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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-12-29, Collections de BAnQ.

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L’aile antifusion de l’ADQ mène sa bataille sur Internet 'm Page A 3 www.ledevoir.com4- Détroit d’Ormuz : la menace de i riran feit frémir les marchés Page B 3 LE DEVOIR Vol.CII N°296 4 LE JEUDI 29 DECEMBRE 2011 1,09$ + TAXES = 1,24$ Mes : tollé contre la création de zones franches Des citoyens rejettent l’idée de mettre certains projets à l’abri des référendums LISA-MARIE GERVAIS Le dépôt en catimini du projet de loi 47 a ravivé les inquiétudes des citoyens qui craignent de perdre le pouvoir de s’exprimer par voie de référendum sur des projets touchant leur municipalité.Dans sa forme actuelle, le projet de loi sur l’aménagement durable du territoire et de l’urbanisme donnerait aux villes un nouvel outil, les «zones franches», qui leur permettrait de contourner le processus référendaire pour faire adopter un changement de zonage.Proposant la refonte d’une loi vieille de 30 ans, ce projet de loi a fait l’objet d’une consul- tation au préalable plus tôt cette année, au cours de laquelle plusieurs témoignages et mémoires ont été reçus, notamment concernant l’article 82 portant sur les «zones franches d’approbation référendaire».Mais peu avant les Fêtes, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, l’a déposé in extremis avant la fin de la ses- sion, respectant ainsi son engagement, a précisé ^on cabinet.A Montréal, le Rassemblement pour la sauvegarde du 1420 boulevard Mont-Royal (l’ancien couvent Mont-Jésus-Marie) craint que l’adoption VOIR PAGE A 8: ZONES ERANCHES Uannée de l’indignation (2) Printemps arabe : ras-le-bol contre les dictatures Le mouvement des Indignés, qui s’est propagé jusqu’à Wall Street et un peu partout sur la planète à partir de l’Europe, a surgi des mois après une révolte autrement dramatique, née en Tunisie, qui a mené au «printemps arabe» et à la chute de plusieurs dictatures, au prix de nombreuses vies.Deuxième d’une série de quatre articles.CLAUDE LÉVESQUE Contrairement aux autres mouvements d’«indignés», le printemps arabe a eu raison de quatre régimes ou, du moins, des hommes qui les incarnaient: Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Égypte, Kadhafi en Libye et, plus récemment, Saleh au Yémen.En réalité, ce «printemps» avait commencé avant même la fin officielle de l’automne 2010, soit le 17 décembre.Ce jour-là, Mohamed Boua-zizi, un jeune homme contraint à vendre des fruits et légumes dans la rue malgré une certaine scolarisation, s’est immolé dans une ville de province en Tunisie, pour protester contre sa situation et contre le harcèlement dont il faisait l’objet de la part des policiers.Ce geste désespéré a réveillé les consciences et brisé le mur de silence et de peur qui emprisonnait les Tunisiens et d’autres peuples de la région, montrant finalement que les dictatures, même les plus féroces, ne sont pas invincibles.De Sidi Bouzid, les manifesta- VOIR PAGE A8: RAS-LE-BOL ¦ Le régime syrien libère 755 prisonniers politiques, page B 5 FETHI BELAID AGENCE FRANCE-PRESSE Le 17 décembre dernier, des milliers de Tunisiens se sont rassemblés à Sidi Bouzid, dans la ville où, un an auparavant, le jeune vendeur de fruits et l^umes Mohamed Bouazizi s’était immolé par le feu pour protester confre sa situation et contre le harcèlement policier.Ce devait êfre l’étincelle qui déclencha la révolte à l’origine du printemps arabe.Compteurs INTELLIGENTS Hydro fonce malgré les questions en suspens LOUIS-GILLES ERANCŒUR Hydro-Québec continue l’installation de ses compteurs «intelligents» dans trois villes malgré la tempête sociale et politique que ces appareils soujèvent ailleurs au Canada et aux États-Unis, y compris dans la communauté scientifique.En Colombie-Britannique, où se poursuit un programme d’installation de ces compteurs, réputés pour émettre des radiofréquences susceptibles d’affecter les personnes «électrosensibles», la bataille fait rage.Certains se sont attachés à leurs compteurs analogiques ou mécaniques pour empêcher leur remplacement.D’autres bloquent l’accès à leur demeure aux installateurs, mais n’y arrivent pas si le compteur est à l’extérieur.En Californie, PG&E, l’un des plus importants distributeius 4’élec-tricité de la côte ouest des États-Unis, a fini par annoncer, il y a dix VOIR PAGE A 8: COMPTEURS La consécration de l’année : Arcade Fire Le groupe rock montréalais a accédé au rang de superstar internationale SOURCE CYCLOPES MUSIQUE Les meilleurs spectacles anglophones présentés au Québec en 2011 À lire en page B 7 INDEX Annonces.A4 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 7 Décès.A4 Économie.B 1 Idées .A 7 Météo.B 6 Monde.B 5 Mots croisés.B 6 Sports.B 6 Sudoku.B 4 Éditorial .A 6 Télévision.B 7 GUILLAUME B O U R G AU LT - C OT E Dimanche, 13 février 2011.La nouvelle a l’effet d’une bombe: les fanas de rock indépendant et alternatif sautent de joie, ceux de Katy Berry et de Lady Gaga restent bouche bée.Qui?Arcade Eire?Un groupe de Montréal gagnant du plus prestigieux des Grammy, celui d’album de l’année?Scandale.Ou presque.I ' X- Sur Twitter, les ga- La consecration zouiUis interloqués de-d© l’anné© mandant «who is Arca-de Pire?» (parfois avec quelques jurons) pullulent — la contrebassiste de jazz Esperanza Spalding a eu droit au même traitement empreint d’incompréhension après avoir coiffé Justin Bieber au titrp de révélation de l’année.Étonné, le public?Absolument.Parce que dans un cas comme dans l’autre, le jury n’a pas VOIR PAGE A 8: ARCADE EIRE ¦ L’objet de l’année : le BlackBerry, page B 1 LUCY NICHOLSON REUTERS Les membres du groupe rock monfréalais Arcade Fire recevant le prestigieux Grammy de l’album de l’année, le 13 février dernier, à Los Angeles.D’aufres récompenses devaient leur être atfribuées en 2011.Quelle société voulez-vous pour 2012?Partagez-le sur WWW J N DI G N EZ-VOU $ Xâ 77831302832453 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 29 DECEMBRE 2011 ACTUALITES Parcs Canada cherche à renflouer ses coffres Ottawa — Alors que les droits d’entrée dans les parcs nationaux et les sites historiques du pays demeureront gelés jusqu’en 2013, Parcs Canada tente de trouver de nouvelles façons de renflouer ses coffres.L’agence a commandé une étude de 50 000 $ qui doit trouver de possibles sources de revenus supplémentaires.Parcs Canada administre 42 parcs et 167 sites nationaux historiques, mais des frais d’entrée ne sont exigés que dans 125 de ces endroits.Le gouvernement fédéral avait annoncé un gel de deux ans pour tous les parcs et sites historiques du pays en 2009, avec une prolongation jusqu’en 2013 pour le public et jusqu’en 2014 pour les groupes commerciaux.Un document contractuel démontre que la fréquentation de ces lieux a chuté de 7 % de 2006-2007 à 2010-2011, portant ainsi l’affluence à 20,2 millions de visiteurs contre près de 21,8 millions.Cette tentative de renouveler les sources de revenus survient alors que le gouvernement fédéral a demandé aux différents ministères de faire des réductions de budget de l’ordre de 5 à 10 %, ce qui pourrait permettre à Ottawa d’économiser quelque 4 milliards d’ici 2014.La Presse canadienne Le Canada ne briguera pas de nouveau siege au Conseil de sécurité de l’ONTJ MIKE BLANCHFIELD Ottawa — Le gouvernement Harper ne se lancera pas dans une autre campagne pour obtenir un siège temporaire de deux ans au Conseil de sécurité des Nations unies après la défaite encaissée en 2010, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, John Baird.«Ce n’est pas quelque chose que j’envisage», a dit le ministre lors d’une entrevue de hn d’année accordée à La Presse canadienne juste avant Noël.Tout en expliquant qu’il n’est jamais intéressant de se présenter pour un poste sans hnalement le dé- Le Portugal crocher, le ministre s’est montré incisif avait été en faisant valoir que > «le Canada ne se Pf^lere contenterait pas d’être Canada accommodant».Ce nouveau mantra, pour occuper John Baird l’a formulé à huit reprises pendant ce siège non le discours qu’il a pro- , noncé au nom du Ca- permanent nada au siège des Nations unies à New York le 26 septembre dernier.En octobre 2010, le Portugal avait été préféré au Canada pour occuper le second des deux sièges non permanents qui étaient disponibles au Conseil de sécurité, l’organe le plus puissant des Nations unies.C’était la première fois depuis la fondation de l’organisation internationale, il y a plus de 60 ans, que le Canada ne parvenait pas à obtenir le siège temporaire qu’il convoitait Ce revers avait suscité le mécontentement de nombreux observateurs, qui reprochaient au gouvernement conservateur de Stephen Harper de s’être aliéné plusieurs des quelque 190 pays membres des Nations unies en menant une politique étrangère nettement favorable à Israël, en se conduisant comme un mauvais élève sur le plan des politiques climatiques et en s’éloignant progressivement du continent africain.John Baird s’est élevé contre les allégations de ses détracteurs, et ce, sur tous les fronts.«Peut-être que si nous avions décidé de nous taire et de ne pas parler des droits des homosexuels en Afrique, peut-être que si nous avions tu nos inquiétudes sur la situation au Sri Lanka, peut-être que si nous n’avions pas décrié aussi énergiquement le bilan effroyable de l’Iran en matière de droits de la personne, peut-être que l’Iran aurait voté pour nous», a lancé le ministre lors d’un entretien accordé le 20 décembre, une journée qu’il avait consacrée aux entrevues de fin d’année avec plusieurs médias.«Nous ne l’avons pas fait et je ne pense pas que nous regrettions quoi que ce soit, a-t-il poursuivi.L’Iran a probablement voté contre nous, la Corée du Nord a probablement voté contre nous, tout comme Kadhafi a probablement voté contre nous.Je crois que nous devrions en être honorés.» Le ministre Baird s’est dit spécialement her de la position adoptée par le gouvernement du Canada face à celui du Sri Lanka, qui n’a pas enquêté avec suffisamment de sérieux, selon Ottawa, sur les atrocités commises par les forces militaires nationales lors de l’assaut final lancé contre les Tigres tamouls en mai 2009.