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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
samedi 17 octobre 1908
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1908-10-17, Collections de BAnQ.

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[" CIRCULATION TOTAL DE LA SEMAIX* n PREMIERE SECTION PAGES 1 à 8 DEU X (JEM I S4ME AX X EE\u2014N0 295 MONTREAL.SAMEDI 17 OCTOBRE 1908 I m m Krr-.sjrT-W Ë X ¦ ¦! /, / \\ \\ È \\ \\ LA PRESSE SAMEDI 17 OCTOBRE 1908 tFli *1 11 I lllllllll m m 239e Concours delà'Presse' LA FEE DES ROCHES ¦ ÛRISES gulte '\t| I- N 4 t X G I NOS ORGUES On a ft*té, l'autre soir, 7 octobre, de façon charmante, au \"Viger'\u2019, le ju-bilft musical\u20141858-1908\u2014de M.R.O Pelletier, l'excellent organiste de la cathédrale de Montréal.Or, sait-on vraiment toute la valeur de la musique d'église, ce qu\u2019est la mission de l\u2019orgue ?L\u2019homme, disions-nous ici même (samedi, S octobre) en parlant de \"La cloche de nos églises\u201d, l\u2019homme, ro! de la création, est naturellement son premier chantre.Que si, scion le mot des Ecritures, \"les deux et la terre chantent la gloire de Dieu\u2019\u2019, l'homme, le premier, le doit.Mais, ajoutions-nous, sa voix est faible souvent ?Eh ! bien alors, qu\u2019il emprunte les forces de la matière, qu'il les façonne, qu'il les anime,qu'il leur donne, il le faut, l'expression, le gentiment et la vie, et, superbement, la matière chantera pour lui ! C\u2019est ce qui arrive : au dehors de nos églises, nous avons nos cloches, au dedans, c\u2019est lorguc.\u201cAu dehors, disait le Père Montsabré, c\u2019est la cloche de bronze ou d\u2019airain, dont les timbres fondus ensemble et diverse ment ébranlés, murmurent, autour d\u2019une note principale, comme une Infinité de sons, ressemblant aux murmures de la nature qu'on percevrait en un seul bruit.Au dedans de nos temples, c'est l'orgue, instrument multiple dont les sons distincts se produisent harmonieux et se marient selon les lois extraites \u20ace l\u2019ordre même de la musique universelle\u201d.Une multitude de voix sortent l\u2019une après l\u2019autre\u2014ou toutes ensemble\u2014du vaste sein de l'orgue ; on n'y entend pas, on n\u2019y doit pas entendre, de ces sons qui se passionnent sous la main frémissante d\u2019un artiste pour enfiévrer les sens ; mais combien de bruits mystérieux ; de voix fortes ou tendres, solennelles ou charmantes : sourds grondements de l'orage, mugissements de la tempête, profonds soupirs des âmes ,»n peine, accents guerriers, mélodies tremblantes, cantiques célestes, choeurs angéliques, uix humaines, timbres frais, notes perlées, chansons des oiseaux_____ L'artiste chrétien ne s\u2019y trompe i as.L'orgue n\u2019est point fait pour ictte musique frivoie qui trouble le recueillement et emporte dans un torrent de distractions vulgaires.L orgue ne se prête j)as à ces compositions sensuelles, énervantes, presque lascives, qui éveillent des prtslons qu'É^ l\u2019église au moins et devant le tabernacle 11 faut laisser dormir.L'orgue enfin répugne aux harmonies tourmentées qui éloignent de la pensée de Dieu.Libre à l\u2019artiste chrétien, sans doute, de donner par ailleurs aux fêtes mondaines le concours de son talent; il n'en doit apporter â l\u2019église ni l\u2019écho, ni même le souvenir.Mais sa mission est beaucoup plus haute.Il est l'âme inspirateur de l\u2019admirable instrument qu\u2019il domine de toute la hauteur de sa pensée intelligente et de son coeur aimant.Il fait du temple saint le sanctuaire du beau, de l'orgue, le porte-voix de la création, le pieux supplément de l\u2019homme, le riligieux excitateur du peuple, un écho, si c\u2019est possible, de la musique céleste.Quelle faute de goût et de sens chrétien nous commettions en demandant à l\u2019orgue et à l\u2019organiste de trahir leur office, en cherchant dans leurs auditions une distraction â des âmes ennuyées, un passe-temps p ur des heures trop longues au pied des autels, des motifs connus, regains de plaisirs mondains.Gardons pour le monde nos délicatesses et nos exigences de \"dllettan I bes.Inventorier, crocheter une église, cet exploit n\u2019est pas nu-dessus des i moyens de M.Aristide Briand.Mais dissoudre la Congrégation révolutionnaire de la Confédération générale du travail, c\u2019est une tout* autre affaire.Ces .congréganistes-là, ne comptant pas sur la justice de Dieu, ni sur les réparations de l\u2019autre vie, sont parfaitement capables de compter sur le» barricades et sur les revolvers uniquement.C\u2019est pourquoi M Clémen-ceau hésite.Hardi contre Dieu seul.Nous nous étonnons que ffersonne.parmi les politiques qui prodiguent leurs avis au gouvernement républicain, n\u2019ait conseillé à M.Clemenceau de traiter la Confédération du travail, comme M.Waldeck-Rousseau traita, il n\u2019y a pas plus de huit ans, le parti socialiste, aux applaudissements de M.Clémenceau lui-même, qui se voyait, par cette opération,rapproché du pouvoir.Ces événements sont encore dans toutes les mémoires.MM.les citoyens Millerand, Jaurès Briand et Viviani, à la tête des troupes socialistes, ne parlaient de rien, moins que de \"chambarder\u2019\u2019 la République.MM.Emile Loubet et Wal-deek-Rousseau appelèrent ces \"cham-bardeurs\u201d au pouvoir.Le camarade Millerand ne se fit point prier.Quand Commerce, M.Wa.detk-Rousseau fut célébré, dans cent journaux divers, comme le plus beau génie de la troisième République.Guérir homéopathiquement la révolution sociale ; désarmer le socialisme en l\u2019installant