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Titre :
Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Éditeurs :
  • Outremont, Montréal :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception,1920-,
  • Ville de Laval :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Contenu spécifique :
Septembre - Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
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Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1986-09, Collections de BAnQ.

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[" BOLIVIE Vivre avec eux MADAGASCAR La PAIX dans mon village kl QUÉBEC IBuelle mission? LE PRECURSEUR Revue bimestrielle d\u2019information missionnaire publiée par les Soeurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception.Directrice et Rédactrice en chef: Céline Bourbeau, m.i.c.Maquettiste: Fleur-Ange L'Heureux, m.i.c.NOTRE COUVERTURE: Dans les Andes boliviennes, le mouton fait partie de la vie des gens.Huguette Crête, m.i.c.se laisse apprivoiser.Comité de la revue: Céline Bourdeau, m.i.c.Thérèse LeBlanc, m.i.c.Rita Ostiguy, m.i.c.F.Saucier Bertrand Roy, p.m.é.François Gloutnez.Secrétariat et Diffusion: Équipe M.I.C.Abonnement 1\tan $4.00 À l'étranger $5.00 2\tans $7.00 3\tans $10.00 à vie $75.00 SOMMAIRE Pour que la Parole prenne vie.131 Missionnaire à .Trois-Rivières.132 Quand un curé suit ses intuitions.137 Pour tout changement d\u2019adresse, s\u2019il vous plaît, faire parvenir l'ancienne et la nouvelle.Terre de Dieu, terre d\u2019avenir 140 Adresse: C.P.157 Suce.Laval-des-Rapides Ville de Laval, Qué.H7N 4Z4 té!.: (514)663-6460 Pas à pas, avec eux.142 D\u2019un coeur nouveau naît la paix.146 Un vrai déluge.149 Imprimerie: Interlitho Inc.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec ISBN 0315-9671 Délia, «au bout du pinceau».152 La mission, ici et là-bas.154 Courrier de deuxième classe.Enregistrement no 0357.Port de retour garanti.Membre de l\u2019Association canadienne des périodiques catholiques (ACPC).130 Départs missionnaires Décès .156 157 POUR QUE LA PAROLE PRENNE VIE 1986 nous aura donné l\u2019occasion de lire de nombreux textes ou d\u2019entendre de beaux discours sur la paix, avec le risque que peu de choses changent en nous ou dans le monde.Pendant le mois d\u2019octobre, plus spécialement dimanche, le 19, on nous parlera de mission: tous missionnaires, mission ici et là-bas, prière missionnaire .Mais ce jour passé, qu\u2019en restera-t-il?La parole peut n\u2019être que du vent, un vain bruit.Mais elle peut aussi devenir réalité.L\u2019amour de Dieu n\u2019a pas été que Parole, il a été Verbe Incarné.«Et le Verbe s\u2019est fait chair».Une Parole de Dieu vivante, devenue l\u2019un de nous, qui a vécu notre réalité humaine dans toute sa simplicité comme dans toute sa vérité.Dans son message pour le dimanche des Missions, Jean-Paul II nous invite à dépasser les mots pour nous impliquer dans un projet de vie concret.Écoutons-le: «La Journée mondiale des Missions peut et doit devenir dans la vie de chacune des Églises particulières une occasion pour réaliser des programmes de catéchèse au large souffle missionnaire, de manière à pouvoir présenter à chaque baptisé(e), comme à chaque communauté de foi chrétienne, un projet de vie évangélisée et évangélisatrice.» (Osservatore Romano, 3 juin 1986) L\u2019animation missionnaire est, pour nous M.I.C., un moyen de sensibiliser l\u2019Église canadienne à sa vocation missionnaire.En d\u2019autres mots, et pour rejoindre le Message du Pape, un moyen de «présenter un projet de vie évangélisée et évangélisatrice».Mais un tel projet, savez-vous à quoi cela ressemble?Ça ressemble à ce qui se passe chez nous: soit au Bic, à Trois-Rivières ou à Ville St-Laurent.Ça ressemble aussi à ce qui se passe ailleurs: en Bolivie ou en Haïti.Et c\u2019est aussi le sens des gestes tout simples posés par ces enfants de Madagascar à l\u2019occasion de l\u2019Année internationale de la Paix.C\u2019est faire que la Parole de Dieu, qui est justice, paix, amour, prenne vie et devienne Bonne Nouvelle dans notre vie quotidienne.Pendant le mois du Rosaire, regardons Marie, contemplons-la.Elle a porté en elle le Christ, Sauveur du monde, et elle s\u2019est faite «service» auprès de sa cousine Elisabeth.Le Verbe a pris chair en elle et elle est devenue messagère de Paix et d\u2019Amour.Céline Bourbeau, m.i.c.131 \\ MISSIONNAIRE A.TROIS-RIVIERES! par Pauline Boilard, m.i.c.Pauline Boilard, m.i.c., missionnaire à Hong Kong de 1975 à 1980, travaille depuis trois ans à l\u2019Office de Pastorale missionnaire du diocèse de Trois-Rivières.Au moment de quitter ce poste, elle a voulu partager avec nous comment différents groupes ou personnes vivent ici, au Québec, la dimension missionnaire de leur baptême.Il y a mille et une façons d\u2019être missionnaire.Des chrétiens du diocèse des Trois-Rivières en ont fait l\u2019expérience.Ils réfléchissent «tout haut» sur les motivations qui les animent, et sur les projets qu\u2019ils nourrissent.Voyez donc comment Pierre Lévesque reconsidère un engagement missionnaire qui dure depuis six ans, et ne veut pas se terminer là.Marthe Wagué, retournée en Afrique, veut bien nous donner un reflet de son passage d\u2019études parmi nous.En même temps elle nous fait prendre conscience qu\u2019on a vécu mutuellement une expérience de partage bien au-delà des «sous».La jeune France Ricard nous dit comment, à travers l\u2019expérience de trois camps missionnaires RAMPE, elle a trouvé «une satisfaction personnelle pour continuer malgré les embûches».Le couple Aline Danneault et Denis Huot, personnes ressources importantes au sein du laï-cat missionnaire, nous aident à grandir dans nos projets à l\u2019étranger.Marthe Duchemin, Stéphane Abran, Gilberte Gagnon, f.j.expriment à leur façon comment les «Églises en Croissance» nous interpellent.Enfin, Monique Vincent et Yvette Thibault nous disent un peu comment, dans la pratique, elles se sentent partie prenante de l\u2019Église universelfe, là où elles sont, à travers leur engagement dans un comité missionnaire de leur zone pastorale.Après trois années de vie intense avec tous ces gens, c\u2019est d\u2019un coeur bien reconnaissant que je viens communiquer à nos lecteurs et lectrices un peu de notre vécu missionnaire ici.Qu\u2019au long de cette lecture votre joie et votre espérance en soient renouvelées! PIERRE LÉVESQUE ET LA MISSION DOMESTIQUE: Pierre Lévesque est un travailleur en usine.Il est âgé de 37 ans, marié, et père d\u2019une fille de 13 ans.En 1980, lors d\u2019un long et dur conflit de travail (mars 80 à mars 81), il commence à