Le soleil, Saguenay-Lac-Saint-Jean, 15 janvier 1973, lundi 15 janvier 1973
Les débats de la Chambre des Communes Un bilan qui fait penser au temps des ''jours sombres de l'Union" Par ANDRE BELLEMARE OTTAWA (PC) - Il y a longtemps que la Chambre des Communes n'a pas été témoin du» affrontement aussi ouvert, comme te • ut ie cas la semaine oernière, entre représentants des deux principaux groupes ethniques et linguistiques du Canada.I es hostilités ont été déclenchées par le piemier ministre Trudeau lui-méme lundi, quand il a reproché amèrement à certains membres de partis dé l'Opposition, surtout ceux du parti conservateur, d'avoir mené mu campagne sur le dos du Québec et du n.jiv.iir francophone à Ottawa, dans une tentative de renverser le gouvernement libéral aux élections du 30 octobre.A sa suite, plusieurs députés et ministres ont en.boité le pas, principalement MM.Claude Wagner (PC—Saint-Hyacinthe) et Jean Marchand, ministre des Transports.Ce dernier est même allé jusqu'à menacer de tout lâcher si les adversaires politiques ne cessaient pas leurs attaques "teintées de racisme” et ne faisaient pas leur part pour l'imité canadienne.AU TEMPS DE L'UNION Vendredi matin, à la cafétéria du parlement, un député francophone du Québec a eu la réflexion suivante pendant qu'il.prenait le petit déjeuner: "On se croirait revenu aux jours sombres d'avant la Confédération.au temps où le Canada était dirigé par an gouvernement d'Union représentant le Haut et le Bas-Canada et où les débats basés sur la race et la langue étaient fréquents”.D'après certains observateurs, il fallait que l'abcès crève après la déconfiture du parti libéral dans les provinces anglophones.et le débat sur l'adresse en réponse au discours du Trône en a fourni l'occasion.UNE ATTAQUE IMPREVUE La sortie violente de M.Trudeau, cepen-d'int, a semblé en prendre plusieurs par surprise, tant par le fond que le ton de la uiatribe.Immédiatement avant lui, c'est le chef de l'Opposition, M.Stanfield, qui avait pris lea parole pendant plus d'une heure pour passer en revue les différents aspects de la politique canadienne.Au sujet du bilinguisme et de la coexistence des deux groupes fondateurs du pays, le chef conservateur n'a consacré que quelques minutes en invitant les Canadiens à former une nouvelle alliance des francophones et des anglophones, notamment en vue de bien planifier l’avenir par une collaboration mutuelle, Le leader tory n'avait certes pas prévu l'attaque du premier ministre sur la question des relations francophones-anglophones et surtout l'accusation que "des candidats conservateurs ont essayé de diviser le Canada pendant la campagne électorale".Le 30 octobre, le parti libéral a vu ses effectifs fondre de M7 députés à 109, dont plus ;le la moitié, 56, rescapés au Québec.ACCUSATIONS DIRECTES Pendant que les libéraux tchaient de démontrer aux électeurs québécois que les Canadiens français pouvaient, s'ils s'en don-naient la peine, occuper des fonctions très importantes dans le gouvernement canadien, des candidats conservateurs utilisaient le spectre du "french power” dans les autres provinces en vue de détrôner du pouvoir le parti des Trudeau, Marchand, Pelletier, Pepin, Goyer, selon les allégations du premier ministre.Au cours des quatre années du premier gouvernement Trudeau, des initiatives émanant de ministres du Québec ont été fortement critiquées par l'Opposition, allant de l'embauche d'un groupe de 250 jeunes diplôme.de langue française au sein de la Fonction publique au concert "unilingue français” du pianiste André Gagnon le jour de la Confédération, le 1er juillet 1972, sur la tMline parlementaire à Ottawa.Alors ministre de l'Expansion économi- ISII MÉËMt-, iMkéÉÈÊ RENCONTRE HISTORIQUE — Le premier ministre israélien, Mme Golda Meir, est arrivée hier soir à Rome, où elle doit rencontrer aujourd#hui le pape Paul VI.E e devient ainsi le premier chef de gouvernement israélien à être reçu par un pape depuis la création de l'Etat juif, il y a vingt-cinq ans.1 (Téléphoto PA) (Voir nouvelle page 25) pi HaaMBMi BLuiaum lÜ DU que régionale, M.Jean Marchand, a paru une des cibles favorites des conservateurs en particulier qui lui ont reproché à plusieurs reprises de favoriser le Québec dans l'octroi de subventions au développement |i régional.