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Titre :
L'ingénieur
Éditeur :
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique,1955-1987
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Revue trimestrielle canadienne
  • Successeurs :
  • Po ,
  • Polytec ,
  • Ingénieur (1988)
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Références

L'ingénieur, 1972-01, Collections de BAnQ.

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JANVIER 1972 NO 274 58 année Affranchissement en numéraire au tarit de la troisième classe Permis No 1 1 01 S Port de retour garanti : 2500.avenue Marie-Guyard, Montréal 250 ¦0T l0 ^ Ap sécut^ eJ- k"VecëVèbre - eU% La filtration sur la toile du Fourdrinier est décrite par une équation empirique, destinée à maintenir un contenu en solides constant à la fin du Fourdrinier, et mettant en relation le poids unitaire du papier, le débit à la caisse de tête et la vitesse de la machine : Dt = j(BW, Vitesse) (3) Les autres variables sont reliées par une expression de la balance du matériel en état de régime permanent : BW = f(Csv R.Vitesse, Dv Dr) (4) R BW /(R.B IL) (5) Ces 5 equations, formant le modèle de la partie humide de la machine, ont été insérées dans un programme de simulation de processus continu (CSMP de IBM), et la réponse du modèle à un changement brusque du débit de pâte épaisse Dp a été observée pour des conditions d'opération variées.La comparaison de ces observations avec la réponse réelle de la machine à papier a permis de déterminer les volumes effectifs de mélange autour de la caisse de tête (VT) et du puits d'eau blanche (VK).On en a obtenu un volume de caisse de tête fictif plus grand que le volume réel, prenant en considération l'effet des recirculations qui entourent cette caisse.Quant au volume déterminé pour le puits d'eau blanche, il est plus petit que le volume physique, indiquant qu'il n'y a mélange réel que dans la partie supérieure du puits ; le reste du volume du puits apparaît comme partie intégrale du temps de transport tj.La figure 5 compare, pour un ensemble de conditions données, la réponse du modèle calibré à celle de la machine à papier.95 B w T 90 b M 85 80 • machine x-modele • * • x TEMPS MIN Figure 5 — Comparaison entre la réponse de la machine et celle du modèle, pour un changement brusque du débit de la pâte épaisse.Changements de fabrication Ce modèle sert à changer par ordinateur la vitesse de fabrication ou le type de papier en fabrication.Le changement se produit en trois étapes : 1 ) L'opérateur de la machine à papier demande à l’ordinateur, par le panneau à sa disposition, les conditions d’opération pour le type de papier à fabriquer.Il reçoit alors sur son imprimante l’information désirée, vérifie cette information, la modifie au besoin et demande a l'ordinateur de préparer le changement de fabrication.2) L'ordinateur prend connaissance des conditions présentes d’opération et de celles auxquelles il doit arriver, simule au moyen du modèle le changement à exécuter, et en obtient la trajectoire qu'il devra faire suivre à chacune des variables impliquées pour maintenir le processus en équilibre tout en minimisant la durée du changement.Afin de décrire les changements de rétention sur la toile du Fourdrinier, une expression simple a été développée par la comparaison de résultats de simulation avec les résultats obtenus d'expériences sur la machine à papier.3) Sur demande de l'opérateur, l’ordinateur applique les trajectoires calculées.Les variables manipulées par l'ordinateur lors de ces changements sont le débit de pâte épaisse, la vitesse 6 — JANVIER 1972 L’INGÉNIEUR de la machine, la pression et l'ouverture de la caisse de tête et la pression de vapeur de la dernière sècherie.La surveillance de l'addition des divers produits chimiques viendra bientôt s'ajouter à ce programme.Réglage du poids unitaire Dans le réglage du poids unitaire du papier, les variations à corriger sont habituellement petites, de sorte qu'une approximation linéaire des équations différentielles du modèle analytique est suffisamment précise.L'expression résultante est la suivante : HWO) = HW 4- ABW (\ -h A e H." «i* + \)e B (t *«i‘ ) (6) Les paramètres A .H et H sont fonction des con- ditions d'opération connues, auxquelles ils s'adaptent automatiquement : Ar fl et H = f(D.r /),„ Vr Vv.R) (7) Comme le délai de transport t(l et la constante de temps du système sont relativement élevés, l'algorithme de régulation doit tenir compte, par référence au modèle linéaire, de la fraction / (t) des corrections antérieures qui n'est pas encore arrivée au niveau de l'appareil de mesure : fit) = -Ate B>'* l«t’ +{At + 1 )e l«i* (8) Les corrections à effectuer en terme de poids uni- taire sont traduites en débit par un algorithme des plus simples, dont le gain est égal à l'unité.Modèle de la sècherie Pour la régulation de l'humidité du papier, à cause de la complexité du processus, il a fallu assumer que la sècherie répondait tout simplement selon une forme exponentielle du premier degré, comprenant un délai de transport t(l : HO) = H + A H (1 - e yT‘-,t *«i • ) (9) La fraction fit) de la correction antérieure qui n'est pas encore arrivée au point de mesure au temps / est obtenue par l’expression : fit) = e VT< “ l‘>1 ) (10) Le modèle repose sur un certain nombre d'expressions empiriques ajustant dynamiquement la valeur de la constante de temps T .du facteur de gain et du facteur de découplage entre les variations du poids et celles de l’humidité.Les expressions ont la forme de dérivées partielles mettant en relation les principales variables entourant cette section du processus.I/algorithme de régulation Il existe un très grand choix d'algorithmes plus ou moins complexes.Celui que nous utilisons à la Rolland est extrêmement simple ; couplé avec le modèle /(f), il permet des corrections fréquentes sans instabilité.À la figure 6, sa performance est comparée à celle du régulateur analogique utilisé antérieurement.sans REGULATION b 119 REGULATION ANALOGIQUE (gain 1.0) REGULATION W DIGITALE w 118 TEMPS MIN Figure 6 — Comparaison entre le comportement des régulateurs analogue et digital.pour une perturbation continue de 0.25r/t dans la concentration de la pâte épaisse.Cet algorithme a la forme suivante : n Il exprime que la correction n doit être égale à la valeur négative de la déviation mesurée, plus la valeur négative de la somme des fractions des corrections antérieures qui n'ont pas encore atteint le point de mesure.Un élément de complexité s'ajoute à cet ensemble, provenant du fait que la mesure n'est pas instantanée.Elle est en fait composée d'échantillons provenant d'un balayage de toute la largeur de la feuille en une période de 70 secondes.L'effet diagonal obtenu doit lui-même être traité de façon à séparer les composantes de variation sens machine et sens travers.Ce traitement requiert un algorithme relativement complexe faisant lui aussi usage du modèle du processus, et de l'historique des récentes corrections.Correction des variations en travers de la machine L'obtention d'une humidité et d'un poids moyen constants n'est pas suffisante pour obtenir une feuille parfaite.Il faut aussi assurer l'uniformité dans toute la largeur de la feuille.