s\u2019impliquer dans sa paroisse.D\u2019abord en liturgie, puis dans la formation d\u2019un comité missionnaire.Depuis deux ans, il est actif au sein de l\u2019équipe missionnaire diocésaine à Trois-Rivières.Au cours de la dernière année, il s\u2019est questionné sur la possibilité d\u2019être missionnaire, ici même chez nous.Il nous partage son questionnement, ses réponses et la conclusion à laquelle il est arrivé.Annie son épouse a collaboré, à sa façon, à la rédaction de cette réflexion, que l\u2019auteur aime intituler:\t«La Mission Domestique».Pour plusieurs, être missionnaire c\u2019est s\u2019engager envers des personnes qui nous sont inconnues et qui vivent au loin.C\u2019est vrai! Mais c\u2019est seulement un aspect de la mission chrétienne.Il y en a un autre moins connu, mais qui est tout aussi important.Je l\u2019appelle la «mission domestique».C\u2019est l\u2019évangélisation, par le 132 témoignage chrétien, de tous ceux qui nous entourent ici: dans notre quartier, notre paroisse, notre ville et notre pays.Evangéliser ici! est-ce nécessaire?Est-ce qu\u2019on peut être missionnaire chez soi?Dans quoi?Il est alarmant de constater que dans une société traditionnellement catholique,nous ne soyons pas plus christianisés! Nous entendons souvent dire: «Moi je fais mon affaire, puis j\u2019dérange pas les autres».Est-ce cela être chrétien(ne)?Lorsqu\u2019on nous sollicite pour un don en faveur des plus démunis, et que nous répondons: «Qu\u2019ils fassent comme moi, pis qu\u2019ils travaillent.» Est-ce vraiment une réponse de chrétien(ne)?Quand on nous demande de nous engager dans un mouvement religieux, ou dans un mouvement qui s\u2019occupe de véhiculer des valeurs chrétiennes, mais que nous nous défilons par peur de ce qu\u2019on pourra dire de nous, est-ce que nous sommes vraiment des baptisés(es)?Lorsqu\u2019une société attend que son gouvernement règle tous ses problèmes, alors qu\u2019elle pourrait elle-même en solutionner une grande majorité, n\u2019est-il pas temps pour nous, chré-tiens(nes) de réagir et de nous engager en tant que fils et filles de Dieu?Oui, il en est grand temps et c\u2019est ce que le Seigneur attend de nous.Beaucoup de situations quotidiennes, dans notre entourage, ne sont pas conformes au plan que Dieu rêve pour l\u2019humanité.En tant que chrétiens(nes), Dieu veut que nous nous engagions pour influencer ces situations; et qu\u2019elles tendent à se conformer à son plan.Dans notre quotidien, il y a beaucoup de souffrances: la maladie, l\u2019indifférence face à Dieu, les séparations et les divorces, l\u2019homosexualité, l\u2019avortement, le suicide, ainsi que plusieurs autres situations que nous pouvons connaître chacun(e) dans notre milieu.Paul Claudel exprime l\u2019attitude de Dieu face à la souffrance par cette phrase: «Dieu n\u2019est pas venu l\u2019expliquer il est venu simplement la remplir de sa présence.» Pour assurer cette présence aimante et bienveillante de Dieu nous avons, de par notre baptême, la mission d\u2019en témoigner dans notre vie de tous les jours.Nous pouvons influencer positivement notre milieu, et nous en avons le devoir sacré! Imaginons une société modèle dans laquelle les individus, librement, s\u2019engagent les uns envers les autres, se dévouent les uns pour les autres, se consultent mutuellement sur leur devenir; est-ce possible?Avec Dieu, tout est possible.Pour que cela arrive, il ne nous reste qu\u2019à dire OUI à l\u2019appel de Dieu, lancé à travers toutes ces souffrances.P.S.«Le paradis n\u2019est pas une place pour les souliers cirés.Dépêchez-vous de salir vos souliers, si vous voulez être pardon nés.» (Félix Leclerc) Pierre Lévesque, Paroisse St-Gabriel-Archange, Cap-de-la-Madeleine.DU COMITÉ MISSIONNAIRE À «NOTRE» COMITÉ _ MISSIONNAIRE.Après un séjour de quatre ans au milieu de nous, Marthe Wagué Khady est retournée chez elle à la Côte d\u2019ivoire.et le 1er mai elle nous adressait le mot suivant: «Vous ne pouvez imaginer combien j\u2019étais touchée et contente de recevoir une lettre du comité missionnaire paroissial de l\u2019Immacu-lée-Conception, qui reste ma Cathédrale.Mon retour en Côte d\u2019ivoire a été une sorte de renaissance pour moi.Un peu perdue au début, je commence à me réhabituer aux moeurs et coutumes du pays.La longue période de recherche d\u2019emploi m\u2019avait un peu assombrie, mais maintenant tout semble aller pour le mieux.133 W ¦ 'a Artî Us sont missionnaires à Trois-Rivières.1re rangée: Isabelle Hameiin, Gisèle Be/iemare, s.b.a., Marthe Wagué Khady, Julien Papillon, p.b.2e rangée: Clémence Vermette, Joseph Gervais, ptre, Pierre Lévesque.I N\u2019étant pas très fixée dans mes activités professionnelles, je n\u2019ai pu adhérer à un comité chrétien.Cependant j\u2019y pense, et je sais que ça se fera bientôt.Permettez-moi de vous remercier encore de m\u2019avoir aidée à trouver, dans votre comité missionnaire, un autre milieu que «mes livres» pour m\u2019épanouir.Ensemble prions le Seigneur.Qu\u2019il conduise nos pas et nous guide! Sur ce, sincères souhaits pour l\u2019épanouissement du Comité, de «notre» comité!» Marthe Wagué Khady, Abidjan.UNE SATISFACTION PERSONNELLE.QUI AIDE À CONTINUER: On m\u2019a demandé d\u2019écrire un article pour faire connaître les camps R.A.M.P.E.Avant de faire les camps, j\u2019étais mêlée, tout était flou dans ma tête au sujet de ma mission.Je voulais faire le point mais je ne savais comment m\u2019y prendre.C\u2019est alors que je vois une annonce des camps R.A.M.P.E.dans le feuillet paroissial.Sans trop savoir dans quoi je m\u2019embarquais, je téléphone à la responsable.C\u2019est ainsi que je m\u2019y suis inscrite.L\u2019âge minimum pour les camps est 17 ans.Malgré mes 16 ans, j\u2019en ai terminé trois parce que l\u2019on m\u2019a acceptée sans hésitations.Dès le premier camp, j\u2019ai trouvé l\u2019accueil si chaleureux que je me suis inscrite pour les deux autres.J\u2019ai trouvé l\u2019expérience enrichissante.Après chacun je me suis sentie tellement bien dans mon coeur et dans ma tête! Quelque chose a «cliqué» tout de suite en moi et j\u2019ai vu clair.J\u2019ai trouvé des réponses à mes interrogations en me découvrant intérieurement et France Ricard invite les jeunes à participer aux camps R.A.M.P.E.j\u2019ai réussi à faire le bilan de tout ça.Je me suis dit que chacun, quel que soit leur âge et leur but, devrait suivre ces camps.J\u2019aimerais tellement que tout le monde connaisse ce moment de recueillement qui crée une paix intérieure formidable.C\u2019est une expérience qu\u2019il ne faut pas manquer, qui que l\u2019on soit.C\u2019est une satisfaction personnelle qui nous aide à continuer notre chemin malgré les embûches.Je vous encourage très fortement à profiter d\u2019une chance pareille.Vous savez, certains nous envient de faire partie de ces gens favorisés qui peuvent profiter de cette disponibilité de services religieux: à votre place, eux ils en profiteraient.mais ils ne sont pas à votre place.Merci.France Ricard, Paroisse St-Jean-Baptiste, Grand-Mère.LA MISSION, ÇA NE S\u2019IMPROVISE PAS! «La mission, ça ne s\u2019improvise pas!» , telle est la conclusion à laquelle sont arrivés des jeunes, porteurs d\u2019un désir de partir à l\u2019étranger et réunis à l\u2019invitation de Soeur Pauline Boilard, le 14 avril dernier au Centre diocésain de pastorale, pour réfléchir sur le laï-cat missionnaire.