«Nous sommes horrifiés face à cette situation.Quelqu’un doit se lever et Solde du temps des Fêtes Kanuk DIREŒMENTÀLAMANUFAQURE Jusqu’au 31 décembre www.kanuk.com Nous sommes loin de vous?COMMANDEZ PAR INTERNET kanuk.com Collection Kanuk 2012 Le Patrouilleur junior prix régulier: 494$ NOUVEAU! 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réconciliation significatif [.]Ce n’est peut-être pas très populaire, mais quelqu’un doit évoquer ces réalités.Je pense que c’est extrêmement important», a affirmé le ministre Baird.Des critiques reprochent à John Baird et au gouvernement Harper de préconiser une approche de «diaspora politique» en adoptant des positions susceptibles de plaire à certaines populations néo-canadiennes en fonction de leur poids démographique.Les Tamouls, par exemple, se comptent par centaines de milliers dans certaines circonscriptions clés de Toronto.Le ministre balaie ces affirmations du revers de la main, faisant remarquer que les conservateurs «ne l’ont pas fait la veille des élections».Ottawa s’est également attiré les foudres des communautés musulmanes et arabes pour son soutien à l’égard d’Israël, considéré comme indéfectible par ces populations.John Baird n’en croit rien: d’après lui, ces mésententes sont montées de toutes pièces par les médias du pays.«Cest une question de principe.Si vous regardez notre position à l’égard d’Israël — dans ma circonscription, il y a 2800Juifs pour 11 500Arabes et musulmans.Nous ne le faisons pas pour le capital politique, nous le faisons car nous estimons que c’est juste et nous y croyons.» John Baird a indiqué qu’il avait l’intention de se rendre en Israël et en Palestine au début du mois de janvier.11 n’a pas tari d’éloges à l’endroit du premier ministre pa- lestinien Salam Fayyad, qu’il a rencontré un peu plus tôt cette année.«L'histoire de son succès est probablement la plus discrète au monde.La situation sécuritaire en Cisjordanie s’est considérablement améliorée depuis qu’il est en poste.» Et cette réputation de cancre en matière de lutte aux changements climatiques qui colle à la peau du Canada depuis quel-que temps, qu’en pense John Baird?C’est le ministre lui-même qui soulève la question.«J’ai fait environ deux fois le tour du monde, et il y a seulement deux ministres des Affaires étrangères qui ont souhaité en discuter avec moi.C’est un dossier important pour certains, mais ce n’est certainement pas un dossier dont on m’a souvent parlé.» La Presse canadienne Le NPD devra trimer dur pour garder son attrait auprès des Québécois FANNIE OLIVIER Ottawa — Le Québec, si volage en politique, restera-t-il sous le charme du Nouveau Parti démocratique (NPD) un an après le déferlement de la vague orange?La réponse dépendra de la capacité du parti à capter l’attention des Québécois, mais aussi de lacteurs échappant complètement à son contrôle.Le 2 mai dernier, les Québécois ont voté par centaines de milliers pour le «bon Jack», offrant pas moins de 59 des 75 sièges du Québec aux troupes néodémocrates, décimant du même coup le Bloc québécois.Quelques mois plus tard, des sondages montrent un NPD en perte de vitesse et parfois même côte à côte avec le Bloc, pourtant boudé un peu plus tôt.Essoufflement passager du NPD ou simple retour à la normale?Une chose est claire: pour garder leur place dans le cœur des Québécois, les députés devront trimer dur.«Je pense qu’on réalise, parmi les 59 députés, qu’on est à peu près tous là grâce à Jack Layton.C’est indéniable, M.Layton exerçait un magnétisme auprès de l’électorat au Québec», concède le président du caucus néodémocrate québécois, Guy Caron.Le député s’empresse d’ajouter qu’ils étaient bien conscients, au lendemain des élections, que la balle était désormais dans leur camp.«On savait également que ce serait notre propre travail après de nous maintenir sur place et de faire en sorte que le NPD puisse former le gouvernement en 2015», assure-t-il.Le décès de Jack Layton au mois d’août, avant la reprise des travaux pour la session d’automne, a créé une onde de choc au sein du caucus.Non seulement les recrues ont-elles dû se passer de l’homme qui a permis au NPD de percer au Québec, le parti a dû taire sans la présence de députés expérimentés qui se sont lancés dans une course au leadership.«On a [des] députés d’expérience qui sont en ce moment en course au leadership, en plus des deux autres qui ne sont pas députés, ce qui fait en sorte que leur absence nous prive de gens d’expérience», rappelle Alexandre Boulerice, une recrue qui a pris du galon en l’absence de ténors du parti.ke, n’est pas de cet avis.«Sur certains points, le NPD n’a pas su défendre les intérêts du Québec comme l’avait fait le Bloc, donc il y a un peu un désenchantement de ce côté-là, avance-t-elle.Sur la langue française, sur les nominations, ils étaient toujours un coup en retard.On voyait qu’ils n’étaient pas du tout habitués à avoir une présence forte au Parlement» L’opposition s’est notamment lait reprocher de ne pas avoir dénoncé rapidement la nomination de Tunilingue anglophone Michael Perguson au poste de vérificateur général et d’avoir permis qu’un juge ne comprenant pas le français siège à La popularité du NPD dépendra en partie de la capacité du Parti libéral du Canada, mais surtout du Bloc québécois, à remobiliser sa base «J’ai hâte au 25 mars [après l’élection du nouveau chef] parce que Torn Mulcair, Paul Dewar et Peggy Nash vont revenir en Chambre», lance le député de Ro-semont-La Petite Patrie.L’inexpérience de la chef intérimaire Nycole Turmel a été une aufre épine au pied des néodémocrates.A la période de questions, elle affronte un homme politique chevronné, le premier ministre Stephen Harper, dans des échanges parfois inégaux.«Je peux le dire honnêtement: ce n’est pas facile, et je le reconnais», a dit Mme Turmel à la sortie de son dernier caucus.Elle a soutenu malgré tout qu’elle ne ferait rien différemment.Mais Catherine Côté, profes-seure à l’Université de Stierbroo- Nous acceptons : VISA, MasterCard, carte de débit et argent comptant.QUANTITÉ LIMITÉE PREMIER ARRIVÉ, PREMIER SERVI JUSQU’À ÉPUISEMENT DES STOCKS la Cour suprême du pays.Le politologue Michel Sarra-Bournet abonde dans ce sens.11 souligne que le gouvernement libéral du ()uébec a dû sauter dans l’arène fédérale pour défendre certaines de ses positions, en justice criminelle et sur le registre des armes à feu notamment, ce qu’il n’avait plus l’habitude de taire.Dans ces deux dossiers, le NPD et Québec ont travaillé dans le même sens.Mais il faudra faire plus, croit M.Sarra-Bournet.«Si le NPD veut demeurer fort au Québec, il faut qu’il défende de temps à autre les intérêts du Québec, même lorsque ces inté-rêtsdà vont à l’encontre de l’intérêt du reste du Canada.Ça ne s’est pas fait actuellement et ils sont dans une position délicate à cause de cela notamment», croit-il.Pour le professeur de l’Université d’Qttawa André Lecours, même si le NPD livrait une performance exceptionnelle dans l’avenir, il serait plus qu’étonnant qu’il remporte autant de succès aux prochaines élections qu’il n’en a eu le 2 mai.«C’est un sommet; je pense que se maintenir là va être impossible», estime-t-il.La popularité du NPD dépendra en partie de la capacité du Parti libéral du Canada, mais surtout du Bloc, à remobiliser sa base.Si les bloquistes parviennent à regagner le cœur d’un noyau dur de souverainistes, le NPD pourrait avoir du mal à rivaliser avec le message bloquiste.La Presse canadienne LE DEVOIR, LE JEUDI 29 DECEMBRE 2011 A 3 ACTUALITES Québec doit interdire les primes au bilinguisme selon Impératif français MÉLISSA GUILLEMETTE Le groupe de défense de la langue française Impératif français demande au gouvernement du Québec de rendre illégales les primes au bilinguisme dans les entreprises et organismes, une «brèche» qui risque d'angliciser le monde du travail, juge le groupe.Au cours de l'automne, des voix s'étaient élevées contre les primes de 0,45 $ de l'heure accordées à une quarantaine d'employés bilingues de la Ville de Sherbrooke, dont des travailleurs du service d'urgence 911.La ville de Gatineau était sur le point d'approuver le même type de primes pour des employés municipaux cet automne, mais les élus ont finalement fait marche arrière.La ministre de la Culture du Québec, Christine St-Pierre, avait demandé un avis sur la question à l'Office québécois de la langue française (OQLF).L'organisme a finalement répondu que les primes au bilinguisme sont légales, puisque la charte n'en traite pas, rapportait mardi La Tribune.C'est ce qui a choqué Impératif français, qui demande une intervention du gouvernement pour interdire les primes controversées.Le groupe juge que l'OQLF a rendu un avis «politique».«Le gouvernement doit agir sans tarder pour colmater cette brèche que vient de publiciser de façon inacceptable VOf-fice en présentant cette brèche comme légale», a déclaré le président de l'organisation, Jean-Paul Perreault.L'OQLF insiste sur le fait qu'il ne faut pas interpréter son avis comme une recommandation de donner des primes au bilinguisme.«Cest sûr qu’on ne recommanderait jamais ça, indique le porte-parole Martin Bergeron.Mais nous, on travaille dans un cadre législatif qui est la Charte de la langue française.Si la loi n’interdit pas une certaine pratique, qu’on soit d’accord ou non, on doit faire avec.» M.Bergeron rappelle que la Charte interdit d'exiger des employés qu'ils puissent parler une autre langue, à moins que ce ne soit justifié.Impératif français juge néanmoins que l'avis de l'OQLF prouve que la Charte doit être renforcée, d'autant que d'autres événements ces derniers mois ont démontré que le Québec s'anglicise, toujours selon Jean-Paul Perreault.