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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier 3
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2003-09-27, Collections de BAnQ.

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[" Cahier C LE SOLEIL Le samedi 27 septembre 2003 lu k t 2003 ur ll'élendue d»' Jors que le le IB septem-li.Près d'une Int déplacées ]-ant l'intérêt l»ur rtawtant, siègent au de l'organi-lard espère' k ici la fin de ré\u2014at\u2014ent Idans 12 ré- Hmc Malgré liupe.Carole lu il ne s'agit le.mais bien lire pour ai-lur carrière.1 dans le mr-pas contre bte revendi- GROS PLAN Chanteur engagé et enragé A week-end TÉLÉVISION Les souvenirs du Tigre DISQUES 7 lan Anderson le prolifique THÉÂTRE 11 Danielle Proulx dans la peau d'une enragée laires du région de îLa croisade du rot Avec Kanasuta, Desjardins concilie art et engagement social V.A 4 ¦A / \u2019 V LE SOI Fil.JEAN-MARi1 'ïïr |ur.NICOLAS HOULE NHOULE@LESOLEIL.COM Depuis des années, une cloison étanche séparait Richard Desjardins l'artiste de Richard Desjardins le citoyen engagé.Elle vole en éclats sur Kanasuta et c'est pour le mieux.Épaulé par Yves Desrosiers, qui a échafaudé de délicats arrangements acoustiques, le poète de l'Abitibi a accouché de l'une de ses œuvres les plus denses et les plus variées.Cinq ans apres \u2022 Boom Boom », le » bon gars » avait te goût (t'investir an autre territoire munirai, tantôt voisin d'un orchestre de chambre, tantôt proche du country.« E est vrai que jusqu àZ/Æ\u2019m\u2019Mr boréale, je faisais attention à ne pas mélanger la musique et l\u2019engagement du citoyen, reconnaît Richard Desjardins, dans le salon du Grand Théâtre.Peut-être que e\u2019est le fait que j'ai eu l'honneur d'être président de l'Action boréale qui m\u2019a monté à la tête, mais quand j\u2019ai entendu ce que l'album donnerait, j'ai décidé de l\u2019appeler Kanasuta ! » Difficile de savoir ce que signifie précisément Kanasuta.En algonquin, le terme est associé au « lieu où les diables vont danser ».Ce pour- rait aussi être le « murmure des esprits » ou encore « là où il y a cinq lacs».Chose certaine, dans l'Abitibi, le nom réfère à ce territoire à l\u2019ouest de Rouyn-Noranda, que Desjardins s\u2019efforce de protéger de l'industrie forestière \u2014 c\u2019est chose faite\u2014 et minière \u2014la lutte se poursuit.Voir DESJARDINS en C 2 ?À LIRE AUSSI : ¦ Critique du CD l\u2019âge C 4 Charlevoix 200 ans de tradition touristique y nse ) S Les toes s * \u2022 \" J yj Demande: notre brochure 4 automne 2003 proposant une I panoplie de séjours offrant I activités et heberqement ! Charlevoix S/f.'ntlr 1 800 667-2276 1 eéa.tourisme-charle^ou.com Charfev&f* C 2 LE SOLEIL ARTS I ENTREVUE Le samedi 27 septembre 2003 xitr Club musical IH QUI HH Le: Un poete double d'un virtuose ! ANDSNES pianiste Le mardi 30\tmmgm septembre.20h Grand Théâtre de Québec Salle Louis-Fréchette PROGRAMME SCHUMANN CARNAVAL DE VIENNE, op.26 DEBUSSY ÉTUDES, livre nü 2, n° 10 «pour les sonorités opposées! ÉTUDES, livre n° 2, n° 11 «pour les arpèges composés» L'ISLE JOYEUSE SCHUBERT SONATE POUR PIANO N° 21 EN SI BÉMOL MAJEUR, D 960 O Billetterie du Grand Théâtre de Québec 643-8131 1-877-643-8131 www.clubmuBicaldvquebec.com Québec:;;:\t¦**.: LE SOLEIL P 1016044 Edgar Degas.Pttitt danseuse de quatorre ans.187S 1881 Phrladalphia Musaum of Art.PhiladalpHia Th# M#nr> P.I*cllh#nn#v C»U#ction, à la memoir# da Francas P Mcllh#nr>#v Quand le corps humain inspire des chefs-d\u2019œuvre Le corps transformé Du 15 juin au 5 octobre 2003 La Cité de l'énergie accueille Picasso.Rodin.Matisse, Giacometti, Degas, Smith, Cardiff, Goodwin, Cadieux, Richier, Segal, Viola, Bourgeois, Calder, Mueck