«Nous sommes revenus depuis peu, mon mari et moi, d\u2019un séjour de trois ans en Amazonie péruvienne.Nous étions là-bas comme laïcs missionnaires associés à la Société des Missions Étrangères.Nous étions heureux, mon mari et moi, de renouer connaissance avec notre diocèse d\u2019origine et surtout d\u2019y déceler des signes d\u2019espérance pour une Église plus vivante et plus parlante pour les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui.Nous avions été conviés à cette rencontre de jeunes pour échanger avec eux sur notre expérience de solidarité avec le peuple péruvien et les aider à voir plus clair dans leurs motivations de «départ» et dans les avenues possibles pour réaliser ce désir de partir.Pour les accompagner dans cette démarche de réflexion, il y avait aussi le témoignage d\u2019un jeune, André Juneau, riche d\u2019une expérience de six mois aux Indes, et l\u2019éclairage de M.Ronald Audet, responsable à l\u2019Entraide Missionnaire du dossier du laïcat missionnaire.Être misionnaire à l\u2019étranger, que ce soit comme prêtre, reli-gieux(se) ou laïcs suppose une sérieuse préparation.Le contact avec une autre culture bouleverse nos habitudes de vie, bien sûr (voire nourriture, climat, hygiène, etc.).Mais surtout cela nous met en relation avec d\u2019autres mentalités, d\u2019autres visions du monde, d\u2019autres croyances «populaires».La mission à l\u2019étranger se vit dans un contexte socio-économique et géo-politique différent qui s\u2019insère dans une réalité historique.Il faut savoir situer notre agir et notre vécu dans tout cela.Être missionnaire, c\u2019est vivre avec des gens et partager avec eux notre Espérance d\u2019une vie meilleure 134 pour les pauvres, les exploités, les opprimés, les marginalisés, en commençant avec eux, ici et maintenant, la construction du royaume de Dieu.En fait, il y a un lien étroit entre ce qui se vit ici et ailleurs.Jean-Paul II, lors de son passage en Alberta, ne nous a-t-il pas mis sur la piste: «Ce sont les nations du Sud, a-t-il dit, qui jugeront celles du Nord» .N\u2019est-ce pas là une invitation à nous interroger comme chrétiens sur notre part de responsabilité face aux injustices dont souffre une grande majorité de l\u2019humanité, et un appel à nous engager ici ou ailleurs pour rétablir l\u2019équilibre.En fin de réunion, les jeunes manifestaient le désir de pousser plus loin leur recherche personnelle et commune, en vue de mieux cerner la dimension de foi dans leur désir de partir.Bravo à tous ces jeunes et merci à chacun des participants pour sa présence qui nous démontre une chose: bien que l\u2019Église du Québec soit vieillissante, il y a encore de jeu- nes «pousses» qui y bourgeonnent.Aline Danneault Huot «LES ÉGLISES EN CROISSANCE»?DES LAÏCS QUI PRENNENT «LEUR PLACE» ! Que sont LES ÉGLISES EN CROISSANCE?Sommes-nous une Église en croissance?D\u2019autres Églises peuvent-elles nous aider dans notre croissance?Comment permettons-nous à d\u2019autres Églises de nous aider dans notre croissance?Voilà quelques prises de conscience partagées par des laïcs et des religieux(ses) qui ont visionné le vidéo intitulé: «Plus qu\u2019une solution de rechange», le 25 avril dernier, au Centre de pastorale, avec Jean-Paul Guillet, p.m.é.et Rita Ostiguy, m.i.c.Ce genre de partage s\u2019est renouvelé à la Tuque, le 6 mai, à St-Tite et à Grand\u2019Mère, le 7 mai.Voici quelques réactions: «Les baptisés du Zaïre nous disent, par leur vie ecclésiale, qu\u2019ils comprennent parfaitement leur engage- ment baptismal.C\u2019est pourquoi ils s\u2019engagent à fond dans l\u2019évangélisation.La raison de leur engagement ne vient pas du manque de prêtres, mais bien de la prise de conscience, très profonde, de leur vie baptismale.Les laïcs ne prennent donc pas la place du prêtre, mais ils prennent «leur place».«Le vidéo de l\u2019Église du Zaïre devrait passer dans toutes les paroisses.Il dynamise et sème beaucoup d\u2019espérance pçur le renouveau désiré dans l\u2019Église.Les chrétiens des Églises en croissance nous aident, nous, les «vieilles» Églises, à prendre conscience du privilège et de la grandeur de notre Baptême et nécessairement de notre engagement.» Voilà une partie du témoignage que Sr.Gilberte Gagnon, f.j.nous faisait parvenir.D\u2019autres personnes se sont aussi exprimées.Écoutons maintenant Marthe Duchemin et Stéphane Abran, de la paroisse St-Laurent, à Trois-Rivières.«L\u2019engagement des chrétiens du Zaïre, en un même Seigneur, nous a tous interpellés.Nos missionnaires là-bas sont vraiment des modèles de «bâtisseurs» en misant sur la valeur de la coresponsabilité dans l\u2019expansion du Royaume de Dieu.Avec Jean-Paul Il nous pouvons affirmer: «Les jeunes Églises, d\u2019évangéli-sées deviennent évangélisa-trices.» Cette série de cassettes-vidéo sera un instrument très précieux pour les comités missionnaires paroissiaux déjà en place et un atout pour les autres en devenir.Elle nous permettra d\u2019amorcer une réflexion sérieuse et un dialogue avec les divers groupes de nos communautés locales, tout en favorisant une prise de conscience de l\u2019esprit missionnaire qui doit animer chaque baptisé.Ainsi xr F- Toute une équipe impliquée dans le dossier du iaïcat missionnaire.1re rangée: Aline Danneauit, Denis Huet et leur fiis et Pauline Boiiard, m.i.c.2e rangée: Armand Rhéauit, Ronald Audet (Entraide Missionnaire) et André Juneau.135 nous inviterons les chrétiens de nos paroisses à s\u2019impliquer davantage au sein des divers comités, pour participer à la grande Mission et mettre au service du Christ et à celui de nos frères et soeurs, les dons et les talents dont il nous a gratifiés.Le peuple de Dieu du Zaïre a su relever des défis.C\u2019est un peuple de chrétiens en marche.Notre foi est assez profonde, pour entrevoir chez nous, dans l\u2019Espérance, une Église vraiment missionnaire, capable de bâtir ensemble un monde nouveau de paix, de justice et d\u2019amour.FONDATION D\u2019UN COMITÉ MISSIONNAIRE À GRAND-MÈRE Créées à l\u2019initiative des Églises anciennes pour soutenir l\u2019action des missionnaires dans les régions non-chrétiennes, les Oeuvres Pontificales Missionnaires sont devenues une institution de l\u2019Église universelle et de chaque Église particulière.Tous sont concernés par le mandat du Seigneur: «Allez donc, de toutes les nations faites des disciples».