.La sincérité n’est pas là», se désole-t-il.Pour le monde juridique et les communautés religieuses minées par les scandales de pédophilie, le règlement à l’amiable d’hier tombe pratiquement du ciel en raison de son caractère novateur et pragmatique.L’entente prévoit le versement d’indemnités variant de 10 000 $ à 250 000 $ par personne pour les victimes des religieux ou des laïcs qui ont fréquenté VOIR PAGE A 10: SILENCE René Cornellier père ONTARIO McGuinty obtient un troisième mandat À lire en page A 2 INDEX Annonces.B 6 Avis publics .A4 Cinéma.B 3 Décès.B 6 Éditorial.A 8 Idées .A 9 Météo.B 7 Monde.B 9 Mots croisés.B 7 Nature.Reste.Sudoku.Télévision.Week-end.B8 .B7 .B8 .B2 .B1 LUTTE SANS MERCI DANS LA CONSTRUCTION -f ^ .^ t .arS-’J'rt*!-7- Québec s’attaque à un faux problème, disent les organisations syndicales.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Québec frappe un grand coup Le gouvernement Charest veut redonner le droit de gérance aux employeurs ROBERT DUTRISAC Québec — Prohtant de la faiblesse de la FTQ, le gouvernement Charest entend frapper un grand coup en empêchant les syndicats de s’occuper du placement des travailleurs de la construction, ce qui touche 15 % des besoins en main-d’œuvre du secteur.C’était une recommandation de la commission Cliche dans les années 70, recommandation qu’aucun gouvernement n’a pu depuis appliquer.La ministre du Travail, Lise Thériault, accompagnée de la présidente de la Commission de la construction du Québec (CCQ), Diane Lemieux, que certains surnomment désormais la «ministre de la Construction», a présenté, hier, le VOIR PAGE A 10: CONSTRUCTION L’éditorial de Bernard Descôteaux: Bras de fer en vue, page A 8 Crise de confiance envers le Plan Nord Industriels et écologistes se méfient des priorités de Québec LOUIS-GILLES ERANCŒUR Le Plan Nord du gouvernement Charest vit une crise de confiance, autant de la part de ceux qui appuient son Plan Nord que des écologistes qui entretiennent des doutes majeurs sur la manière de le concevoir et de le gérer.Lors de la consultation publique d’hier soir à Montréal, qui devait clore les deux mois de tournée provinciale du ministère du Développement durable, de lEnvironnement et des Parcs (MDDEP), le Conseil patronal de l’environnement du Québec a dit craindre que le ministère mette trop l’accent à déterminer les zones écologiques sensibles pour les protéger avant d’avoir établi tout le potentiel économique qu’on pourrait y exploiter.Pour la présidente du CPEQ, Hélène Lauzon, ce projet fait preuve de «vision» même s’il prévoit «soustraire arbitrairement» les zones sensibles aux industriels des mines, de la forêt et de l’énergie.Les écologistes présents Pierre Arcand craignent, exactement le contraire.A leur avis, Québec laisse les forces économiques s’installer en priorité là où elles le veulenL les laisse dicter leurs priorités de développement, qu’il s’agisse de mines ou de forces hydrauliques notammenL pour finalement protéger ce qui restera.Comme on a toujours fait dans le sud du Québec.Quant au titulaire ministériel du MDDER Pierre Arcand, tout en soutenant chercher un «équilibre» entre la protection de l’environnement, les impératifs économiques et sociaux, il a clairement attisé les craintes des écologistes.Il précise avoir demandé à Hydro-Québec quels sont ses VOIR PAGE A 10: PLAN Sanctification en règle pour le « gourou » des technos Politiciens, artistes, gens d’affaires et anonymes rendent hommage à Steve Jobs EABIEN DEGLISE Il a quitté l’application «la vie» un peu trop vite et la planète entière, qu’il a transformée avec ses produits et sa vision, ne pouvait que le souligner, en s’émouvant fort.Depuis plus de 24 heures, Steve Jobs, mort mercredi en Californie à l’âge de 56 ans, se retrouve au cœur d’une déferlante d’hommageç provenant d’hommes d’État, d’artistes, de grands noms de l’économie numérique et surtout d’anonymes aux quatre coins du globe.Une sanctification en règle pour ce «gourou» des technos, qui s’est déployée sans surprise dans VOIR PAGE A 10: GOUROU ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon : De pape à demi-dieu, à lire en page A 8 r «L’Amérique a perdu im génie dont on se souviendra comme Edison et Einstein » lACQUES NADEAU LE DEVOIR Plusieurs personnes se sont recueillies devant le Apple Store de la rue Sainte-Catherine.A VOIR ABSOLUISAENT DAIMS LE SPECTACLE DES COULEURS DE L'AUTOISAIME LAUREIMTIEIM ! LES JARDINS DU PRÉCAMBRIEN Symposium international d'art in situ Apprédez aussi les dernières réalisations de René Derouin en achetant une œuvre, vous contribuez au financement du prochain symposium, basé sur LA RELEVE.Ouvert samedi et dimanche de lOhà 17h jusqu'au 10 octobre En semaine, réservation pour visiter l'atelier de l'artiste : 819 322-6899 1301 Montée Gagnon, VAL-DAVID Téléphone: 819 322-7167 Sans frais : 1 877 858-1 222 info@fondationderouin.com vvvvw.|ardinsduDrecambrien.com PHOTO : Lü( EN USUELLE De MIGRATIONS à In SEDENTARITE - En ) 994, je larguais ) 9,000 figurines rlu projet Migrations nu Fonris rlu fleuve Snint-lnurent.A cette occasion, se terminoH mn migration n travers les Amérigues et j'entreprenn'rs l'aménagement des lardins du précambrien de Val-David.En 20) ) après )6 ans, nous en sommes aux ŒGS de notre projet I Questions importantes n In société guébécoise : Comment transmettre, comment léguer, gue laisserons-nous n nos enfants dans une société du jetable ?A VISITER AU CŒUR DU VILLAGE DE VAL-DAVID Autour de mon jardin, œuvre de René Derouin nu Marché Dufresne 77831302833141 A 2 LE DEVOIR LE VENDREDI 7 OCTOBRE 2011 ACTUALITES EN BREF Concertation snr le TDA/H Une pétition de près de 20 500 noms a été déposée hier à l’Assemblée nationale pour réclamer la tenue d’une table de concertation sur le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H).Les familles réclament davantage de ressources, de services et un meilleur accès aux traitements dont ils ont besoin.«Il est essentiel que les Québécois y aient accès pour pouvoir développer leur plein potentiel, et ce, quels que soient leurs revenus», selon la D"® Annick Vincent, qui appuie la pétition.Le TDA/H touche entre 400 000 et 550 000 Québécois.- Le Devoir Accurso poursuit Richard Martineau L’homme d’affaires Antonio Acciuso entame des poursuites en Colu supérieure contre l’animateur Richard Martineau et son employeru, le Groupe TVA.Le montant réclamé par Tony Accurso totalise 2 millions de dollars.Le propriétaire des entreprises Simard-Beau-dry et Construction Louis-bourg reproche à l’animateur de l’émission Franchement Martineau, de LCN, propriété du Groupe TVA, de l’avoir associé à la mafia.Les propos déplorés ont été tenus en ondes le 30 septembre.M.Martineau imaginait alors que M.Acciuso pourrait être nommé juge «pour déterminer le choix du prochain chef de la mafia au Québec», comme le résume la requête introductive.Le document parle de déclarations «racistes» puisqu’elles établiraient un lien entre «un nom à consonance italienne» et l’appartenance à une organisation mafieuse.«Ces propos sont les pires que Von puisse tenir contre toute personne et, certainement, contre un homme d’affaires», dit la requête déposée hier à Montréal.- Le Devoir Prisons : Québec enverra sa facture à Ottawa Dans bien des cas, les provinces hériteront des prisonniers supplémentaires générés par le projet de loi omnibus sur Injustice des conservateurs HELENE BUZZETTI Ottawa — Combien coûteront aux provinces les multiples projets de loi en matière de justice que le gouvernement conservateur fait adopter?Le ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson, avoue ne pas en avoir calculé le coût.Québec promet tout de même d’envoyer sa facture à Qttawa.Le projet de loi omnibus resserrant la justice criminelle est arrivé en comité parlementaire hier et, pour l’occasion, les ministres de la Justice et de la Sécurité publique ont comparu devant les députés.M.Nicholson et Vie Toews ont reconnu ne pas avoir calculé l’impact financier de ce projet de loi sur les provinces, elles qui, dans bien des cas, hériteront des prisonniers supplémentaires générés par cette loi.«L’analyse que nous avons porte sur les coûts pour le gouvernement fédéral, a admis M.Nicholson.Nous n’avons pas une ventilation de ce qu’il en coûtera pour chaque province.» Le ministre Vie Toews a de son côté soutenu que les provinces n’ont jamais demandé de compensation.«Elles n’ont pas demandé qu’on paye pour les projets de loi.Ce qu’elles ont demandé, c’est qu’on dépose les lois», a dit M.Toews aux journalistes.Une demande de Québec 11 sem})le que ce ne soit pas le cas.À Québec, on a déjà averti Qttawa qu’une demande de compensation serait faite éventuellement.Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a averti son homologue fédéral avant l’élection qu’il ferait une réclamation lorsque l’impact financier serait mieux connu.«C’est un début de discussion, il n’y a rien de concret, pas d’engagement, mais on a indiqué que nous, on va avoir une facture», explique le porte-parole du ministre, Mathieu St-Pierre.Ce préavis a été donné par M.Dutil lui-même à Vie Toews lors d’une rencontre fédérale-provinciale en début d’année.Le bureau du ministre Toews n’a pas répondu à notre demande de clarification.Le ministre Rob Nicholson soutient par ailleurs que son projet de loi omnibus réduira (au lieu de l’augmenter) le fardeau carcéral des provinces parce que les peines minimales qu’il instaure feront migrer les détenus vers les prisons fédérales.(Les peines de moins de deux ans sont purgées dans des établissements provinciaux.) L’opposition ne le croit pas.Par exemple, toutes les nouvelles peines minimales instaurées pour les crimes d’ordre sexuel contre des enfants sont de moins de deux ans, sauf dans le cas de l’inceste oû elle est de cinq ans.Le directeur parlementaire du budget.Kevin Page, a confirmé hier qu’il terminera d’ici novembre une étude du coût du projet de loi (AlO.Le Devoir Participez à la rédaction d’un nouveau contrat social entre les générations >> Équité inter générationnelle Travail Qualité de vie Culture Financement des services publics Identité et régions RENDEZ-VOUS HATIOHAL dES GENERATIONS DE L’INSTITUT DU NOUVEAU MONDE 15 et 16 octobre 2011 à Montréal Vingt conférenciers experts pour éclairer les discussions En présence de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, au nom du gouvernement du Québec.À l’UQAM Prix : 35 $ INSCRIVEZ-VOUS dès maintenant et consultez le programme sur generations«înm«qcxa Les libéraux gardent le pouvoir eu Ontario McGuinty pourrait rater la majorité d’un seul siège GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ On annonçait hier en Qntario une lutte électorale extrêmement serrée: elle le fut.mais pas assez pour empêcher le Parti bbéral de Dalton McGuinty de décrocher un troisième mandat à Queen’s Park.Impossible toutefois de prédire avec certitude au moment de mettre sous presse si ce gouvernement allait être majoritaire ou minoritaire, les bbéraux étant tout juste sous le seuil des 54 sièges.La victoire concrétise une spectaculaire remontée pour M.McGuinty, dont plusieurs prédisaient la mort politique il y a quelques mois.Les libéraux ont entamé la campagne électorale loin derrière les conservateurs de Tim Hudak dans les sondages.Mais la campagne en dents de scie de M.Hudak, doublée d’une performance efficace de M.McGuinty et d’une surprenante prestation de la néodémocrate Andrea Horwath ont renversé la tendance.A 23h35, les libéraux menaient donc dans 53 circonscriptions, contre 37 pour les conservateurs et 17 pour les néodémocrates.Qr, il faut au moins 54 sièges pour obtenir une majorité.Un gouvernement minoritaire serait le premier en Qntario depuis 1985 et le mandat du bbéral David Peterson, qui avait gouverné avec le soutien du néo démocrate Bob Rae (pour mémoire: les conservateurs avaient initialement remporté la victoire, avec 52 sièges.).Les spéculations allaient déjà bon train hier soir sur les possibilités de voir une teUe situation se reproduire.Quoiqu’il en soit, le choix des Qntariens et la défaite de Tim Hudak empêchent les conservateurs d’obtenir la triple couronne du pouvoir qu’ils souhaitaient.Le maire de Toronto, Rob Ford, et le premier ministre Harper devront ainsi composer avec un collègue libéral au niveau provincial.Cela respecte une certaine habitude prise par l’Qnta-rio d’équilibrer le rouge et le bleu entre les niveaux provin- i MARK BUNCH REUTERS Cette victoire concrétise une spectacuiaire remontée pour Daiton McGuinty, dont piusieurs prédisaient ia mort poiitique il y a quelques mois.La victoire de McGuinty masque toutefois une baisse importante des appuis libéraux à travers la province cial et fédéral.La victoire de Dalton McGuinty masque toutefois une baisse importante des appuis libéraux à travers la province.Ils disposaient en effet de 70 sièges à la dissolution (sans compter les deux vacants), contre 25 députés pour les conservateurs et dix pour le NPD.Les libéraux ont perdu cinq points d’appuis.Un regard à la carte électorale de la province montre que le Nord de LGutario est dominé par le NPD et les libéraux.Dans l’Est, les conservateurs sont bien présents, sauf à Qt-tawa oû les libéraux raflent cinq des sept sièges.Le Sud-Ouest est partagé, alors que le Mid-Ouest est majoritairement bleu.C’est donc vraiment dans le Greater Toronto Area (GTA) que les libéraux ont acquis leur victoire — exactement comme les conservateurs fédéraux au mois de mai.Près de la moitié des 107 sièges de la province se trouvent dans cette région et à Toronto.Or les libéraux ont gagné 17 sièges à Toronto, et autant dans le GTA.Le NPD et les conservateurs se partagent la vingtaine de sièges restants — un seul pour les conservateurs au centre de Toronto, là oû leurs collègues fédéraux ont fait une percée historique il y a cinq mois.Les trois chefs de parti ont été élus dans leur circonscription.Main tendue?Pour expliquer le retour en force de Dalton McGuinty et sa victoire d’hier, un mot: écono- mie.C’est le thème qui a dominé la campagne, et donné à M.McGuinty l’occasion de mettre de l’avant son expérience et de promouvoir la stabilité à Queen’s Park.Tim Hudak a bien tenté de critiquer le bilan du premier ministre — notamment l’harmonisation des taxes et l’augmentation des tarifs d’Hydro — , mais sans réussir au final à se positionner comme étant l’alternative.Ses déclarations controversés concernant les travailleurs immigrants et les cours d’éducation sexuelle lui ont nui, de même qu’un ton généralement négatif.Dans son discours de défaite (uniquement en anglais), Tim Hudak est tout de même apparu souriant et énergique.