Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'ingénieur
Éditeur :
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique,1955-1987
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Revue trimestrielle canadienne
  • Successeurs :
  • Po ,
  • Polytec ,
  • Ingénieur (1988)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'ingénieur, 1972-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
DECEMBRE 1972 NO 285 58e année 1973 1873 Affranchi sserrient en numéraire au tarif de la troisième classe Permis No H 23 Port de retour garanti : 2500, avenue Marie-Guyard, Montréal 250 I i *?n0 *S »»q?nt) •sapidvy sap oab iz d ‘Suj ‘uxdfJO ^uaœfto *J| I* Chers diplômés de Polytechnique, Le premier centenaire de notre École entrera bientôt dans l'histoire.Nous avons la bonne fortune d'être membres d'une famille qui a fait sa marque au Québec, au Canada, à l'étranger, et dont les promesses sont illimitées pour l'avenir de notre collectivité.Certes, notre joie et notre fierté sont légitimes.Mais nous ne pouvons oublier que l’histoire de Polytechnique a été faite d'audace, de dévouement et de générosité.Bien que nous en soyons en partie les artisans, nous devons garder à l'esprit que nous en sommes tout de même les principaux bénéficiaires.Dans le contexte où nous vivons, l'avenir de notre société repose de plus en plus sur les grandes institutions parmi lesquelles nous comptons Polytechnique.Dans une large mesure, l'avenir de Polytechnique et de ses étudiants dépend des engagements que nous sommes prêts à accepter, nous les diplômés.Le Centenaire et la campagne de la Fondation nous offrent une occasion spéciale de contribuer à la formation des ingénieurs et plus particulièrement au développement des études supérieures et de la recherche appliquée.Les diplômés ont toujours su relever un défi et se montrer à la hauteur des objectifs que leur fixent les exigences de notre société et de notre profession.Au terme d'une année très active, nous sommes heureux d'assurer les diplômés et nos collaborateurs de notre gratitude, et de leur offrir nos vœux pour une année heureuse et prospère.Le président de l'Association des diplômés de Polytechnique Roland Bouthillette, ing.'46 Le président du Comité du Centenaire Émeric-G.Léonard, ing.'52 DECEMBRE 1972 NO 285 58e année ADMINISTRA I ION ET REDACTION 2500.avenue Marie-Guyard Montréal 250.Tél.344-4764 COMITE ADMINISTRATIF Émcric-G.LÉONARD, ing .président Yvan HARDY, ing.Claude BRULOTTE, ing.André LOISELLE.ing Michel ROBERT, ing Michèle THIBODEAU-DEGUIRE ing Roland BOUTHILLETTE, ing.SOMMAIRE ARTICLES SECRETAIRE ADMINISTRATIVE Yolande GINGRAS REDACTRICE Madeleine G.LAMBERT COMITE CONSULTATIF DE REDACTION Adrien LEROUX, ing., directeur Raymond BARETTE, ing.Pierre BELLEAU, ing.G.-Réal BOUCHER, ing.Donald J.BRYANT, ing.Jean CHARTRAND, ing.Jean L.CORNEILLE, ing.Jacques DEBROUX, ing.Josef HODE KEYSER, ing.Pierre La ROCHELLE, ing.Michel RIGAUD, ing.Jean-Charles TREMBLAY, biochim, PUBLICITE JEAN SÉGUIN & ASSOCIÉS INC Courtiers en publicité 3578, rue Masson, Montréal 405, Qué Téléphone : 729-4387 EDITEURS : L’Association des Diplômés de Polytechnique, en collaboration avec l’École Polytechnique de Montréal, la Faculté des Sciences de l’Université Laval et la Faculté des Sciences appliquées de l’Université de Sherbrooke.Publication mensuelle.— Imprimeur : Les Presses Elite.3 MAISON DE RADIO-CANADA APERÇU GÉNÉRAL DES FONDATIONS ET DES STRUCTURES par : Roger Fyen, ing.Le nouveau siège social de Radio-Canada est un exemple marquant d'une réalisation accomplie par les efforts combinés des équipes d'architectes, d'ingénieurs et d'entrepreneurs-gérants.9 AUTOMATISATION DE RÉSEAUX DE DISTRIBUTION DE L'ÉNERGIE ÉLECTRIQUE par : Jan Wisniewski, ing.et Réjean Grenier, ing.Dans le but de rendre plus rationnelle l'utilisation des réseaux de distribution d'énergie électrique, l'article décrit d'une façon succincte les méthodes actuelles d'exploitation, tout en utilisant certains mécanismes modernes telle une banque de données scientifiques.Cette banque de données alimente l'ordinateur pour l'analyse de solutions plus variées et plus sophistiquées.Le souci constant d'améliorer les réseaux d'alimentation