Bulletin de nouvelles /, 1 juillet 1971, Juillet
[" CORPORATION DES BIBLIOTHECAIRES PROFESSIONNELS DU QUEBEC CORPORATION OF PROFESSIONAL LIBRARIANS OF QUEBEC BULLETIN DE NOUVELLES - NEWS BULLETIN no 23 Juillet 1971 July 1971 360 rue Le Moyne, Montréal 125.(TéL: 845-3327) LA POLITIQUE DU LIVRE AU QUEBEC Rapport du Comité conjoint \"ad hoc\" sur la politique du livre au Québec, présenté au ministre des Affaires culturelles du Québec. Les membres de l\u2019Association canadienne des bibliothécaires de langue française, de l\u2019Association des bibliothécaires du Québec et de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec ont étudié les arrêtés-en-Conseil nos 1564, 1565 et 1566 et vous prient de bien vouloir prendre connaissance des observations et commentaires qui suivent.Ceux-ci, nous l\u2019espérons, sauront vous amener à apporter des modifications à ces directives qui nous affectent particulièrement, car les trois groupes que nous représentons ont pour mission, à différents égards, d\u2019assurer le fait et la qualité des services de bibliothèque à travers le Québec; de plus, presque tous les bibliothécaires sont en fait liés à des organismes gouvernementaux ou subventionnés en majeure partie par l\u2019Etat.Les idées sous-jacentes et inspiratrices de cette nouvelle règlementation ont été, dans le passé et à ce jour, celles qui ont déterminé le comportement des bibliothécaires de cette province : encouragement à l\u2019édition québécoise et canadienne et, dans le cas d\u2019ouvrages publiés à l\u2019étranger, recours prioritaire au réseau local de distribution.Nous ne pouvons qu\u2019être d\u2019accord avec l\u2019objet de cette politique : aider la survivance et la diffusion de la culture française au Québec en assurant la présence d\u2019un réseau de librairies à travers le Québec.Il n\u2019en reste pas moins vrai que le réseau des bibliothèques, surtout publiques, reste un des moyens essentiels de diffusion culturelle et qu\u2019il agit de façon différente que le réseau de librairies (distribution immédiatement gratuite au contribuable de documentation que d\u2019autre part ses taxes aident à payer) et avec des moyens et une infrastructure autres que commerciaux (les besoins culturels de la communauté sont le seul facteur considéré et les facteurs commerciaux sont absents).Le développement des bibliothèques au Québec est relativement récent et la plupart des bibliothécaires travaillant actuellement dans notre milieu se rappellent assez bien les difficultés qu\u2019ils ont alors rencontrées pour faire accepter des idées que personne n\u2019oserait remettre en cause aujourd\u2019hui et qui, dans bien des cas, servent maintenant de normes.De plus, il est un autre facteur que nous avons toujours fait nôtre et que nous ne retrouvons pas dans les textes nouvellement rédigés : le souci de tirer le meilleur parti des budgets, la plupart du temps insuffisants, que l\u2019on nous alloue pour le développement de nos bibliothèques.Ces chiffres sont dans le domaine public et il ne nous est pas nécessaire de vous les rappeler.Nous déplorons que le souci de promouvoir le développement d\u2019un commerce, tout culturel qu\u2019il se veuille, amène l\u2019administration publique à forcer des employés, chez qui la poursuite du profit personnel est absente, à faire fi des principes administratifs qu\u2019on leur a inculqués, au premier plan desquels se trouvent la rationalité et l\u2019efficacité.Nos fonds étant des fonds publics, nous avons des comptes à rendre à ce même public et la recherche des fournisseurs pouvant nous offrir les meilleurs prix dans les meilleurs délais entre directement dans cette perspective de rationalité.C\u2019est pour nous une question éthique.Nous déplorons qu\u2019un texte rédigé sans consultation officielle avec les principaux intéressés vienne dorénavant freiner une action qui, jusqu\u2019à ce jour, avait été accomplie avec le plus grand souci d\u2019honnêteté intellectuelle et que seule motivait la préoccupation de ser- vir efficacement une communauté légitimement en droit d\u2019exiger un tel traitement sur le plan culturel.Notre profession en est une de service à la communauté et c\u2019est cet élément que tous nous considérons primordial.Il n\u2019est donc pas vain pour nous d\u2019affir-mer que nous sommes mis devant une situation assez pénible sur le plan