«Il y a beaucoup à célébrer ce soir», a-t-il dit en parlant de la progression des conservateurs.«Ce n’est pas le résultat que nous souhaitions, mais on l’accepte.Il est très clair que les Ontariens ont envoyé ce soir un message fort indiquant qu’ils veulent un changement de direction.Et il est très clair qu’ils ont donné beaucoup moins de laisse à Dalton McGuinty.» M.Hudak a promis que les conservateurs «demanderont des comptes tous les jours.Nous ne serons pas gênés», il a aussi eu de bons mots pour Mme Horwath, donnant l’impression qu’il serait prêt à travailler avec elle si jamais le statut minoritaire du gouvernement bbéral se confirmait.Très satisfaite des résultats, Andrea Horwath a indiqué que «les gens s’attendent à ce que nous travaillions ensemble et c’est ce que nous allons faire».Le discours de M.McGubity se faisait toujours attendre.Le Devoir Québec I LE DEVOIR Ce projet est financé en partie par Service Canada, dans ie cadre du programme Nouveaux Horizons pour les aînés.INSTITUT DU NOUVEAU MONDE SALON DES fin andais RE DU LE DEVOIR Libre de penser LE DEVOIR LE VENDREDI 7 OCTOBRE 2011 A 3 PASSEPORT IVIATIIMi lundi au vendredi I 7h00À 9h00' 91,3 WWW.RADIOVM.COM ACTUALITES Gambard 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE | MONTRÉAL (514)866-3876 ROLEX Vente et service « Une autre époque » Christian Rioux Le premier ministre québécois aime bien dire que les relations qui unissent la France et le Québec sont entrées dans «Mwe aulre époque».Cette semaine, alors qu’il célébrait à Paris les 50 ans de la Délégation générale du Québec en France, il a eu l’occasion de le répéter tant au ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, qu’au premier ministre, François Fillon.Certes, Jean Charest n’a pas été reçu par Nicolas Sarkozy, alors que de Gaulle avait accueilli son prédécesseur Jean Lesage en 1961 avec la moitié de ses ministres.Mais, selon Jean Charest, il ne faudrait pas sombrer dans une «légitime nostalgie» et regretter les «éclats du passé».Pour notre premier ministre, la relation entre la France et le Québec est «passée à autre chose».Moins politique, elle s’approfondirait dans l’économie et aurait pénétré tous les secteurs de la société civile.Elle serait même devenue «plus mature».Jean Charest n’a pas tout à fait tort, chacun peut le constater.Il n’existe pas beaucoup de secteurs où la France et le Québec n’expriment leur complicité.Même l’économie, longtemps parent pauvre, semble devoir maintenant emboîter le pas.Mais, en affirmant que nous étions entrés dans «une autre époque», le premier ministre ne croyait peut-être pas si bien dire.Mercredi, Jean Charest était au siège de rQrganisation internationale de la Francophonie (QIF) avec le secrétaire général Abdou Diouf pour annoncer la tenue à Québec cet été d’un grand Forum international sur la langue française.Il y a encore dix ou vingt ans, celui qui aurait annoncé un tel événement aurait aussitôt provoqué l’enthousiasme des organisateurs de festivals.Ne serait-ce que pour la manne que représentent plus de 1000 jeunes francophones venus du monde entier.Qu’on se souvienne de la Superfrancofête, en août 1974, qui fut la mère de tous les festivals québécois et qui réunissait 100 000 jeunes à Québec, dont un grand nombre venus de nombreux pays francophones.Voilà l’exemple qu’avaient évidemment en tête les représentants des pays francophones qui assistaient nombreux à la conférence de presse lorsque Jean Charest évoqua la synergie qui pourrait se tisser entre le forum international et le Festival d’été de Québec.Et voilà qu’il aura fallu leur expliquer que les temps avaient bien changé et que ce même Festival de Québec réservait ses meilleures scènes à des artistes.anglophones! Sans compter que ses organisateurs n’entendaient pas se faire dicter leur programmation.Il fallait être dans la salle pour comprendre à quel point ce qui se passait ce matin-là à l’QIF avait des airs surréalistes.Il fallait voir l’étonnement des représentants africains.N’avaient-ils pas toujours cru que le Québec était le porte-flambeau de la défense du français dans le monde?Et voilà que, dans ce Québec qui fait par ailleurs la leçon au monde entier, il ne serait même pas possible de convaincre un petit festival de réserver ses meilleures scènes à des artistes francophones pour accueillir un forum international sur la langue française?Allait-on fêter la langue d’Alain Souchon et de Pierre Lapointe en écoutant Metallica et Simple Plan?Visiblement étonné de la lin de non-recevoir qui est venue de Québec, le premier ministre, un peu abasourdi, semblait découvrir «en temps réel» à quel point nous étions en effet «passés à autre chose».Hier, il en était réduit à dire que le gouvernement allait essayer de faire son possible afin d’influencer la programmation du Festival d’été de Québec pour éviter que le millier de jeunes francophones attendus en juillet prochain ne se trémoussent au son de U2 et d’Arcade Fire.Et dire qu’il y a encore des gens qui défendent cette mainmise du star-system anglo-saxon sur les scènes québécoises au nom de V«ouverture».Elle est belle r«ouverture» de ceux qui envoient promener un premier ministre qui les invite poliment à, justement, «ouvrir» leurs scènes à des artistes sénégalais, haïtiens, français, congolais, martiniquais, vietnamiens ou roumains! Si le Québec avait voulu dégonfler, sur la scène internationale et devant un public (et des journalistes) venu de tous les pays francophones, le mythe selon lequel il est le plus fier défenseur de la langue française, il n’aurait pas fait mieux.Malgré les belles paroles de nos représentants, ce mythe est d’ailleurs aujourd’hui en voie de s’effriter, tout particulièrement en France.Les Français qui connaissent le Québec et qui y vont régulièrement ont bien vu que Montréal s’anglicisait à vue d’œil.Pas plus aveugles que n’importe qui, ceux que je rencontre à Paris m’en parlent souvent.Comme ils visitent Montréal périodiquement, tous les trois ou sk mois, ils sont parfois mieux placés pour mesurer les évolutions que ceux qui sont immergés en permanence dans le magma linguistique montréalais.Décidément, il se pourrait que Jean Charest n’ait jamais eu autant raison.Qu est vraiment à «une autre époque»! crioux@ledevoir.corn « Soyons prudents » Jean Charest refuse de confirmer les informations voulant qu’il serait prêt à déclencher une commission d’enquête sur l’industrie de la construction ANTOINE ROBITAILLE Québec — Sans nier qu’il pourrait déclencher bientôt une commission d’enquête sur l’industrie de la construction, Jean Charest a refusé de confirmer quoi que ce soit hier, à Paris.Au contraire, il a mis en garde les journalistes présents au sujet des «informations» indiquant qu’il serait prêt à passer à l’action.«Ça part dans différentes directions.Soyons prudents.Le gouvernement va prendre le temps mesurer chaque choix», a-t-il déclaré.Tenant un langage sibyllin, il a multiplié les pistes, soutenant d’une part que son gouvernement voulait «prendre les mesures nécessaires pour arriver au bout de ce problèmedà», mais en ajoutant tout de suite qu’il le il se réjouit de la décision d’Ottawa de reconstruire le pont Champlain, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, trouve injustifié le recours à un péage comme mode de financement.Selon lui, ce projet compromet l’implantation d’un éventuel péage métropolitain destiné à financer les transports en commun.«On est en train de tuer Vidée d’un péage métropolitain», a commenté hier M.Bergeron, qui s’est dit étonné par l’enthousiasme afhché par le maire Gérald Tremhlay lors de l’annonce, mercredi, par le ministre fédéral des Transports, Denis Lehel, de la construction d’un nouveau pont en partenariat puhlic-privé.«Je n’ai pas compris la naïveté du maire, qui n’a pas vu ce piège qui, il me semble, est gros comme le monde.Dans la tête des gens, on est en train d’inscrire que le péage est justifié dans ces cas-là, et seulement dans ces cas-là», a-t-il expliqué.De son côté, la chef de Vision Montréal, Louise Harel, a pressé le maire Tremhlay, qui préside la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), de procéder dans les plus brefs délais à l’étude d’un péage régional.La chef de l’opposition a dit à maintes reprises au cours de la dernière année avoir tenté de convaincre le maire d’entreprendre des démarches pour implanter le péage métropolitain, mais en vain.Par voie de communiqué, le maire Tremhlay a fait savoir que le comité exécutif de la CMM favorisait la taxe sur l’essence pour financer le transport en commun, mais que le recours à d’autres moyens, comme le péage, la taxe sur les stationnements et la taxe sur l’immatriculation, n’était pas exclu.Le Devoir Les compteurs d’eau, uouvelle mouture JEANNE CORRIVEAU Deux ans après le gâchis du contrat accordé à Génieau, Montréal revient à la charge avec un projet visant à doter les industries, les commerces et les institutions QCl) de compteurs d’eau.La nouvelle mouture du plan présenté hier comportera deux fois moins de compteurs d’eau que le projet initial, avec un coût évalué à 55 millions de dollars au lieu des 195 millions prévus en 2007.L’installation de compteurs d’eau s’inscrit dans un vaste plan stratégique de la gestion de l’eau élaboré par un comité dirigé par Réjean Lévesque, directeur du Service de l’eau, et dont Le Devoir avait dévoilé les détails en septembre 2010.Le réseau montréalais d’aqueducs et d’égouts est dans un tel état de décrépitude que sa restauration nécessitera des investissements de 4,6 milliards au cours des 10 prochaines années, auxquels s’ajoutent des dépenses de fonctionnement de 3,9 milliards.Même si la Ville a haussé ses investissements depuis 2002 pour retaper son réseau souter- rain, elle attribue encore aux fuites la perte de 40 % de l’eau potable produite à Montréal.«Le réseau a continué de se détériorer.Ce que ça nous dit, c’est qu’on n’a pas encore assez investi», a expliqué Richard Deschamps, responsable des infrastructures au comité exécutif.Pour financer cet imposant chantier, la Ville évalue qu’il faudra augmenter de 9 % par année les revenus du Fonds de l’eau, ce qui représente une hausse de 1,2 % du compte de taxes des contribuables.Elle compte aussi sur des subventions accrues de 836 millions de la part 4es gouvernements supérieurs.A terme, Montréal vise l’autohnancement de la gestion de l’eau d’ici 2020.Les compteurs En marge des travaux de réhabilitation des infrastructures souterraines, Montréal veut aussi remettre sur les rails son projet de compteurs d’eau.Mais l’administration a pris bonne note des critiques sévères formulées par le vérihca-teur général, Jacques Bergeron, dans un rapport accablant rendu public en 2009.Ainsi, le nombre de compteurs sera réduit de moitié, passant de 30 500 à 16 200, car la Ville veut prioriser les ICI, où la consommation d’eau est plus importante.Elle juge maintenant inutile d’installer des compteurs dans les commerces qui consomment très peu d’eau, tels que les magasins de chaussures.La Ville entend s’en remettre à ses propres employés pour réaliser le projet.Ce sont les cols bleus qui assureront l’installation et l’entretien des compteurs, et le recours à des ressources externes se limitera à des «tâches spécifiques et ponctuelles, accomplies sur une courte période».De plus, Montréal renonce à subventionner la préparation de la tuyauterie et l’installation de dispositifs antirefoulement dans les ICI.La Ville a aussi revu à la baisse le volet d’optimisation du réseau qui doit permettre de contrôler le débit d’eau dans le réseau souterrain.Reconnaissant que le projet initial était trop sophistiqué et trop coûteux, la Ville a réduit ses ambitions, faisant passer de 275 à 100 millions le coût du projet sur 25 ans.Le plan fera l’objet d’une consultation publique avant d’être soumis à l’approbation du conseil municipal.Un coûteux fiasco L’opposition officielle craint que la Ville répète les mêmes erreurs avec le nouveau projet de compteurs d’eau.Le fiasco du contrat à Génieau continue de coûter cher aux Montréalais, a rappelé la mairesse de Rivière-de s-Prairie s-Po in te-aux-Trembles, Chantal Rouleau, en évoquant la réclamation de 34 millions déposée par Génieau à la suite de la résiliation du contrat.Selon elle, l’administration devrait reiiser de payer cette facture, quitte à être poursuivie, et elle devrait empêcher les entreprises du consortium Génieau, formé de Dessau et de Si-mard-Beaudry, propriété de Tony Accurso, de participer au nouveau projet.De son côté, le conseiller de Projet Montréal Alex Norris estime qu’il faudra d’abord «faire le ménage» dans le secteur de la construction avant de consentir des investissements de l’ordre de 8,5 milliards dans les infrastructures de l’eau.Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES • HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour pubiication deux (2) jours pius tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té/.514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Avis Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intenrenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d'établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NA1URE DE LA DEMANDE ENDROIT DtXPLOriATION NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NA1URE DE lA DEMANDE ENDROIT LTEXPLOrrAnON Marlene Rankin 1 Restaurant 6851, avenue La Référence inc.1 Restaurant 808, rue ISLAND TROPICAL pour vendre Victoria RESTAURANT LA pour vendre Beaubien Est 6851, avenue Montréal RÉFÉRENCE Montréal Victoria (Québec) 808, rue Beaubien (Québec) Montréal (Québec) H3W 2T3 Est H2S1S9 H3W 2T3 Montréal (Québec) Dossier; 3153-442 H2S1S9 Dossier 1512-904 91964825 Québec 1 Bar 551, avenue Inc.