Le devoir, 8 octobre 2011, Cahier A
Le dernier film de Valérie Donzelli en ouverture du Festival du nouveau cinéma Cahier Culture latest POLLS SEARCH ELECTION ON Y! Les jours de Kodak et de Yahoo, deux vedettes de leur temps, sont m^tenant comptés Cahier Economie ?w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 ni ?— LE DEVOIR Vol.CII V°229 LES SAMEDI 8 ET DIMANCHE 9 OCTOBRE 2011 2 , 6 TAXES = 2,99$ L’autre visage des banlieues Isolement, difficulté à payer le loyer, faible scolarité.Des quartiers de banlieue sont aussi aux prises avec la pauvreté.JACQUES NADEAU LE DEVOIR On trouve maintenant un centre de dépannage à Pierrefonds, dans une région connue comme étant l’une des plus cossues de l’île de Montréal.ISABELLE PORTER Lundi après-midi animé au Centre Ressources J^din de Familles, en banlieue de Québec.A l’intérieur, une vin^aine d’enfants de trois et quatre ans bricolent.On se croirait dans un CPE, mais on est plutôt dans un centre de «répit», un organisme communautaire créé pour aider les familles en difficulté du secteur.«On accueille surtout des familles qui n’ont pas de CPE.J’ai des mères qui ont trois, quatre enfants en l’espace de trois-quatre ans», explique la res- ponsable Marie Lindsay.«En venant chez nous, les parents [des mères surtout] peuvent côtoyer d’autres parents qui vivent la même réalité.» Le phénomène étant récent, «les mesures ne sont pas rendues.[.1 On a peu d’organismes communautaires et ils sont peu financés.» Le centre ne fournit pas à la demande.«C’est vraiment isolé ici.Dans du Buisson, notre secteur le plus difficile, il n’y a aucune infrastructure à part l’école.Il n’y a pas de centre communautaire.de lieu où les gens peuvent développer un sentiment d’appartenance.» Craignant la stigmatisation des parents, Mme Lindsay insiste sur le fait qu’ils ne sont pas «pauvres» pour la plupart.N’empêche, concède-t-elle en soupirant, que les besoins sont énormes.En santé publique, on préfère aujourd’hui parler de «défavorisation» plutôt que de pauvreté.En plus de la pauvreté matérielle, la défavorisation VOIR PAGE A 10: BANLIEUES Autres textes en pages A 6 et A 7 ¦ Uéditorial de Josée Boileau : La pauvreté s’étale, en page B 4 Placement DANS LA CONSTRUCTION La guerre éclate entre les syndicats La FTQ et le Conseil provincial accusent la CSN, la CSD et le SQC de jouer le Jeu du patronat KATHLEEN LEVESQUE MARCO BÉLAIR-CIRINO La FTQ-Construction et le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International) (CPQMC-I) considèrent que la bonne entente entre la CSN, le Conseil du patronat et le gouvernement libéral pour mettre hn au placement syndicat dans les grands chantiers de construction devrait inquiéter les membres de cette centrale.Au lendemain du dépôt du projet de loi 33 qui vise à éliminer le placement syndical et à lutter contre l’intimidation, les deux syndicats — qui regroupent près des trois quarts des 152 000 travailleurs de la construction — ne dirigent pas leurs attaques seulement contre le gouvernement Charest.Ils montrent également du doigt la CSN, la CSD-Construction ainsi que le Syndicat québécois de la construction (SQC), qui représentent respectivement 9 %, 12 % et 6 % des travailleurs de l’industrie.«Si j’étais un travailleur de la CSN, de la CSD ou du SQC, je m’inquiéterais de voir mon syndicat en accord avec le Conseil du patronat qui a félicité le gouvernement pour son audace, son courage et sa détermination», a lancé le président de la FTQ-Construction, Arnold Guérin.Le directeur général du CPQMC-I, Donald Fortin, ne mâche pas ses mots: «Les dirigeants « On va les vider.Ils n’existeront plus.On va régler leur problème.» VOIR PAGE A 10: CONSTRUCTION Charest en mode attaque, page B 1 NOUVELLE CHRONIQUE Les idées sont dans l’air, circulent dans tous les sens.Notre journaliste Antoine Robitaille, correspondant parlementaire de talent et auteur du très apprécié blogue «Mots et maux de la politique», a décidé de les attraper et de les décortiquer.Sa chronique «Les idées en i’ère» paraîtra toutes les deux semaines, dans le cahier Perspectives.A lire, dès aujourd’hui.BON CONGÉ! Le Devoir ne sera pas publié lundi, jour de l’Action de grâce.De retour mardi.D’ici là, lisez nos informations sur ledevoir.com INDEX Actualités.A3 Annonces.C 8 Avis publics.C 7 Boiu-se.C 2 Carrières.C 4 Décès.C 8 Dossier.A 6 Économie.Cl Editorial.B 4 Idées .B 5 Monde.C 6 Mots croisés.D 5 Météo.C6 Perspectives.B 1 Sports.C 8 Sudoku.D 4 « On parle du Plan Nord, mais les Inuits ?» Lorsqu’il prendra sa retraite de l’Université Laval en décembre prochain, l’anthropologue Louis-Jacques Dorais signera la fin de l’enseignement de l’inuktitut en milieu universitaire au Québec.A une époque où, pourtant, le Sud ne s’est jamais autant intéressé au Nord.LISA-MARIE GERVAIS Ijurnatuq, diraient les Inuits.Signifiant «ce qui porte à rire», c’est le mot en inuktitut qui décrit le mieux fironie ressentie par Louis-Jacques Dorais.Car, au moment où le gouvernement Charest n’a d’yeux que pour le Nord, l’enseignement de la langue et de la culture des peuples nordiques se meurt au Québec.«On parle partout du Plan Nord, mais pour la plupart des universités, le Nord et les autochtones en général, ce n’est pas une priorité», déplore le spécialiste du Grand Nord et le dernier professeur d’université locuteur de l’inuktitut au Québec.Il y a une dizaine d’années, la langue des Innus de la Côte-Nord a cessé d’être enseignée à fUni-versité Laval lorsque le professeur qui donnait le cours chaque année à une cohorte d’une vingtaine d’intéressés a pris sa retraite.Idem pour le cours d’anthropologie des Inuits qui pourrait disparaître prochainement.«C’est comme si ce n’était VOIR PAGE A 10: INUITS «C’est comme si ce n’était pas assez important» «On parle partout du Plan Nord, mais pour la plupart des universités, le Nord et en général, ce n’est pas une priorité», déplore Louis-Jacques Dorais.MARC ROBITAILLE les autochtones 77831302834841 S\'.'""y.X UN GROUPE, UNE FORCE.j£ f1 Visitez WWW.GABRiEL.CA GABRIEL*PRESIDENT UQUIDATION TOUJOURS LES MEILLEURS PRIX ^X3 I I MAZDA6207; CX-7 20/7 PDSF à partir de 19995 TRANSPORT ET PREPARATION INCLUS PDSF à partir de TRANSPORT ET PREPARATION INCLUS 'Offres d'une durée limitée et peuvent être annuiées ou modifiées en tout temps.L'immatricuiation, les assurances, la TPS/TVQ, la taxe d'accise sur le climatiseur et ies autres frais du concessionnaire ne sont pas incius.Financement à taux réguiier disponibie.Sur approbation du crédit.Seion ia disponibiiité des stocks.Les prix sont sujets à changement sans préavis.Photos èa fitie indicatif seuiement.Voyez Mazda Gabriei et Mazda President pour tous ies détaiis.7050 Henri Bourassa Est Anjou www.mazdapresident.com (514)328-7777 \e\ 5333, Saint-Jacques Ouest Montréal (Coin Décarie) www.mazdagabriel.com (514)484-7777 VROum- VROum TOYOTA GABRIEL • TOYOTA PRESIDENT ®TOYOTA faire toujours mieux DES RABAIS A L’ACHAT SUR CERTAINS MODÈLES 2011 ALLANT JUSQU’À 8000* * AÜTOrâSÉÊ'PÀR LE FABRICANT TOYOTA 2m Camry 2011 Matrix 2011 Corolla 2011 TOYOTA SYSTÈME DE SÉCURITÉ' * L'offre de rabais à l'achat allant jusqu'à 8 000 $ s'applique aux modèles Tundra 4x4 CrewMax 2011 neufs en stock et pour tous les clients au détail qui financent l'achat par l'intermédiaire de Toyota Services Financiers à un taux d'intérêt de 6,98%pour un terme de 48mois et qui versent un acompte de 1 000 $.Tous les clients admissibles obtiennent un rabais de base allant jusqu'à 8 000 $.Ceux qui financent l'achat par l'intemiôdiaire de Toyota Services Financiers à un taux d'intérêt de 6,98% pour un terme de 48 mois et qui versent un acompte obtiennent un rabais additionnel équivalant à l'acompte versé (ou un échange équivalent), jusqu'à concurrence de 1 000 $.Les clients qui optent plutôt pour un taux d'intérêt spécial offert par Toyota Canada dans le cadre d'un programme de taux d'intérêt promotionnels n'obtiennent pas ces rabais.Les taxes s'appliquent sur le plein montant de l'achat après déduction du rabais.** La remise aux diplômés (jusqu'à 500 $) peut différer selon le modèle Détails chez Toyota Gabriel ou Toyota President.Tundra 2011 mm TOYOTA 3333, Côte-de-Liesse, St-Lauren1 (entre bouL Décarie et bout.Acadie) (514) 74o-7777 HH www.toyotagabriel.com 1920, Sainte-Catherine Ouest ____ (Centre-Ville coin St-Marc) Montréal (514)937"7777 www.toyotapresident.com L'offre Autobahn pour tous L'ingénierie allemande.À partir de seulement 17 240 $*.H- JETTA2012189! 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de 250 $ et première mensualité requis au moment de la signature.Frais de 15 4 du kilomètre après 64 000 km en sus.Assurances, Immatriculation, frais d'inscription jusqub 46 $ au RDPRM, droits, options et taxes applicables en sus.