et Kentridge, de grands artistes qui ont, à leur façon, abordé la représentation du corps humain.Demandez l'audioguide et le catalogue illustré et visitez le projet virtuel 1 cybermuse.beaux-arts.ca Billets et renseignements LA CITÉ DE L\u2019ÉNERGIE (8»9) 537-5300 1882.rue Cascade, Shawinigan Pour contacter le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, composez le 1 800 319-ARTS ou tapez musee.beaux-arts.ca Musée des beaux-arts du Canada National Gallery of Canada l\u2019exposition est organisée par le Musee des beaux-arts du Canada i Ottawa\t'\tf ïtn.tr ITÎ NI LE SOLEIL JEAN-MARIE VILLENEUVE « Quand j\u2019arrive pan à achever mon poème par manque de temps ou par manque de talent, je l\u2019envoie à Michel X.Côté.Il me pitche alors un paquet d'images ou d'idées et c\u2019est comme ça que je parviens à boucler certaines compositions.» DESJARDINS Suite de la C 1 Sur disque, Kanasuta, c\u2019est une «veillée d'armes face aux attaques insensées auxquelles l\u2019humanité est soumise actuellement, de l\u2019intérieur», dixit le créateur.On ne s\u2019étonnera donc pas de voir, sur la pochette, cet arbre qui pousse en devenant une lance.« Si y faut tirer l\u2019soleil/Pour se faire de la lumière/On va s\u2019creuser un ca-non/Dans le trou de la misère », chante Desjardins sur la pièce-titre ALBUM BOISÉ Cinq ans après Boom Boom, le « bon gars » avait le goût d\u2019investir un autre territoire musical, tantôt voisin d\u2019un orchestre de chambre, tantôt proche du country.Il avait l\u2019impression d\u2019être allé au bout de son spectacle solo, avec sa «guétard», et ne souhaitait pas évoluer de nouveau dans le contexte rock d\u2019Abbittibbi.Yves Desrosiers, l\u2019homme derrière les disques de Fre-dric Gary Comeau, Lhasa et Jeszcze Raz, a donc été mis à contribution.Desjardins lui a remis les partitions de voix, de piano et de guitare et s\u2019est croisé les doigts pour que cette rencontre artistique fonctionne.«J\u2019avais peur, très peur de ce que ça donnerait, d'autant plus qu\u2019à mesure qu\u2019Yves poursuivait son travail, il ne pouvait pas me montrer où il s\u2019en allait parce qu\u2019au fond, il ne le savait pas trop ! Je suis très heureux du résultat, on n\u2019a presque pas fait d\u2019ajustements sur le produit fini.» Des musiciens, parmi les plus doués, sont venus bosser sur les créations du poète sans qu\u2019il ne les rencontre.Chacun transitait par la cabane de Marie-Jo Thério à Verchères, qui faisait office de studio, et improvisait sur son instrument.Claude Fra-dette a pincé ses six cordes.Normand Guilbeault, sa contrebasse, Francis Covan a joué de son accordéon et de son violon, tandis que Marie-Soleil Bélanger a sorti son erhu et son violon.Même le fils de Desjardins, Benjamin Lalonde, a échappé un solo de guitare fucké sur D'là grande visite.Se faisant une sorte de sculpteur sonore, Desrosiers a consciencieusement sélectionné ce qui lui semblait à propos.11 a su, par endroits, fondre parfaitement le matériel de Desjardins et des collaborateurs, et a parfois préféré demeurer en périphérie du noyau pour le saupoudrer de subtiles ornementations.« Il a bien fait de pas trop entrer là-dedans, affirme Desjardins, mi-blagueur.mi-sérieux.Il a senti et respecté quand le monde voulait écouter les poèmes.C\u2019était une autre de mes craintes : qu'il m\u2019entoure trop ou qu\u2019il m'enterre.Quand c\u2019est musical, c\u2019est bien rempli, et quand la voix est présente, c'est plus dégagé.» LARGE ÉVENTAIL Bien que sur certaines pistes Desjardins déterre la hache de guerre, il ne se confine pas à un seul propos, ni à une seule approche, au contraire.Il s'est permis de ces compositions auxquelles il appose affectueusement l'épithète de «colonnes», il narre de savoureux monologues, calqués par la contrebasse, il entonne en étrusque des noms de villages italiens (grâce au guide Michelin !), et bien sûr, il chante toujours l'amour comme pas un.