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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
samedi 6 février 1932
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1932-02-06, Collections de BAnQ.

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[" 1 t W Û IMûst PREMIERE SECTION.LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI f» FEVRIER 103?ROTOGRAVURE A i «f «b t à 4 t n * I A PORTE DE CORDES, \u2014 par H.Nourisson.\u2014 Cordes est une ville du Tarn, en France, et d\u2019un type particulier.Située non loin de là frontière espagnole, elle a pris le nom d\u2019une ville d\u2019Espagne, car Cordes signifie Cordoue.La porte massive de Cordes rappelle qu\u2019elle est une ville de fondation seigneuriale ou royale.ar tm U|tftfcww ftto*?rmrfcj TN» contn-\t««\t¦¦eP'*r\txtu Jtrgrrr* lions normales il nt- regarderait pas I sentunt Hawley pour forcer les im-.un tarif de 10'ï.ad valorem comme Porta leurs à payer la différence des ! chantres.^biitü'rhi.\ti-îT\u201d **\u2014**'\u2014«\tr**1\t»«»\t*«»V4* v«\t.Les travaux sur\tla\tsubstruction du ; yOUs PeiJle « ihva.idite, n affecte pa-s\tî\tposslWe pour\tassurer l\u2019éducation ca- pont sur lr\tcanal\tî-achine\tfont\tdes\tJf5 mariages\tmixtes déjà existants\t|\ttholique\tdes enfants\tsurvivants -\tmais entrera\ten visniPiir nrviir n-.na\t>\teuxvivanLS.É LES ( I 193 3S !8 tces répn m là iticiens | ans dans trict sar icites ru Bittil Prea -Quatre té eondui \u2022 ou SAI union me n 9 .6* ^ FI^VIUER 1032 T hiver Aides l\u2019est/jmac et le foie employez l'extrait célèbre préparé de racines, d\u2019écorces et de feuilles Petites doses grands effets SIROP SEIGEL 5Ue et SI.00 la bouteille V k instant Powdered GELATINE Fabriquée en Écosse Aide magique, facilite 1a prépj ration de nombreux plats ayant l'apparence et le goût de la cuisine professionnelle.Les chefs renommés emploient la Gélatine Cox qui donne une fine saveur à leurs plats.Demandez notre livre de recettes gratis : vous verrez combien de gelées savoureuses, desserts froids, salades et bonbons, vous pourrez facilement et économiquement préparer.Exigez Cox dans le carton en damiers.The Cox Gelatine Co.Ltd, Dépt.C, Boîte 73, Montréal.Jeannine, fillette de M.et Mme ftoger Laurin (Yvonne Larivéel, de Montréal.K Mme Bélanger INinie Drmersl.fille de M.et de Mme Aristide Demers, de Westmount.dont le mariage avec M.Roger Belanger, fils de Mme Joseph Bélanger.d\u2019Outremont.a été rélèbré récemment.A gauche de la mariée, Mlle Ninette Demers, sieur de la mariée et dame d'honneur, i Cliché Garcia, rue Sherbrooke-ouesti.L' J .**mm*0NL !YlUr Rita Rip» mie de ïex-éehevin J.-W.Kiel, et de Mme Kiel, de Montréal, et M.Ralph Beaudette, fils «le M.et Mme Patrick Beaudette.aussi di Montreal, fiancés reeemment Chevreuil rapture vivant par M Alphonse Gagnon, de Saint-Jean-des nun.u» S-Piles.! Dom Léopold Ortiz.O.C.R.directeur de l'Institut Agricole d\u2019Oka.et le lieutenant-colonel Wilfrid Bovev.O.B.L.directeur des Relations Extérieures de l'Université McGill, et p.esident de la \u201cCanadian Handicrafts Guild\", à l'issue d'une conference que ce dernier fit, récemment, devant les élèves d'Oka.sur les arts et métiers du terroir.I I II\tL> I W \\_y« l_l l_l\\ J pour homines et jeunes yens Le docteur Samuel Letrndre, organiste à l'église Notre-Dame-du-Rosaire, de Villeray.(Cliché Lucien Koy et Fils, '594.rue Saint-HubertI.M.Robert Choquette, poète canadien, qui sera I* conférencier d'honneur de l'Alliance Arts et la-ttres, à l'Hôtel Windsor, mardi soir, le 8 mars.PAGE ¦301 .-y» r*»»v \u2014-\t.dresse, tahiti, rendez-vous, tropique, etc.DC POIS\u2014au rfi-de-chi»n*M«t («entre) LA I'KKSSr:, MONTHlv\\L, SAMIJ)I (i FKYKIKK VMi'2 ItLi Cjiu^ jamai/S\tLa Lmute -XAl^S ÊTRE EXTRAVAGANTES î* s-V- .\u2022 ;\u2022 ; \u2022 1 Wm i .SyV m- ¦ Mme ALEXANDER HAMILTON dit: \"Il n\u2019y a rien de tompa-rabîe à la méthode Pond pour l'entretien quotidien de la peau.Ses quatre phases sont la sim-piieitr même et ne requièrent que peu de temps\".Mme \\LLAN \\ RVYV Jr.dit : J'ai reeours au Pond\u2019s (old (ream trois fois par jour les quatre préparations sont merveilleuses pour faire ressortir toute la beaute de votre peau.