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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1983-02-26, Collections de BAnQ.

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[" DOSSIERS [HHD y *W V» ii, .go£ * m&JM LEBEC Un métier au seuil du désespoir par Gilles Simard (collaboration spéciale) Ce vendredi-là.je me trouvais à la basse ville, à l\u2019hôtel-restaurant Chez R.un établissement situé dans l\u2019enclave de la gare du Palais.Un bâtiment laid et triste vu de l\u2019extérieur.C hez R.\u201e un endroit reconnu comme mal famé, et fameusement connu à travers la région à cause de toutes les générations de \u201cfilles de joie\u201d qui s\u2019y sont succédé.Je m\u2019y trouvais attablé avec trois femmes, trois prostituées, soit Isa-belle-de-Saint-Sauveur, Chantal-de-Saint-Roch et Marie-France-de-Beauport.Je savais qu'Isabelle, 22 ans.mère de trois enfants, était l\u2019enfant chérie d\u2019un petit bar de Saint-Sauveur, qu'elle avait eu une enfance \u201cchérie\u201d par une mère qui la battait régulièrement et par un beau-père qui l'avait violée pour la première fois alors qu'elle avait neuf ans.Isabelle avait erré d\u2019un foyer d\u2019accueil à l\u2019autre pour échouer au centre Berthelet à Montréal.Au cours d\u2019une fugue, à 12 ans.sans amis, sans argent, sans recours et la police aux jarrets, elle \"faisait\u2019\u2019 son premier client, question de survivre.A treize ans.elle était déjà bien établie dans le métier.Chantal.22 ans, un enfant à charge.a eu la même enfance aride et creuse.Bardassée par une mère qui se prostituait dans le Palais (peu après l\u2019époque des \"vitrines\u201d des rues Dupont et Saint-V\u2019allier), ignorée par un père absent.Chantal se retrouvait à Berthelet à 13 ans.Elle se mariait la même année, peu après une fugue, mais divorçait quelques mois après.Le jour de ses quatorze ans, Chantal commençait à \u201ctravailler\u201d Chez R.Mane-France n\u2019avait pas connu mieux que les deux autres dans son enfance.Comme Isabelle et Chantal, elle avait connu des lendemains de suicide raté, nombre d\u2019avortements et des soirées de veille à la maison Gomin.Comme les deux autres, elle avait connu des chagrins atroces et le désespoir sans fond des filles de joie tristes du Palais.Trois filles dites \"de gaffe\u201d donc, trois demoiselles que j\u2019avais racolées pour qu\u2019elles se racontent un peu.ensemble, le temps d'une couple de cafés-cognac et de quelques joints.En temps de crise Chantal.l\u2019air d\u2019une grande gamine efflanquée, très jolie pvec des cheveux noirs en bataille, demande: \"Tu veux savoir quoi au juste, bébé?\u201d \u2014\t\u201cJe veux savoir comment vont les affaires en temps de crise.\" \u2014\t\u201cMal! C'est l\u2019enfer! Y fait pas chaud avec les \"mottés\u201d (clients) de ce temps-ci, enchaîne Chantal.Les mottés ont moins d'argent, pis y a plus de filles qu'avant.Dans les belles années (1975.1976.1977), ça m\u2019arrivait de faire jusqu'à $2.000 par semaine, à six ou sept clients par jour.Dans ce temps-là.j\u2019étais la plus jeune.J\u2019étais nouvelle.Les clients aiment le nouveau.Asteure.quand je fais $300 par semaine, c\u2019est beau.Pourtant, à $50 pour une passe, on est pas chèrantes.\" \u2014\t\u201cPour nous autres, les filles qui travaillent à Saint-Sauveur, c\u2019est pire, continue Isabelle, avec une expression de douceur dans le visage et la voix qui contraste violemment avec les tatouages qu\u2019elle porte aux épaules et aux bras.On est rendu à charger $30 pour une passe.Je me trouve contente quand je fais cinq ou six clients par semaine, pis c\u2019est moi qui en fais toujours le plus.On en est rendu à faire des \"shots\u201d à $5 pis $10 dans les toilettes avec les clients.\u201d \u2014\t\u201cLe pire, reprend Chantal, c'est que les clients veulent \u201cbarguiner\u201d sous prétexte que les temps sont durs.Les clients \u201cfafinent\u201d pour en avoir toujours davantage.Y a même pas mal de mottés qui trouvent le tour d\u2019aller \u201cse vider\" dans les toilettes juste avant de sortir avec une fille, pour que ça dure plus longtemps au lit.\u201d \u2014\t\u201cLes clients de la basse ville, opine Marie-France en suçotant son café-cognac, c\u2019est pas les \u201cmon oncles\" qui vont \u201ccruiser\u201d sur la rue Cartier.Ici, c\u2019est des petits entrepreneurs, des retraités, des camionneurs.C\u2019est du monde qui se font plumer par le gouvernement Lévesque.C\u2019est des gens qui ont des obligations, une famille.C\u2019est surtout pas du monde avec des gros comptes de dépenses.\u201d Pas le choix \u2014\t\u201cSi les affaires vont si mal que ça.pourquoi ne pas travailler ailleurs, à Sainte-Foy, rue Cartier.Grande-Allée?\u201d \u2014\t\u201cMoi.fulmine Chantal, les yeux brillants de colère, c\u2019est ici qu\u2019est mon \u201cspot\".J\u2019ai la piqûre du Palais! Ici, je connais mon monde.Je suis respectée.J\u2019ai travaillé souvent ailleurs, sur la rue Cartier, dans des congrès, des hôtels.Mais j\u2019aime encore mieux un client gardien de cimetière qui sait ce qu'il veut, qu\u2019un haut fonctionnaire habillé chic qui le niaise pendant deux heures, qui se pavane avant d\u2019aboutir.Finalement, pour nous autres, c\u2019est quoi tu penses la différence entre une capote chromée et une capote en caoutchouc?!\u201d \u2014\t\u201cMoi non plus j\u2019ai pas honte de ce que je fais à Saint-Sauveur, ren- chérit Isabelle.Los sainte nitouche ont beau me pointer du doigt, j\u2019m\u2019en sacre.Si je travaillais comme wai tress au salaire minimum, j\u2019arriverais pas.Et pis, quelle différence entre se faire prendre les fesses dans un res taurant, pis se faire faire la même chose ici.Tant qu\u2019à choisir.C'est pour mon fils que je travaille.Quand ça sera le temps, j\u2019arrêterai Quand mon fils sera grand, je lui dirai la vérité.\u201d \u2014 ' On fait de la prostitution parce qu\u2019on n\u2019a pas le choix.Souvent, c\u2019est parce qu\u2019on ne sait pas faire autre chose, poursuit Marie-France On n\u2019a pas de diplômes.Pourtant, on n a pas demandé à venir au mon de comme ça.On est des marginales, des capotées.Le monde veut pas de nous autres ailleurs que dans des trous comme icitte.Mais c'est quoi au juste la prostitution?Ce qu\u2019on fait nous autres, c\u2019est encore ben plus correct que la secrétaire qui baise avec son boss, ou qu\u2019un politicien qui se vend pour ses bénéfices à lui Même que je nous trouve pas mal moins putains que les \u201cnounes\u201d qui font des concours de \u201cgilets moud lés\u201d à la haute ville.Et pis dans le fond, les filles gelées ben raide qui vendent des roses pour leur \u201cpimp\" dans les bars de Québec sont ben plus à plaindre que nous autres.\u2019\u2019 Méprisées, il faut faire les \u201csmattes\u201d Chantal avale un \u201cspeed\u201d, Marie-France allume un joint.Isabelle commande un alcool double.Autour de nous, c\u2019est l\u2019habituel tohu-bohu du vendredi après-midi.\u2014\t\u201cTu faisais quoi avec $2.000 par semaine Chantal?\" \u2014\t\u201cJe le flambais au fur et à mesure.Je brûlais pratiquement tout en \u201cdope\".Après ma journée, j\u2019allais me défoncer au Cercle Electrique.Dans ce temps-là je me piquais à tous les jours.J\u2019en donnais aussi pas mal à mon ami qui était aussi mon \"pimp\u201d.Asteure, j\u2019en mets un peu de côté, j\u2019essaie d'élever mon fils convenablement.\u201d \u2014\t\u201cLes souteneurs, les proxénètes.ça vous dit quoi maintenant?\u201d \u2014\t\u201cDes sales, rage Chantal.J\u2019ai-merais mieux me faire tuer plutôt que de me faire \"pimer\u201d encore.\u2014\t\u201cLe temps des pimps c'est Fini dans des places comme ici.poursuit Marie France.Dans les agences, ailleurs.j\u2019dis pas.Pourtant, on se fait toujours \"pimer\u201d indirectement Parce qu\u2019on fait la \u201cgaffe\u201d, on passe pour des moins que rien.Y a toujours quelqu\u2019un, quelque part, pour nous rappeler qu\u2019on est des filles de gaffe.On nous méprise.Pis y faut qu\u2019on soit fines avec tout le monde.Les waiters, les chauffeurs de taxi, les propriétaires, les bouncers, les concierges.Y faut être \u201csmattes\" avec l'épicier du coin, faire consommer les clients, faire guili guili aux \u201cbeus\u201d.On se fait toujours avoir quand même.\" \u2014\t\"Dans certaines villes, en Europe.aux Etats-Unis, les filles s'organisent en association, en syndicat.Pourquoi pas ici.à Québec?.\u201d \u2014\t\u201cOn se tient déjà pas mal.les filles entre nous autres.Le matin, on se téléphone pour parler des prix, des clients, de la police.Un syndicat pourquoi, comment?.Ça serait difficile.Quand on connaît toutes les difficultés que les serveuses de restaurant ont pour se syndiquer, imagine nous autres asteure\u201d.commente Marie-France Les clients \u2014 \"Quel genre de clients pré férez-vous, et quel genre détestez-vous le plus?\u201d \u2014\t\u201cLes pires, commence Chantal.c\u2019est les Jos-connaissant qui ont tout fait, tout vu.Ou encore, ceux qui nous font la morale pendant qu'on les baise.On voit ça chez les plus jeunes ou chez les professionnels.\" \u2014\t\"Le client idéal, reprend Isabelle.c\u2019est le gars qui te laisse faire, qui ne nous oblige pas à jouer la comédie de la femme satisfaite.Il y a aussi les plus vieux, les retraités, ceux qui manquent d\u2019amour à tous les niveaux.Ceux qui sont seuls.Hier, j\u2019ai passé l'après-midi, à double tarif, avec un vétéran.Il n\u2019y a pas eu de contact physique.Il voulait juste me montrer ses médailles, ses souvenirs.