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Titre :
Les herbes rouges
Éditeurs :
  • Ville Jacques-Cartier, Qué. :Les herbes rouges,1968-[1993],
  • Montréal :Les herbes rouges
Contenu spécifique :
Décembre 1968 - Mars 1969
Genre spécifique :
  • Revues
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Les herbes rouges, 1968, Collections de BAnQ.

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herbes rouges andrê castagne gilbert langevin paul-andré desbiens patrich straram gaétan st-pierre michel beaulieu roger des roches gamier poulin marcel hébert les herbes rouges décembre - mars 1968-69 marcel hèhert français hébert 211-Il AO Les textes refusés seront retournés s’ils sont accompagnés d’une enveloppe affranchie.les herbes rouges C.P.81 Station E Montréal 151 andrê cassagne 2 H 5: gilbert langevin 7 paul-andrê desbiens 10 patrick stray am 12 gaétan st-pierre 16 michel beaulieu 18 roger des roches 22 garnier poulin 27 marcel hêbert 30 andré cassagne à philippe darau-leduc des passagers des fleurs des marchandises circulent sur des escaliers de velours on entend la circulation ralentir à son bout • une histoire est là près d’une histoire sans attendre elle convient même si elle tombait.les murs n’ont plus rien de son côté alors elle remonte disait un diamant il fait griller des poissons dans le mirage des continents tu fumais un ver de terre et moi j’éteignais la dispute entre le feu et sa masse ombre ton argent dans le décor prisonnier parfume ton refrain aussi bien qu^un départ à dos d’ange • les maîtres du logis habitent le grenier perchés en écrevisse sur l’encre des histoires leur seul appui travail ensuite la plume l’oiseau dans la charrue et la pluie sur ta boue à faire pousser des arcs-en-ciel et consoler le printemps • l’heure du marin disparu et du feu pour l’éteindre c’est aussi l’heure pour y penser un peu seul qu’il était en promenade sur l’eau chose à penser l’amour des arlequins brûle des vêtements obscènes en regardant la vérité pris dans un rêve avec des auréoles sur les épaules et des misères sous ton assiette.Le lait par tes yeux.le poison de tes muscles que tu bois sans qu’une goutte ne s’échappe d’entre tes mots • passé l’océan des yeux un feuillage apparent découvre son silence penché sur les rayons du jour calciné et la bête du jour prochain où s’étire ton absence les pieds sur un sacrifice gros comme la guerre il est tard cette nuit là main retournée l’arbre muet donne l’oiseau de sa solitude et l’instant de l’ombre sort de son nid éclair d’une aurore et la pluie se resserre dans son vrai bénitier soudain le tonnerre s’évapore au seuil de son silence on ne reconnaît jamais le soleil ou la détresse d’avec sa vie 6 gilbert langevin Corps fébrile que les semences émeuvent et qui pour satisfaire aux légendes accentua les signes de son exil avide espace où le désir bougonne derrière le paravent des mauvais rires la rage trinque avec l’âme fautive et les remords pullulent au bord du vide 7 Je suis un produit de votre fiasco une page brûlée de votre intimité j’ai du néant dans le sang et le futur noyé au préalable je me fais crieur assez souvent pour une clef qui brille mais ne peux oublier que je représente l’écho d’un rendez-vous qui tourna mal Mes rêves ont des pensées de sable je dresse le bûcher moral où j’immolerai leur velléité en passe de résistance un cerbère de boue me renvoie la balle poèmes extraits de STRESS 9 paul-andré desbiens bercet La bougie s’étreint J’allume l’abat'/Wr de mer allant venant au gré de lune gris bateau à l’épavée Et monte et penche du côté de chez le fond ou envers des élans flux reflux j’habite dedans la coquille dehors échouée comme toi allant venant eau-force peau à pleurer l’univers de trois mâts que bouge l’impatience du noeud Mais la main se renferme cours de tous ses miracles 10 duo Un flottement