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Titre :
Bulletin de la Société de philosophie du Québec
Éditeur :
  • [Montréal] :Société de philosophie du Québec,1974-
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Publications en série
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin de la Société de philosophie du Québec, 1986, Collections de BAnQ.

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[" PGR 25 4- ETin DE IA SOCIETE DE PHIIOSOPHIE - DU QUEBEC VOLUME XII - NUMÉRO 1 - JANVIER 1988 BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DE PHILOSOPHIE DU QUÉBEC Comité de rédaction\tJean-Claude Simard (Collège de Rimouski, directeur) André Morazain\t(Collège de Rimouski) Le Bulletin est administré par le Conseil d'administration de la Société de Philosophie du Québec.Président\tPierre Cohen-Bacrie (Collège Montmorency) 1er Vice-président\tNicolas Kaufmann (U.Q.T.R.) 2e Vice-président\tBernard Dupuis (Collège de Valleyfield) Secrétaire\tJocelyn R.Beausoleil (Université de Montréal) Secrétaire-adjoint\tRodrigue Bergeron (Séminaire de Sherbrooke) Trésorier\tMarcel Camerlain (Collège Marie-Victorin) T résorière-adjointe\tSuzanne Foisy (Collège de Montmorency) Directeur de Philosophiques\tClaude Savary (U.Q.T.R.) Directrice-adjointe de Philosophiques\tAdèle Chené (Université de Montréal) Archiviste\tClaude Gagnon (Collège Édouard-Montpetit) Archiviste-adjoint\tMarc Chabot (Collège François-Xavier Garneau) Président du CEPH\tGérard Potvin (Université de Montréal) Directeur du bulletin\tJean-Claude Simard (Collège de Rimouski) Représentants régionaux\tSimonne Plourde (U.Q.A.R.) Alain Tremblay (Collège de Chicoutimi) André Côté (Université Laval) Romain Gagné (Collège F.X.Garneau) Claude Panaccio (U.Q.T.R.) Serge Thibault (Collège de Trois-Rivières) Denis Dubois (Collège Bois-de-Boulogne) François Lepage (U.Q.A.M.) Claude Piché (Université de Montréal) Louise Poissant (Collège Saint-Laurent) Maurice Gagnon (Université de Sherbrooke) Yvon Talbot (Collège de Sherbrooke) Théodore Geraetz (Université d'Ottawa) Yvon Lafrance (Université d'Ottawa) Serge Morin (Université de Moncton) Adresse de la S.P.Q.\tCase postale 1370, Place Bonaventure Montréal (Québec) H5A 1H2 Dépôts légaux: Bibliothèque Nationale du Canada Bibliothèque Nationale du Québec Janvier 1986 Imprimé par le Collège de Rimouski Sauf indications contraires (à la fin des articles), la reproduction est autorisée condition d'indiquer la source. BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DE PHILOSOPHIE DU QUÉBEC Volume XII, numéro 1 Janvier 1986 SOMMAIRE Pages Liminaire .4 Informations: Nouvelles.7 Colloques et Congrès .26 Conférences .32 Du côté des revues.39 Publications récentes .43 Recherches en cours .48 Documents Rapport du secrétaire devant la 12e Assemblée générale de la S.P.Q.52 Travaux du CEPH: Perspectives d'avenir.55 Mémoire de la S.P.Q.au Conseil supérieur de l'éducation .59 Dossier Analyse détaillée d'une oeuvre de Matthew Lipman (CEPH) .64 Contribution Hommage à François Hertel 107 4 timm airs La présente livraison du Bulletin est, de très loin, la plus volumineuse jamais publiée par notre Société.De nombreuses raisons expliquent cet état de fait.Il vaut la peine de les examiner quelque peu.La première est d'ordre purement factuel.Le Comité pour l'Enseignement de la Philosophie (CEPH) de la S.P.Q.a réalisé, depuis quelque temps, de nombreux travaux importants.On en trouvera une liste partielle à l'intérieur de ce numéro (\"Documents\", réunion du CEPH du 10-05-85, point 1).La qualité de ces travaux et leur importance pour l'avenir institutionnel de la philosophie exigeaient qu'ils soient rendus publics.Nous avions d'abord songé, ainsi que l'évoquait le \"Liminaire\" de septembre 85, à réaliser un numéro spécial qui aurait occupé la place autrefois dévolue à la quatrième livraison du Bulletin, laquelle, on s'en souviendra, paraissait habituellement en décembre.Il nous a fallu, pour diverses raisons techniques, abandonner ce projet.De sorte que les textes dont il est question figureront plutôt au sommaire de numéros réguliers.Afin de ne pas aboutir, ce faisant, à un trop grand déséquilibre, nous avons réservé une partie des textes du CEPH pour la prochaine publication prévue en avril.De sorte qu'on trouvera essentiellement dans cette livraison-ci le dossier consacré à l'analyse fouillée d'un ouvrage de Matthew Lipman: Harry Stottlemeier's Discovery.Cette analyse couvre à elle seule plus d'une quarantaine de pages, au demeurant fort denses, on le verra à la lecture.Je parlais tout à l'heure, à propos de l'hypertrophie relative de ce numéro, de nombreux facteurs explicatifs.L'abandon du projet de numéro spécial, lequel numéro eût amaigri la rubrique \"Dossiers\", en est une, mais ce n'est pas la seule et d'autres raisons, beaucoup moins circonstancielles, s'y ajoutent.Il était tout à fait impossible, en travaillant à la préparation du Bulletin de ce mois, de ne pas être frappé par certains aspects de l'activité philosophique actuelle au Québec, aspects dont l'un au moins vaut la peine d'être souligné.Bon an mal an, la production d'ouvrages recensés par le Bulletin oscille entre trente au quarante titres.Encore faut-il alors compter dans cette énumération des textes plus proches de la monographie que du livre tels la série des \"Cahiers d'Epistémologie\" dirigée à l'UQAM par Robert Nadeau ou des ouvrages non philosophiques rédigés par des membres de la S.P.Q.ou même des ouvrages sans rapport avec la philosophie mais écrits par des gens chevauchant deux domaines, par exemple la théologie et la philosophie.Or, fait remarquable, l'actuelle livraison compte à elle seule trente-neuf titres (à quoi il faut ajouter six titres qui n'ont pu y figurer à cause de nos délais de composition)! Et cela, malgré que les critère de sélection des titres, s'il en est, aient été quelque peu resserrés.Il est difficile de dire si cette modification de nos pratiques collectives de production sera ou non passagère.Quand bien même ce serait facile, d'ailleurs, il n'est pas dans la vocation d'un \"liminaire\" de les examiner.Cependant, même en se limitant au simple domaine du constat, certaines tendances se dessinent progressivement, tandis que d'autres se confirment résolument.D'abord l'importance soudaine de la logique, illustrée par la publication de nombreux manuels qui continuent de paraître, et ce, depuis deux ans, à un rythme accéléré.On en compte quatre pour les seules livraisons de septembre 85 et janvier 86.S'ajoutent à cela de nouvelles collections, nombreuses et parfois à vocation inédite.Songeons par exemple à l'édition québécoise de classiques philosophiques (\"Balises\"), aux collections destinées à refléter l'état de la recherche dans une optique plus internationale (\"Noesis\", dont M.Yvon Lafrance établit l'actuel catalogue:\tvoir \"Recherches en cours\"), à celles des- tinées à l'expression d'essais personnels (pour se limiter par exemple à l'Hexagone: \"Positions philosophiques\", \"Positions anthropologiques\", \"Positions idéologiques\" toutes trois nouvellement créées).Se superpose encore à tout cela une tendance marquée vers la co-édition.Il semble que, de plus en plus, l'édition québécoise s'ouvre sur le monde.Pensons entre autres aux éditions bi-nationales et examinons simplement la section \"Publications récentes\" de ce numéro:\tles ouvrages de Simonne Plourde et de René Davignon (Le Cerf-Be 1larmin), un Traité d'Anthropologie médicale (I.Q.R.C.- P.U.Q- P .U .Lyon) l'ouvrage 6 Dosta 1er/Lagueux (La Découverte- P.U.Q.) et celui de Lavelle (Les Belles Lettres- Beffroi).Sans compter les inédits étrangers publiés au Québec (Lavelle, encore; Van Steenberghen tout récemment) ou à l'étranger (Searle-Vanderveken ) , les traductions ponctuelles (Goodman) ou relevant d'un plan à plus long terme (Lipman).Au vu de tout cela, il semble difficile de ne pas parler d'un élargissement de la production philosophique québécoise, qualitatif autant que quantitatif.Encore une fois, il n'est pas dans mon rôle d'analyser la signification d'un tel phénomène.Il importait, cependant, d'énoncer un tel constat qui me semble se dégager spontanément d'une lecture un tant soit peu attentive des derniers numéros.Cette augmentation de la production s'accompagne évidemment de nombreuses autres activités, ce qui explique que la section \"Nouvelles\" ait elle aussi triplé son nombre de pages habituel.Et il en va de même de toutes les rubriques.Toutes manifestent une sorte d'effervescence:\tjamais au Québec, on n'a, appa- remment, autant \"colloqué\", \"conférencé\" ou \"congressé\".Ce sont ces facteurs plus essentiels qui, je crois, par-delà l'abandon circonstanciel du numéro spécial, ont plus profondément contribué à grossir démesurément notre livraison.Pour ce qui est des autres points qui me restent à mentionner, je serai bref.On notera que le Bulletin prend, avec cette livraison, le virage technologique.A moins de pépin sérieux, il sera dorénavant réalisé grâce au traitement de textes.Les avantages en sont évidents:\tmeilleure lisibilité, plus grande régularité, disposition globale améliorée.Nous espérons que nos lecteurs et lectrices apprécieront favorablement.Pour terminer, je me permets d'attirer l'attention sur deux nouveautés au niveau du sommaire général:\tla rubrique \"Recher- ches en cours\", d'une part et le retour des hommages sous la forme de l'\"In Memoriam\", d'autre part.Ces modifications s'inscrivent dans un plan plus global.Comme l'exposition de ce plan nécessite un certain espace et que je me rends compte tout à coup que le \"Liminaire\" commence à refléter l'hypertrophie généralisée du numéro, je m'arrête là pour le moment.Dans la nrochaine livraison, j'exposerai de manière plus détaillée ce plan ainsi que les raisons qui lui ont donné naissance.Jean-Claude Simard, directeur 7 nouvelle/ NAISSANCE D'UN NOUVEAU BULLETIN Le Centre de bioéthique de l'institut de recherches cliniques de Montréal vient de mettre sur pied un nouvel outil de communication:\til s'agit d'un bulletin de liaison intitulé SYNAPSE.Le volume I, no.1 est daté de novembre 1985 .Cet organe vise à devenir un \"service canadien d'information en éthique biomédicale\".Il \"s'adresse aux enseignants, aux chercheurs, aux membres des comités d'éthique, aux professionnels de la santé, aux journalistes et au grand public intéressé par ces questions\".Le rédacteur en est M.John R.Williams, professeur invité au Centre de bioéthique de l'Institut.Le Bulletin sera trimestriel et l'abonnement a été fixé à 25 $.Pour renseignements supplémentaires: SYNAPSE Centre de bioéthique Institut de recherches cliniques de Montréal 110, Avenue des Pins ouest Montréal, (Québec) H2W 1 R 7 * LANCEMENT À PARIS Le 16 décembre dernier, Simonne Plourde, de l'U.Q.A.R., lançait à la Maison de l'Europe, à Paris, son dernier ouvrage: Vocabu-laire Philosophique de Gabriel Marcel.Elle présentait également l'ouvrage récent de René Davignon, consacré lui aussi au même auteur: Le Mal chez Gabriel Marcel.(Voir les références plus complètes dans \"Publications récentes\").Madame Plourde avait été invitée par les responsables de l'Association \"Présence de Gabriel Marcel\" et ce lancement avait lieu 8 dans le cadre des manifestations destinées à célébrer le dixième anniversaire de fondation de l'organisme.* * * MATERIEL DIDACTIQUE DU CENTRE DE BIOETHIQUE DE MONTREAL Le Centre de bioéthique de Montréal aura dorénavant une section du centre de documentation réservée au matériel didactique.En effet, toute la documentation et les plans de cours recueillis par le Prof.Williams, rédacteur de SYNAPSE, le nouveau Bulletin du Centre, ont été versés à l'organisme.On peut obtenir copie de ce matériel moyennant les frais de photocopie et de poste.Ce matériel sur l'enseignement de l'éthique se divise ainsi: 121 pages pour 13 écoles de médecine, 164 pages pour 20 écoles de nursing, 44 pages pour 7 écoles d'art dentaire, 71 pages pour 16 facultés de philosophie et 60 pages pour 10 facultés de théologie et sciences religieuses.Le Centre encourage fortement les personnes chargées d'enseigner ou de coordonner des cours à lui faire parvenir tout changement à leurs programmes d'étude.Ainsi, avec les années cette collection sera d'ue grande valeur pour les enseignants qui pourront ainsi profiter de l'expérience des autres dans l'enseignement de l'éthique.Cette collection sera également très pertinente pour procéder plus tard à l'analyse de l'évolution de l'éthique biomédicale au Canada.Toute demande doit être adressée au Centre de bioéthique Section matériel didactique 110 ouest, avenue des Pins, Montréal, Québec H2W 1 R 7 ( 5 1 4-842- 1 48 1 ) \u2022 * * \"PHILOSOPHIE AU COLLEGE\" SE DONNE UN NOUVEL ORGANE Philosophie au Collège, l'organisme mis sur pied en 1983 à l'époque de la lutte contre le PREC et de la préparation des ETATS 9 GENERAUX de 1984 et destiné à coordonner et promouvoir l'enseignement de la philosophie au niveau collégial, publiait jusqu'à maintenant un Bulletin dont deux volumes avaient paru.Dorénavant, ce Bulletin sera remplacé par une revue baptisée Philosopher.La première livraison est à présent disponible.(voir \"Du Côté de Revues\" pour le sommaire complet).Ce nouvel organe sous-titré \"Revue de l'enseignement de la philosophie au Québec\", accueillera aussi les travaux de la Coordination Provinciale de la philosophie.L'équipe de production est la suivante: Directeur de rédaction: Normand Corbeil (Cégep du Vieux-Montréa 1) Comité de rédaction: Marcel Camerlain (Collège Marie-Victorin), Pierre Cohen-Bacrie (Cégep Montmorency), Normand Corbeil (Cégep du Vieux-Montréa1), Michel Dufour (Cégep de Maisonneuve), Michel Jean (Cégep de Victoriaville), Bruno Leclerc (Cégep de Rimouski) , Claude Pélo-quin (Cégep Bois-de-Bou1ogne ) .L'abonnement, gratuit pour les membres de \"Philosophie au Collège\", a été fixé à 15 $ pour les non-membres.Publication semestrielle .Pour renseignements: Philosophie au Collège C.P.515, suce.Bourassa Montréal, Québec * * \u2022 SUBVENTION AU GROUPE ETHOS En 1985, le recteur de l'UQAR, M.Guy Massicote, annonçait que le groupe de recherche ETHOS avait reçu une subvention de 25 000 $ du Centre de programme d'aide aux petites universités.Ce montant permettra au groupe de recherche de défrayer en partie le traitement d'un professeur chercheur sous octroi, d'assurer le fonctionnement du groupe au cours de l'année 1985-86, d'organiser des rencontres et des séminaires sur des questions éthiques particulières, et enfin, d'envisager des collaborations possibles avec d'autres groupes de recherche. 10 DIXIÈME CONCOURS DE LA REVUE CRITERE Encouragée par le succès obtenu l'an dernier (242 participants provenant de 57 collèges différents), la revue Critère, en collaboration avec la Direction générale de l'enseignement collégial, organise pour 1985-1986 son 10e concours littéraire qui portera, cette année, sur le thème de 1 'HUMOUR.Le concours est ouvert à tous les étudiants du niveau collégial, y compris ceux de l'éducation permanente, pourvu qu'ils soient âgés de moins de trente ans et inscrits à un programme.Cependant, les lauréats des années précédentes ne sont pas admissibles.Le total des prix, totalisant 6\t000\t$ sera distribué entre 20 lauréats et lauréates.Date limite pour l'inscription:\t15 février 1986 Date limite pour la remise des textes:\t15 mars 1986 Concours CRITERE 9155, rue St-Hubert Montréal (Québec) H2M 1 Y 8 Té 1 :\t( 5 1 4 )\t389-9068 les mardi et mercredi * * * PRISES DE POSITION BIOETHIQUES DE L'ASSOCIATION MEDICALE CANA- DIENNE \"Lors de sa dernière assemblée annuelle en août dernier, l'Association médicale canadienne a endossé deux énoncés préparés par les membres de son comité d'éthique.Le premier traite des critères cliniques pour la stérilisation des handicapés mentaux à des fins de contraception et le deuxième concerne le jeûne et la nourriture forcée chez les prisonniers.On peut obtenir copie des énoncés et des sommaires de politique émis par l'Association médicale canadienne, l'un sur le \"Planisme familial et la contraception\", l'autre sur \"L'avortement\", en écrivant au: 11 Président Association médicale canadienne B.P 8650 Ottawa (Ontario) K 1 G 0G8 Parmi les sujets qui seront discutés en profondeur cette année par le comité d'éthique, on note la des personnes handicapées mentalement, la nourriture forcée chez les personnes autres que les prisonniers et enfin, tout le vaste champ des techniques de reproduction.De plus, le comité revisera l'énoncé sur l'hospitalisation involontaire des personnes malades mentalement et leur traitement.Pour plus de renseignements communiquez avec Dr Normand Da Sylva à l'adresse précitée.\" (Synapse , vol.I, no.1) * * PRIX D'EXCELLENCE POUR ETUDIANTS DIPLOMES Les prix de l'AFCAS sont destinés à des étudiants de niveau universitaire qui ont complété leurs études de premier cycle entre septembre 1985 et septembre 1986 et qui ont été admis à suivre un programme d'études supérieures.Elles ont pour but de reconnaître l'excellence du dossier des lauréats pendant les études de premier cycle et d'encourager ainsi des étudiants prometteurs à s'intéresser aux carrières de recherche.Les prix sont réservés à des étudiants du Canada français admis dans toute institution universitaire reconnue.Aucune discipline n'est exclue du champ d'attribution des prix.Les bourses, qui consistent en un montant de 1 000 $ chacune, sont accordées annuellement à deux étudiants diplômés.Pour renseignements, contacter: AC F A S C.P.\t6060 Montréal (Québec) H3C 3 A 7 Tél:\t(514)\t342-1411 * * 12 NOUVELLE COLLECTION AUX EDITIONS FIDES Les éditions FIDES inauguraient récemment une nouvelle collection d'ouvrages sous la rubrique \"Vie, santé et valeurs\u201d.Le comité de direction se compose de: Guy Durand, éthicien et juriste, Jacques Baillargeon, médecin, Viateur Boulanger, théologien et Jacqueline Fortin, infirmière et éthicienne.Le texte de présentation de la collection se lit ainsi: \"la réflexion sur la vie et la mort, la santé et la maladie implique, qu'on le veuille ou non, des choix de valeurs importants d'ordre éthique, philosophique ou religieux.Cette collection veut rassembler des ouvrages qui permettent de réfléchir sur les implications, que ce soit au plan des choix de société, de l'organisation des institutions, de l'intervention des professionnels ou de la responsabilité personnelle.Elle veut s'adresser à un large public et contribuer aux débats actuels sur ces questions \" .Publication dans le cadre de la collection, au 2° trimestre 1985: L'euthanasie: problème de société (voir \"Publications récentes\" ) .* * CRITÈRE:\tPUBLICATION DES TEXTES DU 9° CONCOURS En octobre 1985, dans un numéro spécial hors-série, étaient publiés les textes des vingt lauréats et lauréates du 9° concours CRITERE 1984-1985 portant sur l'Amour.Monsieur Roger Sylvestre, directeur du concours, justifie de manière enthousiaste les raisons de cette publication: \"Compte tenu de la qualité des manuscrits regus, nous avons cru opportun de rendre public ce témoignage d'excellence de la part d'étudiants du réseau collégial, d'autant plus qu'il s'agira là, nous semble-t-il, d'un document très représentatif de la perception que se font les jeunes de l'amour.Ce recueil de 10 études ou essais et de 10 créations (200 pages) se veut le signe des milliers d'autres pages remarquables écrites chaque année dans les collèges.La relève est là, il suffit de l'encourager et de lui donner l'occasion de s'exprimer. 13 C'est donc à une lecture réconfortante et rafraîchissante que je vous convie.\" Prix unitaire de l'exemplaire:\t6 $ Revue CRITERE 9155, rue St-Hubert Montréal (Québec) H2M 1 Y 8 Rappelons en terminant que certains des textes issus des concours des années antérieures sont toujours disponibles.Les pays du Québec textes des lauréats 1977-1978,\t3 $ Les jeunes et la religion, texte des lauréats 1980-1981,\t2 $ La nature texte des lauréats 1983-1984,\t4 $ LES PHILOSOPHES S'IMPLIQUENT Lors de la dernière assemblée générale annuelle de l'A.C.P., une résolution ayant trait au projet \"guerre des étoiles\" fut inscrite à l'ordre du jour par plusieurs membres de l'Association.A la suite d'un débat sur le caractère approprié d'une telle résolution à l'intérieur de 1 'ACP , une motion s'opposant fortement à une participation canadienne dans le projet \"guerre des étoiles\" a été endossée par l'assemblée.* * * LANCEMENT A PARIS (bis) Le 27 novembre dernier, le Centre culturel canadien, la Société d'édition Les Belles Lettres et les Éditions du Beffroi (Québec) procédaient au lancement d'un ouvrage inédit de Louis Lavelle (voir \"Publications Récentes\").Le tout était précédé d'une conférence de M.Jean Brun intitulée \"La pensée de Louis Lavelle 14 face au chaos contemporain\" et avait lieu à l'adresse du Centre culturel canadien à Paris.CRÉATION D'UN PROGRAMME DE FORMATION EN ETHIQUE CLINIQUE \"Le Centre de bioéthique de l'Institut de recherches cliniques de Montréal offrira, dès septembre 1985, un programme de formation en éthique clinique, une première dans le milieu universitaire nord-amêricain.Chaque décision clinique, notamment celles concernant la vie ou la mort, a comme toile de fond des siècles de traditions culturelles et morales.Pour cette raison, le Dr.David J.Roy, directeur du Centre de bioéthique à l'Institut de recherches cliniques de Montréal, estime que l'éthique clinique doit devenir partie intégrante du jugement clinique et relever de l'activité propre du médecin.La maxime de l'éthique clinique est que chaque cas comporte sa propre solution.C'est en comprenant le patient aussi globalement que possible qu'émergeront les éléments requis pour résoudre le problème éthique.