Bulletin de la Société de philosophie du Québec, 1 janvier 1981, Avril
[" -Y: 'j-X'-Hy: 4?i æsa sag fmm mWmm mmmm mmte mmâ S*É mm Or g BalSijjf hJflr S V, 'rr1*-» ,\u2022 ; S-Xm mem P.WW sém mm %&&& fSwalSffiwa SSBËBb.ttffisfeâæiï-' Ai!S PHU OSOPHIE rJk'flfi e la iOfM p numéro 1 volume VII Bulletin de la Société de Philosophie du Québec Directeur\t: René Pellerin (Coll.Laflèche) Comité de rédaction : Marc Chabot (Cegep F.-X.Garneau) Claude Gagnon (Cegep Edouard-Montpetit) Robert Nadeau (U.Q.A.M.) Claude Panaccio (U.Q.T.R.) Le Bulletin est administré par le Conseil d'administration de la Société de Philosophie du Québec: Préslden t 1er Vice-président 2e Vice-président Secrétaire Secréta ire-adjoin t Trésor 1er Présiden t-sor tan t Directeur de Philosophiques Directeur-adjoin t Archiviste Archiviste-adjoint Représen tan ts régionaux Siège Social : Alain Lallier (Coll, de Trois-Rivières) : Louise Marcil-Lacoste (U.de Montréal) : Serge Robert (U.Q.A.M.) : Jacques Ruelland (Coll.Edouard-Montpetit) : René Pellerin (Coll.Laflèche) : Gilles Lapointe (Coll.Lévy-Lauzon) : Georges A.Legault (U.de Sherbrooke) : Maurice Gagnon .(U.de Sherbrooke) : Josiane Ayoub (U.Q.A.M.) : Claude Gagnon (Coll.Edouard-Montpetit) : Pierre Lemay (Coll, de Trois-Rivières) : Carlos Bazan (U.d\u2019Ottawa) Rodrigue Bergeron (Séminaire de Sherbrooke) Roch Bouchard (U.d\u2019Ottawa) Jean-Marie Debays (Coll, de Trois-Rivières) Michel Lamothe (Coll, de Limoilou) François Latraverse (U.Q.A.M.) Claude Lévesque (U.de Montréal) Laurent-Paul Luc (U.de Sherbrooke) Jean-François Martineau (Coll.Ahunstic) Claude Panaccio (U.Q.T.R.) Maurice Rainville (U.de Moncton) Rémi Sabbagh (Coll, de Chicoutimi) Roger Savoie (Coll.St-Laurent) Jean-Claude Simard (Coll de Riniouski) : 2910 Edouard-Montpetit Montréal, Qué. Dépôt légal Bibliothèque Nationale du Québec Premier trimestre 1981 Sauf indications contraires (à la Fin des articles), la reproduction est autorisée à condition d'indiquer la source. Bulletin de la Société de Philosophie du Québec Volume VII, numéro 1 Avril 1981 SOMMAI RE PAGES Liminaire .4 Informations : -\tColloques et congrès .5 -\tConférences .23 -\tDu côté des revues .28 -\tNouvelles brèves .39 -\tPublications récentes .42 Documen ts ; -\tLes bourses de la D.G.E.S.pour 1980-81 en philosophie .;.44 Con tribu tions: -\tThibault, Serge: Une nouvelle société de philosophie .49 -\tBrlsson, Luc: La recherche en philosophie au CNRS .51 -\tBertrand, Pierre: Comment être révolutionnaire, aujourd'hui?.75 4 LIMINAIRE En attendant Godot, le Bureau de Direction de la S.P.Q.a nommé un directeur par Interim qui sera responsable de la publication des deux premiers numéros du Volume VII du Bulletin (1901).En acceptant cette charge, je suis conscient de la nécessité de pe pas interrompre la continuité d'une publication dont M.Claude Panaccio avait fait, avec l\u2019aide du conseil de rédaction, un instrument d'information et de communication fort intéressant par la diversité et la pertinence de son contenu.Depuis plusieurs années, plus précisément depuis octobre 1974, date à laquelle M.Raymond Brouillet avait donné au Bulletin un élan et une qualité qui ne se sont pas démentis depuis, nous avons pu profiter des efforts et de la compétence de ceux qui se sont donnés comme mandat de nous tenir au courant de l'actualité philosophique québécoise.Bien des éléments sont améliorables, et les personnes qui ont assumé la charge de la publication jusqu'à maintenant le reconnaissent aisément.En tant que directeur par intérim j'accepte la course à relais, mais les responsabilités que j'assume présentement comme secrétaire adjoint à la S.P.Q.m'oblige à passer le flambeau.C\u2019est ainsi sans entreprendre de modifications majeures que le comité provisoire de rédaction, composé des mêmes personnes que l'ancien (excepté Gilles Gauthier) publie aujourd\u2019hui le no 1 du Vol.VII.Souhaitons que la relève se lève et nous lui assurons de notre collaboration.Le comité provisoire est tout disposé à lui faire profiter de son expérience et de son appui.René Relier in directeur 5 INFORMATIONS COLLOQUES ET CONGRES COLLOQUE SUR L'ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE AU COLLEGIAL.Thème: DE L\u2019ETUDIANT REEL AU PROFESSEUR POSSIBLE \u2014 La pertinence de nos pratiques dans l'enseignement de la philosophie.Dates : Jeudi, le 4, et vendredi, le 5 juin 1981.Lieu : Collège du Vieux-Montréal, 255 est, Ontario, Montréal.Organisateur : Gilles Boudrias, Collège de Sherbrooke, 475, rue Parc, Sherbrooke, J1H 5M7,\t(819) 563 3150, postes 244-2 1 7.Responsable local: Philippe Ranger, Collège du Vieux-Montréal, (514) 284 7319.PROGRAMME Jeudi- 4 juin Avant-midi: Panel (Information) - \"Profils de l'étudiant\".Discussion Après-midi: Ateliers - Pertinence pédagogique de nos pratiques.Plén 1ère.Vendredi - 5 juin Avant-midi: Panel (controverse) \u2014 \"Du projet pédagogique au projet social\".Discussion.Après-midi: Ateliers \u2014 Pertinence sociale de nos pratiques.Plén 1ère.THEME DES ATELIERS N.B.Chacun des ateliers a pour but de permettre l'échange et la discussion sur l'expérience en classe des participants, 6 plutôt que sur les communications présentées ou sur des opinions d'ordre général.Jeudi \u2014 Pertinence pédagogique de nos pratiques.Atel1er\tun\t: Pertinence de nos pratiques par rapport aux projets des étudiants.Atelier\tdeux\t: Pertinence de nos pratiques par rapports au développement de la pensée formelle chez les étudiants Atelier\ttrois\t: Pertinence de nos pratiques par rapport à la maîtrise du langage chez les étudiants.Atelier\tquatre\t: Pertinence de nos pratiques par rapport au développement des savoirs chez les étudiants.Atelier\tc inq\t: Pertinence de nos pratiques par rapport au dé- veloppementtdes habitudes d\u2019apprentissage chez les étudiants.Vendred1 - Pertinence sociale de nos pratiques.Atelier six : Formation de la personne et animation sociale \t\tdans nos pratiques.Atel1er\tsept\t: Engagement et désengagement politique dans nos pratiques.Atelier\thuit\t: Engagement et désengagement moral et/ou religieux dans nos pratiques.Atelier\tneuf\t: Pouvoir institutionnel et apprentissage de la liberté dans nos pratiques.Atelier\tdix\t: L'enseignement de la philosophie entre l\u2019élitisme et la démagogie \u2014 vers une pédagogie populaire.* * * SOCIETE CANADIENNE D'HISTOIRE ET DE PHILOSOPHIE DES SCIENCES.CONQUES.SOCIETES SAVANTES.JUIN 1981.\t(U.DALHOUSIE, HALIFAX) * CSHPS/SCHPS Annual Meeting 1981\t( 31 mai-2 juin 1981) jointly with the Canadian Society for the History of Medicine.Sunday - May 31st\tRoom 2970 Life Science Bldg.(LSB) 9hl5 - Introductory remarks - Programme chairman and Society President. 7 9h30 -lOhOO - 11hOO -11 h30 - 12hOO - Coùnc 1 4 h 0 0 - 1 4h 30 - 1\t5 h 3 0 -16 li 0 0 - 20h00 - 2\t1 h 0 0 - Gregory Good (Univ.Toronto): \"From corpuscles to waves: Sir John Herschel and British Dynamic Optics\".Mel.Usselman (U.W.O.); \"A study in scientific and technological innovation: Wollaston\u2019s 'secret' process for malleable platinum.\" Coffee Break M.\tWinsor (Toronto); \"Early work at the M.C.7,.\" Sandra McRae (Univ.Toronto); \"A.B.Macallum and evolutionary physiology.\" Bertrum MacDonald (U.W.O.); \"J.W.Dawson and his contributions to palacobotany.\" Lunch il Meeting of Can.Soc.Hist.Phil.Sci.Room 5047 LSB Philip Enros (Univ.Toronto); \"The emergence of Industrial science in Ontario.\" Andrew Wilson; \"Canadian engineering history: Does it exit.\" Coffee Break N.\tT.Gridgeman; \"The burgeoning of chemistry in Canada.\" Robert Nicholls (McGill); \"Canada's contribution to RDX -Superexplosive.\" Wine and Cheese.Annual General Meeting Monday - June 1st\tROOM 2970 LSB 9h00 - M.Ruse (Guelph); \"Ideology and values in biology: past and present.\" 9h30 - E.Mills (Dalhousie); \"The development of planktonic models in biological oceanography.\" lOhOO - 10h15\tCoffee Break 10li 15 - F.E.Burke (Waterloo); \"From case histories towards an epistemology of technological revolutions.\" 10li45 - Warren Murray (Laval); \"Mathematical physics as an \"offshoot\" science.\" 11 li 15 - Richard Arthur (U.W.O.); \"The theory of fluxions and Newton's theory of time.\u201d R 11M5 - John Nicholas (U.W.O.); \"What is a scientific act?The practicalities of pure science.\" Lunch Evening - Foundation meeting of Federation of societies.During morning session S.C.H.M.will be holding a session on the history of pharmacy (9h30 - 10h30) and the professionalization of medicine (11h00 - 12h30) Room 2922 LCD.Tuesday - June 2nd\tJoint Session CS1IPS and CSHH Room 2970 LSB 9h00 - 9h30 - 1OhOO - 11hOO -1 1113 0 - J.H.Pliillips (Tufts Univ.); \"The emergence of the Greek medical profession in the Roman Republic.\" G.Rubinstein (Cambridge Univ.); \"Herophilus, Pyrrho, and inqu try.\" F.D.Hoeniger (Univ.Toronto); \"Musical cures of maria and melancholy in Shakespeare.\" J.Wright (U.W.O.); \"Madness disease and persons in the early 18 th century.\" C.Hoeniger (Univ.Toronto); \"The occupational diseases of chimney-sweepers in industrial London 1750-1850.\" Lunch Council meeting og CSIIPS Room 5 0-17 LSB Council meeting of CSHM Room 2970 LSB 1 -1 hOO 1 4h30 1 5 h 3 0 1 6h00 Gerry Hill (Univ.Alberta); \"William Farr and the health of children in the 19th century.\" J.MacTavish (Univ.Toronto); \"Germ Theory; Revolution or status quo.\" Coffee Break O.Keel (Univ.Montréal); \"La généalogie de l'histo-pa thologie.\" S.Turner (Univ.New Brunswick); \"Hermann von Helmloltz Sensory Physiology and German Psychology.\" * * * 9 COLLOQUE DE PHILOSOPHIE 24 ET 25 LUTIONNAIRE, AUJOURD'HUI ?au PROGRAMME AVRIL 1981.COMMENT ETRE REVQ- Collège Edouard-Montpetit LONGUEUIL Vendredi - au local C-30 Matinée t lOhOO - Gisèle Laberge : Propos d'introduction François Raymond : La série des révolutions Pierre Beauregard: Technique d'étude révolutionnaire Pierre-Yves Barbier: La révolution dans le taoïsme de Tchouang Tseu Philippe Ranger : L'ordre établi et la révolution comme utopies Dîner au Collège Après-midi: 14h00 - Pierre Turcotte : Le fantasme révolutionnaire, volonté de puissance ou pulsion de mort?Robert Fisette : Au sujet de deux personnages mythiques: le révolutionnaire et le réactionnaire Jean-Pierre Allard:Dire oui à tout ce qui n'est pas adulte Maurice Fournier : Evolution ou révolution: le reflet ou la trace Philippe Haeck : La pratique de l'enseignement de l'écriture Souper à l\u2019extérieur Soirée :\t19h00 - Ako Millette\t: Un vent de douce folie Catherine Lacroix: \"Sama-elle\" se rebelle: ou la révolution par l'humour .Claude Frascadore: La mutation intérieure el les bouleversements sociaux Normand Tremblay : Le yoga et la révolution Bernard de Brienne:\"Si je grain ne meurt .\" Sylvain Pinard et Jean-François Jarry: \"\t\" 10 Claudette Delisle : Lumière Ont Amour Charles Roux et six musiciens Samedi - au local C-30 Matinée : 10h00 - Laurent-Michel Vacher Dîner à l'extérieur Après-midi: 14h00 - Yvan Ouellette Claude Gagnon Michel Morin Roger Savoie Robert Hébert : Sur l'idée que la révolution ne saurait être que pour tout de suite et non demain : De la similitude : Terrorisme intellectuel, avenir de la civilisation : Le jeu alchimique dans la langue française : L'esprit des étudiants dans les classes obligatoires de Philosophie : Liberté et mouvements de libération, ou de Prométhëe à Sisyphe : L'arévolution immobile : Philosophie politique sur le mode pragmatico-desperado Claude Girouard Andrée Moreau Souper à l'extérieur Soirée : I9h00 - Danses intermittentes présentées par le groupe \"le temps levé\": Denise Mercille, Ginette Char-trand, Isabelle Brosseau, Geneviève Turcotte.Jean-François Belzile:La révolution réfléchie Paul Chamberland Jean-Paul Daoust Jocelyne Simard Alain Bouchard Nécessité d'un nouvel héroïsme (la lâcheté du Grand Nombre tient chacun en otage) Le quotidien comme prise d'otage Le féminisme Comment les personnes homosexuelles sont-elles révolutionnaires?La révolution pour quoi faire?Claude Lagadec 11 Claude Bertrand Pierre Bertrand Suis-je révolutionnaire?Solitude et connexions Samedi - au local B-105 Matinée 10h00 - Erik Lecomte\t: Jean-Marc Lemelin: Daniel Bergeron : Emprunt d'identité ou, comment ne pas être révolution nalre aujourd'hui!' Matérialisme et révolution: résolution et dissolution La nouvelle éducation Dîner à l\u2019extérieur Après-midi: 14h00 - François-Michel : Den is Jean-Paul Gauthier Robert Tremblay : Roland Boude et Laurent Lamy\t: Normand Beaudoin : Souper à l'extérieur Un révolutionnaire aujourd'hu ne peut être rien d'autre que celui qui opère le dépassement de la figure du terrorisme \"Luxe, calme et volupté\" Intention et pratique révolutionnaire De l'inobservance majeure d'où découlent les AXES de transgression du Réel: la notion (exhaustion) de force Anarchéologie 4 * * * CONGRES ANNUEL DE LA S.P.Q.ACFAS: 13-14-15 MAI 1981.UNIVERSITE DE SHERBROOKE PROGRAMME OFFICIEL Endroit : Université de Sherbrooke, Pavillon des sciences humaines (Pavillon Albert Leblanc) 1 2 Mercredi 13 mai 1981 \tSALLE 270\tSALLE 272\tSALLE 266 9liOO\tINSCRIPTION AU SECRETARIAT DE L'ACFAS\t\t 10b 00\tCommunication libre.J.B.Pruche: Esthétique ou Philosophie de l'Art\tCommun ica tion libre.P.Belle-mares Symboles Fondements an-thropologiques de la théorie aristotélicienne du langage\tP.S.P.L.Le constructivisme et la structure des théories physiques s Conférencier s Yvon Gauthier Commenta teur s s Serge Robert Jean Leroux 1 tliOO\tCommunication libre.J.Ayoub: Idéologie et esthétique\tCommun ica tion libre.L.P.Lues Le concept de démocratie dans la \"Critique du droit politique hégélien\"\t \t\t\t 1 31)30\tTable-rondes Sartre Rémi Sabbagh Henri Piquion Yvan Cloutier\tPrésentation de volume Auteurs Yvon Lamonde Titres La philosophie et son enseignement au Québec (1G65-1920) Commentateur s Pierre Thibault\t 19h10\tCommunication libre.M.Gagnons Pourquoi Newton soutenait la thèse d'un espace et d'un temps absolus\tCommunication libre.L.Marcil Lacoste s Lès principaux concepts de 1 ' égalité\t 16h30\tCommunication li-\tCommunication\t \tbre: G.A.Legault\tlibre: J.Perron\t \tCommentaire du\tL'anti-essentia-\t \tjugement de la\tlisme de Karl\t \tCour d'Appel du Manitoba (référé en matière constitutionnelle) : rhétorique et lan gage judiciaire\tPopper\t Jeudi 11 mai 1901 \tSALLE 270\tSALLE 272\tSALLE 266 9h30 V a 1 1h30\tTable-ronde: Le Féminisme.Louise Guay (psychiatre) Rapports deé femmes à la folie Gaétane Payeur: Clés pour la pensée féministe Chantal St-Jarre Mouvement des femmes\tPrésentation de volume Auteur: J.B.Pruche Titre: Existant et Acte d'être Commen tateur: J.Lavoie\tP.S.P.L.Référence et expressions indexi-cales Conférenc1ers : S.Leblanc D.Laurier M.Seymour \t\t\t 1 3h00\tCommunication libre.G.Bouchard: Gilson, l\u2019oeuvre d\u2019art et le roman\tPrésentation de volume Auteur : M.Lagueux Titre: Une saison dans la pensée critique Commentateur : J.Plamondon\tM.Paquette D.Vanderveken 11h00\tCommunication libre.L.Sénécal: Le circuit 33: schéma d'une loi temporelle\t\t 1 5h30\tASSEMBLEE GENERALE\tDE LA SOCIETE DE PHILOSOPHIE DU QUEBEC\t \t(LOCAL 270)\t\t 14 Vendredi 15 mai 1981 \tSALLE 270\tSALLE 272\tSALLE 266 91)30\tTable-ronde: Barthes.La notion de plaisir et la révision du discours scientifique Normand Corbeil Gaétan Brulotte\tPrésentation de volume Auteur : G.Mêlai Titre: La philosophie comme panphysique Commenta teur: M.Gagnon\tP.S.P.L.Problèmes théoriques d'une sémantique computationnelle: Table-ronde : J.G.Meunier F.Lepage R.Plante \t\t\t 1 3b30\tTable-ronde : La revue des revues F.