au pouvoir ; honorer les travailleurs en associant un de leurs chefs au gouvernement du pays.quel chef-d\u2019œuvre, quel trait de génie ! L\u2019 \u201cIndépendance belge\u201d, chez jious, se pâmais encore six mois après l\u2019événe ment.Nous eûmes, en ce temps-là, une polémique avec elle.Nous lui disions que la France payerait cher, un jour, cette défection, cette capitulation du pouvoir devant la révolution Nous ne croyions point, parole d\u2019honneur, avoir si tôt sujet de triompher! Hé, si la méthode était bonne, que M.Clébenceau ne l\u2019appllque-t-ll aujourd\u2019hui ?Que ne donne-t-il un portefeuille au citoyen Bousquet, un autre au citoyen Pataud ?Comment se fait-il que 1\u2019 \u201cIndépendance belge\" n\u2019a pas songé à indiquer cette voie au \"patron\" ?M.Waldeck-Rousseau fit défiler des drapeaux rouges devant le président Loubet.Et sa police employa la clientèle électorale des députés socialistes à assommer les catholiques qui se permettaient de manifester en faveur de la liberté des Congrégations religieuses.Il y a donc un précédent.Qui sait si un défilé des drapeaux de la Confédération devant M.Falllères ne contenterait pas et ne désarmerait pas les chefs de l\u2019instirrection ?LEUR fiLS ! ! Hélas : meme en France, où la plupart des gouvernements sont arrivés au pouvoir par la révolution, le gouvernement ne peut toujours reculer ni toujours pactiser.Le voici acculé de telle façon que, s\u2019il ne fait front, s\u2019il ne fait reculer l\u2019ennemi, 11 est perdu.Il s'agit aujourd\u2019hui de vaincre ou de mourir.La soi-disant méthode de feu Waldeck-Rousseau n'était qu'un expédient de politicien : cela saute maintenant à tous les yeux.Ce politicien a désarmé, en les gavant, quelques intellectuels entrés dans le parti socialiste comme daus la plus lucrative carrière, quelques loups d'opéra-comlqua qui offraient depuis longtemps le cou au collier.Mais il n\u2019a ni dompté ni même vaincu la révolution.Au contraire, en lui donnant la mesure de la faiblesse et de la peur du pouvoir, 11 a augmenté sa force et son audace.Les conservateurs clairvoyants s\u2019en rendent bien compte aujourd'hui.Les conservateurs clairvoyants\u2014 surtout les anticléricaux \u2014 disent tout haut que Jamais, depuis cent ans, le péril, en France, pour la société et pour la propriété; n\u2019a été si ormidable.Rien de plus vrai.Il est arrivé à tous les régimes et à tous les gouvernements de se trouver aux prises avec des émeutes politiques, voire des émeutes sociales.Mais ces émeutes n'étaient guère, y compris les plus terribles, y compris la Commune elle-même, que des accidents locaux, des espèces de congestions, bénignes ou violentes, toujours localisées soit dans un membre, soit au cerveau.La grande Révolution ne fut rien autre que la dépossession violente, par le tes\u201d.Auprès de l'orgue, c\u2019est autre jGers et à son profit, des classes di-chose qu\u2019il faut écouter, et à l\u2019orga-i r*-geantes\u2019 en\ttsmp» Que la 1\tn «« Af ?vxtvï r\\r\\r n i r-o H ti rw\\ll \\rr»1 niste, o\u2019est autre chose qu\u2019il faut de- mander.M.Octave Pelletier, le maître connu et estimé de tous, est de ceux qui comprennent cela et savent le taire comprendre.*\tE.-A.GE N'EST PAS TOUT D'ETEINDRE LES LUMIERES DU CIEL ! conquête temporaire du pouvoir par une minorité de jacobins sans scrupules.Au milieu des pires bouleversements, grâce surtout à la traditionnelle discipline de la fol catholique, 'le mal révolutionnaire n\u2019entamait guère la masse du peuple français, Ignorante, résignée ou consciemment fidèle à un devoir déal dont les générations se transmettaient le culte avec la vie.Aujourd\u2019hui, dans la plupart des villes et dans plusieurs régions agrlcolès, partout où les pionniers et les pompiers de la libre pensée sont parvenus à éteindre les lumières de la fol, la maladie révolutionnaire dissout toutes les vertus héréditaires de la nation et de la race.Des centaines de milliers de \"prolétaires\u2019\u2019, ouvriers, paysans, maîtres d\u2019école, M.F.Neuray étudie et juge avec un grand bon sens, dans le \"XXe Siè-,\t,,\t,\tj j .cle de Bruxelles\u201d, le mouvement ré- f11^8 d «uAjo\"rd h\"i ?u Ia falblesse Conseil de la Confédération - C\u2019est ldu pouvolr Pst manifeste.Il ne fait.Mais d autres, aussitôt, ont pris |pe\u201et ]e conjurer qu'en se reniant leur place.Et la discipline, dans ' j,,j_meme, qu'en défaisant son oeu-1 armée de la révolution sociale, nejVre qU\u2019en abdiquant les idées\u2019et les R est pas relâchée pour cela, tandis1 pasg(ons auxquelles 11 noit son avê-qne le nombre, la haine et la fureur nement.Il fallait commencer par des affiliée grandissaient, à vue d'oeü.|\u2022\u2022rallumer les lumières\u201d! Mais quel \u2014 Que le gouvernement dissolve la'gouvernement aura assez de clair-Oonfédération elle-n.êine.\u2014Fort bien.| voyance pour le comprendre et as-Mals sans compter qu'il est douteux soz de courage pour le dire?Nous que le gouvernement puisse, sans fai-1voyons dans les journaux parisiens re voter une loi par son Parlement, que la bourgeoisie radicale oommen-fii vacances, se porter â cette extré-jee à perdre sa eonfianee daps le sa-mité, beaucoup do bons esprits se de-jvolr-falre de M.Clémenrean.NI M.mandent si ee ne serait pas propre-iClémeneeau ni aucun gouvernement ment verser de l'huile sur le feu.ills- antichrétien ne peut rendre la santé soudre une, dix, vingt Congrégations ot la pal' à la France.Que eeei religieuses, rien de plus facile; on l\u2019a ;e-ve de l«çon aux radicaux de chez bien\u2019 vu sou,, le règne de M.Com-J^ous.