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Offres en vigueur jusqu'au 31 octobre et pouvant être modifiées ou retirées en tout temps sans préavis.Modèles montrés à titre indicatif seulement.Visitez vos concessionnaires Volkswagen Gabriel ou Volkswagen Prestige pour tous les détails.478196 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 9 OCTOBRE 2011 A 3 ACTUALITES PASSEPORT MATIIMi lundi au vendredi I 7hOOÀ 9h00' 91,3 WWW.RADIOVM.COM Français dans les entreprises EÉDÉRALES Le NPD revient à la charge La nouvelle mouture du projet de loi est «inutile», selon le Bloc MARIE VASTEL Ottawa — Les néodémocrates ont déposé une nouvelle mouture de leur projet de loi visant à imposer le français comme langue de travail dans les institutions fédérales au Québec.Mais cette fois-ci, le Nouveau Parti démocratique réserve le droit au gouvernement d’en exempter un employeur.Ce qui en fait, de l’avis du Bloc québécois, un «projet de loi inutile».Déposée en 2010 par Thomas Mulcair, mais morte au feuilleton depuis, l’initiative du NPD souhaite assurer aux travailleurs d’entreprises fédérales de pouvoir exercer leurs fonctions et de recevoir des communications internes en français.Les néodémocrates l’ont de nouveau déposée aux Communes hier.La preuve, selon le parrain du projet de loi, Robert Aubin, que ce parti pancanadien oeuvre réellement à construire «un pays qui fera une place au Québec».Or la version modifiée contient un ajout majeur: «Le gouverneur en conseil peut, par règlement, exempter une entreprise fédérale de l’application de tout ou partie.» «Aussi bien ne rien présenter», a dénoncé le bloquiste André Bel-lavance, qui y voit l’exemple parfait du problème structurel du NPD, qui compte presque autant de députés à l’extérieur du Québec que dans la Belle Province.Car il s’agit, selon lui, d’un table, mais s’assurent au contraire un blocage, pour justifier leur position souverainiste.Mais outre les bloquistes, les libéraux s’opposent eux aussi à la proposition, arguant à l’inverse qu’il est trop sévère et pourrait brimer des anglophones du Québec et qu’ils souhaitent que la Loi sur les langues officielles reste intacte partout au pays.Le projet de loi des néodémocrates risque donc fort d’être rejeté, puisque les conservateurs majoritaires s’y opposent, sans compter que les libéraux et les bloquistes le dénoncent également.Le Devoir Conférence de Randall White % ENQUÊTE SUR LES ORIGINES DE UART Quand les humains ont-ils commencé à peindre, à sculpter la pierre ou à fabriquer des bijoux?Quelle a été l'importance de l'apparition de l'art sur l'organisation et l'expansion géographique de l'homme moderne?Venez découvrir les derniers faits de cette enquête en terre préhistorique.Randall White enseigne l'anthropologie à l'Université de New York.Il est l'auteur de plusieurs livres de vulgarisation dont La Naissance de l'art (2006) et LAffaire de l’abri du poisson: patrie et préhistoire (2007).Jeudi 13 octobre 2011,19h INSCRIPTION ET INFORMATION: www.coeurdessciences.uqam.ca Adultes: 6$, étudiants et aînés (65 ans et plus) : 2$ Téléphone: 514 987-0357 • • • • cœur des sciences UCjtM a" Hydro Québec H LE DEVOIR CHRIS WATTIE REUTERS Thomas Mulcair en Chambre.S’il concède qu’il est «décevant» de voir un poids lourd de l’organisation du parti se joindre au camp Topp, Thomas Mulcair a refusé de se laisser abattre, lui qui laisse de moins en moins planer le doute quant à ses intentions de brider la succession de Jack Layton.Course à la chefferie du NPD Topp recrute un ex-organisateur de Mulcair MARIE VASTEL Ottawa — Nouvelle journée, nouveau revers pour Thomas Mulcair: son ancien directeur de campagne et celui qu’il qualifie comme étant l’un des «architectes de la vague orange au Québec» s’est joint à l’équipe de son rival Brian Topp.L’appui de Raymond Guardia surprend peu, puisqu’ils sont tous deux membres du NPD depuis de nombreuses années et qu’ils ont travaillé côte à côte à l’Alliance des artistes canadiens du cinéma, de la télévision et de la radio (ACTRA).Mais il s’agit néanmoins d’une perte lourde pour Thomas Mulcair, qui s’apprête à lancer sa propre campagne la semaine prochaine, à Montréal.Un organisateur «hors pair», comme il qualifie lui-même M.Guardia — qui était le directeur général de la campagne au Québec lors de la dernière élection —, aurait ainsi représenté un atout important à sa candidature, qui commence à traîner de la patte alors que Brian Topp fait déjà campagne depuis presque un mois.Une flèche S’il refuse de parler en mal d’un homme qu’il considère comme un «ami», Thomas Mulcair n’a pas fait preuve de la même discrétion à l’égard de son adversaire Brian Topp.«J’ai tout le respect possible pour M.Topp.Je peux juste vous faire un simple constat: on ne l’a pas vu au Québec au cours des cinq dernières années», a-fil laissé tomber.Quelques semaines plutôt, M.Mulcair avait lancé une première flèche à peine cachée à l’endroit de Brian Topp en soulignant qu’il avait déjà réussi à se faire élire, lui.M.Mulcair et M.Guardia ont en revanche tous deux promis que ce serait sans rancune.Raymond Guardia — qui a mo- Cette semaine, à PUPop Montréal.Parlons cerveau II Café Le Placard - 2129, avenue du Mont-Royal Est mardi il oct.ighao Devenir chercheur : les hauts et les bas du métier Révolution féministe Bar Populaire - 6584 boul.St-Laurent mercredi 12 oct igh Etude de mouvements inspirants La théorie de Pévolution Centre humaniste de Montréal - 1225, boulevard St-Joseph Est jeudi 13 oct.igh Sélection, sexe et religion montrea mentanément quitté son poste de conseiller pour le Québec au bureau de la chef intérimaire du NPD, Nycole Turmel — a expliqué qu’il avait tout simplement dû faire un choix, et que c’est sur Brian Topp qu’il s’est arrêté.A son avis, «le meilleur candidat» est cet exstratège du Nouveau Parti démocratique, de par ses racines dans le parti ainsi que dans «plusieurs régions du pays», et parce qu’il est fidèle aux valeurs sociales-démocrates et va le demeurer, a-t-il plaidé en entrevue téléphonique au sujet de son nouveau patron.S’il concède qu’il est «décevant» de voir un poids lourd de l’organisation du parti se joindre au camp Topp, Thomas Mulcair a refusé de se laisser abattre, lui qui laisse de moins en moins planer le doute quant à ses intentions de briguer la succession de Jack Layton.«Si je me lance la semaine jxro-chaine, ce sera pour gagner.Peu importe qui est de l’autre côté», a tranché M.Mulcair qui, après avoir fait équipe avec Raymond Guardia lors d’une élection partielle en 2007, est le premier député du NPD réélu dans une élection générale au Québec.Premier député élu sous la bannière du NPD au Québec, Phil Edmonston a annoncé appuyer le candidat montréalais.Le Devoir SchooC 'upopmoijtreal.c^ 3449, rue University • M McGiil • 514 350-8899 face.csclm.qc.ca Portes ouvertes Le mercredi 19 octobre, de8h30à11hetde13hà15h Inscription Primaire et seconidaire, (du 11 au 31 octobre Fondée en 1975, l’école FACE a développé un modèle d’éducation unique et reconnu mondialement.Ce modèle offre un programme pédagogique régulier et enrichi.Conjuguant matières scolaires et artistiques, il propose diverses manières d’apprendre, de créer, de penser et de participer.Nos valeurs fondamentales sont l’ouverture d’esprit, le respect de l’autre, l’autonomie, la coopération, la réussite et l’estime de soi.Nos élèves profitent d’une grande variété d’activités parascolaires: orchestre symphonique, orchestre de chambre, ensembles de blues, de jazz et de chant choral, ainsi que l’art dramatique et la danse.Parmi nos disciplines sportives, mentionnons le soccer, le basketball et le badminton.Venez nous voir! Commission scolaire English'Montréal English Montreal School Board ILS IRONT LOIN Commission scolaire de Montréal VISITESLIBRES D'AUTOMNE O 00 60 PROJETS RÉSIDENTIELS NEUFS À DÉCOUVRIR \ 15-1 6;:b 22-232 OCTOBRE_I PRESENTE PAR: abritai VOTRE GARANTIE H http://www.monhabitationneuve.com/ A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 9 OCTOBRE 2011 ACTUALITES PAKISTAN Six ans plus tard, le Canada n^a pas livré les écoles prondses HELENE BUZZETTI Ottawa — Six ans jour pour jour après le terrible tremblement de terre meurtrier au Pakistan, le Canada n’a toujours pas honoré sa promesse de reconstruire les écoles détruites, a appris Le Devoir.Les travaux n’ont même pas commencé.Raison?Les conservateurs veulent tellement s’ingérer dans le fonctionnement de l’Agence canadienne de développement international (ACDl) pour s’assurer que l’aide versée est efficace que certains projets sont complètement embourbés.Le 8 octobre 2005, le nord du Pakistan est broyé par une secousse sismique de 7,6 sur l’échelle de Richter.Plus de 70 000 personnes meurent.Des régions entières sont coupées du reste du monde.Les infrastructures s’écroulent.Environ 6000 écoles sont détruites, compromettant l’éducation de 960 000 enfants.Le Canada est parmi les premiers pays donateurs à s’engager à reconstruire les écoles.Six ans plus tard, d’autres pays ayant fait une promesse similaire se sont exécutés, mais pas le Canada.Appel d’offres Ottawa a lancé un premier appel d’offres en 2007.L’ACDl cherche alors un entrepreneur pouvant reconstruire 42 écoles résistantes aux secousses sismiques près de la ville de Mu-zaffarabad, dans la région du Jammu-et-Cachemire.Budget: 20 millions de dollars.Puis, en 2008, l’agence fédérale lance un nouvel appel d’offres identique.En mars 2009, enfin, elle en lance un troisième qui annule les deux précédents, toujours afin de trouver un partenaire pour RIZWAN TABASSUM AGENCE ERANCE-PRESSE Un élève d’une école temporaire mise sm pied par l’UNICEF.construire ces 42 écoles.Cette fois, le montant réservé est de 16,4 millions de dollars.Einalement, c’est la firme CDM Construction inc.qui a remporté l’appel d’offres en 2010.Cette entreprise a terminé la planification et devrait selon l’ACDl, lancer à son tour un appel d’offres cet automne pour trouver un entrepreneur capable de construire lesdites écoles.Selon la porte-parole de l’AC-Dl, Amy Mills, ce sont les inondations de l’été 2010 au Pakistan qui ont retardé le projet.Elle n’explique cependant pas pourquoi il s’est écoulé cinq ans entre le séisme et le choix de la firme.Dans les coulisses, on chuchote que le projet s’est enlisé à cause des questions per- pétuelles du bureau de la ministre de l’ACDl, Bev Oda.De l’aide efficace Les conservateurs veulent éviter à tout prix la corruption et s’assurer que l’aide internationale est efficace.Mais ce désir d’être «plus catholique que le pape» retarde touL au point que certains organismes internationaux d’aide au développement seraient désormais réticents à entreprendre des projets conjoints avec l’ACDl.Certes, les fonctionnaires endossent le désir conservateur que l’aide soit efficace, mais ils font valoir que pour être efficace, l’aide doit d’abord avoir lieu.