«La Banque Nationale, la Caisse de dépôt [et placement du Québec], le Canadien de Montréal.» énumère-t-il, rappelant de récentes controverses à saveur linguistique.Il n'a pas été possible de savoir hier si Christine St-Pierre entend se pencher sur le dossier sous peu.Son attachée de presse a fait savoir que la ministre répondrait aux questions à son retour de vacances, en janvier.Lorsqu'elle avait demandé l'avis de l'Office en septembre, Mme St-Pierre avait déclaré qu'à première vue, les primes au bilinguisme représentent quelque chose dé «assez troublant» et avait indiqué que le sujet la préoccupait.Le Parti québécois avait qualifié ces primes versées aux employés qui parlent anglais de «discriminatoires».Le Devoir «Le gouvernement doit agir sans tarder pour colmater cette brèche» ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Jean-Paul Perreault d’impératif français E N BREF Textes contre la cigarette Festivités du Jour de l'an.Vous arrêtez de fumer, mais la tentation est forte avec le bouchon de champagne qui vient de sauter et les amis qui vous invitent à en griller une?Textez «party» à la ligne SMAT, pour Service de messagerie texte pour arrêter le tabac, et des conseils et encouragements feront vibrer votre cellulaire.Afin de rejoindre les jeunes fumeurs, la Société canadienne du cancer lance un service de soutien par messages textes.Non seulement SMAT envoie des messages d'encouragements pendant 12 semaines, mais des intervenants, les mêmes que la ligne j'Arrête, répondent lorsque l'ex-fu-meur en devenir a des questions ou demande du soutien.Les inscriptions se font sur le site Web www.smat.ca.- Le Devoir Les adéqiiistes convaincus usent des réseaux sociaux pour contrer la fusion avec la CAQ VALERIAN MAZATAUD Dans l'impossibilité de se réunir ou d'accéder aux listes des membres du parti, l'aile «antifusion» de l'Action démocratique du Québec (ADQ) se tourne vers Internet pour infléchir le vote du 22 janvier.En réponse à une lettre ouverte de Raymond Francœur, vice-président de l'ADQ, publiée mardi dans Le Soleil de Québec, les opposants à la fusion ADQ-CAQ (Coalition avenir Québec) ont multiplié les interventions médiatiques hier.«Mais ou étaient-ils ?», s'interroge M.Francœur dans une lettre où il fustige les propos de membres «nouveaux» ou «non valides» qui s'opposent à la fusion, alors même qu'ils «n’ont pipé mot durant l’année 2011».«M.Francœur ne joue pas fair-play quand il s’attaque à l’inaction” des opposants à la prise de contrôle de l’ADQ à la CAQ, puisqu’il oublie de préciser le climat de tension autour de ce tabou dans la dernière année», rétorque Denis Claveau, président de la Commission des jeunes de l'ADQ, dans un courriel adressé au Devoir hier.Ce dernier rappelle en effet que la position officielle du parti était de n'effectuer aucune sortie publique à propos de la fusion et que les ré- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Uadéquiste Claude Garcia s’oppose à la fusion de son parti avec la CAQ.unions des comités et des tables régionales sont désormais interdites.L'entente conclue le 14 décembre dernier entre l'ADQ et la CAQ doit encore être entérinée par un vote postal des 2500 membres de l'ADQ entre le 2 et le 19 janvier prochain.Du côté des opposants, on dénonce un combat inégal, puisque seuls les «fusionnistes» ont accès aux listes des membres.«Face à ça, on a décidé d’aller sur Facebook», explique Claude Garcia, président de la commission politique de l'ADQ.L'essentiel du message antrfu-sion est véhiculé par un simple groupe Facebook qui réunit 200 amateurs, ainsi que par un site à l'adresse restonsadq.ca.«Tous les participants au site Internet sont des membres de l’ADQ en règle», a tenu à préciser M.Claveau en entrevue hier.Irrités par les propos de M.Francœur, plusieurs militants ont fait valoir leur droit de réponse.«Pourquoi les membres n’ont-ils pas fait entendre leur opinion avant?Parce qu’ils s’attendaient à être consultés», rappelle Caroline Pageau, candidate pour l'ADQ dans la circonscription de Taschereau en 2007.Lynda Delorey, une militante de Québec, signe pour sa part un billet sur le site Restons ADQ où elle estime «qu’au moins 75 % des bénévoles avaient ouvertement annoncé leur départ en cas de fusion».De leur côté, ni Denis Claveau ni Claude Garcia ne souhaitent émettre de pronostic quant à l'issue du vote de janvier 2012.«Difficile de faire pression en l’absence de listes», déplore M.Garcia, qui juge prématurée la création du groupe Equipe autonomiste du Québec constitué d'ex-adéquistes déçus.«Je leur ai laissé un petit mot sur Facebook pour leur conseiller de plutôt collaborer avec nous.» Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR François Legault sera la cible de tous les partis politiques du Québec au cours de la prochaine année.Legault est conscient d’être l’homme à abattre en 2012 Le chef de la Coalition avenir Québec devra parer les coups et maintenir sa popularité JOCELYNE RICHER Québec — En 2010, qui se souciait de François Legault?Qui aurait pu dire alors qu'il deviendrait, en cette fin de 2011, l'homme politique le plus populaire au Québec, faisant trembler Jean Charest et Pauline Marois?C'est pourtant ce qu'a réussi à faire en un temps record celui qui est devenu en novembre le chef de la nouvelle Coalition avenir Québec (CAQ), le véhicule que François Legault a créé à son image pour le conduire tout droit, et à toute vitesse, vers le cabinet du premier ministre au parlement de Québec.M.Legault est persuadé que le premier ministre Charest déclenchera des élections générales dès ce printemps.Et il dit qu'il sera fin prêt à faire campagne et à prendre le pouvoir, et ce, même s'il y a à peine quelques mois, on ne savait toujours pas s'il allait créer un parti.Il aura donc beaucoup à faire au cours des prochains mois et les obstacles sur sa route risquent d'être nombreux.Car en 2011, M.Legault a eu la partie facile, trônant au sommet des sondages après avoir énuméré quelques idées et priorités, sans avoir été confronté aux réalités parfois dures de la joute partisane.Il est conscient que l'année 2012 s'annonce plus éprouvante que la précédente.Il sera l'adversaire à abattre et il le sait.Le tir groupé des libéraux, péquistes, centrales syndicales et autres «tenants du statu quo» ne se fera pas attendre, selon lui.«Je le dis continuellement aux gens autour de moi: ce ne sera pas toujours facile», a confié celui qui s'applique à rester «humble» malgré son statut de premier de classe, lors d'une récente entrevue à La Presse canadienne.Il se méfie surtout des libéraux de Jean Charest: «Je continue à avoir une certaine inquiétude, surtout avec l’argent qu’ils ont dans leur compte de banque, d’avoir une campagne publicitaire des libéraux au cours des prochains mois qui va essayer de démoniser nos propositions.» Il sait aussi que l'humeur des électeurs peut varier.«C’est volatil, l’appui de la population», commente M.Legault, s'appliquant à rester serein si jamais son étoile se met à pâlir.«Si on passe demain matin de 39 % d’appui à 35 %, on peut se dire que c’est une baisse de quatre points, mais on peut se dire aussi qu’il y a un an on n’était pas là et on est rendu à 35 %! Tout est relatÿ», dit-Ü.Ce qu'il ne dit pas, c'est qu'un score de 35 % d'appuis de la population ferait rêver Jean Cha- rest et Pauline Marois, dont l'impopularité atteint des sommets.L'ex-ministre péquiste a été le premier surpris de la montée fulgurante de sa popularité.«Je n’avais pas pensé que ça irait aussi vite», convient-il, conscient qu'il doit désormais gérer le succès et une croissance rapide de son parti.Chose certaine, sondage après sondage, son avance sur ses adversaires est telle qu'ils ne peuvent pas l'ignorer.Désormais, avec la CAQ dans le paysage, plus rien ne peut être tenu pour acquis: les forteresses péquistes et libérales semblent être choses du passé, tant la vague caquiste est forte.Scrutin printanier?Avec la perspective d'un scrutin printanier, la CAQ doit prendre les bouchées doubles pour espérer se présenter à la ligne de départ armée pour gagner.Son principal adversaire pourrait donc être le temps.Dans les tout prochains mois, il devra donc s'affairer à monter son organisation, trouver du financement, recruter des membres, doter le parti d'un programme et d'engagements électoraux et, surtout, trouver 125 candidats prêts à prendre le risque de porter la bannière multicolore de la coalition.Il devra aussi préparer la tenue d'un premier congrès des membres, prévu en mars.Il faudra également transformer en réalité le projet de fusion avec l'Action démocratique, si les membres approuvent comme prévu l'entente de principe signée entre les dirigeants des deux formations à la mi-décembre.Le résultat du vote des adé-quistes est attendu le 22 janvier.Personne ne sait ce qui arrivera si jamais ils se prononcent en majorité contre la fusion.Mais on peut difficilement imaginer voir les quatre députés adéquistes, passés avec enthousiasme dans le camp Legault, rebrousser chemin.Dès le 14 février, le chef devra surveiller son aile parlementaire, formée de deux ex-péquistes et six ex-adéquistes, donc issus de moules idéologiques bien différents.Avec un caucus de seulement huit députés, le chef parlementaire du groupe, Gérard Deltell, aura fort à faire pour convaincre le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, de le reconnaître comme groupe, avec tous les avantages que cela comporte en termes de budgets Le chef de la CAQ devra se commettre sur une foule de sujets sim lesquels on ne sait pas où il loge de recherche et de temps de parole.Normalement, un groupe parlementaire doit être constitué d'au moins 12 députés.Sur le plan des idées, jouant les rassembleurs et les pragmatiques, M.Legault a réussi à séduire de nombreux électeurs, en refusant de s'afficher souverainiste ou fédéraliste et en rejetant les étiquettes de gauche ou de droite.Ses adversaires vont cependant tenter de transformer cette force en faiblesse, en se moquant du flou identitaire qu'il cultive.Idées fortes Jusqu'à maintenant, M.Legault a tenu à centrer son message autour de quelques idées fortes: hausser le salaire des enseignants de 20 % en retour d'une exigence de performance et de la remise en question de leur sécurité d'emploi, abolir les commissions scolaires et les agences de santé, revoir le mode de financement des hôpitaux en fonction du volume de soins, inciter les médecins à prendre davantage de patients pour que tous les Québécois aient accès à un médecin de famille et plafonner le nombre d'immigrants à 45 000 pendant deux ans, notamment.Mais plus l'échéance électorale approchera, plus il devra se commettre sur une foule de sujets — agriculture, environnement, transport, relations Québec-Ottawa, régions, politiques sociales, Plan Nord, etc.