Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2011-11-24, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
YEMEN: SALEH QUITTERA LE POUVOIR DTCI TROIS MOIS Page B 5 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.CII N“268 ?LE JEUDI 24 NOVEMBRE 2011 1,09$ + taxes = 1,24$ Frais accessoires croissants en clinique privée En plus de la carte soleil, les patients doivent débourser plus de 500 $ pour une colonoscopie AMELIE DAOUST-BOISVERT Pendant que Québec tergiverse encore dans ce dossier, les frais accessoires en apparence abusifs exigés dans certaines cliniques privées continuent à croître.Ceux facturés pour une colonoscopie, par exemple, ont atteint des som- mets à certains endroits, excédant largement le coût réel des médicaments administrés.Le Collège des médecins a reçu dernièrement plusieurs appels de patients dénonçant des frais exagérés réclamés pour des colonoscopies.Le syndic du Collège examine d’ailleurs ces signalements et a rencontré certains médecins qui pour- raient «présenter une pratique non conforme», indique sa porte-parole, Leslie Labranche.Une patiente qui a dû débourser en février 515 $ pour une colonoscopie dans une clinique privée a aussi déposé une plainte officielle auprès de la RAMQ.Après avoir insisté, elle a réussi à obtenir une facture détaillée, dont Le Devoir a pris connaissan- ce.On apprend que la clinique lui a facturé 170 $ pour le médicament Fentanyl, un analgésique, et 270 $ pour du Versed, un sédatif.Questionnée par VOIR PAGE A 8: CLINIQUE ¦ L’éditorial de Marie-Andrée Chouinard, page A 6 Indignés: Montréal perd patience ê si '•A' i JACQUES NADEAU LE DEVOIR La patience de la Ville de Montréal à Tégard des indignés du square Victoria est épuisée.Les policiers ont distribué hier soir des avis à tous les occupants exigeant d’eux qu’ils libèrent le parc.Plusieurs indignés sont toutefois décidés à poursuivre l’occupation, même sous la neige.La Ville mise sur la négociation pour convaincre les indignés de quitter volontairement le square Victoria.Plus d’informations au www.ledevoir.com.M AGENCE ERANCE-PRESSE SABLES BITUMINEUX Les conservateurs accusent le NPD de trahison ¦ À lire en page A 3 INDEX Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.Décès.Économie .B8 .B6 Bl Idées.A 7 Météo.B 2 Monde.B 5 Mots croisés.B 3 Sports.B 6 Sudoku.B 5 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 La CSDM accepte de revoir son mandat Trois scénarios proposant divers degrés d’autonomie de l’école seront étudiés d’ici deux ans LISA-MARIE GERVAIS Prête à une refonte, la commission scolaire de Montréal (CSDM) ouvre même la porte à un modèle rendant l’école autonome.D’ici deux ans, trois scénarios proposant divers degrés d’autonomie de l’école seront étudiés par les gens du milieu, soit celui d’une école autonome affiliée, une école institutionnelle attachée à une école secondaire dans le quartier ou le statu quo.«Même si c’est un gros défi, il faut simplifier la commission scolaire, n faut lancer le débat à l’interne sur l’autonomie des écoles, card est lancé grandement au Québec.Et surtout, il faut conclure ce débat», a déclaré hier Diane De Courcy, présidente de la commission scolaire de Montréal (CSDM), lors de la première reddition de comptes publique de son institution.«Cette discussion doit avoir lieu, que ça plaise ou non.Et loin des gérants d’estrade», a-t-elle ajouté, en se disant agacée que le débat sur le rôle des commissions scolaires se fasse dans l’arène politique, sans consultation des gens «qui font l’école».Ée troisième scénario, celui de l’école institutionnelle, est déjà testé en projet pilote dans Centre-Sud, avec le concours de l’école secondaire Pierre-Dupuy.Il propose que chaque VOIR PAGE A 8: CSDM JACQUES NADEAU LE DEVQIR La présidente de la CSDM, Diane De Courcy Pas de français pour Baird et ses collègues Plusieurs ministres conservateurs bilingues évitent le français sur leur site Web GUILLAUME B O URG AULT-C ÔTÉ Ils parlent français, mais ne l’affichent pas sur leur site Web personnel.De la quinzaine de ministres du cabinet Lfarper qui peuvent être considérés comme étant bilingues ou capables de parler la deuxième langue officielle, seuls James Moore, Maxime Bernier, Christian Paradis et Bernard Valcourt ont des sites personnels offerts dans les deux langues officielles.Des vérifications faites par Le Devoir montrent ainsi que John Baird, Tony Clement, Jason Kenney, Joe Oliver, Jim Flaherty, Peter MacKay et Diane Finley possèdent tous un site personnel de député qui se décline uniquement en anglais.Chez les francophones, Steven Blaney et Denis Lebel ont des sites tout en français.Les règles de bilinguisme de la Chambre des communes ne s’appliquent pas pour les sites personnels des députés, qui s’adressent surtout aux électeurs locaux.Mais le site du Parlement répertorie John Baird VOIR PAGE A 8: BAIRD Le PLC veut changer le mode électoral Les libéraux ne veulent pas de bilinguisme obligatoire à la Cour suprême HELENE BUZZETTI Ottawa — Le Parti libéral du Canada s’apprête à proposer une petite révolution dans la façon d’élire le gouvernement fédéral.Ses militants désirent adopter un mode de scrutin préférentiel par lequel aucun député ne pourrait être élu sans recueillir au moins la moitié des votes exprimés.Le PLC tiendra son congrès politique en janvier prochain, au cours duquel les militants débattront et adopteront les positions du parti.Des 100 propositions mises de l’avant, la plus populaire selon les votes obtenus sur le site Internet de la formation porte sur le «mode de scrutin préférentiel».Une autre, presque identique, arrive en quatrième position.Les militants doivent encore les endosser, mais elles seront traitées en priorité.Signe qu’elles obtiennent l’assentiment de la direction du parti, elles sont mises de l’avant par l’aile du PLC de Saskatchewan et de l’Ontario.Dans les deux cas, les libéraux proposent de mettre au rancart le système uninominal à un VOIR PAGE A 8: PLC Aucun député ne pourrait être élu sans recueillir au moins la moitié des votes 77831302832448 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 24 NOVEMBRE 2011 ACTUALITES Québec paiera trois nouveaux médicaments anticancer AMELIE DAOUST-BOISVERT Leur candidature avait été rejetée en octobre, mais trois médicaments de pointe contre le cancer retrouvent grâce auprès de riNESSS.Après une intervention du ministre de la Santé, Yves Bolduc, l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux a finalement recommandé hier que le régime public rembourse l’Afi-nitor, riressa et l’Alimta, dans le cadre d’un projet-pilote.Des patients pourront les recevoir dès la mi-décembre.Le Tarceva, quant à lui, demeure écarté, car sa valeur thérapeutique est jugée «modeste».Dans son rapport publié hier, l’INESSS reconnaît la valeur des médicaments refusés de prime abord, et donc que c’est leur coût élevé qui avait pesé dans la balance.Mais l’Institut ne recommande pas que le seuil coût-utilité à partir duquel les médicaments sont retenus soit revu pour l’instant: le risque pour la pérennité du système de santé lui semble excessif.«Si un seuil plus haut était reconnu, l’effet global serait un impact budgétaire très grand sur des ressources de santé limitées» et cela pourrait mettre en danger d’autres secteurs du système de santé.Un filet de sécurité Ce n’est pas sans filet que ces médicaments coûteux seront offerts.En effet, avec la collaboration des médecins, l’IN-ESSS recommande que les patients qui les recevront soient étroitement suivis afin qu’on détermine l’efficacité du traitement.Si le tout ne s’avère pas concluant, les médicaments pourraient être écartés de nouveau.Aussi, riNESSS discute de nouvelles solutions de financement avec les compagnies pharmaceutiques.