| | Le solliciteur général du temps, M.Jean-Pierre Goyer.fut également pris à H: partie violemment en rapport avec le pro- s| gramme de réhabilitation et de réforme du V régime pénitentiaire, par suite notamment | de troubles chez les détenus, de l'évasion I spectaculaire de l'ex-notaire Yves Geoffroy, k FINIE LA PATIENCE BS Il semblerait que le premier ministre Trudeau n'ait pas toujours prisé la nature des attaques de l'Opposition, surtout celles | des conservateurs, en comparaison avec Ê l'ampleur des impairs reprochés à ses mi- i nistres du Québec.k Tant qu'il détenait une bonne majorité £ au Parlement, le chef libéral pouvait se | contenir, mais depuis les élections et ie |: genre de campagne électorale qu’ont mené certains candidats conservateurs, dans l'es- i?prit de M.Trudeau, il a éclaté.Ayant pris soin de s'attirer l'appui de deux des trois partis de l'Opposition.M.J; Trudeau n'a pas perdu de temps de passer | à l'attaque, la première occasion venue.ff Cette occasion s'est présentée immédia- if temont après la lecture du discours du jfi Trône et M.Trudeau, délaissant son ton généralement calme et détaché, s'est lancé ;| dans une attaque à fond de train "contre les séparatistes des autres provinces”, en partant d’un extrait d'un éditorial d'un journal de la Colombie-Britannique, le "Vancouver Sun".NOUVEAUX CONVERTIS Celui-ci soutenait que "les Canadiens anglophones seraient frustrés dans leur désir exprimé le 30 octobre si un parti inféodé politiquement au Québec assumait le pouvoir".!§ En fin de semaine, le premier i| ministre a répété ses accusations à la télé-vision française de Radio-Canada où il a déploré, notamment, "le fanatisme et le i|: séparatisme partout au Canada" où une partie des anglophones cherchent à décoller >f; les francophones du pouvoir à Ottawa, selon lui.Celle intervention du premier ministre i| a semblé forcer des députés des deux côtés de la Chambre, surtout des anglophones, à professer un genre d'acte de foi envers l'unité canadienne et le droit sacré des Si Canadiens d’expression française de jouer |f le rôle qu'il leur revient.La riposte des conservateurs, du moins |i la plus cinglante, aux propos de M.Tru-deau, a été servie, de façon paradoxale, i§ par un député francophone du Québec, M Wagner, de Saint-Hyacinthe, "la caution des |.conservateurs," a souligné M.Marchand.é Comme cela s’est produit à quelques j| reprises au pays, le débat a finalement mis |f en cause deux députés de langue française | du Québec: MM.Wagner et Marchand.UN DEBAT A VENIR >:*• Un commentateur politique d'Ottawa « signalé, samedi, "qu’il n’est pas inutile de souligner que pas un des députés vraisem- pv blablement visés par M.Trudeau n'a jugé j| bon de répondre aux allégations du premier g ministre".L'Opposition, en général, soutient en revanche que le premier ministre Trudeau :f a abordé longuement cette question délicate de l'unité canadienne pour détourner l'at- if tention sur les vrais problèmes comme le || chômage, l'inflation, la pauvreté, le lourd j| fardeau fiscal des contribuables.Il semble bien que le débat sur les f relations francophones-anglophones est loin f d'être terminé et certains prétendent même §.que M.Trudeau est en train de s'aiguiser if les dents et de faire de cette question le jf thème de la prochaine campagne électora- fi le- il SAGUENAY — LAC-SAINT-JEAN 26 PACES 77e ANNEE — No H QUEBEC, LUNDI 15 JANVIER 1973 PRIX QUINZE CENTS Loubier change son fusil d épaulé L'Union nationale redevient l'union nationale jsÿ » m mMi Progrès dans les négociations secrètes Kissinger-Le Duc Tho?