« Si comme disent les craqués j'vais r\u2019venir un jour sur terre/Je s\u2019rai un chèque en blanc à ton nom/J'te donnerais tout c'quej'ai maisc'pas sérieux parce qu'au fond/Tout ce que j\u2019ai, c\u2019est toi ».adresse-t-il à Jenny, de cette voix joliment imparfaite.Quelques-uns des textes do Kanasuta ont été écrits au cours de son année LE SOLEIL JEAN-MARIE VILLENEUVE Fias de 75 spectacles sont prévus pour le début de l\u2019an prochain avec ses quatre musiciens \u2014hormis Francis Covan, qui sera remplacé par Didier Dumoutier.sabbatique, passée à Toulouse, où il a joué les Français en ingurgitant des cafés hautement caféinés et en payant son « compte de gaz ».D\u2019autres sont nés avec son complice de longue date, Michel X.Côté.Dans un cas comme dans l\u2019autre, notre homme est demeuré fidèle à lui-même: il joue autant avec les mots qu\u2019avec les images, crée des contrastes étonnants, beaux et effrayants, drôles et tristes.Et, surtout, il accroche son auditeur dès la première strophe, voire dès le premier vers.« Mes tounes qui pognent le plus, celles qui sont drôles, ça peut me prendre une fin de semaine à les écrire, affirme-t-il.Mais pour les autres, ça peut être long.Les Yankees, par exemple, ça m'a pris huit années.La différence avec Kanasuta, c\u2019est que je m\u2019étais mis un deadline, parce que je voulais offrir cet album au congrès forestier.» Desjardins a respecté les délais qu\u2019il s\u2019était fixés.Cela à\\X, Kanasuta n'appartient pas qu\u2019au congrès, il est dédié à son père.Décédé il y a un peu plus d\u2019un an.le paternel était un forestier.« un vrai », qui avait à cœur la cause de l\u2019Action boréale.« Quand je cherchais un moyen pour défendre la forêt, il m'avait dit que tout ça était politique, se remémore Desjardins.J\u2019voyais pas le rapport, mais avec le temps, je me suis aperçu qu\u2019il avait raison.Deux ou trois mois après sa mort, le gouvernement a dit qu\u2019il mettait la forêt qu\u2019on défend en candidature pour les aires à protéger.J\u2019aurais aimé qu\u2019il soit là pour entendre ça, il aurait tellement été content.Je lui ai donc shippé une copie au ciel, avec des moyens à la \u201c pine flointe \" de la technologie, comme qu'on dit ! » L'IMPROBABLE FIN MOT Richard Desjardins n\u2019a pas l\u2019ambition de demeurer actif dans le paysage artistique du Québec toute sa vie.Boom Boom aurait pu être son dernier album, tout comme pourrait l\u2019être Kanasuta.Qu\u2019on se rassure, la retraite ne sera pas pour cette année.Plus de 75 spectacles, annoncés pour le début de l\u2019an prochain, sont prévus avec ses quatre musiciens \u2014 hormis Francis Covan, qui sera remplacé par Didier Dumoutier.«Je suis ben content de faire une tournée en groupe, indique l\u2019homme de 55 ans.On va faire les nouvelles tounes et je vais en profiter pour en revoir d\u2019autres, peut-être celles auxquelles j\u2019ai pas pu toucher quand j\u2019ai joué avec Abbittibbi.parce qu\u2019elles ne cadraient pas dans un emballage rock.» Des musiciens, parmi les plus doués, sont venus sur les créations du poète Le samedi 27 septembre 2003 ARTS I GROS PLAN LE SOLEIL C 3 Un vent de fraîcheur d'outre-Atlantique Avec Sandrine Pian, un Mozart qui touche et qui désarme RICHARD BOISVERT RBOISVERT ê LESOLEIL.COM Comme ce cher Mozart nous dépasse, tous autant que nous sommes.C'est très curieux.Parfois, on sent sa musique tellement inaccessible.