\tDuchesneau: Dialogue M.\tGagnon: Philo-sophigues C.Gagnon: Petite Revue de phi-losophie G.\tLapointe: Revue de l'enseignement de la philosophie au Québec N.\tGodin: Phi-Zéro E.Trépannier: Laval Théologi que et philoso phique\tPrésentation de volume Auteur: P.Gravel Titre: La tragédie chez Sophocle Commentateur : M.Vernet\t \t\t*\t * * 15 RELIGION ET CULTURE.COLLOQUE ORGANISE CONJOINTEMENT PAR LA REVUE CRITERE ET PAR L \u2019INSTITUT QUEBECOIS DE RECHERCHE SUR LA CULTURE.3-4-5- JmU 1981.(AU MONASTERE SAINT-ALBERT-LE-GRANU MONTREAL ) PROGRAMME 15h45 - Pause 16h00 - Ateliers 1.\tReligion et femme La religion doit-elle être associée au principe féminin?La femme est-elle plus religieuse que l'homme?La religion est-elle une affaire de femmes?L'image de Dieu est-elle irréversiblement masculine?Animatrice et personne-ressource: Monique Duma is 2.\tReligion et science Peut-on être religieux et scientifique à la fois?La science a-t-elle signé l'arrêt de mort de la religion?An inta teur ; Jean-Luc Hé tu Personne-ressource : Jean-Robert de Rome 3.\tRejig ion et philosophie Philosophie et religion visent-elles l'Absolu, comme le pense Hegel?Marx, Nietzsche et Freud ont pratiqué une critique radicale de la religion: est-il possible de dépasser cette critique?Peut-il exister un lien entre concepts philosophiques et symboles religieux?Animateur: Claude Collin Personne-ressource: Venant Cauchy 4.\tReligion et art La religion et l'art visent-ils l'Absolu?L'artiste est-il un être religieux qui s'ignore?Peut-on parler d'une connivence historique entre la religion et l'art?L'art peut-il être un succédané de la religion?Anima teur: (à déterminer) Personne-ressource : (à déterminer) 16 Mercredi - 3 juin 1981 9hOO 9h 30 9I>4 5 1 Oh4 9 1 1 hOO I 2 h 1 5 1 4hOO Inscription üuver Lure par la présidente du colloque, Hélène Pelletier-Baillargeon, vice-présidente de la Société de publication Critère Inc.Président de séance; Jean Gagné, directeur de l\u2019Institut québécois de recherche sur la culture (I.Q.R.C.) Conférence La religion et l\u2019Occident, par Michel Despland, théologien, Université Concordia.Intervention de l\u2019assemblée Pause Con férence Mort ou renaissance du sacré?, par Jean Martucci, théologien, secrétaire général associé, Conseil exécutif du Gouvernement du Québec.Intervention de l\u2019assemblée.Temps libre Table-ronde La religion populaire : opium du peuple ou facteur de civilisation?Anima trice : Myra Créé Participants : Hélène Pelletier-Baillargeon, écrivain et journalis te ; Benoit Lacroix, I.Q.R.C.; Madeleine Ferron, écrivain; Jean-Pierre Gosselin, sciences politiques, Université du Québec à Montréal.5.Religion et politique \u2019 La religion a-t-elle un mot à dire en politique?La religion peut-elle inspirer un projet de société?Que penser de la théologie de la libération?Animateur: (à déterminer) Personne-ressource : Louise Mélançon 17 6.Religion technique et media La religion vit-elle à l'heure de la technique?la foi dans le progrès s\u2019est-elle substituée à la foi religieuse?Quelle image de la religion des moyens de communication de masse véhiculent-ils?Animateur: (à déterminer) Personne-ressource ! Richard Guimond 7\u2022 Religion et littérature Images et symboles de notre littérature ont-ils leur source dans la religion?Anima teur: (à déterminer) Personne-ressource ! Denise Lemieux-Michaud 8.\tReligion et nationalisme Le nationalisme, après avoir été inspiré par la religion au Québec, en devient-il le substitut?Animateur : (à déterminer) Personne-ressource: Louis Racine 9.\tReligion et famille La religion est-elle devenue une affaire de famille et de vie privée?La famille est-elle encore un lieu privilégié de transmission de l\u2019héritage religieux?Animateur : (à déterminer) Personne-ressource : Denyse Laporte-Dubuc 10.\tReligion et sécularisation La sécularisation, est-ce la mort de la religion ou l'occasion d'un nouveau départ?Animateur: (à déterminer) Personne-ressource : Guy Lapointe 17h30 - Temps libre 2Oh00 - Conférence Pensée traditionnelle et science contemporaine, par Jacques Languirand, écrivain.Intervention de l'assemblée 10 J eudi 9li00 91110 101)30 10h 3\u20183 1 11)30 121)30 \u2019\u2022 111)00 151)19 161)00 - 1 juin 1981 Inscription Président de séance: Jacques Racine, théologien, Université Lavai.Conférence Les sources de la quête spirituelle dans ie Québec d'au~ Jourd'hui, par Michel Dansereau, psychiatre, Montréal.in terven tlon de i'assemblée.Pause Conférence Pluralisme religieux et culturel au Québec, par Robert Vachon, directeur, Centre interculturel Monchanin.In tervention de l'assemblée Con férence La société québécoise et la sécularisation, par Normand Wener, sociologue, Université du Québec a Montréal.In tervention de l'assemblée Toiiips libre Table-ronde Faut-il oublier l'histoire religieuse du Québec?Animatrice: Denise Bombardier Particlpants: Nadia Eid, historienne, UQAM Michel Brunet, historien, Université de Mon tréal; Lucien Campeau, historien Pause Ateliers I .Religion et jeunes Dans quelle mesure les jeunes sont-ils de nouveaux croyants?Comment caractériser leurs croyances ou leurs incroyances?Animateur: Alain Létourneau Personne-ressource : Dominique Carrier 19 2.\tReligion et 3e âge Pourquoi bien des gens reviennent-ils à la religion, une fois parvenus au 3e âge?Comment vit-on sa religion à cet âge?Y a-t-il une harmonie entre ce temps de gratuité et la religion?entre la peur de la mort et la religion?entre la solitude et la religion?Animateur: Roger Marcotte Personne-Ressource : Madeleine Préclaire 3.\tReligion et quête spirituelle En quoi consiste la quête spirituelle?Peut-elle s'effectuer hors des cadres d'une religion établie?Animateur et personne-ressource: Guy Côté 4.\tReligion et dissidence religieuse dans les pays de l'KSt.Animateur: Nicolas Pervushin Personne-ressource : Ladislas Gonczarow 5.\tReligion et mouvement charismatique Le mouvement charismatique: qu'en est-il au juste?Est-ce un véritable renouveau de la foi?Peut-il se permettre d'être récupéré par l'institution ecclésiale?Anima trice: (à déterminer) Personnes-ressources : Roland Chagnon et Gérard Marier 6.\tReligion et classes sociales La religion est-elle une affaire de classes sociales?Est-elle entretenue par la bourgeoisie afin de maintenir sa domination sur le prolétariat?Est-elle une force de libération socio-économique?Anima teur: Calvin Weltman Personne-ressource: Jean Stafford 7.\tReligion et ethnies Comment les diverses ethnies peuvent-elles vivre leur religion au Québec?Chaque ethnie possède-t-elle une expression religieuse qui lui soit propre ou spécifique?Animatrice: Gina Galasso Personne-ressource: Tina loannou 20 8 - Religion et médecine Le médecin est-il le sorcier moderne?La médecine offre-t-elle un salut qui se substitue à celui de la religion?Animateur: Jacques Baillargeon Personne-ressource : Maurice Jobin 9.Religion chrétienne et hindouisme Quelles ressemblances et quelles différences peut-on noter entre la foi chrétienne et l'hindouisme?L'hindouisme peut-il dynamiser la religion chrétienne d'Occidcn t?Animateur et personne-ressource: Bernard Proulx 1 \u2022 Religion, fin de la vie, fin du monde.Quel est le sens religieux du testament?Une représentation de la fin du monde est-elle nécessairement alliée à la religion?Animatrice: Louise Riendeau Personne-ressource: Hélène Dionne I 7h 10 - Pause: 20h00 - Soirée culturelle Concert de musique religieuse avec l\u2019ensemble CI.AUDE GERVAISE.Vendredi - 5 juin 1981 9 h .10 1 Oh 4 5 I 1 hOO Président de séance: Jean Proulx, directeur de Critère Conférence L'avenir de l'institution religieuse, par Jean-Paul Audet, théologien, philosophe.Université de Montréal.Panse Conférence de clôture La place de la religion dans une culture en mutation, par Fernand Dumont, sociologue, président de l'Institut québécois de recherche sur la culture.Clôture du colloque, par Hélène Pelletier-Baillargeon * * 12h 15 2 1 LES ARTS MECANIQUES AU MOYEN-AGE (3e COLLOQUE DC L \u2019INSTITUT L>' K T U - DES MEDIEVALES, LES 4 ET 5 AVRIL 1981)(n de MONTREAL ) PROGRAMME Samedi - 4 avril 1981 9lid 5 - 12L30 1 2h30 - 14h30 1 4h30 - 1 6ïi4 5 1 7h30 Première séance 1.\tArts mécaniques aux yeux de l'idéologie médié-va le.Guy H.Allard (Université de Montréal) 2.\tArts mécaniques et pensée encyclopédique.Serge Lusignan (Université de Montréal) 3.\tMilitary and mechanical writings: XIVth to XVIth century.Bert S.Hall (Université de Toronto) Déjeuner Deuxième séance 1.\tRéalisation matérielle et technique de représentations dramatiques à la fin du Moyen-Age.Diane St-Jacques-Côté (Université de Montréal) 2.\tLes hommes et la terre en Provence à la fin du Moyen-Age: l'exploitation du sol et les rapports sociaux.Analyse et dossier iconographjque.Benoit Beaucage (Université du Québec à Rimouski) Rodrigue Lavoie (Université Laval) Cocktail et dîner Au sous-sol de l'Eglise Notre-Dame-des-Neiges 5320, Côte-des-Neiges (coin L.acombe) Mon tréal Le cocktail est offert par le recteur de l\u2019Université de Montréal et un dîner suivra. 22 Dimanche - 5 avril 1981 9h45 - 12hOO - Troisième sécince 1.\tComparaison entre la conception intellectuelle de la navigation selon Hugues de Saint-Victor et la pratique au Xle siècle André Vermeirre (Université de Montréal) 2.\tLe rôle des techniques dans les principales mutations de 1 ' architecture gothique Roland Sanfaçon (Université Laval) 3.\tL'alchimie, techniques et technologie Claude Gagnon (Université du Québec à Montréal) RENSEIGNEMENTS Dates : les 1 et 5 avril 1981 Lijru: Pavillon 3200, rue Jean-Brillant Salle C-2325 Université de Montréal Organisatlon: Messieurs Guy H.Allard et Serge Lusignan Secrétariat: Thérèse Fournier Institut d'études médiévales 2910, boul.Edouard-Montpetit Mon tréal Réservations et renseignements: 343-6469 ou 343-7609 Frais d'inscription: 20,00 $ (cocktail et dîner du samedi soir compris) * * * RAPPEL Congrès annuel de l'Association Canadienne de Philosophie, Halifax, Université Dalhousie, 28-31 mai 1981.Congrès mondial ties sciences de l'éducation: L'école et les valeurs, Trois-Rivières, Université du Québec, 6-10 juillet 1981.* * 23 CONFERENCES CONFERENCES ET PANELS OFFERTS PAR LA SOCIETE PE PHILOSOPHIE DE MONTREAL AVEC LA COLLABORATION DU DEPARTEMENT DE PHILOSOPHIE DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL POUR LE SECOND TRIMESTRE DE L'ANNEE ACADEMIQUE 1PTQ-1981.Les rencontres ont lieu le mardi soir à la salle G-1015 du Pavillon Principal à 20 heures.Entrée libre.PROGRAMME 10 février: Mike DUFRENNE (professeur à la retraite, Université de Paris, Nanterre) Conférence: Subversion, perversion 17 février: Belà EGYED (professeur à 1'Univers!té du Québec à Montréal et à l'Université de Carleton, Ontario) Conférence: Idéologie et sens commun Présentation de Serge ROBERT, Université du Québec à Montréal 24 février: Evanghélos MOUTSOPOULOS (professeur à l'Université d'Athènes) Conférence: Dynamique et poétigue de l'espace 3 mars : Stanislas BRETON (professeur à l'Institut catholique de Paris et à la Faculté catholique de Lyon) Conférence: Titre à préciser 10 mars : Gloria ORENSTEIN (professeur à Rutger's University, New York) Conférence et présentation audio-visuelle: La réemergence de l'archétype de la grande déesse dans l'art de femmes artistes du XXe siècle 17 mars : Table-ronde autour de la présentation de Gloria ORENSTEIN sur les déesses-femmes dans l'art Par ticipan tes : Nicole BLONDIN (directrice du département d'Uistoire de l'art à l'Université de Montréal) Louise LETOCI1A (directrice du Musée d'art contemporain) Jovette MARCHESSAULT (écrivain,dramaturge,peintre et sculpteur) 24 24 mars 31 mars 7 avril 14 avril Carmen LAMBERT (professeur à l'Université McGill) Présentation d'André BEAUDET, écrivain et de Marc BELISLE Le dit, l'écrit, la vie Michel LARIVIERE (psychanalyste) Conférence: L'art de la psychanalyse Panel: Considération sur le droit de grève Par ticipan ts: Léo ROBACK (professeur au département de Relations industrielles de l'Université de Montréal) Normand BEAUDOIN (professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières) Pierre GRENIER (professeur au Cegep de Saint-Jérôme) Conférence: Réflexions sur Yvan Illich * * UNIVERSITE DU QUEBEC A MONTREAL, DEPARTEMENT DE PHILOSOPHIE, CONFERENCES - AUTOMNE 1980 PROGRAMME 24 septembre: Friedhelm Lach Université de Montréal Ghitta Caiserman-Roth Université Concordia L'activité artistique: la fonction de l'art et ses rapports avec la culture contemporaine 8 octobre : Herman Parret Institut Néerlandais de Recherche en Sees Sociales Le sens commun 22 octobre 22 octobre Friedhelm Lach Ghitta Caiserman-Roth L'objet esthétique et la perception esthétique Jacques Schotte Université de Louvain Les fantasmes originaires 25 23 octobre 30 octobre 6 novembre 13 novembre 27 novembre 3 décembre 4 décembre Claude Gagnon Cegep Edouard-Montpetit, UQAM Le satire occultiste de la Renaissance: le cas de François Béroalde de Verville Claude Lefort Ecole des Hautes Etudes des Sees Sociales, Paris La pensée politique devant les droits de