La presse, 21 novembre 1931, samedi 21 novembre 1931
[" vr^tî H mwn, mu ROTOGRAVURE LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 21 NOVEMBRE l\u2018KB PREMIERE SECTION.;\t\\ 5K \\ \\ s de cou s UNE RUE D\u2019AJACCIO, \u2014 par E.-R.Hautmont.\u2014 Comme toute la Corse, Ajaccio, qui en est le chef-lieu, est très pittoresque ; dans l\u2019une de ces vieilles rues, sans doute, est passé Bonaparte, car c\u2019est à Ajaccio que sont nés et ont passé leur enfance le futur empereur Napoléon et les sept autres enfants de Charles Bonaparte et de Laetitia Ramolino Aucun pays n\u2019a d\u2019hutle dans les Provenance de l'or fin plusieurs sont blessés à la rouages de la so- LA PKESSK, MONTREAL, SAMLDÏ 21 XOVKMBKK 1^1 HURJ.BUX djmMKSM »oc.e ^CfSktorcn intMrrt et rem »n» 4t Urfear /f= l'hotiiKraphip prise lors de la célébration du 25e anniversaire de sacerdoce de l'abbé Henri JASMIN, professeur à ITni-versité de Montréal.\u2014 Ile Kauche à droite, 1ère rangée : Paul et Thérèse Sauriol, Mnie Aurélien Sauriol, Mme L.-P.-Joseph Jasmin, l\u2019abbé Henri Jasmin, M.I.P.-Joseph Jasmin, M.L.-J.Jasmin.Jean Sauriol.2eme rangée: Madeleine et Marguerite SauriiO, l\u2019abbé J.-C.Coursol, l\u2019abbé Armand Paiement, M.le chanoine hmile Chartier, M.Damien Jasmin, Mgr L.-A.Dubuc, p.d., M.J.-M.Manning, M.Kvariste la*blanc.téme rangée: Valérie.Jules, Marie, André, Sophie et Lucie Sauriol.Mme L.-J.Jasmin, M.Aurelien Sauriol.(Cliché Desautels A Pilon.8U2 est, rue Sainte-Catherine).J tn \"l^ Pipe\u201d, figure en brontc par le sculpteur Elxéar Souey.Ce portrait largement modelé, est une image caractéristique et bien vivante d'un ben vieux eannrlien français.Jean-Kemard, enfant du Dr L.-C.l/CSage, dentiste, et de Mme la-Sage.Montréal Æ mm; A i X M.et Mme Henri Paquette (Fleurette Cousineau), mariés récemment à l'église Saint-Jean-ptiste-Vianney, Montréal mm r M.Lucien Légarc et Mlle Eglantine Trudel.fille de M.et Mme Alphonse Trudel, \u2014 tous deux de Montreal, mariés récemment à l'église du Saeré-Corur.DANS I I (î\\SSI\\ MH ISF.A t)l l it[ ( On voit M-i quelques bargr-sr-'-vt-Laurent i Pliote ci dees aux quais, - Ces embarcations font chaque année Associated Screen News Limited).un commerce actif sur le m DU C O cigares DE 8ALABERRY I quadrillés ou uni.Tous entièrement & LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 21 NOVEMBRE 1931 m La Conquête de la Diphtérie Lu mire d'autrefois, même la phi» dévouée, était impuissante à préserver de la diphtérie.Membres féminins, de l'équipe Saint-Louis de France, du Conseil No 403.de l'iiniota Saint-Jean-Baptiste d\u2019Amérique, de Willimansett.Mass., auxquelles le président général, M.Henri-T.Ledmx.de Nashua.N.-H., a présenté une bannière à l\u2019oecasion d\u2019un banquet donné en leur honneur, récemment.Noms des membres: Mlles Irène Gosselin, capitaine; Annette Bernard, Mary Merino, Cécile Cotnoir, Yvette Tessier, Estelle Cotnoir.Annette Berthiaume.Irène Berthiau-me, Lucienne Auger, Anita Mercier, Lilian Despault, Georgette Merino, Rita Paul, Rita Meunier, Yvette Meunier, Simone Beaulieu, Valida Barras, Marie-Anne Rodrigue.Dans cette photo, en remarque également: M.Edmond Berthiaume, président du Conseil No 403, et Mlle Léona Allain, musicienne.Heureuse la mire d\u2019aujourd'hui qui sait que son enfant n'aura jamais la diphtérie après une bonne hweulation contre cette maladie.AVANT l'introduction de l\u2019anatoxine, on comptait jusqu\u2019à 80 p.100 de mortalité par diphtérie au Canada.En 1929, cette maladie ne faisait que 10 morts par 100,000 de population.Mais bien que l\u2019on puisse se réjouir de ce qu\u2019aujour-d\u2019hui le redoutable fléau de la première enfance soit beaucoup moins destructeur qu\u2019autrefois, la diphtérie a encore fait tout près de 1,000 morts au pays, l\u2019an dernier, dont la plupart auraient pu être empêchées par inoculation d\u2019anatoxine en temps opportun.t Mlle Marc-Ile Bertrand, 17\t .finissante de l'Ecole Ménagère Régionale de Sutton, sous la direction des Religieuses de la Présentation; diplôme de Sciences ménagères accordé par l'université de Montréal, et diplôme supérieur d\u2019enseignement ménager accordé par le Surintendant de l'Instruction publique.% La victoire complète sur la diphtérie a été retardée d\u2019une année à l\u2019autre par les adversaires mal renseignés, quoique bien intentionnés de l\u2019inoculation.4.QUATRE GENERATIONS : Mme I.Rougeau.74 ans; Mme Théo.Trudeau, S3 ans; M.Edouard Trudeau, 31 ans, et Annette Trudeau, 7 mois, \u2014 tous de North Adams, Mass.Mlle Clara Girard, fille de M.et Mme François Girard, de Saint-Urbain, comté de Chaiievcdx.Un autre obstacle a été l\u2019indifférence des personnes optimistes qui se bouchent les yeux en face d\u2019une tragédie possible.La conquête absolue de la diphtérie ne se déclarera lour la science que lorsque tous les parents auront tait immuniser leurs enfants contre cette maladie, ce que tout médecin réputé peut accomplir.L\u2019inoculation devrait être pratiquée sur chaque enfant.et de préférence à l\u2019âge de six mois, parce que plus de la moitié des décès par diphtérie se produisent chez les enfants âgés de six mois à cinq ans.La Metropolitan Life Insurance Company sera heureuse d\u2019expédier gratis, sa brochure intitulée \u201cLa Diphtérie peut être empêchée\u201d.S'adresser au Service des brochures ll-P-31.m METROPOLITAN LIFE INSURANCE COMPANY FREDERICK H.EC K ER, Président BUREAU CHEF CANADIEN,\tOTTAWA, CANADm r GARDES-MALADES GRADUEES DE L\u2019HOPITAL DU SACRE-CŒUR, DE HULL gauche à droite: Mlles Cécile Royer, Hall; Jeannette David, Rockland; Marie-Ange Légaré, Hull; bonqoetlères: Madeleine Nadeaa, Claudine Lévesque et Monique Perraa, \u2014 toutes trois de Hull \u2014 (Photo J.