\" (Interface, sept.-oct.1985) * * * CONFERENCE AU GIFRIC Le philosophe et psychanalyste français Paul Assoun était l'invité du Groupe interdisciplinaire freudien de recherche et d'intervention clinique (GIFRIC) de Québec, jeudi le 26 septembre dernier.Comme on le sait, M.Assoun s'est fortement intéressé aux rapports entre la psychanalyse et la philosophie.Il a en particulier publié de nombreuses études sur la pensée de Freud en lien avec celle de Nietzsche.C'est cette ouverture interdisciplinaire qui le rendait particulièrement apte à prendre la parole devant le GIFRIC. .15 Renseignements sur le GIFRIC H.Pierre-Paul Parent Université du Québec à Rimouski 300, avenue des Ursulines Rimouski (Québec) G5L 3A 1 * * * ASSOCIATION INTERNATIONALE DE SCIENCE POLITIQUE:\tAPPEL DE COM- MUNICATIONS CRISE DE LA PENSEE POLITIQUE: POUR UN RENOUVELLEMENT Table ronde conjointe de l'A.I.S.P.et du Canada Université d'Ottawa 2-5 octobre 1986 \"Vers 1850, le libéralisme idéologiquement développé depuis la fin du 18e siècle était défié par le socialisme déjà constitué pour l'essentiel au plan théorique.Depuis lors, l'affrontement idéologique se répète, renouvelé peut-être dans les formes (\"néo-libéralisme\", \"néo-socialisme\", \"néo-marxisme\"), plus sophistiqué dans la présentation de ses éléments, mais fondamentalement identique dans son contenu essentiel.Tout se passe comme si cet affrontement, sans vainqueurs ou vaincus, avait bloqué le développement et la transformation de la pensée politique.Enchaînée et paralysée, la philosophie politique en tant que projet global de société semble être condamnée à s'user et à s'épuiser à poursuivre des luttes déjà dépassées par l'histoire sociale et politique.En effet, malgré une activité scientifique et théorique fébrile, il faut reconnaître l'arrêt ou le blocage de notre pensée globale, celle qui fait apparaître les modèles de vie et rend compte des projets de civilisation.Depuis un siècle, malgré la rapidité des changements, l'accumulation de l'expérience humaine, la complexité croissante de l'organisation sociale et politique, la modification des rapports sociaux, la productivité économique décuplée ou centuplée, l'apparition des peuples, l'affirmation des nations et la montée des nouveaux pouvoirs à l'échelle mondiale comme au plan local, malgré tout ceci nous vivons et nous nous battons encore aux noms d'idéologies, de modèles ou de projets de société établis 16 XVIIe au XIXe siècle.Et ce n'est pas parce qu'on aurait mis fin au besoin de philosophie politique et aux justificaitons idéologiques.L'encadrement et les références idéologiques se maintiennent tant au niveau de la connaissance elle-même qu'à celui des systèmes qui structurent la vie politique.Et les mouvements politiques les plus divers semblent sans cesse contraints de se situer dans ce champ de références et de se couvrir ainsi d'une enveloppe idéo-logique.Mais dans tous les cas malgré les nuances, il s'agit toujours de retourner aux grandes idéologies du passé.Et malgré leur vétusté, malgré aussi qu'elles aient été conçues en Occident en fonction des conditions spécifiques de la culture et de l'organisation de l'Europe durant les premiers stages de son industrialisation, ces idéologies tendent à se mondialiser en étant exportées dans les civilisations les plus distinctes et imposées aux sociétés les plus diverses où elles poursuivent leurs affrontements.D'où la crise, crise de la pensée impuissante devant le mouvement, mais crise aussi des institutions et des pratiques dont les référentiels théoriques et globaux deviennent de plus en plus formels et sans efficacité parce qu'incapables d'inspirer et d'emporter le mouvement vers une transformation qui ait comme finalité le futur des potentialités humaines permises par le progrès, la technique, la science, la modernité et l'humanisation.La réflexion sur cet état de fait impose deux questions prioritaires pour notre table ronde.1)\tcelle des causes du blocage de la pensée politique, de l'idéologie politique et des tentatives de reprise et de dépassement.2)\tcelle aussi, et surtout, des hypothèses de déblocage, de transformation et de renouvellement, celle des voies qui, au-delà du libéralisme et du socialisme (non pas abolis peut-être, mais dépassés) permettraient malgré les risques de l'entreprise d'entrevoir la construction des nouveaux projets sociaux et politiques débouchant sur un ou des \"ethos\" inédits capables d'animer la marche de l'histoire et le renouvellement des conditions de l'existence politique, sociale et humaine.Prévoit-on une évolution de la pensée politique déjà visible dans des tendances actuelles ou cherchons-nous le déblocage grâce à une 17 orientation plutôt nouvelle?\u201d (Source:\tA.I.S.P.) Tous projets de communication devront être envoyés au: Profs.John Trent et André Vachet Département de science politique Université d'Ottawa Ottawa , Canada K 1 N 6 N 5 N.B.Quoique les organisateurs de la Table ronde tentent d'obtenir des fonds afin d'aider le financement des voyages ils ne peuvent encore rien garantir.Les participants devraient prévoir d'assurer les frais de leurs déplacements .* * NOUVEAUX REPRÉSENTANTS REGIONAUX Outre le nouveau directeur et la nouvelle directrice-adjointe de Philosophiques, lesquels siègent tous deux au conseil d'administration de la S.P.Q., deux nouveaux membres ont également accepté d'en faire partie.Il s'agit de M.Serge Thibault (Collige de Trois-Rivières), dernier directeur du Bulletin, qui remplacera M.Rene Pellerin (Collège Laflèche) et de Mme Simonne Plourde (U.Q.A.R.) qui agira en remplacement de M.Jean-Claude Simard (Collège de Rimouski).Tous deux occuperont des fonctions de représentation régionale.* NOMMINATIONS ET DISTINCTIONS Pierre Fortin (groupe ETHOS, UQAR) a accepté d'agir en qualité de co-maître d'oeuvre en vue de la révision du code déontologique de l'ADGSSQ (Association des directeurs généraux des services de santé et des services sociaux du Québec).On sait que Jean Louis Roy, l'actuel directeur du Devoir, est diplômé en philosophie (licence) de l'Université de Montréal.Le 27 avril dernier, l\u2019Université Sainte-Anne de la Nouvelle- 18 Ecosse lui remettait un doctorat honoris causa lors de la cérémonie de collation des grades.L'Université reconnaissait ainsi, comme l'avait annoncé madame Roseann Runte qui occupe la fonction de recteur, l'excellente contribution de monsieur Roy \"à la connaissance, surtout dans les domaines de la philosophie et de l'histoire de la culture franco-canadienne\".(Le Devoir, 4 avril 85) .George HELAL (Université de Montréal) a été élu à la présidence de la Société des écrivains canadiens, section de Montréal.* * * MANUELS DE LOGIQUE Les cours d'introduction à la philosophie au Collège (Philosophie 101) ou à l'Université ainsi que la problématique qu'ils inspirent continuent de préoccuper beaucoup les philosophes du Québec.Une table-ronde sur la pertinence de l'enseignement de la logique s'est tenue au dernier Congrès de la S.P.Q.(le texte des communications vient d'être publié dans le premier numéro de Philosopher (voir \"Du Côté des Revues\").De plus, les manuels d'initiation à la logique continuent de paraître à un rythme rapide.Notre dernière livraison, à elle seule, faisait état de deux ouvrages destinés à cette fin.Il faut aujourd'hui signa 1er à nouveau deux parutions sur le mime sujet.La première semble adressée plus particulièrement au niveau collégial.Signée par Jacques Laberge, elle s'intitule Initia tion à la logique conceptuelle.L'ensemble est divisé en trois parties, qui reprennent, réparties sur six chapitres, les trois opérations de la logique classique: concevoir, juger et raisonner.Touchant la conception, l'auteur l'aborde en trois volets: 1.extension et compréhension.2.La division logique.3.La définition logique.Pour ce qui est du jugement, on le traite sous l'angle de la proposition, qui forme le chapitre quatre.La dernière opération, enfin, occupe les chapitres cinq (le raisonnement) et six (l'analyse logique).Le tout s'accompagne d'exercices appropriés. 19 Pour informations supplémentaires et/ou commandes: Les Productions Soleil enr.4 0 7 ,\t7 e ave nue C.P.\t511 La Pocatière (Québec) GOR 1Z0 (418)\t856-1090 Si l'on en juge par son contenu, le second ouvrage semble destiné plus particulièrement au niveau universitaire.La logique.Une introduction de Michel J.Blais (Université de Sherbrooke) aborde en effet des notions plus difficiles (logique des connecteurs, quantification monadique) bien que les notions plus courantes à l'intérieur de ce type d'ouvrage ne soient pas non plus négligées (analyse des sophismes, des dilemmes, des analogies et de l'induction).Le tout est divisé également en six chapitres reprenant les six sujets mentionnés à l'instant, et s'accompagne d'exemples traités en détail, ainsi que d'exercices destinés à éprouver la compréhension du lecteur.Pour renseignements supplémentaires et/ou commandes: Les Presses de l'Université de Montréal 2910, blvd Édouard-Montpetit Montréal (Québec) H 3 T 1 J 7 UNIVERSITÉ LAVAL DÉPARTEMENT DE DIDACTIQUE: POSTE DE PROFESSEUR EN DIDACTIQUE DE L'ENSEIGNEMENT MORAL.La tâche consiste à enseigner aux premier, deuxième et troisième cycles dans les domaines suivants:\tdidactique de l'enseignement moral au primaire et secondaire, didactique et développement moral, éducation des émotions et éducation morale.Elle suppose aussi un encadrement d'étudiants (es) gradués(es) et la supervision de thèses et d'essais.Elle implique enfin une activité de recherche. 20 Les qualifications requises sont:\tdoctorat en philosophie morale ou l'équivalent ainsi qu'une formation dans le domaine de l'enseignement et de la recherche en éducation; dans le ou bien un doctorat en psychologie avec domaine du développement moral ainsi qu'une formation et une expérience en éducation; ou encore un doctorat en sciences de l'éducation avec une formation de deuxième cycle en philosophie ou théologie morale ou bien en psychologie du développement moral Il faut avoir de préférence une expérience d'enseignement dans le domaine de l'éducation morale.Le traitement et les conditions sont fonction de la convention collective.La date d'entrée en fonction a été fixée au 1er juin 1986.Faire parvenir curriculum vitae et références avant le 1er février 1986 à: M.Daniel Poulin, directeur Département de didactique Faculté des sciences de l'éducation Université Laval Québec (Québec) G 1 K 7 P 4 * * UNIVERSITE D'OTTAWA:\tPOSTE EN PHILOSOPHIE Le département de philosophie de l'Université d'Ottawa annonce l'ouverture d'un poste de professeur régulier, au rang d'adjoint.Entrée en fonction le 1er juillet 1986.Il s'agit d'un poste francophone.Spécialisation en philosophie moderne.Les candidats devront aussi pouvoir assumer un enseignement dans les cours généraux de premier cycle.La sélection sera faite en fonction des critères suivants: doctorat en philosophie; expérience d'enseignement et de recherche; publications.Une préférence sera accordée aux candidats bi1ingues. Le traitement est conforme aux normes de la convention collective.Adressez lettre de candidature, curriculum vitae et trois lettres de recommandation, avant le 1er mars 1986, à: M.\tGuy Lafranee,directeur Département de philosophie Université d'Ottawa Ottawa (Ontario) K 1 N 6 N 5 N.\tB.Ce poste est conditionnel à l'approbation budgétaire.Conformément aux exigences de l'immigration canadienne, cette annonce s'adresse aux citoyens canadiens et résidents permanents .* UNE NOUVELLE DIRECTION POUR \"PHILOSOPHIQUES\" Les mandats de M.Maurice Gagnon (V.de Sherbrooke) et de Mme Josianne Ayoub (UQAM) aux postes de directeur et directrice-adjointe de Philosophiques venaient à échéance le 31 décembre 1985.Selon les règlements de la S.P.Q., ces mandats n'étaient plus renouvelables.Les nouveaux titulaires de ces deux postes sont M.Claude Savary (UQTR) et Mme Adèle Chené (v.de Montréal), respectivement di recteur et directrice-adointe.M.Savary enseigne à l'Université du Québec à Trois-Rivières depuis 1970.Il avait été auparavant chargé d'enseignement et assistant-professeur à l'Université de Montréal.Ses premières recherches ont porté sur la philosophie médiévale.Il s ' intê resse maintenant à l'épistémologie et à l'idéologie.Parmi ses récents travaux, signalons: Les rapports culturels entre le Québec et les Etats-Unis, (Québec, IQRC, 1984), ouvrage dont il a dirigé la publication et L'idéologie et les stratégies de la raison , (Montréal, HMH, 1984 ) qu'il a dirigé avec Claude Panaccio (UQTR).Quant à Mme Chené, elle a terminé ses études en philosophie en 1 97 2 .Ses travaux portaient à ce moment sur les pensées de Thomas More et Thomas Lupset.Ses activités actuelles de 22 recherche et d'enseignement se situent principalement dans les champs suivants:\tfondements philosophiques de l'éducation (ana- lyse des principaux concepts de l'éducation des adultes); herméneutique et récit de formation; éducation des adultes et vieillissement Mme Chené est présentement rédactrice de la Revue des sciences de l'éducation et elle enseigne à la Faculté des Sciences de l'Education de l'Université de Montréal.Suite à cette double nomination, le comité de rédaction de Philosophiques est maintenant le suivant (la liste est effective à compter du 1er janvier 1986): Claude SAVARY, directeur, responsable de la rubrique articles (mandat: du 1er janvier 1986 au 31 décembre 1988) Département de philosophie Université du Québec à Trois-Rivières C.P.500, boul.des Forges Trois-Rivières (Québec) G9A 5 H 7 (819)\t376-5342 Adèle CHENE, directrice-adjointe, responsable de la promotion (mandat:\tdu 1er janvier 1986 au 31 décembre 1988) Département d'andragogie Faculté des Sciences de l'Education Université de Montréal C.P.6203, Succursale A Montréal (Québec) H 3 C 3T3 François LATRAVERSE, responsable des Etudes Critiques et des Comptes-rendus (mandat:\tdu 1er janvier 1985 au 31 décembre 1 986) Département du philosophie Université du Québec C.P.8888, Succursale A Montréal (Québec) H 3 C 3P8 (514)\t282-4461 Jean-Claude SIMARD, responsable de la rubrique Interventions (mandat:\tdu 1er janvier 1986 au 31 décembre 1987) 23 Collège de Rimoaski 60, rue de l'Evêché Ouest Rimouski (Québec) G 5 L 4H6 (418)\t722-6818 René PELLERIN, (mandat;\tdu 1er janvier 1 986 au 31 1 987 ) Collège Laflèche Trois-Rivières (Québec) (819)\t365-7346 Suzanne FOISY (mandat:\tdu 1er janvier 1985 au 31 1986) Collège Montmorency Montréal (Québec) Maurice LAGUEUX (mandat:\tdu 1er janvier 1985 au 31 1 986) Département de philosophie Oniversité de Montréal C.P.6128, Succursale A Montréal (Québec) H 3 C 3 J 7 (514)\t343-6478 Yvan CLOUTIER, secrétaire du comité (mandat:\tdu 1er 1985 au 31 décembre 1986) Département de philosophie Collège de Sherbrooke 475, rue Parc Sherbrooke (Québec) J 1E 2J8 (819)\t564-6225 Michel DESPLAND (mandat:\tdu 1er janvier 1986 au 31 1 987 ) Département des Sciences de la Religion Université Concordia 1455, boul.Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H 3C 1M8 (514)\t879-5933 décembre décembre décembre janvier décembre 24 André CARRIER (mandat:\tdu 1er janvier 1986 au 31 décembre 1 987 ) Département de philosophie Collège de Lévis-Lauzon 205, rue Mgr Bourget Lauzon (Québec) G6V 6Z9 (418)\t833-5110 Léo-Paul BORDELEAU (mandat:\tdu 1er janvier 1985 au 31 dé- cembre 1986 Département de philosophie Faculté des Arts Université d'Ottawa Ottawa (Ontario) K 1 N 6N5 * * * EN BREF: Messieurs François Latraverse (UQAM) et Robert Nadeau (UQAM) ont reçu une bourse de travail libre du Conseil de Recherches en Sciences Humaines du Canada pour l'année 1986-87.L'Office National du Film annonce la réalisation de treize films sur la bioéthique.Ceux-ci seront lancés à travers le Québec à l'automne 1986 ou au printemps 1987.Le titre de cette série:\t\"La bioéthique:\tune question de choix\u201d.M.Laurent Giroux (Université de Sherbrooke) a traduit récemment un article de W.Balzer publié en allemand dans Kant -Studien (1981, no.72).Le texte porte sur l'oeuvre de Quine.Pour renseignements: M.Laurent Giroux Département de philosophie Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) J 1 K 2 R1 * 25 À SUIVRE Le Conseil de Recherches médicales du Canada a mis sur pied il y a quelque temps déjà un Comité sur l'éthique et l'expérimentation.Ce comité procède actuellement à une révision des lignes de conduite touchant les aspects éthiques des recherches faisant appel à des sujets humains.Date prévue du rapport:\tmars 86.Renseignements:\tDr.Francis Rolleston Directeur des affaires publiques Conseil de Recherches médicales du Canada Tunney\u2019s Pasture Ottawa (Ontario) K1 A 0W9 Têl:\t(613)\t996-8182 Il est possible qu'une Association Canadienne pour la bioéthique voit bientôt le jour.Elle aurait pour fonction de coordonner la recherche poursuivie dans différents centres à la grandeur du Canada.Les consultations sont en cours.One vaste \"Encyclopédie Philosophique\" est actuellement en cours de préparation aux P.O.F.Elle devrait accompagner le Dictionnaire des Philosophes récemment paru.Quelques philosophes du Québec travaillent actuellement à la rédaction de notices destinées à cette encyclopédie.* * * SAVIEZ-VOUS QUE.?L'année 1985 a marqué le 850e anniversaire de naissance de Maimonide, ce philosophe si important pour la pensée juive, comme l'atteste leur célèbre proverbe:\t\"Entre Moïse et Moïse, il n'y a que Moïse\".(Nous laisserons aux plus futés le plaisir de le décrypter.) Cet événement a été souligné de diverses façons à travers le monde.L'UNESCO avait d'ailleurs proclamé l'année 1985 \"Année internationale de Maimonide\" en l'honneur de ce philosophe raa-thématicien-médecin-astronome.Peur souligner cet anniversaire avait lieu, à Montréal, du 13 au 25 octobre, sous l'égide des universités Concordia, McGill, Montréal, Laval et UQAM, un colloque international, interuniversitaire et Interdisciplinaire.Le tout 3e passait à la Maison de la Culture (Côte des Neiges). 26 colloque/ CRISE DE LA PENSEE POLITIQUE: et congre/ POUR UN RENOUVELLEMENT Table conjointe Canada - Association Internationale de Science Politique.Lieu:\tUniversité d'Ottawa Dates: 2-5 octobre 1986 (Détails supplémentaires: voir \"Nouvelles\") * LES COMITÉS D'ÉTHIQUE DANS LES HOPITAUX.POUR QUI?POURQUOI?Ce colloque tentera de répondre aux questions d'ordre pratique que l'on se pose lors de la création d'un comité d'éthique ou encore après sa mise en application.Il se déroulera principalement sous forme d'ateliers de travail animés par des personnes ressources ayant déjà siégé sur des comités d'éthique.Il est organisé par: Le Centre de bioéthique Institut de recherches cliniques de Montréal 110 ouest, avenue des Pins Montréal (Québec) H2W 1R7 Renseignements supplémentaires:\t(514)\t342-1401 * 27 SEMINAIRE SUR L'EXPERIENCE ETHIQUE Communications : Mme Thérèse Bard:\tL'expérience de la qualité d'après la pensée éthique de D.Bonhoeffer.M.Pierre Fortin:\tL'expérience éthique, une triple épreu- ve ?M.Pierre-Paul Parent:\tL'éthique et le réel du désir.Lieu:\tUQAR, local D-315 Date:\tvendredi le 24 janvier 1986 Heure: 9.00 à 12.00 a.m.CONGRÈS DE LA SOCIÉTÉ DE PHENOMENOLOGIE ET DE PHILOSOPHIE EXIS- TENTIELLE (Victoria College, Université de Toronto) Cette société philosophique célébrera son 25e anniversaire en octobre 1986 avec un imposant programme.A venir jusqu'à maintenant la plupart des rencontres annuelles ont eu lieu aux États-Unis.Celle d'octobre 1986 se tiendra à Toronto, du 16 au 19 octobre 1986.L'exécutif est désireux d'accroître la participation des philosophes canadiens au congrès de 1 986 de même qu'à l'avenir.Le congrès de cette année comportera en conséquence des séances en langue française aussi bien qu'en langue anglaise.Pour de plus amples informations, prière de vous adresser à \"l'Executive Office\", Department of Philosophy, State University of New York at Stony Brook, Stony Brook N.Y.ou encore Prof.Henry Pietersma Victoria College Toronto (Ontario) M5S 1K7 * 26 l ' Éducation physique et le développement de la personne: SYMPOSIUM À l'Université d'Ottawa aura lieu du 7 au 10 mai 1986 un \"dialogue multiculturel entre représentants de la philosophie de l'éducation physique et des sciences sociales\".Il s'agit d'un symposium intitulé \"L'Education physique et le développement de la personne\".Les thèmes retenus, fort diversifiés, sont les suivants : 1)\tLa Nature de l'éducation et le processus d'apprentissage en éducation physique.a)\tConnaissances des choses\tet\tméthodes d'acquisition des connaissances .b)\tModes d'apprentissage.c)\tLa connaissance acquise par le mouvement.d)\tLe cerveau et l'acquisition des connaissances.2)\tConceptions diverses de l'être humain et leurs conséquences en éducation physique.a)\tConceptions occidentales.b)\tConceptions orientales.c)\tconceptions des (groupes)\tautochtones.3)\tL'Éducation physique et le savoir.a)\tRapports entre la bonne forme physique et le sujet connaissant.b)\tLe sport et la connaissance de soi.c)\tLe sport comme source de connaissance pour le spectateur.d)\tForme physique et bien-être total.e)\tProblèmes interdisciplinaires.4)\tL'éducation physique et l'esthétique.a)\tLe mouvement humain comme expression esthétique.b)\tLe sport et l'art.5)\tÉducation physique, sports et valeurs.a)\tL'éducation physique, une activité morale.b)\tLe sport, une activité morale.c)\tÉducation physique, sport, et signification. 