a obligé les ingénieurs à normaliser les réseaux de distribution qui deviennent maintenant 120/25 kV.En vue d'assurer une continuité de service améliorée, les auteurs préconisent l'établissement d'un nouveau schéma d'automatisation.RUBRIQUES 14 LE MOIS : Chroniques mensuelles ABONNEMENTS : Canada — $5.00 par année Autres pays $6.00 21 CONFÉRENCE du Dr Lionel Boulet présentée à l'occasion de la Conférence Canadienne des Communications et THT.DROITS D’AUTEURS : les auteurs des articles publiés dans L’INGENIEUR conservent l’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.Reproduction permise, avec mention de source ; on voudra bien cependant faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication dans laquelle paraîtront ces articles.— L’Engineering Index et Chemical Abstracts signalent les articles Publiés dans L’INGÉNIEUR.Tirage certifié : membre de la Canadian Circulation Audit Bureau 25 REVUE DE L'ANNÉE 1972 26 RÉPERTOIRE DES ANNONCEURS NDLR Nous prions tous ceux qui désirent collaborer à la revue de s’adresser à la rédaction pour connaître les normes de publication ccab L'INGENIEUR DÉCEMBRE 1972— 1 L’énergie électrique, c’est le confort, le progrès.Le SALON 73 de l’industrie électrique du Québec, c’est le résultat des efforts et des recherches de nos meilleurs créateurs de matériel électrique.Venez admirer ces réalisations d’avant-garde à la Place Bonaventure, les 4, 5 et 6 février.Visiteurs et exposants trouveront des interlocuteurs valables à cettë exposition itinérante unique au monde et qui promet d’être des plus intéressantes La Ligue électrique du Québec passez donc au saknn.tlace I < naventiire 2— DÉCEMBRE 1972 L'INGENIEUR MAISON DE RADIO-CANADA Aperçu généra! des fondations et des structures par Roger Fyen, ing « L’artiste imprime à son œuvre un sceau de personnalité : l'ingénieur est amené à se considérer comme l’artisan d'une œuvre impersonnelle, car si, dans l’ordre technique, toute œuvre précise et concrète est bien le fruit de la méditation individuelle, la forme quelle revêt résulte de la synthèse d'un grand nombre d’efforts différents.» F.Bienvenue \ote biographique : Ingénieur diplômé de l’École Polytechnique de Montréal, promotion 1946, l’auteur, monsieur Roger Fyen, entrait au service du bureau d'ingénieurs-conseils Brouillet & Carmel la même année.Associé du bureau Carmel, Fyen, Jacques depuis plusieurs années, monsieur Fyen se spécialise dans des projets de fondations profondes.Il a dirigé personnellement les études et la préparation des plans et devis de nombreux travaux d’envergure, dont celui de la Maison de Radio-Canada.Géologie du site et fondations La superficie sur laquelle se dresse la Maison de Radio-Canada est située sur un lit de l'ancienne rivière Saint-Pierre et comprend deux sortes de sous-sols sous forme de deux prismes triangulaires superposés mais renversés et à peu près égaux.Ces deux formations sont nettement divisées transversalement par une bande alluvionnaire dirigée dans l'axe géographique nord-sud.Le prisme du côté « est », où est la nappe d'eau est élevée, contient un sable très silteux à l’état dense qui repose sur une mince couche de moraine laquelle s’épaissit irrégulièrement pour atteindre une pleine hauteur dans le prisme « ouest ».Cette formation est extrêmement dense selon l'essai standard de pénétration et contient du silt, sable, gravier, pierrailles et blocs erratiques.Enfin, un vieux remplissage, composé de dépôts irréguliers, débris de verre, bois, briques et béton, d'une épaisseur d'environ dix pieds et parfois très compactés, recouvre uniformément les formations souterraines.Sur l'ensemble du projet, le niveau des excavations se situe entre 35 et 40 pieds au-dessous du niveau de la rue Dorchester, soit une dizaine de pieds plus bas que la nappe d'eau établie au moyen de piézomètres et plus de quinze pieds au-dessus de la surface d'un schiste argileux dont la partie supérieure est fissurée sur les trois premiers pieds.Les conditions variées du sous-sol nécessitèrent le choix de deux types différents de fondations ; dans la partie « ouest », des empattements simples devant reposer sur la moraine très dense dont la capacité portante fut établie