(suite à une du Mont- 9239-9716 Québec 1 Restaurant 2087, rue BOUL NOIR cession) Royal Est inc.pour vendre Sainte- 551, avenue du Montréal CACAO 70 Catherine Mont-Royal Est (Québec) 2087, rue Sainte- Ouest Montréaf (Québec) H2J1W6 Catherine Ouest Montréal H2J1W6 Montréal (Québec) (Québec) Dossier: 179-903 H3H1M6 H3H1M6 Dossier 1626-654 9029-0578 Québec Permis 1693-1693-A inc.additionnels rue Saint- François Lorrain Changement de 1440, rue PUB-TERRASSE LE 1 Bar sur Denis BISTRO FLORIN catégorie de 1 Amherst SAiNT-CIBOiRE terrasse (2e Montréal 1440, rue Amherst Restaurant pour Montréal 1693-1693-A rue étage) (Québec) Montréal (Québec) vendre à 1 (Québec) Saint-Denis 1 Bar avec H2X3K4 H2L3L3 Restaurant pour H2L3Ü Montréal (Québec) spectacles sans Dossier 2146-611 servir H2X3K4 nudité (2e Dossier: 200-378 étage) 9227-5866 Québec Changement de 3000, boul.Inc.catégorie de 2 René- 9249-2248 Québec 1 Bar avec 1429.rue RESTAURANT LE Restaurants Lévesque, Inc.danse et Crescent PIED A TERRE pour vendre Suite 110 Avenir spectacles sans Montréal 3000, boul.René- dont 1 sur Montréal 1429, rue Crescent nudité (Québec) Lévesque, Suite 11 ( terrasse à 2 (Québec) Montréal (Québec) H3G 2B2 Montréal (Québec^ Restaurants H3E1T9 H3G 2B2 H3E 1T9 pour servir dont Dossier: 250-548 Dossier 3034-824 1 sur terrasse 9232-2379 Québec Addition 3969, boul.Ermitage Changement 5024, chemin inc.d'autorisation Lasalle Restaurant et permanent de la Côte- RESTAURANT de danse et Montréal Traiteur inc.d'endroit des-Neiges CHATEAU VERDUN spectacles sans (Québec) ERMITAGE d'exploitation Montréal 3969, boul.Lasalle nudité dans 1 H4G 2A1 RESTAURANT ET du 5001, (Québec) Montréal (Québec) Restaurant pour TRAITEUR chemin Queen- H3V1G6 H4G 2A1 vendre existant 5024, chemin de la Mary à Dossier: 268-656 Côte-des-Neiqes Montréal au Montréal (Québec) 5024, chemin 9223-6462 Québec 1 Restaurant 896, rue H3V1G6 de la Côte-des- inc.pour vendre Sherbroolœ Dossier 3145-620 neiges à RESTAURANT LE Ouest Montréal de 1 SMART BURGER Montréal Restaurant pour 896, rue Sherbroolœ (Québec) vendre existant Ouest H3A1G3 Montréal (Québec) Thi Bang Tran 1 Restaurant 2035, rue H3A1G3 RESTAURANT HO pour servir Jean-Talon Est Dossier: 357-228 GUOM Montréal 2035, rue Jean- (Québec) 9203-1889 Québec 1 Restaurant 7275, rue Talon Est H2E1V2 Inc.pour vendre Sherbroolœ Montréal (Québec) BISTRO L'ESCALE Est, Local H2E 1V2 GOURMANDE 22Ô9 Dossier 3151-339 7275, rue Montréal Sherbrooke Est, (Québec) 3267415 Canada Changement 4134, boul.Local 2209 H1N1E9 Inc.permanent Saint-Laurent Montréal (Québec) GRAND BAYOU d'endroit Montréal H1N1E9 CAFÉ BAR d'exploitation (Québec) Dossier; 642-926 4134, boul.Saint- de 1 Bar avec H2W1X8 Laurent autorisation de 9086-1147 Québec Permis 8125, avenue Montréal (Québec) danse du 12 rue Inc.additionnel André- H2W1X8 Rachel Ouest à CAFÉ BAR FOGGIA 1 Bar Ampère Dossier 3152-360 Montréal au 8125, avenue Montréal 4134, boul.André-Ampère (Québec) Saint-Laurent à Montréal (Québec) HiE3J9 Montréal H1E3J9 Dossier: 1168-483 ARIE Geraldine 1 Restaurant 4871, boul.STOCKHOLM CAFE pour vendre Saint-Charles 9249-2586 Québec 1 Bar 7295, avenue 4871, boul.Saint- avec spectacles Montréal Inc.(suite à une Bloomfield Charles sans nudité (Québec) BAR ACROPOLIS cession) Montréal Montréal (Québec^ H9H 3E4 7295, avenue (Québec) H9H 3E4 Bloomfield H3N 2Hi Dossier 3152-428 Montréal (Québec) H3N 2H1 9200-8572 Québec 1 Restaurant 51,rue Dossier: 1186-238 Inc.pour servir Prince-Arthur RESTAURANT LE 2 Restaurants Est Marcel Joly 1 Restaurant 2205, boul.JARDIN pour servir sur Montréal RESTAURANT AUX pour vendre Rosemont 51, rue Prince- terrasse dont 1 (Québec) FOUFOUNES Permis Montréal Arthur Est sur le domaine H2X1B4 2205, boul.additionnel (Québec) Montréal (Québec) public Rosemont 1 Bar H2G 1T6 H2X1B4 Montréal (Québec) (suite à une Dossier 314-302 H2G 1T6 cession) Dossier: 1275-189 Québec Du bénévolat, oui ! Mais où ?514.842.3351 CENTRE lyAcrnoN BÉNÉVOLE DE MONTRÉAL cabm.net AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler miniédia-tenient toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Montréal ALIENATION DE BIENS AVIS est donné, en vertu de l'article 28 de la Loi sur les cités et villes (L.R.Q., chapitre C-19), que la Ville de Montréal a autorisé l'aliénation de biens au cours du mois d'août 2011 Vente à Les Placements Campotoro inc.d'un terrain situé à l'angle sud-est du boulevard Métropolitain Est et de la rue Dollard-Desjardins, constitué du lot 4 242 103 du cadastre du Québec, d'une superficie de 17 990,4 m^, dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, pour 1 258 706 $ (CM11 0612) Vente à Les immeubles Ropery / Shearer de deux terrains situés à l'angle des rues De Châteauguay et Ropery, constitués des lots 1 381 153 et 1 853 459 du cadastre du Québec, d'une superficie de 634,1 m^, dans l'arrondissement du Sud-Quest, pour 102 115 $ (CM 11 0615) Acte de correction visant le terrain cédé par la Ville de Montréal à Société en commandite Le Sommet De La Rive, situé le long du boulevard Gaétan-Laberge, constitué du lot 3 943 627 du cadastre du Québec, d'une superficie de 6 918,90 m2, dans l'arrondissement de Verdun, diminuant le prix de la vente de 880 000 $ à 770 000$(CM11 0621) Vente à monsieur Claudio Mirijello d'un terrain situé au nord de la 2° Rue, à l'est du boulevard Rivière-des-Prairies, constitué des lots 4 399 768, 4 245 036 et 4 245 037 du cadastre du Québec, d'une superficie de 613,3 m^, dans l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, pour 90 737 $ (CM11 0632) Vente au Centre de santé et de services sociaux de Dorval-Lachine-LaSalle, aux fins de deux terrains situés au nord de la terrasse Champlain, entre la rue Beyries et l'avenue Dollard, constitués du lot 1 233 655 et d'une partie du lot 1 233 658 du cadastre du Québec, d'une superficie totale de 3 039,7 m^, dans l'arrondissement de LaSalle, pour 686 941$ (CM 11 0648) Le 7 octobre 2011 Le greffier de la Ville, M‘ Yves Saindon Appel d'offres Montréal rsa 0.(51 Service du développement et des opérations Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, à la Direction du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal H2Y 1C6, pour: Catégorie : Travaux Appel d'offres : 1223 Descriptif : Reconstruction d'une conduite d'égout unitaire et d'une conduite d'eau secondaire dans la rue Wilderton-Crescent, de l'avenue Wilderton à l'avenue Van-Horne Date d'ouverture : 26 octobre 2011 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l'adresse suivante : aDDelsdoffres.infos.dtDQville.montreal.ac.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 7 octobre 2011.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service électronique d'appels d'offres (SEAQ) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAQ.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l'identification fournie en annexe du document d'appel d'offres.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la Direction du Greffe à l'hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 7 octobre 2011 Le greffier de la Ville M‘ Yves Saindon Avis public AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décés de GEORGES LABELLE, en son vivant domicilié au 6900,15e Avenue, chambre 2, Montréal, Québec, survenu le 23 juillet 2011, un inventaire des biens du défunt a été fait par Suzanne LEBLANC, liquidatrice successorale, le 26 septembre 2011, conformément à la loi Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Jean VALIQUETTE notaire, sise au 2665 Beaubien Est, Montréal, Québec, H1Y1G8 Donné ce 26 septembre 2011 Suzanne LEBLANC, liquidatrice AVIS PRENEZ AVIS de la clôture de l'inventaire des biens de la succession Ernestine Anglehart, décédée à Montréal, le 3 mai 2011 et de l'adresse où peut être consulté cet inventaire 3859 boul Décarie, Montréal, province de Québec, H4A3J6 Montréal, le 5 octobre 2011 LINE MARTIN, notaire CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-22-184980-111 COUR DU QUÉBEC 9112-6821 Québec inc.Partie demanderesse c 9229-6821 Québec inc.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE esf donné à 9229-682f Québec inc de comparaîfre au greffe de ceffe cour sifué au f, rue Nofre-Dame esf, à Monfréal au local f f20 dans les 30 purs de la publicafion du présenf avis dans le journal Le Devoir La requêfe infroducfive d'insfan-ce sera présenfée devanf le fri-bunal le 08 NOV 20ff, à 9h00 en salle 2 06 au Palais de jusfice de Monfréal Une copie de la requêfe infroducfive d'insfance a éfé remise au greffe à l'infenfion de 9229-682f Québec inc A Monfréal, le 29 SEP 20ff MARTINE BOUCHARD Greffier adjoinf J B 4099 Avis public Montréal rsa SRI RÉSDLUTIDN DE CDNTRÔLE INTÉRIMAIRE Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 22 août 2011 (séance du 23 août), a adopté une résolution de contrôle intérimaire en vertu de l'article 112 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (L.R.Q., c.A-19.1).Cette résolution (CM11 0669) vise à interdire toute nouvelle construction et tout agrandissement d'un bâtiment sur le territoire de l'arrondissement de Ville-Marie dans les cas où la hauteur dépasserait les limites prévues aux cartes jointes en annexe à ladite résolution.Cette résolution ne s'applique qu'aux nouvelles utilisations du sol, et aux nouvelles constructions, notamment les agrandissements de bâtiments permis en vertu d'un règlement, d'une résolution ou de toute autre autorisation relevant du conseil d'arrondissement.Montréal, le 7 octobre 2011 Le greffier de la Ville M" Yves Saindon Commission des services électriques de Montréal APPEL D'OFFRES Contrat n° 1231 Construction de conduits souterrains dans l'emprise de l'avenue Des Érables enlre les rues Dandurand et Beaubien; modifications et additions au réseau municipal de conduits souterrains dans l'emprise de l'avenue De Lorimier entre les rues Beaubien et St-Zotique, dans l'emprise des rues Beaubien, de Bellechasse et du toul.Rosemont, entre les avenues De Lorimier et Des Érables, et dans l'emprise de la rue de Bellechasse à l'IntersecUon de l'avenue Papineau.Sont admis à soumissionner les Entrepreneurs généraux détenant les licences appropriées en vertu de la Loi sur le bâtiment (L.R.Q., c.B-1.1).En fonction des termes de la clause Calégorie de contrat des instmcdons spéciales, ce contrat est de « CATÉGORIE III».De plus, seules sont acceptées les soumissions des Entrepreneurs qui se sont procurés les documents d'appel d'offres disponibles à compter du 7 octobre 2011, par l'entremise du Système d'appel d'offres électronique (SEAQ) situé au www.sean.ca.Les soumissionnaires devront, pour être admis à soumissionner, s'être procurés une copie de la version du devis administratif et technique général, régissant la constmcdon du réseau de conduits souterrains et les téfoctions de surfaces, édition 2010, disponible au même endroit.Aucune séance d'infomtation n'est prévue dans le cadre du présent appel d'offres.Pour toute information supplémentaire, une demarxle écrite par lettre ou télécopieur (514 384-7298) devra être acheminée à Sami-François Quay, ingénieur-gestion de projets, au bureau de la Commission des services électriques de Montréal situé au 75, me de Port-Royal, bureau 610, Montréal, H3T 3L1 ou par courriel au sfnuav@cserTi.qc.ca.La soumission doit être déposée à nos bureaux avant 14 h 00, te 24 octobre 2011.La séance d'ouverture publique se tiendra immédiatement après.Chaque soumission doit être accompagnée d'un cautionnement de soumission pour un montant équivalent à dix pourcent (10%) du montant total de la soumission inscrit au bordereau de soumission.L'Entrepreneur soumissionnaire a la responsabilité de s'assurer du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission et doit s'assurer qu'ils détiennent les licences et pemnis requis.La Commission ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelle que nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Division Gestion de projets Commission des sendees électriques de Montrai CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MQNTRÉAL ND 500-22-184837-113 COUR DU QUÉBEC BANQUE ROYALE DU CANADA Partie demanderesse c YOUNES MAAOUNI Partie défenderesse PAR ORDRE DU TRIBUNAL: La partie défenderesse, Younes Maaouni, est, par les présentes, requise de comparaître, dans un délai de trente (30) jours de cette publication ou par l'entremise de ses procureurs au, 1, rue Notre-Dame Est, Local 1 120, Montréal, Québec Une copie de la REQUÊTE INTRODUCTIVE D'INSTANCE présentable en date du 22 novembre 2011, à 9 h 00 en la salle 2.06 et de L'AVIS À LA PARTIE DÉFENDERESSE a été laissée au greffe de la Cour du Québec, du district de Montréal, à son intention Déplus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans lesdits délais, la partie demanderesse procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut conforme aux conclusions qu'elle sollicite VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.MONTRÉAL, le 30 septembre 2011 ANNIE OUELLETTE Greffiêre adjointe J 0 0309 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT D'ABITIBI COUR DU QUEBEC (CHAMBRE CIVILE) No 605-22-002190-114 CAISSE DESJARDINS DE CHIBOUGA-MAU Partie demanderesse RICHARD L'ECUYER Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 19/10/2011 à 10 00 AU 41, CH DES ILES-CORBEIL ST-EUSTA-CHE seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de RICHARD L'ECUYER, saisis en cette cause, soit BATEAU BAJA ET REMORQUE, BBC, LAPTOP, AMPLI, TV, ORDINATEURS & ACC CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE MICHEL PANNETON HUISSIER DE L'ÉTUDE PHILIPPE & ASSOCIÉS HUISSIERS DE JUSTICE 165, DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DU QUEBEC (CHAMBRE CIVILE) No 500-02-142642-060 ET GST-4876-06 SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse RENE ROBI-CHAUD Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 20/10/2011 à 10 00 AU 15, 2e AVENUE VERDUN seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de RENE ROBICHAUD, saisis en cette cause, soit DODGE CARAVAN 2003 CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE JESSICA MERCIER HUISSIER DE L'ÉTUDE PHILIPPE & ASSOCIÉS HUISSIERS DE JUSTICE 165, DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DU QUEBEC (DIV PET CREANCES) No 500-32-115190-094 MULTI EXCAVATION DAOUST Partie demanderesse LES SPECIALITES EN BETON UNIVERSEL Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 19/10/2011 à 10 00 AU 2905, DE MINIAC ST-LAURENT seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de LES SPECIALITES EN BETON UNIVERSEL, saisis en cette cause, soit CHEVROLET CHEYENNE, CHEVROLET ASTRO, TRAILERS, ÉQUIP & ACC SERVANT À LA COMPAGNIE, MEUBLES, ELECTRO ETC CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE JESSICA MERCIER HUISSIER DE L'ÉTUDE PHILIPPE & ASSOCIÉS HUISSIERS DE JUSTICE 165, DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 AVIS Avis est par les présentes donné que Société en commandite Avestor, ayant son siège social à Montréal, province du Québec, procédera à sa dissolution conformément au Code civil du Québec Gestion Avestor inc , liquidateur AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie "MAGASIN DAVID SUR LA PLAZA ST-HUBERT INC.", demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre Montréal, le 9 septembre 2011 Spiegel Sohmer Procureurs de la compagnie Appel d'offres Montréal rsa Service du développement et des opérations Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, à la Direction du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal H2Y 1C6, pour: Catégorie : Travaux Appel d'offres : 1182 Descriptif : Planage de chaussée d'asphalte et revêtement bitumineux, là où requis, dans l'avenue Papineau, de la rue de Bellechasse à la rue Saint-Zotique.Arrondissement: Rosemont La Petite-Patrie.Contrat XXL (P.R.R.2011 Réseau artériel) Date d'ouverture : 26 octobre 2011 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l'adresse suivante : aDDelsdoffres.infos.dtDQville.montreal.ac.