29 d)\tEducation physique et spcrt comme sources de valeurs.e)\tEducation physique, sport et autonomie personnelle.f)\tLes structures du sport et l'autonomie personnelle.g)\tLes Jeux Olympiques et l'idéal olympique.6) Education physique et sciences sociales.a)\tAnthropologie du jeu.b)\tSociologie du sport.c)\tHistoire du jeu et des sports.d)\tPsychologie du jeu et/ou du sport.e)\tJeux, rituels et la notion de seuil.f)\tRôles socioculturels de l'humour et du jeu.Pour informations supplémentaires: Professeur Saul Ross Département d'Education Physique Université d'Ottawa Ottawa (Ontario) CANADA K 1 N 6N5 L'ÉTHIQUE ET L'ADMINISTRATION PUBLIQUE Un colloque sur \"L'éthique et l'administration publique\" se tiendra à Rimouski le 14 février et à Montréal le 21 février 1986.Il est organisé par l'Association des Directeurs Généraux des Services de Santé et des Services Sociaux du Québec (A.D.G.S.S.S .S .Q .) en collaboration avec le groupe ETHOS ( UQAR) .Pour informations: Pierre Fortin Université du Québec à Rimouski 300, avenue des Ursulines Rimouski (Québec) G5L 3 A 1 (418) 723-1986 * » XlIIe CONGRES ANNUEL DE LA S.P.Q.Le Congrès Annuel de la S.P.Q.se tiendra, comme d'habitude, dans le cadre de l'A.C.F.A.S.Ce sera le XlIIe de l'histoire de la Société et il aura lieu cette année du 12 au 16 mai 1 986 à l'Université de Montréal.Au programme: les sections usuelles (PSPL, PSOTHI ) , les tables rondes, des présentations de volume et, fait nouveau, des productions audio-visue 11es.\tPlusieurs thèmes seront abordés:\tles philosophies de Heidegger, de Lévinas et du penseur québécois, mort récemment, François Hertel.Les formulaires d'inscription sont disponibles à votre département de philosophie ou au secrétariat de: L'A.C.F.A.S.C.P.6060 Montréal (Québec) H3C 3A7 ( 5 1 4 )\t342-1 4 1 1 Pour inscription d'une communication ou d'une activité, veuillez contacter le responsable pour la Section Philosophie: M.Claude Piché Département de Philosophie Université de Montréal C.P.6128, Succursale A Montréal (Québec) H 3 C 3 J 7 * * * CONGRÈS DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DE PHILOSOPHIE Le Congrès des Sociétés savantes a lieu cette année du 26 mai au 9 juin 1 986.Ce sera le 39e Congrès annuel de l'Association Canadienne de Philosophie, qui tient habituellement ses séances dans ce cadre, se déroulera du 26 au 29 mai.Le tout se passe à l'Université du Manitoba, à Winnipeg.Les soumissions pour une communication ou pour toute autre activité doivent être adressées au co-président du Comité de programme 1986: 31 M.Jacques Plamondon Département de Philosophie Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) J 1 K 2 R 1 (319)\t821-7838 La date limite pour la soumission d'un texte à été fixée au 15 février.* * MINI-COLLOQUE DE LA SOCIETE CANADIENNE D'ESTHETIQUE Le 22 novembre dernier avait lieu au Collège Ahuntsic un minicolloque organisé par la Société canadienne d'esthétique sous le thème:\t\"L'Esthétique littéraire:\tnouvelles approches, éro- tisme, post-modernisme, écriture\".Pour informations:\tCécile Cloutier Département d'Etudes françaises Université de Toronto 7, King's College Circle Toronto (Ontario) MS5 1A 1 \u2022 * * COLLOQUE DE LA SOCIETE INTERNATIONALE DE PHENOMENOLOGIE ET DE LITTÉRATURE La Société internationale de phénoménologie et de littérature tiendra à l'Université de Toronto un colloque sur le thème suivant:\t\"Poétique des éléments dans la condition humaine:\tl'air dans l'imagination poétique\".Il s'agira du Xle colloque de la Société, avril 1986.* * Le tout aura lieu en 32 conférence/ UNIVERSITE D'OTTAWA COLLOQUIUM - Semestre d'hiver 1986 10 j anvier Denis SAUVE (Université d'Ottawa) Kant et le matérialisme 3 1 January 7 février Alyson WYLIE (University of Western Ontario) Realism versus Anti-Realism; A Dispute About Philosophical Method François LEPAGE (Université du Québec à Mont r é a1 Remarques sur la relation entre savoir et vé- r i t é 28 February Ian HACKING (University of Toronto) How Why When S Where Did Language Go Public?14 mars Joseph Pestiau (Collège Saint-Laurent) Fondements anthropologiques du contrat social 21 March James Mc GILVRAY (McGill University) The Nature of Color Sauf indication contraire, toutes les séances auront lieu dans la salle 320 du pavillon Morisset, 65, rue Hastey, à 14:30 h.Jean Leroux (613)\t564-3266 * RENSEIGNEMENTS : CONFÉRENCES ET PANELS OFFERTS PAR LA SOCIETE DE PHILOSOPHIE DE MONTREAL:\tAUTOMNE 85 (Pour mémoire) Ces conférences étaient offertes avec la collaboration du département de philosophie de l'Université de Montréal.Les rencontres avaient lieu le mercredi soir à la salle B 2305 du Pavillon de l'Université de Montréal.25 septembre :\tSylvain AUROUX (Université de Paris VII) Conférence:\tPour un nouvel empirisme 1er octobre :\tRémi BRAQUE (C.N.R.S.) Conférence:\tLa notion d'image 2 octobre\t:\tMichel HENRI (Université de Montpellier France ) Conférence: Sous la parole de Nietzsche: \"Nous, les nobles, les bons, les beaux, les heureux\" 9 octobre\t:\tFrançois GAILLARD (Université de Paris VII) Conférence:\tCrise du discours philosophique 16 ctobre 23 octobre 30 octobre 6 novemb r e Miklos MOLNAR (Institut Universitaire des Hautes Etudes Internationales, Genève) Conférence:\tLa société civile dans les pays socialistes Philippe THIRIARD (Cégep Édouard-Montpetit ) Conférence:\tUne nouvelle théorie psychophy- siologique du plaisir Michel VACHER (Cégep Ahuntsic) Franco PIPERNO (Philosophe des sciences) Présentation et disctussion avec les auteurs des ouvrages : Pour un matérialisme vulgaire, Les Herbes Rouges, Montréal, 1985 et Les autres marxismes réels , Christian Bourgois, Paris, 1985 Joseph PESTIAU (Cégep de Saint-Laurent ) Jean-Claude MUELLER (Université de Montréal) Rencontre-débat:\tLe coût de l'anarchie 34 13 novemb re 20 novembre 27 novembre 4 décembre UNIVERSITÉ Le jeudi 6 Présentation et discussion de l'ouvrage de J.Pestiau intitulé:\tGuerre et Paix sans Etats, l'Hexagone, Montréal, 1984 Daniel VANDERVEKEN (Université du Québec à Trois-Rivières) François LEPAGE (Université du Québec à Montréal) Rencontre-débat:\tLe calcul des actes de dis- cours Présentation et discussion de l'ouvrage de D.Vanderveken intitulé:\tFoundations of Illocu- tionnary Logic, Cambridge University Press, 1985 André BEAUDET (écrivain) Paul ZUMTHOR (écrivain médiéviste) Rencontre débat:\tParlons littérature Présentation et discussion de l'ouvrage de A.Beaudet intitulé:\tParlons littérature Présentation et discussion de l'ouvrage de A.Beaudet intitulé:\tLittérature l'imposture, les Herbes rouges, Montréal, 1985 Jean-Paul de LAGRAVE (Historien) Conférence :\tFleury Mesplet et la philosophie des Lumières au Québec Daniel CHARLES (Université de Paris X Vincennes) Conférence:\tTitre à préciser DU QUEBEC À MONTREAL février 1986: Charles HANLEY, psychanalyste et professeur, département de Philosophie, Université de Toronto La psychanalyse et les fondations de la morale 20:30 heures, local A-4030 35 Le lundi 24 mars 1986: Claude LEVESQUE, professeur, département de Philosophie, Université de Montréal Le ton du psychanalyste 20:30 heures, local A-4030 * \u2022 * LA SOCIÉTÉ PHILOSOPHIQUE DE QUÉBEC:\tHIVER 86 12 février 19 février 5 mars Tom ROCKMORE, professeur invité.Université Laval De l'intérêt de la raison François DUCHESNEAU (Université de Montréal) Leibniz :la distinction analytique synthétique Gérald ALLARD (Cégep de Ste-Foy) Galilée et Aristote 19 mars Assemblée générale des membres de la Société 2 4 mars 2 avril David CARR (Université d'Ottawa) Le passé à venir:\tordre et articulation du temps selon Husserl, Dilthey et Heidegger Claude PICHE (Université de Montréal) Le statut du discours philosophique dans Etre et Temps Les conférences ont lieu à 20:00 heures au Pavillon de Koninck, Université Laval.* * \u2022 CONFERENCES ET PANELS OFFERTS PAR LA SOCIETE DE PHILOSOPHIE DE MONTRÉAL AVEC LA COLLABORATION DU DÉPARTEMENT DE PHILOSOPHIE DE MONTRÉAL: HIVER 1986 Les rencontres auront lieu le mercredi soir à la salle B2305 du Pavillon 3200 Brilla nt à 2 0 29 janvier : 5 février 12 février 19 février 26 février 5 mars 12 ma r s de l'Université de Montréal, 3200, rue Jean-heures.Entrée libre.Panel :\tLe néo-1ibéra 1isme est-il un conserva- tis me ?Stéphane DION (Université de Montréal) France GIROUX (Cégep Bois-de-Boulogne) Maurice LAGUEUX (Université de Montréal) Hans RUPRECHT (Université Carleton - Ottawa) Conférence:\tdiscours et prise de pouvoir:\tla déclaration de Jefferson 1776 Jean-BELLEMIN-NOËL (Université de Paris VII) Conférence:\tTextanalyse et psychanalyse Pierre GRAVEL (Université de Montréal) Vladimir KRYSINSKI (Université de Montréal) Présentation-débat:\tP rorne n a d e s Discussion autour de la dernière publication de Pierre Gravel:\tD'un miroir et de quelques éclats Gilles DOSTALER (Université du Québec à Mont r é a1) Maurice LAGUEUX (Université de Montréal) Daniel DESJARDINS (Université du Québec à Montréal) Présentation-débat autour de l'ouvrage collectif dirigé par G.DOSTALER et M.LAGUEUX initulé:\tUn échiquer centenaire.Théorie de la valeur et formation des prix Danièle LETOCHA (Université d'Ottawa) Conférence:\tDialectique de la tolérance et de l'ordre dans la Pologne du XVIe siècle Mike BAL (Université d'Utrecht - Hollande) Conférence:\tLe mythe à la lettre 37 * 14 mars 19 mars 2 6 mars 2 avril 9 avril Claude LEFORT (EPHESS) Conférence:\tTocqueville et le libéralisme politique Panel:\tArchitecture et postmodernisme Participants : Jean-Paul GUAY (Université de Montréal) Raymond MONT P ETIT (Université du Québec à Montréal ) Jean-Louis ROBXLLARD (Université du Québec à Montréa1 Armand BEAULIEU (CNRS) Conférence:\tLes aides et les anomies de la philosophie au XVII e siècle Jacques SOCHER (Université Libre de Bruxelles-Belgique ) Conférence:\tLe rituel des passions Michel MEYER (Université Libre de Bruxelles-Belgique ) Conférence:\tLa crise de la pensée des valeurs dans le monde occidental * Exceptionnellement, cette conférence aura lieu un vendredi soir à la salle F-2245 du Pavillon 3200, rue Jean-Brillant, à 20 heures.* * SÉMINAIRES SUR L'HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE QUÉBÉCOISE: HIVER 86 Les recherches porteront notamment sur les divers courants du libéralisme développé au Québec entre 1840-1879:\tlibéralisme radical et libéralisme catholique.28 février :\tJean CHASSÉ (UQAM) sur J^ Sabin Raymond (1810-1887) Harel MALOUIN (UQAM) sur L.A.Dessaulles ( 18 18- 1 895 ) Local:\tA-4085, UQAM 21 mars 38 Roland HOUDE ( U Q T R ) sur C.Gonthier (1853-1917) Alain SEFRIOU (UQAM) sur D .G r a n e t (1810-1866) Local du départ, de philo., UQTR 11 avril\t:\tMarc CHABOT (Cégep Garneau) sur Alexis Pelletier (1837-1910) Alain CADOT (UQAM) sur Étienne Parent (1802-1874) Québec, Local du départ.de philo, CEGEP Garneau 25 avril\t:\tAndré VIDRICAIRE (UQAM) sur S.L.Desaulniers (1811-1868) Stéphane COURTOIS (UQAM) sur T.A.Chandonnet (1834-1910) Local A-4 0 8 5 , UQAM Le tout est organisé par le groupe de recherche sur l'histoire de la philosophie du Québec.à 1 8 h .* ?* Heure des conférences:\t15 h du côté de/ revue/ PHILOSOPHIQUES Sommaire du vol.XII, no.2, automne 1985 Articles .\tL.-P.BORDELEAU:\tUn nouveau paradigme:\tle corps sportif (suite ) .J.MOLINO:\tPour une histoire de l'interprétation:\tles éta- pes de l'herméneutique (suite).\tH.-M.GICQUEL:\tLe livre sur Adler de Soren Kierkegaard.D.GOLDSTICK:\tLecture d'Althusser.Interventions Entrevue avec M.Matthew Lipman.F.DUHESNEAU:\tFigures de l'empirisme.Discours de réception à la Société Royale du Canada.Etudes critiques Y.CLOUTIER:\tObjet pour la philosophie, de Marc Chabot et André Vidricaire (éds.).M.LA CHANCE:\tLe Prince, de Nicolas Machiavel, présentation et traduction par G.Allard; Le Prince et autres écrits politiques, de Nicolas Machiavel, présentation par P.Ranger, traduction par P.Ranger et J.V.Périès.DIALOGUE Sommaire du vol.XXIV, no.2, été 1985 40 Articles D.Laurier:\tLe programme de Davidson et les langues naturel- les .R.J.Kornegay:\tHume on Identy and Imperfect Identity.R.A.Karner:\tMiracles and the Laws of Nature.J.-F .MATTEI:\tLa symphonie de l'être dans Le Sophiste de Platon .N.G.E.Harris:\tThe Objects of the Vulgar.Etudes critiques J.N.KAUFMANN:\tDeux fondements à l'éthique:\tl'intuition et la critique.J.E.BICKENBACH:\tSocial Issues and Moral Scrutiny:\tCargg and Naver son .J.R.HORNE:\tMysticism Demystified.D.EVANS:\tMysticism and Morality.J.R.HORNE:\tReply to Evans.Interventions F.LEPAGE:\tPour une culture scientifique:\tdiscussion à propos du texte de Désautels et Nadeau.\"Epistémologie et didactique\".J.VAN EVRA:\tLiberating Science from Scientism:\tNadeau and Désautels on How it Can be Done in the High Schools.R.NADEAU:\tRéplique à François Lepage et James Van Evra.* * * PHILOSOPHER Sommaire du no.1,\t1985 Présentation Dossier Pour ou contre l'enseignement de la logique?P.COHEN-BACRIE:\tDe la férule de Descartes à l'hôtel d'Epic- tète. 41 J.\tDESILETS,\tD.RO Y :\tL'apprentissage\tdu\traisonnenen en philosophie:\tune nécessité.D.DUBOIS:\tPensée et discours rationnel au collège.B.\tLECLERC:\tLogique\tet enseignement\tde\tla philosophie: \"fragile\", à manipuler avec soin.Nouveau programme Le texte officiel intégral Conférence .M.FERLAND:\tFéminisme et postmodernité Analyses critiques .M.DUFOUR:\tDonald Martel, L 1 anthropr .N.CO RB EIL:\tJ.Médina, C.Morali, A débat entre les textes.* * * REVUE CANADIENNE DE COMPTES RENDUS EN PHILOSi Sommaire du vol.V, no.3, mars 1985 .I.EKELAND:\tLe Calcul, l'Imprévu (François Lepage).C.SAVARY et C.PANACCIO (dir.):\tL'idéologie et les straté- gies de la raison (Josiane Boulad Ayoub).* * LA PETITE REVUE DE PHILOSOPHIE Sommaire du vol.VII, no.1, automne 1985 Liminaire:\t\"de la suite dans les idées\".G.DRAINVILLE:\tLes rêves et leur finalité dans la perspecti- ve jungienne.R.RODRIGUE:\tApproche de la peinture chinoise.F.RAYMOND:\tSombre précurseur Duchamp ou Constance du Jéri- cho Y.POULIOT:\tLorsque Descartes se joint à la danse de Shiva.C.PANACCI3:\tLa philosophie analytique au Moyen-Age.L.LANGEVIN:\tLecture/écriture au féminin.P.THIARIART:\tLes implications philosophiques d'une doulou- reuse théorie du plaisir.P.BERTRAND:\tLe \"guerrier\" et l'apologie de la guerre.* * * * CRITÈRE Sommaire du no.40, automne 1985: L'état des moeurs.Liminaire:\tEclaircie.Regards .D.DESROSIERS-BONIN:\tLes paradoxes d'une génération.R.TREMBLAY:\tL'avant-garde conservatrice chez la jeunesse.D.ISCHA-ROSS:\tDolence et adolescence.A.LAFORTUNE:\tLa vie de famille.R.BERGERON:\tVoyage en Barbérique intérieure.S.PROVOST:\tL'individualisme narcissique.M.CHABOT:\tLa mort du masculin.Manières .P.BERTRAND:\tLe plaisir de la cruauté.C.GRAVEL:\tLe vice et la vertu.P.THI RI A RT :\tLe plaisir.H.DDFRENOIS:\tLa peur.S.CHAPUT:\tÉcarts de température.A.CHAMPAGNE:\tIncrevable antisémitisme.M.LACGHREA:\tL'intolérance civilisatrice.P.BLETON:\tLes incollables étiquettes.* \u2022 * SPIRALE, Juin 1983 Lysiane LANGEVIN:\tLes textes universitaires.Ah 1 (à propos de Rousseau et l'Éducation.Etude sur l'Emile). 43 publication/ récente/ 1.\tANGENOT, Marc.Critique de la raison sémiotique.Fragment avec pin-up.Montréal, PUM, 1985,\t136 p.(16,50$) 2.\tBEAUDRY, Jacques.Autour de Jacques Lavigne, Philosophe.Histoire de la vie intellectuelle d'un philosophe québécois de 1935 à aujourd'hui.(Accompagné d'un choix de textes de Jacques Lavigne) Trois-Rivières, éd.du Bien Public, 1985,\t168 p.(12 $ ) 3.\tBERTRAND, Pierre.L ' Artiste¦ Montréal, L'Hexagone (\"Positions philosophiques\"), 1985,\t116p.\t(14,95$) 4.\tBLAIS, Michel J.La logique: une introduction.Montréal-Sherbrooke.Ed.de l'Univ.de Sherbrooke - PUM 1985 5.\tBUNGE, Mario.The philosophy of Niels Bohr.UQAM, \"Cahiers d'épistémologie\", no 8503 (Gratuit.Disponible sur demande) 6.\tCHAMBERLAND, Paul.L'Inceste et le Génocide.Ouverture pour un livre de morale.Longueuil, Le Préambule (\"Le Sens\"), 1985,\t109 p.(11 $ ) 7.\tCHRETIEN, Émile.Petit Livre sur ma Petite Philosophie.Éd.A.Z.,\t1985,\t206p.\t(10 $) 8.\tDAVIGNON, René.Le Mal chez Gabriel Marcel.Paris-Montréal, Le Cerf - Bellarmin (\"Recherches, Nouvelle Série\", no.4),\t1935,\t174 p.(12 $) 44 9.\tDE LA ISI DE PARSEVAL, Geneviève (sous la direction de).Les sexes de 1'homme.Paris, Seuil, 1985,\t286 p.(Texte de Xarc Chabot:\t\"Esquisse pour un tableau de me s amour s\" ) 10.\tDESPLAND, Michel.The Education of Desire.Plato and the Philosophy of Religion.Toronto, Dniv.of Toronto Press, 1985.\t(50\t$, paper 20 $ ) 11.\tEN COLLABORATION.Bioéthique et Philosophie.(Actes du Colloque multidisciplinaire tenu à Chicoutimi le 23 mai 1985.Textes publiés sous la direction de Marcel J.Me lançon ) GREM, \"Dossiers d'Éthique Médicale\u201d no.4, Montréal, A.C.F.A.S.(\"Cahiers de l'ACFAS\" no.6),\t1986,\t138 p.(Textes de Marcel J.Melançon, André Jean, Bruno Leclerc, Michel T.Giroux) 12.\tEN COLLABORATION.L'efficacité du symbolique (1).\t2 to- mes .UQAM, \"Recherches et théories\u201d no.28,\t1985.\t(20\t$) (Textes des communications présentées au Colloque GRI tenu les 27 et 28 avril 1984:\ttextes de J.Aumètre, J.Ayoub, R.Croze, R.Lambert, N.Lacharité, F.Latra-verse, G Leroux, A.Magnoux, P.Ranger, C.Savary, R.Tremblay, L.Thériault).13.\tEN COLLABORATION.L'euthanasie:\tproblème de société.Sous la direction de Viateur Bélanger et Guy Durand Montréal, Fides, 1985,\t140 p.(12,95 $) (Textes de Guy Durand, Jacqueline Fortin, Jacques Dufresne ) .14.\tEN COLLABORATION.Guide bibliographique pour la recherche en éthique.Sous la direction de Pierre Fortin.Rimouski, 1985,\t137 p.15.\tEN COLLABORATION.\tObjets pour la philosophie II.Créa- tion, désir, enseignement.Sous la direction de Marc Chabot et André Vidricaire.éd.Saint-Martin ,\t1 985.16.\tEN COLLABORATION.\tRousseau et l'éducation - Etudes sur 1'Émile 45 (Actes Du Colloque de Northfield, tenu en 1983, publiés et présentés par Jean Terrasse) Sherbrooke, éd.Naaraan (\"Colloques\"), 1985,\t145 p.17.\tEN COLLABORATION.Traité d'anthropologie médicale.L'ins- titution de la santé et de la maladie.(Sous la direction de Jacques Dufresne, Fernand Dumont, Yves Martin) P.U.Q./P.U.Lyon/Institut québécois de recherche sur la culture, 1985,\t1245 p.(49,95 $) 18.\tEN COLLABORATION.Un Echiquier centenaire.Théorie de la valeur et formation des prix.(Sous la direction de Gilles Dostaler, avec la collaboration de Maurice Lagueux).Paris/Montréal, éd.la Découverte/P .U.Q.,\t1985,\t242 p.(14,95 $) 19.\tEN COLLABORATION.L'Utopie Aujourd'hui.Montréal, P.U.M.,\t1985,\t276 p.(23,50\t$) (Textes de Guy Bouchard, Laurent Giroux, Gilbert Leclerc ) 20.\tFREITAG, Michel.Dialectique et Société (Introduction à une théorie générale du symbolique.T.I).Éd.Saint-Martin,\t1985.21.\tGOODMAN, Nelson.Faits, Fictions et Prédictions (Fact, Fiction and Forecast.Harvard Univ.Press, 4e éd .) Traduit par Martin Abran, sous la direction de Robert Larose, Yvan Gauthier et Roland Houde .Paris, Minuit, 1985.22.\tGRATTON, Claude.Yvon Gauthier:\técrits philosophiques.Bibliographie chronologique, 1967-1985.Sorel, éd.Artisanales (\"Brochures\", 3),\t1986,\t31 p.23 GRAVEL, Pierre.D'un miroir et de quelques éclats, Montréal, L'Hexagone (\"Positions philosophiques\"), 1985,\t180 p.(14,95 $ ) 24.KLIMOV, Alexis.De l'Abîme.Petit traité à l'usage des chercheurs d\u2019absolu.Québec, éd.du Beffroi, 1985,\t148 p.(12 $) LABERGE, Jacques.Initiation à la logique conceptuelle.La Pocatière, Les Productions Soleil enr.,\t1985,\t181 p.(13,50\t$) LAVELLE, Louis.Carnets de Guerre (1915-1918) Québec/Paris, éd.du Beffroi/Les Belles Lettres, 1985, 360 p.(19,75\t$) LEPAGE, François.Croyance et normalité:\tpour une appro- che pragmatique.UQAM, \"Cahiers d'épistémologie\", no.8504 (Gratuit.Disponible sur demande.) MALOUIN, Harel.VIDRICAIRE, André et alii.Figures de la philosophie québécoise après les troubles de 1937.UQAM, \"Recherches et théories\" no.29,\t1985,\t525 p.(Textes de Marc Chabot, Jean Chassé, Richard Croze, Claude Doyon, Roland Houde, Harel Malouin, Alain Séfriou, André Vidricaire) MOREAU, André.Le journal d'un démiurge.Ascension d'un penseur dans la société.Éd.Cherbourg, 1985,\t1326 p.(24,95 $) NADEAU, Robert.Popper, Hayek et la question du scientisme .UQAM, \"Cahiers d'épistémologie\", no.8506.(Gratuit.Disponoble sur demande) PANACCIO, Claude.La question du nominalisme.UQAM, \"Cahiers d'Épistémo1ogie\", no.8505 (Gratuit.Disponible sur demande) PARENT, Édouard.Ephrem Longpré:\théraut de la Primauté du Christ et de l'immaculée.Montréal, Les Compagnons de Jésus et de Marie, 1985, 324 p.PARIS, Ginette.La Renaissance d'Aphrodite (préface de Marie Cardinal).Montréal, Boréa1-Expres s,\t1 985,\t1 87 p.(12,95\t$) PLOURDE, Simone.Vocabulaire philosophique de Gabriel Marcel.(En collaboration avec Jeanne Parain-Vial, René Davignon, Marcel Belay.Préface de Paul Ri-coeur). 47 Paris/Montréal, Le Cerf/Bellarniin (\"Recherches.Nouvelle série\", no.6),\t1985,\t585 p.(30 S) 35.\tTHEAU, Jean.Certitudes et questions de la raison philosophique .Ottawa, P.U.O.,\t1985,\t540 p.(34,95 $) 36.\tTOURNIER, François.Critique du marxisme et critique des idéologies (une invitation à la sagesse en épistémolo- gie ) .UQAM, \"Cahiers d'épistémologie\", no.8507.(Gratuit.Disponible sur demande) 37.\tTOURNIER, François.Idéologies, science et histoire.UQAM, \"Cahiers d'épistémologie\", no.8502.(Gratuit.Epuisé) 38.VAN GIJSEGHEN Mont r é a 1 , Hubert.La Quête de l'Objet.Hurtubise/HMH (\"Brèches\"), 1985, 12 3 p .39 .VOLANT, Éric.Montréal , Des Morales, éd.Paulines, 1985, 248 p .