(Mt 28, 18) À la lecture de ce texte on comprendra le désir qui a porté un groupe de la paroisse Saint-Jean-Baptiste, de Grand-Mère, à répondre à la suggestion d\u2019un missionnaire visiteur, le Père Jean Paré, i.m.c., de former un comité missionnaire paroissial.Le 27 février dernier, neuf personnes venues de cinq paroisses se réunissaient.Nous étions tous intéressés aux missions, soit par la présence d\u2019un membre de notre famille en pays lointain, soit par notre travail en pays défavorisés.Quel est le rôle de ce comité missionnaire?Aider la communauté chrétienne à prendre conscience de sa responsabilité propre dans l\u2019annonce de l\u2019Évangile et à développer «le sens de la solidarité et de la communion entre les Églises» , selon l\u2019expression de Vatican II.Proposer à la communauté chrétienne des réflexions et des activités dont l\u2019objectif global concerne la mission et le développement.Participer aux activités à caractère missionnaire: dimanche missionnaire mondial semaine de l\u2019Unité, carême de partage, etc.Vivre en Église la dimension missionnaire de notre baptême et la rayonner dans toute la communauté paroissiale.Monique Vincent Yvette Thibault Voilà des façons bien concrètes de vivre la mission ici au Québec.Si je me laissais interpeller par ce vécu d\u2019une Église diocésaine de chez nous?.r-S/V-N/ ws*#- '-¦v'VV 0ÊÊ9>S^ iV'vÇ'» ' *\u2022« * 1 \u2022 mm \u2022\u2022h \u2022 \u2022\u2022««% V * \u2022 \u2022 n \u2022 « \u2022 \u2022 ¦ \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 m / v \u2019« \u2022 *«, * \u2022 '' .Vv & ¦ a I.\u2022 a « a a a a a a * j a a a a a a a a a a a a \u2022 *\u2022«* i a a a a a« l a a a a a a » \u2022 ni Après une séance de visionnement de «Églises en Croissance» on y a pour la photo: Jean-Paul Guillet, p.m.é.(1er à gauche) et Rita Ostiguy, m.i.c.(3e à gauche), membres du comité exécutif de Regroupement missionnaire canadien avec trois membres de la Pastorale des Trois-Rivières: Marthe Duchemin, Monique Cossetter, f.j., Guy-Robert St-Arnaud, s.g., et Pauline Boitard, m.i.c.136 QUAND UN CURE SUIT SES INTUITIONS.par Louisa Nicole, m.i.c.Le sympathique curé Eugène Ru est, du Bic.?ü *- ¦ ¦ : GENÈSE D\u2019UNE IDÉE Oui, les curés du Québec ont des intuitions, et de très bonnes souvent! Savez-vous jusqu\u2019où ça peut mener quand ils les suivent?Venez avec moi et voyez! Nous sommes au début de septembre 1985.Une M.I.C., Ida Brochu, se présente au Bic pour l\u2019homélie missionnaire.Le Curé Eugène Ruest lui demande, en plus de l\u2019homélie, d\u2019animer toute UN DÉFI À RELEVER Le Pasteur veut que sa communauté chrétienne prenne conscience que nous sommes tous engagés en Jésus-Christ pour mieux vivre la famille, la vie sociale, et l\u2019ouverture au monde.Les sacrements et la Parole de Dieu sont des réalités dynamiques de l\u2019Église de Jésus pour provoquer et soutenir nos engagements.M.Ruest croit fermement au rôle des laïcs dans l\u2019Église.Il souhaite que le passage des missionnaires leur soit un stimulant et la Célébration de la Parole.Ida accepte et s\u2019exécute avec tant d\u2019appoint et de simplicité qu\u2019elle conquiert le coeur de la communauté chrétienne du Bic.M.le Curé est heureux.C\u2019est un homme ouvert à la dimension universelle de l\u2019Église.Tout au cours de la fin de semaine, il questionne Ida sur sa mission au Pérou.En l\u2019écoutant, il se met à penser à l\u2019impact que pourraient produire leur donne le goût de répandre la Bonne Nouvelle là où ils sont.Le programme qu\u2019il nous propose: des célébrations à l\u2019Eglise, oui, mais aussi et surtout des visites à des groupes qui seraient formés à l\u2019avance: familles, cultivateurs, personnes seules, Âge d\u2019Or, jeunes couples, jeunes adultes, jeunes du primaire et du secondaire, etc.Il nous demande d\u2019écouter beaucoup, de partager la Parole et, si possible, de prier et de donner à tous un peu plus d\u2019espérance.trois ou quatre missionnaires dynamiques dans sa paroisse.Et comme il le dit lui-même: «C\u2019est en rêvant que j\u2019élabore mon projet.» Une équipe se forme, composée de Rita Ostiguy, m.i.c., Louisa Nicole, m.i.c.et d\u2019un Prêtre des Missions Étrangères, Marcel Veil-leux.Un programme de «Mission paroissiale» de cinq jours s\u2019élabore.Une première expérience reste toujours un défi à relever, mais ça nous plaît.Le 1er mars, nous nous retrouvons au presbytère du Bic face à un curé accueillant, jovial et sympathique.À travers la fumée de deux pipes, nous échangeons sérieusement: le rêve prend corps et devient réalité.TOUT COMME LES DISCIPLES Chaque matin, le Curé nous envoie en mission, et chaque 137 Rita Ostiguy, m.i.c.missionnaire en Bolivie.Louisa Nicole, m.i.c.missionnaire au Japon.matin c\u2019est l\u2019imprévu: qui rencontrerons-nous?De quoi parlerons-nous?Des groupes se sont formés ici et là dans des maisons privées ou à la sacristie.Nous allons chacun notre chemin les rencontrer.Et comme les disciples, le midi nous venons raconter au responsable de la paroisse ce qui s\u2019est passé, enthousiastes, heureux, heureuses de constater combien les gens deviennent les uns pour les autres «Bonne Nouvelle».Nous, les missionnaires, leur sommes occasion de se rassembler, de se dire les uns aux autres leurs souffrances, leurs inquiétudes face à un monde et à une Église qui changent, mais aussi, occasion de partager la grande Espérance que nous portons tous au plus profond du coeur.Le soir, il y a célébration à l\u2019église.Deux missionnaires restent sur place pour l\u2019assumer.L\u2019autre va rejoindre le groupe dont c\u2019est le seul moment possible de se réunir.Les journées passent, bien remplies.L\u2019après-soirée est un moment d\u2019évaluation et de planification.Tout est simple et nous avons foi en ce que nous faisons.ET LES RÉSULTATS?Pour Marcel, Rita et moi, l\u2019expérience fut positive.Mais qu\u2019en pensent les paroissiens et leur Pasteur?Après quatre mois, nous retournons au Bic pour une rétrospective: CE QU\u2019EN PENSE LE CURÉ?Il nous répète: «Votre visite a été empreinte de simplicité et d\u2019ouverture.Je voulais que mes gens puissent être heureux de l\u2019expérience et ils l\u2019ont été.Oui, les gens ont aimé l\u2019approche.