\u201d \u2014\t\u201cVous amve-t-il souvent de vous faire demander des.des spéciaux.des extras?\u201d Les filles se regardent un instant d'un air entendu, puis Chantal me dit avec une expression mi-bienveillance mi-commisération: \u201cEcoute.des extras, ben sûr que ça arrive, mais ça coûte plus cher.Il y a des clients qui ont des manies, des fantaisies.C\u2019est sûr qu\u2019on a nos recettes, nos p'tits trucs pour mettre un gars à l\u2019aise.Mais neuf fois sur 10, ça se résume par un acte sexuel ben ordinaire.Souvent, le monde s\u2019imagine que ça marche comme dans les films pornos.avec le fouet, les bottes de cuir, tout le kit.Ça n'est pas ça du tout.Evidemment on a nos petits maniaques.mais ceux-là on les barre bien vite.\u201d \u2014\t\u201cVous pensez quoi des hommes en général?\" \u2014\t\u201cLes hommes, les hommes, commence Chantal, c\u2019est pas tous des doux.J\u2019ai mangé des volées, j'ai été violée plusieurs fois, humiliée, déçue.Cherche pas.y a nen de plus doux qu\u2019une femme avec une autre femme.J'ai eu plusieurs expériences avec des femmes, et pourtant je suis pas lesbienne.J'aime le père de mon fils.On est pas des sans-cœur.Nous autres aussi on est capable d'aimer quelqu'un.Nous autres aussi on a besoin d'être aimées.\u201d \u2014\t\"Les hommes, je les ai hais pendant longtemps, murmure Marie-France comme pour elle-même.J\u2019ai fait du temps entre autres parce que j ai failli saigner un gars avec une paire de ciseaux.Quand je prenais des \u201cpeanuts\u201d à grande poignée, j\u2019étais agressive, \u201cspeed-freak\".J\u2019étais presque folle.J'en voulais à tous les hommes.Je me vengeais sur les clients.Souvent j\u2019essayais de leur faire mal en leur faisant l\u2019amour.Des fois je ne pouvais pas m\u2019empêcher de pleurer quand je faisais une passe.Pis dire qu'il y a des clients qui prenaient ça pour des larmes de jouissance.Maintenant j\u2019ai un enfant de quatre ans.J\u2019aime un gars.Y est en taule, mais je l\u2019aime.\u201d Légaliser la prostitution gouvernement légalisait la pros titution?\" \u2014\t\u201cNon, réplique Chantal.J\u2019ai ma fierté.On est pas des mongoles quand même.Je tiendrais pas à m\u2019exhiber dans une vitrine \" \u2014\t\"Peut-être qu\u2019il y aurait moins de maladies, avance Isabelle.On ne verrait plus de choses comme c'est arrivé à Munelle.Mumu s\u2019est fait refiler une syphilis par un petit cave.Mais elle était tellement tout le temps gelée qu'elle s'en est aperçue bien trop tard.On l\u2019a opérée Elle s'est fait enlever tout ce qu\u2019elle avait dans le ventre.19 ans, pis la \u201cplom berie\" finie au grand complet.\u201d \u2014\t\u201cMoi je serais d\u2019accord si Je gouvernement nous payait comme des sexologues, lance Marie-France avec un demi-sourire.Sans ça, rien à faire.Le sexe à la chaîne, les cont rôles, les impôts, tout ça, pffuitt' Non merci!\u201d \u2014\t\"Peut-être qu\u2019on verrait moins d\u2019amanchures comme celle-là.grogne Chantal en désignant du menton une fille enceinte de sept mois et plus qui se dirige vers un client.Dire qu\u2019il y a des hommes qui trouvent que c\u2019est un \" kick\u201d spécial de sortir avec une femme enceinte\", soupire Chantal.\u2014\t\"Ça vous arrive pas des fois d avoir peur de finir comme Lisette*, Diane**, Lise***?\" (.hantai, agacée, regarde ail leurs.Marie-France fixe son verre \"La vie c'est un combat\u201d, conclut Isabelle.Ça fait déjà presque deux heures que je suis \"sur le temps\" des filles C est assez.Je sors.La vie change aussitôt de couleur Comme à cha que fois, depuis plus de 15 ans que )e fréquente les milieux dits louches, j\u2019ai l\u2019impression d'émerger d\u2019un bocal sans fond, oe changer de dimension, de laisser un monde clos.* Lisette, 21 »n», originaire de Saint-Romuald, fut trouvée dans une chamhrette.étranglée, le corps meurtri, la gorge et la bouche remplies de condoms.C\u2019était là l\u2019oeuvre d\u2019un client qui court toujours, trots ans après.** Diane, une transexuelle de plus de \u2022G ans, fut retrouvée morte, dans son appartement à Saint-Pascal, littéralement dé pecée de plusieurs dizaines de coups de couteau C\u2019était Tété dernier.*** Use, 40 ans et plus, originaire de TroIvRivtères, travaillait cher R.Il y a deux ans, elle se suicidait Lne \u201coverdose\".'Seriez-vous d\u2019accord si le sirs \u2022a.\tV ' ' ' -, % t .# 82 dossiers Ou«to«c.L« So toil, samodi 26 (Ovnor 1983 Livres et libraires Le vent souffle du bon bord ^ilr,^.P?:^8éqüent\u2019J,eS ,Jlbr?lres s.f\tbjen à rheure actuelle au c'est l'abondance.Marc Saint-Pierre a rencontré plusieurs libraires qui lui ont Quebec.Alors qu il y a a peine vingt ans, il était relativement difficile pour les expliqué la situation\th «u * uur«*.re* qui «u.om Québécois de trouver tous les titres qu'ils auraient souhaités, aujourd\u2019hui Le livre et les libraires se portent bien merci par les temps qui courent.Les consommateurs, en cette période de crise, par choix ou par obligation, ont bien sûr mis un frein \u2022i leurs achats de biens durables, sabré dans leurs dépenses per- marc saint-pierre sonnelles, mis de côté des loisirs coûteux.Mais s\u2019ils consomment moins, les Québécois, en revanche, achètent plus de livres.Les libraires peuvent compter avec des hausses de leur chiffre d'affaires, légères peut-être, mais réelles.\u201cl,a situation est meilleure qu\u2019elle n\u2019a jamais été\", souligne Jacques Guay, président du conseil d'ad-ministration de la Librairie Pantoute, rue Saint-Jean, à Québec.De fait, il y a ici plus d'auteurs que jamais, les livres français entrent ù la tonne, on peut trouver des livres jusque sur les comptoirs des magasins à rayons, note M.Guay.Egalement, de nombreuses boutiques de livres usagés \u2014 il y en a au moins huit dans le grand Québec \u2014 ont vu le jour ces dernières années, notamment l'incroyable Palais du livre, rue McGill, à Montréal, où sont rassemblés quelque 4 millions de volumes.En outre, les bibliothèques publiques.qui ont bénéficié de $10.7 millions en subvention de l\u2019Etat l'an dernier, sont très fréquentées.Au total, le Québec compte 250 libraires, soit un par 24.000 habitants, alors qu'on en dénombre un pour 40.000 en France et un pour 35,000 aux Etats Unis.De plus, au terme de la nouvelle réglementation sur les heures d\u2019ou- verture des commerces entrée en vigueur le 23 décembre, les librairies peuvent maintenant ouvrir leurs por tes le dimanche.Un \u201cvrai\u201d libraire Mais encore faut-il déterminer ce qu\u2019est un \u201cvrai\" libraire.De l\u2019avis de Laure Vaugeois.de la Librairie Vaugeois, rue Maguire, à Sillery.l'épithète de libraire est souvent galvaudée tant et si bien qu'il existe des librairies où il n\u2019y a pas de libraire! Une librairie, explique-t-elle en substance, est d'abord un lieu de service où l'amateur de livres doit pouvoir trouver ce qu\u2019il cherche, où un personnel compétent doit être en mesure de le guider et de découvrir ses besoins le cas échéant.Une librairie, ajoute Mme Vaugeois, est aussi un endroit où on est capable de faire des recherches et où on doit être à l\u2019écoute d'un paquet de choses plus que dans n\u2019importe autre commerce.Elle déplore notamment que l\u2019étiquette de libraire puisse être utilisée par des vendeurs de papeterie ou de dictionnaires, voire de matériel de bur',~'' A son avis, il faudrait peut-être repenser la définition du libraire et éventuellement en faire l\u2019objet d'un règlement.Jacques Guay, de la Librairie Pantoute, fait entendre à peu près le même son de cloche.Un vrai libraire, dit-il en substance.est celui qui offre un service à l\u2019aide d\u2019un personnel compétent et qui doit être en mesure de garder un fonds important de livres, outre les nouveautés.\u201cIl est bien important que les clients soient conseillés par des employés spécialisés, souligne M.Guay.On ne peut prendre n\u2019importe qui dans la rue pour le mettre derrière une caisse enregistreuse.\" Somme toute, une librairie n\u2019est pas une entreprise de vente comme les autres et chacune a sa clientèle particulière.Chez Pantoute, par exemple, on sait que la clientèle s\u2019intéresse entre autres à l\u2019écologie, à la bande dessinée pour adulte, à la littérature québécoise.Et c'est quotidiennement.note M.Guay, qu\u2019il faut administrer en regard de ces observations.\u201cSi on ne fait pas attention à notre clientèle, dit-il, elle va aller ailleurs.\" C\u2019est peut-être cette incapacité des \u201cchaînes\" du domaine du livre naguère puissantes de coller à la réalité de leur clientèle qui a amené leur disparition graduelle.On ne peut pas.estime M.Guay, expédier à travers tout le Québec dés stocks uniformes pour des clientèles différentes.\u201cC'est important la personnalité des librairies\u201d, soutient-il.Mme Vaugeois évalue la situation sur ce point à peu près de la même façon.\u201cQuand on devient gros, in-dique-t-elle sans ambage.on devient administrateur et non plus libraire.