l'homme En collaboration avec le C.I.E.E.Madeleine Jeay Institut d'études médiévales de Montréal La question du savoir féminin à la fin du 15e siècle les Evangiles des Quenouilles Maurice Clavelin Université de Paris-Sorbonne, Paris IV Quine contre Carnap Madeleine Jeay Le mythe de la langue universelle au 16e siècle: Rabelais, Erasme, Montaigne, Pierre de la Ramée Friedhelm Lach Ghitta Roth-Caiserman Création artistique et contemplation esthétique Raymond Fredette Cegep Ahuntsic Galilée, la Renaissance et l'avènement de la philosophie expérimentale * * * UNIVERSITE DU QUEBEC A MONTREAL, DEPARTEMENT*ÜE PHILOSOPHIE, CONFERENCES - HIVER 1981 PROGRAMME 28 janvier: François Latraverse Dép.de Philosophie, UQAM Grammaire et philosophie chez Wittgenstein x 11 février: Jocelyne Létourneau Dans le cadre du cours \"Conflit des pédagogies\" 26 18 février: Armand Daigneault Dans le cadre du cours \"Conflit des pédagogies\" 18 février: Jean-Guy Meunier Dép.de Philosophie, UQAM Formalisme et esthétique.L'oeuvre d'art comme langage: question de sens et de référence\t*¦ 25 février: Jacques Perron I.' an ti-essen tial isine de Karl Popper 4 mars : François Latraverse Dép.de Philosophie, UQAM Sémiologie et esthétique Le syndrome de Tin tin 11 mars : François Duchesneau Université de Montréal La reconstruction mécaniste des phénomènes (de Locke à Newton) 16 mars 18 mars 25 mars 25 mars 1 avril 1 avril John Sear le Université de Californie Minds, brains, and computers (En coll, avec Etudes littéraires et Linguistique) Lise Monette Dép.de Philosophie, UQAM Psychanalyse et esthétique Comment contourner le réductionnisme; de la fiction comme paradigme théorique à l'analyse structurale et sémantique François de Gandt C.N.R.S.Paris Le problème du continu et la naissance du calcul in finitésimal Robert Hébert Cegep de Maisonneuve Question d'ethno-philosophie Jean-Paul Brodeur Université de Montréal Question de métaphilosophie Irène Durand-Poupart Cegep de Rimouski Sociologie et esthétique L'artisanat, pratique historique et sociale 1 avril 8 avril 8 avril 8\tavril 9\tavril : Serge Robert Dép.de Philosophie, UQAM La nécessité est-elle nécessaire pour une théorie la science?: Josiane Ayoub Dép.de Philosophie, UQAM Idéologie et esthétique Le bon goût, le goût pur, le goût barbare : Jean-Jacques Courtine Université de Grenoble Mémoire et discours : Béla Egyed UQAM, Université de Carleton Le déc isionalisme de Lakatos : Jean-Jacques Courtine Université de Grenoble L'analyse automatique: débats actuels * * * CONFERENCES SUR L'ANALYSE DU DISCOURS Jean-Jacques COURTINE (Université de Grenoble), était invité le département de philosophie de l'UQAM.Il a présenté: Lundi 6 avril 1981 12h00 Quel objet pour l'analyse du discours?Département de sociologie Mardi 7 avril 1981 1 7 h U 0 L'analyse du discours politique Département de science politique Mercredi 8 avril 1981 20h00 Mémoire et discours Département de philosophie Jeudi 9 avril 1981 10hOO L'analyse automatique: débats actuels Groupe de recherche ACTO Département de philosophie 28 DU COTE DES REVUES PHILOSOPHIQUES Somma ire du dernier numéro(Vol.VIII, no 1, avril 1981): -\tJ.Roy: Millénarisme et situationnisme.-\tR.Pellerin: Théories et pratiques de la désaliénation.-\tM.Carignan: L'éternel comme tiers synthétisant chez KierKegaard.-\tA.Clayborough: La grammaticalité des textes littéraires.-\tL.Charette: Droit naturel et droit positif chez saint Thomas d1Aquin.-\tClaude Gagnon: Préface au Spéculum: Mains de Vincent de Beauvais: réfraction et diffraction, par Serge Lusignan.-\tRobert Hébert: Rationality To-day/La rationalité aujourd'hui.édité par T.G.Geraets -\tC.Collin: Critique d'une critique.Réponse à Louise Marcil- Lacoste.-\tV.Di Norcia: Le fédéralisme, l'Etat et la démocratie.-\tM.Chabot: Le philosophe chat ou les ruses du désir, de Roger Savoie.Comptes rendus -\tLuc Brisson: Platon 1958-1975 (Georges Leroux) -\tEn Collaboration: Scolastique, certitude et recherche en hommage à Louis-Maris Régis (Claude Gagnon) -\tJean Roy: Hobbes et Freud (Bêla Egyed) -\tJim Macadam, Michël Newman et Guy Lafrance: Trent Rousseau Papers; Etudes Rousseau-Trent (Josiane Boulard Ayoud) -\tJean-Louis Allard: L'éducation à la liberté, ou la philosophie de l'éducation de Jacques Maritain (André Vidricaire) -\tPaul-Marcel ternaire: Les signes sauvages.Une philosophie de langage ordinaire (François Latraverse) 29 -\tJulien Blgras: Le choc des oeuvres d'art (Josiane Boulad Ayoub) -\tEn Collaboration: Philosophers Look at Canadian Confereration/ La Confédération canadienne: qu'en pensent les philosophes?(Robert Hébert) * * * DIALOGUE Sommaire du vol.XIX, no 4 (déc.1980) Ar tides -\tS.B.Drury: John Locke: Natural Law and Innate Ideas -\tR.E.Tully: More on Moore on \"Existence\" -\tJ.-P.Schachter: Publicity, Causation, and the Mind-Body Problem -\tJ.F.M.Hunter: Reply to Phillip Gosselin -\tP.Gosselin: Freedom and Moral Responsibility: A Reply to Hunter's Reply -\tJohn Thorp: Le mécanisme de la perception chez Aristote -\tDenis Sauvé: Kant et le \"problème de Hume\" -\tLouise Marcil-Lacoste : Pourquoi faut-il qu'Emile soit borné?Discussions/Notes -\tGeorge Englebretsen: A Note on Predication -\tMartin Bunzl: A Note on Doing Critical Notices/Etudes critiques -\tClaude Savary: La conviction idéologique par Colette Moreux -\tJ.M.E.Moravcsik: Semantics: The State of Art -\tJan Narveson: Gewirth's Reason and Morality - A Study in the Hazards of Universalizability in Ethics 30 REVU F.DE L ' ENSEIGNEMENT DE LA PHILOSOPHIE AU QUEBEC T Sommaire du vol.3, no 1 (déc.1980) Philosophie et Société -\tRobert Tremblay: La fonction de la philosophie au Québec: une question sociale et politique -\tAndré Ouellette: Vers une Nouvelle \"Aufklïirung\" Le Programme de l\u2019Ecole de Francfort -\tMarie-José Daoust-de Groot: Un mode de fonctionnement départe- mental alternatif: l'hypothèse du département modulaire -\tJean Lnfrance: Notes sur l'aménagement de la diversité des pratiques -\tJean-Pierre\u2019 Walsh et Daniel Berthold: L\u2019envers de la philosophie -\tPhilippe Ranger: Sur le mode du neveu de Rameau -\tMarc Turgeon: Réflexions pédagogiques -\tLettre du CEPII -\tLa Philosophie institutionnelle au Québec ********************************** \u2022 Sommaire du vol.3, no 2, (mai 1981) Femme(s) et Philosophie(s) -\tAlexandre Burgess et Marc Chabot: Présentation -\tAlexandra Burgess: Testament -\tMarc Chabot et Sylvie Chaput: Correspondance sur la correspon- dance d'Héloïse et Abelard -\tClaude Gagnon: La femme et la hiérogamie dans l'Amérique colo- niale française -\tLouise Marc il-Lacoste : Recherches sur l'égalité -\tBrigitte Objois: Les femmes et le discours philosophique -\tClaude-Elizabeth Perreault: Qualités et rôle de la femme selon Laure Conan, écrivain -\tMarie-Noëlle Ryan: Si j'étais un homme, je serais philosophe.-\tChantal Saint-Jarre: Si bien (mâle) que, on -\tMireille Simard: Métro, philo, dodo .* * 31 PHI ZERO Sommaire du vol.8, no 3 (août 1980): -\tMarc Bélisle: C'est amourir que s\u2019autruifie 1'id-antique.-\tPierre Gravel: Déclaration sur la déclaration d'amour; un sup- plément de narcissisme ?-\tChantal Saint-Jarre: Horizon pour une lecture.-\tSylvain Bournival: Essai sur la spécificiét de l'activité philosophique.-\tNicole Godin: L'Alternative.* * * Sommaire du vol.9, no 1 (novembre 1980): -\tMarc Bélisle: La morale de l'échec comme échec de la morale: Kant et Sade.-\tMarie Dallaire: Art et Vérité.-\tAlan Murphy: La théorie génétique de l'Etat.-\tBertrand Rioux: Le concept et le caractère dicible de l'être.-Jacques G.Ruelland: Hempel et le positivisme logique.-\tSylvain Bournival: \"Colloque Sciences et Idéologies\": compte rendu critique.-\tRonald Brulé: \"Philosophie et Politique\": compte rendu.* + * Sommaire du vol.9, no 2 (février 1981) -\tChristiane Gohier: Du discours philosophique et de quelques indices pour reconnaître une écriture typiquement féminine.-\tJocelyne Simard: La Belle au bois parlant.-\tChantal Saint-Jarre: Un destin pas si funeste que ça.-\tDiane Brière: Idéalisme et Matérialisme ou: l'envers d'un même décor.-\tAlan Murphy: Marxisme et condition féminine.-\tGeneviève Boucher-Awissi: Divagations-Errances.à propos du féminisme et de la production/reproduction .* * * 32 T -\tMichèle Caron: Problématique de la femme comme être humain au sein du système des valeurs économiques.-\tJacques-Bernard Roumanes: Celle qu'on n'a jamais fini d'in- terroger .-\tBernard La Rivière: Mouvement masculin contre le sexisme'.-\tPierre Bertrand: COLLOQUE: \"Comment être révolutionnaire au- jourd'hui.-\tChantal Saint-Jarre: Bibliographies concernant la problématique Femme/Philosophie.* * * PHILOCRITIQUE Hiver 1981, No 1.-\tOuy Lavergne: Présentation.-\tRobert Tremblay: Fonction de la philosophie: une question sociale et politique.-\tJacques Perreault: Critique de la philosophie instituée.-\tAlain Boisvert: Philosophie et société -\tLily Bilodeau: Femme et philosophie.-\tRobert Tremblay: Contre la jeune philosophie et l'éclectisme théorique.-\tJacques Beaudry: Trois fragments pour une philosophie authenti- que.-\tAlain Ayotte: Rue et Philosophie.-\tLuce Ouellet et Sylvain Paillé: A propos d'une fonction possi- ble do la philosophie.-\tNormand Beaudoin, Francine Lapointe et Mario Lemelin: Des doxées de toutes sortes.* * * 33 PANTOUTE Pantoute.Le Bulletin, No 4, Décembre, Janvier, Février 1981.Signalons entre autres: - Denys Néron: Qui est Rudolf Steiner?* * * PROSPECTIVES Signalons entre autres: Dans le no 16,3, Octobre 1900 \"La condition de 1'enseignement dans le système scolaire québécois\" -\tGuy Brouillet: Le goût d'apprendre.Dans le no 17,1, Février 1981 -\tLaurent Michel Vacher: Modeste prière pour-le bon usage des cours de philosophie dans les collèges.Dans le no 16,1,2, Février, Avril 1980 -\tGuy Brouillet: A propos de pluralisme.* * * CAHIERS DE BIOETHIQUE Vol.3, Médecine et Adolescence, 1980 Signalons entre autres: -\tSol Gordon: Aspect moral des décisions d'ordre sexuel de l'a- dolescent.-\tDavid J.Roy: La sexualité à l'adolescence; un essai d'hermé- neutique .-\tJean Le Du: La moralisation du comportement des adolescents.-\tHubert Doucet: La responsabilité des adolescents. 3-1 - Maurice A.M.de Wachter et Piet Nijs: La morale des jeunes, partition unique.Lettres du moraliste et du psychiatre.* * * IQSC (INSTITUT QUEBECOIS DES SCIENCES DE LA CULTURE) Institut québécois des sciences de la culture.Vol.1, No 1, 6 janvier 1981.Ayant commencé ses activités en janvier 1980, l'I.Q.S.C.a déjà cumulé assez de recherches pour promettre qu'en 1981 paraîtront des articles, des cahiers, des livres.Le groupe de travail sur la notion de culture savante doit remettre, au cours du mois de février, une série de textes qui feront l'objet du premier numéro de la revue de l'Institut.-\tFernand Dumont: La culture savante: éléments d'une définition.-\tMarcel Fournier: De la culture du savant au rapport savant à la culture.-\tJean Gagné: La quête du savoir.-\tFrançois-Marc Gagnon: A la découverte du Nouveau Monde.-\tJean-Claude Guédon: Vulgarisation ou divulgation: les dilemnes de la science comme culture savante.-\tJean-Charles Falardeau: Culture humaniste et culture scientifi- que.-\tMaurice Lemire: Le creuset culturel canadien, 1760-1830.-\tClaude Savary: A propos de la culture savante.* * * MEDIUM Parmi les \"nouvelles\" revues québécoises susceptibles de publier des articles et des informations intéressant les philosophes 35 mentionnons : MEDIUM Qui se présente dans une formule renouvelée depuis février 1981 .MEDIUM.Revue québécoise de morale et de religion.Revue semestrielle publiée sous la direction de José A.Prades, département des Sciences religieuses, Université du Québec à Montréal.Montréal H3C 3P8.Tél.(514) 282-4427 PEDAGOGIQUES publié depuis 1976 et qui vient de changer de statut en devenant la revue officielle de l'association internationale de pédagogie universitaire.PEDAGOGIQUES.Revue d'information sur la pédagogie universitaire publiée par l'Association internationale de pédagogie universitaire.Revue trimestrielle publiée sous la direction de Pierre Dalceggio, Secrétariat général de l'Association internationale de pédagogie universitaire.Service pédagogique, Université de Montréal, C.P.6128, Montréal, H3C 3J7.Tél.(514) 343-7087.On signale que c\u2019est d'abord aux professeurs de toutes disciplines que s'adresse l'Association et non pas aux spécialistes des sciences de l'éducation bien que ceux-ci y jouent un rôle actif.* * * CANADIAN PHILOSOPHICAL REVIEWS/REVUE CANADIENNE DE COMPTES RENDUS Mi.:P.11 ?\t(Publié par Academie Printing S.Publ ish ing , Alber ta) Une revue spécialisée de comptes rendus dans le domaine de la philosophie et de matières théoriques connexes qui ont un intérêt philosophique.C.P.R./R.C.C.P.paraîtra à tous les deux mois.Le premier numéro est prévu pour le printemps 1981.L'objectif est de 36 publier les comptes rendus dans un délai de six à neuf (6 à 9) mois après la parution des ouvrages concernés.* * * CRITERE\t\u2022 No 30 - La Religion au XXe siècle 1.\tL'esprit religieux A- La recherche spirituelle: -\tPlacide Gaboury: La quête spirituelle au XXe siècle.-\tRichard Bergeron: Les nouveaux groupes \"religieux\" au Québec.-\tJean-Claude Dussault: L\u2019appel de l'Orient, mirage ou vérité?-\tRobert Vachon: Une spiritualité pour le XXe siècle.-\tGérard Marier: Le Renouveau charismatique.-\tYvon Simard: Millénarisme et/ou utopie?-\tPierre Boglioni: Le christianisme et la fête.B- La représentation du divin: -\tJean Proulx: Le cycle du désir.-\tGeorges Hélai: Dieu des philosophes, de la religion et de la science.-\tJean-Paul Audet: Monothéisme et polythéisme -\tMadeleine Préclaire: L'Ange et l'Icône.-\tJean-Luc Hétu: L\u2019approche scientifique de l'expérience intérieure.-\tPierre Pelletier: Freud, le juif infidèle.-\tFernand Dorais: Déréliction du Divin dans l'Imaginaire québécois No 31 - La Religion au XXe siècle 2.\tL\u2019institution religieuse A- Religion et civilisation -\tJacques Langlais: Occident chrétien et Orient.-\tBernard Proulx: L'intellectuel occidental face à l'hindouisme. 37 -\tAndré Patry: Les difficultés du dialogue islanio-chrétien.-\tMichel Despland: La Religion hors de l'Eglise -\tFrédéric Seager: L'influence du judaïsme dans l'Occident chré- tien .