Ça ne règle pas de problèmes, bien sûr, mais les gens se sont dits les uns aux autres, les solitudes sont rompues.C\u2019est l\u2019important.Et les célébrations ont été riches.Vous, missionnaires, vous êtes une voix qui nous apporte une autre couleur d\u2019Évangile: celle du Japon, du Chili, de la Bolivie.Et vous nous inspirez.Vous travaillez à l\u2019Évangélisation des Peuples, nous, à la ré-Évangélisation du nôtre.Nous pouvons nous entraider.Nous, les prêtres, comme les missionnaires, devons tous devenir catéchètes, pas seulement homélistes.Nous devons aussi tenir compte des potentialités du laïcat, car, comme dans vos pays de mission, ici un prêtre seul ne peut plus suffire à la tâche s\u2019il la prend au sérieux.Tout ce qu\u2019un laïc peut faire, il doit le faire; c\u2019est par l\u2019action qu\u2019il se forme.Les laïcs savent bien le rôle spécifique du prêtre: il est là pour l\u2019Eucharistie surtout; d\u2019autres baptisés sont là pour proclamer et même expliquer la Parole.Je crois en leur capacité et je les laisse volontiers animer la Liturgie de la Parole.Oui, je suis content de ce que vous avez fait, de tout ce que vous avez réveillé et fortifié en moi.» Marcel VeiHeux, p.m.é.missionnaire au Chili 138 TROIS LAÏQUES DONNENT LEUR TÉMOIGNAGE Éliane a 69 ans, elle est veuve.Elle a participé à la rencontre pour personnes seules, animée par S.Rita et S.Louisa: «On a tellement aimé cela qu\u2019on a commencé à mettre en marche des rencontres de personnes seules.Nous continuerons en septembre.» Une dizaine de personnes se sont aussi réunies chez elle pour un échange avec Rita.C\u2019est là que, pour la première fois, son fils alcoolique a parlé ouvertement de ses problèmes: «Maintenant, je peux le comprendre, affirme Éliane, de même que tous ces jeunes qui ne vont pas à la messe mais qui ont encore la foi».Éliane dit encore avoir été «transpercée jusqu\u2019aux os» par le témoignage d\u2019un voisin très simple: «L\u2019amour, après 25 ans de vie commune, c\u2019est possible, car le coeur qui aime ne change pas.» De lui et des autres, Éliane a reçu la Bonne Nouvelle.TÉMOIGNAGE D\u2019ANITA Grande et délicate, toute pleine de jeunesse, Anita est mère de cinq enfants, Son aînée, Sylvie, vient de graduer en administration.Toutes deux, mère et fille, sont engagées en Pastorale.Lors de notre passage, Anita avait réuni des jeunes couples que Marcel est allé rencontrer.Laissons-la s\u2019exprimer: «Ce fut une soirée très intéressante.Ce qui se passe là-bas au Chili: manque de prêtres, engagement des laïcs, c\u2019est aussi notre lot.Oui, les laïcs doivent s\u2019engager, prendre la responsabilité de l\u2019Église.» Anita est frappée par le temps consacré, au Chili, pour la préparation des parents à la réception des sacrements par leurs enfants: 25 à 30 réunions!.Ici, avec trois ou quatre seulement, c\u2019est encore trçp!».Comme Anita fait partie de l\u2019Équipe de l\u2019Initiation sacramen-tale, elle est chargée de 10 familles qu\u2019elle visite et invite aux rencontres.Elle leur consacre au moins 3/4 d\u2019heure chaque fois.Que de découvertes! «Nos voisins, dit-elle, même s\u2019ils ne partagent pas nos idées, ont le même fonds que nous, la même foi!» Anita se sent missionnaire ici, tant auprès des familles qu\u2019elle visite, écoute, essaie de comprendre et d\u2019aider, qu\u2019auprès des enfants auxquels elle fait la catéchèse: «Les enfants souffrent.Si je leur demande qui les aime, ils me répondent souvent: mon grand-papa, ma grand-maman, mon chien, mon chat.Et les parents eux?Il y a beaucoup à faire.Vous nous avez donné un nouveau courage.» ET QUE NOUS DIT JEANNE D\u2019ARC?Jeanne d\u2019Arc demeure sur un camping de 75 familles, population peu pratiquante.Elle a été alcoolique pendant de longues années: «Jésus m\u2019a guérie, affirme-t-elle.Ça fait six ans que je n\u2019ai même pas le goût de boire.Maintenant, je peux aider d\u2019autres personnes.Les gens en difficultés connaissent mon adresse et viennent m\u2019ouvrir leur coeur.Ma maison est une maison de paix; mon mari est en or: comme il a été patient envers moi! «Oui, j\u2019ai été ramassée dans la boue.Malgré cela, M.le Curé me fait confiance.Quand il s\u2019absente le dimanche, j\u2019anime la Célébration de la Parole.Je ne m\u2019en sens pas digne, mais c\u2019est le Seigneur qui m\u2019inspire.Il n\u2019y a pas beaucoup de curés qui délèguent ainsi leurs pouvoirs.Eugène est épatant! «Et vous autres?.Je me suis demandé ce que venaient faire ici la Bolivie, le Japon, le Chili.J\u2019ai participé à toutes les Célébrations: quels bons messages vous nous avez passés! Dans l\u2019Église du Seigneur, il y a de la place pour tout le monde.Vos gens de là-bas sont héroïques, vous autres aussi.Merci et félicitations pour vos si belles célébrations! Pour ma part, je veux faire davantage sur mon camping.peut-être aller vers ceux et celles qui ne viennent pas à moi.» Y AURA-T-IL UN LENDEMAIN?Les témoignages ci-haut nous prouvent à l\u2019évidence que la «Mission paroissiale du Bic» fut une expérience enrichissante pour tous.«Maintenant que mes gens ont découvert la capacité de s\u2019annoncer la Bonne Nouvelle, il faudrait continuer», affirme le Curé.Il pense à regrouper sa paroisse en cellules ou petites communautés de base de 12 à 15 familles qui pourraient s\u2019entraider.Comme les «Bicois» ont pris conscience que le Bic est leur terre de mission, le curé n\u2019a qu\u2019un désir: «pousser plus loin, plus en profondeur: penser quelque chose qui rejoindrait les marginaux, ceux que l\u2019Église n\u2019attire plus, quelque chose qui serait le point de départ d\u2019un engagement missionnaire authentique de la part de ceux qui pratiquent.» «Oui, vous devez revenir.Je pense à un bon quinze jours d\u2019animation paroissiale en novembre \u201987.Gardez-vous du temps! Je vous prépare du boulot!» Que dire?Rita, Marcel et moi avons été enchantés de cette première expérience.Oui, nous aimerions la continuer au Bic, mais aussi, tenter ailleurs un projet semblable.Qui sera le premier curé appliquant?Nous sortons de l\u2019expérience encore plus convaincus que notre animation missionnaire ici ne sera digne de ce nom que le jour où elle aura réveillé les gens d\u2019ici à leur responsabilité dans l\u2019Église locale.Les Églises de mission interpellent l\u2019Église d\u2019ici.139 Les Amis du Malawi de l'école Hébert, à Ville St-Laurent, avec leur titulaire et Mme Martine Faure, animatrice de pastorale (à l\u2019arrière).En médaillon, Marie-Hélène qui s\u2019est faite apôtre dans sa propre école.Par