À cet effet, un programme statistique analyse les variations concernées, effectue le découplage entre celles du poids et celles de l'humidité, et détermine les corrections nécessaires aux 30 ajustements locaux de l'ouverture de la caisse de tête et aux 10 ajustements des ventilateurs à travers la sècherie.L'application de ce programme à la correction des variations d'humidité est encore au stage expérimental, mais son application au poids a déjà donné les résultats les plus satisfaisants.Résultats Ce projet a débuté au cours de 1967.L'ordinateur était installé et les programmes de recueil de l'information étaient en opération dès la fin de 1969.Depuis ce temps les diverses fonctions que nous avons décrites ont été développées et mises en application sur une première machine à papier.L'adaptation INGENIEUR JANVIER 1972 —7 * ' 3W3| ^va -5»>S /**.T* des programmes pour la seconde machine est a pen pres complete et ces programmes seront bientôt totalement en usage.Des bénéfices très substantiels en ont été tires, en plus de maints avantages indirects reliés surtout à I*in-formation plus complète sur la conduite du processus et au meilleur état de l'instrumentation.Le programme de changement de fabrication a été utilisé très régulièrement (plus de 1000 fois), réduisant la durée moyenne des changements de 15.2 à 4 minutes.Le changement le plus important a consisté dans le passage d une fabrication d’un papier de 180 lb pat-million de pouces carrés à 850 pieds par minute à un papier de 84 lb à 1200 pieds par minute.Le même programme peut être utilisé tout simplement pour un changement de vitesse.Dans un essai expérimental, la vitesse d’une machine fut portée de 1170 à 1465 pieds par minute sans perte de papier.Cette facilité, couplée avec l’information plus complète sur le processus, a permis d’augmenter de plus de 3% la vitesse moyenne de la première machine attachée à l’ordinateur.Dans le réglage du poids et de l’humidité, il a été possible de réduire d’environ 50% les variations qui existaient lors de l’usage de régulateurs conventionnels.La déviation standard du poids moyen est en effet passée de 1.2 à 0.5 lb par million de pouces carrés, tandis que celle de l’humidité moyenne est diminuée de 0.16% a 0.08%.Quant aux variations du poids en travers de la machine, elles ont été réduites de plus de 65%.Des bénéfices assez importants sont aussi attendus de la mise en marche des programmes pour la correction de l’humidité en travers de la machine, et pour la surveillance de l’addition des divers produits chimiques.Les plans a plus long ternie incluent le réglage de la coloration, de l’opacité et de la tension entre les di- verses sections de la machine a papier.Il s’agit la d’applications difficiles qui ne manqueront certes pas de soutenir l’intérêt des ingénieurs et techniciens impliqués dans ces realisations.¦ Spéciaux Souscription I et t \ ariahles DM IM IKIN Di s SN MltOI | S dérivé de \ par rapport au temp^ fonction de la variable \ Variation de x réfèrent à la caisse de tête réfère aux recirculations provenant du puits d’eau blanche réfère au débordement du puits d’eau blanche réfère à l’arrivée de nouvelle pâte (pâte épaisse rang de la variable souscrite Initial, c'est-à-dire au temps t o débit d’eau débit de solides volume rétention sur la toile du bourdrinier temps de transport entre la valve d’entrée de la nouvelle pâte et la caisse de tête temps de transport entre le puits d’eau blanche et l’entrée de nouvelle pâte poids unitaire en lb par million de pouces car rés (lb/MM) concentration en solides de la nouvelle pâte humidité constante de temps de la sécherie correction, en unité de poids ou d’humidite erreur, en unité de poids ou d’humidité temps entre chaque correction temps de transport, pour le poids ou l’humidité base des logarithmes naturels temps Vue de la principale usine de la Compagnie de Panier Rolland Limitée, située à Saint-Jerome, Québec » INGÉNIEURS DEMANDÉS CARNET / EN BREF NÉCROLOGIE / NOMINATION W8ÊM | Ingénieurs demandés -ARSENAULT, GARNEAI & ASSOCIÉS, ingénieurs-conseils (M.Paul-André Collin) 1550 ouest, rue de Louvain, Montréal 355, Qué.Tél.: (514) 389-5958.Ingénieur mécanicien, de préférence avec 3 à 5 années ou plus d'expérience pratique, pour « design » de projets de mécanique du bâtiment, chez ingénieurs-conseils à Montréal.À l’occasion, le candidat choisi aura à faire la surveillance de l’installation des systèmes projetés.Salaire : suivant expérience.INTERMÉDIAIRE : M.Raymond Barbeau, ing., 955 est, boulevard de Maisonneuve, Montréal 132, Qué.Ingénieur civil, couramment bilingue et ayant bonne expérience pratique en génie municipal, pour assumer des fonctions semblables à celles d'un gérant de municipalité, dans le grand nord du Québec.Salaire : à la mesure de l’expérience du candidat.Note : Les intéressés sont priés de poser leur candidature par écrit, en envoyant « curriculum vitæ » à M.Barbeau.-INTERMÉDIAIRE: M.Pierre Beaudry, CP.1058, Place d’Armes, Montréal 126, Qué.Cet intermédiaire représente une firme faisant le commerce de produits liquides, laquelle veut engager un ingénieur mécanicien ou de toute autre spécialité, au courant des opérations des établissements industriels, pour le poste de « Ingénieur des Opérations », dont les fonctions comprendront, entre autres : 1.— Réception, manutention et entreposage de la marchandise reçue des fournisseurs ; 2.— Fmbouteillage de la marchandise reçue en barils ou autres grands contenants ; 3.— Approvisionnement efficace des succursales de vente au détail ; 4.— Établissement de programmes d'entretien préventif et correctif, pour assurer le bon état de fonctionnement de l’équipement et des bâtisses.Travail à Montréal.Salaire : suivant expérience.Note : Prière de poser candidature par écrit, en envoyant « curriculum vitæ » à M.Beaudry, mentionnant salaire désiré.— BELL CANADA (M.Gabriel Hénault, ing.) 550 ouest, rue Sherbrooke.Montréal 111, Qué.Tél.: (514) 870-2424.Jeune ingénieur électricien bilingue avec environ 2 ans d'expérience, pour « design » de filerie d’éclairage et de force motrice, pour édifices industriels et commerciaux à Montréal.Salaire : à discuter.