-B.Déry.Hall).\t_ gwjv-* \u2022' \\ II Provenance de l\u2019or fin i , i wio \u2022iwkiiiioo dont iuco ut nlllcioilpc onnt KIaapAa X f.oe meure un peu | d'huile dans les DE a C\u2019es peau rluvi vogi et 5.ache avoi 1)39 t km m 8 .jeunes LA F\u2019HPXSF; MONTREAL, SAMEDI 21 NOVEMBRE 19.H NOS FAMILLES NOMBREUSES La famille de M.Albert Devin, du Lar-au-Saumon, comté de MaUpédia.Epargnez-vous du travail La famille de M.et Mme Jean-Paul Ko;er (Laura Roy), de Saint-Henri, comté de Lévis, \u2014 17 enfants vivants avec cette\tnouvelle cire.r \"Et elle est d'apolieation si facile !\u201d La famille rtc M.et Mme (iedeon Melançc'.i, de Saint-Barnabe, (Photo H.Bereeron Shawinigan Fallsl k \"Vous (rouvert/ que son fini dure beaucoup plus longtemps.\u201d A/'OICI une nouvelle cire qui réduit le travail de \u2019 moitié et confère aux planchers un magnifique fini durable.Klie est émulsionnée et mélangée selon un procédé nouveau et secret \u2014 appelé le procédé Koric \u2014 qui ne comporte aucun des désagréments de la cire ordinaire et donne une composition très fine, excessivement souple, douce et exceptionnellement durable.Ni épaisse, ni collante et séchant rapidement.Vous remarquerez, tout d\u2019abord, lorsque vous ferez usage de cette nouvelle cire, qu\u2019en quelques minutes, elle confère au parquet un fini brillant comme un joyau.Puis, avec le temps, votre admiration grandira encore lorsque vous verrez toutes vos belles surfaces cirées résister aux marques de talons, aux égratignures et à l\u2019usure beaucoup plus longtemps que vous l\u2019espériez.Vous pouvez donc maintenant conserver vos planchers brillants \u2014 qu\u2019ils soient vernis, laqués, peinturés ou cirés ou recouverts de linoléum \u2014 vous pouvez aussi conserver vos meubles comme neufs et vous épargner beaucoup d\u2019oüvrage, en faisant usage de cette nouvelle cire.Acte nion : \u2014 Il n\u2019existe qu\u2019une cire préparée selon e procédé Koric.et c'est la Old English.Fabriquée )ar The A.S.Boyle Company, Windsor.Ontario.lu famille de M.et Mme H.-A.Beaudet.de Shawinigan Falls.(Photo II.Bergeron).\u2022niiiirtVtaA LA SEULE CIRE PREPAREE D'APRES LE PROCEDE KORIC MEnqlisbüÎM j y > uaow* - N' .£Le*A Old £n<shWax PAT K et LIQUIDE L La famille de M.et Mme Jean Uoulrt, de Warren.R.-f filles.III OU\tWA* gQ cigares DE 8ALAB15RRY, r raor\\ mit boite métal.quadrillés ou uni.Tous entieremenr doublés de peluche fantaisie.\u2014 Belle L .MA es4\tl-w-.ti.1\tzv»4-ir\\n YMia\t\\ r LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 21 NOVEMBRE Km ?^ ^^^SàÉÈsÉmÊiÊ^âsÉmmÊiÊÊà^mmÊsSmsMmÊ^^Ê QUATRE GENE.RATIONS.\u2014 M Onésùnc LrMsnc.76 ans, Mme A.HameUn IR.-Délinta Lebtauic), 11 ans.Mme Emile Anne Hame-22 ans.el Rit hard Bean din.3 mois, \u2014 tons de Saint-Jean, Qoé Photographie prise à l\u2019occasion des noces d\u2019or de M.et Mme William Lemay, de Leclercville, comté de Lotbinière.^ Rédactrices de Beauté des Grands Centres de l\u2019Univers Louangent cette Préparation à Ongles [)our son lustre durable, sa beauté.et son chic TORONTO IE choix des jolies femmes dans les cen-.J très de la mode de trois continents; l'objet de grands éloges de la part de fameux experts en beauté de huit capitales du monde.le Poli Liquide Cutex est aujourd'hui un grand favori international.\"Le plus nouvel auxiliaire de beauté\u201d dit Maribal, rédactrice de beauté de Cosmopolis, Espagne.Et Martine Renier, rédactrice renommée du grand magazine parisien, Fe-mina, déclare : \u201cCette préparation à ongles est indispensable au chic français.\u201d Le Cutex possède cinq avantages bien définis.Madge Garland, rédactrice de mode de Londres, se fait l'interprète de toutes les femmes qui ont le culte de la beauté quand elle déclare.\u201cSon lustre brillant est sans égal.Ce poli est d\u2019application simple, rapide et douce.Il reste brillant durant plusieurs jours.ne jaunit pas, ne s\u2019enlève pas et ne se fendille pas.\" Et.Cutex est économique.Il met du charme au bout des doigts et ce à un prix étonnamment modique! De plus, le nouveau crayon blanc à ongles Cutex confère instantanément aux bouts des doigts une blancheur de neige.Ayez-en toujours un dans votre réticule.il accentue l\u2019éclat du Poli Liquide Cutex! Adoptez la méthode de manicure Cutex facile décrite dans la brochurette.Après ce rapide manicure hebdomadaire, quelques minutes d\u2019attention chaque jour conserveront vos ongles jolis.Repoussez simplement la cuticule; nettoyez le bout des doigts et faites usage du blanc A ongles\u2014crayon ou crème.Au coucher, faites usage de l'huile ou de la crème à cuticule Cutex pour adoucir la cuticule.Préparations à manicure Cutex, seulement 35c.Poli liquide et enlève-poli Cutex.50c.NORTHAM WARREN, Montréal.New-York.Paris M.J.-A.Vennelte, gérant de la ville de Shawinigan.