«On pourrait imaginer un système où, si le médicament est efficace pour un patient, Québec paie, mais s’il ne l’est pas, la compagnie éponge la facture.Les pharmaceutiques sont ouvertes à l’idée», dit Maggie Charest-Poulin, la porte-parole de l’Institut.La Coalition priorité cancer, qui compte parmi ses partenaires financiers 13 compagnies pharmaceutiques, avait vertement dénoncé, en octobre, le rejet de quatre molécules de pointe, dont les trois qui seront désormais accessibles comme médicaments d’exception.Elle s’en est réjouie, rappelant toutefois que de nombreux médicaments mis de côté par le passé restent inaccessibles.En octobre, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, avait assuré que «le patient est en droit de recevoir les soins qui lui sont nécessaires, surtout dans le cas du cancer.La valeur thérapeutique va prédominer sur la valeur économique du médicament», avait-il promis.En juin 2012, l’INESSS devrait déposer un rapport qui détaillera «les nouvelles approches qui pourraient être mises à profit afin de procurer un meilleur accès aux médicaments anticancéreux innovants».Et ce, pour revoir la mécanique globale qui décide du sort des nouveaux traitements.Le Devoir Jugement de la Cour suprême de la Colombie-Britannique La polygamie doit rester illégale BRIAN MYLES La polygamie doit rester illégale au Canada en raison des préjudices significatifs qu’elle cause aux femmes et aux enfants.Ces torts, lourdement documentés, justifient amplement la criminalisation de cette pratique.«La polygamie institutionnalise les inégalités entre les sexes», tranche la Cour suprême de la Colombie-Britannique dans une décision d’une importance capitale rendue hier.Le tribunal a jugé que la liberté de religion d’un mari polygame ne pouvait avoir préséance sur les droits des enfants et des femmes qui font les frais de ces unions asymétriques.«Les femmes dans les ménages polygames courent un risque élevé de préjudice physique et psychologique.Elles font face à des taux plus élevés de violence conjugale, dont des agressions sexuelles», constate le juge en chef Robert Bauman (traduction libre).La compétition entre les épouses pour obtenir une sécurité financière et affective peut mener à des frictions, entraînant à leur tour une détresse mentale exacerbée.En comparaison avec les femmes au sein d’unions monogames, les femmes polygames ont plus d’enfants, elles meurent plus souvent en couches et ont une plus faible espérance de vie.Elles ont moins d’autonomie, de confiance en elles et de ressources à leur disposition.Cette vie sous le signe de la privation affecte également les enfants.Taux de mortalité in- femmes en âge de se marier (elles sont toutes accaparées par les plus vieux), les jeunes hommes sont souvent forcés de quitter la communauté, sans aucune forme de soutien.L’article 293 viole le droit à la liberté de religion en interdisant la polygamie, et il viole aussi les droits des enfants, qui pourraient faire les frais d’une poursuite judi- Le tribunal a jugé que la liberté de religion d’un mari polygame ne pouvait avoir préséance sur les droits des enfants et des femmes qui font les frais de ces unions a^métriques fantile élevés, problèmes comportementaux, sous-performance scolaire: tout comme leurs mères, ils écopent de la polygamie.Selon le juge Bauman, les carences de ces enfants sont l’une des conséquences «des nombreux conflits, tensions et stress émotionnels» qui caractérisent les unions polygames.Les mariages précoces, souvent dès l’âge de 13 ans, freinent dramatiquement le développement de ces jeunes femmes.Et en raison d’une pénurie de claire.Mais il s’agit d’une limite acceptable lorsque l’on prend en considération les torts associés à la polygamie, explique la Cour.Le juge Bauman ne voit que des inconvénients aux mariages polygames.Leur interdiction est compatible avec une valeur fondamentale dans l’histoire des sociétés occidentales, soit d’encourager et de prqmouvoir la monogamie.A Ottawa, le ministre de la Justice, Rob Nicholson, était ravi du jugement.«La polygamie n’a pas de place dans une société moderne, a-t-il dit.Elle est préjudiciable pour la société et ceux qui y sont mêlés, les femmes et les enfants en particulier.» Témoignages troublants Le gouvernement de la Colombie-Britannique avait demandé à la Cour suprême de la province de se prononcer sur la validité de l’article 293 du Code criminel, après que deux polygames de la communauté fondamentaliste mormone de Bountiful, Winston Blackmore et James 01er, eurent bénéficié d’un afrêt des procédures en 2009.A l’époque, le procureur général de la Colombie-Britannique avait littéralement «magasiné» pour trouver un procureur qui aurait l’audace de traduire les deux hommes en justice.Les autorités se préoccupent des mormons fondamentalistes de Bountiful depuis les années 90 en raison des conditions de vie déplorables des femmes et des enfants.Des allégations d’inconduite, dont le trafic de jeunps filles entre le Canada et les Etats-Unis, hantent les leaders de cette communauté de 1000 personnes.Le juge en chef Bauman a consacré deux mois d’audiences à l’affaire.11 a notamment entendu des épouses et d’ex-épouses de maris polygames afin de se faire une opinion.Le Devoir Le Canada échoue dans sa lutte contre la pauvreté des enfants Toronto — Le Canada, qui avait promis en 1989 de mettre fin à la pauvreté des enfants avant l’an 2000, a lamentablement échoué à la tâche.Campagne 2000, une coalition pancanadienne d’organismes sociaux, note que, dix ans après l’échéance prévue, près de 640 000 enfants vivent toujours en situation de pauvreté au pays.Selon le 20" rapport de l’organisme publié hier, le taux de pauvreté des enfants n’a reculé que de 20 % en 20 ans.Or, en 1989, les politiciens fédéraux avaient adopté à l’unanimité aux Communes une résolution promettant d’éliminer cette pauvreté avant le tournant du millénaire.Le rapport estime qu’on ne peut imputer la situation actuel- le à la récession de 2008 puisque la taille de l’économie canadienne a doublé depuis l’adoption de la résolution, alors que le revenu des familles au bas de l’échelle est demeuré pratiquement inchangé.C’est donc dire que l’écart entre familles riches et pauvres ne cesse de grandir, laissant dans son sillage un nombre in- acceptable d’enfants pauvres.Dans ce contexte.Campagne 2000 note qu’il ne faut guère s’étonner de constater que près de deux utilisateurs de banques alimentaires sur cinq (38 %) sont des enfants, bien qu’ils ne représentent que 22 % de la population.La Presse canadienne ¦1 •‘‘i Pfêtspouf affronter f O \ depuis Ê 'î ' 'ÿjontréal 1567, rue St-Denis Laval 2280, aut.Chomedey Montré^^( A 141A, Avenue ÀMater Outlet St-Sauveur-des-Monts 100, rue Guidon, suite D * DANS LES BOUTIQUES CHLOROPHYLLE PARTICIPANTES.Offre valide sur articles sélectionnés, à prix régulier.Ne peut être jumelée à aucune autre offre ou promotion www.chlorophylle.com LE DEVOIR, LE JEUDI 24 NOVEMBRE 2011 A 3 ACTÜAIITES TEMPS LIBRE lundi au vendrai 16h30à 18h00 Le preux , iVlICE Michel David Les choses changent vite en politique.Il y a à peine deux semaines, Jean-Marc Fournier était qualihé de «pantin» par l’opposition pour son triste rôle dans le lancement chaotique de la commission Charhonneau.Depuis, il s’est transformé en preux chevalier qui a enfourché sa Rossinante pour combattre vaillamment le dragon conservateur jusque dans son antre.M.Fournier n’avait sûrement pas la naïveté de croire qu’il pourrait convaincre le gouvernement Harper d’adoucir le projet de loi C-10 sur la justice criminelle, ou à tout le moins de prendre le temps de l’examiner plus longuement.Il s’est heurté à un mur, mais il faut reconnaître que, dans les circonstances, il a fait tout ce qu’on pouvait raisonnablement attendre d’un ministre de Injustice provincial.Sa défense du «modèle québécois» de réinsertion des jeunes contrevenants était très éloquente.