— CEGEP DE TROIS-RIVIÈRES (M.Claude Simard, pro fesseur) 2500, rue de Courval, Trois-Rivières, Qué.Tél.: (819) 378-9171.Ingénieur métallurgiste avec 1 ou 2 ans d'expérience dans la spécialité, pour enseigner au Département des Techniques métallurgiques.Salaire : suivant normes courantes.Note : Prière de poser candidature par écrit, en envoyant « curriculum vitæ » à M.Simard, ou en téléphonant, frais virés, pour prendre rendez-vous.- CHEMCELL LTD.(M.Henri Bouchard.Surintendant du personnel) Drummondville.Qué.Tél.: (819) 478-1451.a) Ingénieur mécanicien, bilingue de préférence, avec 2 à 5 années d’expérience pratique dans l'industrie, pour s’occuper d'entretien mécanique des systèmes et machines.b) Ingénieur mécanicien, avec 2 à 6 années d'expérience pratique dans l'industrie, pour poste d’ingénieur de projets.c) Ingénieur industriel, bilingue, avec expérience dans cette discipline, pour travail dans une ou plusieurs phases du génie industriel.Note : Dans les trois cas.travail dans fabrique de textiles à Drummondville.Salaire selon expérience.Prière de poser candidature par écrit, en envoyant « curriculum vitæ » à M.Bouchard.COMMISSION DE TRANSPORT DE LA COMMUNAUTÉ l RB AINE DE MONTRÉAL (M.Jos Labrie, Surintendant du Bureau de Placement et Promotions) 159 ouest, rue Craig.Montréal 126.Qué.Ingénieur industriel avec expérience de l’analyse et la simplification du travail, l'analyse statistique et la conception de systèmes pour le contrôle et la réduction des coûts d'opération, l'informatique, etc., pour travail sous la direction de l’ingénieur surintendant de la division Analyses opérationnelles au service du Transport.Travail à Montréal.Salaire : selon la compétence du candidat.INTERMÉDIAIRE : M.I.ouis .1.Dugas, ing., 1880 Florida, Ottawa 8.Ontario.Tél.: (613) 995-7680.Cet ingénieur cherche un ingénieur civil bilingue avec 5 à 10 années d'expérience générale de la construction de bâtiments.qui serait intéressé à s’occuper de restauration de bâtiments historiques.Outre les connaissances habituelles du génie civil, cet ingénieur doit instinctivement penser à toutes les autres spécialités du génie qui entrent dans tout projet de construction tel que plomberie, chauffage, électricité, etc.Le candidat choisit travaillera sous M.Dugas au bureau d’Ottawa, mais devra voyager (environ une semaine par mois) au début, surtout dans l’est de l'Ontario, le Québec et les Maritimes.Note : Les intéressés sont priés de poser leur candidature par écrit, en envoyant « curriculum vitæ » à M.Dugas.— HEWITT ÉQUIPEMENT LTÉE (M Édouard Aust, Directeur adjoint du personnel) 5001 Trans Canada Highway, Pointe-Claire, Dorval 730, Qué.Tél.: (514) 697-6915, poste 181.Jeune ingénieur industriel, mécanicien ou civil, âgé de 25 à 30 ans, bilingue, dynamique et ambitieux, capable de prendre charge de projets et possédant une personnalité et des qualifications qui lui permettront d’accéder rapidement à un poste de direction, pour travail au département de l’ingénierie d’une société très progressive dans le domaine de l'équipement lourd.Travail à Pointe-Claire.Salaire initial : environ $10,000.à discuter.Tout ingénieur qui acceptera un des postes offerts dans cette liste est prié d'en avertir le Directeur du Bureau de placement des Diplômés, M.Charles-E.Tourigny, ing., téléphone: 739-2451, poste 218.L’INGÉNIEUR JANVIER 1972 — 9 -COMBUSTION ENGINEERING SUPERHEATER LTD.(Mr.D.F.Egli, Manager Personnel Relations) 1140 ouest, de Maisonneuve, Montréal 110, Qué.Tél.: (514) 842-8701.Diplômé en génie mécanique, couramment bilingue et ayant deux ans d’expérience dans l’industrie, pour stage de formation en développement de procédés de fabrication, au Centre de Recherche Nucléaire, à Sherbrooke, Qué.— VILLE DE LAPRAIKIE (M.Jean Marie l amoureux, maire) Hôtel-de Ville.600.boulevard Ste-Élizabeth, Laprairie, Qué.Ingénieur civil avec 5 ou 6 années ou plus d'expérience en génie municipal, pour le poste d'ingénieur de la Ville de Laprairie.Salaire : à la mesure de l'expérience du candidat.Note : Prière de poser candidature par écrit, en envoyant * curriculum vitæ » à M.Lamoureux.— LORRAIN & GÉRIN-LAJOIE.ingénieurs-conseils (M.Alex Lorrain, ing.) 4070 ouest, nie Jean-Talon, Montréal 308, Qué.Tél.: (514) 731-3556.Ingénieur en structures, ayant de 3 à 5 années d'expérience pratique, pour «design * de charpentes de béton et/ou acier pour édifices ou viaducs, ainsi que pour la surveillance de chantier à l’occasion.Le candidat choisi pourra être appelé à séjourner à l'extérieur de la métropole pour périodes déterminées.Salaire : selon expérience.— INTERMÉDIAIRE : M.Paul Mignault, conseiller en administration, 184 Bromley, St-Lambert, Qué.Tél.: (514) 671 -2706.Gérant d'usine et de production — Ingénieur mécanicien, ca-nadien-français bilingue avec 3 à 5 années ou plus d’expérience en production industrielle, de préférence dans le domaine de produits fabriqués à partir de métal en feuilles ou d'extrusions de plastiques, pour le poste de gérant d'usine et de production, dans fabrique établie à Montréal.Salaire : de $20,000 à $25.000 suivant expérience.Note : Poste à être rempli le plus tôt possible.Prière de téléphoner à M.Mignault entre 9h et 12 h, pour prendre rendez-vous.MINISTÈRE DES TR ANSPORTS, Aéroport International de Montréal.Le Bureau de placement des diplômés de Polytechnique a été prié de collaborer avec le ministère des Transports, pour recruter quatre ingénieurs électriciens ou électroniciens pour remplir des postes vacants à la direction des Télécommunications du ministère des Transports.Les postes à remplir sont ceux de: 1.— Chef de la Planification; 2.— Ingénieur ré gional de l'entretien ; 3.— Coordonnateur des Services de Télécommunications ; 4.— Ingénieur, spécialiste en communications par câbles téléphoniques.Le Directeur du Bureau de placement, M.Charles-E.Tou-rigny, se fera un plaisir de fournir, sur demande, une formule pour poser candidature.Tél.: (514) 739-2451, poste 218.— NORANDA METAL INDUSTRIES LTD.(M.Guy April, Surintendant du Personnel) 10930 est, rue Sherbrooke, Montréal-Est 550, Qué.Tél.: (514) 645-8741, local 254.Ingénieur industriel bilingue, avec un peu d’expérience pratique dans établissement industriel, pour travail dans une ou plusieurs disciplines du génie industriel, dans industrie métallurgique à Montréal-Est.Salaire : selon expérience du candidat ; à discuter.— NORANDA MINES LTD.