éthique.Un service global comportant nécessairement les trois éléments suivants signifie pour nous : a)\tdes délais les plus courts possible, parce que les usagers (ou les consommateurs, si vous préférez) ont tout simplement besoin des volumes qui ont été commandés pour eux; 1 b)\tdes prix bas, parce que nos crédits sont en baisse et doivent être utilisés au maximum, de la façon la plus rationnelle possible; c)\tce que le vocabulaire coutumier appelle les services offerts par les libraires ou fournisseurs spécialisés : commandes permanentes, commandes d\u2019office, annonces de nouveautés, acquisition d\u2019ouvrages hors-commerce, \"blanket order-ingrf, etc.Nos relations commerciales avec 1.Dans certains cas, par exemple celui des bibliothèques universitaires, la documentation répond à un besoin non seulement de développement culturel mais à une nécessité vitale à ce moment particulier.Ces bibliothèques doivent servir de soutien valable à des programmes de maîtrise, de doctorat et de recherche, sans quoi ces derniers et les diplômes qui les couronnent perdent de leur valeur, objectivement parlant et aussi aux yeux des autres institutions et des employeurs.les libraires locaux existent et ont tendance à simplifier, ainsi que l\u2019a déjà démontré un rapport publié par votre ministère.2 Cependant, l\u2019expérience des années passées nous a amenés à évaluer objectivement le type de service que peuvent nous offrir les , libraires locaux et à nous comporter, conséquemment, en accord avec le résultat de cette analyse, d\u2019autant plus que nous avons affaire à un marché d\u2019envergure internationale et non seulement limité à quelques pays.Nos décisions quant au choix des fournisseurs sont prises d\u2019emblée à la lumière des expériences passées et ont comme conséquence le recours à des libraires non québécois pour les catégories d\u2019ouvrages suivantes : 1)\ttout ouvrage n\u2019apparaissant pas dans les répertoires courants; 2)\ttout ouvrage en langue étrangère; 3)\ttout ouvrage hors-commerce, spécialement l\u2019ouvrage publié par un organisme privé ou une société savante et dont la vente n\u2019est pas intéressante pour une entreprise à but lucratif; 4)\ttout ouvrage annoncé en souscription dont l\u2019achat direct et avant la parution signifie une remise substantielle; d\u2019ailleurs l\u2019achat direct est souvent la seule façon de se procurer l\u2019ouvrage, qu\u2019on pense à certaines encyclopédies; .Québec (Province).Ministère des Affaires culturelles.Service des Bibliothèques publiques.Rapport sur les achats de livres faits par les bibliothèques publiques du Québec en 1967.Québec, 1968.\t12f. 5)\ttout ouvrage en continuité ou comportant une mise à jour; 6)\ttout ouvrage réimprimé et publié par une des grandes entreprises spécialisées dans ce type d\u2019édition, v.g.Hall (Boston), Gregg (Farn-borough), Slatkine (Genève), Krauss (New York-Vaduz); ces entreprises par tradition, font préférablement affaire directement avec les bibliothèques, avec lesquelles d\u2019ailleurs elles établissent leur programme de réimpression par voie de soumission de projet; certaines maisons ne servent les institutions que directement; 7)\ttout ouvrage épuisé ou usagé offert par un libraire spécialiste du livre ancien; l\u2019acquisition de cet ouvrage demande une action rapide et, surtout, une transaction directe; de toute façon, ces libraires ne font pas affaire avec le réseau des librairies commerciales (livres neufs); ce sont deux types de commerces tout à fait différents; 8)\ttoute publication d\u2019un gouvernement ou d\u2019un o r-ganisme international; ceci à part du système particulier de distribution aux bibliothèques déjà existant aux gouvernements fédéral et provinciaux; 9)\ttout numéro isolé ou volume rétrospectif de périodique; les fournisseurs locaux n\u2019ont jamais manifesté d\u2019intérêt à ce genre de publication à cause du profit presque inexistant qu\u2019ils en retirent; 10)\ttout ouvrage de publication récente et mentionné dans les catalogues périodiques distribués par par les grands libraires, surtout européens, et que l\u2019on doit se procurer chez eux lorsque l\u2019adresse bibliographique est absente et ne peut être trouvée; 11)\tles abonnements aux périodiques; 12)\tles microtextes.Nous devons vous souligner les effets budgétaires considérables qu\u2019aura pour nous cette