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 7 octobre 2011.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service électronique d'appels d'offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l'identification fournie en annexe du document d'appel d'offres.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la Direction du Greffe à l'hôtel de ville.Immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, 7 octobre 2011 Le greffier de la Ville M" Yves Saindon 4 LE DEVOIR LE VENDREDI 7 OCTOBRE 2011 A 5 ACTUALITES Le scientifique en chef défendra la recherche libre La première apparition publique de Rémi Quirion, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, a suscité les inquiétudes d’un groupe de chercheurs PAULINE GRAVEL Devant l’indignation d’un groupe de chercheurs qui s’insurgeaient dans une lettre ouverte publiée dans notre édition d’hier de le voir s’adresser à des membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) à l’occasion de sa première apparition publique, le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, s’est défendu de vouloir assujettir la recherche québécoise aux demandes de l’industrie privée et a insisté sur sa détermination à défendre «la recherche libre et non ciblée».Le neuroscientifique Rémi Quirion assume depuis le 1" septembre les fonctions de ce nouveau poste de «scientifique en chef du Québec» créé lors de l’adoption, le 9 juin dernier, du projet de loi 130 qui visait à restructurer certains organismes et fonds gouvernementaux.Le scientifique en chef préside les conseils d’administration de chacun des trois fonds (FRSQ, FQRNT et FQRSC), lesquels conservent leur personnalité et leur mission respectives, comme l’avait réclamé la communauté des chercheurs en commission parlementaire.Le scientifique en chef aura la mission de conseiller le ministre en matière M ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Rémi Quirion assume depuis ie 1" septembre ies fonctions du nouveau poste de «scientifique en chef du Québec».de développement de la recherche et de la science.Jusqu’à sa nomination.Rémi Quirion était vice-doyen aux sciences de la vie et aux initiatives stratégiques de la Faculté de médecine de l’Université McGill, directeur scientifique du Centre de recherche de l’Institut Douglas et directeur général de la Stratégie internationale de recherche concertée sur la maladie d’Alzheimer des Instituts de recherche en santé du Canada.11 encadrait des étudiants diplômés dans son laboratoire, qu’il fermera à regret sous peu, comme l’exige son nouveau poste.Devant une salle comble au Palais des congrès hier midi.Rémi Quirion a indiqué qu’il s’efforcera d’améliorer le rayonnement de la recherche québécoise au Canada et à l’étranger, dans l’espoir de favoriser de nouveaux partenariats internationaux.En entrevue au Devoir, il affirmait récemment vouloir aider «nos chercheurs afin qu’ils puissent aller chercher davantage de financement d’organisations étrangères, telles que la Fondation Gates, les National Institutes of Health et l’Union européenne».«En préservant les assises solides que l’on a bâties au cours des 50 dernières années, il faut maintenant travailler davantage ensemble», a-t-il déclaré tout en formulant son désir de mettre en branle de l% Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut CONSOMMATION DISCRETIONNAIRE ET DE BASE A Alim.Couche-Tard ATD B 29,57 0,37 1,27 237 22,62 30,76 A Astral Media ACM A 33,15 0,78 2,41 23 31,00 42,80 A Canadian Tire CTC A 57,20 1,82 3,29 133 51,80 68,93 A Cogeco CCA 48,02 0,52 1,09 57 36,49 48,59 Corus CJR B 19,40 0,15 0,78 61 18,51 23,78 Jean Coutu PJC A 11,80 0,11 0,94 272 8,68 12,72 A Loblaw L 37,65 0,70 1,89 219 34,51 43,73 A Magna MG 37,40 1,01 2,78 848 31,91 61,65 Metro MRU A 45,65 0,28 0,62 190 42,11 49,55 A Quebecer QBR B 33,74 0,47 1,41 45 26,52 39,62 T Rona RON 9,80 -0,18 -1,80 106 9,50 15,40 A Saputo SAP 43,45 1,17 2,77 461 34,33 49,05 Shaw SJR B 21,12 -0,08 -0,38 538 19,10 23,50 Shoppers Drug Mart SC 40,69 0,36 0,89 959 36,67 42,53 Tim Hortons THI 48,85 0,34 0,70 289 36,98 51,23 A Transat A.T.TRZ B 5,89 0,18 3,15 137 5,56 19,97 A Yellow Media YLO 0,22 0,05 30,30 9 953 0,12 6,46 ENERGIE" A Cameco CCO 20,43 0,64 3,23 1 532 17,61 44,28 A Canadian Natural CNQ 31,47 0,79 2,57 4 661 27,25 50,50 A Canadian Oil Sands COS 20,65 0,43 2,13 1995 18,17 33,94 A Enbridge ENB 33,14 0,69 2,13 1 758 27,04 33,71 A EnCana ECA 20,65 1,06 5,41 3 667 18,71 34,25 A Enerplus ERE 25,45 0,34 1,35 457 23,00 32,83 T Nexen NXY 16,48 -0,17 -1,02 1 514 14,75 27,11 Pengrowth Energy PGF 9,29 0,08 0,87 526 8,48 13,96 A Pétrolière Impériale IMO 38,89 1,73 4,66 1013 34,15 54,00 A Suncor Energy SU 28,69 1,19 4,33 6 493 23,97 47,27 A Talisman Energy TLM 12,46 0,71 6,04 8 685 11,34 24,82 A TransCanada TRP 41,60 0,94 2,31 1813 35,49 43,72 FINANCIÈRES A 8.CIBC CM 73,44 0,99 1,37 1050 67,32 85,56 A 8.do Montréal BMO 58,25 0,59 1,02 1 504 55,02 63,94 A 8.Laurentienne LB 44,38 0,80 1,84 19 38,62 55,87 A 8.Nationale NA 68,80 1,65 2,46 784 63,80 81,98 A 8.Royale RY 47,96 1,31 2,81 3 019 44,38 61,53 A 8.Scotia BNS 52,49 0,75 1,45 2 254 49,01 61,28 A 8.TO TD 73,57 1,25 1,73 2 771 68,55 86,82 A Brookfield Asset BAM A 27,90 0,52 1,90 855 25,91 33,95 Cominar Real i CUE UN 21,03 0,17 0,81 42 20,00 23,00 A Corp.Fin.Power PWF 26,33 0,78 3,05 485 23,75 31,98 A Fin.Manuvie MFC 12,24 0,29 2,43 4 409 10,91 19,29 A Fin.Sun Life SLF 25,82 0,89 3,57 1402 23,21 34,39 A Great-West Lifeco GWO 21,47 0,59 2,83 626 19,32 27,85 A Industrielle All.lAG 30,65 0,51 1,69 111 28,20 42,02 A Power Corporation POW 23,84 0,79 3,43 1014 20,90 29,50 TMX X 40,28 0,14 0,35 125 30,96 45,69 INDUSTRIELLES A Air Canada AC B 1,41 0,08 6,02 1175 1,18 4,09 A Bombardier BBD B 4,00 0,16 4,17 14 769 3,42 7,29 A CAE CAE 9,64 0,24 2,55 324 9,03 13,36 Canadien Pacifique CP 52,17 0,15 0,29 804 46,01 69,48 A Chemin de fer CN CNR 72,81 2,32 3,29 1126 63,53 78,08 A SNC-Lavalin SNC 45,09 2,38 5,57 622 38,51 63,23 A Transcontinental TCL A 11,32 0,92 8,85 137 9,96 17,25 A Transperce TFI 10,50 0,26 2,54 1179 9,76 16,00 MÀTÉRiAÜX A Agrium AGU 73,74 2,84 4,01 1138 63,93 98,02 A Barrick Gold ABX 49,58 1,50 3,12 2 801 42,06 55,99 A Goldcorp G 49,24 1,86 3,93 3 084 38,99 55,93 A Kinross Gold K 14,70 0,42 2,94 4 807 13,53 19,98 A Mines Agnico-Eagle AEM 61,55 1,74 2,91 678 53,05 88,52 A Potash POT 48,36 1,81 3,89 2 864 41,99 63,19 A Teck Resources TCK B 35,32 1,55 4,59 4 723 27,39 64,62 SERVICES PUBLICS Fortis FTS 32,39 0,20 0,62 499 28,24 35,45 A TransAlta TA 22,80 0,59 2,66 495 19,45 23,20 TECHNOLOGIE A CGI GIB A 18,85 0,31 1,67 590 15,33 24,30 A Research In Motion RIM 25,40 0,91 3,72 3 223 20,50 69,30 TELECOMMUNICATIONS BCE BCE 38,60 0,38 0,99 1 742 32,64 39,65 Bell Allant BA 26,81 0,13 0,49 290 25,21 29,19 A Rogers RCI B 35,44 0,69 1,99 1477 33,29 41,64 A Telus T 52,05 0,70 1,36 627 44,05 55,04 fonds" négociés en "boürsé iShares DEX XBB 30,96 -0,12 -0,39 133 29,19 31,42 A iShares MSCI XEM 21,46 0,46 2,19 6 20,10 27,53 A iShares MSCI EMU EZU 28,57 1,01 3,66 230 25,57 42,22 A iShares S&P 500 XSP 13,38 0,25 1,90 306 12,31 15,77 A iShares S&P/TSX XIC 18,53 0,46 2,55 89 17,10 22,61 ?CE^ C CENTRE DANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC Jn vers te de Sherb ooke eoonom e oontempo a INDICES QUEBECOIS Indice Fermeture var.pts var.% INDICE QUÉBEC IQ30 1261,25 +26,71 +2,16 INDICE QUÉBEC IQ120 1311,60 +25,63 +1,99 Titre Symbole Fermeture Variation Volume 52 semaines («) (%) (000) bas haut LES PLUS ACTIFS DE LÀ BOURSE' DE TORONTO IShares S&P/TSX XIU 17,00 0,44 2,66 11038 15,61 20,71 Talisman Energy TLM 12,46 0,71 6,04 8 685 11,34 24,82 Suncor Energy SU 28,69 1,19 4,33 6 493 23,97 47,27 First Quantum FM 16,57 1,68 11,28 4 809 12,60 29,60 Kinross Gold K 14,70 0,42 2,94 4 807 13,53 19,98 Teck Resources TCK B 35,32 1,55 4,59 4 723 27,39 64,62 Canadian Natural CNQ 31,47 0,79 2,57 4 661 27,25 50,50 Fin.Manuvie MFC 12,24 0,29 2,43 4 409 10,91 19,29 Yamana Gold YRI 14,76 0,49 3,43 3 889 10,76 17,39 EnCana ECA 20,65 1,06 5,41 3 667 18,71 34,25 LES GAGNANTS EN % Armtec ARE 2,85 1,64 135,54 1336 0,78 20,65 Talison Lithium TLH 2,80 0,86 44,33 695 1,73 7,80 Western Areas NL WSA 5,64 1,14 25,33 0 4,50 7,22 CIC Energy ELC 2,14 0,40 22,99 886 1,36 7,00 Extorre Gold Mines XG 7,62 1,31 20,76 511 4,23 14,84 SouthGobi SGQ 7,50 1,24 19,81 154 5,54 16,64 Vitran VTN 4,83 0,79 19,55 7 3,91 15,15 North American PDL 2,66 0,42 18,75 398 2,10 7,92 Novadaq NDQ 5,19 0,79 17,95 41 2,72 5,45 Global Gll UN 1,93 0,24 14,20 59 1,50 2,75 LES PERDANTS EN % star Hedge Mng XHG 6,05 -0,75 -11,03 0 6,00 9,80 Horizons BetaPro HZD 6,22 -0,73 -10,50 1 724 3,81 23,24 Horizons BetaPro HMD 7,94 -0,76 -8,74 59 4,42 11,49 Horizons BetaPro HKD 13,82 -1,18 -7,87 186 7,77 16,23 Transat A.T.TRZ A 6,00 -0,50 -7,69 2 5,50 20,47 Horizons BetaPro HOD 8,22 -0,64 -7,22 2 638 4,92 10,02 Horizons BetaPro HED 5,80 -0,43 -6,90 257 3,09 7,51 Horizons BetaPro HJD 11,60 -0,82 -6,60 14 7,30 14,12 Canada Hi YId Ut CAH UN 10,31 -0,68 -6,19 0 9,00 12,00 Horizons BetaPro HXD 10,58 -0,60 -5,37 2 174 7,83 12,57 LES GAGNANTS EN$ Inmet Mining IMN 52,65 5,97 12,79 554 39,88 82,14 Fairfax Financial FFH 395,07 4,79 1,23 21 346,00 420,48 Domtar (Canada) UFX 75,25 4,50 6,36 0 66,00 101,97 SXC Health SXC 57,81 4,44 8,32 123 36,76 62,64 Nike Resources NKO 47,95 3,94 8,95 218 39,00 105,98 Fortress Paper FTP 35,67 3,39 10,50 121 24,00 63,15 Canadian Tire CTC 66,49 2,99 4,71 0 61,01 77,40 Agrium AGU 73,74 2,84 4,01 1138 63,93 98,02 Domtar UFS 75,55 2,67 3,66 59 63,88 102,31 SNC-Lavalin SNC 45,09 2,38 5,57 622 38,51 63,23 LES PERDANTS EN $ MacDonald, MDA 42,11 -2,04 -4,62 430 42,11 58,73 Horizons BetaPro HVU 44,17 -1,56 -3,41 210 8,69 63,76 Horizons BetaPro HKD 13,82 -1,18 -7,87 186 7,77 16,23 iPath S&P 500 VIX vxx 51,30 -1,05 -2,01 120 19,08 69,60 Uni-Select UNS 25,50 -0,95 -3,59 3 25,10 29,50 Horizons BetaPro HJD 11,60 -0,82 -6,60 14 7,30 14,12 Horizons BetaPro HTU 38,07 -0,77 -1,98 2 24,44 40,21 Horizons BetaPro HMD 7,94 -0,76 -8,74 59 4,42 11,49 Star Hedge Mng XHG 6,05 -0,75 -11,03 0 6,00 9,80 Horizons BetaPro HZD 6,22 -0,73 -10,50 1 724 3,81 23,24 NEW YORKs&p 500 1164,97 i + 20,94 + 1,83% Evolution sur 250 jours NASDAQ 2 506,82 + 46,31 + 1,88% Evolution sur 250 jours août DOW JONES 11123,33 + 183,38 k +1,68% LES MARCHES INTERNATIONAUX Indice Euronext 100 (Europe) CAC 40 (France) DAX (Allemagne) FTSE MIB (Italie) MXSE (Mexique) Bovespa (Brésil) Shanghai (Chine) Hang Seng (Hong Kong) Nikkei 225 (Japon) ASX ALL ORD (Australie) RTS (Russie) Fermeture var.pts var.% 571,76 + 15,90 2,9 3 075,37 + 101,47 3,4 5 645,25 + 172,22 3,1 15 331,53 + 526,05 3,6 33 279,72 + 279,43 0,8 52 290,37 + 1276,52 2,5 Fermé - 17 172,28 + 922,01 5,7 8 522,02 + 139,04 1,7 0,00 -4132,13-100,0 1 288,55 + 16,84 1,3 PÉTROLE 82,59 + 2,91 $US A + 3,65% Æ.OR 1651,90 +11,60 $US A + 0,71% Æ.DOLLAR CANADIEN 96,36 + 0,22 0US ^ 1$US = 103,78(|: 0,7164 -0,004 EURO ^ 1 EURO = 1,3959$ Autres devises ROYAUME-UNI 1$ vaut 0,6235 livre SUISSE 1$ vaut 0,8861 franc MEXIQUE 1$ vaut 12,9066 pesos AUSTRALIE 1$ vaut 0,9878 dollar CHINE 1$ vaut 6,1162 renminbis HONG KONG 1$ vaut 7,4984 dollars JAPON 1$ vaut 73,8007 yens ÉCONOMISEZ L'ÉQUIVALENT D'UN MOIS GRATUIT* POUR VOS VÉHICULES COMMERCIAUX EN TÉLÉPHONANT AU 1 855 MOIS GRATUIT (1 855 664-7472).DesjardirtsAssurartcesEntreprises.com/MoisGratuit *Cette offre peut prendre fin sans préavis.Desjardins & HHI Desjardins Desjardins&Cie IBbI Assurances générales C'est tout Desjardins qui appuie ies entreprises Coopérer pour créer l'avenir ECOIOMIE Ivahnoe Mines s’entend avec le gouvernement mongol Ottawa — L'action de la société Ivahnoe Mines a bondi à Toronto, hier, après l’annonce de la résolution du conflit l’opposant au gouvernement de la Mongolie au sujet du projet aurifère d’Oyu Tolgoi.A la Bourse de Toronto, le titre a clôturé à 17,55 $, en hausse de 2,01 $, soit 12,9 %.Elle a reculé jusqu’à 12,85 $ plus tôt cette semaine, son plus faible niveau en près de deux ans.La semaine dernière, Ivahnoe avait reçu une lettre d’un représentant du cabinet mongol demandant à la société et à Rio Tinto de discuter de changements potentiels à l’accord d’investissement.Ces changements comprenaient notamment la possibilité pour le gouvernement mongol d’augmenter sa participation dans la mine et d’imposer une redevance à échelle mobile sur la production du projet.Le gouvernement mongol a abandonné hier ces demandes.Ivahnoe, son partenaire Rio Tinto et le gouvernement mongol ont tous affirmé leur appui à l’entente originale signé il y a deux ans.Selon Ivanhoe, les actionnaires sont unis dans leur engagement à obtenir le hnan-cement nécessaire et à mener le projet d’Oyu Tolgoi à une pleine production «pour le bénéfice de la Mongolie».Ivahnoe détient une participation de 66 % dans le projet, tandis que le gouvernement est propriétaire des 34 % restants.Rio Tinto détient 49 % d’Ivah-noe et est responsable de la construction de la mine.Le projet est complété à 50 % et la production de son premier minerai devrait avoir lieu l’an prochain.La production commerciale de cuivre, d’or et de concentré d’argent est prévue pour la première moitié de 2013.Oyu Tolgoi devrait produire 1,2 milliard de livres de cuivre et 650 000 onces d’or par année dans sa première décennie d’activité.La Presse canadienne Air Canada vole avec moins de sièges vides ROSS MAROWITS Les deux plus importants transporteurs aériens du Canada ont emprunté de différentes voies en septembre, alors que les appareils d’Air Canada ont volé avec davantage de passagers tout comme ceux de Westjet, dont le volume de trahc n’a cependant pas réussi à suivre l’augmentation de la capacité.Air Canada, première société aérienne en importance au pays, a annoncé mercredi avoir enregistré le mois dernier un coefficient d’occupation de 82,8 %, contre 82,2 % en septembre 2010.Le trafic réseau, tenant compte des partenaires régionaux du transporteur, a augmenté de 3,8 %, en regard d’une augmentation de la capacité de 3 %.