Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Les herbes rouges
Éditeurs :
  • Ville Jacques-Cartier, Qué. :Les herbes rouges,1968-[1993],
  • Montréal :Les herbes rouges
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (9)

Références

Les herbes rouges, 1974, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
les herbes rouges Suzanne boudrias johanne denis gilles desjardins français girard philippe haeck céline hétu carole leblanc real paquette louise payette victor sabino claire savary pierre thériaud 21 les herbes rouges juin 1974 françois Hébert marcel Hébert abonnement (6 numéros): 3-00 les herbes rouges C.P.81 Bureau E Montréal, Québec H2T 3A5 Suzanne boudrias johanne denis gilles desjardins français girard philippe haeck céline hétu carole leblanc réal paquette Ionise payette victor sabino clahe savary pierre thériaud Une primipare jeune sans péché, sans tache héréditaire, sans trouble psychique ou hormonal, accouche dans des conditions normales, sans intervention médicale, magique ou superstitieuse, d’un.(être).Le rejeton, il est vrai, peut être dit: (ils, si le mot veut bien encore désigner cet être issu, sans conteste, du ventre maternel././ Où /./ l’appel au fils! va-t-il la déporter?en quelle région obscure à l’arrière-ban de l’espèce, si elle se lie à l’.autre va-t-il la précipiter?Et par quelle tortueuse et cruelle taxinomie pourrait-elle ensuite regagner le sol immémorial, où les femmes sont faites mères, et les mères sont femmes, et les fils sont sujets masculins singuliers et compléments naturels du nom de mère, depuis ce lit où les lois de la nature l’ont abandonnée?Une hémorragie de Sens affaiblit son cerveau, et trouble son ancienne et immédiate attache à la grammaire, la science plie sous le coup comme une religion surannée, tout l’ordre du sujet, ses mouvements, ses désirs, ses réflexes, ses projets, sa place accoutumée dans le réel, dans le monde, dans sa classe sociale, sa race, son temps, son procès, son miroir, ses proches, toute la machinerie régulière est grippée, l’immense appareil des contacts est déboussolé, non point par quelque accident mécanique, mais de façon inquiétante par une invisible désarticulation des composantes au niveau le plus secret, un éclatement des alliances les plus anciennes et les plus vénérables, i tout ce qui était joint est disjoint, la jonction ne se pense plus sans hasard, et ! Hélène Cixous Du désir de c^acune najt je texte.Il (le texte diffé-chacun rencié) s’insère dans le grouillement des tensions collectives.Par l’entre-lecture se mue, s’avance l’écriture.Qu’il le veuille ou non, le texte se collectivise.Par ce jeu, le champ de la conscience s’élargit, la censure s’écarte, le désir re-mue et le plaisir se meut en des formes nouvelles.L’écriture n’est pas loin du travestissement, de la révolution; la légèreté de l’écriture ne doit pas vous tromper: elle, presque seule, permet certaines fêtes où le plaisir et la folie cessent d’être confinés dans l’utopie.Suzanne boudrias, Johanne denis, gilles desjardins, françois girard, philippe haeck, céline hétu, carole leblanc, réal paquette, louise payette, victor sabino, claire savary, pierre thériaud Suzanne boudrias LIMITE parce qu’obligatoire, imposé, d’avance juridique parce que mon astreinte devient ambiguïté à mesure que ma torture augmente et l’augmentation parallèle à l’assimilation est aisée lorsqu’on parle de centennaires hermétiques.L’évolution en est d’autant plus saccadé: mon reclus écluse écus-même devient vide de tout animal dominique aqueux.,.la vague à l’eau flotte dans l’ambivalence, au choeur de l’Indien, et, mille soupirs, du mien. Je suis poussée vers le bleuâtre du colon d’Inde motorisé, pressée de toutes parts par ces cochons pluriels, de ces