Ça se passe très loin, là-bas, sur la scène, en circuit fermé.Et puis tout d'un coup, elle jaillit dans la salle, presque par surprise, au moment que l'on ne l'attendait plus.CJ est un peu l\u2019histoire du programme des Violons du Roy donné jeudi soir au Grand Théâtre.Bernard Labadie prenait un certain risque en ouvrant avec la Symphonie n\"38.Trois mouvements d\u2019une bonne longueur, dont un Andante qui allait son train de sénateur, lourd et insistant, et un Presto final, pas vilain, mais plutôt redondant.Et surtout, il y avait cette désagréable impression d\u2019assister non pas à l\u2019interprétation d\u2019une œuvre vivante, mais à la leçon d\u2019un maître à ses élèves.Ce brouillard magistral et didactique s\u2019est un peu levé dans.4//.to prend i, une sorte de cantate profane pour soprano et orchestre, une page tragique, remplie d\u2019accords diminués.La soprano Sandrine l\u2019iau.l\u2019invitée spéciale des Violons, à sa toute première apparition au pays, chantait .Andromède, d\u2019une voix petite mais quand même solide.La communication avec les instrumentistes, tout particulièrement le hautbois, était exemplaire.Sur le plan dramatique, on fond littéralement devant tant d'aisance et d'assurance Il aura fallu attendre les premières notes de Huhe sait ft, un magnifique extrait de l\u2019opéra Zaï-de, pour que le rossignol français fasse tomber d\u2019un seul coup toutes les barrières.On est désarmé totalement devant la force d\u2019âme et la sensibilité de l\u2019artiste.Son innocence vient nous chercher.Le contact établi, la scène s\u2019embrase, la fusée décolle.l\u2019as diva pour deux sous, la dame.Et quelle présence ! Tous les moyens sont bons pour se rapprocher à la fois du public et de l\u2019orchestre, de réduire la distance qui l\u2019en sépare.pour prendre part à la manifestation musicale, s\u2019y plonger et participer activement à sa réussite.11 faut dire que la chanteuse fait ce qu elle veut avec sa voix.On savoure particulièrement ses vocalises, libres et aériennes.Sur le plan dramatique, on fond littéralement devant tant d\u2019aisance et d\u2019assurance.Changement radical de registre après la pause, avec la Messe en do mineur, chef-d'œuvre musical incontestable qui permet à Bernard Labadie de donner la pleine mesure de son talent.À la tête de la cette Chapelle de Québec, minutieusement préparée comme d'habitude, le chef donne à ce monument vocal une ampleur à peu près égale à celle û'unBequiem.Rien de lourd ici.Au contraire, on sent l\u2019esprit qui pénètre chacun des morceaux.À Y Et ineamatus est, c\u2019est tout à coup Noël.Un ange, Sandrine Piau évidemment, chante les louanges du nou-veau-né accompagnée par un chœur de cordes céleste alors que, sur terre, un trio de bergers ajoute le son de la flûte, du hautbois et du basson à leur acclamation.Divin.La voix de mezzo-soprano d'Anita Krause, beaucoup plus ronde et foncée que celle de Piau, se mariait pourtant très bien avec celle-ci.On ne peut en dire autant du ténor John Tessier et de son timbre bêlant.Les sopranos du chœur, apparemment rajeunis, font entendre des voix un peu blanches et qui ont tendance à plafonner dans l\u2019aigu.Excellentes, les figures pointées de l\u2019orchestre dans le Qui toll is.Citons également la flûte, qui a été d\u2019une sonorité plus qu\u2019intéressante et très égale tout au long de l\u2019œuvre.LES VIOLONS DU ROY ET LE CHŒUR LA CHAPELLE DE QUÉBEC.Direction: Bernard Labadie, chef d'orchestre.Solistes: Sandrine Piau, soprano, Anita Krause, mezzo-soprano, John Tessier, ténor et Joshua Hopkins.baryUm.Mozart : Symphonie n SO en ré majeur « Prague », K.504; Air de concert Ah.lo previdi, K.272; Ruhe sanft.mein boldest Leben (ertrait deZaïde), K.S44; Messe en do mineur, k.427.Jeudi soir à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre.ARCHIVES LC SOLEIL riEgg ' On est totalement désarmé déteint la force d'âme et la sensibilité de la soprano Sandrine Piau.Son innocence rient nous chercher.Le contact établi, la scène s 'embrase, la fusee décolle.