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Titre :
L'ingénieur
Éditeur :
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique,1955-1987
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Revue trimestrielle canadienne
  • Successeurs :
  • Po ,
  • Polytec ,
  • Ingénieur (1988)
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L'ingénieur, 1973-02, Collections de BAnQ.

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FEVRIER 1973 NO 287 59e année % ¦ ; ,, Affranchissement en numéraire au tarif de la troisième classe Port de retour garanti : 2500, avenue Marie-Guyard, Montréal 250 Permis No H - 23 Centenaire de l’École Polytechnique Comité des activités féminines pg'y ’8’3W m Membres de l'exécutif du comité des activités féminines : De gauche à droite : Mesdames Pierre I abrecque.adjointe : Gilles Brodeur, secretaire : Michèle Thibodeau-DeGuire, présidente.Membres du comité : Mesdames Paul Bégin.Normand Ber-thiaume (adjointe pour la section Ottawa-Hull), Raymond Bisson.André Brossard.Claude Brulotte.Gisèle Caron (repré- sentante du personnel féminin de l'École Polytechnique).Fmilien Dagenais, René Dufour.José de Carvalho, Jocelyne Fverell (représentante des étudiantes de Polytechnique).Jean-Paul Faguy, René Gauthier.Janine Huot, Pierre Labrecque.Jacques Laframboise, J.-Antonio Lalon-de.François L'Anglais, Roger Langlois.Fmeric Léonard, P.-Emile Morissette.Normand Payette, Marc Phaneuf, Bernard Poliquin, Michel Rigaud, Serge Saulnier, Jean-Claude Vézeau et Jacques Vinet.Liste des manifestations prévues à l’occasion de l’année centennale 1) CONFÉRENCE SI R LA RUSSIE ET L’EUROPE Date: 6 février 1973 Endroit : École Polytechnique Cette conférence a obtenu un vif suc Madame Raymond Bisson DEJEUNER - MODE Date: 13 mars 1973 — 1 1 h30 Endroit : Hôtel Ritz-Carlton (Salle Ovale) Coût: $11 Madame Marc Phaneuf 737-4301 Responsables 5) JOURNÉE DANS GRAND NORD Date : 19 juin 1973 — départ 8h Endroit : Fermont et Carol Lake Coût: $105 Madame René Dufour 733-9137 Madame Michel Rigaud 738-2341 Responsables 4) VISITE DU VIEUX MONTRÉAL Date: 6 juin 1973 — lOh Endroit du déjeuner : Auberge du Vieux Saint-Gabriel Coût: $12 3) DÉJEUNER - GASTRONOMIQUE Date : 3 mai 1973 — 12h Endroit : Hôtel Windsor (Salle Versailles) Coût: $11 Madame Pierre Labrecque 661-1321 6) RENCONTRE À L IEE D’ORLÉANS Date: 12 septembre 1973 — 12h Endroit : Restaurant Le Moulin de St-Laurent — Spectacle au Galendar Coût: $12 (transport non inclus) Québec : Madame François L’Anglais (418) 651-3245 Montréal : Madame Bernard Poliquin 332-3272 Note : Nous vous invitons à participer aux activités mentionnées.Les responsables respectives desdites activités se feront un plaisir de vous fournir plus amples renseignements. FEVRIER 1973 NO 287 59e année ADMIMS IRATION ET REDACTION 2500, avenue Marie-Guyard Montréal 250.Tél.344-4764 COMITE ADMINISTRATIF Émeric-G.LÉONARD, ing.président Yvan HARDY, ing.Claude BRULOTTE, ing.André LOISELLE.ing.Michel ROBERT, ing Michèle THIBODEAU DEGUIRE.ing Roland BOUTHILLETTE.ing.SECRÉTAIRE ADMINISTRATIVE Yolande GINGRAS REDACTRICE Madeleine G.LAMBERT COMITE CONSULTATIF DE REDACTION Adrien LEROUX, ing., directeur Raymond BARETTE.ing.Pierre BELLEAU, ing.G.-Réal BOUCHER, ing.Donald J.BRYANT, ing.Jean CHARTRAND.ing.Jean L CORNEILLE, ing Jacques DEBROUX, ing.Josef HODE KEYSER, ing.Pierre La ROCHELLE, ing.Michel RIGAUD, ing.Jean-Charles TREMBLAY, biochim.PUBLICITÉ JEAN SEGUIN & ASSOCIES INC.Courtiers en publicité 3578, rue Masson.Montréal 405, Qué.Téléphone : 729-4387 SOMMAIRE ARTICLES 4 LE CONSOMMATEURISME d'hier, d'aujourd'hui et de demain par Pierre Filiatrault, ing.et Jean-Charles Chébat, M.B.A.Le succès que l'application des techniques de Marketing a apporté aux entreprises qui les ont utilisées, de même que certains abus que l'on reproche au Marketing en font une science très contestée.Le consommateurisme est une réaction de masse à certains de ces abus.C’est un mouvement social auquel le monde des affaires et, avant longtemps, les professions, les gouvernements, etc.devront apprendre à faire face, car il sera permanent.14 SOUDAGE A L'EXPLOSIF par Dr D.Robert Hay Le soudage à l'explosif fournit une méthode pour joindre les métaux en combinaisons impossibles par des techniques conventionnelles.En outre, le procédé produit des structures de liaison et des propriétés uniques.Avec la théorie semi-quantitative, l’expérience pratique croissante et les innovations en explosif et en application, le soudage à l’explosif trouve plus d'acceptations industrielles et il offre de nombreuses possibilités d'innovation en procédés de fabrication et en assemblage des structures.EDITEURS : L Association des Diplômés de Polytechnique, en collaboration avec l’École Polytechnique de Montréal, la Faculté des Sciences de l’Université Laval et la Faculté des Sciences appliquées de l’Université de Sherbrooke.Publication mensuelle.— Imprimeur : Les Presses Elite.ABONNEMENTS : Canada — $5.00 par année Autres pays $6.00 DROITS D’AUTEURS : les auteurs des articles publiés dans L’INGENIEUR conservent l’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.Reproduction permise, avec mention de source ; on voudra bien cependant faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication dans laquelle paraîtront ces articles.— L’Engineering Index et Chemical Abstracts signalent les articles publiés dans L’INGÉNIEUR.Tirage certifié : membre de la Canadian Circulation Audit Bureau ccab RUBRIQUES 11 OPINION LIBRE 21 LE MOIS : Chroniques mensuelles C.III RÉPERTOIRE DES ANNONCEURS NDLR Nous prions tous ceux qui désirent collaborer à la revue de s’adresser à la rédaction pour connaître les normes de publication.PHOTO COUVERTURE Véhicule transbordeur, en position élevée, placé près d’un avion AC-747 avec sa passerelle téléscopique formant avec la paroi de l’avion un joint étanche.L'INGÉNIEUR FEVRIER 1973 — 1 Le nouveau refroidisseur d’eau type absorption à deux phases de Trane Réduit la consommation d'énergie de 30 à 40% Afin de remédier à Y augmentation des coûts de F énergie et à la possibilité de ses pénuries, la compagnie Trane présente un refroidisseur d’eau type absorption consommant jusqu’à 40r, moins d’énergie que les appareils précédents type absorption.Fonctionnement économique Les frais typiques de combustible d’une machine type absorption à une seule phase sur une période de 3 à 5 ans représentent le prix de la machine elle-même.Le nouveau refroidisseur d’eau type absorption à deux phases de Trane utilise jusqu’à 4()r, moins d’énergie par tonne de