— sur lesquels on ne sait toujours pas où il loge.Tout ce qui touche la CAQ sera examiné à la loupe par la classe politique et les médias: combien d'argent réussira-t-elle à amasser?En provenance de qui?Combien de membres seront recrutés?Quelle sera leur contribution à la rédaction du programme qui à ce jour a été défini uniquement par le chef?Pourra-t-elle attirer des candidats vedettes?Et ces candidats seront-ils considérés plutôt de gauche ou de droite, plutôt souverainistes ou fédéralistes?Y aura-t-il d'autres députés transfuges?L'année 2012 devrait apporter des réponses à toutes ces questions.Mais les plus importantes demeurent peut-être celles-ci: François Legault fera-t-il la démonstration que sa coalition n'est pas le parti d'un seul homme?Et qu'elle ne sera pas qu'une étoile filante?La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 29 DECEMBRE 2011 ACTUALITES TOURISME Les Québécois aiment les Caraïbes, les États-Unis et.la Birmanie MÉLISSA GUILLEMETTE Les Québécois aiment les Caraïbes, les Etats-Unis, mais aussi la Birmanie.C’est du moins ce qu’indique un palmarès des 30 destinations les plus populaires chez les routards d’ici.Pour l’hiver 2011-2012, ils ont choisi surtout des vacances au Québec, à Disney World et en Nouvelle-Angleterre, trois régions figurant au sommet d’un palmarès établi à partir des ventes de guides de voyage et de cartes géographiques dans les librairies Ulysse ces derniers mois.Surprise de cette édition du palmarès: l’un des pays les plus isolés du monde, la Birmanie, fait son entrée au 29'^rang.«Cest assez mystérieux, car ce n’était pas un pays très attirant il y a encore peu de temps à cause de la situation politique, explique Marion Zanussi, des Guides de voyage Ulysse.Mais la détente des derniers mois a dû améliorer l’image de cette destination.» Depuis l’élection d’un premier gouvernement civil depuis près de cinquante ans, en novembre l’an dernier, la Birmanie connaît une période plus stable, bien que l’État ait en réalité réalisé peu de progrès en matière de démocratie et que le président actuel soit l’ancien premier ministre de la junte militaire.«C’est certain que c’est une destination pour les voyageurs au sac à dos, parce que le tourisme n’y est pas encore très développé, précise Mme Zanussi.E faut faire preuve de prudence et bien se renseigner sur les conditions politiques avant de s’y rendre.» Selon le ministère des Affaires étrangères canadien, le pays demeure imprévisible et la sécurité des voyageurs peut être rapidement compromise.L’arrivée de la Birmanie au palmarès n’étonne pas le titulaire de la Chaire de tourisme Transat de rUQAM Michel Archambault, qui lorgne lui-même du côté de ce pays.«Les voyageurs plus aventuriers veulent y aller assez rapidement avant que la horde de touristes arrive! Es y vont pour voir le pays tel qu’il était avant le développement et les grands investissements.» Mais il rappelle que ce palmarès n’a rien de scientifique et que les Québécois mettent plutôt largement le cap vers le Sud et les destinations plus accessibles que la Birmanie.Les librairies Ulysse attirent en effet une clientèle de voyageurs autonomes qui ont probablement davantage le goût de de l’aventure que le Québécois moyen, ce qui fausse les résultats, selon M.Archambault.Bien avant la Birmanie viennent tout de même la Californie et les destinations soleil que sont Cancün et la Riviera Maya, le Costa Rica, Cuba et le Mexique dans les plans de voyage des Québécois, selon le palmarès Ulysse.«Chaque année, ces destinations s’échangent les premières positions.Les Caraïbes restent toujours populaires», indique Marion Zanussi.Saint-Martin, dans les Antilles françaises, s’ajoute aussi cette année à la liste des voyages au Sud les plus prisés, avec une 19^ position.En Europe, ce sont l’Italie, la Erance et Londres, en Grande-Bretagne, qui attirent le plus les voyageurs.La liste complète des 30 destinations prisées des clients d’Ulysse est disponible sur le site Web du Devoir.Le Devoir E N BREF Une collision entre un train et une auto fait deux victimes Un accident de la circulation a fait deux morts, hier aprèsruiidi, sur une voie ferrée de l’arrondissement LaSalle, à Montréal.L’accident s’est produit sur le boulevard Sainte-Anne-de-Bellevue peu avant 15h, entre les rues Saint-Jacques et PuUruan.Selon les premières informations, le conducteur aurait perdu la maîtrise de sa camionnette alors qu’il circulait sur un viaduc surplombant une voie ferrée.Le véhicule serait alors tombé sur la voie en passant par-dessus le parapet II aurait ensuite été percuté par un train.Les deux occupants du véhicule ont perdu la vie dans l’accident On ne compte aucun blessé parmi les passagers du train.- La Presse canadienne Âttawapiskat ou la dure réalité autochtoue Les conditions de vie difficiles des Amérindiens ont indigné l’opinion publique en 2011 CAROLINE MONTPETIT Enfants couchant dans des logements sans chauffage à des températures sous zéro, jeune femme écrivant sa détresse extrême et sa dépendance aux drogues dures avant de mourir, les conditions de vie des autochtones ont finalement choqué l’opinion publique au cours de la dernière année.Déjà, au mois de juin dernier, la vérificatrice générale du Canada Sheila Eraser affirmait juste avant de prendre sa retraite que le gouvernement fédéral avait échoué à mettre des mesures en place pour améliorer les conditions de vie des autochtones.En effet, constatait-elle, «un nombre disproportionné de membres de Premières Nations n’ont toujours pas accès au même titre que le reste de la population canadienne aux plus élémentaires des services».On estime que 41 % des membres de Premières Nations, qui sont, rappelons-le, sous la responsabilité du gouvernement fédéral, obtiennent un diplôme d’études secondaires, contre 77 % des autres Canadiens.Et, fait révoltant entre tous, «plus de la moitié des réseaux d’approvisionnement en eau potable dans les réserves continuent de poser un risque pour la santé des personnes qui les utilisent.Dans un pays aussi riche que le Canada, déclarait Mme Eraser, un tel contraste est inacceptable».Pourtant, c’est plus de six mois plus tard que les Canadiens semblaient découvrir avec stupéfaction les conditions de vie régnant dans la réserve ontarienne d’Attawapiskat, dont la pénurie de logements en plein hiver et le manque d’eau potable.Pour toute réponse à cette crise qui a nécessité l’intervention de la Croix-Rouge, le gouvernement fédéral, qui calcule l’argent investi dans la réserve au cours des dernières années, a mis Attawapiskat en tutelle.Or, «il y a plusieurs Attawapiskat», rappelait début décembre le chef national des Premières Nations, Shawn Atleo, de passage à Ottawa.La vérificatrice générale du Canada allait d’ailleurs plus loin dans son rapport.Au-delà des programmes existants, dit-elle, «un changement fondamental doit s’opérer».Il faut vaincre le manque de clarté concernant l’ampleur des services devant être offerts aux communautés autochtones, l’absence de fondement législatif garantissant ces services, et la pénurie d’organisations en mesure d’offrir ces services.Le gouvernement fédéral et les gouvernements des Premières Nations, doivent, conclut-elle, «travailler ensemble pour améliorer le bien-être de ces collectivités».Mais les Premières Nations vivent souvent repliées sur elles-mêmes, parfois dans des régions éloignées des grands centres.La pauvreté et la misère qui y régnent grandissent à l’abri des regards.Ainsi, au Québec, 25 % des enfants des Premières Nations vivent sous le seuil de la pau- FRANK GUNN REUTERS Ferlin, sept ans, est au nombre des 21 personnes qui habitent cette maison d’Attawapiskat dont les plafonds sont munis de toile de plastique afin de limiter l’infiltration d’eau.«Dans un pays aussi riche que le Canada, ce contraste est inacceptable» vreté, contre 10 % des enfants du reste de la population, selon les données de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.C’est dans ce contexte que Québec a lancé son ambitieux plan Nord, vaste projet de développement des ressources naturelles du Grand Nord, qui gisent souvent en plein territoire autochtone.L’approche du gouvernement du Québec consisr te à négocier de nation à nation, voire, dans certains cas et certains dossiers, une communauté à la fois.Dans certaines communautés, on projette de redistribuer entre les membres certaines sommes consenties par des compagnies en guise de dédommagement pour l’exploitation des ressources.Déjà, certains Innus de La Romaine ont alerté le député de l’ADQ, Erançois Bonnardel, au sujet de chèques semblables qui ont été distribués par des conseils de bandes à la suite d’ententes avec Hydro-Québec, au moment du développement du barrage hydroélectrique.Le lancement des chantiers de ce barrage aurait amplifié la consommation de drogue chez les jeunes autochtones, disent-ils, et ces chèques pourraient en être la cause.Doit-on s’attendre à ce que ce genre de pratique se généralise avec l’avènement du plan Nord?Quelque temps après cette controverse.Le publiait un poème d’une Inuite prénommée Minnie, morte quelques jours auparavant.«A douze ans je sniffais de l’essence, écrit-elle, à treize ans je priais Satan.