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Titre :
Interface : la revue de l'ACFAS
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1984-2000
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'ACFAS
  • Successeur :
  • Découvrir (Montréal, Québec)
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Interface : la revue de l'ACFAS, 1984-05, Collections de BAnQ.

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m 2,50$ Mai-|uin 1984 Volume 5, numéro 3 DER A-522 EX.2 INTERFACE La revue de l'ACFAS La chimie des moyens et des grands cycles La vérification automatique des signatures Échec au cancer de la prostate Face à face BENOIT LACROIX «Le fossé entre les sciences humaines et exactes est scandaleux.» 0°^; * Gouvernement du Québec Ministère de la Science et de la Technologie PARTOUT AU QUÉBEC, ON S'EMPLOIE À LA RELA NC E ¦ Encequi concerne le ministère de la Science et de la Technologie, le pland'Actions Gouvernementales d'intensification de la Relance comporte entre autres: lL'IMPLANTATION DE SEPT NOUVEAUX CENTRES DE RECHERCHE APPLIQUÉE: Centre de recherche en électrochimie Centre de recherche sur les applications pédagogiques de l'ordinateur (APO) Centre de recherche sur les technologies télématiques Le fonctionnement de ceux-ci s'appuiera sur la coopération de l'industrie et des universités.Ces centres devraient créer environ 380 emplois en 3 ans.Le financement gouvernemental de ce projet devrait atteindre 77,2 millions $ pour cette période.Centre de recherche sur le graphisme numérique Centre de recherche sur la bureautique et les ressources humaines Centre de recherche sur la valorisation de la biomasse et des procédés de fermentation La MISE SUR PIED PROCHAINE du centre québécois pour la diffusion des techniques de la production automatisée _ (CAO/FAO) ¦ Ce dernier se consacrera prioritairement à la diffusion de la connaissance des technologies de la conception et la fabrication assistées par ordinateurs (CAO/FAO) et à la création d'un milieu propice à l'implantation de celles-ci dans la quasi totalité des secteurs industriels.NOUS AVONS UN PARTI PRIS: LA SCIENCE ET LA TECHNOLOGIE INTERVIEW Face à face BENOÎT LACROIX 7 propos recueillis par Cilles Provost LE POTENTIEL DES MOYENS ET DES GRANDS CYCLES EN CHIMIE ORGANIQUE par Pierre Deslongchamps, Serge Lamothe et Ho-Shen Lin LA VÉRIFICATION AUTOMATIQUE DES SIGNATURES par Réjean Plamondon 16 UN NOUVEAU TRAITEMENT DU CANCER DE LA PROSTATE par Fernand Labrie 23 Interligne 4 Éditorial par Bernard Bénard 6 Science et politique LE GROS LOT DE LA RECHERCHE par Lionel Boulet 26 Modem L'OISEAU SUR LA BRANCHE ET LA SÈVE DANS LE TRONC par Pierre Dansereau 29 100° C LES ÉTATS GÉNÉRAUX DES ÉTUDIANTS DIPLÔMÉS DU QUÉBEC par Benoît Robert et Michel Tétreault 31 Science-inter par Pierre Belzile et Martin Paquet 32 Subventions et bourses 36 A suivre 39 Sources par Jacques Thériault 41 Chercheurs recherchés 42 Éditeur: Association canadienne-française pour l'avancement des sciences Directeur général: Guy Arbour Conseiller à l'édition: Jean-Marc Gagnon/Science-Impact Secrétaire de rédaction: Marie Martin Conception et réalisation graphiques: Norman Dupuis Photographie de la page couverture: Louis Pépin Illustrations: Jacques Goldstyn Publicitaires: Jacques Riché et Marie Martin Revue sans but lucratif, INTERFACE fait surte au Bulletin de l'ACFAS et est publiée bimestriellement à l'intention des membres de la communauté scientifique par l'Association canadienne-française Courrier de deuxième classe pour l'avancement des sciences, avec l'aide du ministère (autorisation en cours).de la Science et de la Technologie du Québec.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Les articles d'INTERFACE peuvent être reproduits sans autorisation à condition que l'origine en soit mentionnée.Québec, quatrième trimestre Pour toute demande de renseignements, s'adresser à: 1983.L'ACFAS, 2730, Côte Ste-Catherine, Montréal (Québec) H3T 1B7 ISSN: 0571-5288 Tél.: (514) 342-1411 I N T E LIGNE INTERFACE / MAI-JUIN 1984 R INTERFACE invite ses lecteurs à lui faire part de leur opinion sur un sujet abordé dans la revue ou une question touchant l'actualité scientifique.Les textes doivent être signés et leur longueur ne doit pas excéder une page et demie (dactylographiée à double interligne).Prière de les adresser à INTERFACE, 2730, Côte Ste-Catherine, Montréal (Québec) H3T 1B7.UNE ÉDUCATION EN VUE DE LA RECHERCHE La recherche, telle qu'elle est conduite de nos jours dans les grandes universités ou les grands centres, est une chose d'envergure nationale, voire mondiale.Personne n'y peut rien ou guère s'il