(Photo H.Bergeron, Shawinigan Falls).NEW YORK.PARIS LONDON 1 M.et Mme Edmond Bâsaillon (Régina Henri), mariés récemment à l'eglise Sancto Elizabeth du Portugal, Montréal Le POLI LIQUIDE CUTEX conxerve ros oriffleg magnifiquement luitant* durant toute une oc ni ai ne ! Six nimnçeo ravixoanteo .naturelle, root et incolore pemr le jour et les réunion» intime»; corail, cardinal et grenat pour le soir ou les réceptions mondaines._\tcnn irAfETNT SEULEMENT jiquide Cutex 35c *\u2014¦\u2014\u2014\tipAAnU «r.cote.r&lion V' *\t>N t*si «« norths» w \u201c\tc.« r»r»*A Pe-Wié-âe-v*-» Til 1 a né-\t1 TA f LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 21 NOVEMBRE 1931 GEOPHYSIQUE NOS FAMILLES NOMBREUSES L\u2019AMERIQUE DERIVE-T-ELLE ?L'Amérique dérive-t-elle graduellement ver» l'Ouest?Formait-elle à l'origine, avec l\u2019Europe, l\u2019Afrique et l\u2019Océanie, un vaste et unique continent qui se serait ultérieurement fragmenté et dont les diverses parties auraient atteint, par une lente dérive, les positions qu'elles occupent aujourd\u2019hui?Dans l'afflrmatl-ve, cette dérive se poursuit-elle encore et sa vitesse est-elle susceptible d\u2019être mesurée?Voilà quelques-unes des questions qui retiennent l'attention des savants depuis plusieurs années.Cette hypothèse, présentée pour la première fois sous une forme concrète par Wegener, géophysicien autrichien, s\u2019appuie sur plusieurs arguments plausibles.Ainsi, on admet aujourd\u2019hui dans presque tous les milieux scientifiques que la couche de basalte sur laquelle repose l'écorce terrestre n\u2019a pas une rigidité absolue et n'est pas uniquement sujette à l'action volcanique ou tectonique.On est actuellement d'avis que toute masse rocheuse est susceptible.lorsqu'elle est soumise à des tensions continues, de se déformer graduellement, de sorte que les continents peuvent, en tous points être considérés comme flottant au-dessus d'une masse qui, au cours d\u2019une très longue période, agit comme un fluide semi-visqueux.Le lent mouvement de la glace des glaciers est d'ailleurs un phénomène de meme nature.D'autre part, on n'a qu'à examiner une carte, ou mieux encore un globe terrestre, pour constater que les échancrures de la côte orientale de l'Amérique correspondent à celles du rivage occidental de l\u2019Europe et de rAfrique, de sorte que les deux continents semblent pouvoir s\u2019emboîter l'un dans l\u2019autre.Il y a des siècles que cette disposition évld-nte a frappé les yeux.En outre, plusieurs indices géologiques et paléontologi-ques font supposer qu\u2019à une certaine époque les terres qui forment aujourd'hui ces continents possédaient à peu prés la même flore et la même faune, et des pot lions Insulaires < Atlantide! du grand continent fragmenté auraient persisté pendant de nombreux siècles après ce déboîtement, des archipels atlantiques existant encore en seraient eux-mèmes a'ultlmes \"témoins\".En un mot, l'hypothèse est qu'au cours des âges les deux Amériques ont graduellement dérivé vers l\u2019ouest.L'existence d une chaîne de montagnes longeant la côte occidentale du continent américain serait simplement due à une rupture du rebord causée par la dérive.On estime que la vitesse actuelle de cette dérive est de l'ordre d'un mètre par année.Afin de vérifier cette hypothèse, près de trente pays ont conclu une entente en vertu de laquelle une cinquantaine de stations ont été, en octobre et novembre derniers, réunis en un réseau de longitudes au moyen d'observations astronomiques et de signaux horaires radiotélégraphi-ques.Les longitudes relatives de ces stations ont été déterminées avec le plus de précision possible, et il sera possible, en répétant les observations à une date ultérieure, de régler défi nitlvemcnt la question de la dérive des continents.Ig- Canada a participé à cette étude en établissant deux stations, l'une à l'Observatoire fédéral d'Ottawa, e' l'autre à Vancouver; à ce dernier endroit remplacement choisi a été un petit observatoire de campagne qui avait déjà été occupé par des membres du personnel de l'Observatoire d'Ottawa 1) y a plusieurs -innées, pour des observations de latitude u de longitude qui concernaient uniquement le Canada.A chaque station, deux instruments d'observation ont été constamment en usage et les observateurs disposaient en outre d'un matériel auxiliaire composé d horloges, de chronomètres et d'appareils de T.S.F.A Vancouver, comme l'équipement d\u2019horlogerie n'avait pas le même caractère de permanence et de précision que celui d\u2019Ottawa, on s'est servi d\u2019une pendule portatif de gravitation aux oscillations absolument libres et fonctionnant dans le vide, pour contrôler les indications de 1 horloge.A Ottawa, on a effectue des observations astronomiques au cours de trente-trois nuits et a Vancouver durant vingt-cinq nuits.A chaque endroit des signaux horaires radiotèlégraphiques émis par cinq stations différentes ont été reçus et contrôlés à toutes heures du jour et de la nuit; le total des signaux distincts reçus a été de plus de treize cents.Des observations pour déterminer les équations personnelles relatives des quatre observateurs employés ont été faites à Ottawa avant et après la série principale d\u2019observations.«De la \u201cScience Moderne\u201d) Découvertes Vestiges romains La famille dr M.et Mme Franris Pepin lAlphonsine Rrdrignel.dr Rock Island, Que et 8 filles.