à quatre (4) tonnes par pied carré, dans la partie « est », un système de pieux (1700) à base élargie, de capacité de 150 tonnes, enfoncés dans du sable silteux jusqu'au refus sur la mince couche de moraine à une profondeur variant de 10 à 20 pieds sous le niveau de l’excavation.La bande alluvionnaire transversale a servi de zone de transition, en utilisant l'un ou l’autre de ces deux types de fondations selon la qualité du sous-sol rencontrée dans cette bande bouleversée et en fonction de la relation des fondations entre elles.Règle générale, le mariage de divers types de fondations sur des sols différents et de capacités portantes variables sous un édifice quelconque peut apporter des tassements différentiels très appréciables qui justifient une étude plus poussée des répercussions sur les éléments structuraux.Ce problème quoique existant à la Maison de Radio-Canada n’en fut pas un majeur ; la très grande superficie de l’édifice et la séparation bien déterminée des types de fondations, corres- L'INGÉNIEUR DÉCEMBRE 1972 — 3 pondant à peu près à la position de certains joints de dilatation dans les étages supérieurs, minimisaient presque a rien les conséquences des tassements éventuels.L'infrastructure inférieure des derniers planchers de la tour centrale, située à un niveau plus bas que les fondations des structures adjacentes, se trouve au centre de cette bande transversale mentionnée précédemment.Deux solutions furent mises à l’étude pour être en mesure d’asseoir les six gros pylônes triangulaires de cette tour hexagonale et trois cages de services en béton : la solution des caissons jusqu’au roc et celle d’empattements reposant sur le roc quelque quinze pieds plus bas.Cette dernière a été retenue en raison de divers facteurs de structure et d’économie.L’excavation du sous-sol jusqu'au roc à l'endroit de la tour fut faite à partir de l’excavation générale du complexe par la méthode du talus à pente normale.La surface du roc étant friable, on a dû effectuer de sérieuses analyses afin d'établir, à l'endroit de chaque pylône et des trois cages rectangulaires intérieures, un niveau qui produirait sous les charges de calculs données des tassements d'égales valeurs.Trente-deux sondages, avec essais en laboratoire, ont été effectués à partir du niveau du roc et les niveaux inférieurs des excavations furent établis entre 4 -0’’ et 8 -0" de profondeur sous le roc fissuré de la surface ; un niveau sur lequel le roc, à l’état confiné, pourrait porter une charge de 10 tonnes au pied carré et les tassements varieraient entre 1 5 et 1 10 de pouce.Dans certains cas, il a fallu consolider le roc dans le but de parvenir à ces résultats.Enfin, des empattements de 4-0" à 6 -0" d'épaisseur furent coulés sous ces éléments porteurs.Cette tour, qui est le centre géométrique de l’ensemble du projet, est composée de trois grands côtés alternant avec trois autres côtés de plus petites dimensions.Les pylônes triangulaires équilatéraux en béton armé, dont les côtés mesurent 14-0", sont évidés pour former des murs variant de 15 pouces à 24 pouces d'épaisseur au-dessus du plancher inférieur de la structure ; ces pylônes conservent cependant leur plein volume sous ce plancher jusqu’au roc.L'intérieur de la tour est composé de trois cages rectangulaires en béton armé placées parallèlement à ses grands côtés périphériques pour constituer un noyau central et assu- Ligure 2 — Coupe transversale nord-sud.rer la stabilité de la structure.Ces cages sont reliées aux colonnes triangulaires par des murs de refend sous le niveau du plancher inférieur (figures 1 et 2).Figure 1 — Plan type d’un plancher de la Tour.Un remplissage simultané, bien compacté, à l'intérieur et à l'extérieur de la tour à partir du roc jusqu'au niveau du plancher inférieur compléta les opérations des fondations de la Phase I de la construction.Enfin, un large empattement continu, qui ceinture le projet et qui repose sur trois rangées de pieux dans la zone silteuse d'une part et sur un sol ferme dans la zone opposée d'autre part, constitue la base du mur de fondation périphérique aux multiples contre-forts (figures 3 et 4).Figure 3 — Le plan avant montre les contreforts au niveau