est seul et s'il ne peut bénéficier non seulement de l'appui et de la compétition de mille autres chercheurs, mais aussi d'une préparation adéquate à ce travail harassant, exigeant et de la plus haute conséquence pour l'humanité entière.L'Université, dans ce domaine, n'est que le sommet ou la pointe d'une pyramide dont la partie visible cache des assises habituellement oubliées, ignorées, mais sur lesquelles repose l'équilibre du tout.Pour le dire clairement et simplement: la recherche commence, en vérité, à la maison, à l'école primaire, au secondaire.Plus elle commence tard, plus elle comporte de lacunes et de dangers.Deux sortes de qualités sont indispensables au chercheur, de quelque niveau qu'il soit: les qualités de l'esprit et les qualités du coeur.Une intelligence capable de recherche est une intelligence capable d'analyse et de synthèse.Le laboratoire le moins coûteux et le plus profitable en cette matière est l'étude qui conduit à la maîtrise de la langue, et donc de la grammaire.Le latin et le grec avaient, sur ce plan, des avantages incroyables: dans ces deux langues, avant d'utiliser un nom, un adjectif, un verbe, on doit se demander quel est son rôle propre par rapport à tous les autres éléments de la phrase: est-il sujet, complément, ablatif instrumental ou datif d'intérêt?Qui s'est entraîné à manier ces langues pourrait déjà devenir chef de laboratoire: avant de manipuler quoi que ce soit, il a appris par routine à se demander quelle est la situation de sa recherche dans l'ensemble du savoir, et dans la discipline particulière à laquelle il lui faut se consacrer.Les qualités du coeur sont également indispensables, bien qu'on feigne de les trouver étrangères au sujet.Rimbaud a déjà écrit que les combats spirituels étaient plus durs que les batailles d'hommes.Le domaine de la recherche est celui dans lequel l'humanité actuelle se rend de plus en plus compte que son avenir même est engagé, - et j'entends par là son existence.Qu 'espérer du chercheur qui ne songe qu'à son salaire, à sa réputation, à son avancement, qui ne reculera devant aucune tactique, aucun procédé pour obtenir un poste et bloquer parson arrivisme toutes les avenues d'une recherche constructive?Qu'espérer du chercheur à qui les oeillères de la politique, du besoin de plaire, des stupides utopies ferment les yeux sur les données les plus objectives et les plus évidentes de sa propre recherche?Mais comment espère-t-on voir dans la nation naître des hommes et des femmes dotés de ces qualités de l'esprit et du coeur, si personne ne se soucie de leur donner une formation, une éducation appropriée?Quand je voyais mes étudiants d'université incapables de composer une phrase française, incapables de construire un raisonnement un tant soit peu valable, incapables de se concentrer cinq minutes sur un texte et d'en dégager l'idée maîtresse, comment aurais-je jamais pu m'imaginer que ces jeunes étaient armés pour devenir un jour des chercheurs de qualité?Je les voyais bien avides de se trouver des bourses et de s'attribuer de hautes charges alimentées de gros salaires, mais je tremblais surtout de penser qu'ils les obtiendraient ces bourses, etqu 'ils les occuperaient ces hautes charges, et que toute la nation en paierait un jour le prix.Quand je suis témoin de la futilité et de la superficialité de la bataille actuellement engagée pour la réforme de l'enseignement, je souffre et je désespère des progrès de notre recherche universitaire.Je la vois au contraire condamnée au dépérissement.J'y vois même un péril pour nous tous, car me je demande bien comment traiteront dans nos hôpitaux et ailleurs des praticiens qui n'auront jamais su ni lire ni écrire et à qui on aura quand même accordé leurs diplômes, dans l'unique crainte de les voir provoquer une grève générale des universités.Edmond Robillard, Montréal LE VIRAGE INTELLECTUEL Le Québec tarde à amorcer son virage technologique, non pas à cause des intentions politiques exprimées dansplusieursgrands livres multicolores, mais parce que la majorité des postes-clés dans la société québécoise sont toujours occupés par des produits ou résidus de la Révolution tranquille.Ils appréhendent la révolution non tranquille et s'accrochent désespérément à leur pouvoir; c'est normal, parce qu'ils ne peuvent pas jouer de rôle dans la présente révolution et surtout après cette révolution.Dans le statu quo, ils risquent moins de se retrouver au chômage et les grandes intentions demeurent des énoncés de salon.C'est le désavantage d'avoir à faire deux révolutions trop rapprochées.Il apparaît déjà que la révolution technologique assurera