paramécies à la queue pittoresque d’amibe saignant, d’où l’impact de la limite et de la majuscule.d’où la sottise et le jeu éclos de la dynastie PERDUE j’implorais hier le pied de la grue de me percer un trou: aussi peu qu’un vagin parce que mon cutannée en venait à céder le pied à la spontanéité.CE FUT COMME ET POMMES PLATES Ce fut comme et pommes plates Ce fut comme et pommes plates ce fut le aussi loin qu’Egée ce fut le fil de l’explosion botanique l’indentification cruelle.Le reste est forcéfaire, en morse; comme un cramoisi en pot vert, prêt à éclore Le lit téral en est mélancolie, une fois terminé l’expédition fastueuse de la farce.en référence aux cochons pluriels, la marée fut prolifique et stérile; enfin celle que je rénumère la panique prend part à ces jeux de pied et pense un compromi soleil et sommeil ce fut doux, pour ne pas dire pluvieux.Mon textuel s’amincit ainsi, pour dire, au profit de l’espace.et le couteau qui influence de plus en plus les gestes, aussi pesants qu’ils ne le seront jamais j’y songe, sérieusement et pour l’amour en déclenchant le inconsidéré du bleu lunaire, je me récalcitrai fortuitement à l’avance johanne denis (Shéhérazade) tasse de thé.salons cacophoniques grimaces hirsutes paroles pincées musique silencieuse oreilles tendues cri étouffé J’étouffe! dehors la neige tranquillement tapisse les murs de ma fenêtre l’oiseau ne crie ni ne boit ni ne mord ni.froissement inconscient des esprits troublés discussions effervescentes sur "l’utilité ou l’inutilité des bulbes à canon sous-développés’’ la boisson bleue qui coule de nos narines comme un reflux menstruel nerveux qui dégoutte vers la mort lentement s’expérimente et se déçoit pipe pénis de vierge castrée femme de gorge le rire éclate soutien mon verbe éclate (je tiens sa gorge sous mon sein) les mots s’enlignent et le fil ténu de l’écriture se perd dans un abri qui frise la logique et on s’intellectualise et on s’assoit sur son cul et on pense (sublimation) le pourquoi une déception "et se perdre est le plaisir’’ rejet déjà les plaines au loin happent le soleil la fumée consume mes poumons (mes poumons consument la fumée) les yeux pleurent quand on leur dit qu’ils ont vieilli l’homme rit et (la) femme ne peut que s (e d) ébattre dans un bain de mousse anti-dérapant les oiseaux (les fleurs les abeilles) pissent sur la nature et alors tout recommence:Pourquoi?mes ongles pètent je me détruis je me nuis je me nie la facilité défait le jeu le jeu implique la fiction le monde ne se détruit pas par des mots mais par des gestes par des cris MAIS VOILA QU’IL N’Y A ENCORE QUE DES MOTS.je me tais ne fait pas plus de mal que de bien de cet univers fantasque où tout etc.alors on en vient à sans souvent souvent se mettre à et puis se mettre à haïr mais pourquoi et mais sans savoir comment lopier d’opinion et d’oreille bien entendues licoutis beau regard belle tête bonne balle douce cible gicleur d’ananas à tranchant, double pas de date parce que ce que ce que ce que je dis ne se date pas ne se fige pas les fourmis de l’incontrôlable troublent l’apaisement de mon sommeil comme un évier qui se dilate qui respire qui vomit l’apaisement de mon sommeil trouble l’apaisement de mon esprit.Des bribes vous n’aurez que des bribes.Un lit grand grand comme un ventre ouvert un lit comme mort.Un trou béat comme une chatte en chaleur, parler écrirepensercrierconfondrerejeteranéan tirmourir pas de moi pas de toi qu’une lettre et des mots qu’un échec qu’une absence qu’un vide une corruption qu’un vice le sommeil de mes fourmis galope sur mon front les cerises ne sont déjà plus rouges voilà qu’elles tachent.et puis le lecteur ferme les yeux il pose ses lunettes et s’endort et les mots imprimés là deviennent de petits nuages