«Plusieurs organisations issues de la société civüe ont eu une expé- rience tellement traumatisante avec le renouvellement de leur financement avec l’ACDl qu’elles se demandent vraiment si cela en vaut la peine, explique une personne active dans le milieu qui désire conserver l’anonymat.C’est rendu extrêmement compliqué: les rapports à rendre ne sont jamais suffisants, il y a toujours des exigences supplémentaires, peu de flexibilité.Certaines organisations trouvent ces demandes tellement démesurées qu’elles ne pensent pas tenter leur chance pour un renouvellement lorsque leur financement actuel sera terminé.» A titre de comparaison, la Suisse s’était elle aussi engagée à reconstruire des écoles pakistanaises en 2005.Le projet a débuté dès 2006 et en date de l’été 2008,20 écoles avaient été rebâties et 6 étaient en construction.Le gouvernement helvétique estimait que la construction d’une école prenait entre six et neuf mois.Paradoxalement, lorsque le Canada a versé l’argent à un intermédiaire, les écoles ont été construites beaucoup plus rapidement.En effet, l’ÙNlCÉE avait entrepris de son côté une vaste opération de reconstruction d’écoles et d’infrastructures destinées à l’apprentissage au Pakistan.Le Canada, l’Union européenne, l’Australie et les Pays-Bas ont versé des sommes, explique au Devoir le responsable de l’UNlCEE pu poste à Lahore, Sami Malik.A ce jour, explique M.Malik, l’UNlCEE a réussi à reconstruire 410 écoles permanentes et 281 temporaires.Les 13,5 millions que le Canada a versés à ce titre à l’UNlCEE ont contribué à la reconstruction de 102 de ces écoles temporaires.Le Devoir ,,, LES TECHNOLOGIES DE SÉCURITÉ SONT-ELLES SOLUBLES DANS LE DROIT À LA VIE PRIVÉE ?CIRCULATION INTERNATIONALE DE L'INFORMATION; vers une intégration du droit à la vie privée et des technologies de sécurité 17 et 18 octobre 2011 Laboratoire de cyberjustice 3200, rue Jean-Brillant, local B-2215 Université de Montréal Inscrivez-vous sans tarder au www.crdp.umontreal.ca pd cat Faculté de droit CENTRE D'ÉTUDES ET DE RECHERCHES INTERNATIONALES 0 CENTRE DE RECHERCHE EN DROIT PUBLIC c DP Autontat Catalana de Protecciô de Dades Barreau o '‘"Québec A Formation reconnue A Université de Montréal BLAIR GABLE REUTERS Le ministre de la Sécurité publique, Vie Toews.Coût des prisons À Québec de couper dans ses programmes sociaux HELENE BUZZETTI Ottawa — Le gouvernement conservateur ne ressent aucune obligation de dédommager les provinces qui verront leurs coûts carcéraux augmenter à la suite de l’adoption des projets de loi resserrant la justice criminelle.Le bureau du ministre de la Sécurité publique.Vie Toews, invite plutôt les provinces à couper dans l’aide sociale, l’éducation postsecondaire ou les services sociaux pour financer leurs prisons.«Depuis que notre gouvernement est au pouvoir, les versements aux provinces ont augmenté de 30 %, ou de 12,7 milliards de dollars, a expliqué jeudi soir le porte-parole du ministre Toews, Michael Pat-ton.Il revient à chaque province de répartir les ressources du Transfert social canadien selon leurs priorités.» Le Transfert social canadien auquel le bureau de M.Toews fait référence est pourtant un transfert d’Ottawa destiné au financement des missions sociales des provinces: l’éducation postsecondaire, l’aide sociale, les services sociaux et les centres de la petite enfance.Il n’est absolument pas question de financer les prisons.Querelle à l’horizon Une querelle fédérale-provin-ciale se profile à l’horizon sur cette question.Plusieurs des prévenus qui seront désormais envoyés derrière les barreaux à cause des projets de loi conservateurs iront dans des prisons provinciales parce que leur peine sera de moins de deux ans.Cela entraînera des coûts importants pour les provinces sans qu’elles aient leur mot à dire.On estime qu’un prisonnier provincial coûte environ 85 000 $ par année.Les ministres fédéraux de la Justice et de la Sécurité publique ont soutenu cette semaine qu’aucune province ne s’était plainte de cette facture supplémentaire.Pourtant, le bureau du ministre québécois de la Sécurité publique, Robert Dutil, a confirmé au Devoir qu’il entendait réclamer un dédommagement d’Ottawa une fois que les coûts seront évalués.Le bureau de M.Dutil confirme que le ministre en a avisé personnellement M.Toews lors d’une rencontre fédérale-pro-vinciale s’étant tenue à Toronto en janvier.Invité à dire qui, du ministre Dutil ou Toews, disait vrai, le porte-parole de Vie Toews a d’abord qualifié le tout de «commérage».«Vous ne posez pas une question pertinente, écrit Michael Patton.Si je comprends bien, vous dites que vous avez parlé à une personne inconnue qui prétend avoir parlé au ministre québécois de la Sécurité publique à un moment inconnu dans un endroit inconnu à propos d’une conversation qu’il pourrait avoir eue avec le ministre Toews.Ce n’est pas une question, c’est du commérage.» Lorsqu’on lui rétorque que «l’inconnu» en question est Mathieu St-Pierre, le porte-parole du ministre Dutil (donc, son vis-à-vis), le porte-parole fédéral s’est ravisé pour dire: «M.St-Pierre doit faire erreur.Le ministre Toews ne se souvient pas que le ministre Dutil ait fait une telle demande.» Ottawa prétend que son projet de loi C-10 induira des coûts supplémentaires d’à peine 78 millions de dollars sur cinq ans, dont 10,9 millions pour les peines destinées aux délinquants sexuels.Le directeur parlementaire du budget.Kevin Page, soutient qu’Ottawa sous-estime le coût de ses projets de loi en matière de justice.Seulement pour le volet de C-10 réduisant l’accès à la libération anticipée.Kevin Page prédit un coût de 1 milliard de dollars, alors qu’Ottawa prévoit y consacrer moins de 400 000 $ en cinq ans.Le Devoir * «^aoenày d'est à/ oous/ de/ » (joÂiers/ Clairefontaine et ses/collections/ dceauar, dres/à/caeketcf^ msùwnjents/d’écf'àuee/ 446,nie/Jt‘«Su^iœ', ffieuûc-OÊoniràjl : 6i4 84S-^S0 d’cmmrtu/^ : du/luncù'au/uendrec& de> 70100 à/ 78100 tes/samedi eù dmoficAcs/ d- 70 Â/ 00 ci/ 7(TÂ/ SO doption Votre magazine d'information juridique LE DROIT DE SAVOIR Cette semaine : Protéger vos investissements • Les recours en cas de fraude Tous les lundis 20 h, également en rediffusion COPRODUCTION : Barreau o >1" Québec A Télé-Québec SUR LES ONDES DE : canal SAVOIR ?ÊjA 25 ANS > POUR TOUT SAVOIR: WWW.CANALSAVOIR.TV PARTENAIRES MÉDIA : LE DEVOIR Montréal LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 9 OCTOBRE 2011 A 5 ACTUALITES La jungle des agences de placement temporaire Plus de 175 organismes demandent au ministère du Travail d’encadrer plus sévèrement les agences de placement temporaire, à qui ils reprochent de contourner les normes du travail.BOUCHRA OUATIK Il y a trois ans, Vivian Medina, 38 ans, a quitté le Mexique pour s’établir au Québec.Pour se trouver rapidement un emploi, elle s’est tournée vers des agences de placement temporaire.Ses conditions de travail ne ressemblaient en rien à ce qu’elle était en droit d’obtenir.«On travaillait comme des animaux», raconte-t-elle.Salaire inférieur au minimum permis, journées de travail de 21 heures sans compensation pour les heures supplémentaires, et un travail généralement payé au noir.«Si tu montres des papiers et un numéro d’assurance sociale, on te dit: “non, non, ici, c’est en dessous de la table”», raconte la femme.Les agences illégales comme celles qui ont employé Mme Medina peuvent fermer du jour au lendemain, sans laisser de traces, et parfois sans payer leurs employés.«Ces agences emploient surtout des immigrants, explique Aadi Ndir, du Centre des travailleuses et travailleurs immigrants (CTI), qui est lui-même passé par là.Elles savent qu’ils sont souvent illégaux.Ils parlent mal la langue, ils n’ont pas d’expérience de travail canadienne et ils connaissent mal leurs droits.Ils portent rarement plainte.» C’est pour mettre lin à de telles pratiques que l’organisme de défense des travailleurs non syndiqués Au bas de l’échelle (ABE) et le CTI ont lancé une campagne de sensibilisation pour la protection des droits des travailleurs d’agence.«Il faut que le gouvernement encadre les agences de placement temporaire», déclare Carole Henry, porte-parole d’ABE.Hier, les deux organismes ont organisé un rassemblement devant les bureaux de la ministre du Travail, Lise Thé-riault, au centre-ville de Montréal.Ils lui ont transmis une pétition endossée par 175 organismes québécois.Les centrales syndicales, ainsi que le parti Québec solidaire, appuient leurs re- vendications.Cette manifestation s’inscrivait dans le cadre de la Journée mondiale pour le travail décent, lors de laquelle plus de 400 actions ont eu lieu dans 70 pays, pour dénoncer le travail précaire.Les pences légales aussi visées En 2008, on dénombrait 1200 agences de placement temporaire au Québec, dont le total des revenus dépassait 1 milliard de dollars.Ces agences fournissent des employés à des entreprises dans plusieurs domaines: manufactures, usines, entretien ménager, cueillette de fruits, etc.Selon Mme Henry, le recours aux travailleurs temporaires est en croissance au Québec.«Les entreprises remplacent des postes permanents syndiqués par des postes temporaires pour éviter de payer des avantages sociaux», affirme-t-elle.Les agences illégales ne sont pas les seules visées par la campagne d’ABE et du CTL Mme Henry explique que plusieurs agences légales — qui respectent le salaire minimum et ne paient pas au noir — contournent aussi les normes du travail.«Souvent, ce n’est pas clair qui est l’employeur entre l’agence et l’entreprise, explique Mme Henry.Selon qui est considéré comme l’employeur, l’employé aura des droits ou non.» La présidente d’ABE cite en exemple les difficultés à se faire payer les heures supplémentaires.«Si l’agence est l’employeur, elle peut dire qu’elle n’a jamais autorisé les heures supplémentaires et refuser de payer.» A la Commission des normes du travail, le porte-parole, Jean-Eran-çois PelchaL admet qu’il n’est pas toujours simple d’établir qui est le véritable employeur.«On y va au cas par cas», dit-il, en précisant que «les normes minimales doivent toujours être respectées».Mme Henry reproche aussi à certaines agences de procéder à des congédiements déguisés.Selon elle, si un travailleur porte plainte, ou encore si une femme Wêmetravail! Les Mêmes Droits ! ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Dans le cadre de la Journée mondiale du travail décent, des représentants de plusieurs organismes et centrales syndicales se sont rassemblés devant le bureau de la ministre du Travail, Lise Thériault, pour dénoncer les abus des agences de placement et les pratiques antisyndicales.tombe enceinte, l’agence peut cesser de l’employer sans le congédier formellement.