obligation de ne plus pouvoir bénéficier des remises accordées aux bibliothèques par beaucoup d\u2019éditeurs à travers le monde.Bien à regret, nous devrons abandonner ces pratiques commerciales particulièrement favorables aux bibliothèques, et la conséquence immédiate de cette action sera de ralentir le développement de nos bibliothèques par une augmentation du coût unitaire des volumes.Le développement des collections est un sine qua non pour toute bibliothèque, c\u2019est l\u2019évidence même.3 .Pour ne donner qu\u2019un exemple parmi d\u2019autres : tout le monde sait que la documentation en sciences pures et appliquées coûte beaucoup plus cher qu\u2019en sciences humaines et sociales; une différence ne serait-ce que de 10% dans le prix d\u2019achat éventuel de ces ouvrages tout au long des prochaines années pourrait engendrer des situations tout simplement désastreuses : des bibliothèques scientifiques (ou des sections de science d\u2019autres bibliothèques) qui souvent déjà ne répondent pas aux besoins minimaux de leur communauté deviendront des pièces de musée ou pire : des collections dont on assure un certain développement mais pas suffisant pour qu\u2019il soit vraiment utile, des collections pseudo-vivantes. Les bibliothèques publiques de langue anglaise seront durement frappées : elles bénéficient presque toujours de remises de l\u2019ordre de 30 à 40% et l\u2019acquisition du volume de langue anglaise peut représenter la majeure partie de leurs achats.Nous savons que la coercition est un procédé odieux et que, dans ce secteur du livre tout autant que dans celui du film et des beaux-arts, l\u2019Etat devrait d\u2019abord miser sur l\u2019intelligence et la bonne foi des institutions et des individus à qui l\u2019on a confié des responsabilités.A cet effet, nous suggérons que le texte de l\u2019arrêté-en-Conseil no 1566 comporte dans sa révision éventuelle des modifications qui auraient comme conséquence de faire disparaître cet élément coercitif et, du même coup, limitatif qui s\u2019énonce ainsi : \"Il est ordonné .que .les institutions publiques .doivent effectuer leurs achats .\" et que le texte modifié comporte des termes plus souples et plus réalistes.Nous nous interrogeons à savoir si, au fond, des relations commerciales forcées vont aider à l\u2019assainissement du climat actuel du monde du livre au Québec.Nous déplorons que l\u2019arr été-en-Con-seil no 1565 soit plutôt vague concernant les exigences imposées au libraire; par ailleurs les articles énumérés ci-après comportent des imprécisions susceptibles d\u2019en rendre l\u2019application difficile : Art.2, § 1 : \"posséder un équipement bibliographique suffisant\" observation : \"suffisant\" est un terme très relatif et nous savons d\u2019expérience que le coût de l\u2019équipement bibliographique dans les grandes bibliothèques, s\u2019il n\u2019était réparti sur une autre fonction importante et essentielle, i.e.la référence, serait prohibitif, surtout qu\u2019il s\u2019agit d\u2019information actuelle et renouvelable périodiquement au prix de plusieurs milliers de dollars par année.Art.2, § m : \"être en mesure d\u2019exécuter, dans un délai raisonnable, des commandes spéciales de livres neufs qu\u2019il n\u2019a pas en stock\".observation : ce \"délai raisonnable\", en l\u2019absence de spécification, pourrait facilement devenir objet de litige quand on sait que l\u2019acquisition de certains documents selon le mode le plus efficace, i.e.la commande directe, peut prendre de quelques jours à plusieurs mois, suivant les circonstances de temps et de lieu.Le même éventail de délais différents jouera certes avec les libraires, d\u2019autant plus que nous ne sommes pas convaincus qu\u2019ils puissent actuellement les réduire.Il faut se rappeler sur ce point que les budgets que l\u2019on nous confie doivent, d\u2019après les exigences gouvernementales, être non seulement engagés mais aussi dépensés à la fin de l\u2019année administrative et qu\u2019aucun engagement n\u2019est transférable au budget suivant.Malgré la baisse de nos crédits, nous risquons de terminer l\u2019année administrative 71-72, pour ne parler que de celle-ci, avec de lourds engagements non dépensés, parce que les librairies, les meilleures se comptant sur les doigts de la main, ne possèdent pas de services d\u2019acquisition comparables à ceux de nos grandes bibliothèques; ces librairies ne pourront nous servir dans les délais auxquels nous sommes maintenant habitués et que nous ne pouvons accepter de bonne grâce de voir s\u2019allonger.Il est possible que cette situation s\u2019améliore, mais d\u2019ici à combien d\u2019années ?