blancs obscurs innocents lointains gilles desjardins silence/ /et si dense que s’y coupe/ que syncope/ /s’y comprime /étouffe et s’efface que s’y résume/ que différentiel/ qui de stridence/ /l’exentiel /d’écrit s’insinue s’immisce surtout s’yglisse s’ygloue /rupture et s’ylence et le glyphe qui s’ygreffe et s’ygraphe et s’imprime et s’imprègne ou explose et s’expose le corps rétinien à vif et avide pagineux et poreux qui se meut et s’émeut philosophe ami de soph(i) a de sa geste saga sagace qui s’agathe vierge et martyre, pierre clitorique et idienne sauvage comédienne si licieuse s’incruste à la surface dans l’instance du désir courant continu, référentiel, différentiel qu’on texte turgescent, turbulent, tubuleux et brûlant tourbeux en champ chromatique blanc THX 1138 / space opéra sous aspect d’aseptisme et de science fection se tisse sous terre mythe et mystère grammes-mères corps mutatoires azimut espace et tout trajectoriel en tous sens de traversées au fil de la nuit le jour verbeux et profane titube et s’efface la réverbalité diffuse le nuitatif les clignements d’une pulsion lumineuse morcellent le bruissement jazzique effare la rue le blues atténue la nuit hurlements mythogènes et se consume l’essentiel dans l’ocre chaud inversion vitique et tative femelle de rut l’iris se feutre et s’assombrit pregnance rétine désirante négatif l’opacité du regard vithique filtre le courant ici: la pureté du x l’exentiel transcende mais tout en est transmutatoire françois girard sexe fou d’un crescendo ainsi va ma main réjouie d’encre (bleuit peut-être) la gamme de certains mots colle à mes doigts curieux faire ressortir le sous-texte de cette bachusserie brumeuse de blancs alcools balbutiements sombre et pleine de relents inflammables cave sombre de pierre papier gommé de mots gomme battements boula boula obscéni(li)té "heure tournes-tu à l’enfance don(c) boire d’âme aime si ça du bon sang’’ des gouttelettes grises dans mon miroir ainsi vie la va de gauche à droite (parfois pourtant va la vie de droite à gauche elle va en anglais (preuve de mon assimilation inconsciente maintenant) pardon spontanément "excuse me" crispations ici// souligne (deux points) incapacité de faire douleurs sue jy sue autant que /y suis et un // plus /essuie plus jy sue )ou traire le con( LUTTE écrier jémir dans la peau incruster à jamais au centre de tous ces barbouillages cette affirmation mon ENFIN POUVOIR* sou sou(s) sou(s) (s) sou(s)(s)(s) ligné JOUIR** *EN FRANÇAIS dans le texte ventres gonflés surgissant fortissimo épée levée gloussements glauques crachat et engloutissement des colonisateurs ahuris battements éternels de(s) (nos) coeurs VIOLENCE rouges de sang toutes révolution part du sombre et du suant pour atteindre les fronts ensoleillés (ça peut être long) faire ressortir le sous-texte après la révolution houla houla je marche librement comme j’écris des barbots les piastres ne me mordent pas la cuisse je bande même bois mon fils philippe haeck i la jeune femme qui ouvre les yeux je ne sais pas quoi en faire quoi lui écrire y a-t-il encore des lettres d’amour dans les sacs postaux le p et le h sont-elles mes lettres ou plutôt le f et le è des étudiantes des étudiants forcent leurs enseignants à partager les ouvriers sortent de l’usine le système fonctionne encore on a prévu pour ces ouvriers des téléromans qu’ils apprennent à mimer une jeune femme enseigne la philosophie comme on ne savait plus le faire merveilleux lapsus de nos lèvres fatiguées des maux anciens la mer est ici il sentait alors un picotement sur tout son corps 2 il ne sert à rien de montrer le dessin d’un être asexué enceint d’un livre avec les lettres de la sublimation sur le pénis cela ne ferait que produire un rire qui ne pourrait