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Titre :
Interface : la revue de l'ACFAS
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1984-2000
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'ACFAS
  • Successeur :
  • Découvrir (Montréal, Québec)
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Interface : la revue de l'ACFAS, 2000-05, Collections de BAnQ.

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DECOUVRIR LA REVUE DE LA RECHERCHE VOLUME 21, NUMÉRO 3 | MAI-JUIN 2000 La science Puces électroniques: gare aux impuretés! |^uTM||T-li|||0 jgp1 %^'yL' La nouvelle vie de Félix d'Hérelle ., -.f yy .V - % —*#/ / • v% Chirurgiens sous haute surveillance La révolution verte de la méduse f ' | .! [• L'andropause^ oui^aexiste ! \ Un vaccin pour les plantes "-A P.48 Association canadienne-française pour l’avancement des sciences, 425, rue De La Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L 2M7 N° de convention de vente relative aux envois de publications canadiennes 1260413 1 B { \7> -'% 5 "*• 1 ! t.Æ *J 01001026651803 belles années de Plus de 1200 chercheuses et chercheurs oeuvrant dans ces domaines de recherche : sciences pures, génie, santé, lettres et sciences humaines, éducation, droit, administration et théologie 9 facultés offrant au total une vingtaine de programmes de doctorat et une quarantaine de programmes de maîtrise, dispensés par plus de 400 professeures et professeurs Des instituts spécialisés, dont l'Institut de pharmacologie de Sherbrooke, l'Institut de recherche et d'enseignement pour les coopératives et l'Institut de matériaux et systèmes intelligents Un éventail imposant de groupes de recherche et centres d'excellence ainsi que plusieurs chaires Au premier rang des universités au Québec et au troisième rang au Canada au chapitre des redevances annuelles pour les découvertes de ses chercheurs et chercheuses 176 brevets obtenus 45 entreprises licenciées au Québec, aux Etats-Unis et en Europe UNIVERSITE DE SHERBROOKE 1-800-267-UdeS www.usherb.ca L'UNIVERSITE DE SHERBROOKE Programmes de maîtrise Adaptation scolaire et sociale Administration Administration des affaires (M.B.A) Biochimie Biologie Biologie cellulaire Chimie Droit de la santé Économique Enseignement Environnement Études françaises Fiscalité Génie aérospatial Génie chimique Génie civil Génie électrique Génie logiciel Génie mécanique Géographie Gérontologie Gestion de l'éducation et de la formation Gestion et développement des coopératives Histoire Immunologie Informatique Ingénierie Kinanthropologie Littérature canadienne comparée Mathématiques Microbiologie Orientation Pharmacologie Philosophie Physiologie Physique Psychoéducation Psychologie des relations humaine: Radiobiologie Sciences cliniques Sciences de l'éducation Sciences humaines des religions [Service social Théologie Programmes de doctorat jBI Administration (DBA) , Biochimie Biologie H Biologie cellulaire Chimie Education Etudes françaises ¦ Génie chimique Génie civil Génie électrique Génie mécanique H Immunologie H Littérature canadienne ¦ comparée ¦ Mathématiques ¦ Microbiologie ¦ Pharmacologie I Philosophie F Physiologie Physique Radiobiologie Sciences cliniques Télédétection Théologie VOLUME VINGT ET UN | NUMÉRO TROIS | MAI-JUIN 2000 MOT DE LA RÉDACTION ______________La sciençe AU MUSÉE Danielle Ouellet Sc 8 9 10 11 12 12 13 14 15 15 16 17 4 IENCE CLIPS Puces électroniques: gare aux impuretés! Les médicaments de l’âge d’or Chirurgiens sous haute surveillance La nouvelle vie de Félix d’Hérelle Les nouveaux forgerons Étudier en français en Alberta La révolution verte de la méduse L’ANDROPAUSE, OUI, ÇA EXISTE! La redécouverte d’une pierre précieuse Des étudiants dynamiques, un marché difficile Un vaccin pour les plantes Thérapies pour hommes violents Face â face 18 Gilbert Drouin, l’homme de 100 millions René Vézina Président de l’organisme Valorisation-Recherche Québec, Gilbert Drouin se réjouit de pouvoir contribuer à la réalisation des bonnes idées des chercheurs.Recherche : La science au musée 26 La recherche au cœur du musée Jeanne Morazain Longtemps ignorée, la mission de recherche des musées sort de plus en plus de l’ombre.36 L’objet technologique Michel Harnois 38 «Syrie, terre de civilisations» Jeanne Morazain 40 De la science et des jeux, le centre iSci Dominique Forget 42 «1, 2, 3.Math! » Jeanne Morazain 44 La Ruhr, en ruines.et fière de l’étrei Andrea Hauenschild Enjeux 48 Le commerce électronique: incontournable et avantageux Louis A.Lefebvre, adaptation par Valérie Borde Le commerce électronique croît à un rythme rapide.Les grandes entreprises à travers le monde commandent, fabriquent et vendent leurs produits par l’intermédiaire d’Internet.Zoom .sur le 68e Congrès 58 de l’Acfas Science Monde 62 Réglementer les OGM Laurent Fontaine Rubriques 66 Livres, Calendrier, Quoi de neuf ?Dans le prochain numéro d’Interface 73 La fine pointe 74 Le point S PHOTO: JEAN-BERNARD PORÉE ?À* MOT DE LA RÉDACTION La science au musée La science et la recherche dans les musées occupent des créneaux aux multiples facettes.La recherche fondamentale, appliquée, évaluative, la recherche en gestion ou en marketing, la recherche en muséologie, en sciences de la nature, en sciences sociales ou en éducation, voilà autant d’avenues qui témoignent de la variété et de la richesse des travaux effectués directement au musée ou en collaboration avec des chercheurs d’autres institutions.Notre dossier Recherche fait le point sur cette vocation méconnue des musées et cette lecture vous inspirera, je l'espère, des choix de visites qui agrémenteront vos vacances.Par ailleurs, comme rien n’échappe à la loupe des chercheurs, le commerce électronique est désormais un objet d’études à l’École polytechnique.Le professeur Louis-A.Lefebvre présente cette nouvelle manière de faire des affaires qui envahit la planète tout entière et qui va bien au-delà du simple commerce dans Internet.Dans les Science clips, vous découvrirez ou redécouvrirez Félix d’Hérelle, un savant québécois qui a fait sa marque en Géorgie, à la demande de Staline, et dont les travaux, longtemps oubliés, regagnent une popularité inespérée dans le contexte de résistances de plus en plus importantes aux antibiotiques.En terminant, je souhaite un excellent congrès aux quelque 5000 participantes et participants au 68e Congrès de l’Acfas en mai à l’Université de Montréal.Bonne lecture ! Danielle Ouellet, M.Sc., Ph.D., Directrice et rédactrice en chef, Interface ouellet@acfas.ca J^LvuOJLl IQjüulUlL Avis de l’Acfas sur la formation des enseignants L’Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (Acfas) recommande des changements majeurs dans le système de formation des enseignants en mathématiques et en sciences du primaire et du secondaire.C’est à l’école que les jeunes apprennent à aimer la science, à la détester ou à s'en désintéresser, d'où l’importance de l’enseignant qui motive ses élèves et transmet sa passion pour la science en prenant appui sur sa formation pédagogique.Mais comment l’enseignant peut-il avoir cette passion s’il n’a pas de formation scientifique suffisante?À l’heure actuelle, la formation initiale des enseignants ne leur permet pas de répondre : adéquatement à leur mission de transmission du savoir et de la culture scientifiques.Cette formation devrait s’appuyer sur une formation collégiale comprenant au moins un cours de sciences naturelles.Les lacunes sont particulièrement graves au primaire où de nombreux enseignants s’abstiennent d’enseigner les sciences, faute d’une formation suffisante.Afin de réhabiliter les sciences et les mathématiques auprès d’eux, l’Acfas recommande que la formation initiale des enseignants du primaire accorde une place obligatoire aux sciences et à la technologie.Au secondaire, les futurs enseignants devraient recevoir une so-j lide formation dans une matière scientifique.Des cours axés sur l’acquisition d'une culture scientifique, sur les méthodes scientifiques et sur l’histoire des sciences sont aussi nécessaires.L’Acfas recommande que la formation scientifique des futurs enseignants en sciences et technologie du secondaire soit modifiée pour que la formation dans une discipline scientifique incluant les mathématiques occupe au moins deux ans du programme universitaire.Il est urgent d’adopter des mesures concrètes pour limiter la pénurie prévue d’enseignants en sciences et technologie et en mathématiques.Tout en respectant le principe du caractère professionnel de la formation à l’enseignement, l’Acfas demande j d'instaurer une voie express pour que des diplômés en sciences puissent acquérir rapidement une formation complémentaire pour devenir enseignants par un programme d’un an de forma-I tion en pédagogie et didactique et d’un an de probation dans le cadre d’un stage/travail.L’Acfas invite le ministère de l’Éducation et les autres ministères concernés, à se consulter et à s’investir massivement dans des actions visant à corriger la situation actuelle.Seul un effort soutenu et concerté permettra que les sciences et la technologie j occupent réellement la place qui leur revient dans le système scolaire.* Cet avis est appuyé par la Chambre de commerce de Montréal, l’Association de la recherche industrielle du Québec (ADRIQ) et l'Association mathématique du Québec (AMQ) Texte complet à www.acfas.ca/maitres Des nouvelles mesures de 186 millions de dollars POUR LA RECHERCHE ET L'INNOVATION De par des mesures totalisant 186,2 millions de dollars pour la recherche, la science et la technologie, le budget 2000-2001 du gouvernement québécois reflète de façon concrète la forte volonté du Québec à se positionner au cœur de la nouvelle économie du savoir.Les principales mesures sont : L'octroi d'une enveloppe de 120 millions de dollars à Valorisation-Recherche Québec pour assurer un effet de levier aux projets présentés par les chercheurs québécois dans le cadre d'initiatives externes au gouvernement du Québec, appuyer des projets de grande envergure dans des domaines prometteurs et soutenir financièrement des projets en génomique.Des crédits supplémentaires de 40,3 millions de dollars sur trois ans aux trois fonds subventionnaires québécois, soit le Fonds pour la formation de chercheurs et d'aide à la recherche (Fonds FCAR), le Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ) et le Conseil québécois de la recherche sociale (CQRS) pour stimuler les alliances stratégiques entre chercheurs de différentes disciplines, secteurs ou institutions pour garantir le transfert des connaissances et la nouvelle organisation de la recherche.Une bonification de 24,3 millions de dollars des bourses d'études accordées par le Fonds pour la formation de chercheurs et d'aide à la recherche (Fonds FCAR).Et, désormais, les bourses au mérite de niveau universitaire seront exemptes d'impôt.Ces mesures encourageront les jeunes à entreprendre, poursuivre et compléter une formation de très haut niveau.Ajoutées aux 406 millions de dollars sur deux ans annoncés l'an dernier et aux autres sommes qui viendront accompagner la politique scientifique, les mesures budgétaires 2000-2001 sont un autre jalon dans la mise en œuvre progressive de la politique scientifique québécoise, l'une des clés pour le développement économique et social du Québec.Pour de plus amples renseignements Ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie Direction des communications • 1150, chemin Saint-Louis, RC • Sillery (Québec) GIS 4Y9 Québec Ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie a a a O Téléphone: (418)643-8757 Télécopieur: (418) 528-2565 Courriel : mrst@mrst.gouv.qc.ca Site web : http://www.mrst.gouv.qc.ca ARTS www.uquebec.ca LE RESEAU DU SAVOIR AU QUÉBEC SCIENCES NATURELLES SANTÉ GENIE ADMINISTRATION SCIENCES HUMAINES EDUCATION LETTRES UNIVERSITÉ DU QJJÉBEC À MONTRÉAL - UQ£M UNIVERSITÉ DU QJJÉBEC À TROIS-RIVIÈRES - UQJR UNIVERSITÉ DU QyÉBEC À CHICOUTIMI - UQAC UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À R1MOUSKI - UQAR UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A HULL - UQAH UNIVERSITÉ DU QJJÉBEC EN AB1TIBI-TÊMISCAM1NGUE - UQAT INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQJJE - INRS ÉCOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION PUBLIQJJE - ENAP ÉCOLE DE TECHNOLOGIE SUPÉRIEURE - ETS TÉLÉ-UNIVERSITÉ - TELUQ_ «I Université du Québec L’intelligence est partout 6 Conseil d’administration de l’Acfas 1999-2000 John Boeglin, professeur agrégé, Faculté Saint-Jean, Université d’Alberta Gilles Brassard, professeur titulaire, Département d’informatique, Université de Montréal Alain Caillé (1er vice-président), VICE-RECTEUR À LA RECHERCHE, UNIVERSITÉ de Montréal Monique Charbonneau, présidente-directrice générale, Centre francophone de recherche en informatisation des ORGANISATIONS Gisèle Chevalier, professeure, Faculté des arts, Université de Moncton Francis Davoine, étudiant Yves Ducharme (trésorier), maître de recherche, Centre de recherche THÉRAPEUTIQUE MERCK FROSST CANADA INC.Lucie Dumais, professeure, Centre de RECHERCHE EN GESTION, UNIVERSITÉ DU Québec à Montréal Louise Filion (présidente sortante), VICE-RECTRICE À LA RECHERCHE, VICE-RECTORAT À LA RECHERCHE, UNIVERSITÉ LAVAL Jean-Denis Groleau, professeur, Collège Jean-de-Brébeuf Félix Maltais, directeur général, Les Publication BLD Inc.Donna Mergler, chercheuse, CINBIOSE, Université du Québec à Montréal Robert Parizeau, président du conseil, Aon Parizeau inc., président du conseil et DE LA CORPORATION, INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTRÉAL (IRCM) Émilien Pelletier, professeur, Institut des SCIENCES DE LA MER DE RlMOUSKI (ISMER) Raymond Pollender, directeur artistique, Théâtre du Petit Chaplin Jean-Marc Proulx (président), vice-président - Recherche et développement, Groupe Conseil DMR Inc.Francine Rivard, adjointe au directeur général, Affaires industrielles et PLANIFICATION, INSTITUT DES MATÉRIAUX INDUSTRIELS, CONSEIL NATIONAL DE RECHERCHES CANADA Bernard Robaire, professeur, Département de pharmacologie, Université McGill Vincent Tanguay, direction générale DES COMMUNICATIONS ET DU MULTIMÉDIA, MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DES Communications André Thibault, Département des sciences DU LOISIR ET DES COMMUNICATIONS SOCIALES, Université du Québec à Trois-Rivières Marie Trudel (2e vice-présidente), DIRECTRICE, LABORATOIRE DE GÉNÉTIQUE MOLÉCULAIRE ET DÉVELOPPEMENT, INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTRÉAL Elvire Vaucher, professeure, École d’optométrie, Université de Montréal Germain Godbout, directeur général, Acfas Yves Gingras (archiviste), CIRST, Université du Québec à Montréal INTERFACE Revue bimestrielle de vulgarisation SCIENTIFIQUE, INTERFACE EST PUBLIÉE par l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (Acfas) avec l’aide du ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie.Directrice et rédactrice en chef Danielle Ouellet Directeur général de l’Acfas Germain Godbout Secrétaire de rédaction Luc Quintal Comité de rédaction Johanne Collin, Robert Ducharme, Pierre Fortin, Jean-Claude Guédon, Jacinthe Lacroix, Jean-René Roy, MichelTrépanier Révision linguistique Hélène Larue Direction artistique Martine Maksud Illustration de la page couverture Stéphane Jorisch Sorties Postscript Film-O-Progrès Impression Imprimerie Ouebecor, Saint-Jean Certains articles d'Interface peuvent être reproduits avec notre accord et À condition oue l’origine en soit mentionnée.Pour toute demande DE RENSEIGNEMENTS, s’adresser À : Acfas 425, rue De La Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L2M7 TÉL.: (514) 849-0045 TÉLÉC.: (514) 849-5558 INTERFACE® ACFAS.CA http://www.acfas.ca/interface/ La revue Interface est répertoriée dans Repère.n° de convention de vente relative aux envois de publications CANADIENNES 1260413, MAI 2000 DÉPÔT LÉGAL : BIBLIOTHÈQUE NATIONALE du Québec, deuxième trimestre 2000 ISSN 0826-4864 Publicité : Communications Publi-Services Chantal St-Denis, Jean Thibault Tel.: (450) 227-8414 info@publi-services.com EH INlLKLACEl 58 am flpNfl Un régime vous ferait grand bien! Le régime de partenariat pour études de maîtrise et de doctorat en milieu de travail Optez pour une formule souple, qui permet aux ingénieures et ingénieurs qui travaillent en entreprise de poursuivre des études supérieures tout en développant des projets de recherche en milieu de travail.Renseignez-vous (81 9) 821 -8000, poste 2113 www.usherb.ca/rpmdmt Faculté de génie UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Les programmes d’études Maîtrise ou doctorat de recherche Un régime bénéfique pour l’ingénieur-étudiant et l’ingénieure-étudiante • Poursuivre des études supérieures tout en conservant son emploi en entreprise.* Bénéficier d’un soutien financier équivalent à son salaire tout au cours de ses études.Réaliser son projet de recherche en milieu de travail, sous la supervision d’un professeur-chercheur réputé pour son expertise.Des arguments de poids pour l’entreprise partenaire • Accroître la compétence de son personnel, tout en bénéficiant de conditions fiscales intéressantes.• Bénéficier de crédits d’impôt de l’ordre de 50 % du montant investi, ce qui permet de faire deux fois plus de recherche pour le même coût. PHOTO : FRANÇOIS SCHIETTEKATTE/ UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL SCIENCE CLIPS a 8 Puces électroniques : gare aux impuretés ! Pour mettre sur pied une usine de fabrication de puces électroniques, il faut prévoir des investissements de l’ordre du milliard de dollars.En effet, puisque les puces ne supportent pas la poussière, on doit Les images microscopiques sont des micrographes de microscopie électronique à transmission des sections verticales des échantillons.Les cercles montrent la présence de nanobulles, dont le diamètre est de quelques nanomètres.rigoureusement contrôler l’air, l’eau et tous les produits chimiques utilisés au cours de la fabrication.Malgré ces précautions, il arrive que des contaminants se retrouvent dans le silicium, le matériau principal des puces; dans ce cas, les pièces doivent automatiquement être rejetées.Au Département de physique de l’Université de Montréal, le professeur Sjoerd Roor-da travaille à la conception d’un procédé visant à débarrasser le silicium de ses impuretés.Sa technique consiste à piéger tous les contaminants à l’intérieur de petites bulles microscopiques qui se trouvent à l’intérieur du matériau.« Des ions d’hélium sont d’abord projetés contre la surface du silicium, explique M.Roorda.Issus d’un accélérateur de particules, ces ions sont fortement chargés en énergie.Ils peuvent ainsi pénétrer à l’intérieur du silicium.Ils poursuivent leur trajet sur quelques nanomètres, puis s’immobilisent dans le matériau.» Pour illustrer ce phénomène, Sjoerd Roorda compare les ions à un ballon de football qu’on lancerait à l’intérieur d’une forêt.Au départ, le ballon serait très «chargé en énergie ».Puis, il frapperait des arbres et il perdrait de la vitesse au contact du vent.Éventuellement, il s’arrêterait.Une fois à l’intérieur du matériau, les particules d’hé- lium s’agglomèrent pour former de petits amas.Ce faisant, elles déplacent des atomes de silicium et créent des trous dans la structure du matériau.Par la suite, on chauffe la pièce de silicium.Cette hausse de température provoque l’évaporation de l’hélium, qui laisse derrière lui une nuée de petits trous vides, appelés nanobulles.Après que l’hélium est disparu, les impuretés se trouvant dans le silicium sont automatiquement attirées dans les nanobulles.M.Roorda explique : « La surface à l’intérieur des bulles est ultrapropre : les atomes de silicium qui s’y trouvent n’ont jamais eu de contact avec l’extérieur.Pour cette raison, leurs liens chimiques ne sont pas satisfaits.» En effet, lorsqu’une surface est en contact avec l’atmosphère, elle réagit spontanément avec l’oxygène et les autres éléments.Or, à l’intérieur des nanobulles, il n’y a aucun élément avec lequel le silicium puisse réagir.C’est le vide.Voulant à tout prix satisfaire ses liens chimiques, le silicium attire les impuretés jusqu’à lui.Les contaminants se trou- vent ainsi piégés à l’intérieur des bulles.Mais puisqu’on cherche précisément à débarrasser le silicium de ses impuretés, n’est-ce pas là un problème?