La presse, 4 mars 2014, Cahier A
[" Montréal mardi 4 mars 2014 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 130® année No110\t38 pages,4 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées EXCLUSIF MAROIS VOYAIT BARRETTE À LA TÊTE DU CHUM La première ministre a rencontré il y a deux semaines celui qui est devenu candidat libéral.PAGE A2 LA PRESSE DEJEUNE TUEUR À ÉDUCATEUR La réinsertion des adolescents meurtriers est possible, soulignent des experts.Témoignage de deux délinquants qui ont été réhabilités.PAGES A10 ETA11 ALLÉGATIONS D\u2019AGRESSION SEXUELLE CRISE À LUNIVERSITÉ D\u2019OTTAWA L\u2019établissement a suspendu son programme de hockey masculin à la suite d\u2019allégations visant plusieurs joueurs des Gee-Gees.Détail troublant: l\u2019équipe aurait tenté d\u2019étouffer l\u2019affaire.PAGE A6 PHOTOMONTAGE LA PRESSE PATRICK LAGACÉ PSYCHOTIQUES: OUI, LE BARIL A (PARFOIS) UN FOND PAGE A5 PHOTO ÉTIENNE RANGER, ARCHIVES LE DROIT FRANCIS VAILLES LA DETTE DU QUÉBEC BAISSERA BIENTÔT, ME CROYEZ-VOUS?AFFAIRES LOSM VEUT RECONQUÉRIR LE MONDE * v .« Les tournées [à l\u2019étranger] jouent un rôle irremplaçable», lance Kent Nagano en entrevue.ARTS\t!¦ '¦fli PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE EXCLUSIF DROITS DE TÉLÉ É.\u2019\t-t* POUR SOTCHI ET RIO RADIO-CANADA A PAYÉ 85 MILLIONS US AFFAIRES PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE CRISE EN UKRAINE L\u2019AGRESSION ET LIMPUISSANCE Que peut faire la communauté internationale contre Moscou?AGNÈS GRUDA PAGE A8 PHOTO FILIPPO MONTEFORTE, AGENCE FRANCE-PRESSE .¦ *jjgKÉi Des navires de la marine russe au large de Sébastopol MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE Il y a plus de médecins au Parti libéral qu\u2019à l\u2019hôpital.OËH Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 62192498765 1 \u2014 TTFli TUCSON GL 2014 LOUEZÀ PARTIR DE AUX DEUX SEMAINES POUR 60 MOIS* COMPTANT ¦¦¦¦¦\t-¦¦¦¦ U \u2022 ¦ ¦\tU U ELANTRA L 2014 LOUEZÀ PARTIR DE : AUX DEUX SEMAINES I POUR 60 MOIS* Ili: \u2018 ' COMPTANT ACCENT L 5 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à la demande de la première ministre s'est déroulée au cabinet de Mme Marois, à Montréal, le 14 février.Le directeur de cabinet adjoint, Dominique Lebel, était présent.« Je l'ai rencontrée [Mme Marois] à sa demande pour un sujet que je ne connaissais pas.Je l'ai rencontrée pour me faire offrir le poste de DG du CHUM», a-t-il déclaré en entrevue à La Presse hier, alors qu'il devenait officiellement candidat libéral dans La Pinière.« Quand le PQ dira que je suis un ci et un ça.Il était prêt à me donner les commandes du vaisseau amiral du plus gros hôpital du Québec », lance le Dr Barrette en parant d'éventuelles attaques.Au cabinet de Mme Marois, on confirme la tenue de cette rencontre.La candidature du Dr Barrette était vue d'un très bon œil par la première ministre, reconnaît le directeur des communications, Julien Lampron.« On avait entendu que Gaétan Barrette était intéressé par le poste de DG.On voulait sonder son intérêt», explique M.Lampron.Il précise que la première ministre ne pouvait offrir le poste en tant que tel, puisque la nomination doit respecter un processus entériné par le conseil d'administration du CHUM, mais que PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Le Dr Barrette a beaucoup réfléchi à un possible avenir au CHUM, mais pressenti à la même période par les libéraux pour un retour en politique, il a finalement choisi de se présenter sous la bannière libérale.I flt «3 LÜAU ™ WW la candidature du Dr Barrette « était tout à fait considérée».La conversation s'est déroulée à la fin d'une rencontre dans le cadre des consultations prébudgétaires au cours de laquelle Mme Marois voulait sonder le Dr Barrette au sujet d'un étalement de la hausse de rémunération des médecins.Les deux parties devaient se revoir pour discuter de nouveau du poste du DG.« C'était son rêve [au Dr Barrette].Il était très, très intéressé.Il s'est intéressé beaucoup aux considérations financières, il posait beaucoup de questions sur le traitement», précise M.Lampron.Le CHUM est sans directeur général depuis que Christian Paire a été forcé de démissionner de son poste, au mois de décembre, à la suite de révélations concernant des problèmes de gouvernance.Depuis, le sous-ministre Michel Fontaine assume l'intérim à la demande du ministre de la Santé, Réjean Hébert, qui a aussi nommé un accompagnateur pour le CHUM.Le ministre a donné dernièrement le feu vert à l'établissement pour qu'il entreprenne le processus de recrutement d'un nouveau DG.La politique avant le CHUM Le Dr Barrette affirme avoir beaucoup réfléchi à un possible avenir au CHUM.«Ça m'intéressait beaucoup», confie-t-il.Mais à la même période, en février, il a aussi été approché par les libéraux pour un retour en politique.Aux élections de 2012, il était l'un des candidats-vedettes de la Coalition avenir Québec.Entre le CHUM et la politique, le Dr Barrette a finalement choisi la seconde option.Sa candidature a officiellement été annoncée hier par le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, qui s'est présenté devant les médias flanqué du Dr Barrette et du Dr Yves Bolduc, ancien ministre de la Santé et critique de l'opposition en santé.« C'est une équipe compétente, solide, expérimentée, et probablement l'équipe santé la plus expérimentée qui a été présentée à l'électorat québécois au cours des dernières années», a affirmé M.Couillard.La candidature du Dr Barrette a toutefois suscité beaucoup d'étonnement.Il y a un moins d'un mois, il écrivait sur Twitter qu'il ne serait pas candidat aux prochaines élections générales.Pour expliquer son changement de cap, il a parlé de la gestion du PQ en santé depuis 18 mois.«Je constate, comme tout le monde, que ça ne fonctionne pas dans le réseau de la santé», a-t-il lancé.Le Dr Barrette, qui a démissionné de la présidence de la FMSQ pour se lancer en politique, a souvent critiqué avec virulence les ministres de la Santé par le passé, dont son nouveau collègue, le Dr Bolduc.« Quand le PQ dira que je suis un ci et un ça.Il était prêt à me donner les commandes du vaisseau amiral du plus gros hôpital du Québec.» \u2014 Gaétan Barrette Nouveau plan d\u2019action sur les changements climatiques Les écologistes s\u2019impatientent PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Des environnementalistes exhortent le gouvernement Marois à dévoiler son plan d\u2019action pour lutter contre les GES.PAUL JOURNET QUÉBEC \u2014 Après 18 mois au pouvoir, le gouvernement péquiste n'a pas encore adopté de nouveau plan d'action sur les changements climatiques, dénoncent les environnemen-talistes qui siègent à ce comité.On utilise encore le plan libéral, même si les nouvelles cibles sont plus ambitieuses.Dans l'opposition, le Parti québécois (PQ) jugeait pourtant ce plan (PACC) incomplet, rappelle Sidney Rioux, d'Équiterre.« Et plusieurs mesures prévues dans ce plan sont toujours en attente.du nouveau plan! Il devient donc urgent que le gouvernement adopte son propre plan.Chaque jour qui passe rend plus difficile l'atteinte d'un objectif, quel qu'il soit, sur l'horizon 2020», a-t-il dénoncé.Sous les libéraux, Québec était déjà en voie de rater la cible prévue par le protocole de Kyoto.Le commissaire du développement durable avait sévèrement critiqué le plan libéral, qui utilisait des données « incomplètes, imprécises ou erronées» et n'évaluait pas l'efficacité des mesures prises.Blanchet se fait rassurant La Fondation David Suzuki, l'Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique ainsi que le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement se sont joints à Équiterre pour augmenter la pression sur le gouvernement Marois.On lui demande de dévoiler la plus récente version de son plan et des tendances des émissions de GES, en plus de préciser les sommes allouées au Fonds vert, qui finance les initiatives pour lutter contre les changements climatiques.Le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet, assure que le processus est transparent.« Plusieurs des documents qui peuvent alimenter la réflexion et la contribution des groupes signataires sont rendus accessibles sur un site réservé au fur et à mesure de leur publication à la Gazette officielle du Québec.La mise en œuvre du PACC 2020 est un exercice progressif et ajusté d'année en année pour assurer l'atteinte des CIBLE DES ÉMISSIONS DE GES POUR 2020 GOUVERNEMENT MAROIS 25% sous le niveau de 1990 GOUVERNEMENT CHAREST 20% sous le niveau de 1990 objectifs.Les grandes lignes sont bien connues: le système de plafonnement et d'échange de droits d'émissions [SPEDE, Bourse du carbone avec la Californie], l'ensemble des mesures et programmes spécifiques du PACC 2020, dont beaucoup contribuent au financement de ces groupes, et la politique d'électrification des transports en sont les principaux éléments.» Lors de la dernière campagne électorale, les groupes environnementaux avaient accordé une bonne note à la plateforme péquiste (73 %), loin devant celles des libéraux (33 %) et des caquistes (31 %).Mais ils déplorent aujourd'hui le fait qu'aucune feuille de route précise n'ait encore été adoptée pour une autre cible ambitieuse, celle de diminuer la consommation de pétrole de 30% d'ici 2020.VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca \t\t\t \t\t\t Amusez-vous!