(M.T.R.Ruduicki) 44 King Street West, Toronto, Ont.Tél.: (416) 362-7111.Ingénieur mécanicien bilingue, diplômé de 1970, '69 ou 68, avec expérience pratique dans industrie (de préférence mine, smelter, hydro) pour assister l’ingénieur des projets dans un programme d’expansion.Le candidat choisi aura à s’occuper de surveillance des installations en tenant compte des coûts d’installation.Travail à Noranda, Qué.Salaire : à discuter.Note : Poser candidature par écrit (en anglais), en envoyant « curriculum vitæ » à Toronto.— JEAN-MARIE MARQUIS & ASSOC IES, ingénieurs-conseils (M.Jean-Marie Marquis, ing.) 471, avenue Cathédrale, Ri-mouski, Qué.Tél.: (418) 723-6614.Ingénieur en structures avec expérience dans cette discipline, pour « design » de charpentes de bâtiments, ponts, via-ducs, etc., dans bureau d’ingénieurs-conseils à Rimouski.Salaire : selon expérience.— PORTLAND CEMENT ASSOCIATION (M.Robert Roberge, ing.Gérant régional) 1010 ouest, rue Ste Catherine, Montréal 110, Qué.Tél.: (514) 866-1882.Ingénieur de Territoire — Ingénieur couramment bilingue, doué d’entregent et ayant 5 années ou plus d’expérience en construction de bâtiments ainsi que dans le domaine de la promotion pour représentation technique auprès des ingénieurs-conseils, architectes et entrepreneurs dans la Province de Québec.Bureau à Montréal.Territoire : Montréal.Salaire : à discuter.— STEINBERG LIMITÉE (M.Claude Beaulieu, ingénieur industriel) 5400, rue Hochelaga, Montréal 426, Qué.Tél.: (514) 256-261 1, local 8638.Ingénieur industriel ayant de 1 à 3 ans d’expérience en étude de temps élémentaire, méthodes de travail, implantation (layout), planification de la production et évaluation d’équipement.Le candidat doit avoir de l'initiative.Travail à Montréal.Salaire : selon expérience du candidat.Note : Prière de téléphoner à M.Beaulieu pour prendre rendez-vous.— TRUDEAU, GASCON, LALANCETTE & ASSOC IÉS, in génieurs-conseils (M.Jean-Louis Bourret, ing.) Suite 2220, Place du Canada, Montréal 101, Qué.Tél.: (514) 866-2471.Ingénieur civil avec 2 à 5 années d’expérience en calcul des charpentes, pour travail dans cette discipline chez ingénieurs-conseils à Montréal.Salaire : selon expérience du candidat.— UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À CHICOUTIMI (M Jacques Druez, Section génie mécanique) 930 est, rue Jacques-Cartier, Chicoutimi, Qué.Tél.: (418) 549-4354.Ingénieur mécanicien avec 1 à 2 ans ou plus d’expérience pratique, pour le poste d’Auxiliaire d'Enseignement à l’U.Q.à Chicoutimi.Il aura à organiser les laboratoires, surveiller les séances de manipulations, corriger les rapports et assister les professeurs pour des séances d'exercices.Note : Poser candidature par écrit, en envoyant « curriculum vitæ ».— U.S.M.LIMITÉE (M.Joseph Beaupré) 2610, avenue Bennett, Montréal 404, Qué.Tél.: (514) 255-3631.Ingénieur bilingue, diplômé en Génie chimique, industriel ou physique, âgé d’environ 30 ans, ayant 4 ou 5 années d’expérience pratique dans les produits tels que les adhésifs, caoutchoucs, peintures, « coatings », etc., pour prendre charge de la production dans fabrique d’adhésifs à Montréal.Éventuellement, cet ingénieur sera appelé à assumer la charge entière de la manufacture, des laboratoires, etc., en plus d’assurer la liaison avec le service de la mise en marché.Salaire initial : environ $12,000.(suite page 20) INGÉNIEUR VENDEUR Un distributeur des produits de climatisation Carrier recherche un jeune ingénieur bilingue, diplômé en mécanique, pouvant traiter avec les dépositaires, les entrepreneurs et les ingénieurs-conseils de la région de Montréal.Le candidat choisi bénéficiera d un entraînement complet.Salaire de base, commission et frais de déplacement.Écrivez à : Carrier, C.P.140, Station H, Montréal.10—JANVIER 1972 L’INGENIEUR L’ANALYSE DU BRUIT EN MILIEUX URBAINS par Jean-Gabriel Migneron, ing.Notes biographiques : L'auteur, membre de la C.I.Q., est un ingénieur en génie civil spécialisé dans le bâtiment.Il est également titulaire d'une maîtrise en urbanisme de l'Université de Montréal.Il poursuit depuis deux ans des recherches sur le bruit urbain, en collaboration avec le Service de Santé de la Ville de Montréal, dans le but de compléter une thèse de doctorat sur ce sujet à la Faculté de l’Aménagement de l’Université de Montréal.Enfin, l'auteur a la charge de l'enseignement de l'acoustique urbaine à l'Université Laval.Nécessité de la lutte contre le bruit La pollution prend de plus en plus d’importance dans les préoccupations des planificateurs, surtout en ce qui concerne la planification des grandes zones métropolitaines.Les structures urbaines doivent être bien conçues pour faciliter l'enchaînement harmonieux des activités humaines, mais la ville ne doit pas pour autant affecter, à court ou à long terme, la santé de ses habitants.Parmi les diverses formes de pollution urbaine, le bruit semble être un élément moins important que les pollutions de l'air ou de l'eau ; il serait néanmoins dangereux d'en ignorer les effets et de ne pas chercher à le contrôler.Avant d'envisager les moyens de contrôler cette pollution acoustique, il est nécessaire de voir où elle commence réellement.Si l'on compare les environnements acoustiques des milieux naturels avec ceux des villes, on constate qu'en général le bruit moyen des milieux naturels est plus faible que celui des villes ; il se situe presque toujours au-dessous de 40 décibels (A).Cependant, rien ne permet d’affirmer, de prime abord, 1.À ce propos, on ne peut trouver meilleur exemple que dans une lettre ouverte de Gladys McDonald, publiée dans la revue « Le Papetier » No 5, Québec, décembre 1969.2.D'après « Le bruit », Documenta Geigy, 8 p.Produits pharmaceutiques Geigy, Bâle, 1968.que l'homme ne puisse pas supporter les bruits de la ville sans que sa santé en soit affectée.Pour faire apparaître définitivement la notion de pollution acoustique des milieux urbains, il est nécessaire de considérer les effets du bruit sur le corps et sur les activités de l'homme.On doit généralement distinguer, parmi ces effets, ceux qui possèdent un caractère somatique et ceux dont les répercussions sont surtout psychiques.Sur le plan somatique, l'exposition à un bruit intense, pendant une longue durée, entraîne nécessairement des troubles de l'audition.Cette première atteinte est celle de toutes les surdités professionnelles \ On peut définitivement supposer que des ambiances acoustiques urbaines intenses auront les mêmes effets que celles de certaines industries.Déjà on peut s'inquiéter du caractère héréditaire de l'atteinte portée à la fonction auditive.Une enquête menée ces dernières années dans les quartiers centraux de Montréal a démontré que, chez les enfants fréquentant les écoles de ces quartiers, le taux de surdité était plus élevé que ce qui semble normalement admis.On