«Je ne reconnais pas le Canada que je connais dans ce genre de décision là», a-t-il lancé mardi, à l’issue de sa rencontre avec son homologue fédéral, Rob Nicholson.Il fallait que la frustration soit grande pour arracher ce cri du cœur à un fédéraliste aussi inconditionnel.n aurait cependant mieux fait d’utiliser l’imparfait.Le pays que M.Fournier connaissait a entrepris une métamorphose qui s’éloigne de plus en plus des «valeurs» québécoises.L’image d’un pays tough on crime fait aussi partie de la nouvelle identité que Stephen Harper entend donner au Canada.Même si le Québec, qui a la responsabilité d’appliquer le Code criminel sur son territoire, tentait de contourner les nouvelles règles, comme les propos tenus par le premier ministre Charest peuvent le laisser croire, celles-ci hniront inévitablement par déteindre sur le système judiciaire.Il est vrai que le gouvernement Harper est animé par un esprit — celui du défunt Reform Party — auquel de nombreux Canadiens demeurent réfractaires.Les objections soulevées par d’autres gouvernements provinciaux étaient cependant moins de l’ordre des valeurs que de celui des hnances.Si Ottawa acceptait de compenser les provinces pour les dépenses additionnelles qu’occasionnera l’application de la nouvelle loi, l’affaire serait vite réglée.Les conservateur^ n’ont pas pris le pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat.Même s’il avait quitté le service de Michael Ignatieff avant les dernières élections fédérales, il n’a pas dû échapper à M.Fournier qu’üs ont obtenu une très nette majorité de sièges au Canada anglais, y compris en Ontario, alors que M.Harper n’avait pas caché ses intentions en matière de justice criminelle, bien au contraire.Le premier ministre Charest avait interprété les résultats de l’élection fédérale du 2 mai comme une démonstration de la «capacité des Québécois d’insuffler à la politique canadienne une nouvelle orientation».Puisque le Parti conservateur ne détenait plus que six sièges au Québec, il estimait assez paradoxalement que le gouvernement désormais majoritaire de M.Harper «devrait porter une attention particulière aux enjeux du Québec».Force est de constater qu’il avait tout faux.Le résultat du 2 mai semble plutôt être de permettre à M.Harper d’imposer une nouvelle orientation idéologique au Québec en se fichant éperdument de ce qu’il peut penser.Objectivemenf la présence d’un fort contingent de souverainistes à la Chambre des communes servait bien le gouvernement Charesf tout fédéraliste qu’il soit.Elle constituait une sorte d’avertissement pour ceux qui pouvaient être tentés d’abuser de la force du nombre.Depuis le 2 mai, il n’y a plus aucun garde-fou.D’autant moins que le PQ semble condamné au même sort que le Bloc.Pourquoi M.Harper se gênerait-ü?Qu’importe l’avis des experts ou les conclusions des études qui vont à l’encontre des dispositions du projet C-10?Comme l’a dit Amir Kha-dir, on ne peut pas s’attendre à ce qu’un gouvernement dont le ministre de la Science est un créationniste leur accorde la moindre valeur.Comme il était prévisible, le débat d’hier après-midi à l’Assemblée nationale a pris rapidement une tournure constitutionnelle, avec son cortège habituel d’accusations.D’un côté, ceux qui sont à plat ventre devant Qttawa; de l’autre, ceux qui cherchent à provoquer des crises politiques pour promouvoir le projet souverainiste.Du coup, le beau consensus des derniers jours a volé en éclats.Il était évidemment hors de question pour les libéraux de s’associer à la motion péquiste qui réclamait le transfert au Québec de l’entière juridiction sur la justice criminelle.Le député de Laurier-Do-rion, Gerry Sklavounos, s’est cependant aventuré sur un terrain glissant en laissant entendre qu’un Code criminel propre au Québec en ferait une destination de choix pour les criminels.Le premier ministre Charest n’a pas mis de temps à renvoyer la baUe à.François Legaulf dont le programme est une apologie des limbes constitutionnels.La fusion de la Coalition Avenir Québec (CAQ) et de l’Action démocratique du Québec (ADQ) n’est pas encore officielle, mais les aspirants au caucus caquiste ont préféré jouer de prudence.Seul Gérard DelteU a voté contre la motion du PQ.Tous les autres brillaient par leur absence.mdavid@ledevoir.corn Joe Oliver accuse le NPD de trahison Le ministre des Ressources naturelles affirme que le parti « travaille contre l’intérêt national » dans le dossier des sables bitumineux HELENE BUZZETTI Ottawa — Le gouvernement conservateur a accusé une fois de plus le Nouveau Parti démocratique de trahison dans le dossier des sables bitumineux.Cette fois, il reproche à l’opposition officielle d’avoir rencontré un député grec au Parlement européen qui se plaint du lobbyisme canadien visant à convaincre l’Europe de ne pas considérer le pétrole albertain comme plus polluant que les autres.«Pour une seconde fois, le NPD travaille contre l’économie canadienne et les emplois.Ils tiennent une séance en appui à la Directive européenne sur la qualité des carburants qui est non scientifique, qui est discriminatoire envers les sables bitumineux, les pénalise, les stigmatise.Le NPD travaille contre l’in-térét national canadien», a lancé hier le ministre des Ressources naturelles, Joe Qliver.La semaine dernière, le gouvernement s’en était pris au NPD parce que deux députés s’étaient rendus à Washington pour rappeler aux Américains que le Canada n’était pas unanimement favorable à la construction du gazoduc Keystone.Un député européen A l’origine de la sortie de M.Qliver cette fois se trouve la visite du député européen Kriton Arsenis, très actif en Europe sur le front des changements climatiques.A l’invitation du groupe cana- dien Réseau Action Climaf il est venu à Qttawa expliquer à quelques députés la Directive européenne sur la qualité des carburants.Cette directive a pour objectif de réduire de 6 % d’ici 2020 par rapport à 2010 l’empreinte carbone des carburants fossiles utilisés en Europe.Aux bns de calcul de cette directive, le pétrole provenant des sables bitumineux serait considéré comme 22 % plus polluant que le pétrole bruf soit une valeur par défaut de GES de 107 grammes d’équivalent CQg par mégajoule (CQg eq/MJ) contre 87,5.M.Arsenis rejette la critique du ministre Qliver.«Cette loi n’est pas contre le Canada, elle n’est pas contre les sables bitumineux.Les sables bitumineux ne tiennent que sur une ligne dans un projet de loi très technique qui fait plus de 30 pages», explique-t-il au Devoir.D’autres produits obtiennent une cote encore pire, dont le pétrole de schiste (131,3), pourtant produit en Europe.Il répète que ces cotes ont été attribuées sur la base d’études établissant les émissions de GES d’un produit pétrolier «du puits jusqu’au réservoir».Un mécanisme sera en outre instauré pour permettre aux producteurs de faire abaisser leur cote s’ils améliorent leurs procédés.Le député européen s’inquiète du lobbyisme du gouvernement canadien qui a cours pour faire dérailler cette Directive.«Vous ne pouvez pas Joe Oliver faire du lobbyisme auprès d’un État souverain pour le faire changer ses législations internes.L’Union européenne tente de faire le bien, de répondre aux attentes de ses citoyens qui veulent des actions sur le front des changements climatiques.» M.Arsenis a rencontré la chef intérimaire du NPD, Nycole Turmel, ainsi qu’une poignée de députés néodémocrates, dont Megan Leslie.Il a aussi rencontré la chef du Parti vert, Elizabeth May, ainsi que la députée libérale Kristy Duncan.Megan Leslie se demande RoiT DCVAnT Avec CA?iTAiN£ PAuÜN£.2 û éAiîA/.Trf REPRISE Et nous ?C’est le titre accrocheur de l’édition du Devoir de ce week-end {«Que lisent les jeunes au secondaire?») qui a incité mon père à l’acheter.Son intention?Nous intéresser, mon frère de 14 ans et moi, à ce dossier qui parlait d’un enjeu important pour nous, les adolescents: la lecture.D’un paragraphe à l’autre, jç lisais les commentaires de professeurs.A la fin, j’ai constaté qu’aucun jeune n’avait eu la parole! Alors, permettez-moi d’utiliser mon clavier pour vous donner mon point de vue, certainement représentatif de beaucoup de jeunes de mon âge.Nous lisons, avec plaisir et passion, des textes et des livres qui «nous parlent».Le succès des livres jeunesse et de leurs auteurs (Bryan Perro, India Desjardins, J.K.Rowling, Stephanie Mayer) est là pour le prouver.