\"Livres neufs\" pourrait également devenir objet de discussion : veut-on dire \"nouveautés de l\u2019année\" ou \"livres disponibles sur le marché\" ?Nous vous soulignons encore nos inquiétudes sur un autre point de Karr été-en-Conseil no 1566 : \".qu\u2019en autant que les libraires accrédités leur vendent les volumes .à un taux de conversion .que le ministre des Affaires culturelles désigne périodiquement .\" observation : la formule ici employée laisse entendre que seules les institutions subventionnées par l\u2019Etat seront affectées par cette réglementation des prix et que les libraires pourront continuer à vendre aux individus leurs livres à des prix qui, actuellement, dépendent souvent de la qualité ou du statut social du client et qui ont comme conséquence d\u2019ètre plus élevés pour les moins fortunés.Au fond, y aura-t-il plusieurs tabelles de fait une fixée par le Ministère des Affaires culturelles pour la vente aux institutions, l\u2019autre (ou les autres) fixée(s) par le libraire pour la vente aux clients-individu s et aux institu- tions non subventionnées ?Si tel est le cas, la réglementation actuelle, dont l\u2019objectif paraît être la diffusion de la culture, rendra l\u2019achat par les individus plus coûteux, sinon prohibitif, et favorisera les quelques Grands de la librairie.Nous craignons fort que ces quelques Grands chez qui se concentreront inévitablement les commandes des bibliothèques soient rapidement en mesure de faire disparaître les petits libraires de quartier ou de province qui, d\u2019une certaine façon, jouent un rôle tout aussi important qu\u2019eux comme diffuseurs de culture.L\u2019équipement bibliographique et le personnel spécialisé qu\u2019il faut pour l\u2019utiliser (libraires chevronnés, bibliotechni-ciens, bibliothécaires) coûtent cher et seuls les libraires en question pourront se permettre ces dépenses et ainsi concentrer encore plus les commandes des bibliothèques chez eux.Dans les circonstances présentes, le danger de formation de nouveaux monopoles n\u2019est pas illusoire.D\u2019autres considérations se posent à notre esprit dont nous aimerions vous faire part : 1) La nouvelle politique du livre semble demander au libraire d\u2019être un peu tout à tous.En effet, le libraire doit avoir stock et vitrine, agir comme libraire de détail envers le client-individu et comme libraire fournisseur d\u2019institutions; il devra avoir aussi un service fort développé de commandes spéciales puisque, il faut bien se le dire, une grande partie des ouvrages demandés ne peuvent économiquement être mis sur ses rayons. 2) Il nous semble fort étrange de voir que les libraires ont deux ans pour se conformer aux nouvelles dispositions alors que leurs clients-institutions ne bénéficient pas de cette mesure rationnelle de justice et d\u2019équité.3)\tLe taux de change sera-t-il révisé à date fixe ?4)\tL\u2019arrêté-en-Conseil no 1566 spécifie ceci : \"En ce qui concerne les livres imprimés au Québec, les ministres .pourront soumettre à l\u2019étude du comité consultatif les prix des ouvrages qui leur paraîtraient exagérés et prendre les mesures qui s\u2019imposent pour corriger les abus\".Nous croyons que le Comité devrait aussi pouvoir : a)\têtre saisi par des consommateurs, libraires ou éditeurs de cas-problèmes; b)\tmotu proprio étudier ces questions si le besoin en est ressenti par un ou des membres) du Comité.5)\tLe rôle du Comité consultatif du livre comme pouvant recevoir des plaintes ne semble clairement établi dans l\u2019arrêté-en-Conseil no 1566 que relativement aux prix des ouvrages publiés au Québec.D\u2019autres problèmes peuvent surgir, dont les plus importants sont les suivants: a) les délais que les clients trouveront trop 6 longs; b)\tles prix qui ne respecteront pas la ta-belle établie : nous pourrons certes nous-même mettre en parallèle le prix indiqué par les sources bibliographiques et le catalogue de l\u2019éditeur, la tabelle officielle et le prix facturé; mais il faudra bien d\u2019une part avoir la possibilité, officiellement reconnue, de faire les représentations