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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
jeudi 14 septembre 1905
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1905-09-14, Collections de BAnQ.

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[" JOURNAL A NOUVELLES CIRCULATION TOT Ai O* LA It KM AI N ¦ 502,e,-6 21\u201c ANNEE-NO 266 MONTREAL.JEUDI 14 SEPTEMBRE 1905 Ayotte et Lapierre, qui en sont soupçonnés, comparaissent a l\u2019enquête DEVANT LE MAGISTRAT l/attitude grave au premier contraste étrangement avec la gaieté du second.TEMOIGNAGES INTERESSANTS (Du et rrMvond&nt résulter A * LA PRESPK) Sherbrooke, 14 \u2014 Hier aprèn midi, pour la troisième fois, Norbert Ayotte et Georges Lapierre, comparait-saint devant le magistrat du district Mulvena, cette fois pour la fin de l'enquête pri liminaire.Ayotte est grave, tandis que le jeune Lapierre est gai.De temps en temps, ce dernier sourit, il un bon mot d\u2019un témoin, mais son compagnon, la tête basse, semble plongé dans une profonde méditation.Mtre O\u2019Bready, leur défenseur, leur parle ft tout moment.Lapierre e»t anxieux de le renseigner, mais Ayotte ne se dérange pas.Au cours des témoignages, pas un muscle de leur visage ne trahit leurs sentiments intimes.DE PREMIER TEMOIN appelé est M.John Keenan.Je connaissais, dit-il, le jeune An-dosca.Le jour du meurtre, je venais le long du chemin ft sa rencontre, lorsque rendu ft ft peu près 12.Ï pieds de lui, j\u2019entendis un coup de feu.Je ne savais pas si c\u2019était un coup de fusil ou une mine.Je vis de la fumée, et tout de suite, j\u2019ai rencontré le jeune Todd.Je lui ai demandé ce qui était arrivé, et il m\u2019a dit : \u201cRegarde ce cheval qui s\u2019en vient, c\u2019est le cheval sur lequel était le jeune Ralph Andosca.qui vient de tomber.Je crois que Ralph a été tué \u201d Nous sommes allés tous deux prés du cadavre et avons constaté que le jeune Italien était mort.Q.\t\u2014Oû demeures^vous, M.Kecnan ?R.\t\u2014Je demeure II environ deux milles du lieu du meurtre.Q.\t\u2014Connaissez-vous les accusés ft la barre ?R.\t\u2014Non, je ne les connais pas.La seule fois que je les ai vus avant aujourd\u2019hui, est le jour qu\u2019ils ont été ar rétés.O.\u2014Avez vous vu quelqu\u2019un dans le bois ft l\u2019un ou ft l\u2019autre cété du chemin après avoir entendu le coup de fusil, le jour du meurtre t R.\u2014Non, je n\u2019ai vu personne.Le témoin suivant est M.ALBERT LINDSAY Q.\t\u2014Où demeurez vous, lui demande l\u2019avocat de la Couronne ?R.\t\u2014Je demeure ft Brompton.Q.\u2014Connaissez-vous les deux accusés t \u2014Oui, je les ai déjft vus.Q.\t\u2014Le 17 août dernier, les avez-vous vu.en quelque part î R.\t\u2014Non, mais j\u2019ai vu Norbert Ayotte, le 19 août, ft ma demeure, ft Brompton.Q.\t\u2014Demeurez vous loin du lien où a eu lieu Le meurtre ?R.\t\u2014Je demeure ft un mille environ de cet endroit.Q.\t\u2014 Qu\u2019allait-il faire chez vous ?R.\t\u2014 Il est venu chercher une chaloupe pour traverser la rivière afin d\u2019aller ft son camp, disait-il.Q.\t\u2014 Etait-il déjà venu avant emprunter votre chaloupe ?R.\t\u2014 Non, mais Lapierre était venu ft peu près 6 semaines avant.Q.\t\u2014 Est-ce que ces hommes portaient un fusil lorsqu\u2019ils sont allés emprunter votre chaloupe ?R.\t\u2014 Lorsque Lapierre est venu, il n\u2019avait pas de fusil, mais j\u2019ai vu Ayotte sur le bord de ia rivière avec un fusil.Q.\u2014 Lorsque Ayotte est venu emprunter votre chaloupe, est ee qu\u2019il portait un fusil \u2019 R- \u2014 Oui, il avait un fusil ft la main.Q.\t\u2014 F^t-ce que Lapierre était avec Ayotte le 19 août lorsque ce dernier est venu «mnrunter votre chaloupe T R.