une croissance économique sans création d'emploi.Même si le bilan net à ce chapitre est incertain, il est tout à fait évident que le refus de considérer l'avènement de ces nouvelles technologies, ou le retard à les implanter, auront davantage d'effets négatifs sur l'emploi, à cause de notre non-compétitivité sur les marchés souvent déjà saturés.Les industriels ont la responsabilité d'implanter les nouvelles technologies dans leurs processus de production pour conserver et même accroître le nombre de postes; ils ont aussi la responsabilité de minimiser les effets négatifs de ces nouvelles technologies. INTERFACE / MAI-JUIN 1984 INTERFACE Nous avons financé la Révolution tranquille par la matière première qui était sous nos pieds, nous devons maintenant financer la matière grise pour réussir la révolution technologique.On a accusé le duplessisme de sacrifier notre matière première.La prochaine décennie et les suivantes nous reprocheront d'avoir gaspillé notre matière grise en laissant au chômage plusieurs universitaires et cégépiens formés à grands coûts.Pour gagner la bataille, il faut principalement augmenter les crédits à la recherche et au développement.Selon de récentes statistiques, il se dépense annuellement au Québec, en recherche et développement, 36$ par habitant, tandis que l'Ontario y consacre 86$.Cette situation, couplée à une formation technologique plus adéquate et à une fiscalité moins dévorante font que, ces dernières années, il s'est développé près de275 entreprises de haute technologie dans l'axe Ottawa - Carleton, alors qu'une seule s'est implantée dans la région de Hull.Une entreprise de haute technologie génère environ un emploi par 60 000 $ de chiffre d'affaires.Une entreprise dans le secteur primaire doit compter en moyenne 700 000 $ par emploi.C'est toute la différence entre vendre du savoir plutôt que de la matière première.La révolution technologique étant une question d'intelligence, les femmes ont donc autant de chances que les hommes.Vous les femmes, vous devez acquérir les compétences requises, sinon il ne vous restera que vos chaudrons à contrôle micro-ordinateur offerts par votre amant en gratitude du poste devenu payant que vous lui aurez laissé.Il pourra même vous refiler une partie de son travail, pour rentabiliser son investissement, et ainsi prolonger sa pause-café.Vive la révolution! Fernand Landry Cégep de La Pocatière Note de l'éditeur Des sciences humaines.inhumaines ou Une interdisciplinarité dure à discipliner Il est de toute première instance qu'une revue interdisciplinaire comme INTERFACE présente des textes arbitrés dans un large éventail de sciences pratiquées par Yhomo sapiens.Il faut cependant avouer que ce numéro ne verse pas particulièrement dans ce qu'il est convenu d'appeler les sciences «humaines».Il y a à cela une raison à la fois simple et déconcertante: les chercheurs(ses) de sciences humaines sont dur(e)s entre eux(elles).Nous avons démarré la production d'INTER-FACE (vol.5, no 2) avec une dizaine de textes, dont quatre dans diverses disciplines des sciences humaines.Les arbitres consultés pour chacun de ces quatre textes (au moins deux par texte) ont conclu à l'impossibilité de publication sans modifications majeures.Drame à INTERFACE.On consulte une des plus importantes sections de sciences humaines du congrès: — Vous ne connaîtriez pas quelqu'un de sûr, avec quelque chose à publier?Évidemment, ce serait arbitré.Le sauveur, un éminent chercheur, accepte.Arbitrage.Décision des arbitres: modifications requises.Re-drame à INTERFACE.Téléphone au directeur d'une importante revue de sciences humaines: — N'auriez-vous pas quelque chose de franchement interdisciplinaire, prêt à être publié?— Mais oui, laissez-moi cependant demander la permission à l'auteur! L'auteur vient de prendre l'avion.Rejoint à son hôtel, il s'esquive: — INTERFACE?Connais pas.Il préfère sa revue à deux boîtes d'une revue concurrente.Il semble que le processus d'arbitrage des textes soit beaucoup plus laborieux chez les sciences humaines.On se le tient pour dit: les chercheurs des sciences humaines sont désormais invités à nous envoyer massivement leurs textes! Il est minuit moins une et les presses de l'imprimerie vont bientôt tourner.L'édition d'une revue interdisciplinaire relève vraiment d'une discipline inhumaine.