\" Mme (1IEEOKD PIN( HOT II dit: \"Pour farder la peau d\u2019une fraieheur et d'une Ireaute eMiuiM1.il n'y a qu'à mettre en pratique les quatre phases de la méthode Pond\".l ady MARY PAKEMIAM dit: '.lai aequis la preuve que la méthode Pond est supérieure à tous les traitements de beauté, si eompliqués soient -ils\" PONO rà A y s#-\u201d Pour que votre peau soit exquise il vous faut faire ces 4 choses : LA NETTOYER LA LUBRIFIER LA STIMULER LA PROTEGER L AMBITION DE TOl'TE JEDNE FILLE est d'avoir un beau teint\u201d, déelare I» iolie Mme Alexander Hamilton, l'une des plus populaires jeunes femmes de la société new-yorkaise.\"Je suis une fervente adepte de la Méthode Pond .je fais usaee des produits Pond depuis des années\u201d, dit-elle Quel plaisir les femmes éprouvent cet hiver â se servir des quatre ravissantes preparations de toilette Pond.La niodieite de leur prix est chose réellement absurde .et res exquises préparations conservent la peau si jeune et si fraîche que les femmes riches comme relies aux ressources limitées tes préfèrent à toute autre.Pour que votre peau soit exquise il vous faut faire quatre choses: La ntlloyrr La luhrUivr La rtimuhr .La protr-i/rr Vous obtiendrez ces quatre choses sraee aux quatre phases si simples de la méthode Pond: l'1\u2014Applique» Pond's Cold Cream abondamment plusieurs lois par jour et toujours après exposition aux intempéries.Laissez les fines huiles pénétrer dans les pores et les impuretés flotter a la surface Enlevez la crème et les saletés avec les Pond's Cleansinj; Tissues, phi.i Houx, plus absorbants.(Vous les trouverez tout blancs ou pêche, à votre goütl.1\"\u2014Tapotez vivement la peau ave< le Pond's skin Freshener pour raffermir et tonifier la peau, fermer cl rétrécir les pores agrandis.¦>m\u2014Toujours avant de vous poudrer appliquez le Pond s Vanishing Cream \u2014 une legere couche protégera votre peau et permettra à la poudre d'adlicrer plus uniformément et plus longtemps.Il dissimule les défectuosités et donne un fini velouté, servez-vous de cet exquis Vanishing ( ream partout où vous vous poudrez \u2014 bras, épaules, cou et pour conserver vos mains douces et blanches.4\u201d\u2014Au coucher, répétez le nettoyage au ( old ( ream el essuyez-vous avec les Tissues pour enlever toute la salete qui s'est accumulée durant la journée.Ensuite appliquez un peu de Cold ( ream pour assouplir et lubrifier la peau et laissez-le jusqu'au lendemain matin ENVOYEZ 10e POt'R AVOIR LES 4 PRODUITS POND t-sbrimlion ranndiMtiir POND\u2019S EXTRACT CO.»¦ CANADA LTD.Drpt.G 1*0 avenur Krork.Toronl».Ont.Nom Rue ( OLD CREAM \u2022 CLEANSING TISSI ES .SKIN FRESHENER .VANISHING CREAM POND Ecoulez le programme Pond, chaque rend) edi soir àh.30, H.X.E.Léo Reistnan et son orchestre ainsi que Par Ville\tprov T*un droits reserves p«r fond s Extract Co.of Canada.Ltd.liste invité.VVEAF et réseau IS\u2019.B.C.ûic ttftiLtftvîs qxr* trans conm-\tver\tvenu- au /rpî-r-\u201d! siCmuThi.\trc \u2022 - , - rr, v.rr-\tr\tw ______ .- lions normales il ne u garderait pas sentant Hawley pour forcer les im- Les travaux sur la substruction du ; ?:**\t« invauaitp.n affecte pas ; possible pour assurer l'éducation ca- i un tarif du 10*v ad valor, m romnic\u2019 \u2019 P^ftateurs à payer ia différence des pont sur 1?canal Lachine font des j ie> managcs mixtes déjà existants j thoUque des enfants survivants.' LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI M \"gemment à n M.et Mme Conrad Vüieneuve (Berthe Bougie, fille adoptive de M.et Mme Ovila Plouffe), de Montréal, niés recem-1 _______l\u2019église .Saint-Fuse be de Verceil 'V -**n pc jiéreesi (e Ga! rrUi\\ tilt r si rllrs 1*111 rnlrill|.trl IMMIKr.V WOOD c 7 mssi vol n IL vol r« Mlloui POINT DE RESSEMBLANCE S.ivr/ v.'Us 4 .llli volts Hir l.nlrs suitp.ri ' V«>ms ilomir/ volrr Un l(Ur 411* a Il4l» 1 Kli.IhcH ViiiMC nrs l.i vivunir |.«-iniuir «Ir Hirifr Himnr.tr (4H«ru* 41 irui *lf Von* rien lii»!» (UltruNr.mu'lr inmarllr Cmtimr |r i*r vuis |Mh \u2022Miuvrni un citicmu.t'innoir i« ttrmannaffr.mu 1 » .lr« »n ajh ea MM.Il 1*1(41 lunr .imnuissun.r uvo, k\tlui Ml \u2022niKATK1' MilUNK'l 1 S a i^tii>iir( i|u\u2019on fasse, je ne «luis (\u2022as parait re si mal .pu cela, pnisipte>\u2019\u2022> .'