d'une cour extérieure en dépression : les contre-forts ont été utilisés en fonction des vides créés le long des murs par l'emplacement des studios.Kl 4 —DÉCEMBRE 1972 L’INGÉNIEUR Figure 4—Mur de fondation le long de la rue Craig montrant les contreforts et le remplissage arrière fait de pierre concassée dont la granulométrie filtrante a fait l’objet d'études spéciales.Nappe phréatique Dans cette partie de la ville, le sous-sol regorge d'eau.Cela est dû à la proximité du fleuve St-Laurent et aux multiples résurgences de ruisseaux environnants.La formation de ces ruisseaux sous-terrains, dont la branche maîtresse originale s’appelait rivière Saint-Pierre, pourrait se comparer à une fuite d'eau qui serait détournée de tout côté par une multitude d’obstacles.Ces obstacles sont créés presque continuellement par la construction de travaux en sous-sol, lesquels détournent ou changent la course naturelle de ces eaux.Selon les essais préliminaires de perméabilité effectués dans plusieurs trous de sondages, lors des études géotechniques du site, les différentes couches de sol semblaient très perméables (K moyen de 10-2 à 10-3 cm/s).La position relativement haute de la nappe d’eau et cette perméabilité du sol laissaient supposer à ce stade des études de l'assèchement des excavations durant la construction sur une si grande surface était une solution peu pratique et très problématique.En supposant, pour les études préliminaires, un coefficient de perméabilité de 10-2 cm s, on obtenait par calculs un volume d’eau de 1000 à 3000 gai mn à pomper.Il était donc évident qu’un système de drainage par gravité en tranchée s’avérait peu pratique à cause du danger qu’en drainant le terrain environnant on pourrait provoquer de sérieux dégâts aux fondations des immeubles des rues adjacentes, ainsi qu’à une conduite d’eau maîtresse de 48 pouces de diamètre située sous le trottoir sud de la rue Dorchester, à quelques pieds de la future excavation.La première solution envisagée pour contrôler cette nappe d’eau était de construire, sur le périmètre de la bâtisse, un mur en paroi moulée.Cependant, le coût élevé de ce mur força les ingénieurs à vérifier de nouveau la valeur de perméabilité des différentes couches rencontrées et ce, au moyen d’essais de pompage sur une grande échelle, et d’essayer ainsi de déterminer une méthode plus économique d'assèchement.D'autre part, le roc schisteux, tel qu’exploré aux essais préliminaires, semblait être imperméa- ble mais la surlace fissurée pouvait contenir des lentilles de sol ou des vides permettant des fuites d'eau dont il fallait nécessairement déterminer l’importance.Les résultats de ces nouveaux essais de pompages ont confirmé les coefficients de perméabilité de 10-à 10-3 cm s obtenus aux essais préliminaires, mais démontrèrent aussi qu'il n'existait pas une grande zone de matériel ayant ce même coefficient de perméabilité par lequel le débit d'eau théorique calculé devenait énorme.L'épaisseur des sols de grande perméabilité ne pouvait être qu'une question de quelques pieds seulement et les emplacements restaient inconnus.Il a donc été convenu que l'excavation pouvait être pompée sans être obligé d'employer la solution d'un mur à paroi moulée même si l’interprétation des résultats tendait vers une perméabilité générale de 1()-4 cm /s.Le rabattement des eaux sur toute la surface du projet au moyen d’un pompage avec pointes filtrantes devenait la solution la plus plausible et celle qui s'avérait la plus certaine sans pour cela provoquer l'entraînement des particules fines du sol.On a donc prévu un palier au milieu du talus périmétrique de l'excavation pour permettre l’installation de pointes filtrantes, qui nécessitèrent quatre cents trous forés jusqu’à 30 pieds sous terre.Ces pointes ont été par la suite branchées sur une conduite horizontale principale de pompage.Un second système fut installé autour de l’excavation du futur emplacement de la tour et un troisième près d'une tranchée profonde, connue sous le nom de puits de peinture, en contrebas de l’excavation générale.Au moyen de ce système de pompage, on a rabattu les eaux d'une hauteur de 14 pieds pour enfin en fixer le niveau à environ 10 