(C.A.)D ERRATUM Plaidoyer pour un playdoyer Dans le titre de l'article rédigé par Jacques Bergeron et paru dans le numéro 2, on aurait dû lire «Plaidoyer pour l'oreille», plutôt que «Playdoyer pour l'oreille».L'équipe d'interface s'en excuse auprès de l'auteur et de ses lecteurs, qui ont pu être gênés par cette erreur.Rendez-vous en septembre Prière de noter qu'INTERFACE fera relâche cet été.Le prochain numéro paraîtraen septembre, mais les bureaux de l'ACFAS resteront ouverts en juillet et en août.POLITIQUE ÉDITORIALE INTERFACE comprend une partie éditoriale et une partie arbitrée.La partie éditoriale comporte une entrevue et diverses chroniques.La partie arbitrée contient des textes scientifiques qui débordent le cadre de la recherche sur laquelle ils portent.Deux arbitres sont choisis dans lacommunautéscienti-fique pour étudier l'article, faire, s'il y a lieu, des suggestions à l'auteur et donner leur accord ou non.En cas de litige, le texte est soumis à un troisième lecteur.L'ACFAS se réserve en dernier ressort le droit de refuser (en donnant des explications) un article et désire, à moins d'une entente préalable, conserver l'exclusivité des textes.Les auteurs sont invités à soumettre leurs textes en quatre exemplaires, au secrétariat de l'ACFAS, 2730, chemin de la Côte Ste-Ca-therine, Montréal, H3T1B7et à se procurer au préalable à la même adresse le feuillet des modalités à suivre pour la présentation de leurarticle.Il n'est pas nécessaire d'être membre de l'ACFAS pour ce faire.?Bonnes Vacances! Bernard Bénard, vice-recteur à la recherche de l'Université de Sherbrooke, est président de l'ACFAS pour l'année 1984-1985.INTERFACE / MAI-JUIN 1984 Le rôle de l'ACFAS dans le contexte scientifique actuel ?La prise de conscience collective à l'égard du virage technologique s'est traduite par la mise en train d'une panoplie de mesures à tous les paliers des administrations gouvernementales.Le bien-être de la population constitue une donnée fondamentale de nos sociétés.De l'effort scientifique dépend la maîtrise de nouvelles technologies, et celle-ci est perçue comme une nécessité pour assurer non seulement le progrès de notre économie mais aussi préserver la place du pays dans le concert des nations.Les gouvernements légifèrent donc pour moderniser les infrastructures industrielles, identifier des secteurs prioritaires, assurer la disponibilité de la main-d'oeu-vre, privilégier les disciplines essentielles au virage technologique et faciliter le transfert des connaissances ou des innovations des milieux de la recherche, comme ceux de l'Université, vers l'industrie.Des questions fondamentales doivent être soulevées en regard des politiques qui sont proposées à cet effet.L'impact des nouvelles technologies ne constitue-t-il qu'une situation conjoncturelle, n'avons-nous pas plutôt affaire, sous l'effet de leur impulsion, à un tournant fondamental de notre civilisation et de ses schèmes de référence?Les mesures mises de l'avant s'intègrent-elles dans un projet plus vaste de société, ou au contraire s'avèrent-elles une série de décisions ponctuelles qui risquent de torpiller des acquis que nous estimons fondamentaux et de laisser pour compte les moyens de maîtriser les Conséquences des transformations que subit la société?À plusieurs reprises au cours de son histoire, notre civilisation occidentale s'est remise en question sous le choc d'événements qui furent le fruit de son propre génie.La redécouverte de l'Antiquité, la diffusion des idées grâce à l'imprimerie, la méthode expérimentale et les grandes explorations ont, par exemple, servi à la Renaissance pour une reformulation des grands courants de pensée de l'époque dont le monde contemporain ressent toujours les conséquences.Plus près de nous, l'application du génie inventif de l'homme à des moyens de production a enclenché au 19e siècle un processus dont nous percevons l'accélération vertigineuse au cours des décennies actuelles: la révolution technologique envahit tous les secteurs de l'activité humaine, phénomène dont l'ampleur est telle qu'elle déborde de beaucoup le cadre des moyens de production.La méthode scientifique, le développement de la science et de ses applications engendrent des outils d'intervention d'une puissance de plus en plus remarquable, parfois redoutable.Notre époque connaît des transformations qui rivalisent vraisemblablement avec celles qu'a connues la Renaissance.Plusieurs estiment que la conquête incessante de nouvelles technologies constitue un gage essentiel et suffisant du progrès de l'Humanité.Grâce à elles, l'homme peut consacrer plus de temps à son épanouissement personnel et développer ses activités sociales, réalisant ainsi dans les faits ce que des systèmes sociopolitiques promettent en théorie, comme l'égalité des chances, l'abolition de l'exploitation de l'homme par l'homme et le bien-être collectif et individuel.Il suffirait donc de laisser agir le