«On va simplement lui dire, on n’a pas d’affectation pour toi, et ça peut durer des mois», dit la présidente d’ABE.M.Pelchat confirme qu’il est «difficile» pour un travailleur temporaire d’exercer un recours dans ce genre de situation.Suivre l’exemple des autres provinces L’organisme Au bas de l’échelle adresse deux revendications au ministère du Travail: l’établissement d’un principe de coresponsabilité entre les agences de placement et leurs entreprises clientes, ainsi que l’obligation pour les agences de se procurer un permis d’opération, qui doit être renouvelé annuellement.Plusierus provinces et territoires canadiens appliquent déjà de telles mesures.Pour obtenir un permis, ces agences doivent notamment forunir une garantie de solvabilité, un registre des employés et des entreprises clientes, la liste des affectations et des rémunérations versées, et un exemplaire du contrat d’embauche des travaillerus temporaires.Les entreprises qui erifreignent les règlements s’exposent à des péna-Utés pouvant atteindre 50 000 $.Les représentants d’Au bas de l’échelle ont rencontré le ministère du Travail à quelques reprises depuis 2005.Le ministère attend les recommandations du Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre avant de prendre des mesures.Le Devoir E N BREF Une erreur de logiciel a affecté Anik F2 Telesat affirme qu’une erreru de logiciel, qui s’est produite lors d’une manœuvre de routine, a déclenché jeudi une interruption du service de télécommunication provenant de son satellite Anik E2.Le service a pu être rétabli entièrement dans la nuit de jeudi à hier.Le propriétaire et opérateru du satellite a expliqué hier que l’erreru semblait avoir été causée par une mise à joru du logiciel, récemment fournie par le fabricant du satellite, qui n’avais pas été rechargée.La société d’Ottawa a tenu à préciser qu’une telle anomalie était très inhabituelle.De nombreux Canadiens, particulièrement ceux des régions éloignées du Grand Nord, ont perdu le signal de télécommunication du puissant satellite en début de matinée.Lancé en 2004, Anik E2 est l’un des satellites les plus puissants en orbite autoru de la Terre.La panne a notamment affecté les services de Shaw Direct TV, d’agences gouvernementales et de La Presse canadienne.Elle a aussi pertrubé le fonctionnement d’autres entreprises qui utilisent les services de bande C, de bande Ku et de bande Ka.- La Presse canadienne TÉLUQ Programme Sens et projet de vie Une occasion unique de réfléchir au sens de la vie Publireportage Jean Gagné, professeur à la TÉLUQ Il existe peu de lieux pour réfléchir au sens de la vie et échanger sur ce sujet.Trois universités du réseau de l’Université du Québec (TÉLUQ, UQAR et UQTR) en ont créé un en offrant Sens et projet de vie, un programme court de 2® cycle (15 crédits), qui allie rencontres de groupe et études à distance.Pour le professeur Jean Gagné, responsable du programme à la TÉLUQ, à certaines étapes de la vie, comme une réorientation professionnelle ou la retraite, nous devons nous repositionner par rapport à ce que nous voulons faire et ce que nous voulons devenir.Nous avons alors besoin de parler du sens que nous souhaitons donner à notre vie et de notre place dans la société.Le premier cours de ce programme.Partage de sens et dialogue, débutera par une rencontre le samedi 28 janvier prochain.Suivront les cours Histoire de vie et construction de sens.Trajectoires personnelles et sociales.Sens et projet ; définition et anticipation et Sens et projet : Planification et mise en œuvre.Date limite d’inscription au programme : !«¦ décembre 2011 Séance d'information Le jeudi 13 octobre 2011, à 19 h 30, à la TÉLUQ, 100, rue Sherbrooke Ouest (métro Place-des-Arts), salle SU-1550.Pour en savoir plus, communiquez avec le Service d’accueil et de renseignements au 1 888 843-4333.\r*S\V.I EXAMEN D'ADMISSION pour la T° secondaire : 3 séances • le samedi 15 octobre : 9 h et 14 h • le dimanche 16 octobre : 9 h Inscription obligatoire • en ligne : www.brebeuf.qc.ca/examens • par téléphone : 514 342-9342, poste 5231 PROGRAMME CERTIC Formation en TIC (technologies de l'information et des communications) commune à fous les profils et menant à une certification Biebeuf ENSEIGNEMENT SECONDAIRE r» à 4° secondaire (pour garçons seulement) 5^ secondaire (pour filles et garçons) Programme d'études enrichi à tous les niveaux dans toutes les matières, avec trois choix de profiis : • Langue et civiiisation iatines • Concentration-sports • internationai ENSEIGNEMENT COLLÉGIAL Portes ouvertes : le mercredi 2 novembre 2011, de 16 h à 20 h Téléphone : 514 342-9342, poste 5355 Courriel : admissions.collegial@brebeuf.qc.ca Collège Jean-de-Brébeuf 3200, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T1C1 www.brebeuf.qc.ca Qi tout pour réussir QU secondaire ! PORTES OUVERTES ET INSCRIPTION Écoles secondaires | Du 17 ou 28 octobreg^l 1 Dote et horaire de choque école : csdm.qc.CQ/portesouvertes ILS IRONT LOIN Commission scoiaire de Montréal http://www.brebeuf.qc.ca/secondaire/publicite-qrcode/journaux A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 8 L’AUTRE VISAGE Pauvreté en banlieue Une conséquence de l’étalement urbain ?Les quartiers centraux demeurent de loin les plus défavorisés, même si certaines enclaves des banlieues se fragilisent ISABELLE PORTER Québec — La croissance des poches de pauvreté en banlieue pourrait laisser croire que le problème découle de la revitalisation des centres-villes.Or, c’est plus compliqué que cela.Dans un reportage publié l’an dernier, Le Devoir rapportait que les organismes communautaires du centre-ville de Québec devaient de plus en plus se rendre en banlieue pour rejoindre les gens dans le besoin, un phénomène qu’ils attribuaient à la revitalisation du quartier Saint-Roch, à la hausse des prk des loyers et à leur rareté.Les auteurs de l’étude sur la défavorisation du Centre de santé et de services sociaux de la Vieille-Capitale (CSSS) soulignent d’ailleurs qu’il sera de plus en plus difficile pour les jeunes familles de se loger au centre-ville.«La revitalisation urbaine, la construction de condominiums ciblant les personnes retraitées et la popularité des quartiers historiques rendent les conditions d’achat difficiles pour les jeunes familles à moyen et faible revenu désirant s’installer dans l’arrondissement.» mré / JttL-Æî.’ It I Or, d’après la coordonnatrice de l’étude, Colette Lavoie, on n’a pas de preuve que l’aggravation de la défavorisation en banlieue découle de l’enrichissement du centre.Les quartiers centraux, dit-elle, demeurent de loin les plus défavorisés même si certaines enclaves des banlieues se fragilisent.«Je ne conclus pas que les gens du centre-ville sont rendus à Sainte-Foy et Duberger, dit-elle.Les données [de l’étude] n’indiquent pas d’amélioration notable dans les quartiers centraux.» D’autres facteurs La professeure Andrée Fortin, qui a beaucoup étudié le phénomène des banlieues, croit elle aussi que la pauvreté en banlieue est due à d’autres facteurs.«Ça peut être lié à l’immigration, à la pauvreté en général, à l’accroissement de l’écart entre les riches et les pauvres, dit-elle.Les poches de pauvreté apparaissent dans ces secteurs-là parce qu’ils sont négligés par les programmes de rénovation urbaine et par les promoteurs qui préfèrent développer en périphérie et au centre-ville.» Le directeur du CSSS, Hugues Matte, insiste quant à lui sur le fait que la défavorisation en banlieue n’est pas que le lot des YAN DOUBLET LE DEVOIR Pour combattre les poches de pauvreté en banlieue, des intervenants estiment que le gouvernement devrait créer des incitatifs à la rénovation dans le secteur locatif, comme il le fait pour les propriétaires de maisons.jeunes familles.Si la pauvreté ne se déplace pas du centre-ville vers la banlieue, elle vieillit peut-être tout simplement en banlieue, suggère-t-il.«Moi, j’ai deux grandes inquiétudes: l’écart entre les plus favorisés et les moins favorisés et puis le vieillissement, un phénomène de fond qui a beaucoup d’impact» André Gauthier ajoute que le prix des logements demeure très élevé dans la plupart des banlieues, en particulier à Sainte-Foy.Pour certaines personnes, les problèmes apparaissent justement parce qu’ils tolèrent des loyers en banlieue qui sont au-dessus de leurs moyens.«Les gens acceptent de payer plus cher pour rester à Sainte-Foy, alors qu’ils pourraient habiter pour moins cher en ville, observe-t-il.C’est un choix.» Certaines personnes ne veulent tout simplement rien savoir du centre-ville, souhaitent rester près de l’université et perçoivent les banlieues comme étant plqs sécuritaires.À Duberger-Les Saules, la responsable de l’organisme Solidarité Familles, Andrée-Anne Ross, trouve elle aussi que les loyers sont assez élevés dans son secteur.«Il y a des gens qui vont jusqu’à mettre les trois quarts de leurs revenus pour se La responsable de l’organisme Solidarité Familles, Andrée-Anne assez élevés dans son secteur de Québec, Duberger-Les Saules.YAN DOUBLET LE DEVOIR Ross, trouve que les loyers sont loger.Ça ne laisse pas beaucoup d’argent pour se nourrir.» La première couronne abrite par ailleurs beaucoup d’immigrants attirés par des apparte- ments qui ne sont pas toujours en bon état.