[.] Si les jeunes ne se font pas proposer des livres qu’ils ont envie de lire, ils risquent de se désintéresser de tous types de lecture! Pourquoi ne pas leur offrir des classiques qui ont inspiré les auteurs des aventures d’un Harry Potter ou autres héros aimés tels qu’Amos Daragon ou Bella et Edward?Nous voulons des œuvres variées, mais surtout le choix à l’intérieur d’une liste que nos profs pourraient nous soumettre.Les jeunes d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes qu’autrefois parce qu’ils ont maintenant un choix presque infini: auteurs d’ailleurs ou d’ici, thèmes internationaux ou locaux, genres vraisemblables ou fantastiques.Je ne crois pas qu’il soit obligatoire qu’un élève du secondaire lise des classiques LETTRES français tels que le,s œuvres intégrales de Victor Hugo ou d’Émile Zola pour «apprécier des œuvres littéraires».Amélie No-thomb le permet très bien! Cela n’empêche pas d’être informés sur les grands auteurs de chaque époque de différents genres et provenances par des extraits pertinents dans un contexte expliqué.Et sachez que nous aimons être consultés tant pour nos choix de lectures que pour nos opinions.Charlotte Goyer, 15 ans Joliette, le 21 novembre 2011 Des choix peu traditionnels, mais éclairés En tant qu’enseignante de français au se-condaire, je souhaite faire part de ma propre pratique et de choix de lectures obligatoires, faits de concert avec mes collègues.En effet, je ne me retrouvais pas du tout dans les paroles d’enseignants rapportées samedi dans Le Devoir à ce sujet.Je dois d’abord souligner que j’enseigne dans une école où l’équipe est stable d’année en année, contrairement au public, où les enseignants non permanents apprennent à la toute dernière minute quelle tâche ils auront et ne peuvent donc pas, l’année précédente, lire des ouvrages afin de monter une séquence d’enseignement littéraire riche et diversifiée.Aussi, j’ai la possibilité de faire acheter des livres aux élèves alors que dans plusieurs établissements, les enseignants doivent se contenter des ouvrages présents à l’école.Voici le menu proposé à mes élèves de deuxième secondaire: un roman d’Agatha Christie, en plus d’un policier parmi une liste de classiques du genre; un recueil de légendes québécoises; un livre de Jules Vernes; deux récits fantastiques récents, l’un français, l’autre québécois; Le soldat Peaceful de Morpurgo, devenu un classique de la littérature jeunesse mondiale, ainsi que La route de Chltfa de Michèle Marineau, une auteure d’ici.Enfin, nous conclurons ce parcours sur le nouveau roman de Nancy Huston, Ultraviolet Sur neuf livres, trois auteurs québécois et une Canadienne francophone.Ét je ne crois pas que l’on ait à redire du fait de lire des auteurs tels que Christie ou Vernes.Nous étudierons en plus la chanson québécoise et nous assisterons à deux représentations théâtrales professionnelle^, dont l’une a été écrite par des Québécois.A quand de bonnes nouvelles en une du journal sur l’enseignement du français?Ces choix ne respectent certes pas les listes traditionnelles d’œuvres québécoises, mais j’ai tâté du Survenant avec des élèves.Sans succès.Je suis encore relativement jeune et, au secondaire, on m’a fait le coup du Anne Hébert.Bien qu’elle soit présentée comme une incontournable, j’en garde un bien mauvais souvenir.Pendant mon adolescence, ma mère me disait souvent: «Ça, c’est excellent, mais tu le liras plus tard.» Je me fâchais à l’époque, convaincue que je pouvais comprendre.Or, elle voulait me protéger pour que je ne brûle pas des œuvres qui plus tard allaient sûrement me plaire, chose que certains ne semblent pas saisir.Hélène B.Paradis Enseignante au collège Saint-Charles-Garnier Québec, le 22 novembre 2011 LIBRE OPINION L’Office peut.peu.Nous, peut-on tout?ALAIN STANKE Editeur et auteur La campagne de sensibilisation que vient de lancer l’Office québécois de la langue française (OQLF) pour amener les entreprises à se conformer à la Charte de la langue me rappelle étrangement celle que j’ai vue, il y a quelques années, au Chili.Pour inciter les analphabètes à lire, le gouvernement de ce pays n’avait rien trouvé de mieux que d’installer des panneaux routiers sur lesquels on pouvait lire (!) : «Apprenez à lire!» Quand l’OQLF espère atteindre les anglophones unilingues en passant par les médias francophones, sa logique est aussi douteuse.L’intention de sa démarche pour tenter d’éliminer ou même de réduire le nombre de bannières unilingues qui fleurissent au Québec est louable, mais on peut douter de son efficacité.Pour ma part, il y a longtemps que je ne compte plus sur un organisme gouvernemental pour régler l’épineux problème du respect du français chez nous.Je reste convaincu que la solution revient à chacun de nous.Il n’y a pas longtemps, un écrivain (bien connu) s’est plaint à mon ami Victor-Lévy Beaulieu de voir que le tailleur, dont il était un fidèle client depuis sept ans, n’avait pas été foutu d’apprendre un seul mot de français.On peut certes se sentir outré par l’attitude du tailleur du boulevard Saint-Laurent, mais comme m’a fait justement remarquer Victor-Lévy: «Ce n’est pas le tailleur qui est à blâmer ici, mais plutôt celui qui, devant une telle avanie, continue à être son client! Pourquoi ne s’est-il pas trouvé un autre tailleur qui parle français?» A-t-on déjà vu un commerçant rester indifférent devant une clientèle qui rapetisse et un chiffre d’affaires qui s’effondre?Or, nous avons tous le pouvoir de faire baisser le chiffre d’affaires des récalcitrants en allant dépenser nos sous chez ceux qui nous respectent et parlent notre langue.Permettez-moi de vous dire de quelle manière je tente d’apporter ma modeste contribution pour que le français garde sa place au Québec.Depuis un certain temps, j’ai adopté une pratique qui, si elle était imitée, porterait sûrement ses fruits.Le procédé est des plus simples.Il part du postulat que l’appât du gain ne laisse jamais un commerçant indifférent.Ainsi, lorsque je fais l’acquisition d’un article d’une certaine importance (téléviseur, enre^sfreur numérique, etc.J je l’achète impérativement dans un magasin qui a une enseigne française.Par la suite, je fais une photocopie de ma facture acquittée et je l’expédie par la poste à la direction de Best Buy, Future Shop, et à d’autres, accompagnée d’une petite note (bilingue) qui se lit comme suit: «Si vous aviez eu une bannière française sur la devanture de votre magasin, f aurais été heureux d’acheter cet article chez vous.» On prétextera sans doute que ce n’est qu’une goutte d’eau, mais si tous ceux qui ont à cœur de voir la langue française survivre chez nous agissaient comme moi, j’ai la prétention de croire qu’on n’aurait pas besoin d’attendre très longtemps pour que le visage du commerce devienne tel qu’il devrait être.La lutte pour la protection et la sauvegarde du français doit être permanente, et son succès dépend de chacun de nous! C’est aussi une exaltante occasion pour user de son imagination.Voilà des années que j’utilise aussi une méthode apprise de mon confrère journaliste feu Arthur Prévost.Lorsque, dans un magasin, une personne me dit: «Sorry, I don’t speak French!», je lui réplique aussitôt: «Don’t just be sorry, learn it!» (Ne vous désolez pas, apprenez-le!) ou encore, en quittant le magasin je dis poliment: «IIl be back when you have learned how to speak French!» 0e reviendrai quand vous aurez appris à parler français.) Et quand au restaurant, il m’arrive d’être servi par un employé unilingue anglais, à la place du pourboire, je lui laisse une petite note rédigée uniquement en anglais cette fois, sur laquelle on peut lire (encore une idée d’Arthur Prévost): «Par respect pour vous, je ne vous laisse pas de pourboire.Les billets que je possède sont bilingues.Je ne voudrais pas que les mots français qui s’y trouvent vous offensent!» Ne baissons surtout pas les bras! Battons-nous! Se battre pour une cause juste, n’est-ce pas déjà une victoire? LE DEVOIR LE JEUDI 2 4 NOVEMBRE 2011 A 7 IDEES La réplique > relations de travail Pourquoi changer la loi si la paix règne ?COLLECTIF D’AUTEURS ans une lettre commune pu- Dbliée dans Le Devoir hier, les grandes centrales syndicales du Québec profitent de la publication du rapport issu de la consultation menée en février dernier par la Commission de l’économie et du travail de l’Assemblée nationale pour exhorter la ministre du Travail, lise Thériault, à rendre encore plus contraignantes qu’elles le sont déjà les dispositions du Code du travail interdisant le recours à des travailleurs de remplacement par un employeur lors d’un conflit de travail.Selon les principales associations patronales du Québec, une telle décision aurait non seulement des conséquences néfastes sur la productivité et la compétitivité des entreprises ayant des activités ici, mais créerait également un dangereux précédent en menaçant le fragile équilibre sur lequel repose le régime de relations du travail au Québec depuis plus de 40 ans.Revenant sur le cas du conflit de travail au Journal de Montréal pour illustrer leur propos, les associations syndicales semblent croire que la durée du conflit s’explique par la supposée désuétude des dispositions concernant les travailleurs de remplacement dans la loi, en omettant cependant de mentionner que le syndicat des employés du Journal de Montréal disposait d’un important fonds de grève lui permettant de verser aux employés en conflit de travail de généreuses prestations non imposables.Il semble hasardeux de la part des syndicats de profiter de ce simple conflit de travail pour lancer une campagne politique en régie alors que les statistiques sur les arrêts de travail au Canada démontrent que la situation du Québec n’est pas différente de celles des autres provinces, et ce, en dépit de la ri^dité plus marquée du régime de relations du travail de la province.La CSN avait d’ailleurs elle-même reconnu ce lait lors des audiences de la Commission de l’économie et du travail en indiquant que plus de 98 % des négociations collectives au Québec se réglaient sans en arriver à une ^ève ou à un lockout.Pourquoi alors une telle insistance de la part des centrales syndicales à vouloir changer la loi si on constate une certaine paix dans les relations du travail au Québec depuis les dernières années?Le déclencheur > Le gouvernement doit agir Hier, François Vaudreuil, Louis Roy et Michel Arseneault, respectivement présidents de la CSD, de la CSN et de la FTQ, signaient dans Le Devoir un texte intitulé «Le temps des faux-fuyants a assez duré!», dont voici un extrait.