(13,50 $) 48 recherche/ en cour/ Comme nous l'annoncions dans le \"liminaire\", nous inaugurons dans cette livraison une nouvelle rubrique.Pour ce faire, nous avons opté pour un texte de monsieur Yvon Lafrance qui rappelle l'origine ainsi que les réalisations passées ou en cours d'un groupe de travail encore trop peu connu:\tle Laboratoire de recherches sur la pensée antique et médiévale (Ottawa).La brève synthèse qu'on va lire paraîtra également dans un prochain numéro de la revue Eidos du Département de Philosophie de Waterloo.Signalons enfin, en terminant, que ce texte complète et actualise une première notice sur la question parue dans un numéro antérieur du Bulletin en janvier 83 (vol.IX, no I, pp.35 ss.).LE LABORATOIRE DE RECHERCHES SUR LA PENSEE ANTIQUE ET MEDIEVALE Nous aurions aimé dans cette notice être en mesure d'offrir au lecteur des informations sur l'état de la recherche en philosophie ancienne dans les universités canadiennes.Mais le temps dont nous disposions pour rédiger cette notice ne nous a pas permis de réaliser un projet aussi vaste.Nous avons donc offert notre collaboration à cette revue à la condition de nous limiter au \"Laboratoire de recherches sur la pensée antique et médiévale\" d'Ottawa sur lequel nous possédons des informations précises à offrir au lecteur.Nous espérons par là fournir notre modeste contribution à un projet plus vaste d'enquête et qui s'étendrait à la grandeur du pays.Le Laboratoire a été fondé en 1979 par le professeur Y.Lafrance, en collaboration avec les professeurs L.Paquet et M.Roussel auxquels s'étaient adjoints quelques étudiants diplômés intéressés à la philosophie ancienne.Les objectifs poursuivis par les membres du Laboratoire sont de promouvoir les connais sances scientifiques dans le domaine de la philosophie ancienne et des disciplines connexes, de mettre à la disposition du 49 groupe une documentation adéquate pour la réalisation de leurs travaux de recherches et de servir d'encadrement pour les étudiants diplômés.Tout en respectant la liberté de chaque membre, le groupe avait convenu de se fixer deux axes de recherches fondamentaux: le premier consistait dans l'établissement, la traduction et le commentaire des textes anciens, le second, dans l'examen critique des méthodes d'interprétation des textes anciens, en particulier, dans la tradition anglo-américaine et dans la tradition continentale.En 1981, le professeur C.Bazan se joignait au groupe pour prendre en charge le secteur de recherches médiévales, le professeur J.Thorp, pour y représenter la tradition analytique d'interprétation des textes anciens et la professeure D.Letocha, pour s'occuper de l'anthropologie culturelle dans l'antiquité.Depuis 1979 des travaux de recherches se sont réalisés au sein du Laboratoire soit en équipe, soit à titre individuel, et cela grâce à l'aide financière du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.Le premier projet d'équipe à être entrepris porte sur les Présocratiques.Le chercheur principal en est le professeur L.Paquet qui jouit de la collaboration des professeurs M.Roussel et Y.Lafrance et de l'assitance de quelques étudiants diplômés qui participent aux travaux du Laboratoire.Il s'agit d'un vaste projet de bibliographie, d'édition et de traduction des Présocratiques et qui s'échelonnera sur plus d'une décennie.La partie bibliographique qui couvre les années 1879-1980 est pratiquement achevée.Elle comprend plus de quatre mille titres d'études qui ont été analysées et classifiées selon l'ordre chronologique et elle sera publiée en deux volumes dans la collection N o ê sis dont nous parlerons bientôt.Le professeur Paquet travaille également la bibliographie des Présocratiques pour les années 1700-1879 tout en poursuivant son travail d'édition et de traduction.Un second projet d'équipe a été entrepris par le professeur C.Bazan.Il s'agit d'une édition critique des Quaestiones dlsputatae De Anima de Thomas d'Aquin.Ce travail pratiquement achevé est destiné à l'édition des Opera omnia de Thomas d'Aquin entreprise par la Commission Léonine.Le professeur Bazan vient de receoir une nouvelle subvention pour un projet d'équipe qui portera sur une édition critique de trois commentaires de la vêtus du traité De Anima d'Aristote, faits à Paris, à la Faculté des Arts, au milieu du XXIIe siècle.Outre ces travaux d'équipe, nous nous permettons de signaler quelques projets individuels.M.Roussel a remis aux éditions Gallimard à Paris son édition et traduction de La génération des 50 animaux d'Aristote qui fera partie des oeuvres complètes d'Aristote et dont la préparation est sous la direction de J.Pépin du CNRS de Paris.M.Roussel travaille maintenant sur le thème du Feu dans la pensée grecque.P.Bellemare travaille sur une édition critique et une traduction des textes mégariques.D.Letocha a publié une traduction française du célèbre ouvrage de A.H.Armstrong: L'architecture de l'univers intelligible dans la philosophie de Plotin (1984).Y.Lafrance travaille sur une critique des interprétations modernes et contemporaines de la Ligne de la République de Platon.Parmi les étudiants diplômés, G.Lusignan a soutenu une dissertation doctorale sur les catégories d'Aristote, J.P.Margot qui a soutenu sa thèse sur Descartes s'intéressait aux sources anciennes et médiévales de la pensée cartésienne, K.White prépare sa thèse sur le commentaire de Thomas d'Aquin du De sensu et sensato d'Aristote, E.Andujar, qui nous a quitté pour Paris, préparait sa thèse sur Locke et s'intéressait à la notion de droit naturel chez Thomas d'Aquin, J.Blain travaille sur un sujet de patristique: la notion de chasteté chez 3.Ambroise.Pendant l'année scolaire les membres du Laboratoire tiennent une réunion mensuelle, ordinairement le premier samedi de chaque mois.Durant les années 1979-1981, l'équipe, plus petite, s\u2019est concentrée sur l'élaboration du projet sur les Présocratiques.One fois le projet bien structuré, les membres ont profité de ces réunions pour partager entre eux les résultats de leurs recherches.Voici les titres de ces conférences: K.White, \"Aristotle's distinction between Episteme and Doxa in Poterior Analytics I, 13\" (nov.81); C.Bazan, \"la \"Question disputée\" à l'Université médiévale\" (déc.81); M.Roussel,\"Lecture des fragments d'Heraclite\" (fev.82); P.Bellemare, \"Le Cratyle de Platon\" (mars 82); G.Lusignan,\"Aristotle's categories\"(avril 82)\t; L.Paquet, \"les mots e idos et idea dans les dialogues de Platon\u2019 (oct.82); P.Bellemare,\"Platon et les origines de la doctrine aristotélicienne de la monnaie\" (nov.82); 0.Thorp, \"Intelligible matter in Aristotle\" (déc.82); P.Aubenque (Paris), \"Syntaxe et sémantique de l'être dans le Poème de Parménide, fr.3, 6, 8\" (jan.83); R.LaRue (Trois-Rivières), \"Projet de bibliographie des auteurs anciens\" (mars 83); E.Andujar, \"La notion de \"jus\" chez S.Thomas d'Aquin\" (avril 83)\t; J.Pépin (Paris ) ,\"P lotin et les niveaux de langage\" (sept.83); L.Brisson, \"Platon, les mots et les mythes\u201d (oct.83); P.Genets, \"The interweaving of Forms and its relation to discourse in Plato's Sophist\" (déc.83); K.White,\"The meaning of phantasia in Aristotle's De An ima , III, 3-8\" (mars 84); J.Thorp, \"A remarkable thought-experiment in Aristotle\"(avr.84); D.Letocha, \"Sources et modèles antiques dans les Orationes de Andrzej Frycz Modrzewski (1503-1572)\" (nov.84); 51 J.Thorp,\" Perfidia Porphyril:\tthe beginnings of Neoplaconrc logic\" (déc.84); E.Andujar, \"l'importance de l'idée de la potentia Dei absoluta dans les transformations des notions de loi et de droits naturels à la fin du Moyen-Age\" (janvier 85); M.Roussel,\"Etudes Présocratiques, 1879-1980.Bibliographie analytique\" (mars 85); P.Bellemare, \"La fortune historique de Diodore Cronos\" (avril 85); K.white, \"Corpus taie:\tSt.Thomas on the specific character of the human body\" (nov.85).Pour la publication de ses recherches le Laboratoire peut compter sur la collection N oê sis qui a été fondée par le professeur Y.Lafrance.Il s'agit d'une collection spécialisée en philosophie ancienne, à caractère international, et qui est co-éditée par les Belles Lettres de Paris et par les Editions Bellarmin de Montréal.Les titres parus dans cette collection jusqu'à présent sont les suivants:\tY.Lafrance, La théorie platonicienne de la doxa (1981), Y.Grisé, Le suicide dans la Rome antique (1982), Y.Pelletier, Les attributions (catégories ) .Le texte aristotélicien et les prolégomènes d'Ammonios d'hermeias (1983), Y.Lafrance, Méthode et exégèse en histoire de la philosophie (1983), E.E.Ryan, Aristotle's theory of rhetorical argumentation (1985), B.Dumoulin, Analyse génétique de la \"Métaphysique\" d'Aristote (sous presse 1986), A.Urbanas, La notion d'accident chez Aristote (en préparation 1987).Ces publications sont rendues possibles grâce à des subventions de la Fédération canadienne des études humaines.Le professeur Bazan songe à établir une collection parallèle pour la publication des recherches en pensée médiévale.Les recherches du Laboratoire lui ont permis d'accumuler une documentation qui a été déposée au Département de Philosophie et qui sert d'instruments de travail pour les professeurs et les étudiants diplômés.Le Laboratoire possède maintenant deux lecteurs de microfilms, des photocopies d'environ 2\t500 articles sur les présocratiques, 75 volumes rares et 20 microflms de volumes rares sur les Présocratiques, les microfilms de tous les manuscits contenant les Quaestiones disputatae De Anima (prêt de la Commission Léonine), des fichiers totalisant 10\t000 pièces sur des variantes des Quaes tiones.Pour terminer cette brève notice, mentionnons que les professeurs J.Thorp et Y.Lafrance sont à préparer un colloque national et international pour le mois d'octobre 1987 sur: \"Qu'est-ce que lire un texte ancien, aujourd'hui?\" Yvon Lafrance, Université d'Ottawa 52 document/ Le Bulletin publie annuellement le procès-verbal des Assemblées Générales de la S.P.Q.ainsi que les documents qui s'y rattachent.Dans la dernière livraison (septembre) figurent les documents pour l'année 85.Le rapport du secrétaire avait été omis.On le trouvera ci-des-sous à titre d'addendum.* * RAPPORT DU SECRETAIRE DEVANT LA 12ème ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE RÉGULIÈRE DES MEMBRES DE LA SOCIETE DE PHILOSOPHIE DU QUEBEC, tenue mercredi le 22 mai 1985 à 15:45 heures, salle H- 1 026 du Collège de Chicoutimi, dans le cadre du 53ème Congrès de 1'ACF AS.(addendum) Le Secrétaire rappelle qu'il est officiellement entré en fonction le 10 mai 1984, alors qu'il était élu au Bureau de direction par la 11ème Assemblée générale annuelle régulière des membres de la Société de philosophie du Québec.Dès son entrée en fonction, le Secrétaire s'est occupé de l'emménagement du nouveau bureau de secrétariat au local no 5090 du Pavillon Read de l'Université du Québec à Montréal.Grâce aux bons offices de Josiane BOULAD-AYOUB, alors Présidente sortante, notre Société s'est vu offrir certaines facilités par l'Université du Québec à Montréal.Un local nous était octroyé, mais aussi du matériel de bureau était mis à notre disposition.Au cours de deux précédentes livraisons de mobilier effectuées le 11 juin 1984 et le 4 février 1985, nous avons reçu de la Régie des locaux de l'Université du Québec à Montréal un pupitre de métal avec fauteuil, deux fauteuils pour visiteurs, un classeur vertical et une petite étagère métallique.Nous n'avons pas encore, à l'instant de soumettre le présent rapport, complètement achevé l'installation du bureau du Secrétariat dans le nouveau local.Au moment d'entrer en fonction comme Secrétaire, il y avait plusieurs affaires pendantes, dont certaines remontaient jusqu'au mois de décembre 1983.Il faut ici rappeler que le précédent Secrétaire en titre avait précipitamment quitté ses fonctions en cours de mandat régulier.François LATRAVERSE avait accepté de servir en qualité de Secrétaire intérimaire.Il avait ainsi pu expédier les affaires les plus courantes et les plus pressantes du Secrétariat de la Société.Toutefois, les affaires du Secrétariat n'étaient pas complètement à jour lors de l'entrée en fonction du nouveau Secrétaire en titre.Elles le devinrent enfin entièrement à la fin du mois d'août 1 984, alors que tous les anciens dossiers en souffrance reçurent le suivi et le traitement appropriés.Depuis ce temps, les affaires du Secrétariat de la Société sont constamment à jour.A l'heure de prendre la conduite des affaires, l'approvisionnement du Secretariat en papeterie de bureau était gravement déficient.C'est pourquoi le Secrétaire a adressé une commande à une imprimerie pour la livraison de 1 000 enveloppes grand format (9\" X 12\"), de 5 000 enveloppes moyen format (6S\" X 9V) et de 5 000 feuilles format régulier ( 8*î\" X 11\"), toutes marquées au coin supérieur gauche de l'écusson de la SPQ.Il faudra aussi faire incessamment imprimer 5 000 enveloppes format d'affaires ( 4 V X 9V), également marquées au coin supérieur gauche de l'écusson de la SPQ.De plus, pour répondre à un voeu exprimé par le Conseil d'administration de la Société, le Secrétaire devra voir prochainement à faire publier les Statuts (1982) de la SPQ sous la forme d'un dépliant.Durant la première année de son mandat régulier, le Secrétaire a assuré la garde des dossiers qui lui furent confiés par la Société et il a entretenu la correspondance ordinaire au nom de la Société.Il a notamment veillé au service de la quinzaine d'abonnés spéciaux du Bulletin.Il a en outre rédigé les procès-verbaux des 36ème et 37ème réunions du Bureau de direction, de même que des 26ème et 27ème réunions du Conseil d'administration de la Société; ce qui totalise cinquante-sept pages de rédaction.Dans une lettre à la Régie des locaux de l'Université du Québec à Montréal en date du 10 mai 1985, le Secrétaire remerciait l'Université d'avoir accueilli le Secrétariat de la Société de 54 philosophie du Québec et lui exprimait toute notre satisfaction.Par la même occasion, il lui demandait de compléter la commande de mobilier dès que possible, en rappelant qu'il nous restait encore à recevoir une machine à écrire.Par ailleurs, le Secrétaire sollicitait la reconduction de l'entente intervenue entre l'Université du Québec à Montréal et la Société de philosophie du Québec pour une période de douze mois à compter du 1er juin 1985 et déclarait attendre la confirmation des bonnes dispositions de l'Université à l'égard de notre Société.Jocelyn R.Beausoleil Secrétaire * * Comme nous l'avons fait depuis un an, nous continuons de rendre compte systématiquement des travaux du CEPH.On trouvera ci-après la reproduction du procès-verbal du 1er mai 85, lequel porte surtout sur le prochain Colloque Interdisciplinaire de la S.P.Q.prévu pour l'automne 86 ainsi que sur les derniers travaux du Comité touchant le dossier de l'enseignement de la philosophie aux enfants.Les notes qui suivent le texte sont de la rédaction.* * * RÉUNION DU CEPH (10 mai 1985):\tPERSPECTIVES D'AVENIR 1) Préparation d'un colloque pour l'automne 1986 Parmi les sept recommandations majeures qui avaient émané des \"ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA PHILOSOPHIE AU QUÉBEC\", on pouvait lire en quatrième recommandation ce qui suit: \"Que la possibilité de cours de philosophie ou de cours à caractère philosophique au secondaire et même à l'élémentaire fasse l'objet d'une étude suivie d'un colloque sur cette question.\" Mandat confié par le comité organisateur au Comité de l'Enseignement de la Philosophie (CEPH) de la Société de Philosophie du Québec.Comme on le sait le CEPH s'est préoccupé surtout du programme de Matthew Lipman, du Montclair College, au New Jersey, programme de philosophie pour les enfants qui semble être très riche et très intéressant.Le CEPH prévoit organiser pour l'automne 1986 le 10e colloque interdisciplinaire de la société de Philosophie du Québec, et y faire l'état des recherches sur ce programme de Lipman.On pourra alors exposer l'état de nos recherches au CEPH puisque comme on le sait on a jusqu'à présent rencontré M.Lipman qu'on a interrogé assez longuement sur son programme en général; on a aussi analysé avec beaucoup d'intérêt la nouvelle de Harry (Philosophical inquiry) (1) et ce qui l'accompagne comme matériel pédagogique, et on a l'intention d'aborder l'étude de Pixie (Looking for meaning) et de Lisa (Ethical inquiry) à 56 partir de l'automne prochain.Ensuite on pourra faire état des recherches des milieux intéressés par ce programme au niveau québécois.On sait que madame Anita Caron s'occupe d'assurer la liaison entre le Centre de Lipman au Montclair College et le Québec.On sait aussi que Michel Haguette s'occupe de l'implantation du programme de Lipman au niveau de l'enseignement moral à la C.E.C.M.et que Pierre Lebuis s'intéresse beaucoup à ce même programme car il travaille à l'U.Q.A.M.et au M.E.Q.la question de l'apprentissage philosophique et de la formation morale chez les enfants.On sait aussi que Judy Kyle enseigne le programme de Lipman à l'école d'Edinbourgh du P.S.B.G.M.à Montréal ouest depuis déjà cinq ans.Somme toute, ce programme de Lipman intéresse déjà pas mal de monde en milieu québécois, et le colloque vise à faire état des recherches de tous ces milieux concernés.Pour répondre plus précisément au mandat confié au CEPH par la Société de Philosophie du Québec, il est possible que le CEPH constitue d'ici au colloque en question trois sous-comités qui s'occuperaient d'étudier les possibilités de la philosophie au primaire et au secondaire, de l'adaptation du programme de Lipman au niveau collégial, et de la formation des maîtres.2 ) N ouveaux membre s D'autre part, le CEPH considère qu'il va être essentiel d'adjoindre aux membres présents des membres nouveaux qui proviendraient de plusieurs disciplines et qui auraient comme points de convergence une croyance commune en l'utilité de la formation philosophique des enfants.Le colloque serait d'autant plus riche que les membres du CEPH viendraient de diverses disciplines.On peut penser à des gens en pédagogie, en psychologie, formation morale, etc.Les personnes les plus indiquées seraient certes celles qui tout en étant principalement dans un domaine autre que la philosophie, auraient des compétences au niveau même de la philosophie.3) Session d En plus, tout le monde convient qu'une façon très efficace de préparer ce colloque et les recommandations qui risquent d'en sortir consiste à plonger les membres du CEPH dans une sorte 57 d'initiation \"en direct\" au programme de Lipman par un stage ou une session d'étude intensive que l'on organisera ici même à Montréal, d'ici à la fin de la présente année, probablement à l'automne 1985, sous les auspices de M.Lipman lui-même.Une étude sérieuse de cette possibilité est entamée au niveau du CEPH et l'idée risque bien de se réaliser de manière imminente.4 ) Perspective de base Pour ce qui est de la perspective de base selon laquelle le CEPH s'intéresse à ce programme de Lipman, elle consiste en l'étude de l'apport de la philosophie dans la formation des enfants du point de vue d'une formation fondamentale (logique, raisonnement, esprit critique, etc.) et d'une formation morale (jugement et discernement en vue d'un engagement humain responsable).5 ) Colloque à l'ACFAS Notons enfin que le CEPH présente le 22 mai 1985 un colloque sur cette question à l'ACFAS, à Chicoutimi, sous le titre \"LES ENFANTS PHILOSOPHENT\".M.Gérard Potvin, président, y présentera un sommaire des activités du CEPH, après quoi quatre de nos membres présenteront des réflexions sur les thèmes suivants: .Judy Kyle, Bureau des écoles protestantes du Grand Montréal: \"Cinq ans d'enseignement de \"Philosophie aux enfants\"\".\tPierre Lebuis, U.Q.A.M.et M.E.Q.:\t\"Apprentissage philosophique et formation morale chez les enfants\".Jean-Maurice Lamy, Institut de tourisme et d'hôtellerie: \"Formation logique et stimulation verbale chez l'enfant\" (2).Michel Haguette, C.E.C.M.:\tExtraits d'enregistrements audio- visuels des classes de \"philosophie pour enfants\".Pour terminer, nous invitons le lecteur de cette rubrique à surveiller nos communications ultérieures à partir de l'automne 1985.Le bulletin publiera alors une analyse de Harry chapitre par chapitre, une évaluation de cet ouvrage en six points (positifs et négatifs), et les textes de communication des membres du CEPH à l'ACFAS (3).Le CEPH sera plus actif que jamais à l'automne 1985 et durant toute l'année 1986. 58 (1)\tVoir dans cette livraison même, à la rubrique \"Dossiers\", le compte rendu détaillé de cette analyse.(2)\tLe texte des communications de MM.Lebuis et Lamy figurera au sommaire de notre prochain numéro.(3)\tComme nous le précisons dans le \"Liminaire , le projet initial a été modifié et l'analyse de Harry ainsi que l'évaluation globale de l'ouvrage sont reproduits dans ce numéro-ci.Pour le texte des communications, voir la note précédente. MEMOIRE DE LA SOCIÉTÉ DE PHILOSOPHIE DU QUÉBEC AU CONSEIL SUPE- RI EU R DE L'ÉDUCATION (Novembre 1 985) Le 17 septembre dernier, M.Raymond Paré, secrétaire du Conseil Supérieur de l'Éducation, contactait la S.P.Q.dans le cadre de la préparation du Rapport Annuel 1985-86 sur 1'état et les besoins de l'éducation.M.Paré désirait savoir si la S.P.Q.serait intéressée à présenter une série de réflexions susceptibles d'alimenter le groupe de travail chargé de la rédaction du rapport, le tout s'inscrivant dans une consultation élargie de l'ensemble des groupes concernés ou touchés par la question de l'éducation.Le document produit devait s'organiser autour de la question suivante:\t\"Quels grands besoins éducatifs s'a- morcent en priorité pour la société québécoise et quelles actions les milieux de l'éducation devront-ils mener dans les prochaines années pour répondre à ces besoins?