¦%.S ; A.\u2014Très petite forme de paille noire inclinée sur la droite.B.\u2014 Pyjamas d\u2019intérieur dont les pantalons sont de velours noir et la blouse de satin beige.Ti.izm C.\u2014 Ensemble de nuit, pour voyager, en deux tons.D.\u2014 Ensemble nautique d\u2019effet jeune E.\u2014 Costume de velours vert garni d\u2019astra -kan.'¦ Slste VMM- ¦S' ' Ult MUIC.VW «JM»! «Mil» u«*> conoi-\t'\u2022\u201c\"\u201cB''\"'\tJU Sw nomulesJ«e\tj\t^\tTe «ml LaSfomdS j .im tara do lû*'.: a PaJw umerence aes j jx)iu sur .carm^\t.un\\,\tpntrr*m .^n viauonr rwnr (.vis v** 1UBr'v«»^v «**v SMv>« « v»w \u2022»«\u201e.\t- \u201e i, possible pour assurer l'éducation catholique des entants survivants.: TAu roo t ri i- iv n\tsxt'i tr.\u2022*( n 1 ^\t1 ^ C LES i m [)S !8 (C8S repi iticiens irt da: trict s icités i nit«c pi -Quat: té eond iés que icoupa ) des fi des it raphe ali étal niers 1 touch .inspei lent pi d long aire i ;re de, es pra d\u2019équit ïuievai « trot cavalie e lam] ant le os et 1 cavall SUR ion di tESC îtie frcSAe ÏCS5n f JÉres, t> Gl ^rexs« presse nr h tre c: 'coqi 1 on les fi untu-iu\u2019» ipw \u2022caiyq(!8~WW^\u2018\u2018^r\u2018iT^i'sëmânt Hawlêy poTr forceriés\u2019m-t0n»l?.?n!î,orr1\t1 portateurs à payer la différence des .pont Les -XtTW TC , ,v C i^rnicficn riiî ! £0US d\u2019invalidité, n\u2019affecte pas i possible pour assurer l\u2019éducation ca- ; personnalités, le T nrh\\l'cfoin des fles marla8ES niixtes déjà existants , thollque des enfants survivanu.! i8 municipalité sur canai.hH V:_ \u2014i mais entrera en vigueur nour tous i Dans ieï» cas où la violation de la\tun* f uoncouiT, 6Ütl de Mt#» LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 5 FEVRIER 1932 S DI rseï Ch 5 p< ass< UIR oi £ S inuii ntic n 9 .6; on pari nel.:o .6 soles, pc n 7 .2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI (i .FEVRIER 1932 I ///?///.W.-7fm///vr////m/I77m/m77/77r////Ul/^rrr7///rrrr// // / / /\tu u,*\ti 1 llêk &§S!\\ Lenipme qui entoure ces affolements se produisent soudain // fël| ^\t_ en l'absence de toute cause réelle.Quelques Vl\texemples tirés de I histoire.LA peur est une chose qui ne peut se maîtriser.Quand elle prend l'offensive, il est; très rare qu elle abandonne la partie, avant d'être venue à bout de sa victime.; En parcourant l'histoire et la légende.on assiste à ses activités qui ne, reposent presque jamais sur des eau- ; ses réelles Néanmoins elle cause des drames de l'épouvante comme on pourra le constater immédiatement.Ce phénomène n'est pas nouveau, et l'histoire nous en offre des exemples fameux.Pendant quatre ans.de 1717 à 1721.la Prance entière a vécu sous une terreur sans nom Cartouche.avec sa bande de quatre cents hommes dissémines aux quatre coins du pays, régnait sur les villes et les campagnes; chaque semaine, c était un exploit nouveau, accompli dans des circonstances stupéfiantes, avec une audace et une promptitude, inouïes, toujours avec un égal succès.Personne n'osait plus s'aventurer sur les routes; chaque village s'isolait dans sa terreur, se barricadait dans son épouvante.A Paris, la peur régnait.Les habitants des entresols et du premier j étage passaient des nuits atroces.Les Cartouchières opéraient par les fenêtres; l'un des bandits, Simon Oace.dit l'Auvergnat, avait une spe- i cialité: il pouvait rester une nuit entière planté sur ses jambes, tandis que les \"âmes\" grimpés sur ses épaules travaillaient en toute tranquillité.Dés les premiers cambriolages, toutes le fenêtres de Paris se grillèrent comme par enchantement; personne ne trouvait chez les ferronniers de barreaux assez forts.'