pieds sous les excavations générales, assurant ainsi un assèchement complet durant le temps de la construction jusqu'au moment de la mise en marche du système de drainage permanent.Ce dernier système permanent ne put être opéré que vers le milieu de la période finale de la construction du complexe, fixant ainsi la hateur de la nappe d’eau, selon la prévision, à environ un pied sous l’excavation générale, c'est-à-dire à l’-0" plus bas que le dessus des empattements.Mur de soutènement La superficie du terrain, comparativement à celle de l'édifice, a permis d’excaver en faisant des talus sur trois côtés du périmètre.Cependant, la présence connue rune conduite d'eau maîtresse de 48 pouces de diamètre sous le trottoir de la rue Dorchester a fait l’objet d'une étude sérieuse dans le but de prévenir le moindre affaissement de terrain pouvant provoquer des fissures à cette conduite dont la pression peut atteindre 100 livres par pouce carré aux heures de pointe.En conséquence, il fut donc décidé, sur ce côté de l’excavation, de prévoir un mur de soutènement capable de retenir les terres entourant cette conduite pour empêcher tout mouvement vertical ou horizontal et pouvant accepter des charges mobiles et des charges d’impact durant toute la durée des travaux d’excavation et de construction.L'INGÉNIEUR DÉCEMBRE 1972 — 5 Ce mur temporaire, composé de poutrelles d acier ( 14 WF) et de boisage (3 ), fut retenu par un ensemble de tirants, forés à 45 et ancrés dans le roc sur une longueur de 20 pieds, ainsi que par une rangée de moises fixées dans la partie supérieure des poutrelles selon la méthode conventionnelle.Un préforage à l'endroit de chacune des poutrelles a été spécifié dans le but de faciliter renfoncement et de réduire à un minimum la vibration du terrain au voisinage de la conduite.Un règlement municipal de la Ville de Montréal ne permet pas de maintenir des tirants en permanence sur sa propriété, c'est-à-dire sous les rues, trottoirs ou autres emplacements semblables afin de ne pas entraver tout travail futur de réfection sous-terrain, requis par les services publics.Un retard à entreprendre la construction de la 2e Phase du projet apporta quelques soucis aux ingénieurs relativement à ce mur temporaire.Un arrêt trop prolongé des travaux pouvait affecter la qualité des tirants insérés volontairement dans des gaines non hydrofugées et dont l'oxydation pouvait déclencher une perte de tension dans les torons et de là un déplacement du talus arrière.D’autre part, lors de la mise en tension des tirants, derrière la paroi temporaire, il était désirable d'imooser à celle-ci une certaine rigidité afin de maintenir la stabilité de la conduite d'eau.Cette rigidité de la paroi, bien que rassurante, induit dans le sol arrière des poussées plus grandes que celles que l'on obtient normalement derrière une paroi qui est sujette à obéir sous l'effet de ces poussées.Le remplissage d'une hauteur de 35 -0 et d'une épaisseur d'environ ÎO'-O", entre la paroi temporaire et le mur de fondation permanent, devait être fait de façon à équilibrer d'un côté, au moment du coupage progressif des tirants, les poussées passives derrière la paroi temporaire et retransmettre de l'autre côté du remplissage sur les faces du mur de fondation permanent des poussées ne dépassant pas les valeurs établies par la méthode de Rankine.Un compactage contrôlé et progressif de ce remplissage a réussi à rétablir la condition originale des sols et empêcher le déplacement de la conduite d'eau, tandis qu'une zone tampon d’environ 5’-0" d'épaisseur le long du mur permanent a permis de réduire la forte poussée du remplissage très dense.Cette zone tampon a, de plus, facilité un meilleur écoulement des eaux vers le système de drainage à la base des fondations.Structure de la Phase II La construction de la Phase II, à partir des fondations déjà construites en Phase I, fut retardée quelque peu, mais, grâce à une accélération constante des travaux par la suite, cette Phase II put être complétée en une seule étape selon des acheminements critiques bien établis.La Phase II inclut tous les travaux de construction de toutes les disciplines tandis que la Phase III, qui sera complétée