\u2014 16 enfants, M garçons A Bm reine (Basses-Alpes), on vient de trouver plusieurs sépultu-| res gallo-romaines.En soulevant les lourdes dalles qui recouvraient les squelettes bien conservés on a trouvé à côté d'eux ; des pièces de monnaie, un ceinturon ! et des ornements.Ces squelettes re-; posaient sur une pierre inangulai-re, symbole religieux, ils avaient la tête tournée vers le Levant A côté de ces tombes on a trouvé les ruines d\u2019un observatoire romain AUX HEROS DE TERRENEUVE Découverte de monnaies romaines Il y a quelques mois, M.Collet avait découvert, à Ligny-en-Bar-rois.dans la Meuse.1.240 deniers romains.contenus dans un vase de bronze.Pat la suite.M.Gourdet, de Ste-nay, trouvait dans un champ proche ^ de celui de M Collet, plusieurs caveaux romains très soigneusement maçonnes, et présentant des particularités.intéressantes MM Marcel Delangle.architecte des Monuments historiques, et G.Cia-net.membre du Comité des Travaux historiques, sc sont rendus à plusieurs reprises à Bnnlon et ont effectué des recherches.Tout récemment.M.Collet vient de retrouver dans un champ mais cette fois dans un vase d argile.2.-i 840 deniers, exactement de la même : époque que les précédents.line tête d\u2019Athrna Le \"Messager d'Athènes\" annonce ! qu'une tète en marbre d'une rare beauté, représentant Athena casquée.vient d'étre découverte par des ouvriers dans les fondations d'une maison sise au pied de l'ancienne Pnyx.Original ou copie, cette oeuvre remonte au cycle phidiaque.c'est-à-dire à la seconde moitié du cinquième siècle.La figure est traitée avec un soin extrême et le marbre a reçu un poli tel qu'on le retrouve seulement dans I Hermés de Praxitèle.La statue tout entière, a Juger par I la tète, qui est une pièce ' rapportée\".doit avoir une hauteur de 2 m 50 à 3 mètres.Dans l'espoir de dé-i couvrir ce corps, le ministère de l'instruction publique a ordonné des fouilles à l'endroit où elle fut trouvée.Ce monument rorislruit sur le champ de bataille a Walrrengham.dans 1rs Flandres, a ete rlevr a la mémoire des soldats de rerre-Neuie qui ont pris part a la tlnnde euerre.D'apparence modeste, re monument es» impressionnant par le motif qui en orne le sommet: un orignal du pays des héros trrre-nenviens.iSpecial a la \u201cPresse\"!.L\u2019ANCIENNE TA VERNE D\u2019UN GRAND POETE L\u2019HOTEL DE VILLE D'OUTREMONT C\u2019est dans cet édifiée modeste, mais bien tenu, aux fenêtres fleuries et aux parterres artistement dessinés que les eehevlns de la ville progressive, notre voisine, tiennent leur conseil; c'est là aussi ou sont installés les différents services municipaux iPhoto Associated Screen News Limited, Montreal).Cette taverne des îles Bermudes est celle de Tom Moor -, le célèbre porte irlandais qui vivait vers 1652.à la \u201cPresse\").) Spécial 11 L u ip m ieien ïnt.t-de >n fa Gai Mm* plet atari' ?a b ttase e ofii hcvi 9 se î ra 1 e dé nne in.)U'i déi ?Cs d ÜS di \\ \u2022¦e.Kt'v aeisui» Itfàtf.Provenance de l'or fin La plus grande partie de l'or fin ! * ' ois nommes sont tués et i Plusieurs sont blessés à la -\u2014Ct\t* -V W»«^V4LI de mettre un peu d\u2019huile dans les rouages de la so- Aucun pays a.ççiirp Hnr \u2014=¦ l,A PHKSSi:, montrmu Sa>| et eai uv off 15 ?h< vo as 1 z M ¦t APRES LA VH TOIKK.\u2014 M.SUnlr) ISaldwin.chef drs ronMT\\atrtirs d'AnsW-tfrrf.ft qui diriçf le plus fort groupe de députés a la Chambre de?» communes.Il est de ce fait, pratiquement tcat-puissant dans le gouvernement nationaliste qui vient de triompher récentes elections.(Spécial a ta \u201cPresse'*» 1 ONE BEAUTE Dur L\u2019OPERA FRANÇAIS.\u2014r (\"ot Mllr (tonuvitjt qui.en outre d'etre une grande beauté.p< .vrde uiu- merveilleuse vujx dr soprano.Mlle Rona-vita, qui n'est jamais sortie de France, se propose de faire le tour des principaux centres musicaux du monde.(Spécial a la \u201cPresse\"), Tita Tutoroff.une jeune mariée bulgare, d'un petit village prés de l)/umaja, a obtenu un prix de S100 du ministre de l'Agriculture de Sofia, pour la plus belle toilette de mariée, pour l'été 1931.\u2014 Tila porte ici le costume qui lui a permis de triompher dans le concours.(Spécial a la \u201cPresse\").__ vï A - Mi ROPOS DU .SDK \"PKOBU'M Vri QUE\" D HEUTAIN.\u2014 CENT MILLIONS, se trouveraient cachés dans un champ de betteraves a ilertain.I Frontière franco-belge).O trésor de pièces d'or serait vieux de dix siècles.D'après certaines indications, fournies par des historiens belges et français, le trésor aurait été caché, dans un souterrain rerouvert aujourd'hui de betteraves, qui, au Xe siècle, reliait l'abbaye de U\u2019ysoing (France), à une filiale que possédait cette abbaye à Ilertain i Belgique!.(Service spécial exclusif a la \"Presse\").Le 1res bon.David Lloyd (ieorge qui fut plus de 25 ans chef du parti libéral en Angleterre, a pris, après l\u2019échec de son parti aux récentes elections, la décision de céder sa place à un autre, déclarant qu\u2019il a résolu de ne prendre, dorénavant, la direction d aucun parti politique.\u2014 On voit id M.Lloyd Gciïge cher lui.à ( hurt Surrey, et deux de ses (\u2018biens favoris.(Spécial à la 'Tresse'')._______ ¦unes filles.(I 5l DF.aALABERFtV.bolir métal.mi; juanx il vu uni.ivi doublés de peluche fantaisie.M trlV'l.Oil* F SAMEDI 21 NOVEMBRE 1931 APRES LA VICTOIRE, \u2014 M.Ramsay macaon&ld.p chef an gouvernement nationaliste ?n Angleterre \u2018 Usant les messages de félleitations qui lui sont \u2018 adressés.On volt Ici le premier ministre en compagnie de son fils Malcolm, député, et de sa fille Ishbel.' LA LEGION D'HONNEUR AU MEILLEUR OUVRIER DE FRANCE.