\" La S.P.Q.a décidé de donner suite à la demande du Conseil Supérieur de L'Éducation.Le texte que nous reproduisons ci-après, expédié à M.Paré le 17 novembre, à fait l'objet d'une discussion au conseil d'administration de la Société et il a été rédigé en bonne partie par M.Gérard Potvin (Montréal, Sciences de l'Éducation), président du CEPH, en collaboration avec MM.Claude Piché (Montréal), François Lepage (UQAM) et enfin, Pierre Cohen-Bacrie (Collège Montmorency), actuel président de la S.P.Q.* * * \"A ce corps démesurément agrandi, il faut un supplément d'âme.\" (Henri Bergson, remarques finales, in Les deux sources de la morale et de la religion.) La Société de Philosophie du Québec considère que l\u2019une des tendances dominantes pour les prochaines années sera le développement des capacités et de la rationalité techniques couramment appelé:\t\"virage technologique\".Nous voyons cependant le ris- que d'oublier de continuer à promouvoir et à développer l'esprit critique qui a historiquement provoqué le progrès des sciences en Occident et qui doit accompagner le processus du virage technologique .Nous soumettons qu'il y a lieu de prendre garde aux dimensions historiques, réflexives et théoriques de notre culture afin de 60 permettre aux acteurs sociaux d'évaluer et de faire évoluer l'implantation croissante de nouvelles technologies.L'on pourrait dire que, de la même façon que le développement industriel a entrainé de nouvelles préoccupations quant à l'environnement physique et biologique, le développement technologique doit s'accompagner d'une préoccupation quant à ce que nous nommerions volontiers:\t\"une écologie de l'esprit\".Il nous semble qu'il revient au système d'éducation en général (du primaire à l'université) de prendre la responsabilité du maintien des conditions intellectuelles et culturelles, dans la tradition de la rationalité, qui sont à la source du développement technique.Dans ce contexte, il nous paraît évident que la philosophie n'est pas la seule discipline qui peut contribuer à ce maintien et à cette écologie de l'esprit, mais nous pensons que la philosophie a un rôle important à y jouer.C'est pourquoi nous vous présentons, suite à ce préambule, des considérations de deux ordres:\tdes considérations pédagogiques générales et des con- tributions spécifiques possibles de la philosophie.1.Considérations pédagogiques générales Besoins d'éducation: a)\tAccentuation de la formation fondamentale et de la qualité en éducation; b)\tEquilibre compétition-solidarité; c)\tÉducation socio-affective; d)\tFormation aux démarches et attitudes critiques; e)\tFormation à la relativité et à la complémentarité des perspectives et des réalisations.Orientations à prendre: Très grande rigueur dans la détermination des finalités et des objectifs ainsi que dans l'évaluation des pratiques éducatives et véritable cohérence entre les perspectives d'orientation, la sélection et la formulation des objectifs, l'aménagement des activités d'apprentissage, le recours aux ressources appropriées, l'évaluation des acquis et l'évaluation institutionnelle.- Généralisation démocratique d'une pratique d'accompagnement efficace des activités d'apprentissage, de réaction 61 systématique et articulée aux démarches d'étude et de production et à leurs résultats (rétroaction) et d'ajustement des directives et appréciations.Généralisation de la prise de conscience par l'apprenant de ses acquis réels et de leur reconnaissance par les figures d'autorité et les institutions.-\tClarification des exigences d'accession aux formes et niveaux supérieurs d'activité.Explication et valorisation des objectifs pertinents à la vie personnelle et socio-culturelle autant que des objectifs reliés à la vie professionnelle et disponibilité d'activités d'encadrement appropriées pour leur poursuite.-\tSoutien à l'éclosion et à l'épanouissement de la tendance à la recherche de l'excellence chez les jeunes.-\tDéfense de l'école contre ceux qui en font le bouc émissaire responsable des malaises sociaux et contre ceux qui la chargent de réaliser leurs utopies.Actions à mener: Révolutionner la condition enseignante de sorte que les enseignants puissent assumer adéquatement leurs responsabilités professionnelles particulièrement en ce qui concerne l'aménagement planifié de l'apprentissage et l'exercice de la rétroaction de l'évaluation et de l'endossement.-\tIntégrer comme dimension importante de l'activité enseignante une démarche constante de perfectionnement, tant au plan de la communication avec les savoirs disciplinaires nouvellement créés qu'au plan de la participation active à la réduction des problèmes pédagogiques encore inadéquatement résolus.Assurer à l'école des ressources adéquates aux apprentissages recherchés, particulièrement par le recours aux ressources extra-scolaires.Approfondir la formation des candidats à l'enseignement. 62 Responsabilités à assumer : Bien identifier et bien faire voir les résultats positifs actuellement obtenus ainsi que les problèmes qui demeurent.- Traiter les questions au plan d'une rigueur professionnelle ou de dé- et non à celui d'une rhétorique de nonciation.Exiger du M.E.Q.une pratique ouverte d'évaluation institutionnelle de son propre fonctionnement.Révolutionner les systèmes utilisés pour l'évaluation, la notation, la normalisation des notes et l'accréditation des apprentissages ainsi que pour la sélection des diplômes lors de l'admission aux études supérieures.II.Contributions spécifiques possibles de la philosophie 1.\tLa société de Philosophie du Québec se préoccupe de l'effet des habitudes d'apprentissage scolaire acquises dès l'école primaire et tout au long du secondaire sur le développement de l'autonomie de la pensée comme condition nécessaire à une intégration des connaissances du point de vue du développement de la personne.Dans cet ordre d'idée, la S.P.Q.explore les possibilités d'un apport d'un enseignement philosophique dès l'école primaire avec des méthodes appropriées.Tout en excluant l\u2019idée d'ajouter des cours ou d'engager de nouveaux enseignants, notre recherche est axée sur trois niveaux: 1.\tintégration d'une méthode et d'un contenu philosophiques dans les cours de morale, 2.\tintégration d'une méthode et d'un contenu philosophiques dans les cours de langue principale, 3.\tintégration appropriée d'éléments de formation philosophique dans la formation des maîtres et mise sur pied d'activités de perfectionnement adéquates.Ces recherche aboutiront à un colloque inter-discip1inaire prévu à l'automne 86 sur le thème:\t\"de la philosophie dès l'école primaire\".?.La Société de Philosophie du Québec envisage de promouvoir des contributions spécifiques sous des formes nouvelles des compétences philosophiques existantes, dans le champ de la 63 formation universitaire des spécialistes des autres disciplines (par exemple en droit, en éthique morale.).Comme manifestation concrète de ces préoccupations, la S.P.Q.entend publier dès le début de 86 les premiers résultats d'une enquête effectuée à l'automne 84 auprès des departements des autres disciplines universitaires et poursuit l'objectif de l'échange inter-disciplinaire par l'organisation de son colloque inter-discip 1inaire annuel.* * * 64 do//ier ANALYSE DÉTAILLÉE D'UNE OEUVRE DE MATTHEW LIPMAN: HARRY STOTTLEMEIER'S DISCOVERY Depuis septembre 1 984 , le Bui1et in a rendu compte régulièrement des travaux du CEPH.Sa contribution à ce numéro sera tout particulièrement importante ainsi qu'on pourra immédiatement le constater au seul vu des dimensions respectables de ce dossier.Il s'agit en effet de l'analyse détaillée d'un ouvrage de Matthew Lipman, Harry Stottlemeir's Discovery.Pour comprendre le cadre dans lequel s'inscrit cette analyse, on se reportera au contexte des travaux du CEPH et au mandat issu des Etats Généraux de janvier 84, que nous rappelle opportunément Joseph Chbat, secrétaire du CEPH, dans le compte-rendu de la réunion du 10 mai 1985, au point 1 (voir \"Documents\").Nous complétons ces informations de M.Chbat par quelques repères bibliographiques utiles: le compte-rendu des réunions régulières du CEPH depuis 1984 a été, comme c'est le cas dans ce numéro même, reproduit régulièrement dans le Bulletin (\"Dossiers\"); l'entrevue de M.Lipman réalisée dans le cadre d'une rencontre avec lui a été publiée dans la dernière livraison de Philosophiques (automne 85); quant à certaines des communications présentées au colloque de mai dernier intitulé \"Les enfants philosophent\", on en trouvera les textes, tel que mentionnés en note 2 du compte-rendu de M.Chbat, dans notre prochaine livraison.Quelques mots maintenant afin de faciliter la lecture du dossier qui va suivre.L'ouvrage comporte 17 chapitres qui ont été successivement analysés par divers membres du Comité.Afin d'alléger la présentation, chacun d'entre eux est identifié par ses seules initiales: Joseph Chbat (J.C.), Pierre Cohen-Bacrie (P.C.-B.), 65 Pierre .Lebuis (P.L.), Jean-Maurice Lamy (J.-M.L.), Gérard Potvin (G.P.), Marcel Camerlain (M.C.) et enfin, Judy Kyle (J.K.).Dans le même esprit, nous avons normalisé quelque peu les diverses analyses, sans toutefois évidement modifier de quelque manière que ce soit l'esprit ou les caractéristiques propres à chacune.Le schéma habituel suivi par chacun est, grosso modo, et à quelques variantes près le suivant: a)\tdéroulement et contenu du chapitre analysé b)\tidées directrices c)\tapprentissages poursuivis ou exploitation pédagogique d)\tsujets à approfondissement ou (quand il y lieu) commentaires.C'est là la première partie de ce dossier, la plus importante.La deuxième est constituée d'une évaluation des 17 chapitres considérés dans leur ensemble, évaluation réalisée encore une fois par chacun des sept membres.On y constatera une certaine diaparité stylistique, certains textes étant plus télégraphiques.Cependant, cette disparité est largement atténuée par le fait qu'un schéma constant d'analyse se dégage de l'ensemble: chacun a, en effet, dans la mesure du possible, essayé de résumer les points positifs et les points négatifs en les groupant sous trois idées-force qui les subsument.Deux remarques pour terminer.M.Chbat nous a communiqué, dans le meme envoi qui contenait les textes de ce dossier, une imposante bibliographie sur le thème \"Philosophy for Children\".Nous avons choisi, ainsi que l'explique le \"Liminaire\", de la reporter au prochain numéro où elle figurera sous la rubrique \"Documents\".Rappelons, enfin, que les travaux du CEPH sont sous la présidence de M.Gérard Potvin de la Faculté des Sciences de l'Education de l'Université de Montréal.* 66 Eléments d'analyse du chapitre I i J.C.) 1.Déroulement et contenu de chapitre Le chapitre comporte 4 épisodé s.Harry est en classe de sciences et il est interrogé par son professeur monsieur Bédard.Harry rentre chez lui travaillé par la question et analysant les raisons de sa mauvaise réponse: début de découverte d'une loi logique.Harry partage sa découverte avec Lise et tous deux complètent la loi logique.Harry sûr de sa loi réplique à madame Bédard, l'amie de sa mè r e .Eléments-clés La méthode expérimentale de recherche.Illustration des différents moments de cette méthode: un problème est posé, une hypothèse est tentée et mise à l'épreuve, découverte d'un contre-exemple, l'hypothèse est alors reformulée pour tenir compte d'autres éléments, et finalement, l'hypothèse est approuvée.Le fonctionnement de la pensée et les lois logiques.Une certaine pédagogie implicitement interrogée par le comportement du professeur Martin, ordinaire, conformiste, soucieux de la présence effective de ses élèves, prêt à ridiculiser quiconque déroge aux règles mais quand meme patient.Une \"Communauté de recherche\" déjà annoncée par Lise et Harry et qui sera de plus en plus confirmée, à mesure qu'avancent les chapitres: ici Lise écoute la découverte de Harry, et avec lui elle complète la loi qu'il a commencé à énonce r.Le thème principal du chapitre c'est la découverte par Harry et Lise d'une loi classique de la logique formelle, celle de la conversion des propositions universelles. 67 L'accent est surtout mis sur les exemples concrets et la loi est découverte par étapes:\td'abord pour les proposi- tions affirmatives et ensuite pour les négatives.Insistance sur la DECOUVERTE des lois logiques.Ceci se fait par la voie du raisonnement simple et naturel loin du formalisme et proche du concret.La loi est d\u2019autant plus efficace qu'elle est le fruit d'une découverte.En ce sens, on peut comprendre l'efficacité de Harry qui ne manquera pas d'occasions pur mettre en pratique sa loi (avec madame Bédard, à la fin du chapitre, et au chapitre suivant avec Tony).On suppose qu'il y a là une intention bien claire de la part de l'auteur qui veut opposer à la formation courante par information, une formation par \"découverte\" et donc par raisonnement personnel.Quelques idées directrices présentées dans le guide -\tLe processus de la recherche -\tLa découverte et l'invention -\tQu'est-ce que la pensée?-\tLa structure de 1'énoncé logique -\tLa conversion des propositions -\tApplications pratiques -\tLa rancoeur -\tLa vérité Apprentissages poursuivis Faire vivre à l'étudiant concrètement les moments classiques du processus de la recherche (cités un peu plus haut ) .La question de la vérité:\tPuisque le renversement des pro- positions vise principalement à vérifier leur vérité une fois renversées, on s'attend à ce que la question de la vérité soit posée par les étudiants.Cependant, on estime la question trop difficile à aborder dès maintenant; on promet d'y revenir dans les cinq derniers chapitre de Lise, et en attendant, on propose des exercices de distinction entre deux critères de vérité:\tla vérité par définition et la vérité fondée sur 1'évidence.Sur un plan moral le chapitre incite à une réflexion sur le thème de la rancoeur.Plusieur questions mettant l'enfant dans une situation pratique où il peut en vouloir à quelqu'un sont exprimées dans un exercice consacré à cette 68 question (cf.p.38, exercice no 12).Cependant, le thème ne semble pas aller de soi, surtout en regard de l'ambiance globale du chapitre.C'est un peu demander pourquoi l'auteur en parle ici.et l'on peut bien se Elements d'analyse du chapitre II ( J.C.) Déroulement et contenu du chapitre 1 Le chapitre comporte quatre épisodes -\tRencontre entre Tony et Harry: un problème est posé -\tLa classe de maths: l'occasion d'une hypothèse -\tHarry se fait aider par la classe -\tTony et Harry se reparlent du problème Eléments-clés La méthode de recherche continue: Harry rencontre Tony à qui il explique le sens de sa découverte logique, mais Tony ne voit pas à quoi ça peut bien servir.Il y a si peu de phrases, dit-il, qui commencent avec \"Tout\" ou \"Aucun\".Ceci pose un problème pratique à Harry:\tà- quoi sert sa loi, exactement comme la question de monsieur Martin à laquelle il avait mal répondu lui avait posé un problème.Encore là c'est une difficulté qu'il faut résoudre moyen nant une hypothèse à vérifier et le processus recommence.Explicaton donnée par Tony à Timmy sur les différentes combinaisons qui équivalent à un même nombre.Hypothèse de Harry: comme il y a plusieurs façons d'arri ver à un même nombre, il doit y avoir plusieurs façons de dire \"Tout\" ou \"Aucun\".Communauté de recherche: Harry s'adresse à toute la classe pour vérifier son hypothèse, et le professeur Bélan incite la classe à répondre après quoi cette dernière se trans forme en une véritable \"Communauté de Recherche\".Explication entre Harry et Tony de l'utilité de la loi logique découverte par Harry: application à la situation de Tony devant son père qui pense que Tony doit devenir ingénieur parce que bon en maths. 69 Le modèle de Harry \"raisonneur-découvreur\u201d continue à s'imposer.Harry reprend ici les différents moments de recherche: une difficulté lui est posée par Tony (à quoi sert la loi logique?), il travaille une hypothèse et le moment venu, il l'émet, la vérifie et en tire une application pratique.Ce chapitre prolonge le chapitre précédent.Le lien y est fait entre la loi logique élaborée par Harry sur la conversion des propositions, la question posée par Tony sur l'utilité de la loi découverte par Harry et une difficulté pratique qui surgit dans un cours de maths.Les traits caractéristiques du \"moi\": si Harry est le spécialiste de la logique et de la réflexion sur les lois de la pensée, les autres élèves ont eux aussi leur spécialité.Tony est celui qui comprend bien et qui explique bien les maths et les matières abstraites comme la logique et la grammaire, mais ses sentiments le bloquent et il n'arrive pas à réfléchir sur ses sentiments.Lisa a l'esprit vigoureux et est capable d'admirer sans envie, contrairement d'ailleurs à Harry qui connaît occasionnellement la rancoeur.Tout cela prépare une question fondamentale sur le plan psychologique concernant la personnalité, les traits caractéristiques du moi.2.Idées directrices présentées dans le guide -\tLes sous-entendus du langage (Et alors?) -\tL'utilité des inférences logiques -\tLa supervision -\tLa standardisation -\tApplication de la règle de la conversion -\tLes traits caractéristiques du \"moi\" -\tLes stéréotypes 3.Apprentissages poursuivis - Réflexion intéressante sur les inférences logiques du langage.Souvent on ne dit pas tout notre message explicitement, et il y a un grand intérêt à analyser ce que veut dire le langage par-delà les mots.C'est un exercice très fin qui peut développer l'acuité à saisir véritablement un mes s a ae. 70 La standardisation ou la classification de notre expérience cognitive est un procédé intéressant.Il se fait dans un deuxième temps, dans une sorte de retour sur la découverte ou sur l'expérience.Ce point est accompagné d'un exercice intitulé le cheminement de nos pensées où l'élève est appelé à mettre de l'ordre dans ses idées en les liant les unes aux autres, dans un ordre logique et justement dans un effort de standardis ation-schématisation qui n'est certes pas spontané.Sur le plan psychologique, il y a une interrogation sur les traits du \"moi\".L'insistance n'y est pas mise sur une sorte de \"confession\" personnelle que l'élève est appelé à faire.Il n'est pas obligé de dévoiler sa vie personnelle, mais il réfléchit sur cette question d'une façon détachée.-\tSur les stéréotypes ou préjugés, on propose des exercices qui en dégagent surtout l'aspect illogique.On prend conscience indirectement de deux sortes de sophismes:\tcelui de la généralisation hâtive et celui de la confusion entre la partie et le tout.* * * Éléments d'analyse du chapitre III (J.C.) 1 .Déroulement et contenu du chapitre Le chapitre comprend deux parties distinctes: -\tD'une part un échange très volubile sur la pensée, entre Lise, Julia et France.D'autre part, la fameuse rencontre à laquelle on s'attend, entre Tony et son père (M.Melillo).Éléments-clés Une bonne loçon de philosophie: non seulement les enfants constituent une \"communauté de recherche\", mais grâce à leur imagination fertile et au raisonnement dont ils sont capables, ils nous font assister à une leçon de philosophie très intéressante où des questions profondes sont abordées et bien traitées.Ex: Qu\u2019est-ce que la pensée?D'où vient-elle?Quel est son rapport au monde réel?etc.Une distinction simple et profonde entre les pensées et le fait de pe ns e r. 71 Imagination:\tdans ce mo'-de d'enfants, encore plein d'ima- gination, les pensées sont fertiles et les exemples surabondants .La représentation:\tune réflexion est enclenchée sur la représentation qui est justement le moyen par lequel nous avons accès aux pensées.-\tLes bonnes vieilles questions:\ten bons philosophes, les enfants ne\tprennent pas pour acquis\tces pensées sur\tlesquelles ils pensent.Alors se pose la question:\tcomment pens ons-nous ?D'où viennent nos pensées (nais sent-e11es en nous, sont-elles acquises par expérience?etc.).Ce sont les questions éternelles de la philosophie auxquelles, pour vraiment philosopher, il faut apporter des réponses personnelles.En toute logique, on s'occupe après cela des actes mentaux, parce que les pensées en sont de toute évidence.Sans\tsuite\tdirecte, mais non sans\tlien, on aborde\tdeux façons de travailler avec les idées:\tla taquinerie et la réprimande injustifiée.Cela prépare le terrain pour aborder une idée très importante:\tla\tjustice.-\tFinalement, on revient avec une\tscène qui semble tout à fait juxtaposée, mais qui est certes liée à tout cela:\tla rencontre entre Tony et son père.L'on y synthétise l'essentiel des chapitres précédents avec toute la discussion\tsur la\tpensée, en réfléchissant\tsur les rapports entre les\tconcepts du point de vue de\tleur extension,\tavec diagrammes à l'appui.2.\tIdées directrices présentées dans le guide -\tLe fait de penser et les pensées -\tL\u2019inférence ou la représentation des choses -\tD'où viennent les pensées?-\tLes pensées peuvent-e11es causer les événements?-\tL'existence réelle des pensées -\tVisualisation des rapports entre les pensées: diagrammes 3.\tApprentissage poursuivis Réflexion à la fois abstraite et concrète sur la pensée. 