de blouse glissant à sa nuit — Vois la pelouse — dit une voix qui fruit Et l’herbe s’émouille tremble un air de fuir boire Un brin de silenciel — champ de peu d’espace — pèse son air parfumé en moi virant l’axe du monde II patrick straram strange orange Filles-fleurs étrusques soleils-éclatements fruits de mer, herbes, grêles de l’orange de l’orange du rock, un crabe, du pop’ elle n’arrête pas de travailler pythonisse industrieuse le scandale effarant du village-clinique un sourire en écharpe sur un mal d’être incurable qui lui donne cette beauté déchirée qui déchire et rassure à l’image de la mitraille géologique étoilée qu’elle plaque facile sur la laque mais fallait le faire le faire bel oiseau noir et femme du manuscrit trouvé à Saragosse faite de vieille terre et de brumes de Pologne et de canicule mexicaine de Paris et de la Californie et de tant de Haut Sauterne 12 le délire allègre l’ironie et les larmes en un même clin d’oeil de lune à boire une terre plus promise jamais la radio fonctionne même toute la nuit dans le petit bungalow de la rue Olive perché haut sur l’océan bathyscaphe qu’elle remue d’étranges grouillements une tendresse dingue moulée au long du long d’un rock qui fouille nerfs et tripes ces éclats vertiges de guitare électrique au coeur des Beatties des Rolling Stones du Paul Butterfield Blues Bland du Jefferson Airpl surrealistic pillow le sommeil ce qui vive?et elle m’a fait un portrait The Doors dans de l’orange de l’orange couleur d’un perpétuel mourir où nous échangeons d’étranges oranges d’étrangers complices d’un exil à jamais la Stellouchka mon hirondelle-tournesol au long du Buffalo Springfield et de Country Joe & the Fish et des Fugs et de l’Hour Glass demain elle prendra un amant et j’attendrai au No Name Bar qu’elle surgisse une nuit hurlée-hurlante de solitude et trop d’alcool et nous rêverons ensemble de bicyclettes de l’orange de l’orange Mamas and Papas et Mothers of Invention ce qui est assez parfaitement merveilleux pour un peu de tendresse être sentimental quand le cirque fatigue puisque sans surprises et se le dire en graffiti Haut Sauterne "Strange days” tu sais de l’orange as we run from the day to a strange night of stone et peut-être je dis mal cet accord bel mais peut-être sont-ce les autres qui ne savent plus leur âme brutes hystériques et petits épiciers des mensonges acharnés à se désincarner et le bungalow de la rue Olive la Stellouchka mon hirondelle-tournesol l’orange l’orange je le dis comme Godard dit comprenne qui voudra comprenne qui voudra c’était le dit d’un paradis artificiel un coin de ciel mais moi j’y crois folk-rock à moi car tendresse jamais n’abîmera le vrai Haut Sauterne "Strange days” tu sais de l’orange .poème extrait de IRISH COFFEES AU NO NAME BAR gaétan st-pierre S’ouvre le ventre en eau De roses incendiées.Un noyé marginal rugira A ses tempes : ventouses.La terre est un incendie clos.Tous les miroirs sont les suaires d’un christ Labour de prisons droites. LE REEL EST YOGOURT ACCROC et s’opère de préférence dans le VENTRICULE gauchiste du téléphone à froid.IL FAUT IMAGINER UNE CITROUILLE RADIO-ACTIVE HEUREUSE.# f!.* ^ l * ".17 micbel beaulieu 5 pour marie-jrancine hébert la ville aux entrailles tresse ses tresses étage par étage la brique le métal on se lance des poutrelles de l’un à l’autre elles dirigent si peu la saccade du sang il cogne aux tempes codéine au plus vite nourrit la main si elle te caresse entre tes cils bruissent les feuilles elles cernent le cercle noir par où j’entre avec dans les paumes la chaleur du désir quand j’en sors — si peu de temps — la ville reprend ses droits ses poisons me tenaillent de plus en plus mais c’est emmuré qu’existant je commence de vivre dans cette ville où tu nais avec la fureur des eaux 10 je n’entends ces mots qui me couvrent les yeux dans les éclats