dans quelques mois, couvre tous les travaux électroniques ainsi que l'aménagement complet de l'édifice tant au point de vue de la production que de l'administration.Le concept architectural de la Maison de Radio-Canada se compose de cinq grands centres d'activités formant des bandes adjacentes et courbées placées dans la direction est-ouest : les services de la radio, incluant les studios et les salles de pratique, les contrôles techniques, les services et studios de télévision, les services de montages et les entrepôts et finalement les services d'administration installés dans la tour (figure 5).Le complexe, divisé en dix-huit zones pour les besoins d'étude et de planification, est entièrement construit en béton armé à l'exception de certaines composantes en acier de très grande portée qui ont été utilisées pour les toits des studios de télévision ou encore pour structurer des planchers sujets à des modifications futures.Wi;—rvgj* ' Figure 5 — Plan architectural du 2*' plancher en sous-sol Plusieurs systèmes de structures ont été utilisés dans ce complexe de forme inusitée.Le système de dalles nervurées dans les deux directions couvre à peu près 60% de la superficie totale du projet.Ce système de dalles nervurées est fonctionnel parce que les planchers des zones réservées à l'équipement de contrôle de toutes les activités de radio et de télévision, qui doivent diverger à l'extérieur de l'édifice, sont perforés dans toutes les directions entre les nervures pour permettre l'installation des gros filages à travers l'ensemble du projet, selon les besoins actuels et futurs.D’autre part, ce système structural est économique à cause de l'emploi répété de formes tronquées en fibre de verre dont 18 ()()() de ces unités ont été installées et réutilisées plusieurs fois pour couvrir toutes les surfaces choisies (figure 6).À l'endroit des services de la radio, une charpente de poutres et dalles a été favorisée à cause des portées très longues et continues au-dessus des salles de pratique et des charges mortes imposées par la composition des murs isolants, en maçonnerie, des studios.Les corridors placés tangentiellement à la « tour » et formant un circuit elliptique complet à l'intérieur du com- 6 — DÉCEMBRE 1972 L'INGENIEUR plexe, sont charpentés avec des dalles nervurécs dans une direction, ainsi que les planchers de la tour situés entre les poutres périphériques et les cages intérieures.tWZ' * vf~ i‘\ Figure 6 — Partie du l i i i i K: K> K: k> 1 .1 N 0 HYDRO-QUÉBFC Figure 2 — Schema général d’un poste d’alimentation mon-k trant l’application du sectionnement de deux lignes de distribution bouclées.Un interrupteur de charges, avec des chambres à vide 25 kV, 400 A, installé sur une ligne de transport d'un réseau de distribution de 25 kV.L'INGÉNIEUR DÉCEMBRE 1972 — 1 1 Toutefois, si nous pouvions étendre la commande à distance aux sectionneurs de l'artère, toute la situation changerait complètement.L'expérience à l'Hydro-Quehec durant les douze dernières années nous a démontré qu'un nouveau rapprochement est nécessaire pour arriver à une solution satisfaisante et qu'une des méthodes suivantes est recommandable : a ) La construction des sectionneurs et leur commande électrique, toutes les deux très anciennes, doivent être complètement révisées.Il nous faut un ensemble préfabriqué convenant à l'installation avec des outils vivitechniques pour des tensions allant juqu'à 69 kV.b ) La conception d'arrangement des télécommandes et de leur équipement sera totalement changée (figure 3).Le poste principal des réseaux des télécommandes doit commander 8 à 16 « robots ».Chaque robot doit commander 8 à 16 points, c'est-à-dire 8 à 16 « sectionneurs » aériens ou d'autres éléments du réseau de distribution ou disjoncteurs.Le même équipement de commande à distance sera aussi employé pour commander le poste de distribution.Un tel arrangement abaissera le coût d'une télécommande d'un poste à 259'c du prix actuel.capacité Figure 3 — Configuration finale du réseau maximale.c ) Actuellement la liaison des télécommandes se fait par un circuit dans le réseau de la Compagnie Bell Canada ou une autre compagnie de téléphone.La charge pour un tel