-\tLouis Racine: La religion comme substance de la culture.-\tLucien Campeau: Le bouleversement religieux de la xociété québécoise.B- Les Eglises chrétiennes aujourd'hui.-\tRaymond Bourgault: La chute des dogmes.-\tMichael A.Fahey: Le catholicisme dans le monde.-\tLucien Lemieux: Les papes et le monde.-\tGilles Langevin: Les orientations présentes du dialogue oecumé- nique.-\tLadislas Gonczarow: L'Eglise orthodoxe russe et l'Etat.-\tBenoît Lacroix: Pour l'étude de la religion populaire au Québec.-\tRémi Parent: L'Eglise du Québec, une Eglise en mal de sujet.* *\t-Ar LAVAL THEOLOGIQUE ET PHILOSOPHIQUE Février 1981 P.H.Poirier M.Tardieu M.Vertin J.G.Page Y.Pelletier O.J.Brown G.Bouchard Catégories du temps dans les écrits gnostiques non-valen tiniens Philosophy-of-God, Theology and the Problem of Evil Dieu et 1'Etre Aristote et la découverte oratoire(III) St.Thomas, The Philosophers and Felicity La prolifération (Méta-) linguistique * * * 38 LA PETITE REVUE DE PHILOSOPHIE Vol.2,no 2, (Printemps 1981) -Pou tin, J.P.\tEnergie cosmique et sexualité chez W.Reich - Brochu, J.\tSade ou le langage terroriste - Beausoleil C.\tRoland Giguère:les textes de l'oeil - Thi i iar t P.\tJean Piaget :déconvers ion philosophique et domination sociale - Laberge G.\tLa sagesse, une dimension de notre être - Daou st J.P.\tTableau d\u2019époque - Moreau A.\tManifeste d'un philosophe jovialiste - Bertrand P.\tPourquoi le virage à droite ?- Sokoloff B.\tLe cégépien face à la méthode audio-tutorale - Bergeron D.\tNote sur le vol.2,no 1, de La Petite Revue de Ph ilosophie - Colloque de Philosophie au CEGEP Edouard Montpetit le 24 Avril SCIENCE ET ESPRIT\t*\tT * ?\u2022 Vol.XXXIII, Janvier-Avril 1981 Signalons entre autres - Paissac M.\tA propos d'un essai de philosophie existentielle - Croteau J.\tScientificité et psychologie - Gu indon A.\tPour une fécondité sexuelle humaine \t* * * 39 NOUVELLES BREVES LE PROCHAIN COLLOQUE INTERDISCIPLINAIRE DE LA S.P.Q.(Au tourne 81) Nous apprenons en dernière minute que le Département de Philosophie de 1 'Université de Montréal accepte de tenir le prochain colloque interdisciplinaire de la S.P.Q.sur le thème Sciences de la nature et philosophie.C fest Monsieur Yvon Gauthier qui préside le comité chargé de mettre le programme au point pour l'automne 1981.Dès que nous aurons de plus amples informations nous les publierons.* * * LA SOCIETE DE PHILOSOPHIE DU QUEBEC A L HEURE DE L 'INFORMATIQUE Depuis janvier 1981 les listes des membres de la S.P.Q.sont enregistrées sur ordinateur.En effet c 'est grâce à la collaboration de Monsieur André Paquet, directeur général du Collège Laflèche de Trois-Rivières, qui a aimablement mis au service du secrétaire adjoint de la S.P.Q.Monsieur René Pellerin, les équipements techniques nécessaires et fournit le programme de classification, que nous pouvons désormais tenir à jour les listes des membres.La nouvelle méthode permettra d éviter des erreurs et favorisera les communications rapides avec les membres et.abonnés.Nous demandons aux membres de la société de bien vouloir vérifier les informations qui apparaissent sur l'étiquette d'adresse afin de nous informer des erreurs qui ont pu se glisser. 4 0 Faites parvenir les corrections à RENE PELLERIN Secrétaire adjoint de la S.P.Q.Collège Laflèche 1687, Blvd du Carmel Trois-Rivières G8Z 3R8 * * * \"PARLONS D'ARGENT !\" Des difficultés de financement ont surgit dans la publication du BULLETIN DE LA S.P.Q.Comme M.Claude Panaccio l'avait indiqué dans le dernier numéro du Bulletin, nous devrons faire face cette année et pour les années à venir (jusqu'à ce qu'une source de financement soit déterminée) à des problèmes économiques.Pour l'année 1981 le Conseil d'administration a décidé de puiser dans le fond de réserve afin d 'assumer les coûts de publication et de diffusion.Cependant il s àgit d line solution à court terme puisque le fond a évidemment un fond .' L cin prochain il est probable que nous devrons financer le Bulletin à même la cotisation.Des propositions en ce sens seront faites lors de la prochaine assemblée générale au Congrès de l\u2019ACFAS.R.P.* * * 4 1 AVIS Veuillez noter que la Société de Philosophie du Québec possède maintenant une adresse postale indépendante de l'adresse de son siège social.Le courrier que vous envoyez à la Société doit désormais être adressé comme suit: Société de Philosophie du Québec Case postale 1370 - Place Bonaventure Montréal, Qué.H5 A 1112 Toutefois, l'adresse du siège social de la Société (adresse légale) demeure inchangée: Société de Philosophie du Québec Siège social: Département de Philosophie Université de Montréal 2910, Boulevard Edouard-Montpetit Montréal, Qué.mais le courrier de la Société ne doit plus y être adressé.Jacques G.Ruelland Secrétaire Société de Philosophie du Québec.* * * J» 42 PUBLICATIONS RECENTES COLLECTION NOESIS La collection Noesis est une nouvelle collection qui vient d\u2019ôtre fondée après accord entre les Editions Bellarmln de Montréal et les Editions Les Belles Lettres de Paris.Elle est sous la responsabilité du Laboratoire de recherches sur la pensée antique dirigée par le Professeur Yvon Lafrance de l'Université d'Ottawa.La collection se spécialise dans la publication d'ouvrages scientifiques dans tous les domaines de la pensée antique.Tous les manuscrits sont soumis pour fins de subvention à l'expertise de la Fédération Canadienne des Etudes Humaines.Les professeurs Intéressés à publier dans cette collection pourront envoyer leur manuscrit, s'il est écrit en français, au Professeur Yvon Lafrance, Département de Philosophie, Université d'Ottawa, Ontario K1N 6N5.Les manuscrits anglais doivent être adressés au Professeur John Thore à la même adresse.Yvon Lafrance 27 mars 1981 Université d'Ottawa * * PARUTIONS RECENTES -\tAnn Werd, Samaël: Introduction à la gnos», Montréal, Editions Ganesha, Coll.Urania, 19 8 Ô, 102 pT ($12.95).-\tBersianlk, Louky: Maternative, Montréal, ULB éditeur, 1980, 160 p.($8.95) . 43 -\tBordeleau, Léo-Paul: Action et Vie Sociale dans 1 'oeuvre de Maurice Blondel, Ottawa, Ed.UniV.Ottawa^ 1981.-\tChabot, Marc: Chroniques masculines, Québec, editions Pantoute, Coll.Indisciplines, 1981, 1~20 p.($7.95) -\tChamber land, Paul: L'émergence de 1'adultentant, Montréal, Jean Basile éditeur, 1981, 261 p.($12.95).-\tChampagne-Gilbert, Maurice: La famille, Montréal, Lôméac, 1980, 415p.\t($15.00).-\tCollectif: Eglise et système mondial, Montréal, Centre québécois de relations internationales, Coll.Aroix, no 12, 244 p.($8.00).(Avec la participation d'Emmanuel Levinas et Jean-Marie Tillard).-\tCollectif sous la direction de: De Fontenay Hervé: La certitude d'être mâle ?, Montréal, Jean Basile éditeur, 1980, 258 p.(Des textes de Marc Arabot, Marc Angenot et Jean Thierry-Maerteur).-\tLapierre, René: L'imaginaire captif/Hubart Aquin, Montréal, Quinze/Prose exacte, 1980, 183 p.($10.95).-\tLasnier, Louis: La magie de Charles Amand, Imaginaire et Alchi- mie dans \"le chercheur de trésors\" de Philippe Aubert De Gaspô fils, Montréal, Ed.Amérique, 1980, 224 p.($14.95).-\tLaurin-Frenette, Nicole, (sous la direction de: Léonard, Jean- François): L'impasse, Montréal, Editions Nouvelle OPTIQUE, 1980,\t($8.00), (Textes de Andrée Bertrand-Foretti et Dimitri Roussopoulos et Pierre Vallières).-\tMeunier, Jean-Guy et Lepage, François Research Paper: Towards a nominalist theory of semantic (version no 1.0), UQAM, Département de philosophie, 1980, 86 p.($4.00) .-\tPanaccio, Claude :\"Occam et les démonstratifs\" dans la revue Historiographia Llnguistica (Amsterdam: John Benjamins B.V.) vol.VII, nos 1/2, 1980, pp.189-200.-\tRuelland, Jacques .\tBibliographie des oeuvres de Gaston Bachelard, ainsi que des divers ouvrages que sa pensée et sa personne ont inspirés, UQAM, Département de philosophie, 1980, 183 p.($3.50) * * 4 4 DOCUMENTS LES BOURSES DE LA D.G.E.S.POUR 1980-01 EN PHILOSOPHIE On sait que la Direction générale de l'enseignement supérieur du ministère de l'Education du Québec, la D.G.E.S., distribue chaque année des bourses de maîtrise et de doctorat.Le Bulletin a déjà publié, sous la signature de Gilles Gauthier, la liste des boursiers en philosophie pour 1977-78 et 1978-79 (cf.vol.V, no 1, mai 1979, pp.52-59), ainsi que pour 1979-80 (cf.vol.VI, no 2, mai 1980, pp.59-62).Nous récidivons cette année avec la liste des boursiers pour 1980-81.Tout comme Gilles Gauthier l'avait fait avant moi, j'accompagne le nom de chaque boursier d'une très courte présentation de son projet de thèse.Ces résumés ont ôté compilés à partir de pholocopies - quelquefois très mauvaises d'ailleurs.' - que la D.G.E.S.nous fournit des projets, beaucoup plus longs, rédigés par les boursiers eux-mêmes.J'ai essayé, dans la confection de ces résumés, de rester le plus près possible des formulations clés utilisées par les auteurs.J'espère ainsi n'avoir trahi personne.Lorsque l'étudiant annonce un titre à sa thèse, je l'ai indiqué entre guillemets au début du résumé.Les cas de renouvellement de bourse sont identifiés par une parenthèse ad hoc à la fin du résumé.Les textes complets des projets seront déposés aux archives de la S.P.Q. 45 A- MAITRISE -\tBeaulieu, Danielle (U.Q.A.M.).Approche formelle de la logique et de la sémantique du discours moral.-\tBélanger, Céline (U.Laval).Rapports entre le développement moral de l'enfant et son développement intellectuel selon Jean Piaget.Evolution des notions d'intention morale, de responsabilité et de justice.(Renouvellement).-\tBilodeau, Renée (U.Laval).\"Pour une perspective critique de la psychologie humaniste américaine\".Mise en situation historique de cette approche psychologique.Etude de quelques notions afférentes à la problématique de la responsabilité personnelle.Confrontation avec l'école de Francfort.(Renouvellement).-\tCardinal, Jacques (U.de Montréal).\"Maurice Blanchot: esquisse à une théorie de la répétition\".L'oeuvre de Blanchot fournit les éléments d'une théorie de la répétition qui ébranle la métaphywique occidentale classique.-\tDongier, François (U.McGill).Le nominalisme dans la philo- sophie anglosaxonne contemporaine.Quelle sorte d'entités abstraites faut-il inclure dans notre ontologie?et pourquoi?(Renouvellement) -\tGuillem, Caroline (U.de Montréal).\"Le problème de la tempo- ralité chez Hegel et le concept de différence ontologique\".La critique heideggerienne de Hegel et son dépassement par Derrida.-\tJoos, Jean-Ernest (U.de Montréal).\"La constitution du sujet pratique\".La pragmatique de John Sear le et la philosophie de Fichte.Rapports entre les jeux de langage et la connaissance de leurs règles par les locuteurs.-\tLaberge, Jean (U.Q.A.M.).La notion de \"grammaire\" chez Wittgenste et son rapport avec la notion de \"jeux de langage\".-\tLaferrière, Daniel (U.de Montréal).Examen de la relation, dans la parole, entre la conscience logique et sémantique et l'inconscient dynamique.Le problème de la légitimité du discours spéculatif et de son rapport à l'inconscient.-\tMacbeth, Danielle (U.McGill).Le problème de la justification de l'induction en science et en éthique.Etude des arguments pour et contre le recours à des principes synthétiques a priori. 46 » -\tMainville, Denise (U.de Montréal).\"Genèse et limite de l'ex- périence poétique et de l'expérience mystique r- tez Gemma Tremblay, poétesse québécoise\".Etude des distinctions et rapports entre ces deux expériences à l'aide de la méthode phénoménologique.(Renouvellement).-\tPaillé, Sylvain (U.Q.T.R.).La notion philosophique de \"sagesse\" Rapports, entre autres, avec la pratique de i'éducation au Québec et avec les théories de l'imagination.(Renouvelle-inen t) .-\tShalenks, Claude (U.Laval).La nécessité d'un fondement méta- physique à l'Ethique, comme à toute science.(Renouvellement) .-\tTurgeon, Marc (U.Q.A.M.).Recours à l'oeuvre de Jacques Derrida pour aborder le thème de l'écriture en philosophie: la production du théorique et le statut du sujet philosophique créateur; leur rapport à la vérité.-\tVallée, Richard (U.Q.T.R.).Etude critique de la théorie prag- matique de la présupposition de Kartunen.B- DOCTORAT -\tBeaudry, Jacques (U.Q.T.R.).\"La pensée philosophique québé- coise depuis le Refus global\".Approche archéologique de la philosophie québécoise depuis 1948 à travers l'inventaire et l\u2019étude des périodiques.Rapports de la pensée philosophique avec la culture québécoise.-\tBellemarre, Pierre (U.de Montréal).Analyse des rapports du langage, de la logique et de la biologie chez Aristote, à partir du problème de la \"contingence des futurs\".-\tBenoit-Bergeron, Marie (U.de Montréal).\"Unité structurale et thématique du De Aniore d'André le Chapelain\".Analyse rhétorique (à 1'aide de l'ordinateur) et analyse des sources.(Renouvellement).-\t- Brunet, Louis (U.Laval).La logique de Leibniz.Influences historiques.Présupposés psychologiques.Principes fondamentaux.Innovations par rapport à la logique traditionnelle.(Renouvellement).\t, -\tConter, David (U.McGill).\"New Foundations for Legal Positivism Le système légal comme système de règles sociales: défense du modèle de H.L.A.Hart.Analyse de la notion d'obligation et discussion de problèmes théoriques connexes. 47 Del Giudice, Denis (Paris IV).\"Recherches sur l'esthétique de Hegel: le concept de la forme et les Lettres sur l'éducation esthétique de Schiller\".Lecture sociale et concrète de 1 * esthétique de Hegel à partir de Schiller.Dubois, Denis (Aix-en-Provence).Le rôle de la physique mathématique et de la métaphysique dans la conception kantienne de la nature.L'étude est centrée autour des Premiers principes métaphysiques de la science de la nature.(Renouvellement) .Dumouchel, Yves (U.Q.T.R.).\"L'herméneutique de Paul Ricoeur ou la seconde révolution copernicienne\".Le projet herméneutique de Ricoeur: une épistémologie de l'interprétation animée par une ontologie de la compréhension.(Renouvel-lemen t).Gauthier, Gilles (U.Q.T.R.)'.Développement de la théorie de la référence proposée par John Searle dans le cadre de sa théorie des actes de langage.Application à la problématique de l'opacité référentielle.(Renouvellement).Gohier, Christiane (U.de Montréal).\"Démocratisation et institutionalisation: Dilemme de l'instance éducative\".Réflexion, d'ordre éthique surtout, sur les rapports entre Savoir et Pouvoir en éducation, à partir des débats entourant l'école de Francfort et le mouvement \"The public philosophy\".