Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1 janvier 1996, Janvier - Février
[" itcotym JANVIER-FÉVRIER 1996 V ¦'\t¦ - 'ai le goût de vous partager, à toi et aux lecteurs et lectrices du PRÉCURSEUR, ce qui chante en moi après la visite des fraternités de la province M.I.C.d'Amérique du Sud qui porte le beau nom de province Notre-Dame-de-la-Paix.Il me semble que les nombreux bienfaiteurs et amis, solidaires de la mission que nous vivons en Bolivie, au Chili et au Pérou seront heureux d'avoir de nos nouvelles.tuation est tendue mais rien de comparable aux terribles coups d'état militaires, autrefois célèbres.Ces dernières années, de puissants trafiquants de drogues se sont \"installés\"; ils influencent l'avenir politique, économique et social du pays.Enfin, bon nombre d'hommes, de femmes et d'enfants demeurent analphabètes et vivent une grande pauvreté.L'Église, attentive à cette réalité complexe, se laisse interpeller, consulte, réfléchit, travaille avec le peuple.Les religieux et religieuses aussi! Une Assemblée générale de la Conférence Bolivienne des Religieux (CBR) avait pour thème: La vie religieuse dans le processus de changement que vit la Bolivie; on voulait y découvrir des chemins de présence signifiante, porteurs de la Bonne Nouvelle aux pauvres.Les Soeurs M.I.C., peu nombreuses, rassemblées en trois fraternités, sont actives et présentes en ce moment historique.Elles s'impliquent, cherchent, questionnent afin de connaître un peu plus les nouvelles lois qui commencent à modifier la vie du peu- Bolivie Le peuple bolivien vit avec tension un moment tournant de son histoire! Une révolution est en marche! Le gouvernement, par libre-choix et/ou sous la pression du Londs Mondial International (PMI), propose/impose des changements structurels profonds qui touchent plusieurs domaines: éducation, santé, vie sociale, décentralisation, capitalisation/privatisation des entreprises de l'État, participation populaire.Les uns, par manque d'information, les autres, par peur ou conviction, s'opposent au changement, résistent, protestent.C'est pourquoi le pays, pourtant en système démocratique, a vécu un \"état de siège\".La si- 4 Photo: L.Frenette , s \u201ev à Nancy Campas, m.i.c.(2e à g.) d'Ancud et des jeunes lors de l'ordination au diaconat d'Hector Campas à Chaiten au Chili p|i| g* ¦ i ^\u2018fcVr \u2022 P£.-^ pie bolivien.Comme groupe, elles se reconnaissent de plus en plus près des jeunes, des gens humbles et simples, de plus en plus unies entre elles malgré les apostolats divers.Elles sont présentes: \u2022\ten campagne, au Nord de Potosi; \u2022\tà l'Institut d'Éducation Rurale pour la jeune femme des campagnes d'origine quechua; \u2022\tdans la zone de Colomi, projet de santé, formation de communautés chrétiennes de base en milieu rural; \u2022\ten milieu urbain auprès des jeunes: pastorale juvénile, missionnaire, vocationnelle et accompagnement.L'option pour la femme est une priorité.Les soeurs participent à la pastorale vocationnelle de l'Église locale et collaborent entre elles à la pastorale vocationnelle M.I.C.vécue comme un projet commun.Deux des novices actuelles et une scolastique sont le fruit de ce beau travail.Le groupe ASMIC (laïques associés) est vivant.Chili Le Chili connaît une croissance au plan économique mais cette croissance rejoint les riches; les pauvres restent marginaux.Une initiative du Conseil national pour résoudre la pauvreté a demandé aux jeunes professionnels de mettre, au moins durant un an, leur savoir universitaire au service de projets et d'actions de développement dans les milieux pauvres.640 jeunes professionnels ont répondu positivement à l'appel; 107 d'entre eux ont été choisis et se sont effectivement engagés dans un travail qui en vaut la peine, comme ils le disaient eux-mêmes.À la fin de leur préparation pour cette expérience, ces jeunes s'exprimaient ainsi au président Lrei: \"Merci de nous donner le privilège de participer, l'opportunité de servir\".Éa revue Mensaje écrivait, en commentant cet événement: \"La réponse à 'Service pays' | montre avec évidence que lorsqu'on présente aux jeunes une alternative réelle de contribuer à quelque chose qui a du sens pour eux, ils n'hésitent pas à s'engager!\" La présence du général Pinochet et son influence demeurent un défi pour la démocratie.Sur l'île de Chiloe, la culture moderne, monnayée par les moyens de communications, provoque un impact culturel et crée une crise d'identité à laquelle l'Église tente de répondre du mieux qu'elle peut.En général, au Chili, on demande à l'Église de reprendre le chemin de la proximité, solidarité, insertion, chemin prophétique qui a été le sien en temps de dictature.La Conférence des Religieux et Religieuses (CONLERRE) est attentive à cette réalité.Par son excellente revue Testimonio, cette Conférence aide non seulement les religieux du Chili mais ceux et celles de tout le continent.Enfin, la béatification du Père Alberto Hurtado, s.j., le 16 octobre 1994, a suscité un regain de foi et d'engagement.Le Père Hurtado est un apôtre de notre temps! Il a su unir une forte expérience spirituelle à un engagement social incroyable.Il est le fondateur des nombreux centres Foyer du Christ qui, dans tout le Chili, accueillent les plus malheureux et abandonnés de la société.Les M.I.C.au Chili sont très peu nombreuses, huit soeurs.L'ouverture d'une maison à Santiago a apporté un regain de vie: il y a possibilité d'échange, de rencontre, de partage, d'un projet commun qui se vit de la capitale, Santiago, jusqu'à Ancud, sur l'île de Chiloe, au sud du Chili.Dix-huit heures d'autobus entre ces deux postes de mission! À Santiago, les soeurs sont très insérées dans un milieu humble et font un travail de four- mis pour que la communauté chrétienne de la chapelle dont elles sont responsables soit bien vivante et réponde aux exigences sociales du milieu.À Ancud, il y a un travail immense au niveau de la promotion sociale et dignité de la personne qui rejoint pêcheurs, agriculteurs et apiculteurs.Les soeurs collaborent aussi à la formation chrétienne et missionnaire des enfants, des jeunes, des couples et des personnes qui maintiennent la foi dans les îles éloignées.Enfin, nous épaulons les communicateurs ruraux de la radio du diocèse.PÉROU La forte majorité de Lujimori aux dernières élections exprime un choix du peuple.Les uns sont très contents; d'autres moins.Il y a encore beaucoup de pauvreté dans le pays et plusieurs personnes n'ont pas d'emploi stable.La société de consommation crée des besoins inaccessibles à une grande partie de la population, d'où frustration grandissante.L'Église du Pérou peut paraître silencieuse.Mais des actions interpellent: un évêque prend la défense des campagnards contre une compagnie forestière.Il défend en même temps le milieu de vie et conscientise à l'écologie.Les Commissions Épiscopales d'Action Sociale et de Jeunesse viennent de lancer une campagne partage.Le thème, Jeunes: chemins de développement est très interpellant.La Commission Épiscopale des Missions a Photo: V.Grovel, s.n.b.c. Préparation d'un mets typique de Chiloe, Chili - SS.Carmen Ménard, Manuela Velasquez, originaire de l'endroit et Pierrette Bélainski A Lima, Pérou, élève du Collège Marie-de-la-Providence créé le Centre National Missionnaire (CENAMIS).Une Église en marche.qui s'ouvre à l'universel! La Conférence des Religieux et Religieuses du Pérou (CRP) porte avec courage deux défis majeurs: formation inculturée et défense des droits humains.Les vingt-deux M.I.C.du Pérou vibrent à la vie du peuple et de l'Église.Elles portent avec grâce la formation initiale, étape noviciat, et l'administration provinciale.Le projet \"Collège Marie-de-la-Providence, Napo 1124\", est pensé en fonction d'un projet éducatif pertinent, selon le charisme M.I.C.et en solidarité avec la femme péruvienne.L'option jeunesse et Rengagement dans l'heure missionnaire de l'Amérique latine sont des réalités vivantes dans toutes les fraternités.La formation de leaders chrétiens est une priorité partout.Et l'engagement auprès des pauvres est réel: mineurs relocalisés, enfants de la rue, handicapés physiques.Enfin, notre présence dans le Vicariat de Pucallpa, donne des fruits: deux novices, deux groupes d'ASMIC, deux groupes de pastorale vocationnelle et des chrétiens et chrétiennes qui s'engagent dans leur Église locale.Vision globale dans LES TROIS PAYS Nous vivons de grandes grâces.Femmes de diverses nationalités: Boliviennes, Canadiennes, Cubaine, Chiliennes, Haïtienne, Péruviennes, Philippines, nous vivons le trésor de l'appel à la mission en fraternités internationales.Nous sommes des vases fragiles, mais.nous cheminons, désireuses d'être de plus en plus des \"fraternités évangéliques pour la mission\".Avec Marie, en action de grâces 6 pour le don reçu, nous voulons participer activement à l'heure missionnaire de l'Amérique latine, pour donner au Père des fils et des filles qui chantent ses bontés.Quelle merveilleuse mission! Les oeuvres, Collège Marie-de-la-Providence, propriété de notre Institut à Lima, Pérou et l'Institut d'Éducation Rurale (I.E.R.), oeuvre de l'archidiocèse de Cochabamba, Bolivie, sont bien administrées.Elles portent la préoccupation de la formation intégrale de la femme comme protagoniste du changement dans la société, dans une perspective de foi, de justice et de dignité.L'I.E.R.ne s'autofinance pas; le Collège s'autofinance pour ses dépenses courantes mais ne peut faire face au défi de la nouvelle construction que nous avons commencée ces jours derniers.Les deux oeuvres cherchent les moyens de continuer un service de qualité pour les gens de zones populaires et pauvres, sans dépendre totalement de l'étranger.Pour le moment, cela est tout à fait impossible sans nos bienfaiteurs.En général, l'administration des biens, au niveau local et provincial, se réalise avec beaucoup de responsabilité mais le manque à gagner demeure.exorbitant! Notre situation est précaire.Nous avons fait un grand effort pour initier de plus en plus nos Soeurs d'origine latine à cette fonction d'administration.Elles sont l'avenir.Du 16 au 26 juillet, sept M.I.C.de la province participaient au COMLA V (cinquième Congrès missionnaire latino-américain) qui avait lieu à Belo Horizonte, Brésil.