«Ce troisième mois consécutif marqué par un coefficient d’occupation record souligne la détermination d’Air Canada à gérer sa capacité de manière efficace et disciplinée», a affirmé le président et chef de la direction d’Air Canada, Câlin Rovinescu, par voie de communiqué.Le transporteur montréalais a indiqué avoir constaté moins de sièges vides sur tous ses vols, exception faite de ceux dans le Pacifique et en Amérique latine.Le trahc d’Air Canada a augmenté de 2,2 % au pays, où la capacité a augmenté de 1,1 %.De son côté, Westiet a fait savoir mercredi que le taux d’occupation de ses avions avait baissé en septembre par rapport à l’an dernier, la hausse des achats de billets à prix réduit n’ayant pas réussi à suivre l’augmentation de sa capacité.Ce taux s’est établi à 74,7 % le mois dernier, comparativement à 75,5 % lors de la même période il y a un an.Le nombre de passagers-mille payants a augmenté de 6,9 %, tandis que la capacité croissait de 8 % au cours de la même période.Au huai, la compagnie de Calgary a transporté 76 000 passagers de plus en septembre comparativement à l’an dernier, et elle a fait savoir que les achats de billets demeuraient satisfaisants, alors qu’elle entame sa transition vers sa structure hivernale.Porter Airlines, par ailleurs, a fait état d’un nombre record de 212 000 passagers-mille payants en septembre, alors que son taux d’occupation a augmenté de 12,2 points de pourcentage, à 68 %.Le trahc en provenance du terminal aéroportuaire torontois Billy Bishop a augmenté de près de 47 %, tandis que sa capacité s’est accrue de 20 %.La Presse canadienne Baisse du nombre de permis de construction Ottawa — Les municipalités canadiennes ont émis pour 5,9 milliards de dollars de permis de construction en août, a indiqué hier Statistique Canada, ce qui représente un recul de 10,4 % par rapport au mois de juillet et une deuxième baisse mensuelle consécutive.La valeur des permis de bâtir a reculé tant dans le secteur résidentiel que dans le secteur non résidentiel, principalement en Ontario, a précisé l'agence gouvernementale.La valeur des permis de bâtir a aussi retraité au Québec, en Saskatchewan et en Nouvelle-Ecosse.Ces pertes ont eu le dessus sur les gains des six autres provinces.Dans le secteur non résidentiel, la valeur des permis de bâtir a chuté de 16,6 % à 2,3 milliards, un deuxième recul mensuel consécutif.La valeur des permis de bâtir dans le secteur résidentiel a pour sa part cédé 6 % à 3,6 milliards, après trois mois de hausses consécutifs.Les plus importants déclins de ce secteur ont été observés en Ontario et au Québec, particulièrement dans les intentions de construction de logements multifamiliaux en Ontario.La Presse canadienne E N BREF SNC-Lavalin rachète Arcturus Realty SNGLavalin a indiqué hier avoir signé une entente pour se porter acquéreur de la société immobilière Arcturus Realty, qui compte plus de 350 employés.Les détails financiers de l’accord n’ont pas été immédiatement dévoilés.Avec l’acquisition d’Arcturus, SNC croit pouvoir étendre sa gamme actuelle de services en gestion immobilière et en immobilier.Arcturus gère au Canada des bureaux, des commerces de détail et des industries totalisant une superbcie de plus de 35 millions de pieds carrés.Ses services comprennent la gestion immobilière, la location, les services-conseils en promotion immobilière et la gestion d’installations.- La Presse canadienne LE DEVOIR, LE VENDREDI 7 OCTOBRE 2011 A 7 ECONOMIE Les régimes de retraite ont la vie dure ERIC DESROSIERS La morosité économique des derniers mois a frappé de plein fouet les caisses de retraite canadiennes en les ramenant là où elles étaient tombées durant le pire de la crise.«Les régimes de retraite canadiens ont enregistré des pertes considérables à tous les égards au cours du troisième trimestre de 2011», a rapporté hier le cabinet Mercer.Son indice sur la santé financière des régimes de retraite, qui s’établissait à 71 % à la fin de juin, avait chuté à 60 % à la fin du mois dernier, soit à peine rm point plus haut que le niveau où il se ùouvait à la fin 2008, tout juste après la Mlite de la banque d’aflâires américaine Lehman Brothers.Ce sombre portrait s’applique aux régimes à prestation déterminée en vertu desquels les employeurs ont la responsabilité de garantir un certain niveau de rente à leurs retraités.Ce type de régime a été mis à rude épreuve ces dernières années sous le coup, notamment, des rendements décevants de leurs placements, mais aussi de l’allongement de l’espérance de vie des retraités.Autrefois la norme, ces régimes sont de plus en plus souvent remplacés par des régimes moins contraignants où ce ne sont plus les rendements, mais seulement le niveau des cotisations des employeurs et des employés qui est déterminé.Fixé arbitrairement à 100 % au début de la période étudiée, l’indice Mercer mesure le ratio actif/ engagements d’un régime de retraite modèle dont le portefeuille comprendrait environ 40 % d’obligations et 60 % d’actions canadiennes, américaines et étrangères.Fixé à 100 % au début de 1999, cet indice a eu le temps de dépasser les 120 % avant de commencer à tomber avec l’éclatement de la bulle technologique et le ralentissement économique du début des années 2000.Il s’est maintenu ensuite tant bien que mal entre 80 % et 90 % avant de tomber à son plus bas avec la Grande Récession, puis de remonter au-dessus de la barre des 70 % au milieu de 2009.Obligations et marchés boursiers La baisse des ùois derniers mois de l’indice Mercer est principalement attribuable au recul marqué des intérêts que l’on peut désormais espérer des obligations à long terme du gouvernement fédéral.Ces taux d’intérêt étaient encore de 3,52 % au 30 juin et n’étaient plus que de 2,72 % trois mois plus tard.Les actions canadiennes ont aussi essuyé une perte de valeiu de 12 % au même moment entraînées notamment vers le bas par les secteurs de l’énergie et des technologies (-18,7 %).Ironiquement la dépréciation du dollar canadien a permis d’amortir un peu le choc de la chute des marchés boiusiers étrangers, le recul de 13,9 % de l’indice S&P 500 aux Etats-Unis ne représentant plus, par exemple, qu’une baisse de 7 % une fois la conversation faite du dollar américain au huard canadien.Un portefeuille équilibré type aurait produit un rendement négatif de 3,9 % au troisième trimestre de 2011, a indiqué la hrme, qui offre ses services aux entreprises en matière de consultation, d’impartition et d’investissements.Le Devoir Ottawa adopte une nouvelle stratégie en matière de tourisme GÉRARD BÉRUBÉ Ottawa a présenté hier sa nouvelle stratégie en matière de tourisme, reconnaissant la contribution de cette industrie à l’économie canadienne.Comportant une trentaine de mesiues, l’approche du fédéral s’articule également autoiu d’une communication et d’une collaboration entre les 15 ministères et organismes fédéraux ayant un rôle à jouer dans ce domaine.Selon le ministre d’Etat à la Petite entreprise et au Tourisme, Maxime Bernier, «la stratégie favorisera une meilleure coordination entre les nombreux partenaires fédéraux qui appuient l’économie touristique» ahn d’assurer «une meilleure concordance entre les politiques et les programmes à l’appui du tourisme».La stratégie présente une trentaine de mesiues initiales dans quatre domaines jugés prioritaires, à savoir: .ï dicales y sera représentée.Par ailleurs, toute ' nouvelle convention collective devra avoir reçu, outre l’appui d’une majorité de sjmdiqués comme actuellement, la sanction de trois des cinq associations sjmdicales.L’argument invoqué par la FTQ est celui de la légitimité que confère aux sjmdicats de cette centrale et ceux du Conseil des métiers de la construction le poids du nombre.11 en découlerait le droit à détenir une représentation proportioimelle.Rien de plus démocratique en principe, sauf que la démocratie, c’est aussi la représentation effective de la minorité.Qr, dans le système actuel de monopole sjmdical, il n’y a pas de salut pour la minorité.Les pratiques d’intimidation et de discrimination induites notamment par le régime sjmdical de placement sont bien documentées.Ne serait-ce que pour y mettre fin et pour assurer que tous les travailleurs soient traités équitablement, le projet de loi 33 est nécessaire.La question qui vient spontanément à l’esprit a trait plutôt à la capacité de la ministre Thériault à mener ce combat contre un géant syndical qui a fait plier bien des ministres du Travail avant elle.Elle n’est pas un poids lourd du gouvernement Charest, mais on peut croire qu’elle a l’appui entier du Conseil des ministres, pour qui il faut entreprendre un ménage sans attendre les conclusions d’une ^éventuelle commission d’enquête, comme le soutient la FTQ.A cet égard, l’opinion publique sera plutôt du côté du gouvernement Charest et elle pourrait être confortée dans son sentiment si les sjmdiqués prenaient des chantiers en otage pour se donner un rapport de force.Ce projet de loi est certainement perfectible, mais la force n’est pas un bon argument.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO NON.C‘«T U 4 Un pas en avant, denx pas en arrière La hausse récente de 155 millions du budget pour les soins à domicile était bienvenue, les besoins étant immenses.C’est là qu’il faut investir, le patient âgé se portant mieux à la maison que dans un enviroimement institu-tioimel, les soins coûtant moins cher, la qualité de vie y étant améliorée et ce secteur étant sous-financé.Qr, si on en croit la protectrice du citoyen, les budgets attribués aux soins à domicile peuvent être détournés, notamment pour éponger des déficits.La main droite de la «rigueur budgétaire» retirerait ainsi ce que donne la main gauche, ce qui n’a pas de sens, mais n’est pas un hasard: il ne faut jamais mésestimer la portée réelle des gestes posés par nos gouvernants.Modeler la société, transformer certains équilibres, orienter dans une direction ou une autre, c’est toujours le fond des choses, il y a là bien peu de hasard.Mais selon quelle logique?Peut-être celle qui vise depuis longtemps, contre tout bon sens, à favoriser l’émergence de ressources privées, plus coûteuses et souvent moins adaptées, plutôt que d’assurer l’ajustement et l’amélioration des services publics.Je ne vois pas d’autres lectures possibles.Et cette explication ne devrait pas surprendre, étant concordante avec plusieurs décisions touchant la prestation et le financement des services de santé, qui transforment graduellement mais irrémédiablement notre société.Dans la mauvaise direction.Les bottines devraient pourtant suivre les babines.Mais ce n’est pas si fréquent en politique.Alain Vadeboncœiu' Urgentologue Longueuil, le 2 octobre 2011 Préjugés ! Dans son idée, François Legault, cofondateur de la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ), veut abolir la forme actuelle des cégeps pour ajouter une aimée de plus LETTRES au secondaire et une autre à l’université.Il mentionne que plusieurs trouvent que c’est une belle place pour apprendre à consommer de la dro^e et à décrocher.De belles paroles remplies de préjugés.Il veut abolir les cégeps sous prétexte que c’est un bon endroit ou apprendre à se droguer.Un autre préjugé basé sur des cas isolés, comme ceux des jeunes au volant.Une minime partie continue à défier les dangers, mais la majorité est consciente et fait attention.Prendre de la drogue et le décrochage, ça n’a aucun lien! Le café est considéré comme une drogue et pourtant, les gens n’abandonnent pas leur vie pour autant.Aussi, le décrochage est plutôt dû à des raisons financières.Les étudiants, maintenant adultes, n’ont plus nécessairement le soutient financier.Qr, l’éducation dite «gratuite», elle coûte cher! Qù vont-ils trouver le temps d’étudier quand ils travaillent plus de 20 heures par semaine et qu’ils vont au cégep?Ce ne sont pas des machines! Monsieur Legault a des devoirs à faire s’il veut être plus convaincant.Simon Corbin Joliette, le 5 octobre 2011 Un grand pas ponr la santé pnbliqne Le 30 septembre, la Cour suprême a reconnu que la dépendance aux drogues est une maladie.Cela permettra au SIS (site d’injection supervisée) de Vancouver, Insite, de survivre sans qu’on cherche à lui mettre des bâtons dans les roues.En serait-il ainsi pour les groupes qui tentent de former des SIS dans la Belle Province?Lorsqu’un narcomane est en manque d’une drogue injectable, ce qu’il va faire est simple: se piquer, qu’il ait ou non une seringue stérile.Les SIS permettent d’éviter la propagation de maladies transmissibles par les fluides corporels et de diminuer les risques de surdose en mettant à la disposition des usagers le matériel adéquat.