(Renouvellement).Martel, Donald (U.d\u2019Ottawa).L'anthropologie implicite d'Althusser: l'homme comme animal idéologique.(Renouvellement) .Medrano Costello, Carlos (U.de Montréal).\"Pragmatique Scientifique de 1 ' Ampli ibolog ie Juridique\".Analyse sémantique des rapports de tension entre langage législatif et langage juridique.La recherche d'un équilibre entre les valeurs d'équité et de sécurité à travers le travail linguistique de l'organe juridique.Murphy, Alan (U.Q.T.R.).Construction, sur la base d'une analyse de textes marxistes et d'une étude des principales tentatives d\u2019instauration du socialisme, d'une théorie du déterminisme propre au matérialisme historique.(Renouvellement) .Ouellet, Louis (U.Laval).Analyse historique et systématique des principes d'une saine polémique rationnelle en philo-soph ie. 48 -\tPerron, Jacques (U.Q.T.R.).\"Métaphysique et progrès de la con- naissance scientifique\".Le rôie assigné a la métaphysique dans différents modèles d'explication du progrès de la connaissance scientifique élaborés par des philosophes des sciences depuis le XIXe siècle.(Renouvellement).-\tPothier, Patrice (U.de Montréal).\"Psychanalyse et épistémolo- gie chomskyenne\".Elaboration d'une théorie de la structure scientifique de la psychanalyse freudienne à l'aide de la formalisation chomskyenne.-\tRaiche, Jean-Paul (U.de Montréal).Critique écologique et théorie des rapports sociaux.L'appropriation des rapports naturels dans le cadre de l'antagonisme décideurs-exécutants.(Renouvellement).-\tVan De Rydt, Marc (U.de Montréal).Le rôle de la technique dans l'évolution du monde.Discussion de la pensée antitechnique.La phénoménologie de la technique comme inspiration pour une morale, une politique et une économie nouvelles.(Renouvellement).Claude Panaccio U.Q.T.R. 49 CONTRIBUTION UNE NOUVELLE SOCIETE DE PHILOSOPHIE En février dernier, au Cégep de Trois-Rivières, deux réunions ont été tenues pour étudier et amender un projet de constitution d'une nouvelle société de philosophie.J'aimerais, par la présente, faire un bref compte rendu des principales propositions retenues au cours de ces deux réunions.Le nom de la nouvelle société est: \"La Société de Philosophie de la Mauricie et des Bois-Francs\".Cette société, dont le siège social est au Cégep de Trois-Rivières, est ouverts à toutes les personnes de la région administrative 04 intéressées à ses buts qui sont les suivants: a) promouvoir et diffuser les activités philosophiques; b) favoriser les relations entre les philosophes; c) fournir l'occasion aux philosophes de participer aux grands débats actuels; d) s'interroger sur le rôle de la philosophie et sur l'enseignement de la philosophie; e) promouvoir l'interdisciplinarité; f) susciter l'intérêt du public pour la philosophie.Pour atteindre ces buts, la Société se propose: a) d'organiser des tables rondes, des conférences, des colloques; b) d'établir des liens avec les autres organisations philosophiques de la région; c) de transmettre des informations concernant ses activités et celles de ses membres en particulier.C'est le Conseil d'administration qui sera chargé d'établir et de proposer aux membres un calendrier des activités de la Société.La composition du Conseil d'administration se fait, dans la mesure du possible, selon les règles suivantes: l'assemblée générale verra: a) à assurer la représentation par des membres 50 venant de toutes les institutions de la région qui participent à la Société; b) à choisir le président parmi les administrateurs élus en veillant, dans la mesure du possible, à ce que son mandat ne soit pas renouvelé plus d'une fois et à ce qu'il vienne d'une institution autre que celle du président sortant.Les institutions de la région 04 sont les cégeps de Shawinigan, Trois-Rivières, VJctoriaville, Drummondville, le Collège Laflèche et l'U.Q.T.R.En terminant, je voudrais signaler que les administrateurs provisoires (Serge Thibault, Paul Gagné, René Pellerin) sont en train de faire les démarches nécessaires auprès de La Direction des Compagnies en vue d'obtenir l'incorporation de la Société comme une société sans but lucratif.Par la suite, une assemblée générale sera convoquée en vue de former le Conseil d'administration selon les règles de la Société.Serge Thibault Cégep de Trois-Rivières 51 CONTRIBUTION LA RECHERCHE EN PHILOSOPHIE AU CNRS La description du CNRS qu bn trouvera dans cet article sera faite dans une perspective très particulière, celle de la recherche en philosophie qui trouve encore sa place dans un organisme destiné en priorité à la recherche en sciences exactes.1.Le Centre national de la recherche scientifique Après un bref historique, c'est de l'état du CNRS en 1980 dont il sera question.Trois points seront alors abordés: l'organisation générale du CNRS, le statut des chercheurs qu'il emploie et les modes d'action qu'il met en oeuvre.1.1.Ills tor ique Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), créé en 1939, est issu de la transformation et de la fusion progressive d'organismes créés depuis le début du siècle et consacrés à la recherche fondamentale et à la recherche appliquée.En 1901, naît, en dehors de tout cadre préexistant, le premier organisme destiné à venir en aide à la recherche fondamentale:\tc'est la Caisse des recherches scientifiques pour faciliter par des subventions les progrès des sciences.Cette caisse devait être alimentée par la générosité de souscripteurs bénévoles, mais la charge en a été supportée par un prélèvement sur les fonds du pari mutuel.Comme cet organisme se bornait à aider les laboratoires en matière de publication et de matériel, fut créée en 1930, sous l'impulsion de savants tels que Jean Perrin, la Caisse nationa le des sciences, chargée des questions de personnel.En 1935, 52 fut opérée la fusion de ces deux organismes en un troisième: la Caisse nationale de la recherche scientifique, auquel est alors étroitement associé, pour la gestion scientifique, le Conseil supérieur de la recherche scientifique, créé en 1933.Par ailleurs, en 1915, du fait de la guerre, les besoins de la défense nationale exigent des réalisations précises dans le domaine de la recherche appliquée: ce qui entraîne la création de la Direction des inventions, intéressant la Défense nationale.Cet organisme, qui a changé plusieurs fois de département ministériel, est devenu en 1922, l'Office national des recherches scientifiques et industrielles et des inventions, qui, en temps de paix, devait assurer la liaison entre le monde de la science, celui de l\u2019industrie et celui des inventions.En 1938, cet Office, profondément remanié et transformé en Centre national de la recherche scientifique appliquée, n\u2019eut pas le temps de fonctionner avant d'être absorbé par le CNRS.La deuxième guerre mondiale survenant, tout devait être mis en oeuvre pour donner à la Recherche française son maximum d'efficacité.C'est dans cet esprit que le décret-loi du 19 octobre 1939 créa le CNRS qui devait absorber tous les organismes d'Etat non spécialisés de recherche fondamentale et appliquée.Les événements ne permirent pas de juger de l'efficacité de cette réorganisation.En 1945, Frédéric Joliot prit la direction du CNRS et prépara le nouveau statut de l'établissement.Ce statut (ordonnance du 2 novembre 1945) confirmait la mission de 1939 et créait, entre autres, un rouage supplémentaire, la directoire, composé de scientifiques chargés d'assurer la réalisation des décisions du comité national.En 1959, l'établissement reçoit une nouvelle charte (décrets nos 59.1399 à 59.1405 du 9décembre 1959).Le CNRS se voit 53 notamment confier le soin d'analyser pour le gouvernement la conjoncture scientifique; d'où la publication d'un Rapport annuel de conjoncture scientifique; d'où la publication d'un Rapport annuel de conjoncture.La charte de 1959 modifie aussi la composition des commissions et en augmente le volume.Enfin, elle apporte aux chercheurs scientifiques leur premier statut écrit et aux collaborateurs techniques un nouvel ensemble de mesures qui concrétise les avantages acquis.Cette charte ne sera modifiée que 20 ans plus tard, par les décrets du 12 septembre 1979 (nos 79.778 à 780) et du 17 janvier 1980 (no 80.31), .qui seront résumés en 1.2.1 et en 1.2.2.1.2.Etat en 1980 En 1980, le CNRS, qui s'intégre dans le cadre plus général de l'Organisation scientifique publique civile (cf l'annexe 1, pour un organigramme simplifié), où il a pour ministère de tutelle le ministère des universités, comprend 22 800 personnes, dont 8 700 chercheurs, 3 000 ingénieurs, 8 900 techniciens et 2 200 agents administratifs, chiffres qui tiennent compte des deux Instituts nationaux du CNRS: l'Institut national d'astronomie et de géophysique (INAG) et l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3).Et son budget est de 3.789 milliards de francs (soit un peu plus de 1 milliard de dollars canadiens).1.2.1 Organisation générale (cf l'annexe 2, pour un organigramme) Le CNRS est administré par un conseil présidé par le président du CNRS.Il est dirigé par un directeur général assisté d'un secrétaire général, de directeurs scientifiques et de 54 conseillers scientifiques.Un comité national de la recherche scientifique, dont les 41 sections spécialisées correspondent aux diverses disciplines (cf l'annexe 3, pour une liste de ces sections), émet des avis sur l'activité des chercheurs et la qualité des recherches dont l'évaluation lui est demandée.Le conseil comprend 5 membres de droit: le président du CNRS, le directeur des affaires générales et financières au ministère des universités, le directeur de la Délégation générale à la recherche scientifique et technique (DGRST), le directeur du budget, le chef de la mission de recherche au ministère des universités; et 10 personnalités choisies en raison de leur compétence dans le domaine des recherches industrielles et appliquées (4) ou de leur compétence scientifique (6): actuellement, Gilbert Dagron, qui assure un enseignement dans le domaine des études byzantines au Collège de France, est la seule de ces personnalités qui représente les sciences de l'homme.Ces 10 personnalités, de même que le président, sont nommées par décret en conseil des ministres pris sur proposition du ministre chargé des universités après avis du ministre chargé de la recherche.Le directeur général, qui est nommé de la même manière que le président, est choisi parmi les personnalités du monde scientifique.Il exécute les délibérations du conseil et assure la direction scientifique, administrative et financière du CNRS.Le directeur général est assisté, pour la gestion administrative et financière du centre, par un secrétaire général.Il est aussi assisté de directeurs scientifiques et de conseillers scientifiques.Tous sont nommés de la même manière que le d1rec teur.Les disciplines connexes relevant de plusieurs sections du comité national sont organisées en département dont les activités sont coordonnées par un directeur scientifique assisté d'un » 55 comité sectoriel.Les comités sectoriels sont composés des présidents des sections correspondantes du comité national et, en nombre égal, de personnalités scientifiques, nommées comme les directeurs et les conseillers scientifiques.Actuellement, l'ensemble des sciences de l'homme relèvent de deux comités sectoriels: l'un pour les sciences sociales (sections 26, 30, 31, 32, 33, 34, 40), qui a pour directeur scientifique Edmond Lisle; et l'autre pour les humanités (sections 35, 36, 37, 38, 39, 41), qui a pour directeur scientifique Jean Pouilloux.Le comité scientifique, composé, sous la présidence du directeur général, des 6 personnalités choisies pour faire partie du conseil en raison de leur compétence scientifique et de 10 présidents de section du comité national élus par l'ensemble des présidents de section, est consulté par le directeur général sur les orientations scientifiques du CNRS et sur l'évaluation de la qualité des chercheurs et des recherches en cours.Mais l\u2019organe du CNRS le plus important pour les chercheurs est, sans contredit, le comité national.Le comité national est composé de sections dont la compétence est déterminée en fonction des différentes disciplines scientifiques.La commission qui oriente et contrôle la recherche de chacune de ces sections comprend 23 membres.Quinze de ces membres sont élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours à raison de 7 pour le collège électoral A, 6 pour le collège électoral B, et 2 pour le collège électoral C.Les 8 autres membres sont des personnalités qualifiées nommées par le ministre des universités après avis du ministre de la recherche.Font partie du collège électoral A: les membres de l'Institut, les directeurs et maîtres de recherche du CNRS, les professeurs des universités, les professeurs du Collège de France, les professeurs de l'Ecole des chartes, les directeurs d'études de l'Ecole pratique des hautes études et de l'Ecole des 56 hau hes etudes en sciences sociales.Font partie du collège électoral B: les chargés de recherche du CNRS, les maîtres-assistants des universités, les maîtres-assistants du Collège de France, de l'Ecole des chartes et de l'Ecole pratique des hautes études, les sous-directeurs d'études de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, les attachés de recherche du CNRS, les assistants titulaires et non titulaires des universités agrégés ou docteurs d'Etat.Enfin, font partie du collège électoral C: les ingénieurs rémunérés sur un emploi budgétaire du CNRS ou d'un Institut national du CNRS.Les membres du comité national sont désignés pour 4 ans.Lors de sa première réunion après un renouvellement, chaque commission propre à l'une des sections du comité national élit son président.Elle se réunit au moins deux fois par an sur convocation du directeur général du CNRS.Au printemps, elle délibère sur la nomination des nouveaux attachés de recherche, sur le maintien et la promotion des chercheurs, qui ont pour obligation professionnelle de fournir chaque année avant le 15 décembre un rapport d'activité faisant état du travail accompli pendant l'année et du programme de recherche pour l'année suivante, et sur l'attribution