72 3e rendre compte qu'il faut des pensées pour penser mais que malgré cela il existe une différence entre les pensées et le fait de penser.C'est déjà s'élever linguistiquement et conceptuellement à un niveau abstrait quoique très abordable par les enfants.Ils y sont d'ailleurs très à l'aise.A un niveau un peu plus abstrait, on demande aux enfants de réfléchir et de tenter de décrire le monde de la représentation, là où se fait la pensée.Ensuite, on continue la montée en abstraction pour se poser la question de l'origine de nos pensées et de leur rapport avec le monde matériel.One fois cette montée abstraite effectuée, on revient à des considérations plus pratiques que l'on déduit d'ailleurs de la loi logique découverte par Harry.D'un point de vue moral, on réfléchit sur la réprimande injustifiée et sur la justice.* * * Éléments d'analyse du chapitre IV (P.C.-B) Ce chapitre est riche et complet.Il comprend: 1.\tOne discussion sur la réalité de la pensée:\tles pensées sont-elles réelles?La réponse, typique de la méthode de Matthew Lipman, commence par:\t\"je ne sais pas\", mais ajoute:\t\"peut-être sont-elles plus réelles que les objets\".L'influence platonicienne paraît ici évidente, mais elle est présentée de façon intéressante sous forme de questions et de possib1i1ité.\tLa réflexion philosophique peut s'engager simplement, sans référence à l\u2019autorité.Pareillement, l'expérience de \"fermer les yeux\" qui mani feste la présence des pensées mais qui supprime la vue des objets est une façon originale d'approcher le domaine des idées.Peut-être sont-elles plus proches de nous, \"plus nous-mêmes\".Ce début de chapitre se prête donc très bien à d'intéressantes discussions philosophiques dans un lan gage simple et dans une perspective d'expérience de penser.2.\tAu niveau des relations enfants/adu 11es, il y a une ensei gnante (Mme Huot) qui demande conseil à une enfant (Lise) pour trouver un sujet de composition française.Ceci est 73 intéressant à un double niveau:\taider les enfants à sur- monter leurs complexes par rapport aux adultes \"qui savent\u201d et les rendre plus motivés et plus actifs dans leur domaine d'études.Sujet choisi par Lise:\t\"quelle est la chose la plus intéressante?\".On ne s'étonnera pas de la réponse que fera Harry:\tl\u2019art\tde penser.Car, dit Harry, on comprend les choses alors qu'elles ne nous comprennent pas (on n'est pas loin du roseau pensant de Pascal) et, en étudiant l'art de penser, on se comprend nous-mêmes par opposition à l'étude de l'électricité par exemple.Cet épisode manifeste bien la prise de parti de l'auteur:\tles enfants sont parfaitement capables de penser bien, pourvu qu'on leur fasse confiance.3.\tHarry, en discutant avec sa\tmère, découvre de nouvelles phrases commençant par \"quelques\" (ou:\tpresque tous, un tas de, un petit nombre de).Bien embêté pour renverser ces phrases, il découvre que c'est le verbe qui s'inverse.Il y a donc une suite à l'investigation logique.4.\tUne\tsuite à l'épisode du caillou du chapitre 3:\tHarry accuse Tony.Ce jugement est vite porté.On s'apercevra lors d'un autre chapitre qu'il est faux.* * * Eléments d'analyse du chapitre V (P.C.-B.) 11 contient : 1.\tUne\tdiscussion sur l'école.\tPas un seul cours n'est bon est\tune conclusion trop vite\ttirée.Certains cours sont bons et d'autres non.\tDans ce cas, l'analyse logique se fait dans une réflexion sur une expérience concrète:\tles réactions des enfants face à l'école.2.\tUne suite à la découverte des phrases commençant par \"quelques\".\tOn ne peut en tirer de conclusion sur le reste quand la série n'est pas connue.Exemple:\tsi je tire trois bonbons marrons d'un sac opaque, je ne peux dire si les autres sont aussi marrons.C'est indéterminé.Cette avancée logique qui dénonce le raisonnement par analogie trop rapide est une excellente transition à la question suivante:\tcelle du racisme et des préjugés.3.\tUne\tdénonciation du racisme:\tdire que les Polonais, les Italiens, les Juifs, les noirs ont tels défauts parce qu'on en connaît plusieurs qui les ont est une faute de 74 raisonnement, c'est une conclusion tirée à la légère, de dire les d'enfants.4.\tSuite à la discussion sur l'école:\tdoit-elle être dirigée par les grandes personnes?Est-il important d'apprendre des réponses, d'apprendre comment résoudre des problèmes ou plutôt d'apprendre comment poser des questions?Penser ou penser par nous-même?Le choix de l'auteur est clair, mais il apparaît dans une discussion ouverte où bien des points de vue s'expriment.Ce qui est caractéristique, c'est que la discussion se termine par un \"je ne sais pas\".Il est donc facile de la poursuivre en classe.5.\tLa pensée est présentée comme une aventure:\tcomment vivre des aventures immobiles?En pensant, en imaginant des formes dans les nuages.L'imagination, la pensée sont valorisées.6.\tSuite à l'épisode du caillou:\ton apprend que Boris était caché derrière un arbre.Qui a lancé le caillou?Le suspense continue, mais Harry s'aperçoit qu'il a peut-être trop vite accusé Tony.* * * Eléments d'analyse du chapitre VI (P.C.-B.) Il contient: 1.\tUne discussion sur les différentes sortes d'idées.Celles qui s'imposent:\tun air de musique, un rêve; celles qui représentent quelque chose qui existe (la lune) - Descartes dirait:\tles idées adventices-; celles dont l'objet n'existe pas vraiment (un monstre) - les idées factices de Descartes-.2.\tUne question avec plusieurs réponses.La question: \"qu'est-ce que l'esprit?\" Réponses:\tle cerveau, une acti- vité électrique dans le cerveau, un souffle (réel mais invisible) .Conclusion:\t\"je ne sais pas\".Notons encore une fois cette très intelligente approche d'un débat philosophique qui consiste à laisser la question ouverte.Notons également que le livre du maître est parfait à cet égard; car toutes les grandes tendances théoriques y sont brièvement expliquées, du spiritualisme au matérialisme.Sur une question aussi délicate, l'auteur fait donc la preuve qu'il ne cherche pas à incluquer aux enfants une conception particulière mais bien uniquement à les inciter à penser librement. 75 3.\"Quelle est la différence entre l'être humain et les animaux?\" se demandent les enfants.Ce n'est pas l'esprit, c'est la culture.L'homme, dit le père d'une enfant, est un animal cultivé.Mais nous restons sur notre faim, car il est tard.\"Bonne nuit\" dit le père.Ce chapitre est curieux car il ne représente aucune suite directe par rapport aux chapitres précédents.Pas de logique.\tOn pourrait dire qu'il s'agit de penser pour penser, du goût de la pensée.Son importance philosophique n'échappera pourtant à personne.Remarque:\tLes exercices du livre du maître sur les chapitres 1V-V-VI (P.C.-B) Ils représentent une masse considérable.Peut-être sont-ils trop nombreux, même s'ils sont au choix.On remarque une grande prudence:\tpour éviter l'endoctrinement, il y a un exposé de toutes les conceptions.Ce qui est bien.Un défaut peut-être:\talors que l'objectif avoué est de prendre la pensée au sérieux, on passe souvent par l'affectif.Certains exercices sont purement des exercices de français, d'autres uniquement de logique.Il semble que la réflexion phi losophique soit plus présente dans la nouvelle (et, espérons-le, dans les discussions en classe) que dans le livre du maître.* * * Eléments d'analyse du chapitre VII (P.L.) 1.Déroulement et contenu du chapitre Le chapitre comporte trois épisodes: Une conversation entre monsieur Portos et Julia, sa fille, ainsi que deux amies de cette dernière, Laura et France.Un échange entre Julia, Harry et Lise pour tirer profit de la conversation précédente à partir des souvenirs de Julia.Une reprise de l'épisode concernant Boris à partir de la constatation de sa présence dans l'encadrement de la porte. Eléments-clés La volonté de monsieur Portos de reprendre la conversation, engagée au début de la nuit, relative à la nature de l'esprit (cf.chap.6.).La difficulté pour les filles de montrer de l'intérêt pour la question.L'explication de monsieur Portos concernant les différences entre l'homme et l'animal .Une différence de degré en ce qui concerne l'esprit.Une différence de nature en ce qui a trait à la culture qui constitue une caractéristique propre au genre humain.La définition de la culture comme l'ensemble des différentes relations développées par les gens dans une certaine société et comme le reflet des différentes expériences de vie accumulées par les générations successives.Le lien entre culture et invention (ex.des bateaux et des avions).La constatation du pouvoir créateur de l'être humain comme possibilité de s'ajuster au monde environnant.L'application des notions de différence de degré et de différence de nature aux relations dans les phrases: la constatation que certaines phrases ne peuvent être renversées sans devenir fausses alors que d'autres peuvent l'être tout en restant vraies puisqu'elles portent sur des termes équivalents.La découverte que certaines phrases renversées peuvent être vraies ou fausses selon l'information que l'on possède sur les termes (à partir de l'exemple de la phrase \"Boris est furieux contre Harry\" - \"Harry est furieux contre Boris\" -vrai ou f aux?).2.Idées directrices présentées dans le guide -\tQu'est-ce que la culture?-\tLes cultures sont des mines d'idées L ' invention 77 -\tLes différences de degré et les difference de nature -\tLa réversibilité des relations N.B.Le guide suggère de revoir les sept premiers chapitres pour observer l'évolution des personnages et réviser les thèmes abordés.3.\tApprentissages\tpoursuivis 3.1\tSur le\tplan du\traisonnement logique -\tLa distinction entre les différences de degré et de nature -\tLes catégories de relations: .les phrases de type symétrique (se renversent et demeurent vraies) .les\tphrases\tde type asymétrique\t(deviennent\tfausses\tsi renversées ) .les\tphrases\tde type dissymétrique\t(peuvent\têtre\tà\tla fois vraies et fausses une fois renversées) 3.2\tSur le plan moral L'expression des sentiments (épisode du déjeuner:\tles filles pensent des choses mais ne les disent pas; une fille en frappe une autre sous la table .) Les relations adultes-enfants -\tLa culture comme référentiel Les relations interpersonnelles et l'expression des sentiments (épisode Boris/Harry) 4.\tSujets à approfondissement -\tLa notion de culture et son accent sur la transmission * * * Eléments d'analyse du chapitre VIII (P.L.) 1.Déroulement et contenu du chapitre Le chapitre comporte cinq épisodes Pendant l'échange entre Harry, Lise et Julia (cf.chap.7), alors que monsieur Bélan installe un projecteur, chacun 78 pense à quelque chose:\tdescription des pensées intimes de chacune et de chacun; quelques minutes plus tard, nouvelles descriptions des pensées intimes de chacune et de chacun pour constater la continuité ou le changement dans le déroulement des pensées ; recherche en classe, à la demande de Harry, sur les deux principaux types de phrases; -\tapplication du principe du syllogisme par Harry dans le cadre d'un devoir de géographie; réflexion personnelle de Harry sur l'utilité de sa découverte; conversation entre Marek et Tony relativement à l'épisode de la roche lancée à Harry par Boris.Eléments-clés L'existence des pensées intimes:\tleur contenu, leur origine, leur portée, leur déroulement .-\tLa découverte du principe du syllogisme dans le cas des \"phrases se reportant\" L'utilité de connaître les mécanismes de la pensée; le bien que cela représente -\tLes raisons qui amènent quelqu'un à agir d'une façon ou d'une autre; la clarification de ses raisons et la pertinence d'aider les autres à les découvrir et à les comprendre 2.\tIdées directrices présentées dans le guide -\tLes pensées intimes -\tLes styles de pensée Les actes mentaux Qu'est-ce qu'une valeur?L'identification des valeurs Les relations transitives -\tLe raisonnement de classe Pourquoi dit-on que certaines choses sont bonnes?Ne serait-ce jamais bien de dénoncer quelqu'un?Pourquoi l'incident de la pierre s'est-il produit? 79 3.\tApprentissages poursuivis 3.1\tSur le plan du raisonnement logique Le syllogisme:\tles relations qui se rapportent avec des phrases transitives Découverte que le 3e phrase parfois reste vraie; devient fausse; est indéterminée Découverte du schéma de combinaison des phrases avec les termes extrêmes et les termes moyens 3.2\tSur le plan moral Les pensées et le style de pensée comme reflet de la personnalité:\tproblématique de l'identité personnelle et du style personnel pour entrer en relation avec le monde - Les pensées comme indicateurs de valeurs .ce qui est valorisé (identification) .pourquoi c'est valorisé (évaluation) Importance de la réflexion Distinction entre ce qui est utile et ce qui est bien (à partir de la question: \"à quoi ça sert de réfléchir sur la pensée ?\" Problématique des relations interpersonnelles La justification des actes 4.\tSujets à approfondissement La notion de valeur La notion de bien * * * Eléments d'analyse du chapitre IX ( J.-M.L.) 1.Déroulement et contenu du chapitre On peut diviser ce chapitre en trois parties d'inégale importance: la scène montrant un Denis éploré, en classe, l'entretien entre celui-ci et le directeur et enfin la discussion menée en classe par le directeur.Denis avait refusé de se lever lors du salut au drapeau.Incapable de s'expliquer, il pleure.La surveillante l'envoie chez le directeur.Celui-ci ayant créé un climat affectif favorable, Denis s'explique: selon ses parents, le salut au drapeau est une forme d'idolâtrie.Le directeur demande à Denis de définir cette notion.Ce dernier cite la définition donnée par son père: \"se prosterner devant des images\".Monsieur Patrice explique alors la différence entre une image et un emblème ou un symbole.Pareille clarification ne règle pas pour autant le problème.Le directeur promet d'aller en discuter avec la classe .La troisième partie se subdivise en deux épisodes, dont la démarcation est signalée par les mots:\t\"Monsieur Patrice essaya d'approcher le problème différemment\".Le directeur explique d'abord qu'il n'y a pas de lien entre le salut au drapeau et la religion.Marek objecte que si: \"quand nous vouons obéissance au drapeau, nous sommes censés le faire devant Dieu et en l'invoquant\".Sur ce, monsieur Patrice prend la tangente: il n'est pas l'auteur du s e rme nt.Suit alors un échange sur deux types de conflit:\tentre la majo- rité et la minorité, entre la loi humaine et la loi divine.Denis invoque l'autorité de la Bible pour prouver qu'il ne peut être en désaccord avec ses parents, puisque la Bible prescrit d'honorer ses parents.Sur quoi le directeur soulève le problème de l'interprétation:\tles parents de Denis pourraient se tromper dans l'interprétation de la Bible.Denis de rétorquer: \".le simple fait qu'ils représentent la minorité ne veut pas dire qu'ils aient forcément tort\u201d.Monsieur Patrice tente une nouvelle approche.Il amène Denis à admettre qu'il devrait accepter une transfusion de sang même si parents s'y opposaient au nom de la Eible.ses 81 Tony relance Denis sur la qustion du désaccord et du respect.Dans l'échange qui suit, trois idées apparaissent: être en désaccord avec quelqu'un, ce n'est pas lui manquer de respect; cette situation n'empêche pas celui qui est contesté de respecter celui qui conteste; celui qui est contesté peut même se sentir honoré.Après quoi, monsieur Patrice invite denis à montrer à ses parents qu'il peut ne pas être d'accord avec eux tout en les respectant.Exploitant cette idée, Miétek réclame le droit à la dissidence lors de la cérémonie du drapeau.Monsieur Patrice ayant fait une intervention personnalisée sur les bienfaits de la docilité, Harry fait valoir que Miétek et Tony demandent ce qui est le meilleur pour tous, c'est-à-dire liberté de penser par soi-même.Il apprécie que le directeur ait ménagé une discussion du cas de Denis en classe.2.\tIdées directrices selon le guide Pleurer Qu'est-ce qu'un symbole?-\tEst-ce manquer de respect d'être en désaccord?Qu'est-ce qu'une coutume?La majorité a-t-elle toujours raison?Les droits de l'enfant Comment inciter les enfants à penser par eux-mêmes?-\tPenser aux conséquences avant de prendre une décision La liberté 3.\tCommentaires -\tOn voit qu'un seul événement, le cas de Denis, donne lieu à un large éventail de considérations.Outre le fil conducteur, l'art de penser, on trouve des éléments de psychologie, de théorie de la connaissance, d'éthique et de politique.On est loin ici de l'organisation par traités cloisonnés.Henri Laborit souscrirait à une telle méthodologie, lui qui écrit dans La colombe assassinée: Nous n'avons abordé le problème du tourisme que pour montrer qu'il n'est pas possible, sur un sujet quel qu'il soit, d'isoler arbitrairement. 82 l'aspect psychologique, sociologique, économicue ou politique, et surtout pour montrer qu'on peut isoler ce sujet des ensembles et qu'il globe.(Grasset, 1983, p.198.) n e e n La pluralité des perspectives est assurément un point fort de la méthodologie de Lipman.Se pose un problème d'adaptation, la cérémonie du dra peau n'ayant plus cours dans nos écoles.Il serait intéressant de voir les réactions des parents au conflit famille-école exploité dans ce chapitre.* * Elément d'analyse du chapitre X (J-M.L.) 1.Contenu du chapitre La première partie, soit jusqu'à l'intervention de Sergio, met l'accent sur la logique, le cas de Denis fournissant le prétexte.Cédant aux instances de Harry, madame Hudon consent à animer une discussion sur le cas de Denis et à évaluer les raison nements.Le premier cas qui se présente est celui d'un non-argument.Marthe exprime son opinion, mais se montre incapable de jus tifier ce qu'elle affirme.Elle s'appuie sur ce qu'elle ressent.Vient ensuite un argument ad baculum:\tBoris veut convaincre par la peur.Puis un argument ad verecundiam:\tJulia fait appel à l'auto rité de son frère, censément très malin.A l'encontre de Denis, Suki affirme que les règles sont les règles.C'est la première intervention que madame Hudon accepte, moyennant interprétation.Elle explicite la majeure du syllogisme conditionnel que recouvre l'expression préci tée .Se portant à la défense de Denis, Miétek cite l'expression: toute règle a une exception.L'enseignante n'y voit qu'un 83 semblant de justification.Tony vient à la rescousse de Miétek en citant un exemple de généralisation à ne pas interpréter strictement.Dans la seconde partie, l'accent est mis sur l'éthique.Sergio amorce une réflexion sur les contraintes qui sont notre lot, distinguant laborieusement celles qui nous sont imposées et celles que nous choisissons, i.e.ce qu'on appelle techniquement des impératifs hypothétiques:\tsi j'adhère à tel groupe, il faut que je fasse telle et telle chose.Tony complète le propos de Sergio en précisant qu'on n'est pas obligé de faire des choses demandées par un groupe auquel on n'a pas choisi d'appartenir.Ainsi Denis n'a-t-il pas à faire ce que lui dicte sa religion s'il pense que c'est mal.Il en va de même dans le cas de l'école, selon Marek.Jeanne se demande si cela vaut aussi pour les familles.France répond que c'est une question de confiance:\t\"J'ai confiance en ma propre famille.On ne la choisit pas, mais elle vous choisit, et on sait qu'elle nous aime.\" On compare sous ce rapport familles et étrangers.Enfin, madame Hudon reconnaît avoir vu le problème sous un nouvel angle et remercie ses élèves.2.Commentaires La conclusion de ce chapitre est particulièrement intéressante.Voilà une communauté de recherche où règne la réciprocité malgré la relation asymétrique qui existe forcément entre une enseignante et ses élèves.Dans le chapitre XV, on verra monsieur Martin avouer qu'il a été pris en défaut:\t\"Si\tje l'ai dit, je n'aurais pas dû\".Ces comportements illustrent la forme fondamentale de l'éducation morale, soit l'éducation par l'exemple.Le premier cas ressortit à l'éthique de la coopération.Le second concerne l'attitude à avoir face à la vérité.Eléments d'analyse du chapitre XI (G.P .) Ce chapitre évoque le cheminement de la pensée de chacun des enfants de la classe dans les dernières minutes de la journée 84 à la suite de la i_îrussion (chap.X) sur le comportement de Denis.Il se clôt par un btïf échange entre 3uki et son père à propos du refus de De.r.s de se lever lors du salut au drapeau (chap.IX).Les\tthème s\tde réflexion\tdes\t18 enfants\tsont fort\triches\t\tet fort\tva rié s\t; la p1irart\tne sont pas directement reliés\t\t\t\tà\t1 a discussion\t\tprécédente ou\tà 11\t1 incident de\tla veille\tet ,\tquand\t ils le sont, ils n' ;r sont pas moins largement déterminés par les attitudes, les émotions et les préoccupations personnelles.Les préoccupations de Marthe, France, Marek et Laura s'articulent autour d'une relation avec des adultes.Marthe:\t.ma rame Hudon dit avoir appris quelque chose en nous écoutant.France:\t.je is suis pas sûre de pouvoir avoir confiance en monsieur Patrice:\til ne donne pas de bonnes raisons - - .Marek: .qnre 1 gars formidable, ce monsieur Bélan.capable de penser.Laura : .P'pa et M'man me disent toujours.Anne et Suki songent à l'histoire et à des aspects de leur sympathie mutuelle, pendant que Julia dit son malaise de voir Marek dédaigner jat optimisme universel et que Maria est fascinée par le contraste entre le comportement de Marek à la maison et son comportement à l'école.Thomas et Lise 3rinquiètent des réactions des autres enfants à leurs comportements ou à leur apparence alors que Miétek refoule son agacement de voir Laura parler avec Tony, que Sergio regrette d'avoir laissé transparaître son anxiété devant son entré® chez les Faucons Bleus et que Jeanne rêve de se dégager des contraintes et de devenir docteur.Tony, Roger, Lutter et Harry se préoccupent de problèmes cognitifs.Tony voudrait retrouver dans le monde des faits la clarté et la vérité qu'il trouve en mathématiques.Roger ne peut s'imaginer l'état de mort et, de là, doute de la réalité de la mort du père de Boris.Luther est frappé de l'incommunicabilité et de la nécessité des sensations et imaginations des états physiques particuliers et Harry est frustré de ne pas parvenir à une solution du problème de Denis mais s'en console en pensant qu'il peut au moins tenter de voir la différence entre la bonne et la mauvaise façon de pense r.Boris ,\tenfin,\ts'isole\tdans son\t\trefus de la\trevendication\tde droits\tet la\treprise,\tse Ion\t1 \u2019\te n s eign eme nt\tde son père,\tde 1'af firmation\t\tdes devoirs et\t\tnotamment des\t\tdevoirs envers\tla patrie.Exploitation pédagogique : Le guide du maître relève, un peu arbitrairement semble-t-il, treize thèmes dans ce chapitre: 1.