«On a beaucoup de communautés ethniques dans notre coin, explique M.Dubois.Des gens du Mexique, de Des études pour identifier les zones vulnérables Intitulée «Portrait de la défavorisation du territoire du Centre de santé et de services sociaux de la Vieille-Capitale», l’étude du CSSS dresse un portrait géographique des populations défavorisées en 2006.C’est la deuxième fois qu’une telle étude est produite.Une autre étude avait été réalisée à partir des données de 2001, mais la comparaison des deux est très ardue en raison des changements de district et d’arrondissement liés aux fusions.Comme son nom l’indique, l’étude couvre le territoire du CSSS et n’inclut donc pas certains arrondissements de la Ville de Québec, comme Beauport et Charles-bourg, qui sont desservis par le CSSS de Québec-Nord.Ce CSSS a lui aussi produit un portrait de la défavorisation, mais la dernière version disponible date 4e 2008.A Montréal, l’^ence de la santé et des services sociaux a pro4uit des analyses similaires.La dernière version, «Regard sur la défavorisation à Montréal (série 2)», a été rendue publique en 2010.Ces études ne fournissent pas de pourcentage ou de mesure précise de la pauvreté par secteur, mais déterminent les zones vubiérables à une très petite échelle, ce qui permet d’identifier les enclaves de pauvreté dont traite ce dossier.Les zones les plus vubiérables sont celles qui cumulent le plus d’in4icateurs de défavorisation matérielle et où ces facteurs sont plus marqués que dans le reste de leur secteur.Le Devoir condoseuropa.com Bureau des ventes : Sur la colline Parlementaire 745 Honoré-Mercier Tous les jours | 12h-16h | Sauf vendredi Vendu par : LES IMMEUBLES CHARLEVOIX \Æ AGENCE IMMOBILIÈRE 418 692-2908 NORPLEX.CA Le site d’abord l’Afrique: c’est incroyable, on est presque les Nations unies de Québec!» Dans certains secteurs de l’ancienne viUe de Sainte-Foy, ils se concentrent dans des immeubles d’habitation le long des autoroutes, par exemple.Lorsque l’un de ces bnmeubles a pris feu, il y a deux ans, la Croix-Rouge avait relevé que 50 % des 70 locataires n’avaient pas d’assurances.En Amérique du Nord Selon la professeure Andrée Fortin de l’Université Laval, on observe la même dynamique dans la plupaft des villes nord-américaines.A Montréal, on assiste à la création de foyers de pauvreté en périphérie de l’île, ainsi que dans certains secteurs de Laval, notamment.Selon le type d’habitation, le problème se manifeste sous diverses formes.A Pierrefonds, par exemple, ce sont des HLM (voir texte ci-contre).En banbeue de Calgary, la ville fait face à une multiplication de chambres à louer illégales dans les maisons unifamiliales.M.Gauthier prétend qu’elles pullulent dans l’ancienne ville de Sainte-Foy, mais il n’a pas de données statis-tiqqes sur le sujet.A Québec, souligne Mme Fortin, les zones défavorisées en banlieue «coïncident avec les endroits où il y a des walk-up, de petits immeubles à trois ou quatre étages sans ascenseur qui sont, disons-le, généralement de piètre qualité».A son avis, le gouvernement devrait créer des incitatifs à la rénovation dans le secteur locatif, comme il le fait pour les propriétaires de maisons.Le Devoir http://condoseuropa.com/ ET DIMANCHE 9 OCTOBRE 2011 A 7 DES BANLIEUES I .UJl ^oüleouv C.O(Tts ch F5 La clientèle du fonds de dépannage de l’Ouest-de-l’Ile est composée surtout de personnes recevant de l’aide sociale ou à très faible revenu.PHOTOS JACQUES NADEAU LE DEVOIR À Montréal : un îlot de pauvreté au milieu de la richesse CAROLINE MONTPETIT APierrefonds, à la limite de la forêt centenaire du parc-nature du Bois-de-Liesse, les multiples habitations à loyer modique de Cloverdale-À-Ma-Baie font figure de parent pauvre du secteur.Créée il y a quelques décennies pour pallier certains abus des propriétaires de la région, cette enclave de quelque 800 logements, regroupés en coopérative, accueille beaucoup d’immigrants de fraîche date.C’est une population à très faible revenu, qui jure dans une région connue comme étant l’une des plus cossues de l’île.«Cette poche de pauvreté a longtemps été invisible, noyée dans les statistiques sur le revenu médian de l’Ouest-de-l’Ile», dit Veronica Lopez, directrice du centre communautaire Clo-verdale Multi-Ressources, qui se trouve quelques pâtés de maisons plus loin.Au centre communautaire, la directrice rencontre des gens de 36 communautés culturelles différentes.«D’abord, il y a eu une importante vague d’immigra- ^ fl i tion en provenance de Somalie», raconte Veronica Lopez.Puis, des gens sont venus d’Haïti, de l’Inde, du Pakistan et du Maghreb.«Sans doute à cause ylu bouche-à-oreille», dit-elle.À l’époque, une subvention fédérale venait en aide à cette population.Mais aujourd’hui, la subvention n’existe plus.Et maintenant, près du tiers de la clientèle du centre communautaire parle une JACQUES NADEAU LE DEVOIR langue autre que le français, l’anglais, l’espagnol et même l’arabe.«Cela peut être le berbère ou le bengali», dit Mme Lopez.De l’ensemble des ménages qui fréquentent le centre, 24 % gagnent moins de 10 000 $ par année, 28 % gagnent entre 10 000 $ et 20 000 $ par année, et 20 % gagnent entre 20 000 $ et 30 000 $.C’est peu si l’on calcule que le seuil de faible reve- nu annuel canadien est évalué à 41 300 $ bruts pour un ménage de quatre personnes.Le quart des familles qui fréquentent le centre sont monoparentales, et la majorité ont plus de deux enfants.«Certains ménages ont jusqu’à huit enfants», dit Mme Lopez.À l’école Les problèmes de pauvreté de ce secteur de Pierrefonds ont été entre autres identifiés lorsque des études ont déterminé qu’une forte proportion d’enfants de l’école primaire du quartier, Harfang-des-neiges, présentait des problèmes de maturité scolaire.Les intervenants du centre, qui font beaucoup d’interventions auprès des familles, relèvent également des problèmes de stimulation.Et certaines boîtes à lunch des enfants sont très peu garnies.Enfin, les enfants peuvent être stigmatisés dans leur travail scolaire parce que leurs parents ne parlent pas français et ne peuvent donc pas les aider dans leurs devoirs.«E y a d’importants problèmes de transport dans des quartiers Congédié?François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 f I Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes • Couples 25 ANS d’expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal Abat-jour Illimités LAMPSHAD Obtenez 15% de rabais ! 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recevant de l’aide sociale ou à très faible revenu.Claudine Campeau, la directrice du foncis de dépannage de rOuest-de-l’île, de Roxboro, rencontre souvent des gens qui n’ont même pas de billet d’autobus pour se rendre à la banque alimentaire.«Ils n’ont pas d’argent, tout simplement, dit-elle.Dans le secteur, ou bien les gens ont beaucoup d’argent ou bien ils n’en ont pas.Il n’y a pas de classe moyenne.» Claudine Campeau dit cependant assister à de grands moments de solidarité.«En mars 2011, un incendie a jeté 50 familles dans la rue.Elles n’avaient plus rien.Elles étaient en pyjama», se souvient-elle.Le fonds a placé une annonce dans le journal local pour amasser des vêtements, des meubles, de la nourriture.Au moment de la collecte, «il y avait une file d’attente dans le stationnement pour donner, se souvient-elle.Une file formée autant de gens qui ont de l’argent que de gens qui n’en ont pas».Le Devoir ^ V ?MODE #BEAUlÉ $ BIEN-ÊTRE Les'incontàurnables y.¦Une nuitée SUPER PROMO* ¦ Déjeuner complet pour 2 ^ ¦ Souper Table aHOte Découvertes pour 2 a ¦ Deux massages de 60 min.* * les sons indus dans nos Ibrlaits sont : un massage de 60 mimites en solo ou duoL nie exbliatioa un enveloppement un facial ou une rfflexologieL 'lïxasenaua.A peflTde.Là R^ollo 4504(MM782 I hotelstchrlslDphe.Gom rsetaursKt > Hatio ¦ tiar 8t-Chriuiüciliâ 255, rue Denison Est, QrwtJn, Québec J2H 2R4 POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC RAPHAËLlf SIRHAN DANEAU AU 514 985-3502 OU RDANEAU@LEDEVOIR.COM VIEUX-QUEBEC HÔTEL PORT-ROYAL suites 1.866.417.2777 À PARTIR DE 169» pour deux personnes incluant le nouveau petit-dgeuner ^urmand au ^Couette.Crourmande www.leportroyal.com A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 9 OCTOBRE 2011 ACTUALITES EN BREF C.difflcik: entente à l’amiable Les proches des victimes décédées après l’éclosion de la bactérie C.difficile à l’hôpital Honoré-Mercier (Saint-Hyacinthe) se partageront un rnillion de dollars.Une entente à l’amiable a été conclue avec les patients qui ont survécu et avec les familles des 16 personnes décédées lors de ce drame, en 2006.Les proches des patients pourront obtenir jusqu’à 10 000 $ pour souffrances et pertes de jouissance et jusqu’à 12 500 $ par chi-riugie nécessaire en raison de l’infection à la bactérie.En plus, les conjoints et les enfants des 16 patients décédés des complications du C.difficile poiuront toucher respectivement 7500 $ et 5000 $.D’autres patients indirectement touchés par l’éclosion de la bactérie poiuront recevoir jusqu’à 9000 $.L’entente a été conclue par Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé dans les erreurs médicales.Elle couvre la période allant du 15 octobre 2005 au 30 avril 2006.Pas moins de 70 personnes ont été affectées par la bactérie C.difficile.L’hôpital a été montré du doigt à l’issue d’une enquête pubbque en raison de la faiblesse de ses mesures de prévention des maladies nosocomiales.-Le Devoir 300 millions pour l’Hôpital juif L’Hôpital général juif poursuit sa cure de rajeunissement; Québec y a annoncé hier d’autres travaux totabsant 300 milbons de dobars.Trois ntinistres se sont déplacés pour l’annonce: le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, celui des Pmances et responsable de la région de Montréal, Raymond Ba-chand, et celui du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Ar-cand, député de la circonscription de Mont-Royal.La phase 1 de la rénovation et de l’agrandissement de l’Hôpital général juif avait été annoncée l’an dernier et ebe est en cours.Ebe consiste en une nouvebe urgence et un garage souterrain.Cette phase prendra fin en février ou mars 2013.Les phases 2 et 3 commenceront alors, pour se termbier à la fin de 2014.Ces phases comprennent de nouveUes bistaba-tions pour les sobis bitensife, les sobis coronariens, les sobis bi-tensifs en néonatalogie et en chirurgie abisi que de nouvebes chambres.Lorsque tous les travaux seront exécutés, la superficie de l’hôpital aura crû de 40 %.-La Presse canadienne ONTARIO Dalton McGuinty rejette toute coalition KEITH LESLIE Ottawa — Réélu jeudi pour un troisième mandat mais pour former cette fois un gouvernement minoritaire, le premier mbiistre bbéral de l’Ontario, Dalton McGubity, a bidiqué hier matin qu’il n’avait pas du tout l’intention de former une coalition avec les néodémocrates ou les progressistes-conservateurs.M.McGuinty a affirmé devant les journalistes réunis dans un hôtel d’Ottawa qu’il était honoré et emballé d’avofr obtenu ce mandat.11 s’est dit chanceux de pouvofr travailler avec «52 merveilleux députés déterminés et emballés à Vidée de se remettre au travail».Les libéraux ont remporté 53 sièges lors des élections générales de jeudi, à un siège de la majorité.Les conservateurs ont quant à eux gagné 37 sièges, alors que les néodémocrates auront 17 députés à Queen’s Park.Mais M.McGuinty a soutenu qu’il travaillerait avec les autres députés pour fafre fonctionner le gouvernement, plutôt que de négocier une coalition avec les conservateurs ou les néodémocrates.«J’ai bon espoir que, si Von continue à maintenir nos priorités, qui sont également celles de nos familles [.], nous allons toujours recevoir la confiance et l’appui des deux autres partis», a soutenu le premier ministre, ajoutant que dans le contexte une coalition n’était pas nécessafre.