nécessaires auprès du Comité et, de l\u2019autre, celle de vérifier ou de faire vérifier les factures reçues de l\u2019éditeur par notre fournisseur; c)\tles frais (\"service charge\") qui pourraient s\u2019ajouter au prix établi selon la tabelle.Nous ne parlons pas ici des frais de port, mais de frais supplémentaires facturés quand, par exemple, le fournisseur dit qu\u2019il n\u2019a pas obtenu une remise suffisante de l\u2019éditeur.La composition du Comité consultatif semble pencher en faveur de l\u2019industrie du livre (édition et librairie) et vraiment peu en faveur du consommateur, malgré tout la cause finale de toute l\u2019économie du livre.Il ne s\u2019agit pas ici de faire un procès d\u2019intention mais de signaler un danger.Il nous paraît bon qu\u2019il y ait une représentation des bibliothécaires selon divers genres de bibliothèque, après tout le monde de l\u2019industrie du livre est bien représenté de cette façon. La nature de la participation des Fédérations des Commissions scolaires reste à éclaircir : sont-elles représentées entant que \"consommateurs de livres\u201d ou en tant que \"fournisseurs de manuels scolaires aux étudiants\u201d ?Nous n\u2019ignorons pas non plus que les deux commissions scolaires de Montréal et celle de Québec ne font pas partie de l\u2019une ou l\u2019autre des Fédérations et ne sont donc pas représentées.7)\tIl nous semble que les bibliothèques de langue anglaise, publiques ou scolaires, auront beaucoup de mal à avoir un service adéquat, pour ne parler que d\u2019elles, vu la pénurie réelle de libraires a ccrédités de langue anglaise.8)\tLe personnel des bibliothèques est composé de salariés et le profit personnel est donc absent de leurs préoccupations.Il n\u2019en reste pas moins vrai qu\u2019on pourrait établir un certain lien entre le fait que le personnel prépare tout le travail d\u2019identification bibliographique de l\u2019ouvrage pour le fournisseur et le fait que la bibliothèque reçoit très souvent de celui-ci une remise ou/et des services additionnels en guise de compensation.Quand les commandes sont bien préparées et surtout que le fournisseur n\u2019est qu\u2019un libraire-grossiste, il est conscient et reconnaissant du travail de recherches qu\u2019il n\u2019a pas, règle générale, à effectuer et qu\u2019il ne lui reste au fond qu'à transmettre ta commande.Maintenant, notre travail ne sera pas réduit et le libraire de détail, qui n\u2019aura fait qu'un travail de transmission, récoltera plus de fruits financiers qu'auparavant.9)\tLe fonds de commerce minimum exigé pour l\u2019accréditation ne nous semble pas suffisant pour assurer : a)\tla présence en rayons de volumes dont nous avons besoin; b)\tla quantité et la qualité du personnel spécialisé et des services de tous genres que nous requérons.10)\tLes économistes modernes se demandent avec raison si les mesures protectionnistes sont les meilleurs moyens de développer l\u2019activité d\u2019un secteur.Nous pouvons certes parler de diffusion de la culture, mais comme nous parlons librairie et non bibliothèque, nous parlons surtout commerce.11)\tA travers quelles voies les recommandations du Comité seront-elles communiquées au public et de quelle façon le public pourra-t-il approcher le Comité ?Les bibliothécaires ont la responsabilité face à l\u2019Etat et à leurs usagers d'utiliser delà manière la plus rationnelle et équitable possible les fonds qui leur sont alloués.Le respect de ces principes éthiques et notre responsabilité professionnelle de remplir en totalité notre rôle d'agent important de diffusion culturelle nous obligeait à vous soumettre ces différentes questions.Montréal.15 juillet 1971.7 ANNEXE Les trois groupes responsables de ce mémoire : -Association canadienne des bibliothécaires de langue française.Fondée en 1943, incorporée en 1960.1023 membres.-Association des bibliothécaires du Québec/ Québec Library Association.Fondée en 1932, incorporée en 1946.300 membres.\u2022Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec/Corporation of Professional Librarians of Québec.Constituée en 1909.700 membres 2) « Les membres du \"Comité conjoint \"ad hoc\" sur la politique du livre au Québec\" qui ont * rédigé ce mémoire Paul Heaugrand\t(ACBL.FI Claire Côté\t( ABQ/QOI Yves Ducharme\t(AI«Q/Q1>I Michel Robert\t
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