que brouiller les textes difficiles de nos désirs je ne ris pas beaucoup quand il s’agit de remplacer les discours qui nous oppressent par des écritures chargées de notre vie à inventer des femmes et des hommes écrivent en silence toute rage contenue leurs yeux sont vides il n’y a que la rage de l’expression ce fou rire cette tris- tesse folle d’être ensemble à nous lire à nous écouter l’arc des lèvres rouges et la fossette du menton frémissaient comme ceux de sa soeur quand elle était contente ou troublée céline hétu ce que ma plume voudrait écrire ne concerne aucunement 1 écrivain il n est que 1 objeu putréfaction anonyme de mots exit de la sortie littéraire quelle connerie le drapeau québécois mangeant des nuages sur le top de la BOURSE je ne suis pas paralysée je n ai point le cerveau en plote je n image que rien je suis pourquoi plus un renvoyage de mots to be or not t fuck ça ne changera rien au problème s il n y a plus de blanc linguistique ville aymard blues band amen parle d octobre en février octobre en anus il faut un malheur en bordel dans le coin gauche __________________________________________________là ti kit à plume le favori des inconscients d au tre part c est à dire dans le coin droit in the bright side- joe 1 écrivain à poil shutt le combat commence le silence ment merde splachchch un instant s v p un crachat d organe sensoriel vien de jail lir de ti kit la plume son adversaire n en crè vera pas non ça ne pogne pus u en séchera le trou loose la putain de plume asexuée non com bat nul pour ne pas être volontaire redremne m suov ça vous en bloque un coin hein herst formi dable cet enlèvement dire que les gens se sont tués pour des vivres minute le pape per favor ce né pas Itemps de me garocher les potts sans fleurs toud suite mon si heure yeck laissez moé m écri re pour en revenir à mon héliscoptère ha trop tard elle est passée pas d image donc d ail leurs pour procéder par abstraction chergil il fau drait m abstraire impossible 1 écrivain est 1 objet kitch entre les mains du texte revoici mon héliscoptère qui franchit le mur des mots terre promise je n écris pas je suis écrit tu ne me lis pas tu m absorbes me bois même que j en lève tes pantoufles de bourgeois oui car tout lec teur est bourgeois bourgeon tu ouvriras si tu crois que ma toile ne sera tissée que d un seul fils corde à linge de mots pleine corde à danser de mots liée mais cordemot pendaison verbiale bon c est assez pour aujourd hui (vu 1 impor tance de me situer texte dans le temps si j étais parole et toi éternité nos enfants seraient néant (((hanté))) ) le texte ne finira pas en queue de poison puisqu il ne finira pas la plume étant maintenant en vous carole leblanc OBSERVATION Accoté sur le sein de Quatherine, un piéton reluque une cuisse d’où sortent plusieurs parfums fermiers.Activité contemporaine groupant la race saine de Laurent où flottent plusieurs épaves.( aucun plagiat ne réclame mon implication sur la liste de Réal ) libre ton pour chacun INTEGRATION L’actualité m’excluera de son horaire pollué si d’est en ouest j’ai tremblé à l’indice du rejet.Toute marque de réprobation affiche un brassard.Mon environnement embauche une écriture d’action.Le suffixe répété offre son influence qui torture ma nationalité.un langage franc et aisé dressera sa verticale ERUPTION L’encre va prochainement mouiller la page ci-dessus.conclusion des sentiments en présence Je frissonne.Les nerfs de ma diction se trémoussent, palpitations Ca se joint au mouvement.Tout texte façonne son jet.LICTION A travers le bain de rue, je devine quelques salutations fictives où la linguistique se manifeste.D’écoeurants idéaux logiques portent leur croix et l’idiome français s’isole de sa gang d’estropiés.L’enfermement du