\tSPORTS 6\tHoraire télévision\tARTS 6 Astrologie du jour\tAFFAIRES 10\tLoteries\tA10 Bourses\tAFFAIRES 8\tMonde\tA8 et A14 Débats\tA12 et A13\tPetites annonces\tAFFAIRES 4 et 9 Décès\tAFFAIRES 10\t¦ Sudoku\tAFFAIRES 4 Météo Passages nuageux, quelqi\tues flocons, maximum -11, minimum -16.AFFAIRES 9\t\t PRÉCISION LAPPUI À LA CHARTE Dans le graphique d\u2019hier, en page A2, sur la perception générale à l\u2019égard de la Charte, la courbe du haut se rapportait à l\u2019ensemble des gens qui se montraient favorables à la Charte et la courbe du bas, à l\u2019ensemble des gens qui y sont défavorables. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 4 MARS 2014 A3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn VERS LES ÉLECTIONS QUÉBEC \u2014 Le Parti québécois (PQ) propose un «Nous ethnique », a déjà dénoncé Pierre Céré, candidat pressenti dans Laurier-Dorion.C'était en 2007.Alors coordonnateur du Comité chômage de Montréal, M.Céré faisait surtout référence au projet de loi péquiste visant à créer une citoyenneté québécoise.Lors de la dernière campagne électorale, Pauline Marois avait durci cette proposition, qui cible les anglophones, autochtones et nouveaux arrivants n'ayant pas une «connaissance appropriée» du français.Elle voulait leur retirer le droit de financer un parti, déposer une pétition ou se présenter aux élections.Cette proposition a été mise entre parenthèses par le gouvernement péquiste minoritaire, qui n'a pas l'appui de l'opposition.Mais elle n'a pas été abandonnée pour autant.«Je ne renie aucune virgule, aucun mot que j'ai écrit, a affirmé M.Céré, hier, en entrevue téléphonique.Je ne m'inscris pas dans un nationalisme ethnique.» Le futur candidat dans Laurier-Dorion (quartiers Villeray et Parc-Extension, à Montréal) précise qu'il ne sait pas si ce projet de citoyenneté sera encore défendu par le PQ lors de la prochaine campagne électorale.« Et si c'est le cas, le PQ est un parti d'idées et de débats.J'y trouverai l'espace pour m'exprimer», assure-t-il.CITATIONS PASSÉES «Ce qu\u2019il y a de plus inquiétant, dérangeant et troublant, c\u2019est de continuer à occuper la scène de l\u2019identité nationale en mêlant le tout à la question de l\u2019immigration.Jean-François Lisée en rajoute: pas de citoyenneté québécoise, pas de droit de vote.» « Est-ce que ces stratèges, penseurs, dirigeants et autres porte-voix du projet souverainiste sont conscients de barboter dans les eaux troubles de l\u2019intolérance?Est-ce que quelqu\u2019un, quelque part, dans ces rangs, se rend compte qu\u2019il est en train de se promener avec une allumette dans une poudrière?Est-ce qu\u2019ils savent qu\u2019on n\u2019appelle pas au destin d\u2019un peuple en stigmatisant l\u2019immigrant devenu une menace pour la nation?» Dans La Presse, le 29 décembre 2007 BÉMOL SUR LA RÉFORME DE LAIDE SOCIALE PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Auteur de l\u2019essai Une gauche possible ?, publié en 2010 (photo), Pierre Céré défend une gauche réformatrice.Une «crise patentée» Dans sa missive, M.Céré écrivait que « la crise identitaire est une crise patentée.Elle fait l'affaire de certains qui l'entretiennent et la nourrissent de peurs, d'ignorance, de désinformation et de préjugés ».Il faudrait plutôt, soutenait-il, « apporter des solutions, tout en dédramatisant l'enjeu, somme toute marginal lorsque nous le mettons en perspective».M.Céré croit aujourd'hui que le projet péquiste de charte de la laïcité constitue une telle réponse.Qui «dramatise» cet enjeu?Il préfère ne pas jeter de l'huile sur le feu.«C'est trop délicat», dit-il.Il se montre « intéressé» par la proposition du sociologue Guy Rocher, partisan de la Charte, qui a proposé une «clause grand-père» pour permettre aux fonctionnaires déjà en place de continuer à porter des signes religieux ostentatoires durant une certaine période, afin de faciliter la transition et l'acceptabilité sociale.M.Céré appuie aussi l'idée péquiste de renforcer la loi 101, bloquée par l'opposition libérale et caquiste l'année dernière.Auteur de l'essai Une gauche possible?, le militant défend une gauche réformatrice.Il refuse l'anticapitalisme d'une certaine gauche.Il ne votait d'ailleurs pas pour Québec solidaire.L\u2019année dernière, Pierre Céré critiquait poliment la réforme de l\u2019aide sociale de la ministre péquiste Agnès Maltais.Le Protecteur du citoyen, la Commission des droits de la personne et les directeurs de la santé publique du Québec ont mis en garde le gouvernement péquiste contre cette réforme, rappelait-il.«Certains se feront un malin plaisir de vous mettre sous les yeux [ma lettre], écrivait-il dans nos pages.L\u2019opinion que j'exprime ne se veut pourtant pas une attaque en règle, mais plutôt un plaidoyer pour ce qui nous semble juste.Je continue à croire que ce gouvernement est la meilleure chose qui pouvait arriver au Québec.» « Le PQ est un parti d\u2019idées et de débats.J\u2019y trouverai l\u2019espace pour m\u2019exprimer.» \u2014 Le candidat péquiste Pierre Céré Contre un «nous éthnique», mais pour le projet de charte Le candidat Pierre Céré a déjà dénoncé les positions identitaires du PQ PAUL JOURNET Ancien secrétaire-trésorier du SCFP Gé néreux fait le saut avec Québec solidaire PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE Carl os Leitao a été pendant plus de 20 ans à la Banque Royale, à Montréal et à Toronto, où il a acquis une solide réputation comme économiste.Après le trio santé.Place au trio économique du PLQ HUGO PILON-LAROSE Claude Généreux, ancien secrétaire-trésorier national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et candidat à la présidence de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), se lance en politique avec Québec solidaire.Le syndicaliste, qui a travaillé au SCFP pendant plus de 20 ans, sera candidat pour la formation souverainiste dans la circonscription de Bourassa-Sauvé.Lors d'un point de presse tenu hier midi au centre-ville de Montréal, M.Généreux a sévèrement critiqué la commission Charbonneau, qui entendait la semaine dernière Bernard Rambo Gauthier, représentant de la FTQ-Construction sur la Côte-Nord.« Le témoignage de la semaine dernière nous a démontré qu'il y avait des problèmes de tous les côtés.Mais on parle très peu des problèmes du côté des employeurs.J'espère que la phase qui s'amorce à la Commission va parler de ça.C'est une commission d'enquête, qu'elle enquête plutôt que de faire du spectacle», a dit M.Généreux.«Le jupon commence à dépasser [.], ça s'en va dans toutes les directions.On a entendu la semaine dernière [le commentaire] de la PHOTO ARCHIVES PC Claude Généreux n canadien q commissaire, qui demandait: « pratiquez-vous du syndicalisme à outrance?» [.] Quel est le mandat de cette commission?Il commence à y avoir un jugement de valeur.Elle pose un jugement qui est lapidaire», a-t-il ajouté.Une équipe paritaire Les deux porte-parole de Québec solidaire, Françoise David et Andrés Fontecilla, ont aussi présenté hier des candidats dans quatre autres circonscriptions électorales en prévision d'un scrutin imminent.Ils estiment être en mesure d'avoir une équipe paritaire dans l'ensemble du Québec.Françoise David a aussi réagi à l'entrée en scène de sa sœur Hélène, qui sera candidate pour le Parti libéral dans Outremont.« Il faut dire que notre famille est assez politisée.Ça ne nous a jamais empêchés d'avoir des partys de famille chouettes et de belles discussions.[.] Il y a eu par le passé les frères Johnson, maintenant c'est les sœurs David», a-t-elle dit en rigolant.La députée de Gouin n'était toutefois pas tout sourire en réagissant à la candidature de l'ex-président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec et ancien candidat de la Coalition avenir Québec aux dernières élections, Gaétan Barrette, qui se présente cette fois-ci pour les libéraux dans la circonscription de La Pinière.