«Nous avons reçu un mandat, nous sommes le gouvernement de l’Ontario, un gouvernement fort et solide avec beaucoup d’expérience, nous allons continuer à mener le gouvernement», a-t-il répété.11 a également mis fin à tout espofr de gagner une majorité grâce à un comptage judiciafre des votes dans les cfrconscrip-tions où les résultats ont été serrés.Selon lui, ces résultats ont été clafrs.Le premier ministre McGuinty a expliqué qu’il allait de l’avant en assumant que le gouvernement était formé tel quel, soit comme une «minorité importante».Des jours comptés Le chef des progressistes-conservateurs, Tim Hudak, a déjà averti les libéraux que leurs jours pourraient être comptés.11 a soutenu qu’ü voulait que l’Assemblée législative fonctionne, mais seulement si M.McGubity respecte le «message de changement» lancé par les électeurs jeudi.CHRIS WATTIE REUTERS Le premier ministre ontarien, Daiton McGuinty, a été rééiu jeudi soir pour un troisième mandat, minoritaire cette fois-ci.«Mon message à Dalton McGuinty est très clair, a soutenu M.Hudak devant les journalistes.Nous allons tenir Dalton McGuinty au bout d’une laisse très courte pour nous assurer qu’il écoute le message de changement que les électeurs lui ont envoyé hier soir.» «Daiton McGuinty demeurera premier ministre tant et aussi longtemps qu’il conservera la confiance de l’Assemblée législative, pas un jour de plus», a averti M.Hudak, ajoutant qu’il était honoré d’être le chef d’une opposition conservatrice plus importante et plus forte, que personne ne pourra ignorer.Tim Hudak a par ailleurs déploré que l’Ontario soit maintenant dfrigé par un gouvernement dominé par Toronto et ses banlieues.Celui qui n’est pas parvenu à faire des gains dans la métropole a soutenu que son parti avait beaucoup de pain sur la planche pour que ses cfrconscriptions arbo- rent un jour les couleurs de son parti.La chef des néodémocrates, Andrea Horwath, qui était tout sourfre hier après avofr gagné sept nouveaux sièges, a quant à ebe affirmé que les trois partis devaient faire preuve d’humüité et travabler ensemble.«Je crois qu’il est plutôt clair que la population a dit non à un gouvernement de statu quo qui Va laissée derrière si longtemps, et je crois qu’il [M.McGuinty] doit être un peu humble, tout comme je dois être humble et que M.Hudak doit être humble», a-t-elle dit.M.McGubity a annoncé que Dwight Duncan allait reprendre son poste de ministre des Einances et lui a immédiatement confié la mission de tra-vaiber sur la mise à jour économique, afin d’évaluer les menaces de l’économie mondiale sur la province.Par ailleurs, le directeur général des élections de l’Ontario a indiqué que, selon des résultats préliminaires, moins d’un électeur sur deux est allé voter jeudi (49,02 %).C’est la première fois que le taux de participation est inférieur à 50 % lors d’un scrutin provincial en Ontario.La Presse eanadienne La Cour d’appel sera dirigée par une femme Nicole Duval Hesler est nommée juge en chef BRIAN MYLES Pour la première fois de son histofre, la Cour d’appel du Québec sera dirigée par une femme.Nicole Duval Hesler a été nommée hier nouvelle juge en chef par le gouvernement conservateur.Mme Duval Hesler remplacera le juge en chef Michel Robert, qui a pris sa retraite le 1“ septembre dernier.Le poste était vacant depuis son départ.La juge Duval Hesler connaît bien les rouages de la Cour d’appel: elle y siège depuis 2006.Elle a accédé à la magistrature en 1992, alors que les conservateurs étaient encore au pouvofr.Son poste de juge à la Cour d’appel sera occupé par Jacques R.Eournier, qui siégeait à la Cour supérieure, dans le district judiciaire de Laval, depuis 2002.Dans un communiqué, le Barreau du Québec a salué la nomination de Mme Duval Hesler.«Nous sommes heureux de cette nomination des plus pertinentes et dont le caractère s’inscrit déjà dans l’histoire, puisque c’est la première fois qu’une femme occupera le plus haut rang au sein de la magistrature québécoise.Mme Nicole Duval Hesler peut être assurée de la collaboration assidue du Barreau», a fait savofr le bâtonnier, Louis Masson.Nicole Duval Hesler a Consultation générale Sur l’avant-projet de loi instituant le nouveau Code de procédure civile La Commission des institutions tiendra des auditions publiques sur cet avant-projet de loi.COMMENT PARTICIPER • Organismes : mémoire écrit • Citoyens : mémoire écrit ou intervention sans mémoire Il est également possible de commenter ce mandat en ligne.Pour plus de détails, consultez le site Internet de l’Assemblée ou communiquez avec la secrétaire de la Commission.QUAND Les auditions débuteront le 17 janvier 2012 OÙ À l’hôtel du Parlement, à Québec.DATE LIMITE Les mémoires et les demandes d’intervention doivent être reçus au plus tard le vendredi 18 novembre 2011.La Commission choisira ensuite les citoyens et les organismes qu’elle entendra.ASSEMBLÉE MTIOMLE QUÉBEC Place aux citoyens Exprimez votre opinion ! COMMISSION DES INSTITUTIONS assnat.qc.ca Catherine Gretas, Secrétaire de la Commission 1035, rue des Parlementaires, Québec QC G1A1A3 Téléphone: 418 643-2722 Télécopieur: 418 643-0248 Courriel : ci@assnat.qc.ca Numéro sans frais: 1866 DÉPUTÉS (337-8837) connu «un parcours professionnel exemplaire», enchaîne le communiqué du Barreau.Elle a commencé sa carrière d’avocate en 1968, au sein du cabinet montréalais de Buchanan and McAllister (devenu plus tard McAllister, Blakely, Hesler & Laplerre), où elle a développé une solide expertise en litige, entre autres en matière de responsabilité civile, droit de la construction, de rinsolvablbté et de l’environnement.De 1979 à 1992, elle a aussi siégé au Tribunal canadien des droits de la personne, poste qu’elle a abandonné lors de sa nomination à la Cour supérieure.La juge Duval Hesler est enfin membre du Comité sur la formation des juges au Conseil canadien de la magistrature et du conseil d’administration de la Osgoode Society.Le Devoir L’ex-conjointe de Gatti est confrontée à ses propres gestes par la juge La juge Claudine Roy, qui préside le procès entourant la succession d’Arturo Gatti, a senti le besoin d’intervenir auprès de l’ex-conjofrite du défunt, Erika Rivera, hier, pour lui expliquer les conséquences de ses gestes, notamment le fait que §es procédures entamées aux Etats-Unis privent la dernière conjofrite de Gatti, Amanda Rodrigues, et son fils de pension abmentafre, pendant qu’elle et sa fibe y ont droit.Erika Rivera, une Américaine, avait d’abord été poussée dans ses derniers retranchements par l’avocat de Mme Rodrigues, qui l’a confrontée à ses témoignages contradictoires concernant les problèmes de drogue du défunt boxeur.La juge Roy a ensuite démontré à Mme Rivera que le gel de tous les avofrs, qu’elle a obtenu avec l’aide de son avocat, a empêché Amanda Rodrigues de recevoir une pension alimentaire, privant du même coup l’autre enfant de Gatti, Arturo junior, des revenus auxquels il a droit.Or, Erika Rivera, qui est séparée de Gatti depuis cinq ans, touche, elle, une pension alimentaire.Sa fille Sofia a aussi une fiducie de 1 million de dollars à son nom, en plus d’un fonds pour ses études.Lorsqu’ebe a soutenu avofr fri-tenté les procédures qui ont gelé la succession pour le bien des enfants, la juge Roy lui a fait la démonstration qu’en privant Amanda Rodrigues de l’héritage, c’est Arturo junior qui en souffrirait.Elle lui a aussi fait comprendre qu’avec toutes les procédures judiciafres en cours, il ne resterait bientôt plus d’argent du tout dans la succession.Erika Rivera s’est effondrée en larmes et a quitté la salle en pleurs au moment de la pause après que la juge lui eut suggpré d’appeler son avocat aux Etats-Unis pour corriger cette situation.La Presse eanadienne www.artisan-du-store.ca de rabais ou installation gratuite du^tor& Fabriqué au Québec Service à domicile GRATUIT Région de Montréal 514 231-8677 Laval et Rive-Nord 450 627-3716 Longueuii et rive-sud 450 445-9829 Région de Trois-Rivières 819 696-8677 Région de Québec 418 654-8677 Décoration Claude Bouchard 2362, Beaubien E, Montréai (Qc) M:â Au-delà de la performance U Cours secondaire complet pour jeimes filles Profils : Éducation internationale et Vie et monde Partenaire académique de l’École supérieure de ballet du Québec Partenaire de l’École de musique Vîncent-d'Indy Service de résidence scolaire i» Examens d’admission Samedi 15 et dimanche 16 octobre de9hà 12h A deux pas du métro Edouard-Montpetit Pensionnat Saint-Nom-De-Marie 628, chemin de la Côte-Sainte-Catherlne Outremont (Québec) H2V 2C5 Téléphone: 514 735-5261 • Télécopieur: 514 735-5266 www.psnm.qc.ca -TO- sunwJiiitirM Tous les vols sont opérés par Sunwing Airlines Tous les passagers reçoivent le Service B^Ue gratuitement : Service B(*te : • Franchise bagages de 20 kg GRATUITE • Service de serviettes chaudes • Verre de champagne de bienvenue • Sac à dos pour enfants • Choix de repas chauds servi avec vin • Primeurs cinématographiques • Collations • Écouteurs à conserver • Boissons non-alcoolisées • Sièges en cuir Pour aussi peu que 40$ par trajet, maximisez votre expérience de vol • Toutes les inclusions du service Élite, avec en PLUS • Plus d'espace pour les jambes • Présélection de sièges • Enregistrement et embarquement I prioritaire au Canada Vivez la Différence NOUVEAU ! La présélection de sièges et le surclassement en Élite Plus peuvent maintenant être réservés en ligne! r i À DÉPARTS DE MONTRÉAL 11 SEMAINE • TOUT COMPRIS - CHAMBRE PROMO CHAMPAGNE A partir de 575* A partir de MANZANILLO DE CUBA •kick Club Amigo Marea del Portillo 5,12 et 19 janvier SANTA LUCIA Gran Club Santa Lucia ' 10 et 17 janvier VARADERO^ Smile Mercure Playa de Oro 4,11 et 18 janvier COZUMEL Melia Cozumel ?plus 24 décembre 575* 675* 745* 795* 895* A partir de PUERTO VALLARTA^^us Plaza Pelicanos Qub Beadi Resort 14 et 21 janvier LACEIBA ?Smile Palma Real Caribe Hotel & Villas 13 et 20 janvier ILE DE MARGARITA^ Hotel Dunes Beach Resort 13,20 et 27 janvier PANAMA Playa Blanca Beach Resort 7 et 14 janvier 895* 935* 995* 995* 1055* I 1055* PUERTO PLATA Iberostar Costa Dorada ?plus 12 et 19 janvier COSTA RICA ?plus *1 O A C$ Doubletree Resort by Hilton Puntarenas | 9 et 16 janvier JAMAÏQUE Sunset Jamaica Grande 15 et 22 janvier