réfrigération.Ceci est dû au concentrateur à deux phases, dans lequel la chaleur du réfrigérant produite durant la première phase, produit plus de réfrigérant durant la deuxième.Le modèle type deux phases est encore plus économique.11 réduit de 15 à 20°/( la quantité de chaleur par tonne de réfrigération rejetée à la tour de réfrigération en comparaison du modèle à une seule phase.On peut donc choisir une tour plus petite pour un refroidisseur d’une capacité déterminée.Conservation de l'énergie Vu la possibilité de pénuries d’énergie dans un avenir rapproché, il est essentiel que l’industrie de climatisation accepte le fait que les systèmes et l’équipement qui conservent l’énergie sont nécessaires.Le refroidisseur d’eau type absorption à deux phases de Trane, de fonctionnement beaucoup plus efficace que les modèles à une seule phase, est donc l’article tout désigné.Fiabilité et facilité d'entretien Le nouveau refroidisseur à eau type absorption à deux phases est conforme aux normes établies par les appareils à une seule phase de Trane.Par exemple, on utilise toujours une pompe à raccord d’union et le Comptoirs de vente et ateliers de service d’un littoral à l’autre: St.John’s, T.-N., Saint-Jean, N.B., Halifax, Québec, Montréal, Ottawa, 4 «.V Le concentrateur à deux phases pour le nouveau refroidisseur d’eau type absorption à deux phases de TRANE réduit l’apport d’énergie (en comparaison des refroidisseurs à une seule phase) d’au moins 30^ et souvent jusqu’à 40%.Il rejette aussi 15 à 20% moins de chaleur à la tour de réfrigération.dispositif permettant un service complet de la pompe sans vider la solution dans l’appareil.De plus, le modèle à deux phases comprend encore les tubes cupro-nickel résistant à la corrosion dans la section de l’absorbeur.Six formats Les refroidisseurs d'eau type absorption à deux phases de Trane fonctionnent par vapeur (125 ou 150 lb/po.ca.g.) et sont disponibles en six formats de 590 à 1,060 tonnes.Mise en marche et service La mise en marche de chaque machine est supervisée par un technicien de service d'une de nos 15 agences de service Trane à travers le pays.La compagnie Trane peut fournir tous les principaux produits pour le système de climatisation de votre édifice.Il y a aussi des ingénieurs commer- ciaux dans plus de 19 bureaux de ventes de toutes les grandes villes canadiennes qui sont à votre disposition pour le choix et l’application de tous ces produits.Pour de plus amples détails, communiquez avec le bureau de ventes Trane le plus proche ou écrivez à Trane Company of Canada Limited, 401 Horner Avenue, Toronto, Ontario M8W-2A5._ _ _® wane WR CORDITIOninQ Sudbury, Kirkland Lake, Toronto, Hamilton, Kitchener, London, Windsor, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Calgary, Edmonton, Vancouver. CONSOMMATEURISME* * LE d’hier, d’aujourd’hui et de demain par Pierre Filiatrault, ing.et Jean-Charles Chébat, M B A.Notes biographiques : Monsieur Pierre Filiatrault, ing., diplômé du Royal Military College, reçut un B.Sc.A.(1962) de l’École Polytechnique de Montréal et un M B A.(1970) de lUniversité McGill.Il assume actuellement les fonctions de professeur au département d’Administration de l’Université du Québec à Montréal, chargé de cours d’administration à l’Université McGill et associé du bureau d’administrateurs conseils Consysgec Inc.Il possède plusieurs années d’expérience dans l’administration de la petite et moyenne entreprise.Auteur de nombreux articles, il fut conférencier au Symposium International sur le Marketing (Montréal) en 1972.Monsieur Jean-Charles Chébat, B.B.A.(École Supérieure de Commerce de Paris), M.B.A.(Laval), a été nommé professeur au département d'Administration de l'Université du Québec à Montréal, mais il est actuellement en congé d’études (Ph D.Management Université McGill, M.Sc.Sociologie Université de Montréal).Monsieur Chébat se spécialise dans les communications en Marketing.U est coauteur du volume « Marketing Effectiveness », édité par Harper & Son de New-York et auteur de nombreux articles.Il fut conférencier au Séminaire International de Planification (France) et au Symposium International sur le Marketing (Montréal) en 1972.I — Le consommateurisme Le consommateurisme, mouvement social qui a pris de l’importance au cours des dernières années, tente d'augmenter les droits et le pouvoir des acheteurs par rapport aux vendeurs.Le consommateurisme est une réaction de la masse des consommateurs aux abus de certains producteurs, distributeurs et vendeurs, un peu comme le syndicalisme résulta de l'abus des conditions de travail faites aux employés par certains employeurs.Le monde des affaires a déjà subi deux impacts de mouvements de consommateurs dans les années 1900 à 1930.De ces mouvements découlèrent la création et le renforcement de lois qui protégèrent le consommateur dans ses achats de nourriture et de produits pharmaceutiques.Dans les années 60, une nouvelle * « Consommateurisme » — thème d’un des ateliers du Symposium sur le marketing tenu à Montréal en octobre 1972.vague de consommateurisme s'est abattue sur le monde des affaires.Ce troisième mouvement est le résultat, entre autres, de la remise en question des intérêts à long terme des consommateurs et de certaines pratiques courantes du monde des affaires.Le mouvement de 1960 semble différent des précédents car il était inévitable et, semble-t-il, persistera, car il a des racines profondes reliées à la remise en question des valeurs fondamentales dans notre système économique.Les droits des vendeurs et des acheteurs La remise en question des intérêts des consommateurs est étroitement liée aux droits des consommateurs et aux droits des vendeurs.Les droits traditionnels des producteurs, distributeurs et vendeurs sont nombreux et incluent les droits de : • introduire des produits nouveaux de tous genres et dimensions sur le marché ; • déterminer les prix ; • dépenser le montant qu'ils désirent pour la promotion du produit (du moins jusqu’au point où il pourrait être prouvé que la concurrence est «déloyale»!); • formuler le message publicitaire (à condition qu’il ne soit pas malhonnête ou n’induise pas en erreur !) ; • utiliser toute forme de motivation pour l’achat.D’autre part, les droits traditionnels de l’acheteur se limitent à : • acheter ou non le produit ; • s’attendre à ce que le produit soit sécuritaire et offre les caractéristiques présentées par le vendeur.Les tenants du consommateurisme soutiennent que le pouvoir de décision d’achat ou de non achat de l’acheteur n’est pas suffisant en soi