« Une journée [Philippe Couillard] nomme ma sœur, une sociale-démocrate, et le lendemain, c'est Gaétan Barrette.Je ne comprends pas ce qu'est le renouveau [qu'il promettait] pour le Parti libéral.Est-ce nommer deux ou trois sociaux-démocrates et une dizaine de candidats de droite?», a-t-elle demandé.EXCLUSIF DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Après le trio santé, le trio économique.Le Parti libéral du Québec (PLQ) confirmera jeudi trois candidatures dans le secteur économique.La plus percutante sera celle de Carlos Leitao, qui portera les couleurs du PLQ dans le bastion libéral de Robert-Baldwin.M.Leitao est chef économiste de Valeurs mobilières Banque Laurentienne depuis 2004.Il a également été pendant plus de 20 ans à la Banque Royale, à Montréal et à Toronto, où il a acquis une solide réputation comme économiste.Il a même été, en 2008, classé deuxième parmi les meilleurs économistes au monde par Bloomberg News.Il est donc certainement un spécialiste réputé de l'économie canadienne.Bloomberg avait alors évalué les prévisions faites par 126 professionnels par rapport à quatre indicateurs-clés de l'économie américaine.La période couvrait les 10 trimestres de 2006 à 2008.Avec une précision de 65 %, Leitao était à un cheveu de la première place, selon Bloomberg.Deux autres candidatures Philippe Couillard annoncera aussi jeudi la candidature d'une autre figure bien connue dans les milieux économiques de Montréal: Jacques Daoust, ancien président d'Investissement Québec, mis de côté par le gouvernement Marois.Il vient aussi de la Banque Laurentienne et sera candidat du PLQ dans Verdun, une circonscription laissée vacante par le départ de Henri-François Gautrin.Martin Coiteux, de la Banque du Canada, sera le candidat du PLQ dans Nelligan, circonscription libérée par le départ de Yolande James, exministre de la Famille sous Jean Charest.Le trio économique suivra de peu l'annonce de l'équipe santé.Philippe Couillard et Yves Bolduc, deux anciens ministres libéraux de la Santé, étaient présents hier matin pour l'annonce de la candidature du Dr Gaétan Barrette.Une surprise, puisque le Dr Barrette avait vertement critiqué les deux ministres libéraux comme président de la Fédération des médecins spécialistes - un poste auquel il a renoncé, hier.Débat Des médias anglos s\u2019adressent à Marois Cinq entreprises de presse anglophones du Québec ont écrit à la première ministre et chef péquiste Pauline Marois afin de réclamer un débat des chefs en anglais.Le quotidien The Gazette, la station de radio CJAD 800 et les chaînes de télévision CTV, CBC et Global voudraient organiser et diffuser une rencontre de 90 minutes.Mme Marois est particulièrement visée par la demande des médias anglophones parce que son entourage a déjà affirmé publiquement qu elle souhaitait l\u2019organisation d\u2019un seul débat, en français.«Nous croyons fermement que les Québécois qui parlent anglais méritent qu\u2019on leur adresse directement la parole dans leur langue», ont écrit les cinq médias, selon CJAD 800.\u2014 Philippe Teisceira-Lessard Slogan « On s\u2019occupe des vraies affaires», dit le PLQ Le Parti libéral du Québec (PLQ) a choisi un slogan au ton familier pour la prochaine campagne électorale.Les mots «Ensemble, on s\u2019occupe des vraies affaires» seront imprimés sur toutes les affiches électorales de la formation politique, a pu confirmer La Presse, après une fuite de l\u2019information sur les réseaux sociaux.Le slogan fait écho aux arguments du chef Philippe Couillard, qui martèle depuis plusieurs mois que la Charte des valeurs québécoises constitue une «fausse solution» à un «faux problème».Tout le débat sur le port de signes religieux dans la fonction publique a été lancé «dans le but de faire diversion, d\u2019inventer une crise de toutes pièces», avait affirmé Couillard lors de son assermentation comme député d\u2019Outremont, en décembre.\u2014 Philippe Teisceira-Lessard BANQUE NATIONALE PRÉSENTE DANS LE MONDE DE SÉRIE > - SON SOURIRE CONTAGIEUX, Fatou Makabi l\u2019emporte partout avec elle.Mais pour ce qui est du reste, chaque jour jette une nouvelle lumière sur cette fille qui étonne constamment même ceux qui la connaissent.«J\u2019ai plusieurs identités : sportive, chic, relax.Ça dépend où je m\u2019en vais et comment je me sens.» '1' v K FATOU MAKABI UN VOYAGE AU GRE DES SENS «Je suis obsédée par les rouges à lèvres mats; c\u2019est très vintage et classique en même temps.» f « J\u2019ai plusieurs identités : sportive, chic, relax.», admet Fatou, qui, du haut de ses 5 pi 11 po, peut officiellement être classée dans la catégorie des grandes beautés.« Il y a des journées où j\u2019ai envie de porter une casquette, des Converse* et mes grosses lunettes noires, et d'écouter du hip-hop.D\u2019autres fois, je suis plus \u201cemo\"; je vais écouter du London Grammar et porter des talons hauts avec une blouse en dentelle et un maquillage smokey.Ça dépend où je m\u2019en vais et comment je me sens.» Texte: IsaTousignant «Je n\u2019avais pas pensé à collectionner les parfums avant de travailler dans le domaine des cosmétiques, mais j\u2019en suis devenue fanatique.J\u2019ai vraiment développé mon sens olfactif.Mes parfums, je les porte tous un peu de temps en temps, selon mon humeur.J\u2019en aipourl\u2019été, plusfruités ou floraux, et d\u2019autres, plus vanillés avec de grosses notes de musc, que je garde pour l\u2019hiver.» Découvrez la sélection des parfums favoris de Fatou, visitez dès maintenant 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LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 4 MARS 2014 A 5 lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN ACTUALITÉS Oui, le baril a (parfois) un fond » PATRICK LAGACÉ CHRONIQUE Vous avez été des dizaines à m'écrire, hier, après ma chronique sur Christophe.Des dizaines à me dire à quel point c'est souffrant d'avoir un père, une sœur, un cousin, une amie, un fils en proie à des épisodes psychotiques.Quand tu écris à un journaliste à 5 h du matin un courriel touffu écrit avec ton sang, c'est que t'as souffert en ta.Dans le lot, beaucoup d'histoires qui finissent bien.Enfin, disons plutôt « bien », entre de gros guillemets en néon; «bien», c'est quand le malade finit par se prendre en main, ce qui veut le plus souvent dire prendre ses médicaments.C'est la clé pour fonctionner, minimalement, en société.Dans le lot, aussi, quelques histoires qui ne finissent pas bien.Le malade qui échoue dans la rue ou comme Alain Magloire avant sa mort: un pied dans la rue, un pied dans la précarité d'une chambre payée à la semaine.Quelques morts, aussi.Des suicides.Des surdoses, ce qui est à peu près la même chose qu'un suicide.Le point commun à toutes ces histoires: tous ceux qui m'ont écrit ont vécu ce que Martin, le père de Christophe, a vécu.C'est-à-dire la déchirure d'avoir à dire, à un moment donné, « non».Non, tu ne peux plus revenir à la maison.Non, on ne va plus te donner d'argent ou payer tes dettes.Pour chaque père, pour chaque mère, pour chaque femme, pour chaque frère qui a dû faire cela - dire non - , une sorte de deuil, comme celui qu'évoquait Martin quand il parlait de faire le deuil d'un enfant vivant.Louise, qui a cessé de donner de l'argent à sa fille : « Cette souffrance qui est la nôtre est constante et on finit par apprendre à vivre.Il faut la laisser atteindre le fond du baril.Mais je le trouve très loin, ce fond du baril.» Ils se sentent coupables, ils meurent un peu, en faisant cela.C'est contre nature, de couper les liens avec quelqu'un qu'on aime, qu'on a vu grandir, pour qui on a eu de grandes espérances.En cessant d'aider comme on aidait - totalement, inconditionnellement - , croit Didier Jutras-Aswad, psychiatre et chercheur à l'unité de psychiatrie des toxicomanies du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, on rend peut-être un grand service à la personne malade.« C'est une des premières interventions qu'on fait auprès de la famille d'un malade qui a des problèmes de drogue.On leur dit d'être là, mais en plaçant des limites.Sinon, les familles s'épuisent et le lien finit par se briser.Les parents doivent pouvoir dire non.» En entrevue avec le Dr Jutras-Aswad, j'ai évoqué le cas de Martin, père de Christophe, qui venait justement de mettre des barrières entre son fils et la famille, par réflexe d'autoprotection.Le psychiatre a vu dans le cas de Christophe «un cas relativement classique ».Facteur encourageant, selon lui : « La famille est encore présente.» Ce qui n'est pas banal, vu la nature des maladies provoquant des psychoses: «C'est une des maladies les plus inca-pacitantes, toutes maladies confondues.» Dans la chronique, Martin m'expliquait pourquoi il avait dit à Christophe qu'il ne pouvait plus habiter dans la maison qui l'avait vu grandir ; pourquoi ni lui ni sa femme n'allaient lui donner de l'argent, dorénavant.Le Dr Jutras-Aswad approuve, sans réserve.«Il faut cesser les comportements qui nourrissent des comportements malsains pour le patient.Et faire en sorte, malgré cela, que le lien persiste, mais autour de choses positives.Encourager à aller en thérapie ; à aller aux études ; à aller travailler.» Avant de parler à Didier Jutras-Aswad, j'étais certain que les psychoses étaient comme une sorte de trou noir de la psychiatrie, une zone où il est impossible d'intervenir auprès des patients.Il appert que je suis dans le champ.