(D'après NYTNS, AFP, UPI et Reuter) — Le président Nixon a envoyé le général Alexander Haig à Saigon hier soir, pour informer le président Nguyen Van Thieu des propositions de paix au Vietnam rapportées de Paris par M.Henry Kissinger.Les agences de presse United Press International et France-Presse s'accordent pour dire que le général Haig apporte avec lui le texte d'un projet d'accord issu des dernières négociations secrètes Kissinger-Le Duc Tho.à Paris.De même, les deux agences s'entendent pour dire que les négociations sont de nouveau sur le point d'aboutir.Hier, le président Nixon a longuement étudié les pro- sommaire positions de paix au Vietnam rapportées par son conseiller spécial Henry Kissinger.Au terme d’une journée qui a peut-être été décisive, la Maison Blanche de Kev Biscayne n'a rien dit qui permette d'affirmer que le président Nixon ait accepté les conditions de règlement, négociées pendant plus de 34 heures par Kissinger et le représentant nord-vietnamien Le Duc Tho, ni qu'il ait décidé de les imposer au président Thieu.Par contre, certains milieux diplomatiques rapnel-ient que M; Kissinger, lors de sa conférence de presse du 16 décembre annonçant la suspension des négociations secrètes (qui avaient duré du 4 au 13 décembre) avait révélé mie le général Haig avait été rappelé ear le président Nixon à Washington ie samedi 9 décembre.à un moment où l'accord américano-vietnanren paraissait "conclu".I.e général Haie devait se or '-'a-re- à venir à Saigon ooor "nrésente- l'ncr'Td a—- at- Pnr contre, la délégation nord-vietnamienne à Paris a publé une d'claralion, samedi soir, disant que les’ pourparlers secrets avaient "fuit des progrès", La délégation du Vietcong a dit de même.Quant à Henry Kissinger.il a déclaré, avant de quitter Paris pour Washington.samedi soir, que les entretiens avaient été "très utiles”.Par ailleurs, au Vietnam et en Indochine les combats se.poursuivent.Un violent affrontement a opposé, samedi, troupes sud-vietnamiennes et nord-vietnamiennes dans la vallée de Que Son, au sud de Da Nang.Samedi, égale-(Suite a la page 2, 6e col.) sport Annonces classées 24 et 25 liés", avait précisé M.Kissinger.Arts et Lettres « Aujourd'hui 6 L'envoyé du président Ni- Bandes dessinées 22 xon est attendu à Saison -te.Bridge 25 main où il s'entretiendra Décès 23 avec le orésid“nt Thieu.Ce Docunfents 12 matin, le président du Sud- Famille 13 Vietnam a réuni .son Conseil Finance 16 et 17 national de sécurité, auouel Horoscope 25 s'étaient iomts les orsi- Mot mystère 21 dents de deux Chambres et Mots croisés 23 de la Com- suorême.Ce-i Patron 24 semble indinuer oue des dé- Sport 19 à 22 eivons très im oortomex.Télévision 6 d'o-dre militaire autant eue politique, y ont été discutées./ \ Les Sud-Vietnamiens sem- f la m étéo blent avoir accueilli nlutôt froidement les derniers ré- V / sultats des pourparlers de paix.Dans une interview v., accordée hier, un sénateur Nuageux avec périodes de neige aujourd'hui et demain.(Détails en page 2) sud-vietnamien a dit qu'il croyait que "fort peu de progrès avaient été accompli à Paris.Telle une tornade, les Dolphins de Miami ont tout balayé sur leur passage cette année, dans le lootball américain, coiffant leur brillante saison hier, avec le championnat du Super Bowl contre les Redskins de Washington.Pendant que Miami éta-bl'ssait une marque en complétant une saison sans défaite, Wiï'i Daume, vice-président du Comité international olympique, jetait une douche d’eau froide sur le comité des ,I< ux de Montréal en mentionnant la possibilité de retirer l'organisation des Jeux à la métro-po'e canadienne.Daume a d’t nu'il avait mal été in-ternrété, mais selon différantes agences de presse, il y a "anguille sous roche".Pendant ce temps, à Chi-cr-timi, plusieurs joueurs de hockey se sont plaints de participer à un tournoi beaucoup "trop épuisant".Vive par Bernanl IT.FARY l'Union nationale.” t est ainsi que le fossoyeur du nom du parti do feu Maurice Duplessis, M.