circuit est de $4.50 par mille, par mois.Ce circuit sera remplacé par un circuit composé comme celui d'un téléphone résidentiel ou commercial.Le développement d'un signalisateur automatique et son application dans les postes robots permet de contrôler les autres paramètres des réseaux et rend possible une automatisation totale d'un réseau.L'application d’un signalisateur auto- Poste principal d'une commande éi distance pour les postes de distribution et de sectionnement automatique des lignes de transport secondaire et de distribution.Le poste principal est prevu pour la salle de commande ou encore pour la salle de « dispatching » d'un réseau électrique.matique ouvre de nouveaux horizons dans le contrôle de l'exploitation des réseaux électriques.Le poste « robot », qui sera installé dans une boîte métallique adaptable à l'installation extérieure, comportera aussi les commandes du moteur et l'alimentation du pouvoir de courant continu.Le nouveau projet doit être adaptable pour être inclus dans le cadre du réseau d'automatisation totale.Ensemble d'un sectionneur 25/34.5 kV motorisé, préfabriqué et installé sur un poteau d'une ligne de distribution de 25 kV.Un robot électronique avec signalisateur automatique pour la commande électrique est installé dans la boite au bas du poteau.L'appareillage a été développé par l'IREQ en collaboration avec les compagnies CEGELEC et Automatic Electronic-Systems.12 —DÉCEMBRE 1972 L'INGÉNIEUR ÿSmtà Robot d’une commande à distance, avec un signalisateur automatique, pour le sectionnement d’une ligne secondaire et de distribution.• ETUDES GÉOTECHNIQUES RECOMMANDATIONS ET CHOIX DE FONDATION • CONTRÔLE ET SURVEILLANCE BÉTON DE CIMENT BÉTON BITUMINEUX • CONTRÔLE DE LA COMPACTION 8594, LAFRENAIE MONTRÉAL 458, (514) 325-3040 335, ST-HUBERT, JONQUIERE, 418) 542-2927 2660, CHEMIN STE-FOY, C.P 220, QUÉBEC 10, (418) 653-8704 LABORATOIRE D’INSPECTION ET D’ESSAIS INC MARC R.TRUDEAU, ING.J.-RENÉ LALANCETTE, ING.GILLES GASCON, ING JEAN-LOUIS BOURRET, ING.ROBERT MORISSETTE, ING.CLÉMENT VIGNEAULT, ING.Trudeau.Gascon.lalancctte et Associés Ingénieurs-Conseils PLACE DU CANADA, SUITE 2220, MONTRÉAL 101 / 866-2471 Sectionneur 25/34.5 kV motorisé, avec commande électrique axiale, fabriqué par la compagnie CEGELEC à Laprairie.Un tel équipement qui répond aux demandes énumérées ci-dessus a été dernièrement développé par un manufacturier québécois en coopération avec 1 Institut de Recherche de l’Hydro-Québec (IRF.Q) et la Compagnie Bell Canada.H RÉFÉRENCE — Electric Technology USSR Vol.2, 1968 « Towards Optimizing the Reliability of Overhead Transmission Lines under Icing-Wind Conditions», by D.V.Kholmskii, Y.Ci.Bebko.M.P.Landa and N.T.Popov.DIVISION DES SERVICES PROFESSIONNELS WARN0CK HERSEY INTERNATIONAL LIMITED Services de consultation Technique des sols • Expertises Métallurgie et analyses minéralogiques Essais chimiques et physiques Études économiques et des marchés Vancouver • Calgary • Edmonton • Regina • Winnipeg Hamilton • Toronto • Montréal • Saint John • Halifax Bureaux à l’étranger: Antilles.Amérique central et Amérique du Sud L'INGENIEUR DÉCEMBRE 1972 — 13 LE INGÉNIEURS DEMANDÉS *• ;i Ifg H CARNET MOIS NÉCROLOGIE .*.Ay.• ¦MW $ - Ingénieurs demandés ALBANY FELT LTD.(M.Hubert Chalifoux) Cowansville.Québec.Tel.: (514) 861-6267 (ligne directe).Un jeune ingénieur mécanicien ou industriel demande pour l'usine de Cowansville.Langue de travail : le français — connaissance de l'anglais souhaitable.Salaire à discuter.ANGERS & ASSOCIÉS (M.Raymond Loisellle.directeur) 230 est.boulevard Henri-Bourassa.Montréal 357, Québec.Tél.: (514) 381-9176.Un ingénieur mécanicien ou industriel bilingue pour prendre charge de la production d'une usine d'embouteillage.Salaire : $12.000 à $14.000 par année.Note : Prière de poser candidature par écrit en envoyant curriculum vitae à M.Loiselle.Bt MAYLIS, MARQUIS, ST-LAIJRENT & ASSOCIÉS, ingénieurs-conseils, 1570 ouest, rue Chabanel.Montréal 353, Québec.Tél.: (514) 389-8430.a) Un ingénieur senior pour prendre charge du département de structures.Salaire : à discuter.Possibilité d’association.b) Deux ingénieurs juniors en charpente avec connaissance du cheminement critique pour