\u201d Mais pour s\u2019en tenir à cette image du parfait libraire, il faut que ceux qui en exercent le métier résolvent un certain nombre de problèmes dont celui de se procurer les dernières publications n\u2019est pas le moindre.Un libraire n'a évidemment pas la capacité ni le loisir de faire affaires directement avec les maisons d\u2019édition québécoises ou européennes et il lui faut donc s\u2019adresser aux distributeurs.Or.il arrive que ces derniers doivent se faire tirer l\u2019oreille avant d\u2019ho-norer telle ou telle commande d\u2019un libraire.Il y a des titres parfois difficiles à obtenir, note Suzanne Brunet, de Pantoute.Quand un livre est souvent demandé, dit-elle, on s'attend à ce que le distributeur l'ait dans ses entrepôts.Peut-être manquent-ils quelquefois de \u201cpif\u2019 pour déterminer quelle nouvelle publication sera très en demande, note-t-elle.Les délais de livraison placent aussi à l\u2019occasion les libraires dans l\u2019eau bouillante.Tel ou tel éditeur fera une campagne de promotion pour une nouvelle publication et le libraire sera incapable de répondre à la demande d\u2019une clientèle déjà au courant, puisque le livre ne sera pas disponible avant deux pleines semaines.Même observation de Mme Vaugeois qui note que tel volume sera impossible à trouver parce que le distributeur aura omis de s'en constituer un stock avant, par exemple, la période des vacances en France où toute activité prend fin à toutes fins utiles.Quand le livre sera enfin disponible, l\u2019intérêt du lecteur se sera porté vers d\u2019autres nouveautés, indique-t-elle.Mais la situation peut devenir carrément ridicule.Il est même arrivé qu\u2019un titre, vendu à pleines caisses au Salon du livre, soit absent des rayons des librairies parce que les distributeurs avaient omis pour une raison ou une autre de les leur expédier.\u2022 S\u2019il leur reste à mieux s\u2019entendre avec les distributeurs et les maisons d'édition, les libraires sont tout de même en bonne posture.Les bibliothèques municipales Aux termes de la loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre, adoptée en 1979, les bibliothèques publiques se doivent de s\u2019approvisionner auprès des libraires agréés par le ministère des Affaires culturelles.Si ces dispositions de la loi sont susceptibles d\u2019apporter de l\u2019eau au moulin, cela ne va pas sans risque pour les libraires.Selon l'usage établi entre les distributeurs et les libraires, les stocks de livres sont payables dans les trente jours.Si d'aventure des livres destinés à une bibliothèque municipale ne sont pas payés à l'intérieur de ces trente jours, et cela peut survenir compte tenu de la lourdeur des structures de ces organismes, c\u2019est le libraire qui doit absorber les coûts entre-temps.\u201cBien sûr, note Jacques Guay.ces ventes aux bibliothèques municipales aident les libraires mais cela peut représenter en certaines occasions un cadeau empoisonné.\u201d Par ailleurs, les libraires québécois ont encore eu un coup de pouce de l\u2019Etat par suite des modifications aux heures d'ouverture des commerces.Ils peuvent maintenant ouvrir le dimanche par suite de la décision gouvernementale du 23 décembre.Cette décision, souligne Jacques Guay, n\u2019a pas créé de privilège mais a seulement rétabli un juste équilibre entre les librairies et les autres commerces, notamment les dépanneurs.qui ouvraient le dimanche.Il va de soi, ajoute-t-il, que les libraires puissent ouvrir le dimanche pour assurer un service à leurs clients.\u201cLe dimanche, on peut acheter de la bière, un paquet de choses, dit-il, alors pourquoi pas des livres.\" Pour Mme Vaugeois, la possibilité pour les libraires d\u2019ouvrir le dimanche rétablit une concurrence saine entre les librairies et les tabagies ou dépanneurs qui, eux, pouvaient vendre des livres en même temps que leurs produits habituels.Il y a cependant un hic.Il peut s\u2019avérer difficile pour un libraire de garder en place du personnel compétent sept jours par semaine pour servir les clients.Quoi qu\u2019il en soit, pour Mme Vaugeois.le livre demeure vraisemblablement l\u2019un des loisirs les moins chers.Il y a des livres pour toutes les bourses, souligne-t-elle, dans toutes les gammes de prix.Et somme toute, un livre peut avoir une vie de 10 ou 15 lecteurs et peut-être davantage.Des livres à moitié prix ou moins Pi«rre-Rog«r Nadeau, grand manitou du Palaie du livre, à Montréal, a quatre millions de livres en magasin, rue McGill, et dix autres millions dans ses entrepôts.Ce stock, dit-il, fait du Palais du livre la quatrième plus grande maison de vente de livres au détail au monde Pierre-Roger Nadeau, un ancien liquidateur de faillite venu au commerce du livre par amour et.ajoute-t-il, parce qu'il avait besoin de culture, tient les portes de sa librairie ouvertes douze heures par jour, sept jours par semaine, et c'est à peine s'il ferme è Noèi.au Jour de l\u2019An et à la Saint-Jean-Baptiste.Il estime avoir en sa possession 60 pour 100 de livres neufs et 40 pour 100 de livres usagés.Il ne s\u2019approvisionne pas chez les distributeurs mais II achète tout ce qu'on hii offre.Il frémit rien qu\u2019è la pensée qu'on puisse détruire des livres, quels qu'ils soient Toutes les treize minutes, en moyenne, Il fait l\u2019acquisition d'un stock.Des particuliers lui en apportent, Il fait main basse sur un lot de faillite.Il s'empare d\u2019un stock laissé pour compte à la suite d\u2019une bisbille entre un distributeur et un libraire, il profite de saisies, il a ses contacts avec des sociétés de recyclage de papier, la douane, les compagnies de navigation, etc.Bref.Il ramasse tout, en n\u2019importe quelle quantité, en n'importe quelle langue.Et II offre, dans les six étages de son Palais du livre, des volumes à partir de cinq cents, toujours è moitié prix.Pour Pierre-Roger Nadeau, les livres sont vendus trop chers.Ce qui est Important pour lui, c\u2019est que les gens puissent acheter des livres pour lire.Et en conséquence.Il coupe les prix.Il vend des livres neufs marqués $4.50 ou $3.75 pour 75 cents, des bandes dessinées qu'on trouve ailleurs à $6.95 ou $5.95 pour $2.85, etc.\"Si les livres étaient vendus à un prix raisonnable, soutient-il, les Québécois liraient davantage.\" Pierre-Roger Nadeau estime que beaucoup de Québécois francophones achètent des livres en anglais parce qu\u2019lis peuvent se les procurer è meilleur prix.\u201cC\u2019est bien dommage, dit-il.Tous les livres en français pourraient être vendus à 40 pour 100 de leur prix.\" Livras usagés Cette opinion que les livres sont trop chers est également par- tagée par Richard Perron qui tient une boutique de livres usagés, rue Myrand, à Sainte-Foy.Les livres neufs sont chers, explique-t-il, notamment è cause des faibles tirages et Ms augmentent chaque année Cette situation est dans une certaine mesure à l'origine de la prolifération des boutiques spécialisées dans le volume usagé, un phénomène quand même récent ici au Québec.Selon Richard Perron, la politique commune è tous tes libraires spécialisés dans l\u2019usagé est de vendre è 50 pour 100 du prix du livre neuf et même moins.Mais les vendeurs de livres usagés ont è faire face à un problème de taille:\tl'ap- provisionnement Si un client pense trouver chez nous une nouveauté, M se trompe d'endroit note M.Perron, il lui faudra attendre entre trois et six mois.Les vendeurs de livres doivent en effet compter sur les particuliers pour remplir leurs tablettes.Mais ils n'achètent pas n'importe quoi pour autant Les (ivres qu\u2019ils achètent doivent être en bon état et propres et souvent ceux qu\u2019ils offrent semblent n\u2019avoir jamais été ouverts.Et pour s'ajuster è leur clientèle, les vendeurs de livres usagés communiquent entre eux et vont même jusqu'à conseiller à des clients d'aller voir chez leurs compétiteurs qui ont en main ce qui est demandé.C'est ('attrait des bas prix qui amène les clients à revenir.\"Nos prix, dlt-ll.c\u2019est clair, ils sont dix ans en arriére.\" à Quétwc.La So toil, samoai 26 fovnor 1983 dossiers Au lendemain de la guerre Le drame libanais demeure entier f ^\t\u201c Ylcbme* \u201c\u2022 I» 9\u201c*™ C.comité regroupe plusieurs organismes au Québec, IntematloruUe^du^LER .