\u2018Paris, en ce moment, semble une ville assiégée par des voleurs\", écrit un étranger de passage, le docteur Lister.Vaine précaution d\u2019ailleurs! Les bandits s'armèrent aussitôt d'immenses perches terminées par un crochet.Dés la nuit venue, l'effroyable harpon se glissait au clair de lune entre les barreaux inutiles, se promenait dans table encore Elle est célèbre, elle a un nom dans l'Histoire C'est la \"Grande Peur \" Huit jours après la prise de la Bastille, le bruit se répandit.d'un bout de la Prance i l'autre, que des armées de brigands avaient quitté Paris pour mettre la province à sac, incendier les maisons et égorger les habitants.Partout on les voit apparaître dans les brumes de l\u2019horizon; le bruit de quelques carrioles apporté par le vent devient le fracas d une armée en marche s'avançant pour le pillage et le massacre.A Angoulème.des paysans accourent affolés, porteurs d'une effroyable nouvelle \"Quinze mille brigands arrivent!\u201d On sonne le tocsin, on s'arme, tous les hommes valides se postent sur les remparts.Un tourbillon de poussière s'élève sur la route.Les voilà C'est le courrier de Bordeaux qui file au galop, de ses six percherons! Dans l'Orléanais, les villageois déménagent leurs meubles, entassent leurs familles sur une charrette et.la fourche au poing, se réfugient dans les villes.A Tulle, les gens se cachent au fond des caves, s'emmurent dans les souterrains.En Auvergne, la peur les fait se jucher au faite des arbres, se nicher dans les verdures, creuser des fosses au milieu des champs où ils se recouvrent de branchages! .Dans cet extraordinaire drame de la Grande Peur il y a des épisodes inouïs.Un jour, les habitants de Fontainebleau reçoivent la nouvelle que ceux de Moret sont attaqués par 30.000 brigands.A la même heure, le bruit se répand à Moret que Fontainebleau est cerné par 40,000 bandits; Moret en armes vole au secours de Fontainebleau, Fontainebleau aver tous ses mousquets se précipite à l'aide de Moret Les deux troupes s'aperçoivent de loin.De chaque côté, le même cri s'élève.Les bandits!\" Les arquebuses entrent en jeu.quand heureusement l'erreur se dissipe.Quant aux 70,000 brigands qui ! ! la chambre, accrochait les vète-ments.les pendules, les tableaux, jusqu'aux cliaises et aux tabourets.Et quelquefois, dans le silence nocturne.des cris d'horreur éveillaient le voisinage; le crochet avait au hasard harponné un bourgeois endormi ! Juillet 171» Vit éclater une deuxième crise de terreur plus épouvan- 14 attaquaient les deux ville, pas plus qu'au creux de la main, bien enten-; du, on ne les voit.Soudaines paniques 1 Qu'est-ce à dire, sinon que la peur est une maladie avec scs symptômes 1 qui lui sont propres, avec son évolution.une maladie éminemment contagieuse?H faudrait tout un clia- i pitre pour parler des ces épouvantes ! collectives, de ces terreurs \"pani-; ques\" qui.à de certains moments, s'emparent d'une armée tout entière et la jettent en un sauve-qui-peut j éperdu.Bornons-nous à rappeler ici ; les exemples que vient de nous en donner la dernière guerre.Partout, à côté des Serbes et des Bulgares, des Monténégrins et des Grecs, les vaincus d'hier rencontrèrent un ennemi insaisissable, invisible et terrible.la peur La crainte d'avoir déplu à Allah et d'avoir viole le Coran, les prophéties des vieillards pleurant l'exil des chiens de Stamboul, les premières défaites qui les légitimaient, il n'en fallut pas davantage pour paralyser une année, dont la préparation certes était mauvaise, mats dont la résistance morale avait été, de tout temps, prodigieuse.Les Turcs, au col de Melouna.tenaient une inexpugnable position, leurs canons commandaient toute la plaine grecque Et pourtant, de nuit.l'armée des Hellènes passa sous les canons silencieux parmi les troupes turques immobiles, sidérées, comme si elles eussent été frappées de la foudre ou qu'elles eussent assisté à un défilé de cauchemar Le lendemain à Elassona, le surlendemain au défilé de Sarantaporou.même impuissance frissonnante et stupide Le défilé était imprenable et les Turcs avaient dix fois plus d'artillerie qu'il n'en fallait pour décimer les assaillants.Les troupes grecques commirtnt l'héroïque folie d'aborder de front et sous le feu des canons le plateau fortifié- Quelques bataillons réussirent seuls à s'y installer, position précaire qui ne compromettait pas le sort des Turcs.Mais ceux-ci jetaient déjà leurs armes, désertaient les batteries, s'enfuyaient dans une déroute sans nom, les bras au ciel! Et sur tous les champs de bataille, à Kirkkilissé, à Lule Bourgas, la même épouvante empoigna toutes ces troupes, braves