- wm \u2022 Au debut.Je m'entendais bien acre Rene l.etesque.Il m a même aide à oui tir ma boite n chansons dans son comte, Laurier Mais je me suis rite rendu compte que le grand chef n était en realite qu 'un petit politicien ».Poète engagé-enragé Raymond Lévesque fêté aux Oiseaux de passage RÉGIS TREMBLAY RTREMBLAY@LESOLEIL.COM Raymond Lévesque ne peut parler de sa vie sans évoquer celle du Québec.Car Raymond Lévesque est le premier de nos chanteurs engagés.Chanteur enragé, diront certains parmi ceux qui font partie de la classe politiquement correcte.Vaut mieux être profondément correct.Comme le bon vieux grand Raymond.en politique avec les libéraux de Jean Lesage.À ce nom de René Lévesque, l'autre Lévesque durcit U* regard ; j\u2019ai soudain devant moi l\u2019indépendantiste pur et dur, dru et (Irrite ! « Pendant que René Lévesque s\u2019engageait dans un parti fédéraliste, je me faisais indépendantiste ! C\u2019est Guy Sanche (saint Bobino, priez pour nous) qui m\u2019a invité à entrer dans ce groupuscule, qui ne comptait alors qu'une trentaine de personnes.Avec Hozn 1rs rvlottrs.yal l\u2019honneur d\u2019avoir écrit la première chanson séparatiste de notre histoire, en même temps que Tcx Leeor.Les autres allaient venir plus tard : Vigneault a commencé à chanter ça au milieu des années tiO, et Félix s\u2019y est mis en lî)70.Avc*c ma chanson, je me faisais huer dans les boîtes.J'étais mal vu, j'étais un lépreux.Je me souviens du jour où le père Emile Legault, directeur des Compagnons de Saint-Laurent et vedette de Radio-Canada, m'a tassé dans un coin pour me chicaner ! A l\u2019époque, l\u2019indépendantisme était un gros péché.tabarnak ! » Bien sûr, il y avait Pierre Bourgault dans le décor.« Bour-gault y croyait, lui, à la cause ! Quand je pense qu\u2019il a sabordé le Rassemblement pour l'indépendance, qu\u2019il a démoli son œuvre pour René Lévesque ! Pour Bourgault, ça a été un drame.Comme moi, il voyait en Lévesque un gars qui n\u2019était pas le vrai.Au début, je m\u2019entendais bien avec Lévesque.11 m\u2019a même aidé à ouvrir ma boite à chansons dans son comté.Laurier.Mais je me suis vite rendu compte que le grand chef n\u2019était en réalité qu\u2019un petit politicien.Une fois au pouvoir, il a dit aux indépendantistes convaincus : « Merci beaucoup ! Si on a besoin devons, on vous rappellera ! » Il ne voulait pas du référendum, il l\u2019a retardé autant qu\u2019il a pu, mais le parti l\u2019a forcé.Trop tard.En l!l7(i, tout le monde était debout, prêt à la fair»', l\u2019indépendance ! Mais il les a tous rassis.La grande chance historique, c\u2019est lui qui l\u2019a gaspillée par amour du pouvoir.Dans ma boîte à chansons, j\u2019entendais ce que toute la jeunesse pensait de lui : elle avait compris à qui elle avait affaire.Lévesque n\u2019a jamais eu une politique claire, il ne savait pas exactement ce qu\u2019il voulait.La loi 101 ?Il n\u2019en voulait pas, c\u2019est Camille Laurin qui a tout fait.câlice ! » «Avec \"Bozo les culottes\"» j'ai l'honneur d'avoir écrit la première chanson séparatiste de notre histoire» Plus d\u2019un demi-siècle de vie artistique et trois quarts de siècle