de subventions pour les publications; à l'automne, elle délibère sur le maintien et la création des formations de recherche.Ces délibérations constituent l'essentiel des avis que la commission de chaque section donne au directeur général pour l'appréciation de la qualité et des résultats des recherches poursuivies par les chercheurs et par les formations de recherche de la section qui reçoivent du CNRS tout ou partie de leurs moyens.La commission propre à chaque section constitue donc une espèce de parlement, dont la majorité des membres, parmi lesquels on troube des chercheurs, sont élus, et dont les délibérations, i qui donnent lieu à des votes à bulletin secret, peuvent, en fait, 57 être, en grande partie, connues par les chercheurs.Tout cela garantit une gestion équilibrée de chaque section, où les intérêts particuliers ont peu de chances de prévaloir.1.2.2.Le statut des chercheurs Les chercheurs que compte le CNRS sont classés dans 1'un des grades suivants: attaché de recherche, chargé de recherche, maître de recherche et directeur de recherche.Le candidat au grade d'attaché de recherche doit apporter la preuve de son aptitude à entreprendre des recherches.Il doit, sauf exceptions reconnues, être âgé de 27 ans au plus au 1er janvier de l'année de sa candidature.L'engagement au grade d'attaché comporte d'une part la nomination dans le grade et d'autre part l'affectation à une formation de recherche.Il est prononcé pour une durée maximale de 4 ans par décision du directeur national de la recherche scientifique après avis de la commission propre à la section compétente du comité national.L'activité scientifique des attachés est examinée deux années après l'engagement dans ce grade par la commission propre à la section compétente du comité national; il en va de même à l'issue de la troisième année.Les attachés de recherche qui n'ont pas été nommés chargés à l'issue de la période probatoire (de 4 ans) peuvent bénéficier d'une prolongation dans le grade d'attaché d'une durée de 6 mois.Par la suite, ils doivent quitter le CNRS.Le recrutement aux grades de chargé, maître et directeur de recherche est effectué pour une durée indéterminée.Par voie de conséquence, le passage d'attaché à chargé assure une certaine permanence à celui qui en est le bénéficiaire.Les promotions aux grades de maître et de directeur de recherche sont prononcées par le directeur scientifique après avis 58 de la commission propre à la section compétente et du comité scientifique.Peuvent être nommés au grade de maître les chargés qui répondent aux deux conditions suivantes: justifier de 3 années de service dans leur grade; et avoir satisfait à une obligation de mobilité, soit en changeant fondamentalement de thème de recherche, soit en poursuivant leur recherche dans un cadre différent, c'est-à-dire en changeant de formation de recherche, en enseignant ou en exerçant une activité de recherche ou liée à la recherche dans un organisme autre que le CNRS en France ou à 1'étranger.Peuvent être nommés au grade de directeur de recherche les maîtres qui justifient de 4 années de service dans leur grade.Il est à noter, enfin, que les chercheurs du CNRS, à l'exception d'une partie des directeurs de recherche, sont des contractuels, c'est-à-dire des agents engagés par contrat, et non des titulaires, c'est-à-dire des fonctionnaires.Deux conséquences découlent de cet état de choses.Une précarité relative de l'emploi, liée au fait que les chercheurs sont des contractuels et qu'un contrat peut être résilié par la volonté de l'une ou l\u2019autre des parties.Mais aussi la possibilité pour des étrangers d'être chercheurs au CNRS, puisque, n'tant pas un fonctionnaire, un chercheur n'a pas à être de nationalité française.1.2.3.Les modes d'action du CNRS Pour permettre à tais ces chercheurs d'accomplir leur tâche, le CNRS intervient soit sous le mode d'actions de base, \u2022 soit sous celui d'actions d\u2019accompagnement.i 59 1.2.3.1.Les actions de base Les chercheurs que compte le CNRS sont affectés à des laboratoires ou à des équipes de recherche, dont la direction est confiée à des maîtres de recherche, à des directeurs de recherche ou plus exceptionnellement à des chargés de recherche.Les bâtiments et les moyens mis à leur disposition proviennent pour l'essentiel du CNRS et sont gérés par lui.Plusieurs formations de recherche rassemblées dans une même structure peuvent former un groupe de recherche.Laboratoires, équipes ou groupes de recherche constituent les formations propres au CNRS.Créés par décision du directeur général après avis du directoire, compte tenu des propositions formulées par le comité national de la recherche scientifique, les laboratoires (L) sont constitués autour d'une personnalité dont les recherches sont connues, qui a déjà un grcupe de bons chercheurs et à qui on souhaite donner les moyens de développer une action de plus grande envergure.Dans chaque laboratoire, est constitué un comité de direction composé en majeure partie de personnalités extérieures au laboratoire.Le comité comprend, outre le directeur du laboratoire nommé pour 4 ans par le directeur général du CNRS après consultation du directoire, un ou plusieurs directeurs scientifiques du CNRS, des membres désignés par les sections intéressées du comité national, des membres nommés par le directeur scientifique du CNRS et plusieurs membres élus par le conseil du laboratoire.Ce comité doit se réunir une fois par an et informer les sections intéressées par l'activité de ce laboratoire.Les équipes de recherche (ER) et les groupes de recherche (GR), qui sont placés sous la direction d'un chercheur appartenant au CNRS, sont constitués après avis de la (ou des) section(s) compétente(s) du comité national, puis du comité scientifique, 6 0 pour une durée de 4 ans pour la première fois, puis de 2 ans pour les équipes de recherche.Par ailleurs, le CNRS aide certains laboratoires et certaines équipes qui dépendent d'autre.s organisâtes (de l'Université pour une grande part, mais aussi de l'Ecole pratique des hautes études, du Collège de France, etc.); ce sont les laboratoires associés (LA) et les équipes de recherche associées (ERA).En outre, pour coordonner la recherche d'équipes assez nombreuses travaillant en des lieux distincts sur des sujets voisins, le CNRS a mis en place en 1976, à titre expérimental, les Groupes de recherches coordonnées (GRECO).Et, pour coordonner la recherche d'équipes propres associées au CNRS ou ne relevant pas du CNRS qui, localisées dans un même lieu géographique, travaillent autour d'un même thème très large et souhaitent mettre en commun les moyens dont elles disposent, le CNRS passe une convention avec les organismes de tutelle des équipes intéressées créant, pour une durée de 5 ans un Groupement d\u2019intérêt scientifique (GTS).Le développement de ces actions contractuelles a permis de limiter fortement les aides individuelles accordées au coup par coup à des chercheurs le plus souvent isolés.Enfin, le CNRS a développé un certain nombre d'Actions programmées qui ont pour avantages la souplesse et l'interdisciplinarité; ainsi furent créées les Recherches coopératives sur programme puis les Actions thématiques programmées.Une Recherche coopérative sur programme (RCP) se définit par son objectif qui est l'étude d'un même thème de recherche abordé en coopération et sous des angles différents par plusieurs laboratoires ou groupes appartenant ou non au CNRS.La durée prévue est de 1 à 3 ans renouvelable.Une Action thématique programmée (ATP) peut être définie comme une action coordonnée, axée sur un thème déterminé et portant sur la réalisation, en plusieurs années, d'un programme 61 qui implique la mise en oeuvre, à titre principal, de moyens d\u2019équipement, mais également des moyens de fonctionnement corrélatifs.Il est à noter que la formation des RCP est proposée par des chercheurs ou des universitaires et acceptée par les sections intéressées, alors que celle des ATP est décidée par le conseil scientifique et échappe de ce fait au contrôle des sections du comité national.1 .2.3.2.Les actions d'accompagnement Pour que les recherches puissent être menées dans de bonnes conditions, il importe certes de doter en équipement et en personnel les laboratoires et formations de recherche.Mais il convient également que des moyens suffisants en calcul et en documentation soient mis à la disposition des chercheurs, que leurs contacts soient facilités par des missions et des colloques, et enfin que les résultats des recherches soient diffusés au sein de la communauté scientifique par la publication d'ouvrages et de revues.Le CNRS dispose maintenant de deux centres de documentation, l'un compétent pour les sciences exactes et naturelles, l'autre pour les sciences humaines.Le Centre de documentation scientifique et technique (CDST) fournit la documentation nécessaire à la poursuite des recherches menées dans les laboratoires du CNRS et dans les établissements de recherche publics ou privés.Le Centre de documentation en sciences humaines (CDSH) couvre les disciplines appartenant aux humanités classiques et aux sciences sociales.Il édite, à l'intention des chercheurs et des bibliothèques, des bibliographies systématiques courantes munies d'index: Bulletin signalétique (trimestriel), Bibliographie de l'histoire de France (annuel), Economie de l'énergie (mensuel), etc.Le CDSII répond également à des demandes de recherches sur profil sur ses bases de données, et de recherches bibliographiques nécessitant la consultation de fonds documentaire divers.Le CNRS et ses Instituts nationaux disposent d'un certain nombre d'ordinateurs spécialisés ou polyvalents et a des participations dans dos équipements qui dépendent de l'enseignement super leur.Par ailleurs, des subventions couvrant tout ou partie des frais de voyage et séjour sont attribuées aux chercheurs sur proposition des directeurs de laboratoires propres ou associés, des responsables de RCP, de groupes ou d'équipes de recherche, dans la limite du crédit global accordé à chaque formation de recherche.Le CNRS organise chaque année une quinzaine de colloques internationaux et quelques colloques nationaux, dont les participants sont réunis en nombre restreint et uniquement sur invitation pour discuter de problèmes précis et actuels.Les actes des colloques sont publiés par les Editions du CNRS dans le cadre d'une collection spéciale.Mais l'une des missions fondamentales du CNRS est de favoriser la publication des résultats de la recherche scientifique dans le domaine des sciences exactes et naturelles et dans celui des sciences humaines.Cette activité se développe de plusieurs manières; soit sous forme de subventions à fonds perdus ou d'avances remboursables aux éditeurs du secteur privé; soit par la participation sur le plan national et sur le plan international à la réalisation de publications de très haut niveau scientifique; soit par la prise en charge par les Editions du CNRS d'un certain nombre de périodiques et d'ouvrages; soit, depuis quelques années, en équipant des centres de frappe pour la réalisation de publications no justifiant pas le recours à des procédés 63 d'impression onéreux.2.La section 41; Philosophie, épistémologie, histoire des sciences Au CNRS, la recherche en philosophie ressortit à la section 41, dont la description sera suivie par une appréciation portant sur l'intérêt de son existence et sur les périls qui menacent cette existence.2.1 Description La section 41, qui a maintenant pour président de commission André Robinet, comprend 101 chercheurs (soit 1.16% du total pour le CNRS), dont 24 attachés, 27 chargés, 14 maîtres et 6 directeurs de recherche.Ces chercheurs se répartissent ainsi par disciplines re- présen tées: Histoire de la philosophie -\tancienne et médiévale\t30 -\tdes 17e et 18e siècles\t8 -\tdes 19e et 20e siècles\t15 Epistémologie et histoire des\tsciences\t30 Esthétique \u2019\t18 Et ils appartiennent à l'une de ces 22 formations de recherche qui relèvent totalement ou en partie de la section 41: no code annuaire responsable\ttitre 1) 04 0118 (LA)\tMadeleine Biardeau\tCentre d'étude de l'Inde et de l'Asie du sud Histoire des doctrines de la fin de l'antiquité et du haut mouen âge 2) 06 0076 Jean Pépin 61 3) n; 0651 (ERA) 1) 01 0106 (LA) 5) 01 0107 (LA) fi) 01 0162 (LA) 7)\t06 0010 (GE) 8)\t06 0016 (GE) 9)\t06 0075 (EE) 10)\t07 0081\t(EEA) 11)\t07 0209 (ERA) 12)\t07\t0218\t(ERA) 13)\t07 0118 (EEA) 11) 07 0530 (ERA) 15)\t07 0531 (EEA) 16)\t07 0650 (ERA) Jean Jolivet Paul R1coeur Pierre Aubenque Pierre Hadot Liliane Br.ion-Guerry René Passeron René Ta ton André Robinet Suzanne Bachelard Henry Duméry Guy Planty-Bonjour André Veinstein Cécile Giteau Pierre Thillet Jean Bollack -90 Gilles Granger Histoire des sciences et de la philosophie arabes Laboratoire d'études phénoménologiques et herméneutiques Centre de recherches sur la pensée antique Centre d'étude des religions du livre Laboratoire d'esthétique et des sciences de l\u2019art Histoire des sciences et des techniques (période moderne et con temporaine) L'expansion de la philosophie cartésienne Histoire et philosophie des sciences Section française de l'Institut international de philosophie Centre de recherche et de documentation sur Hegel et Marx Information documentaire et recherche scientifique dams le domaine des arts et du spectacle Recherches sur la pensée médiévale et ses expressions Formes de discours théoriques dans la Grèce ancienne Séminaire d\u2019épistémologie comparative 6 5 18)\t08\t0499\t(RCP)\tGilles\tGranger 19)\t08\t0498\t(RCP)\tMichel\tPh i 1 iber t 20)\t13\t0016\t(GRECO)\tJacques\tRoger 21)\t08\t056 4\t(RCP)\t01ivier\tBloch 22)\t08\t0585\t(RCP)\tClaude\tBruaire 17) 08 O'!'13 (RCP) Hervé Barreau\tFondements des science Philosophie de la connaissance et de ses systèmes d'expres-s ions Etude comparée de la gérontologie en France et aux Etats-Unis Histoire du vocabulaire scientifique Recherches sur .l\u2019histoire du matérialisme aux 18e et 19e siècles Maine de BIran Le programme de recherche de chacune de ces 22 équipes Intéresse l'une (ou plusieurs) des disciplines mentionnées plus haut.La recherche en histoire de la philosophie, en dépit de la variété de ses objets et de ses méthodes, obéit à One