dynamisme des forces en présence pour que les bienfaits de la science et de la technique rejoignent tous les individus.Avec tout autant d'exemples à l'appui, d'autres soutiennent que la technologie constitue une source de plus en plus sophistiquée d'aliénation des esprits et des personnes.Les nouveaux moyens de production ont engendré les mégapoles à l'atmosphère polluée et les bidonvilles.Grâce à la technologie, des administrations impersonnelles peuvent concentrer entre les mains du petit nombre des pouvoirs de plus en plus étendus qui régissent la vie d'une masse d'êtres humains tantôt apathiques, tantôt révoltés.De puissants moyens de communication servent à l'asservissement des foules aux fins de régimes totalitaires.Bref, on confisque la technique pour asseoir les inégalités et exploiter la collectivité au bénéfice de quelques individus.Les opinions contradictoires sur la technologie se fondent sur des réalités indéniables de notre monde contemporain.Ces contradictions se résolvent dans le creuset de cette vérité que nous rappelle l'au teur, à savoir que la technologie est un moyen au service d'une fin.Au cours des récentes années, les divers paliers de gouvernement ont mis de l'avant des énoncés de politique scientifique qui traduisent le plus souvent leur préoccupation d'assurer le transfert des connaissances vers l'industrie.En 1980, le gouvernement québécois publiait les orientations et un plan d'action d'une politique de la recherche plus globale, qui a voulu préciser la place de celle-ci au sein du développement économique, social et culturel de la société québécoise.Nonobstant ces prises de position, beaucoup d'incertitudes demeurent quant aux bienfaits des retombées des innovations technologiques et l'à-propos des initiatives en cours.Depuis plus de soixante ans, l'ACFAS promeut la recherche et la culture scientifiques au sein de notre société.Elle se sent particulièrement interpellée par le contexte actuel.L'Association se réjouit de l'intérêt accru des gouvernants pour la recherche scientifique et ses applications.Alors que des actions sont en cours et d'autres en voie d'élaboration pour faciliter le transfert des connaissances et l'innovation technologique, l'ACFAS compte servir d'agora pour ses membres afin de questionner l'opportunité, la pertinence ou la concordance des mesures gouvernementales en ce domaine et s'assurer de la transparence et de la consultation des intervenants dans le processus de détermination des priorités de recherche.Elle verra à défendre l'équilibre à ne pas rompre entre formation, recherche fondamentale et développement.Elle se souciera enfin de rappeler que, pour technologique que puisse être le virage, ce dernier s'incarne dans une collectivité qui doit en assumer la maîtrise sociale et culturelle et, pour ce faire, en appeler à toutes les sphères du savoir.? INTERFACE / MAI-JUIN 1984 Benoît Lacroix propos recueillis par Cilles Provost Né à Saint-Michel-de-Belle-chasseen 1915, Benoît Lacroix étudie tour à tour la théologie, l'histoire et les lettres, qu'il enseigne dans différentes universités: Montréal, Québec, Kyoto, au lapon, Caen, en France.Son lieu ferme d'attache reste l'Institut d'études médiévales de l'Université de Montréal, dont il fut le directeur pendant de nombreuses années.À l'heure actuelle, le père Lacroix, directeur de travaux à l'Institut québécois de recherche sur la culture, y anime une vaste enquête sur les rapports du peuple québécois avec ses racines religieuses.Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, il prépare en ce moment un essai sur les Québécois et le temps sacré.Le père Benoît Lacroix, dominicain, s'est intéressé de près à l'histoire de la religion traditionnelle au Québec.Il figure parmi les fondateurs de l'Institut québécois de recherche sur la culture et du Centre d'étude des religions populaires de Montréal.À sa manière simple et chaleureuse, il livre à INTERFACE ses réflexions sur la culture à l'heure du virage technologique, la jeunesse, la religion, les sciences humaines et les sciences exactes.?Marginal, moi?Parce que je me préoccupe de la culture à l'heure du virage technologique1 .Oui, bien sûr, je me sens marginal.Mais je crois en même temps que je fais partie d'une minorité de plus en plus nécessaire! Ce serait une erreur fondamentale pour la survie du Québec, je pense, que de privilégier seulement la recherche «utilitaire» et d'écarter tout ce qui a trait à notre culture, à l'histoire de notre pensée, aux sciences humaines, aux arts ou à la musique.Le Québec n'a de raison de survivre que par sa culture, c'est-à-dire par sa langue, par ses arts, par la «façon d'être» particulière de ses citoyens.Nous avons des choses à dire au monde.Oui, c'est ça, bien plus de choses à dire au monde qu'au reste du Canada, en fait! Ma priorité, c'est l'être québécois dans ce qu 'on pourrait appeler sa culture fondamentale, la culture du monde ordinaire.Pour commencer, je cherche à l'identifier, comme elle est ou comme elle a été.Deuxièmement, je veux la faire aimer des jeunes.Enfin, j'essaie de lui donner une dimension «spiritualiste» et généreuse.