^i^JlT\tAndré Dlor\u20192#' ^ 'a\tdont ta CSN, la CEO.le SUCO, Québec-Palestine etc.Dans le troisième demSUiMbidS^.bled'i^i^mitïin bHlLfn \"0,e'J,bfe et décembre série de quatre articles.André Dionne tait part des difficultés sociales et %ml£'\tcootmlsslon d enquete mise sur pied par le économiques que traverse le Liban, uomit© sos^LiDan-Palestine pour étudier tes besoins humanitaires des Au lendemain de la guerre de l\u2019été dernier, le Liban est plus que jamais lancé au coeur de ses contradictions qui risquent de provoquer à plus ou moins long terme une crise interne tout aussi profonde que celle qu\u2019il a connue entre 1975 et 1978.andre dionne Les nouvelles conditions créées par la guerre sont devenues cependant beaucoup plus pénibles.Le niveau de vie des plus pauvres a encore baissé.Leur milieu de vie s\u2019est dégradé et ils demeurent plus abandonnés que jamais auparavant.Quant à leurs vis-à-vis, les riches, ils se sont enrichis, et paient toujours aussi peu d\u2019impôts que par le passé.Cependant, l\u2019invasion israélienne déclenchée le 6 juin et les conséquences qu\u2019on connaît maintenant.ne sont pas les seuls éléments qui expliquent les très graves difficultés politiques, sociales, économiques que connaissent les Libanais.Ce serait trop simple.La crise libanaise qui s\u2019accélère surtout depuis 1975, était endémique.La guerre de l\u2019été dernier n\u2019aura que fait éclater un problème démesuré qu\u2019entretient le pays depuis tant d\u2019années: absence de leader, sans appareil étatique, des forces politiques aux idéologies peu conciliables et dont les projets socio-politiques sont à l\u2019opposé.Paradoxalement, l\u2019invasion israélienne oblige le nationalisme libanais à se définir.La société libanaise doit s'analyser et voir clair, confrontée maintenant à son incapacité de se relever pour des raisons internes et externes.Le projet politique A la fin de la guerre, en septembre dernier, le pays présente tout autant de facettes politiques, de l\u2019extrême gauche à l\u2019extrême droite en passant par les mouvements intégristes.L\u2019assassinat du président nouvellement élu, Béchir Gemayel, le 14 septembre dernier, va démontrer l\u2019extrême fragilité du Liban.Le peuple libanais est face à son drame.II doit renaître.Le seul leader qui émergeait est mort; il n\u2019y a pas de projet politique, l\u2019économie du pays est en débâcle et tous craignent que l\u2019occupation des forces étrangères ne dure.L\u2019unité nationale et l\u2019intégrité territoriale deviennent alors les deux sujets plus discutés et il s\u2019établit Les réfugiés rapidement une sorte de consensus au sein de la société; elle se voit dans l'obligation de dégager une force commune.Le Mouvement national libanais (MNL), regroupement des forces progressistes jadis placé sous le \u201cprotectorat\u201d de l\u2019Organisation pour la libération de la Palestine, est disloqué.Sa principale composante, le Parti communiste libanais (PCL), doit avaliser le projet \u201cd\u2019unité-m-tégrité\u201d du nouveau président Amine Gemayel.\"Pour le moment, insistait Karim Mroueh, membre du bureau politique du MNL agonisant, très influent au niveau de son parti, le PCL, nous devons rallier les forces politiques autour de la souveraineté du Liban qui doit être rétablie\u201d.Consensus fragile Ce faible consensus existe bien sûr, mais des éléments étrangers (israéliens et syriens) feront éclater ça et là à travers le pays les crises anciennes entre groupes libanais: Druzes et Chrétiens dans le Chouf (centre du pays); pro et anti-svriens au nord à Trrpoli La présence militaire étrangère qui s'affirme et prend des allures de permanence, met en veilleuse l\u2019élaboration d\u2019un projet politique qui doit remettre le Liban sur pied Toutes les faibles énergies de l\u2019Etat, une faiblesse qui fait partie de la légende, demeurent concentrées au rétablissement de son autorité sur T -\t% une parcelle du territoire, à la réorganisation de l\u2019armée qui n'existait plus, aux négociations en cours avec Israel et à des menées diplomatiques qui l\u2019aideront à chasser \u201cl\u2019étranger\u201d.A part de ça, rien.Et rien n\u2019est possible non plus Pourtant ralliés autour du projet \"dumté-intégrité\u201d, les forces po Iniques libanaises susceptibles d'amorcer ce débat essentiel au renouveau du Liban, sont incapables d\u2019agir; leurs leaders savent d'autre part fort bien jusqu\u2019à quel point leur société doit être renouvelée afin d'éviter un nouvel éclatement.L\u2019économie Au plan économique, nombre de Libanais déjà aisés ne souffriront de la guerre que très faiblement Liés au grand négoce, à la finance ou appartenant au monde des services professionnels, ils traverseront cette époque aisément.Par contre, la bourgeoisie nationale liée à l\u2019industrie primaire et secondaire verra son édifice s\u2019écrouler Les usines ferment à un grand rythme.Les travailleurs perdent leur emploi; l\u2019émigration s\u2019accentue depuis des années au point que le pays accuse un manque de main-d\u2019oeuvre spécialisée.Cette débâcle touche tous les secteurs: cimenterie, gypse, les textiles, le bois, le fer et l\u2019acier, boissons gazeuses et produits chimiques.Dans le nord du pays, les dirigeants syndicaux parlent de sa- botage de la part même des chefs d\u2019entreprise pour qui les risques sont trop élevés et les rendements marginaux par rapport à ceux du commerce ou de la finance Conséquemment.la classe moyenne tend vers une plus grande pauvreté, selon ces chefs syndicaux rencontrés dans la région industrialisée du nord du pays.Tripoli Un rapport de la Chambre do commerce du Liban, publié en jan vier dernier, rapporte que le niveau de production au Liban est égal à ce qu'il était il y a huit ans et que la dépendance économique à l'égard de l\u2019étranger s\u2019est accrue de façon très significative renforçant ainsi les tendances inflationnistes.Les exportations marquent une baisse de 30 pour 100 de 1975 à 1981 Pendant la même période, 150 usines ont été détruites; le quart du capital investi est perdu et la main-d\u2019oeuvre baisse du tiers, forcée à l\u2019exode.L\u2019importance des transferts fiscaux de cette main-d'œuvre extérieure (dans les pays producteurs de pétrole notamment) fait que l\u2019analyse économique demeure jusqu\u2019à un certain point artificielie: ces transferts sont de l\u2019ordre de $130 millions (US) par mois, soit 45 pour 100 du revenu national comparativement à 25 pour 100 en 1975.Le dumping L'économie libanaise doit faire face à une autre situation fort dan- m 3 * % Le lot des réfugiés est partout le même au Liban, qu\u2019ils vivent dans les ruines laissées par la guerre ou dans des camps ° \" gereuse, celle du dumping des produits israéliens sur son territoire.Il est de notoriété là-bas que les surplus israéliens, de fruits notamment, sont mis en marché au Liban à des prix défiant toute concurrence de la part du producteur libanais.C 'est le cas des mandarines, des oranges, des pommes.Les agences de presse internationales ont révélé cette semaine que ce sont des dizaines de tonnes de fruits et légumes achetées en Israel hors taxes par des commerçants libanais qui franchissent quotidiennement les frontières vers les marchés libanais.Plus, les Israéliens ont ouvert le port de Haita.dans le nord d'Israël, aux marchandises à destination du Liban moyennant une modique somme de 3 pour 100 de la valeur des marchandises en transit, diminuant ainsi une des principales sources de revenus du port de Beyrouth, révélait la semaine dernière un document publié dans Le Monde.Dans le sud du Liban, des marchands ambulants israéliens offrent aux sinistrés des prêts hypothécaires, en argent israélien, à des taux avantageux.\"Il n\u2019y a pas de plus juif qu\u2019un Libanais\u201d, me confiait un Libanais chrétien du monde des affaires, laissant entendre que ces pratiques n auront qu'un temps et que le nationalisme économique des Libanais contournera facilement ces manoeuvres.Il faudra faire vite.Un avenir?La situation politique intérieure est sombre; c\u2019est très évident.Les Libanais croyaient à la fin de la guerre que le pays se viderait de ses étrangers, israéliens, palestiniens et syriens.Ils ont vite compris que ce ne sera probablement pas le cas.Us y croient de moins en moins! Le projet de partition du territoire libanais est connu de tous et, jour après jour, ils voient l\u2019appareil israélien, soutenu par les miliciens dissidents de Saad Haddad, imposer petit à petit son emprise administrative et politique sur tout le sud du pays, une zone de production agricole fort riche à l\u2019intérieur de laquelle coule le fleuve Litam dont les eaux sont essentielles aux réseaux d\u2019irrigation du nord d\u2019Israël.Au centre du pays, vers la Syrie, ce sont les soldats syriens qui ont établi leurs campements dans la vallée de la Bekaa Ils savent aussi que les négociations avec Israël n\u2019avancent pa-s, qu\u2019ils n\u2019ont qu\u2019une force relative dans ces pourparlers et que les pressions américaines sur l\u2019Etat hébreu n\u2019ont rien donné.1 y a peu de place pour l'optimisme, du moins à court terme.Une plaie vive au coeur du Liban Résultat pénible de la guerre qui a donné naissance à de nouveaux mouvements de populations, les réfugiés dans leur ensemble demeureront les plus défavorisés, quasiment abandonnés (à tout le moins ignorés) par les autres membres des couches sociales plus aisées.Une sorte de plaie vive au sein de la société libanaise.Dans un rapport publié récemment, la Chambre de commerce de Beyrouth parle d\u2019un \u201chéritage des années de guerre qui ont fait \u201c6,000 handicapés, 4,000 orphelins et 300.000 sinistrés et déplacés (.) et ces chiffres permettent d\u2019entrevoir à quel point les années qui viennent seront chargées de problèmes sociaux pour le Liban\".Ces chiffres officiels sont bien sûr très loin de la réalité si on les compare à d'autres estimations faites par les grands organismes internationaux.Us décrivent néanmoins une situation fort pénible pour ces réfugiés qui, en matière de santé, sont abandonnés aux organisations nationales ou internationales.Ils font tous partis du même lot, vivent dans des ruines, dans les banlieues poussiéreuses de Beyrouth, dans les camps de réfugiés, dans la capitale, au nord, au sud.Les réfugiés palestiniens sont les plus pénalisés et subissent la vengeance de la société libanaise qui a toujours tenté, et dans une certaine mesure réussi, de rejeter tous ses maux sur le dos des Palestiniens.Mais l'ensemble de ces démunis se trouve difficilement une place dans le pays.On cherche à les par quer dans leurs \u201cghettos\u201d comme c\u2019est le cas pour les Palestiniens du Sud-Liban, ou encore de les déplacer pour lancer la reconstruction des secteurs qu'ils habitent et qui ne leur sont pas destinés.Parmi eux se trouvent un certain nombre de non-Libanais devenus avec les années ou par naissance des \u201cillégaux\u201d, sans permis de séjour ou permis de travail.Ils constituent tous un fardeau social et économique dont l\u2019Etat ne veut, ou ne peut pas, s\u2019occuper notamment en matière de soins de santé.N\u2019ayant pas accès au réseau impressionnant de petits hôpitaux ou cliniques privés, ce sont des organisations de santé à caractère socio-politique qui ont pris charge d\u2019eux dans la mesure de leurs faibles moyens et dont les seules ressources financières sont exclusivement ou presque étrangères.Les usagers ne paient que des frais minimums équivalant à 10 pour 100 des frais demandés en milieu privé.Sur le plan national, trois organisations assez récentes se sont séparées cette clientèle qui n\u2019a pas de place dans le réseau privé libanais.Le \u201cMouvement social\u201d de Mgr Grégoire Haddad s\u2019occupe des plus démunis d\u2019entre eux, ceux qui vivent dans les ruines des chalets en bordure de la Méditerranée sur cinq plages consécutives.