«Pour la CSD, la CSN et la FTQ, le temps des faux-fuyants a assez duré.Lors du lockout au Journal de Montréal, la ministre nous indiquait qu’elle préférait attendre le rapport de cette commission [de l’économie et du travail] avant d’intervenir.Maintenant c’est fait, et le gouvernement doit agir avant qu’un autre conflit de ce genre vienne pourrir les relations de travail au Québec!» Un Code du travail désuet Pour les associations patronales du Québec, si des changements doivent être apportés au Code du travail en ce sens, ce serait pour abolir purement et simplement ces dispositions antitravailleurs de remplacement, qu’on ne trouve pas au niveau fédéral ou dans aucune autre juridiction provinciale au Canada, sauf en Colombie-Britannique.Cette lé^slation, qui ne devait servir au départ qu’à prévenir la violence dans les piquets de grève, a créé au fil des années un déséquilibre favorable à la partie syndicale en limitant le droit d’un employeur de faire des revenus lors d’un conflit de travail alors qu’aucune contrainte n’empêche les syndiqués de travailler ailleurs et d’obtenir en plus un revenu provenant de fonds syndicaux bénéficiant d’allégements fiscaux, tout en conservant le droit prioritaire de recouvrer leur emploi à l’issue du conflit.Le seul effet de ces dispositions antitravailleurs de remplacement est de nuire grandement à la compétitivité de notre économie.Dans un contexte de concurrence mondiale, la rigidité de notre Code du travail constitue un incitatif direct aux entreprises à investir ailleurs, une décision qui a un impact catastrophique alors que le Québec a besoin d’attirer davantage d’investissements pour créer de la richesse.Ce fait est valable non seulement pour les dispositions antitravailleurs de remplacement, mais aussi pour d’autres irritants majeurs du régime de relations du travail, notamment l’absence au Québec de l’obligation de tenir un vote secret pour l’obtention d’une accréditation syndicale, de même que l’obligation d’être membre du syndicat pour participer à un vote de grève au sein d’une entreprise.Révision exhaustive Les employeurs du Québec partagent la préoccupation exprimée par les associations syndicales quant à la nécessité de revoir le Code du travail afin de l’adapter aux nouvelles réalités du marché du travail et au contexte de concurrence mondiale dans lequel évoluent les entreprises au Québec.Toutefois, cet examen ne peut se faire par des changements hâtifs, mais bien par une révision exhaustive et non précipitée de l’ensemble du régime de relations du travail.Les principales associations patronales du Québec lancent donc un appel au gouvernement du Québec, qui a maintes fois exprimé dans le passé sa préoccupation en faveur de la création de richesse au Québec et d’une équité dans les relations de travail au Québec, pour l’inviter à réfléchir à l’impact d’un éventuel renforcement des dispositions antitravailleurs de remplacement.Il est extrêmement important de souligner que le législateur n’a jamais voulu empêcher les entreprises de continuer à faire des revenus lors d’un conflit, et donc d’exister.Cela était vrai dans le monde manufacturier, qui a toujours pu impartir certaines activités afin de subsister lors d’un conflit, et cela est tout aussi vrai dans le monde des services aujourd’hui.Transformer la notion d’établissement en l’élargissant dans la législation sur les relations de travail signifierait que l’employeur serait complètement à la merci de tout syndicat et qu’il n’y aurait plus de rapport de force tant mentionné comme essentiel par tous les observateurs et les intervenants dans le monde des relations de travail.Est-ce là le message que le gouvernement du Québec voudrait lancer aux investisseurs si nécessaires pour bâtir un Québec prospère?¦ Ont signé ce texte: Yves-Thomas Dorval, président du CPQ, Françoise Bertrand, p.-d.g.de la FCCQ, Martine Hébert, vice-présidente pour le Québec de la FCEI et Simon Prévost, président de MEQ.AUTISME Des enfants orphelins de système de santé LAURENCE NADEAU Mère d’un enfant autiste 1 y a un an, lorsque mon fils a eu les premiers symptômes de l’autisme alors qu’il venait d’avoir deux ans, je croyais en toute innocence qu’il allait être pris en charge de façon humaine par notre système de santé.Un an plus tard, il n’a pas encore reçu de diagnostic du système public.Nous sommes toujours sur des listes d’attentes interminables, comme des centaines d’autres familles.Un enfant autiste n’est pas condamné à sa condition.Plus le diagnostic est précoce, plus on peut le rééduquer et le bambin peut, dans la majorité des cas, rattraper la courbe de développement normale.Mais c’est une course contre la montre.Heureusement pour moi, avant même d’avoir le diagnostic, j’ai pris les devants pour subvenir aux besoins urgents et intensifs de mon fils.Mais combien d’enfants sont laissés sur le carreau au Québec ainsi que leurs familles parce qu’ils ne peuvent pas, comme la majorité des familles québécoises, agir rapidement et donner la bonne rééducation à leur enfant par manque de fonds?Société juste ?J’ai rencontré des mères célibataires ayant des enfants autistes qui dépendent totalement de l’aide de l’État pour accompagner leur eniant; j’ai vu aussi des familles ayant des revenus ordinaires et ne pouvant répondre aux besoins immédiats de leurs enfants.Une thérapie ABA (Applied Behavior Analysis) de 3040 heures par semaine peut facilement coûter autour de 50 000 $ par année.Cette méthode «béhavio-rale» intensive est la plus utilisée aux États-Unis pour rééduquer les petits autistes et fait l’objet d’un consensus scientifique en Amérique du Nord.Les études suggèrent de la faire de façon intensive pendant au moins deux années avant l’entrée à l’école.On a toujours la perception que peu importe ce qui arrivera, on aura toujours un filet de sécurité et un toit au-dessps de sa tête, qu’on ne sera pas pris, comme aux États-Unis, à vendre sa maison et ses biens pour réagir aux suites d’une mauvaise nouvelle sur l’état de santé d’un des membres de sa famille.Et pourtant, ce n’est pas le cas, en tout cas, pour les enfants autistes, véritables orphelins du système de santé.Sachez que si vous avez un enfant autiste et que vous voulez tout faire pour lui, vous n’en aurez peut-être pas les moyens.Vous devrez vivre avec ce constat effrayant.Couverture partielle au Québec Aujourd’hui, au Québec, 30 millions de dollars sont déboursés annuellement pour l’autisme, alors que le montant est de 170 millions en É JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des dizaines de parents se sont réunis hier devant les bureaux du premier ministre Jean Charest à Montréal pour dénoncer l’absence de services offerts à leurs enfants autistes.Ontario.L’Alberta, de son côté, donne aux familles depuis des années entre 30 000 $ et 80 000 $ par année pour l’accompagnement d’un enfant autiste.Au final, une personne autiste peut coûter tout au long de sa vie jusqu’à un ou deux millions de dollars à la société si elle n’est pas prise en charge de façon précoce.Mais au Québec, la stimulation ABA n’est offerte qu’en partie et uniquement dans les centres de réadaptation; cela survient