« Non, répond Sjoerd Roorda.Avant de propulser les ions d’hélium contre la pièce de silicium, nous nous assurons qu’ils possèdent suffisamment d’énergie pour pénétrer profondément dans le matériau.Les nanobulles se trouvent donc loin de la surface.» Il faut savoir que dans une puce électronique, toutes les composantes importantes se situent sur les premiers micromètres de la plaque de silicium.« Tout ce qui importe, c’est que la surface du matériau soit propre.» Au cours de ses recherches, M.Roorda a notamment démontré l’importance de la capillarité dans le processus de nettoyage du silicium.« Plus les bulles formées par l’hélium sont petites, plus elles sont efficaces.» DOMINIQUE FORGET Nouvel accélérateur Tandetron de 1,7 MV récemment acheté grâce à une subvention du CRSNC.¦Mm EH IN1ERFÂCË1 SCIENCE CLIPS % Les médicaments de l’âge d’or fie betamethasone EtTG^AC * INDICES! MALAISES GAïTRiGUtô OtARRHÉE g Bien que les personnes âgées souffrent moins de détresse sur le plan psychologique que d’autres groupes de la population, elles consomment davantage de psychotropes.De plus, la surconsommation de médicaments de ce type ou le non-respect des ordonnances des médecins peuvent provoquer des chutes ou conduire à des diagnostics erronés, d’Alzheimer par exemple.Enfin, les personnes hébergées dans des centres où l’on dispose de peu de ressources sont plus à risque de se voir prescrire des tranquillisants.Voilà quelques-unes des révélations d’une étude dirigée par Brian L Mishara, du Laboratoire de recherche en écologie humaine et sociale de l’UOAM.L’étude recense des écrits scientifiques de la période 1986-1996.On y tient compte de tous les systèmes qui gravitent autour de la personne âgée ainsi que de leurs possibles interactions.« Cette approche psychosociale, explique le chercheur, a permis de mettre en lumière le fait que l’utilisation des médicaments est plus qu’un remède aux problèmes physiques.C’est un comportement complexe lié à une multitude de facteurs et d’influences.» La relation avec le médecin, les pratiques de prescription, le nombre de visites, la perception qu’a la personne de son état de santé, les passages difficiles de la vie, les conditions socioéconomiques, la santé mentale, les pratiques institutionnelles, la publicité et le type d’emballage, les valeurs et croyances relatives à la santé et aux médicaments, tous ces éléments influent sur la prise de médicaments.L’étude comporte des mises en garde concernant les interactions médicamenteuses potentiellement dangereuses de même que les effets secondaires indésirables.« Il est important que le médecin vérifie ce que prend son patient, les médicaments en vente libre comme ceux prescrits par d’autres praticiens, croit Brian Mishara.Il doit également s’assurer que les médicaments sont utilisés tels que prescrits.Enfin, une meilleure connaissance des effets des médicaments chez les personnes âgées aiderait à réduire les risques.» L’amélioration des communications des professionnels de la santé entre eux et avec les familles est souhaitable.« Le rôle des proches est peu étudié car les politiques sont centrées sur les patients, constate Brian Mishara.Il serait temps de se pencher sur la fonction de la famille et d’envisager son inclusion dans les stratégies de diminution des risques associés au mauvais usage des médicaments.» Pour atténuer les effets négatifs de l’entrée en vigueur du régime d’assurance médicaments, on recommande dans l’étude d’examiner toutes les politiques et pratiques relatives aux médicaments.Oui communique l’informa- tion ?À qui ?Certaines mesures coûteuses à court terme, comme les dosettes quotidiennes, seraient-elles rentables à long terme ?Comment utilise-t-on les médicaments dans les institutions?Etc.« En somme, conclut Brian Mishara, notre étude montre la nécessité d’élaborer une politique gouvernementale qui aille au-delà du simple remboursement des frais.Il faut proposer un plan d’action visant tous les acteurs en cause et mettant l’accent sur la consommation de certains produits tels que les psychotropes ainsi que sur la prise adéquate des médicaments.» JEANNE MORAZAIN MISHARA, Brian L, LEGAULT, Alain, La consommation de médicaments chez les personnes âgées : une perspective psychosociale, rapport de recherche présenté au Conseil québécois de la recherche sociale, Laboratoire de recherche en écologie humaine et sociale (LAREHS), Université du Québec à Montréal, 1999.Interface remercie le Conseil québécois de la recherche sociale pour son soutien financier en vue de la publication de ce texte.i I IN ILREALL EH ILLUSTRATION : CHRISTINE DELEZENNE CHIRURGIE SCIENCE CLIPS fi) Chirurgiens sous haute surveillance .Ce titre aurait pu faire la une des journaux à sensation, mais les chirurgiens en question n’ont rien à se reprocher! Ils sont tout simplement l’objet d’une étude menée par l’un de leurs collègues, qui veut connaître en détail leurs différents gestes autour de la table d’opération.C’est Marcel Martin, professeur au Département de chirurgie de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, qui a eu l’idée de cette recherche.Son objectif est d'améliorer et d’optimiser les gestes et les postures des professionnels du scalpel pour rendre leurs mouvements plus efficaces, tout en prévenant chez eux les traumatismes liés au métier, soit, le plus souvent, des problèmes de dos et des tendinites.Les chirurgiens, on s’en doute, ne peuvent se permettre le moindre manque de précision.Or ils passent huit à dix heures par jour en station debout, avec les mains à hauteur du torse.La première étape de la recherche a consisté à filmer des résidents pendant leur Main droite : prise appropriée de l’instrument, avec troisième point d’appui axial et distal, permettant d’optimiser l’amplitude, le contrôle et la précision du geste.Main droite : prise trop profonde de l’instrument, sans troisième point d’appui axial, limitant l’amplitude, le contrôle et la précision du geste.formation chirurgicale et à scruter minutieusement chacune de leurs actions.Grâce à cette étude, point de départ de l’approche kiné-siologique, les spécialistes du mouvement humain pourront optimiser l’efficacité et la sécurité de ces gestes.Concrètement, cette étude mettra en évidence l’importance de différents paramètres qui interviennent dans le bon déroulement d’une opération : la hauteur et l’inclinaison de la table d’opération, la bonne prise des instruments, la position des bras, etc., une série de détails qui, après avoir été corrigés, permettent d’obtenir une position « neutre » : meilleure amplitude dans le mouvement, meilleur champ de vision.Des détails, certes, mais qui contribueront à réduire le temps que les patients passent sur la table d’opération — en moyenne, 70 minutes de moins pour une opération de 90 minutes —, raccourcissant du même coup la durée de l’anesthésie.De plus, si des polytraumatismes affectent les chirurgiens, les soins pourront être donnés par plusieurs professionnels en même temps plutôt qu’en séquence, comme c’est souvent le cas.faute de place.FLORENCE PORTES Agence Science-Presse 10 EH INlhRFAŒl SCIENCE CLIPS La nouvelle vie de Félix d'Hérelle Pionnier de la microbiologie, Félix d’Hérelle a passé sa vie à promouvoir l’utilisation des bactériophages pour combattre les maladies infectieuses.La réunion d’une centaine de sommités internationales, en juin prochain à Montréal, témoigne du retour en grâce de ses théories.Félix-Hubert d’Hérelle a tout des personnages des romans de Jules Verne.Il a vécu à la même époque, il a fait le tour du monde, il a connu des aventures périlleuses et il s’est passionné pour les découvertes scientifiques.La différence, c’est qu’il a réellement existé, même si l'Histoire l’a pratiquement oublié, notamment au Québec.C’est pourtant ici qu’il est né et qu’il a montré les premiers signes du talent qui allait faire de lui un grand microbiologiste sur les traces de Louis Pasteur.Son souvenir est lié pour toujours au développement de la phagothérapie, c’est-à-dire au traitement des maladies infectieuses par ces « bons » virus que sont les bactériophages.Ceux-ci se retrouvent au centre d’une attention nouvelle au moment où les antibiotiques donnent des signes inquiétants de faiblesse.Félix-Hubert d’Hérelle est né à Montréal en 1873.Il est tout jeune quand sa famille part s’installer en France où il fait ses études de lycée.Cet autodidacte de génie n’en complétera jamais d’autres.Il revient au Québec en 1897, après s’être marié, et s’intéresse de plus en plus à la microbiologie.On lui confie d’ailleurs le mandat de concocter un alcool à partir des surplus de sirop d’érable! Curieusement, cette expérience de distillateur lui vaut par la suite des contrats au Guatemala puis au Mexique.C’est là qu’il découvre, en marge de ses travaux, que des bacilles peuvent venir à bout de chenilles.Voilà le début d’une longue croisade pour le contrôle biologique des infestations.Il part à Paris parfaire ses méthodes à l’Institut Pasteur.Le chercheur va bientôt se faire connaître pour une trouvaille plus importante.Pendant la Première Guerre mondiale, on lui emmène des soldats atteints de dysenterie.Or, certains se remettent de la maladie.D’Hérelle en trouve la raison : les bactéries sont Félix d’Hérelle en 1927 attaquées et détruites par un ennemi naturel, qu’il nomme Félix d’Hérelle en 1898 «bactériophage».Il s’agit en fait d’un virus.En s’agrippant à la bactérie, les bactériophages lui injectent du matériel génétique qui la force à produire de nouveaux virus jusqu’à ce qu’elle éclate.L’invasion se poursuit tant qu’il reste des bactéries.Les observations de Félix d’Hérelle sont présentées devant les membres de l’Institut Pasteur en 1917.deux ans après qu’un bactériologiste anglais, William Twort, a lui-même noté l’action de cet agent jusque-là inconnu.D’Hérelle ne peut donc revendiquer la paternité de la découverte, ce qui le prive probablement du prix Nobel.Mais il poursuit dans cette veine et devient hautement renommé.L’Université de Montréal lui attribue même un doctorat honoris causa.Malade, il ne peut assister à la cérémonie.Il revient quand même en Amérique pour occuper un poste de professeur à l’Université Yale, tout en se promenant jusqu’aux confins de l’Asie.En 1934, il reçoit une offre étonnante : Staline lui propose de venir créer un institut sur les bactériophages dans sa contrée d’origine, la Géorgie ! Socialiste à ses heures, d’Hérelle accepte.Les installations sont en mauvais état, mais l’Institut existe encore et il maintient vivant le rêve de son fondateur.C’est de justesse que Félix d’Hérelle échappera aux grandes purges de Staline en retraitant vers la France juste avant la Deuxième Guerre.Il meurt en 1949, au moment où les antibiotiques, dont l’action thérapeutique est large, connaissent une popularité grandissante.Voilà qui est bien différent de la phagothérapie : à chaque maladie correspond son bactériophage.Mais on a utilisé à outrance les antibiotiques, au point où des maladies infectieuses comme la tuberculose montrent aujourd’hui des signes de résistance.L’étude des bactériophages connaît donc une nouvelle vie, ne serait-ce qu’en vertu des immenses enjeux commerciaux liés à l’apparition de médicaments.Plus de 50 ans après sa mort, Félix d’Hérelle reprendra peut-être sa place au Panthéon des grands savants.RENÉ VÉZINA fl INTERFACE MICROBIOLOGIE MINES ET METALLURGIE SCIENCE CLIPS Les nouveaux for g?tons sion, affirme le chercheur.Pourtant, on n’y prête pas attention.On pense qu’il s’agit d’un phénomène normal et inévitable, un peu comme le vieillissement de l’être humain.» M.Fiset veut changer cette façon de voir les choses.« Au cours des dernières années, beaucoup de travaux ont permis d’améliorer la résistance des matériaux à la Fusion au laser d’un dépôt de nickel sur un acier au carbone.Au cœur de l’Université Laval, le laboratoire de Michel Fiset, professeur au Département de mines et métallurgie, n’est pas sans rappeler les forges d’autrefois.Sous l’action de la chaleur, on y transforme les métaux en vue de différents usages.Distinction importante, cependant : on n’y travaille pas le fer, mais le titane.De plus, les lasers ont remplacé les vieux fourneaux.« Le titane est un métal léger couramment utilisé dans le domaine de l’aérospatiale, de l’orthopédie et des implants dentaires, explique M.Fiset.De plus, il entre dans la composition d’articles de sport tels que les vélos et les bâtons de golf.» Grâce à ses propriétés intrinsèques, le titane offre une résistance exceptionnelle à la corrosion.Autrement dit, il se détériore peu au contact de l’atmosphère ou de divers produits chimiques.En contrepartie, le titane est peu résistant à l’usure, un autre processus de détérioration des matériaux.L’usure se produit lorsque des contraintes mécaniques sont exercées sur une surface.Par exemple, quand une voiture se déplace sur une route, du sable et de petites pierres sont projetés contre le pare-brise.Après plusieurs kilomètres, on observe de minuscules « piqûres » à la surface du verre.On dit alors que le pare-brise se détériore par usure érosive.« L’usure des pièces métalliques est souvent beaucoup plus importante que la corro- corrosion.Je pense qu’on peut en faire autant pour l’usure.» La technique développée par le chercheur consiste d’abord à placer une pièce de titane dans un environnement riche en azote et en carbone.Avec un laser, on chauffe ensuite la surface de la pièce métallique.L’élévation de température permet au titane de réagir avec l’azote et le carbone présents dans l’atmosphère.À la surface du métal, il se forme alors un oxycarbonitrure de titane, un complexe chimique très résistant à l’usure.L’utilisation du laser comporte plusieurs avantages.Le principal est qu’il permet un chauffage localisé.« L’augmentation de la température est tellement rapide que seule la surface du métal est chauffée.Si l’on chauffait toute la pièce, le matériau perdrait ses propriétés et son centre de- viendrait très fragile.» Pour l’instant, au Québec, le laser est utilisé dans l’industrie de la métallurgie uniquement pour réaliser la coupe des pièces.Les recherches de M.Fiset pourraient toutefois changer cette situation, et ce, au grand plaisir des consommateurs, qui bénéficieraient de produits plus durables.DOMINIQUE FORGET Etudier en français en Alberta Les universitaires en quête d’aventure Z seront heureux d’apprendre qu’il est possible d’aller étudier en français w dans l’Ouest canadien.La Faculté Saint-Jean (FSJ), branche francophone de l’Université de l’Alberta, à Edmonton, existe depuis 1976, mais ses origines remontent au début du siècle.Elle accueille en moyenne 500 étudiants par année, ce qui favorise une certaine fraternité entre élèves et professeurs, sans parler du dynamisme des activités socioculturelles.La doyenne de la Faculté, Claudette Tardif, constate que ces jeunes sont très ouverts sur le monde.Il faut dire que près de la moitié d’entre eux proviennent d’une autre province que l’Alberta.« Onze pour cent sont des Québécois qui recherchent une immersion anglaise tout en voulant étudier en français.» Quelque 7 p.100 des élèves viennent de l’étranger.La Faculté forme des bacheliers en éducation, en sciences et en administration, ainsi que des diplômés en droit et en santé.Pour ceux et celles qui s’intéressent à l’enseignement des sciences, elle offre un programme de cinq ans qui regroupe le B.Sc.et le B.Éd.Mme Tardif rappelle le « manque flagrant de professeurs pouvant enseigner en français dans les provinces anglophones, et plus particulièrement en sciences ».La Fondation Bombardier a donné 500 000$ pour soutenir le baccalauréat en administration des affaires, un des seuls baccalauréats bilingues au Canada : « Nous voulons appuyer l’entrepr*-nariat et les formations bilingues hors Québec »1 explique Yvan Dallaire, vice-président exécuté chez Bombardier.De même, le Canadien National a offert 100 000 $ en bourses à des Québe- 12 EH IN1LREAŒ SCIENCE CLIPS La révolution verte de la méduse 2 o o 5 Trente ans après la révolution écologique, une autre révolution verte — microscopique celle-là— fait vibrer les labora- .toires de biologie cellulaire à travers le monde.La responsable?Une protéine de méduse, la protéine fluorescente verte (green fluorescent protein, CFP).Considérée comme un sujet de recherche marginal il y a une quinzaine d’années, cette protéine très spéciale est devenue un outil de première importance aujourd’hui en biologie cellulaire.La CFP purifiée est une petite protéine soluble très singulière de 238 acides aminés.Elle a la forme d’un tonneau avec au centre son chromo-phore.Celui-ci est fascinant : il s’agit d’une séquence de six acides aminés dans la chaîne protéinique même de la CFP, séquence qui a l’étonnante propriété d’être fluorescente dans le domaine visible à base cois qui désiraient aller étudier à la Faculté Saint-Jean.Enfin, Power Corporation a versé 200 000 $ pour le programme Études canadiennes.« La FSJ redouble d’efforts pour devenir un centre d’excellence en études canadiennes », précise la doyenne.On y offre présentement un baccalauréat avec spécialisation dans ce domaine.Une maîtrise et un centre de recherches permettront bientôt d’y donner suite.BRIGITTE BLAIS Agence Science-Presse d’acides aminés.Du jamais vu! Pour l’activer, la GFP autocatalyse la formation complète du chromophore.C’est d’ailleurs ce qui la rend si intéressante techniquement.