\t\u2014 Non, je ne l\u2019ai pas vu, FRANCOIS FXAVIER POULIN témoigne ensuite comme suit : Je de-.meure dans le 2e rang de Saint-Fran-çois-Xavier de Brompton et suis cultivateur.Q.\t\u2014 Oonnaissez-vous les deux accusés f R.\t\u2014 Oui, je connais Lapierre et Ayotte.J\u2019ai connu lapierre ft peu près un mois avant Ayotte.Q.\t\u2014 Demeurez-vous loin du lieu du meurtre î R.\t\u2014 Non, ft ft peu près vs mille.Q.\t\u2014 Demeurez vous loin de leur camp?R.\t\u2014 A ft peu près trois arpent».Q.\t\u2014 Est-ce que ces deux hommes ont commencé ft bûcher ensemble î R.\t\u2014 Oui, ft peu près en même temps.Q.\t\u2014 Qui a bftti le chantier où ils demeuraient î R.\t\u2014 C\u2019est moi qui ai bftti leur chantier au printemps dernier.Q.\t\u2014 Est-ce qu\u2019ils s\u2019absentaient souvent de leur camp ?R.\t\u2014 Oui, il* sortaient assez souvent.Q.\t\u2014 Vous rappelez-vous l\u2019affaire Lyttle, le vol de grand chemin ! R.\t\u2014 Oui.Q.\t\u2014 Voua rappelez-vou* avoir vu les accusés ?R.\t\u2014 Oui, ils sont venus A ma maison, cette journée Ift.Ayotte n\u2019avait 'pas de cartouches.Il n\u2019avait que du plomb commun et il m\u2019a dit qu\u2019il faisait ses cartouches lui-même.Q.\t\u2014 Qu\u2019est-ce que Lapierre a dit II propos d\u2019une boîte de cartouches qui a été trouvée dons leur cabane ?R.\t\u2014 L\u2019accusé Lapierre m\u2019a dit au commencement d\u2019août que Norbert Ayotte avait acheté des cartouches A balle, et il a dit qu\u2019avec ces cartouches H pouvait tuer ee qu\u2019il voulait cor qa tirait loin.Je n\u2019ai pas vu les cartouches au camp d\u2019Ayottc, mais ils «ont venu» Il ma demeure et m\u2019ont montré les IKmvelJrw cartrmehr* qu'il» avjri^nt achetfa»» : il» en ont d^chnr^ une en ma prfoenee.T,a cartouche qu\u2019il» ont défaite contenait 5 pro* plomb» et un nombre de petit» plomb».\u2014 Etoi-vov '*fT4V/3 ç-.i'i! 7 ivaII On fixe une ligne de démarcation entre les deux armées.ETRANGE CLAUSE On décrète que les captures maritimes ne seront pas suspendues durant l\u2019armistice.EMOI CHEZ LES ASSUREURS Moukden, 14 \u2014 Le protocole de l\u2019armistice entre le» armée» japonaises et russes comporte six articles.Les deux armées occupant la Mandchourie et la vallée de .a Tumen, en Corée, ne bombarderont par les positions leur appartenant ou qu\u2019elles occupent militairement.L'armistice fixe la ligne de démarcation entre les deux armées et décrète que les captures maritimes ne seront pas sujettes aux conditions de l'armistice avant un mois.TEXTE DE L\u2019ARMISTICE Londres, 14 \u2014 La légation du Japon communiquait hier soir, ft la presse le texte de l\u2019armistice ft intervenir entre les armées russes et japonaises actuellement en campagne.Le document se lit comme suit : I.Déliriiitation d\u2019une zone neutre entre les positions des deux armées en Mandchourie et on Corée, dans la vallée de la Tumen.IL Les forces navales de l'un des belligérants ne devront pas bombarder les positions, ou un point quelconque du territoire de l\u2019ennemi.III.\tLes < aptures maritimes ne seront pas suspendues durant l\u2019armistice.IV.\tDurant l'armistice les armées belligérantes ne devront pas recevoir de renforts.Ceux qui sont en cour de route »e devront pas dépasser le nord de Moukden du cété japonais, et le sud de Harbin du cété russe.V.\tLes commandants des armées de terre et de mer des deux années en campagne verront ft conclure un armistice conforme aux indications du présent document.VI.\tLes deux gouvernements devront, immédiatement après ratification du traité de paix, aviser leurs commandants en chef, sur terre et sur mer.de mettre le présent protocole il exécution.Le protocole ci-dessus a été signé par M.