après parfois des années d’attente pour un résultat de 15 à 20h par semaine maximum au lieu des 40 heures recommandées.L’enfant y a accès après un diagnostic (qui, dans notre système public, peut tomber après une attente d’un à deux ans), puis il doit attendre pour recevoir des services dans les centres de réadaptation, encore une autre année, voire plus, pour recevoir de la thérapie ABA dans les centres.Vous l’avez compris, ce système est complètement loufoque.Alors que la situation commande l’urgence, afin de stimuler le cerveau jeune de ces enfants, l’enfant diagnostiqué à 3-4 ans aura peut-être accès à des soins à 5 ou 6 ans, ce qui est mieux que rien, mais déjà bien tard — certains diront même trop tard — pour rattraper la courbe! Une moitié de soins Mais aujourd’hui, dans ces centres québécois, par manque de fonds, on doit couper dans les services afin de les répartir entre plusieurs enfants.Ces dernières années, le nombre d’enfants autistes a augmenté de 300 %, ce qui fait que ces enfants et leurs familles doivent se partager une petite part du gâteau.Ils reçoivent à peine la moitié de ce qui devrait être essentiel.Comme si on donnait la moitié d’un médicament à un diabétique ou à un cancéreux! Comme si la moitié d’un rein suffisait! Le vrai malheur aujourd’hui n’est pas d’avoir le diagnostic d’un enfant autiste, mais de l’avoir trop tard, et surtout de se sentir abandonné par le système.Des parents sont ruinés émotionnellement et économiquement par le fait de ne pouvoir accompagner et subvenir adéquatement aux besoins primordiaux de leurs enfants.De manière délibérée, au vu et au su des connaissances et de la recherche, le gouvernement sacrifie des individus qui auraient eu une place dans notre société et qui auraient pu contribuer activement à cette dernière.C’est tout le potentiel de milliers de petits Québécois que nous sommes en train de gâcher.Les provinces face aux conservateurs i rr.¦ Norman Spector n août, avant la rentrée parlementaire, John Ibbitson, chroniqueur politique au Globe and Mail, a noté que sur la scène politique au Canada, au moins cinq élections provinciales auraient lieu pendant la première semaine d’octobre.Le chef de bureau du Globe à Ottawa a aussi suggéré que la position déjà forte d’un Stephen Harper majoritaire était sur le point de se solidifier davantage.Avec le Parti conservateur menant dans les sondages en Ontario et au Manitoba, M.Ibbitson a alors dépeint un scénario dans lequel M.Harper pourrait bientôt être aux prises avec des premiers ministres portant sa couleur — de la rivière des Outaouais jusqu’aux Rocheuses.Leurs gouvernements, loin de constituer un contrepoids aux conservateurs, seraient tous des adeptes des baisses d’impôt et des réductions de déficits, en plus de rêver de durcir les politiques en matière de criminalité.Comme nous le savons maintenant, ce scénario ne s’est pas réalisé.Au Manitoba, le NPD a battu les conservateurs.Et, en Ontario, le premier ministre libéral Dalton McGuinty a remporté une troisième victoire électorale (cette fois-ci, un gouvernement minoritaire).Toronto étant le cœur des médias au Canada anglais, ce résultat a donné lieu là-bas à une explication.Après avoir critiqué la mauvaise campagne du chef conservateur Tim Hudak en Ontario, les chroniqueurs ont conclu que l’année 2011 était une belle occasion pour les gouvernements sortants de briguer les suffrages.Il y a là un brin de vérité, mais pas toute la vérité.Car l’analyse excluait le Québec, oû les sondages montraient un fort appétit pour le changement.Au point oû on a un moment imaginé que le premier ministre Jean Charest pourrait déclencher une élection, alors que le PQ était en mode autodestruction et juste avant que François Legault s’apprête à former son parti politique.La Colombie-Britannique présente un autre contre-exemple à cette thèse.Certes, les Canadiens ont besoin de sécurité en période de difficulté économique.Toutefois, les exemples du Québec et de la Colombie-Britannique démontrent qu’ils exigent également un gouvernement compétent et honnête.Sur la côte ouest, comme au Québec, le gouvernement au pouvoir est libéral (de nom seulement) .Tout comme Jean Charest, le premier ministre Gordon Campbell avait remporté un gouvernement majoritaire à l’élection précédente — c’était sa troisième victoire.Et lui aussi s’est embourbé dans de grandes difficultés politiques (à la suite de sa décision d’harmoni-ser la taxe de vente avec la TPS fédérale).Comme au Québec, la chef de l’opposition était aux prises avec une révolte de son caucus.Cependant, contrairement au Parti québécois (du moins, à ce jour), Carole James a été remplacée par un nouveau chef.Puis, le premier ministre Gordon Campbell a lui-même fait face à une révolte venue de son caucus, et il a ensuite démissionné.Le style de la nouvelle première ministre, Christy Clark, étant le contraire de celui de M.Campbell, sa cote dans les sondages a bondi au cours de la campagne à la chefferie; toute de suite, elle a commencé à spéculer sur une élection rapide.Pour justifier le fait qu’elle avait l’intention de ne pas tenir compte de la loi provinciale décrétant des élections à date fixe, Mme Clark a fait valoir qu’un premier ministre avait besoin d’un mandat venu du peuple, et pas seulement du parti politique qui l’avait choisi.Cette position de principe a placé Mme Clark à l’abri des allégations d’opportunisme politique.Cependant, elle devait retarder la tenue d’une élection jusqu’à ce que les Britanno-Colombiens aient décidé du sort de la TVH par voie de référendum, ce qu’ils ont fait en août.Puis, quand sa cote personnelle et celle du parti ont commencé à chuter, elle a esquivé les questions sur le moment propice à une élection.Évidemment, les journalistes l’ont talonnée; et finalement, elle a déclaré qu’elle avait l’intention de gouverner jusqu’à la fin du mandat de M.Campbell.Au mois d’août, l’analyse de M.Ibbitson dans le Globe and Mail était chapeautée du titre «Prochainement: une période harmonieuse pour Stephen Harper».Si Mme Clark avait suivi son plan original et fait face aux électeurs à l’automne, elle aurait perdu.Et demain, lorsque la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, s’assoira avec les provinces afin de négocier un nouvel accord sur les soins de santé, elle ne sera entourée que de trois ministres conservateurs — et d’un nombre égal de néodémocrates.Norman Spector est chroniqueur politique pour le Globe and Mail L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l’information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, (Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec)Yahien 'Deg\i^e(société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales).Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-BoisvertfsawféJ ; information politique : Michel DaNidjchroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins, Eric Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy TaiWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emilie Folie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)', Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Québec) .PUBLICrTE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Can tara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 24 NOVEMBRE 2011 ACTUALITES BAIRD SUITE DE LA PAGE 1 vers tous ces sites et indique «en anglais seulement» lorsque cela s’applique — c’est à dire souvent La plupart de ces ministres sont députés dans des circonscriptions essentiellement unilingues.Mais ce n’est pas le cas de M.Baird, représentant d’Ottawa-Ouest-Népéan, où 7 % des résidants ont le français comme langue maternelle (selon le recensement 2006).n est ainsi le seul député d’Ottawa à ne pas proposer de version française à son site de député: Paul Dewar (NPD, Ottawa-Centre), David McGuinty (PLC, Ottawa-Sud), Royal Gali-peau (PCC, Ottawa-Orléans) et Mauril Bélanger (PLC, Ottawa-Vanier) ont tous des sites bilingues.Ce choix de Tunilinguisme est récurrent chez le ministre des Affaires étrangères.Cet automne, M.Baird s’est retrouvé au cœur d’une polémique après avoir demandé et obtenu que ses cartes professionnelles soient unilingues, dotées d’encre dorée et sans mention de l’édifice Lester B.Pearson (qui abrite les bureaux de son ministère.et rend hommage à l’ancien premier ministre libéral).Selon des documents révélés en octobre, M.Baird a lui-même «demandé que ses cartes professionnelles soient en anglais seulement, comme elles Vont toujours été dans le passé».L’organisme Impératif français avait alors dénoncé une pratique qu’il associait à une «forte odeur déplaisante de suprémacisme anglo-saxon».Le ministre contribuait à présenter le Canada sur la scène internationale comme un pays anglophone, affirmait l’organisme.Impératif français avait déjà éprouvé des problèmes avec M.Baird lorsqu’il œuvrait sur la scène provinciale ontarienne.En janvier 2001, l’organisme avait ainsi dénoncé que «le ministre ontarien des Affaires francophones, John Baird [il a occupé ce poste entre 1999 et 2002], vous accueille uniquement en anglais sur le site Internet de sa circonscription», qui possède la même adresse aujourd’hui.L’organisme rappelait du coup l’appui de M.Baird à la décision du gouvernement Harris de refuser en 1999 «de reconnaître un statut officiel à la langue française au sein de la Ville d’Ottawa».Gêne Porte-parole du NPD en matière de langues officielles, le député Yvon Godin estime que John Baird devrait s’afficher en français sur son site Web.