[.] Véronique Boucher, 18 ans Le 4 octobre 2011 L’effondrement dn système Charest Il n’y a pas que les ponts, viaducs et tunnels qui peuvent s’effondrer au Québec.Le gouvernement Charest est aussi à risque et certainement dans une situation critique.Est-il «sécuritaire»?Pour l’économie d’abord, mais laquelle?J’estime que non, et cela, pour trois raisons: sociale, économique et culturelle.Sur le plan social et politique d’abord: que penser de ce gouvernement lorsque les mots «mafia», «crimes organisés», «univers clandestin et bien enraciné, d’une ampleur insoupçonnée», dixit le làmeux rapport Duches-neau, y sont associés dans l’espace public médiatique?Les impacts de cette affaire pourraient être catastrophiques pour toutes les classes de la société québécoise.Le crime semble plus organisé que ce gouvernement libéral qui a l’idéologie politique de la destructioq du politique, so called «la réingénierie de l’Etat».L’économie: pendant ce temps, il y a aussi les richesses naturelles du Nouveau-Québec qui sont et seront bradées à des investisseurs étrangers, qui iront s’en emparer en empruntant des routes construites grâce aux impôts des contribuables québécois.[.] Enfin, sur le plan culturel, troisième raison et non la moindre, quoiqu’en pensent tous les Stephen Harper de cette terre, le français, comme langue et comme culture, s’évanouit en Amérique du Nord.Davantage à Montréal qu’en Gaspésie; Qttawa, on n’en parle plus; Sudbury, peut-être.La question n’est pas géographique, mais encore une fois, politique.«Quand en haut on ne peut plus et quand en bas on ne veut plus», disait un certain Lénine, dans un tout autre contexte que celui de la société québécoise, la révolution éclate.[.] L’effondrement du système Charest s’est déjà produit, mais sa décrépitude pourrait être, hélas, encore longue.Jean Charest, amateur du politique, mais, assurément aussi, à la fois promoteur et ingénieur du capitalisme globalisé.Martin Nadeau Montréal, le 30 septembre 2011 LIBRE OPINION Une vision polémiste sur l’histoire enseignée DONALD FYSON Université Laval J y ai trouvé assez ironique de lire cette semaine un article du Devoir intitulé «L’histoire du Québec délaissée parles universités», immédiatement avant de donner un cours magistral de première année en histoire nationale portant sur la chute militaire de la Nouvelle-France.La semaine prochaine, je traiterai de la question suivante: «La Conquête: un désastrç?» Me référant donc à l’étude de l’historien Eric Bédard dévoilée cette semaine et intitulée «L’histoire nationale négligée», j’ai pu constater à quel point elle présente une vision très orientée de l’enseignement de l’histoire nationale daps les universités québécoises.Eric Bédard a le mérite d’avoir lancé un débat tout à fait pertinent et je souscris à plusieurs des constats de son rapport, notamment en ce qui concerne la formation des futurs enseignants.Toutefois, ce rapport se situe davantage dans le champ de la polémique et n’est pas un reflet objectif de l’état de l’histoire nationale dans nos universités québécoises.Entre autres, la prémisse vou- lant que l’histoire sociale et culturelle et l’histoire nationale forment des catégories mutuellement exclusives ne tient pas la route et fausse les analyses statistiques.Prenons un cas que je connais assez bien: le mien.Je me trouve classé parmi les historiens du culturel et du social et donc non pas parmi ceux de l’histoire nationale.Pourtant, mes écrits les plus récents portent en bonne partie sur cet événement capital qu’est la Conquête, y compris ses dimensions nationales (rapports entre francophones et anglophones), constitutionnelles (droits des francophones, y compris le serment du Test) et politiques (exercice du pouvoir au sein de l’Etat colonial).J’ai même dirigé un doctorat sur les rapports entre militaires et civils à Québec entre 1759 et 1838, en dépit du fait que, selon le rapport, un étudiant québécois qui souhaiterait entreprendre un doctorat sur les dimensions militaires de la Conquête dans une université francophone serait incapable de se trouver un directeur qualifié.Par ailleurs, depuis 1996, j’ai personnellement offert au moins six cours différents au Département d’histoire de l’Uni- versité Laval qui portent en bonne partie sur «la dimension nationale de notre histoire», même dans le sens trop étroit adopté par le rapport.Je crois aussi que je serais tout à fait apte à contribuer à un centre de recherche portant sur «l’histoire politique du phénomène national au Québec», malgré mon approche sociale et culturelle.Cependant, j’ai déjà ma place comme codirecteur du Centre interuniversitaire d’études québécoises, le plus important regroupement de recherche financé d’historiens du Québec (que le rapport ne mentionne pas), pour qui l’histoire du Québec, y compris dans sa dimension nationale, demeure absolument centrale.Je ne suis qu’un cas parmi tant d’autres.Toutefois, si l’étude déforme à ce point mon profil, que dire de ses conclusions plus générales, basées sur l’analyse d’un ensemble de tels cas individuels?Dans ce contexte, il est plus qu’insultant de se faire dire que «l’histoire du Québec s’en va à vau-l’eau», comme le conclut en éditorial Le Devoir, du moins au sein de la communauté des chercheurs universitaires. LE DEVOIR LE VENDREDI 7 OCTOBRE 2011 A 9 IDEES Commission d’enquête Des enquêtes ou des inquisitions ?RODERICK MACDONALD Titulaire de la Chaire F.R.Scott en droit constitutionnel et en droit public de l’Université McGill out le monde revendique une commission d’enquête sur l’industrie de la construction.Tout le monde est «convaincu» que la corruption est partout.Tout le monde «sait» que des pots-de-vin et des financements illégaux font partie du quotidien.Tout le monde est aujourd’hui «certain» que le crime organisé envahit le système par la violence et l’extorsion.11 se peut que tout le monde ait raison, mais cette certitude ne provient pas de la preuve et des faits mis en lumière jusqu’ici.Ce que l’on peut dire avec certitude, c’est que la demande répétée de créer une commission d’enquête démontre qu’il existe une confusion quant à la nature et l’utilité des enquêtes publiques.Comme citoyen, quels sont nos véritables besoins?Nous voulons connaître les faits.Nous voulons comprendre exactement ce qui se passe.Nous voulons savoir qui est impbqué.Nous cherchons à comprendre pourquoi et comment cette situation s’est produite.Nous voulons voir les crimes dévoilés au grand jour et les coupables punis.Finalement, nous voulons que nos politiciens adoptent des lois, des procédures et des institutions garantissant que la situation n’ait pas la chance de se reproduire.Aucune de ces préoccupations ne nous dirige automatiquement et exclusivement vers une commission d’enquête publique comme le mécanisme pour les aborder.Ceux qui insistent sur le fait que seule une commission d’enquête est acceptable confondent le but qu’ils recherchent avec un des moyens juridiques dont nous disposons pour atteindre ce but.Le passé ou l’avenir?La crise de l’industrie de la construction devrait nous inciter à poursuivre deux objectifs.L’un vise le passé: il est important de découvrir ce qui s’est passé pour que nous puissions poursuivre en justice les mabaiteurs.L’autre vise le futur: nous voulons corriger les abus au sein de nos instances gouvernementales et politiques.Dans quelle mesure ces objectifs s’alignent-ils avec la demande grandissante pour une commission d’enquête?Les commissions les plus réussies au Québec et au, Canada ont été mandatées pour gérer l’avenir.Evidemment, ce type d’enquête doit s’appuyer sur des faits, mais ces faits appartiennent déjà au domaine public ou bien proviennent d’études demandées par les commissions.Des pratiques étrangères sont étudiées.Les changements recommandés par ces commissions ont, en général, d’ailleurs, déjà fait leurs preuves.Les commissions qui visent le passé ont eu un certain succès lorsqu’il n’y avait pas beu de poursuivre des criminels.Pensez par exemple aux commissions sur les accidents d’avion, les procès biaisés concernant les médicaments ou encore les ponts qui s’effondrent.Les commissions publiques les plus désastreuses ont été celles qui examinaient le passé pour enquêter sur des crimes aUégués.Une bonne enquête policière peut dévoiler des faits d’une manière bien plus efficace qu’une commission.En fait, les commissions publiques ont souvent lACQUES GRENIER LE DEVOIR La crise de l’industrie de la construction devrait nous inciter à poursuivre deux objectifs: découvrir ce qui s’est passé pour que nous puissions poursuivre en justice les malfaiteurs et corriger les abus au sein de nos instances gouvernementales et politiques.l’effet de compromettre la preuve qui aurait été nécessaire pour assurer l’assise d’une accusation criminelle.Par ailleurs, une commission n’a pas le pouvoir de condamner un mabaiteur.Sans parler du cbque médiatique qui peut en découler.Nos commissions ressemblent davantage à des chasses aux sorcières qu’à des enquêtes ayant comme objectifs de renouveler nos pobtiques publiques: bon spectacle, mauvais résultat! S’assurer que le dossier de l’industrie de la construction avance demande ainsi que nous soyons capables de fabe la distinction entre ce regard vers le passé et celui vers le futur.Règles du droit criminel Nous devrions examiner le passé à l’aide d’un processus qui a fait ses preuves: le système de justice pénale.Bien sûr, la situation actuelle semble toucher un si grand nombre d’intervenants et être si importante que des mesures spéciales sont nécessabes.Mais ceUes-ci doivent découler des règles normales du droit criminel.Le gouvernement devrait nommer bnmédiate-ment, parmi ses procureurs les plus expérbnen-tés, un «procureur spécial» pouvant prendre en charge le dossier.Celui-ci devrait se vob aUouer un budget à la hauteur lui permettant de faire toutes les démarches et actions nécessabes.Ce procureur spécial devrait pouvoir compter sur des ressources pobcières adéquates lui permettant de mener à bien ses dossiers.11 devrait avob en outre l’autorisation d’engager assez de personnel pour s’assurer que les crbninels soient le plus rapidement possible baduits en justice.Comment, alors, porter son regard vers l’avenb?Nous pourrions considérer ime enquête pubbque, mais déclencher ce type d’enquête ne devrait pas se fabe à la va-vite.11 faut absolument débnb de manière réfléchie le mandat approprié.Le gouvernement pourrait emprunter une idée utibsée par la Commission royale sur les peuples autochtones, c’est-à-dbe nommer une personne maintenant, non pas en tant que commissabe, mais plutôt comme consultant indépendant, qib aurait comme mission de s’enquérir auprès des mibeux touchés et de préparer le mandat de l’enquête.Cette personne pourrait établb les questions et les résultats attendus, en plus de proposer un échéancier pour la production d’un rapport.Ce travail prébmbiabe pourrait êbe fait sur une période de 60 à 90 jours, et abisi, l’enquête pubbque pourrait commencer le T’janvier.Pendant ce temps, le procureur spécial aurait déjà commencé son travaü d’éradication du crbne.Pour faire de bonnes pobtiques publiques, il faut s’interroger sur les objectifs et sur les moyens d’y parvenb de manière efficace.11 ne faut surtout pas se sentir bé par un outil juridique — ici, une commission d’enquête publique — sans avob considéré si ce moyen est le meüleur pour attebidre le but recherché.Expulsion de Paola Ortiz Un cas de machisme extrême L CAMIL BOUCHARD Professeur au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal et éditorialiste à Bazzo.tv e 23 septembre dernier, ü y a deux semaines, Paola Ortiz est expulsée du Canada vers le Mexique.Elle laisse ses deux jeunes enfants derrière elle.La décision sans appel d’expulsion est prise par un juge, au téléphone.Ç’a ’ab méprisant, mais il paraît que c’est normal, i’ourquoi cette expulsion?Revenons en arrière.En 2006, Paola Ortiz demande l’asüe.Ebe affirme qu’ebe est victime de Puisque Paola Ortiz était demeurée avec son mari après s’être plainte de violence, cela prouverait, aux yeux du ministère, que la situation n’était pas aussi grave qu’elle le prétendait violence de la part de son piari membre de la police fédérale mexicaine.À cela, Ottawa répond que le Mexique, avec qui on fait de grosses affaires incidemment, protège adéquatement les femmes violentées par leur conjoint et qu’ü n’y a donc pas beu qu’ebe demeure au Canada.Pourtant, en 2003, ça ne fait pas un siècle, im rapport du nbnistère de l’Immigration du Canada affb-mait: «La société mexicaine perçoit en général la violence conjugale comme un problème relevant du domaine privé et comme un comportement tout à fait “normal”.C’est pour cette raison que la police h^ite à intervenir dans les cas de violence conjugale.» À plus forte raison lorsque le conjoint est un pobcier, pourrions-nous ajouter.Puissante protection! Pas un crime 11 y a 3i Etats au Mexique; or, 12 de ces Etats ne considèrent pas la violence domestique comme un crime.Dans une vingtaine, les relations sexuelles non consenties du conjoint ne constituent pas un débt.Au Chiapas, les sévices corporels sont permis s’ils découlent de «l’exercice du droit de correction de ceux qui ont la faculté de le faire» et si les blessqres guérissent en moins de fS jours.Dans huit Etats, ü n’y avait pas, en date de 20i0, de centres d’accueil pour les femmes victimes de violence.Alors, on repassera pour la protection des femmes au Mexique.Si moi je le sais, le ministère fédéral de l’Immigration le sait aussi, j’en suis sûr.Mais alors pourquoi s’acharne-t-ü durant cinq ans à expulser cette femme?Le chat est sorti de l’entrefilet d’un article d’Annabelle Nicoud dans La Presse.Elle constate qu’ü semble subsister des doutes au ministère canadien de l’Immigration sur la nature réeüe des sévices qu’aurait subis Paola Ortiz.En effet, devant la Cour fédérale, l’avocat de Justice Canada n’a pas manqué de souligner que madame Ortiz avait continué à cohabiter avec celui qui la battait pendant plusieurs mois.Aubement dit, puisque Paola Ortiz était demeurée avec son mari après s’êbe plainte de violence, cela prouverait, aux yeux du ministère, que la situation n’était pas aussi grave qu’elle le prétendait.Parce qu’elle était restée avec son mari, on ne la croyait pas.Je ne sais pas comment appeler cela, sinon du machisme extrême.Gouvernement machiste Les femmes peuvent hésiter à quitter un conjoint violent pour mille et une raisons: certaines veulent sauver leur couple, leur mariage, leur famiüe et espèrent que ça changera de fois en fois, d’autres craignent de se retrouver à la rue avec leurs enfants, mais très souvent, elles ont peur de la rage de leur