quand l’auteur n’a pas souvent toute l’information nécessaire et qu’il est influencé par une publicité souvent discutée et discutable.Il semble que la balance du pouvoir penche de beaucoup en faveur du producteur.C’est pourquoi les chefs de files des mouvements des consommateurs cherchent à contrebalancer le pouvoir des producteurs et vendeurs, en augmentant les droits des consommateurs.4 — FEVRIER 1973 L'INGÉNIEUR En particulier, les acheteurs exigent : • le droit d'avoir l'information adéquate ; • le droit à une protection supplémentaire contre certains produits et certaines pratiques du marketing questionnables ; • le droit d'influencer le choix et la forme des produits et les pratiques de marketing, de façon à augmenter la qualité de la vie.Le président John Kennedy avait proclamé en 1962 que les droits du consommateur étaient : • le droit à la sécurité ; • le droit à être informé ; • le droit de choisir ; • le droit d'être entendu.Les mouvements de consommateurs ont mis l’emphase au cours des dernières années sur le droit à une meilleure information, telle que de connaître le coût d’intérêt réel d’un prêt, le coût réel par unité, les composantes d'un produit (étiquetage), la qualité de nutrition d’aliments, etc.On a aussi tenté de mieux protéger le consommateur contre la publicité frauduleuse et les cas de fraude.On a même forcé le gouvernement à établir des règlements de sécurité pour l’automobile.Le consommateurisme se préoccupe aussi du niveau de la « qualité de vie », en cherchant à contrôler les ingrédients de certains produits (le plomb dans l'essence, par exemple) et l’emballage.D’une façon plus générale, les consommateuristes soutiennent que les produits et emballages ne doivent pas seulement être profitables aux compagnies et commodes pour les consommateurs mais doivent aussi aider à améliorer la qualité de la vie.Autrement dit, les produits doivent non seulement satisfaire les besoins des consommateurs mais doivent aussi respecter les valeurs sociales.II — Le consommateur a raison Avant d’élaborer sur le sujet, il serait intéressant d’examiner si réellement les consommateurs ont raison de se plaindre de la qualité et de la sécurité des produits, des méthodes frauduleuses de vente et des pratiques abusives de crédit.La qualité et la sécurité des produits Quoique la plupart des produits mis sur le marché offrent une qualité acceptable et son relativement sécuritaires, encore trop de produits, souvent fabriqués par des compagnies bien connues, n'offrent pas la qualité ou la sécurité à laquelle le consommateur a le droit de s’attendre.Ainsi, la préparation de certaines nourritures tels les saucisses à « hot dog » et les fromages laisse à désirer.Certaines études faites sous le contrôle de Ralph Nader — l’ange gardien des consommateurs — ont démontré que certaines saucisses et fromages contenaient des matières fécales, des poils de rats et des insectes et que l’absence de mauvaises odeurs n’est due qu’à l’addition de nitrate : produit illégal qui est cancérigène.Les saucisses « toute viande » contiennent du poulet, du sirop de maïs, de l’eau et du gras.Certains pains dont une publicité agressive vantait les qualités nutritives pouvant stimuler la croissance des enfants ne contenaient pas la quantité des composantes annoncées.Des nourritures de bébé contiennent des ingrédients prouvés pernicieux pour l’organisme des petits.Dans le domaine très contesté des produits pharmaceutiques, nombreux sont les exemples d'abus.Tel est le cas d'un certain reconstituant, dont la mise en marché est soutenue par une publicité tapageuse : « ne nuit pas à l'organisme ».Cependant, il y a une marge entre la non-nocivité du produit et sa réelle elîicacité.On pourrait donner beaucoup d’autres exemples de qualité douteuse.Rappelons les nombreuses croisades de Ralph Nader contre les fabricants d’automobiles, les fabricants d’appareils électriques (on se souvient que GE en 1967 a dû rappeler 90,000 TV couleurs qui émettaient des radiations dangereuses), les fabricants de jouets dangereux ou fragiles, etc.Dans son volume « The Dark Side of the Market Place » le Sénateur Warren G.Magnuson s’est attaqué à bien d’autres produits, tels les tondeuses mécaniques ou électriques, les nettoyeurs qui émettent des vapeurs toxiques, etc.Une liste quasi interminable de produits dangereux pourrait être donnée.Parmi ces produits, le problème d’inflammabilité des tissus est un des exemples les plus frappants.L'industrie du textile est une des plus vieilles industries du monde et pourtant les manufacturiers n’ont pas encore « eu le temps » de solutionner ce problème.On trouve toutefois le temps et l’argent de subventionner de nombreuses recherches qui permettent de créer des fibres offrant des caractéristiques inégalées, sauf l’ininflammabilité.Cependant, plusieurs personnes mourront au cours de la prochaine année et des centaines de personnes subiront des blessures douloureuses, graves et qui les marqueront souvent pour la vie à cause de l’inflammabilité des tissus.Ces quelques exemples devraient illustrer le fait que de nombreux produits sont introduits sur le marché sans que le manufacturier considère trop sérieusement la qualité ou la sécurité de son produit.Méthodes frauduleuses de vente Si la qualité et la sécurité de certains produits laissent à désirer et peuvent être attribuées jusqu’à un certain point à la négligence ou à l’inconscience sociale de certains manufacturiers ou distributeurs, il est plutôt évident que les méthodes frauduleuses de vente sont élaborées sciemment dans le but d’abuser du consommateur.Il est malheureux, pour ne pas dire tragique, que les personnes qui ont le plus souvent à souffrir de ces tactiques déloyales soient des personnes qui sont déjà défavorisées (les personnes illettrées, pauvres, âgées ou seules).Les hommes d'affaires regrettent amèrement que ces fraudeurs soient associés, de près ou de loin, dans l’esprit du grand public au monde des affaires.Ainsi en est-il de certaines associations ou corporations professionnelles qui voudraient bien que les agissements de certains de leurs membres ne soient pas associés avec la profession.Si le monde des affaires regrette ces agissements, personne ne peut les nier.Les « stratégies » de vente de ces individus sans scrupule, irresponsables et essentiellement malhonnêtes du monde des affaires prennent L’INGÉNIEUR FÉVRIER 1973 — 5 deux formes, soit la stratégie mensongère ou l'intimidation.Les stratégies mensongères sont bien connues.Nous mentionnons ici quelques-unes de ces stratégies : — On fait .croire au consommateur qu’il a gagné un concours.On lui donne en cadeau une partie soit de l’équipement ou d'un cours, etc.et le gagnant doit payer la deuxième partie ; le coût de cette deuxième partie égale ou même excède le coût normal total de l'équipement ou du cours dont il est question.