\u2014 Une cérémonie ) particuliérement émouvante s\u2019est déroulée à la mairie du dixième arrondissement, Paris.En présence de MM.Fabry et Payer, députés, M.Louis Rollin, ministre du Commerce, a remis la croix de la l>gion d\u2019honneur à M.MADUREL, ouvrier serrurier, nommé chevalier au titre -du meilleur ouvrier de Franre.\u2014 Après la cérémonie, de gauche à droite: le colonel FABRY, député, le maire du Ae arrondissement, le député PAYER, au centre, M.Louis ROLLIN, ministre du commerce et M.frMADUREL.; UN ANCIEN CAMP ROMAIN.\u2014 On pratique des fouilles importantes dans un ancien camp romain, a Colchester, Angleterre.\u2014 On y trouve des objets intéressants, et en grand m.snbre.(Spécial à la \"Presse\").USi GRAND MARIAGE EN ANGLETERRE.\u2014 A Ralrnnili.Sussex, lady May Cambridge, fille de la princesse Alice, comtesse d'Alhlone et du comte d'Athlone a épousé récemment le capitaine Henry Abel Smith, des \u201cRoyal Horse Guards\".\u2014On voit ici les deux époux apres la cérémonie.(Spécial à la \"Presse\").\\ \u201c* \u2014HF**- VA\tIOàV.Provenance de l\u2019or fin T es LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 21 NOVEMBRE 1931 ¦\t*«.* *1*\t' !.*\t' I\tI.\t\"\" \u2014' » I ¦\t'\t¦¦¦¦¦¦! ¦Ml\u2014\tI M I En marge dun curieux drame de conscience et où le sentiment a une très large part COMME elle sortait de la huitième chambre du tribunal, ses dossiers sous le bras, le rabat finement plissé sous le faux-col masculin, sa taille mince étoffée dans l'ampleur de la robe Judiciaire, une dame qui l\u2019avait attendue dans le tambour l 'aborda : \"Mademoiselle Marguerite Ode Un?\u2014Oui, madame.-Pourrais-Je obtenir de vous, mademoiselle.quelques instants d'entretien V L\u2019avocate, un peu défaite et pâlie par la petite plaidoirie qu'elle venait de prononcer en faveur d'une mineure inculpée de vcl.rougit à cette demande.\"Je suis à votre disposition, madame : voulez-vous que ce soit ici ou salle des Pas-Perdus ?\u2014J'aimerais mieux chez vous\", dit linconnuu.Elles s', ntre-regardaient curieusement pendant l'échange de ces mots.Mlle Odeiln était une Jolie blonde de vlngt-slx ans, délicate et timide Juste assez pour que sa forte Intellectua-Ilté et son esprit ferme se trauvas-sent heureusement voilés sous les en province, avait, avec des prodiges d\u2019économie, dissipe ses appointements dans l'éducation solgûérvdje ses quatre enfants.On avait, aujourd'hui, dans la personne des deux aînés, un chimiste et un architecte.La troisième donnait des leçons en ville.Marguerite était la dernière.Elle avait révé de gagner son pain autrement qu'en disputant à sa soeur les précieux cachets, si fort en honneur dans la génération précédente.C\u2019était, à dix-neuf ans.une petite personne judicieuse et voyant clair.La beau Je de sa soeur, dédaignée de tous les épouseurs, l'instruisit prématurément du peu qu'une fille pauvre est en droit d'attendre du mariage Le célibat lui apparut comme un état assez mélancolique, mais qu'il faut du moins orner et embellir du mieux qu'on peut.Elle se dit aussi, non sans raison, qu'une femme dont les hommes n'ont point fait de cas a bien le droit de devenir leur rivale dans les carrières qu\u2019ils se réservent d'habitude.De plus, elle possédait un Jeune esprit d'une justesse singulière, se plaisant aux minimes [ problèmes de la vie et au Jeu de les résoudre.A quinze ans.lorsque ses parents me conseil cette fraîche et gracieuse stagiaire.Inscrite à l\u2019Assistance Judiciaire, elle plaida pour dis enfants coupables, et ce fut tout.Sa soeur, qui tirait à ce moment quelques ressources de son humble pédagogie, lui loua et lui meubla ce petit appartement de la rue Saint-Jacoucs, avec cette tendre solidarité ctaKgrandes familles que la fortune n'a point gâtées.C'est IA, dans cet enfantin cabinet de travail en bambou, que Marguerite connut vraiment la difficulté de vivre.Ce ne fut pas le découragement, mais un grand affaissement moral et la fin de l'emballement juvénile.Nul ne la remarquait Elle goûta la fadeur de sa propre médiocrité, désespéra d'arriver.Sa plus grosse affaire fut celle-ci : elle plaida pour son concierge qui lui remit un billet de cinquante francs.Après avoir dédaigné naguère pour la profession libérale le métier d'institutrice, elle chercha des leçons de Droit et parvint A en donner à des jeunes filles du monde.grâces de la Jeune fille.Son Interkt- i Délibéraient d'un petit litige que sou-cutrice paraissait avoir trente ans.levait soit un fournisseur, soit un Vêtue avec une élégance excessive | propriétaire, soit un domestique, d'une redingote de drap noir, elle, Marguerite y tranchait net : \u201cC'est montrait, sous l'ombre du chapeau {ceci, disait-elle, ou c'est cela\u201d.Et le et de la voilette sombres, un visage ; curieux était qu\u2019elle n'avait Jamais passionné, des yeux douloureux, ar- J tort.En sorte, que ses réflexions, dents et beaux.Elles firent ensemble ' d'accord avec ses dispositions natu-quelques pas dans le spacieux vesti-i relies, l\u2019orientèrent vers le Droit, bule tout blanc de la correctionnelle.! Elevée dans un de ces lycées de propuis.de concert, l'une et l'autre s ar- j