«Ma plus grande fierté, c'est d'être dominicain.» Ma principale contribution à cette redécouverte de la culture québécoise?C'est, je crois, mon travail sur la religion populaire.Je suis préoccupé par ce qu'une religion a d'humain.La nôtre avait ceci de particulier qu'elle originait du moyen-âge avec ses superstitions, sautant par-dessus la Renaissance, la Révolution française et la Réforme.Ce qui m'intéresse, c'est la religion que le peuple vit à chaque jour, pas celle des intellectuels et des théologiens.Je vais être très à l'aise avec tout ce qu'a fait le frère André, par exemple.mais ne me demandez pas ce qu'a pu écrire Mgr Paquette! Comme historien, j'ai toujours eu la nostalgie de la précision scientifique.Cela trahit aussi chez moi une jalousie à l'égard des sciences exactes.Avec ses grands doigts nerveux qui parlent encore plus que ses mots, Benoît Lacroix s'est livré ainsi, peu à peu, pendant deux heures.Intarissable comme un enfant qui trouve une oreille attentive et comme un aîné débordant d'une vieille sagesse.Son visage aux traits burinés et ses petits yeux pétillants et chaleureux me rappelaient le cardinal Léger, en plus simple mais avec ce même mélange indéfinissable de culture savante et de préoccupations pour le monde ordinaire.Le père Lacroix est fier de ses origines paysannes: elles lui permettent de «parler aux gens dans un langage qu'ils comprennent», comme il dit.En même temps, on sent qu'il demeure extérieur à ses sujets d'étude, comme il convient à tout chercheur.Je procède comme les scientifiques des sciences exactes, insiste-t-il.Je pars de l'expérimentation, jamais de l'idéologie.Je n'essaie jamais de récupérer les gens.Si j'étudie un sujet comme les pèlerinages, je vais voir les gens sur place.Je commence toujours par faire prendre des photos, par le visuel.D'abord je regarde, ensuite j'écoute.J'interroge les gens et j'essaie de savoir pourquoi ils posent ces gestes.La méthode expérimentale m'empêche de glisser dans une sorte de théologie ou de pastorale du pèlerinage.Ensuite, après avoir écouté et enregistré, je lis.Enfin, j'écris.Les gens du pays s'expriment à travers des contes, des comparaisons, de toutes sortes de manières.et c'est ça qui m'intéresse.Mais il demeure prêtre quand même et il avoue «faire les deux de front», fasciné par «les aspirations fondamentales de l'être humain», pénétré des valeurs d'ouverture et d'accueil qu'il dit tenir de sa communauté.Pendant l'entrevue, je lui ai demandé ce qui faisait l'objet de sa plus grande fierté.Je pensais à sa carrière scientifique mais il m'a aussitôt répondu, se plaçant à un autre niveau: -Ma plus grande fierté, c'est d'être dominicain.J'ai trouvé ici un milieu de culture ouvert et très libéral, très compréhensif face à tout le monde.J'ai rarement entendu un jugement défavorable à l'endroit d'une personne qui ne partageait pas nos valeurs.Au contraire, il y a ici une volonté de dépasser les frontières, de comprendre l'autre.Ça m'a beaucoup influencé. INTERFACE / MAI-JUIN 1984 L'entrée de son bureau à l'Institut d'études médiévales (juste en face des bureaux de l'ACFAS) est tapissée de tablettes pleines de vieux missels et de bibelots religieux, rose et bleu pâle, à la mode de la famille Plouffe.C'est mon musée des horreurs, dit-il en riant, comme pour cacher sa gêne.Chose certaine, il refuse de se laisser photographier devant ces reliques d'une culture religieuse qui fut nôtre.Certes, il l'étudie avec plaisir et fascination, mais il refuse de s'y identifier.«Le Québec a eu un clergé populaire très peu instruit, qui a souvent fait fausse route.» Peut-être est-ce le théologien qui se rebiffe devant ces formes de piété proches de la superstition, qui l'amènent à porter un jugement aussi dur sur notre religion traditionnelle et sur le clergé.