\\Vitte et le baron de Rosen, par le baron Komura et M.Takahira.EMOI CHEZ LES LLOYDS Londres, 14 \u2014 La nouvelle que le protocole de l'armistice entre la Russie et le Japon pourvoit il ce que les captures maritimes ue seront pas suspendues durant l\u2019armist.Ve «t cela jusqu\u2019il ce que le traité soit ratifié, a causé de l\u2019émoi chez les Lloyds.Les taux d\u2019assurance.qui étaient de 20 ehelins, sont\" montés de 3 II 50 guinées.Quelques Taisseaux ayant une cargaison russe étaient assurés II des taux de paix.Les compagnies d'assurance sont indignée» et elles ont l\u2019intention de protester auprès du gouvernement japonais.MORT DE Mme L GERVAIS (Par aep»e1ie «pCclala a LA PRRSSBl Saint-Barthélémy.14.\u2014A Saint-Barthélémy, comté de Berthier, ont eu lieu lundi dernier, les funérailles de Mme Louis Gervais, née Boucher, (Marie des Anges).Un grand nombre de parent» et d\u2019amis ont rendu les derniers hommages ft la dépouille de l\u2019octogénaire.La défunte était figée de quatre-vingt et un ans, un mois, vingt jours.Elle vivait depuis nombre d\u2019années chez son fils, Rémi, ft Saint-Barthélémy.Outre son mari, ftgô de quatre-vingt-sept ans, Mme Gervais laisse neuf enfants vivants, dont M.Charles Gervais, du service de la sûreté, ft Montréal.M.Louis Gervais est l\u2019un des rares survivants de la patriotique campagne de 1837.BIBLIOTHEQUE POUR TOUS Le nouveau service de \u201cLa Presse\u201d eom-ftiencera samedi prochain.TOUT LE MONDE EST INVITE A POSER DES QUESTIONS C\u2019est samedi prochain, le 16 septembre, que \u201cLa Presse\u2019\u2019 commencera son nouveau service d\u2019informations, de renseignements, etc., et que l\u2019on trouvera dans \u201cLa Presse\u201d de chaque jour, sous le titre: \u201cBibliothèque pour tous.\u201d En effet, ee sera bien une bibliothèque \"ft la portée de tous que ces réponses aux mille et une questions diverses que nous ne manquerons de recevoir sur une multitude de sujets du ressort des connaissances humaines.\u201cDe omni re scibili\u201d c\u2019est il dire \u201cde toute chose connaissable\u201d: telle est la devise que nous adoptons pour ce service, avec 'a restriction bien entendue que nous éloignerons de cette colonne tout ce qui a trait ft la relique, ft la morale, ou à la politique.Tl sera répondu dans la \u201cBibliothèque pour tous\u201d ft toute» les questions que voudront bien nous poseï nos lecteurs et lectrices, concernant l\u2019hygiène, les sciences médicales, les sciences chimiques et physiques, l\u2019histoire naturelle, la zoologie, la cosmographie, l'astronomie, etc.Il ne sera pas tenu compte des lettres non signées ou contenant des demandes sur des sujets controversés, dogmatique ou politiques, ou d\u2019un» nature pouvant atteindre la morale ou les bonnes moeurs.Toutes les lettres ou communications concernant cc cej-vice devront être adrs-sées ft \u201cBibliothèque pour tous\u201d de\u201cLa Presse\u201d 51 rue Saint-Jacques, Montréal.Its «018 I [[8 IE M BE UN NOUVEL ATTENTAT CONTRE LE ROI DE SERBIE, AINSI QUE CONTRE LE PRINCE FERDINAND DE BULGARIE.Vienne, 14 \u2014 Une dépêche de Sofia mande qu\u2019on vient de découvrir ft Belgrade un complot révolutionnaire dont les ramifications s\u2019étendent ft tous lea pays Balkaniques.Le» conjuré» ont pio-jeté d'assassiner le roi Pierre de Serbie et le prince Ferdinand de Bulgarie.Un certain nombre de conjurés ont été arrêtés et incarcéras ft la prison d'Etat de Sofia.La dépêche ajoute que le récent attentat contre la vie du Sultan de Turquie se rattache au complot que l'on vient de découvrir.Fall River, 14.\u2014 S'il faut en croire une rumeur qui circule, depuis quelques jours, dans les cercles ecclésiastiques, et parmi les diocésains, Sa Grau (leur Mgr Guillaume Stang serait nommé archevêque de la Nouvelle-Orléans, en remplacement du regretté Mgr Chapelle, décédé le mois dernier.L\u2019évêque de Fall River fut autre fois vice recteur du çollêee américain,Il du gros et du petit plomb dans la cartouche ?R.