travail de bureau et de chantier.Salaire : intéressant.Note : Prière de communiquer directement avec M.Bu-maylis ou M.Marquis.CANADIAN SCHENLEY DISTILLERIES (M René Rousse, directeur des relations extérieures) 1.rue Salaberry.Valleyfield.Québec.Tél.: (514) 373-3230.Un jeune ingénieur industriel bilingue.Le candidat peut appeler, frais virés.M.Rousse ou envoyer curriculum vitae.Salaire : à discuter.LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DE LOI -TAOt AIS (M I ionel Filion, directeur du personnel) 225, rue St-Rédempteur, Hull, Québec.Tél.: (819) 771-4588.Un ingénieur de chantiers pour prendre charge immédiatement des travaux pour une durée d'environ 3 ans.Salaire : $14.000 — $15,000.Note Le candidat intéressé devra faire parvenir son curriculum vitae ou communiquer directement par téléphone, frais virés.LA COMPAGNIE JH IRAS LIMITÉE (M Y von Jutras, président exécutif) casier postal 398, Victoriaville.Québec.Tél.: (819) 752-9748.Un ingénieur avec beaucoup d'imagination et une facilité de création pour remplir le poste suivant : assistant directeur du research marketing, planning, design et contrôle des nouveaux produits à être introduits sur le marché.ELECTRONIC ASSOCIATES OF CANADA LTD.(M.Léon Simard) 1405.rue Peel, bureau 400.Montréal 110, Québec.Tél.: (514) 849-1196.Une compagnie ontarienne, dont les activités sont reliées aux ordinateurs et qui veut s'implanter au Québec avec bureau a Montréal, desire engager un ingénieur électricien ou physicien avec quelques connaissances de l'électronique et de la vente.Le poste en est un de gérant des ventes pour le Québec avec travail à Montréal.Salaire: $18.000 à $40.000.LA CITÉ DE III LL (M.Robert Lesage, secrétaire - comité exécutif) Hôtel de Ville, C.P.667, Hull, Québec.Tél.: (819) 777-2781.a) I ii directeur-adjoint — services techniques Pour seconder le directeur dans son travail d'administration : coordonner le travail de mise en plan des projets de la Cité, qui est actuellement exécuté par un personnel composé d'ingénieurs, d'un arpenteur, de dessinateurs et d'hommes d'instruments : participer aux réunions des différents comités techniques auxquels assistent des représentants des Utilités publiques, du Gouvernement provincial, du Gouvernement fédéral.de la Communauté régionale de l’Outaouais.etc.Expérience de travaux municipaux, environ 8 à 10 années, le candidat devra être bilingue.Conditions : avantages sociaux intéressants.Salaire : $19.120 plus une prime de rendement.Note : Prière de faire parvenir demande d'emploi à M.Lesage.b) I il ingénieur a titre de conseiller technique — division de la construction Sous la direction du directeur du service d'urbanisme, le candidat choisi agira à titre de conseiller technique à la division de la construction.De concert avec l'inspecteur en chef, effectuera divers travaux concernant l'émission des permis de construction et l'inspection des bâtiments de tous genres afin d'assurer l'application des normes et règlements municipaux concernés.Le candidat devra être bilingue.Salaire: environ $10.000.Note : Prière de faire parvenir curriculum vitae au service du personnel.c) Ingénieur en circulation Un ingénieur ayant quelques années d'expérience dans le domaine de la circulation pour faire l'étude, préparer les rapports et faire les recommandations requises pour résoudre les problèmes de circulation, de transport, de communications et de stationnement dans la Cité.Salaire : selon qualifications.Avantages sociaux intéressants.Note : Pour plus de renseignements, communiquer avec M.Cïérald McMartin au poste 259.Tout ingénieur qui acceptera un des postes offerts dans cette liste est prié d*en avertir le Directeur du Bureau de placement des Diplômés, M.Didace Beaulieu, ing., téléphone : 344-4764 14 — DÉCEMBRE 1972 L'INGENIEUR — GOUVERNEMENT 1)1 QUEBEC — MINISTÈRE DE LA VOIRIE (M.André Légaré, agent d’administration) 255 est, boulevard Crémazie (9** étage), Montréal 354, Québec.Ici (514) 873-2720.Deux (2) ingénieurs civils pour travaux de voirie.Salaire : pour débuter $9,575 annuel.Travail à Montréal et environs.COMMISSION DE TRANSPORT DE LA COMMUN Al -TÉ URBAINE DE MONTRÉAL
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.