vince où les instructions sont pous-ré té rent Par les immenses baies, on : sées avec un consciencieux effort, voyait l'abside de la Sâinte-Chapelle elle devint bachelière, prit scs préaux lignes pures, le Jet hardi de ses mières inscriptions, et enfin, après ' contreforts, ses pinacles aériens beaucoup de larmes, bravement, vint L'étrangère, qui manifestait une Elle s'émaciait un peu; ses Joues prenaient une jolie pâleur; elle était délicate et distinguée.Grâce aux leçons, elle avait pu libérer de sa pension mensuelle le budget paternel, et C'avait été la première grande Joie de sa carrière.Parfois, à l'instruction d'une petite vagabonde, sa cliente, son coeur sevré de tendresses s'éveillait en sursaut ; et elle devait se retenir d'embrasser, même de chérir vainement ce jeune être indigne Et ce jour-lâ, une femme chez qui tout trahissait les elegances de la vie parisienne monta ses sept eCages pour implorer l'appui de son talent.Quand Mlle Odeiln eut offert à l\u2019inconnue le fauteuil léger aux pattes grêles d'insecte, celle-ci releva invincible émotion, dit.les prunelles fixées sur l'avocate : \u201cVous avez beaucoup de talent.\" \u2014Moi ?Oh ! balbutia la jeune fille avec le contentement secret des | vrais modestes que l'on complimente.-Certainement.Depuis quelques semaines Je viens beaucoup au palais.dans l'espoir d\u2019entendre des femmes plaider.C'est par hasard si Je me suis trouvée à cette audience où vous deviez parler.Vous l\u2019avez fait si simplement et avec tant de coeur que vous m'avez impressionnée.- Qu'ai-jc donc dit ?s\u2019écria Mlle Odelin sincèrement étonnée \u2014Mademoiselle, poursuivit lin-connue.Je suis & la veillé d'un procès très grave \u201d Elles cheminaient maintenant d'un pas rapide parmi les couloirs conduisant au vestiaire.On croisait un long défilé d'avocats se rendant a la correctionnelle ; tous saluaient Mlle Odelin d'un petit air distrait en même temps que courtois, comme s'ils affectaient de D'apercevoir qu'un charmant visage en négligeant le costume porté.\"Je suis en instance de divorce, poursuivit la Jeune femme, dont les idées semblaient se heurter dans un grand desordre.Je me sens Isolée, livrée à moi-même.Un avocat n'eùt rte pour mol qu'un froid conseiller.La sympathie que vous m'avez Inspirée en parlant m'a déterminée, m'a presque forcée à m'adresser â vous, alors que, depuis huit Jours.Je ene pouvais me résoudre à choisir un défenseur parmi tous les noms que me présentait mon avoué à Paris où ses parents lui servirent quatre-vingt-dix francs par mois pour qu'elle préparât sa licence.Elle eut un logement dans une cour, dont la bonne Mme Odelin déplorait l'aspect plébéien lorsqu'elle venait voir sa (111e.Mais M.Odelin venait d'étre mis à la retraite et la pension mensuelle de l'étudiante coûtait déjà de gros sacrifices à la famille lointai \u2014Vous êtes trop bonne pour moi\", ™' ou l on connaissait toutes les no-tUsait Marguerite Odelin en se devè- | blesses de cette médiocrité sereine, | tissant devant l'armoire qu'elle par tageait au vestiaire avec deux autres stagiaires Elle apparut alors dans une robe de serge bleue des plus simples.se coiffa d'un canotier uni d'où débordaient les touffes dorées de ses cheveux, enfila des gants de laine Diane he et déclara gentiment quelle était prête \"Où habitez-vous ?\u201d demanda la jeune femme oui déjà, nerveusement, s'emparait du bras de l'avocate, comme si.dans son désarroi moral, la su- digne et flère.propre aux fonctionnaires français Dans ce logis d\u2019ouvrière, Marguerite déjeunait le matin dîme côtelette, dînait d\u2019un oeuf à la coque, se bourrait entre temps de livres de Droit.EUe ne manquait pas un cours de l\u2019Ecole, travaillait comme deux garçons, s'habillait de robes qu elle cousait elle-même durant ses soirées.Et dam cette existence que beaucoup oc femmes eussent Jugée affreuse, elle gardait une telle aristocratie que plus dîme ca- pe norlte de cette Jeune cérébrale marade d'école quelque Russe ané-l'eùt hypnotisée.\tj mtée de privations \u2014 la croyant ri- Marguerité Odelin de nouveau i cbe.venait, la veille du terme, lui rougit < \"Bue t en répondant : Saint-Jacques.Vous naurex de grimper Jusqu'à mon emprunter le louis de sa petite ré- pas peur d septième ?\" MargaerHr Orieiiu Marguerite Odelin habitait, en effet.le dernier étage d\u2019une maison neuve dans la rue vétuste des étudiants {Tétait quatre petites pieces exiguës, garnie.; d'un mobilier si frêle.si léger, qu\u2019elles avaient l'air des chambres d'une grande poupée.La vaillante fille qui animait le logis mettait dans ce décor mièvre et presque pauvre le contraste de son opulente force morale Six ans auparavant, elle était arrivée à Paris, armée d 'un courage vtnl pour conquérir le droit de vivre.Son histoire était ce be des hiles qui ont de la naissance et pas de fortuite.Le père, receveur de l'Enregtetrement serve qu'on ne rendait jamais.Enfin elle prêta le serment devant la Cour.Ce fut une grande cérémonie pour laquelle le papa et la maman se dérangèrent.Quand Us virent leur fille revêtue de la robe majestueuse.l\u2019hermine à l'épttoge et la toque seyante sur ses torsades blondes, Us versèrent les larmes congrues et songèrent : \u201cVoilà enfin notre dernière enfant Cétalt se réjouir trop vite One fois inscrite au Barreau.Mlle Odelin.qui ne devait pas devenir célébré incontinent, trouva plus amères les privations.maintenant que celles-ci ne concouraient plus à l'obtention des diplômes, mais résultaient au contraire de leur faillite.Pour être avocate, elle n'en devint pas riche, car personne ne s'avisa de choisir corn - sa voilette, eut un sourire silencieux de timidité, puis, se rassurant A considérer le visage affectueux de la Jeune fille, elle dit enfin: \"Oui, Je suis en Instance de divorce.Je vais vous conter mon histoire.Elle est étrange.Autrefois J\u2019essayais d'imaginer ce qu'est une femme malheureuse.Oh! Dieu! comme Je le sais maintenant! Ah! la pire, la pire des choses, Je l'ai connue EUe posa sur ses yeux ses longs doigts dégantés et les y appuya un instant.