«Ça ne me surprend pas de sa part, étant donné son parcours politique.Mais je trouve ça inacceptable: M.Baird représente plus qu’une circonscription qui compte des francophones, il est ministre.» Selon le député, les sites unilingues et les nominations de personnes unilingues à des postes importants (juge à la Cour suprême, vérificateur général) «traduisent un manque de respect envers le français qui est en train de devenir une marque de commerce conservatrice.C’est comme s’ils en avaient honte».Le bureau de John Baird n’a pas rappelé Le Devoir hier.Le Devoir CSDM Seulement 46 % des garçons ont réussi à terminer leur secondaire en cinq ans SUITE DE LA PAGE 1 quartier possède un réseau de pavillons primaires rattachés à une école secondaire à la manière d’un campus, afin de partager les installations et les services.«Le budget serait élaboré avec la CSDM selon un modèle opératif >, a expliqué Mme De Courcy.Le deuxième scénario, celui de l’école autonome et libre, propose que celle-ci reçoive son budget sous forme de crédits annuels, qu’elle pourrait gérer sans lien avec l’institution centrale.«Ça semble être le rêve de certains et on va voir si ce rêve-là tient la route», a soutenu Mme De Courcy.A terme, dans deux ans, la CSDM donnera son appui au scénario qui ressortira des discussions.D’ici là, elle promet que des opérations de «simplification» seront effectuées dès janvier, date où la firme Pricewaterhouse-Coopers rendra son rapport comprenant des recommandations à cet effet.Déjà, grâce à l’informatisation de son système, il n’y aura plus de parents qui camperont devant les écoles à deux heures du matin pour inscrire leurs enfants.«Ça se fera par Internet.Comme un mini-SRAM», a dit Mme De Courcy, faisant référence au système d’inscription des cégeps de la métropole.Des cartes repas électroniques seront utilisées et le paiement des inscriptions pourra se faire en ligne.Elle a également plaidé pour que le vote en vue d’élire les commissaires se fasse de la même façon.Déplorant qu’il n’y ait que des lois et règlements et pas de politique nationale de l’éducation, les dirigeants de la CSDM ont exhorté l’Assemblée nationale à se positionner en faveur de l’école publique.Le réseau privé doit-il continuer à être financé?Devrait-on le contraindre à accepter sa part d’élèves handicapés et en difficulté?«L’Ontario a fait ce débat et a pris position, a rappelé Mme De Courcy.Nous sommes très inquiets que le Québec n’ait pas confirmé ses choix.» Bilan des résultats scolaires Le premier bilan du «Plan réussir», le grand plan de performance et de lutte contre le décrochage de la CSDM, adopté en 2009, révèle que les taux de réussite des élèves en français et en La performance des élèves de la CSDM En français En 1*^^ et 2^ secondaire 2010 -2011 cible 2015 Taux de réussite en écriture 71,9% 80% Moyenne des notes 64,6% 70% Taux de réussite en lecture 72% 80% Moyenne des notes 64% 70% À l’épreuve de fin d’année en 5® secondaire Taux de réussite en écriture Taux de réussite en lecture 2010 -2011 cible 2015 n.d.80% 86% 85% En mathématiques En Ir^ et 2^ secondaire Taux de réussite 2009 2010 Cible -2010 -2011 2015 65,6% 65,9% 80% Obtention d’un diplôme Cohorte ayant commence en 2003 -2004 2004 -2005 2005 -2006 cible 2015 en cinq ans 41,6% 43,3% 46,0% 50% en six ans 52,6% 56,1% — 60% en sept ans 57,8% — — 70% La CSDM, c’est.110 972 élèves 16 500 employés 191 établissements 134 langues parlées 875 millions $ en budget annuel Source Commission scolaire de Montréal mathématiques augmentent légèrement, bien qu’ils soient encore loin d’atteindre les cibles de 2015.«L’aiguille bouge», a indiqué Gilles Pe-titclerc, le directeur général de la CSDM.Toutefois, en français-écriture de 4"^ secondaire, le taux de réussite a légèrement diminué par rapport à 2008-2009.Idem pour le français-lecture de 5"^ secondaire.Et en mathématiques, au premier cycle du secondaire, le taux de réussite est légèrement en hausse à 65,9 %, mais loin de la cible de 80 % pour 2015.La CSDM se dit également préoccupée par la réussite des garçons au secondaire, surtout en français, et par le nombre d’élèves décrocheurs qui n’obtiennent pas leur diplôme d’études secondaires en cinq ans.Même s’ils «raccrochent» souvent quelques années plus tard à la formation générale aux adultes, la CSDM souhaiterait que les élèves réussissent tout leur parcours au secteur «jeune».Pour l’instant, même si cela constitue une légère amélioration, ils ne sont que 46 % à avoir réussi à terminer leur secondaire en cinq ans.La CSDM aimerait ramener à terme le taux d’abandon scolaire sans diplôme ni qualification à 26,8 %, et il était de 31 % (1338 élèves sur 4303) pour la seule cohorte de 2008-2009.Enfin, autre élément de préoccupation pour la plus grosse commission scolaire du Québec: le faible nombre d’élèves de moins de 20 ans inscrits en formation professionnelle et le trop grand nombre d’élèves possédant une moyenne cumulative trop basse, oscillant entre 60 et 69 %.Le président de l’Alliance des professeurs de Montréal, Alain Marois, ne remet pas en question les efforts faits par la commission scolaire et les enseignants pour la réussite des élèves.Mais ils pourraient bien relever du hasard, dit-il.«On a beau mettre n’importe quelle cible, le problème est: est-ce qu’on analyse la même chose?», a-t-il souligné.Pour l’Alliance, qui plaide pour le retour des connaissances, les compétences permettent une évaluation trop subjective.Pour l’instant, il ne croit pas que les enseignants aient reçu de pression pour gonfler les résultats, mais personne n’est à l’abri d’une telle chose, conclut-il.Le Devoir CLINIQUE La loi interdit aux médecins de facturer des actes médicaux pour lesquels la RAMQ les rétribue déjà SUITE DE LA PAGE 1 Le Devoir, une pharmacienne pratiquant dans une officine s’est étonnée de ces montants, qu’elle juge nettement exagérés.Même si elle ignore les doses réelles administrées à cette patiente, elle évalue qu’une utilisation normale du Versed coûte, sans la marge de profit, 4 $, alors que le Eentanyl se vend, encore là sans marge de profit, autour de 35 $.On a aussi facturé à la patiente 25 $ de solution saline stérile, 25 $ d’oxygène et 25 $ de gelée lubrifiante, des produits très peu coûteux.Le conjoint de cette patiente, qui ne souhaite pas s’identifier publiquement, se sent d’autant plus lésé que son assureur privé, qui avait de prime abord indiqué que ce service serait remboursé, a ensuite reculé en voyant la facture détaillée.Cette clinique facture quelques mois plus tard 540 $ pour la même procédure.Elle se défend de surfacturer, puisque ses prix se comparent à ceux fixés ailleurs.De plus, argue-t-elle, les patients paient en toute connaissance de cause, avertis du montant à débourser avant l’examen.Dans les cliniques de la région métropolitaine que Le Devoir a contactées, comme OPMEDIC, Radiologie Varad, la Clinique de gastro-entérologie et d’endoscopie de Laval ou la Clinique 1037, les prix pour une colonoscopie varient de 479 $ à 540 $.Les délais pour obtenir un rendez-vous s’échelonnent de quelques jours à trois semaines.En mars 2007, une journaliste qui avait fait ce même exercice avait relevé des frais de 200 à 450 $.La loi interdit aux médecins de facturer des actes médicaux pour lesquels la RAMQ les rétribue déjà.Ils peuvent facturer des «frais accessoires» pour trois raisons: des médicaments, des anesthésiants et des pansements.A quelle hauteur?La loi laisse cette question ouverte.