\u201cC'est moins que le minimum que nous leur offrons.avoue une travailleuse sociale.Ces services vont de l\u2019achat des bottes pour les enfants jusqu\u2019au \u201ccounseling\" familial\u2019\u2019.La Croix rouge libanaise leur rend visite; les médecins émettent des ordonnances qu\u2019ils ne pourront même pas payer à la pharmacie.Des cas de malnutrition sont apparus, ce qui est tout à fait nouveau au Liban Ce que nous leur offrons, c\u2019est en attendant qu'on les déplace quelque part autour de la ville, avoue-t-elle.En banlieue Dans les banlieues de Beyrouth-Ouest et dans le secteur près du port, on retrouve une large population chiite dont le sort en matière de soins de santé et de prévention relève d\u2019un groupe lié de près à l\u2019organisation politique des chutes, le groupe \u201cAmal\u201d Les volontaires de cette société, fondée en 1979.ont une approche plus globale des problèmes sociaux dans ces banlieues.Ils font de l\u2019organisation de quartiers pour amener les gens à définir leurs besoins, à participer; ils alphabétisent les adultes.lancent des campagnes d\u2019éducation sanitaire et de vaccination Cette association possède également un réseau de petits hôpitaux et cliniques.Amel a élaboré un projet d'hôpital public dans la banlieue de Beyrouth destiné à devenir le centre du réseau de santé.Un édifice de sept étages a été acheté qui devra graduellement être transformé en hôpital.Conscient de la faiblesse de l\u2019Etat en matière de santé publique, ce groupe est le seul à faire pression ouvertement auprès de l'Etat pour qu\u2019il prenne ses responsabilités en matière de soins de santé pour les moins favorisés.Secours populaire kondé en 1972, le Secours populaire libanais, supporté par le Parti communiste libanais, est largement développé au nord, au sud et dans l'est du pays.Ce sont souvent de petites cliniques de services ou de très petits hôpitaux sauf au sud du pays à Nabathieyh où l\u2019on offre des services plus complets.Le Koweït a financé la construction d'un hôpital plus complet dans la même ville devant desservir une population d\u2019environ 35,000 habitants.Quant aux Palestiniens, un peu écartés du réseau du Secours populaire, ils demeurent les plus démunis puisque le Croissant Rouge palestinien, une institution de l\u2019OLP, n\u2019existe qu'à Beyrouth maintenant et encore là, les services offerts sont loin d\u2019être ceux des années d\u2019avant-guerre.L\u2019institution est visée au même titre que les autres institutions palestiniennes que l\u2019on veut voir disparaître.Sous peu, les Palestiniens n\u2019auront plus que les services offerts par l\u2019UNWRA (United Nations Wealth and Relief Agency), une organisation internationale créée en 1948 pour leur venir en aide.Le groupe Amel a cependant indiqué qu\u2019il acceptera d\u2019offnr les services de santé aux Palestiniens au même titre qu'aux autres infortunés du pays.Coordination Avec l\u2019approbation de l\u2019Etat, les différentes organisations préoccupées de la santé publique se sont regroupées au sein d\u2019un comité national de coordination que préside Mgr Grégoire Haddad.Il est clair que ces organismes sont en train de définir une politique des services publics de santé au Liban.Sue fera 1 Etat qui a toujours gié le développement du secteur privé, pour qui la santé est une affaire de \u201cgros sous\u201d?On verra bien, disait un responsable du groupe Amel.Parallèlement, ces \u201cvolontaires\u201d de la santé multiplient les campagnes de financement afin de hausser le niveau des ressources qu'ils ont à leur disposition.Ils doivent constamment se fier à la communauté internationale pour l\u2019approvisionnement en médicaments et autres instruments modernes nécessaires à la pratique des soins de santé.Le temps presse; les conditions se sont détériorées rapidement chez cette masse de démunis: 500 cas de lèpre sont apparus.Les cas de typhoïde et de pneumonie se multiplient au fur et à mesure que les conditions sanitaires se dégradent.Un médecin français trouvait étonnamment élevé le nombre de \"souffles cardiaques\u201d observés chez des enfants et adultes dans les camps palestiniens C\u2019est désespérant.disait-il, quand on regarde les faibles moyens dont nous disposons actuellement.A SUIVRE B-4 Québ«c.L# Scl«il.\t26 féviiar 1983 Un nouveau départ pour le Centre de recherches minérales du Québec Un vtrag* tachnologique s annonça dans la rechercha minérale au Québec! En tout cas.les bmnes intentions de 150 chercheurs, scientifiques, ingénieurs et techniciens réunis à Québec, la semaine dernière, sont là! Les projets aussi.à un moment où l\u2019industrie minérale du Québec fait face au ressac de la récession économique mondiale qui lui a fait péroré récemment 4.130 emplois dans la production minérale.On consacre S2S mil- lions chaque année à ta recherche minérale au Québec, soit 1 pour 100 de la valeur de la production.Il en faudrait une fois et demie de pius! Selon le sous-ministre associé aux Mines, M.Pierre O.Perron, '\u2018nous avons une industrie minérale qui nous fait honneur, une expertise certaine et reconnue, de bons concepteurs et opérateurs de mines.Il nous faut aller plus loin, \"ajuster nos mires\u201d sur des cibles réalistes, se doter des mu- nitions nécessaires pour les atteindre sur le pian des programmes de développement industriel, de la mise en marché et de la recherche industrielle\u201d.Un service de technologie minière sera mis sur pied au Centre de recherches minérales du Québec pour pousser plus loin Is recherche sur les problèmes liés à ('aspect technique de ( exploitation des mines, de leur informatisation et de leur automatisation notamment 7a Selon le direrteur général Marc Denis Evrell du Centre de recherches minérales du Québec, dont l'usine oilote 3 °uébec \"Le cen,re de ^cherches minérales entend devenir plus visible et jouer un role très actif dans le développement industriel du secteur minier et métallurgique\t* P«r Claude TESSIER Si le gouvernement du Québec donne suite aux orientations et aux perspectives de développement qui lui sont proposées, le Centre de recherches minérales se lancera, cette année, dans un plan triennal de développement comportant des investissements de $2.2 millions, l\u2019augmentation du tiers du budget de 1983 à 1985 et l\u2019augmentation des effectifs permanents et à contrat de 127 à 162.Le Centre de recherches minérales du Québec a des laboratoires d\u2019analyses au complexe scientifique de Sainte-Foy et une usine pilote dans le parc industriel Saint-Malo, à Québec, où on vérifie, en procédés continus, les données obtenues en laboratoire, où on les adapt** à des conditions semi-in-dustnelles et où on recueille les données d\u2019ingéniene nécessaires à la transposition industrielle.La proposition fait suite à l'étude de quatre experts étrangers venus analyser, en 1979.la situation de la recherche et du développement au Centre de recherches minérales du Québec.Un comité consultatif sur les nouvelles orientations du centre a aussi produit un rapport de 250 pages.Il existe de nombreux besoins à satisfaire dans le secteur minéral Le directeur du Centre de recherches minérales, M.Marc Denis Evrell.a indiqué les orientations scientifiques du centre: \u2014 Consolider le domaine du traitement des minerais par la mise au point de circuits de traitement pour valoriser les nouveaux gisements et améliorer ceux qui existent; \u2014 Faire des recherches accrues en métallurgie extractive pour les gisements à minéralisation complexe; \u2014 Appliquer les techniques de l\u2019informatique aux activités de l\u2019usine pilote de Saint-Malo et par la mise au point de capteurs pour l\u2019industrie; développer l'instrumentation; \u2014 Créer un service de tech- nologie minière pour la mise au point de nouvelles techniques et de nouveaux procédés e et développer l\u2019aspect commercialisation des travaux.Les interventions porteront surtout dans le secteur du fer qui connaît la concurrence; il faut aussi améliorer la qualité du produit; le niobium utilisé dans la fabrication d\u2019aciers métalliques de haute résistance et ses éléments associés comme le tentale.un métal réfractaire qui sert à fabriquer des alliages, l\u2019or où la présence du personnel scientifique et d\u2019ingénieurs y est faible; le centre agira comme \u2018\u2018agent de concertation\" pour l'amiante.Ces recherches veulent donner le coup de barre qui manquait depuis plusieurs années et qui a conduit à des déficiences en recherche et développement du secteur minéral au Québec et à sa dégradation.La réhabilitation de l'usine pilote est en cours; on dépense $2 millions pour la réfection et l\u2019isolation du bâtiment construit au début du siècle Les aires d\u2019essais seront réaménagés Qui fait quoi, au Québec! Sur qui repose présentement la force de la recherche minérale au Québec?D\u2019abord quelques laboratoires privés destinés à résoudre des problèmes opérationnels à court terme: ceux du groupe Noranda.