À l’intérieur de la CFP, plusieurs résidus d’acides aminés interagissent avec le chromophore.La mutation de certains de ces acides aminés a permis la génération de GFP bleues, jaunes, cyan et de GFP sensibles aux variations de pH; on appelle ces dernières phluori-nes — prononcer fluorines — un mot obtenu à partir de la contraction de pH, de fluorescence et de protéine.Les phluorines peuvent agir comme indicateurs de pH.D’autres mutations ont rendu la GFP moins sensible à l’augmentation de la température.En effet, à 37°C, la GFP n’émet plus que 6 p.100 de sa capacité.Les mutants de la GFP insensibles à la température ont donc permis son utilisation chez les animaux à sang chaud.Mais pourquoi cette protéine de méduse révolutionne-t-elle tant la biologie cellulaire?C’est que la GFP confère plusieurs avantages techniques à diverses méthodes déjà utilisées.D’abord, parce qu’il s’agit d’une protéine, une cellule peut intégrer son ADN et fabriquer la GFP.Deuxièmement, la GFP est un pigment dans le domaine visible qui est très photostable.Ainsi, toutes les techniques actuelles de microscopie et de fluorescence peuvent être utilisées directement et facilement dans son cas.En plus, elle offre la possibilité de visualiser des struc- tures normalement invisibles, la grande majorité des protéines étant incolores.La GFP permet souvent d’éviter de recourir à l’utilisation fastidieuse et dispendieuse d’anticorps pour marquer les protéines, par exemple.Finalement, la GFP facilite l’observation de spécimens vivants, d’organismes entiers ou de cellules isolées, et donc un suivi en temps réel : on peut surveiller la progression dans le temps d’une protéine au microscope sur le même organisme vivant, ce qui évite de sacrifier plusieurs animaux à différents moments pour prendre des images instantanées.Les multiples utilisations de la GFP peuvent être regroupées en trois générations.Dans un premier temps, la GFP sert de gène reporteur afin d’observer l’expression d’une protéine dans des tissus particuliers.Deuxièmement, la GFP est utilisée dans l’élaboration de mutants de protéines afin de comprendre le système de transport et de positionnement des protéines dans la cellule.La troisième Protéine fluorescente verte.génération d’approches est beaucoup plus éclatée et imaginative : on utilise la GFP de façon très dynamique grâce à des techniques complexes de microscopie.Par exemple, on a utilisé une phluorine comme indicateur de pH local pour suivre la sécrétion en temps réel des vésicules sy-naptiques d’une synapse de neurone.Une deuxième approche a permis d’utiliser une protéine, la calmoduline,comme détecteur instantané d'ions calcium.Finalement, on a utilisé la GFP comme gène reporteur pour faciliter la fabrication d’organismes transgéniques.L’importance que prend la GFP dans nos laboratoires grandit sans cesse.Cette protéine révolutionne carrément notre manière de faire de la recherche! Les perspectives semblent immenses.Peut-être d’ailleurs sortira-t-elle un jour de nos labos.Dernièrement, quelqu’un proposait de fabriquer avec la GFP des sapins de Noël lumineux sans ampoules électriques.ERIK HARVEY-GIRARD 13 INTERFACE EH PHOTOS : BRUNO PÉTROZZA SCIENCE CLIPS o O L’aridropause, oui, ça existe! Le docteur Roland Tremblay, chercheur en endocrinologie au Centre hospitalier de l’Université Laval, est un pionnier de la recherche sur l’andropause, ce syndrome de déficit hormonal qui affecte les hommes vers la cinquantaine.Bien que moins spécifiques que ceux de la ménopause, les symptômes de pour cent des hommes montrent aussi des signes de mauvais fonctionnement du système neurovégétatif telles la nervosité ou des bouffées de chaleur.» Quelle est la source de ce syndrome?« La preuve indiscutable d’une corrélation entre les symptômes observés et les diverses hormones reste à génique, les cliniciens doivent mesurer les taux d’hormones et effectuer des analyses en vue d’éliminer les autres causes possibles.Un déficit hormonal appelle une hormonothérapie, et de nombreuses recherches sont en cours pour mettre au point des traitements oraux, par injections intramusculaires ou par voie eu- É ' Manifestations associées à l’andropause VASOMOTRICES «Bouffées de chaleur *• «Transpiration • Palpitations • Fourmillements dans les extrémités • Maux de tête l’andropause ne sont pas moins réels, soutient le chercheur : « Ils couvrent un large éventail de signes cliniques.Certains ont trait à l’humeur — état dépressif, sentiment d’anxiété, attitude maussade — ou reflètent une baisse d’énergie mentale et physique qui peut être accompagnée de troubles de la mémoire ou de l’attention.D’autres affectent la virilité et se traduisent par une réduction de la masse musculaire, une perte de vigueur, une chute des poils pubiens, ou encore, ils perturbent la sexualité : diminution de la libido, problèmes d’érection ou d’éjaculation.Dix à quinze faire, reconnaît le Dr Tremblay.Ceci dit, plusieurs mécanismes hormonaux sont sous-jacents.» La diminution de la masse des cellules de Leydig, qui sécrètent l’androgène, entraîne un déclin de l’activité hormonale des testicules et une baisse de production de testostérone.On constate également une chute de la sécrétion de certaines hormones par l’hypophyse, une désorganisation du mécanisme des récepteurs des androgènes et un niveau de formation d’œstrogènes supérieur à la normale.Afin de différencier ces dysfonctions organiques de celles qui seraient de nature psycho- PHYSIOUES •Troubles de la prostate • Excès de poids et obésité •Troubles gastro-intestinaux •Arthrose et douleurs articulaires • Affaiblissement musculaire • Diminution de la masse osseuse et ostéoporose • Changements : peau, cheveux, vue, audition • Fatigue 14 PSYCHOLOGIQUES • Insomnie • Instabilité, agressivité, colère • Image de soi négative et tendances antisociales • Dépression •Troubles de mémoire et de concentration • « Crise d’identité » SEXUELLES • Diminution de la libido • Fatigue et pannes sexuelles Tiré de L'Andropause mieux comprise, mieux vécue, par Lucette Proulx-Sammut, Éditions Édimag, 1993, p.29.tanée, comme ces timbres autocollants fréquemment utilisés par nombre de femmes ménopausées.L’idée, toutefois, suscite encore de la résistance.« Nous agissons avec l’andropause comme avec la ménopause il y a 35 ans, affirme le Dr Tremblay.On reconnaît qu’elle existe, mais on ne s’en occupe pas.» L’hormonothérapie, requise dans 20 p.100 seulement des cas, pourrait gagner en popularité si l’on démontrait qu’elle joue un rôle de protection contre les maladies cardiovasculaires et l’ostéoporose, associées à un fonctionnement déficient des testicules.Le Dr Tremblay concentre ses recherches sur la confection d’un questionnaire clinique visant à identifier les hormones en cause et à déterminer à partir de quel seuil une corrélation peut être établie entre les diverses variables biologiques et certains problèmes.Dans les mains des médecins de famille, ce questionnaire sera un outil de collecte de données en vue de définir des normes, de répertorier des conséquences cliniques (comorbidité, incapacité, etc.) et de mesurer la prévalence des problèmes médicaux liés à l’andropause.Parallèlement, à titre de président de l’Association canadienne de l’andropause, le Dr Tremblay poursuit son travail de formation auprès des médecins et de sensibilisation de la population.JEANNE MORAZAIN EH IN ihRÉÀCËl SCIENCE CLIPS o o La redécouverte d'une pierre précieuse Vous avez déjà remarqué ces petits sachets que l’on trouve dans une CD paire de chaussu- .res, un sac à main ou la boîte d’un appareil électronique fraîchement achetés?Ces granules anodins, qui absorbent les odeurs et l’humidité, pourraient bientôt se transformer en d’extraordinaires systèmes de récupération d’énergie.Une trouvaille qui peut révolutionner le monde industriel en faisant économiser de l’argent et en préservant l’environnement.Le secret de ces sachets absorbants est une pierre volcanique, la zéolite.On ne connaissait que les propriétés physiques de la zéolite jusqu’à ce que Samuel Sami, directeur du Centre de recherche en conversion de l’énergie (CRCE) à l’École de génie de l’Université de Moncton, s’intéresse à ses propriétés thermiques.« À température am- Montage expérimental au laboratoire du CRCE 1.1 x S- CONDENSATEUR RÉSERVOIR biante, la zéolite absorbe jusqu’à 30 p.100 de son poids en vapeur d’eau et, soumise à la chaleur, elle libère cette vapeur », explique le chercheur.Bref, la zéolite est une candidate idéale pour récupérer l’énergie et la transformer en chaleur ou en froid.Riche de cette découverte, M.Sami a mis au point un système de conversion d’énergie à base de zéolite et d’hydrofluorocar-bures.Le système, assure-t-il, est aussi performant que les climatiseurs actuellement sur le marché, mais il n’utilise pasdechlorofluoro-carbures(CFC), nocifs pour la couche d’ozone.Les travaux de Samuel Sami, publiés dans un récent numéro du magazine Canadian Geographic, ont suscité l’intérêt de plusieurs compagnies canadiennes et américaines.Celles-ci lorgnent sérieusement la zéolite pour récupérer l’énergie qu’elles perdent sous forme de gaz ou d’eau et qu’elles rejettent, bien sûr, dans l’environnement.M.Sami est en pourparlers avec quelques-unes de ces compagnies pour développer un prototype.L’énergie non utilisée serait captée sous forme de liquide.Dans un système sous vide, ce liquide serait chauffé et conduit directement jusqu’à la zéolite.La pierre convertirait alors l’énergie en chaleur ou en froid, selon le besoin.Si les résultats sont positifs, la zéolite pourrait avoir bien des applications.« Plus de 80 p.100 de l’énergie produite n’est pas utilisée.Le temps pour chauffer l’eau domestique, par exemple, est énorme par rapport à celui qu’on passe à utiliser cette eau.Or l’eau qui s’écoule de la douche pourrait très bien être récupérée par la zéolite pour chauffer la maison », dit Samuel Sami.Parions qu’à 150 $ la tonne, les plages du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve et de l’Alberta, où on trouve la pierre « précieuse », seront bientôt assaillies par les industriels.SOPHIE PAYEUR Agence Science-Presse Des étudiants dynamiques! un marché difficile Depuis trois ans, le Département jumelée à un système informatique, a pour tâche de détecter les mouvements anormaux dans son champ de vision.Si on a plusieurs écrans à surveiller en même temps, le système, appelé Witness, nous vient en aide.Le second logiciel a ceci d’original qu’îl regroupe une multitude de fonctions.Il sert à ta fois à gérer les ressources humaines et les ressources matérielles d’une entreprise.Qu’on pense à des hôtels ou à des centres de location, par exemple : il peut tenir à jour des réservations, prévoir l’horaire des employés, dresser des inventaires, évaluer les réserves des buanderies dans les hôtels, ou encore, les besoins de denrées dans les cuisines.Or, si ces diplômés sont très forts en informatique, ils le sont généralement moins pour de génie électrique et informati-” que de l’Université de Sherbroo- 0 ke tente de donner un coup de O pouce aux étudiants qui veulent * se lancer en affaires, avec le pro- w jet PILE (Projet d'intégration et de ?lancement d’entreprise).Nul ne doute que les jeunes soient capables de créer des produits de haute technologie.Le problème, c’est qu’il faut des sous pour les mettre en marché.C’est le cas, par exemple, avec deux projets prometteurs développés par des diplômés en génie électrique et informatique.Le premier projet fera sans doute la joie des agents de sécurité.Il s’agit d’une caméra qui, trouver leur chemin dans le monde des affaires.C’est là qu’intervient le projet PILE.L’an dernier, le projet, par exemple, a permis à des étudiants qui avaient conçu et mis en œuvre des outils électroniques pour créer des jeux vidéo en trois dimensions, de faire un plan d’affaires et de fabriquer un prototype, étapes indispensables au démarrage.Cela ne leur garantit évidemment pas qu’ils trouveront le financement nécessaire.Les génies en herbe auront encore des obstacles à franchir.BRIGITTE BLAIS Agence Science-Presse 15 INTERFACE BIOTECHNOLOGIE SCIENCE CLIPS Un vaccin Serge Brunet adore le crabe, le homard et les crevettes.Pourtant, il n’est pas amateur de fruits de mer.En effet, contrairement aux fins gourmets, cet ingénieur .ne prise pas tellement la chair des crustacés.Toutefois, il raffole de leurs carapaces! ISM BioPolymer, la compagnie pour laquelle travaille Serge Brunet, où il est ingénieur et vice-président au développement des affaires, s'intéresse à la chitine, une substance organique qui donne à la carapace des crustacés leur rigidité.À partir de cette molécule, la jeune entreprise espère mettre au point un nouveau vaccin.pour les plantes.« La chitine est une très longue molécule que l’on peut comparer à une chaîne de bicyclette,explique M.Brunet.Lorsqu’on enlève un groupement acétyle à chacun des maillons de cette chaîne, la chitine perd de sa rigidité.On obtient alors une molécule très flexible, nommée chi-tosane.» À cette étape, la molécule est trop longue pour avoir certaines applications réellement intéressantes.La chaîne, qui peut contenir typiquement entre 500 et 10 000 maillons, doit être brisée en segments inférieurs à 100 maillons.C’est là qu’intervient l'expertise d’ISM BioPolymer.La présidente de la compagnie, Isabelle Boucher, a repéré une enzyme capable de couper la molécule en petits fragments.Elle a réalisé ce pour les plantes ¦% s.OLIGOSACCHARIDES, à la base du vaccin CHITOSANE BRUT ENZYME Le chitosane brut est d’abord dissous et mis en présence de l'enzyme.L'hydrolyse du chitosane s'effectue en des conditions contrôlées.Une fois l'hydrolyse complétée, on obtient les oligosaccharides sous forme liquide, ou sous forme solide une fois asséchés.La quantité d'enzyme montrée au centre peut hydrolyser zç tas de chitosane semblables à celui de gauche.Hydrolyser le chitosane Crustacés Champignon Déorotéinisation ^Déminéralisation) —p Chitine Ç Déacétylation~~) Chitosane -'OH ,OH yOH ^OH -OH Ç Hydro Usât Ion ) 4, Enzyme -OH -OH -OH -OH -OH NHj NHj NH, NH2 NHj Oligosaccharides de chitosane -OH -OH -OH -OH travail alors qu’elle était encore étudiante au doctorat en biologie, à l’Université de Sherbrooke.Une fois diplômée, Mme Boucher, emballée par ses résultats, a décidé de lancer sa propre entreprise.Grâce à l’enzyme du Dr Boucher, ISM BioPolymer produira bientôt des fragments de chitosane en grande quantité.Les dirigeants de la compagnie envisagent plusieurs applications pour ce composé.L’une des principales est justement la mise au point d’un vaccin pour les végétaux.« La structure d’un fragment de chitosane s’apparente à celle de certains pathogènes qu’on trouve chez les végétaux, explique Serge Brunet.Ainsi, quand un fragment de chitosane pénètre dans la cellule d’une plante, cette dernière réagit comme si elie était attaquée.Elle met en branle tout un mécanisme de défense.Par la suite, lorsqu’une vraie menace se présente, la plante est déjà prête et son temps de réponse est beaucoup plus court.» S’il est efficace, le nouveau vaccin donnera un important coup de main aux agriculteurs.« En protégeant les plantes contre les attaques et le stress, on pourra augmenter considérablement le rendement des cultures », estime Serge Brunet.Et les ambitions de l’entreprise ne s’arrêtent pas là! « Le chitosane a plusieurs autres caractéristiques qui pourraient être exploitées.Par exemple, ses propriétés antibactériennes permettent d’envisager des applications dans les domaines pharmaceutique et cosmétique.» En plus de créer des produits innovateurs, ISM BioPolymer pourrait aider à résoudre un problème environnemental insoupçonné : chaque année, des tonnes de carapaces de fruits de mer sont enfouies par les compagnies de transformation alimentaire.Grâce aux biotechnologies, ce que plusieurs considèrent aujourd’hui comme un déchet pourrait bientôt devenir une matière première très recherchée.À quand les bacs de recyclage pour crustacés?DOMINIQUE FORGET 16 EH IN 1 L.RFAŒ SCIENCE CLIPS % g Thérapies pour hommes violents o mi O S Les hommes vio- .lents qui demandent de l’aide sont très peu nombreux à s’engager dans une thérapie et encore moins nombreux à la terminer (à peine plus du tiers d’entre eux).Afin de comprendre les raisons d’un taux d’abandon aussi élevé et de trouver les facteurs prédictifs de persévérance, huit organismes québécois offrant des programmes d’aide ont participé à une étude, à la fois quantitative et qualitative, du Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes.« Notre recherche confirme les résultats d’études antérieures montrant l’importance des facteurs sociodémographiques individuels tels l’âge, le revenu, la scolarité, l’exclusion du marché du travail, les antécédents judiciaires, nous dit Gilles Rondeau, le chercheur principal.Elle révèle que les hommes qui recourent aux programmes d’aide sont plus démunis que l’ensemble de la population et que, manifestement, les mieux nantis s’adressent à d’autres ressources.De plus, parmi ceux qui s’inscrivent, tout se passe comme si les individus les moins nantis et les moins bien intégrés socialement s’éliminaient à mesure que le traitement progresse.» La persévérance, apprend-on, est fonction de la maturité de l’individu et de la stabilité de ses conditions de vie.En outre, plus les hommes recon- r.«k .naissent qu’ils sont violents, qu’ils doivent s’attaquer à ce problème et qu’une thérapie spécialisée est nécessaire, plus il est probable qu’ils terminent le programme d’aide.L’étude met enfin en évidence l’importance du soutien du milieu de même que, et c’est là un aspect plus nouveau, le « Surtout, insiste Gilles Rondeau, il apparaît essentiel que les intervenants aient le souci d’améliorer leur capacité de développer des alliances thérapeutiques.Cela signifie apprendre à intervenir en favorisant l’engagement du client, en développant sa capacité de travailler sur ses problèmes et en forgeant avec lui un consensus sur les objectifs de la thérapie.» Une autre originalité de cette étude est qu’on s’est intéressé aux trajectoires des hommes qui demandaient de l’aide.Cet examen montre que le processus thérapeutique se déroule en plusieurs étapes.« Ce n’est donc pas parce qu’il y a abandon du traitement que la démarche est terminée », conclut Gilles Rondeau.Par conséquent, l’efficacité des programmes pour hommes violents ne se mesure pas aux résultats d’une seule intervention puisqu’elle repose sur l’effet cumulatif d’une série d’interventions étalées dans le temps.JEANNE MORAZAIN rôle clé de l’alliance thérapeutique.Les intervenants trouveront dans ces résultats matière à réflexion.Actuellement, il existe un seul modèle d’intervention : le groupe ouvert, non homogène.Il y a place pour d’autres modèles et d’autres façons d’intervenir.On pourrait notamment cibler une clientèle — par exemple, les jeunes de 18 à 24 ans, plus difficiles à maintenir en traitement — et adapter le programme à ses besoins.On pourrait encore offrir une meilleure préparation aux candidats en multipliant les rencontres préthérapie, et même, en offrant une thérapie individuelle avant l’inscription dans un groupe.RONDEAU, G., BROCHU, S., LEMIRE, G., BRODEUR, N., La persévérance des conjoints violents dans les programmes de traitement qui leur sont proposés, Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes, Université de Montréal, 1999.Interface remercie le Conseil québécois de la recherche sociale pour son soutien financier en vue de la publication de ce texte.n INlhKEALh EH Gilbert hfai&- FACE À FACE Gilbert Drouin s acheminait avec bonheur vers une retraite bien méritée.Mais on lui a fait une proposition qu’il ne pouvait refuser.Le voici à la tête de Valorisation-Recherche Québec (VRQ), un organisme mis sur pied pour que les bonnes idées des chercheurs deviennent réalités.o millio Le président-directeur général de Valorisation-Recherche Québec, Gilbert Drouin, occupe ce poste depuis la création de l'organisme il y a un an à peine, en mars 1999.Comme il avait lui-même consacré sa vie professionnelle à promouvoir la recherche et l'application des fruits de la recherche, il se retrouva en terrain connu.Mais l’équation avait changé.Lui qui avait passé une grande partie de son temps à courir après les subventions de recherche de toute sorte, c’était à son tour de.distribuer la manne.Il dispose aujourd'hui de moyens concrets pour que les projets nés dans les universités québécoises puissent arriver à terme.19 INTERFACE RECHERCHE FACE À FACE Valorisation-Recherche Québec a reçu 100 millions de dollars du gouvernement québécois, gagné à la cause de l’innovation technologique et sociale.Son pdg n'a pas tardé à se mettre en campagne.Il le fallait, puisque VRQdoit tirer sa révérence en 2006.« Pourquoi tant d'ingénieurs se retrouvent-ils aujourd'hui à des postes de commande?», commente celui qui a passé 30 ans au service de l’École Polytechnique, comme chargé d'enseignement dans les années 60 jusqu'à devenir directeur des études et de la recherche il a déjà réussi à recueillir près d’un million de dollars, une somme énorme pour l’époque.Ses succès lui valent alors d'être appelé à la direction du centre de recherche de l'Institut de réadaptation de Montréal.Il devient de ce fait le premier non-médecin à prendre la tête d’un centre de recherche situé dans un hôpital, mais il demeure rattaché à l’École Polytechnique.C’est avec un brin de nostalgie qu’il rappelle cette période où il a fallu tout inventer.