SAiNT-MARTIN Sonesta Maho Beadi Resort&Casino 8,15 et 22 janvier 1295* 1395* VACANÇES », DE NOEL LA HAVANE CiubAcuario 22 décembre CANCUN Sens Dei Mar 19 décembre ÎLE DE MARGARITA •kkirk Hotel Dunes Beach Resort 23 décembre PUNTACANA^ Smile Grand Paradise Bavaro 24 décembre 725* 1145* 1395* 1495* Pour réservez vos vacances Sunwing, contactez votre agence de voyages ou visitez le www.sunwing.ca/fr Départs de Montréal.Offre d'une durée limitée applicable sur les départs du 1er novembre 2011 au 24 avril 2012.Sunwing a alloué 10000 forfaits vacances à travers le Canada à 50% de rabais du prix brochure sur des forfaits d'une semaine parmi une sélection de dates, d'hôtels et de destinations.Sièges limités et sujets à un inventaire contrôlé.Les prix sont par personne, basés en occupation double pour un forfait vacances d'une semaine (à moins dindication contraire).Les tarifs réffètent l'économie et incluent les taxes et frais relatifs au transport sauf la taxe locale au départ de certaines destinations.Offre sujette ô changement et pouvant être retirée en tout temps sans préavis, non applicable sur des réservations de vols seulement, réservations de groupes, sur des forfaits en Floride ou Las Vegas et ne pouvant être jumelée à aucune autre offre promotionnelle.Les prix nincluent pas la contribution des clients au Fonds dindemnisation des clients des agents de voyages de 3,50 $ par tranche de 1000 $ de services achetés.Vols opérés par Sunwing Airiines.Veuillez vous référer aux modalités et conditions de la brochure Vacances Sunwing 2011 -2012.Titulaire d'un permis du Québec.OS/10/2011.Aimez-nous sur Suivez-nous sur il^^ll twitter.conn/#!/SunwingVacay République Dominicaine Tout ce dont vous rêvez ^ A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI ET DIMANCHE 9 OCTOBRE 2011 ACTUALITES CONSTRUCTION SUITE DE LA PAGE 1 [des trois syndicats] n’ont jamais été capables de représenter les travailleurs correctement Ils végètent dans le fin fond de l’industrie depuis des années.C’est clair qu’on n’a rien à leur dire à eux autres!» La FTQ-Construction et le CPQMC-I, qui ont fait front commun, s’efforcent d’informer «tous» les travailleurs de la construction des impacts du projet de loi 33, courtisant les membres leur échappant toujours afin qu’ils se joignent à eux lors d’une prochaine campagne de maraudage.«On va parler aux travailleurs, puis former un maraudage l’an prochain et convaincre les travailleurs.Puis, on va les vider.Ils n’existeront plus.On va régler leur problème», a averti M.Fortin, durcissant le ton.Coûts des contrats Les changements législatifs proposés par la ministre du Travail, Lise Thériault, auront un effet néfaste sur le coût des contrats, puisque la connaissance approfondie des compétences de leurs membres confère à la FTQ-Construction et au CPQMC-I une expertise dont la Commission de la construction du Québec (CCQ) ne pourra disposer de sitôt, fait valoir Arnold Guérin.«Un électricien qui veut travailler, par exemple, va cocher bien des petites cases sur le formulaire pour dire qu’il connaît tous les secteurs, mais une fois sur le chantier, on va peut-être se rendre compte qu’il ne connaît pas vraiment cette spécialité-là.Dans les faits, ça va prolonger les chantiers et coûter plus cher», s’enflamme-t-il.Confier à la CCQ la responsabilité de faire le placement de la main-d’œuvre n’est simplement pas une solution «viable», poursuit Donald Fortin.«C’est clair, elle n’est pas capable.Mais, on va la laisser.Tantôt, c’est les entrepreneurs qui vont courir après le gouvernement pour lui dire: ''Redonnez le placement aux syndicats, ça ne marche plus!”» s’exclame-t-il, avant d’ajouter: «Là, on décidera si on le reprend ou non.A nos conditions.» En mission à Barcelone, en Espagne, le premier ministre Jean Charest a exhorté les syndiqués à ne pas paralyser les chantiers pour exprimer leur mécontentement.«Il faut accepter que le moment est venu, maintenant, de changer les règles du placement dans la construction au Québec.Il n’est pas acceptable qu’on pose des gestes illégaux ou de perturbation.» Si le texte est adopté, le système de référence des travailleurs ne relèvera plus des syndicats, mais de la CCQ, présidée par l’ex-ministre pé-quiste Diane Lemieux.«On ne cherche pas à nuire à quiconque.On veut simplement que tous les travailleurs de la construction du Québec puissent être traités de manière équitable», a expliqué M.Charest.«Le gouvernement ne reculera pas», a conclu le chef du gouvernement, suscitant l’exaspération des représentants du «front commun».«On va arrêter de perdre notre temps avec eux autres.Qu’on aime ça ou pas, le gouvernement libéral a la majorité en Chambre.Il va faire adopter la loi.Ils vivront avec.Il va avoir des élections un jour et on va être aux premières loges avec nos 110 000 travailleurs», a rétorqué le directeur général du CPQMC-I, Donald Fortin.Intimidation En 2005, après avoir demandé à la CCQ d’examiner la question du placement syndical, le mi- nistre Laurent Lessard aurait été victime d’intimidation, a-t-on appris hier.«Lorsque fêtais en commission parlementaire, le premier groupe était la FTQ-Construction qui était en présentation.Le président du temps était venu, accompagné de quatre à six personnes de 14 pieds de haut, debout, les bras croisés avec l’allure de fiers-à-bras, a rappelé M.Lessard.Et la première déclaration de la FTQ-Construction avait été: "il n’y en a pas d’intimidation, dans l’industrie de la construction”.» Il aurait même fait l’objet de menaces de mort, devant être protégé par la Sûreté du Québec.Au cabinet de l’actuelle ministre du Travail, Lise Thériault, on indique qu’aucune mesure particulière n’a été prise eu égard à la sécurité de l’élue.«Nous, il n’y a pas de différence», a indiqué, hier, son attaché de presse, Charles Robert.«C’est le Service de protection des personnalités qui assure la sécurité des ministres et qui décide des mesures à prendre», a-t-il souligné.«Aujourd’hui [hier], il n’y avait qu’un garde du corps», a-t-il précisé.Même chose pour la p.-d.g.de la Commission de la construction du Québec, Diane Lemieux.«C’est une préoccupation.Ceci dit, Mme Lemieux a bien confiance en la capacité des leaders syndicaux de faire valoir leur désaccord de la bonne façon.Mais c’est sûr qu’on va toujours évaluer ça en fonction du contexte du moment et on ne discutera pas des moyens», a indiqué Louis-Pascal Cyr, conseiller à la p.-d.g.«Jamais le gouvernement du Québec ne se laissera intimider», a martelé M.Charest hier.Selon lui, le «consensus» en faveur de l’élimination du placement syndical «est encore plus fort aujourd’hui» qu’au moment où M.Lessard était monté au créneau, il y a plus de cinq ans, afin de mettre en cause cette pratique.«Que la FTQ fasse valoir son point de vue, je n’ai aucun problème avec ça.On fera de même.D’ailleurs, on a déjà commencé.On a distribué des tracts aujourd’hui sur les chantiers.Mais si on nous arrive avec de l’intimidation, on ne tolérera pas ça», a indiqué le président de la CSN, Louis Roy, relevant un cas d’intimidation aux bureaux de la CSD-Construction à Québec.Ceux-ci «ont été placardés», a-t-il dit, accusant «des gens de la FTQ-Construction».Quant aux problèmes d’intimidation et de dis- crimination sur les chantiers de construction, MM.Guérin et Fortin rejettent tout en bloc.«Ils essaient d’ameuter le public pour faire pitié.On n’a qu’à prendre le journal: les menaces de mort, la Sûreté du Québec, madame Lemieux qui dit: "je suis en vigie”.c’est une belle comédie!» lance Donald Fortin.«C’est grossi», assure Arnold Guérin.Mais, en cours de discussion, il reconnaît toutefois qu’il n’y a rien de parfait.En octobre 2010, son prédécesseur, Yves Mercure, avait été forcé d’admettre au Devoir que l’intimidation et la discrimination sont chose courante chez certains de ses syndicats membres, dont la FIPOE et l’Union des opérateurs de machinerie lourde (local 791).Sur une bande sonore, on entendait M.Mercure expliquer à un syndiqué venu lui demander de l’aide qu’il ne pouvait rien faire pour empêcher la discrimination dont il se disait victime, car son secteur d’activité est sous le contrôle du CPQMC-I.«Comment veux-tu qu’ils [FIPOE et 791] t’aident quand ils font la même chose de leur bord?» avait déclaré le président d’alors de la FTQ-Construction.En entrevue au Devoir, M.Mercure avait expliqué qu’il est possible qu’il y ait de l’intimidation.«Si la FTQ-Construction fait de l’intimidation, c’est en proportion de sa représentation des travailleurs de l’industrie, c’est-à-dire 43 %», avait-il affirmé.Jeudi, la p.-d.g.de la CCQ a révélé qu’elle avait mis sur pied «une veille de haut niveau» des chantiers pour vérifier si des arrêts de travail illégaux ou autres perturbations avaient lieu.Tout était normal hier.«Il n’y a pas de ralentissement de chantiers [et] on n’a pas de confirmation d’activités illégales», a fait savoir Louis-Pascal Cyr.«Le mot d’ordre qu’on a donné, c’est d’informer nos travailleurs.On n’a pas dit d’arrêter ou de retarder des chantiers», a affirmé le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet.«Si je vais sur un chantier et je parle à des travailleurs, ça se peut qu’il y en ait cinq, dix qui arrêtent à côté et qui disent: "Hey, qu’est-ce que tu dis?” Ça, c’est une autre affaire.» Avec la collaboration de Robert Dutrisac Le Devoir Avec La Presse canadienne journéeSfc^ qui ont fait le Québec W ^ 1 ere P La conférence sera diffusée à VOX le 13 novembre à 18h00, le 14 novembre à 19h00 et le 19 novembre à 22h00.1"^^ CONFERENCE: Le 3 juillet 1608.La fondation de Québec: les Français s'installent en Amérique du Nord Date: Le 13 octobre 2011 à 19h30 Lieu: À l’auditorium de la Grande Bibliothèque (BAnQ) 475, boulevard De Maisonneuve Est, Montréal (Métro Berri-UQAM) Conférencier: Jacques Lacoursière, historien Animation: Sébastien Ricard, acteur et membre du groupe Loco Locass RSVP en ligne à www.bana.ac.ca dans la section «Activités - Billetterie» vox CHAÎNE EXCLUSIVE AUX CLIENTS VIDÉOTRON Fondation LionehGr oulx Bibliothèque et Archives nationales Québec BANLIEUES «Les gens sont plus marginalisés à cause du regard des autres » SUITE DE LA PAGE 1 prend en compte des indicateurs qui, réunis, peuvent contribuer à rendre une personne plus vulnérable, comme le fait de vivre seul, d’être séparé ou d’être mère ou père de famille monoparentale.Situé en plein centre du territoire de Québec, Duberger-Les-Saules est un quartier morcelé traversé par trois rivières, des autoroutes et des parcs industriels.Mais le secteur a une population jeune et compte beaucoup de jeunes familles.La présence de poches de pauvreté dans certains quartiers de banlieue n’est pas un phénomène nouveau, mais il est en croissance selon une nouvelle étude du Centre de santé et de services sociaux de la Vieille-Capitale (CSSS).Le secteur Duberger-Les-Saules, par exemple, se distingue par un revenu moyen plus bas qu’ailleurs sur le territoire (27 942 $) et une proportion plus élevée de gens qui n’ont pas terminé leurs études secondaires.La proportion de familles monoparentales est en outre jugée «préoccupante».Le président du conseil de quartier.Marco Dubois, n’en revenait pas quand on lui a montré les statistiques sur son secteur.