À l'heure missionnaire de l'Amérique latine, la province a cru bon favoriser une telle délégation représentant des M.I.C.de cinq nationalités: Bolivienne, Haïtienne, Philippine, Péruviennes et Canadiennes.Le thème: Inculturation de l'Évangile, chemin de vie et d'espérance a suscité un grand intérêt et illumine plusieurs points de notre plan pastoral.COMLA V voulait évaluer le processus d'évangélisation de l'Amérique latine et dans un acte péni-tentiel, reconnaître la dette historique de l'Église devant les peuples des cultures originaires des terres d'ici.Il voulait aussi dynamiser les Églises locales pour l'envoi missionnaire et revaloriser le protagonisme des jeunes et des femmes dans l'Église d'aujourd'hui et de demain.Une grâce que ^CTnvnid&t-l Am\\c Des associés à notre communauté (ASMIC) au Pérou Photo: J.Boily, m.i.c. nous aurons à découvrir -! en davantage et à savourer! j i Enfin, comme provin- J ce, nous nous préparons à donner à partir de notre pauvreté.Une de nos soeurs, Ana Martha Torrez Frontanilla, Bolivienne, partira l'an prochain pour Madagascar.La mission continue.Je termine en vous confiant de manière toute particulière nos jeunes soeurs en formation: une dizaine de jeunes filles intéressées, quelques aspirantes, quatre novices et huit scolastiques.La pastorale vocationnelle est un grand défi.Que nous sachions nous y engager de façon signifiante.C'est le Maître de la moisson qui appelle! À l'heure missionnaire de l'Amérique latine, qu'il nous donne cette grâce de nombreuses vocations missionnaires.Que dites-vous de ce long partage?J'imagine que vous pouvez y découvrir quelque chose de la mission qui nous est confiée dans ces trois pays.Alors, quand vous priez pour nous, c'est cette mission que vous soutenez et quand Journée de pastorale vocationnelle avec des jeunes nn.rrrrr- \u2019 vous partagez généreusement vos dons, c'est cette portion de l'Église missionnaire que vous portez! En terminant, monte de mon coeur cette merveilleuse prière: Que te dire, Père, sinon MERCI éternellement! Avec toute mon meilleur bonjour! ?amitié et mon Murielle Dubé, mi.c.Lima, 5 septembre 1995 Des M.I.C.de différents pays ont participé à COMLA V - (de g.à d.) SS.Josselaine Audate, Eliette Gagnon, secrétaire nationale de la Propagation de la Foi au Canada fr., Ana Torrez, Gabrielle Tremblay et Mariette Hilaire Projet pour promotrices rurales en OLIVIE Présenté: \u2022 aux ASMIC du Québec (Associés des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception) \u2022 à toute personne intéressée .Par: l'Institut d'Éducation Rurale (I.E.R.), Centre de promotion du développement rural au service des femmes campagnardes quechua - 17 à 25 ans - des divers départements de Bolivie.À l'Institut d'Éducation Rurale, les jeunes filles poursuivent leur scolarité.piypq C'a n't Cours offerts: alphabétisation, mathématiques, coupe et confection, culture maraîchère, hygiène, nutrition, premiers soins, catéchèse et Bible, etc.Contribution personnelle: selon leurs possibilités Dépenses courantes: alimentation, salaire des professeurs, matériel, électricité, maintenance, etc.Suggestions d'aide: Contribuer à une bourse d'études, salaire des professeurs (Boliviennes laïques), matériel didactique.Tout don aux projets I.E.R.et Collège Marie-de-ia-Providence (construction - cf.article de S.Murielle) sera acheminé par la Procure des Missions M.I.C.- possibilité de reçu aux fins de l'impôt.Au nom des bénéficiaires de ces projets, MERCI de votre générosité.PROCURE DES MISSIONS M.I.C., 121 Maplewood, Outremont, Qc Canada H2V 2M2 Tél.: (514) 274-5691 7 Photo: M.I.C. C OMIvA ÉCHOS DU CHILI Amérique - - - - - fl ah» Belo Horizonte, ville hôtesse de COMLAV par Thérèse Lebeau, m.i.c.L'Église de l'Amérique latine est à un tournant de son histoire.Prenant conscience de son héritage de foi reçu des Églises soeurs, elle est maintenant prête à collaborer à la mission universelle de l'Eglise.On parle de l'heure missionnaire de l'Amérique latine, de continent de l'espérance missionnaire! Du Chili, S.Thérèse Lebeau nous donne quelques échos du Ve Congrès missionnaire latino-américain (COMIA V) tenu à Belo Horizonte au Brésil du 18 au 23 juillet dernier.Un Congrès orienté vers la mission de l'an 2000.¥ éléguée par ma fraternité M.I.C.de Ancud et par notre provinciale, S.Murielle Dubé, j'ai assisté avec les 71 participants du Chili au V Congrès missionnaire latino-américain.Nous avons vécu là un éclatement de frontières par la présence de 3 000 délégués en provenance des cinq continents et de plus de quarante pays.Une dizaine de M.I.C.de différents pays étaient du nombre.Le leitmotiv du Congrès VENEZ, VOYEZ et ANNONCEZ! et le thème proposé par les Oeuvres Pontificales Missionnaires et la Conférence des Évêques du Brésil, nous ralliaient autour de la préoccupation ecclésiale majeure de Vatican II, résumée ainsi pour le Congrès: L'Évangile dans les cultures, chemin de vie et d'espérance.Une expérience de Pentecôte Ce Ve Congrès portait un rêve profond: celui de vivre une nouvelle Pentecôte à l'intérieur du COMLAJ) continent latino-américain \"Terre d'Espérance missionnaire\".Comme le disait Marcello Azevedo, s.j., dans sa conférence: \"Ce Congrès doit nous aider à mettre en commun et à approfondir nos problèmes et nos questions.Plus encore, le COMLA V sera l'expérience vive de la force de Dieu en nous et de la richesse de notre présence des uns et des autres en la partageant largement avec les frères et soeurs que le Seigneur place sur notre chemin.COMLA V sera une expérience vive du don de l'Esprit.\" (Le christianisme, une expérience multiculturelle .p.2) Ce rêve profond, COMLA V l'a réalisé.À la lumière de l'expérience des premiers disciples unis à Marie, ce fut véritablement une heure de Pentecôte.Les fruits abondants de la présence de l'Esprit étaient visibles.Par exemple, les temps forts de prières et les célébrations pleines de ferveur où le caractère universel, révélé avec toutes ses couleurs, ses 8 Photo: É.Gagnon, m.i.c. t symboles et ses rites, nous rejoignaient tous.COMLA V: temps de fraternité, de communion, de gratuité; temps d'accueil chaleureux, d'expériences multiculturelles, sans frontières; temps d'interrogations sur le vrai sens de la mission ad gentes, de réflexion sur la qualité de l'évangélisation actuelle en lien avec le respect des cultures; temps de rapprochement avec les peuples indigènes par la place qui leur fut donnée au coeur du Congrès pour une prise de parole.Heure de découvertes ou prise de conscience des signes de l'Espritl Heure pénitentielle aussi dans la reconnaissance de nos omissions.et de nos erreurs envers les peuples d'autres cultures.Le Brésil, pays d'accueil de COMLA V, avait déclaré 1994 \"Année Missionnaire\" pour se préparer à l'événement par un ressourcement intensif.Lors de l'ouverture du Congrès, le directeur national des Oeuvres Pontificales Missionnaires, le P.Joao Panazzolo affirmait: \"L'année missionnaire fut vraiment un 'kairos'.Ce temps de grâce de Dieu tire à sa fin, sans pour cela se terminer.COMLA V est un événement qui nous a mis dans un dynamisme missionnaire.De cette oeuvre de l'Esprit Saint, d'une manière surprenante qui dépasse même nos attentes, surgit une heureuse redécouverte de l'enseignement missionnaire de chaque baptisé et de tout le peuple de Dieu.\" Vision globale du COMLA V En réalité, les Congrès missionnaires ne sont qu'un rappel saisissant de notre responsabilité de baptisés au coeur de l'Église avec pour caractère spécifique d'être à la suite du Christ envoyés aux peuples du monde pour révéler l'Amour gratuit du Père.L'objectif général du Congrès l'exprimait clairement: Approfondir la responsabilité missionnaire universelle de nos Églises particulières par le moyen d'échanges d'expériences et de témoignages d'Évangile dans les différentes cultures, à la lumière de l'option préférentielle pour les pauvres afin de fortifier le chemin d'espérance chez tous les peuples, (texte de base pour étude Pré-Comla V, OPM, Brésil, pp.11-12) Partout l'hospitalité a été remarquable! Socorro Gumnad, m.i.c., et Ana Torrez, m.i.c., (Ire et 3e, 2e r.à dr.) avec le groupe accueilli à la paroisse Immaculée-Conception à Pedro Leopoldo Parmi les objectifs spécifiques du COMLA V, mentionnons ceux qui, à mon sens, résument les enjeux majeurs du Congrès: -\tRéveiller l'esprit et le dynamisme missionnaire \"ad gentes\" en Amérique latine et aux Caraïbes, en approfondissant la mission dans le monde d'aujourd'hui à partir d'expériences et de témoignages.-\tAnimer les Églises particulières d'Amérique latine et des Caraïbes pour qu'elles intensifient l'envoi missionnaire \"ad gentes\".