\t.\t.A la campagne, en fin juillet.\u2014Une belle maison bourgeoise se détache, toute blanche, sur l\u2019écran -ombre des châtaigniers et des chênes.Parc très vert.Pièce d\u2019eau.Au loin, dans une vallée riante, fermes aux toits rouges Quatre enfants de trois à douze ans, Jouent aut our de la pièce d e u Le père, la mère, le fils aîné, assis sous lej tilleuls, causent avec le vieux curé du village, de Jacques Sylvestre, le fils d\u2019un métayer, qui vient de quitter le séminaire.M.Lamberty.\u2014 Il a raison, le supérieur! .Ce garçon-là n\u2019avait pas une mentalité sacerdotale.Je le déplorais depuis longtemps.Je m'indignais, aux vacances dernières, de sa hauteur envers les genr, du pays, de ses exigences avec ses parents, de sort déplorable orgueil.Mme Lamberty.\u2014 11 est intelligent, il aurait pu devenir un prêtre distingué.M.le curé.\u2014 Il ne sera qu'un dé classé, le malheureux enfant, un dévoyé peut-être.Moi qui cultivais sa vocation avec tant d\u2019amour, depuu ! dix ans! Quelle déception!.\tI M.Lamberty.\u2014 Intelligent, oui ; esprit facile, mais superficiel, redoutant l\u2019application, l\u2019effort.Pendant ses vacances, l'année dernière, je le surveillais de près, ce qui m\u2019était facile, puisqu'il passait prés de nous la moitié de ses journées.Eh bien! 11 n'a pas ouvert un bouquin sérieux! Mme Lamberty.\u2014 Tandis que notre fils s\u2019enfermait toute la matinée pour travailler et ne sortait jamais l'après-midi sans quelque livre sous le bras.M.le curé.\u2014 Il est vrai que tous les Jeunes gens ne ressemblent pas à votre fils, Madame.Notre cher André a toujours été le modèle des écoliers.Je suis fier de lui, mol qui fus son premier maître de latin.Enlever son premier examen avec mention, à 15 ans t/fc, cela ne se volt pas tous les Jours.André.\u2014 Oh! je n\u2019y al aucun mérite, Monsieur le curé; j'aime l\u2019étude.Mme Lamberty.\u2014 Il a toujours eu des goût^ sérieux.M.Lamberty.\u2014 Oui, mais cela dépend aussi de l\u2019éducation.Ainsi, voyez mes neveux; des têtes à l èvent! Ils sont recalés à tous leurs examens.Et ce que ça leur est égal! Parlez-leur de sports ou d,e fêtes mondaines, c'est leur affaire.Mais la vie sérieuse! M.le curé.\u2014 Ne viendront-ils pas dans leur «propriété, ces vacances ?Mme Lamberty.\u2014 Elle est au milieu des bols, leur propriété.Ma belle-sœur ne s\u2019y plait guère.M.Lamberty.\u2014 Elle préfère Royan.et Dieu sait quelle vie ils mènent là-bas ! Ils sont partis avec une bande de parents et d\u2019amîs, cinq ou six familles en tout.On a loué des villas en commun et on va perdre joyeusement un mois : excursions, pique-niques, tennis, canotage, et le Casino tous les soirs, les sauteries, les petits chevaux, rien ne manque au programme pour achever d\u2019enlever à ces jeunes fous le peu de sérieux qui leur reste.M.le curé.\u2014 Et André n\u2019a pas eu envie de rejoindre ses cousins ?M.Lamberty.\u2014 Ma belle-soeur nous !e demandait.Mais Je ne veux pas lancer mon fils dans ce tourbillon mondain.L\u2019esprit n'a rien à y gagner et le cœur a tout à y perdre.André, d\u2019ailleurs, n\u2019y tient pas.André.\u2014 Mais on m\u2019a comblé, Monsieur le curé.J'ai un cheval pour mol tout seul, et, en septembre, j'aurai mon premier permis.M.le curé.\u2014 Ah ! mon cher André, en voyant votre sagesse, je pense avec tristesse à ce pauvre Jacques, qui est Infidèle à sa vocation, précisément parce qu'il n\u2019a pas su comprendre le côté grave de (a vie.Mme Lamberty.\u2014 Un enfant que nous avons tant entouré, tant gardé, tant aidé depuis huit ans!.Nous étions tous si heureux de donner à Dieu un prêtre.M.Lamberty.\u2014 Le recrutement sacerdotal deviendra de plus en plus difficile.C\u2019est le grand péril de l\u2019Eglise de France, comme disait Mgr Bcugaud.On ne s'en Inquiète pas assez.Dans vingt ans, la moitié des paroisses rurales seront privées de culte.M.le curé qui pose son regard clair sur le visage pensif d\u2019André.\u2014 Hélas ! !es moissons sont grandes, mais tes ouvriers se font rares.C\u2019est pourtant si beau cet appel divin qui sollicite l\u2019âme enthousiaste d\u2019un jeune homme, qui lui demande de sortir du monde, de s\u2019élever au-dessus de lui-même pour suivre le Christ.Us continuent â gémir sur le triste avenir qu- prépare à la France la diminution des vocations sacerdotales.André se tait; 11 regarde la vallée lointaine, les lignes douces des collines qui se noient dans la brome vaporeuse.\u2014 M.le curé prend congé.Le père, la mère et lé fils restent seuls.André est pâle; il se lève et s\u2019approche de ses parents.\u2014Père.maman.je voudrais vous parler ce soir.Sa voix tremble et ses yeux brillent comme s\u2019ils étaient pleins de larmes.Mme Lamberty, inquiète.\u2014 Qu'as-tu, mon enfant ?André.\u2014 Ce que j\u2019ai, mère?Un grand bonheur que Je gardais pour mol tout seul, depuis si longtemps.Et je veux que vous le partagiez, ce soir.M.Lamberty, un peu effrayé par ce préambule.\u2014 Que veux-tu dire ?André, dont la voix s\u2019affermit.\u2014 Vous souffrez de voir Jacques Sylvestre abandonner le séminaire.Quand un déserteur quitte le champ de bataille.11 faut qu'un autre soldat prenne sa place.Dieu avait frappé à la métairie; le fils du.métayer n\u2019a pas répondu.Alors, Dieu a frappé au château, et son appel a été reçu â genoux.Vous vouliez donner à i'K-glise le fils des autres, mes chers parents (sa voix s'étrangle d\u2019émotion», c\u2019est votre fils qu'il faut donner.lui qui a entendu l'appel et qui veut être un jour prêtre de Jésus-Christ.I n silence.Un grand froid.Un mère pleure.Le père questionne enfin, très embarrassé; \u2014Depuis quand as-tu ees Idées de vocation?