{.] En même temps, je veux me droguer, mettre une aiguille dans mon bras, pour mou- rir.» Au sujet de la consommation d’alcool et de drogue des jeunes autochtones encore, les statistiques donnent froid dans le dos: 37,5 % des jeunes de 12 à 14 ans avaient consommé de l’alcool au cours de l’année précédant une enquête de l’APN-QL, et 27,1 % avaient déjà consommé de la drogue.Chez les 12 à 17 ans, 22,3 % des jeunes disaient boire cinq verres ou plus lors d’une seule occasion, une ou plusieurs fois par semaine.On ne pourra plus dire, en 2012, qu’on ne connaît pas les conditions de vie difficiles dans lesquelles vivent les Premières Nations au Canada et au Québec, même si, en général, les autochtones québécois, moins nombreux, vivent dans des conditions légèrement supérieures à ceux des autres provinces canadiennes.En Abitibi-Témisca-mingue, la communauté algonquine de Lac-Simon a besoin de 300 logements supplémentaires.A Ma-nawane, communauté attikamek du nord de La-naudière, c’est 400 logements qui manquent au bien-être minimal de la communauté.Dans un tel contexte, on s’entasse souvent à 10 ou 12 par maison, jusqu’à ce que les maisons débordent.Par ailleurs, en 2003, 44 % des logements occupés par les autochtones du Canada avaient besoin de rénovations, selon Sheila Eraser.Le problème persistant des moisissures n’était pas résolu en 2006.Les communautés autochtones connaissent en général une imposante explosion démographique.En 2006, près de la moitié des autochtones du Canada avaient moins de 25 ans.Auront-ils un toit dans quelques années?Le Devoir CAPRICES HIVERNAUX J ^ ANNIK MH DE CARUFEL IA DEPRESSION qui devait provoquer une importante tempête de neige mardi soir n’aura pas tenu ses promesses, puisque moins de cinq centimètres sont tombés sur le sud du Québec.C’est l’arrivée du froid qui retient l’attention.Météo Média annonçait une température nocturne de -38 à Chibougamau.A Montréal, la température se stabilisera autour de -15 avant de remonter durant la fin de semaine.Les conditions routières se sont dégradées hier et Météo Média recensait une dizaine de sorties de routes surl’île de Montréal.Deux accidents de voiture, probablement dus à la chaussée glissante, ont entraîné la mort de trois personnes.- Le Devoir avec La Presse canadienne Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur ; 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com AVIS DE DECES I «N >D «E >X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100-150 Achat vente échangé 160-199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat vente échangé 251 -299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’edition du lendemain Telephone 514-985-3322 Telecopieur 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement cartes de credit aggga lâStI TEl-JEVHE^ M • Intervenants professionnels • Service gratuit, confidentiei 24/7 partout au Québec Pour faire un don : 514 288-1444 www.teljeunes.com Aidez-nous à leur répondre APPARTEMENTS El LOGEMENTS A LOUER 4031 Lacombe - Près U de M Grand 6 2 2 s de b renovees Electroménagers inclus Haut de duplex 514 343 4679 http //photobucket com/lacombe DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Quebec rappelle que lorsqu un logement est offert en lo oation (ou sous looation) toute per sonne disposée a payer le loyer et a respeoter le bail doit etre traitée en pleine égalité sans distmotion exolusion ou preferenoe fondée sur la raoe la oouleur le sexe la gros sesse I orientation sexuelle letat oivil I age du looataire ou de et a ses enfants la religion les oonvio fions politiques la langue I origine ethnique ou nationale la oondition sooiale le handioap ou I utilisation d un moyen pour pallier oe handi oap NDG - Spacieux 3 et 412 795$ 950$ Chauffe eleotros pl bois vue pare ensoleille poss garage balcon 514-486-4875 MEUBLES SUD-OUEST près canal Lachine 5 1/2 rénové 1 250$ tt inclus Tel/stat/internet etc 514 934 0004 HORS FRONTIERES EUROPE A LOUER PARIS VII - XV Champ-de-Mars Site exceptionnel 2 1/2 rénové 08 Tt équipé très ensoleille Sur jardin Sem/mois 514 272 1803 CHALETS A LOUER BORD du FLEUVE L'ISLET-sur-MER Condos de villégiaturé Location a la semaine 1 888 845 8586 514 522 6229 oieblanchesurmer corn ŒUVRES D'ART ŒUVRES D ART a vendre www oeuvresdart ca Tableau du peintre canadien Philip Henry Howard Surrey (1910-1990) 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milliers de Russes ont scandé le slogan désormais officiel «Non au parti des escrocs et des voleurs».Malgré le jeu de chaises musicales orchestré par Poutine hier et avant-hier et les promesses de «libéralisation» de la presse et de réformes formulées par Dmitri Medvedev, jugées comme autant d’engagements creux, les porte-parole des adversaires à ce duo qui entend régenter le pays pour douze autres années ont indiqué qu’üs n’entendaient pas lâcher prise.Ils voulaient l’annulation des résultats des récentes législatives et ils ne l’ont pas obtenue?Pas question de lâcher prise.Quand on s’attarde à la ventilation du scrutin tenu au début du présent mois, il y a matière à partager la colère d’une population aspirant plus que jamais à l’instauration d’un Etat de droit, à l’observation des règles démocratiques les plus élémentaires.Prenons la Tchétchénie, où deux guerres ont été déclenchées par Poutine, la première lorsqu’il était le directeur de cabinet de Boris Eltsine, la deuxième en tant que président.Et alors?Son parti, Russie unie, a récolté ^ V 99,5 % des suffrages.Au Daguestan?91,6 %.¦ En Ingouchie: 91 %.Pour faire court, souli-^ _ gnons que, dans toutes les républiques du ™ Caucase qui ont un lourd contentieux avec Moscou, Poutine a enregistré des résultats «soviétiques».Chapeau! De cela, les Russes ne sont plus dupes.De cette démocratie cadenassée, ils ne veulent plus.D’autant moins que les meneurs de l’opposition sont en fait les enfants d’une génération qui a déconstruit le mur de Berlin avant d’enterrer l’URSS deux ans plus tard.Dans un article éclairant qu’elle a écrit pour le site Project Syndicate sous le titre «The Eternal Putin», Nina Khruscheva, senior fellow au World Policy Institute de New York, dit que, dans la foulée de la tyrannie tsariste puis communiste, les Russes se percevaient comme des subordonnés à l’État et non comme des acteurs agissants, comme des acteurs formant la société civile.Bien évidemment, cette soumission a nourri un terreau fertile pour le despotisme.S’il n’a pas totalement disparu, ce sentiment d’inféodation n’est plus aussi largement partagé.Pour se convaincre de cela, ü sufht de s’arrêter à la composition sociologique des centaines de milliers d’opposants qui conjuguent désormais le système Poutine à la stagnation brejnévienne.La majorité d’entre eux sont éduqués, urbains et bien au fait, pour avoir voyagé notamment en Europe, de ce qu’est la démocratie.A la différence de leurs parents, ils sont beaucoup plus politisés.Suffisamment en tout cas pour avancer que Poutine a conservé un travers de son premier employeur: le KGB.Lequel?L’inclination marquée pour le contrôle social.La vague de contestations des dernières semaines a ceci de riche en enseignements qu’elle met en lumière la volonté d’une frange importante du peuple russe d’en finir avec le modèle Poutine qui repose sur trois socles: l’État, le patriotisme, l’orthodoxie.Dans une libre opinion publiée dans le journal Le Monde, Alexandre Melnik, ex-diplomate, suggère que le modèle Poutine est probablement parvenu à son terme.«[.] le renforcement proclamé de l’État débouche sur un secteur public obèse, inefficace et corrompu; le patriotisme afbché vire au nationalisme de plus en plus agressif; la religion orthodoxe, présentée par la propagande officielle comme source de spiritualité, paralyse toute velléité d’action au nom de la contemplation passive.» A bien des égards, ce dernier point de vue a quelque chose de réjouissant.Car à l’évidence, les milliers de manifestants sont conscients que l’État est obèse, que le nationalisme est le paravent de l’arriération historique, que la religion devrait être cantonnée à la vie privée.On assiste probablement au début d’un processus qui va se conclure par la mise entre parenthèses du modèle Poutine.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO autre ^rând moment de fxPtoSiOK DAN5 CCnTRAlE NuCtfAiRE AU JAPo/U PRèr Pr *70 ofFRtNT lcuP5 pouR Abus sexuels dans les communautés religieuses À la défense des prêtres et des religieux contre les profiteurs RAYMOND GRAVEL Prêtre du diocèse de Joliette et animateur spirituel de pompiers et de policiers orsque j’ai lu l’article du journaliste Brian Myles dans le Devoir du 22 décembre, j’étais complètement estomaqué.Cet article est biaisé du début à la fin.Après avoir lu l’introduction, je me suis détesté moi-même et je peux comprendre la réaction des gens à de tels propos.Mais ce n’est pas la réalité! J’ai beaucoup de compassion pour toutes les victimes, les vraies, celles qui ont perdu leur di^té, qui ont souffert et qui cherchent à s’en sortir.Par ailleurs, j’ai une sainte horreur de la médiocrité qui se manifeste toujours lorsque des sommes d’argent sont offertes en guise d’indemnité.C’est ce que je dénonce dans le cas des agressions sexuelles commises par une minorité de religieux qu de prêtres qui éclaboussent l’ensemble de l’Église catholique du Québec.Je reconnais comme tout le monde que des abus ont été commis dans les écoles dirigées par des religieux dans les années 1950-1960.Ces agressions doivent être dénoncées et les responsables doivent répondre de leurs gestes devant les tribunaux et en assumer les conséquences s’ils sont reconnus coupables.Par ailleurs, l’entente de 18 millions conclue entre les frères de Sainte-Croix et leurs 285 (non pas 225) pseudo-victimes est inacceptable pour les raisons suivantes: Une compensation financière ne règle en rien le traumatisme vécu par les victimes.De plus, cela crée des victimes; par opportunisme, de nombreuses fausses victimes s’inscrivent automatiquement à l’indemnisation.Tous les religieux des communautés n’ont pas de salaire.Leur travail rémunère la communauté à laquelle ils appartiennent.Comme la majorité d’entre eux n’étaient pas des criminels pédophiles, ne crée-t-on pas une injustice en indemnisant les victimes à même l’argent qu’ils ont gagné?Les religieux de Sainte-Croix ont offert à toutes les victimes, avec l’indemnisation de 18 millions, une thérapie et un accompagnement médical payés par la communauté.Aucune victime ne s’y est inscrite.