conjoint, peur d’êbe attaquées ou tuées si eües partent.Ai-je besoin de rappeler que cela arrive même au Québec 25 ans après l’adoption d’une loi crbni-nabsant la violence conjugale?Est-il besoin de rappeler que même au Canada, dans le «plus meilleur pays du monde», des centaines de femmes se réfugient dans des centres d’hébergement pour se protéger et protéger leurs enfants lorsqu’elles quittent un conjoint violent?Est-ce que j’ai besoin d’exhiber cette horrible photo d’une femme afghane dont on a coupé les oreüles et le nez parce qu’ebe avait quitté un mari qui la battait?Si, dans quelques mois ou dans deux ans, Paola Ortiz n’a pas été tuée par son ex-conjoint, cet avocat va-t-ü nous dbe: «Je vous l’avais bien dit que ce n’était pas si pire que cela!» La vraie cause de l’e^ulsion de Paola Ortiz au Mexique, c’est le machisme du gouvernement canadien.Vive le plus meüleur pays du monde! La recette du cynisme Lise Payette Sm il y avait une machine à mesurer le ^ cynisme qui afflige les citoyens du Québec en ce moment, elle aurait éclaté depuis longtemps.Chaque jour fournit une nouveUe dose de désülusion qui vient s’ajouter au cbmat de méfiance qui s’est installé depuis longtemps chez tous ceux qui suivent l’actualité et qui ont fini par comprendre que le jeu qui se joue ré^bèrement se joue sur leur dos, pendant qu’eux, ils prennent la mesure de leur bnpuissan-ce face aux machines pobtiques puissantes qui bnposent leurs décisions aux citoyens désabusés qu’üs sont devenus.Quand allons-nous finalement relever la tête?C’est la question que je me pose tous les jours.Pendant combien de temps allons-nous courber l’échine et laisser fabe?Sommes-nous si «insensibilisés» devant les abus que nous préférons abandonner la bataille avant de l’avoir commencée?Pouvons-nous prétendre que c’est encore et toujours le «Toé, tais-toé!» de Maurice Duplessis qui paralyse les Québécois ou le «Si l’on te frappe; sur la joue gauche, tends la joue droite» de l’Église qui nous empêche de dire clairement que nous ne mangeons plus de ce pain-là?11 y a en ce moment une publicité diffusée à la télévision qui soulève ma colère chaque fois que je la vois.Ne me demandez pas ce qu’elle annonce, je ne le sais pas, car je ne me suis jamais rendue jusqu’à la fin de cette annonce.Ce que j’ai vu, c’est un monsieur avec deux petites filles.11 demande à la première si elle aimerait avoir rqi cheval et il lui donne un cheval en papier.A la deuxième, il pose la même question et elle répond qu’elle aussi voudrait un cheval et il fait entrer un poney vivant pour celle-là.Chaque fois, j’enrage parce que ça me fait penser que le Québec, dans ce magnifique Canada, ne reçoit toujours que le cheval en papier.Stephen Harper, de passage à Québec pour annoncer que son gouvernement allait enfin (20 ans en retard) régler la question de l’harmonisation des taxes entre les deux ordres de gouvernement, a choisi la méthode Brault et Martineau: achetez maintenant, ne payez rien avant plusieurs années.Le Québec recevra 2,2 milliards de dollars, en partie en 2013 et en partie en 2014.Harper n’avait pas cru bon apporter un chèque.Ç’aurait été trop simple! 11 a affiché un grand sourire pendant toute la cérémonie.Quant au pont Champlain, je vous suggère fortement d’acheter une médaille de saint Christophe avant d’utiliser le vieux pont qui existe maintenant.Avez-vous vraiment le goût d’applaudir à l’annonce qui a été faite?Vous êtes bien naïf si vous pensez que le problème est enfin réglé.Avec Qttawa, c’est du donnant-donnant.Nous allons devob accepter de perdre le poids qui est le nôtre à la Chambre des communes, car on va gonfler le nombre de sièges de députés venant d’autres provinces, ce qui fera diminuer le poids d’un des «deux peuples fondateurs de ce pays».Nous allons probablement devoir céder sur la loi qui contrôle la propriété des armes à feu, car le Québec va se retrouver seul à défendre son point de vue.Nous allons devob batailler éventuellement pour empêcher tous ces vieux conservateurs de voulob contrôler le corps des femmes en recriminalisant l’avortement.Nous allons nous fabe imposer la reine d’Angleterre comme sainte patronne et le drapeau canadien jusque dans la gorge avec un petit séjour en prison si on a le mauvais goût de protester.Bel avenb en perspective pour les citoyens du Québec qui ont choisi à deux reprises, par peur souvent, de rester dans ce pays oû on manipule toutes les ficelles pour les garder soumis et obéissants.11 nous est arrivé, de temps en temps, de nous donner un gouvernement à Québec sur lequel nous pouvions compter pour défendre nos intérêts face à Qttawa.Nous célébrons ces jours-ci le 50® anniversaire de l’inauguration de la Délégation du Québec à Paris sous Jean Lesage.Je m’en souviens parce que j’y étais.J’avais 30 ans et le Québec,tatoué sur le cœur.Ce fut ma seule soirée à l’Élysée, de toute ma vie, mais elle fut mémorable avec tous ces ténors de l’équipe du tonnerre qui prenaient Paris d’assaut en criant: «Nous sommes toujours vivants et nous sommes Québécois!» Ils affirmaient déjà que nous étions un grand peuple et que nous avions mérité de survivre.Des mots que l’on n’entend plus guère aujourd’hui.Nous sommes dans le creux de la vague, au fond du baril et nous avons le choix entre nous laisser couler ou relever la tête.11 faut sans doute reprendre le fil là oû il a été laissé.Mettre à la porte tous ceux qui nous rapetissent et qui nous empêchent de respirer profondément.Quand ce ménage aura été fait, que la route aura été dégagée, nous n’aurons qu’à mettre un pied devant l’autre.Et ça, nous savons le fabe.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l’information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec)YeAA&n Degliseésocfé^éJ, Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude RiouxSoucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) ; information politique : Michel Dav\A(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côté (correspondants parlementaires à Ottawa), Anto\r\.& RobitaiUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Alec Castonguay et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane BaÜlargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields (reporters'), Gérald DaUaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'Ta\\[ei&r (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emilie Folie-Boivin (pupitre') ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier, Étienne Plamondon-Émond (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, Geneviève Tremblay et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec) .PUBOClTE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(RaxiseX Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ;Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 7 OCTOBRE 2011 ACTUALITES CONSTRUCTION SUITE DE LA PAGE 1 projet de loi 33 «éliminant le placement syndical et visant l’amélioration du fonctionnement de l’industrie de la construction».Le texte législatif reprend plusieurs recommandations du rapport Gauthier rendu public il y a moins d’un mois.Ce n’est pas une loi anti-FTQ-Construction, s’est défendue Lise Hiériault «Je pense que c’est une loi protravaïlleur et c’est ce qu’il faut retenir.» Mais la ministre a souligné aussi que le projet de loi restaure le droit de gérance des employeurs qui ont applaudi «en grande partie» le projet de loi.Toutes les associations patronales l’ont d’ailleurs encensé hier.«Il faut agir pour corriger des situations inacceptables qui perdurent encore sur les chantiers.Je fais bien sûr référence aux pratiques d’intimidation et de discrimination dont sont victimes des travailleurs, des travailleuses et aussi des employeurs, ce qui a pour effet de nuire au climat de travail», a fait valoir Lise Thériault.La FTQ-Construction a été éclaboussée par des scandales en 2010.Son président de l’époque, Jocelyn Dupuis, a été mis en état d’arrestation pour diverses fraudes.La FTQ-Construction représente 44 % des 152 000 travailleurs syndiqués de la construction.Le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) (CPQMC-I) en regroupe près de 30 %.Les deux organisations se chargent, pour l’essentiel, du placement des travailleurs.Ces deux syndicats ont fait front commun pour s’opposer au projet de loi 33.Les trois autres syndicats — la CSD-Construction (12 % des travailleurs du secteur), la CSN-Construction ) %) et le Syndicat québécois de la construction %) —jouent un rôle marginal dans le placement des travailleurs; ils sont favorables au projet de loi.Déjà, des séances d’information sur le projet de loi ont été organisées dans les chantiers par la FTQ-Construction et le CPQMC-I.Diane Lemieux a indiqué qu’elle avait mis sur pied «une veille de haut niveau» pour vérifier si des arrêts de travail illégaux survenaient.«Il n’y a aucune forme d’intimidation qui sera tolérée», a dit la ministre, qui invite les syndicats à faire valoir leur point de vue en commission parlementaire.Il n’y aura pas de saccage, «des choses qui ne se font pas aujourd’hui, croit-elle.On n’est plus en 1970.» «C’est une attaque directe contre nos syndicats.C’est une mise en tutelle déguisée», a livré au Devoir le directeur général du Conseil provincial, Donald Fortin.Pour le président de la FTQ-Construction, Arnold Guérin, il s’agit d’une manœuvre de diversion.«Ils s’attaquent à un faux problème; le système de placement fonctionne bien», a-t-il dit.Les vrais problèmes de la construction — la collusion et la corruption — sont ailleurs.C’est la CCQ qui aura l’entière responsabilité du placement des travailleurs de la construction.A l’heure actuelle, rien n’empêche l’organisme de faire du placement et elle offre d’ailleurs un système de référence qui place moins de 5 % des travailleurs.Inefficace, le système de la CCQ connaît plusieurs ratés.Le projet de loi 33 ne s’arrête pas au placement des travailleurs.Les conventions collectives devront être ratifiées par trois des cinq syndicats qui devront représenter ensemble plus de 50 % des travailleurs; les deux syndicats du front commun, qui ont la main haute sur les négociations, devront accorder un droit de veto à un troisième joueur, dénonce le Front commun.De plus, les grands donneurs d’ouvrage seront consultés.Le vote d’allégeance à un syndicat pourra se faire par la poste, de façon à préserver l’anonymat des travailleurs.En outre, le projet de loi donne une voix égale aux cinq organisations syndicales au sein du conseil d’administration de la CCQ sans tenir compte que deux d’entre elles comptent pour la grande majorité des travailleurs.Rappelons que 65 % du budget de la CCQ vient des cotisations de travailleurs, et 35 % de la contribution des employeurs.Autre élément mais que personne ne conteste: les associations patronales et syndicats devront faire vérifier leurs états financiers par un vérificateur externe, les rendre publics sur leur site Web et les déposer au ministère.En vertu du projet de loi, la CCQ mettra la main sur les deux fonds de formation qui sont à l’heure actuelle gérés par un comité paritaire.Les syndicats devront obtenir un permis pour recommander leurs travailleurs par l’entremise du monopole de placement de la CCQ.«On a besoin, premièrement, d’informations fiables», a indiqué Diane Lemieux.Ainsi, à l’heure actuelle, la moitié des embauches et des mises à pied ne sont pas signalées par les entrepreneurs.Or 80 % des entrepreneurs emploient cinq travailleurs ou moins et leur bureau, c’est leur camion, a rappelé le professeur de l’Université Laval Jean Sexton, un des rédacteurs du rapport de la commission Cliche.Sans les syndicats, impossible de savoir qui est disponible.La FK)-Construction et le Conseil provincial n’ont aucune intention de demander leur permis pour recommander leurs syndiqués.«Ce n’est pas vrai qu’on va commencer à donner des noms à la CCQ pour telle ou telle genre de jobs», a indiqué Arnold Guérin.Le système de la CCQ, «c’est voué à l’échec», a prédit le président de la FTQ-Construction.Sans s’opposer à l’objectif général du projet de loi 33, l’opposition officielle aurait préféré qu’il fasse consensus et qu’il ne soit pas imposé aux organisations syndicales, a expliqué, hier, le député de René-Lévesque, Marjolain Dufour.Il a rappelé que la loi 135, adoptée en 2006, interdit et condamne déjà l’intimidation sur les chantiers.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 SILENCE SUITE DE LA PAGE 1 le collège Notre-Dame à Montréal (de 1950 à 2001), le collège Saint-Césaire en Montérégie (de 1950 à 1991) ou l’école Notre-Dame dans le Bas-Saint-Laurent (de 1959 à 1964).Deux grilles d’analyse seront utilisées pour déterminer le montant des indemnités.La première répertorie les sévices en six catégories, allant de l’attouchement jusqu’aux relations complètes et répétées.La seconde classe les préjudices subis en quatre niveaux (de mineur à très grave).La congrégation y trouve également son compte puisque le montant total des indemnités est plafonné à 18 millions de dollars, frais d’avocats compris.Les victimes auraient difficilement pu obtenir davantage à l’issue d’un procès, a laissé entendre Alain Arsenault, l’un des avocats des victimes.«J’en fais beaucoup des dossiers d’agressions sexuelles, et jamais on n’a donné 250 000 $», assure-t-il.Les parents qui avaient confié leurs enfants aux membres de Sainte-Croix toucheront un montant forfaitaire de 10 000 $, et ils recevront une lettre d’excuse, deux autres éléments inédits de l’entente.Dans un communiqué, le supérieur de la Congrégation de Sainte-Croix au Québec, Jean-Pierre Aumont, a dit espérer que les victimes «puissent enfin sortir de la prison du silence, guérir le mieux possible les blessures qu’elles ont subies et s’engager sans réserve dans leur propre avenir».Triste ironie Ironie du sort, les Cornellier ne demandaient pas plus que des excuses des autorités de Sainte-Croix au départ.Le paternel a appris en 2008, grâce à une enquête magistrale du quotidien The Gazette, que son fils René avait été agressé sexuellement lors de son passage au collège Notre-Dame, entre 1972 et 1976.Avant sa mort en 1994, René Cornellier fils avait écrit trois lettres à la congrégation pour dénoncer les agressions, mais surtout, pour s’assurer que des mesures seraient prises afin d’éviter la répétition de pareils gestes.Quand le scandale a éclaté en décembre 2008, les Cornellier ont finalement saisi la mesure du désarroi et du repli dans lequel avait vécu René fils tout au long de sa vie.A leur tour, ils ont de- mandé des explications à la congrégation.pour se heurter à un mur de silence et d’indifférence.Son fils n’approuverait pas l’entente, croit-il.