— On déclare au client que sa maison ou autre bien est exactement le modèle que l'on recherche et que s'il accepte que sa maison soit photographiée et que l'on se serve de cette photo pour publicité, on lui chargera, pour des travaux d'entretien, un coût moindre.On lui vend alors son recouvrement de murs ou de nouvelles fenêtres à un prix «réduit », supérieur inévitablement au prix normal.— On vend un congélateur à un prix « inférieur » au prix normal avec contrat de vente de produits qui permet de « recouvrer le coût du congélateur », mais les mêmes produits sont en fait vendus à un prix supérieur et le choix est souvent plus limité qu'annoncé.On pourrait aussi parler des occasions d'affaires (nouvelle machine distributrice) où le promoteur initial est le seul à retirer les bénéfices, des fausses campagnes de charité, de la marchandise non sollicitée envoyée par la poste, des écoles « miracles » qui donnent des cours ne rencontrant aucune norme.Des stratégies d'intimidation sont aussi utilisées.On se fait passer pour un « inspecteur » de cheminées, chauffage, etc.et on déclare que la fournaise (qui fonctionne très bien d'ailleurs) est dangereuse et doit être remplacée.Un représentant passe « par hasard » le lendemain et naturellement trouve un acheteur potentiel déjà « motivé ».On pourrait parler des ventes de terrains en Floride, de ranches au Texas, de terrains de villégiature au Québec pour lesquels il n'y a aucun service, etc., etc., et des méthodes de vente sous pression utilisées.Nous croyons que ces quelques exemples sont suffisants pour illustrer que ces méthodes de vente existent.Pratiques abusives de crédit Les pratiques abusives de crédit consistent sommairement à imposer un taux exorbitant de financement, à ajouter des coûts d'assurances et autres frais.Ainsi, dans une enquête menée, on rapportait qu’un consommateur non averti avait payé $818 pour une cuisinière électrique se détaillant normalement $239.Si les lois ont été amendées de façon à révéler au client le montant exact d’intérêts à payer, il n’en reste pas moins que beaucoup de « financiers » utilisent des combinaisons de vente particulières et des méthodes de crédit abusives pour augmenter substantiellement « leur profit ».Le Sénateur Magnuson cite l’exemple d’un couple noir, les Gullman, âgé et illettré, ayant signé un contrat couvrant des réparations à leur maison évaluées après coup à environ $250.Le contrat, signé pour $650, fut vendu à une maison de finance et les Gullman durent payer la somme de $1,632.Les Gullman acceptèrent de faire 48 paiements de $33.98 par mois.Après avoir payé 24 paiements, M.Gullman, malade, retarda ses paiements de 4 mois.Au cours des 18 mois suivants, M.Gullman fit ses paiements tous les mois et paya même deux des quatre paiements en suspens.Alors qu’il avait déjà payé $1,427.16, la compagnie de finance prit action contre le paiement déficitaire de deux mois.Après les procédures légales d’usage, la compagnie de finance obtint la saisie des meubles de M.Gullman.Celui-ci résista, la police fut appelée et il fut incarcéré.Les meubles évalués à $2,347 furent vendus à l’encan pour $90 au vice-président de la compagnie de finance.Je vous laisse le soin de tirer vos propres conclusions.Il est évident que le consommateur avait et a encore raison de se plaindre ; le consommateur a droit à une protection contre toutes ces pratiques abusives, ces méthodes frauduleuses de ventes et ces produits non sécuritaires.Les mouvements de consommateurisme sont nés suite à ces abus, et quelques actions positives ont déjà été prises par les gouvernements face à ces abus et aux pressions des divers mouvements de consommateurs.III — Actions positives Les mouvements de consommateurs sont nombreux.Parmi les plus connus il y a l’Association Coopérative d'Économie Familiale (A.C.E.F.), l’Institut de Promotion des Intérêts du Consommateur (LP.I.C.) qui est financé par les magasins COOP et Cooprix, l’Association pour la Défense des Droits Sociaux (A.D.O.S.), l'Association des Consommateurs au Canada (A.C.C.), etc.Pour faire suite aux études faites par ces divers mouvements ainsi que par d’autres et aux pressions exercées sur les gouvernements, quelques actions positives ont été prises dont deux sont particulièrement connues : Loi de la Protection du consommateur (Bill 45) L'Assemblée Nationale du Québec a voté, le 14 juillet 1971, une loi (Bill 45) protégeant le consommateur, en particulier en ce qui a trait aux contrats, au crédit, aux vendeurs itinérants, à la garantie et à la publicité.Le 24 mai 1972, par l’Arrêté en Conseil no 1408-72, le gouvernement adoptait des règlements en vertu des pouvoirs de la loi de la protection du consommateur.Ces règlements sont en vigueur depuis le 1er août 1972.Ainsi, le contrat doit, par exemple, indiquer un seul taux de crédit et le consommateur a le droit de payer en tout temps avant échéance le solde de son obligation totale.Le commerçant doit fournir l’information exigée à la Section IV de la même loi relativement au coût de l’assurance-prêt et au coût du crédit.Le consommateur est mieux protégé des vendeurs itinérants car il peut résilier le contrat dans les cinq jours suivant la date exécutoire dudit contrat.Tout bien fourni par un commerçant doit être conforme à la description faite dans les catalogues et autres moyens de publicité.Selon Me William Tetley, ministre des Institutions financières, Compagnies et Coopératives, le Gouvernement du Québec a posé, par son intervention législa- 6 —FÉVRIER 1973 L’INGÉNIEUR tive, les jalons d'une nouvelle conscience qui, loin d'aller à l'encontre du système de l'économie privée, cherche à améliorer les structures démocratiques du fonctionnement du marché de libre entreprise.Lois sur les Produits dangereux, sur l'Emballage et l’Étiquetage des Produits de consommation De son côté, le ministère de la Consommation et des Corporations du Gouvernement fédéral a mis en vigueur deux lois protégeant le consommateur.La première de ces lois s'attaque aux produits dangereux, en particulier à l'inflammabilité des tissus, à la sécurité des jouets et aux dangers des agents de nettoyage.La loi rend illégale la publicité, la vente et l'importation de plusieurs produits dont les