pourtant parmi les plus braves, mais que leur Am?semblait avoir à jamais désertées.Et sans doute virent-elles dans le ciel.i ouge de la guerre apparaître à burs yeux dilatés d'horreur cette géante à la face effarée\", dont parle le poète cette \"Déroute\" de malédiction et de mort.Qui.pâle, épouvantant le plus fier bataillon Changeant subitement les drapeaux en IhalÜbD.A de certains moments, spectre fait de (fumées 8e leve grandissante au milieu des armée:, .feux troublants des ténèbres et de l\u2019écho Par ces exemples, on peut juger de ce qui fait le trait le plus particulier et le caractère même de la peur.Ce qu'il y a de plus impressionnant.en effet, c'est qu elle se produit surtout en l'absence du danger Ce n'est, pas devant l'ennemi visible qu'elle nous saute à la gorge, nous étrangle et nous paralyse.Non, la vrai?peur, c'est celle qui nous enveloppe d un réseau d'épouvante -dans le danger irréel et inexistant que s?uf notre : esprit crée en l'imaginant C'est la : fille du mystère et 'de l'inexpliqué, le dernier legs, demeuré en nous.j des terreurs des premiers siècles du | monde et des épouvantes ancestrales., Ainsi s'expliquent certaines aven-j tures fantastiques dont les victimes I n'étaient nullement des poltrons.De | tous les lieux, nul n\u2019a vu plus de gens | frissonner d'angoisse que la sombra j et morne plaine qui s'étend d'Auray à Pluvigner.lies nuits sont là d'une horreur sans seconde et les sorcières de Macbeth y ont de terribles rivales.Dès que le vent s'est levé, des formes ; légères rampent, ondulent au ras des bruyères, puis se dressent et parcou-i rent la funèbre plaine; impalpables et rapides, elles vont droit devant ! elles avec des gémissements sinistres; leur voix se mêle à celle du vent.Un homme était allé à la foire de Pluvigner vendre un poulain, au retour, H s'était engage à cheval sur la lande fatale Au matin on le trouva I couché sur la bruyère, râlant.Le cheval avait disparu.Le moribond souleva la tète, et il raconta: \u2022Tl était à peine la demie de dix heures et je passais le milieu de la lande, quand les ajoncs et les genêts commencèrent à gémir.La peur m a pris et j'ai voulu presser mon cheval.La bête ralentit; je lui martelai !es côtes avec mes talons; elle ralentit encore.Au même moment, la lune se voilà et les plaintes redoublèrent.I* cheval pointa les oreilles et s\u2019arrêta.Alors en me penchant J'ai vu.oui j'ai vu les ombres qui s'accrochaient à ses jambes et montaient à son poftrail.De tous côtés elles accouraient, elles m'assaillaient par derrière, tiraient, tiraient Jai voulu me signer crier Mais des mains de fer m ont pris à la gorge la bête s\u2019est câbrée J\u2019étais à terre et les ombres, avec leurs doigts, fouil- ; laient dans ma poitrine; elles m ecra-, salent le coeur.Tenez les voila.! elles reviennent, arrêtez-les.elles me tiennent, elles .L'homme hoquetait .râlait.Il eut un dernier soubresaut, essaya de Jeter un dernier appel, puis retomba inanimé.la face convulsée Autre récit de même genre.Un homme, qui avait connu les pires minutes, été condamné à la pendaison en Amérique et à la noyade sur les côtes de Chine, et qui, par là sem- cu désert d'or, irradié de soleil, nul ennemi, homme, ni béte.rien mais des touffes basses d'herbes séchées, de petites plantes aux feuilles durcies et parcheminées, où des millions de grains de sable, aux plis du vent qui passe viennent vibrer et sonnei la charge.Sur cet esprit anémie pai 1* fatigue, troublé par une grandi émotion l'écho des dunes lait le reste, et le tambour, sous le vent, bat.bat sans trêve son hallucinant el mystérieux roulement.' Ce récit ne prend-il pas un carac- I blait, une fois pour toutes, cuirasse contre la peur, racontait un jour à; Maupassant, qui la rapportée, l'effroyable angoisse qu'il avait vécue1 en Afrique à la traversée des grandes ; dunes de Ouargla.\"Nous étions deux amis suivis de j huit spahis et de quatre chameaux | avec leurs chameliers.Nous ne par- i lions plus, accablés de chaleur .de fa- j ligue et desséchés de soif comme ce | désert ardent.Soudain un de nos hommes poussa une sorte de cri: tous s'arrêtèrent et nous demeurâmes Immobiles.surpris par un inexplicable phénomène, connu des voyageurs en ces contrée perdues.