\t| André \u2014 Depuis que l\u2019Eglise est.persécutée.\t* M.Lamberty.\u2014 Tu ne nous avais jamais laissé supposer.André.\u2014 Vous ne m\u2019auriez pas pris au sérieux.Je n'étais qu'un entant.Mme Lamberty.\u2014 Aujourd\u2019hui en-coie tu es un enfant, mon pauvre oetit.Ce n\u2019est pas à 15 ans qu'on sait ce qu'on veut taire.André, avec stupeur.\u2014 Maman, vous, si pieuse, vous ne seriez pas heureuse si J\u2019étais prêtre?M.Lamberty, froidement, et d\u2019un ton péremptoire.\u2014 Ne t'exalte pas.De tels projets veulent être mûris longuement.Nous sommes chrétiens.Nous ne nous opposons pas à ta vocation.si tuas une vocation; c\u2019est ce qu\u2019il faut savoir: André, suppliant.\u2014 Père.M.Lamberty, d\u2019une voix sèche.\u2014 Tu as 15 an*.A cet âge, on ne décide pas de sa vie.Tu re-arderas aie tour de toi, tu réfléchiras.Je te demande, et au besoin Je t\u2019ordonne de ne jamais parler, ni à nous, ni â d'autres, de ces velléités de vocation avant ta majorité.Mme Lamberty.\u2014 Prêtre, toi, mon André! Mais tu veux donc nous quitter?(Elle l\u2019embrasse en pleurant.) M.Lamberty.\u2014 Pas de sentiment, je vous en prie! et qu'on ne reparle plus de ces choses! Du reste, voici la cloche du dîner.XXX Le même jour.Dix heures du soir.M.Iximberty écrit dans son cabinet de travail où sa femme vient le rejoindre après avoir présidé au coucher de ses benjamins.Mme Lamberty.\u2014 Je suis encore \u2022toute bouleversée! Quelle surprime ! Notre André prêtre! M.Lamberty.\u2014 Ma chère amie, calme-tci, ce n\u2019est pas chose faite! Mme Lamberty.\u2014 n avait l\u2019air si ému, si convaincu.Puis André n est pas un enfant comme les autres.n a de la volonté, de la ténacité .M.Lamberty.\u2014 C'est vrai, mais 11 est jeune, et nous allons aviser.Peut-être l\u2019avons-nous élevé d\u2019une façon trop retirée, trop austère.,.Il ne conanît pas les attraits du monde.Mme Lamberty.\u2014 C\u2019est ce que je tl!?,d'Sa*S' ^\tà quoi je pen- sais?(Avec un peu d'hésitatioa ) Cette invitation de ta belle-soeur pour lui- si on acceptait?M.\u2014 Lamberty.\u2014 j'al eu la même idée.J\u2019écris précisément à mon frère, lui demandant de nous Inviter tous à Royan pour quelque fête extraordinaire.Nous ne pourrons pat- AefüSxr'*Nous lrous\u2019 nous laisserons André, et je suis, bien tranquille \u2022 ses cousins, ses cousines et leurs amis orienteront ses idées vers un but qui ne sera pas le séminaire Mme Lamberty.\u2014 J\u2019ai bien quelques remords.L\u2019Eglise a'tant besoin de prêtres! Mais aussi c\u2019est une vocation si haute et entourée de tan* de dangers____ M.Lamberty.\u2014 Veux-tu que Je te le dise.André peut faire autant de bien dans le monde et peut-être même plus.Un garçon si bien doué ' Avec sa fortune, son Intelligence, son sérieux, il peut arriver aux plus hautes situations.Et tu donnerais ton fils?.Mme Lamberty, sanglotant.\u2014Non! Oh non! Pas notre fils! JEAN LIMOSIN.Par dépêche de notre dant particulier ; CETTE FEMME DIT \u201cMa Grand\u2019Mère, Ma Mère - ET - Mon Médecin de Famiüe m'ont tous conseillé de toujours garder ce merveilleux remède chez moi.\u201d RADWAY\u2019S READY RELIEF UN REMEDE CERTAIN CONTRE TOUS LES MAUX D\u2019ESTOMAC A l\u2019intérieur \u2014 Une demi-cuillerée à thé dans la moitié d'un grand verre d\u2019eau, guérira en quelques minutes : diarrhée, dysenterie, colique, choléra morbus, crampes, spasmes, acidité d\u2019estomac, nausée, vomissement, brûlement d'estomac, nervosité, insomnie, mal de tête, flatulence et tufs les maux internes.Il n'y a pas.au monde, d\u2019agent curatif qui qgii-a plus promptemen t que RADWAY\u2019S READY RELIEF, aidé de RADWAY\u2019S PILLS contre la fièvre, la fièvre Intermittente et autres fièvres malariales, fièvres bilieuses et autres.RADWAY'S READY RELIEF a subi 1 épreuve du temps.Un remède de famille, depuis plus de dans des millions de familles par tout l\u2019univers.Il s\u2019est révélé si eincace pour la guérison de la maladie et le soulagement de la douleur, qu\u2019il est devenu indispensable.11 se peut que vous n\u2019en ayez pas besoin maintenant, mais le coût est une bagatelle et il vous épargnera plusieurs piastres sur vos comptes de médecins et de pharmaciens.Il n\u2019y a pas de saison de 1 année où vous n\u2019ayez l\u2019occasion de vous servir de R.R.R.chez vous.Soulage la douleur dans tous les cas.Un remède contre la plupart des maux Il est sans rh-nl comme préventif et guérit tous les Rhumes, Toux, Mal de Gorge, Bronchite, Grippe, Pneumonie et Douleurs et Maux de toutes sortes.Les voyageurs devraient toujours avoir une bouteille de RAD-WAY S READY RELIEF par devers eux.Quelques gouttes dans de 1 eau préviendront la maladie ou les douleurs dues au changement d'eau, etc.C est supérieur aux cognacs ou amers français pour stimuler.En vente chez tous les Pharmaciens RADWAY & CO., Limited, - Montréal.Railway's Rea:!y Relief Radway's Biood Purifier Railway's Fills.J :¦\t\u2019 \u2022\t\u2022 __________________________________T '' En Vente chez tous les Pharmaciens.sir* ans, efficace A k m n correspon- LE JUBILE PONTIFICAL Le Pape a célébré à 8 heures ce matin une messe basse à Tautel de la Chaire de Saint-Pierre dans la basilique vaticane.La fête officielle est renvoyée au 16 novembre.Cette espèce d'indemnité rendait la messe anniversaire de ce matin encore plus