(idem) Le thème majeur du Congrès: L'Évangile dans les cultures, chemin de vie et d'espérance, subdivisé en sous-thèmes, a été étudié en ateliers.Chaque délégué au Congrès, au moment de l'inscription, indiquait son choix.Cette étude nous a permis d'approfondir la mission ad gentes sous trois aspects principaux: les horizons de la mission ad gentes in-culturée, ses caractéristiques et ses exigences.Les ateliers sur les horizons de la mission ont considéré l'évangélisation et le dialogue dans la mission au-delà des frontières, dans les cultures indigènes, afro-américaines et urbaines.Ceux sur les caractéristiques ont regardé la mission dans l'Église particulière, dans le dialogue inter-religieux et oecuménique et comme un chemin de libération.Finalement, pour répondre aux exigences de la mission inculturée, l'étude s'est portée sur la dimension mis- Délégué indigène participant au COMLA sionnaire dans la formation et la spiritualité missionnaire.Cultures indigènes Mon choix de l'atelier: Évangélisation et dialogue avec les cultures indigènes s'est fait en fonction de mon expérience passée avec les populations rurales de culture quechua (Inca) du Pérou: à Yauri (Cuzco) pendant six ans et en Bolivie, à Tiraque (Cochabamba) durant deux ans.En plus de contacts antérieurs avec les Quichés-Mayas du Guatémala et ma découverte actuelle de la culture Mapucho-Huilliche encore présente à Chiloé au sud du Chili.Quelle joie de pouvoir écouter, admirer et partager avec des Indiens, hommes et femmes, venus du nord brésilien, de l'Équateur, de Potosi (Bolivie), du Guatémala (Quetzaltenango)! Tous ont su nous exprimer dans leurs langues, Photo: É.Gagnon, m.i.c. leurs rites et symboles, leur foi profonde, leur compréhension de la mission aujourd'hui et nous interpeller aussi sur le nouveau chemin d'évangélisation respectueux des cultures.Avec fierté et assurance, parfois aussi dans la souffrance, les délégués indigènes nous ont fait entendre leurs espoirs et leurs clameurs pour le respect de leurs droits à la vie, à la terre, le respect de leur langue, de leur culture et de leur religion.Photo: M.I.C.INMl CIA W,SIONfcRA; WlElKHI af il'«4105 ' Enfance Missionnaire et Famille Missionnaire au Congrès F f VMII M Des M.I.C.présentes au Congrès: (de g.à dr.) SS.Carmen Tito, Josselaine Audate, Soccoro Cumnad, Thérèse Lebeau (auteure), France Royer-Martel (de l'équipe Post Comla IV), Muriette Hilaire et Petronila Chira Nous pouvons retenir de ces moments de cé- lébrations, travaux en petites équipes et en semi-plénières, les priorités et engagements recueillis lors des principales interventions.Les délégués indigènes et les agents de pastorale engagés auprès de ces groupes sont conscients des grands défis que présente l'influence de la société contemporaine pour eux.Ensemble, nous avons cherché la présence des germes de vie et identifié avec plus de lucidité les signes de mort afin d'avancer plus concrètement dans le dialogue et l'évangélisation des cultures indigènes.10 Cet atelier a souligné les principaux défis rencontrés.Il s'y profilent déjà des pistes d'engagements nouveaux pour la pastorale: engagement ferme des Églises envers les peuples indigènes, créativité pastorale dans les liturgies et la théologie, recherche de méthodologies qui favorisent l'incul-turation de l'Évangile, qualifications dans la formation des missionnaires, recherche du protagonisme religieux et autonomie des peuples indigènes, connaissance des langues pour le travail pastoral, inculturation de l'approche pastorale pour les ministères, découverte permanente de la nouveauté de l'Évangile par et pour les cultures indigènes, attitude d'écoute et présence d'insertion des missionnaires, conscientisation de la société sur la cause indigène par l'enseignement de l'Histoire de ces peuples.L'importance de Y anthropologie a été soulignée comme condition essentielle à Y évangélisation des cultures là où le missionnaire est envoyé.Dans tous ces apports en lien avec l'expérience des intervenants, les trois éléments fondamentaux de l'évangélisation inculturée ressortent clairement, tel que démontré par le P.Azevedo lors de sa conférence aux congressistes: -\tPercevoir l'être humain dans sa réalité spirituelle et matérielle.L'évangélisation ne peut se dissocier des dimensions qui se réfèrent à l'identité humaine des personnes.La foi se vit individuellement et communautairement.-\tTout être humain est relié à une culture.L'évangélisation doit articuler une relation entre foi et culture.Elle est un processus éducatif qui comporte le dialogue, s'adresse à la totalité de l'être humain, travaille avec l'homme et la femme de façon concrète et s'ajuste à son contexte social.-\tDans les diverses cultures, surtout dans les cultures traditionnelles, la dimension religieuse est fondamentale.(op.cit, p.5) Conclusions de COMLA V Une définition empruntée à Achiel Peelman, o.m.L, me semble résumer les conclusions de COMLA V: L'incul-turation, terme qui ne se réfère pas à une réalité nouvelle, mais à une nouvelle façon d'y répondre.C'est bien là le défi important! L'invitation d'avancer au large, de favoriser au maximum \"l'acculturation\" en profondeur, d'entendre les appels des périphéries, de seconder constamment et activement la préparation et la réalisation de l'envoi ad gentes des jeunes d'Amérique latine.Pour nous M.I.C., c'est un appel à demeurer fidèles à notre mission commune sur les pas de Marie de la Visitation et dans l'esprit de Délia Tétreault, notre fondatrice.? Photos: M.I.C.JB RÉS IL la découverte de mes racines PAR JOSSELAINE AUDATE, M.I.C.En participant au Congrès missionnaire latino-américain, S.Josselaine, Haïtienne missionnaire au Pérou, ne se doutait pas que l'Esprit Saint lui donnait rendez-vous.Le thème lui a permis de creuser la réalité des cultures et d'éclairer sa vie découvrant ainsi la richesse de ses propres racines.Une grâce! Elle nous livre ses impressions sur ce Congrès.0 n juillet dernier, Belo Horizonte au Brésil ¦ ^ fut pour un moment la capitale mis-sionnaire du monde en accueillant COMLA V.Ce grand événement ecclésial vécu dans un climat de joie et de prière fut une prise de conscience du travail à accomplir et un engagement à aller plus loin.Au nom d'une même foi vivante, nous avons pu nous réunir sans distinction de races, de peuples, de langues.Pour moi, ce fut un rendez-vous avec l'Esprit Saint.A COMLA M, S.Josselaine Audate (à dr.), d'origine haïtienne, a approfondi sa propre culture.Un Évangile ENRACINÉ, INCULTURÉ Le thème L'Évangile dans les cultures, chemin de vie et d'espérance m'a rejointe profondément car le Brésil contient toutes les réalités du continent: Afro-Brésiliens, Métis, Blancs, Indiens.L'Évangile a pénétré les cultures, les barrières sont tombées, Dieu est célébré et partagé avec d'autres.Le moment de vérité sur le respect des cultures a éclaté encore une fois dans l'histoire de l'Église en ce continent.La dimension missionnaire a provoqué l'éveil de la conscience de milliers de baptisés ici.Cette Église inculturée pour la mission ad gentes est devenue plus universelle parce que plus consciente de la réalité culturelle de chaque groupe social, c'est-à-dire de chaque ethnie.Personne ne peut arracher la semence mise par Dieu dans chaque être vivant.C'est depuis les racines les plus intimes du Noir ou de l'Indien que Dieu appelle, parle, se révèle, et la personne humaine répond, célèbre, rend grâce avec toutes ses valeurs culturelles.La dimension missionnaire s'inscrit par ce fait même.L'expérience du COMLA m'a permis de plonger dans mon être profond pour y découvrir mes propres racines.J'ai compris qu'à travers la souffrance, Dieu transforme son peuple pour le conduire vers la libération totale.Rendons grâce au Seigneur car il est bon! Gratuité d'un accueil On disait le Brésil un pays fermé à cause de la langue portugaise; mais le peuple s'est dépassé! Les familles d'accueil de Belo Horizonte ont appris l'espagnol pour pouvoir communiquer avec leurs hôtes.Depuis un an, elles se sont préparées par des sessions bien organisées.Pauvres comme riches, tous ont été d'une générosité inégalable, les coeurs se sont ouverts à la dimension universelle.Llore, la mère de ma famille d'accueil, a même étudié le français et veut continuer en vue de la correspondance.Je me sentais de la famille et l'adieu fut pénible.Quelle merveilleuse expérience d'inculturation! Mon merci est une louange à Dieu et aussi une fidélité à Rengagement du COMLA exprimé par le chant-thème: Noirs et Blancs, Indiens et Métis, De tous Dieu est Père.Il y a une seule foi, un seul Sauveur, Un monde à évangéliser.Venez, voyez et annoncez! ?Les gens de toutes couleurs sont présents au Brésil: Afro-Brésiliens, Métis, Blancs, Indiens.Photo: E.Gagnon, m.i.c.¦ l\u2019J o m v.M WgSzÊÈM B RÉSIJL I ' Martine et Yves au marché de Manacapuru si*® - Mé ï»' # «Ils v-1 i .\"\u201cT?\u2022*; ., \u2022 \u2022; ;-¦ \u2022*' - 1 __________________________________ W\\\\S$K&Y\\V\\&\\X*C par Martine Sanfaçon De plus en plus de laïques s'engagent au grand champ de la mission.Martine et Yves, de Québec, ont répondu à cet appel en tant que couple affilié à une société missionnaire.Le coeur riche de son expérience au Brésil, Martine nous partage les joies et les défis de son engagement missionnaire en Eglise.La mission à la suite de Jésus, c'est une question d'appel, de réponse et d'envoi! près une formation missionnaire de quatre ans, mon époux Yves et moi partions au Brésil pour trois ans, associés à la Société des Missions-Étrangères.Comme infirmière, j'aspirais à m'impliquer au niveau de la prévention des maladies.Je suis donc partie dans le but de vivre une solidarité au nom de ma foi en Jésus Christ en tant qu'in-firmière.De plus, la mission vécue comme pont entre Églises était une dimension importante de mon projet missionnaire.D'ailleurs, mon mari et moi avons bénéficié d'un bon soutien de la part de notre paroisse St-Pascal-de-Maizerets dans le diocèse de Québec.On nous a offert l'hébergement au presbytère avant notre départ et à notre retour, l'entreposage de nos meubles pendant trois ans, sans oublier la correspondance avec quelques paroissiens et paroissiennes.Projet d'équipe En juillet 1991, les membres du Conseil central de la Société des Missions-Étrangères proposaient à Yves et moi de nous joindre à une équipe.Finalement, nous sommes partis avec Nicole Duchaine de Chicoutimi, Claude Comeau du Nouveau-Brunswick, tous deux missionnaires laïques, François Paré, un prêtre diocésain de Sherbrooke et Guy Labonté, p.m.