« Ça se traite.Et ça se traite assez bien.Il y a beaucoup de phases de rechute, mais il y a des traitements offerts.Assez souvent, le problème est la possibilité d'avoir ces traitements au moment où le patient les demande.» Bref, la science est là.C'est le système qui ne l'est pas toujours.« Ce que l'on sait, c'est que le Québec n'est pas un modèle de prise en charge des patients qui ont cette comorbidité : problème de santé mentale et consommation de drogue.Les patients tombent souvent dans les craques du système.» Deux types de craques, explique le psychiatre : cliniques (équipes peu expérimentées ou équipées, dans les hôpitaux, pour aider un psychotique) et administratives (pensez que le même patient relève à la fois, ultimement, de deux ministères : celui des Services sociaux et celui de la Santé.Bonjour Kafka).« Le système, note Didier Jutras-Aswad, est drôlement imparfait.» Le fond du proverbial baril.Voici ce que Martin m'avait dit là-dessus: « Christophe me dit qu'il a touché le fond du baril.Mais je sais pas, moi, s'il a un fond, ce baril-là.» Il y en a un, si j'ai bien compris le psychiatre Jutras-Aswad.J'allais raccrocher, il a tenu à me dire une dernière chose.« Il faut savoir mettre ses limites.Mais il ne faut pas perdre espoir.J'ai vu des toxicomanes psychotiques débloquer à la dixième, à la quinzième démarche.Les gens peuvent s'en sortir, il ne faut pas lâcher.» « Ce que l'on sait, c'est que le Québec n'est pas un modèle de prise en charge des patients qui ont cette comorbidité : problème de santé mentale et consommation de drogue.Les patients tombent souvent dans les craques du système.» \u2014 Le Dr Didier Jutras-Aswad, psychiatre au CHUM PONT CHAMPLAIN d\u2019affaires d\u2019Ottawa critiqué La Presse+ Nomination pour un prix international La Presse+ accumule les distinctions et pourrait bientôt en ajouter une à son palmarès.Dans le cadre de son concours annuel, l\u2019International News Media Association vient de mettre l\u2019application en nomination dans la catégorie «meilleure nouvelle application mobile ou meilleur nouveau site internet».Une application virtuelle du New York Times et une autre de lAftonbladet de Stockholm sont en nomination dans la même catégorie.Le Chronicle Herald de Halifax, mXde l\u2019Australie et VG de la Norvège y figurent aussi.Les résultats du concours seront annoncés en mai prochain à San Francisco.Un gagnant sera choisi parmi les journaux qui tirent à moins de 300 000 exemplaires et un autre parmi ceux qui dépassent ce nombre.\u2014 La Presse Le plan ANNABELLE BLAIS Le plan d'affaires pour le pont de remplacement du pont Champlain a attisé la colère de Québec et des élus municipaux, qui digèrent mal d'être maintenus à l'écart des décisions concernant les coûts du projet.Le ministre des Transports du Canada, Denis Lebel, avait déjà fait connaître les grandes lignes de ce plan d'affaires il y a quelques semaines.Mais Québec et les maires de Longueuil et de Montréal espéraient obtenir davantage de précisions hier matin à l'occasion d'une rencontre avec le ministre.Ils sont repartis bredouilles et amers.« On devait nous présenter un plan d'affaires.Vous me voyez sceptique, a déploré la mairesse de Longueuil Caroline St-Hilaire, lors d'une conférence de presse aux côtés du maire de Montréal Denis Coderre, du ministre des Transports du Québec Sylvain Gaudreault et du ministre délégué des Affaires intergouvernementales Alexandre Cloutier.« Aucun chiffre.Aucune démonstration sur la pertinence du péage, aucune démonstration sur les coûts de remplacement du pont.Ce n'est pas un plan d'affaires », a poursuivi la mairesse.Les municipalités et le gouvernement provincial exigent de pouvoir s'impliquer davantage dans la construction du pont qui doit remplacer le pont Champlain et dont la fin des travaux est prévue en 2018.«Nous refusons d'être des partenaires externes », a souligné le ministre Gaudreault, qui a rappelé qu'il s'opposait à l'imposition d'un péage sur le futur pont.Les maires ont rappelé que, dès qu'un problème surgit sur l'actuel pont Champlain, ce sont les villes qui doivent proposer des mesures d'urgence.« Quand il y a un problème, c'est vers nous que les citoyens se tournent », a souligné M.Coderre, qui a ajouté qu'il n'avait pas l'intention de regarder « passer la parade ».Ottawa garde le cap Le mécontentement des villes et de Québec contrastait avec la bonne humeur du ministre Lebel, qui a annoncé, dans un point de presse différent, le lancement des appels de qualification pour ce contrat en partenariat public-privé (PPP).«C'est un projet palpitant», a-t-il déclaré, souriant.Quant aux critiques des élus municipaux et provinciaux, M.Lebel a souligné avoir tenu près de 80 réunions d'information avec ces derniers.« Ce sont de bons collaborateurs [.] on va toujours échanger et travailler avec nos partenaires, mais pour l'instant, les décisions relèvent du gouvernement fédéral », a-t-il affirmé.Et au sujet du péage, la décision d'Ottawa est sans appel.«Pas de péage, pas de pont», a martelé le ministre.La gestion du péage fera d'ailleurs partie du contrat en PPP, a-t-il confirmé, ce qui bloque un peu plus la porte aux négociations.12,5% DE VOTRE SALAIRE MENSUEL?FAITES LE CALCUL SUR CALCULATEURBMW.CA Concessionnaires BMW de Montréal bmwmontreal.ca Le plaisir de conduire.MD RN™ \\ 4 ANS SANS FRAIS 1 80 000 KMf BMW 320i xDrive 2014 BMW 328i xDrive2014 465$ ** 1.9 % Mensualités à la location Montant dû à la livraison de 2 725$et dépôt de sécurité de 533$ 42243*' '' Taux à la location jusqu\u2019à 48 mois Prix de vente au comptant ou JUSQU\u2019AU 31 MARS Maintenant équipée d\u2019un système de navigation sans frais supplémentaires.BMW 320i xDrive 2014 illustrée.BMW Canbec - Montréal 4090, rue Jean-Talon Ouest 514.731.7871 BMW Laval 2450, boul.Chomedey 450.682.1212 514.990.2269 Park Avenue BMW - Brassard 8400, 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A 6 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 4 MARS 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Crise à l\u2019Université d\u2019Ottawa Des allégations d\u2019agression sexuelle entraînent la suspension du programme de hockey VINCENT LAROUCHE OTTAWA \u2014 Une crise sans précédent secoue l\u2019Université d\u2019Ottawa.À quelques jours de la Journée internationale de la femme, l\u2019institution suspend son programme de hockey masculin en raison d\u2019une enquête criminelle sur une présumée agression sexuelle impliquant plusieurs joueurs et une jeune femme.Détail troublant: l\u2019équipe aurait tenté de camoufler l\u2019affaire aux autorités.L'université a été avare de détails, hier.Mais à l'interne, la direction craint de graves répercussions, selon des sources universitaires bien informées.Le recteur a convoqué une réunion d'urgence du bureau des gouverneurs, où il a souligné le péril qui menace l'établissement.« La réputation de l'université est en jeu », aurait-il lancé d'un air grave alors que les participants l'écoutaient, complètement sonnés.L'incident serait survenu il y a plusieurs semaines, lors d'un périple de deux matchs à Thunder Bay de l'équipe des Gee-Gees, selon les informations qui ont filtré hier.Une jeune fille qui connaissait un membre de l'équipe aurait prétendument été agressée sexuellement par plusieurs joueurs.Elle n'aurait pas porté plainte dans l'immédiat.Selon les informations transmises à la direction, l'équipe aurait pris acte des débordements, mais aurait tenté de gérer le tout « entre hommes », à l'interne, sans avertir ni la police ni les instances universitaires.Il aurait été question que des joueurs se livrent à des travaux communautaires et assistent à des séances de sensibilisation sur l'abus de substances pour racheter leurs fautes.Les Gee-Gees ont finalement été éliminés le 21 février dernier en deuxième ronde des séries éliminatoires par l'Université Queen's.Selon le PHOTO PATRICK DOYLE, LA PRESSE CANADIENNE L\u2019Université d\u2019Ottawa mène sa propre enquête interne, parallèlement à la police, pour faire la lumière sur « les allégations d\u2019inconduite grave» qui visent l\u2019équipe de hockey masculine les Gee-Gees.communiqué de l'Université d'Ottawa, ce n'est que trois jours plus tard que la direction a été informée « d'allégations d'inconduite grave » par « une tierce partie».Selon nos sources, c'est une amie de la présumée victime qui aurait dénoncé l'affaire.Le mardi 25 février, au lendemain de la dénonciation, l'université dit avoir informé la police.La police de Thunder Bay a confirmé hier que son unité des agressions sexuelles mène l'enquête depuis.