à Montréal.pour la métallurgie, de Fer et Titane du Québec, à Tracy, pour l\u2019exploitation de l\u2019ilménite.et d\u2019Alcan, à Jonquière, pour la production d\u2019aluminium.La recherche dans les réseaux universitaires est limitée et sans grande concertation.Le gouvernement fédéral ne verse au Québec que 10 pour 100 des subventions versées ailleurs en recherches minérales.On peut mentionner les activités de recherche en mécanique des roches à l\u2019école polytechnique de Montréal, l'application des techniques informatiques au traitement des minerais à l\u2019université Laval, une association de l\u2019université McGill et de l\u2019école polytechnique en exploration minière, les activités de l\u2019université de Sherbrooke dans l\u2019amiante.L\u2019Institut de recherche d\u2019Hy-dro-Québec est préoccupé par le comportement des nombreux alliages utilisés dans le transport et la distribution de l'électricité et fait de la recherche en métallurgie appliquée au secteur de la science des maténaux.La Société nationale de l'amiante travaille à la création de nouveaux produits et l\u2019Institut de recherche et de développement de l'amiante vise à démontrer scientifiquement que l'usage des produits de l\u2019amiante est sure et tend à mettre au point des maténaux nouveaux (amiante et plastique) à base d\u2019amiante.L\u2019Institut de génie des maténaux (fédéral) de Longueuil améliore les procédés de fabrication existants et évalue la performance en service des maténaux produits.Le Centre canadien de la technologie des minéraux et de l\u2019énergie (fédéral) n'a pas de laboratoire au Québec et a consacré peu d\u2019efforts pour solutionner les problèmes québécois.A Québec, le gros des activités de recherche du Centre de recherches minérales du Québec se situe au niveau de la mise au point à l\u2019échelle du laboratoire et en usine pilote, de procédés pour le traitement des minerais et la transformation des concentrés.Ses chercheurs sont situés au complexe scientifique de Sainte-Foy et à l'usine de Saint-Malo Des idées \u201célectrisantes1 pour la recherche minérale Les chercheurs du secteur minéral sont pleins d'idées et de projets et plusieurs pensent à l\u2019u-tilisation de l\u2019électricité.Par exemple.on pourrait faire des recherches sur les procédés d\u2019extraction nouveaux utilisant l\u2019électricité; trouver de nouvelles méthodes de réduction de l'aluminium; développer une métallurgie extractive fondée sur les fours à plasma; produire des aciers spécialisés de haute qualité; résoudre des problèmes de recyclage des matériaux.On pourrait, par exemple, prendre une usine témoin de traitement des minéraux et l\u2019automatiser le plus possible dans les conditions du Québec.Il faut continuer à améliorer le traitement intégral des minerais d\u2019amiante et évaluer les possibilités offertes pour la préconcentration des minerais par des techniques de tri et de gravimétrie.Il faut: développer l\u2019utilisation de microsondes automatisées pour l\u2019analyse de la composition des éléments minéraux; faire usage d\u2019analyseurs d\u2019images (télévision +-ordinateur) pour quantifier les substances minérales; utiliser le microscope électronique à balayage; développer et appliquer des instruments et des logiciels spécifiques; avoir une banque de données géologiques; avoir une planification informatisée de la production; en arriver à la répartition automatique des unités de manutention; développer la médecine et la santé dans les mines.Et pourquoi pas produire des engrais à base de phosphate?Développer de l\u2019équipement pour les métaux précieux et faire le contrôle et la récupération du souffre et développer ainsi un nouveau matériau de revêtement des routes?Nos régimes d\u2019épargne-retraite ofiüront toujours PLUS.\u2022a, \u2018 $ Heures d\u2019ouverture spéciales 24 février au mars: jeudi au mardi 9hà21h samedi 9h à 171 Date limite 1er mars LesRÉR du Trust Général 1(3 ans) Épargne-retraite \u2022\tDepots garantis \u2022 Interet annuel \u2022 Minimum 500 * \u2022 Taux sujets a conflcmibon \u2022\tTaux cTintérèt élevés \u2022\tConseillers hautement qualifiés \u2022\tAucuns frais d\u2019administration \u2022 Aucuns frais de transfert Vous avez déjà un RER dans une autre institution mais notre rendement supérieur vous intéresse?(Nous nous chargerons de le transférer, sans frais Venez rencontrer l'un de nos conseillers ou téléphonez-nous pour en savoir plus r Renseignez-vous sur nos régimes d\u2019épargne-retraite autogérés.Le Trust General est un gage de rendement et de securité.TRUST GENERAL Québec: 1091.chemin Saint-Louis.688-0630 Lévis: 300.Côte du Passage.833-4450 tnstJtutton tocrit* à te Réqfe dt rts*ur»«ce-dépôts du Québec _\tLe Soted, Rtn# st Grâce à cet équipement on peut faire l'évaluation du minerai d'amiante à ! usine pilote du Centre de recherches minérales du Québec, dans le parc industriel Saint-Malo, à Québec Qu*b#c.L« Sotoil.sam^i 26 t*vn*f 1983 4.ECONOMIE Rencontre entre Trudeau et Lougheed Pétrole canadien au prix mondial: un sujet inévitable pétrole pourrait affecter l'industrie de la cons- de 7 pour 100 par année tout au cours des années truction et les travaux d'exploration de pétrole et 70.de gaz de la province.Ces deux secteurs sont responsables du taux de croissance économique spectaculaire de plus Il y a tout lieu de croire que l\u2019Alberta pourrait laisser le gouvernement fédéral exposer les raisons pour vendre le pétrole brut canadien aux pnx mondiaux Colioborotion fcptciote\tPo«u*l La Caisse populaire de Sainte-Claire.Sa participation à Relance-construction vaut $500 à qui mettra en chantier une maison neuve en 1983.Sainte-Claire: un village qui a pris en main sa relance domiciliaire EDMONTON (PC) \u2014 La question de savoir si l\u2019on doit laisser les pnx du pétrole canadien grimper au niveau mondial n'est pas officiellement mscnte à l'ordre du jour de la rencontre entre le premier ministre Trudeau et son homologue albertain.M.Peter Lougheed à Ottawa.lundi.II n'est pas impossible, toutefois, que la question s\u2019impose d'elle-même.Il se peut même que le sujet ait été abordé par les fonctionnaires Mais qui prendra l'initiative de soulever le problème?La prochaine majoration de $4 le banl prévue pour le 1er juillet ne pourra être mise en application en vertu de l'accord énergétique tel que conçu L\u2019accord limite le pnx du brut conventionnel à 7.5 pour 100 du prix mondial et le prix canadien de $29.75 le banl se heurte déjà à ce plafond Mais le ministre albertam de l'Eneregie, John Zaozimy, est demeuré muet quand a débuté récemment la récente ronde de ba'sse des nn*\tvueoec ., Conode» 0\t5600\t200\t185\t200\t* 10 C Arrow 0\t500\t46\t66\t66\t-6 CC Von y\t2800\t515\t1 5\t15 CG invest\ts*0t\t529\t70-:\t20\t: - I Cl Bk Corn 69530 532\t31 : 31' : CISC 250 0\t250\t525 .\t25 -.\t25 ;\t-\t*\u2022 CIBC 2.05 0 11260\t526 .\t25».\t25:«\t.\t» CISC 35625 17925\t530'»\t30V\t30'»\t\u2022\t.CIBC n 4130\t511 \u2022\t10\t10\t-\tV C Lncort 0 WC 31\t21\t20-3 C Vorcom 18430\t561V\t61.;\t6tt» CNOt R 13400\t198\t194\t195\t*\t2 C Ocdentol MO\t514\t13 »\t13 ',\t-\t\u2022 CP Ud 95104\t544\t43 V\t43'»\t\u2022\t'» CPI A 0\t2104\t58 V\t8\t.\t8\t;\t- .C Reserve 5112\tS181:\t17V\t17V\t-\tV Cdn Tire 400\t557\t56 .\t57\t.\t2 CTire Al 6459\t554 ;\t54\t54 CUtll A 1 114860\t514V\t14\t14\t-\tV eu 10 .\t1700 525 ; 25 .2s .\t.C Utn 9 24 MO\t522 .\t72 :\t22 : CUtil 2nd D\t1890\t5 76 .26\t26\t.¦ V CUIil 2nd E\t2500\t576\t25'.\t25\t; - 4 CUtil 2nd\tf 3'00\t530\t30\t30 CUtil 2nd\tG 2425\t530\t29':\t30 CUtil 2nd\tH2791S\t522 .\t21'»\t21',-\tV üonOra\t600\t57\t7\t7 Conro»\t0\t9joo\tr\t43\t43 2050\t512V\t12»;\tI2\u2018: 70700\t95\t93\t94\t.29016\t325\t310\t310\t- 27169 523 300 59 ; 3000 40 100 517 795\t57 45 95 400 521V 21 e 71 :3?527*6 27*6 2 7V 796\t528\t27' : 28 * '» 200«8\t195\t180\t185\t- 5 300\t111\t111\t111\t- 4 TOO 512V 12V 12V- I 1800\t425\t425\t425\t*5 1400\t55,485\t485\t-»40 23v 23V - V e.6 , \u2014 V 5 9 5V - V 5» 5» \u2014 V 5\t5»\t-\tV 23\t23\t¦*\t1 66\t66\tt\t2 8 .\t8.-1 7\u2019» 8 - » Echo 8 300 10450 523 Echo 1986 n 9560 56 Echo 1987 n 5200 56 Echo 1988 n 4100 55V Echo 1989 nl2500 VS».Econ Iny\t101\t523 Ego Res 0\t6200\t70 Elcthom X\t580\t58\t; Elcthm Y I\t4560\t58\t: Electhom p\t.-SO\t54»\tr\t48> Emco\t300\t513\t.\t13\t.13'.Empire A I 4400\t313\t12V 13 Energy R 0 3350 137 1 35 135 EPitek\t33100\t223\t215 220 Eouity Svr\t8885\t543 .38\t40\t\u2022 Eilnd\t400\t512\t11V 12 E>t A I\t1147 SU v Un IIV ECA mil\t230*10\t517\t16 17 Flbrdq 3476 2\t559 V\t50\t59 Elcnbrhn n VI4**\tl'u ,\t|9\t\u20199 Fothnr ücn 14270 495 480 480 -Fed ind A 800\t512V\t12,\t12', - Fed Pion iSO\t165»»\t65V\t65-» Fidelly Tr p 700\t513 5\t13\t.