touchante et le recueillement général plus profond.Iæ Pape était assisté à l\u2019autel par l\u2019évêque de Trévise, celui de Padoue et par ses quatre secrétaires et les autres prélats de la famille pontificale.Les gardes nobles en grande tenue, montaient ia garde, l\u2019épée au poing, des deux côtés de l\u2019autel.Huit cardinaux étaient présents, ainsi que de nombreux évêques et prélats, dont Mgr Gibier, de Versailles.Le pfemier rang de l\u2019assistance était occupé par la famille du Pape, son frère et ses trois soeurs, qui seuls furent présents le 18 septembre 1858 à l\u2019oidination et a la première! messe de leur jeune frère, aujourd\u2019hui Pape.A la cérémonie, assistaient encore les pèlerins de Venise, les pèlerins | français de Toulouse et des milliers -de Jeunes catholiques congressistes, I dont les bannières faisaient autour ; de Tautel une merveilleuse couronne j au Pape.Pie X a célébré avec le calice offert hier et portait la chasuble, cadeau jubilaire des gendarmes pontificaux.Après la messe, il bénit le labarum nouveau de l\u2019association de la Jeunesse catholique.Enfin, 11 termina par la bénédiction pontificale solennelle, et se retira par la chapelle du Saint-Sacrcœent, où les cardinaux, les prélats et les personnes présentes plirent lui présenter leurs voeux et félicitations et baiser son anneau.Son frère, ses soeurs, ses neveux et nièces le suivirent dans les appartements pour y revivre les souvenirs de la jom.éo \u2018d'il y a cinquante ans La chapelle Sixtine, dirigée pa; Dom Perosi, chanta le \"Tu es Petrus\" à l'entrée et à la sortie du Pape, et durant la messe un délicieux \u201cAve Maris Stella.Oremus pro Ponti-fice\u2019-, un \"Pater noster\" nouveau et le \"Salve Regina\u201d.B.S.H0RRI3LES, AVEUGLANTS MAUX ÜE TETE GUERIS \u2014coïiiplèteineat ouÉris\u2014par les PILULES DE GENIEVRE Quatre-vingt-dix pour cent des meiux de tête \u2014 qui mettent les femmes presque à la torture \u2014sont causés par la maladie des reins.Les durs travaux de f\tménage, le lavage, le balayage forcent le dos et affaiblissent les reins.Les reins ont pour mission d\u2019enrayer l'acide urique du sang.Lorsque ces organes sont Irrités, affaiblis, Tacide urique séjourne dans le sa-ng et se répand par tout le corps.Cela irrite les délicats tissus du cerveau et ia colonne vertébrale en a:rière du cou, causant d\u2019horribles maux de tête.Les Pilules de Genièvre guérissent ces maux de tête parce qu\u2019ils guérissent les reins.Williamsdale Est.9 mai.Je ne puis résister au désir de vous annoncer tout le bien Que ni ont fait les Pilules ént.0311, lioiton, Ma**».\tL' $ - a, ru COMMON SENSE tue lea rgX?.1** ¦r\u2019uria, les coqurrellee, !\u2022\u2022 punaise*.!»»a mltra l»a* tir muaval** odeur.Chez toua les marchanda ou d de spn c6té- \u2018«dore ce une femme songeait à s'intéresser à\t0t 06 due pense sa femme, la vie publique A mon arrivée à Bue- ell®-ci peut devenir athée, protes-nos-Ayres, comme on discutait à la\t0nvoyer, 8es1 flllfes chez les r0- Chambre des députés la loi sur le ! \u2018^0U80SrPU ch,V^ ies ^\u201cf-\"1300118\u2019 travail des femmes, je cemandal à la falr0 partl0 d pne administration femme d'un député qui devait pro-\t' 1 r 1 \u201cn é 'envoyé\u2019 8ans due noncer un grand discours si je pou-jCe j._ ' .\u2018 r'VJ ou aB meme vais l'accompagner pour assister ài \u201e u\t,tre\u2018nstru,1t , une partie de la séance.Son mari est:\twaana la Duse vint donner ses représentant depuis plus de trente | aprêsentations à Buenos-Ayres, 11 ans, il est même chef du parti libé-!8e produisit un fait caractéristique, ral, il passe pour le plus grand ora- a p0r^ranlÎVe des P^c®s qu fille de-teur du parlement argentin, mais elle 4 1 j0dVr' IlgVra*t \u2022\t' l\u2019Abbesse de n\u2019avait jamais eu 1 idée de franchir le \u201c.J,\u2019ar00\t(l0 Renan.Les rOpéfi- seuli de la Chambre, pour éco lier un V/>i/S , enE eonimenrées lorsqu\u2019une de ses discours, et il en était de mê-\t° de liâmes vint demander me de toutes les femmes de parle- npresrario de faire disparaître mentaires.\t0ett0 plec;0 à 1 affl0h0 0n -enaçant de boycotter au besoin, le théâtre.La distance qui sépare les deux L impressario céda; mais à peine sexes est à peine atténuée entre ma- lannom du changement du spec-rl et femme.Dans les ménages, ma- taele avait-elle eu lieu qu\u2019une délé-ri et femme s'aiment comme des gallon de messieurs vint demander tourtereaux autant qu'en Europe, car des explications au sujet de cette l\u2019amour ne connaît ni freins, ni lois, ;mod!fleation.Or, on nous affirma ni coutumes ; mais on doit avoir soin que parmi les membres de cette se-de ne pas le montrer.I! n est pas conde délégation se trouvaient les rare, au théâtre, de voir le mari et maris de plusieurs femmes qui com-la femme assis chacun dans une loge posaient la première; ils Ignoraient différente, lui avec ses amie, elle la démarche de leurs épouses Je ne garantis pas l'authenticité du ré- se ruine | vention de cet art, et l\u2019on fixe la da-de sa trouvaille à l\u2019an 1470.avec ses amies ; mals on ne voit guère un mari et une femme occuper seuls une môme loge.On m'a assurée qu'une femme qui irait au ihéâire seule avec son mari sans être accompagnée par une autre femme, serait.clt, mais le fait seul de nous l\u2019avoir raconté est assez caractéristique de.moeurs courantes.CIna-Lombroso FERRERO.du fils, en un mot de ceux avec qui : remarquée et passerait pour exeentrl elle vit.A la tribune, à la table de, que.Lorsque Je n'était pas encore j travail, au