\u201cQuelque part, prés de nous, dans une direction indéterminée, un tambour battait, le mystérieux tambour des dunes.Il battait distinctement, tantôt plus vibrant, tantôt plus affaibli, arrêtant, puis reprenant son ; roulement fantastique, i \"Les Arabes, épouvantés, se regar-i datent, et l'un dit en sa langue : \"La i mort est sur nous\u201d.Et voilà que, tout 1 à coup, mon compagnon, mon ami, presque mon frère, tomba de cheval, la tète en avant, foudroyé par une insolation.Et pendant deux heures, pendant que jesiayais en vain de le sauver, toujours ce tambour Insaisissable m'emplissait l\u2019oreille de son bruit monotone, intermittent et incompréhensible ; et je sentais se glisser dans mes os la peur, fa vraie peur, la hideuse peur, en face de ce cadavre aimé, dans ce trou Incendié par le soleil, entre quatre monts de sable, tandis que l'écho inconnu nous jetait, à deux cents lieues de tout village français, le battement rapide du tambour.Ce jour-là.je compris ce que c'était que d'avoir peur \"Pourtant, dans l\u2019étendue infinie 1ère d\u2019autant plus tragique, quand on le lit sous la plume de Maupassant dont le cerveau devait être, comme en sait, assiégé lui aussi par les plus terribles hallucinations de la peur ?Tonte one ménagerie de cauchemar Fille de l'imagination, la peur a une incomparable puissance de création imaginaire.C'est d'elle que sont nées toutes ces bêtes de cauchemar, toute cette faune d'une fantaisie délirante dont le souvenir trouble encore l'esprit des gens, dans les campagnes, quand vient le soir Elle a terrorisé les Cévennes avec la béte de Gévaudan, le Jura avec des bandes de loups garous, le pays de Neuchâtel avec un dragon ailé, le Valais en Suisse avec un quadrupède gigantesque à la oueue de feu et à la voix rauque et qui, en fin de compte, était lout uniment un beau renard, que des débris de boucherie attiraient à l\u2019entrée du village.La moitié d'un régiment a pris peur pour bien moins encore.Le fait, qui date de l'unité italienne, est rapporté par un chirurgien-major de l'armée.Un bataillon, en garnison à Palm! j en Calabre, reçoit à minuit l'ordre ' d'aller prendre ses quartiers à Trop-ca, 40 kilomètres de là.On était au mois de juin, la chaleur était déjà intolérable : il fallut pourtant doubler les étapes.Sept heures sonnaient quand le bataillon arriva le lendemain soir à Tropca il n'était point attendu et on ne put mettre à sa disposition qu'une vieille abbaye abandonnée.Dans cette caserne de fortune où quatre cents hommes auraient ete à l'étroit, huit cents durent s'entasser sur la paille et tout équipés.Il était environ une heure quand des cris A SUIVRE SUR LA PAGE 15 pour hommes et jeunes gens 30 dresse, taniti, mmet-vnus, trojTiqne, tcc.Dt'PLIK\u2014au rpt-dP-chinMer (rentre) il ¦ \u2022* LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI « FEVRIER 1932 Les mirages de la peur BIEN JEUNE Sl\u2019lTB DK I.A VAUK 14 d\u2019horreur éclatèrent dans U nuit.Abandonnant leur fusil et leur sac, sc bousculant, s'écrasant aux portes, les soldats fuyaient épouvantés.Ils grelottaient, les yeux fous, claquant des dents.Sous la forme d'un monstrueux ru res, les portes des armoires battent et claquent avec un bruit de tonnerre.Je me réveille en sursaut, si d'aventure j\u2019ai pu fermer l\u2019oell.Je lance mon sabot à la volée Un silence, puis le sabbat reprend J'allume une lumière; une bouche dans l'ombre l'éteint aussitôt Je! üaArt tel Qu'Il ano^taudocteur veux ^ rallumer: les allumettes.! barbet, tel qu'il apparut au docteur placées prés dc moi ont ^pam comme par enchantement.Jean-1 Yves, mon fils, sent tout à coup dans son lit deux mains qui lui écra- j Faust, le poil hérissé, les crocs sortis, des flammes vertes dans les prunelles.le Diable criaient-ils, avait surgi tout à coup et s'était élancé sur eux.bondissant de poitrine en poitrine Bien ne put les décider à rentrer dans l'abbaye et ils supplièrent qu'on leur laissât finir la nuit au bord de la mer, sur la plage voisine Le lendemain, les officiers durent promettre à leurs hommes de leur tenir compagnie.Ils se dispersèrent à leur suite dans les chambres On éteignit les feux.Un quart d'heure s'était à peine écoulé et les soldats ne dormaient sent la poitrine II étend les bras en avant; rien.Les esprits sont partout, monsieur, et on ne les voit nulle 1 part.