\t13\u2019 Fmning A\t\u201900\t512 : 12v 12\t.\u2022 Firan\t''00\t105\t105 105 F Coigor» oWSO\t'30\t127 130\t* F CI» Tr D\tl'OO\t58\t3 I F Vor\t'000\t300\t300 300 Foode» D\t1500\t165\t155 165 Ford Cndo\t100\t548\t48 48\t- F Seo A pr\t1100\tSe .6\t6\t- Fraser 844 SI3V Fruehoul\t100 512 Conron A Conuc 0 Conuso Conuso w T»\t64\t51\t51 Cnnsi Fin p 1300\t12»\t\u2022\t25V\t25v\t\u2022 Coro\t28-0\t511\t10V\t10V Coro A (\t1110\t510V\t10\t10V Con OK 31889\t314V\t14\t14\t» - 1 Cormo 9V '00 55 .S .5.Cormo A 15712 255 251 253 *2 Cormo cvp 10335 430 425 425 Corolm 0\t3100\t522\t19V\tt»V -IV 8362 S\u2019V 7'-i 7V '00 115V 15 ; 15V \u2022 ' 5825\t510V\t10\t10\t-T *00 S«V 9*; 9V 1400\t145\t140\t140 500\t100\t100\t100 13600 Se : 6 .6 .\u2014 A Celonese Celon 175 p CFgnd A 1 Centrl Tr Chndr Charter 01 Cherokee Chrok r I21«S3 Ch»etton D «34 524 .Chtetlon B Chrysler Clbor A Coosll A t Cockheid Coho A 1 Corn Loke 0 2500 56 Cmpl* 6»00 125 4» 24» 300\t553\tS3\t53 807\t519» 19»\t19 .\t_ .500\t225\t225\t225\t.\t25 3100 57V\t7» 7H 4800 55V 5V 5V 1835 55 495 495 - 5 54 -I 123\t123\t-\t2 Brolor Res Sromoieo Brscode P Broscon A Brien 1981 Brknoter 0 Brendo M Bright A Bunco Bunco p BCFP BC Res BC Res 0 Tjx s: BC Phone 33540 518V BCPh 4 84\t' 00\t511» BCPh 5n 0\t500\t551 BCPh 6 or\t105\t155 BCR 7 04 p\t300\t516» BCP 2 32 P\t:3t\t535 » 35» 35» BCP H 74 P 2600 5\" : 7-.JT»- .B'Oui Rett 'sOO\tVS\til\t170\t- 5 F-unsnk 42-5 S£« HV le» - »Bu yrï 5- AXX 5-» 7» -» 150 524 * 74 t 24 , 500\t102\t1 03\t103\t-2 5400\t15 .\t5\t» 5.\t-30 lit\tIN\t111\t- 4 Si.8, 8, $7» TV T» H\t71\t74-1 17» 7\t7 7550\t5e\t -7*9 ne, n»- .u*, n» 10J 105 \u2022 3 13V *3»- v «4200 517V 17V 17V - V *917 57 , 7.r» .v US 598 .»?V 97 V \u2014 I 25340 515\t14V 15 ?» C vor «kes12J9iO\t524\t25 :\t?e .ConP En!\t50652\t52'V\t2! .\t21V ?\t\u2022 C Pockrs\t125\t137»\tJ*»\t37» -\t» CS Peie 1\t1«00 4-0 455 455 Con Trus!\t4030\tS34V\t34 »\t3*V \t6'i *\t% De** C30 ir*' 445 0\" A LOt M.» i ¥nr LOCOOO 1U 101} 5»\t5» 5e 5e .35\t35 lit 112 2» 250 - 2«0 3* W\t21\t2f\ta 16*\t$\u2019IV\tllv\t» , 3323\t$17\t1«»\t.«V ¦ or 110 5* l» S* 135 1* r« 1750 13« 5* Su tse^ $r IJ-05 $«.no nt 175 17$ I* 105 IX I» a» 3» « 5060\t$44»\t43V\t44 .\tV 5\t1C Tire A\tl\u2019OO\t$54\t54 V\t54^1\tAbCOuV\t340\t28C\tm \tC Util PM\t2000\t$22\tX\t22\tA.gueaeie\t7975\t$12*\t- \tCarl Ok\t3500\t$4 4\t14\t14* ?^\tAigue Ats\t14100\t385\t345 \tCascades\t3300\t490\t470\t480 -1C\tAmène M\t24500\t62\t55 *\tCekmese\t400\t$7/3\tTV\tTVi\u2014 v*\tBocheio-\t100\tS7\u20192\t7?\tCent Dyn\t1000\t70\t70\t70\tBateman\t36000\t15\t14 *\tCho» |9g2\t200\t2ftC\t2eC\t260 \u2022 20\tBe'chcsse\t>000\t-\t34 *\tCim C La*\t36ÛC\t$ 4\t13V\t13* - *\tBrasnon\tTOO\t4«\t49 \tCommco\t:50\tI5ih\t5!»\t51* * *\tB'uneou\t2360C\t48\t42 V>\tComterm\t15225\t$12*\t11»\t11*- 4\tCod'Hc Ei\t35600\t$5\t475 \tC Bath A\t2640\t$18*\t'In\t18*\tCome Res\t:50\t$7\t7 -4\tDoan Dv'P\t438C\t215\t215\t215 -25\tCartier Re\t22520\t58\t54 \tDomco He\t250\t425\t425\t425 * 50\tCons l Rs\t45000\t50\t46 *\tDome Cdo\t\u202290C\t435\t430\t430\tDumogmi\t4500\t$7*\t7V* \tOomeC m\t&\t20\t20\t20\tDumont\t22300\t33\t29 \tDor>e Mrs 28950\t\t$21*\t'9V\t20\t-2i\tDvno Mn\t30ÛC\t72\t72 \tDome Pet\t47471\t375\t355\t360 -10\tE Sul M\t8193\t$5 4\t480 *\tDm P$ A\t:25\tsr>\tr\u201dy\t57*- *\tErpic Que\t«100\t62\t60 V|\tDomtei\t1X3\t$16\u2018:\t16»\t16*\tGoiaei ltd\t4550\t170\t145 Dom'or Donohue DrMcC A Eos' Bok EnPr Met Entrer CP Eprtek Inl FCA Inter F»tee#rs Gaj Metr Gaj 15 Genstor 5423 M3\tXV\tX - » 2» M2\tX\tX W\t$7\t7\t7 5* $11\t11\t11 2*\t$'\t7\t7 «388 M'V XV 21\", \u2022 .Je* X3 218 3\u20198 .?i| 200 $16» 16» 16V - » 1*0 SX\t20\tX 124»\tX»\t».\t6»\t- .X® S3C .JC\tX .y 501?sr .2!» !!»- » Moore NB Tl 1 85 Nfldl 512 Ntld 1414 Nfid Tel N\"dT 7.X NoronOa Norcen En Normick Nor Te' INova Alt NuWest Sp lOstio a Placer Dy IPonr Cr Prnor Gr Provigo Que Tei Rio Aigom IRolIna A Ronond B Rothman Ry Trco A ISICemA Sceptre Seogrom Sensormot She!' 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Trust Gen \u2022Turbo Rs \u2022 UAP InA tUnigs B Union Gos Unto Asbe-A Of A Aargton AebO Knp 870 S5e .5e X» - V 1X1 $18-9 \u2019S» ISv-l» 5» 475 475 475 .15 5* $12' 4* su» 5* $14.12158 S», 70* $30 :54 X» 1637 $10! 1351S XV 28* 485 12V 12V- 11» 11» - ' 14 .14 .-K 23V XV-1 X X 6» 6»\u2014 » 99 .\u2022\u2019*:\u2022 2 8- 8': 485 485 1* $24 , 24 : 24 : 3* SX-H XV Xn 92* SU» 14» 14 ; - n :54 415 415 415 -X 1307 514 .13» 14 791 SX': X .X .¦ 5* $45 : 45 ; 45 : \u2022 2 .\u2019»\tX:\t5;\t5V IX\tX\t5\t5\t.5 :3C 544 r 44 y 44 y \u2014 » 2420 $23 .23 y 23» \u2022 V 3* $16» 16» » » » * » 265\tXV\t5\":\t5»\t* .2*1 5104 102 y 103V - 2V 2'60 S'3» 13V 13V- .-9* Ml» 21\t2' - » 1*\tX»\t8»\t8»\t-\t» 1320 160 IX 140 5» MTV 37V 37».IV z75 SX : X ; X : -6 .10106 SX X X U3M SX 24 < X -I 3*0 $29» 29': 29': s.20» 345 360 345 -5 3* $10» 10» 10» - » 6* $20 20 20 - -71* SX 27V 27V 27* $28\t27V 27V- s 187 $44 A4 A4 - : 52* 518V 18 : 18-.\u2022 » \u2019» SX.X.23»-» 91® $13» 13 : 13-:- .!08\u20195 SU: U» U.- » 91X 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millions en 1981.Galtaco Inc.: trimestre terminé le 31 déc.82: perte de $271.000 ou 29 cents l\u2019action; au regard d\u2019une perte de $381,000 ou 43 cents l\u2019action en 1981.Ventes 1982: $13 60 millions; au regard de $11.80 millions en 1981.Rio Aigom Ltd.: exercice financier ayant pns fin le 31 déc.1982: $17.81 millions ou 98 cents l\u2019action, au regard de $65.83 millions ou $4 36 l\u2019action en 1981.Revenus 1982: $760.2 millions; au regard de $918.3 millions en 1981.Sydney\tDe- velopment Corpi: neuf mois terminés le 31 déc.1982: $393.364 ou 7.7 cents l\u2019action; au regard d\u2019une perte de $21.693 en 1981.Revenus 1982: $6 25 millions; au regard de $3.32 millions en 1981.Victoria and Grey Trustee Ltd.: trimestre terminé le 31 janv.1983: $8.15 millions soit 40 cents l\u2019action; au regard de $4.17 millions ou 21 cents i\u2019ac tion en 1981.Revenus 1983: $128.28 millions, au regard de $120 % millions en 1982.Il POUAH S 81.55 7/50 Quebec, Le Soleil, «amedl 26 février 1983 Profil d\u2019entreprise économie B-7 CGE laissera sa marque à la baie James par Marc LESTAGE La mise en service des premiers groupes électrogènes aura lieu dans environ un an à LG-1 et plus de la moitié des barras blindées permettant de relier ces génératrices au réseau de distribution ont déjà été produites à l\u2019usine de la compagnie Canadienne générale électrique du parc industriel de Saint-Au-gustin.II s\u2019agit d\u2019un contrat de $7 millions en dollars constants de 1980 accordé depuis deux ans par la SEBJ et Hydro-Québec Au total, il faudra neuf jeux de barres triples pour relier les immenses alternateurs actionnés par des turbines et les transformateurs à partir desquels le courant est stabilisé et dirigé vers les lignes de transmissions.Les barres blindées sont en fait d\u2019immenses manchons de 15 mètres de long et pesant 18 ton- nes constitués d\u2019un conducteur très puissant enrobé d\u2019une game protectrice refroidie à l\u2019air Les barres blindées sont constituées en tronçons triples afin de recevoir le courant triphasé à la sortie des alternateurs.Pour relier LG-4 au réseau de distribution d\u2019Hydro-Québec il faudra en utiliser de différentes puissances: 15,000 ampères à la sortie des génératrices, 17,000 à l'endroit des raccordements et de 30,000 ampères après le jumelage permettant de concentrer le courant produit par les génératrices L'Institut de recherche en électricité du Québec, à Va rennes, vient de se livrer à des expériences concluantes visant à éprouver la capacité des barres construites à Saint-Augustin Pour les fins de cette ex pénence menée par l\u2019ingénieur Rhéaume Veilleux.on a soumis les barres blindées à un courant de 28,800 ampères durant 15 heures consécutives jusqu\u2019à un point de stabilisation de la température relevée en 152 points de l'ensemble.L\u2019usine de la Canadienne générale électrique de Saint-Augustin emploie environ 90 personnes et plus de 50 pour 100 du personnel a été mobilisé en permanence par ce contrat important.depuis plus d'un an.Selon M.Jean-Louis Damphousse.directeur de l'ingénierie, on a déjà livré un peu plus de la moitié des neuf ensembles de barres blindées destinées à LG-4.Les autres seront produites au cours des prochains mois.Tout le matériel lourd est transporté par camion entre Saint-Augustin et le chantier de LG-4, à raison d'un voyage par semaine environ.JT u:r t .