« L'incident a eu lieu il y a plusieurs semaines.L'Université est profondément préoccupée de constater que la haute direction a seulement été mise au courant de ces allégations le 24 février et, qui plus est, par une tierce partie », a précisé l'établissement hier.Activités suspendues La porte-parole de l'université, Caroline Milliard, a confirmé à La Presse que toutes les activités liées au programme de hockey sont suspendues, incluant les activités des entraîneurs comme le recrutement pour l'an prochain.L'entraîneur-chef Réal Paiement, un vétéran du hockey universitaire qui a déjà été nommé entraîneur de l'année dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, est suspendu avec salaire.Il n'a pas répondu à notre demande d'entrevue hier.L'université mène sa propre enquête interne, parallèlement à la police, pour faire la lumière sur la situation.« Tous les membres du programme de hockey ont été rencontrés», a souligné le porte-parole Patrick Charrette.Selon ce qu'a appris La Presse, un « expert-conseil» a même été embauché pour aider l'institution à traverser la crise.La direction marche sur des œufs, car elle veut respecter la présomption d'innocence de ses joueurs.Entre sept et neuf hockeyeurs seraient ciblés par l'enquête selon nos informations, mais personne n'est accusé de quoi que ce soit pour l'instant.« C'est inquiétant.Ce sont des jeunes de bonne famille, Le recteur a convoqué une réunion d\u2019urgence du bureau des gouverneurs, où il a souligné le péril qui menace l\u2019établissement.«La réputation de l\u2019université est enjeu», aurait-il lancé d\u2019un air grave.des futurs leaders de la société ! », a déploré une source universitaire qui connaît certains joueurs, mais qui souhaite garder l'anonymat.«Rien de spécial» L'équipe de hockey masculin des Gee-Gees compte une douzaine de joueurs originaires du Québec sur environs 25 membres.« Ils ont eu une saison avec des hauts et des bas, mais il n'était rien arrivé de spécial avant cette histoire », raconte Léa Papineau-Robichaud, du journal étudiant La Rotonde.« On a un solide groupe d'environ neuf ou dix attaquants qui reviennent l'an prochain [.] Le meilleur reste à venir», a commenté l'entraîneur-chef Paiement dans le dernier numéro du journal, au moment de faire le bilan de sa saison.Une autre controverse de nature sexuelle avait éclaté il y a quelques jours à l'Université d'Ottawa.Des leaders étudiants ont démissionné après que des gens eurent fait circuler des extraits d'une conversation Facebook où ils tenaient des propos dégradants sur les actes sexuels qu'ils auraient voulu faire subir à la présidente de la fédération étudiante locale.« Ça fait deux incidents cette semaine.Il va y avoir cette semaine une rencontre d'urgence avec la direction pour discuter des problèmes de harcèlement sexuel et de la culture du viol», a confirmé Nicole Desnoyers, vice-présidente de la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa.« L'Université a des attentes élevées envers tous ses étudiants et employés.L'inconduite présumée ne correspond aucunement aux valeurs qui sous-tendent la pratique des sports et la vie étudiante à l'Université», a souligné l'établissement dans son communiqué, hier.- Avec la collaboration de Louis-Denis Ebacher.LES HOCKEYEURS EN COLÈRE CONTRE L\u2019UNIVERSITÉ Les membres de l\u2019équipe de hockey masculine des Gee-Gees ont vivement critiqué, hier, la suspension de leur programme sportif dans un communiqué où ils ne s\u2019expriment pas sur le fond de l\u2019affaire.Ils ne digèrent pas le fait que l\u2019Université d\u2019Ottawa se soit «uniquement» fiée à une «tierce partie» pour prendre des mesures sérieuses et immédiates contre l\u2019équipe.«Les joueurs ne sont pas en accord avec la manière dont la situation a été traitée», ont-ils écrit dans un bref communiqué destiné aux médias.«Aux dernières nouvelles, nous vivons toujours dans un pays où nous appliquons le principe de présomption d\u2019innocence.» Dans le même esprit, les hockeyeurs ont souligné «qu\u2019il n\u2019y a présentement aucune accusation criminelle portée contre des membres de l\u2019organisation».Le communiqué fait valoir que la sortie de l\u2019Université d\u2019Ottawa était «injuste» à leur égard.Ils reconnaissent toutefois être «conscients» des graves allégations qui pèsent contre eux, et promettent de collaborer avec la police.Il n\u2019a pas été possible de savoir si le communiqué de presse émanait de l\u2019ensemble des joueurs des Gee-Gees ou s\u2019il s\u2019agit de l\u2019initiative d\u2019un groupe restreint d\u2019individus.« Il n\u2019y aura plus aucun commentaire émis par les joueurs faisant partie de l\u2019équipe de hockey masculine des Gee-Gees de l\u2019Université d\u2019Ottawa à ce sujet», conclut simplement le texte.\u2014 Philippe Teisceira-Lessard PHOTO SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LE DROIT BfPH 'V -T I MAX TELUS Centre des sciences de Montréal 0 0 9 0 DE RELACHE semaine le 15 février, 9 mors 20U.Applicable à Ne s'applique Pas Valide jusqu au DÉCOUVREZ UN PARADIS UN1Q VERITE OU MENSONGE?L\u2019EXPO MERVEILLES DE LA NATURE r CENTRE DES SCIENCES ACHETEZ VOS BILLETS EN LIGNE DÈS MAINTENANT! ^rTELUS Québec Société immobilière du Canada Canada lands Company Canada LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 4 MARS 2014 A 7 .SANTÉ Achats pour 6,9 millions d\u2019endoscopes dans les hôpitaux québécois Un appel d\u2019offres «vicié» qui a « manqué de transparence » PHOTO TOMOHIRO OHSUMI, ARCHIVES BLOOMBERG En attendant qu\u2019une décision soit rendue, tous les établissements de santé du réseau ont reçu une lettre leur demandant de ne pas remplacer leur matériel d\u2019endoscopie, sauf exception.EXCLUSIF ARIANE LACOURSIÈRE Un contrat conclu en février par l'un des plus gros groupes d'achats en santé du Québec fait l'objet d'une poursuite civile en Cour supérieure.L'entreprise ayant perdu le contrat de 6,9 millions, Pentax Canada, estime que le processus d'appel d'offres a été « vicié » et a « manqué de transparence », et que le contrat doit être annulé.Le Groupe d'approvisionnement en commun de l'est du Québec (GACEQ), qui a donné le contrat, estime au contraire que tout a été fait dans les règles de l'art.En juin 2013, le GACEQ a lancé un appel d'offres pour remplacer les ensembles d'endoscopie utilisés dans les services de gastroentérologie des hôpitaux du réseau.Le 10 février dernier, la compagnie Olympus a remporté le contrat, chiffré à 6,9 millions et d'une durée de 3 à 5 ans.Seuls 20 établissements étaient visés par ce contrat, dont l'hôpital Maisonneuve-Rosemont et le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec.Mais tous les autres établissements de santé de la province pouvaient ensuite bénéficier de ce contrat.L'entreprise Vantage Endoscopy, qui a soumissionné, a perdu le contrat, tout comme Pentax Canada, qui conteste aujourd'hui.Hier, au palais de justice de Québec, les parties en cause ont discuté de la légalité de l'appel d'offres devant le juge Paul Corriveau.Pentax Canada s'est toutefois « réservé le droit » de débattre plus tard de la « conduite du comité d'évaluation » du GACEQ et de poser des questions telles que : « Pourquoi l'appel d'offres a été fait comme ça?» et: «Ça a bénéficié à qui?», a mentionné l'avocat de Pentax Canada, Marc-André Gravel.Endoscopes et enveloppes Pour Pentax Canada, l'appel d'offres du GACEQ est carrément illégal.L'entreprise affirme que même si sa proposition a été jugée « non conforme » par le GACEQ au terme de l'évaluation de la qualité, son enveloppe de prix a tout de même été ouverte, ce qui est illégal selon Me Gravel.Pentax Canada déplore également qu'une employée du GACEQ, qui n'était pas membre du comité de sélection, ait ouvert elle-même les enveloppes de prix alors qu'elle était seule dans son bureau.Pentax Canada estime que l'appel d'offres n'a pas été fait avec transparence.L'avocat du GACEQ, Me Luc de la Sablonnière, a quant à lui mentionné que l'appel d'offres comportait deux types de clients, soient les hôpitaux n'ayant pas encore signé de contrat pour des endoscopes, et les établissements possédant déjà ce genre d'appareils et ne pouvant résilier leurs contrats existants.Selon Me de la Sablonnière, l'appel d'offres du GACEQ a été transparent et signalait clairement tous ces détails.L'avocat affirme que l'appel d'offres spécifiait que les entreprises dont la proposition était jugée non conforme aux tests de qualité verraient tout de même leur enveloppe de prix ouverte et que les établissements ayant déjà un contrat pourraient ensuite se réapprovisionner en fonction de ces prix plus bas.L'avocat d'Olympus, Me Michel Ménard, a quant à lui déclaré que la poursuite de Pentax Canada est « une tactique pour faire annuler l'appel d'offres».En attendant qu'une décision soit rendue, tous les établissements de santé du réseau ont reçu une lettre leur demandant de ne pas remplacer leur matériel d'endoscopie.Certaines exceptions pourront toutefois être accordées.Me de la Sablonnière a par exemple indiqué que le CHU de Québec, qui voulait se procurer 70 nouveaux endoscopes par l'entremise de l'appel d'offres du GACEQ, n'en a plus que 5 et risque l'interruption de service.QUATRE GROUPES D\u2019ACHATS Le 1er avril 2012, le ministère de la Santé et des Services sociaux a réorganisé les 11 groupes d\u2019achats de la province pour n\u2019en former que 4.Ces groupes, des organismes à but non lucratif, gèrent l\u2019approvisionnement de produits et de services pour les hôpitaux, les centres d\u2019hébergement, les centres jeunesse et les centres de réadaptation de la province.Ils achètent entre autres les vaccins, les médicaments et les appareils médicaux.Sigma Santé >\tRégions desservies: Montréal et Laval >\t69 établissements membres >\tChiffre d\u2019affaires: 865 millions Groupe d\u2019approvisionnement en commun de l\u2019est du Québec (GACEQ) >\tRégions desservies: Bas-Saint-Laurent, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Capitale-Nationale, Mauricie, Estrie, Côte-Nord, Nord-du-Québec, Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, Chaudière-Appalaches.