thématique remet l’écriture au globe.Ecrire répand son audace devant l’anéantissement de son immeuble malsain.Au profit de jouissances dispersant toute restriction, la masse, dure, bat le pion. EXPLICATION Cet organisme de mots justifie sa rupture sur mon indécision.Le hasard de tout affolement enduit de vivacité ces commentaires d’action.Mon bâtiment de phrases agit par rancune et antipathie envers votre chercheur de définitions.DESTRUCTION Par observation, l’intégration s’accapare du peuple qui force l’éruption de sa révolution.Au zénith, la fiction amplifie sa rotation et dirige son axe en haute et droite ligne.Afin d’ancrer l’oubli de l’exp(l)i(c)ation de nos prédécesseurs, la fermeté nous pilote et précise son engagement à la destruction des six thèmes réal paquette tant pis pour toé les abat-jour sont d’immenses casiers à glace d’où émergent des cubes pour le yéti contesté amèrement par baubé or déchaussant ses patins à quatre lames mal aiguisées on passe une mauvaise période est-ce le pinacle des élucubrations de la sorcière ou l’orgasme lorsqu’elle se promène sur ce long balai poilu ou est-ce seulement une erreur de calcul du pirate qui a perdu la boule peut-être plaît-il on tente d’extraire l’iris transplanté des orteils à l’oreille c’est légitime c’est utile puisque c’est beau une vieille fille assise les jambes ouvertes attend le prince noir qui mettra de l’eau dans son vin qui daignera lui faire la cour ne serait-ce qu’une basse cour qui s’y frotte s’y pique tant pis pour toé le funambule se promène sur du barbelé il a des démangeaisons il se prend peut-être pour un fakir en vacances il saigne les érables coulent il a pleuré des larmes il pissera moins être se peut il dégringole sournoisement c’est l’homme-canon c’est adler c’est wright c’est son droit l’autre le prend au filet belle pièce de collection c’est un arborigène déserteur un arborigène d’une espèce rare un oiseau tombé du nid par le chat fut surpris und wer froh ist ein konic tant pis pour toé au guatemala c’est la guerre des vers on est mal armé on se répond par des bavures de stylos biques les mains des hommes ne servent plus au coton elles étranglent des cadavres se décomposent sur les trottoirs de la sixième avenue des bretons se mettent de la partie dios mio libertad egalidad fraternidad dans l’cul c'est précisément l’endroit où on se donne des coups de pied et des pieds de nez terre de feu feu enrique gonzales garcia le silence de l’indien est présent le cri de l’enfant est effrayant le diable est dans la danse qu’on fasse taire le feu c’est la vie peut-être ou c’est la mort plaît-il le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point tant pis pour toé la philosophie me pue au nez est-ce à cause de la fécalité de décartes qui a perdu la map de bataille ce héros triste qui cherche encore la femme idéale de freud ce lapusogien ambulant de foucauld le fou du roi je pense donc je fuis papa a toujours raison la raison du plus fort est toujours la meilleure nous l’allons montrer tout à l’heure les grandes pensées ne viennent que de la raison foutaise > tout n’est que mensonge c’est une gang de drop-out y sont fuckés ben raide mais le spectacle continue tant pis pour toé louise payette le devenir se conditionne eau laissez-aller, sur un épanchement du noir, d’entre les fils cérébraux l’élévation de l’être dans un agglomérat de quelques huit millions d’érables qui subissent une régression du pourcentage de pousses ne se fait pas il faut parler pour ne pas attirer l’autre ON s’étouffe dans le National Dream de fer - il se peut qu’un oxygène parvienne (fuyant) à la transpiration dans la nervure maîtresse courant d’un le à l’autre.C’EST FINI l’énonciation de l’idée ne se rend plus en anapeste — le travesti est mort vive.