finalité commune qui est double: mieux connaître son propre passé et réinterpréter la tradition dont elle est l'aboutissement à partir de ses orientations actuelles.Son action se développe donc dans deux directions.Elle donne la priorité à la publication de textes encore inédits, à une étude poussée d'auteurs réputés mineurs, à la mise à jour de continuités et de ruptures dans l'histoire générale des idées.Et elle s'efforce de mettre en oeuvre une approche plus scientifique tant sur le plan de l'analyse linguistique, lexicographique ou conceptuelle ou do l\u2019étude proprement historique.L\u2019originalité de la recherche française en ce domaine est de considérer l'histoire de la philosophie comme une partie de la philosophie vivante elle-même.L'évolution des dernières années a consisté en une utilisation systématique do techniques ou d'informations empruntées à d'autres disciplines: paléographie, histoire des textes, linguistique, histoire des religions et des mentalités, sociologie de la connaissance, etc.et plus Récemment in formatiqueé La recherche en histoire des sciences couvre une période allant de la science babylonienne et grecque, à travers le monde médiéval (arabe, hébreu et latin), la renaissance et les 16e et 17e siècles, jusqu'à l'époque moderne et contemporaine.Elle porte sur un grand nombre de disciplines: mathématique, astronomie, physique, chimie, biologie, etc.et sur leurs applications techniques.Cette orientation historique est indissociable par ailleurs d'une réflexion théorique sur la pratique scientifique.Une étude précise de l'histoire de certains mots-clés du discours scientifique a été entreprise pour arriver à retracer une histoire des concepts qu'il véhicule et de la conceptualisation qu'il suscite.De plus, un certain nombre de recherches sont menées en épistémologie, à partir notamment du néopositivisme viennois, et en logique, pour analyser les mécanismes et les règles à l'oeuvre dans la connaissance scientifique.Enfin, la recherche en esthétique présente elle aussi une orientation historique qui se déploie sur plusieurs domaines: architecture, peinture, littérature, musique, spectacle, etc.Mais elle ne néglige pas une problématique théorique, puisqu'elle s'interroge notamment sur la création de l'oeuvre d'art.2.2.Appréclation Cette description appelle une appréciation relative à deux points précis: l'intérêt de l'existence au CNRS de la section 41 et plus généralement du secteur des sciences de l'homme, et les périls qui menacent cette existence.Deux raisons fondamentales expliquent que, dans le domaine des sciences de l'homme et donc dans celui de la philosophie, il 67 y a intérêt à se consacrer à plein temps à la recherche: la disparité entre domaines de la recherche et domaines pédagogiques et l'écart entre exigence scientifique et efficacité pédagogique.De façon générale, le CNRS a pour mission de promouvoir des recherches qui n'ont pas (ou peu) de chance d 'avoir leur place à l'Université, en vertu d Un d ôjoupage pédagogique prioritairement orienté en France vers la préparation aux concours nationaux et notamment à l'agrégation.Sont ainsi désavantagée l'histoire des sciences en général et certains secteurs de l'histoire de la philosophie: tout le domaine \"oriental\" et, dans le domaine \"occidental\", la période présocratique, l'antiquité tardive, la renaissance, la période néo-latine (Erasme, par exemple), e te.Par ailleurs, l'exigence scientifique qu'implique un travail de recherche ne s'accorde pas forcément avec l'efficacité pédagogique.Soit un exemple précis: 1'édition et/ou la traduction d Un texte d hn philosophe de l'antiquité ou du moyen âge.Dans le cadre d'un enseignement général de la philosophie dispensé par une faculté à l'Université, le texte en question mérite à peine une référence.A la limite, un cours spécialisé destiné à un tout petit nombre d'étudiants peut lui être consacré pendant un trimestre.Cette conjoncture amène donc celui qui a entrepris d'éditer et/ou de traduire ce texte à préparer et à donner des cours n'ayant aucun lien avec son travail de recherche.En outre, pour éditer un texte, il faut consulter différents manuscrits se trouvant dans plusieurs pays plus ou moins éloignés les uns des autres; d'où des voyages fréquents qui sont incompatibles avec-une tâche d'enseignant à plein temps.Enfin, la mise en oeuvre d hn appareil scientifique spécifique bien adapté à sa recherche et la constitution d'un fonds bibliographique spécialisé peuvent n'avoir aucune utilité pour la préparation de cours.En définitive r,n un enseignant qui fait de la recherche est sans cesse tiraillé entre sa charge d'enseignement et son travail de recherche.Ce qui ne signifie pas que recherche et enseignement s\u2019excluent mutuellement.Beaucoup de chercheurs du CNRS ont une activité d'enseignement à laquelle ils tiennent; et des professeurs 'd'Universitê poursuivent un travail de recherche auquel ils sont très attachés.Mais ces chercheurs du CNRS n'enseignent qu'à temps partiel; et plusieurs de ces professeurs d'Universitê ne consacrent à l\u2019enseignement que le minimum de temps requis.IJ suit de là qu'un organisme qui permet d'exercer prioritairement une activité de recherche dans le domaine de la philosophie notamment répond à un besoin réel.L'existence du CNRS présente beaucoup d'autres avantages, dont celui d'épargner aux chercheurs la solitude, la rigidité et la hiérarchie, auxquelles ils se heurtent souvent à l'Université.Au CNRS, tout chercheur doit faire partie d'une formation de recherche constituée d'autres chercheurs qui travaillent dans des domaines apparentés; souvent, à l'Université, un spécialiste est complètement isolé dans une faculté dont les autres membres ont des intérêts radicalement divergents.De plus, le CNRS encourage les chercheurs à participer aux travaux d'autres formations de recherche que celle à laquelle ils appartiennent; cette mobilité, nécessaire pour le passage de chargé à maître de recherche, est impensable à l'Université, où il est pratiquement impossible de changer non seulement de faculté, mais même de spécialité, en passant, par exemple, de l'histoire de la philosophie grecque, à l'histoire des mathématiques grecques ou à l'analyse de la mythologie grecque.Enfin, les membres d'une formation de recherche donnent à leur directeur leurs avis non seulement sur la répartition du budget attribué à cette formation de recherche, mais aussi sur le(s) thème(s) du travail entrepris en commun; 69 un tel degré de participation est difficile à atteindre à l'Université où la hiérarchie est plus marquée en raison de contraintes précises (variation du nombre des étudiants, utilisation des locaux, programme de cours, etc.)* A titre d'illustration, je prends pour exemple l'EH 06 0076 que dirige Jean Pépin et à laquelle j'appartiens.Cette équipe comprend 14 membres (ils ne sont pas tous du CNRS) qui mènent tous un travail de recherche personnel sur des thèmes divers mais ressortissant, dans l'ensemble, au domaine délimité par le titre de cette ER: Histoire des doctrines de la fin de l'antiquité et du haut moyen âge.Une fois par mois, 1'ER se réunit.Après une discussion concernant les problèmes administratifs et budgétaires qui se posent, on passe au travail commun.Depuis quelques années, ce travail consiste en une traduction commentée de la Vie de Plotin par Porphyre.Chaque chercheur est chargé de traduire et de commenter un certain nombre de paragraphes de cet ouvrage.Pendant quelques réunions, qui durent une journée entière, il présente sa traduction et ses commentaires aux autres membres de l'ER qui les discutent, les critiquent et les modifient.Le résultat de ces échanges est consigné par écrit dans un dossier qui constitue la base d'un manuscrit destiné à la publication.C'est ainsi qu'a été mis au point le manuscrit de Plotin, irai té sur les nombres (Ennéade VI 6 p4j ), introduction, texte grec, traduction, commentaire et index grec par Janine Bertier, Luc Brisson, Annick Charles, Jean Pépin, H.-D.Saffrey et A.-Ph.Segonds, qui a été publié à Paris chez Vrin en 1980 avec le concours du CNRS.Il est à noter enfin qu'un organisme comme le CNRS peut éviter l'émiettement de l'aide à la recherche et, par voie de conséquence, permet de donner à cette aide une orientation mieux définie, que cette aide prenne la forme de centres de documentation 7 0 on de calcul on colle de crédits pour des missions, des colloques et surtout pour la publication des résultats du travail des chercheurs.Mais tout cela exige une véritable liberté que jusqu'ici le CNRS a su préserver, dans la mesure où l'orientation et le contrôle de la recherche appartiennent encore en première instance à une commission propre à la section considérée et qui comprend, outre des universitaires compétents dans le domaine en question, des représentants élus des chercheurs.Or, cette liberté se voit menacée par la montée de certains périls, dont voici l'inventaire et la cause profonde.Au CNRS, le secteur des sciences humaines où se trouve la section 11 court le risque d\u2019une asphyxie progressive, par suite de l'insuffisance de crédits, de la situation de l'édition scientifique en France et du tarissement progressif du recrutement.Malgré la crise économique qui frappe les pays industriels et qui n'épargne pas la France, les crédits à l'intérieur du CNRS défavorise le secteur des sciences de l'homme.Un autre facteur de préoccupation résulte de la situation de l'édition en France.Les grandes maisons négligent obstinément l'édition scientifique et lui préfèrent des ouvrages à caractère idéologique susceptible d'être présentés dans les quotidiens et les hebdomadaires qui lancent les modes intellectuelles parisiennes.L'aide publique à l'édition spécialisée ne suffit pas.Et les moyens de publication et de distribution d'ouvrages à tirage limité, réalisés grâce aux centres de frappe notamment, ne sont pas mis en oeuvre avec l'ampleur et l'efficacité nécessaire, en sorte que les délais de publication de ces ouvrages sont beaucoup trop longs et que leur distribution est Insatisfaisante.Enfin, et c'est certainement là la chose la plus grave, le recrutement des chercheurs se tarit progressivement.Pour 71 preuve, voici un tableau illustrant la composition 41 par catégories de chercheurs en 1976 et en 1980 \t\tNombre\tabsolu\t\tTJ O !* to\tpn tage \t\t1976\t1980\t\t1976\t1980 \t\t\t\t\t\t Attachés\t\t43\t24\t\t51%\t24% Chargés\t\t28\t57\t\t33%\t56% Maitrès\t\t8\t14\t\t1 0%\t14% D Lrec teurs\t\t5\t6\t\t6%\t6% \t\t84\t101\t\t\t de la section r espec t iveinen t.Du premier coup d'oeil on remarque que les attachés de recherche qui formaient 51% de l'effectif des chercheurs en 1976, ne sont maintenant plus que 24%.Ce tassement indique un vieillissement global du corps des chercheurs et le refermement de la section sur ses membres anciens et sur leur préoccupation.Car l\u2019innovation et l'originalité ne sont possibles que si constamment de nouveaux chercheurs sont recrutés qui sont formés par les anciens, dont, par choc en retour ils modifient les façons de voir et de fa ire.Cette situation inquiétante, que dénoncent certaines organisations syndicales, s'explique par l\u2019opposition de certains milieux universitaires et par les vues de certains technocrates.Les milieux universitaires les plus attachés aux structures traditionnelles acceptent mal que l'orientation et le contrôle de la recherche échappent aux titulaires de chaires professorales, qui ont accédé à cette position grâce à ce premier travail personnel qu'est la thèse de doctorat d'Etat, et qu'entoure une clientèle de candidats-docteurs travaillant à une thèse.Aussi sont-ils arrivés à faire prévaloir l'idée de la création de \"postes d'accueil\u201d à durée limitée réservés à des candidats autorisés et présentés par des instances, universitaires.Ces postes d'accueil réduisent d'autant les véritables postes de chercheurs ; 12 et Ils ne sont pas sans Influence sur l\u2019orientation générale de la recherche, dans la mesure où ces \"postes d\u2019accueil\", dont la durée maximale est de 4 ans et qui ne sont pas renouvelables, sont Inconciliables avec des projets dont la réalisation demande beaucoup de temps.Or, entre 1978 et 1900, sur 14 chercheurs recrutés par la section 41, 6 l'ont été sur liste d'accueil.Tout aussi importantes que cette opposition de certains milieux universitaires, sont les vues des technocrates préoccupés pat la crise actuelle.L'idée fondamentale serait de concentrer les moyens financiers sur de gros centres de documentation interdisciplinaires gérés directement par l'administration du CNRS et auxquels feraient appel l'industrie ou tout autre secteur en quête d'une assistance déterminée.On imagine la place qui pourrait.