>\t172 établissements membres >\tChiffre d\u2019affaires: 613 millions Groupe d\u2019approvisionnement en commun du Nord-Ouest >\tRégions desservies: Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Lanaudière, Laurentides >\tChiffre d\u2019affaires: 245 millions Approvisionnement Montérégie >\tRégion desservie: Montérégie >\tChiffre d\u2019affaires: nd \u2014 Ariane Lacoursière S.OT7575 MONTRÉAL Automobiles Silver Star Inc.7800, boul.Décarie, Montréal 514 735-1199 LAVAL Mercedes-Benz Laval 3131, Autoroute 440 Ouest, Laval 450 681-2500 RIVE-SUD Mercedes-Benz Rive-Sud 4844, boul.Taschereau, Greenfield Park 450 672-2720 WEST ISLAND Mercedes-Benz West Island 4525, boul.St-Jean, Dollard-des-Ormeaux 514 620-5900 BOUCHERVILLE Duval Mercedes-Benz 1530, rue Ampère, Boucherville 450 449-0222 BLAINVILLE Mercedes-Benz Blainville 10000, rue du Plein-Air, Mirabel 450 435-1313 \tInclut un crédit de\t\tInclut un crédit de \t1000$'\t\t3 555 $' \tdurant l'Événement du printemps\t\tdurant l'Événement du printemps \t\t\t Renseignez-vous sur notre service d'entretien prépayé au Mercedes-Benz.ca/EPP Pour plus de détails, visitez votre concessionnaire Mercedes-Benz de la région de Montréal.Mercedes-Benz C\u2019est l\u2019Evénement du printemps et les offres bourgeonnent.Pour une durée limitée, profitez de taux de location et de financement exceptionnels, en plus de crédits saisonniers.LA B 250 2014.\tLA C 300 4MATICMC ÉDITION AVANTGARDE 2014.PRIX TOTAL1 : 32 915 $**\tPRIX TOTAL1 : 44 665 $** © Mercedes-Benz Canada Inc., 2014.Véhicules illustrés : B 250 2014 avec l\u2019Ensemble Sport /Berline C 350 4MATICMC Édition Avantgarde 2014.PDSF national : 32 500 $/52 800 $.** Le prix total de 32 915 $/44 665 $ et le versement initial incluent les frais de transport et de préparation de 2 245 $, les frais du RDPRM de 55,49 $, la taxe de 100 $ sur le climatiseur et les droits de 15 $ sur les pneus.\u2019Taxes en sus.* Offres de location basées sur la B 250 2014/la berline C 300 4MATICMC Édition Avantgarde 2014 proposées uniquement par l\u2019intermédiaire des Services financiers Mercedes-Benz sur approbation du crédit, pendant une durée limitée.Exemple basé sur une location de 368 $/458 $ (incluant un rabais de 1 000 $/3 555 $) par mois pendant 45/27 mois.Versement initial de 1 975 $/2 995 $ plus dépôt de sécurité de 400 $/500 $ et taxes applicables payables à la date d\u2019entrée en vigueur du bail.PDSF à partir de 30 500 $/42 250 $.Taux annuel de location de 2,9 %/2,9 %.Obligation totale : 18 935 $/15 861 $.Kilométrage limité à 18 000 km par an (0,20 $/km supplémentaire).Exemple de financement basé sur un terme de 60 mois au taux annuel de 0,9 %/0,9 % et un prix de 32 915 $/44 665 $.Le paiement mensuel est de 510 $/649 $ (avant taxes) avec un versement initial de 1 975 $/2 995 $.Le coût de l\u2019emprunt est de 660 $/825 $, pour une obligation totale de 32 575 $/41 935 $.Frais d\u2019immatriculation, d\u2019enregistrement et d\u2019assurance en sus.Le concessionnaire peut louer ou offrir du financement à prix moindre.Les offres peuvent changer sans préavis et ne peuvent être jumelées à d\u2019autres offres.Pour connaître les détails, voyez votre concessionnaire Mercedes-Benz autorisé de la région de Montréal.Les offres prennent fin le 31 mars 2014. A 8 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 4 MARS 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONDE UKRAINE L'agression et l\u2019impuissance S AGNÈS t GRUDA CHRONIQUE Interrogé sur l'éventualité d'une intervention militaire en Crimée, quelques jours avant Noël, Vladimir Poutine avait juré qu'il s'agissait d'un scénario inconcevable, rien de moins que d'une ineptie.On connaît la suite : dès que le rideau est tombé sur les Jeux de Sotchi, Moscou a entrepris une opération militaire réglée au quart de tour qui lui a permis de prendre le contrôle de cette péninsule stratégique de l'Ukraine.Aux dernières nouvelles, les bases militaires ukrainiennes étaient encerclées par les forces spéciales russes, qui avaient aussi pris les commandes des principaux aéroports de la Crimée.Ne manquait plus qu'une étincelle pour que cette offensive, conduite jusque-là sans effusion de sang, ne soit menée à terme par les armes.Quelle que soit la suite des événements, il s'agit là d'une agression et d'une violation de souveraineté comme l'Europe n'en a pas connu depuis des lustres.Depuis, en fait, que les troupes du Pacte de Varsovie ont écrasé le Printemps de Prague, en 1968.Moscou a défendu cette invasion avec une propagande mensongère éhontée.À ses yeux, les opposants qui ont renversé le régime prorusse de Viktor Ianoukovitch sont de dangereux fascistes, qui se baladent à Kiev armes automatiques à la main et menacent les minorités russes en Ukraine.Ces arguments ne tiennent pas debout.Oui, c'est vrai, les opposants ukrainiens comptent dans leurs rangs des ultranationalistes de droite.Mais ils ne sont pas plus infréquentables que la droite nationaliste qui s'est frayé un chemin vers bien des Parlements européens sans que personne ait l'idée de régler le problème par une intervention armée ! Oui, c'est vrai que dans la frénésie du changement de régime à Kiev, la nouvelle majorité parlementaire a abrogé une loi qui protégeait la langue russe.Ce n'était pas très brillant, compte tenu du contexte explosif, mais on est loin d'un motif pouvant légitimer une guerre ! Le comble de la mauvaise foi a été atteint par l'ambassadeur de Russie à l'ONU, Vitali Tchourkine, qui, devant le Conseil de sécurité, a prétendu que des hommes masqués venus de Kiev avaient envahi le ministère de l'Intérieur à Simferopol, la capitale de la Crimée, alors que tout porte à croire que ces hommes appartiennent en fait aux forces spéciales russes qui avaient pour mission de reconquérir la Crimée.Au cas où l'écho de cette propagande finirait par semer le doute dans l'opinion publique occidentale, je tiens à rappeler que l'immense majorité des protestataires ukrainiens étaient pacifiques et non armés, exception faite de quelques milliers de gardes improvisés munis de battes de baseball.Voilà.C'est dit.Tout ça pour quoi ?Personne ne connaît les véritables intentions de la Russie.Il semble clair qu'elle veut ramener la Crimée sous son giron.Mais veut-elle aller plus loin?Annexer l'est du pays?Établir sa tutelle sur toute l'Ukraine?La résolution votée samedi par le Sénat russe ouvre la porte dans cette direction.Selon un diplomate français cité par Le Monde, Vladimir Poutine a orchestré cette démonstration de force pour obtenir trois choses : des garanties pour les minorités russes en Ukraine, des assurances sur la pérennité du traité qui lui permet de garder sa flotte en Crimée et la promesse que l'Ukraine n'adhérera pas à l'Union européenne.Vrai ?Pas vrai ?Quoi qu'il en soit, le procédé reste odieux.Et sape l'indépendance d'un pays souverain par la force.Alors, on fait quoi?La réaction la plus musclée à l'agression russe ne viendra pas du Conseil de sécurité de l'ONU, au sein duquel la Russie dispose d'un droit de veto.Il n'est pas non plus question de mobiliser l'OTAN pour voler au secours de l'Ukraine, qui ne fait pas partie de cette alliance et n'a donc pas droit à une assistance automatique.C'est vrai que l'OTAN est aussi intervenue en Libye, en 2011, mais c'était à la demande du Conseil de sécurité de l'ONU.L'alliance a également mené une intervention non autorisée au Kosovo, au tournant du millénaire.Techniquement, c'est possible.Mais il faut de la volonté politique.Or, aucun pays ne voudra affronter la Russie, une puissance nucléaire, dans un conflit qui risquerait alors d'entraîner la planète entière, signale Houchang Hassan-Yari, du Collègue militaire royal du Canada à Kingston.Les