comptoir, dans le ménage, | an courant des usages, il m est arrl- j la femme exerce, en Europe, sur sa j vë, un Jour, de n'avoir prévenu au famille et, par celle-ci sur le nays, rime dame de m'accompagner à une une Influence décisive et capitale.Oette Influence, elle ne l\u2019cg-pose pas A celle de l'homme, mais Ty Joint.Pour se convaincre de cette Importance de là femme, il n'y a qu'à voir l\u2019Angleterre et la Hollande, où la Reine gouverne, la Ruasle, où la Tsarine ouvre la première Douma à côté du Tsar, l\u2019Italie, où la Reine accom- représentatlor à laquelle Je devais aller avec son mari.Mais, au dernier moment je fus obligée de recourir au téléphone et à l'automobile pout prier quelque dame de venir avec nous.Quand mon mari et moi avions à suivre la même rue, où à faire la même visite à un hôpital, à une église, à une école, on nous divisait près pagne toujours le Roi dans les récep- : que toujours en deux groupes : l\u2019un tlons officielles.\tI composé J\u2019hommeg et l\u2019autre de fem- II n'en va pas de même en Argentine ; une sorte de crainte réciproque semble y élever une barrière In-eurmontable entre les hommes et les mes ; et on s'arrangeait pour que chacun de ces groupes prit un chemin différent.Enfin, quand le soir, nous sortions d\u2019une conférence, d'r.n théâ- femmes.Chez sol comme dans la rue.tre ou d\u2019une réception, nous 'rouvlons dans les banquets comme dans les ' souvent deux voitures et deux gron-promenades publiques, dans les théâ-lPe3 d'amis de sexes différents qui trea /VYTnm*» ftarui ! « 1 RECETTFS MENAGERES GAUFRETTES AUX AMANDES Pour faire ces gaufrettes, il suffit d\u2019avoir à sa disposition : 1 livre de bonne farine (farine de gruau, de préférence), de sucre semoule, de livre de beurre aussi frais que possible, 2 oeufs bien frais également, livre d'amandes décortiquées et mondées.Tout ceci prêt, commencer par tamiser la farine que l\u2019on aurait fait sé cher préalablement afin d\u2019en rendre le tamisage plus facile.Prendre une terrine, y verser la farine que l'on mélangera avec le sucre en poudre ainsi qu'avec les amandes que l'on aura réduites en poudre.Faire une fontaine au milieu de ce mélange, y mettre le zeste d'un citron râpé, deux oeufs et le beurre.Pétrir le tout ensemble à l'aide d'une cuillère (en buis de préférence) jusqu'à ce que l\u2019on obtienne une pâte assez ferme qui se déjache d\u2019eile-mè-me de la terrine à pàtiserie.Si toutefois la pftte ne se détachait pas bien, y rajouter tout simplement un peu de farine.Préparer la planche à pâtisserie ou, à défaut de celle-ci, une nappe bien propre réservée à cet usage, que l\u2019on mettra sur une table quelconque.Saupoudrer la planche de farine, y dé poser la pâte et à l'aide du rouleau à pâtisserie l\u2019étendre afin d'obtenir une pâte de deux lignes d\u2019épaisseur environ, dans laquelle on découpera des rôndelles à l'aide d'un emporte-pièce rond à bords cannelés et de la grandeur d\u2019une pièce de 50 cents.Ensuite enduire le dessous de ces rondelles de beurre fondu et clarifié, puis les sau poudrer de sucre cristallisé très fin.Ceci fait, poser les rondelles de pâte sur la planche à pâtisserie, puis à l'aide du rouleau les abaisser en forme de galettes ovales et minces.Beurrer Une plaque ou*un plateau, y mettre les galettes en plaçant la partie enduite de sucre et de beurre eur le dessus, mais en ayant soin de laisser un assez grand intervalle entre chaque galette, celle-ci s'étalant li la cuisson.Enfourner à feu très modéré.Quelques personnes emploient pour ces gaufrettes du beurre frais qu\u2019elles font fondre et clarifier.Nous conseillons de faire ainsi, surtout en hiver, car le beurre est très difficile à travailler en cette saison.En été.il n\u2019est guère nécessaire de le faire, le beurre étant toujours assez mou.Ces gauffrettés doivent être servies chaudes, soit avec le thé, soit au dessert.GLACE ROYALE POUR GATEAUX La glace royale est employée pour glacer les éclairs et tous les grands gâteaux glacés : saint-honoré, géno! se, etc.Mettre un blanc d'oeuf dans une petite terrine, y ajouter du sucre en poudre en remuant à l'aide d'une cuillère de bois.On .mettra à peu près ]2 livre de sucre en poudre de façon à obtenir une pâte qui ait du corps.Nous conseillons d\u2019employer pour cela du sucre glacé ou glace de sucre qui a la finesse de la farine et qui nous a toujours donné entière satis faction ; mais à défaut de ce sucre spécial, on peut prendre du sucre en poudre très, très fin.Le blanc d\u2019oeuf et le sucre mélangés, y ajouter le jus de deux citrons bien mûrs, pour blanchir la pâte tout en l\u2019acidulant.Pour colorer cette glace, on achètera des couleurs à pâtisserie que l\u2019on trouve dans les maisons spéciales.Lorsque l\u2019on a à glacer un gâteau ou des petits-fours, soit au rhum, soit au kirsch, etc., il suffit d'ajouter à la glace une roquille de liqueur ; maii Il faut avoir soin de remettre un peu de sucre pour que la pâte ait la même consistance qu\u2019avant l\u2019introduction du liquide.OEUFS SUZETTË Prendre des pommes de terre les laver et les essuyer avec un chiffon quelconque; puis les mettre sur la plaque du four qui devra être bien chaude afin que les pommes de terre soient saisies.Laissez cuire pendant vingt minutes environ.Les pommes de terre cuites, les retirer du four, les faire un peu refroidir, puis les creuser très légèrement et très doucement afin de ne | pas Its percer; passer au tamis une I partie de la chair extraite des pommes de terre; ceci fait et les pommes passées mises dans une casserole, y incorporer du beurre bien frais, de la crème double ou à défaut simplement du lait, un peu de I»armesan râpé (fromage tout fabriqué aux environs de Parme avec du lait créimé et du safran).La purée assaisonnée comme nous venons de le dire en y ajoutant, bien entendu, un peu de sel et de poivre mettre les pommes de terre en purée, puis casser un oeuf bien frais.Ceci préparé, faire une sauce blanche assez épaisse, la verser sur les pommes de terre, les saupoudrer de parmesan râpé, puis enfourner à feu vif afin de fa;re gratiner.Les personnes qui trouvent le parmesan trop fort peuvent se servir de fromage de Gruyère qui donnera exactement les mêmes résultats.Pour faire gratiner on peut mettre de !a chapelure qu* remplacera également le narmesan.