é., originaire lui aussi de Québec .Après avoir passé quatre mois à Brasilia pour apprendre le portugais dans une école de langue, nous 12 Photo: F.Paré sommes arrivés en Amazonie brésilienne, à Manacapuru, une petite ville située près du fleuve Amazone.La première année fut réellement l'année du voir.Ce fut un temps d'adaptation, de connaissance du milieu et des besoins existants.J'ai principalement accompagné les religieuses franciscaines dans leur travail en pastorale de la santé, en ville et dans les zones rurales.Être en équipe pendant cette période a été d'une grande richesse et nous a permis de mettre en commun nos premières impressions.Vers la fin de l'année 1993, après avoir consulté les agents et agentes de pastorale des diverses paroisses et Dom Gutenberg, l'évêque de l'Église de Coari, notre équipe a décidé qu'une partie de ses membres irait à Anori.En février 1994, François, Yves et moi partions pour Anori, petite ville située à environ dix-huit heures de bateau de Manaus.Défis et joies Le premier défi pour moi fut celui de la nouveauté: nouveau projet pour la Société des Missions-Étrangères, nouveau projet pour l'Église de Coari, nouvelle façon de vivre la mission en équipe ecclésiale avec toute la richesse de nos différences.Relié à cette nouveauté, le défi du discernement personnel et communautaire fut égale- ment exigeant.Qu'est-ce que Dieu attend de moi, attend de nous dans ce projet missionnaire?Quels sont les choix, les engagements à privilégier pour être au service de l'Église de Coari tout en tenant compte de nos forces et de nos limites?Pour ma part, j'étais partie en tant qu'infirmière mais, peu à peu, en écoutant les besoins et demandes des gens, j'en suis venue à m'impliquer comme agente de pastorale en paroisse et à élargir mes engagements au-delà du domaine de la santé.Cela m'a demandé de l'ouverture et une capacité de me rendre disponible pour être au service de l'Église qui m'accueillait.Il m'a fallu du courage et de la confiance pour aller demeurer à Anori à dix-huit heures de bateau de Manaus.Je n'aurais jamais pensé être capable de vivre cela avant de partir.Ce qui m'a aidée, c'est ma foi en Jésus qui m'a appelée, envoyée et accompagnée (Mt 28, 19-20), le témoignage de courage et de foi des Amazoniens et Amazoniennes, les nombreux partages avec Yves et l'équipe, sans oublier le soutien de nos familles, de nos amis et des confrères de la Société des Missions-Étrangères.Mais les nombreux défis rencontrés ne pèsent pas beaucoup dans la balance à comparer aux joies vécues au fil de mon engagement missionnaire.J'ai vraiment rencontré père, mère, frères et soeurs tel que promis par Jésus à ceux et celles qui acceptaient de tout quitter pour l'Évangile.Oui, j'ai connu le centuple en joies dans les rencontres simples du quotidien avec les gens.Le détachement affectif est pour moi toujours déchirant.Avoir quitté mes proches de Québec et mes proches d'Anori fut vraiment difficile.Mais la joie de continuer à communiquer avec mes amis d'Amazonie, hommes et femmes, n'a pas de prix.Vie d'équipe et vie de couple Avoir vécu la mission au sein d'une équipe comme la nôtre a été une expérience enrichissante et exigeante.C'est comme dans une famille: on se réjouit quand un frère ou une soeur vit des joies et on est touché par leurs difficultés et leurs peines.Nos personnalités, formations et forces différentes nous ont permis de vivre une belle complémentarité en mission.Le fait de vivre des relations sur un pied d'égalité et d'avoir la possibilité de participer à toutes les décisions fut très enrichissant.Comme couple, ce fut riche de pouvoir travailler ensemble et de prendre des temps de prière et de recul aux trois mois environ dans un monastère.Face aux nombreux be-1 soins présents à Anori, nous aurions Ê pu nous perdre dans l'activisme.La ~§ Parole de Dieu méditée et appro-u-; fondie dans le quotidien a été une J vraie lampe sur notre route de soli-^ darité et continue à animer notre vie de couple.C'est un beau trésor que nos amis du Brésil nous ont transmis en nous évangélisant par leur vie.La mission continue pour nous au Québec.La vague de désespérance que nous avons perçue chez les Québécois et Québécoises depuis notre retour, nous interpelle à témoigner de la foi partagée avec l'Église de Coari.Comme Jésus nous a envoyés au Brésil, Il nous invite encore aujourd'hui à travailler pour que chaque personne ait la vie en abondance.Osons-nous nous laisser interpeller?Bonne route sur les chemins de la solidarité! ?Martine, Yves et l'équipe de pastorale rurale d'Anori sur le bateau de la paroisse \u2022mmrvt ¦ 13 JParole Vie JONAÔ: LA 012AND E par Christian Beaulieu Eclairer la vie à la lumière de la Parole et y découvrir la mission que le Seigneur nous confie.voilà ce que nous promet l'abbé Christian Beaulieu tout au long de cette année.C'est un grand privilège et une joie d'obtenir sa précieuse collaboration.Longtemps directeur et rédacteur de la revue Je crois, aujourd'hui disparue, Christian est connu pour ses livres, ses conférences et ses nombreux engagements auprès des jeunes qui traversent une période difficile.Sa source: la Parole pour parler avec les mots du coeur.En ce début d'année, flash sur Monsieur Jonas.Christian Beaulieu (2e r., 2e à dr.), Ida Brochu, m.i.c., collaboratrice (3e r., Ire à dr.) et des jeunes de la Communauté Souffle de Vie e moment le plus émouvant de chacune de mes journées restera peut-être toujours ce moment où, au début d'une journée, prenant les appels sur mon répondeur téléphonique, j'entends un message d'un de ces jeunes criant à l'aide, me lancer: \"Ne me laisse pas tomber, je n'ai personne d'autre que toi.\" Et moi qui n'attends que l'occasion pour lui rendre la pareille: \"J'ai une nouvelle pour toi: tes parents, tes amis, tes grands-parents, Dieu.n'ont personne d'autre que toi.\" Dieu n'a personne d'autre que toi pour les tiens, pour le travail qui t'attend, pour la mission qui est la tienne.Pas d'autres bras que les tiens pour serrer les tiens dans tes bras, pas d'autres yeux que les tiens pour faire briller les yeux des tiens de ta lumière.Ne l'as-tu pas entendue cette invitation très forte: \"Lève-toi, j'ai besoin de toi.\" Et Dieu tient à ce que tu sois toi et personne d'autre que toi! Tu es son homme, sa femme de confiance! Celui qui un jour a entendu cet appel ne peut plus jamais être le même.Qui n'en éprouverait une fierté?Telle fut l'expérience fantastique inespérée de Jonas \"empoigné\" quand il s'entend dire: \"Lève- toi ! Va à Ninive, la grande ville.\" Jon 1, 2.14 AVENTURE AU LAE2GE Une énorme pudeur et souvent même.un refus! Devant une mission qui nous est proposée, qui n'en éprouverait pas un émoi sacré, une extrême réserve.Une énorme pudeur, et souvent même.un refus! Un tremblement dans tout son être! Comme si on pressentait les dangers d'une telle invitation, d'une si grande demande! N'avez-vous jamais entendu cette réaction d'un jeune devant celle qui pourrait être l'amour de sa vie: \"Je suis trop impressionné.Cela me dépasse tellement; j'ai aucune idée comment m'y prendre.Alors je me tiens éloigné.\" Que de détours avant de répondre à notre mission! Que de fois choisissons-nous de nous rendre à notre destination, en nous en détournant! Mais nous serons rejoints sur nos routes de travers car, tous les chemins mènent à Rome.Quel jeune désire passer à côté de la promise, du trésor non réclamé qui lui est réservé?Qui ne désire pas voir ses parents revenir ensemble même après de longs détours, une fois guéris?Qui ne désire de toutes ses forces - en corps et en âme - se rendre au bout de sa mission?Mais est-il prêt à ce qu'il en coûte en sueurs et en larmes?Comme Jonas, les jeunes aussi fuient.Et nous aussi! \"Et Jonas se leva pour fuir\" Jon 1, 3.Pour fuir, aller à l'autre bout du monde à Tarsis, en Espagne.Mais alors qu'est-ce que Jonas refuse en prenant une toute autre direction?Pourquoi Jonas à priori refuse-t-il sa mission?Ce sont les moyens à prendre.Voulez-vous bien me dire qu'est-ce qui nous arrête chacun, sur les chemins de notre mission?On fuit parce qu'on voit toute la gravité, le sérieux, de notre mission.î 20 MILLE ÂMES.SUR LES BRAS! Du jour au lendemain, voilà Jonas qui se réveille avec 120 mille âmes \"nouveaux convertis\" à s'occuper! Comme réveil, c'en est tout un! Pas si mal comme résultat! C'est tout un contrat pour les années à venir! Mais c'est alors que commencent bien des embêtements et des maux de tête! Peut-être aurait-il mieux préféré que cela ne marche pas si fort! Me semble de voir le bon curé de paroisse se ramasser du jour au lendemain avec 120 mille nouveaux paroissiens - pratiquants à part ça! Me semble de voir un tout jeune couple se ramasser au beau matin de l'accouchement avec des triplets sur les bras - trois du coup, imaginez! Me semble de voir le jeune jamais aimé se retrouver du jour au lendemain avec une amie la plus amoureuse au monde - surtout si ça continue à durer! Pauvre de lui! Il pressent déjà que c'est le commencement de la fin de ses \"trips d'ego\", de ses \"folies d'ado\": Que ne ferait-il pas pour la repousser! Me semble d'entendre les réflexions de chacun: \"J'en avais pas tant demandé!\" \"Où cela va-t-il me mener?Qu'est-ce tout cela va me coûter?- Quel prix aurais-je à consentir pour une telle fécondité?\" Vous comprenez mieux notre peur congénitale à tous, comme pour Jonas, de répondre à notre mission.La peur de répondre à sa mission, c'est.la peur.de tout perdre, en se rendant au large, au loin; la peur.qu'il nous soit trop demandé; la peur.du prix à payer; la peur.de jouer toutes les cartes de son jeu; la peur.que nos plus beaux rêves tournent en cauchemar.Investi par la Parole: impossible d'y échapper! Laissons donc le Vent de l'Esprit dans les voiles! Laissons-nous donc emporter par le courant de l'Esprit! ?15 noncez 'kaÈZMJ.