\" Un voisin, le fermier de Kergoat-Bihan.a voulu passer seul la nuit ; dans la chambre.Au matin, il en est descendu avec une figure Uvide Sa chemise était trempée de sueur.\"Pour tout l'or du monde, dit-il en grelottant encore, je ne voudrais pas recommencer!\" Aux dernières nouvelles.Ker- pas encore quand, devant 1 image Holland et ses hôtes ont énfin >.rou réapparue, la meme horreur que la ve un peu de repos.Les esprits les veille les souleva les lança a travers régulent toujours chaque nuit du la ville comme une horde en demen- charivari quotidien, mais ils y met- , lent plus de discrétion depu s que En fait de diable.Ira officiers i ie jeune galopin, simulateur et mal-eyaient vu filer une ombre rapide, faisant, qui menait le jeu dtaboli-rien d\u2019autre La fatigue d une mar- que, trouve le soir, à l'heure ou sa che forcée sous un soleil de feu, un fantaisie sévissait, la porte bien do-air rare dans une demeure tropétroi- SP et le verrou tiré, te.des cerveaux surexcités et des poitrines oppressées il n'en avait pas ! ha maison de l'épouvante fallu davantage à la peur pour con-.La fameuse \"maison hantée\" du dutre huit cents hommes ^aux iron- quartier de la Montagne Sainte-Gc-tières de la folie.Ou plutôt, il avait nevlève eut à subir, aux environs de suffi avec cela d'un bon gros chien.; jggo.un assaut d'une autre violen-dérangé dans son asile et de tous ce au milieu des maisons qui tom-peut-étre le plus épouvanté au mi- baient une à une sous la pioche des lieu de ces huit cents fantômes noc- démolisseurs, pour faire place aux turnes.\trues nouvelles reliant la Sorbonne.La famille du diable\tle Panthéon ét l'Ecole de Droit, seu- le.restait encore, debout à ranglc C'est encore le Diable, renforcé d'un chantier de bois et de char-cette fois de toute sa famille, qui bons, une vieille b&tisse élevée d un terrorisa les villages américains cam- unique étage, avec grenier.C'est sur pés en bordure de forêtt prés des lacs elle que les esprits\" s acharnèrent Sainte-Claire el Huron\tet sa demi-douzaine d'habitants vé- Un jour, des chasseurs de fourni- eut.pendant trois semaines, un des res qui venaient vendre des peaux à plus terribles chapitres de l'hi.stoire Mont Clemens arrivèrent affolés et : de la peur tremblant encore.Ils avaient ren- L'affaire commence en pleine nuit contré, en traversant les bois, une Les vitres d'une fenêtre volent en troupe composée de sept individus éclats, une porte est ébranlée par d'une espèce phénoménale et jus-1 deux chocs furieux On se lève, on se qu'alors inconnue.Des hommes, des précipite.Persbhne.Un coup dc bêtes?Mystère.Car ces êtres formi- vent sans doute, et on se recouche, dables avaient une tête énorme, un Une grêle de p'.erres fait aussitôt large ventre, des bras démesurés, des : trembler la façade de la vieille bico-jambè.i torses aux genoux cagneux, que Les gens s'appellent dans la Les poils dont ils étaient couverts nuit, se cherchent, se serrent com-ajoutaient encore à l'horreur de leur me des bêtes sous l'orage Glaces, apparence.\tj vaisselle, meubles, tout est brisé.Les hommes des villages voisins pulvérisé.Et l'inexplicable rafale tinrent des meetings, s'armèrent continue toujours, jusqu'aux dents: on organisa des Le jour naissant trouve en révolu-battues; sur la bande infernale, que : tion tout le quartier Salnte-Gene-la terreur populaire nommait \"la viève.Le chef de la Sûreté organise Famille du Diable\", on découpla les une surveillance minutieuse dans les chiens courants.Chasse vainc! De; environs; à l'approche du soir, des loin, dans les profondeurs des bois, chiens de garde sont lâchés dans les on apercevait les êtres qui glis- I chantiers et les enclos d'alentour salent, couraient, bondissaient et ! La grêle de pierres reprend avec les s'évanouissaient comme des ombres, premières ténèbres et là-bas, dans Victoire partielle Les dons matériels ne sont pas toujours Ira plus