sanctions économiques, elles, risquent de faire boomerang.Si elles atteignent le secteur énergétique russe, c'est l'Ukraine et toute l'Europe qui seront les premières à passer à la caisse ! Reste l'option de la médiation par l'entremise de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, souligne Clara Egger, chercheuse à la chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM.Et parallèlement, il y a la voie de la réprobation internationale unanime et sans appel.Ce week-end, Sotchi doit accueillir les Jeux paralympiques.Plusieurs pays, dont le Canada, ont décidé de ne pas y envoyer de délégation politique.Le message aurait été autrement plus fort si on avait carrément décidé de boycotter ces Jeux - et privé Vladimir Poutine d'une autre occasion de bomber le torse.La prochaine réunion du G8 à Sotchi est également suspendue.Le déménagement de la rencontre vers un pays un peu plus fréquentable pèserait symboliquement plus lourd.La Russie pourrait aussi être expulsée de ce groupe.Ce serait la moindre des choses, après cet acte d'agression d'un cynisme révoltant.Quelle que soit la suite événements, il s\u2019agit là d\u2019une agression et d\u2019une violation de souveraineté comme l\u2019Europe n\u2019en a pas connu depuis des lustres.G8 Harper menace la Russie d\u2019expulsion Washington suspend ses liens militaires avec Moscou PHOTO PABLO MARTINEZ MONSIVAIS, ASSOCIATED PRESS ¦ ' ., L\u2019annonce de Barack Obama est survenue après que la Maison-Blanche eut menacé la Russie de sanctions diplomatiques et économiques.Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a affirmé hier que la Russie pourrait se faire exclure du G8 si elle ne cessait pas immédiatement l\u2019occupation de la péninsule ukrainienne de Crimée.Stephen Harper a déclaré, lors d\u2019un point de presse télévisé, que « les récentes actions du président Vladimir Poutine isolent la Russie tant sur le plan diplomatique qu\u2019économique et l\u2019exposent à l\u2019expulsion complète du G8».Le Canada fait ainsi écho à une mise en garde lancée dimanche matin par le secrétaire d\u2019Etat américain John Kerry.Le premier ministre du Canada s\u2019est par ailleurs entretenu au téléphone, hier, avec son homologue ukrainien Arseni latseniouk.Stephen Harper lui a réitéré son soutien et a «critiqué sévèrement» l\u2019intervention militaire russe en Crimée.Le directeur des communications du premier ministre, Andrew MacDougall, a signalé que M.Harper avait insisté sur le fait que la souveraineté et l\u2019intégrité du territoire ukrainien devaient être respectées.Il a par ailleurs réitéré l\u2019offre d\u2019une aide canadienne pour la période de transition, possiblement pour l\u2019organisation d\u2019élections.\u2014 AFP AGENCE FRANCE-PRESSE KIEV \u2014 Les États-Unis ont décidé hier de suspendre leur coopération militaire avec la Russie après avoir mis en garde Moscou, qui s'est placé du «mauvais côté de l'Histoire » en Ukraine, où le nouveau pouvoir a dénoncé un ultimatum russe en Crimée.Les États-Unis ont « suspendu tous les liens militaires » entre Washington et Moscou à la suite de l'intervention russe en Crimée, a annoncé hier le Pentagone, après que la Maison-Blanche eut brandi la menace de sanctions diplomatiques, mais aussi économiques.«Le message que nous faisons passer aux Russes est que s'ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures économiques et diplomatiques qui isoleront la Russie», a prévenu le président américain Barack Obama.Signe de la guerre des nerfs qui oppose l'Ukraine et la Russie, un responsable du ministère ukrainien de la Défense a fait état d'un nouvel ultimatum enjoignant aux militaires ukrainiens de se rendre, sous peine d'être attaqués.« L'ultimatum est le suivant: reconnaître les nouvelles autorités (pro-russes) en Crimée, déposer les armes et s'en aller, ou être prêt à subir un assaut», a dit Vladislav Seleznev, porte-parole régional du ministère ukrainien de la Défense à Simferopol, la capitale de ce territoire du sud du pays.Une information aussitôt démentie à Moscou et qualifiée de « délire total», le président du Parlement russe avançant que la Russie n'avait pas encore besoin d'utiliser son « droit» à lancer une opération militaire en Ukraine.L'activité diplomatique pour tenter de trouver une issue à « la pire crise en Europe depuis la chute du mur de Berlin», selon le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, est restée intense.Le Conseil de sécurité de l'ONU a entamé à la demande de la Russie une nouvelle réunion lundi, la troisième en quatre jours consacrée à la crise en Ukraine.Ianoukovitch demande de l\u2019aide Selon l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine à l'ONU, le président déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch a demandé au président russe Vladimir Poutine l'aide militaire de la Russie « pour défendre la population ukrainienne », l'Ukraine étant « au bord de la guerre civile ».Réunis dans l'urgence hier, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont exprimé de leur côté leur « extrême inquiétude », selon le ministre Laurent Fabius.Les ministres ont directement mis en cause Moscou en condamnant la « violation manifeste de la souveraineté ukrainienne » par les « actes d'agression des forces armées russes».SALON DU salonvr.VENEZ MAGASINER VOTRE VR Du 6 au 9 mars GAGNER ! LETOUTNOUVEAU SILVERADO 2014 au Stade olympique Toutes les catégories de véhicules pour tous les budgets Des destinations de rêve et des conférences inspirantes En collaboration avec leclerc ACVRQ POUR PARTICIPER, VISITEZ LE KIOSQUE CHEVROLET AU SALON.Aucun achat requis.Image à titre indicatif seulement.Détails à salonvr.com LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 4 MARS 2014 A 9 .ACTUALITÉS UPAC De la permanence du PLQ à Schokbéton Cocaïne Quatre ans de prison LUnité permanente anticorruption a perquisitionné en novembre dans des entreprises de l\u2019organisateur libéral Marc Bibeau, après avoir saisi des courriels jugés compromettants à la permanence du Parti libéral du Québec, révèlent des documents rendus publics hier.Les policiers y précisent qu\u2019ils enquêtent depuis août 2012 sur une affaire de financement illégal par des entreprises et de possible corruption de fonctionnaire.Une partie des documents présentés en novembre par l\u2019UPAC pour justifier une série de perquisitions dans diverses entreprises de Marc Bibeau, décrit comme le «grand argentier du PLQ, un stratège», a été libérée hier.Lourdement caviardé, l\u2019un des mandats décrit les raisons justifiant une visite policière chez Centres d\u2019achats Beauward, une entreprise établie à Saint-Eustache propriétaire de centres commerciaux en périphérie de Montréal.On apprend dans le document que cette perquisition a été effectuée dans la foulée de la visite à la permanence du PLQ, le 9 juillet 2013.Une analyse des données informatiques saisies révélerait que «plusieurs courriels sont échangés relativement à des enveloppes à remettre ou à recevoir chez Schokbéton», peut-on lire.Le nom des personnes impliquées dans ces échanges a été caviardé.Le document ajoute que l\u2019UPAC s\u2019est tout particulièrement intéressée en juillet à un document énumérant 20 activités de financement.Celles-ci auraient permis au parti de récolter 700 615$.Une personne visée par l\u2019enquête - mais dont le nom a été caviardé - «aurait amassé pour 428 150$ pour une seule activité», précise le mandat.Les policiers disent entretenir des doutes sur la provenance de ces fonds.La perquisition de novembre chez Beauward s\u2019inscrit en effet dans le cadre d\u2019une enquête sur des «dons d\u2019entreprises», une pratique illégale.Le dossier précise qu\u2019une partie des faits reprochés se sont déroulés chez Schokbéton.Soulignons qu\u2019aucune accusation n\u2019a été portée contre les personnes visées par ces mandats de perquisition.\u2014 Pierre-André Normandin Alex Guerra, 56 ans, qui avait été arrêté avec plusieurs individus dans le démantèlement d\u2019un réseau d\u2019importation de cocaïne survenu lors d\u2019une opération de la GRC baptisée Cynique, en 2011, a été condamné à quatre ans de prison, hier, par le juge Pierre Labelle, de la Cour du Québec.En janvier dernier, Guerra avait plaidé coupable à une accusation de complot pour importation de cocaïne.Selon la preuve, il a joué un rôle d\u2019intermédiaire dans cette affaire.\u2014 Daniel Renaud Trafic de crack Six arrestations Un réseau de trafiquants de crack vraisemblablement lié aux Hells Angels a été démantelé à Montréal jeudi dernier, a appris La Presse.Six personnes - trois hommes et trois femmes - ont été arrêtées.Parmi les suspects, on trouve Stéphane Sévigny, 46 ans, ancien membre des Rockers, défunt club-école des Hells Angels, et Sylvain Dupuis, 49 ans, une relation du groupe de motards.Lune des femmes appréhendées est âgée de 74 ans.Cinq des suspects ont comparu vendredi au palais de justice de Montréal.