% # \u2022V Ti Lucette Gilbert, m.i.c.originaire de St-Prime, diocèse de Chicoutimi.Retournée en Haïti en septembre 1995.Jeannine Forcier, m.i.c.originaire de Springfield, Mass., U.S.A., diocèse du même nom.Retournée au Malawi en septembre 1995.Jeanine Blanchard, m.i.c.originaire de Sherbrooke, diocèse du même nom.Retournée au Japon en septembre 1995.Blandine Massé, m.i.c.originaire de St-Sylvère, diocèse de Nicolet.Retournée en Haïti en septembre 1995.miKIONNJ)M& M UVJIHCIU Jeanne Ostiguy, m.i.c.originaire d'Acton Vale, diocèse de St-Hyacinthe, Retournée à Cuba en septembre 1995.Agnès Bouchard, m.i.c.originaire de Petite Rivière St-François, dans le diocèse de Québec.Partie pour Cuba en octobre 1995, après avoir oeuvré au Pérou.Thérèse Leblanc Cormier, m.i.c.originaire de St-Sylvère, diocèse de Nicolet.Retournée à Madagascar en novembre 1995.Gabrielle Tremblay, m.i.c.originaire de St-Bruno, diocèse de Chicoutimi.Retournée au Pérou en octobre 1995.18 ) Louise Page, m.i.c.originaire de St-Ephrem, diocèse de Québec.Retournée au Pérou en septembre 1995.\tMadeleine Alarie, m.i.c.originaire de St-Fidèle, diocèse de Québec.Retournée en Haïti en septembre 1995.m ' Rose-Alice Brochu, m.i.c.originaire de St-Gabriel, diocèse de Rimouski.Retournée au Pérou en septembre 1995.mm Léa Nelson, m.i.c.originaire de La Boule, Haiti, diocèse de Port-au-Prince.En animation au Canada depuis septembre 1995.MM\tU WM tMWUl: 20, 21 > Noëlla Fréchette, m.i.c.originaire de St-Apollinaire, diocèse de Québec.Retournée en Zambie en octobre 1995.Françoise de Yarennes, m.i.c.originaire de Québec, diocèse du même nom.Retournée à Madagascar en novembre 1995.MISSIONNAIRES AVEC NOUS VOS CADEAUX-DÉPARTS AIDENT NOS MISSIONNAIRES Ci-inclus le montant de Nom: $ Adresse: Apr.: Code:__________________________ Tel.: (\t)_____________________ Désirez-vous un reçu aux fins de l'impôt?oui ?non ?Adressez A: PROCURE DES MISSIONS SS.MISSIONNAIRES DE L'IMMACULÉE-CONCEPTION 121, AVENUE MAPLEWOOD, OUTREMONT, QC CANADA H2V 2M2 Téléphone: (514) 274-5691 MERCI DE VOTRE SOLIDARITÉ 19 Pérou par Jessica Arévalo Que de surprises dans une rencontre surtout lorsqu'il s'agit de la rencontre d'un pauvre! N'est-il pas le lieu où le Christ se fait présent au-delà de nos critères?Jessica, novice a vécu cette expérience.Sa relecture de l'événement nous permet d'être témoins des détours de Dieu pour nous révéler son visage.on expérience avec Pedro, c'est toute une bonne nouvelle pour moi! J'ai vu et senti Jésus très présent dans ma vie.C'est un exemple de la manifestation du Seigneur dans le peuple qui vit sa souffrance, supplie silencieusement et en même temps, pose des gestes révélant la bonté de Dieu.Ma rencontre avec Pedro Pedro, homme abandonné, sans toit, dormait depuis plusieurs mois dans la rue conduisant à notre église paroissiale.Chaque fois que je m'y rendais, je passais outre, mais non sans sentir monter en moi une série de questionnements intérieurs qui me dérangeaient.La situation dans laquelle il vivait était inhumaine: malade, laissé à lui-même, exposé au climat humide, froid et pluvieux des nuits d'hiver de Lima.Depuis 15 jours il ne pouvait plus se lever.Sa jambe gauche infectée depuis plusieurs mois par une grande plaie purulente lui refusait tout service et presque tout mouvement.De plus il souffrait d'une dislocation de l'épaule gauche.Il avait perdu pratiquement toute sensibilité et dignité.En le regardant, je ne pouvais plus rester indifférente et c'est ainsi qu'une bonne journée j'ai manifesté mon malaise à mes compagnes.Nous avons convenu de nous occuper de lui.Mon premier geste a été de lui adresser la parole, de m'informer de sa situation, etc.Après quelques jours, je ne pouvais plus dormir tranquille pensant à Pedro.Chaque nuit, il subissait la cruelle réalité de la solitude, de l'abandon, de la douleur, de l'impuissance et du froid.À notre grande surprise, il a suffi d'un téléphone de ma compagne Rosario Zari, m.i.c., pour lui trouver une place au Foyer de la Paix dirigé par les Soeurs de Mère Teresa de Calcutta.Nous y avons vu la main de Dieu, car à Lima, une ville de 8 millions, les cas de ce genre sont nombreux et les foyers regorgent.Nous nous sommes engagées cependant à le faire soigner et pour cela nous avons pris contact avec l'assistante sociale de la paroisse pour obtenir des soins gratuits à l'hôpital.Le lendemain au retour de la messe, Grâce à Jessica, Pedro a retrouvé sa dignité d'homme.Photos: M.I.C., Pérou (êtf 'AV y ^ ¦ mfC 20 l'assitante sociale nous a demandé de le conduire immédiatement à rhôpital.C'est le seul moment dont elle disposait pour nous accompagner.Nous étions gênées de son état.le temps nous manquait pour lui faire un brin de toilette.Et c'est ici que j'ai vu Dieu à l'oeuvre tout au long de cette expérience.Des gestes de bonté Pedro n'était plus au tonome.Il fallait l'aider en tout.J'ai été témoin de l'attitude de l'assistante sociale souffrant elle-même de la colonne.Avec beaucoup d'affection, elle nous a aidées à monter et descendre Pedro du taxi.En la regardant il me revenait à la mémoire cette phrase de Mère Délia: \"Comme Marie il faudra traverser montagnes et collines pour secourir le cher prochain.\" Je voyais \"les collines et les montagnes\" à surmonter tout près, dans ce \"cher prochain\".Même attitude de bonté et de patience chez le chauffeur de taxi qui, sans le moindre geste d'hésitation ou de répugnance, accepta de nous conduire à l'hôpital.Nos coeurs murmuraient une prière au Seigneur afin que Pedro soit accepté malgré son état.À l'hôpital, en attendant notre tour, je me suis assise avec lui sur le grand banc déjà occupé par plusieurs patients.Le banc s'est vidé, ce ne fut pas long.Moi si dédaigneuse, je ne me reconnaissais pas; on aurait dit que j'avais perdu l'odorat.J'ai conversé avec lui pendant que l'assistante sociale et Rosario couraient d'un bureau à l'autre pour remplir la paperasse nécessaire à un cas d'indigence.Sans m'en rendre trop compte, dans mon coeur j'ai senti de l'amour pour lui, reconnaissant le Christ en lui.Le désir de soulager ses douleurs, ses peines est monté en moi.Je réalisais qu'être avec lui était une grande grâce que peut-être plusieurs ne comprenaient pas.lette et lui servir un repas, tout cela entouré d'un accueil chaleureux.Il avait enfin un toit.Ma compagne et moi sommes revenues à la maison fatiguées mais heureuses d'avoir contribué à redonner à Pedro sa dignité et le goût de redevenir quelqu'un.Jessica Arévalo et Tania Diaz, novices ramènent Pedro à l'hôpital pour un contrôle.Il nous a fallu la journée entière, allant d'un médecin à l'autre, de la salle de radiographie à celle de chirurgie, etc.Ma compagne et moi avons été témoins de l'action du Seigneur même chez le personnel.Personne ne passa de remarque désobligeante sur notre patient un peu spécial.Au contraire il a été soigné avec beaucoup de bonté et quelques-uns ont même eu l'amabilité de nous faciliter les entrevues sans avoir à suivre les longues files d'attente.Personnellement, oui, j'ai vu Dieu à l'oeuvre ce jour-là.Sa présence est un fait indéniable pour moi.J'ai été émerveillée, car l'amour désintéressé dont Pedro a été l'objet ne peut venir que du Seigneur! Une dignité retrouvée Pendant les longs moments d'attente, la conversation est devenue assez vite fraternelle et amicale.En me racontant un peu sa vie, je sentais Pedro redevenir quelqu'un.Son attitude de patience, son abandon à la Providence et sa confiance silencieuse me questionnaient.Après avoir reçu toute l'attention nécessaire à son cas, nous l'avons conduit au Foyer de la Paix vers dix heures du soir.On l'attendait pour lui faire une bonne toi- Je sens que cette expérience a marqué ma vie.Reconnaître Dieu à l'oeuvre en moi et par moi, à travers mes frères et soeurs, m'a fait sentir que oui, c'est possible de construire la civilisation de l'amour.Avant que je le quitte, Pedro me dit que \"Taita Dios\" (Papa Dieu) était avec lui.Il remerciait et lui rendait grâce.N'est-ce pas cela, la fin que notre Institut poursuit, qui m'émerveille et pour laquelle je sens de l'attrait: \"Que tous les enfants de Dieu reconnaissent ses bontés et chantent ses louanges!\", comme le souhaitait Mère Délia.?Traduit de l'espagnol par Lucile Baril, m.i.c.MISSIONNAIRES 1995 JANVIER ¦ Seigneur Jésus, toi qui as prié pour l'unité, fais qu'une conscience plus grande de notre Mission fasse croître notre esprit oecuménique.FÉVRIER Seigneur crucifié, à l'occasion de la Journée mondiale des malades, fais comprendre à ceux et celles qui souffrent, la valeur missionnaire de leur douleur offerte, en union à la tienne.21 Canada m Témoignage ne femenee geemée en mou eoeue '%* ' W par Maria Arroyo, m.i.c S.Mono Arroyo Pont-Viau, lors d'une rencontre de réflexion sur nos pratiques l'animation missionnaire au Canada, S.Maria Arroyo, m.i.c.D.j T\t.\tD, d'oriqine péruvienne, alors présente au Canada, a été l'une des Reunion de Jeunesse sans frontières au Pérou\tor\t.invitées.Sa vision, elle la puise à la source de sa vocation missionnaire.Elle est témoin des fruits d'une animation qui ose interpeller les jeunes à collaborer à la mission de Jésus.râce à l'animation missionnaire reçue des M.I.C.auprès du groupe Jeunesse sans frontières de notre école Marie-de-la-Providence au Pérou et au sein des Oeuvres pontificales missionnaires, j'ai découvert ma vocation.Ceci me permet d'être avec vous aujourd'hui, et j'en suis heureuse! Jeunesse sans frontières a été pour moi une source d'eau vive venue fortifier ma foi.Ce mouvement m'a fait découvrir l'amour du Père, m'a enseigné à être amie de Jésus et m'a permis de sentir la force de l'Esprit, souffle de la mission.VÉCU d'animation missionnaire AU PÉROU Certaines démarches sont d'une importance vitale en animation missionnaire avec les jeunes, les adultes et pourquoi pas aussi, avec les enfants.Trois moments vécus en groupe ont été déterminants: \u2022\tINFORMATION sur l'oeuvre des missionnaires, les défis de la mission, les besoins de nos frères et soeurs de l'Église universelle.Cette information nous était donnée par des conférences, des diapositives, des revues missionnaires, etc.