de vie tout court, cela se fête ! Et quand il s'agit de Lévesque, cela prend nécessairement l\u2019allure d\u2019une fête de famille.Une famille élargie qui comprend non seulement les parents et les proches, mais aussi les amis de toujours, tels Michel Chartrand, Claude Gauthier, Pierre Calvé, Pierre Létourneau, Claude Larose, Jacques Michel, Marie Tifo, Michel Daigle et plusieurs autres dont nous tairons les noms, pour faire la surprise au jubilaire.Cette fête entre amis se passera dans un lieu intime, un nid douillet pour Oiseaux de passage.Rendez-vous est donné aux admirateurs du poète engagé-enragé, le vendredi 3 octobre à 20 h, au coin de la 4' Avenue et de la 5\" Rue, dans Limoilou.Raymond Lévesque ne montera plus sur une scène pour donner de spectacle.L\u2019auteur de Quand 1rs hommes vivront d'amour, couronnée comme l\u2019une des plus belles chansons françaises du siècle, est devenu sourd ; il a peine à marcher, et il a de la difficulté à lire les questions sur les lèvres.Mais il ne faut pas s\u2019y tromper : l'homme tient la forme mentale, il parle toujours haut et fort.Et il se souvient.Comme la devise de sa.province, dont il veut ardemment faire un pays, depuis 40 ans.Raymond Lévesque est vraiment l\u2019un des pionniers du mouvement indépendantiste, et peu importe par quel bout on commence à l\u2019interviewer, il finit par enfourcher son cheval de bataille.Don Quichotte.L\u2019image est séduisante.Et juste.Si j'étais caricaturiste, je le représenterais en pourfendeur de moulins à paroles, autrement dit d\u2019une armée de politiciens.La grandeur d\u2019âme, le côté rêveur, extravagant, et aussi l\u2019air un peu perdu dans un monde trop gris et trop petit.Tout y est.Ce jour-là, l\u2019épée de Don Quichotte est une béquille et sa rossinante, une chaise de bistro.S\u2019il est sourd, il n\u2019est pas muet, loin de là ! Une seule question suffit à le plonger dans son passé aussi agité qu\u2019engagé.Question simple : comment s\u2019y prend-on pour se faire de si bons amis dans la vie ?Réponse fleuve : « Il faut s\u2019y prendre avant 30 ans.car c\u2019est avant cet âge qu\u2019on se fait de vrais amis, de ceux qui vous restent toute la vie.Les miens ne sont pas des jeunesses ! Prenez Fernand Dansereau.le réalisateur.On se connaît depuis notre enfance, dans les années 30.On habitait rue Laurentide, en Haute-Ville.On était ensemble chez les louveteaux, et on se passait des livres.Un titre me revient toujours : Le Corsaire noir.Qu'est-ce qu'on a aimé ça ! Quand on se revoit, on s'en parle encore ! Les vieux amis, ce sont aussi les vieux souvenirs.» Et Michel Chartrand ?«C\u2019était en 1958.le revenais de Paris pour me reposer chez nous.C\u2019est fatigant.Paris, ça magane ! Je comptais bien travailler un peu à la télévision, mais voilà que je tombe sur la grève des réalisateurs à Radio-Canada ! C\u2019est là que j'ai connu Michel.J\u2019avais 30 ans.et je ne m'étais pas encore libéré des peurs que les curés m\u2019avaient faites durant toute mon enfance ! C\u2019est Michel qui m'en a débarrassé.C\u2019est mon maître, même s\u2019il n\u2019aime pas ça quand je le lui dis ! C\u2019est l\u2019une des personnes que j'admire le plus, parce qu 'il pense juste, qu'il est courageux et qu'il a passé sa vie à faire face à tout le monde ! » DU CHARTRAND DANS LE NEZ Ce ton gouailleur, ce franc-parler arrosé de sacres bien sentis, cette façon de haranguer avec un petit côté liturgique qui ressemble à une manière de prêcher dans le désert, tout cela rapproche singulièrement le style Raymond Lévesque de celui de Michel Chartrand.Sur la ligne de piquetage devant Radio-Canada.Lévesque et Chartrand ont côtoyé un certain René I^évesque.qui allait bientôt laisser son job d'animateur télé pour se lancer Raymond Lévesque est intarissable.Il n\u2019en aura jamais fini de se vider le cœur sur l\u2019idée maîtresse de sa vie d'homme et d\u2019artiste : le pays.En 1983, il a publié aux Éditions Guérin un brûlot où il réglait ses comptes avec les « hypocrites » au pouvoir.Cela s'intitulait Mon cher René, c'est à ton tour.