À son arrivée, les effectifs du centre sont minces : un seul chercheur! Des « Je disais aux entrepreneurs : chaque dollar que vous multiplié par ceux que nous obtiendrons du CRSNC et des autres or sans compter le temps des professeurs, les locaux mis à leur disposi 20 L’essentiel, pour moi, est de fav et l’utilisateur des connaissances] ntre le gé dans les années 90.« Je crois que l’ingénieur sait développer un mode d'analyse qui se veut logique et quiij débouche sur du concret.Pourquoi moi?On cherchait une personne proche du milieu universitaire, axée sur I les résultats, avec un regard multidisciplinaire, mais qui ne risquait pas de se retrouver en conflit d'intérêts.Je venais de quitter l'École Polytechnique pour joindre une entreprise de Québec.et je ne pensais pas revenir aussi rapidement dans la mêlée! » Gilbert Drouin est ingénieur de formation, diplômé de l’École Polytechnique, puis de l'Université Cornell, et finalement de l'Université de Virginie où il a complété son doctorat en 1976.Mais il avait déjà commencé à enseigner à Polytechnique une dizaine d’années auparavant.« À l'époque, on engageait des professeurs bacheliers ayant l’intention de poursuivre des études aux cycles supérieurs.L'essentiel était de dispenser les connaissances aux étudiants.Il s'agit d’une approche très heureuse à mes yeux, et caractéristique de l'établissement : à l'École Polytechnique, les professeurs enseignent! » C'est tout juste après l’obtention de son doctorat que Gilbert Drouin prend une tangente déterminante pour la suite de sa carrière : il participe à la formation d'un groupe de recherche en hiomécanique et en biomatériaux dont il prend la direction.Premier constat : il faut trouver plus d’argent! Cinq ans plus tard, en 1981, questions se posent également sur l'orientation des travaux.Gilbert Drouin établit comme préalable l’importance du lien entre les déficiences et les traitements à développer.Surtout, il propose une alliance à l'École de réadaptation voisine, qui compte de nombreux jeunes chercheurs et à qui l'Institut peut fournir une infrastructure de recherche avec une clientèle à desservir.La formule fonctionne bien.À son départ, en 1990, l'Institut regroupe entre 50 et 60 chercheurs, et son fonds de recherche dépasse le million de dollars.« Les besoins en réadaptation étaient et demeurent grands, mais que voulez-vous, ce n'est pas un sujet chaud qui retient l'attention comme les maladies cardiovasculaires.Il n’y a pas de téléthon pour les gens en chaise roulante.De là une difficulté additionnelle et la nécessité de stimuler l'intérêt pour la question.Je lève INTERFACE FACE À FACE mon chapeau aux chercheurs.Ce sont des missionnaires qui croient en leur cause.J'ai simplement essayé de les aider.» En 1990, Gilbert Drouin passe à la Direction des études supérieures et de la recherche à l'École Polytechnique.« J'avais de grosses bottes à chausser : je prenais la relève d'un grand organisateur, Vladimir Pas-kiewici, qui avait lui-même succédé à une véritable dynamo, Roger Blais.» Gilbert Drouin part encore une fois en campagne pour augmenter les moyens investirez chez nous sera ganismes subventionnaires, tion, etc.érateur de connaissances dont disposent ses gens.« Mon rôle a été de trouver des occasions et de faire que les chercheurs s’en prévalent.C'est ainsi qu'on a développé le programme de chaires industrielles, par exemple.» Le contexte d’alors, il est vrai, s'y prête bien.La décennie 90 voit le paysage économique et technologique montréalais subir de profonds changements.Les entreprises comprennent qu’elles ne peuvent pas tout accomplir seules au moment où l'innovation est plus que jamais la clé de la survie.Les universités, elles, ont besoin d’argent.Gilbert Drouin propose des alliances.« Je disais aux entrepreneurs : chaque dollar que vous investirez chez nous sera multiplié par ceux que nous obtiendrons du CRSNG et des autres organismes subventionnaires, sans compter le temps des professeurs, les locaux mis à leur disposition, etc.Qui plus est, avec les crédits fiscaux à la R-D, le dollar d’origine ne coûte, en fait, que 40 cents.Encore fallait-il s'assurer d’une adéquation entre les différentes attentes.L’essentiel, pour moi, est de favoriser la communication entre le générateur de connaissances et l’utilisateur des connaissances.» La formule aura été heureuse : de 1990 à 1995, les fonds de recherche à l'École Polytechnique ont doublé, de 15 millions à 30 millions de dollars, et 12 chaires industrielles ont été mises sur pied en collaboration avec le milieu des affaires.Gilbert Drouin passe ensuite, en 1995, à la tête de la Valorisation-Recherche Québec : mode d’emploi « Nous souhaitons regrouper les chercheurs, explique Gilbert Drouin.Les projets sont nombreux au Québec et bien reconnus.Cependant, si on regarde les montants des subventions distribués par le Fonds canadien pour l’innovation (FCI), on constate que le Québec obtient 31,3 p.100 des projets approuvés par le FCI, mais seulement 26 p.100 des fonds.Déduction : si les collègues des autres provinces recueillent plus d’argent, c’est que leurs projets sont de plus grande envergure.C’est l’un des aspects sur lesquels nous entendons travailler.» Volet recherche (50 millions de dollars) Le chercheur qui sollicite un appui communique avec la direction de son université.Celle-ci coordonne les demandes et s’assure que les projets sont le plus « structurants » possible.Elle achemine les propositions à VRO.Fin février 2000, l’équipe de Gilbert Drouin avait déjà reçu 67 lettres d’intention pour le premier concours, qui se terminait le ier avril.La date d’échéance du prochain concours est le ier novembre, et on reprendra ces deux dates (avril et novembre) en 2001.Volet valorisation (50 millions de dollars) Dans le cas de la valorisation, les fonds disponibles sont attribués à des sociétés mises en place par des universités ou des regroupements d’universités.Ces sociétés doivent démontrer la pertinence de leur plan d'affaires et leur capacité à bien gérer les propriétés intellectuelles des initiatives qu’elles soutiennent.« Cet argent devrait leur permettre de survivre et de prospérer après le départ de VRO, dont le mandat se termine en 2006 », dit Gilbert Drouin.Quatre sociétés de valorisation ont déjà été constituées : elles relèvent de l’Université de Montréal et de ses centres affiliés, de l’Université du Québec et de l’Université Concordia, de celles de McGill et de Sherbrooke, ainsi que de l’Université Laval.Et qu’est-ce qui distingue VRO de l’action de sociétés de capital de risque intéressées, comme T2C2, au démarrage d’entreprises?« Nous ne prêtons pas d’argent ni ne prenons de participation au capital-actions, dit Gilbert Drouin.Nous attribuons des subventions et nous nous situons en amont, tout au début de la chaîne.» I INIhKlÀLL EH RECHERCHE FACE À FACE «Toute ma carrière s’est passée à l’interface des disciplines, entre les sciences sociales et le génie, entre la recherche et l’innovation.Mais tu as beau prêcher, il faut un levier.VRQ est un beau levier.» nouvelle structure unifiée à l'École Polytechnique qui rassemble l'ensemble des études et de la recherche.Il semble alors que l'étape suivante, pour lui, pourrait bien être la direction de l'École Polytechnique.Mais il sent le besoin de souffler un peu.Il a 55 ans.Sans se sentir mûr pour la retraite, il a le goût de prendre les choses plus aisément.La tentation est forte de revenir vers Québec, plus précisément vers Sainte-Agathe-de-Lotbinière, là où il a grandi et où il conserve toujours avec ses frères un domaine forestier de 4 000 acres.« De toute façon, dit-il, il était entendu avec ma femme que l’on ne finirait pas nos jours à Montréal.» Survient alors, en 1996, une offre d'une société privée de Québec, Orthofab, qui fabrique des fauteuils roulants et qui chapeaute également un consortium d'entreprises actives en R-D, comme la télésurveillance à domicile pour personnes âgées.Gilbert Drouin accepte d’en devenir le vice-président au développement 2100, rue Cunard Laval (Québec) H7S 2G5 Canada Tél.: (450) 682-4640 Téléc.: (450) 682-8434 RI avant-garde o en recherche anlivirale Boehringer Ingelheim Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée Bio-Méga division recherche technologique, se voyant comme une sorte de consultant à l’externe, imaginant le jour prochain où il pourrait s'en tenir à des semaines de trois jours, songeant pour le reste à sa campagne de Lotbinière.C'était avant que VRQ ne vienne au monde, en 1999, avec la mission et les moyens dont Gilbert Drouin avait toujours rêvé : 50 millions de dollars pour appuyer les initiatives des chercheurs, 50 millions pour les mettre concrètement en valeur! Il reprit donc son bâton de pèlerin et il partage depuis son temps entre Québec et Montréal.Son mandat initial est de trois ans, jusqu’en 2002.Après?« On verra.Mais ce regard vaste me plaît.Tbute ma carrière s'est passée à l'interface des disciplines, entre les sciences sociales et le génie, entre la recherche et l’innovation.Mais tu as beau prêcher, il faut un levier.VRQ est un beau levier.» Ses deux frères devront donc continuer à gérer seuls l'érablière familiale pour quelques années encore ! ?McGill Nos plus sincères félicitations aux récipiendaires des Prix McGill pour les meilleures communications étudiantes présentées au congrès 1999 de l’Acfas : Madame Hassina Darenfed, étudiante en biologie cellulaire à l’Université Laval et Madame Aminata N’Diaye, étudiante en philosophie à l’Université Laval 5 845, rue Sherbrooke o % Montréal, Québec H3A 2T5 www.mcgill.ca EH iNikkfÂëË] La Fondation canadienne pour l'innovation : au service de la recherche Lors de son dernier budget, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il prolongerait l’action de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) de trois ans, soit jusqu’en 2005, tout en lui donnant des ressources supplémentaires de 900 millions $.Le mandat de la FCI demeure le même : répondre concrètement aux besoins en infrastructures de recherche, et améliorer ainsi la capacité canadienne à innover par des partenariats entre les établissements de recherche et les secteurs public, privé et bénévole.La FCI est multidisciplinaire : elle investit dans les domaines de la santé, de la science, du génie, de l’environnement et des sciences sociales en donnant aux chercheurs accès à des installations et à des instruments de pointe.Alors que les frontières traditionnelles s’estompent, la recherche s’internationalise.C’est pourquoi une nouvelle composante viendra bientôt s’ajouter aux programmes actuels de la FCI : les partenariats internationaux.La FCI veut contribuer à conserver chez nous l’une de nos plus précieuses ressources : notre capital intellectuel.Félicitations à tous ceux et à toutes celles qui se consacrent à la recherche scientifique et qui partagent les mêmes idéaux : que ce congrès annuel de l’ACFAS, qui marque le début d’un siècle nouveau, soit instructif, productif et riche en inspiration.Fondation canadienne pour l’innovation Canada Foundation for Innovation brilla L'aven ir s'annonce On peut aller loin avec une bonne idée.Et avec de l'aluminium, qui sait être malléable, souple, flexible, résistant, dur et même ultra-rigide.Il représente le matériau de l'avenir dans des secteurs aussi diversifiés que la construction, l'emballage, l'électricité et l'automobile.Matière recyclable à l'infini, l'aluminium prend la forme des idées nouvelles, sans compromettre l'environnement.C'est dans sa nature.L'avenir est si proche.ALCAN nt. ERCHE Enfants, la plupart des adultes d’aujourd’hui n’ont pas pu visiter une exposition À CARACTÈRE SCIENTIFIQUE SI CE N’EST QUELQUE POUSSIÉREUX MUSÉE DE SCIENCES NATURELLES REMPLI D’ANIMAUX EMPAILLÉS.LES JEUNES ONT MAINTENANT PLUS DE CHAN- ce! Depuis 20 ans, un nombre impressionnant d’institutions se sont donne pour MISSION DE FAIRE CONNAÎTRE l’ÉTRE HUMAIN, LE MONDE DANS LEQUEL IL VIT ET LES MOYENS DONT IL DISPOSE POUR RETRACER LE PASSÉ, EXPLORER LE PRÉSENT, PRÉPARER l’avenir.La réalisation de cette mission s’appuie sur divers types de travaux : RECHERCHES SUR LES COLLECTIONS, SUR LES SCIENCES HUMAINES, SOCIALES ET NATURELLES, EN ÉDUCATION OU EN COMMUNICATION, ET MÊME SUR LES MUSÉES EUX-MÊMES. PHOTO : MUSÉE CANADIEN DES CIVILISATIONS Jeanne Moraiain Longtemps ignorée, la mission de recherche des musées sort de plus en plus de l’ombre.« Le rôle de la recherche a évolué depuis les années 1970, constate Carmel Bégin, conservatrice en chef de la Division des études culturelles du Musée canadien des civilisations de Hull.Il y a 30 ans, les chercheurs s’occupaient peu de la présentation des expositions.Puis, les musées ont voulu mettre les résultats de la recherche sur les collections à la disposition du public, l’instruire tout en le divertissant.Notre recherche est alors devenue plus appliquée.» Nos musées prennent très au sérieux leur mission de recherche.La façon dont ils s'en acquittent varie d'un musée à un autre selon la nature des collections et les ressources dont ils disposent.DES CONSERVATEURS-CHERCHEURS Le Musée canadien des civilisations compte la plus importante équipe de chercheurs au pays, en grande partie héritée du Musée de l'homme d'Ottawa dont il a pris la relève.La trentaine de conservateurs-chercheurs, essentiellement des historiens et des anthropologues, se partagent en quatre équipes — archéologie, ethnologie des autochtones, études culturelles et histoire — responsables d'une ou de plusieurs collections.« Leur recherche est le moteur de la très grande majorité des expositions et des activités du musée, soutient Carmel Bégin.Ce qui n'empêche pas la recherche fondamen- 26 EH IMLRlACE ur du mus RECHERCHE e Bague à sceau fleurdelisé.1690 L’attaque de Québec.Une épave raconte.taie et sa diffusion sous forme de livres ou d’articles.La plupart de nos chercheurs font aussi de la recherche sur le terrain.» Ainsi, certains archéologues fouillent les sites amérindiens de la préhistoire pendant que d’autres suivent les traces des premiers Européens en terre d'Amérique.Des historiens font revivre la tradition des pêcheries dans l'est du Canada en prévision d’une importante exposition.Pour sa part, Carmel Bégin est remontée aux sources des traditions musicales de la francophonie et prépare une exposition sur ce sujet.Celle-ci coïncidera avec les Jeux de la francophonie, qui auront lieu à Hull/Ottawa en juillet 2001.Mission musée Contrairement aux autres lieux d’exposition, les musées ont des collections.Leur mission à l’égard de ce patrimoine dont ils sont les dépositaires est triple : le conserver, c’est-à-dire en préserver l’intégrité en le restaurant au besoin; le connaître en documentant chaque pièce et en allant chercher les éléments qui le complètent et l’enrichissent; et le faire connaître par la diffusion de son contenu et des connaissances qui s’y rapportent.Initialement, la recherche était liée aux collections, à leur description et à leur classement, puis à leur conservation et à leur restauration, surtout des œuvres d’art.Outre les recherches scientifiques sur les sujets d’expositions, les chercheurs prennent désormais en considération les relations avec le public, la pédagogie, l'organisation et la gestion.5 Comme il n’existe pas de cycle de docto- o rat en muséologie en Amérique du Nord, les chercheurs, à moins d’avoir obtenu un doctorat en Europe, proviennent d’autres disciplines comme l’éducation et la communication, mais aussi les arts, les sciences sociales et humaines et les sciences de la nature.Dans les années 80, le gouvernement du Québec demanda aux universités de créer un enseignement de la muséologie.En 1987, l’Université de Montréal et l’Université du Québec à Montréal mirent conjointement sur pied la première maîtrise en muséologie de langue française en Amérique du Nord.Ce programme forme des professionnels qui peuvent «améliorer la qualité des services rendus dans les musées à l’ensemble de la population et contribuer au développement de la recherche sur l’institution muséale, sa relation avec le public et sa fonction dans la société».L'Université Laval offre pour sa part un certificat de 2e cycle en muséologie.27 INTERFACE %% m JA Musée national des sciences et de la technologie.Pothier dans le sud de l’Inde.Stephen Inglis, directeur général de la recherche et des collections du Musée canadien des civilisations, y a fait de la recherche en vue d’une exposition qui ouvre en mai 2000 « L’Inde, lumière des arts ».Chercheurs et conservateurs se confondent également au musée McCord.Ce musée privé dispose d'une équipe de trois conservateurs et de quelques associés de recherche.« La collection est l'objet premier de leurs travaux, explique Victoria Dickensen, directrice du musée.Ce sont les chercheurs qui soumettent les projets d’exposition.Nos riches collections intéressent aussi nombre de chercheurs de l'extérieur.» Autrefois une composante de l’Université McGill, le McCord conserve des liens étroits avec les chercheurs de cette institution.Par ailleurs, la collection d'histoire naturelle du Musée canadien de la nature est l’une des plus imposantes au monde.Elle compte au-delà de 10 millions de spécimens répartis dans 23 collections majeures survolant plus de 4 milliards d'années d'histoire terrestre, et elle ne cesse de s'agrandir.Les chercheurs peuvent identifier, classer et comparer de nouvelles espèces.En plus des partenariats de recherche notamment avec le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), au total 17 chercheurs, 9 assistants de recherche et 30 chercheurs associés y travaillent.Les recherches sont de plus en plus interdis-g ciplinaires et portent sur les quatre grandes l collections : sciences de la terre, vertébrés, invertébrés et botanique.Le Musée national Pour mieux apprendre au musée En 1987, la revue Nature publiait un article dans lequel on posait la question provocatrice de Michael Shortland au sujet du foisonnement de centres et de musées scientifiques des années 1980 : «Ou’est-ce que les enfants apprennent dans ces centres, si tant est qu’ils y apprennent quelque chose1?» Cette interrogation s’inscrit dans un large débat, parfois virulent, lancé dans les années 1930, qui a connu son apogée dans les années 1980 et qui se poursuit aujourd’hui.Au cœur de ce débat : la vocation culturelle contre la vocation éducationnelle du musée.Le fin mot de cette histoire n’a pas encore été dit, mais des chercheurs s’intéressent toujours à ce sujet.Pour tenter de répondre à ces questions, des recherches évaluatives ont été menées, notamment par le Groupe de re- cherche sur l’éducation et les musées (GREM) de l’Université du Québec à Montréal.Membre fondatrice de ce groupe et professeure à la Faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa, Maryse Faquin s’est intéressée à l’apprentissage muséal des enfants2.Sa conclusion est claire : « On a beau faire appel aux nouvelles technologies de l’information et des communications, à de nouveaux moyens de diffusion ou investir beaucoup d’argent dans la promotion des expositions, une chose est sûre, le rôle de l’agent d’éducation muséale fait toute la différence.D’où l’importance de poursuivre l’investissement dans les ressources humaines, chargées notamment d’accueillir les différentes clientèles de visiteurs au musée, dont les élèves représentent une large part.» Elle ajoute que cette conclusion se vérifie aussi bien chez les jeunes que chez les 28 INTERFACE J res.Plus sa contribution survient tardivement, plus ses tentatives de rendre pédagogique le contenu d’une exposition risquent d’être vouées à l’échec.» Et cela est vrai autant pour les expositions scientifiques et technologiques qu’historiques ou anthropologiques.1.SCHIELE, Bernard et Emlyn H.KOSTER {sous la direction de), La révolution de la muséologie des sciences, Sainte-Foy, Éditions MultiMondes et Presses universitaires de Lyon, 1998, p.41.2.PAOUIN, Maryse, La visite scolaire au musée, stratégies pédagogiques pour une participation active des élèves de l’élémentaire, Cap-Rouge, Presses Interuniversitaires, 1998,128 pages.RECHERCHE Insectarium de Montréal adultes, comme l’ont montré les travaux du Groupe de recherche sur l’éducation des adultes et le musée (GREAM) de l’Université de Montréal.Maryse Paquin va plus loin : « Lorsque l’agent d’éducation muséale n’est pas intégré dès les débuts de la préparation d’une exposition, c’est alors que surviennent les plus gros problèmes de diffusion.En fait, c’est sur les épaules de ce professionnel que repose tout le dynamisme d’une exposition en lien avec les programmes scolai- des sciences et de la technologie à Ottawa mène aussi des recherches, surtout historiques, sur ses collections, principalement dans les domaines des communications, de la technologie industrielle, des ressources naturelles, des transports, des ressources renouvelables et des instruments scientifiques.DES COLLECTIONS VIVANTES L’ensemble formé par le Jardin botanique, l’Insectarium, le Biodôme est en quelque sorte un immense musée de collections vivantes.Dès sa fondation par Marie-Victorin en 1930, le Jardin botanique était l'hôte de l'Institut botanique de recherche.L’actuelle Division de la recherche et du développement scientifique remonte à 25 ans et compte cinq chercheurs actifs.