\u2022\tFORMATION à travers les rencontres hebdomadaires, les cours, les retraites en silence et le témoignage de plusieurs missionnaires.\u2022\tCOOPÉRATION par la participation aux collectes du Dimanche missionnaire au mois d'octobre, collaboration à l'organisation de la journée d'étude avec animation dans les écoles et paroisses.J'ai 22 aussi participé, à l'intérieur de mon pays, au projet Mochila y Mision c'est-à-dire \"Sac d'école et Mission\".La prière et le sacrifice pour la mission prenaient aussi une place importante dans le mouvement Jeunesse sans frontières.Ce chemin est long mais il apporte une garantie pour l'éveil de la conscience missionnaire et la maturité d'une vocation missionnaire.Après cette expérience, le jeune ne peut plus être indifférent à tout ce que vivent l'Église locale et l'Église universelle.Nécessairement, il y a quelque chose qui change.Sa manière de voir n'est plus la même.Il ne peut plus être un simple spectateur.Il sent que l'heure est venue pour lui d'être protagoniste et, à la manière de Marie, être un fidèle disciple de Jésus.À son exemple, il peut dire: \"Je suis ici Seigneur pour faire ta volonté\".Alors, il collabore à rendre présent et visible le Règne de Dieu.un Règne de justice, de paix, d'égalité et de solidarité qu'il essaie d'établir avant tout dans sa maison, son entourage, son école, sa paroisse, sa province et plus tard peut-être, dans un autre pays.Au cours de ces neuf années de cheminement avec Jeunesse sans frontières, j'ai appris et découvert qu'une jeune missionnaire ne s'improvise pas.elle se forme et se laisse transformer par l'amour du Seigneur.Regard sur ^animation MISSIONNAIRE AU CANADA Je suis consciente que le contexte socio-politique-économique et religieux dans lequel vous faites de l'animation missionnaire au Canada est différent et difficile.Mais je crois que ces trois moyens déjà mentionnés: INFORMATION, FORMATION et COOPÉRATION peuvent vous éclairer et vous aider dans votre tâche au Canada.Il est certain qu'au-jourd'hui encore, le Seigneur continue de nous inviter à annoncer la Bonne Nouvelle dans tous les coins du monde.Dans son encyclique, Jean-Paul II nous dit: \"Il n'y a pas de témoignage sans témoins de même qu'il n'y a pas de mission sans missionnaires.\" R.M.No 61 L'Esprit du Seigneur nous invite peut-être à aller plus loin dans notre manière de réaliser notre animation missionnaire ici au Canada: -\ten augmentant notre présence dans les écoles, cégeps et universités; -\ten aidant à faire prendre conscience aux enfants, aux jeunes et aux adultes, de la réalité de pauvreté vécue par plusieurs de leurs frères et soeurs du Canada; -\ten donnant plus de temps aux jeunes pour les aider et les motiver à rendre témoignage de leur foi, à trouver un sens à leur vie et à découvrir leur rôle de partenaires de la mission; -\ten reformulant les projets missionnaires offerts aux jeunes pour qu'ils soient témoins vivants dans leur propre pays et plus tard, au-delà de leurs frontières.Oui, l'Esprit du Seigneur nous invite à donner un nouvel élan à l'Église canadienne en faisant de ses fidèles des co-responsables et des acteurs de premier plan de la mission.Aujourd'hui, tous les événements locaux, nationaux et mondiaux nous incitent à investir temps et énergie pour éveiller les personnes à la conscience missionnaire et à la vocation ad gentes et ad intra.Ceci permettrait de construire un monde plus humain et fraternel rendant visible le Règne de Dieu.Un jeune doit faire l'expérience de Tamour de Jésus-Christ, de ce Jésus qui le prend au sérieux et compte sur lui pour agir en son nom.Interpeller les jeunes N'ayons pas peur d'interpeller et d'inviter les jeunes à rendre témoignage de leur foi.N'ayons pas peur de leur parler de Dieu, de les inviter à la communion, à la réflexion.Prenons le risque de leur lancer la question: \"Crois-tu que le Seigneur a besoin de tes mains pour continuer de toucher, de tes pieds pour continuer de marcher, de ta bouche pour continuer de parler et de ton coeur pour continuer d'aimer?Crois-tu qu'il te dit: J'ai besoin de toi?\" Ces questions ne sont pas si faciles pour les jeunes.Cependant, elle feront leur chemin dans leur coeur.Accom-pagnons-les dans leur recherche.Enfin, laissez-moi vous redire l'importance du témoignage de votre être, de votre coeur universel et de votre préoccupation pour tous les humains.Notre Mère fondatrice, Délia Tétreault, avait raison de dire: \"Quel meilleur moyen de payer Dieu de retour - autant qu'une faible créature le peut faire en ce monde - que de lui donner des enfants, des élus qui eux aussi, chanteront ses bontés dans les siècles des siècles.Elle est sublime notre vocation!\" Continuons de semer.La semence germera un jour.?En 1995, fin de semaine d'animation missionnaire chez les autochtones de la Côte-Nord au Québec - Perpétue Razafindrahaingo, m.i.c.et Yolaine Lavoie, m.i.c., actuellement à Madagascar ¦JmflféfmiÿUâÊâÊi J» i 23 Photo: JB OLIVIE '\u2022''¦S issiokv a \u2022vT.**vVfY^ Bolivie.terre mère des Incas m,-%r .«s, 'k Quelle mission Jésus veut-il réaliser ici?En collaboration Dons le contexte socio-politique actuel de la Bolivie, des M.I.C.s'engagent à transformer le milieu humble de Huancarani.SS.Isabel, Leticia et Rita partagent avec nous la réalité et le sens de leurs engagements.Parmi ces pauvres, l'Esprit prépare le terrain et forme ses futurs évangélisateurs.De son côté, S.Elmire nous fait part des pas accomplis pour améliorer la condition féminine de ce milieu en pointant des signes d'espérance, des signes de printemps.Le Seigneur choisit des agents pour sa mission parmi le peuple de Huancarani.Photo: M.I.C, Bolivie olivie, terre mère des Incas.Oeuvrant dans ce pays, nous sommes particulièrement attentives à la réalité du peuple inca, le plus marginalisé et affecté par les situations conflictuelles présentes.Nous vivons parmi nos frères et soeurs du petit village de Huancarani.Nous participons aux activités communautaires où chacun apporte sa force et ses idées pour progresser.Avec eux nous travaillons, nous apprenons, nous luttons, nous prions et nous fêtons! Une écoute attentive ET UN AGIR DIVERSIFIÉ Ces humbles gens ont leur manière de penser, leurs rêves à eux, leurs luttes particulières, leur mode d'éducation bien spécial et une façon originale d'exprimer leur foi.Nous les enten- dons dans ce qui peut paraître négatif au premier abord mais que nous découvrons comme des cris, des prises de conscience, des lieux de décisions pour un changement possible.Ils disent: -\tNous nous croyons inférieurs à tous et incapables d'être plus.-\tNotre pensée va toujours dans le sens de plaire à l'autre.-\tNous rêvons d'avoir ce qu'ont les Nord-Américains, ce que possèdent nos voisins.-\tNous éduquons nos enfants en les faisant agir par la peur.-\tNous recourons à Dieu dans les moments de difficultés.-\tNous croyons qu'il nous protège ou nous punit selon notre comportement.-\tNous lui offrons nos produits de la terre et lui faisons brûler des chandelles pour gagner ses faveurs.24 Photos: E. Photo: F.Ménard Grâce à S.Elmire (au centre), des serres sont installées pour améliorer l'alimentation.¦j\u2014\\uanca^an\\ ¦ .¦^r' 'l;\tV*a \u2022vs^hj&StesaÆe ?:'¦: >;îf \u201ct;.\u2019¦\u2018-r - à' ÿgsfe, vv.Quelle est la mission que Jésus veut réaliser ici?Comment éveiller les gens à cette mission au sein de leur propre peuple?Nous ne voulons pas réduire notre mission à sa dimension de service pour le développement humain, ni créer des dépendances capables de les rendre passifs.Nous voulons être une force qui conscientise et les incite à prendre en main leurs responsabilités.Ainsi ils deviennent les protagonistes de leur croissance humaine et chrétienne et des évangélisateurs de leur milieu.\u2022\tÀ batelier pour enfants, ceux-ci viennent librement et choisissent leurs activités: casse-tête, lecture, dessin, découpage, collage, jeux de table, etc.À travers ce qu'ils font ensemble, ils apprennent à se respecter, à prêter, à partager, à être honnêtes au jeu, à maintenir l'ordre, à penser à l'autre, à connaître la personne de Jésus et à le faire connaître dans leurs familles.\u2022\tDans le groupe des jeunes, notre présence veut les éveiller à des responsabilités à leur portée et adaptées à la mission ici.\u2022\tL'accompagnement d'un groupe de femmes leur fait prendre conscience progressivement de leurs valeurs féminines et chrétiennes afin d'être meilleures éducatrices et évangélisatrices au foyer.\u2022\tAu Collège, nous faisons partie du personnel enseignant dans le but d'améliorer la pédagogie pour la formation d'hommes et de femmes plus libres.\u2022 La formation de délégués de la Parole et de catéchètes leur permettra de donner ce service dans leurs milieux.La mission avec et par LES PAUVRES Ceux et celles qui viennent à nous pour ce que nous avons, nous les aidons à découvrir leurs propres ressources et la valeur de leur créativité.Nous animons la communauté à fournir une participation libre, consciente et responsable, à maintenir ce qui leur appartient en commun, à éduquer leurs enfants et à donner une formation chrétienne à tous.Plusieurs d'entre eux réagissent au changement d'attitudes par des refus d'acceptation.Ils ne comprennent ni n'acceptent que nous ne soyons plus un ONG (organisme non gouvernemental).Et il semble que peu d'entre eux attendent des missionnaires la lumière de l'Évangile pour orienter leur vie quotidienne.Ils ne croient pas encore en eux-mêmes, en leur possibilité d'être des agents de transformation sociale, de participation à la libération et à l'incultura-tion de l'Évangile.Comme Jésus a choisi ses apôtres parmi les pauvres, nous croyons fermement qu'il veut choisir aujourd'hui les humbles de Huancarani comme disciples dispensateurs de la Bonne Nouvelle dans leur propre milieu.Nous sentons que l'Esprit est à l'oeuvre dans chacun des coeurs et nous essayons de l'écouter attentivement avec les différents groupes que nous accompagnons afin d'entrer ensemble dans son plan d'action d'où surgiront certainement des agents de la mission ici et ailleurs.?Isabel Ayala, m.i.c., Leticia Dotollo, m.i.c., et Rita Ostiguy, m.i.c.Le réalisme d^ne publicité Parmi nos priorités communautaires, l'option pour la femme est maintes fois soulignée dans nos orientations.Dans nos différents milieux d'insertion, une pastorale de la promotion de la femme prend forme.Une annonce à la radio bolivienne Pie XII tenue par les Pères Oblats est très significative: \"Travaillez-vous Madame?