\tle Soleil.Gill** l ofond La construction des barres blindées pour la SEBJ mobilisera plus de 50 personnes pour encore plusieurs mois à la Compagnie Générale Electrique du parc industriel de Saint-Augustin Propos d\u2019économie denrées De déficit et d\u2019équation budgétaire denis angers Vos impôts.La récente arrivée de vos formulaires de déclaration des revenus vous a sûrement rappelé que c\u2019est en puisant dans vos goussets que l\u2019Etat, tant fédéral que provincial, peut financer son administration.Cette ponction fiscale se révèle d'ailleurs être d\u2019importance: en moyenne au Canada, en 1982, le taux d\u2019imposition des contribuables atteignait 28 pour 100.C'est-à-dire que pour chaque dollar gagné, le citoyen canadien en retournait $0,28 au fisc.Et ce.sans tenir compte de la multitude de taxes indirectes qu\u2019il a bien fallu acquitter sur l\u2019essence, les cigarettes, les achats de biens de toute sorte En contrepartie de cette contribution obligatoire, les gou vemements offrent des services nombreux Des services qui, toutefois, coûtent aujourd\u2019hui plus cher que ce que rapportent taxes et impôts.D'où l'apparition d\u2019un phénomène qui prend chaque année plus d\u2019ampleur: le déficit budgétaire.Mais qu\u2019est-ce au juste qu\u2019un déficit budgétaire?En fait, le déficit est l'un des trois éléments de l\u2019équation budgétaire.la formule qui régit la préparation de tout discours annuel du budget, qu'il soit prononcé par le Caisse populaire St-Thomas d\u2019Aquin: déficit malgré une hausse des revenus par Jean-Charles GRENIER Un rythme de croissance de 10 pour 100 et l'augmentation de ses revenus n\u2019auront pas permis à la Caisse populaire Saint-Thomas d'Aquin d\u2019échapper à un déficit qui atteint avant impôts une somme de $38,332 à la fin du dernier exercice financier clôturé le 30 novembre 1982.Le président Paul-André La-berge explique cette situation, dans son mot aux membres en préface du rapport annuel, par la hausse des taux d\u2019intérêt qui a étouffé un certain nombre d\u2019emprunteurs qui n\u2019ont pu alors respecter tous leurs engagements.C'est pourquoi, il a été nécessaire de recourir aux réserves de la caisse afin \"d'assurer l'équilibre de son budget\u201d comme l\u2019écrit le président L\u2019état des résultats du dernier exercice illustre mieux cette période au chapitre des \u201ccréances douteuses et frais inhérents\" où le montant atteint $192.845 en 1982 contre à peine $24,835 un an plus tôt De façon plus globale, les résultats de l\u2019exercice, terminé le 30 novembre, indiquent que les revenus nets d\u2019intérêts ont atteint $790,695 et que les \u201cfrais relatifs aux opérations\u201d ont affiché une somme de $829,027 laissant un déficit avant impôt de $38.332.La Caisse populaire Saint-Thomas d\u2019Aquin n\u2019en a pas moins connu une certaine progression de son actif celui-ci passant en 1981 de $19.717,410 à $21,685,258 en 1982 soit une hausse de $1,967,848.Le nombre de membres a aussi augmenté passant de 5,732 en 1981 à 5,814 en 1982 au sein de la caisse de la rue Myrand, à Sainte-Foy.Par ailleurs, l\u2019activité de la caisse comme prêteuse s\u2019est aussi ressentie, semble-t-il des conditions économiques puisque le nombre de prêts a diminué considérablement Ainsi les prêts sur re connaissance de dettes sont pas sés à 808 en 1982, seul le montant total augmentant de $3,778,157 à $3.931.495.Les prêts hypothécaires sont demeurés stables: 75 prêts en 1981 et $2.754,726 y étant consacrés.En 1982.il s\u2019agit de 76 prêts et d\u2019une somme de $2,755,883.Les prêts étudiants ont été ramenés de moitié passant de 125 en 1981 à 60 en 1982 tandis que les montants respectifs étaient de $193,404 et de $89,440 ministre fédéral Marc Lalonde ou par son homologue québécois Jacques Panzeau.Cette équation, fort simple, se définit comme suit: Dépenses Revenus 4 déficit Voilà qui n'est pas sorcier.Pour rédiger un budget, il suffit en effet d\u2019inscnre, d'une part, toutes les dépenses que prévoit effectuer le gouvernement au cours d\u2019un exercice financier qui, règle générale, couvre la période du 1er avril au 31 mars.D'autre part, il convient d\u2019é-quilibrer ces déboursés par des recettes de niveau équivalent.Des recettes qui proviennent de deux sources: les taxes et impôts (connus sous le nom de revenus) et les emprunts sur le marché de l'argent (appelés déficits).Le cas canadien Pour voir comment fonctionne cette équation bud gétaire, prenons un exemple tout récent: les prévisions de dépenses que déposait cette semaine le président du Conseil du trésor canadien, M.Herb Gray.On y lit que, pour l\u2019exercice financier 1983-1984.le gouvernement fédéral dépensera $89.5 milliards pour acquitter la facture de l'ensemble de ses services à la population.En hausse de 9.5 pour 100 sur les dernières données disponibles, ces prévisions font état d\u2019accroissements des dépenses substantiels, notamment aux chapitres des affaires sociales ( 4 $3.6 milliards, à $36 milliards) et du service de la dette ( + $1.3 milliard, à $18.5 milliards).Voilà pour le premier élément de notre équation.Il en reste maintenant deux: les revenus et le déficit.Pour ce qui est des revenus.il est d\u2019ores et déjà assuré qu'ils ne parviendront pas à éponger, seuls, toutes les dépenses gouvernementales.En effet, au cours de toute l\u2019année dernière, le fisc a perçu $53 milliards au Canada, une somme nettement insuffisante pour financer tous les besoins de la machine fédérale Et, pour l\u2019année qui vient, l'accroissement des revenus ne devrait pas dépasser les 10 pour 100.à $59 milliards.Et encore! Compte tenu de la présence au Canada d\u2019un million et demi de chômeurs qui, il va sans dire, ne paient à peu près pas d\u2019impôt et à cause de la vague de faillites qui a touché plus de 33,000 entreprises et in dividus en 1982, ce chiffre de $59 milliards apparaît optimiste.De toute évidence, il faudra donc emprunter l\u2019argent nécessaire à combler la différence entre revenus et dépenses: ce sera notre déficit pour 1983-1984' Un dé ficit qui.de l\u2019aveu même du ministre des Finances, Marc Lalonde, risque fort de toucher le niveau record des $30 milliards Bien sûr, pour éviter cet énorme déficit, il est toujours possible de relever taxes et im pôts.Dans le contexte actuel ce serait toutefois un geste suicidaire de la part du gouvernement.Car d\u2019éventuelles augmentations de taxes, annoncées au budget d\u2019avni 1983, seraient applicables à la déclaration des revenus qu'il vous faudra compléter avant le 30 avril 1984.Or, avril 1984, c\u2019est un peu plus de quatre ans après l\u2019élection qui a reporté le Parti libéral au pouvoir.On sera alors en pleine période pré électorale et \u2014 l\u2019expérience du ministre conservateur John Crosbie est là pour le prouver \u2014 les électeurs n\u2019apprécient guère les hausses de taxes! monnaies MONTREAL (PC) \u2014 Voici les taux des devises étrar-Rères tels que fourni.', par la Banque de Montréal Les coles sont en monnaie canadienne.Ces taux sont qualifias de minimaux, parce qu'ils fluctuent durant la journée et qu'ils varient d'une banque à l'autre.x-Taux mensuel fixe Afr du Sud (rand) I 1325 Allemagne de l'Ouest (mark) 5090 Arabie saudite (nal) 3575 Australie (dollar) 1.1850 Autriche (schilling) 0725 Bahamas (dollar) 1.2350 Bahreïn (dinar) 3.2575 Barbade (La) (dollar) .6200 Belgique (franc cnc) 025900 Bermudes (dollar) 1.2725 Brésil (cruzeiro) 0039 x-Bulgarie (lev) 1.2765 CaraPbes (dollar) .4620 Chine (renminbi) 6490 x Colombie (peso) 0171 Danemark (couronne) 1430 E.A.U.(dirham)\t.3345 Espagne (peseta)\t00950 Etats-Unis (dollar) 1.2277 Fiji (dollar)\t1.2700 Finlande (mark)\t.2275 France (franc)\t1800 Grèce (drachme)\t0149 Guyane (dollar)\t.4100 Hong Kong (dollar)\t1865 Hongrie (forint)\t.0308 Inde (roupie)\t.1280 Indonésie (rupiah)\t001770 Irak (dinar)\t3 9550 Irlande (livre)\t1 6900 Israél (shekel)\t.03.35 Italie (lire)\t000890 JamaPque (dollar) 5150 Japon (yen)\t005275 Koweït (dinar) 4 2200 Liban (livre)\t.3090 Malavsie (nnggrt)\t5410 Mexique (peso)\t0083 Norvège (couronne)\t1720 N-Zélande (dollar) 8850 Pakistan (roupie)\t1000 Pays-Bas (florin)\t4615 x-Pologne (zloty) .0141 Portugal (escudo) 01350 x-Roumanie (leu) .2749 Royaume-Uni (livre) 1.8751 Singapour (dollar) .5935 Suède (couronne) 1650 Suisse (franc)\t6060 Tanzanie (schilling) 1325 x-Tchéc (couronne) 20.35 TrL-Tobogo (dollar) .5150 Venezuela (bolivar) 2950 Yougoslavie ( (dinar) .0182 MONTREAL (PC) \u2014 Cours des denrées transmis par le mi nustère fédéral de l\u2019A gnculture Beurre: Commission canadienne de l\u2019industrie laitière, prix d\u2019achat.No 92.$4 36 le kg; No 93.$4 .38 le kg.pnx de vente.$4.38 $5.36 le kg; pnx moyen du grossiste au dé taillant $4 81 le kg Fromage Cheddar au kilo: blanc, $4 461; coloré.$4 468.Poudre de Lait écrémé: No 1, sac de 25 kg, $2.6! le kg; pour nourrissage:\t$I.43-$L59; lait de beurre en pou- AVIS Di NOMINATION GRATIEN DESCHENES Inc Léo R.April M .1 Gralien Deschones, président, esl heureux d'annoncer la nomination de Monsieur Léo April au poste de directeur general de l'Entreprise Fort d'une solide experience de gestion dans la grande (ALCAN - STEINBERG) et la petite Entreprise, M April est un technicien en électricité et complète présentement une maîtrise en ges.lion PMO Cette nomination s'inscrit dans la réalisation d'un important programme de relance et de développement de ('Entreprise.\t(ANN ) dre: $!.72-$L8l; potit lait en poudre commestihle:\t$0.40 $0.70; lait en poudre pour nourrissage: $0.35-$0.35 1-2 le kg Oeufs: prix moyens des grossistes aux détaillants, boîte d'une douzaine.A-extra gros.$1.27 MO; A gros, $1.22 8-10, A Mahco Noiseu m M.J.Rosaire Lemay b*\\ 1Vu»« h-s du Kiriupr Mdhru No» v*uï vint fit*p» d annoncer qur monsieur î Kmaire Irmav sr joint a leur hunpau dr Quct**c à titr»* de vire-prcsident iVvpiop^ment et F xpanston dw affairas du CEN 1 RE DES DONNÉES C< >lfPTA BI.ES 1N( .une filiale du Rroii(>r H â titre de conseiller en gestion **t systématisation pour MAHEU NOI SEUX & COMPAGNIE Sas bu PMUI 9001\tmm ! des Quatre Bourgeois, Sainte-Foy.| Vuébei (ÎIV 1Y.I
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