les écailles les éclisses vibrant à la pointe des aiguilles le disque rutile dans ses musiques tu tournes avec lui sur les orteils un peu plus de 33 tours à la minute le chassé-croisé naît des doigts quand tourne sur eux l’harmonie de ton corps fauve enfoui dans sa crinière 19 je monte vers toi du plus profond du sommeil avec un je ne sais quoi d’effacé dans les yeux le temps s’échappe dans un sifflement des veines je le sais maintenant que je regarde en arrière je te regardais de loin je n’osais te parler je t’écrivais tu ne recevais jamais mes lettres d’une page et pourtant ton visage entrait en moi avec la chaleur d’une blessure je n’ai pas pitié de moi-même en me clouant à ton ombre durant trois ans je te le raconte les mains sur ton corps j’ai lu mon journal tous les matins en prenant le café pour apprendre qu’on assassine toujours dans ma ville trois ans passent aussi vite qu’une heure si l’on regarde en arrière trois ans la dernière image de ton corps brun imprimé sur la brique jaune de l’université trois ans où tant d’heures s’effacent entre les cils je te revois tu montes des eaux sur les vagues de la nuit le télescope nous emmène au plus loin dans les galaxies depuis la nébuleuse au coeur du café qui nous envahit jusqu’à l’oeil si loin porté dans ses miroirs je te désire avec la tension des ponts la fenêtre ouverte à la chaleur de l’hiver trois ans gelée dans mes os tu entends peut-être ces gammes sur le piano du silence elles vibrent jusqu’à la pointe des doigts je te trouve parmi tant dans les veines des neiges tout passe devant les yeux leurs images leurs codes qu’il faut déchiffrer avec la langueur des idoles pour en reconnaître le sens où la durée s’ennoue j’entends même les mots que tu ne dis pas tirés du plus vert du plus vert des yeux que la main offre ou se ferme sur le fruit tant de jours tant de jours il en reste si peu la pomme roule en deux sous le couperet l’échapper détend la main on rit du trop plein je te trouve derrière les décors bien rangés des jours nous marchons à contre-vent dans les avenues rue Sainte-Famille une borne coule par ses brèches qu’importe cela si tu vibres devant moi du plus loin au geste accompli se tend un fil à peine il suffit parfois de le couper devant les yeux pour qu’intacte ma main touche à ton visage si tu ne le portais au fond des paumes l’empire des songes te le tracerais pour la reconnaissance des signes jusqu’aux limites de l’espace qui ne suffit pas rue Sainte-Famille à nous prendre en ses tenailles roger des roches il y a des milliers de fourrures peintes à nos corps mains de terre paument ouvertes aux cuirs de la folie parfum du lin ces léopards en lits bruns il y a des milliers de bouches avides dans l’azur les flambeaux du vide fouillent le vent et le bruit lancine de très vagues messieurs attrapent l’exotique par la langue et s’élèvent au ciel dans des pelvis cosmiques debout devant ces images et lilas exquis lié à l’oeil souple les papilles à mon coeur qui goûtent chaleur et chanvre apparences lactées de vols si haut de flammes qui lèchent le dessous de nos pieds les sangs sont dans ces herbes grises que le vent ne plie pas les princes d’eau ont grand ouvert leurs yeux de marbre conquérants de fourrure avalé la salive avalé la salive selon la faim pointent vers le doigt de lait tous les murmures de carton les pleurs du coton la gueule-arcade de soie nous sommes pris dans l’encens du corps la croix n’a plus de temps sur une jambe ou sur l’autre je regarde la neige tomber sur nos têtes pointent les doigts de miel captent l’éjaculation des sténos-plastiques des anges d’air des moteurs de gauche je suis pris dans l’encens de ton corps les mouvements labiaux ont des ombres réminiscence à l’odorat au bout de l’aile sur une jambe ou sur l’autre la neige fond en tombant sur mes têtes de beaux ports de mer accouchent