peut certes vivre sourd, mais n'est-il pas nécessaire de conserver, autant que faire se peut, ce sens admirable qu'est la fonction auditive ?L'audition est, en effet, l'un des principaux vecteurs de la communication ; elle constitue un facteur d'épanouissement intellectuel et d'accession à la connaissance, en plus d’être très utile sur le plan de la sécurité corporelle.En deçà de ces effets somatiques lents de dégradation progressive de l'audition, le bruit peut provoquer, suivant son intensité et sa violence, une dilatation de la pupille suivie de troubles de la vision, une dilatation des vaisseaux sanguins, une élévation de la tension artérielle et une accélération du rythme cardiaque.On peut donc définitivement parler d'une véritable agression par le bruit.Les médecins évaluent à 60 phones, soit un peu plus de 50 décibels (A), le seuil possible de cette agression 1 2.Sur le plan psychique, les troubles sont difficilement mesurables ; ils peuvent être plus prononcés encore que les troubles somatiques.Leroy, C.écrit à ce sujet, dans la revue « Santé Mentale » : « Si on soumet un sujet à L'INGÉNIEUR JANVIER 1972 — 1 des stimulations sonores excessives, ditïuses, significatives ou non, mais extrêmement intenses et variées, on obtient le même effet que l’isolement sensoriel, c’est-à-dire une déstructuration de son schéma corporel et du cours de la pensée ».Les effets psychiques du bruit ne peuvent se comprendre « qu'en fonction de celui qui le perçoit, de ce qu’a été sa vie, son histoire, ses intérêts, ses activités et de ce qu'est son projet et son travail.Tout dépend de la gêne aux signaux que perçoit, que veut percevoir, doit percevoir ou ne désire pas percevoir tel sujet » .La gêne commence à partir du moment où le bruit affecte la communication, le repos ou le recueillement.Par exemple, dès le moment où un bruit vient perturber la perception auditive d'une personne, surtout à partir du moment où cette personne en est consciente, elle n'est psychiquement plus capable de l'oublier.Tout un processus neuro-physiologique s’est mis irrémédiablement en marche et elle ne peut plus percevoir autre chose que le bruit.Alors, la personne s’énerve, elle frappe au mur pour faire savoir à son voisin qu'il l'incommode et elle va se brouiller définitivement avec lui.Le bruit peut donc affecter considérablement, par ses atteintes psychiques, les relations humaines.Cette agression, dans les logements ou dans les locaux de travail, peut provoquer différents troubles qui vont des simples maux de tête à la névrose et à la dépression.D'ailleurs, les individus possédant déjà un caractère névrotique sont beaucoup plus sensibles à l'influence du bruit.Lorsque l’on considère le niveau de bruit qui existe actuellement dans les grandes métropoles, on constate que, non seulement il est très élevé pendant les heures de pointe mais que, de plus, il persiste tout au long de la journée sans jamais présenter une atténuation importante.Par exemple, pour certains carrefours de Montréal, ville qui n'est pas particulièrement bruyante, sur 24 heures consécutives, pendant 15 heures l'intensité du bruit est supérieure à 65 décibels (A).On peut donc définitivement parler de pollution acoustique, car un tel niveau affecte l’audition et le comportement psychique des individus, tout en empêchant la communication et le repos.Le lourd tribut économique que l'on doit payer pour la pollution acoustique se chiffre par des milliers d'accidents, par des milliers d'heures de travail perdues et par d’innombrables soins médicaux les plus divers.Devant tous les maux que peuvent engendrer les agressions sonores, il importe avant tout de lutter contre le bruit et ce, plus particulièrement encore, dans les villes.D'un point de vue écologique, on dira que l'on doit contrôler l'environnement acoustique des milieux urbains.Un processus complet pour ce contrôle devrait comporter en premier lieu une évaluation de l’état 3.Leroy, C.: « Quelques remarques sur les Effets Psychophysiologiques du limit » dans « Santé Mentale », pp.21-24, Bulletin de la Ligue Française d'Hvgiène Mentale, No 4, 1969.4.« Symposium sur la pollution — troisième journée consacrée au bruit — Compte rendu de la présentation audiovisuelle du 23 septembre 1970 », 57 p.Groupe du Bruit, Service de Santé, Ville de Montréal.5.Schaeffer, Pierre : Traité des Objets Musicaux, 671 p.Éditions du Seuil, Paris, 1966.de pollution actuel ; ceci nécessitant, en plus des mesures acoustiques sur le terrain, l’établissement de critères acceptables, à la fois représentatifs de la réalité humaine et clairement définis sur le plan méthodologique.Après application immédiate des solutions techniques économiquement réalisables, ce processus impliquerait un contrôle permanent de l'effet des directives et des législations mises en œuvre, non seulement sur l'environnement acoustique, mais aussi sur tous les autres aspects de la ville et de son organisation.Bien que de nombreuses recherches soient encore nécessaires pour cerner la réalité complexe de la pollution acoustique, la plupart des organismes intéressés s'efforcent de couvrir une partie du problème.Ainsi, par exemple, le Service de Santé de la Ville de Montréal recherche des solutions immédiates aux nombreuses plaintes qui lui sont soumises, travail pour lequel il rencontre généralement une grande collaboration de la part des compagnies ou des particuliers responsables du bruit.De plus, le Service de Santé prépare des directives à long terme pour les autres services municipaux intéressés tels que l'urbanisme, la police, les achats, les permis et inspections, etc.3 4 5 Dans le domaine de la lutte contre le bruit, l'ingénieur, qu'il soit spécialisé en génie civil, en habitation ou en électronique, trouve un champ privilégié d'activité, notamment en ce qui concerne les mesures acoustiques nécessaires et le calcul des solutions retenues en matière de protection acoustique.Dans les chapitres qui vont suivre, nous traiterons plus spécialement de la méthodologie de mesure du bruit en milieux urbains et de l'instrumentation nécessaire.Les méthodes de mesure employées pour les bruits urbains Pour pouvoir lutter contre le bruit, il faut en premier lieu pouvoir le mesurer, tout autant suivant sa constitution physique que suivant son degré de perception par l'homme et ses effets sur les activités humaines.C’est cette dualité que nous nous efforcerons de préciser tout au long de ce chapitre.D'un point de vue strictement physique, un son pur est caractérisé par sa fréquence vibratoire, son intensité, sa périodicité temporelle ou sa stabilité d'entretien et son mode de répartition spatiale.En