« Nos chercheurs ont droit aux mêmes subventions que les chercheurs universitaires, souligne son directeur Michel Labrecque.Deux champs de recherche font notre force : l'écologie des forêts feuillues et l'étude des mécanismes de développement de la plante au moyen des nouveaux outils issus de la biologie moléculaire.» Depuis 1990, les cinq chercheurs du Jardin botanique travaillent en association étroite avec une dizaine de chercheurs du Département des sciences biologiques de l’Université de Montréal au sein de l’Institut de recherche en biologie végétale, une corporation sans but lucratif conjointe créée par le Jardin et l’Université.29 1 INIhRIALhRT iGRF D01J pfERSWEI À l’Insectarium voisin, les entomologistes axent leurs efforts sur la conservation de la collection.Leurs recherches appliquées, souvent en collaboration avec des jardins botaniques ou zoologiques, se concentrent sur les techniques d'élevage des insectes — par exemple, comment assurer leur reproduction — et sur la culture des plantes-hôtes.« Comme bien d’autres institutions, nous collaborons aussi étroitement avec l'Institut canadien de conservation (ICC) et avec le Réseau canadien d'information sur le patrimoine (RCIP), précise sa directrice générale, Johanne Landry.De plus, nous entretenons un lien informel avec l'Université McGill où l’une de nos employées termine actuellement un doctorat.» Et madame Landry ne cache pas son intérêt pour l'acquisition de la collection Lyman, un importante collection d'insectes de cette université.Les activités originales que l'Insectarium propose au grand public apportent aussi des défis particuliers.Laisser les papillons en liberté dans la grande serre durant l'hiver soulève bien des difficultés! Et mettre au menu des dégustations d’insectes suppose des recherches pour assurer l'approvisionnement ou concocter des recettes.Le Biodôme se situe au carrefour des jardins botaniques et zoologiques, des aquariums, des centres d’interprétation et des musées de la nature.On y effectue autant de la recherche fondamentale que de la recherche appliquée.Il possède son propre noyau de quatre chercheurs-conseillers scientifiques.Autour d’eux, gravitent 15 chercheurs universitaires et autant d’étudiants-chercheurs : « La recherche est un soutien essentiel quand on a des collections vivantes, affirme Rachel Léger, directrice des collections et de la recherche.Nous avons souvent besoin d’expertise scientifique pour résoudre des problème liés à la santé et à l'éco- Biodôme.logie de la plante et de l’animal en captivité.Les questions soulevées sont parfois à l'origine d'un projet plus large.La qualité, l’originalité et la complexité de notre collection attirent des chercheurs de partout.» Ce musée laboratoire avec ses quatre écosystèmes reconstitués rend possible des observations et des mesures qu'il serait difficile de faire en milieu naturel.Ainsi, les systèmes biologiques de filtration et d'épuration de l'eau du Biodôme servent à l'étude du rôle INTERFACE PHOTOS : CHRISTIAN GUAY/DESIGN+COMMUNICATION INC.RECHERCHE dans le traitement de l’eau des petits organismes mangeurs de bactéries.Et un des laboratoires est utilisé pour déterminer expérimentalement les préférences d'habitat des chevaliers cuivrés juvéniles, une espèce de poisson menacée.Certains travaux se font en milieu naturel.« Le public est parfois mis à contribution, ajoute Rachel Léger.Les visiteurs qui se procurent un dortoir à chauves-souris, par exemple, nous informent régulièrement sur son taux d'occupation.Certains sont invités à nous PAS DE DIFFUSION SANS RECHERCHE Aujourd'hui, on trouve des chercheurs derrière toute initiative de diffusion.Ainsi, pour construire la Cité de l'énergie de Shawinigan, il a fallu retracer l'histoire du développement économique et industriel de toute une région.Aujourd’hui, on y conserve différentes archives, notamment la collection d'objets historiques d'Hydro-Québec, que les chercheurs peuvent consulter.Et les recherches archéologiques et historiques menées à la suite de la découverte d’une précieuse épave, bdtJvwr , Aujourd’hui, on trouve des chercheurs derrière toute initiative de diffusion.Cosmodôme.fournir des renseignements plus détaillés.» Le Centre d'interprétation de l'eau de la Biosphère a pour sa part repris cette formule et créé le vaste Réseau des observateurs de l’environnement, incluant des réseaux particuliers pour les poissons d'eau douce, les mammifères marins et la qualité des eaux.Des organismes non gouvernementaux, des écoles, des institutions, des municipalités et des individus — 78 organisations et 31 projets — sont mis à contribution pour répondre entre autres aux besoins d'information de la Biosphère.Après cinq ans et 140 000 heures d’observation par année, on y constate un enrichissement des banques de données sur l'eau du fleuve et des Grands Lacs ainsi qu’un contact réel et étroit entre les chercheurs scientifiques et les citoyens.Par ailleurs, chaque nouvelle exposition, comme celle sur les enjeux du 21e siècle en lien avec l’eau, prévue pour 2001, fait l’objet d’une consultation intensive auprès de chercheurs et de spécialistes internationaux.en 1994, au large de Baie-Trinité au Québec donnent actuellement lieu à l’exposition « 1690 L’attaque de Québec.Une épave raconte » au musée d’archéologie et d’histoire de Montréal Pointe-à-Callière.Conscient du nécessaire arrimage entre la diffusion et la recherche, le Musée de la civilisation de Québec a, pour sa part, fait de la recherche une priorité institutionnelle.Selon Yves Bergeron, directeur de la recherche, « l’intégration du Musée de l’Amérique française et de ses collections exceptionnelles — archives du Séminaire de Québec et de l'Université Laval, livres rares et anciens, instruments scientifiques rares, etc.— a renforcé la vocation de recherche du musée.» L’équipe de recherche de ce musée comprend sept personnes « dont le rôle est reconnu dans le processus de réalisation des expositions et des publications, précise son directeur.C’est nous qui devons garantir le contenu scientifique.Nous travaillons étroitement avec la Direction des collections, chargée de documenter, 31 I INTERFACE EH PHOTOS : BIOSPHÈRE ^54 XL V.\k 5f.GUÉRIN 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet: http://www.guerin-editeur.qc.ca Courrier électronique: francel Êgâ*"; ÏEï :k\wS RECHERCHE De la science et des jeux Le Centre iSci Introduire un gène réparateur dans l’organisme d'un patient ou gérer un réseau électrique dans le but de mettre fin à une panne qui paralyse la ville depuis plusieurs jours, voilà des activités désormais accessibles à tous.Au Centre iSci, le nouveau complexe interactif des sciences de Montréal, tous les rêves sont permis.N'importe qui peut y devenir, le temps d’une journée, chirurgien, ingénieur en aérospatiale ou concepteur de jeux vidéo.Situé en plein cœur du Vieux-Port de Montréal, le Centre iSci ouvre ses portes au public le 6 mai 2000.Les réalisations québécoises sont à l’honneur avec un contenu résolument branché sur l’actualité scientifique.Les dirigeants de la Société du Vieux-Port de Montréal visent évidemment à élargir la culture scientifique du grand public.Mais là n'est pas le seul objectif.On espère aussi susciter chez les jeunes le goût d’une carrière scientifique.En vue de favoriser l'apprentissage, toutes les installations ont été conçues pour être touchées, manipulées, expérimentées.L’acronyme iSci est d'ailleurs né de la lettre « i » pour interaction, innovation et individu, et des lettres « sci » pour sciences.Les trois salles d’exposition du Centre iSci sont organisées autour d'autant de grands thèmes : la vie, la matière et l’information.Dans le Labo Vie, le visiteur est plongé dans l’univers de la médecine, de la phar- fpntrp i^ri.macie, de l'agro-alimentaire et de l’habitation.« Une des installations permet à l'usager de reproduire les opérations que fait un chirurgien dans le corps humain, explique Claude Benoît, vice-présidente à la programmation et au développement et directrice du Centre iSci.Plus loin, on conçoit sa maison de rêve, avec toutes les composantes énergétiques requises.Le jeu évalue ensuite l’impact écologique de nos choix.» Le Studio Information met en vedette les télécommunications, l'informatique et les médias.On peut y produire un vidéoclip, ou gérer un service ambulancier et déterminer le trajet optimal des ambulances.Des rencontres avec un chercheur en réalité virtuelle et un ingénieur en robotique sont également au menu.L'Usine Matière aborde l’aérospatiale, les transports, les nouveaux matériaux et les ressources naturelles.« Le visiteur joue le rôle d’un ingénieur forestier responsable de la gestion d'une forêt sur une période de 100 ans.Il peut ainsi constater l’effet de ses choix sur l'environnement », explique Claude Benoît.Dans un autre jeu vidéo, « sous les consignes d’un contremaître, on bâtit un avion qui doit ensuite voler sur une certaine distance, tout en respectant les normes de sécurité ».Par ailleurs, un chercheur en télédétection et un plas-turgien livrent les secrets de leurs professions.En plus des objets techniques, des jeux interactifs et des clips, plusieurs postes d’écoute permettent aux visiteurs auditeurs de prendre part à des débats sur les retombées des sciences et des technologies : « Les robots et les nouvelles technologies nous feront-ils perdre nos emplois?Les jeux vidéo sont-ils nocifs pour la santé?Etc.» Spécialistes, humanistes, journalistes et citoyens partagent leurs points de vue sur ces questions.?ILLUSTRATION : ISCI C/U/i/c Des symposiums sur les nouveou* espaces de communication de la science et d Innovateurs à l’école La chat »x xn&m ma ïwôII’wW ^UR roK C/PA SSEPORTS IN DUSTRIES de vélos 4 x la science se livre a«tes Avec un réseau composé de 700 organismes relais et bénévoles, la Société pour la promotion de la science et de la technologie poursuit sa mission, une mission axée sur la promotion des carrières, le transport du savoir mais aussi du savoir faire et de l'énergie de nos bénévoles issus des communautés scientifiques et industrielles.Société pour la promotion de la science et de la technologie 417, me Saint-Pierre Bureau 808 Montréal (Québec) H2Y 2M4 Tél.: (514) 873-1544 1 800 465-4668 Fax: (514)873-9257 spst@spst.org http://www.spst.org Gouvernement du Québec Recherche, Science et Technologie a* Québec PRATT&WHITNEY CANADA Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications MERCK FROSST NORTEL NETWORKS 6040 9 RECHERCHE «1,2,3.Math!» 42 L’exposition « 1,2,3.Math! » est à l’affiche au Musée du Séminaire de Sherbrooke1.Cette initiative de l'Association mathématique du Québec souligne l’Année mathématique mondiale.L’exposition s'adresse aux familles, aux écoliers, aux adolescents et aux jeunes adultes : « L’objectif n’est pas d’augmenter leurs connaissances en mathématiques, précise la chargée de projet Martine Bernier, mais plutôt de leur transmettre une culture générale et de les amener à penser à la façon d’un mathématicien.» L’univers, la Tferre, la nature, la société, le corps humain, la machine et l’in-finiment petit, voilà autant de prétextes pour faire découvrir un principe mathématique ou une manière mathématique d’appréhender le réel.Ainsi, la route empruntée par le Titanic sert à démontrer que la 'Ierre étant une sphère, le chemin le plus court entre l’Angleterre et les États-Unis passait par le nord et croisait la route des icebergs.La vraie nature des fractales est révélée à l’aide non seulement de structures naturelles comme celles du flocon de neige ou de la fougère, mais aussi de structures imaginées par des artistes.Et pour illustrer la suite de Fibonacci, dans laquelle chaque nouveau nombre est la somme des deux précédents, on s'interroge sur le dessin d’un pied de céleri coupé en travers, sur la disposition des écailles des ananas qui comportent 8 diagonales dans un sens et 13 dans l'autre ainsi que sur la fleur de tournesol dont le centre est fait de graines présentant 21 courbes dans un sens et 34 dans l'autre.Esquisses pour la réalisation de modules d’exposition.La vraie nature des Vivre dans un monde Voyage intérieur, mathématiques.mathématique.Jeux et manipulations servent à concrétiser les notions les plus abstraites.Ainsi, le pendule chaotique, un pendule aimanté et repoussé par trois aimants situés au sommet d'un triangle équilatéral, permet de voir ce qu’est le chaos et de comprendre qu’il n’est pas uniquement le fait de systèmes très complexes.Au repos, le pendule est suspendu au-dessus du centre de gravité du triangle.Mis en mouvement, il bouge dans toutes les directions sans qu'il soit possible de prévoir dans quelle direction il ira.Le pendule ne répond à aucun patron observable.Un autre jeu, celui des Lutins, présente ce qu’on appelle un paradoxe géométrique : en inversant les deux côtés de la partie supérieure d’un dessin sur lequel figurent huit personnages, on en obtient un autre qui n’en représente plus que sept.Les ordinateurs et autres équipements informatiques parlent un langage mathématique, appelé binaire, qui permet de transmettre des images numérisées.Tbutefois, il y a perte de données au moment de la transmission.Le visiteur peut comparer une image réelle, prise par un appareil photo, et l’image numérique que reçoit, par exemple, le médecin expert consulté à distance.Il peut également voir comment les données manquantes sont récupérées afin de corriger l’image numérique.L’exploration, qui s’enracine à la fois dans l’histoire et le présent, se fait donc sur un mode ludique, interactif et animé : « C’est une exposition joyeuse qui s'inspire de la bande dessinée et recourt à l'humour, affirme Martine Bernier.Elle séduira les plus méfiants face aux mathématiques.» ?1.Cette exposition sera présentée au Centre d'exposition de l'Université de Montréal du 3 octobre au 9 novembre 2000 en même temps qu’une exposition sur le chaos et les fractales en provenance de France.Elle retournera au Musée du Séminaire de Sherbrooke au cours des premiers mois de l’an 2001 avant d’entreprendre une tournée dans le reste du Québec et du Canada.Esquisse pour la réalisation de modules d’exposition.INTERFACE | TOUT UN MONDE DE réalisations DEPUIS 30 ANS, L'INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE EST UN MAILLON IMPORTANT DE LA RECHERCHE UNIVERSITAIRE AU QUÉBEC.Plus que jamais, l'INRS est présent là où le sollicitent les enjeux collectifs : • Nanofabrication et applications de technologies laser • Communications sans fil • Contrôle du dopage sportif • Biodégradation des polluants environnementaux • Recherche sociale, analyse de politiques, éthique sociétale et gouvernementale • Développement de technologies environnementales et de logiciels de gestion des eaux • Développement de tests diagnostiques, de vaccins et de médicaments • Études démographiques, urbaines et régionales Université du Québec .Institut national de la recherche scientifique La science en ACTION pour un monde en ÉVOLUTION Informations Téléphone : (418) 654-2500 www.inrs.uquebec.ca Télécopieur : (418) 654-2525 Vouée à l'excellence dans l'enseignement et dans la recherche, la Faculté d'éducation de l’Université d'Ottawa vous ouvre de nouvelles voies pour concrétiser votre vision de l'avenir.Études supérieures en éducation Maîtrise ès arts et Doctorat en éducation M.A.(Éd.) et Ph.D.Administration éducationnelle et fondements Psychopédagogie Mesure et évaluation Enseignement et apprentissage des langues O Maximum de 5 étudiants par superviseur de thèse > Bourses et postes d'assistanats de recherche disponibles > Centre de ressources pour la recherche en éducation > Milieu bilingue avec possibilité de faire ses travaux en français ou en anglais Maîtrise en éducation M.Éd.Counselling éducationnel Enseignement et apprentissage Leadership en éducation Didactique des langues secondes t> Possibilité de terminer le programme régulier en 3 sessions à temps complet > Jusqu'à 5 ans pour terminer le programme à temps partiel > Possibilité de suivre tout le programme à distance > Date limite d'admission : 2 mois avant le début d'une session Renseignez-vous ! Téléphone : (613) 562-5800 poste 4124 Télécopieur : (613) 562-5963 Courriel : educprog@uottawa.ca www.uottawa.ca/academic/education Faculté d’éducation Université d’Ottawa University of Ottawa :'*|ES*É?RECHERCHE La Ruhr, en ruines.et fière de l’être ! Andrea Hauinschild Muséologue/andreah@> videotron.ca S’il fallait illustrer la région de la Ruhr, en Allemagne, à l’aide d’une seule couleur, ce serait sans hésitation le gris foncé, qui renverrait à la dure vie des mineurs, à l’exploitation, à la destruction et à la pollution de la nature, au désespoir de la désindustrialisation.Lors de ma visite, j’étais accompagnée de deux femmes ayant grandi en marge de la Ruhr, cette zone off limit, même pendant les belles années, que l’on ne traverse qu’en cas de nécessité, rapidement, en se bouchant les yeux, les oreilles et le nez, une région usée et littéralement vidée où l’on ne s’arrête surtout pas.La Ruhr est synonyme de 150 ans d’une surexploitation du paysage qui culmine dans la dégradation de la rivière Emscher en canal d’eaux usées, en cloaca maxima.On se demande ce qui a le plus ruiné la région : l’industrie du charbon et de l’acier ou son déclin?QUAND LA TECHNOLOGIE DEVIENT CULTURE Il y a dix ans, un mot magique, porteur d’avenir, apparaît : IBA, Internationale Bauausstellung Emscher Park (www.iba.nrw.de).Ce mot désigne d’abord une gigantesque « opération espoir » pour la région de la Emscher, habitée par 2 millions de personnes et couvrant 784 kilomètres carrés.Unique au monde autant par son ampleur que par sa cohérence, la IBA découle de la vision d’un homme, Karl Ganser, géographe et haut fonctionnaire.La vision : rien de moins que surmonter la désertification industrielle, renaturer le paysage, reconquérir et revitaliser une région, la rendre vivable, lui donner une nouvelle identité, créer de l’espoir, dans une perspective de développement durable, bref faire de la région Emscher Park une œuvre globale.Dix-sept villes se sont regroupées autour de ce projet commun.Dix ans et cinq milliards de dollars après les premières réflexions, 120 projets ont été financés.Des sites industriels désaffectés ont trouvé de nouvelles vocations : à l’usine d’acier Thys- La mine Rheinelbe à Gelsenkirchen À cinq minutes de la gare centrale : un parc, un étang artificiel rempli d’eau de pluie, des fleurs sauvages, des canards.Contraste : ce cours d’eau romantique se reflète dans les 300 mètres de verre qui forment la façade ultramoderne du Parc de la science (Wissenschafts-park).Ce complexe regroupe toutes sortes d’entreprises et d’organismes innovateurs et porteurs d’avenir.