\tEncourager le respect de soi-même.2.\tSe mettre à la place d'autrui.3.\tPeut-on être vraiment assuré de quelque chose?4.\tQu'est-ce qu'un devoir?5.\tLa communication mutuelle.6.\tL'imaginer est-il un test de l'être?7.\tArrive-t-il que nous disions le contraire de ce que nous cherchons à dire?8.\tQuelqu'un peut-il avoir une double personnalité?9.\tDoit-il y avoir des raisons de tout ce que nous faisons ?10.\tLe doute.11.\tCe monde-ci est-il le meilleur des mondes possibles?12.\tComment les enfants éduqueraient-ils leurs propres enfants?13.\tQui suis -j e ?Il suggère ensuite quelques questions pouvant être utilisées si les élèves ne dégagent pas suffisamment, à la suite de la lecture, un ensemble d'idées fécondes.Et puis, il propose un bref texte explicatif et des plans de discussion et/ou des exercices pour chacun des treize thèmes relevés.Il se conclut en donnant au maître des suggestions pour 1 ' auto-évaluation de son animation dans l'étude du chapitre onzième.Comme toujours, le guide foisonne d'idées intéressantes.Les activités 2,\t3,\t6,\t11,\t14,\t15 et 20 le sont notamment de même que les activités 22 à 25 concernant la conscience de 86 l'identité personnelle et les suggestions d'auto-évaluation pour le maitre.Certaines suggestions étonnent quand même un peu.Par exemple, peut-être par défaut de connaissance des enfants, j'imagine mal le sens que les enfants donneront à la question \"Est-ce que Luther est noir de la même façon qu'il n'a que la peau et les os?\" En certains cas, à propos du respect de soi par exemple, un chaînon manque dans le passage de la nouvelle à la thématique philosophique et le plan de discussion paraît perdre complètement la nouvelle de vue.De même façon, le thème \"se mettre dans la peau de l'autre\", qui évoque aussi bien les réflexions de Luther que celles de Thomas, n'est développé que dans le contexte de celles de Thomas.Par ailleurs, certaines activités, l'activité no 4, par exemple, paraissent artificielles car il est difficile de supposer que les personnages de Marek et Maria sont assez bien campés pour que les enfants puissent imaginer à leur sujet.Dans certains exercices, les exercices 12 et 16 par exemple, le professeur risque de mal baliser la discussion par défaut de connaisances appropriées ou du fait de ses préjugés concernant, par exemple, ce qu'est une bonne raison pour tel ou tel type d'objet.Et on s'étonne aussi que rien dans le guide n'incite à relever la prodigieuse variété des pensées habitant une classe d'enfants à un même moment.Ce serait donc à la fois avec grand intérêt mais aussi avec réserve que je préconiserais l'usage de ce chapitre selon les indications du guide.* * \u2022 Éléments d'analyse du chapitre XII (G.P.) Le douxième chapitre de Harry présente en cinq épisodes un ensemble fascinant qui s'amorce par l'évocation de la mauvaise conscience que les enfants vivent silencieusement à la suite du départ de Denis, exlore l'opposition contradictoire des propositions d'abord au plan théorique puis au plan d'une assomption concrète conduisant Luther à un accident, met en 87 scène Lise qui revit l'offrande de cadeaux faite par les élèves de la classe à Denis le jour de son départ de l'école, et présente un contact affectif entre Harry et Boris.Un des intérêts du chapitre est dans l'alliage des expériences affectives et de la poursuite de l'exploration des règles logiques; ces deux dimensions ont également droit de cité et l'effort logique se présente comme un motif de se dégager de la mauvaise conscience reliée aux expériences pénibles externes ou internes.Le guide du maître retient sept filons de réflexion à propos de ce chapitre: la honte (ou mauvaise conscience), la contradiction, le choix de surnoms pour les types de phrase, l'offrande de cadeaux, le mystère et l'attrait des personnes, les exceptions et les contradictions, et, finalement, le couple connaissance-sentiment.Quelques passages du chapitre semblent peu vraisemblables, du moins dans la traduction française: Lise (p.1, ligne 15) paraît trop vieille pour son âge ( i 12 ans sans doute) et Martin (p.8, lignes 6 à 10) fait un peu pédant.Il est vrai semblable qu'un ton plus juste augmenterait l'impact de la nouvelle chez les enfants.Aussi, les pp.3 et 4 y gagne raient en clarté si elles marquaient mieux la distinction entre-, d'une part l'examen du caractère contradictoire des propositions, et de l'autre l'exercice de la contradiction dans un dialogue.Le texte serait aussi plus clair si dès la page 1 on devinait que Harry et Lise discutent devant d'au très enfants; c'est au moins ce à quoi Luther paraît songer (p.8, lignes 11 et suivantes) Par ailleurs, il faudrait relever si c'est une coquille du traducteur qui conduit à donner la phrase: \"Tous les cours sont intéressants\" comme contradictoire de la phrase \"Aucun cours n'est intéressant\".Ces quelques faiblesses du texte peuvent nuire quelque peu, mais le problème n'est sans doute pas majeur car selon la méthode de Lipman le texte sert de déclencheur et non d'objet d'analyse.Dans ce chapitre les protagonistes directs sont des enfants, à l'exception de madame Wagner qui demeure en marge de 1 ' ac tion; les lecteurs enfantins se trouvent ainsi invités à s'identifier à des pairs. 88 La traduction française du guide du maître devra sans doute choisir, comme nous le faisons, le terme \"mauvaise conscience\" plutôt que le terme \"honte\" pour traduire le terme anglais \"shame\"; on se trouve sans doute là devant un problème délicat au point de vue éducation à la prise de conscience et éducation morale; un mauvais étiquetage des sentiments pourrait être nocif ici.En plus des exploitations prévues dans le livre du maître, le chapitre permettrait l'exploitation du thème de la sensibilité et de l'ouverture à l'autre; cette dimension est centrale tant dans l'offrande des cadeaux à Denis que dans le mouvement de Harry vers Boris, et la dimension transverbale de cette ouverture est fascinante.On des intérêts du texte et de la méthode est précisément l'ouverture à plus que ce que retient le livre du maître, lequel explicite que \"ces suggestions ne sont vraiment pas exclusives ni exhaustives\".Utilisé avec liberté créatrice, ce chapitre ne peut qu'être fécond.* * * Éléments d'analyse du chapitre XIII (P.L.) 1.Déroulement et contenu du chapitre Le chapitre comporte un seul épisode (soirée chez Harry où Tony, Boris, Miétek et Luther sont invités à passer la nuit) mais se découpe en différentes sections.Le récit de la dernière soirée où Harry avait invité des amis La conversation des enfants qui, après avoir porté sur différents sujets, s'arrête sur la question de l'origine de l'univers (à la suite d'un échange d'une demi-heure pour savoir d'où viennent les enfants) -\tLa reprise de la conversation après le coucher quand Tony examine quatre possibilités concernant l'origine de 1'unive r s Une réflexion de Harry sur l'importance de réfléchir Le récit d'un rêve de Tony Éléments-clés Les remarques sur la façon de se comporter avec des in- 89 vités:\tcomment se conduire quand on est invité chez quelqu'un; comment se conduire quand on reçoit des invités L'attitude des parents de Harry à la lumière du récit de la dernière soirée et leur acceptation de recevoir à nouveau des invités L'interrogation sur l'origine de l'univers .la distinction entre l'origine d'une partie de l'univers (ex.planète) et l'origine de l'univers lui-même .l'examen de quatre possibilités sur l'origine de l'univers et le fait qu'il s'agisse ou non d'une création de Dieu Le lien entre examen philosophique d'une question et les croyances religieuses particulières La distinction entre le possible et le vrai L'importance de réfléchir même si le processus de réflexion n'aboutit pas toujours à trouver une réponse La place du rêve dans l'exercice de la pensée:\tsa fonc- tion L'analogie entre le rêve de Tony et le mythe du péché originel:\tprésence d'une femme, offre d'une pomme, présence d'un père \"tout-puissant\" Idées directrices présentées dans le guide Les invités Les conversations d'enfant Est-ce que toute chose a un commencement?Les erreurs d'association ou de confusion entre le tout et la partie et entre la partie et le tout Qu'est ce qu'une possibilité?Les quatre possibilités La différence entre le vrai et le possible L'illustration des quatre possibilités par Tony Y a-t-il une bonne façon de penser?Est-ce que la réflexion consiste à chercher la bonne réponse ?Le rêve de Tony Révision de logique 90 Apprentissage poursuivis Sur le plan du raisonnement logique Les erreurs d'association entre le tout et les parties: les sophismes de confusion entre la partie et le tout (sophisme de division et sophisme de composition) L'agencement de quatre possibilités à partir de la considération de deux éléments La notion de possibilité:\tla considération de la possibilité d'une affirmation tant qu'elle ne comporte pas de contradiction interne La fonction de la réflexion philosophique comme examen systématique des possibles Sur le plan moral La notion de devoir associé au fait d'être invité ou d'être hôte:\tl'univers des relations interpersonnelles Le caractère mouvant des valeurs et des comportements admissibles selon les milieux socio-culturels L'impact des croyances religieuses (ou autres) sur la conception des choses L'importance de la réflexion philosophique pour examiner diverses possibilités et dépasser le niveau des premières impressions ou certitudes Sujets à approfondissement La logique du raisonnement de Tony relativement à l'origine de l'univers.Le lien entre réflexion philosophique et croyance reli gieus e L'introduction d'éléments de culture religieuse judéo-chrétienne par l'analogie au mythe du péché originel dans le rêve de Tony * 91 Eléments d'analyse du chapitre XIV (M.C.) Ce chapitre explore deux thèmes nettement distincts: la nature vivante et l'art comme expression d'une part, le syllogisme catégorique d'autre part.Dans la première partie, nous retrouvons deux enfants, Suki qui préfère la vie à l'art et Anne préférant l'art à la vie.La découverte de leur différence d'attitude se fait progressivement à partir du moment où Anne amène Suki visiter un musée d'art.Si nos deux enfants partagent un certain ravissement devant la peinture de Saint-François sortant de sa grotte pour prendre le soleil ou devant la sculpture de Diane chasseresse, le conflit entre celle qui aime les choses vivantes, qui aime voir pousser les plantes et celle qui aime les choses jolies, qui préfère les bouquets de fleurs coupées qu'elle aime bien peindre, ce conflit éclate quand Anne désire peindre Suki parce qu'elle la trouve jolie et que cette dernière refuse d'être, comme un papillon, un objet de collection .Mais avant tout, Suki et Anne voulant demeurer amies, la résolution de leur conflit les entraînera à distinguer les objets vivants et les objets d'art, le fait d'éprouver des sentiments et celui de les exprimer, le tout se terminant par un sourire .éloquent.Riche en découvertes sur l'art, ses rapports avec la vie, son expression, cette partie du chapitre XIV peut également être utilisée comme un prétexte à une réflexion sur de grands thèmes comme l'amitié, le lien entre le poème de Suki et la mort de sa mère, celui entre l'attitude d'Anne et la collection de papillons de son père, ce que permettent d'amorcer certains exercices du guide du maître.Il y en a treize sur cette partie.La deuxième partie du chapitre XIV porte sur le syllogisme catégorique et met également en présence deux enfants: France et Lise.Cette partie n'a pas la richesse ou la profondeur de la première, mais présente un certain intérêt du point de vue de la formation logique.Elle effleure aussi au passage le thème des sociétés arriérées auquel le guide du maître consacre un exercice alors que trois sont prévus pour la logique.Discutant de ce que font Harry et Tony absents de ce chapi- 9 tre, France et Lise découvrent l'importance de la place des mots dans les prémisses du syllogisme catégorique et l'absen-:e de certains mots dans la conclusion.Même si les exemples données ont tous une prémisse universelle affirmative, et que l'on risque de confondre mot et terme au sens de la logique classique, Lise et France savent qu'elles ne connaissent pas toutes les règles.néanmoins, leur étude leur permet, à la fin de ce chapitre, d'analyser et de trouver sans fondement la conclusion formulée par une adulte, lors d'une conversation entendue dans l'autobus: \"Tous les avocats sont gauchistes.\u201d Autre manifestation du souci qu'a Lipman de montrer l'utilité de la logique .* * * * Eléments d'analyse du chapitre XV (M.C .) Ce chapitre commence avec une discussion entre Harry et son père à propos de l'habitude de fumer puis de celle, contrac tée par monsieur Stotélès pendant la guerre de Corée, de détester ses adversaires.Monsieur Stotélès déclare fumer parce qu'il aime fumer mais reconnaît avoir fumé avant d'ai mer fumer.Il déclare aussi avoir appris à détester les Coréens du Nord en les combattant et non avant.Ces situations permettront quelques exercices sur l'habitude, le désir et l'action, dans le guide du maître mais, à l'intérieur du chapitre, elles permettront surtout à Harry de dis tinguer cause, effet et raison à la fin d'un cours de mon sieur Martin sur la différence entre décrire et expliquer, cours où Tony et Harry obligeront monsieur Martin a faire preuve de souplesse en corrigeant, par exemple, l'erreur qu'il a faite en affirmant qu'on peut voir à travers du mica parce que c'est transparent.Corriger un adulte doit certai nement présenter un certain intérêt pour l'enfant.Les distinctions entre cause et effet, cause et raison, ex plication et description font aussi l'objet d'exercices dans le guide du maître.* \u2022 \u2022 Eléments d'analyse du chapitre XVI (M.C .) Ce chapitre porte sur le syllogisme hypothétique condition -e1.Tony y découvre que s'il dort trop, il arrive en retard à l\u2019école.Mais il découvre aussi que s'il arrive en retard à l'école, ce n'est pas toujours parce qu'il a trop dormi. 93 Tony, Lise, Harry et France cherchent les règles du syllogisme hypothétique conditionnel et monsieur Bélan confirme par un exemple le résultat de leur découverte.Cette découverte ne tardera pas à être appliquée puisqu'une enquête est ouverte visant à déterminer si Sergio a volé le cartable de Jeanne.Le nouvel acquis logique permet de disculper Sergio.Cependant, l'intuition de Lise mènera à interroger Miétek et à ses aveux.Fière d'avoir suivi son pressentiment.Lise semble douter de l'utilité de la logique, mais comme le souligne la fin du chapitre, Lise aurait pu se tromper et ainsi causer du tort inutilement à quelqu'un.D'où la nécessité d'une enquête sur les résultats des intuitions ou des hypothèses.* * \u2022 Eléments d'analyse du chapitre XVII (M.C .) 1.Déroulement et contenu Le dernier chapitre se présente comme un petit drame au dé nouement heureux.Une intervention de Lise, véritable coup de tonnerre, en fournit le premier acte.Dans le deuxième acte, le conflit déclenché par Lise se résout grâce à la discussion.Le dernier acte, c'est le départ pour les vacances.Harry aimerait qu'on continue l'an prochain à parler de l'art du raisonnement pendant le cours de maths.Monsieur Bélan acquiesce.Mais Lise ne partage pas l'enthousiasme de Harry.Elle s'oppose carrément.Harry demeure interdit.D'autres manifestent leur surprise.Lise met un peu d'eau dans son vin: ce n'est pas qu'elle soit contre, mais elle ne pense pas avoir appris quelque chose qu'elle ne sût déjà.Maria fait alors écho à Socrate: \"Eh bien, si tu le savais déjà, tu ne pouvais pas 1 ' a p p r e n dr e \" .A la fin de ce premier acte, plusieurs ont emboîté le pas à Lise .Voulant sauver son projet, Harry intervient.11 concède à Lise que des personnes différentes peuvent comprendre les choses de façon différentes. 94 Miêtek et Laura font état de leurs acquisisitions en logique.Laura en souligne même la portée pratique en rappelant qu'elle s'était servie des règles de la conversion pour mettre Roger en boîte.Suit un bref épisode mettant aux prises Tony et Lise.On retrouve le theme de l'identité, déjà touché au chapitre X: \"ce qui est vrai\", \"les vaches sont les vaches\", \"deux égale deux \" .Harry se fait médiateur, expliquant qu'en réalité Tony et Lise diffèrent quant à leur façon d'arriver à la vérité: Tony analyse petit à petit, Lise a des intuitions.L'avantage de la premiere méthode, de préciser Hary, est que Tony est capable de dire comment il procède, mais non Lise.France poursuit la médiation.Elle fait une analogie entre les différentes façons de procéder de Tony et Lise et les divers points de vue de ceux qui sont dans la salle selon l'endroit où ils sont assis.Anne ajoute une analogie empruntée à la classe de dessin: on n'y représente pas les natures mortes de la même façon.Son interprétation met l'accent sur les différences: \"Je pense que chacun de nous vit dans son propre monde, très différent de celui des autres\".Harry propose une autre interprétation de la pensée d'Anne: les divers points de vue sont accessibles à tous tour à tour .Lise s'empresse d'exploiter cette interprétation, se plaignant qu'on n'essaie pas de comprendre son point de vue.M.Bélan l'amène à préciser ses objections.Finalement, le chat sort du sac.Tout vient d'un poème lu par le père de Lise.Il y est question, sous forme imagée, des idées qui apparaissent d'abord comme des erreurs, mais qui finissent par remodeler notre vision du monde.A la fin, on voit Lise manifester de nouveau de l'intérêt pour les règles de la logique, qui collent bien à la façon dont nous parlons mais qui, ajoute-t-e1le, ne conviennent pas à la façon dont nous imaginons, pressentons ou rêvons les choses.Dans la dernière partie, on voit la classe se disperser 95 M.Bêlan savourer un vers du poème de Lise, puis partir à son tour, radieux, sous l\u2019oeil perplexe du directeur.2- Idées selon le guide Vaut-il la peine d'essayer de comprendre les chose?Tautologies et vérité -\tLes différents styles de pensée La connaissance objective est-elle possible si chacun a droit à son point de vue?L'interprétation du poème de Lise Atteindre l'objectivité au moyen de cadres de référence plus larges -\tAtteindre l'objectivité au moyen d'une communauté de recherche 3- Commentaire Si l'on subdivisait le troisième thème ci-dessus, il faudrait sans doute mentionner la différence des styles de pensée quelqu'un faisant la chasse selon le sexe.Comment aux stéréotypes sexistes dans les manuels scolaires?Accepterait-il que tony incarne l'esprit analytique tandis que Lise représente l'intuition?Ceci dti, le sous-thème de la différence des styles de pnsée en fonction du sexe reste pleinement justifié.On se reportera par exemple au chapitre \"The Other Difference between Boys and Girls\" dans Student Learning Syles, Diaqosinq and Prescribing Programs (National Association of secondary Schools, 1979).La question y est traitée du point de vue de la physiologie du cerveau: \"The male brain is primarily visual 96 LE PROGRAMME DE MATTHEW LIPMAN:\tEVALUATION GLOBALE * * * Aspect positifs et aspects négatifs (J.K.) 1.\tPoints positifs a)\tQue l'enfant soit reconnu comme personne ayant déjà une expérience de la vie - une expérience riche qui puisse servir comme ressource pour lui-même ainsi que pour les autres.C'est un aspect qui se voit clairement chez les enfants dès le début du programme.C'est-à-dire qu'ils démontrent une certaine joie lorsqu'ils reconnaissent que ce qu'ils ont à dire et à penser puisse être consi déré valable.Cela les mène à entrer plus profondément dans les activités de sorte qu'ils en retirent davan tage, soit individuellement, soit collectivement.b)\tQue l'accent soit mis sur l'activité de parler comme instrument puissant d'apprentissage.Et que cet accent soit élaboré de façon assez précise afin d'assurer aux enfants un profit maximal dans leurs interactions mutuelles.c)\tQue\tl'effet du programme\ten pratique est\tsouvent\tde permettre aux enfants qui, normalement ne s'expriment pas beaucoup, de vraiment s'épanouir.Et cela chez les enfants doués autant que chez ceux qui semblent ne pas 1 ' être du tout.2.\tPoints négatifs a)\tMême si la nouvelle philosophique est extrêmement effi- cace comme instrument pédagogique à plusieurs points de vue,\tj'aurais des aspects\tà critiquer.D'abord et\ten général est-elle trop riche?Quelques chapitres me semblent trop chargés de sorte qu'il reste souvent trop d'idées à traiter.On se trouve souvent devant un choix très difficile, voire \"impossible\":\tpoursuivre d'autres idées (même légèrement) ou continuer à lire.Aussi quand un chapitre est \"trop riche\", les enfants n\u2019arrivent\tpas à en tirer tout ce\tqu'ils veulent.b)\tToujours à propos de nouvelle, il me semble\tsouhaitable d'essayer au moins un format différent, par exemple, des récits brefs, lesquels seront plus ou moins complets (un peu comme un épisode d'une série télévisée qui 97 utiliserait toujours les mêmes personnages.Les personnages pourraient même se développer au cours d'épisodes différents.c)\tLe temps que demande globalement le programme.Il faut qu'un tel programme soit conçu comme cadre de l'ensemble de l'enseignement plutôt que comme un programme qui se fait quelques fois par semaine.d)\tQuelques exercices sont formulés de façon trop \"personnelle\" malgré le fait qu'ils ne devraient pas l\u2019être.Jusqu'à quel point est-ce acceptable?Il me semble que les matériaux ne respectent pas suffisamment cet aspect.