«La nature de ses lettres n’allaient pas dans cette direction.Il offrait son aide pour trouver des solutions, et corriger la situation.» Au moins, la mémoire de René fils vivra grâce à la création d’une bourse de 100 000 $ qui portera son nom.Les autorités de Sainte-Croix verseront 5000 $ par année, pendant 20 ans, à un organisme dont la mission est de veiller au mieux-être des enfants.Sébastien Richard, une victime des frères de Sainte-Croix, partage le sentiment d’indignation et de frustration de M.Cornellier.M.Richard a déposé une plainte au criminel contre son agresseur.Claude Hurtubise a été acquitté à l’issue d’un procès en 2006.«Lorsque j’ai porté plainte, j’ai dit que j’allais dire la vérité après avoir prêté serment sur les évangiles.Lui, qui était un religieux, a aussi levé sa main sur la bible, mais il a choisi de mentir et de se parjurer pour refuser d’admettre ses torts», a dit M.Itichard.De cinq à dix plaintes pour agression sexuelle auraient été déposées contre des membres de la Congrégation de Sainte-Croix à Montréal.Aucune n’a débouché sur des accusations.Le courage de dénoncer Demain matin, les victimes sont conviées à une rencontre à huis clos pour prendre connaissance de l’entente.René Cornellier père recommande aux rescapés des pensionnats des frères Sainte-Croix de l’accepter.Pour reprendre l’expression de son fils Robert, qui a mis sur pied le recours collectif avec lui, ce dénouement marque «la fin d’un long voyage» pour la famille.lœ plus difficile reste à faire pour les victimes qui n’ont jamais parlé de leur mal intérieur, ni à leur épouse, ni à leurs enfants.Ils jouissent d’enviables réputations puisque le collège Notre-Dame a formé l’élite de la société québécoise.Ils ont maintenant plus de 50 ans pour la plupart.Vont-ils se manifester?Sébastien Richard se permet de leur donner un conseil: abandonnez le rôle de la victime et confrontez votre passé.«Le bonheur, c’est un choix, ce n’est pas quelque chose qui nous est dû.Lorsqu’on décide que la vie mérite d’être vécue avec bonheur, on doit nécessairement se libérer du traumatisme qu’on a vécu», suggère-t-il.Le Devoir GOUROU « Merci de m’avoir montré que ce que tu bâtis peut changer le monde» SUITE DE LA PAGE 1 les réseaux sociaux et dont la démesure est à l’image de celle qu’il a su donner à sa pomme et au dogmatisme, souvent raillé, de son empire.Steve Jobs était «l’un des plus grands inventeurs américains, assez courageux pour penser différemment, assez audacieux pour croire qu’il pouvait changer le monde, et assez talentueux pour le faire», a résumé Barack Obama au lendemain du décès de l’homme qui a fait entrer des millions de iPod et iPhone dans les poches de l’humanité et qui a mis l’informatique dans le quotidien des gens, de l’Apple I en 1976 au révolutionnaire iPad, l’an dernier.«Il a transformé nos vies, redéfini des secteurs économiques tout entiers, et est parvenu à l’un des aboutissements les plus rares dans l’histoire humaine: il a changé la façon dont chacun d’entre nous voit le monde», a ajouté le président américain.La vision a été juste et l’influence redoutable, surtout depuis l’avènement du iMac (1998) et du iBook (1999) qui ont fait passer l’ordinateur personnel du stade primai d’outil de production à celui d’objet de consommation participant à la construction de l’identité de celui — ou celle — qui le possède.Les consommateurs d’obédience «applienne» l’ont d’ailleurs démontré hier partout sur la planète en se rendant devant les Apple Store afin de commémorer, avec une charge émotive étonnante, la mémoire de leur pourvoyeur de symboles sociaux.La succursale montréalaise, située rue Sainte-Catherine, n’y a pas échappé.Hier après-midi, pommes, fleurs, messages écrits sur des bouts de papier et portraits du défunt trônaient devant la vitrine, livrés aux fidèles de la marque dont plusieurs sont venus se recueillir, iPod ou iPhone à la main.«C’était un grand homme, il faut se souvenir de lui», a indiqué à l’AFP un mordu de la marque qui a dit avoir fait une heure de marche pour offrir un bouquet de lys blancs au personnel de la boutique Apple à Shanghai.A New York, un iPhone posé sur le trottoir entre deux roses devant un autre magasin de la multinationale affichait simplement sur son écran: «Tu nous manqueras.Steve Jobs».Éloge en format numérique Le vent d’éloges qui a soufflé dans les espaces numériques de communication depuis mercredi soir a maintenu sa force hier.Sur Google +, le nouveau réseau social de la multinationale de la recherche, Larry Page, grand patron de Google, a salué le cocréateur d’Apple qualifié de «grand homme» aux «réalisations incroyables et à la vision étonnante».«Sa préoccupation de l’utilisateur placé au-dessus de tout le reste a toujours été une inspiration pour moi.» «Steve, merci d’avoir été un mentor et un ami, a pour sa part indiqué Mark Zuckerberg, jeune et influent patron de Facebook sur sa page personnelle.Merci de m’avoir montré que ce que tu bâtis peut changer le monde.Tu vas me manquer.» Sous le choc.Steve Wozniak, qui a façonné la pomme avec Jobs dans un garage au milieu des années 70, a comparé la mort de son ami à celle d’autres grands.«C’est un peu comme quand John Lennon est mort, ou JFK, a -t-il dit.Je ne pense à personne d’autre, peut-être Martin Luther King.» Bill Gates, le fondateur de Microsoft, a pour sa part assuré que l’influence de Jobs va «se faire sentir pendant plusieurs générations».Dans ce concert d’éloges, même John Sculley, ancien p.-d.g.d’Apple qui a poussé le fondateur vers la porte de sortie en 1985, a apporté sa ligne commémorative en parlant d’un homme «terriblement passionné» qui «a fait une différence dans la vie de ses contemporains pendant le temps qu’il a été sur la planète», a-t-il indiqué par courriel au Wall Street Journal.«Un leader mondial est mort, mais les leçons de son leadership vont lui survivre.» «LAmérique a perdu un génie dont on se souviendra comme Edison et d’Einstein», a résumé pour sa part le maire de New York, Michael Bloomberg.«Son héritage ira bien au-delà des produits qu’il a créés, a indiqué Robert Iger, patron de Walt Disney, il se manifestera par les millions de gens qu’il a inspirés, les vies qu’il a changées, la culture qu’il a définie.» En Amérique du Nord, comme ailleurs sur la planète, où se poursuit la numérisation de rapports sociaux.Des voix fortes et diversifiées «Les gens comme Steve Jobs changent le monde», a lancé le président russe, Dmitri Medvedev.C’est «un créateur de génie qui va nous manquer cruellement», a ajouté le premier ministre britannique, David Cameron.«Ses efforts pour rendre les nouvelles technologies plus attractives et simples d’utilisation on fait le succès d’entreprises qui ont changé le monde de la micro-information, de la distribution de contenus culturels, des télécommunications ou encore du cinéma d’animation», a dit le président français, Nicolas Sarkozy.Vidéos, par l’entremise de YouTube; images, comme ce logo imaginé par un étudiant en design de Hong Kong, le bien nommé Jonathan Mak, intégrant le visage du profil de Jobs dans la célèbre pomme; pages d’accueil de Google et d’Apple modifiées, les hommages ont pris plusieurs formes, en plus de faire résonner une diversité de voix, comme celles des jésuites qui, d’une église à une autre, ont également pris part à la sanctification.«La principale contribution de Steve Jobs qu’il nous a laissée est le fait que la technologie fait partie de la vie, a résumé hier Antonio Spadaro, directeur de la revue jésuite Civitta’ cattolica sur les ondes de Radio-Vatican.La technologie n’est pas quelque chose réservé aux techniciens.Sa passion pour l’interface graphique, pour le design signifie que les instruments, les choses, les objets ont vocation à s’intégrer à notre vie de tous les jours.» Reste que la palme de l’hommage revient sans doute à la revue satyrique américaine The Onion, qui a titré hier à propos de Steve Jobs: «Le dernier Américain qui savait ce qu’il faisait est mort».Et même un redémarrage du système en gardant les doigts sur «pomme», «contrôle» et «ait» n’y pourra rien changer.Le Devoir Avec VAgence France-Presse PLAN SUITE DE LA PAGE 1 plans afin de ne pas se retrouver avec des projets de barrage dans des aires protégées nouvellement créées.Et les travaux d’inventaires des autres ressources se poursuivent, a-t-il dit, en même temps que s’élabore la stratégie de protection gouvernementale.Ce qui a fait dire à Nicolas Mainville, de Greenpeace, que Québec procède à l’envers des véritables modèles de développement durable: ce qu’il faut, a-t-il dit, «c’est de protéger ce qui est précieux et de développer autour ensuite».Devant l’évolution du dossier, Greenpeace réclame un «gel de tout projet de développement industriel» dans le cadre du Plan Nord, lequel devrait «être mis au rancart jusqu’à ce qu’une stratégie de conservation soit mise en place».Greenpeace réclame que le gouvernement Charest respecte sa promesse de protéger véritablement 50 % des territoires nordiques et que dans ces aires protégées, aucune activité industrielle ne puisse s’y tenir, pour qu’elles correspondent aux normes internationales.Et le choix des aires protégées devrait se faire en priorisant les zones les plus menacées ou les plus sensibles de cette région afin d’en préserver les principaux écosystèmes.Le porte-parole de Greenpeace a d’ailleurs évoqué la «campagne à la sauce verte» que mènerait présentement le premier ministre Charest en Europe pour «vendre» les ressources nordiques.Greenpeace a laissé entendre que sa section québécoise pourrait bien mobiliser ses forces européennes pour désamorcer ce que Nicolas Mainville qualifie de «désinformation» gouvernementale.Mais pour le ministre Arcand, la réalité qu’on lui a exprimée en région est différente: le ministre dit avoir entendu des syndicats, des maires et des entreprises lui dire que ses projets de classification écologique pouvaient véritablement compromettre des secteurs économiques vitaux et des emplois dans ces régions éloignées, des préoccupations difficiles à arrimer avec les préoccupations des écologistes.Glissement de sens De leur côté, la Société pour la nature et les parcs du Québec (SNAP) et Nature Québec ont qualifié le Plan Nord dans sa version actuelle de «poudre aux yeux».Chiffres à l’appui, ils démontrent que Québec n’entend protéger par un statut d’aires protégées que 12 % de cet immense territoire, laissant le reste ouvert aux promoteurs, soit 88 % au lieu des 50 % initialement concédés aux industriels.Québec confirme que c’est effectivement son intention, mais qu’il entend ajouter d’ici 2020 des «réserves de terres du capital nature».Ce statut, qui ne correspond à aucune norme internationale selon Nature Québec, permettrait dans ces réserves «l’acquisition de connaissances», c’est-à-dire de faire de la prospection minière pour déterminer ce potentiel, et de la coupe forestière allégée.Les coupes autorisées copieraient en somme les mécanismes de régénération naturelle comme les incendies ou les épidémies d’insectes, de sorte qu’il s’agirait toujours, pour Québec, de territoires où le capital naturel demeurerait intact.Christian Simard de Nature Québec ne voit pas comment Québec pourra s’assurer que ces activités ne nuisent pas à la biodiversité de ces «réserves».Sûrement pas, dit-il, avec les lois faiblardes qu’on applique dans le sud du Québec et qui ont handicapé la majeure partie du système forestier.D’autre part, il se surprend de constater que Québec n’entend même pas limiter l’utilisation des «daims» miniers dans ces réserves de capital nature.Il n’a même pas, dit-il, pensé à cesser de délivrer de nouveaux «daims» miniers dans ces territoires dont il dit vouloir préserver l’intégrité.«Il faut appeler un chat, un chat», a-t-il dit au ministre: en plus du 50 % octroyé d’emblée au développement industriel, minier, hydroélectrique et forestier, c’est 38 % de plus que Québec offre aux entreprises avec possibilité de remanier les zones malencontreusement protégées si on y découvrait des ressources majeures.Enfin, ajoute Nature Québec, «il y a pire», soit de voir la partie de la forêt boréale en dehors de la zone d’exploitation actuelle faire l’objet de contrats d’exploitation, car une fois les routes construites à travers les dernières forêts des caribous forestiers, «la tentation sera grande pour les exploitants et pour Québec d’autoriser la coupe de ces forêts», qui prennent 120 ans au moins à se régénérer.Le Devoir Rectificatifs Dans le texte «Pont Champlain - Ottawa a oublié le transport collectif» publié le jeudi 6 octobre, il fallait bien lire au 4e paragraphe «L’estimation préliminaire établie par Transports Canada prévoit {.] 3,7 milliards pour le pont et ses approches routières», et non 3,7 millions comme il a été écrit.Nos excuses.?Une erreur s’est glissée dans l’article «Molière dans la tête» publié en page une le jeudi 6 octobre.On y lisait que le comédien Guy Nadon allait jouer avec son fils, le petit-fils de Jean Gascon, dans L’école des femmes de Molière.alors qu’il ne fait pas partie de la distribution.Nos excuses.Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Le Devoir peut, a l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnes a la disposition au samedi par Le Devoir Inc dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9' l’imprimerie du Journal de Quebec, 450 avenue Bechard, Quebec qui est la propriété d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi etage, Montreal, (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel Inc, 12 800 rue Brault, St-Janvier de Mirabel, Quebec, division de Québécor Media, 612 rue Saint-Jacques, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de de Corporation Sun Media, 612 rue Saint-Jacques, Montreal — Enregistrement n° 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007
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