«C'est inimaginable à quel point notre religion traditionnelle a été superstitieuse», avoue-t-il.Même s'il y avait aussi de l'adoration, le peuple oscillait toujours entre les deux.On a assisté au Québec à un phénomène religieux spécial, marqué par un clergé populaire très peu instruit, qui a souvent fait fausse route et exigé des choses de façon absolument impensable.Il a parfois imposé des folies, il a dicté des «paroles» et les gens ont suivi en aveugles.Il y avait bien deux ou trois prêtres plus instruits, mais les autres.Et d'ajouter le père Lacroix: C'est comme cela qu'on a ici une religion populaire stricte originant du moyen-âge.On n'a pas connu la Renaissance.ni la Réforme parce qu'elle s'est faite en anglais.Et on en était encore à remonter le fleuve pendant la Révolution française! On a donc connu une religion coutumière, fondée sur la répétition quotidienne, liée aux obligations et à des sermons que le peuple appliquait.souvent avec astuce.Il était porté à laisser Dieu de côté pour s'occuper plutôt de sainte Anne, de saint Joseph ou de la sainte Vierge.On avait peur de Dieu et on préférait s'adresser à des médiateurs plus accessibles.Et encore, la divinité était réduite au petit Jésus familier et innocent.Cette religion était toute ramenée au niveau de la moralité, en termes du «permis» au «défendu».C'est pour cela que le problème de la pilule a entraîné une telle désaffection religieuse des Québécois.On ne pouvait plus pratiquer sa religion puisqu'on prenait la pilule! C'est court, comme raisonnement, mais c'est comme cela.L'INSTITUT QUÉBÉCOIS DE RECHERCHE SUR LA CULTURE A 70 ans, le père Lacroix demeure toujours très actif: -Je m'affaire, dit-il, à éditer les actes d'un colloque qui a eu lieu à Québec, sur le thème «Religion populaire, religion de clercs?».C'est un volume Important, d'au moins 500 pages, avec toutes sortes de communications faites par des gens d'ici.Je travaille aussi à un répertoire bibliographique de tout ce qui a été écrit sur la religion populaire au Québec entre 1900 et 1980.Il est en outre responsable de l'édition critique des oeuvres de Lionel Croulx.Lauréatdu prix Léon Guérin du gouvernement du Québec en 1981, Benoît Lacroix demeure directeur de travaux à l'Institut québécois de recherche sur la culture, un organisme dont il a été un des animateurs depuis sa création par le gouvernement du Québec, il y a quatre ou cinq ans.-C'est le seul endroit où j'ai découvert une réelle ouverture d'esprit à l'égard des recherches sur la religion traditionnelle des Québécois, dit-il.Ce n'était pas fait au nom du catholicisme mais au nom de l'importance culturelle de la religion, au nom du respect de l'expérience religieuse.À cet égard, même les Russes étudient le christianisme.Je suis satisfait de l'Institut pour deux raisons.D'abord, il a déjà publié quelque 25 livres en peu d'années d'existence.Il n'a pas eu peur d'affronter le public.D'accord, ces livres ont été imparfaits et critiqués, mais l'Institut n'a pas hésité à dire ce qu'il faisait.Mon autre satisfaction, c'est l'ouverture d'esprit des chercheurs.On a publié des ouvrages sur les juifs, les Grecs, les Italiens et les Franco-Américains.Aucune université d'ici n'avait encore osé faire ça! Cette ouverture montre que la nouvelle culture québécoise est assez sûre d'elle-même pour ouvrir le dialogue avec les immigrants.Il faut redécouvrir notre dynamique culturelle propre, devenir plus fiers de ce que nous sommes et conscients de nos richesses.Il faut sortir de notre obsession à l'endroit du Canada anglais.«Les sectes sont la réapparition de notre passé religieux.» INTERFACE / MAI-JUIN 1984 Certes, les Québécois étaient théistes, mais je me demande parfois s'ils étaient chrétiens! Pour eux, le Christ est mort le Vendredi saint mais ils ne l'ont jamais ressuscité.Ils s'en tenaient à la morale et aux rites.Le culte des âmes du purgatoire est très proche du culte des ancêtres qu'on retrouve dans les religions animistes.On peut aussi penser au rite étrange de l'eau de Pâques, si important chez nous.Il n'avait rien à voir avec la résurrection.C'était bien plus une célébration païenne du printemps.Le Vendredi saint, le jour le plus triste de l'année, symbolisait le mal de vivre, tandis que Pâques marquait la fin du jeûne.Aujourd'hui, les sectes religieuses constituent une réapparition de ce passé religieux.Un peu fanatiques, fermées sur elles-mêmes, avec un bon gourou pour remplacer le curé, un crédo bien défini et juste la bonne dose d'ascèse et de conservatisme.Je pense que ces sectes rendent beaucoup de services et témoignent à leur manière d'un besoin de transcendance.Mais je ne pense pas qu'elles vont survivre.Elles sont trop liées à des personnes particulières.Je crois que notre jeunesse est extrêmement dynamique et créatrice.Je suis content que l'ACFAS lui fasse une place aussi grande à ses congrès annuels.J'arrive d'un voyage de trois semaines en Amérique centrale et en Amérique du