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Yves Bolduc La RAMQ, qui confirme avoir reçu la plainte de cette patiente, mène actuellement huit enquêtes liées à la surfacturation, mais aucune ne concerne les frais exigés pour les colonoscopies.Dernièrement, elle a annoncé l’embauche de plusieurs inspecteurs qui visiteront les cliniques afin de les informer concernant les frais exigibles, mais leur rôle est davantage consultatif que punitif.Questionnée sur les frais exigés pour une colonoscopie au privé, la porte-parole du ministre de la Santé Yves Bolduc assure que le ministre s’occupe de cette question, rappelant la création de cette «escouade» des frais accessoires.«C’est une priorité pour le ministre», assure Natacha Joncas Boudreau.Un rapport tenu secret Dans la dernière année, la RAMQ a remis au ministère de la Santé un rapport sur les frais accessoires, intitulé Frais facturés aux personnes assurées - Eléments de réflexion et pistes de solutions, mais celui-ci n’a jamais été rendu public.Le ministère de la Santé a récemment refusé d’en fournir une copie au Devoir, invoquant les exceptions prévues à la Loi sur l’accès à l’information.Le rapport Chicoine, qui recommandait en 2007 d’attaquer le problème de front, attend toujours lui aussi qu’on lui donne suite.Pendant ce temps, le flou qui entoure les frais accessoires perdure.En mai, des patients ont déposé une requête pour autoriser un recours collectif dans l’affaire des frais abusifs payés pour le traitement de la dégénérescence maculaire.Les patients déplorent les 150 à 230 $ qu’ils ont dû débourser dans certaines cliniques pour des gouttes préparatoires à l’injection du Lu-centis, lesquelles ne coûtent en réalité pas plus de 15 $.L’avocat dans cette cause, M"^ Cory Verbauw-hede, a eu vent des frais facturés pour des colonoscopies et observe de nombreuses similitudes entre ce dossier et celui de la dégénérescence maculaire.En mai, le ministre Yves Bolduc cédait d’ailleurs à la pression populaire, annonçant que les traitements pour la dégénérescence maculaire seraient désormais offerts gratuitement, même au privé, et ce, pendant un an.Il souhaite que tous les patients soient ensuite rapatriés au public.Déjà, l’hôpital du Saint-Sacrement, à Québec, a indiqué qu’il ne pourrait pas les prendre en charge en juin 2012, comme prévu.Pour M"^ Verbauwhede, la RAMQ refuse carrément de «jouer son rôle de chien de garde».«La facturation hors norme de certains frais accessoires reflète un manque de revenus pour couvrir les frais de fonctionnement du cabinet privé», écrivait Jean-Pierre Chicoine dans son rapport de 2007.Il recommandait entre autres d’inclure dans les frais admissibles les tests diagnostiques et de publier des grilles tarifaires «cohérentes».Le Devoir PLC Un système uninominal majoritaire à un tour ne reflète pas adéquatement la volonté de la population SUITE DE LA PAGE 1 tour par lequel le candidat élu député est celui ayant obtenu plus de votes que chacun de ses adversaires pris séparément.Le système préférentiel proposé par les libéraux nécessite que les électeurs numérotent chacun des candidats sur le bulletin de vote du plus aimé au moins aimé.Au dépouillement, si aucun candidat n’obtient 50 % plus 1 des votes, le candidat arrivant dernier est écarté et les deuxièmes choix indiqués sur ses bulletins de vote sont répartis aux candidats restants.Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’un candidat obtienne la majorité des voix.Le système actuel pose un problème de conscience à tout électeur ayant une préférence pour un candidat de la marge.En votant pour son favori, il se retrouve parfois à contribuer à l’élection du candidat qu’il aime le moins en divisant le vote du candidat grand public qui aurait été le plus susceptible de lui barrer la route.Ainsi, un électeur adepte du Parti vert qui à tout prendre préférerait un gouvernement libéral ou néodémocrate, divise le vote de ces dernières formations au profit du Parti conservateur, qu’il aime peut-être le moins.Le vote préférentiel atténue ce phénomène.Le système uninominal à un tour a toujours été le mode de sélection privilégié du parlementarisme britannique caractérisé par la présence de deux principaux partis politiques.Mais au Canada, on assiste depuis 1990 à l’éclatement de l’offre politique sur la scène fédérale.Les militants libéraux, qui en font maintenant les frais, en prennent acte.«On reconnaît qu’un système uninominal majoritaire à un tour ne reflète pas adéquatement la volonté de la population dans un pays à régime multipartiste», est-il écrit dans la résolution.Le Parti libéral rejette expressément les modes strictement proportionnels parce qu’ils favoriseraient le NPD et le Parti vert, est-il écrit, mais surtout parce qu’ils «mènent à des gouvernements minoritaires à perpétuité et à la création de partis politiques à revendications monolithiques».Le financement étatique des partis politiques, que les libéraux s’engagent à restaurer, serait accordé selon le nombre de premiers choix obtenus par un parti politique donné.Voter pour son candidat préféré, même marginal, aurait donc encore un impact.Le bilinguisme ne fait pas Tunanimité Le Parti libéral risque par ailleurs de se diviser sur le plancher du congrès quant à la nécessité d’exiger des juges de la Cour suprême d’être «parfaitement bilingues».Cette question a alimenté les débats à la Chambre des communes le mois dernier après la nomination par Stephen Harper d’un second juge unilingue anglophone, Michael Moldaver.Le chef libéral intérimaire.Bob Rae, s’était montré circonspect dans ses critiques, disant «préférer» les candidats bilingues.Il semble que les militants de Colombie-Britannique partagent son point de vue.«Le Parti libéral du Canada s’oppose à toute exigence voulant que tous les juges siégeant à la Cour suprême du Canada soient parfaitement bilingues», propose l’aile du PLC de cette province.Les militants font valoir qu’en instaurant le bilinguisme obligatoire, «la grande majorité des experts en matière juridique àins l’ouest du pays seraient injustement exclus de pouvoir siéger à la Cour suprême du Canada».As soutiennent que c’est aussi le cas «de nombreux experts en questions juridiques qui sont francophones unilingues».Jamais un juge unilingue francophone n’a été nommé à la Cour suprême dans toute l’histoire du Canada.À bas les barrières à Tavortement Notons enfin que les militants du Parti libéral débattront aussi en priorité d’une résolution visant à s’assurer que l’avortement est financé par les fonds publics partout au pays.Pour ce faire, un gouvernement fédéral libéral imposerait des pénalités financières à toute province instaurant des barrières à l’avortement.En vertu de la Loi canadienne sur la santé, une province ne peut pas laisser des patients payer pour des soins de santé au privé qui sont couverts dans le système public.La Nouvelle-Ecosse a déjà subi une telle pénalité de 39 000 $ par année du gouvernement libéral parce qu’elle ne finançait que les avortements effectués en hôpital.La situation s’est depuis déplacée au Nouveau-Brunswick.Or, toutes les femmes n’ont pas accès aux avortements en hôpital, car pour ce faire, elles doivent avoir une prescription d’un médecin et trouver un gynécologue qui accepte de faire la procédure.La clinique Morgentaler accepte les femmes sans prescription, mais facture entre 650 $ et 800 $.Le gouvernement de Stephen Harper a mis fin aux négociations qu’avait entreprises le ministre libéral Ujjal Dosanjh avec le Nouveau-Brunswick.Le Devoir LE DEVOIR www.Iedevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Le Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9' l’imprimerie du Journal de Québec, 450 avenue Béchard, Québec qui est la propriété d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel Inc., 12 800 rue Brault, St-Janvier de Mirabel, Québec, division de Québécor Média, 612 rue Saint-Jacques, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de de Corporation Sun Média, 612 rue Saint-Jacques, Montréal.— Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.