(îabriel Loubier, a ressuscité le nom de IT'niim nationale, a la joie des vieux militants dn parti qui ont démontré Irur sntislartlon pai un feu rouiüiit d'applaudissements et de cris d'une durée de près de deux inimités.Ce ni de ralliement, qui a conmi des (ours tie glaire à plusieurs i‘e|in-.cs dans l'histoire politique du Quéher a h veillé les quelque 2,000 militant', qui ont assisté, hier, .) Montréal, il une des plus importantes as-eniblées publiques de ce parti moribond depuis l'Iilliniliunte dèfuite de IhVll, M 1 millier a ainsi plié devant les île de militants sentimentaux de l'Union nain puis exige que le litre d'I'nitc-Québce pas plus de dchoives que de gloin .mandes pressante1 mile qui ont boude ,e à l'histoire avei Fortement parti sur cette remplaçant de fier retie magi: le des d0< isioiv critiqué par dt dérision lifttive < M.Jean Jaeqtie ¦ li ale gil'lo sous le .de la lia -e e( m U ni euilirt i hunger Bri ll and a Iuni de I m la grande Influents de son nom ilu puvii, le tente de enmini-< eptatlon noi mti-pm tielpation.A lïiecnsioil de ces ' retrniivailles", les oi eaui .aleui's du paru avaient sorti 1 tous les vieux meubles du grenier' Ils descendaient clopin elopiint des dizaines d'autobus eu prove nance des divers comtés du Québec.Afin de rajeunir ce vieux pmlniil de famille, les jeune vedettes (lu parti.MM Miehrl Bellavam e lemi Ihene Nu (lean, Mareel ( nie et .lacqiles De.lilen-., ont res armes en exposant les grandes lieues gramme publique de I Union nallomde ( a.visage de l'Union nationale.ail leurs protniè-lu prneluiin pro-'était le nouveau VL -locution du chef I nubiei a débité par la réception Nouvelle aussi était ta peifurmmu Gabriel Loubier, Aver la voix iatiguée un discours politique enlevant, enrouragé d'une assistance altrnlive qui a bu les parole du (bel.Le ton du discours de M l.nubit r nippi biit étiangeilieiil ceux (pie prononçait feu Daniel Jubnson.I e député du comté de Hclleebas en rappelant les origines de l'Union amiée.a 1!I3(I, a invité les Québécois à son parti pour que trlompb- ni les a-Canadiens (ninçais, ,e, \1, Gabriel l.npbler, niitioiifile pembint les a* regrouper no stun de inllDtions légitimés des de 'en prendre à la Conslilu-lavotis des divers chefs de du Québec su font les compb (pii s-'e(force tien écrire une i faits, en utilisant son pouvoir s'occuper de loul ce qui ne les regarde pus.le gouvernement du Québec d'établir ses -, besoins et ses propre-, aspiration-,.' M.Loubier n’a pn ; manqué t ion canadienne, un de sujets l'Union nationale "Les libéraux ces do gouvernement central nouvelle (('(institution) dans le de gaspiller pour ce qui empêche priorité:- selon se Le diet de I Union nationale a déclaré que jamais un premiet ministre du Québec ne s'étnil au i miivcmenl fait la maiionnelii du gouvernement rcntiiil et dévo- de I t tradition de-.Duplessis, Sauvé, Johnson et même I 1 -age.Un se mo quant, M.Loubier a avoué que M- Ilmirass.i avait atteint le but fixé et que le fédéralisme reiiliible Tébait vraiment, en ce sens qu'il I éudl pour tout le monde, sauf pom le Québec.Sur le plan consliluliomiel, M.I.ouliiei a précisé que l'Union millonab’ propose l.i rédaction d’une nouvelle ( oiv-illp tinn qui c impreml un nouveau piu lage (les i ompétem -législatives et des pouvoirs fiscaux."C'est a ce prix seulement qu'on réussira à nieltre de Tordre dans l'administration publique dont les divers niveaux de gouvernements ont la lespniisiibllili- Il est daulani plus urgent de prévoir le.mériinisme-t de cetic nouvelle fon-titn-lion canadienne (pu- (elle (pii devrait nous régir à l'heure aituclle, négociée et rédigée en 1867, ou ne s'applique plus nu n evi.stc plus.” M.I.oubici n précisé qm- les peuples n'ont plus -t se plier devant des structures juridiques désuètes et que leurs diri géants doivent inventer do-, façons d'assurer l'évolution des choses."Les discussions doivenl reprendre cnlrc des