— une mode qui passe, vous dis-je CROIT-ON une tradition dans un si minuscule enclos ce Je là sera le premier l’avenir existe derrière le mur de briques qui sont fausses d’ailleurs la structure coule, le ménage se fait ici, aujourd’hui syntagmatique, dans mon dictionnaire nulle part L’explication de ce qui existe est impossible il n’y a que ce qu’il y a IT’S AS PLAIN AS THE NOSE ON YOUR FACE la voix se réveille, ou ne s’endort pas bref la luminosité se cherche sur la route de deux certaines rues de la ville seront sanglantes une passion étrangle le linguiste en Je un grand R pour la circonstance était proposé pour y appuyer la dialectique de l’écriture inconsciente.— mais oublie-le. victor sabino mixtureméconnaissablecrachée soufflée mécaniquemâchée 5 représente a stupide obéissance 4- représente d révolte je n’écrirais que pour les morts vertu — misère enchevêtrement sans retour de personnages; et s’il leur prenait l’envie de revenir et de nous assassiner, tous de quoi serais-je donc capable?d’une espèce d’hébétude la littérature se crée à partir de la littérature (todorov) existence embryonnaire, saillie du ça face à nous par rapport à l’existence comme instruction pompeuse balancer les paons, corps vidés vivement attitude devant l’objet: le livre n’appartient pas à un genre mais à la littérature association écriture-langage-image dans un parler solide contre la répression paternaliste; la langue imagée et ses figures rythmiques le particularisme littéraire, supposent l’affranchissement de tout individu (dans sa langue à lui) de la multiplicité des littératures nationales et locales une littérature mondiale (marx) pour qui naît aire faire appel à la solidarité révolutionn du prolétariat; bien que l’ouvrier québécois ne c rêve pas de faim cette matérialité ne peut être supprimée dans son engagement il ne s’agit plus de suivre l’existence absurde sans la transformer le est entre les mains bourre analogie papillotante pour le savoir des philosophes parcimonieux (technocrates exigent eux-aussi leur admission au pouvoir la sollicitation devient // e fictif l’effectif de cette critique est celui-ci la litt.subversive est lue par les fils de bourgeois et de ptts bourgeois ce papotage paradisiaque, préoccupations prétention bureaucratique se voulant scientifique active se répan d comme le dépla ce ment de la limousine au bateau ce labyrin the n’était qu’une adaptation de l’ancien, sans grande originalité, seulement plus étendu et plus hygiénique (l’amélan-chier) une partie du plan cher a été démolie bizarrement payer pour voyager les vases prennent un caractère sacré, ils sont devenus lieu de déplacement je monte; renversement de véhicules motorisés, autant de protestations contre toute dictature visuellement c’est poche le p’tit québec aux québécois ou viens téter kraft METAPHORE: fortifier l’argument aussi bien qu’ embellir la description - histoire extraordin aire analyse du doute, chercheuse de trésor, ramas-seuse de textes victime des feux-follets douloureuse nerveuse instabilité qui me hante la structure s’entortille à te saisir façonnement de textes nouveaux suppo sèment dirigés vers la li bération de la masse la révolution s’effectue à partir d’un langage clair et précis du journal des vedettes à un fertilisant itinér aire révéler une réalité littéraire "artistique” globale un trav.de l’écriture pour une révolution sociale - existence embryonnaire - enfante pour maintenir une r/évolution claire savary Du mal aisé d’élire l’écriture.Du malaise délire l’écriture.Du malaise de lire l’écrit.Du malaise délivre les cris.Au bord du sens, vit une mer morte à morceler.Une pluie déteinte de textes gifle la surface houleuse d’esprits morses amnésiques amorphes déchiffreurs