graines de jéqui-rity « abrus precatorius », les meubles, jouets et autres articles destinés aux enfants dont la teneur en plomb dépasse un certain niveau, les gilets qui ont certaines caractéristiques d'inflammabilité bien définies, etc.La même loi défend d'annoncer, de vendre et d'importer au Canada certains produits mentionnés dans son annexe, sauf dans la mesure où les règlements l'autorisent.Ces produits sont entre autres les agents de blanchiment et nettoiement d’usage domestique contenant du chlore, de l'hydrate de soude, de l'hydroxyde de potassium, etc.De récents amendements incluent les jouets pour enfants, lesquels doivent rencontrer des normes définies quant à l'empaquetage, à l’exposition de parties de métal, etc.La seconde loi a pour but de protéger le consommateur en forçant le manufacturier à indiquer plus de renseignements sur les étiquettes.Ainsi, les étiquettes ou emballages doivent identifier le produit, signaler la quantité du contenu et le nom du fabricant.L’étiquette doit aussi contenir toute l’information quant à la nature, la quantité, l’âge, la grandeur, le contenu, la composition, l'origine et les caractéristiques de rendement du produit emballé.De plus, la forme et la disposition de cette information sur l'étiquette ou sur l'emballage sont aussi spécifiées.Les dimensions et les formes de contenants sont aussi contrôlées dans certains cas.Un article de textile destiné aux consommateurs devra porter une étiquette décrivant les fibres contenues dans cet article.Il est évident que ces lois, de même que les nouveaux règlements concernant la publicité destinée aux enfants, ne sont pas parfaits.C’est un premier pas et le début d'une action qui se fera de plus en plus forte pour protéger le consommateur face aux pressions du con-sommateurisme.IV — Ce que veut dire le consommateurisme pour l'entrepreneur averti Le consommateurisme, une motion de blâme Le consommateurisme est perçu comme une menace par beaucoup d’hommes d’affaires.Pourtant, le consommateurisme n’est-il pas une évolution logique du concept du marketing.Le concept du marketing est une orientation vers le consommateur, supportée par un marketing intégré.Cette orientation vers le consommateur permet d'atteindre les objectifs de l'entreprise en générant la satisfaction du consommateur.Combien d'entreprises cherchent réellement à donner satisfaction au consommateur ?En fait, le consommateurisme est une motion de blâme du grand public à l'égard du monde des affaires qui n'a pas su appliquer le concept du marketing dans ses activités quotidiennes.Comment y faire face Pour faire face au consommateurisme, le monde des affaires devra accepter ses responsabilités sociales en adoptant le concept sotial du marketing.Par ce concept rénové, l'entreprise atteindra ses objectifs à long terme, grâce au marketing intégré, non seulement en s’orientant vers le consommateur mais encore en cherchant le bien-être à long terme de celui-ci.Aussi, après être passé du concept de vente (plusieurs des entreprises du Québec n'ont pas encore réussi à dépasser cette étape) au concept du marketing, l'entreprise devra désormais adopter le concept social du marketing pour assurer sa survie à long terme.En pratique Les entreprises qui comprendront, accepteront et intégreront le concept social du markeing dans leurs opérations quotidiennes pourront jouir d'un avantage marqué sur leurs concurrents, tant à court terme qu’à long terme ; cet avantage pourrait se concrétiser par une orientation consommateuriste de la compagnie et par l’introduction de nouveaux produits.Ceux-ci pourraient être créés de toutes pièces afin de répondre aux besoins de santé, de sécurité ou seraient simplement d’anciens produits modifiés pour s’adapter à la nouvelle orientation de l’entreprise.V — Le futur du consommateurisme Jusqu’à présent, l'action du consommateurisme a été concentrée sur les abus les plus généralisés des sociétés, soit la qualité et la sécurité des produits, les méthodes frauduleuses de vente, la publicité mensongère et les pratiques frauduleuses ou abusives de crédit.Cela va de soi que tous les problèmes dans ces domaines ne sont pas encore résolus.Toutefois, de nombreuses législations maintenant en vigueur permettront un meilleur contrôle des produits dangereux, de la normalisation des formats et de l’information à l’étiquetage, de la concurrence déloyale et du crédit au consommateur.Écologie Les mouvements de consommateurs se tourneront bientôt vers des problèmes plus complexes et de plus grande envergure, tels les problèmes d’écologie et de responsabilité du coût social de la dégradation de notre environnement.Ainsi, la pollution des rivières par certaines entreprises entraîne-t-elle pour le consommateur des prix plus élevés, pour les compagnies un profit moindre, ou pour la société des taxes plus élevées ?L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1973 — 7 Les services On doit aussi s'attendre à l'intrusion des mouvements de consommateurs dans les services.L’augmentation des services au cours des dernières années et le taux important de croissance prévu pour les prochaines années font des services une cible logique pour les partisans du consommateurisme.Si certains manufacturiers, distributeurs et vendeurs de produits ont abusé du consommateur dans le passé, les producteurs de plusieurs services ont actuellement le champ libre pour leur action et peu de contrôle a été effectué jusqu’à présent.Il est certain que tant la qualité et le coût des services rendus par les professionnels que le monopole élaboré et constamment révisé par ces mêmes professions seront de plus en plus remis en question.On peut donc s’attendre éventuellement à ce que des moyens de pression soient utilisés, par exemple, sur le Collège des Médecins ou des Pharmaciens, le Barreau, la Chambre des Notaires, la Corporation des Ingénieurs et autres corporations professionnelles pour mieux contrôler la qualité des services et les coûts de ces mêmes services.D'autre part, ces dites professions sont-elles toujours conscientes de leur rôle social ?Ainsi, pour satisfaire un groupe de « consommateurs », face aux problèmes du transport dans les grandes agglomérations, des autoroutes sont construites.C’est là une solution satisfaisante au point de vue technique, mais cette solution est-elle une solution optimale pour la société ?La Corporation des ingénieurs pourrait, par exemple, être forcée à prendre position face à des problèmes similaires.Il est facilement concevable qu’avant longtemps les corporations