Marie-Marthe Terrien, m.i.c.avec la collaboration de Martine Faure, animatrice pastorale.L\u2019animation missionnaire est une des grandes priorités de la Congrégation.Aussi dans cette optique, S.Marie-Marthe Terrien, m.i.c., 25 ans au Malawi, Afrique, visite une école de Ville St-Laurent (Montréal) et participe à un Projet-partage en faveur de ses amis du Nord-Malawi.Elle raconte.Dans le cadre de la Semaine des Vocations, je présente aux élèves de 5e année de l\u2019École Hébert de Ville St-Laurent, Montréal, un diaporama sur la vie des Africains du Nord-Malawi.Profondément touchés par la pauvreté des petits de là-bas, ces jeunes décident avec leur animatrice de pastorale, Martine Faure, de ramasser leurs sous tout au long du carême.La Direction et les professeurs de l\u2019école approuvent l\u2019idée en autant que les enfants se sentent libres d\u2019y participer.PROJET-PARTAGE Le projet s\u2019étend à la grandeur de l\u2019école et tout est pris en mains par la classe de 5e année et leur animatrice.Durant une semaine entière et même en fin de semaine, ils y consacrent leur temps libre pour la préparation d\u2019un exposé et PROJET-PARTAGE à chacune des classes.Le 13 février, c\u2019est le jour du grand lancement.Avec beaucoup de courage, garçons et filles de cette classe vont deux par deux, dans toutes les classes de l\u2019école en disant: «Participons au grand rêve de Dieu.Pour être de vrais amis de Jésus, nous devons faire grandir la Paix, la Joie, l\u2019Amour dans le monde, et comme Lui, nous voulons partager ce que nous avons avec des amis très pauvres.Au Malawi, les enfants n\u2019ont qu\u2019un 140 ou deux crayons, par classe de 40 enfants.Le sel, le sucre, le savon, sont si chers pour eux qu\u2019ils sont tout contents d\u2019en recevoir un peu, comme premier prix à l\u2019école».Pour faciliter la réalisation du projet, les enfants ont pensé assigner une tâche bien précise à chaque niveau.Ainsi les élèves de 1ère année vont ramasser de l\u2019argent pour acheter des crayons, ceux de 2e du sucre, les 3e du savon et les autres soit du sel ou des médicaments, etc.etc.Marie-Hélène, une fillette de 1ère année d\u2019une autre école, mise au courant du projet par sa jeune soeur, élève de l\u2019école Hébert, bouleversée par les besoins des jeunes Africains, présente seule le projet dans sa classe et obtient un beau résultat.Elle tient à faire sa part, elle aussi! C\u2019EST LA FÊTE Et le 24 mars, c\u2019est le jour du «Triomphe».Toute l\u2019école se rassemble au gymnase pour célébrer la fête! Le Comité de 5e fait une belle cérémonie d\u2019accueil, ponctuée d\u2019applaudissements chaleureux, pour remercier tous ceux et celles qui ont mis la main à ce partage.Une procession se forme, petits en tête.Et deux enfants de chaque classe s\u2019avancent pour remettre à S.Marie-Marthe leurs affiches et leurs dons, au chant de: «Dieu m\u2019a donné toute la terre, Et j\u2019ai cueilli le monde avec mes mains, Dieu m\u2019a donné toute la terre, Et je bâtis un monde plus humain», Soeur Terrien présente, à nouveau, à tous les élèves et au personnel réunis, le diaporama sur son pays d\u2019adoption et les jeunes bénéficiaires de ce partage.Les questions abondent.Vient ensuite la séance des photos, bruyante, amusante, et un petit groupe compte l\u2019argent.Quelle surprise pour tous! Les dons montent à $100.Il ne manque que quelques sous et ils sont aussitôt ajoutés!!! On applaudit et les enfants exultent, heureux d\u2019avoir su si bien partager.En face d\u2019une telle générosité, S.Marie-Marthe demeure un instant en silence, puis elle remercie enfants, animatrice et personnel enseignant, tant en son nom qu\u2019en celui des enfants africains.«Avec des projets comme celui-là, notre terre devient vraiment la Terre de Dieu.Une terre où il y a de l\u2019amour, du partage; une terre d\u2019avenir pour les enfants du Malawi»! C\u2019est la conclusion d\u2019une jeune étudiante de l\u2019école Hébert.UN GRAND MERCI! Terre de Dieu, terre d\u2019avenir.Oui! Un immense MERCI à tous ces enfants au grand coeur.Cet argent est déjà parvenu au Malawi dans sa totalité et sera employé selon le désir des donateurs i.e.pour la scolarité et les besoins des enfants pauvres: crayons, livres, uniformes, cahiers, savon, etc.Et les jeunes de 5e brûlent de pouvoit communiquer avec les jeunes Africains de là-bas, devenus leurs amis.Les photos, bien réussies, furent montrées aux élèves de 5e.Ils veulent les faire parvenir à leurs AMIS du Malawi.Vraiment, une franche, amitié est déjà amorcée.Vivent les jeunes de l\u2019École Hébert! '.141 Bolivie y«m >ÜS f- > l \u2019 /\t# ?V.V* .:-j ¦ ¦.i*» m$r , pr^?r\" lÉSMÏ^ L'école du village de Huancarani avait besoin de réparations! Huguette Crête, m.i.c.devant ia façade d\u2019une classe.PAS A PAS, AVEC EUX Par Huguette Crête, m.i.c.De retour au pays pour quelques mois, soeur Huguette est venue rencontrer la Rédaction pour causer de sa mission: Huancarani, Bolivie.Aujourd\u2019hui, je viens partager avec vous ma joie de vivre et de travailler avec les paysans des Andes, plus spécialement, les Andes boliviennes.Par ce simple partage de ma vie missionnaire, j\u2019aimerais tant vous aider à découvrir les valeurs de partage, de solidarité et d\u2019espérance, tous les aspects positifs que vivent ces campagnards, jour après jour.Je vous invite tout bonnement à me suivre à Huancarani.Vous ferez connaissance avec le village, ses maisons et ses gens.Vous aurez aussi l\u2019occasion de participer à un projet communautaire: la construction d\u2019une nouvelle école.Je souhaite qu\u2019à travers ces activités vous puissiez saisir les objectifs que l\u2019on poursuit et surtout entrevoir la grande vision qui est nôtre, (M.I.C., professeurs, catéchètes, parents, jeunes et équipes missionnaires) à savoir: qu\u2019il y ait plus de paix, plus de joie, plus d\u2019amour et plus de justice.HUANCARANI Ce petit village, situé au pied des montagnes est divisé en deux, par une rivière assez large.Pour le décrire, les gens utilisent l\u2019expression.«Comme une tête de vallée».Huancarani fait partie du département de Potosi.Le village comprend quatre secteurs entourés de 142 montagnes.L\u2019église, notre maison à nous m.i.c.