À certains endroits, la forêt industrielle sauvage a pris le dessus : après 30 ans, on ne voit déjà presque plus rien des installations de la mine laissées à l’abandon.Les œuvres d’art de Hermann Prigann marquent, pour un temps, quelques traces du passé industriel.Ce sont des installations monumentales composées d’éléments naturels et de reliques provenant du site.INTERFACE M\ If m Whm -m4h to *$fl mm #m:0& ms» sen, on peut faire de l’escalade ou de la plongée et se promener à l’intérieur et autour de hauts fourneaux; à la mine Zollverein, le visiteur peut parcourir les sept étages de l’usine le long des convoyeurs et des machines, ainsi qu’au-dessus, à l’intérieur et au-dessous d’immenses entonnoirs à charbon.Un ancien réservoir à gaz, le Gasometer, à Oberhausen, est devenu le symbole de la renaissance culturelle de la Ruhr : ce géant de 3 500 mètres carrés La mine Nordstem à Gelsenkirchen de surface, 68 mètres de diamètre et 116 mètres de hauteur a accueilli, en 1994-1995, l’exposition « Feuer und Flamme » (Feu et flamme), la première exposition d’envergure traitant de l’histoire sociale et industrielle de la Rhur.L’ensemble de la région renaît grâce à des parcs naturels, des parcs d’habitation, des parcs d’entreprises et des parcs historiques.Oui, il y a de la vie après le charbon et l’acier, une vie qui passe entre autres par la muséologie.Le magnifique complexe minier conçu par les architectes Schupp et Kremmer dans le style du Bauhaus est en soi un monument de grande envergure.Deux bâtiments de cette ancienne cité interdite sont maintenant accessibles au public.Ils sont le théâtre de « KunstKlangRaum», une œuvre d’art global créée par Dani Karavan et Hans Ulrich Humpert, qui relie l’architecture, l’histoire, des installations d’objets trouvés et des sculptures sonores, rendant hommage aux « hommes du charbon ».Saisissant, ce lieu brut figé dans le passé est ramené au présent par l’intervention artistique.INT! RI,\CI: RECHERCHE RECHERCHE 1 Prochaine étap Absorbés par leurs travaux de recherche, les chercheurs passionnés oublient parfois de protéger leurs découvertes, ou alors ils y pensent trop tard.Sachez que vous n’aurez peut-être qu’une seule chance de faire breveter une invention.Ne la laissez pas passer.Smart & Biggar et son cabinet affilié Fetherstonhaugh & Cie réunissent la plus importante équipe de professionnels au Canada dont la pratique est consacrée exclusivement aux domaines de la propriété intellectuelle et de la technologie.Nos services bilingues, offerts à nos bureaux situés à Montréal, Ottawa, Toronto et Vancouver, proposent l’excellence à un prix abordable en matière de protection par brevet non seulement au Canada, mais également aux États-Unis et dans le monde entier.En fait, nos bureaux déposent et obtiennent plus de brevets que tout autre cabinet au Canada.Smart & Biggar et Fetherstonhaugh & Cie comptent à leur actif plus de 80 avocats, agents de brevet, agents de marque de commerce et conseillers techniques qui, grâce à leur formation et à leur expérience, évoluent avec aisance dans toutes les sphères d’activités techniques.Le haut niveau d’expertise de nos professionnels nous permet d’être sans cesse à l’avant-garde des changements et des innovations en matière de protection des inventions et des idées nouvelles.Nous excellons dans toutes les facettes de la propriété intellectuelle et du litige y afférent.Aussi, avant d’annoncer votre dernière découverte, donnez-nous donc un coup de fil.Nous sommes là pour vous aider à protéger ce qui vous appartient de plein droit.Pour plus d’information, contactez l’un ou l’autre de nos quatre bureaux.Smart & Biggar Avocats - Agents de brevets et de marques de commerce 1000, rue de la Gauchetière ouest, bureau 3400, Montréal, Québec H3B 4W5* Téléphone : (514) 954-1500 Télécopieur : (514) 954-1396 OTTAWA TORONTO MONTRÉAL VANCOUVER *En partenariat avec Fetherstonhaugh & Cie La mine Zollverein à Essen La mine Zollverein est probablement l’ensemble minier le plus complet de la région, il est aujourd’hui voué à l’histoire et à la culture.Le complexe regroupe une grande variété d’équipements post-industriels : le Centre provincial de design, un restaurant haut de gamme, une galerie d’art contemporain, un sentier historique, un parc naturel, un parc des métiers, un champ d’expériences, une grande exposition sur l’histoire culturelle de l’énergie, un atelier d’artiste, un théâtre de danse, de l’art landmark.Au Centre de design, les vieilles machines et les vieilles installations préservées telles quelles, forment un cadre contrastant pour les objets design dernier cri.Une combinaison curieuse, étonnante et pleine de sens.L’exposition « Sonne, Mond und Sterne » (Soleil, Lune et étoiles), examine le charbon en tant que source d’énergie ainsi que les conditions culturelles de son utilisation.Fidèle à l’esprit de la IBA, ce conte du charbon finit en pointant vers l’avenir : l’énergie solaire.?46 EH IN 1LKFACË1 Là École des Hautes Études Commerciales se distingue par la qualité et par l’importance de sa recherche en gestion.Individuellement ou en collaboration, les 175 professeurs et chercheurs des HEC s’appliquent à élaborer des visions nouvelles dans tous les domaines de la gestion.Cette nécessité d’élaborer des visions nouvelles, ils y font face en adoptant une attitude proactive envers le changement.Leur but: contribuer à l’accroissement des connaissances et à l’amélioration des pratiques de gestion.Chaires, centres et groupes de recherche aux HEC Chaire de commerce Orner DeSerres Chaire de développement et de relève de la PME Chaire de gestion des arts Chaire de gestion des risques Chaire d’entrepreneurship Maclean Hunter Chaire internationale CMA d’étude des processus d’affaires Centre d’études en administration internationale (CETAI) Centre d’études en transformation des organisations Centre d’études sur les nouvelles technologies et les organisations (CENTOR) Centre de gestion des coopératives Centre de recherche sur les transports (CRT)1 Groupe de recherche en finance (GReFI) Groupe de recherche en gestion des ressources humaines Groupe de recherche en stratégie des organisations (STRATEGOS) Groupe de recherche en systèmes d’information (GReSI) Groupe de recherche sur la performance et l’innovation des organisations (PIVOT)3 Groupe de recherche sur les entreprises familiales (GREF) Groupe de recherche sur les pratiques de leadership en gestion Groupe de recherche sur l’intégration et l’environnement de la chaîne d’approvisionnement (CHAINE) Groupe d’études et de recherche en analyse des décisions (GERAD)3 Groupe d’études et de recherche sur le management et l’écologie (GERME) Groupe Femmes, Gestion et Entreprises Groupe humanisme et gestion Observatoire des innovations pédagogiques en gestion 1 centre conjoint : Université de Montréal, École Polytechnique, École des HEC 2 groupe conjoint : École des HEC, École Polytechnique, ENAP, UQAM 3 centre conjoint : École des HEC, École Polytechnique, Faculté d’administration de l’Université McGill, UQAM Direction de la recherche École des Hautes Études Commerciales 3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T 2A7 Téléphone : (514) 340-6256 recherche.info@hec.ca iiiLuiij.hec.ca 8896^37820 Le comm mcontourna ILLUSTRATION .CHRISTIANE BEAUREGARD INIEUX COMMI tCE ÉLECTRON I OU I ÊCtronique ; Die et avantageux Louis A.Lefebvre Professeur et directeur du Département de mathématiques et de génie industriel à l’École Polytechnique | louisA.lefebvre@epoly.polymtl.ca Quand on évoque le commerce électronique, on pense aussitôt aux achats par Internet.Mais pour les spécialistes en économie, cette expression désigne une réalité plus globale : une nouvelle manière de faire des affaires, basée sur l’utilisation de moyens électroniques pouT échanger de l’information, mener à bien des activités et effectuer des transactions.Une méthode tellement avantageuse qu’elle est devenue incontournable et qu’un retour en arrière semble impossible.Le commerce électronique recouvre une vaste gamme d'applications financières et non financières : échanger des données numériques en tout genre, transiger de l’argent, concevoir des prototypes en faisant collaborer des équipes d'ingénieurs disséminées partout dans le monde, répondre à un appel d'offres, vendre ou acheter des services et produits traditionnels ou entièrement numérisés (tels que des livres, des cédéroms, des disques ou des logiciels).Tbutes ces activités peuvent désormais emprunter la voie des fibres optiques.Le commerce électronique repose sur des infrastructures physiques nationales et mondiales qui ont fait et font encore l'objet d'efforts intensifs et d’investissements considérables de la part de nombreux pays.Il s’appuie aussi sur une infrastructure dite « de l'information », qui comprend l’information elle-même, mais aussi les applications ou les logiciels qui permettent de traiter ou transmettre les données et d’assurer les transactions électroniques, ainsi que les normes et protocoles qui assurent l’interexploitabilité et l'interconnexion des réseaux.Internet occupe une place essentielle dans toute cette infrastructure, et le commerce électronique dans le réseau est certainement appelé à se développer.Mais pour l'instant, ce sont surtout les réseaux privés — intranets ou extranets — ou les réseaux hybrides (réseaux privés connectés à Internet) qui jouent un rôle prépondérant.Logique, puisque les échanges entre entreprises représentent actuellement 80 p.100 du commerce électronique mondial! Cette nouvelle approche commerciale entraîne des réductions de coûts, des gains en précision ou en temps parfaitement chiffrables (tableau, p.52), mais aussi d'autres avantages concurrentiels difficiles à quantifier.Grâce au commerce électronique, les entreprises peuvent jouir d’une visibilité mondiale et d'un accès direct et peu coûteux aux marchés internationaux.Elles peuvent personnaliser des produits ou des services pour chacun de leurs clients et bénéficier ainsi des avantages concurrentiels du marketing spécialisé.Elles économisent du temps, par exemple, grâce aux soumissions électroniques disponibles à toute heure.Le consommateur, lui, bénéficie d’un plus grand choix de produits et de services, et de prix moins élevés.Le fait qu’entreprises et consommateurs y trouvent chacun leur compte renforce encore l'intérêt et contribue ainsi à l'essor de ce moyen d’échange révolutionnaire.Mais le commerce électronique bouleverse aussi profondément les habitudes, ce qui implique une période d'ajustement et d'apprentissage aussi bien pour les individus que pour les organisations.Des changements Adaptation par Valérie Borde de l’article suivant : LEFEBVRE, Louis A., « Commerce électronique et entreprises virtuelles : défis et enjeux », Gestion, vol.24, n° 3, a utom ne 1999, p.20-33.49 INTERFACE ENJEUX i COMMERCE ÉLECTRONIQUE Grâce au commerce électronique, les entreprises peuvent jouir d’une visibilité mondiale et d'un accès direct : s % et peu coûteux aux marchés L internationaux.majeurs attendent les entreprises traditionnelles (encadré ci-contre') et de nouvelles façons de faire des affaires doivent aussi s'implanter.Ainsi, payer pour télécharger une nouvelle chanson paraît bien simple.Mais comment s'opère alors le contrôle douanier?Comment régler les droits d'auteur?Met-on en péril l'industrie du disque?On le voit, il reste de nombreuses questions à résoudre.Pour l’instant, plusieurs obstacles de taille freinent encore le développement du commerce électronique.Le plus important?La pénurie d’une main-d'œuvre spécialisée capable de maîtriser toutes les compétences requises pour profiter des avantages de ce nouveau commerce.Des personnes qui connaissent les récentes technologies, bien sûr, mais aussi, par exemple, des spécialistes en marketing à l'aise avec le développement de nouveaux outils promotionnels.Selon l'OCDE, 20 000 à 30 000 postes en technologies de l’information sont actuellement vacants au Canada, et environ 400 000 aux États-Unis ! Le deuxième obstacle à lever tient aux risques associés au commerce électronique.Certaines applications, comme les transferts de fonds, sont désormais fiables et sécuritaires grâce au développement de techniques de cryptographie, aux signatures électroniques et à l'utilisation de réseaux virtuels privés.Mais la fraude électronique se développe en parallèle.Même si gouvernements, banques et organismes de certification s’efforcent de minimiser les risques, la prudence s'impose encore pour quelques années.Un troisième problème est lié aux incompatibilités dans le format des données transférées électroniquement, mais cette question se résout peu à peu.Malgré ces obstacles, le commerce électronique connaît une expansion aussi rapide qu'inéluctable.Ignorer cette nouvelle façon de faire n'est pas viable, même si les défis à relever sont encore nombreux.En route vers le virtuel Comment une entreprise traditionnelle devient-elle virtuelle?La transition peut être envisagée sous forme de vagues technologiques successives (illustration p.57).Un modèle en cinq étapes a été élaboré à partir de rencontres avec des experts américains, européens et japonais, de la consultation de documents existants et d’études menées auprès de quatre PME québécoises pendant trois ans.Chacune des vagues représentée sur le schéma de la page suivante est plus complexe que la précédente sur le plan technologique, mais elle implique aussi des changements touchant les différentes fonctions à l’intérieur des entreprises et demande l’appropriation de nouvelles compétences.À chaque vague, correspond tout un cortège de normes que l’entreprise doit maîtriser.À la première vague, l’entreprise commence par utiliser des liens électroniques simples pour ses activités commerciales telles que les achats et les ventes.Cette étape ne requiert aucun investissement technologique majeur : l’entreprise a seulement besoin de micro-ordinateurs et d'un accès à un réseau externe comme Internet ou à une ligne commerciale spécialisée.Et côté logiciels, l’échange de données informatisées dans Internet ne requiert qu’un fureteur.Éventuellement, on peut aussi installer un réseau interne.À ce stade, les différents systèmes électroniques internes déjà utilisés par l’entreprise, par exemple la facturation ou le contrôle des inventaires, doivent être intégrés, et les employés doivent maîtriser le courrier électronique.Les employés qui sont fréquemment à la recherche d’information, comme les analystes de marché ou les vendeurs, peuvent être amenés à consulter des sites Web, à télécharger des données ou à établir des liens électroniques avec des clients ou des fournisseurs.Ils doivent donc maîtriser un langage de programmation, comme Java, et connaître les mesures élémentaires de sécurité.Les nouvelles compétences et les changements structurels deviennent de plus en plus importants au fur et à mesure que l’entreprise passe d’une vague à la suivante, la dernière étape correspondant à l’entreprise virtuelle dans sa forme la plus complexe (voir «Par delà les frontières » p.56).Les différents partenaires, 50 EH INTERFACE ENJEUX COMMERCE ÉLECTRONIQUE disséminés alors partout dans ie monde, se concentrent sur les activités reliées à un seul aspect du produit de l’entreprise, travaillant simultanément, et en temps réel, sur la conception, la mise en marché, le service après-vente, le recyclage, etc.À ce jour, peu de PME québécoises ont atteint la première vague, alors que quelques multinationales, particulièrement dans les domaines de l’aérospatiale et de l’automobile, sont déjà arrivées à la quatrième vague, voire à la cinquième.Mais toutes les compagnies ne suivront pas nécessairement ce chemin : seules celles qui se consacrent à la production de biens complexes, par exemple les centrales hydroélectriques, devront probablement se rendre au stade ultime, entraînant dans leur sillage leurs sous-traitants et fournisseurs.Les entreprises du secteur des services, comme les banques ou les compagnies d’assurances, ou celles du commerce de détail ne seront, elles, concernées que par la première vague.Nos entreprises n’ont guère le choix : pour survivre, elles devront rapidement se plier aux nouvelles règles du commerce électronique BRANLE-BAS DE COMBAT DANS LES MINISTÈRES Les gouvernements de nombreux pays se montrent de plus en plus intéressés par le commerce électronique.D’abord, parce qu'il occupe une place croissante dans l'économie.Selon Forrester Research, le commerce dans Internet devrait ainsi rapporter 3 200 milliards de dollars en 2002, mais ce chiffre ne représente probablement que la pointe de l'iceberg puisqu’il se limite à un média, Internet, et à une activité, la vente de biens et de services.Les gouvernements voient aussi Modèle de transition de l'entreprise traditionnelle à l'entreprise virtuelle dans sa fornie la plus complexe Vagues technologiques SOURCE : GESTION, VOL.24, No 3, AUTOMNE 1999 Global Information Infrastructure (Gll), CALS (Continuous Acquisition in Life Cycle Support), etc virtuelle impartition en réseaux Prototypage rapide, VPDM (Virtual Product Development Manager) Whiteboarding, etc.conjointe et distribuée MES (Manufacturing Execution Systems), équipements manufacturiers flexibles, STEP (Standard for the Exchange of Product), etc.Operations dirigées par les données PDM (Product Data Manager), ERP (Enterprise Ressource Planning), etc des données du portefeuille de produits Communication entre Internet, EDI (Electronic Data Interchange), etc., et MRP Material Requirement gXTCAD (Computer Aided Design), systèmes administratifs, etc Fonctions de [’entreprise Logistique Réparation Distribution Service à la clientèle Études de marché Marketing Publicité Ventes Intégration des systèmes internes et des systèmes d'échange électroniques Recherche Contrôle de la qualité Design de produits Design de procédés Ingénierie Fabrication Entreposage 51 INTERFACE ENJEUX , COMMERCE ÉLECTRONIQUE Il est impensable de laisser les multinationales et les autres entreprises décider seules des règles de fonctionnement du commerce électronique.dans le commerce électronique un excellent outil pour stimuler la croissance économique et générer des emplois.Ainsi, en 1998, le Canada a adopté une stratégie en vue de devenir un chef de file mondial dans ce domaine, alors que les pays de l'OCDE ont conjointement établi un plan d'action mondial.Le Québec s’est aussi doté de moyens stratégiques pour exploiter au mieux les possibilités offertes par le commerce électronique.Mais les gouvernements ont également un rôle important à jouer en adaptant les pratiques commerciales, le cadre législatif et les règles fiscales à ce nouvel environnement.Il est en effet impensable de laisser les multinationales et les autres entreprises décider seules des règles de fonctionnement du commerce électronique.Or ce