professionnelles seront même amenées à prendre position face à des problèmes dont les solutions dépassent le cadre des activités dites professionnelles pour inclure l’aspect social du même problème.Les négociations collectives On peut s’attendre à ce que des pressions soient faites pour que les mouvements de consommateurs soient représentés dans le processus des négociations collectives.En effet, le troisième parti, soit la masse des consommateurs, non représenté lors des négociations collectives, est souvent le parti qui doit payer le plus cher l'entente intervenue entre les organisations publiques, parapubliques et privées, et les syndicats.Les organismes gouvernementaux Les organismes gouvernementaux seront aussi, probablement, la cible des mouvements de consommateurs, lesquels chercheront certainement une représentation plus active auprès, entre autres organismes, du ministère de la Consommation et des Corporations.Les bureaux de direction La centralisation des pouvoirs de décision sera d'un intérêt certain pour les partisans du consommateurisme.Quelle forme prendra cette action ?Sans doute en forçant les organisations publiques, parapubliques et privées à transmettre plus de renseignements sur les activités de leur organisation.On peut même entrevoir le jour où les partisans du consommateurisme forceront les portes des bureaux de direction des grandes entreprises privées telles GM ou les agences gouvernementales et commissions de tous genres touchant à l'agriculture, au commerce et à l’industrie.VI — Conclusion Le consommateurisme est un mouvement social qui tente d'augmenter les droits et les pouvoirs des acheteurs.C’est une réaction de masse aux abus du passé et à ceux d’aujourd'hui.C’est un mouvement qui ne disparaîtra pas car les abus sont trop sérieux et les mouvements de consommateurs de plus en plus éveillés et agressifs.Des actions positives ont déjà été prises par les mouvements de consommateurs et les gouvernements, mais il y a encore beaucoup à faire.Il faut s’attendre à ce que les pressions des consommateurs deviennent de plus en plus fortes pour l’entreprise manufacturière et s’étendent même à d’autres domaines d'activités, en particulier aux services, aux négociations collectives et aux organismes gouvernementaux.Devant une telle situation, l’entrepreneur, le professionnel et le technocrate doivent réaliser l'importance pour la société, pour leur profession et pour eux-mêmes d'accepter leurs responsabilités sociales.L’adaptation par l'entreprise ou par une organisation de la philosophie du marketing intégré dans une perspective sociale est une reconnaissance de ces responsabilités sociales.En fait, l’adaptation du concept social du marketing par une entreprise permettra à cette dernière d’anticiper et d’éviter les pressions des mouvements de consommateurs en éliminant les causes de telles pressions.¦ BIBLIOGRAPHIE 1 ) Senator Warren Magnuson and Jean Carper, « The Dark Side of the Market Place », Prentice-Hall, 1968.2) Philip Kotler, «Marketing Management, Planning Analysis and Control », Prentice-Hall, 1972.3) Ronald R.Gist, « Marketing and Society, A Conceptual Introduction », Holt, Rinehart & Winston, 1971.4) Gerald D.McCready, « Canadian Marketing Trends », Irwin Dorsey, 1972.5) « The Welfancy Consumers », Social Issues in Marketing, Edited by Lee P.Preston, Scott Forseman & Co., 1968.6) Philip Kotler, « What Consumerism Means for Marketers », Harvard Business Review, May-June, 1972.7) Philip Kotler and S.J.Levy, « Beyond Marketing; the Furthering Concept », California Management Review, Winter 1969, Vol.XII, No.2.8) Robert F.Hartley, « Marketing and Social Change », Intext Educational Publishers, 1972.9) Loi de protection du consommateur », Éditeur officiel du Québec, 1971, p.23 incluant : A.C.2479-72 du 23 août 1972 et A.C.3268-72 du 31 octobre 1972.10) « Arrêté en Conseil no 1408-72 », Gazette Officielle du Québec, 1972.11) « Loi sur l'emballage et l’étiquetage des produits de consommation », Imprimeur de la Reine, Ottawa 19-20, Elizabeth II, chapitre 41 et annexes à la partie I.12) « Loi sur les produits dangereux », 1968-69, Imprimeur de la Reine, chapitre H-3.8— FÉVRIER 1973 L’INGÉNIEUR Mrên* Ht H! ¦ % ,AN’ •R ?AV J CVCNT METALLIQUE A t AVf S • PLAFOND SUSPENDU ISOl ANT STYRl IFOAM IR PANNIAU BETON PREFABRIQUE ¦ ESPACE D AIR >.ISOIANT STYROFOAM lu BlOC BETON 8 DETAIL SECTION DE MUR A’chitectes Wynn Forbes Lord Feldberg Schmidt Entrepreneur General Poole Construction Limited Couvreur Rocky Mountain Distributors Ltd Proprietaire Alberta Government Telephones rvl / REGF.ET • GAINF FIBERGLASS PREFABRIQUEE GRAVIER ISOIANT STYROFOAM 1 APPUIS NI VF I ANTS Ilf BETON I .¦¦ ~or\ -— n LTTÜ RFVfTFMENT BETON PREFABRIQUE ¦ ESPACE D AIR 'Si II ANT STYROFOAM DETAIL-JARDINIERE i „ t DETAIL DE NIVELLEMENT TYPIQUE SUPPORT DE PAVAGE DE LA PLAZA IPI MEMBRANE! / DAUF / VERS 1 DOW CHEMICAL OF CANADA, LIMITED ‘V-r.> «oirimeTe de The Doe Chem* a Company OPINION LIBKE LA PLURIDISCIPLINATION Que les bureaux d'ingénieurs se dotent d'une dimension pluridisciplinaire, c'est vrai !.et pourquoi ?Depuis quelques années les projets d’ingénierie ont perdu leur caractère d’indiscutabilité.Aujourd'hui, on questionne et même on conteste.On ne laisse plus les ingénieurs libres de réaliser leur projet à leur guise ; ils doivent rendre compte de leurs œuvres, en peser les « retombées » secondaires non pas uniquement au plan technique et économique, mais aussi du point de vue écologique ou autre.Ceci découle logiquement du fait que leurs clients eux-mêmes sont forcés d'être responsables de tous ces facteurs : on ne laisse plus une entreprise s'établir où elle veut, s'approvisionner comme bon lui semble ou déverser ses résidus insoucieusement.Les administrateurs des fonds publics ne se contentent plus de connaître uniquement le coût en immobilisation-capital de leurs investissements ; c’est le coût total à long terme qu'il leur faut.Ils veulent en évaluer le rendement par des études coût/bénéfices, où les bénéfices (et/ou pertes) ne sont plus uniquement d'ordre économique mais aussi d'ordre sociologique.Bien souvent, les administrateurs doivent penser plus loin et raisonner en termes de coût/réalisation d'objectifs.Par concours de circonstances ou par habitude des tâches, c'est presque exclusivement aux ingénieurs que l'on s'adresse pour ce travail.On comprend donc que les bureaux d'ingénieurs rencontrent ce nouveau marché et s'organisent de façon à offrir tous ces services ou, tout au moins, à veiller à ce que leurs clients en soient