(S.Suzanne Labelle, S.Pierrette Quevillon, Angèle Germain, missionnaire laïque, et moi-même) le poste sanitaire forment un secteur à eux seuls.AVEC SES MAISONS Sises pour la plupart au pied des montagnes, les maisons sont fabriquées d\u2019«adobes», c\u2019est-à-dire de briques en terre que l\u2019on fait sécher au soleil.Les toits sont ordinairement en paille ou en tôle.On préfère les toits en tôle parce qu\u2019ils protègent mieux des vents et de la pluie et durent plus longtemps.Ces maisons paysannes ont un cachet bien particulier, nettement différent du type d\u2019habitations qui nous sont familières ici, au pays.SES GENS À Huancarani, la plupart des gens vivent de la terre.Ici on est loin de l\u2019ère industrielle.On se croirait plus facilement en Galilée au temps de Jésus, avec les enfants qui gardent les troupeaux, les femmes qui vont puiser l\u2019eau au puits du village.Et je comprends que la simplicité, l\u2019humilité des gens de Bethléem leur ont valu d\u2019être les premiers à recevoir la Bonne Nouvelle, les premiers à reconnaître un Dieu incarné.Ici les gestes de partage et de solidarité nous impressionnent.Mais les paysans désirent savoir de quoi ils sont solidaires.SON PROJET COMMUNAUTAIRE Dans ce petit village, éloigné de tout centre important de Bolivie, existe une école où se donne l\u2019enseignement primaire et secondaire à 300 jeunes.Cette école répond aux exigences de l\u2019éducation boli- vienne.Elle comprend sept locaux: une maternelle, cinq classes, un bureau pour la direction.L\u2019état de l\u2019édifice représente un danger pour les enfants: planchers défoncés par endroits, plafonds détériorés, toit percé.L\u2019électricité et l\u2019eau potable sont des luxes que cet endroit éloigné ne peut encore se permettre.Face à l\u2019état lamentable de l\u2019école, parents et professeurs se sont réunis pour étudier la situation.Leur conclusion est claire et simple: «Même réparée, la bâtisse va rester toujours vieille! Ce n\u2019est pas humain d\u2019y laisser nos enfants.» Il faut reconstruire.On entreprend donc une longue démarche.L\u2019école devient un projet communautaire où chacun - parent, enfant, jeune, professeur - s\u2019engage suivant ses possibilités.Pour la construction de l\u2019école, une organisation a été mise sur pied.Comme c\u2019est un projet communautaire, les gens du village se sont nommé un président, un vice-président et un secrétaire; à chacun son rôle! Ainsi le président dresse la liste des hommes qui doivent aller travailler au chantier à tel jour, etc.J\u2019assume la responsabilité de secrétaire, comme un service.Chaque famille se montre disposée à fabriquer les «adobes» (briques) et de plus à fournir les journées de travail nécessaires.Certains matériaux ne sont pas disponibles sur place, par exemple la tôle pour la toiture.Tous consentent à demander l\u2019aide d\u2019un organisme pour ce matériel.En tenant compte d\u2019une expérience antérieure, on veut poser le toit avant la saison des pluies.Les briques, faites de terre et d\u2019eau, ne sont pas cuites mais simplement séchées au soleil.Exposées à la pluie Une pause (et une pose!) avant de se rendre à l\u2019école du village.\u2019P&b, 143 1- Ce pupitre rudimentaire n\u2019empêche pas l\u2019étude.2- Porte d\u2019entrée de l\u2019école intermédiaire.3- Toute une acrobatie pour se rendre à l\u2019étage qui abrite les classes des plus grands.\u2022V '-f f C\u2019ETAIT LEUR ÉCOLE \"n, ¦ik' ^\t*L -1 Pi ¦.h : elles s\u2019effritent et disparaissent avec l\u2019eau.Le toit les préservera donc.SON OPÉRATION «COLLABORATION» Pour les planchers de ciment et la pose du toit de tôle, on a senti le besoin d\u2019un ouvrier spécialisé.On a fait une demande à la «Jefatura» du département (l\u2019équivalent d\u2019une commission scolaire au Québec), et on nous a envoyé deux ouvriers.Quelle belle collaboration! La participation de la jeunesse consiste dans le transport de charges de pierres et de sable.(Ces heures de bénévolat rendent les jeunes fiers.Eux aussi sont de bons collaborateurs et partagent les tâches).(S\u2019il m\u2019arrive de disposer de moments libres, je les accompagne à la rivière).En janvier dernier, lors de mon départ, chaque homme du village avait fourni gratuitement 20 jours de travail.Étant fortement motivés, ils donnent aisément le meilleur d\u2019eux-mêmes dans leur travail et ils ne reculent devant aucune contrainte.SES RÉSULTATS La construction de l\u2019école, pas à pas avec eux a connu les résultats suivants.En janvier dernier, le matériel était acheté «au complet».On a procédé au «techado», c\u2019est-à-dire à la mise en place du toit.Donc, aucun danger n\u2019est à craindre durant la saison des pluies.Également, une décision a été prise: celle d\u2019établir un certain contrat de travail avec les responsables pour s\u2019assurer que le tout soit terminé durant l\u2019année en cours.L\u2019école n\u2019est pas complètement finie et les gens continuent de donner gratuitement leur journée de travail, ils vont à leur rythme à eux.Ils apprennent à être heureux dans et par ce qu\u2019ils réalisent.À travers leur propre travail, ils connaissent la joie de partager.Ils se donnent eux-mêmes! Chaque famille a fait 200 «adobes» et elle en est fière.Tous ont le goût d\u2019aller de l\u2019avant et montrent de la persévérance, du courage et de la solidarité dans le pas à pas quotidien.144 4- Chaque famille fournit des briques de fabrication domestique.5- Les murs s\u2019élèvent un peu chaque jour.6- Les étudiants viennent constater où en sont les travaux.7- Enfin, avec le toit en place, l\u2019école sera à l\u2019abri des intempéries.CE SERA LEUR ÉCOLE .\u201e - J PRÜWH r* '?\u2019***: / ' - En temps normal, je donne des cours de catéchèse et je prépare les professeurs à donner eux-même l\u2019enseignement religieux dans leur classe.Un jour, parents et professeurs ont exprimé le désir que je prenne la direction de l\u2019école.Pas à pas avec eux, oui! Mais pas à pas avec eux ne signifie pas que l\u2019on doive prendre leur place.Je leur ai expliqué qu\u2019il leur revient de prendre en main leur école.Ils sont prêts, bien préparés, capables de la diriger.L\u2019école est pour eux et, une fois terminée la construction, ils doivent continuer à prendre toute leur place et à jouer le rôle qui leur revient de droit.SES VALEURS Chers amis, lecteurs et lectrices du Précurseur, je crois bien que vous pouvez identifier, tout comme moi, les valeurs que je vis dans ce beau petit village des Andes de Bolivie, pas à pas avec eux.Les campagnards de Huancarani sont des gens positifs.Ils partent de leur réalité (pour le moment c\u2019est l\u2019école du village) et essaient de l\u2019améliorer ou la transformer.Ceci leur permet de vivre l\u2019espérance, «cette petite fleur de rien du tout», comme disait Péguy.Et lorsque naît l\u2019espérance en nous et entre nous, on devient solidaires les uns des autres, partageant temps, choses, travail, responsabilités, joie de vivre, gestes simples (comme ces jeunes charroyant pierres et sable).Un esprit de partage nous habite, la Bonne Nouvelle de Jésus devient réalité! Oui, car il y a plus de paix, plus de joie, plus d\u2019amour et plus de justice.en nous et entre nous, dans ce pas à pas, avec eux.C\u2019est justice sur la terre, c\u2019est justice faite à Huancarani pour ces enfants qui, dans un avenir rapproché, vont grandir dans une école où ils verront autre chose que de vieux planchers troués.Je vous quitte sur cette note joyeuse vous redisant mon bonheur de vivre pas à pas avec eux, à Huancarani, Bolivie, cette partie de la vigne du Seigneur où il m\u2019a appelée à travailler.1 45 im COEUR NOUVEAU NAÎT LA PÀÎ Par Jeanne Desclos, m.i.c.' tXliitï mmw ¦ >.h i 4 i.