- Non, je ne travaille pas.-Que faites-vous alors?- Ah monsieur, je me lève à 4:30 h., je fais le déjeuner pour mon mari qui part très tôt.Ensuite, je m'empresse de préparer les enfants pour l'école.Puis je me mets à la tâche pour le ménage, le lavage, le marché.J'arrrive au soir et je n'ai pas eu un tout petit moment pour m'asseoir et me reposer.- Et comment Madame vous dites que vous ne travaillez pas?\" Pourquoi seulement les femmes ayant un emploi rémunéré sont considérées comme celles qui travaillent?.Réalité qui ressemble à celle de tant de femmes de tous pays! Conditions de la fillette ET DE LA FEMME À Cochabamba, une trentaine de jeunes filles s'inscrivent chaque année à notre Institut d'Éducation Rurale (1ER).Elles apprennent la couture, le tricot, le tissage, l'hygiène, continuent leur scolarité et reçoivent une formation qui les habilite à participer à l'organisation de leur communauté.À Huancarani et ses environs où je travaille, plusieurs groupes de femmes se réunissent chaque semaine.Elles analysent leur quotidien, leur rôle dans la famille et la communauté, réfléchissent sur leur dignité de femmes et sur les valeurs qu'elles véhiculent.Des jardins et de petites 25 UN DON PLRNIFIÉ UN DON DU COEUR Ru bénéfice des Soeurs Missionnaires ¦\ti «¦** r\\\t¦¦ c c LES LEGS TESTflMENTflIRES LES PRÊTS R FONDS PERDU ^ vous assurenf une renfe votre vie durant.y vous permettent une réduction d'impôt.v' vous donnent l'occasion d'aider efficacement nos missionnaires.^ LRSSURRNCE-VIE S vous permet d'aider généreusement sans léser votre famille: y votre contribution, sous forme de primes d'assurance, est déductible de votre revenu imposable à titre de don de charité.CESTUN CRPITRL-OÉCÈS VERSÉ PAR UNE COMPAGNIE D'ASSURANCE.NOUS ACCUEILLONS VOLONTIEOS TOUTE DEMRNDE O'iNFORHOTlON.Ècrivez-nous à: Procure des Missions SS.Missionnaires de Nmmaculée-Conception 121, avenue Maplewood Outremont, Qc Canada H2V 2M2 Téléphone:\t(514) 274-5691 Télécopieur:\t(514) 274-3298 Adresse: App.: Code: Date de naissance:________ Téléphone: (_________ ) 1 UN MERCI DU COEUR V Les femmes prennent de plus en plus conscience de leur valeur.serres surgissent ici et là dans le but d'améliorer l'alimentation et par conséquent la santé de la famille.Ces petits villages où nous nous insérons et que nous parcourons soit en jeep soit à pied faute de routes, c'est un peu comme Nazareth.Que peut-il y avoir de bon! Des gens ignorés même de leurs frères et soeurs de Bolivie, qui n'ont pas d'accès aux nouvelles internationales et parfois ne soupçonnent même pas l'existence d'autres peuples dans ce vaste monde.Les femmes sont pauvres et cela a des conséquences intolérables pour elles et leurs enfants.Les études de la fillette sont trop souvent limitées aux deux premières années du primaire, seule possibilité dans le village d'appartenance.Le père de famille n'accepte pas que sa fillette s'éloigne de la maison pour poursuivre ses études; mieux vaut qu'elle se dévoue comme bergère auprès des petits troupeaux de brebis.Des organismes internationaux dépensent de fortes sommes d'argent pour l'alphabétisation des adultes, mais on oublie d'orienter d'abord les programmes vers les jeunes formant la grande majorité de la population en Bolivie.Ne serait-il pas préférable que la femme apprenne à lire et à écrire à l'âge scolaire?S.Rita Ostiguy à l'atelier pour enfants Des effets insoupçonnés Malgré tous ces manques, ici comme ailleurs, la femme campagnarde bolivienne désire elle aussi du pain et des roses.Elle s'engage dans des avenues nouvelles.Silencieuse, sage, courageuse et persévérante, elle vit encore l'hiver où la terre paraît inerte et où pourtant se prépare la germination pour le printemps qui approche.Oui, les pousses d'espérance sont visibles.Nous en sommes témoins et nous y participons allègrement.Quelle grâce pour nous d'être solidaires des richesses de cet univers féminin! Femmes de Bolivie VOUS ÊTES FIERTÉ DU PAYS NON SEULEMENT AU TEMPS D'HIER OÙ VOTRE COURAGE D'HÉROÏNES SAUVA LE PAYS, MAIS ÉGALEMENT AUJOURD'HUI ET ENCORE DEMAIN.Portez fidèlement VOTRE RESPONSABILITÉ.Parlez toujours d'espérance, Enfantez un avenir différent.?Elmire Allary, m.i.c.26 Photos: E 023091009123310200 Mots Entrecroisés 1.\tPays hôte du Congrès missionnaire en u\tAmérique latine.2.\tPays où se rendront des jeunes en mai prochain.3.\tVille où le prophète Jonas devait se rendre.4.\tParole de Dieu annoncée par les missionnaires ici et ailleurs.5.\tCe qui est mis en terre pour germer.6.\tUne des villes de Bolivie où l'on travaille à la promotion de la femme.7.\tPauvre de la rue aidé par Jessica au Pérou.8.\tUn des 3 pays de l'Amérique du Sud où travaillent des M.I.C.9.\tAvec la charité\t2.et l'espérance, elle est la 3e vertu théologale.10.Pays où s'est connu le groupe des retrouvailles Interaction Joie à toi EN CE DÉBUT D'ANNÉE! Interaction t'invite À ALLER PLUS LOIN DANS LA LECTURE DE TA REVUE TOUT EN TE DISTRAYANT Jeux d'observation OU DE CONNAISSANCE, QUESTIONS DE RÉFLEXION POUR TON ÉQUIPE DE PARTAGE OU UN ÉCHANGE EN FAMILLE.LE MENU SERA DIVERSIFIÉ TOUT AU LONG DE L'ANNÉE! a)\tCHILI b)\tÉVANGILE c)\tBOLIVIE d)\tPEDRO e)\tFOI f)\tHUANCARANI g)\tSEMENCE h)\tBRÉSIL i)\tHAÏTI j)\tNINIVE PHoTO-MyStèRE Mammifère cétacé de très grande taille.Qui suis-je?Réponses en page 31 ?<¦?io.n\tn 9-uuu SlSili \" MlSSlO\" pARTAOe 1.\tAu Congrès missionnaire de l'Amérique latine, l'Église de ce continent a constaté que l'heure était venue de partager sa foi avec ses frères et soeurs du monde qui ne connaissent pas encore Jésus Christ.Mgr Tomko rappelait que \"la foi se renforce quand on la donne\".-\tConnais-tu des personnes d'ici qui ont répondu à l'appel d'annoncer la Bonne Nouvelle dans un autre pays, d'aller partager le trésor de leur coeur avec joie?-\tDans ton milieu, y-a-t-il des chrétiens et des chrétiennes qui s'engagent auprès de leurs frères et soeurs dans le besoin?-\tComment peux-tu, toi aussi, collaborer à la mission de Jésus ici ou ailleurs?-\tTexte à méditer et à partager: Venez, voyez et annoncez! (p.32).2.\tTu connais l'histoire du prophète Jonas?Tu peux la relire dans ta Bible au livre de Jonas.Dans Jonas: la grande aventure au large, Christian colle ce texte à ta vie de tous les jours.Relis-le (pp.14-15).-\tAs-tu déjà senti un appel très fort en toi comme \"Lève-toi, j'ai besoin de toi.\"?Quelle a été ta réponse?Décris ton expérience.confiance, peur?-\tC'est quoi pour toi une mission?La mission?.Quel grand désir habite ton coeur?Quels moyens vas-tu choisir pour le réaliser?-\tDans la foi et la disponibilité de ton coeur, exprime une prière personnelle à l'Esprit Saint.Bonne lecture de ta revue et Bon partage! Photo: Courtoisie de O'Brien's Whole & Bird Tours, Boy Bulls, Terre-Neuve 27 Photo: Nicolas D.Intermissions ^£5 NOUVELLES DES NÔTRES./tux rt/tffiws d* lu cumgrugutium du* Soturt THiaitnmmt'ru dt l\u2019fmmmuh* G*ncipti*x fui \u2022*/ \\*cu 0l tMjtijnt i rSc»U TfonuaU du ùap-}jmïti** OjuïtJ du 1952 m 196V Retrouvailles des professeures M.I.C., aumônier et anciennes normaliennes du Cap-Hàitien à la Maison Mère, Outremont Canada - haïti Retrouvailles En août dernier, se réalisait un rêve pour les anciennes élèves de l'Ecole Normale du Cap-Haïtien: des retrouvailles avec leurs anciens professeurs M.I.C.à notre Maison-Mère.Cette initiative revient à Mesdames Josette Mathieu, Cécile Fabien et Zulma Louis.Madame Mathieu et S.Jeanne Cuinois relatent cet événement mémorable.Plaque en hommage aux M.I.C.ayant travaillé à l'Ecole Normale du Cap-Hditien (1952-J964).Le 19 août 1995, le soleil d'Haïti luit à la Maison Mère des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception.C'est la fête! Une vingtaine d'anciennes élèves des promotions 1952 à 1964 de l'École Normale du Cap-Haïtien (Haïti) se réunissent pour rendre hommage et témoigner de leur gratitude aux religieuses qui ont travaillé à leur formation.Afin de pouvoir se reconnaître après plus de 35 à 40 ans, professeurs et anciennes arborent une étiquette avec les noms d'autrefois.* La plupart des Haïtiennes vivent au Canada et à New York; une autre d'Haïti est de passage à Montréal.Un bon repas haïtien, préparé à l'extérieur, ajoute une couleur locale à cette rencontre.Pour couronner la fête, une gerbe de vingt-deux roses symbolisant les vingt-deux Soeurs M.I.C.ayant oeuvré à l'École Normale est présentée à S.Blandine Massé.Une plaque commémorative est aussi remise aux religieuses comme témoignage de reconnaissance.Avant de nous séparer, quelle joie de chanter ensemble \"Pâle Étoile du Soir\", cantate apprise à l'École Normale! Soeur Délia Tétreault, fondatrice de la Congrégation, devait sourire là-haut devant la joie de ces retrouvailles, et nous aurait sans doute dit: \"Gardez bien cette joie et semez-là autour de vous.