\u201cUne femme comme mol , balbutia-t-elle.toujours incohérente.J'ai été maltraitée , brutalisée II a porté la main sur moi!\" Et Marguerite, qui observait de sang-froid, bien qu'un intérêt passionné s'allumât en elle, vit la belle Jeune femme tressaillir dans tout son corps dim long frisson, comme si ses membres de patricienne eussent de nouveau subi l'offense dont elle parlait.Sa main tomba, ses yeux apparurent, très profonds, très noirs, brûlés de fièvre.\u201cVoulez-vous me dire votre nom.madame?demanda doucement l'avocate.- Cest vrai ! Je manque tout à fait de méthode.Mais voyez-vous, il fallait vous faire comprendre d'abord combien le cas est grave et Irrémédiable la rupture Mon mari s'appelait M.de Savy Nous étions mariés depuis cinq ans.Nous nous aimions.Oh! U n'y a pas de mots pour dire combien.Vous vous marierez bientôt peut-être.Mademoiselle, vous saurez ce qu est pour une âme jeune un mari beau, supérieur Non, Je vous dis.il n'y a pas de mots Sachez seulement que notre bonheur était rare; nous le croyions unique, nous en étions orgueilleux Jusqu\u2019à mépriser l'amour des autres couples.M.de Savy était souverainement Intelligent, d'une intellectual!té raffinée.Mol, j'avais conscience de ma valeur.et j\u2019étais surtout heureuse qu\u2019U l'appréciât en mol J\u2019aime les choses de l'esprit.Je Us beaucoup.Je me suis occupée plus qu'une autre du mouvement scientifique actuel et, sans être savante.Je pouvais causer de tout avec mon mari.Rien ne me donnait plus de contentement intime que de l'entendre affirmer devant d'autres hommes: \"Ma femme?elle est au courant de tout\u201d, bien que ce ne fût pas vrai.\u201d Elle s'apaisait en parlant.Mlle Odelin la considérait ardemment.On ne pouvait rester Indifférent devant cette femme On ne pouvait la voir sans la plaindre, sans admirer cette beauté spéciale que la douleur lui conférait, sans concevoir pour elle une sorte d\u2019attachement subit, si ces deux mots ne jurent pas ensemble Elle se reprit et dit à l'avocate: \"Vous qui êtes rompue à l'art de coordonner vos discours, quel vain bavardage doit vous paraître mon récit! Mais Je vous dois la vérité la plus complète.Donc je vous ai décrit la qualité de notre amour.Il nous était délicieux d'étre ensemble.Nous nous serions suffi l'un à l'autre aisément.Cependant la compagnie de toute élite Intellectuelle me plaisait.Un de nos amis, que J'appellerai le baron, de dix-huit ans plus âgé que mot et que Je connaissais depuis mon enfance, m'inspirait ainsi par la finesse de son esprit une admiration vive et Je tirais le plus grand agrément de sa société.Lui aussi semblait goûter quelque plaisir à la mienne.Il s'était entièrement consacré à des études scientifiques.Nous avions de longues causeries.Mon mari perça à Jour cette sympathie et elle le blessa.Elle le blessa en froissant précisément ce délicat orgueil qui l'amenait à se flatter d'étre mon idole.l,a crise en lui fut d'abord muette, de sorte que le baron et moi continuâmes à nous voir dans la plus parfaite insoui lance.La plupart du temps.M.de S ivy prenait part à nos entretiens, mai, bientôt il se contenta d\u2019y assister en témoin, en spectateur.\" La pensée de la Jeune femme parut faire une pause dans ce passé; elle s'arrêta une seconde.\"Est-il vrai, poursuivit-elle, qu'une amitié profonde entre un homme et une femme comporte toujours de l'a- plus vives.11 se voyait joué et c'était une chose terrible à scs yeux.Un amour comme le nôtre, d\u2019une qualité aussi délicate, ne pouvait résister à ce vil orage.Plus M de Savy m'a-baissalt sous ses reproches, plus je me reprenais avec une fierté outragée.plus grandissait mon indépendance.Mlle Odelin ferma les yeux.I.i cause Inespérée, prodigieuse, était là devant ses yeux, en la personne de cette Jeune femme.En une seconde, elle envisagea tous les aspects de sa gloire subite, le succès se déroulant dans les splendeurs dorées de la première Chambre, le prestige qu'elle posséderait désormais, son talent affirmé, envié, la faveur du public conquise, la fortune, le délice de la victoire sur le sort.Pourtant un sentiment étrange l'oppressait.Elle n'avait jamais plaidé de divorce.Sa forte éducation de bourgeoise française, très nourrie de .traditions, lui montrait comme un sacrilège la destruction de ce foyer à laquelle contribuerait son art.C'était un scrupule Indistinct que n'étouffait pas sa longue habitude des choses judiciaires.Elle demanda : \"Etes-vous bien sûre, Madame, de ne jamais regretter cette décision?\u201d Mme de Savy sourit.