\u2014Oui, je le jure.Q.\t\u2014Est-ce que les accusés avaient l\u2019habitude d'aller dans la direction du lieu où le meurtre a été commis lorsqu\u2019ils allaient ft la chasse! R.\t\u2014Oui.Q.\t\u2014Est-ce que le jour de la paye est connu par les travaillants! R.\t\u2014Oui, car les travaillants en parlent souvent.Q.\t\u2014Le jour du meurtre, étiez-vous chez vous! R.\t\u2014Je suis venu chez moi, ce jour-lft, à 5h.40, après avoir passé l\u2019après-midi chez un voisin.Q.\t\u2014Avez-vous vu les accusés ce jour-lft! R.\t\u2014Oui, je suis passé fi l\u2019endroit oû ils bûchaient II midi, et je les ai vus tous deux A l'ouvrage.Q.\t\u2014Le soir, quand vous êtes revenu chez vous avant six heures, avez-vous vu les deux accusés?R.\t\u2014Non, ils n\u2019étaient pas il l'endroit où de coutume ils bûchaient, et où était leur chantier.Q.\t\u2014Est-ce que les accusés sont allés ft Windsor Mills dans ce temps-lftî R.\t\u2014Oui, ils ont descendu le chemin pour alle'r au village, le vendredi, je crois.Q.\t\u2014Teur.Elle se retourna, dit il Florine: \u2014Maintenez-lui le mouchoir chloroformé sous les narines.Mais lorine était incapable d'un mouvement; elle répondit lentement: \u2014Je ne peux pas.C\u2019est horrible!.Ce voyage dans la nuit, c'est il devenir folle! .J'ai peur, je ne peux pas.\u2014Et puis.fl quoi bon! «jouta Maxime, puisque.D'un geste, il montrait devant lui, et il n'avait pas la force d'achever sa phrase.]gi Seine coulait Ifl.en effet toute BAUME RHUMAL noire dans cette nuit noire.En quelques minutes on serait arrivé.Laurence eut cependant un mouvement d'ennui, mais, an bout d\u2019un instant.el'e dit.elle aussi.\u2014Ce t vrai, ce n'est pas la peine.Us s'étaient arrivés.Machinalement, Maxime arrêta et il attendit.11 songeait avec épouvante qu'il allait falloir reprendre ce corps qu'il n\u2019osait plus regarder et le pousser dan» cette eau qu\u2019il ne voyait pas, mais qu\u2019il entendait clapoter pré» de lui, et il se disait : \u2014 Je ne pourrai pa«.elle m entrai nerait, j'en suis sûr, elle m'entraînerait avec elle'.Laurence était descendue, avait disparu dan» l\u2019ombre, et.de sa voix dolente.Florine demandait: - Que fait-elle?.que fait-elle donc?Ce quelle faisait?Elle exécutait le plan qu'elle venait de concevoir pendant le» quelques minute» qu'avait duré ce macabre trajet.En songeant qu'elle allait précipiter Claudine dan» la Seine, elle s\u2019était sou-xenue de la Mauve, la gentille rivière qui coulait 111-bas, prés de la Maison-net te.Est-ce que le crime quelle avait préparé lil n'avait pas échoué?Est-ee qu'elle allait recommencer la même ten- lln\u2019y m rien île melllemr peur pue-Hr le rlmrsi», le loutt et teulem Ire utleellene de le gorge.PRIX 25 Centa Mur je L\u2019AGE ACCROIT SA POPULARITE Il y a cinquante an* que IT-xtrae-teur de Cors de Putnam fut introduit.On en a vendu d'énormes quantités.Pourquoi ?Parce que c'est le SEUL remède sans douleur pour les cors, les verrues et les oignons.Vous en avez eu la oreuve sans doute.tative pour arriver peut-être au même résultat ?.Une répulsion instinctive la fit reculer; elle se dit: \u2014Certainement non, je ne recommencerai pas: L\u2019eau ne me réussit pas.ce n'est pa» sûr.Et elle avait cherché et trouvé autie chose\u2014de pju» sûr, lui semblait-il.Elle déposa sur la berge, dans un endroit bien découvert , le manteau qu'elle avait pris, le purte-carte» qu'elle avait trouvé, puis elle remonta, dit simplement: \u2014Continuons.\u2014Encore s'exclama Maxime.\u2014Oui, plus loin.\u2014Où cela?\u2014Je te guiderai.