lentement d’un soufre gris sur ta langue-Nietzsche les mouettes étranges virent à l’or où les débuts sont si rares si frais leurs gorges en paillettes ouvertes sur des cages végétales parlent d’elles-mêmes en mots de micas mais j’entends toujours l’Homme pleurer entre les bêtes là-haut il n’y a plus d’algues en Dieu 25 guidons gris que l’épais étrange costume ici en riant drapeau vert disant l’amer et cadence redoublée sur les mécaniques douces médailles molles qui s’ouvrent sur l’azur et le bruit qu’elles y font médailles molles que j’étends sur la mer et le bruit que j’y fais médailles molles et ton ventre oublie la nuit l’oeil dans le ruisseau est le dictame de la boue mais tes seins sont porteurs du cri les plumes et le cuir sous la chair sous les lèvres pommadent les vertiges la pensée et le sang 26 garnier poulin ce qui reste L’océan prisonnier derrière les yeux farouches L’épave du nez Quelques mots griffonnés à l’horizon Avec le tison mort du regret La liberté ouverte avec les pinces L’araignée prise dans le fil de la pensée Le jeu de cartes des sentiments La dame de coeur coupée en quatre Avec les ciseaux mal aiguisés des manières Sur la table une tache de sang Les débris encore fumant dans le cendrier de la colère Ce qui reste de la fleur à la boutonnière Du parfum qui a fait explosion Sous l’allumette du respir Ce qui reste de l’habit du bonheur fait sur mesure Des tranches du coeur déposées sur l’assiette Ce qui reste de la maison Construite avec la chair et les os De la fête des saisons La grande oreille du ciel bouchée par la cire de la nuit Les cris perdus le geste stérile des feuilles Le cure-dent du soleil déjà rougi par les gencives Et détruit sous le pied du sommeil Avant de se rendre au tympan bleu azur 27 chef-d’oeuvre Dans les caves inaccessibles Des matins d’explosion La cuisse Obsédante et bénite Sur une chaise de pâte dorée Et partout les huîtres Respirent les dents serrées vendredi La tristesse porte une grande queue derrière moi.Je joue des yeux.Je joue des pattes.Je me plante une couverte sur la tête et me laisse pousser les cheveux.Je change de sexe sous la queue.L’ombre est salée.La tristesse pond des oeufs.Me voilà serveuse Je collectionne les bruits.Je les asseois aux tables et ils chantent.Et je me cache aux quatre coins pour ne rien entendre.Les coins sont nus.Me voilà muette Je perce des trous dans les coins sous la queue.Je passe la tête sous le sexe.Je joue des pattes.Je joue des yeux.Je glisse la langue sur le ciel.Me voilà coupée en deux marcel hébert le soliterre caresse ses oeufs de livraison à domicile oeuf oeuf oeuf- oeuf oeuf oeuf oeuf arbre ou téléphone même encre à jeter après usage a F?30 POÉSIE / HEXAGONE NOUVELLES ORIENTATIONS ALCHIMIE DU CORPS 1.50 juan garda L’IL D’ELLE 2.50 lorenzo morin MANIFESTE INFRA 2.50 suivi des EMISSIONS PARALLELES daude péloquin COLLECTION RETROSPECTIVES POEMES ( LES ILES DE LA NUIT / RIVAGES DE L’HOMME / L’ETOILE POURPRE ) 3.75 alain grandbois L’AGE DE LA PAROLE (poèmes 1949-1960) 3.75 roland giguère COMME EAU RETENUE (poèmes 1954-1963) 3.75 jean-guy pilon DOMAINE DE LA CHANSON POEMES ET CHANSONS ( 1 ) 2.00 georges dor GILLES VIGNEAULT (essai) 3.50 aline robitaille BULLETIN D’ABONNEMENT nom : adresse : ville : abonnement (6 numéros) : 3.veuillez m’inscrire à partir du numéro : les herbes rouges CP.81 Station E Montréal 151 LE PATRIOTE La seule boîte typiquement québécoise SPECTACLES TOUS LES SOIRS: 9h.—¦ llh.Visitez notre salle à manger, ouverte tous les soirs jusqu’à minuit Réservations : 523-1131 jr- -F- VX) O 3Z o CO -tr- OO CTn CD U> C • rt "5 CO ISi C848 H537 ^ .1 DATE DF.RETOUR Veuillez rapporter ce volume avant ou è la dernière date ci-dessous indiquée.No 16 — "Bîbliofiches" Imprime par Les Ateliers Jacques Gaudet Liée Saint-Hyacinthe
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