«Je les ai tous matraqués ! Je n'en ai pas manqué un ! Aujourd\u2019hui, je suis vieux, et j\u2019ai passé le flambeau.Mais je les haïs encore, lèse.! » Deux ans après ce pamphlet, René l^évesque quittait la politique, vaincu.Raymond Lévesque trouve la jeunesse actuelle bien silencieuse.« Il fallait voir les jeunes baby-boomers manifester bruyamment pour un Québec français.C\u2019était puissant en maudit ! Aujourd\u2019hui, ça ne parle pas fort.fort.» Raymond Lévesque a beau dire qu'il laisse à d'autres (mais à qui ?) le soin de bâtir le pays ; son regard, ses paroles, ses gestes, tout crie sa fougue intacte, sa détermination.A 75 ans.il est bougrement plus ardent qu\u2019une foule de jeunes.C'est à regret qu\u2019il laisse tomber : «Oui, j\u2019ai encore la flamme.Mais l\u2019espoir.» LE SOLEIL ARTS I DISQUES lilAIIE BES CANAUX LBCAII \u2018 C 4 ?CHANSON La forêt musicale du bon gars œ z û Œ a\tj Sur Kanasutu, Richard Desjardins a (ait pousser une forêt, un territoire de sens des plus touffus, comme celui qu'il défend dans son Abitibi chérie, l'arfaitement équilibrée, la nouvelle galette a été distillée avec la complicité d\u2019Yves Desrosiers (Lhasa, F red rie (iary Comeau, Jeszcze Kaz), qui en a assuré l\u2019orchestration.La rencontre artistique s'est avérée une réussite: ici, une ballade émouvante, assaisonnée de cordes et d'accordéons, là un monologue qui égratigne l\u2019ADISQ et Spectra sur fond de contrebasse, un peu plus loin, un western pissant, agrémenté de dobro.Desjardins prend son auditeur par la main, le berce (L u trou perdu), l'amuse (Buck), l'ébranle (Nous aurons), l\u2019émeut (Jenny).On le suit avec un bonheur tel qu\u2019au terme de ces trois quarts d\u2019heure d\u2019exception, on reprend la ballade en activant de nouveau le lecteur, convaincu d\u2019avoir oublié une subtilité lexicale ou une intelligente ligne musicale.Et c\u2019est le cas.Un grand cru.Nicolas Houle Richard Desjardins Kanasuta (Foukinic) VINCE 6UARAl.Pl TME CHARLIE BROWN SUITE S OTHER FAVORITES ?JAZZ La suite « Peanuts » Leurs noms sont maintenant indissociables : Vince Guaraldi et la bande à Charlie Brown, Linus, Lucy et Snoopy.Dans les années tîO, le pianiste américain était sorti de l\u2019ombre en composant pour les spéciales des l'eu nuts une série de thèmes légers et charmants qui sont rapidement devenus des classiques populaires.En gros : ça cartonnait dans cartoon.Guaraldi est mort en l!)7tîen laissant au moins 80 heures de matériel inédit, dont Bluebird Jazz présente ici certains morceaux enregistrés majoritairement en public entre 1!H58 et 1970.Au cœur de l\u2019œuvre: \\&CharlieBroum Suite, l\u2019une des grandes réussites de Guaraldi.Sept mouvements et 40 minutes d'une composition sophistiquée qui permet de découvrir toute la richesse d'une musique à prime abord plutôt .simple et épurée.Les thèmes connus ¦ surgissent au travers de longs interludes joués par un grand ensemble, c\u2019est un petit film en soi qui s\u2019apprécie malgré une qualité sonore approximative.Guillaume Bourgault-Côté (collaboration spéciale) Vince Guaraldi The Charlie Broum Suite 2M4 Le merveilleux monde du Otxle Créason -atnum el iM»yw
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