problème est loin d'être résolu, et il exige une concertation nationale et internationale.Finalement, les gouvernements devront aussi prendre des mesures pour atténuer les effets négatifs que le développement du commerce électronique aura inévitablement sur le monde du travail.En effet, même si cette nouvelle activité créera des emplois, d'autres disparaîtront.UN CANADA BRANCHÉ?Avec 5 p.100 des recettes mondiales du commerce électronique dans Internet, le Canada se classe en deuxième position, selon l'OCDE et l'International Data Corporation, loin derrière les États-Unis qui en accaparent 80 p.100.Suivent ensuite des pays d'Europe occidentale, Grande-Bretagne et Scandinavie en tête, qui se partagent 10 p.100 des recettes mondiales.Les Avantages concurrentiels dérivés du commerce électronique Exemples de réduction du coût des transactions commerciales Réservation d'un billet d'avion Transaction bancaire Règlement de facture Distribution de logiciels Courtage en valeurs mobilières Système traditionnel 8,00$ 1,08$ 2,22$ à 3,32$ 15,00 $ 150$ à 60$ Internet 1,00$ 0,13$ 0,65$ à 1,10$ 0,70$ à 0,50$ 10$ Réduction des coûts 87% 89% 71 % à 67 % 97 % à 99 % 93 % à 83 % Exemples d’avantages concurrentiels pour les entreprises manufacturières Coûts de Nombre de Rebuts et Distribution de Réduction du temps développement changements retouches documents de conception d'ingénierie des nouveaux produits Réduction par rapport 25 % à 35 % 50 % à 90 % 75 % à 95 % 80% 40 % à 60 % au système traditionnel Sources diverses : OCDE, 1999 ; Arthur Andersen, 1999 ; NGM, vol.2,1997, p.77.52 EH INTERFACE «-MU' ¦= 3 Québec entreprises américaines sont les championnes toutes catégories du commerce électronique grand public dans Internet, puisqu'elles exploitent de 67 à 85 p.100 des sites les plus populaires pour l'achat de produits ou de services de divertissement, de finances ou de simple « magasinage ».Actuellement, la Finlande est le pays qui compte le plus d’internautes par habitant au monde, suivie par les États-Unis, la Norvège, l'Islande et le Canada.Bien sûr, ces quelques chiffres ne suffisent pas pour déterminer précisément l'importance du commerce électronique au Canada.Mais ils indiquent que notre pays accuse un retard très net par rapport aux États-Unis, même s'il se situe dans le peloton de tête mondial.Le Québec, quant à lui, est franchement en retard sur le reste de l'Amérique du Nord.La situation de nos entreprises est inquiétante, particulièrement celle des PME.Ainsi, d’après une enquête de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, seulement 28 p.100 des PME québécoises sont branchées, contre 42 p.100 pour l'ensemble du Canada et 47 p.100 pour l'Ontario.Moins d'une centaine d’entreprises québécoises font leurs transactions par voie électronique, et 80 p.100 des sites Web ne sont en réalité que des vitrines passives des compagnies.Les Québécois sont aussi moins branchés que les autres Canadiens et lorsqu'ils font des achats en ligne, ils visitent surtout sur des sites américains.Bref, il y a urgence.L'économie canadienne et québécoise est largement tributaire des exportations.Nos entreprises n’ont guère le choix : pour survivre, elles devront rapidement se plier aux nouvelles règles du commerce électronique et autant que possible participer à leur définition et à leur mise en application.Des acteurs économiques bien plus puissants qu’elles — grands ministères américains, agences internationales ou multinationales — exigent de tous leurs partenaires, fournisseurs ou sous-traitants, une transition rapide vers l'économie numérique.?ENJEUX COMMERCE ÉLECTRONIQUE Le FRSQ a pour mission de promouvoir, de planifier et de soutenir la recherche en santé.Par ses programmes, il mise sur le développement des cerveaux et le soutien à l'infrastructure et crée les conditions gagnantes pour l'avenir de la recherche, en privilégiant le partenariat.Pour en connaître plus sur nos activités, consultez notre site web www.frsq.gouv.qc.ca ou abonnez-vous à notre périodique Recherche en santé.'H'/ri&nté Fonds de la recherche en santé du Québec 550, rue Sherbrooke Ouest, Bureau 1950 Montréal (Québec) H3A 1B9 Téléphone: (514) 873-2114 Télécopieur : (514) 873-8768 INTERFACE ENJEUX i COMMERCE ÉLECTRONIQUE mm amazon.com Pokémanla! r&attakïijsas gaassE**1 Music 'ttOUIA'i’V'i rrtxr'"".ri“r7|"7r [fjl '• V'i.l; Pèches et Océans Canada et Fisheries and Oceans Canada and Développement économique Canada Canada Economie Development Canada Entre l’entreprise qui ignore tout du monde électronique et celle dont les activités sont totalement virtuelles, il existe une multitude de façons d’exploiter cette nouvelle manière de faire des affaires.SIMPLE ET ÎOO P.lOO VIRTUELLE En 1997, il existait déjà 250 000 cyberentreprises aux États-Unis qui avaient choisi d’utiliser Internet comme moyen de vente, de promotion, de logistique et comme outil pour effectuer leurs transactions financières.La plupart d’entre elles comptent seulement quelques salariés.La librairie virtuelle amazon.com est l’une des plus connues.Cette compagnie n’a aucun lieu de vente physique.Pourtant, elle a réalisé 610 millions de dollars US de chiffre d’affaires en 1998 et compte la bagatelle de 8,4 millions de clients! Des prix très compétitifs associés à un vaste choix et à un service de livraison rapide, confié en sous-traitance électroniquement à des compagnies comme UPS ou Fedex, expliquent son immense succès.ORDINATEUR SUR MESURE EN 24 HEURES La compagnie américaine Dell Computer Corporation tire aussi parti de bon nombre des avantages offerts par le commerce électronique.Chez Dell, aucune pièce d’un ordinateur n’est commandée auprès d’un sous-traitant tant qu’un client n’a pas passé sa commande en ligne.Malgré cela, le micro-ordinateur est livré, et payé à la compagnie, moins de 24 heures après l’achat! Ce système permet à Dell Computer de vendre pour 14 millions de dollars d’ordinateurs chaque jour par Internet, à un prix inférieur de 10 à 15 p.100 à celui proposé par les manufacturiers plus « traditionnels »! À ses 5000 entreprises clientes, Dell offre de plus un service virtuel personnalisé qui leur permet de configurer leurs ordinateurs par Internet, d’accéder au support technique, de suivre leurs commandes et de payer en ligne.Ce système rapporte à lui seul 5 millions de dollars US par jour à la compagnie! Les 1001 maniérés d’être virtue.EHInilriace .l^gÉSaifijftâ tire CT tri fflsai&sa UQÀM L'avenir est ici L2 avec près d'un millier de professeurs-chercheurs et des équipements ultra-modernes, propose aux étudiants 23 programmes de doctorat et 74 autres programmes d'études de cycles supérieurs en • arts • éducation • lettres, langues et communication • science politique et droit • sciences • sciences de la gestion • sciences humaines Dans ses instituts, chaires et centres, l'Université du Québec à Montréal mène des recherches de pointe dans des domaines aussi divers que les biotechnologies, la biopharmacie, la santé, l'environnement, l'éducation, l'économie sociale, les sciences cognitives, les sciences de la gestion, les affaires internationales et le multimédia.Branchée et ouverte à son milieu, l'UQAM répond depuis 30 ans aux nouveaux besoins sociaux.www.uqam.ca ENJEUX , COMMERCE ÉLECTRONIQUE Utilisation des communications informatiques selon le lieu et la province LIEU D’UTILISATION RÉGULIÈRE* Maison Travail École Bibliothèque Autre Tous Québec 10,2% 13,1 % 5,6% 2,1 % 1,8% 20,1 % Ontario 19,3% 23,3% 10,6% 4,4% 3,1 % 33,2% Colombie-Britannique 19,9% 21,2% 9,6% 4,5% 3,1 % 33,6% Canada 16,0% 19,9% 9,4% 3,7% 2,8% 29,4% L’utilisateur régulier est défini comme ayant eu recours à des communications informatiques durant un mois normal.Source : Dickinson et Sceadias, 1999, p.3-9 (Enquête de Statistique Canada auprès des ménages canadiens) ¦¦¦[ sSSSsst"- Profiter de la vie.c'est tout aussi important que d'avoir une maison.MA BANQUE l'a bien comprisl SE"- gaSpHl ssnE* - - - Direct-N@t 56 INTERFACE 'ZUT' MI-VIRTUEL, MI-HUMAIN Pour des raisons stratégiques, des entreprises choisissent de ne pas proposer certains services en mode virtuel.Les banques, par exemple, placent de plus en plus souvent en ligne leurs services cou-rants (pour les particuliers : paiement de factures, états de compte, etc.), mais en excluent les opérations pour lesquelles le contact humain semble essentiel, comme le conseil en placements ou la renégociation d’hypothèques.PAR DELÀ LES FRONTIÈRES Dans sa forme la plus complexe, l’entreprise virtuelle correspond à un regroupement, souvent temporaire, d’un grand nombre de partenaires appartenant à différentes compagnies ou organismes situés souvent dans plusieurs pays, mais collaborant tous à la réalisation d’un projet ou d’un produit commun.L’intégrateur de produit — souvent une multinationale — est le chef d’orchestre de ce système.Il s’occupe de gérer l’ensemble des activités, de la R-D jusqu'au service après-vente en passant par le marketing et l'ingénierie, à l'aide de normes communes à tous les parte- WILCOMI TO D+U + OSîaSMHS.™ •ÊSM&- •Sèmssï- *Esfe naires du projet et de manière que tous puissent partager l’information, qui circule essentiellement de manière virtuelle.Clients, fournisseurs ou sous-traitants gravitent autour de cet intégrateur, échangeant électroniquement données et services, selon des schémas bien déterminés, au moyen d’Internet, d’intranets ou d’extranets.À eux tous, ils forment une entreprise virtuelle extrêmement complexe, dont la structure repose entièrement sur des liens électroniques.Elle n’a ni frontières ni base physique, et n’existe que le temps d’un projet.Cette manière révolutionnaire de travailler bouleverse les structures internes des entreprises, les relations clients / entreprises / fournisseurs ainsi que les manières traditionnelles de fonctionner de l’industrie.?0>\SKU DU TRÉSOR Autoroute .ÿ, -,.~fdej’information ^ • "* Pian S* M* Rochwfta Ade Uu«.-*?.-nou* OocumaWalion S-ms dVssrtt X-rlwn QtiébCC ü B3X23 «."35* «a ions an cms « * wnr.I ransoptt s» I ¦9"” I Oimin.JUmt la Baga I a Ae«è.«• comment définir son sujet > comment structurer, simplifier et concrétiser (’information > comment imager l’information par des analogies ou des métaphores prix detente en librairie Distribution en «brame : FIDES > comment susciter l’intérêt pour la çripnrp pt la tprhnnlnaip «GUIDE PRATIQUE DE VULGARISATION SCIENTIFIQUE» Acfas BIODIVERSITE SCIENCE MONDE 1 Sr& Réglementer les OGM Par Laurent Fontaine Comment s’assurer que le développement du marché des produits CÉNÉTIOUES NE SE FASSE PAS AU DÉTRIMENT DE LA B IO DI VE RS IT É, LA CLEF DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE MONDIALE?POUR AIDER LES DÉCIDEURS À COMPRENDRE CES ENJEUX COMPLEXES, Le COLLECTIF Le CREUSET II SOUMET 15 RECOMMANDATIONS.À SUIVRE DE PRÈS! Imaginez.Des employés de multinationales, des environ-nementalistes, des autochtones, des scientifiques et des gens d’affaires, des avocats et des grands fonctionnaires d’É-tat, des gens du Sud et d’autres du Nord, tous des spécialistes assis autour de la même table de discussion parfois réelle, parfois virtuelle grâce aux groupes de discussion dans Internet, tous là en leur nom propre, ils ne représentent pas leur entreprise ou leur institution.Au cœur du débat : le mariage entre la biodiversité et la propriété intellectuelle, autrement dit la croisée des intérêts entre le respect et le maintien de la diversité biologique, d’une part, et les droits de commercialisation des plantes et de leurs dérivés, d’autre part.De quoi mener un débat explosif sur l’avenir de la ressource dont dépendent l’alimentation mondiale et de nombreux produits de base en pharmaceutique.Qui, en effet, doit posséder et contrôler les différents composants génétiques des végétaux?Dans quelles circonstances?Et quel- le serait la meilleure manière de conserver la biodiversité et de l’utiliser?Comment réglementer l’accès aux ressources, et comment partager de façon équitable les avantages tirés de leur utilisation ?Et qui doit décider de tout cela, le marché au nom de la libéralisation complète née de la globalisation de l’économie, ou les États au nom du bien commun ?Autant de sujets où rien n’est encore tranché, alors que les pressions commerciales sont immenses, que les biotechnologies font des progrès sans précédents et que les frontières entre la chimie, la pharmaceutique, la biotechnologie et l’agroalimentaire ne cessent de s’estomper.Au delà de l'incompréhension En janvier dernier, le collectif Le Creuset II (Crucible Group en an- glais), qui rassemble 45 spécialistes de toutes disciplines venus de 25 pays différents, rendait public un premier rapport, People, Plants and Patents Revisited.Un document de 150 pages publié avec le soutien du CRDI et qui résume de façon concise les différentes positions des principaux acteurs du collectif.Augmenter la part des gouvernements dans la recherche agricole et pour la conservation de la nature, appuyer la conservation in situ des espè- ces dans les fermes, soutenir les efforts des agriculteurs eux-mêmes pour la phyto-sélection, protéger la diversité génétique humaine et en restreindre l’utilisation, assurer la sécurité génétique des gènes, reconnaître dans chaque pays les droits des peuples autochtones sur les ressources génétiques.À leur propre surprise, les intervenants ont aussi été capables de s’entendre sur une quinzaine de propositions comme celles qui précèdent, des recommandations qu’ils adressent aux décideurs politiques.Car, rappelle-t-on dans le rapport, « même si l’on considère souvent la biodiversité comme un sujet d’abord environnemental, il s’agit d’un sujet profondément politique ».« Dans les discussions, nous étions souvent loin d’être d’accord », raconte Joachim Voss, directeur général de la recherche au CRDI et président du comité de gestion du Creuset II, un collectif dont la INTERFACE Le sangre de agua est un arbre qui produit un liquide médicinal rouge favorisant la cicatrisation (Brésil).PHOTO : D.MARCHAND PHOTO : M.WASSIM SCIENCE MONDE i'*9» CETTE CHRONIQUE EST RENDUE POSSIBLE GRÂCE À LA COLLABORATION DU CENTRE DE RECHERCHES POUR LE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL (CRDI) CRDI d’une plante, prennent la plus adaptée, l’améliorent et abandonnent les autres souches qui n’ont pas été brevetées, explique Joachim Voss.Or nous avons tout intérêt à trouver une voie équilibrée entre la protection de la recherche et la commercialisation des semences améliorées si nous voulons disposer d’un choix suffisamment large de semences pour pouvoir adapter l’agriculture aux changements de climats, aux nouvelles maladies, etc.» Les « Terminators » controversées Le rapport du collectif présente aussi des boîtes d’opinions, autrement dit des capsules où les différents points de vue exprimés lors des débats cohabitent pour permettre aux décideurs de se faire une opinion personnelle.Ainsi en va-t-il de la discussion autour des technologies de restriction génétique (connues aussi sous le nom de Terminators).En manipulant les gènes des semences, l’industrie est aujourd’hui capable d’empêcher une nouvelle germination.Les défenseurs de ces technologies très controversées affirment qu’il n’y a pas d’autre intention que de protéger les semences brevetées achetées pour une seule récolte.Les opposants jugent par contre ces techniques immorales parce qu’elles mettent les agriculteurs des pays les plus pauvres à la merci des grands groupes La damsissa possède des vertus molluscicides contre les escargots des canaux, qui transmettent la schistosomiase (Égypte).priété intellectuelle qu’il est possible de breveter des espèces dites « pures », par exemple des mélanges de semences — cela se fait déjà dans les cas des brevets pour des gazons.« Traditionnellement, les fabricants de semences ciblent une variété génétique O 0 1 Q- Marché en plein air à Ségou (vente d’herbes médicinales).première version est née en 1993, à la suite de la Conférence des Nations-Unies sur l’environnement et le développement, et qui a recommencé ses travaux en 1998.Mais les débats entre des intervenants aux intérêts souvent divergents ont justement permis de lever des incompréhensions.Par exemple, en se demandant si l’extension du nombre de brevets sur des gènes accordés pour des plantes améliorées risquait en fait de diminuer la biodiversité, les membres du collectif ont appris des spécialistes de la pro- 63 INTERFACE HJ BIODIVERSITE BIODIVERSITE SCIENCE MONDE internationaux.L’urgence d’établir des règles mondiales précises apparaît en tout cas clairement au fil de la lecture du rapport, qui sera complété par un second volume où le collectif présentera une analyse des options législatives dont disposent différents pays pour rendre leurs recommandations pratiques.Les limites des monopoles Les 45 membres du collectif tirent notamment la sonnette d’alarme sur la concentration de l’industrie alimentaire mondiale en recommandant de mettre sur pied des lois antitrust sur le plan international pour l’industrie des semences, pour préserver le patrimoine planétaire.Quelques données permettent de saisir l’ampleur de la situation : les dix plus Marché Dantokpa, Cotonou (vente de grains variés).(fit fiTf.4 JT «T 6 Km je l fi/ta vXZSZfr*- grandes sociétés de l’agrochimie contrôlent à elles seules 91 p.100 du marché international dans ce domaine.Les dix plus importants semenciers de la planète contrôlent entre 25 et 33 p.100 du marché mondial des semences.Les « top 5 » des compagnies de semences de légumes contrôlent à elles seules 75 p.100 du marché mondial; en Amérique du Nord, Maîtrises biophysique chi mie éducation études Littéraires études québécoises génie électrique génie industriel gestion de projet gestion des PME et de leur enviror Loisir, culture et tourisme mathématiques et informatique appliquées philosophie physique psychoéducation psychologie sciences de l'activité physique sciences de L’énergie et des matériaux sciences de l'environnement sciences des pâtes et papiers théologie Doctorats ad mi nistration biophysique éducation études québécoises génie électrique génie papetier philosophie psychologie sciences de l'énergie et des matériaux L_jcp-r-f=* PROGRAMME D'AIDE AUX CONGRES SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES Le Programme de soutien à la communication scientifique et technologique -Tenue de congrès permet de soutenir financièrement des congrès qui se tiennent au Québec et qui revêtent un caractère pertinent, soit par la participation d’experts pouvant s’exprimer en français sur la thématique retenue, soit par sa capacité à promouvoir le Québec comme haut lieu d'expertise et d’innovation en science et en technologie.La priorité est accordée aux congrès ayant trait aux sciences naturelles, au génie et aux sciences biomédicales liés avec des applications technologiques.Une somme maximale de 10 000 $ est octroyée pour un congrès québécois et de 20 000 $ pour celle d'un congrès international.Cependant, le montant accordé ne dépassera pas 50 % de l'ensemble des dépenses admissibles aux fins du programme.Présentation des demandes Les demandes de subvention doivent être conformes au Guide de présentation d'un projet que l'on retrouve dans le dépliant du programme et être présentées en six exemplaires au plus tard le 28 juillet 2000.Pour obtenir le dépliant du programme, nous vous invitons à vous adresser au : Ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie Direction de la promotion et de la diffusion I I 50, chemin Saint-Louis, RC Sillery (Québec) GIS 4Y9 64 "I Université du Québec à Trois-Rivières Téléphone : (T I S) 646-1376 Courriel : developpement@mrst.gouv.qc.ca Site internet : http://www.mrst.gouv.qc.ca Québec Ê Ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie EH INILRLAŒ PHOTO : S.COLVEY SCIENCE MONDE quatre compagnies contrôlent 69 p.100 du marché des semences de maïs, et pour le coton aux États-Unis, une seule compagnie contrôlait 71 p.100 du marché à la fin de 1998 ! Des situations de quasi-monopoles qui s’étendent au-delà des questions de semences : les dix plus grandes compagnies pharmaceutiques détiennent 36 p.100 du marché mondial de la pharmacie tandis que les dix géants de la biotechnologie contrôlent 6i p.100 du marché de la médecine animale.