\"Regretter?Pourquoi regretter?Je n'ai pas d'enfants, mon cas est donc des plus simples.Tout le monde.tous les miens ont tenté la réconciliation.C'était une sorte de persécution contre moi J'en ai souffert beaucoup Maintenant.J\u2019a! besoin d'une alliée qui partage mon indignation, dime auxiliaire qui soit vraiment avec moi contre cet homme.Dites, acceptez-vous de me défendre?\" Précision H fut convenu que Mlle Odeiln serait dès le lendemain en possession du dossier.A la porte, toutes deux s'embrassèrent Elles étaient amies.L\u2019avocate sentait une maîtrise inconnue l'envahir, l'élever.Elle était celle à qui des orgueilleuses de cette espèce pouvaient s'abandonner.Elle était la protectrice de cette hautaine faiblesse.Elle était \"quelqu'un.\" une ICIIIàâàC Ç^VMlipVM VX_ WWJWOOW \u2014-\t- mour?Je ne le crois pas.En tout \"Mâtin! mademoiselle, lui dit mai- cas je jure que ni chez le baron, ni chez moi, il n'y eut jamais un atome de ce sentiment.Mon mari feignait pourtant de le discerner et, quand il me le reprocha, je traitai l'affaire en plaisanterie.\u201cCessons de voir le baron\", dit-il tre bachelier, son adversaire, quand.trois jours après, elle l'arrêta, galerie Duc.pour la communication d'une pièce, vous n'y allez pas par ouatre chemins.Débuter avec un divorce de ce genre! Vous avez une sacrée chance, vous savez.\" Les yeux de Marguerite brillaient alors carrément.\tde plaisir.Elle ne cachait pas sa \u2022JobjecUi que ce n\u2019était pas pos- joie, son enchantement inteneur.slblc\taie reprit malicieusement.\"Nous briserons, déclara-t-il: mon \"Oui.j'ai de la chance: plus que bonheur conjugal m\u2019est plus précieux ; Je n'en mérite, hein ?qu'aucune considération d'amitié.\" ! \u2014Mais je ne dis pas oela.je ne Ce fut alors qu'il sentit se dresser dis pas cela Vous avez, beaucoup contre lui toute la lorce de supériorité i de valeur, et beaucoup de persevé-au'il avait encensée, adulée.culUvée < rance.On vous observe avec sym-en moi Je mlndignai de recevoir de patlue au Palais Seulement vous tels ordres C'étaient les premiers êtes si Jeune et c'est une si grosse qu'il me donnât, ils étaient trop hu- affaire! Pour mol.sincèrement, je raillants.Comment! Une femme de i la considère comme une aubaine, et mon eroècc oui l\u2019éiralait en tous suis presque un ancien pointa^eût*été aoumMe.comme la\t-Oh! fit U.Jeune fille en riant, première bourgeoise venue, aux ri- ; attendez au moins le Batonnat pour gueurs de l'autorité maritale?Je sais,) vo\"s\t,\t.vnira niiez m\u2019nhiec-!\t1 n était pas un ancien, il n avait mademoiselle vous allez m'objec ter qu'il y a la Loi.Mais cette loi concerne la masse; elle n'est point faite pour des êtres comme nous: je n\u2019ai point de scrupules à placer parmi l'exception le couple que nous formions.Rien ne me fut plus cruel que de constater le soudain écart qui replaçait mon mari dans les conceptions du vulgaire.Je frémis à l'entendre ordonner Je l'aimais encore cependant; par tendresse, j'aurais consenti au sacrifice.s'il m'avait fait une prière au lieu d\u2019un commandement Le pas quarante ans.man.>1 était fort occupé et la clientèle de plusieurs sociétés industrielles lui constituait de bonnes rentes.Beau et solide garçon, sûr de lui.il l'était moins de sa frêle adversaire, ayant, d'un tacite accord avec tout l'Ordre, affecté jusqu'ici d'ignorer les avocates.Cependant la légende de vaillance, de déboires fièrement endures, qui planait sur cette délicate confrere, ne lut était pas inconnue.Un tel respect.une telle estime suivaient partout Mlle Odelin qu'il éprouvait au- ____\tJourd'hui un secret contentement a malheur voulut que son emporte- , , ,\th\tfortune ment viril le dénaturât.Je décidai : U1 vo,r ^ heureuse fortune.que Je continuerais à cultiver une\tT ^ parfaitement honnête et s\u2018cr-*à' aj™*-!-» amitié belle.condescendance ces événements?Interrogea \\ avo- ^ ^ I;l mmnfr .m,\tqU\u20ac Cétalt exactement à cette\tm0i',S indlKne dC ^vy^n^Ta^dU .\u201csaf ^\t* \"^lent \u2022**» discussion pénible s'ensuivit qui de-\tpous5*> .par vait interdire désormais à cet hom\t,™^L,s,t>uJ,ralt ?l me la fréquentation de mon salon\tu,n Pen^,ue! va-et- Je semblais vaincue; je ne\tT™ ^ MargiHTUp .il la trouva charmanU*.pas.L'acte de mon mari me parais- sait odieux et tout élan vers^^ne\tai^S^' \u201c devenait impossible Ma rancune : l.Sî.atT\t, annulait en moi Jusqu'aux Puissan-\t^\tde vous ces de !-habitude issues d'un long\tiÜ''11 v,v?mel,t ___________ amour II souffrit et j'en fus char* *\u201c«5!\t^ am,U'r\u2019' f>vrrlirm>kr.Ont\tj |\tll1, > la»'ill) Knfants de >1 Alplnmse M »,.i, .ite.de C ap-Madelemr Alarrel.Kokit.André, franco., el Jarqui-s.Kosaire, i nfant de M.et Mme Antonio l.egauit.de Montreal.Jaïqaes, enfant de M.e Mme I).Vam-hest-in iMarte-Anne Robi» ird), de Montreal.20 v \\ UC- fSfk lar» teajaoa» a , boite métal.LORD MILFORD, boit'1 rie bol doublés de peluche fantaisie.\u2014 nette coupe et bonne confection.Plis et cein- LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 2\\ NOVEMBRE 1931 iJ m m 1 \\\tO AN S LES LALRENTIDES.\u2014 ICTtr b^llr vue a rit prt^ a Piedmont, i Photo Studio des l^aurentides Sainte*Agathe des Monts).V ; :\u2022\u2022 \u2022 ^ .< V 'r ' P < r majçnilMjur chevreuil fut abattu dans la regien dr Maraza.près de Mont-Laurier, au rours dune récente partir de chasse.Ces deus Nemr
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