partenaires égaux Le Québec doit relroavcr sa voie et le Canada doit réévaluer les mécanismes existants de négociations lon-titu-tionnelles." Apktîventrisme inutile Parlant des échecs successifs des interventions des ministres libéraux du Québec auprès de l'administration centrale, le chef de l'Union nationale a souligné qu'au chapitre de l'aide accordée aux provinces par le ministère de l l.xpanslon économique régionale, dirigé par M.Jean Marchand avant les élections du mois d'octobre, le Quélu-r avait reçu une part, beaucoup moindre que les autres provinces qui composent le Canada, M.Loubier a préi isé (pie le premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott 1 radeau, s'est appliqué, depuis son échec du 30 octobre, à démontrer au peuple canadien que son gouver nement a donné davantage aux autres provinces qu'au Québec."Tout cela prouvé que Tardaiventrisme n'a jamais rien donné et, quand on veut négocier, il faut le faire à partir d'une position de force.'' Echec Icmentttble I e chef de l'Union nationale a reproché vivement à l'administration libérale du premier ministre Robert Bourassa d'avoir raté son coup en vue d'assurer une relance économique au Québec comme il l'avait promis au cours de l'élection de 1970.M.Loubier, afin d'appuyer ses accusations, a cité de nombreux chiffres, pris dans les statistiques publiées par le gouvernement central, qui prouveraient qu'il y a plus de chômeurs que jamais au Québec.Il a aussi reproché ou gouvernement Bourassa de ne pas avoir préparé le marché du travail pour les nouveaux diplômés qui sortent des CEGEP et des universités."Pour lui (M.Bourassa), la situation n'est pas alarmante, puisque les problèmes économiques ne sont plus prioritaires à ses yeux.Venant des libéraux qui nous ont fait la farce des 100,0(10 emplois, je trouve ça inoui.Jamais un régime libéral n'a fait autant de promesses inconsidérées et n'a été aussi nocif pour le Québec.” Regroupement Au cours d'une conférence de presse, à la fin de l'assemblée publique d'hier, le chef de l'Opposition officielle a reconnu qu'il avait eu des pourparlers avec différentes formations politiques en vue d'un regroupement des forces de l’opposition au Québec.En parlant des autres partis de l'opposition, comme le (Suite à la page 2, 2e col.) », i Le Soleil, lundi 15 janvier 1973 O H T Y.llo^ • 1° ~- ^Edmonron kni{« vXPort Hoffiion mcsam, PiVoncou coijo^V*»^ Si.'SS ¦h r3o ''•al Fallt PLUIE Ôf>oli\ - Salt lok• Ch-fagoi" , .NEIGE 3o w'Monlfeol / London»y.,0,9n^#^, y i yo,i > Se PLUIE Eronci / .P* ’ 9.'• '.i $wümm '"9m AéfSï r^ v > , -5; s: ' ' - ¦ > K-?;.A- vW-v-i G; r r y ;x fTl j L y ¦¦i ("'3, aisMpMii «f ai FRERES MMâ.mê CHICOUIIMI • ARVIDA • PORI ALFRED • JONQUIERE • KENOGAMI • ANSE SI-JEAN • LA MALBAIE .c'est notre GRANDE VENTE mMW mm .î - -, 4# MS & WmÊsr i- SS » ECHANTILLONS DE PLANCHERS dons tous les rayons! r • TAPIS • AMEUBLEMENTS DE SALON ET CHAMBRE • REFRIGERATEURS • POELES • LESSIVEUSES • SECHEUSES • TELEVISEURS • STEREOS • MODULES • DISQUES • CADEAUX • ETC.f-i.A nous n'énumérons aucun prix.m.id" - % l| Dr.- l ' : • • > in % : ' i : ;r -.¦ ‘JÈifôfctïlâ ¦ v / ; .Ç ¦ li'Clpiéyè.'¦LrXïA.- y- mffî.'i'i : ; é.7 .ré bw r v.-lyé: Cj.y r èé: ÿ'";.-y-: /, ;• / Ü r - ; 'J;.: y.-.'.e.' ÆSÊBSÊiSê&._________ Il faut vous y rendre pour y croire ! VOUS NE REPARTIREZ PAS BREDOUILLE rendez-vous à Pune de nos succursales "¦ : CHEZ GAGNON FRERES "FAITES COMME CHEZ VOUS".SOYEZ A L'AISE POUR CHOISIR! ’ ( 6 Le Soleil, lundi 15 janvier 1973 THEATRE TELEVISION CKRS C’A.VU X: 2.X.0, U LUNDI 9.30 Les Oraliens t Tïild 'inintt tnnt .'>v.'-v.8 ¦ ' ¦.v .