« Quatre-vingt pour cent de l’alimentation mondiale provient des plantes, et 40 p.100 de l’économie mondiale repose sur des produits et procédés biologiques », rappelle Joachim Voss.Face à la concentration grandissante du contrôle des ressources bio-génétiques dans les mains de quelques groupes, un autre chapelet de données laisse rêveur : les po- pulations plus pauvres du monde dépendent à 90 p.100 de leur production de produits biologiques pour survivre; plus de 1,4 milliard d’agriculteurs pauvres dépendent directement des semences gardées à la ferme et de la phytosélec-tion locale pour s’approvisionner en semences; des milliards d’autres sont tributaires des semences mises au point par les industries multinationales; les trois-quarts de la population mondiale comptent sur les spécialistes locaux du secteur de la santé et des médicaments traditionnels pour répondre à leurs besoins médi-s eaux; plus de la moitié des mé-\ dicaments prescrits au monde g sont dérivés de végétaux ou | de copies synthétiques de pro- Crains de tAticale (Éthiopie).duits chimiques végétaux.Pour Joachim Voss, le poids d’un rapport comme celui que vient de publier Le Creuset II est réel : « Les membres du collectif n’ont pas forcément les mêmes opinions, mais ils travaillent tous avec le même objectif, celui d’assurer le bien-être mondial à long terme, dit-il.Et plusieurs d’entre eux sont directement engagés dans les grandes négociations mondiales sur la biodiversité ou les questions de propriété intellectuelle.» ?Référence : People, Plants and Patents revisited, vol.1 : « Seeding solutions : Policy, options for genetics resources », par le collectif Le Creuset II, éditions du CRDI, 2000.— [INTERFACE E0 418*657.3853 © © 418.657*7934 cqvb@cqvb.qc.ca © © www.cqvb.qc.ca COiÉB N Ai RE, c'est nous ! partenaire de la bio*innouation Notre Fonds d'amorçage fait un investissement de départ (entre 25 000 et 250 000 $) dans votre projet technologique.Nous y ajoutons notre expertise en bio«innovation et nos contacts dans le réseau.Nous intervenons au tout début d'un projet, avant les premiers tours de table auprès de fonds de capital-risque.Et nous vous aidons à vous y préparer pour donner toutes les chances de succès à votre bio*innovation.CO^B Centre québécois de valorisation des biotechnologies BIODIVERSITE LIVRES LA SANTÉ DES TRAVAILLEUSES.La science est-elle aveugle?, Karen Messing (traduit de l’anglais par Danielle Charron), Éditions du remue-ménage et Octarès Éditions, 310 pages.LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE ET LE CANADA, Roch Legault et Jean Lamarre, Éditions du Méridien, 272 pages.INVISIBLES ET VISIBLES, revue Recherches féministes, vol.12, n° 2, Groupe de recherche multidisciplinaire féministe (Université Laval), 228 pages.COMPRENDRE LA PERSONNE ÂGÉE, Rosa Caron, Gaëtan Morin éditeur, coll.« Interventions psychosociales », 204 pages.PAROLES D'IMAGES.LES MÉTHODES PROJECTIVES APPLIQUÉES AUX ÉTUDES MARKETING, Georges Guelfand, Gaëtan Morin éditeur, coll.« Pertinence, impertinence », 140 pages.L'INTERVENTION THÉRAPEUTIQUE (vol.2), « Stratégies d’intervention », Jacques Chalifour, Gaëtan Morin éditeur, 400 pages.MÉTHODES DE RECHERCHE EN PSYCHOLOGIE, sous la direction de Robert J.Vallerand et Ursula Hess, Gaëtan Morin éditeur, 624 pages.MÉTHODES QUANTITATIVES EN SCIENCES HUMAINES (vol.1), « De l’échantillon vers la population » (2e édition), Gilles Grenon et Suzanne Viau, Gaëtan Morin éditeur, 368 pages.LE SYSTÈME ARTÉRIEL.Il- LE RAYNAUD ET LES MALADIES ASSOCIÉES (2e édition), Jean-Victor Patenau-de, Gaëtan Morin éditeur et Faculté de médecine de l’Université de Montréal, 150 pages.LES FEMMES EN MILIEU UNIVERSITAIRE.Liberté d’apprendre autrement, Jeannine M.Ouellette, Presses de l’Université d’Ottawa, coll.« Études des femmes », 192 pages.LES VILLES MONDIALES.Y A-T-IL UNE PLACE POUR LE CANADA?/ WORLD CLASS CITIES.CAN CANADA PLAY?, sous la direction de Caroline Andrew, Pat Armstrong, André Lapierre, Presses de l’Université d’Ottawa, « Collection internationale d’études canadiennes », 460 pages.PLURALISME ET DÉLIBÉRATION.Enjeux en philosophie politique contemporaine, sous la direction de Koula Mellos et Patrick Savidan, Presses de l’Université d’Ottawa, coll.« Philosophica », 196 pages.LE PROCESSUS POLITIQUE.Environnements, prise de décision et pouvoir, Sylvie Arend et Christiane Ra-bier.avec la collaboration de Jean Angrand, Presses de l’université d’Ottawa, 442 pages.LA GESTION ÉCOLOGIQUE DES DÉ-CHETS, Jean-Guy Vaillancourt, Michel Séguin, Louis Maheu, Liliane Cotnoir, Presses de l'Université de Montréal, 226 pages.LES SCIENCES SOCIALES DE L’ENVIRONNEMENT, sous la direction de Brigitte Dumas, Camille Raymond et Jean-Guy Vaillancourt, Presses de l’Université de Montréal, 210 pages.DÉFINIR LA JEUNESSE?D'un bout à l’autre du monde, sous la direction de Madeleine Gauthier et Jean-François Guillaume, coll.« Culture et Société », Presses de l’Université Laval et Éditions de l’IORC, 272 pages.LA CRITIQUE DE LA RAISON EN EUROPE CENTRALE (actes du colloque de Cerisy), Philosophiques, vol.26, n° 2,404 pages.LE JOURNALISME À L’HEURE DU NET.Guide pratique, Pascal Lapointe, Presses de l’Université Laval, 316 pages.LES JOURNALISTES CANADIENS.Un portrait de fin de siècle, David Pritchard, Florian Sauvageau, Presses de l’Université Laval, 156 pages.LE TRAVAIL ENSEIGNANT AU QUOTIDIEN.Contribution à l’étude du travail dans les métiers et les professions d’interactions humaines, Maurice Tardif, Claude Lessard, coll.« Formation et profession », Presses de l’Université Laval, 580 pages.L’ÉNIGME DE SALES LATERRIÈRE, Bernard Andrés, Ouébec-Améri-que, 880 pages.L’HYPNOSE EN MÉDECINE, EN MÉDECINE DENTAIRE ET EN PSYCHOLOGIE, Maurice Bourassa, Harold P.Golan, Clément Leclerc, coll.« Formation Santé-Science », Éditions du Méridien / Éditions Cursus universitaire, 256 pages.CALENDRIER JUIN 8-9 JUIN XVIIe Journées de microéconomie appliquée, à l’édifice La Lauren-tienne.Renseignements : Bernard Fortin (CREFA) Tél.: (418) 656-2131, poste 5678 12-16 juin Congrès de l’Institute for Electrical and Electronic Engineers à l’Hôtel Loews Le Concorde, à Québec.Renseignements : Roger-A.Lessard Tél.: (418) 656-3436 INTERFACE I B.—" « * * Nos diplômés de la^maîtrise et du doctorat changent le monde, j C’est par leurs recherches et leurs découvertes qu’ils marquent l’histoire UNIVERSITE www.ulaval.ca Aujourd’hui Québec, demain le monde Administration Agriculture Aménagement Anthropologie Archéologie Architecture Arts Communication Consommation Droit Économique Éducation Études anciennes Foresterie Génie Géographie Géomatique Histoire Informatique Kinésiologie Langues et littératures Musique Nutrition Océanographie Pharmacie Philosophie Psychologie Relations industrielles Relations internationales Santé communautaire Science politique 0 Sciences animales Sciences de l’orientation Sciences dentaires Sciences des religions Sciences infirmières Sciences médicales Sciences pures et appliquées Service social Sociologie Terminologie et traduction Théologie Bureau d'information et de promotion 2435 Pavillon Bonenfant Université Laval Québec (Québec) Canada G1K7P4 Tel.: (418) 656-2764 Sans frais 1 877 7ulaval poste 2764 Courriel : info@vrd.ulaval.ca PRINCIPAUX DOMAINES D'ÉTUDES ET DE RECHERCHE UBRIOUES CALENDRIER (SUITE) 13-14 juin Économie sociale et économie publique : nouvelles formes de coopération à l'ère de la mondialisation, CIRIEC 2000,23' Congrès international du Centre international de recherches et d'information sur l'économie publique, sociale et coopérative (CIRIEC international), au Grand Salon de l'Hôtel Wynd-ham, au Complexe Desjardins à Montréal.Renseignements : Marie-Claire Malo Tél.: (514) 987-8566 Courriel : marie-claire.malo@hec.ca http ://www.unites.uqam.ca/ciriec/ 15-18 juin Colloque de l’Association canadienne des facultés dentaires (ACFD), à l’édifice La Laurentienne de l’Université Laval.Renseignements : Diane Lachapelle Tél.: (418) 656-2131, poste 7532 18- 24 juin Congrès de l’International Society for Plant Molecular Biology (ISPMB), au Centre des congrès de Québec.Renseignements : Louis P.Vézina Tél.: (418) 657-7980, poste 283 19- 23 juin Congrès de l’Optical Computing 2000 à l’Hôtel Hilton de Québec.Renseignements : Roger Lessard (Département de physique) Université Laval Tél.: (418) 656-2131, poste 3436 24-27 juin Conférence des responsables des relations gouvernementales des universités canadiennes, à l’Université Laval.Renseignements : Michel Héroux (Service des communications) Tél.: (418) 656-2571 26-30 juin La recherche en éducation au service du développement des sociétés.XIIIe Congrès international de l’Association mondiale des sciences de l’éducation (AMSE) organisé par la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke.Renseignements : Tél.: (819) 821-8000, poste 2844 Courriel : fbreton@courrier.usherb.ca http ://www.usherb.ca/amse-waer Juillet 3-7 JUILLET Une société-monde?Quelle mondialisation ?Quelles reconfigurations?Quelles significations?XVIe Congrès de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), à l’Université Laval.Renseignements : Daniel Mercure (Département de sociologie) Tél.: (418) 656-2131, poste 3164 23-28 JUILLET XVIIe Congrès de la North American Conference on Symbiotic Nitrogen Fixation au pavillon Alphonse-Desjardins de l’Université Laval.Renseignements : Hani Antoun (Département des sols) Tél.: (418) 656-2131, poste 3650 Août 6-11 AOÛT L’Événement du millénaire sur les milieux humides, congrès international organisé par l’Université Laval au Centre des congrès de Québec.Renseignements : Line Rochefort (Département de phytologie) Tél.: (418) 656-2131, poste 2583 15- 17 AOÛT IXe Colloque de l’Association internationale de psychomécanique du langage (AlPL) au pavillon Charles-De Koninck de l’Université Laval.Renseignements : Ronald Lowe (Fonds Gustave-Guillaume) Tél.: (418) 656-2309 16- 20 AOÛT Congrès de l’International Society for Research on Emotions au pavillon Alphonse-Desjardins de l’Université Laval.Renseignements : Gilles Kirouac Tél.: (418) 656-2131, poste 5882 24-27 août Colloque de l’Association for French Language Studies (AFLS) au pavillon Charles-De Koninck de l’Université Laval.Renseignements : Jocelyne Bisaillon (Département de lettres) Tél.: (418) 656-2131, poste 2836 68 27 août-2 septembre Les études orientales et asiatiques face à la mondialisation : patrimoine et modernité - enjeux et défis.XXXVIe Rencontre de ITCANAS (Congrès international des études asiatiques et nord-africaines).Renseignements : Secrétariat d’ICANAS 2000 Bureau des congrès / Université de Montréal Tél.: (514) 343-6492 Téléc.: (514) 343-6544 Courriel : congres@bcoc.umontreal.ca http ://www.bcoc.umontreal.ca Septembre 14- 16 septembre XXe Congrès de l’Association internationale des universités du troisième âge (AIUTA) au Château Frontenac à Québec.Renseignements : Michel-M.Bonneau (Formation continue) Tél.: (418) 656-2131, poste 7577 Octobre 15- 17 octobre Congrès du chapitre canadien de l’American Oil Chemist’s Society (CAOCS) à l’Hôtel Loews Le Concorde à Québec.Renseignements : Paul Angers (STELA) Tél.: (418) 656-3726 INTERFACE 1 Elle nous aide à comprendre ce qui nous entoure.Elle contribue à notre mieux-être.Elle améliore notre qualité de vie.Dans tous les domaines du savoir.elle nous aide à bâtir un monde meilleur.Elle façonne notre présent.Elle crée notre avenir.?meilleur.notre présent.La Recher ELLE A CHANGE.CHANGE ET CHANGERA NOTRE recherche appuyée par le CRSNG Depuis plus de deux décennies, la rechercne .a un impact profond sur tous les aspects de notre évolution.En ce début de millénaire, elle ouvre des horizons bien au-delà de tout ce que pourrait créer la plus fertile imagination.CRSNG NSERC Investir dans les gens, la découverte et l'innovation.Canada Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada www.crsng.ca RUBRIQUES QUOI DE NEUF?Dans un avis rendu public en février dernier, le Conseil de la science et de la technologie (CST) recommandait la valorisation de la recherche en sciences sociales et humaines dans toutes les sphères d’activité du développement socioéconomique du Québec : économie, culture, éducation, santé et administration publique.La contribution de la recherche dans ces secteurs devrait à la fois être reconnue et accrue et pour ce, l’État devrait notamment faciliter la diffusion et l’utilisation de la recherche.?L’Agence canadienne de développement international (ACDI) a décerné un prix d’excellence à l’Université de Sherbrooke pour la réalisation d’un programme de coopération internationale avec l’Université fédérale rurale de Pernambuco au Brésil, et un autre à l’Université Laval pour un projet de mise en oeuvre d’un programme de santé communautaire dans les bidonvilles de Lima au Pérou.?En février dernier, le gouvernement du Canada annonçait la création de trois nouveaux réseaux de centres d’excellence (RCE) : AquaNet (réseau en agriculture), CANVAC (réseau canadien pour l'élaboration de vaccins et d’immunothérapies contre le cancer et les maladies virales chroniques) et RCACV (réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires).La création d’autres réseaux est aussi prévue dans les domaines suivants : l’automobile du XXL siècle, les technologies génomiques et la société, la relève des défis environnementaux posés par la gestion de l’eau salubre, et le développement des jeunes enfants et son incidence sur la société.?La direction de l’École des Hautes Études commerciales a annoncé la création, en collaboration avec la Caisse de dépôt et de placement du Québec, de l’Incubateur de gestionnaires de portefeuille,qui contribuera au développement du savoir-faire en matière de gestion de portefeuille.L’incubateur est destiné ?Le docteur Serge Rossignol, directeur du Centre de recherche en sciences neurologiques et professeur au Département de physiologie de l’Université de Montréal, a reçu, conjointement avec le docteur Reg- gie Edgerton de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), la Christopher Reeve Research Medal for Spinal Cord Repair.Ses travaux portent sur les mécanismes de contrôle de la locomotion.Il a notamment montré que les chats adultes pouvaient récupérer une fonction locomotrice des membres postérieurs après une section complète de la moelle épinière au bas du thorax et que des traitements pharmacologiques pouvaient aider à cette récupération.De gauche à droite : V.Reggie Edgerton, Ph.D.(médaillé, Université de Californie à Los Angeles); Christopher Reeve, président de la CRPF; Serge Rossignol, M.D., Ph.D.(médaillé, Université de Montréal); Oswald Steward, Ph.D., directeur du Reeve-lrvine Research Center.V ¦¦ aux jeunes professionnels et aux récents diplômés en finance de toutes les universités du Québec ainsi qu’aux établissements financiers qui désirent tester de nouveaux modèles et produits financiers.DANS LE PROCHAIN NUMÉRO d* Interface DOSSIER Oue mangeons-nous?J Des nouvelles du CORS ?Colloque Recherche et innovation sociale en déficience intellectuelle Le 9 juin 2000, la Fédération québécoise des centres de réadaptation en déficience intellectuelle et le CORS organisent un colloque sur ia recherche en déficience intellectuelle.Le colloque aura lieu à Québec, à l’Hôtel des Gouverneurs de Saintè-Foy.Rensei- SCIENCE Vacciner autrement ?Prochain concours de subventions d’équipe À compter de cette année, le CQRS tiendra son con- |_e phénomène des cours de subventions d'équipe à la même date que gangs ses autres concours, soit le 13 octobre 2000.Archéologie virtuelle Veuillez prendre note du nouveau courriel du CQRS : cqrs@cqrs.gouv.qc.ca De l’électricité dans les poissons r gnements : France Pomerleau.tél.:(45o) 646-7540, poste 224.WL CONSEIL QUEBECOIS DE LA RECHERCHE SOCIALE CORS 140, Grande Allée Est 4e étage, bureau 470 Québec (Oué.) GiR 5M8 Téléphone : (418) 643-7582 Télécopieur : {418) 644-5248 ZOOM Les ingénieurs chercheurs 70 INTERFACE ] LA REVUE DE LA RECHERCHE INTERFACE Au-delà des.aûMlŒCZÂi la science Le magazine de vulgarisation scientifique INTERFACE vous informe DES RECHERCHES EFFECTUÉES CHEZ NOUS ET VOUS FAIT RÉFLÉCHIR SUR LES ENJEUX POLITIQUES, ÉCONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS DE LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE.Cinq numéros par an + le Bottin de la recherche.Abonnement: étudiant 25$ régulier 45$ Renseignements: Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (Acfas), téléphone: (514) 849-0045 télécopieur: (514) 849-5558.C.élec.: interface@acfas.ca Site internet: http://www.acfas.ca/interface/ INTERFACE est disponible en kiosque vwvw.participaction.com I c-' c-> parmcipacTiani hum if/Mi wifr \ ¦ LA F POINT SE BRANCHER SUR DE PETITS ÉCRANS - Les téléphones cellulaires ,ont de plus en plus répandus, autant dans les sociétés modernes que dans les sociétés moins développées, celles-ci profitant de coûts de déploiement moins élevés que ceux des réseaux de fils de cuivre.L’industrie du cellulaire saisit ainsi l'occasion pour mettre au point des appareils téléphoniques offrant la possibilité d’accéder à Internet ainsi que des protocoles de transmission, d’édition et d’affichage de services spécialement conçus pour être consultés sur un écran minuscule de téléphone cellulaire ou d’agenda électronique.Nos nouveaux forfaits ont une petite touche de plus que les autres.IUÛUJ Les forfaits parierZ/surfei : Surfez sur le Web à l’écran tic votre téléphone numérique I ii%llïXi.tïS.%StîiSΣi t I Jim lympttlco et.SMvtl22.it>' nmnoncom.Cybtrtl I, «Irai W* cam * - tant» M MonlrMI Vwv, « CMrlw Schvtb tl bltn iTrulm Forfaits parlez//surfcz à A à ai rf & U ?©*v ¦ .Wireless Application Prot w&L'/4 « -J Q S I ér^— Th» de f; providin' digital m .othar wl facto worldwide standard for providing Internat com m unlcations digital mobile phones, pagers, >nal digital assistants and other wireless terminals.http ://www.w3.org/Mobile http ://www.wapforum.org/ Plusieurs initiatives de développement de standards pour accéder à Internet sur des appareils mobiles avec petits écrans se cristallisent autour du World Wide Web Consortium, qui a mis en place un groupe de travail composé de ses spécialistes et de ceux des industries concernées.Par ailleurs, le Wireless Application Protocol (WAP) Forum est un regroupement industriel dont l’objectif est de créer des services de téléphonie et d’information avancés dédiés à des appareils portables comme les téléphones cellulaires, les agendas électroniques, les « paget-tes » et autres terminaux sans fil.Le WAP Forum travaille conjointement avec le W3C sur l’adaptation du langage HTML donnant naissance au langage des appareils portables, le WML(Wireless Markup Language), du protocole HTTP, du langage XML et des URL ou adresses Web.Les résultats de leurs travaux sont diffusés régulièrement dans des colloques et sur leurs sites Web respectifs.DEVICE PROFILES document profile dtscnbing NEGOTIATE CORRECT COMTE NT FOR DEVICES document be transformed by style VI8A SION T TO INTRODUCE _ FOFI ADVANCED OMMERCE (VAILABLE ONLINE ELLNETWAP
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