\" ?Après des salutations exubérantes, le goûter rappelle à celles qui étaient pensionnaires, le souvenir de la collation de 16 heures.L'Eucharistie est présidée par le Père Jean-Claude Legault, c.s.c., ancien aumônier de l'École Normale.Au cours de l'homélie, il rappelle des traits de la vie des normaliennes et souligne que notre formation pédagogique, morale et religieuse constitue une grande richesse.Les noms des soeurs et élèves décédées sont aussi mentionnés.Réunies à la salle des fêtes, les soeurs évoquent les souvenirs de leur carrière, les différents endroits où elles ont oeuvré en Haïti et surtout leur amour du pays et des Haïtiens.Les anciennes élèves donnent un aperçu de leur carrière, de leur famille et surtout des bienfaits qu'elles ont retirés de la formation reçue.formation qui les a toujours soutenues surtout dans les moments difficiles de la vie.* Étaient présentes à cette rencontre les directrices et professeures M.I.C.suivantes: SS.Cécile Pilon, Marie-Thérèse Laperrière, Jeanne d'Arc Nolin, Marguerite Cloutier, Gemma De Grandpré, Françoise Massicotte, Denise Beaudouin, Blandine Massé et Jeanne Guinois.S.Léa Nelson participait aussi à cette rencontre comme ancienne élève de Mme Josette Mathieu.Canada 40e anniversaire à Ottawa Le 8 octobre dernier, la Communauté catholique chinoise d'Ottawa célébrait dans la joie le 40e anniversaire de sa fondation.Une messe d'action de grâces a rassemblé plusieurs centaines de personnes à la paroisse de l'Assomption de la Vierge Marie.Mgr Marcel Gervais, archevêque d'Ottawa, avait tenu à présider ce rassemblement dominical.Dans son homélie, il a rappelé les 28 ¦P Entourés d'invités à la fête, l'abbé Bosco Wang (à g.) et S.Nina Ennis \"si 4* V grandes étapes de l'histoire de la communauté catholique chinoise de sa ville, à laquelle les Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception ont été étroitement associées depuis 1955.Cette année-là, les M.I.C.avaient sollicité des autorités diocésaines l'autorisation de visiter des familles chinoises d'Ottawa.Permission accordée, elles louèrent une petite maison sur la rue Bronson et trois religieuses s'y installèrent le 11 octobre avec une compagne laïque venue de Canton, Mlle Alice Wong.Ce fut le début du Centre d'accueil de la communauté catholique chinoise.En 1960, l'achat d'une maison plus spacieuse au 30 de la rue Goulburn permit au Centre chinois d'offrir des services multiples aux étudiants universitaires venus de l'étranger et aux fidèles d'y tenir leurs offices religieux et des activités sociales.En 1984, l'ordination d'un prêtre chinois issu de la communauté, l'abbé Bosco Wong, marqua le début de l'étape contemporaine avec sa nomination comme pasteur de la communauté chinoise croissante et le transfert du culte dominical dans une église de la ville.La liste des M.I.C.qui ont travaillé au Centre chinois d'Ottawa est longue.Plusieurs d'entre elles sont maintenant décédées ou incapables de répondre à l'invitation de participer aux fêtes jubilaires d'octobre 1995.Étaient présentes: S.Nina Ennis, directrice durant vingt f\tans, S.Marie-Reine Trudeau, en service presqu'aussi ^\tlongtemps, S.Maria Vie Chua, assistante générale, S.Cécilia Hong, plusieurs années responsable de la pas-.torale à l'Université d'Ottawa et S.Huguette Turcotte, également collaboratrice au Centre.Au cours du banquet, les invités purent exprimer leur reconnaissance envers tous ceux et celles qui ont contribué à la fondation et au développement du Centre chinois d'Ottawa, particulièrement aux Soeurs M.I.C.?Philippines Conférence sur les peuples indigènes Elizabeth Relacion, m.i.c., et Pierre Samson, p.m.é., tous deux de la mission chez les Tagakaulos de Malita, ont fait partie de la délégation des Philippines à la Conférence sur \"L'Évangélisation auprès des peuples indigènes de l'Asie\" tenue en Thaïlande du 3 au 8 septembre 1995.Sous les auspices de la Fédération des évêques de l'Asie, la conférence a regroupé 45 délégués - évêques, prêtres, religieux, religieuses et laïques -représentant des groupes indigènes ou engagés au sein des populations ethniques de l'Asie.Au moyen d'ateliers et d'échanges, ils ont partagé leurs expériences, leurs problèmes et aspirations au sujet de la culture, des religions traditionnelles, des cultes chrétiens, de la marginalité sociale de ces peuples et des méthodes d'évangélisation pour l'avenir.Engagée dans l'apostolat des Tagakaulos depuis plusieurs années, S.Elizabeth écrit: \"J'ai été frappée par la similarité des problèmes vécus par ces populations partout en Asie.Même si la situation de chaque pays est différente, la marginalité des peuples indigènes est partout présente.Cependant, l'intérêt et le souci de l'Église d'ouvrir le dialogue avec les religions traditionnelles et l'engagement profond des religieux, des missionnaires et des communautés laïques pour répondre aux besoins, sont des signes d'espérance.Nous sommes confrontés par le défi de la \"nouvelle\" évangélisation et je suis consciente de ma responsabilité quand je pars vers les peuples où je suis envoyée.Est-ce que je contrôle, détermine ou désigne des programmes pour eux ou est-ce que j'aide à créer une approche qui les aidera à être autonomes et responsables afin qu'ils puissent déterminer leur propre futur?\" ?Elizabeth Relacion, m.i.c.(à g.) et Pierre Samson, p.m.é.(à dr.) à la Conférence sur les peuples indigènes en Thaïlande, septembre 1995 1SÜ 29 blement sa vie à Dieu.Soeur Marie-Thérèse Sans façon (Saint- Tharcisius) Retire'e à Pont-Viau - au Pavillon Délia-Tétreaultpuio à notre infirmerie -S.Marie- Thérèoe, âgée de 86 ans, demeure profondément heureuse.Elle répète avec humour: \u2018\u2018Je vau arriver au ciel sans façon \".Et le 19 mai 1995, elle remet paisi- Soeur Berthe Crevier (Marie-Emmanuel) Née à Ste-Anne-de-Bellevue le 9 janvier 1904, S.Berthe entre dans notre Institut à 24 ans.Elle part pour la Mandchourie à 28 ans où elle prononce ses voeux perpétuels.Affectée aux services de santé et d\u2019autorité dans quelques Née à Charleshourq le 8 septembre 1907, cadette d\u2019une famille de sept enfants, Marie-Thérèse est entourée d\u2019une chaleureuse affection par les siens.Son milieu profondément chrétien facilite la réalisation de sa vocation religieiue missionnaire.Elle entre chez les M.I.C.en 1950 et vite, elle se distingue par un dévouement à toute épreuve.Elle remplit différentes tâches communautaires: cuisinière, réfec-torière, couturière, aide au service des retraitantes dans nos maisons d\u2019Outremont, de Québec, Trois-Rivières, Rimouski, Granby et Marlborough aux Etats-Unis.En ce dernier endroit, elle excelle pour maintenir TOuvroir missionnaire et donne libre cours à sa créativité.Puis, à Ottawa, au Centre chinois, elle donne sa pleine mesure: ce fut sa terre de mission.Toujours active, à Québec où elle célèbre ses 80 ans, elle sait encore utiliser ses talents littéraires.Elle aime s\u2019exprimer soiu forme de poèmes.Comblée de joie, elle écrit en 1992 \u2018\u2018Que chacune des heures qui me restent à vivre soit une suite ininterrompue d\u2019action de grâces!\u201dMaintenant dans un éternel Magnificat avec la Vierge, S.Marie- Thérèse prolonge dans l\u2019éternité sa vie d\u2019action de grâces.?postes, elle subit, avec ses soeurs, les diff unités de la guerre, des invasions, d\u2019un bref séjour en pruon pour sortir de Chine en 1950.On la retrouve phu tard à Hong Kong, comme supérieure régionale durant huit ans, puis aux Philippines dans différents engagements.Elle revient définitivement au Canada en 1972 et se dévoue datu des services apostoliques auprès des Chinois jusqu \u2019en 1982.Ensuite elle ira demeurer au séniorat de Pont- Vian.S.Berthe laisse le souvenir d\u2019une femme très accueillante.Son aisance naturelle et son esprit de discernement lui ont facilité les tâches confiées.Joyeuse, originale et distraite, elle donnait à ses compagnes l\u2019occasion de la taquiner et riait avec elles.Cependant elle n \u2019acceptait pas les paroles qui pouvaient peiner Tune ou l\u2019autre.Retraitée, elle gardait sa bonne humeur et voyait encore le beau coté en tout.Car pour elle, \u201ctout est grâce\u201d, comme elle aimait le répéter après sainte Thérèse de TEnfant-Jésiu.Sa confiance en La Providence a été grande et sa prière favorite fut le Notre Père, \u201cla phu belle et la phu savoureuse \u201d des prières, disait-elle.C\u2019est à son Père infiniment aimant qu\u2019elle remet simplement sa vie laborieuse et bien remplie, ce 7 juin 1995 à l\u2019âge de 91 aiu.Jeanne Guinois, m.i.c.I 30 Vous voulez communiquer avec les Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception ?Voici quelques adresses: % issteii* CANADA: Maison Généralice et Procure des Missions 121, ave Maplewood Outremont, Qc Canada H2V2M2\t(514)274-5691 Centre d'animation missionnaire 314, Ch.Ste-Catherine Outremont, Qc Canada H2V2B4\t(514)495-1551 Bureau de la Cause Délia-Tétreault 100, Place Juge-Desnoyers Pont-Viau, Laval.Qc Canada Le magazine mmimNAim mm TOUTE LA famille! H7G 1A4\t(514) 663-6460 AFRIQUE: Provincial House P.O.Box 47, Mzimba, Malawi, Central Africa AMÉRIQUE DU SUD: Casa Provincial Francisco de Orellana 338 Un geste de soudakité.à votre portée: Offrez un abonnement! I»\t®tW&H444'! I Lima 5, Peru, América del Sur CUBA : Galle 146, No 904 - Entre 9 y 11 Mariano 16, Ciudad de la Habana, Cuba, 12100 HAÏTI: Maison Provinciale (Delmas) C.P.1085, Port-au-Prince, Haïti, Les Antilles HONG KONG: Provincial House Good Hope Convent 381, Jat's Incline Kowloon, Hong Kong JAPON: Provincial House 8-13-16 Fukazawa, Setagaya Ku Tokyo 158, Japan MADAGASCAR: Maison Provinciale Lot ll-J-4 bis, Ivandry Antananarivo, Madagascar 101 PHILIPPINES: Provincial House P.O.Box 468, 1502 Greenhills Metro Manila, Philippines TAIWAN: Provincial House 30, Lane 148, Fu Hsing South Road, Section 2 Taipei 106, Taiwan, R.O.C.INTERACTION: RÉPONSES DE LA PAGE 27 MOTS ENTRECROISÉS: 1 H, 2C, 3J, 4B, SG, 6F, 7D, 8A, 9E, 101 PHOTO MYSTÈRE: BALEINE À BOSSE NOM: ADRESSE POSTALE:\tAPP.:\t \t\t CODE POSTAL:\tTÉL.:(\t)\t \tOJjeti pat:\t NOM:\t\t ADRESSE POSTALE:\tAPP.:\t \t\t CODE POSTAL:\tTÉL.:(\t_ )\t \t\t ^§riiten\t
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