ü ûmriw QUELQUES CONSEILS Les paletots droits, les corsages à* basques, avec cols, revers, jabots et berthes, les devants blousés, les grandes redingotes, voilà ce qui convient aux bustes alourdis et un peu déformés.Les vêtements en grosse guipure sur fond de soie sont à l'ordre du jour; ils sont fort élégants.Avec une robe de voile noir, de soie noire ou de couleur très foncée, et un vêtement de guipure, une femme d\u2019âge mûr se composera une fort jolie toilette.Elle choisira des façons un peu vagues pour les robes tailleur.LA FERME Jur son vieux toit de chaume inégal et croulant.D\u2019un bouquet de verdure on la dirait coiffée ; De glycines en fleur follement attifée.Elle cache ses murs so\u2014 un manteau tremblant.un peu flou pour les toilettes habillées et du soir.Elle n'adoptera ta manche de dentelle, en dessous du vêtement, que si elle a gardé une allure jeune et svelte; sinon, la manche longue est nécessaire.Les robes princesse, un peu vagues, lui Iront ft merveille; étoffe souple telle que le crêpe de Chine, le veile, la mousseline de soie Les corsages seront toujours mis sur la jupe, avec la ceinture en pointe, afin d\u2019allonger autant que possible la taille.On renoncera absolument aux chemises ceinturées.Rien qui souligne l\u2019épaisseur de la taille.La chemisette de lingerie avec garnitures devant pour mettre sous les vestes, seule, trouvera grâce.Les blouses habillées auront la ceinture en forme ou drapée, selon la taille, pareille à la blouse.La veste droite, courte et vague, dépassant plus ou moins la taille, est ce qui convient le mieux aux personnes très fortes pour remplacer le corsage dans !a journée.C\u2019est très bien pour la campagne, pour rester chez soi.Pour sortir, on portera des manteaux vagues.La mode nous offre actuellement les plus jolis modèles, tenant à la fois du manteau et du mantelet ou de l'écharpe.Cette dernière , qui Kenl son roseau au moment e bouchon commence à s'agitfr.eu l'éclairait en plein ; elle avait yeux fixés sur le beurre liquide, iras tendus et se mordant un peu êvres, sans doute pour se donner de force.C'est un peu lour 1 pour ies petl-uains de madame, fil le vieillard; cabane de fendeur, n'est-ce pas, ma petite dame ?Louise fit signe que oui sans détourner les yeux.\u2014Les oeufs ! les oeufs ! cria-t-elle tout à coup avec une telle expression d\u2019inquiétude que nous partîmes tous d\u2019un grand éclat de rire.\u2014Les oeufs ! le beurre se gonfle !.Arrivez vite, ou je ne réponds plus de rien.La vieille battait les oeufs avec animation.\u2014Et les herbes ! cria le vieux.\u2014Et le lard et le sel ! dirent les jeunes gens.Alors tout le monde se mit à l'oeu- ; vre ; on hachait, on taillait, on pilait, | tandis que Louise, frappant de son pied et le teint animé, s'écriait : \u2014Dépêchez-vous, mais dépêchez-vous donc ! Enfin, il se fit un grand vacarme dans cette poêle, et le grand oeuvre commença.Nous étions tout autoui de ee feu, regaidant avec anxiété [car, chacun ayant mis la main à 'a jpâte, le résultat de l'opération Intéressait tout le monde.La bonne femme.à genoux près d'un grand plat» soulevait de son couteau les coins de l\u2019omelette, qui commençait à se do-; rer.-Maintenant, madame n a plus qu'à retourner, dit-eMc.\u2014Un petit coup sec, ajouta le vieillard.\u2014Faut pas y mettre de force, observa le jeune homme.\t, \u2014D'un seul coup ; heup ! chère enfant.dis-je à mou tour y \u2014Si vous me parlez tou® à la fols.\u2014Dépêchez-vous, madame.\u2014Si vous me parlez tous à la fols je n'oseraj jamais.C'est que c\u2019est lourd comme le diable ! \u2014Un f vêtit coup sec.\u2014Mais je ne peux pas ! ça va chavirer ! Ah-! mon Dieu ! xxx Dans I?feu de l\u2019action, son capuchon éta t lombé.Elle était rose comme ui.e pêche ; ses yeux brillaient, et, tout en maudissant son sort, elle éclatait de rire de temps en temps.Enfin, après un suprême effort, la poêle s'agita, et l'omelette roula, un peu lourdement.Je dole le dire, dans le grand plat que tendait la vtell\u2019e.damais omelette n'eut meileure mine.\u2014.Te suis sûr que la i>etite dame doit avoir le® bras fatigués, dit le vieux fendeur en coupant de larges tranches dan® son grand pain tond.\u2014Mais non.pas trop, dit ma frm-me en riant de bon coeur ; seulement j'ai bien envie de goûter mon.notre omelette tvi nous nous assîmes fous autour de la table, en face d'as* ettea h'en propres.\u2014 Au fond de la mienne so pavanait un coq tricolore.\u2014 Quand nous eûmes goûté l'omelette et le vin de ces braves gros, nous nous levâmes et nous reprimes la route de notre chez nous.Le soleil était couché, et toute la famliée du fendeur.sortie de la vnbar.e, nous souhaita 1* bonsoir et nous regarda partir.