[I n'axait plus le courage de discuter, il obéit et la voiture repartit et Laurence ne se donna même pas la peine de répondre fl Florine, qui geinait: \u2014C\u2019est horrible.F»t ce que cela va durer toute la nuit.c'eat horrible.Ils avaient dépassé Courbevoie, ils arrivaient près de Puteaux, longeant la voie du chemin de fer.Laurence choisit son endroit, dit enfin: \u2014Arrête.A quelques pas d'eux, les rail», il la clarté de la lune qui venait de se lever axaient des reflets d\u2019argent; de l\u2019autre cédé s\u2019étendait une masse sombre, un bois, le parc d\u2019une villa, |>eut être?\u2014Aide moi, commanda Laurence.Et, inconsciencieusement, Maxime se souleva, obéit.A eux deux ils transportèrent le corps de Chiudine.Une clôture les arrêt*.\u2014Passe par dessus, dit lAiirenee.11 répondit d\u2019une voix fl peine distincte: \u2014Je ne peux pas.je n'ai plus de force.\u2014J\u2019irai donc moi.En effet, elle s'accrocha, se hissa, passa.\u2014Et maintenant, donne-la moi.11 fit un effort, parvint seulement ft soulever moitié du corps; alors elle le prit et, axee une force qu'ou ne lui aurait pas supposée, le tira fl elle, puis moitié en le traînant, moitié en le portant.elle l\u2019amena jusqu\u2019aux rails, l'étendit en travers.Sa criminelle besogne était accomplie, elle n'avait plus qu'il attendre.Kilo rejoignit Maxime et Florine.dê-jê il avait tourné sa voiture et il l'attendait prêt fl se sauver, il fuir loin, loin, le plus loin possible.Elle n'était pas plus lût assise que l'automobile se mit en marche, mais elle-même l\u2019arrêta, elle voulait attendre, elle voulait xoir, elle voulait être sûie que le crime infilme qu'elle avait voulu était bien rccompli.Malgré leurs supplications, malgré leurs prièr », malgré leur colère et leur j frayeur, elle resta là, les obligea il attendre comme elle.Combien demeurèrent-ils lit ?Peu de temps, sans doute, mai» le* minutes leur semblaient longues comme une nuit entière.A Puteaux, une horloge sonna trois quart», qàe répétèrent toutes le» autres horloge» de la ville, et pendant quelques instant» ce fut comme un gla» qui tinta dans cette nuit d'hiver som-br- et froide.Sur leur voiture, les trois complices frissonnaient, 11* ne disaient pas un mot, restaient sans mouvement, le» yeux éoarquillês, fixé» vers le même point, tous leurs nerfs tendu».Soudain, un grondement lointain se fit entendre.Ils sursautèrent, se soulevèrent d'un même mouvement, Ils attendirent encore, le regard plus loin maintenant, perdu très loin du e0t(i » d\u2019où x-enait le bruit.Fit ce bruit sa rapprocha vite, très vite, et xme lanterne rouge, ronde comme l'oeil sanglant d'un monstre?, apparut.Florine se boucha les oreilles, détourna la tête, supplia : \u2014Partons, partons, je vous en prie, partons.-\t-Un instant encore, dit lAurence.Le train arrivait il toute x-itesse, il était fl cent riuquante verges d'eux, U accourait.Maxime n'y tint plu», il n'entendit plus sa mère, lança sa voiture en avant, et Florine eut encore un cri, un cri aigu d'épouvante et de folie.Et ft ce cri un autre, fort et puissant, répondit: -\tCanailles! .Assassins!.Mais \u2022 -\u2018te ininre se perdit dan» le halètement de la machine, se confondit axec le roulement du train.Debout sur l'automobile qui filait fl toute allure Laurence n'avait t»as perdu do vue c# train qui se faisait son complice, ell» l'avait vu arriver, passer, s\u2019éloigner disparaître, et elle avait eu un moment de joie intense, de satisfaction profon- iA suivra; A L EXPOSITION DE TORONTO Quelques beaux pianos fabriqué, par la U.W.Earn ( o.et fini, spécialement pour 1 Exposition Nationale du Canada viennent d arriver et on peut le» vtdr\u2019 actuellement aux salles de \u2018 Bros., 144 rue Peel.I-ayton r-14.16 ustenetie» a?\t\"JJ1®1* >*\u2022 çe^rwanurt., to»u.«rte.aVeoU\u201d -I* A- GENDREAU, «hlnir.pen den t,te 22 rus Saint-Uuront.Montréal.Têl.BeU Main.2818.a éts., ! ! \\ «I i L t G I i
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