À quel âge devient-on responsable?Le Pierre (nom fictiO en question que j’ai rencontré avec le journaliste Myles est un homme dans la quarantaine avancée qui s’est marié et qui a eu des enfants; il a été agressé sexuellement par un religieux dont il était ami, de l’âge de 13 à 16 ans.11 a reçu 300 000 $ en indemnité.S’il reste anonjmie, c’est qu’il a signé une entente avec la communauté religieuse.Maintenant que l’entente de 18 millions est acceptée par un juge, il veut poursuivre le frère en question pour obtenir une compensation supérieure.Sans diminuer la responsabilité du frère qui l’a agressé durant toutes ces années, je lui ai tout simplement demandé: Comment se fait-il que tu aies subi ces abus aussi longtemps sans réagir?Ne serait-ce pas parce que cette situation t’avantageait d’une certaine façon?Encore une fois, je ne veux surtout pas diminuer la gravité de l’agression sexuelle, mais la question que je me pose est la suivante: à quel âge devient-on un peu responsable de ce que l’on fait?Ne sommes-nous pas méprisants à l’endroit des jeunes lorsque nous affirmons qu’ils n’ont aucune responsabilité dans leur façon d’agir?Le déclencheur > Absence de compassion?Le 22 décembre dernier.Le DewoïVrelatait à sa ime la rencontre d’une victime d’abus de la part d’un frère de Sainte-Croix avec le prêtre Raymond Gravel, qui avait exprimé dans différents médias son opposition à l’indemnisation financière obtenue par les victimes auprès de la Congrégation de Sainte-Croix.En voici l’introduction: «Quand l’un des principaux instigateurs du recours collectif contre la Congrégation de Sainte-Croix, L R.s’est adressé à la cour récemment, il a parlé à cœur ouvert de sa peur et d’un sentiment de terreur à l’idée que des hommes de foi aient pu l’abuser et jouir d’une culture d’impunité pendant un demi-siècle.Ses pairs sanglotaient derrière lui, des victimes des frères de Sainte-Croix qui avaient aussi réprimé trop longtemps leur honte et leur souffrance.La cour a figé devant cet étalage de désarroi aux profondeurs abyssales, le 9 novembre dernier.[.] Le récit n’inspire aucune compassion au prêtre Raymond Gravel.» De plus, cet homme me dit aujourd’hui que s’il n’a pas réussi à devenir un professionnel dans la vie, c’est à cause du religieux qui l’a abusé dans son adolescence.Là-dessus, je lui ai dit que la majorité des adultes n’ont pu réaliser leur idéal professionnel pour de multiples raisons et qu’ils n’ont pas à en accuser le passé.Le politically correct Dans son article.Brian Myles, à chaque fois qu’il parle de moi, ajoute un qualificatif négatif: dans le sous-titre: «un abbé hostile», «il était humain, trop humain» (comment peut-on être trop humain?), «ce prêtre atypique».Lorsque Pierre m’a dit que le frère Sainte-Croix était responsable de ce qu’il est devenu, le journaliste écrit ma réplique et il ajoute: «lance-t-il sans gêne».Et, à la toute fin de son texte, il écrit: «Pierre tente une dernière approche, mais Raymond Gravel est déjà ailleurs.» Cet article déforme la réalité et donne dans le sensationnalisme.Brian Myles devrait poser sa candidature à un journal à sensations; il s’en trouve plusieurs au Québec.Mais au Devoir, c’est plutôt décevant.Je suis réellement blessé par cette situation.Je me rends compte que ce, qui est politically correct, c’est de dire que l’Église catholique est responsable de tous les malheurs vécus par l’ensemble des Québécois: les orphelins de Duplessis, les victimes d’agressions sexuelles, le scandale des pensionnats autochtones et la situation des femmes et des hommes d’ici, aujourd’hui.Personnellement, j’ai toujours dénoncé les injustices et j’ai toujours pris la défense des victimes d’injustice.Je ne suis pas à la solde des évêques et du pape.Je suis moi-même, un simple prêtre qui ne se met pas la tête dans le sable et qui voit la réalité.J’ai pris la défense des minorités sexuelles envers et contre les autorités de l’Église; j’ai pris la défense des femmes qui ont subi un qvortement envers et contre les autorités de l’Église.Maintenant, je suis prêt à prendre la défense des prêtres, des religieux et des reli^euses envers et contre les profiteurs et ceux qui cherchent à les détruire.Ai-je tort?C’est possible! Je ne détiens pas la vérité.J’essaie tout simplement de préserver la dignité de toutes les personnes, qu’elles soient religieuses ou laïques.Je n’accepterai jamais la médiocrité! M 7/-JÎ frr*- CATHAL McNAUGHTON REUTERS Plusieurs scandales de nature sexuelle ont secoué l’Église catholique ces dernières années.Réponse du journaliste Je rejette les allégations de Raymond Gravel voulant que l’article en question soit biaisé ou sensationnaliste.Au contraire, ce reportage offre un compte rendu rigoureux d’une rencontre de plus d’une heure entre M.Gravel et une victime de la Congrégation de Sainte-Croix à laquelle j’ai assisté.Les citations choisies sont exactes et elles ne sont pas sorties de leur contexte.Depuis qu’une entente hors cours est intervenue entre la Con^égation de Sainte-Croix et les victimes d’agressions sexuelles, M.Gravel a manifesté sa désapprobation dans plusieurs médias.11 estime que l’entente de 18 millions de dollars est injuste et inacceptable.11 reproche aux avocats des victimes de transformer leurs clients en prostitués.11 s’arroge le droit de départager les «vraies» victimes des fausses.Et voilà maintenant qu’il laisse entendre que Pierre (nom fictiO aurait tiré un avantage des agressions qu’il a subies au Collège Notre-Dame.Mais contrairement à ce que M.Gravel affirme, Pierre n’a jamais reçu 300 000 $ pour les sévices qu’il a endurés, et il n’a pas l’intention de poursuivre le frère responsable de ses malheurs pour obtenir une compensation accrue.Brian Myles Statut professionnel des journalistes Un enterrement prématuré L ROBERT MALTAIS Ex-secrétaire général du Conseil de presse, l’auteur est éthicien et directeur du programme de journalisme à l’Université de Montréal a communauté journalistique québécoise ne serait-elle pas en train d’assister les bras croisés à l’enterrement de première classe de son propre statut professionnel?C’est hélas ce que je crains.L’obtention d’un tel statut légal pour les journalistes du Québec correspond pourtant à l’aboutissement logique d’une étape décisive vers la professionnalisation du métier.11 s’agit là d’un enjeu majeur dans un processus d’affirmation collectif comme professionnels de l’information dans le contexte, faut-il le rappeler, d’une révolution numérique qui a remis en question les fondements mêmes de la pratique du journalisme partout sur la planète, tous médias confondus.La question de la pertinence d’un statut professionnel pour les journalistes n’est pas sortie tout droit d’une boîte à surprises.C’est le fruit de décennies de réflexion et de discussions au sein de la communauté journalistique, puis de consulta- tions et de recommandations d’un groupe de travail gouvernemental dirigé par la journaliste Dominique Payette, en 2009.Qr, le rapport de Mme Payette a fait l’objet d’un large consensus chez la grande majorité des journalistes québécois, tout autant que la question et la pertinence du statut professionnel.Un os dans l’engrenage Mais voilà que le projet de statut se heurte à quelques sérieuses embûches.Première embûche: sa réalisation suppose que deux organismes, nommément le Conseil de presse du Québec (CPQ) et la Pédération professionnelle des journalistes du Québec (ÉPJQ), trouvent un terrain d’entente sur l’éventuelle gestion de la carte de presse.C’est précisément là que le bât blesse.Nous assistons soit à une lutte de pouvoir stérile, soit à un dialogue de sourds entre les représentants des deux organismes.L’intérêt supérieur de la profession ne commanderait-il pas que le CPQ et la EPJQ déploient de réels efforts pour s’entendre?Seconde embûche: certaines entreprises de presse, défavorables au projet, font subtilement pression sur le Conseil de presse pour que ce- lui-ci n’aboutisse pas.Mais cette intrusion de directions de médias est plus que déplacée quand il s’agit de déterminer les balises de la professionnalisation du journalisme.Qn ne parle pas ici de pratiques commerciales, mais strictement professionnelles.Alors laissons aux vrais spécialistes de la question le soin de s’en occuper, sans ingérence indue.Un contexte de transformation Iæ journalisme vit présentement une profonde mutation, tout comme les médias traditionnels, à la recherche pour la plupart d’un nouveau modèle d’affaires.L’omniprésence du Web a profondément transformé la pratique journalistique et la diffusion de l’information, au même titre que la récession économique des dernières années, responsable de la disparition d’un grand nombre de journaux.De surcroît, le Québec est toujours aux prises avec un degré de concentration aigu de la propriété des médias, qui favorise un affrontement exacerbé des principaux groupes de presse, souvent au détriment de la qualité de l’information.11 n’y a pas que les journalistes qui vont profiter de l’obtention d’un statut professionnel, mais aussi le droit du public à une information crédible et fiable.Car l’immense flux d’informations qui circulent sur Internet n’est pas sans contenir une bonne dose d’improvisation dans le domaine du journalisme.Dans cet univers numérique, il est devenu difficile de départager le vrai du faux, l’information exacte et vérifiée de celle qui n’est que superficielle et approximative, et de déterminer surtout qui est véritablement journaliste et qui ne l’est pas.11 faut savoir, pour conclure, que plusieurs membres de la communauté journalistique québécoise ne sont pas prêts à accepter l’enterrement prématuré du projet de statut, d’autant que le gouvernement du Québec, plus précisément la ministre Christine St-Pierre, est favorable à une législation en ce sens.11 ne reste plus qu’à souhaiter maintenant que le Conseil de presse et la Eédération des journalistes retrouvent la voie du bon sens et celle d’une sereine concertation pour que le journalisme québécois franchisse un nouveau jalon, voire une étape fondamentale, vers une maturité et une autonomie professionnelle accrues.Ce qui devrait avoir pour effet d’améliorer le niveau de crédibilité de la presse auprès de la population.