\u2014Vou-ez-vims que mon fils vous accompagne ?nops dit de loin la vielle.T rommençalt > faire sombre et humide sou® la futaie, et peu à peu nous nous mîmes à marcher d'un bon pas.\tr \u2014Ces gens-'.à sont heureux, me dit Louise au bout de quelques pas ; nous viendrons un matin déjeuner chez eux, veux-tu ?Nous mettrons Bébé dans l'un des paniers de l'âne, et dons l'autre un gros pâté avec du bon vin.Tu n'as pas peur de te perdre, Georges ?\u2014Non, ma chère, sois sans crainte.\u2014.Avec un gros pâté et du bon vin.Qu'est-ce que je vois, là-bas?\u2014Ce n'est rien, c'est un tronc d'arbre.\u2014Un tronc d'arbre.un tronc d\u2019arbre ! murmurait-elle.Et dernière nous, n'entends-tu pas ?\u2014C\u2019est 1s vent dans les feuilles ou quelque branche morte qui se brise en tombant.(A suivre) TRAVAUX FEMININS .: r*v: 4 m Carré* d» hrodfrlc anglaise \u2014 Modèl*« de Camille Houillon, Sanguine.? 8 LA PRESSE SAMEDI 17 OCTOBRE 1908 I i V: ^ s?-, ^ « i> /T-, c I ê ê f à* S/ \u2022«Z^^r.\\v, 5^ .-y OV^ L s1! />.LA PETITE PARTIE\tj Etude de moeurs Il est 2 heures p.m., madame Brin-dsvoine debout près d\u2019une table recouverte d\u2019un tapis vert attend ses Invitées que la servante Pamela range les fauteuils.Mme Brindavodne.\u2014 Que font-1 elles ?Elles sont en retarf.Ti nie semble que j'ai la \u2018\u2019luck'' dans les doigts aujourd'hui, je ne voudrais' pas manquer ma petite partie porrj tout au monde; j'a'i reu-rtutti un bossu, ce matin, c'est chanceux N'est-ee pas.Paméla, que c'est dtan-ceux un bossu ?Pamela.\u2014 Pas toujours.Madame.Mme Brindavo\u2019iæ.\u2014 Comment, une fille intelligente comme toi, tu doutes de l'influence bienfaisante du bossu ?Tu devrais rougir.Tiens pas pius tard qu\u2019hier, avant la partie chez Madame VIeuxçetard, j'ai rencontré un bossu, eh ! bien, j'ai remporté un pot de dis piastres (à part) ce qui m\u2019a permis die rembourser les dix dollars que mon mari m'avait donné pour oayer l\u2019épicier et que j'avais perdus chez Madame PTumedoy (haut).Oui, Pamela, un pot de dix piastres.Pamela.\u2014 C'est vrai que j'sus pas ben éduquée comme madame, mais j\u2019sais beu arme chose ; c'est que la p\u2019tite Délima au père Francis, de par cheu-nous qu'a marié un bossus, dit pas que c'est chanceux.Y fout un ménage de chien, y sont tout le temps à se chamailler que l'a molquié en est de trcp.J\u2019trouve pas que c'est ben \u201cluckey\u201d comme dit madame qui parle en tannes.Mad.Brindavoine.\u2014 Ca, ma fille, Ca ne dépend pas de la bosse, car ça \u2022e pratique un peu partout.ï ¦ ¦ r \u2022\t.' TV*!* \u2019/Ç< 9, .MïM '\u2022V/: mm1 Si - .\u2022\u2022\u2022>' MALHEUR.*.L'f)R \\c,EnTçuenort \\9 SoHNi! r/ Pamela \u2014 C'est vrai que monsieur est bâtie ben drette et ça n'empêche pas que.Mad Brindavoine.\u2014 Je t'ai déjà dit, ma Hile, de ne pas te mêler à ce qui ne te regarde pas.Pâme'» (à part).\u2014 A cré que monsieur me regarde pas, oh ! là ! là ! (tout haut) Faut pas vous offusquer, on parle pour parler, vous savez.Mad Brindavoine.\u2014 C\u2019est bon, c'est bon, continue ta besogne et laisse-mol me faire la main.(Elle dispose les cartes sur la table devant des joueurs imaginaires et se met à jouer).Pamela Ise montrant le nez dans la nortei \u2014 Via madame Duplumaf.Mme Brindavoine \u2014 Quoi! c'est vous, ma chère, par vilain temps?Mais c'est de l'héroïsme, savez-vous?Quel chic! Vous êtes à croquer! Ah! vous êtes vraiment toujours la mfme élégante! \u2014Venez vite vous déshabiller.Mme Duplutnat \u2014 Que d\u2019amabi-jlltés vraiment, ma toute belle, vous | me rendez confuse.Vous êtes la jplus délicieuse maltresse de maison que je connaisse.Nul ne sait re-jcevolr comme vous! (elle enlève son .chapeau et ses gants), j Paméla (se montrant le nez de nouveau) \u2014 M'ame Citronne pis i m arne Grosbonnet.Mme Brindavoine \u2014 Que c\u2019es* dé-jllcieux, à vous, d'être venues, mes j chéries! Comme je suis ravie de vous voir.Venez vite, mes gentilles, 'vous débarrasser de ces ravissants chapeaux.On n'attend plus q-.m vous pour commencer la partie.Mme Cltronneau \u2014 Croyez bien, chère madame, que nous aurions dutôt bravé un cyclone que de nous priver du bonheur de passer quelques Instants dans votre soyeux nid.(A par*) Quel trou! Mme Grosbonnet \u2014 Comme je le! disais à madame Cltronneau, avant! !d'cptrer, votre coquet intérieur est bien le pins délicieux que je con-! naisse, sans flatteries, ma chère , \t.\t__ ___ 1^.La vignette ci-deesus que nous reproduisons de l\u2019\u2018\u2018IIlustration\u201c de Paris, du 3 octobre représente les 2,000 gymnastes qui ont paradé devant Sa Sainteté Pie X dans la Cour du Belvedêre, au Vatican.\u2014 t de la croix blanche, au moyeu d une loupe on oeut voir le groupe des gymnastes canadiens \"econnalesables A leurs longs pantalons blancs et leurs casquette» de couleur foncée.\u2014A gauche on peut dit est assis le Saint-Père entouré de Cardinaux, prélat» at Gardea-Vobles.\u2014Autour de l\u2019arène, les minier» de spectateur».\u2014 C\u2019est dans ce lieu historique que se sont illuiti és les jymnaateo canadiens. 10 LA PRESSE SAMEDI 17 OCTOBRE 1908 LA PKLSSK B1 rue Balet-Jartiaee, aasle du Bea-levard Balat.Lauréat, Moatréal, Cm- «DITIO!» «tuoTiDTOnro BmrioN UKHUOMADUKK ?BOXNKMBXTl OA > Alt A \u20223.110 par aaaOe.pour \u2022 aiela.pour S mole.¦t »3.l»0 | } «LT» ! J *1.00 I\t91.00 par anaOe.II 50r pour 9 uioia.Parable d^avueee.La\test luprluile et pu.bille au No 31 fur talot-Jacquea, >1 ou triai, par La rompafrale de Publication de la \u201cPreaae\"
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