enchifrenés à la destinée encore nébuleuse héritiers insoupçonnés de la mer maintenant amorcée au risque de se retrouver en lambeaux sur les deux rives d’un miroir symptomatique (guetter les cinq tomes) .en quête d’un mal-aisé à réfléchir -insensé à cacher.Mon corps se remémore l’histoire sénile et délébile d’un nomade amateur de sens dessus dessous du texte qui rencontra, cousue sur sa monture-lecture, une hyène qui disparut dans la raie de l’appât.Mais que le sens y soit ou non, la sensation reste en suspens.Pendre sa jalousie pour un autre-Dépendre des mots qu’on insinue. Reprendre la lecture rassurante du docteur qui rechute.1- INDICE terre déjà aterrée de se situer par rapport à moi moi enfin déterrée du bourbier des signifiés enfin perturbée des vents dépollués d’une atmosphère dite textuelle mais encore assaillie et troublée par les nervures de sens de la marée sanguine destinée à survivre au.2- CONFUSION JE perds l’essence du sang JE perds la sphère des mots nolisés JE décode JE détes(x)te JE détecte 3-DANGER mensonge de l’anti-contexte établi: contraindre le sens résigner ses désirs frustrer le texte résilier son écriture envier la consanguinité lover son agression envelopper son affection 4-ETAT dés affection sous-alimentée manque d’abus mal hermétique 5-DONC L’ordre abdique La bile s’inquiète La nuque se libère Le coeur se débat Le ventre grogne L’ongle se défend La fente se fait femme Et la femme hérite du sens.Elle s’enivre d’un venin vivifiant.Elle ét(r)eint l’in signifiant.Elle le happe.Elle le hante.Et de culminance en culminé de crête en creux de sueur en sécrétion de coeur en nausée de pacte en divorce de fil en file en fils enfin: La femme s’enfante_______________ L’hyène apparaît sous dix parures immenses. pierre thériaud mamelle à coup sûr la coupure demeure signifiante entre et ferme l’orange puis Babylone en femme de gamme dessine l’angle unique quand soudain résistant à tout vent, rageant elle leva l’encre sur une mer linéaire, l’écume à la bouche le ventre gonflé, défiant affirmation du vert circonscrit des remous éclatants a-mère et mûre pour l’adoption trilogie textuelle elle se laisse descendre la marée monte les veines éclatent une larme coule en rouge-lait et le rêve l’attente désespérée au milieu de couleurs le centre visé le but atteint.prétexe au silence : texte hors-contexte tape, inscrit, remplit puis vint l’éléphant-chat le maître l’élève et enfin un éléphant et un chat cent fois en autant de nuits au réveil, la panique la plume défile, foudroie la main annule la censure s’exerce la page s’emplit et le cauchemar apparaît là-bas des montagnes de nuages pendant cette promenade nocturne je est matricide je tue je s’oriente construis une ville oleine de balises lumineuses 1 sans voie lactée; rentre chez lui puis il replonge somnole ALORS TOUT BOUGE TOUT REFLETE TOUT S’INVERSE ET SURTOUT EN BLANC SUR NOIR TOUS CEUX QUI SONT VOIES GRISES POUR CONVERTIR UN EN UNE DEUX et le vagissement de la neutralité se fait entendre le coq chante la mère présente Ecriture et enseignement.Il ne faut pas croire que les textes que vous venez de lire sont le fait decrivains «patentés»; ce sont les textes d’étudiantes et d’étudiants de cégep avec qui j’ai travaillé d’une façon plus intense pendant deux ou trois mois: chacun lisait les textes des autres, taisait ses commentaires, puis chacun retravaillait ses textes jusqu’à ce que le groupe ait jugé qu’ils offraient quelque chose de solide aux lecteurs.Ce travail avait commencé dans un cours de roman français contemporain (trois textes à l’étude: La mise à mort d’Aragon, Histoire de Claude Simon, Neutre d’Hélène Cixous) où je demandais aux étudiants de produire des «fictions critiques» au lieu des exercices scolaires