«Le revenu moyen dans Duberger-Les-Saules est l’un des plus bas de la ville! Ça m’a surpris parce que je ne pensais pas que c’était un quartier comme ça, explique-t-il.La mentalité des gens est de penser que la pauvreté, c’est au centre-ville.Pas ailleurs.» Au centre de banlieues à Faise A Québec comme à Montréal, on assiste à l’appauvrissement de certaines enclaves de banlieues autrement très à l’aise, au grand dam d’un milieu communautaire sous-équipé pour réagir.Selon l’étude du CSSS, la défavorisation est aussi en croissance dans certains quartiers de Sainte-Foy, une autre banlieue de la première couronne.A Montréal, une étude similaire a fait la même démonstration dans certaines zones de Pierrefonds, dans l’Ouest, mais aussi dans NotreDamedeGrâce.Les secteurs en question sont souvent de petites enclaves perdues dans des banlieues beaucoup plus aisées.Il a dès lors fallu recourir à des analyses très fines et localisées pour leur donner une existence statistique ces dernières années.Lise Anctil a été tellement étonnée de voir Sainte-Foy et son quartier apparaître dans une étude en 2008 qu’elle a décidé avec un groupe de femmes d’ouvrir une friperie communautaire.«Sainte-Foy était autrefois considéré avec Sillery comme un des quartiers les plus riches à Québec, mais on s’est rendu compte que c’était bien mal connaître le territoire, dit-elle.On aide surtout des jeunes familles d’entre 25 et 40 ans qui viennent ici pour combler des besoins essentiels.» A Sainte-Foy comme dans la plupart des banlieues, les organismes communautaires se comptent sur les doigts d’une main, déplore Ginette Buist-Olivier, organisatrice communautaire au CSSS pour Duberger-Les-Saules.«Etant donné que le phénomène est plus récent, les mesures ne sont pas rendues.[.] On a peu d’organismes communautaires et ils sont peu financés.» Un tabou D’emblée, la pauvreté fait figure de tabou.Alors qu’en ville, elle est bien apparente, elle est pratiquement invisible en banlieue.Ce qui n’est pas sans compliquer le travail du milieu communautaire, note Mme Buist-Olivier.«Dans nos mi- lieux, la défavorisation est un peu cachée, dit-elle, les gens s’affichent moins, ils ont leur fierté.» Lise Anctil abonde dans ce sens.«Une personne peut être bien vêtue, mais le frigo est vide.» Organisateur communautaire du CSSS à Sainte-Foy, André Gauthier dit souvent se buter à une forme de déni sur les problèmes du secteur.«Ça fait dix ans qu’on essaie de sensibiliser les gens à la défavorisation dans le secteur.Quand on parle de pauvreté, on fait encore rire de nous!» Conçues pour répondre à un modèle social essentiellement individualiste, les banlieues ne sont pas nécessairement l’endroit idéal où vivre des difficultés.«Les gens sont plus marginalisés à cause du regard des autres», poursuit M.Gauthier.Pour compenser, plusieurs organismes axent leurs activités autour de l’entraide et la solidarité à travers des groupes d’achats et des rencontres de parents.D’emblée, l’aménagement des banlieues vient tout compliquer.Selon Mme Buist-Olivier, un projet de cuisine collective a failli échouer, il y a quelques années, parce que les gens n’avaient pas de moyen de transport pour rapporter leurs plats à la maison.Avec l’aide de la caisse populaire locale, on a réussi à financer l’achat d’un bus communautaire pour répondre à une partie des besoins, mais ça n’a pas tout réglé.«Les gens qui sont pauvres et vivent dans des secteurs comme ça dépendent souvent des transports en commun pour se déplacer», note la professeure Andrée Fortin de l’Université Laval, une spécialiste des banlieues.Elle ajoute qu’ils n’ont parfois pas accès à des légumes frais à proximité.«Ils ont une foule de problèmes supplémentaires.» Le Devoir INUITS SUITE DE LA PAGE 1 pas assez important, constate M.Dorais non sans déception.Il y a quelques années, un diplômé de l’Université Laval en littérature autochtone s’était fait fermer les portes de toutes les universités.On lui disait que ça n’intéressait personne.» Mais Louis-Jacques Dorais n’est pas dupe.Il voit bien qu’il y a des fonds alloués à la recherche sur le Nord, pour autant qu’elle touche les «bons» secteurs.«L’Université Laval vient d’avoir des millions pour ses recherches en science et en génie sur le Nord.Mais il n’y a pas grand-chose pour ceux qui s’intéressent aux populations», a-t-il souligné, en faisant allusion à la subvention de 67 millions que vient de recevoir le réseau Arctic-Net du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et du ministère de l’Industrie.Cette allocation permettra aux 30 chercheurs canadiens du réseau, basé à l’Université Laval, d’étudier les impacts des changements climatiques sur l’Arctique canadien côtier pendant les sept prochaines années.Le cours d’inuktitut ne disparaît pas par manque d’intérêt, confiait M.Dorais au journal Au fil des événements, en début d’année scolaire.Qu’on soit infirmier, administrateur ou chercheur, apprendre la langue est utile.«Les étudiants de mes cours cherchaient à avoir une base pour entrer en communication ou étudier ce peuple plus en profondeur, dit M.Domis.J’avais même des Inuits dans mes cours.» Toutefois, ce sont les Français, bien plus que les Québécois, q\ii sont les plus mordus de la culture nordique.A Paris, l’Institut national des langues et civilisations orientales (JNALCO) détient un programme de trois ans sur la langue et la culture inuites, ce que n’offre aucune université au Québec.L’anthropologue avait 20 ans la première fois qu’il a mis les pieds dans ce qui pouvait ressembler au bout du monde.C’était en 1965 à Quaq-taq, au Nunavik.C’est avec beaucoup d’humilité et 50 $ dans les poches qu’il est débarqué au pays des Inuits, dans un printemps où tout n’est qu’hiver.«Pour moi, c’était le tiers monde», se sou-vient-il.«Mais j’ai trouvé des humains, comme nous, avec les mêmes comportements, les mêmes sentiments.Je n’étais pas surpris», souligne M.Dorais, qui dit avoir rapidement appris la langue.Depuis ce premier coup de foudre avec les aurores boréales, l’anthropologue de près de 40 ans de carrière est retourné une soixant^e de fois au Nunavik.Sans compter ses séjours en Alaska, au Labrador, au Nunavut, au Groenland et autres contrées nordiques.H admet être bien placé pour comprendre l’importance de connaître l’inuktitut, la langue parlée par 70 % des 170 000 Inuits dans le monde.«Si on parle pas la langue, on passe à côté de certaines choses, surtout au niveau des représentations.On ne peut pas comprendre la façon dont les Inuits voient le monde», a soutenu M.Dorais.«Ne pas apprendre l’inuktitut, c’est un refus de communiquer avec les Inuits sur leur propre terrain.C’est un acte de colonialisme.On se dit que maintenant qu’ils parlent notre langue, ils devraient être comme nous.Mais on perd quelque chose», insiste l’anthropologue qui a aussi étudié les Vietnamiens.Par exemple, le mot «nuna», comme dans Nunavut, est traduit en français par «territoire».Or, chez les Inuits, le concept de territoire réfère nécessairement à un «endroit qui est occupé», le contraire étant impossible à imaginer.«Dans les traités rédigés en anglais, on parle souvent de "possession du territoire” et de "droit de propriété”.Mais pour les Inuits, on ne peut pas posséder le territoire, il n’existe pas de mot pour ça», explique le chercheur.Des mots comme uqalauti (ce qui sert à parler longtemps, téléphone) et takunnaruti (ce qui sert à regarder, télévision) en disent également long sur la façon de penser de ce peuple.D’autres mots, intraduisibles, sont aussi très révélateurs.Ainsi, iliranartuq, qui signifie «effroi mêlé de respect», désigne le rapport qu’a l’Inuit envers l’homme blanc, qui a le pouvoir.Un mot qui n’a jamais véritablement collé à l’anthropologue qui a passé sa vie à côtoyer les Inuits.Le Devoir Rectificatifs Une erreur s’est glissée dans notre cahier Livres des samedi 8 et dimanche 9 octobre, en page F 4.Accompagnant le texte «Batailles féminines» signé Guylaine Massoutre, la photo publiée est évidemment celle de Kim Thùy alors que nous aurions plutôt dû voir celle de linda Lê.Toutes nos excuses.?Dans le cahier Les Prix Acfas du 1"^" octobre dernier, il aurait fallu lire le nom des lauréats suivants dans la catégorie prix ADESAQ (Association des doyens des études supérieures au Québec): ¦ Secteur des sciences humaines et sociales, arts et lettres, madame AUison C.Kelly, de l’Université McGill, pour sa thèse de doctorat en psychologie clinique intitulée «Training in Self-Compassion: Reducing Distress and Facilitating Behaviour Change», réalisée sous la direction du professeur David C.Zuroff; ¦ Secteur des sciences naturelles et génie, monsieur Steven Bennett, de l’Université McGill, pour une thèse de doctorat en physique intitulée: «Charge and Momentum in Quantum Electromechanical Systems», réalisée sous la direction du professeur Aashish Clerk; ¦ Secteur des sciences de la santé, madame Suzanne Hood, de l’Université Concordia, pour une thèse de doctorat en psychologie intitulée: «Régulation by Endogenous Dopamine of the Expression of the Clock Protein, PERI0D2, in the Forebrain of the Male Wistar Rat», réalisée sous la direction de la professeure Jane Stewart.LE DEVOIR www.Iedevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par 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