ce qui concerne les bruits, qui sont la plupart du temps constitués par la superposition de multiples fréquences, ils peuvent être définis, en un point de l'espace dans lequel ils se propagent, par leurs fréquences constitutives, les intensités particulières de ses fréquences et l'évolution de ces deux caractéristiques en fonction du temps.Schaeffer, P.a bien illustré cette définition de ce qu'il appelle un « objet sonore », c’est-à-dire d'une onde acoustique simple ou complexe donnée à entendre, par la figure no 1 .Dans cette figure, on trouve les trois plans caractéristiques de tous les bruits : le plan harmonique contient, pour un temps déterminé, la composition spectrale du bruit étudié, c'est-à-dire les intensités des différentes fréquences qui le constituent à ce même moment, le plan dynamique contient les variations de l'intensité en fonction du temps et enfin, le plan mélodique contient les variations des fréquences constitutives dans le temps.En ce qui 12 — JANVIER 1972 L’INGÉNIEUR concerne les bruits urbains, les deux plans principaux d'analyse sont le plan harmonique et le plan dynamique 6.On ajoutera à cela qu'il est important de se préoccuper de la répartition spatiale des intensités de bruit.Ainsi, avec ces trois variations : variation des fréquences constitutives à un moment déterminé, variation de l'intensité dans le temps et variation de l'intensité dans l'espace, on peut cerner toute la réalité de l'environnement acoustique urbain.Figure 1 — Les trois plans de coordonnées définissant l’aspect physique de tous les objets sonores (d'après Schaeffer).Si l'on considère plus particulièrement la composition spectrale, elle est généralement très importante car l'oreille humaine ne perçoit pas également toutes les fréquences du spectre audible.Si, de plus, on étudie un bruit entretenu, c’est-à-dire d'intensité constante dans le temps, sa composition spectrale, relevée sur les lieux où ce bruit est susceptible d'entraîner une gêne, est la seule caractéristique qu'il soit nécessaire de connaître.Dans la représentation d'un spectre de bruit, les fréquences sont notées en Hertz, ou autrement dit en cycles par seconde, et les intensités acoustiques en décibels.Les bruits, comme tous les sons, sont en fait des variations de la pression de l’air autour de la valeur moyenne de la pression atmosphérique.On peut donc évaluer les intensités de bruit par une mesure de la pression dans l’air.Comme il s'agit d'une variation périodique, cette évaluation se fera par l'intermédiaire de la valeur efficace de cette variation de pression.Lorsqu'on étudie à partir de quelle valeur de pression un son devient audible, on constate qu'à la fréquence de 1()(X) Hertz, fréquence pour laquelle l’oreille humaine est au voisinage de son maximum de sensibilité, ce seuil de perception correspond à une pression de valeur efficace égale à ().()(X)2 microbar (2 x 10 ln atmosphère environ).C’est cette valeur que les acousticiens ont prise comme référence de la mesure des intensités acoustiques, en suivant la formule : N 20 log,.(pP ) dans laquelle P est la pression acoustique mesurée et 6.Le plan mélodique, ou sonagramme, n’est utilisé que par les ornithologues pour comparer les chants d'oiseaux ou par les acousticiens pour des recherches portant sur la phonation ou sur le timbre des instruments de musique.P.la pression de référence.Comme le seuil de perception de la douleur pour la fréquence de HXX) Hertz est de 200 microbars, on peut dire que la dynamique totale de l'oreille humaine s'étend sur 120 décibels.En ce qui concerne les fréquences, le spectre audible est variable suivant les individus, il s’étend généralement entre 20 et 16(XX) Hertz.Lorsque l'on voudra parler d'une intensité acoustique mesurée en décibels sur l'ensemble du spectre audible, on précisera qu'il s'agit de décibels linéaires ; les décibels tout court désignant plus spécifiquement le niveau d'une fréquence ou d'une bande de fréquences particulière.Il existe de nombreuses méthodes pour évaluer l'effet physiologique d'un bruit en fonction de ses fréquences constitutives ; pour les mesures urbaines, ces méthodes ne sont pas toutes nécessaires.D'ailleurs, il faut bien remarquer que la complexité de ce sujet provient de ce que chaque auteur ou chaque organisme de recherche ayant travaillé dans ce domaine a proposé une solution personnelle.Nous ne parlerons ici que des unités de mesure les plus employées ou de celles ayant fait l'objet d'une normalisation internationale.Phones sone (GF) Phone Même méthode que la précédente (GD) mais pour les bruits diffus (avec ré- (« Grup- • verbérations).pen » Formule : Diffuse Phone (GD) = 40 + 10 log-» sone Sound) (GD) U —JANVIER 1972 L’INGÉNIEUR Figure 3 — Les courbes de correction physiologique normalisées pour les sonomètres.Centre 11 Figure 4 — Exemple iTutilisation des critères de bruit SR avec une analyse automatique de fréquences au */$ d’octave (d’après document Briiel & Kjaer).Sur le plan des mesures proprement dites, on doit donc pouvoir découper le spectre des fréquences d'un bruit ou le corriger pour en évaluer l'effet auditif.Les sonomètres portatifs comportent généralement les courbes de correction (A), (B) et (C) ; de plus, pour des analyses à l'octave des bruits de caractère entretenu, comme ceux provenant des ventilateurs, des conditionneurs d'air, des tours de refroidissement, etc., la plupart des sonomètres portatifs de précision peuvent être munis de filtres à l’octave travaillant entre 31.5 et 16000 Hz.Les analyses au l/3 d'octave nécessitent un matériel plus lourd.Ces appareils sont généralement automatisés par synchronisation d'un enregistreur graphique avec les filtres de fréquence.Si l’électronique moderne permet l'analyse spectrale instantanée d'un bruit quelconque d’intensité fluctuante, dans les appareils les plus courants on peut rendre le bruit d'intensité constante, durant la période nécessaire à l’analyse, en recopiant la partie intéressante de ce bruit sur une boucle magnétique sans fin.La figure no 4 montre un exemple de bruit analysé automatiquement au l/3 d’octave.Sur cette figure, on peut voir que le bruit est évalué à l'aide de courbes superposées au spectre analysé.Ces courbes sont des critères, établis en fonction de la gêne par le bruit en général et de l'interférence à la communication, qui permettent de juger de l'admissibilité du niveau de bruit pour une utilisation particulière des locaux étudiés.L'emploi des critères de bruit admissible, sous for- 9.Beranek, Leo L.: Noise Reduction, 752 p.