nécessaires.U en rat d'autres que nous pouvons distribuer sans sacrifices pécuniaires et qui n'en sont pas moins précieux parce qu'ils sont pour nos semblables un réconfort Intellectuel et moral.Notre temps, notre intelligence, notre sympathie, notre influence, notre patience sont des biens dont nous disposons quelquefois avec moins de liberté que de notre argent; ils rendront peut-être à notre prochain.quelle que soit sa situation, plus de services qu'une aumône n'apporterait d'aisance à un pauvre De toutes les formes de la charité, ia plus discrète est toujours la meilleure: en secourant celui qui est dans la peine, efforçons-nous de le faire sans que les autres s'en aperçoivent et surtout, si possible, sans qu'il y voie lui-mémc l'expression exclusive de notre pitié.Toute âme fière redoute cette commisération au fond de laquelle son amertume croit toujours apercevoir un peu de dédain Il y a mille façons d'etre bons pour nos semblables qui ne demandent pas de manifestations extérieures, d'efforts apparents et qui n'en sont pas moins satisfaisantes pour notre conscience.S'abstenir, par exemple, de dévisager dans la rue un infirme dont la démarche ou la laideur suscite la curiosité des passants, est, certes, préférable aux mines apitoyées par lesquelles des maladroits se croient tenus de prouver leur sensibilité, Robe de lainage bleu-horizon avec petite cape d'hermine démoucheter.tère.Sept singes Endamènes de Bornéo, échappés d'une ménagerie composaient la \"Famille du Diable\u201d \"COQUETTE\u2019\u2019 Quand les esprits font leur sabbat Dans ces aventures à faire frémir.qu'il s'agisse d'un fantôme ou d\u2019une bête endiablée, encore peut-on dire que le danger auquel on a affaire est précis et déterminé.Mais se séntir aux prises avec un ennemi mystérieux, dont on ne voit ni le visage ni ia main et qui partout à la fols se manifeste Immatériellement, être cerné dans sa propre maison, emprisonné par la peur entre les quatre murs de sa chambre, et prêter aux choses elles-mêmes une inexplicable hostilité, voir en elles avec épouvante les complices ensorcelées de l'invisible ennemi: voilà sans doute la pire des terreurs.A parler franc, lequel d'entre nous, une fois au moins dans sa vie.n'a pas.la nuit, passé quelques minutes d'angoisse, parce qu'un vplet mal clos geignait, parce qu'un rais de lune dessinait dans un coin de la pièce une silhouette Inattendue \u2014 pour moins encore: parce qu'en rentrant le soir on a trouvé ouverte dans l'appartement une porte qu'on avait crue fermée et qu'aussitôt au fond de l\u2019ombre le danger s'est mis à rôder?A deux kilomètres de Pleyber-christ.clans le pays de Morlaix, au flanc nord d'un vallon, s\u2019accroche, parmi les pommiers, la ferme de Ker-Rolland.tics murs bas.presque à ras du sol.de petites lucarnes, un toit lourd de chauThe.fleuri de gueules de loup, et, piès du cellier, la grosse roue de pierre du pressoir, qui attend- les pommes dans son cirque dc granit.C'est une ferme semblable à toutes ses soeurs bretonnes, une brave ferme à l'air paisible, à qui vous demanderez, volontiers l'hospitalité.Pourtant \"depuis vingt-deux ans il y a là des gens qui vivent dans le cauchemar.Interrogez le père Que -mener, le fermier, et voici ce qu'il vous dira : \"C'est à la Saint-Michel de 1880 que je suis rentré ici et depuis, mon- i sieur, ni moi ni içs miens nous ne sa-1 vons plus ce que c'est'que dormir.\u201cChaque soir, là-haut dans la perdues Trois longues semaines se passent dans cette inexprimable angoisse.Puis subitement tout cesse.Sans doute la bande de drôles qui opéraient à distance du haut d\u2019un toit, derrière quelque ingénieuse machine.s'était laslée de son exécrable brisée par une bade.Un homme, au chevet de sa femme mourante, recueille ses dernières paroles, quand une voix railleuse éclate dans la nuit, la lucarne s\u2019ouvre et deux coups de feu retentissent Plus de cent personnes sont atta- jeu.On eut beau ne lias les pincer.^ et blessées, l'incendie partout, nul doute que ces \"esprits\" ne fus-; des menaces inscrites sur tous les sent en chair et.en os\tmurs' des nulls Passe
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