renseignés : au fond, ils ont été les premiers à être conscients de ces nouvelles règles du jeu.Cette nouvelle demande place les bureaux d'ingénieurs devant un dilemme, soit : • de conserver un rôle de maître d'œuvre et, pour ce faire, se donner une dimension pluridisciplinaire ; • de maintenir le statu quo, demeurer des techniciens et offrir leurs services comme tels.Dans ce cas, ils doivent cependant accepter de jouer un rôle réduit.Ils ne se mettent pas nécessairement la corde au cou ; ils sont peut-être même sages ! Après tout, ils ont été formés pour faire principalement de la technique et non de l'économie ou de la sociologie.La pluridisciplination est une notion en opération de projets qui ne doit pas être impunément vulgarisée.Au contraire, elle exige un grand sérieux et une technique ferme.Il ne faut pas croire que cette discipline, parce qu’elle renaît, soit d'une part nécessaire et d’autre part facile d'accès pour tous.On ne devient pas écologiste uniquement parce qu’on est bon zoologiste ou bon biologiste ; spécialiste de l’environnement parce qu'on a une longue carrière en génie sanitaire ; économiste parce qu'on est estimateur et sociologue parce qu’on participe aux comités de citoyens.La société forme aujourd'hui des spécialistes dans chacune de ces sphères et la pluridisciplination n'est en fait qu’une autre discipline dont l'essence est de rassembler au meilleur usage ces différents talents et non pas de procéder à l’exécution même.Considérant que la dimension pluridisciplinaire d’un bureau soit associée à l’exigence d’un projet — à ne pas confondre avec la taille d’une entreprise qui est reliée à l’envergure d’un projet — il peut ainsi exister de petits bureaux pluridisciplinaires et de gros bureaux proprement techniques ou vice versa.Au Canada, il n'y a probablement pas de bureau d’envergure suffisante pouvant contenir, à l’intérieur de ses cadres, toutes les disciplines nécessaires à l’analyse systématique et universelle de tous les aspçcts des grands projets d'ingénierie, à cause, probablement, d'un marché insuffisant.Aux États-Unis, il existe néanmoins certains groupes, tels U RS Systems Corporation (Madigan - Praeger) qui, actuellement, forment un réseau d'entreprises multidisciplinaires.Ils veulent créer une chaîne de supermarchés en consultation : l'approche est bonne, mais le succès n’est pas encore démontré.11 y a Arthur D.Little.Rand Corporation, etc.Chez nous, il semble plus logique de considérer une forme différente et de définir l'entreprise en fonction du projet à réaliser, en instituant une équipe façonnée aux exigences précises du projet et en y affectant les personnes possédant les compétences spécifiques.Une unité peut prendre la direction du projet, certaines autres se partager la construction, d'autres peuvent évaluer les retombées secondaires, etc.; chacune donnant l'effort qui entre dans le domaine de ses compétences.Le projet terminé, l'équipe est démantelée et chacun s'en retourne de son côté s'associer dans d'autres projets.Ainsi, pour les bureaux d'ingénieurs, lorsqu'ils forment l'équipe principale sur de tels projets, ceci implique, non pas de pos séder tous les talents mais en réalité d’avoir en sus de ses compétences en ingénierie, celles strictement de comprendre le problème, de s’associer les compétences manquantes et de piloter l’équipe.La pluridisciplination signifie donc, pour ces bureaux, une forme de POLYVALFNCF par laquelle ils ont la faculté de compléter leur équipe ou de se joindre à d’autres.Cette formule est donc aussi facile d’accès aux petits bureaux qu'aux grands, du moins pour ceux qui opèrent à l'intérieur du pays.Pour ceux qui travaillent sur le marché international, la compétition implique et exige qu'ils aient facilement à leur disposition toutes les disciplines requises.Aussi, doivent-ils avoir à l'intérieur de leur organisme tous ces talents et pour eux la notion association-démantèlement n'est peut-être pas praticable.Ils ont par contre le désavantage d'avoir à supporter leur équipe lorsqu’elle n'est pas occupée.GEORGE ArCHI R, ING.Février 1973 If} Design Canada BOURSES EN DESIGN INDUSTRIEL POUR 1973-1974 Le Conseil national de l'esthétique industrielle et le ministère de l'Industrie et du Commerce offrent des bourses d'études universitaires de premier et second cycles en design industriel destinées: • aux étudiants en design ayant suivi avec succès un cours dans une école agréée; • aux designers travaillant dans l'industrie, qui font preuve de capacités certaines en design, mais n'ont pas de diplôme reconnu; • aux designers diplômés qui désirent poursuivre des études de design dans le second cycle; • aux designers possédant un diplôme de design qui désirent se spécialiser dans l'enseignement.Les intéressés doivent s'inscrire au plus tard le 30 avril 1973.Pour recevoir les formulaires de demande de bourse, écrire au: Régistraire Bourses 'Design Canada' Ministère de l'Industrie et du Commerce Ottawa, Ontario K1A 0H5 L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1973 — 1 [H«»*] Comment les hôpitaux se protègent-ils des pannes de courant.?I Ils se procurent nos groupes électrogènes de secours à turbine à gaz.Panne tota'c.Panne momentanée.Les lumières s’éteignent.Les ascenseurs s’arrêtent.Tentes d’oxygène et incubateurs ne fonctionnent plus.Les réfrigérateurs abritant les approvisionnements sanguins ne marchent plus.Pas question, évidemment, que cela se produise dans un hôpital moderne.Voilà pourquoi les lois fédérales et provinciales obligent à posséder une puissance de réserve.pourquoi aussi nos groupes générateurs deviennent de pîus en plus populaires non seulement dans les hôpitaux mais partout où est requise une alimentation d’appoint.SOLAR fabrique des groupes électrogènes de 225, 900 ou 2 500 kilowatts d'énergie.Ces appareils d’un fonction nement de tout repos ont été installés, ou le seront sous peu, à Détroit, Québec, Wallingford (Conn.), Iron Mountain (Mich.), Los Angeles (Calif.) et en bien d'autres endroits.Un hôpital de S91 millions, nouvellement construit à 12 — FÉVRIER 1973 L'INGÉNIEUR i Ministère des Transports Nouvel aéroport international de Montréal Buffalo, N.Y., a fait l’acquisition de six de nos groupes générateurs de 900 kW et quatre de 225 kW.I.e choix se justifiait par le bas coût d’installation.le faible encombrement et le poids minime.le peu de bruit, de vibration et de pollution atmosphérique, ce qui a permis l’installation au niveau de la mezzanine.un pouvoir de démarrage infaillible pour les groupes raccordés à la charge critique.SOLÀR fabrique aussi des groupes électrogènes pour service continu, des groupes capables d’alimenter des installations non critiques dans des conditions do charge normales, des groupes à qui on peut automatiquement — il suffit de millièmes de seconde — confier la charge de fonctions critiques.f Si vous recherchez une alimentation électrique de secours au coût de kilowatt le plus bas, laissez-nous vous prouver la supériorité de nos groupes 4 générateurs à turbine à gaz.Service des produits SOLAR International Harvester Co.of Canada, Ltd.Bureaux à Montréal et Calgary.SOLAR leader international en matière de turbine à gaz.A CONSTRUCTION OU NOUVEL AÉROPORT PHASE I (plan directeur) • Coût des travaux estimé à $215 millions (cours du dollar 1970).