(voir pp.518-524), McGraw Hill Book Co., New York, 1960.10.Kosten, C.W.and Van Os, G.J.: « Community Reaction Criteria For External Noises », pp.373-379, in The Control of Noise, National Physical Laboratory, Symposium No.12, H.M.S.O., London, 1962.me de courbes d'évaluation, est beaucoup plus généralisé pour l'étude des bruits urbains que les méthodes d'analyse complexes de l'effet physiologique.Il existe deux critères principaux : le « Noise Criteria » dû à Léo Beranek * et le « Noise Rating », indice qui a déjà fait l'objet d'un projet de recommandation internationale 10 ; ces deux critères sont particulièrement utiles pour tous les bruits de caractère entretenu tels la machinerie, les ventilateurs, les conditionneurs d'air, les tours de refroidissement, etc.La figure no 4, déjà signalée, montre l'usage de l'indice N R.Le spectre obtenu automatiquement sur papier enregistreur doit être comparé aux courbes de critère de bruit : lorsque l'on utilise ces courbes, des pointes de 5 décibels sont généralement admissibles dans une des bandes d'octave, ainsi le bruit représenté atteint-il le niveau NR-75, c'est-à-dire qu'il est tout juste tolérable pour un atelier.La figure no 5 montre, elle, l'usage des courbes NC, elle représente les résultats d'une expertise faite par les techniciens de la Ville de Montréal à la suite d'une plainte de bruit.Sur cette figure, on peut voir les améliorations successives apportées par la compagnie responsable du bruit : la première courbe, située entre NC-75 et NC-80, montre le bruit relevé dans la ruelle passant à l'arrière de l'immeuble de la compagnie à l'origine de la plainte (11 juin); la seconde courbe, située à NC-60, résulte de l’isolation par une feuille de plomb d'une porte conduisant le bruit et de la suppression de certains ventilateurs (23 juillet) ; enfin, la dernière courbe, située entre NC-50 et NC-55, a été obtenue grâce à des silencieux posés sur les échappements pneumatiques de la machinerie (31 juillet).En tenant compte de l'isolement propre des logements, le niveau de bruit ainsi réduit est devenu admissible pour les personnes résidant à proximité de cette compagnie.Dans ce type d'expertise, le bruit à caractère continu doit être analysé devant la porte ou les fenêtres du bâtiment résidentiel le plus proche de la source de bruit.L’évaluation de la gêne par le bruit peut se faire ensuite à l'aide d'un tableau, tel que le tableau no 2 représentant les indices N R acceptables pour différents modes d'occupation des locaux.TABLEAU No 2 Indices de bruit suggérés pour différents modes d’occupation des locaux.Valeurs de l’indice N R Mode d’occupation 20 — 30 Chambre à coucher, hôpitaux, studio de télévision, salle de séjour, théâtre, église, cinéma, salle de concert, petit bureau, salle de lecture, salle de conférence.30 — 40 Grand bureau, magasin, magasin à rayons, salle d’assemblée, restaurant tranquille.40 — 50 Grande salle de restaurant, salle de secrétariat, gymnase.50 — 60 Salle de mécanographie.70 — 80 Ateliers.L'INGÉNIEUR JANVIER 1972—15 É *C 70 i "± \ Figure 5 — Exemple iïutilisation des critères de bruit NC dans la lutte contre le bruit des manufactures à Montréal.À l’inverse des méthodes d’analyse spectrale qui ont été développées depuis de nombreuses années, l'étude des variations de l'intensité des bruits dans le temps est une préoccupation toute récente des chercheurs.Le premier appareil conçu pour analyser statistiquement la distribution des intensités de bruit date de 1963 11.Les recherches statistiques dans le domaine de l’analyse dynamique du bruit ont pour but d’évaluer la gêne auditive en fonction du temps.Ceci s'applique donc particulièrement bien au bruit de la circulation urbaine.Depuis le début des années 60, de nombreuses recherches ont été poursuivies afin de cerner ce problème de la gêne par le bruit de la circulation automobile, notamment dans les divers pays d'Europe.Les premières études dans ce domaine à Montréal datent de 1967 1L’ ; actuellement la Ville de Montréal possède un camion laboratoire spécialement aménagé à cet usage, la description de ce camion fera d'ailleurs l'objet d'un prochain article.La méthode utilisée consiste à relever les intensités de bruit en ne prenant qu'un intervalle de temps très court entre les mesures et à procéder ensuite à l'analyse statistique 11.Kittelsen, K.E.and Poulsen, C.: « Statistical Analysis of Sound Levels », pp.1-23, in Briiel & Kjaer Technical Review, No.1, Naerum, Denmark, 1964.12.Lebourdais, Raymond et Senay, Jean-Paul : Étude du Bruit, 91 p.et annexes, Service de Santé, Ville de Montréal, 1967.13.Dans l'article que nous consacrerons au camion laboratoire et à son opération, nous montrerons l’établissement d'une typologie de l’environnement acoustique des différents quartiers en fonction des résultats statistiques pendant des périodes de 24 heures.des résultats obtenus.Le microphone doit être placé suffisamment haut, de manière qu'il puisse relever l'ambiance acoustique devant les habitations sans capter les bruits spécifiques au trottoir, tels que les conversations des piétons.Nous reviendrons tout spécialement sur le dispositif de mesure dans l'article suivant.La figure no 6 montre.un exemple d'enregistrement continu du niveau de bruit utilisant une correction en fréquence simple suivant la courbe (A) et relevé pendant une période d'une heure au coin des rues St-Hubert et Faillon à Montréal.La figure no 7, qui lui fait suite, donne la distribution des intensités de bruit en fonction du temps pendant cette même période.Généralement, dans une artère suffisamment achalandée et pendant un temps de mesure suffisamment long, la distribution du bruit de la circulation est gaussienne, c'est-à-dire qu'elle suit la loi normale.La valeur moyenne des intensités de bruit est logarithmiquement proportionnelle au débit de circulation exprimé en nombre de véhicules par heure et la forme de la distribution, notée par son écart-type, est liée au type d’artère que l'on étudie : rue de distribution, rue de desserte ou autoroute urbaine.La plupart du temps on procède, pour ce type d'analyse, pendant une période de 24 heures, en tenant compte de la partie diurne et de la partie nocturne des résultats obtenus 1 !.—0 r.¦ i 1 1 1,1:1 Ml- '80 ,i.