« i mm/m - AJRiij : \" rt Madagascar est un pays dont on parle peu.Cela n \u2019empêche pas l\u2019Église malgache d\u2019être à l\u2019écoute et de partager des préoccupations sociales à l\u2019échelle mondiale.Jeanne Desclos, m.i.c.nous dit comment les élèves d\u2019une école à Ambohibary ont vécu l\u2019Année internationale de la Paix.Que peut-on faire pour la paix du monde quand on est élève de 5e ou de 9e année?Quand on est fils de paysan dans un village de brousse?Que peut-on faire pour la paix du monde quand on est engagé dans l\u2019éducation des jeunes et des enfants?Voici comment on a essayé de répondre à ces questions ici, à Ambohibary.Tout a commencé l\u2019an dernier alors que la direction diocésaine de l\u2019enseignement catholique lançait un concours de «Vako-drazana» (chants et danses folkloriques mimés) sur le thème: «D\u2019un coeur nouveau naît la paix».Lancé à l\u2019occasion de la Semaine pour l\u2019Unité des Chrétiens, ce thème a été approfondi en catéchèse pendant le Carême et à l\u2019occasion de la Semaine des Vocations.(On a aussi exploité les messages des évêques de Madagascar sur la justice).Cette année, nous avons commencé notre programme d\u2019éducation pour la paix à l\u2019occasion de la Semaine des Vocations: «Tous appelés, Ici, aujourd\u2019hui, à faire grandir l\u2019amour et la paix!» Le projet s\u2019est déroulé en 3 éta- pes élaborées lors d\u2019une rencontre des enseignants du primaire et du secondaire.En équipes, nous avons suggéré quelques questions afin de partir du réel: -\tD\u2019après toi, qu\u2019est-ce qui nuit à la paix?-\tD\u2019après toi, qu\u2019est-ce qui peut faire grandir la paix?-\tQui est responsable de la paix: à l\u2019école?à Ambohibary?dans le pays?dans le monde?1re étape: VOIR LANCEMENT DU PROJET 146 -\tConnais-tu des personnes qui ont travaillé pour la paix?-\tQue peux-tu faire pour faire grandir la paix dans ton milieu?2e étape: JUGER Confronter le réel à la Parole de Dieu.Rechercher quelques passages significatifs qui nous permettent une telle confrontation.3e étape: AGIR Propositions de pistes de catéchèse et d\u2019activités collectives selon les degrés.RÉALISATION Au primaire, les enfants ont réalisé: -\tDes maisons de la paix: chaque brique correspond à un effort pour faire régner la justice, l\u2019amour, le pardon, l\u2019unité.-\tDes jardins de paix: on y «plante» des choses différentes: amour, justice, pardon, etc.le fruit est toujours le même: la paix.-\tDes villages de paix: en partant de la pensée: «La paix du monde est faite de la paix des villages» , chacun fait effort pour faire régner la paix dans son village, etc.Au Secondaire, on a lancé un concours d\u2019affiches réalisées en équipes: chaque groupe devait illustrer un mot d\u2019ordre, une pensée significative à la suite des catéchèses sur le sujet.Lors de l\u2019exposition de travaux pratiques, parents et amis pouvaient admirer ces dessms et affiches, moyen pour nous de rejoindre aussi les adultes.Dans le cadre de la Semaine des Vocations, S.Florisina Françoise et S.Rasoanandrasana Jacqueline ont présenté aux élèves un montage audio-visuel sur Délia Tétreau comme une femme qui a vécu et fait vivre l\u2019amour sans frontières.Cette campagne d\u2019éducation pour la paix s\u2019est clôturé par deux célébrations.Le 17 juin, célébration pénitentielle pour chaque classe.La préparation était centrée sur le thème de la paix: rendre grâce de ce qui se fait pour la paix; demander pardon pour ce qui nuit à la paix.Le lendemain, tous se rendent à l\u2019église où l\u2019on célèbre la Messe pour la Paix.À l\u2019homélie, le P.André Maire reprend les idées exprimées par les jeunes dans leurs dessins et affiches: «Pas de paix sans communion avec Dieu et les autres - Paix, fruit de la justice - Amour sans frontières».À la prière universelle, nous reprenons en deux choeurs la prière de saint François tant de fois récitée dans les classes depuis Pâques: «Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix.là où se trouve la haine, que je mette l\u2019amour.etc.Au moment de l\u2019envoi, le célébrant invite à vivre cette paix dans notre milieu.Comme symbole on fait, en sortant de l\u2019église, un grand cercle qui longe l\u2019école, l\u2019église, la rue, la salle d\u2019oeuvres, le bureau, le jardin.C\u2019est au coeur de toutes ces réalités qu\u2019il faut vivre et bâtir la paix.Les 900 jeunes chantent en choeur: «Tanora Katolika mandray andraikitra Mitondra fivoarana sy fiadanana!» (Jeunes catholiques, responsables du développement et de la paix).Puis on répond ensemble aux slogans lancés par l\u2019animateur: «La paix! - Nous la bâtirons! La justice! - Nous la bâtirons! L\u2019unité! - Nous la bâtirons!» Les plus petits trouvent cela amusant et veulent continuer, mais il faut retourner en classe.L\u2019animateur rappelle qu\u2019il faudra poursuivre nos efforts pour la paix.ET ÇA CONTINUE «Continuer, recommencer.», c\u2019est un vocabulaire familier dans le service d\u2019éducation: travail de longue haleine, de patience, de continuité.Quels sont les résultats de ce temps fort d\u2019éducation pour la paix?Y aura-t-il plus de paix dans le monde?Nous croyons qu\u2019il y en aura, qu\u2019il y en a un peu plus dans ce coin du monde qui s\u2019appelle Ambohibary, dans le coeur des 900 élèves, de leurs éducateurs, dans chaque classe, chaque foyer, chaque petit village.L\u2019éducateur ne voit pas toujours le résultat de ses efforts, il croit «en l\u2019arbre qui grandit.» Et dans l\u2019oeuvre d\u2019éducation de la foi, nous croyons en la Force de l\u2019Esprit qui désire encore plus que nous faire grandir un Royaume de justice, d\u2019amour et de paix.«Moi, j\u2019ai planté, dit Paul, Appolos a arrosé mais c\u2019est Dieu qui donnait la croissance».(1 Cor.3,6) 147 * \u2022y >\u2022 'h > .'!« ¦ , 2.^\t-.'*\u2022 %-, V - l ,V -s \u201e# È ;.\" V .kf
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