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l’information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec)YeAA&n D&gh.s&(société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'stïw^éJ ; information politique : Michel Dav\A(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane BaÜlargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields^ {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'TaiWeier (reporters) ,j&axi-V\eTr& Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emilie Folie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, Karl Rettino-ParazeUi et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec) .PUBOClTE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(RaxiseX Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena BÜyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 29 DECEMBRE 2011 ACTUALITES ZONES FRANCHES SUITE DE LA PAGE 1 du projet de loi tel quel n’ouvre la porte à un scénario semblable à celui du parc du Mont-Orford, qui a failli être privatisé.Car la nouvelle loi pourrait faire fi de l’exception montréalaise (article 89.1 de la Charte) qui prévoit que doit faire l’objet d’un référendum «un bien culturel reconnu ou classé dont le site envisagé est situé dans un arrondissement historique ou naturel».«Je veux bien mettre de Veau dans mon vin et reconnaître que dans certains cas, il est bon d’avoir des zones franches.Mais quand ça s’en va sans aucune limite ni balise et que ça touche même les lieux patrimoniaux comme le mont Royal, c’est autre chose», a soutenu Michel Seymour, professeur de philosophie de l’Université de Montréal et membre du rassemblement, en lançant un appel à la mobilisation.Il s’étonne que le ministre Lessard aille de l’avant avec un tel projet de loi.«À l’issue de la commission parlementaire, on m’avait dit que j’avais l’oreille du ministre.Mais j’ai su par la suite qu’il n’avait pas encore tranché parce que le maire Labeaume avait fait des pressions pour avoir des zones franches.C’est bien sûr, l’arron- dissement de Québec est traversé de zones historiques.Il ne veut pas toujours être en train de faire des référendums», a-t-il souligné.A la fois «utile» et «dangereux» Patricia Lefèvre, du Groupe de réflexion et d’action sur le paysage et le patrimoine (GRAPP), parle de l’éventuelle adoption du projet de loi 47, plus particulièrement de l’article 82, comme d’une chose «épouvantable».En commission parlementaire, la résidante de Sutton a défendu le caractère essentiel de la consultation.«Nous, on s’était servis du pouvoir du référendum pour bloquer l’adoption de règlements et on a réussi à avoir ce qu’on voulait», a-t-elle indiqué, en dénonçant le flou du libellé du concept de zone franche.Selon Raphaël Fischler, directeur de l’Ecole d’urbanisme de l’Université McGill, l’article 82 peut s’avérer à la fois utile et dangereux.«Utile dans certains cas où une réaction de 'pas dans ma cour” pourrait empêcher une intervention nécessaire.Mais il n’en reste pas moins que ce nouveau pouvoir peut, comme tout pouvoir, être utilisé de manière néfaste», a-t-il noté.Aux yeux de Louise Harel, chef de l’opposition officielle à la mairie de Montréal, ce projet de loi comprend «le meilleur comme le pire».«Le pire étant les zones franches, sans consultation», a-t-elle affirmé.«On peut comprendre, et c’est ce qu’on a plaidé en commission parlementaire, que la Ville veuille, dans certaines circonstances, passer outre à la consultation.Mais ici, à Montréal, on pense qu’on a trouvé la bonne façon de faire avec l’article 89, qui protège les arrondissements historiques», a-t-elle ajouté en vantant le bien-fondé de de l’Office de consultation publique de Montréal.Pour Projet Montréal, si l’introduction de zones franches soustrait le citoyen à un droit démocratique, «il faut que celui-ci soit compensé», a indiqué pour sa part sa porte-parole, Catherine Maurice.Sur la question des zones franches, Dinu Bumbaru, directeur des politiques de Héritage Montréal, admet que les consultations n’ont pas toujours servi la cause du patrimoine.«Par contre, il faudrait être exigeant sur la qualité des processus de consultations publiques.Griffintown, c’était un processus de consultations spectaculaire et peu crédible.Et d’ailleurs, c’est tout à reprendre», a-t-il soutenu.Au cabinet du ministre Lessard, on indique que le projet de loi est «perfectible» et qu’il peut faire encore l’objet de consultations.«Mais je ne peux pas présumer qu’on va tempérer ou non la loi», a précisé l’attachée de presse, Julie Boivin.Le Devoir RAS-LE-BOL SUITE DE LA PAGE 1 tions ont progressivement gagné toute la Tunisie jusqu’à ce que Zine el-Abidine ben Ali, qui dirigeait le pays depuis 1987, s’enfuie en Arabie Saoudite, le 14 janvier.A la même époque, les manifestations se multiplient dans l’Algérie voisine, mais c’est en Egypte que la contestation fera bientôt tomber une autre dictature coriace, celle d’Hosni Moubarak, en place depuis octobre 1981.Jour après jour, des manifestants issus tant des classes laborieuses que des professions libérales, et bientôt rejoints par les islamistes qui s’étaient d’abord tenus à l’écart du mouvement, convergent vers la place Tahrir, dans le centre-ville du Caire, pour réclamer plus de justice et de liberté.L’Egypte, avec ses 80 millions d’habitants, sa position stratégique et les milliards qu’elle reçoit des Etats-Unis sous forme d’aide militaire, n’est pas la petite Tunisie.Le 25 janvier, moins de trois semaines avant sa chute, Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, juge encore «stable» le régime d’Hosni Moubarak, que le vice-président Joe Biden refuse toujours de décrire comme un dictateur.Les tardives promesses de réformes ne convainquent cependant pas les protestataires, qui obtiennent la démission du raïs le 11 février.La Libye est encore moins peuplée que la Tunisie, mais elle produit une quantité non négligeable de pétrole, ce qui a permis à son fantasque dictateur d’acheter de nombreuses amitiés en Afrique et ailleurs dans le monde en développement.Le récent rapprochement de Mouam-mar Kadhafi avec l’Occident n’empêche pas l’OTAN de prendre fait et cause pour les rebelles, qui s’empareront de Tripoli le 21 août et assassineront sauvagement le dictateur déchu le 20 octobre dans sa ville natale de Syrte Fort de l’appui de la Russie et d’une bonne partie du monde arabe, le régime de Bachar al-As-sad, qui sévit en Syrie depuis des décennies, si on compte le long règne de son père Hafez, a pu résister jusqu’à présent, mais la défection d’une partie des officiers et de la troupe de même que les sanctions sans précédent décrétées récemment par la Ligue arabe laissent présager qu’il tombera à son tour à plus ou moins brève échéance.KHALED DESOUKI AGENCE ERANCE-PRESSE Explosion de joie place Tahrir, au Caire, après la démission d’Hosni Moubarak, le 11 février 2011, après 30 ans de pouvoir.Les pétromonarchies n’ont pas été complètement épargnées par la vague de contestation.Le cas le plus sérieux aura été le Bahreïn, petit royaume insulaire à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.Pendant quelques semaines, des protestataires ont essayé de transformer la place de la Perle, à Manama, en un équivalent de la place Tahrir.La famille régnante a finalement écrasé le mouvement en mars avec le soutien de l’Arabie Saoudite et des Emirats arabes unis.Le sultanat d’Oman a aussi connu quelques soubresauts, de même que l’Arabie Saoudite, où la contestation aura surtout été le fait de membres de la minorité chiite et de quelques démocrates habitant la ville de Djeddah.Elle n’a pas été massive, mais le roi Abdallah a quand même cru bon d’annoncer un train de mesures pour s’attaquer aux problèmes croissants de logement et de sous-emploi.La rente pétrolière lui en donne amplement les moyens.Au Maroc, des manifestations dans plusieurs villes, en février, ont convaincu le souverain.Mohammed VI, de la nécessité de réformer la Constitution en accordant des pouvoirs accrus au Parlement.Montée en puissance des islamistes Avant de fuir, les dictateurs ont tous présenté plus ou mois le même alibi ou, si on préfère.exercé le même chantage: c’est moi ou c’est al-Qaïda.Ce qui explique en grande partie le quant-à-soi observé au début du mouvement par nos démocraties pourtant enclines à prêcher la vertu quand cela les arrange.Dans les pays où il a mené à des changements de régime ou de têtes dirigeantes, le printemps arabe a favorisé, il est vrai, la montée en puissance des partis islamistes.Cette révolution a donc été, jusqu’à un certain point, appropriée, ou confisquée (c’est selon) par cette mouvance.Les premières élections libres en Tunisie, où la participation avoisinait les 90 %, ont donné le 25 octobre une pluralité des voix aux islamistes du parti Ennahda, qui se sont réservé la plupart des ministères les plus importants: Intérieur, Défense, Affaires étrangères.Justice, laissant tout de même l’Éducation à une personnalité laïque.Ennahda, qu’on dit modéré, était le parti le plus structuré, devant une multiplicité de partis laïques qui ont fait campagne en ordre dispersé.Les islamistes ont eu beau remporter un net succès électoral, la population, une des plus «laïcisées» du monde arabe, continue de manifester régulièrement afin que sa révolution ne soit pas confisquée par eux ou par des nababs de l’ancien régime.C’est aussi la situation qui prévaut, à un degré encore plus intense, en Égypte, où les démocrates qui avaient eu raison de Moubarak se sentent coincés entre la puissante armée et la confrérie des Frères musulmans.La récente manifestation des femmes égyptiennes, durement réprimée, a surpris par son ampleur dans ce pays.Au Maroc, les islamistes du parti de la Justice et du Développement ont