• Costa Gavras reçoit le prix Delluc pour son film "Etat de siège" Yves Montand qui était politicien dans "Z", est un haut fonctionnaire américain dans "Etat de siège".PARIS (Reuter)— Lé film "Etat de siège", de Costa Gavras, avec Yves Montand comme vedette, a obtenu vendredi soir le 3Üôme prix Louis Delféc.Les voix du jury, réuni au restaurant Taillevent, à Paris, se sont partagées entre le film de Costra Gavras, (7 voix) le film de Luis Bunuel, "Le charme discret de la bourgeoisie", 6 voix) et le film de Yves Robert, "Un grand blond avec une chaussure noire”, (2 voix).M.Maurice Bessy, président du jury, a affirmé que ce n'était qu'aprês une âpre bataille que le film de Costa Gavras a finalement été choisi.Costa Gavras est l'auteur de deux autres films politiques, "Z”, et "L'aveu, qui ont obtenu un succès considérable.COSTA GAVRAS Costa Gavras s'est déclaré ' très ému" en apprenant la nouvelle.Le prix Delluc, a-t-il déclaré, est certainement le plus important de la profession cinématographique et je le considère môme au-dessus de beaucoup de prix rie festivals.Concernant "Etat de siè- ge", Costa Gavras a indiqué que c'était la fin d une trilogie, comprenant "Z", et "L'aveu.Cest un film qui dénonce l'injustice et l'op-prr.ssion.Ce n'est toutefois pas un film sur les tupama-ros.Mais il en fut évidemment question et les tupa-maros sont "les révélateurs, au sens photographique du terme de la situation que je montre".Costa Gavras a déclaré qu'il n'avait pas dans l'immédiat d'autres projets.Il espère "faire autre autre chose", prendre du temps pour réfléchir en tant que cinéaste et, aussi, en tant qu'homme tout court.YVES MONTAND "C'est formidable, je suis fou de joie”, a déclaré, pour sa part, Yves Montand, sur la côte d'Azur il avait déjà été l’interprète de Costa Gavras dans "L'aveu".Interrogé par téléphone, Yves Montand a ajouté: "Je suis surtout satisfait qu'un film comme celui-là ait été récompensé, car c'est un film courageux, engagé, en prise directe avec la réalité politique et économique d'un continent, TAmerique du Sud.J’incarne un haut fonctionnaire américain d'un organisme international et, parmi les conseillers du film, ont figuré plusieurs fondateurs du mouvement tupamaros.Ce qui me.procure le plus de bonheur dans l'attribution de ce prix, c'est que non seulement le talent est primé, mais aussi le caractère et le courage du metteur en scène".Ivan Moravec de retour de Chopin — le célèbre pia- Le pianiste JVAN MORAVEC sera de retour demain à Québec, invité de l'Orchestre symphonique.Mieux connu par ses enregistrements — notamment des Préludes et des Nocturnes nistc tchèque n'est jusqu'ici apparu que rarement sur la scène musicale canadienne, il faisait ses débuts l'an dernier avec l'Orchestre de Toronto, dirigé par son compatriotes Karel Ancerl, et celui de Vancouver, et c'est à Québec qu'il donnait son premier récital au Canada.M.Moravec est arrivé samedi de Prague, oii il à Québec habite, et il retournera immédiatement dans son pays après le concert de demain pour y remplir une série d'engagements, avant d'entreprendre une nouvelle tournée européenne.M.Newman précise sa pensée au sujet de l'ONF et du film de Gilles Groulx VICTORIA (PC) -Après en avoir refusé la diffusion en décembre dernier, le président de l’Office national du Film, M.Sydney Newman, a décidé d'accorder à un film très controversé produit par un réalisateur de l'ONF une deuxième chonce, mais en exigeant que ses allusions à la politique et à un sombre climat social soient modifiées.Dans une entrevue accordée jeudi, M.Newman a déclaré que ce documentaire, intitulé Vingt-quatre heures ou plus, avait été refusé parce qu'il préconisait le rejet du système économique et social au Canada."Le film ne propose aucun remède à notre société", a dit M.Newman.Si le directeur Gilles Groulx, qui a réalisé ce film à titre à midi.Entrée par les portes des cliniques externes au local 316.MAREES 1*01 K DEMAIN Scpt-Ilos — La marée sera basse à 04h35 U' 6”) et haute à Uh20 (9' 9").Elle sera à nouveau base à IShOO (U 3") et haute à 23h50 (6' 9").l’ort-Alfred —La marée sera haute à 001:05 (13' 1") et, basse à 061:05 (•l' 0" ).Elle sera à nouveau haute à 121:30 (17' 1") et basse à 191:15
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