être celle des sciences humaines et plus particulièrement celle de la philosophie dans un CNRS ainsi conçu.Il semble d'ailleurs que toutes les conséquences de cette conception aient été tirées par le rapport Hoffman-Léontiev de 1974 (connu sous le nom de \"Rapport de l\u2019OCDE, Organisation de coopération et de développement économique\") qui recommandait la suppression des sciences de l\u2019homme au CNRS.Ce rapport fut passé sous silence.Mais, au début de 1979, le rapport Massenet, destiné au gouvernement et connu seulement par bribes, recommandait, pour le secteur des Sciences humaines, la généralisation de postes temporaires à tous les niveaux, excluant le recrutement de chercheurs de carrière, et la prise en charge par l'université de postes de chercheurs permanents déjà créés au CNRS.En fait, le problème fondamental qui se pose non seulement dans le cas de la recherche en philosophie ou en sciences de l'homme, mais aussi dans celui de la recherche fondamentale en général, peut être exprimé dans une question toute simple: A quoi sert la recherche?qu'il faut reformuler ainsi: A qui sert 73 la recherche?pour lui donner sa véritable dimension.Car ceux qui répondent: A rien, indiquent tout simplement que le savoir fondamental acquis par la recherche d'une pensée critique, dont l\u2019activité est difficilement maîtrisable et dont les résultats sont toujours imprévisibles, ne peuvent servir à court ou à moyen terme aucun pouvoir en place: économique, social, politique, militaire, intellectuel ou même religieux.Hais cette réponse est-elle péremptoire?Non, si et seulement si on croit qu\u2019une collectivité, dont les limites ne sont pas forcément celles d'un Etat national, est profondément modifiée à long terme par le savoir qu\u2019elle a pris la peine d'acquérir et qu'elle a gardé en mémoire.Les pouvoirs en place, justement préoccupés par ce qu'il est possible de faire dans le court et le moyen terme, ne peuvent donc pas exclure le long terme de leurs préoccupations, sans encourir le risque d'infliger à cette collectivité qu'ils administrent des dommages dont ils ne seront peut-être pas les témoins, mais dont on les tiendra légitimement pour responsables.En effet, un organisme de recherche comme le CNRS a pour tâche non seulement de promouvoir une recherche de pointe dans certains domaines, mais aussi et surtout de maintenir dans tous les autres domaines qui ressortissent à sa compétence; un niveau qui ne soit pas inférieur au niveau international moyen et qui surtout ne franchisse pas une limite inférieure au-delà de laquelle tout redémarrage devient impossible.Cette seconde tâche, moins glorieuse que la première, n'est pas moins essentielle, car elle constitue la condition mécessaire à la recherche de pointe et à un enseignement supérieur de qualité.Luc Brisson Attaché de recherche CNRS, Paris 74 N.B.Je tiens à remercier Madame Demande (Direction des relations extérieures et de l'information au CNRS) qui m'a gracieusement communiqué les documents nécessaires à la rédaction de la première partie de cet article.Et je dois reconnaître que, dans la seconde partie, je me suis inspiré notamment d'un article de Maurice Caveing, \"La recherche dans les sciences de l'homme: la montée des périls\u201d, Raison présente no 52, 1979, pp.45-63. 75 CONTRIBUTION COMMENT ETRE REVOLUTIONNAIRE, AUJOURD'HUI?(1) Qu'est-ce qu'être révolutionnaire aujourd'hui?A cet égard nous avons perdu quelques Illusions.Qui prétendra encore qu\"un homme d'appareil, que cet appareil soit marxiste-léniniste ou maoïste, soit révolutionnaire?Jadis, les jeunes croyaient à la révolution, puis ils ont été amèrement déçus par les révo- * luttons qui ont effectivement eu lieu, déçus par ceux qui prétendaient être les porteurs de cette révolution, à savoir les différents partis et groupes marxistes de toute obédience à travers le monde.Ce qui fait qu\u2019on a été laissé les mains vides, sans autre espoir peut-être que celui de réussir à survivre et à avoir du bon temps au jour le jour.Est-ce à dire que la révolution n'a plus aucun sens aujourd'hui, aucune place?Mais qu'est-ce qu'être révolutionnaire?Il n'y a pas de modèle révolutionnaire, il n'y a pas quelque chose qui serait révolutionnaire et quelque chose d\u2019autre qui ne le serait pas.Cela dépend des circonstances, des forces en présence, du moment, de la conjoncture.Ce qui est révolutionnaire un jour peut être réactionnaire le lendemain.Les choses ne sont jamais assurées d'avance, on ne peut même jamais savoir dans quelle exacte mesure on est révolutionnaire ou réactionnaire.Seuls les naïfs pensent le savoir.Mais les naïfs se trompent très souvent.Est-ce qu'une oeuvre artistique, une oeuvre scientifique, un livre, une musique, etc.peuvent être révolutionnaires?La révolution ne passe-t-elle pas nécessairement par là?En quoi un individu tout à fait singulier, anormal, déviant, fou, ou au (1) Texte de présentation du Colloque du 24 avril au Collège Edouard-Montpetit 76 contraire supérieur, solitaire, trop sain, tels Beckett, Artaud, Kafka, Spinoza, Kleist, Krishnamurti, Nietzsche, Miller, Lawrence, Woolf, etc.sont incommensurablement plus révolutionnaires que ceux qui s'adressent au peuple sur toutes les places publiques du monde?Comment, paradoxalement, le solitaire peut-il être plus révolutionnaire que l'homme public, l'homme d'Etat ou même le militant?Le solitaire s'adresse à tous mais peu l\u2019écoutent, l'entendent, sont intéressés à écouter ce qu'il dit.Nous vivons dans une situation étiolée, dispersée, éclatée, ou chacun est isolé dans son coin.Est-ce à dire que toute révolution a été mise au rancart?Car peut-être que chacun, dans son coin, d'une manière aussi obscure soit-elle, fait une révolution?Une révolution qui, quelque part, peut passer dans une oeuvre, mais qui, en elle-même, concerne la vie, emporte la vie, met la vie en jeu, fait de la vie le véritable enjeu.Si quelque part, la révolution concerne les structures de la société, l'Etat, l\u2019appareil militaire, etc., elle concerne aussi des choses aussi microscopiques que la perception, la pensée, ia joie, la tristesse, la dépression, l'amitié, l\u2019amour, etc.La révolution est un vent de folie, un mouvement, une percée, une ligne de fuite, sans qu\u2019on sache d'avarice ce que ça peut donner, car ça peut donner de terribles résultats.Il y a un risque, un aveuglement, une ignorance, un tâtonnement dans le noir.Peut-être que la révolution est un mauvais concept, encore empreint de morale, de choses à faire, qu\u2019on devrait faire, peut-être y a-t-il toute une conception encore chrétienne du Bien qui se camoufle dans le concept de révolution?Ou peut-être aussi que la révolution est un état de fait, quelque chose qui passe hors du système social, qui crée une nouvelle vie, un nouveau chant de vie, un nouveau rapport au cosmos?Ce qui fait qu'on ne deviendrait pas révolutionnaire par volonté, ou parce 77 que ce serait la chose à faire, mais que nous le serions parce que nous y serions amenés malgré nous, que la vie nous y amènerait?Peut-être que cela n'a aucune importance de savoir ce qui est révolutionnaire et ce qui ne l'est pas, car de toute façon ce n'est pas facile de dire ce qui l'est et ce qui ne l\u2019est pas.Peut-être est-ce là une étiquette inutile, dont on peut se passer, d'autant plus qu'étant donné ses connotations, elle ne peut que créer une certaine paranoïa?Mais on a beau nuancer, subtiliser, tout n'est pas égal.Tout peut se retourner, se transformer, s'inverser, changer, mais tout n'est pas égal.On peut être Incapable d'évaluer tel ou tel acte, mais tout n'est pas égal.Sommes-nous à l'intérieur d'un processus d'embourgeoisement du corps et de la pensée, un processus de résignation, d'abdication, de mise au pas, ou est-ce que cet embourgeoisement n'est qu\u2019un masque pour tout autre chose?Car ce qui est révolutionnaire n\u2019est pas quelque chose de voyant, de clinquant, d\u2019exhibé, d'excentrique, mais au contraire de camouflé, qui passe inaperçu à force de transparence, qui passe nécessairement par un devenir-tout-le-monde et un devenir-imperceptible.Pn quoi la révolution est faite de toutes sortes de devenirs, devenir-animal, devenir-enfant, devenir-femme, devenir-fou, et passe forcément par des créations très singulières qui, dans leur singularité même, concernent tout le monde?Par ailleurs, la solitude, si elle est nécessaire et féconde, a peut-être des limites.La solitude doit s'allier avec des connexions, car ce qu'il y a de créateur en elle risque toujours de se renverser en isolement stérile.De quelle façon établir ces connexions, créer cette atmosphère, donner naissance à cette folie, créer le mouvement? 78 Comment, à l'encontre de toutes les tristesses, créer une joie plus grande, qui ne s\u2019en laisse pas imposer, qui est plus forte que tout, qui conduit la vie, qui est au coeur de la vie?Voilà la véritable question révolutionnaire, aujourd'hui.Tant de circonstances concourent à une espèce de dépression générale, ou à des sentiments qui ont pour fond la tristesse.Comment, dans un monde où le seul équilibre que l'on connaît est celui de la terreur, ne pas du tout être affecté de paranoïa, ne pas se laisser prendre dans cette prison, ce moyen de contrôle insidieux qu'est la paranoïa?Comment, même si la mort est là, accorder de l'importance seulement à la vie, une vie qui n'a pas besoin d'être justifiée, n'a pas besoin d'être récompensée ou punie, mais gui à l'encontre de toutes les raisons, de tous les arguments, s'affirme elle-même, se justifie elle-même, non pas dans un quelconque futur, mais dès maintenant, dans ce qu'elle est, telle qu'elle est, y compris dans ses aspects les plus problématiques, conflictuels et douloureux?Comment être positif et affirmatif même de ce gui apparaît comme lacune, faiblesse, imperfection, impuissance, non pas justifier ce qui est, accepter les choses telles qu'elles sont, mais transmuter ce qui est, faire du vice une vertu, de l\u2019imperfection une perfection.A tout idéal, préférer la réalité.A tout au-delà, préférer la terre.C'est uniquement en prenant résolument position pour ce qui est, pour la terre, pour le corps qu'on est doué d'une force capable de faire passer quelque chose qui n'est pas nécessairement nouveau, mais qui rejoint l'essence de la vie, qui débarrasse la vie de ses enveloppes, de ses scories, de ses peurs paralysantes, de ses soumissions, de ses obéissances.Prendre le risque de se tromper, car il y a des erreurs qui n'en sont pas, car l'erreur est une manière d'apprendre, d'avancer. 79 Se libérer de tout ce qui nous écrase, nous courbe, nous rend des disciples, des imitateurs et qui rend notre vie vide de sens.En quoi un certain savoir peut être une autorité qui nous emprisonne, qui mine nos forces et nous fait tourner en rond, qui nous en impose.Qui pourra deviner ce qui nous fait agir?Car ce qui nous fait agir n'est pas un principe, n'est pas un Bien, n'est pas un idéal, même pas une foi, mais c'est quelque chose dans la vie même qui ne demande qu'à agir, qu'à être, qu'à être le guide de nos actions.En quoi le philosophe est un libérateur, d'abord de lui-même, en quoi philosopher revient, au bout du compte, quels que soient les détours, les impasses, les faux-pas, à se libérer de tout ce qui entrave la vie, y compris à se libérer de la philosophie, pour affirmer une matière pure, purifiée, débarrassée de tous les faux-semblants, de toutes les béquilles, de tous les poids qui appesantissent et font ployer la vie?En quoi philosopher consiste à se débarrasser de toutes les peurs, peur de l'autorité, y compris l'autorité qui s'exerce sur la pensée, peur de l'institution, y compris l'institution dans laquelle on se trouve, peur de ceux qui nous sont proches, y compris de l'aimé ou de l'aini?La philosophie peut passer dans un livre, mais elle concerne d'abord et avant tout la vie, c'est la vie qu'elle touche, qu'elle affecte, qu'elle transforme même subrepticement, même insidieusement, même sans en avoir l'air.En quoi le problème du savoir, de la connaissance, de la vérité qu'affronte tout philosophe doit être poursuivi jusqu\"au point où il disparait, est dépassé, pour que la lourdeur, l'angoisse propres à un tel problème et à une telle recherche fassent place à une nouvelle légèreté, non pas la légèreté de l'ignorance, mais la légèreté de celui qui a pris sur ses épaules les plus lourds fardeaux, les a amenés à leur terme et les a laissés tomber quand il n\u2019avait 00 plus rien à en faire?En quoi la Morale a toujours partie liée avec le Pouvoir, en quoi toute conception du Bien et du Mal est un moyen de répression pur et simple qui nous empêche de nous découvrir nous-mêmes tels que nous sommes, en quoi elle écrase notre singularité et nous empêche de faire la seule investigation éthique qui compte, c'est-à-dire qu'est-ce qui est bon pour nous, qu\u2019est-ce qui est mauvais, qui ne peut se trouver qu'à l'aide d'expérimentations, de créations, car ce qui est bon pour nous, c'est ce que l'on arrive à créer.Dans tous les cas, il s'agit de devenir autonome, d'enlever la vie de cette espèce de carcan dans lequel on tente de l'enfermer par ignorance, par impuissance, parce qu'on n'a pas pris la peine d'aller assez'loin dans notre questionnement, notre curiosité, notre insatisfaction et notre révolte et qu'on s'est laissé avoir, qu\u2019on a été plus faibles que le3 forces innombrables liguées contre tout être humain.Si la philosophie doit avoir un sens aujourd'hui, c'est précisément à poser des questions que personne ne pose, c'est à a]1er à contre-courant de toutes les soumissions et toutes les abdications,* de toutes les vérités reçues, de toutes les installations dans lesquelles on semble se complaire.Si le philosophe n'est pas le porteur d'un nouveau message de vie, qui donc le sera?Si le philosophe ne s\u2019oppose pas à cette espèce de climat mortuaire qui enveloppe notre civilisation, qui donc s'y opposera?Le philosophe ne détient aucun pouvoir, on ne veut pas l'écouter, il n'est pas utile, il ne rapporte pas, 11 n'a que sa vie comme seul pouvoir, pouvoir bien mince et qui suscite peu d'échos, mais pouvoir qui devra finir par triompher si un jour la vie doit avoir le sens qu'elle recèle.En tant que jeunes philosophes, comment réagissons-nous, comment vivons-nous la philosophie, pourquoi sommes-nous en 81 philosophie, quel est l'intérêt, quelle est la passion qui nous y amène?Allons-nous faire de la philosophie une nouvelle autorité, au service des pouvoirs en place et au service du pouvoir d'un certain savoir, allons-nous faire de la philosophie quelque chose de mort, de mort-né, ou allons-nous tuer ce qu'il y a de vivant en elle, ou bien au contraire saurons-nous déjouer toutes les embûches et passer à travers toutes les embûches pour faire, à la fin, de la philosophie ce qu\u2019elle est, un chant inouï?Ce Colloque s'adresse particulièrement à vous, jeunes philosophes, qui n'avez peut-être pas encore été écoeurés ou découragés par tout ce qu'on présente comme philosophie et qui n'est en fait qu\u2019un voile stérile recouvrant les véritables questions, celles qui nous tiennent véritablement à coeur et qui sont au coeur, peut-être du pourquoi nous nous trouvons en philosophie.Amour, joie, vie, concepts désuets, passés de mode, aptes seulement à faire rire les imbéciles, ou bien plutôt ce qui est au fond de notre démarche, de notre interrogation, de nos doutes, de nos découragements et de notre réussite?Pierre Bertrand Adresser les manuscrits soumis pour publication, ainsi que toute correspondance relative au Bulletin à: René Pellerin Bulletin de la S.P.Q.a/s Département de philosophie Collège Laflèche 1687, Boulevard du Trois-Rivières G8z 3R8 Carmel f 'REÇU LE^ ^ 10 19 SI "]
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