habituels (explication de texte ou dissertation).Une fiction critique ça voulait dire un texte qui soit écrit (pas un discours avec des a, b, c) et qui tente en même temps d’aborder une question théorique: j’invitais les étudiantes et les étudiants à traiter toujours une même question afin que peu à peu ils voient la solùtion à travers leur propre production textuelle.Un tel travail amène à considérer la lecture d’un tout autre point de vue: je ne lis plus pour expliquer la pensée ou le style de l’auteur mais pour trouver mon écriture, l’écriture dont nous avons besoin aujourd’hui.Les textes des autres ne sont que des objets qui alimentent ma réflexion sur les questions qui m’inquiètent: d’où vient telle écriture?où va-t-elle?Les oeuvres passées ne demandent pas d’être commentées: elles invitent chacun à faire son oeuvre — La poésie doit être faite par tous.Non par un.—.Une telle expérience montre que le mot de Ducasse n’est pas utopique; écrire est un travail qui s’apprend: les textes de ce numéro se comparent aisément à la plupart de ceux produits par les écrivains officiels.Cette pratique de l’écriture est peut-être le meilleur moyen de faire aimer la lecture car elle n’est plus cette activité gratuite et rêveuse qui aide à fuir le monde mais un acte intéressé et transformateur qui fouille le langage (le langage, fiction, découpe le monde ).Ecrire est un acte critique sinon il n’est que la reproduction fade des idées dominantes.Un enseignement de la littérature qui ne conduit pas à une prati- que de l’écriture est un faux enseignement: il cache tous les dessous de la langue, toute la jouissance de forcer le désir au travers des mots.Un tel enseignement fait de l’étudiant le pauvre glossateur qui n’a rien à écrire, qui doit se contenter de chercher ce que voulait dire le «grand auteur».C’est contre un tel (en)saignement que la publication de ces textes d’étudiantes et d’étudiants lutte.juin 1974 Philippe Haeck les herbes rouges 1 claude dansereau, jacques ferron, jean-paul filion, maryse grandbois, louis-philippe hébert, marcel Hébert, andré major, lorenzo morin 2 michel beaulieu, andré cassagne, paul-andré desbiens, roger des roches, marcel hébert, gilbert langevin, garnier poulin, gaétan st-pierre, patrick straram 3 nicole brossard, roger des roches, roland giguère, alain horic, fernande saint-martin, gaétan st-pierre, françois tourigny 4 jacques brault, andré cassagne, paul chamberland, cécile cloutier, jean-yves collette, roger des roches, lucien francoeur, huguette gaulin, louis geoffroy, gilles groulx, marie-josée mason, gaston miron, robert montplaisir, françois tourigny 5 sauterelle dans jouet de marcel hébert 6 michel beaulieu, françois charron, roger des roches, lucien francoeur, juan garcia, paul-marie lapointe, lue racine, bernard tanguay 7 une seconde dans la profondeur des microbes d’andré cassagne 8 les problèmes du cinématographe de roger des roches 9 claude beausoleil, gérald godin, philippe haeck, claude haeffely, andré lamarre, andré roy, françois tourigny, denis vanier, yolande villemaire 10 snack bar de lucien francoeur 11 n’importe qu’elle page d’andré roy 12 projet d’écriture pour l’été ’76 de françois charron 13 la traversée/le regard d’andré lamarre 14 poèmes de gilles groulx 15 SPACE-OPERA (sur-exposition) de roger des roches 16 4 x 4 - de patnck straram 4x4 ^ 17 le clitoris de la fée des étoiles de denis vanier 18 nattes de philippe haeck 19 françois charron, robert deschamps, madeleine gagnon, michel garneau, andré gervais, gilles hénault, renaud long-champs, pierre manseau, josé mendez, Suzanne normand, jean saint-charles 20 ças de normand de bellefeuille imprimé chez ginette nault : îîlviK! . 4 fil
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.