Sud: Mexique, Salvador, Brésil.Ce sont des pays qui vivent des moments chauds.Ils sont aux prises avec la politique, la guerre, leur anti-impérialisme.Les jeunes de là-bas n'ont pas le temps de créer; ils sont trop accaparés par ce qu'ils ont à faire dans l'immédiat.Ici, j'accompagne une jeune compositrice qui est en train de faire un oratorio.Elle n'est pas distraite par des préoccupations politiques; elle cherche simplement à faire de la belle musique sur un sujet spiritualiste.Selon moi, c'est ça, la culture.Notre culture, c'est aussi ce chauffeur de taxi qui vient de publier ses mémoires.On peut en dire autant d'un enfant qui fait du dessin.La culture n'est pas réservée aux génies, à l'élite et à l'aristocratie.Voilà pourquoi Benoît Lacroix s'inquiète des faibles priorités gouvernementales, en matière de culture.-Au Canada comme dans le reste du monde, je constate aisément que les fonds destinés à la recherche militaire et «utilitaire» croissent très vite, tandis que ceux alloués aux sciences humaines diminuent de façon significative.J'ai peur du virage technologique et de tout un courant occidental qui néglige la dimension culturelle et les valeurs.Bien sûr, il est important de consacrer de l'argent à l'informatique, mais il faut aussi voir que le chercheur ne travaille pas d'abord pour lui-même.L'électronicien et moi-même travaillons dans le même sens.Et quand nos jeunes auront tous les jouets, tous les gadgets possibles, seront-ils plus avancés?Que vont-ils se dire et penser?En quoi vont-ils croire et qui vont-ils servir?.~'-: 'mmm m$Bm ¦ Wa&* ;¦ ¦' È&âI «Ç.**» ^ A’Srÿi^- Pt£?9fe; Commission de la Fonction publique du Canada Public Service Commission of Canada Les 9,10 et 11 mai 1984, la Fonction publique du Canada vous invite à visiter ses kiosques au Pavillon De Koninck de l’Université Laval à Québec, à l’occasion du 52e congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences.Pourquoi ne pas venir discuter des possibilités de carrière qu’offre la Fonction publique du Canada avec les représentants de quelque dix ministères fédéraux?Nous sommes à la recherche d’experts hautement qualifiés en sciences pures et appliquées, en informatique et en économie.Apportez votre curriculum vitae.Qui sait?Ce pourrait être le début d’une association heureuse entre vous et la Fonction publique fédérale.Bienvenue à L'ACPAS L’arrivée de Jacques Cartier (par Eugène Hamel, circa 1890) w ACFAS un MONDE à DÉCOUVRIR Rendez-vous au 53e Congrès de l’ACFAS, les 21, 22, 23 et 24 mai 1985 à l’Université du Québec à Chicoutimi Présentez-y une communication ou organisez-y un colloque scientifique en retournant le formulaire disponible dans toutes les facultés et départements universitaires dès novembre 1984.On peut également obtenir des formulaires au secrétariat de l’ACFAS, 2730 Côte-Ste-Catherine, Montréal H3T 1B7, (514) 342-1411.Université du Québec à Chicoutimi Le plus important congrès scientifique francophone au monde.Plus de 1 000 communications dans les secteurs suivants: Ne manquez pas le Boeing de l’ACFAS! Sciences biologiques et médicales Biochimie, Biologie cellulaire et moléculaire, Biophysique et génie biomédical, Botanique et écologie végétale, Endocrinologie, Environnement, Génétique humaine et animale, Microbiologie, virologie et immunologie, Neurologie et physiologie, Nutrition et technologie alimentaire, Pharmacologie et toxicologie, Santé communautaire, Sciences de l’agriculture, Sciences forestières, Sciences infirmières, Zoologie, Limnologie et Écologie animale.Sciences humaines et sociales Aménagement et urbanisme, Climatologie et météorologie, Démographie, Économique, Éducation, Études amérindiennes, Études anciennes, Géographie, Géomorphologie et quaternaire, Gérontologie, Histoire, Linguistique, Langues modernes (allemand/anglais/espagnol/ russe), Littérature d’expression française, Philosophie, Psychologie, Sciences du loisir, Science politique, Sciences de l’activité physique, Sciences administratives, Sciences juridiques, Sciences du loisir, Science politique, Sciences religieuses, Sociologie/anthropologie.Sciences physiques et mathématiques Chimie analytique et minérale, Chimie organique, Chimie physique, Génie chimique, Génie civil, Génie électrique, Génie mécanique/industriel/manufacturier, Génie minier/métallurgique, Informatique, Mathématiques, Physique, Sciences de la terre.Des démarches sont en cours auprès de la Société QUEBECAIR pour mettre à la disposition des congressistes un TRAIN AÉRIEN MONTRÉAL-QUÉBEC-CHICOUTIMI.¦¦HH Photographie et Collection, Musée du Québec
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