• Les travaux doivent être complétés en 1975.• 3,900 acres de terrain situé à l'intérieur de la zone opérationnelle seront affectées par ces travaux.• Les travaux de la Phase I comprendront la construction de : - 2 pistes, longues de 12,000' chacune et large de 200'.La piste principale est orientée nord-est sud-ouest, et la seconde, est-ouest.— voies de circulation pour les avions.- Paire de trafic des avions, comprenant 22 postes de stationnement.une aérogare pouvant accueillir annuellement 6 millions de mouvements de passagers, soit la capacité actuelle (1971) de Dorval.— une tour de contrôle et des installations de radioguidage.edifice administratif groupant les bureaux du ministère des Transports et des compagnies aériennes.— édifices groupant les services d'entretien et d’exploitation.— réseau routier principal et secondaire.— services et installation, c’est-à-dire système d'alimentation électrique, système d'alimentation en eau, usine d'épuration, système de drainage, etc.« 4 ÂA ILâU " n n l L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1973 — 13 SOUDAGE À L’EXPLOSIF par Dr D.Robert Hay Note biographique : Monsieur D.Robert Hay est professeur invité au Centre de Développement Technologique de l’École Polytechnique de Montréal, lia obtenu un baccalauréat en génie métallurgique de l'Université McGill en 1961, une maîtrise en génie physique et sciences des matériaux de l'Université Cornell en 1964, et un doctorat de cette dernière université en 1966.Depuis ce temps, il a été professeur assistant et professeur agrégé à l’Université Drexel à Philadelphie jusqu’il ses débuts à l'École Polytechnique en octobre 1972.Les intérêts du Dr Hay dans la recherche comprennent des etudes des propriétés mécaniques y compris les composites, la microdéformation, les dynamiques des réseaux et l’évaluation de l'intégrité et de la sécurité des grandes structures, le soudage à l'explosif et lultrapurification des métaux.Dr Hay participe aux activités de plusieurs associations professionnelles internationales.Il est membre des Comités des Composites de /’American Society for Metals et de l’American Institute of Mining, Metallurgical and Petroleum Engineers et du Comité de terminologie de VAcoustic Emission Working Group.En qualité d’ingénieur-conseil, Dr Hay a travaillé avec l’armée américaine sur le soudage à l’explosif et les composites.Il a établi l'organisation des ingénieurs-conseils « Materials Evaluation and Consulting Services » qui s’est engagée à évaluer la condition et la possibilité de réhabilitation des systèmes de transport, comprenant les véhicules ainsi que les grandes structures dans la région de Philadelphie.Introduction Un des membres de la famille croissante des procédés à hauts taux d’énergie est le soudage à l’explosif par lequel les métaux sont joints sous l’impact de haute vélocité contrôlée produite par une détonation de haute pression.La capacité de joindre les combinaisons de métaux semblables ainsi que dissemblables est une caractéristique qui recommande le soudage à l’explosif.La portée des paramètres du procédé produisant une liaison satisfaisante est plutôt large pour plusieurs combinaisons de métaux.Quand accomplie proprement, la liaison est uniforme, solide et sans inclusions gazeuses, même dans plusieurs combinaisons dissemblables considérées incompatibles pour le soudage par fusion et diffusion.Le soudage à l'explosif est un procédé de l'état solide dans lequel un contact intime est produit par la collision à haute pression.Cette déformation est confinée à une région de liaison étroite et laisse les microstructurcs originales — consolidation, durcissement structural et durcissement par dispersion — essentiellement inaltérées.Une majorité des applications comprend le placage des plaques.Il y a des applications croissantes dans le soudage des tubes des échangeurs de chaleur aux plaques à tube, dans le soudage des bouchons, des joints des tubes et la fabrication des joints de transition.Tous les joints conventionnels ont été accomplis par cette technique.Terminologie Plusieurs configurations ont été employées pour les opérations de soudage à l'explosif.Dans chaque cas, une couche d'explosif est placée sur une ou sur les deux pièces à être soudées et, après la détonation, les plaques sont accélérées les unes vers les autres.Donc, une caractéristique du procédé est la séparation initiale entre les pièces.Pendant que le front de détonation traverse la surface de la plaque accélérante ou volante, la partie de cette plaque derrière le front accélère tandis que la partie avant reste stationnaire.La plaque devient déformée et, comme illustrée à la Fig.1, elle acquiert un angle de pli f) et une vélocité de plaque vp.Au point de collision des deux pièces, l’impact se présente à l'angle de collision y.Une coupe perpendiculaire à la liaison montrerait une des géométries de plaque illustrée à la Fig.lb-d.Pour la méthode parallèle, la plaque volante est placée parallèle à la plaque de hase stationnaire et à une distance de séparation h.Un front de détonation est établi et propagé sur la surface de la plaque volante produisant une accélération de cette plaque et un impact oblique à la surface de la plaque de base.L’impulsion livrée à la plaque volante la plie à l’angle de pli (f qui égale l’angle de collision y.Aussi, la vélocité du point de collision vc égale la vélocité de 14 — FÉVRIER 1973 L’INGÉNIEUR FRONT DE DÉTONATION PLAQUE DE BASE a - ACCÉLÉRATION PROGRESSIVE DE LA b - MÉTHODE DES PLAQUES PARALLÈLES PLAQUE VOLANTE C-MÉTHODE DES PLAQUES INCLINÉES d-MÉTHODE DES PLAQUES VOLANTES DOUBLE a = Angle de l'inclination = Angle de pli dynamique Figure 1 — Terminologie LEGEND! v = Angle de collision i V Vélocité de détonation
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