* * * Analyse globale de Harry (J.-M.L.) 1.Points positifs a) Mathew Lipman fait confiance aux ressources de la raison chez les enfants.Il ne se contente pas de stimuler leur logique spontanée.Il les juge capables, dès les dernières années du primaire, de s'initier à la logique.Or les résultats semblent bien donner raison à son optimisme pédagogique.Il convient de souligner l'habileté pédagogique avec laquelle pareille initiation est menée.Dans Harry, les enfants ont l'occasion d'éprouver les vertus de la logique dans des situations concrètes, ce qui est certainement de nature à motiver les enfants réels qui travaillent avec ce roman.Par ailleurs, la logique n'est pas surévaluée.Lipman ménage une place à l'intuition.Les enfants apprennent ainsi que la pensée ne se réduit pas à la pure raison.Lipman va même plus loin que la dualité raisonnement-intuition.Il fait état de la diversité des styles de pensée, en quoi il rejoint un thème trè3 actuel de la pédagogie.Nombre d'écrits ont paru ces dernières années sur les styles d'apprentissage.On en peut guère concevoir un traité de pédagogie qui n'accorderait aucune attention à cette question. 98 b)\tLa pluralité des perspectives\test assurément un point fort de la méthodologie de Lipman.Dans le chapitre X, par exemple, on voit un seul événement, le cas de Denis, donner lieu à un large éventail de considérations.Outre le fil conducteur, l'art de penser, on y trouve des éléments de psychologie, de théorie de la connaissance, d'éthique et de politique.On est loin de l'organi sation par traités cloisonnés.Cette façon de procéder est très formatrice.Livrés à eux-mêmes et au bombardement\ttélévisuel, les enfants risquent de connaître une certaine dispersion intel lectuelle si l'école ne les aide pas à introduire sens et cohérence dans leur information.Une belle leçon de cohérence se dégage de Harry, cohérence assurée par l'initiation à l'art de penser.Lors de son entretien avec nous, Lipman a parlé de \"l'épine dorsale logique\" de Harry.c)\tSans doute faut-il accorder la\tpalme à l'idée de cons- tituer une communauté enfantine de recherche basée sur la discussion, cette communauté trouvant son modèle dans le roman lui-même.Cette méthode est à ce point efficace que, une fois bien rodé, un groupe de discussion pourrait fort bien mettre le matériel de Lipman de côté et s'alimenter à d'autres sources, par exemple l'actualité.Parmi les expériences dont nous avons pris connaissance, il en est une où on ne se sert plus du guide et où on ne se fait pas faute de s'écarter plus ou moins longuement du roman lui-même.On ne se fixe pas comme but de parcourir tout le roman à tout prix.L'auteur est d'ailleurs le premier à n'en pas faire un absolu.2.Points négatifs a) Il est permis de regretter que Lipman n'ait pas fait de l'écrit une pièce essentielle Je sa méthode.Quand on demande aux écrivains pourquoi ils écrivent, bon nombre d'entre eux répondent:\t\"Pour comprendre\", ou \"Pour me comprendre\", ou \"Pour comprendre le monde\".Parmi les moyens disponibles pour développer l'art de penser, l'écrit mérite de figurer en bonne place.On pourrait par exemple intercaler entre la lecture d'un chapitre et la discussion une phase pendant laquelle les enfants, soit seuls soit deux par deux, rédigeraient un court 99 paragraphe exprimant une réaction a l'un des problèmes posés dans le texte.Fort heureusement, une enseignante de Montréal a prévu de la production écrite dans son cours de philosophie pour enfants.b) Peut-être pourrait-on reprocher à Lipman de ne pas tenir suffisamment compte du milieu familial:\t\"Instead of relying on a child's home environment, a setting that might or might not be conducive to moral behavior, the teacher must focus on the kind of environment that can be created in the classroom\"\t(Philosophy in the Class room,\t2 e éd., p.156).Il insiste pourtant souvent sur les multiples exigences de la cohérence:\tentre les pensées, entre les actions, entre pensée et action.Dans le meme sens, il faudrait se soucier d'assurer le maximum de cohérence entre le vécu familial et le vécu scolaire.Un moyen d'y contribuer serait d'inviter les parents à assister à un cours de philosophie pour enfants, comme cela se fait déjà dans une école de Montréal, ou encore de presenter un vidéo lors d'une réunion de parents, ou tout au moins d'expliquer les objectifs d'un tel cours comme cela devrait se faire dans toutes les matières.Il ne faudrait pas en tout cas que, surévaluant son rôle, l'école pratique une politique de la porte close ni que l'enseignant pratique une pédagogie de la porte close.c) Je me permets de chicaner Lipman sur sa mise en opposition de l'apprentissage et de la pensée:\t\"It is only when the focus of the educational process is shifted from learning to thinking that education comes to be seen as a cooperative process in which children are active participants whose creativity is enlisted along with their memories\" (Philosophy in the Classroom, p.207).On ne peut opposer ces notions l'une à l'autre qu'à condition de définir la première restrictivement.Il serait avantageusx de voir dans l'apprentissage un aspect de la pensée désignant toute espèce de changement qui se produit dans les schémas d'assimilation ou de compréhension sous la pression de nouveaux problèmes.Entre la mémorisation et la création, il y a place pour l'appropriation personnelle du patrimoine spirituel constitué par la grande communauté de recherche qu'est l'humanité dans son ensemble.Il s'agit là d'une forme de pensée authentique et il normal qu'une bonne partie 100 de ce qu'apprennent les enfants en relève.Découverte pour son propre compte de solutions déjà connues par ailleurs ou découvete de solutions entièrement nouvelles, tout cela est de l'apprentissage.* * Le programme de M.Lipman: évaluation en six points (J.C .) Après l'analyse détaillée de la nouvelle Harry et après la rencontre avec M.Lipman, je formule une évaluation rapide en six points majeurs se distribuant également du côté positif et du côté négatif.J'avoue cependant, pour faire la part des choses, que du côté positif je n'ai que l'embarras du choix et la difficulté consiste surtout à effectuer la sélection des trois points positifs parmi un très grand nombre possible, tandis que du côté négatif, il y a beaucoup moins de choses à dire et ce que j'en dis, je l'avance avec beaucoup de précaution.1.Bilan positif: a) L\u2019idée de \"philosophie pour les enfants\" Il s'agit là certes d'une idée brillante pour ne pas dire géniale.En effet, nous savons tous que l'adulte est l'aboutissement de l\u2019enfant qu'il fut.Lipman ne partage pas la vision piagétienne avec ses différents stades.J'imagine qu'il serait totalement absurde de prétendre philosopher avec les enfants dans une perspective piagétienne.Lipman quant à lui intuitionne que cela est plus que possible et il conçoit un programme basé sur la ferme croyance que les enfants sont capables de philosopher.Il est reticent a toute appellation autre que \"philosophie pour les enfants\".Or, maigre la reticence que l'on peut avoir a priori vis-à-vis une telle idée, on est agréablement surpris de voir la réponse des enfants à un tel projet.Dans le projet de Lipman, il y a un présupposé simple et heureux: un enfant est capable de réfléchir.b) La communauté de recherche: \"community of inquiry\" A mon avis, le point le plus central Lipman, c'est sa conception de d'ailleurs le professeur, comme une dans le programme de M.la classe, comprenant communauté de recherche. 101 Cela crée d'une part, une atmosphère d'interrogation très propice à l'esprit philosophique et d'autre part,cela met les enfants et le professeur dans un état de recherche où chacun a quelque chose à apporter aux autres.Cela engendre chez les enfants\tune\tsorte de\tconfiance en eux-mêmes que leur refuse en général le système d'éducation.Cela les éloigne aussi d'une attitude livresque où tout ce qu'ils cherchent est déjà trouvé et enregistré, \"prêt à emporter\", sans aucun effort d'appropriation, attitude commune en éducation et très peu propice au\tdéveloppement et\tà l'épanouissement\tde l'enfant.On pourra résumer cela en disant que Lipman veut enseigner avec l'esprit de la découverte.c) L'encadrement ou le guide d'accompagnement Le superbe travail d'encadrement du professeur avec tous les exercices qui y sont proposés et l'information qui y est fournie est\tsans\tdoute de\tnature à\trendre accessible un\ttel programme à\ttout\téducateur\tqui veut\tbien y \"embarquer\".\tIl est d'autant plus intéressant qu'il se veut surtout suggestif.Rien n'y est présenté comme indispensable, mais la plupart des exercices proposés peuvent aider énormément le professeur à cheminer et à \"exploiter\" le programme.2.Bilan négatif a)\tAbsence de schéma articulé Je pense qu'il y a chez Lipman une intuition globale du monde de l'enfant plutôt qu'un schéma articulé et une vision ordonnée et scientifiquement appuyée, comme c'est le cas chez Piaget.Je n'affirme pas par là que Piaget a raison contre Lipman, d'autant plus que je viens de constater que l'intuition de Lipman fonctionne très bien auprès des enfants.Il reste cependant que cela ressemble plutôt à une aventure qu'à un programme \"légitime\" et \"fiable\".En ce sens, il est beaucoup plus facile d'en convaincre un éducateur en le plongeant dans le fonctionnement d'un groupe d'enfants à l'oeuvre plutôt que d'une façon théorique.Peut-être serait-il temps pour Lipman de renverser la vision piagêtienne et de sortir une nouvelle théorie explicite sur les \"stages\" du développement de l'enfant.b)\tMonde d'enfants trop \"sérieux\" Des enfants interrogateurs et sérieux comme Harry existent 102 vraisemblablement mais le monde des enfants est plutôt un monde de \"jeu\" et d'amusement que de réflexion.J'ai l'impression que si les enfants que Lipman décrit étaient parfois un peu moins sérieux, un peu plus \"joueurs\", ils seraient plus facilement \"adoptables\u201d par les élèves qui doivent passer une ou des sessions avec eux.J'admets que par leur imagination fantaisiste, ils débordent souvent de la sécheresse rationnelle de l'adulte, mais ils ne sont pas assez \"turbulents\", assez \"déconcentrés\" par moments, pour être vrais.Ils gagneraient donc à être un peu moins sérieux.c) Vision un peu négative de l'adulte Ne connaissant bien que la nouvelle de \"Harry, je trouve que les enfants y sont souvent les \"vedettes\", au détriment des adultes.Ces derniers ont souvent l'air dépassés, figés, conformistes et peu compréhensifs.On gagnerait à insister parfois sur l'image de l'adulte ouvert, soucieux du développement de l'enfant et prêt à s'engager avec lui sur les voies de la découverte.* * * Évaluation globale (P.C-B.) 1.Points positifs a)\tQue les thèmes abordés le soient sous forme de questions à propos de situations connues de l'enfant (à l'école, à la maison, dialogues\tentre enfants,\trelations adultes- enfants), ce qui provoque l'intérêt\tde l'enfant, l'in- vite à penser à partir de sa vie quotidienne.b)\tQue les références\tphilosophiques\tou théoriques ne soient pas explicites dans le texte de la nouvelle; ce qui permet, avec l'aide des exercices et des indications du livre du maître, d'entraîner des discussions philosophiques vivantes (non-scolares).c)\tQu'une pluralité de\tthèses et de\tpositions (souvent philosophiques) soit présentée dans le dialogue de la nouvelle (et dans le livre du maître); ce qui permet d'éviter la tentation de se rattacher trop vite à une théorie (pas de risque d'endoctrinement). 103 2.Points négatifs a)\tMalgré le choix réservé à l'enseignant selon les intérêts des enfants, somme trop imposante d'exercices par chapitre; ce qui peut entraîner de la confusion au niveau de l'organisation du cours et, éventuellement, la mise de côté de questions essentielles.b)\tCertains exercices sont peu réfléxifs ou philosophiques; ce qui détonne par rapport au programme.c)\tL'insistance mise sur l'efficacité, le caractère utile du raisonnement et de la pensée ne s'oppose-t-e1le pas, en partie, au libre jeu de la pensée, au goût de la réflexion?Quelques pistes de réflexion sur la méthode de Lipman à partir d'une lecture de Harry (M.C.) Je me limiterai à esquisser les aspects positifs et négatifs de cette méthode en les groupant autour de trois axes: -\tLogique et situation -\tVariétés d'exercices -\tDéveloppement de l'attitude critique 1.\tLogique et situation Pédagogiquement, l'exploitation du rapport entre l'étude de la logique et la clarification de situations concrètes est sans doute une orientation rentable, susceptible de garder l'intérêt de l'enfant, de le motiver pour l'étude et la recherche.Mais cette orientation est-elle davantage dictée par une connaissance des attentes de l'enfant ou par un certain pré supposé pragmatiste qui voudrait que la logique, pour qu'il vaille la peine de l'étudier, doive servir .et rapidement?Rares en effet sont les leçons qui ne surgissent d'une situation concrète ou ne conduisent à une application.2.\tVariétés d'exercices La variété des exercices accompagnant les leçons permet aisé 10 4 ment d'orienter les recherche dans de multiples directions, ce qui facilite sans doute l'animation des enfants tout en stimulant leur esprit de recherche et leur curiosité.Cependant, cette même variété peut comporter deux risques de nature très différente:\tcelui d'un éparpillement d'infor- mations ou d'orientations favorisant une attitude éclectique ou encore, si la formation philosophique du maître s'avérait insuffisante, le risque de réduire la logique à la grammaire ou à des exercices de langue.3.Développement de l'attitude critique inté la méthode de Lipman est Sur ce point ressante dans la mesure où elle stimule l'examen ou la remise en question de préjugés, attitudes ou affirmations, et d'autant plus intéressante lorsque l'adulte en est la cible.Mais, dans cette remise en question, lipman demeure prudent (trop?) en évitant des points qui seraient trop chauds ou en se contentant d'effleurer certaines questions.* Evaluation globale (G.P.) 1 .Points positifs a)\tLa foi et le respect pour la qualité de l'intelligence et de la sensibilité des enfants.b)\tLe sens de la fécondité du dialogue rationnel comme voie de et de discernement.c)\tLe recours à la pratique de la communauté d'investigation et une ouveture au trans-rationne1.2.Points négatifs a) Le guide ramène rarement à la nouvelle au cours de la discussion.b) Le concept de \"bonnes raisons\" m'apparaît ambigu et ambiva lent. 105 c) La traduction franco-québécoise me paraît ne pas présenter des enfants culturellement vrais et situés, au moins pour des enfants de l'intérieur des grandes régions urbaines.* * * Evaluation du programme (P .L .) 1.\tPoints positifs a)\tLe matériel pour les élèves (nouvelle) et la méthodo logie sont centrés sur les enfants, permettant d'explorer à travers leur vécu les questions philosophiques qu'ils portent, i.e.des questions relatives au sens de leur existence spécifique d'enfants et des questions relatives au sens de l'existence humaine.b)\tLa confiance fondamentale dans les capacités \"naturelles\" des enfants à penser, interroger, rechercher, s'émerveiller débouchant sur une volonté d'équilibrer les différents aspects du développement des enfants (dimen sions cognitive, affective, sociale .).c)\tL'apprentissage systématique (gradué) de notions fonda mentales en philosophie fournissant un équipement pour apprendre à \"mieux penser\" en mettant l'accent sur le processus de recherche.2.\tPoints négatifs a)\tLe \"curriculum caché\" du programme:\tla sélection opérée sur le plan des concepts philosophiques, des valeurs, du type de questionnement philosophique privilégié.Les interrogations à cet égard sont accentuées par l'absence de références explicites.b)\tLe danger de privilégier une option en faveur d'un cou rant pédagogique mettant l'accent sur les valeurs intellectuelles, i.e.déviation vers un rationalisme étroit incapable de tenir compte des émotions, de l'imaginaire, du mystérieux. 106 o)\tRisque de monotonie sur la plan pédagogique, absence de moyens pédagogiques diversifiés à cause d'un accent sur la \"culture écrite\" - \"Le médium est le message\".d)\tProblématique de la formation des intervenants: jusqu'où doit exister une formation philosophique de base (un certain manque de confiance à l'égard des adultes?) e)\tLien entre pensée philosophique et expérience religieuse.* 10?contribution HOMMAGE À FRANCOIS HERTEL Le 4 octobre dernier , à l'âge de 80 ans, François Hertel.Cet heureux touche-à-tout fut à la fois poète, drama- turge, romancier et essayiste.C'est par ce dernier aspect surtout qu'il faut souligner son importance pour la philosophie québécoise.Marie laurier et Paul-André Comeau , peu après sa mort: Pour toute une génération d'hommes et de femmes qui ont accédé à la maturité à l'époque de la seconde guerre mondiale, le disparu aura été un éveilleur de conscience et aura laissé une empreinte profonde dans un milieu où le dogmatisme tenait alors le haut du pavé.(\"François Hertel, Un canadien errant\", Le Devoir, 07-10-1985) Il a, de plus, par son activité de pédagogue en philosophie, contribué à façonner le paysage intellectuel du Québec actuel.Rappelons qu'entre autres, Camille Laurin, Jacques-Yvan Morin et Pierre Trudeau furent ses élèves attentifs.Pour toutes ces raisons, il convenait de souligner le décès de François Hertel.Marc Chabot, dont on connaît l'intérêt soutenu pour la philosophie québécoise, a accepté avec empressement de rédiger le bref hommage qui suit.* 108 Pour François Hertel.\"La mort c'est une catastrophe totale, l'entrée dans le néant; mais ce n'est pas le perte d'un absolu.C'est la fin du spectacle\".C'est ce qu'écrivait François Hertel dans son essai Vers la sagesse paru en 1965 .Tout juste vingt ans avant de mourir.François Hertel était né en 1 905 à Rivière-Oue11e .Il fut l'un des professeurs influents des années 40 et 50 au Québec.D'abord Jésuite, il quitte la communauté en 1947, mais il continue toutefois en philosophie.C'est d'ailleurs pour elle qu'il continuera de vivre et d'écrire.Pour la littérature et la poésie aussi et ce, malgré toutes les difficultés qu'il pouvait y avoir à vivre en intellectuel à l'époque.Il a enseigné au Collège Brébeuf, à St-Ignace, à Sudbury et Grasset.Durant toutes ces années, il s'efforcera, commute il le dit lui-même, \"de moderniser 1'aristoté1ico-thomisme\".Mais, poursuit-il, \"un jour, je m'aperçois que je me suis évadé par les conclusions.Je suis sorti de la prison des universaux.\" Dès lors, il cherchera de nouvelles voies philosophiques.Toujours en dehors du dogmatisme et de la prison.Mais vivre en liberté avec les idées n'est jamais une entreprise de tout repos.La philosophie n'est alors pour lui \"qu'une création d'hypothèse\".François Hertel a vécu de nombreuses années en France.Il y a fondé les Editions de la diaspora française.On dit qu'il a donné là-bas des conférences dans 600 villes.Son oeuvre philosophique est importante et encore trop peu connue.Comme plusieurs philosophes d'ici, il a été obligé de souffrir les comparaisons au lieu d'être lu comme un penseur original.Il y a quelques années, un ami me raconta qu'il vivait à Paris dans un état de très grande de pauvreté, complètement à la merci de quelques dons d'amis(es) québécois refusant de l'oublier.Maintenant qu'il n'est plus, il est trop tard pour se plaindre, mais peut-être qu'un jour un éditeur consciencieux republiera quelques-uns de ses livres pour qu'au moins la mémoire des mots demeure. 109 François Hertel était un homme libre.\"L'erreur des philosophes de la facilité est de poser la vérité comme une valeur qu'ils possèdent\".Nous ne possédons rien, nous ne sommes rien, mais nous aimons bien croire le contraire.Cette illusion, Hertel, ne l'avait pas.\"Créer une philosophie, c'est en somme donner de nouveaux noms aux choses.Comment pourrait-on dépasser une certaine forme de nominalisme puisqu'on n'a sur l'Univers prise que par le mot?\" Voilà peut-être l'une des raisons qui fait qu'une oeuvre soudainement existe.Se dire avec des mots, être avec les mots et demeurer par les mots.Je salue François Hertel et je le remercie pour son courage.Marc Chabot Oeuvres philosophiques: Leur inquiétude, A.Lévesque, Montréal, 1936.Pour un ordre personnaliste, de l'Arbre, Montréal, 1942.Nous ferons l'avenir, Fides, Montréal, 1944.Journal philosophique et littéraire, La diaspora, Paris, 1961.Méditation philosophique 1952-1962, La diaspora, Paris, 1962.Vers une sagesse, La diaspora, Paris, 1966.Du métalangage, La diaspora, Paris, 1968.Cette bibliographie n'est pas complète.On peut trouver une liste beaucoup plus importante des oeuvres de François Hertel dans le DICTIONNAIRE DES ECRIVAINS QUEBECOIS CONTEMPORAINS, publié par Québec/Amérique (1983). Adresser 110 toute correspondance relative au Bulletin à: Jean-Claude Simard Bulletin de la S.P.Q.Collège de Rimouski 60, rue de l'Evêché Ouest Rimouski (Québec) G 5L 4H6 "]
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