« .i | ! \ \ \ ] | 1 riii'i,1 MO «irfl' W-V T 'n1 i'v i ijl1 lull'll 1 1 '50 ~ ‘ -Vu ,t do fond 1 Figure 6 — Exemple d'enregistrement des intensités de bruit pendant une heure."ombre de mesures .ix ndices: >6 dB(A 13000 - >•*, ÿ 1.4 H Une des quatre sous-stations « MONTEL » 16.5 KV du Poste Gagnon de la Côte d Ivoire (Afrique).MONTEL INC.Siège social et usine : C.P 13C MONTMAGNY QUÉ TÉL.: (418) 248-0235 Succursale : Édifice Fides 235 est, Dorchester MONTRÉAL 129, QUÉ TÉL.: (514) 861-7445 Un diplômé universitaire qui veut servir son pays en s enrôlant dans les Forces armées canadiennes entreprend une belle carrière : fonctions responsables à I intérieur de structures administratives modernes bonne rémunération travail des plus intéressants.Se dévouer à la cause de la paix tout en servant son pays est une tâche qui en vaut la peine.Examinez ces diverses fonctions d'officier : INGENIEURS : MATERIEL TERRESTRE MILITAIRE MARITIME CONTRÔLEUR DU TRAFIC AERIEN OFFICIERS NAVAL, D INFANTERIE Le conseiller en carrière militaire à I adresse inscrite sera heureux de vous donner tous les détails et de vous fixer rendez-vous au moment qui vous conviendra le mieux.Pourquoi ne pas consulter Montréal : 1254, Bishop - 283-6516 Québec : 1048, St-Jean - 694-3636 Sherbrooke : 50, Couture - 562-0870 membre des Forces canadiennes ?Trois-Rivières : 1368, Notre-Dame - 374-3510 Chicoutimi : 200 est, Racine — 543-1880 Rimouski : 80 ouest, St-Germain-723-5271 êLES FORCES ARMEES CANADIENNES L'INGENIEUR JANVIER 1972 — 19 CARNET \R( IIVMBM I I.(laudc.Poly '63.de- tcnteur d'un diplôme de maîtrise en transport obtenu de Texas A A M Lni-versity en 1967.et professeur a plein temps à l'École Polytechnique, s est joint récemment a la firme De Leuw.Gather cV Associés, ingénieurs-conseils de Montréal.Il est aussi chargé de cours à la division de transport du Département de génie civil a l’École Polytechnique, ainsi qu'a rUniversité Sir George Williams, a Montréal.\RC HAMBAI I I.Raynald.Poly ’64.qui travaillait auparavant pour Shell Ca nada l td., à Toronto, est maintenant a l'emploi de la société Golden Eagle Canada Ltd., à la raffinerie de pétrole de St-Romuald.comté de Lévis.Que.Bell Canada M.Léonce Montambault.vice-president de Bell Canada pour la zone est.annonce la nomination de M.Charles Terreault au poste d'ingénieur en chef, zone est.M.Terreault.qui était auparavant ingénieur en chef adjoint, a ses bureaux à Québec.Il est entré a Bell Canada en 1959.après avoir obtenu un diplôme d'ingénieur en électricité de l'École Polytechnique, affiliée à l'Université de Montréal.Il a également travaillé aux laboratoires de « Re-cherches Bell-Northern » à Ottawa de 1969 à 1971.M.Terreault est membre de la Corporation des ingénieurs du Québec et de l'Institut des ingénieurs en électricité et en électronique.BEGIN.Pierre.Pol> *69.qui est revenu au 1 anada en août dernier après un voyage de visites industrielles en Europe, particulièrement dans l'industrie automobile.vient d'accepter un poste dans le departement « automotive equipment ».a la société Bell Canada, a Montréal.BEI LIE K.Serge.Poly '68.a complete avec succès, tin septembre 1971.ses etudes de doctorat en Sciences des Matériaux.à l'université de Sussex, en Angleterre.Il est de retour au Canada, habite à Ottawa, et travaille pour le gouvernement du Canada.BOISVERT, lean.Poly 69 qui était auparavant gérant de l’ingenierie des procédés.chez Thiokol Libres Canada l td., a Richmond.Qué., est maintenant à l’emploi de Bobtex Corporation Ltd., société spécialisée en recherches et développement pour l’industrie du textile, à Montréal.BOl DRE Al .Jacques.Poly ‘59.qui était auparavant conseiller à la protection du milieu, à l'emploi de la société Gulf Oil Canada Ltd., à Varennes.est maintenant ingénieur de projets, au bureau d’études W.J.Cosgrove & Associates, ingénieurs-conseils.a Montréal.Dans ses nouvelles fonctions, il s’occupe entre autres de projets de contrôle de la pollution industrielle.BOl'SQl'ET, Raymond, Poly "70.qui était auparavant à l'emploi de la société Franki Canada Ltée.a Ville Mont-Royal, poursuit présentement des études de maîtrise en mécanique des sols, à l’École Polytechnique.DEROCHE.Ronald-P., Poly ’68.qui était jusqu’à récemment à l’emploi du Département des Transports de l’État de New York, à Watertown.N.Y., est main tenant ingénieur de chantier à la Mani-couagan (centrale de Manie 3), pour la compagnie Royalmount Construction Ltd., de Montréal.GAGNÉ, Jean-Guy, Poly ’61.qui travaillait autrefois comme ingénieur de projets, à la division Jarry Hydraulics de la société Abex Industries of Canada Ltd., est maintenant à l’emploi du Centre de Recherche Industrielle du Québec, à la Place Bonaventure.à Montréal.GRENIER.Jean-Claude.Poly ’66, qui travaillait pour Gulf Oil.autrefois Shawinigan Chemicals, à Varennes.est maintenant à l’emploi de la société Continental Can Co.of Canada Ltd.’ à son usine de Ville Saint-Laurent.Qué.I VMOIIIE.Raynald.Poly 69.qui travaillait auparavant pour la société Meet Company of Canada, a récemment ouvert un bureau d’ingénieur-conseil à Montréal.Ce bureau d’études s’occupe principalement de projets de génie civil tels que conception et calcul de charpentes, étude des sols, génie municipal, et autres projets du même genre.LEROI \.Jean-Gilles.Poly ’59.qui tra vaillait autrefois pour Désourdy Construction Ltée.et qui a laissé son poste pour entreprendre un voyage autour du monde il y a quelques mois, est revenu au Canada en novembre dernier.Il est présentement à l’emploi du bu reau d’études Jean J.Dury.ingénieur-conseil.spécialisé en mécanique des sols, fondations et autres travaux connexes.L’ingénieur Dury est un diplômé de Poly.promotion 1942.MONGE Al .Claude, Poly ’57, qui tra vaillait auparavant pour le bureau d’in génieurs-conseils.Lalonde, Girouard.Le tendre & Associés, a assumé récemment la direction du département de génie nui nicipal.au sein de l’étude Barré.Pellerin.Lemoine.Foutant & Associés, ingénieurs-conseils.a Montréal.ROY.Josepn-Jacques.Poly ’60.qui était auparavant à l’emploi du bureau d’études Surveyer, Nenniger & Chénevert.ingé nieurs - conseils à Montréal, travaille maintenant à la fabrique de produits alimentaires Fisher Bros.Inc., au Mont St-Hilaire.Qué.ST-ONGE, Hughes.Poly ’65.qui vient de recevoir un doctorat (Ph.D.) du Massachusetts Institute of Technology, est de retour au Québec après un séjour de cinq années d’études aux Etats-Unis.Depuis avril 1971.il occupe le poste de chercheur à la Direction Science des Matériaux de l’Institut de Recherche de l’Hydro Québec (IRFQ), à Varennes.Qué.VAILLANT.Jean-René, Poly ’63, qui était autrefois à l’emploi de la firme Lalonde.Girouard, Letendre & Associés, travaille maintenant au bureau d’études Desjardins.Sauriol & Associés, ingénieurs-conseils.à Ville de Laval.Que.ZALZAL, Bichara, Poly ’67, qui a récemment terminé ses études de Maîtrise en Gestion des Entreprises, à l’Université Laval, est à l’emploi de la Banque d’Ex-pansion Industrielle depuis le début de novembre, où il a été nommé officier d’investigation.20 - JANVIER 1972 UNGÉNIEUP F m 1
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