remporté une pluralité des votes à l’issue des législatives anticipées qui ont été disputées le 25 novembre.En Libye, la prolifération des armes et la faiblesse des institutions rendent la situation plus chaotique et difficile à déchiffrer, mais on peut là aussi constater que les islamistes, apparemment moins modérés que dans les deux pays voisins, ont la main haute comme ils l’avaient rarement eu auparavant.Pluralité pour les islamistes, sans doute, mais nulle part un raz-de-marée aux urnes, et surtout pas de carte blanche donnée aux plus radicaux d’entre eux pour remplacer une oppression par une autre.Le Devoir ARCADE FIRE SUITE DE LA PAGE 1 été influencé par les ventes de disques astronomiques des concurrents d’Arcade Fire et de Spalding, concentrant plutôt la réflexion sur la proposition artistique.Au Canada, le dernier album d’Arcade Fire s’est écoulé à un peu plus de 160 000 exemplaires en un an et demi, soit moins que Maxime Landry au Québec seulement.D’où le triomphe inattendu (la réaction spontanée du groupe a été une succession de «Oh my God! Oh my God! Oh my God!») d’une formation peu connue des foules américaines et issue de la scène indépendante.Le jury des Grammy n’a pas été le seul à plébisciter Arcade Fire en 2011.Que non.Deux jours après la cérémonie américaine, le groupe récolte deux autres trophées de première classe aux Brit Awards, où on le sacre meilleur groupe international et auteur du meilleur album international.Rien que ça.D’autres suivront dans la foulée: aux Juno, à l’ADISQ et au Prix Polaris (qui récompense le meilleur album canadien en s’appuyant sur des considérations artistiques).Arcade Fire et son troisième album — The Suburbs — ont récolté tous les honneurs.Et transformé le groupe-phare de l’indie en superstar internationale.Le jury du Polaris a souligné que le «new wave obscur, le punk glorieux et les ballades luxueuses» du groupe n’avaient jamais été aussi bien servis que sur cet album «livré avec une envergure et une beauté qui élargit la palette de la formation».Ceux qui ont assisté cet été au grand spectacle offert par Arcade Fire sur la place des Festivals à Montréal l’ont noté: ce groupe a tout pour lui.Une remarquable énergie en apparence brouillonne, mais parfaitement canalisée.Un sens imparable de la mélodie.Une capacité à tout intégrer (cordes, cuivres, accordéon) dans une formule rock richement orchestrée, vaguement théâtrale, et désormais plus lumineuse qu’aux débuts du groupe.De la passion, de l’émotion.Et de la très grosse musique.En août 2010, le New York Times consacrait aux sept membres du groupe un long reportage élogieux, vantant une approche «qui ramène aux méthodes d’une époque en voie de disparition: instruments authentiques, enregistrement analogique, albums conçus pour être écoutés du début à la fin, comme un tout».Le monde.et Montréal 2011 restera donc l’année de la consécration internationale d’Arcade Fire.Depuis la parution de Funeral (2004) et Neon Bible (2007), le groupe avait acquis une réputation enviable sur la scène indie-rock et se produisait sur des scènes de plus en plus imposantes.Mais rien de comparable au bruit actuel et aux possibilités que cette reconnaissance mondiale apporte.Et c’est là une très bonne nouvelle pour Montréal.Car le succès et la consécration d’Arcade Fire sont aussi un peu ceux de la scène musicale montréalaise, dont le groupe est le porte-étendard.Il ne rate d’ailleurs jamais une occasion de remercier sa ville d’adoption.Aux Grammy, le chanteur et co-leader Win Butler a ainsi souligné que «l’inspiration du groupe provient directement de Montréal».A La Presse, le bassiste Tim Kingsbury déclarait en février que la formation «n’aurait pu devenir ce qu’elle est devenue dans une autre ville que Montréal».«La ville est fertile à la création et à l’expérimentation», disait-il.En témoigne toute une série de groupes qui s’imposent peu à peu à partir d’ici et vers le monde: Karkwa, bien sûr, pour qui 2011 aura aussi été une année de consécration avec plusieurs spectacles en Europe et aux États-Unis, dont des premières parties d’Arcade Fire.Mais aussi Patrick Watson, Braids, Timber Timber, Plants and Animals.Que du bon.Que de l’avenir.Le Devoir Consécration de l’année: les finalistes L6 N PD : Après des années de vaches maigres, le parti est devenu l’opposition officielle au cours d’une élection folle qui a fait déraper Gilles Duceppe, Michael Ignatieff.et tous les analystes qui n’avaient rien vu venir.Les 7 doigts de la main : Le cirque rayonne à New York et partout en Europe, multipliant les créations célébrées.De moins en moins dans l’ombre du Cirque du Soleil.Denis Villeneuve : Ayeclncendies, le réalisateur s’est imposé sur la scène internationale, et les portes du marché américain lui sont désormais grandes ouvertes.Fred Pellerin : Spectacle de l’année à l’ADISQ — où il a rendu un vibrant hommage à Gilles Vigneault —, tournée en Europe, un deuxième disque certifié d’or après un mois, l’artiste est en train de forger sa légende! GBC COMPTEURS SUITE DE LA PAGE 1 jours, qu’elle respecterait le libre choix des consommateurs qui ne veulent pas des nouveaux compteurs émetteurs de radiofréquences.Au début du mois, elle avait provoqué un tollé médiatique après avoir coupé l’électricité à une mère de famille qui avait fait débrancher le nouveau compteur en raison des problèmes de santé qui frappaient ses enfants: maux de tête, problèmes de sommeil, vertiges, cauchemars, etc.PG&E va en réalité plus loin que la régie californienne, qui avait suggéré comme compromis d’imposer des frais mensuels à ceux qui voudraient conserver leur compteur mécanique traditionnel.Pour éviter un désabonnement massif de clients, ce qui n’est pas possible au Québec en raison du monopole hydro-québécois, PG&E a plutôt choisi de respecter le choix de ses clients, quitte à faire approuver son choix par l’organisme réglementaire.Au Québec Jusqu’ici, Hydro-Québec a installé près de 20 000 des 25 000 compteurs intelligents qu’elle doit installer dans le quartier Villeray, à Montréal, puis à Boucherville et dans la région de Magog.L’opposition à ce projet demeure dispersée, car aucun organisme de premier plan ne regroupe les protestataires, qui se découvrent aux prises avec le problème une fois le compteur installé.En Hydrorevanche, les témoignages de ^ particulier se multiplient dans Quebec les médias et devant la Régie de l’énergie.compte Hydro-Québec compte instal- installer 1er 3,7 millions de nouveaux compteurs entre 2012 et 2017 au 3,7 millions coût de 100 millions pour épargner 300 millions en 20 ans si, de nouveaux d’ici là, aucune poursuite ne (.«miiteurs modifie ses prévisions.L’opé- ration va aussi lui permettre entre 2012 de se départir de ses 725 rele- veurs de compteurs.et 2017 Tous les compteurs et les entrées électriques, explique Stéphane Bélains-ky, un spécialiste dans l’évaluation des ondes électromagnétiques, émettent ce type d’ondes.Mais les nouveaux compteurs Landis-Gyr — les mêmes que les 2 millions installés par PG&E en Californie, qui lui ont attiré 2000 plaintes — émettent en plus des radiofréquences, tout comme un Wi-Fi, un routeur ou un cellulaire.Hydro-Québec prétend que son appareil n’émet que 6 fois par jour pour transmettre les données d’un compteur.En Californie, devant la juge Amy Yip Kikugawa, PG&E a admis que c’était exact, mais uniquement pour les données de consommation.La gestion du réseau et la transmission de données, qui passent d’un appareil à l’autre, exigent, selon les périodes ou selon l’emplacement d’une résidence dans le réseau, de 10 000 à 190 000 pulsions par jour.En Californie, une vingtaine de municipalités et de comtés ont opté pour des moratoires par application du principe de précaution.En Europe, le Parlement européen a demandé à tous les pays d’imiter la Suède dans ce domaine, qui a décidé d’accorder aux personnes qui souffrent d’hypersensibilité électromagnétique le statut de personnes à capacité réduite.Mme Gro Harlem Brundtland, qui avait lancé en 1988 le concept de développement durable et qui a présidé aux destinées de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), s’est déclarée frappée par cette affection qu’ici, au Québec, plusieurs médecins ridiculisent, y voyant un problème psychologique, voire de la paranoïa.Depuis, l’OMS a classé les champs électromagnétiques, y compris ceux émis par les cellulaires, comme étant de «classe 2 B», c’est-à-dire potentiellement cancérigènes, malgré les efforts de l’industrie de la téléphonie cellulaire et des Wi-Fi.Des normes désuètes Le problème, explique Stéphane Bélainsky, réside en partie dans les normes.Le Canada s’en tient à la vieille norme «thermique», basée sur le phénomène du réchauffement des cellules exposées aux radioféquences.C’était la norme mise au point en URSS avec les soldats exposés aux puissants radars militaires.Mais on s’est aperçu, dit-il, que cette norme avait été calibrée auprès d’adultes sains et forts, alors qu’il existe à côté une importante littérature scientifique qui démontre l’existence d’effets «biologiques» à des doses moindres chez des personnes vulnérables.C’est ainsi que plusieurs pays ont mis en place des normes de 100 à 1000 fois plus sévères que celles du Canada, «derrière lesquelles Hydro-Qué-bec^se retranche».A la fin de l’automne, M.Bélainsky a signé une étude pour le compte de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) qui a permis d’ausculter les récents compteurs intelligents d’Hydro-Québec.Cette étude, déposée devant la Régie de l’énergie, démontre que ces appareils émettent jusqu’à 3600 fois par jour, plutôt que six.Stéphane Bélainsky conclut: «Le problème de fond, que devront trancher les tribunaux sans aucun doute, est sans contredit: Est-ce qu’une société d’État a le droit d’installer dans votre résidence un appareil qui va vous bombarder de radiofréquences pendant des années, et dont vous ne voulez pas en application du principe de précaution?» Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 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