\u2014 Daniel Renaud Il faut se dire les VRAIES AFFAIRES ! Le Québec est 37e sur 64 provinces ou états du Canada et des États-Unis pour la création de richesse, et plus près de la queue de la classe que de la tête.Il faut changer cela pour le bien de nos enfants et ses générations futures.PRODUIT INTÉRIEUR BRUT PAR HABITANT - 2012 \t\t\t\t\t \tDistrict de\t\t\t\t É-U\tColumbia\t104 700\t0,6\t174 500\t1 CA\tTerritoires du Nord-Ouest\t4 675\t0,0\t107 967\t2 CA\tAlberta\t311 898\t3,9\t80 516\t3 CA\tYukon\t2 631\t0,0\t72 880\t4 CA\tSaskatchewan\t77 929\t1,1\t72 156\t5 É-U\tDelaware\t62 700\t0,9\t69 667\t6 CA\tTerre-Neuve-et- Labrador\t33 817\t0,5\t65 958\t7 CA\tNunavut\t2 198\t0,0\t65 222\t8 É-U\tAlaska\t45 600\t0,7\t65 143\t9 É-U\tConnecticut\t233 400\t3,6\t64 833\t10 É-U\tWyoming\t38 200\t0,6\t63 667\t11 É-U\tMassachusetts\t377 700\t6,5\t58 108\t12 É-U\tTexas\t1 458 300\t25,1\t58 099\t13 É-U\tNew York\t1 156 500\t19,4\t57 423\t14 É-U\tNew Jersey\t497 000\t8,8\t56 477\t15 É-U\tVirginie\t427 700\t8\t53 463\t16 É-U\tWashington\t351 100\t6,7\t52 403\t17 CA\tCanada\t1 819 967\t34,9\t52 177\t17 É-U\tColorado\t259 700\t5\t51 940\t18 É-U\tCalifornie\t2 080 600\t37,3\t51 914\t19 É-U\tMaryland\t300 000\t5,8\t51 724\t20 É-U\tÉtats-Unis\t16 202 700\t316,8\t51 144\t20 É-U\tMinnesota\t267 100\t5,3\t50 396\t21 É-U\tIllinois\t644 200\t12,8\t50 328\t22 CA\tOntario\t674 485\t13,5\t49 940\t23 É-U\tDakota du Sud\t39 900\t0,8\t49 875\t24 É-U\tNebraska\t89 600\t1,8\t49 778\t25 É-U\tHawai\t68 900\t1,4\t49 214\t26 É-U\tIowa\t147 200\t3\t49 067\t27 É-U\tDakota du Nord\t33 400\t0,7\t47 714\t28 CA\tColombie- Britannique\t219 994\t4,6\t47 590\t29 É-U\tLouisiane\t213 600\t4,5\t47 467\t30 É-U\tNew Hampshire\t61 600\t1,3\t47 385\t31 É-U\tNevada\t127 500\t2,7\t47 222\t32 \t\t\t\t\t \t\t\t\t\t \t\t\t\t\t CA\tManitoba\t58 245\t1,3\t45 970\t33 É-U\tPennsylvanie\t575 600\t12,7\t45 323\t34 É-U\tRhode Island\t49 500\t1,1\t45 000\t35 É-U\tOregon\tL68 900\t3,8\t44 447\t36 \t\t\t\t\t É-U\tKansas\t128 500\t2,9\t44 310\t38 É-U\tWisconsin\t251 400\t5,7\t44 105\t39 É-U\tVermont\t26 400\t0,6\t44 000\t40 É-U\tCaroline du Nord\t407 400\t9,5\t42 884\t41 É-U\tOklahoma\t160 500\t3,8\t42 237\t42 É-U\tOhio\t483 400\t11,5\t42 035\t43 É-U\tUtah\t116 900\t2,8\t41 750\t44 CA\tNouveau- Brunswick\t31 543\t0,8\t41 723\t45 É-U\tGéorgie\t403 100\t9,7\t41 711\t46 É-U\tIndiana\t267 600\t6,5\t41 169\t47 É-U\tMissouri\t246 700\t6\t41 117\t48 É-U\tMaine\t53 200\t1,3\t40 923\t49 É-U\tArizona\t261 300\t6,4\t40 828\t50 CA\tNouvelle-Écosse\t38 397\t0,9\t40 473\t51 É-U\tFloride\t754 000\t18,8\t40 106\t52 É-U\tTennessee\t250 300\t6,3\t39 730\t53 CA\tÎle-du-Prince- Édouard\t5 547\t0,1\t37 967\t54 É-U\tMichigan\t372 400\t9,9\t37 616\t55 É-U\tKentucky\t161 400\t4,3\t37 535\t56 É-U\tMontana\t37 200\t1\t37 200\t57 É-U\tArkansas\t105 800\t2,9\t36 483\t58 É-U\tAlabama\t174 400\t4,8\t36 333\t59 É-U\tNouveau- Mexique\t75 500\t2,1\t35 952\t60 É-U\tCaroline du Sud\t164 300\t4,6\t35 717\t61 É-U\tVirginie de l'Ouest\t66 600\t1,9\t35 053\t62 É-U\tIdaho\t54 800\t1,6\t34 250\t63 É-U\tMississippi\t98 900\t3\t32 967\t64 Sources : Statistiques Canada et US Bureau of Economic Analysis - Taux de change 1 USD = 0,9995 CAD Il n\u2019y a pas de solution miracle, c\u2019est à chacun d\u2019entre nous de nous retrousser les manches : travail acharné, persévérance scolaire, entrepreneuriat et promotion de l\u2019entreprise privée.De plus, il faut encourager l\u2019immigration, source de talents et d\u2019investissements, pour favoriser la croissance économique du Québec.Nous croyons en un Québec fort, et vous, y croyez-vous?Louis Audet, David Forest, Jan Peeters et Luc Villeneuve A10 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 4 MARS 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ADOLESCENTS MEURTRIERS s jeunes loin d\u2019être irrécupérables PHOTOMONTAGE LAPRESSE Selon divers experts et intervenants, même les jeunes les plus durs peuvent changer, puisque leur personnalité n\u2019est pas encore construite.Triple meurtre à Trois-Rivières.Deux ados accusés.Sur les réseaux sociaux, certains les ont qualifiés de «monstres».D\u2019autres ont même réclamé le retour de la peine de mort.Or, sans présumer de ce qui arrivera dans ce cas-ci, des experts sont formels: les ados meurtriers ne sont pas irrécupérables.Au contraire, ils sont généralement plus faciles à réhabiliter que d\u2019autres jeunes délinquants.La Presse vous raconte l\u2019histoire de jeunes tueurs qui ont évité la prison pour adultes.CAROLINE TOUZIN Contrairement à ce qu'on peut penser, les adolescents qui ont commis des homicides sont rarement les plus compliqués à traiter.C'est ce qu'affirme le Dr Louis Morissette, fort de sa longue expérience à titre de psychiatre responsable clinique de l'unité spécialisée pour adolescents violents à l'Institut Philippe-Pinel.En 30 ans, le psychiatre a traité plus d'une cinquantaine de jeunes Québécois qui ont commis un homicide.La plupart avaient tué un proche ou une connaissance.« Souvent, ce sont des gens qui n'ont pas de graves problèmes de délinquance ou de consommation », décrit le Dr Morissette.Ce sont les cas les plus simples à réhabiliter.« Un jeune qui fait des mauvais coups depuis l'âge de 12 ans et qui finit, à 17 ans, par tuer quelqu'un au cours d'un vol de dépanneur, c'est compliqué à traiter, explique le psychiatre.Celui qui tue sa copine ou sa mère parce qu'il pense qu'elle l'empoisonne et qu'il va être libéré quand il va l'avoir tuée; le pronostic est meilleur.» La directrice des services aux jeunes contrevenants au Centre jeunesse de Montréal Michèle Goyette, abonde dans le même sens.« En général, les situations d'homicide sont spectaculaires et inquiétantes, dit-elle.Or, sauf dans les rares cas de jeunes qui ont adopté la délinquance comme mode de vie, c'est une combinaison de facteurs dans la vie d'un adolescent qui le font passer à l'acte et qui ne pourraient pas arriver une seconde fois.» Mme Goyette fait un parallèle avec un accident de voiture.«Tu serais parti AUJOURD\u2019HUI DANS PAUSE SANTÉ \t\t\tm \t\t\t \t\t\t \t\t\t ON ION, EH VIDÉO TONIFIER LES FESSIERS « enfan rable d b r LF REPARATEUR DE RÉGIMES 10 mythes sur la perte de poids Disponible dans l'App Store iPad est une marque de commerce d\u2019Apple Inc., déposée aux États-Unis et dans d\u2019autres pays.App Store est une marque de service d\u2019Apple Inc.LA PRESSE I LaPressePlus.ca une minute avant, l'autre voiture serait partie deux minutes après et l'accident n'aurait pas eu lieu», illustre-t-elle.De grands impulsifs «N'importe quel parent d'adolescents vous dira que parfois, il y a des comportements, des réflexions, des choix que ses enfants font qu'il ne comprend pas.C'est une période où ils sont dans une grande impulsivité », ajoute Mme Goyette, qui travaille depuis 35 ans en délinquance juvénile.Il faut amener le jeune à parler de son crime, pour ensuite travailler ses « distorsions cognitives », explique sa collègue, éducatrice d'expérience, Nathalie Gélinas.Mme Gélinas donne souvent cet exemple: deux jeunes aux prises avec de graves problèmes à la maison ont un besoin d'appartenance à combler.L'un va entrer dans les gangs de rue, l'autre qu'il peut avoir une vie malgré ce qu'il a fait, indique le Dr Morissette.Le plus gros obstacle à la réinsertion sociale, c'est le poids de la culpabilité.» Psychopathe, non, normal Les jeunes meurtriers passent souvent pour des êtres froids et sans cœur.Le Dr Morissette se souvient d'un ado qui avait tué son père, sa mère et son frère.Les policiers qui venaient de l'interroger avaient dit au psychiatre qu'il était le plus grand psychopathe qu'ils avaient rencontré.Or, ce jeune avait une réaction normale, lance le Dr Morissette.« Les jeunes qui ont commis un homicide vivent une charge émotive tellement grande que le disjoncteur décroche.Ils apparaissent froids et non repentants, mais ça fait partie du processus», poursuit le psychiatre.Ils vont vivre leur deuil seulement plusieurs années plus tard.« Sauf dans les rares cas de jeunes qui ont adopté la délinquance comme mode de vie, c\u2019est une combinaison de facteurs dans la vie d\u2019un adolescent qui le font passer à l\u2019acte et qui ne pourraient pas arriver une seconde fois.» \u2014 Michèle Goyette, directrice au Centre jeunesse de Montréal chez les scouts.L'un va faire du mal aux autres, l'autre va faire des totems.«Mes jeunes me répondent: ben là, on ne va pas passer nos fins de semaine à faire des nœuds coulants dans le bois.On rit, mais ils comprennent qu'ils doivent répondre à leur besoin de façon positive, sinon, ils vont déraper à nouveau.» Durant leur séjour au centre jeunesse, ils suivent des ateliers obligatoires, notamment sur la gestion de la colère.Même les jeunes les plus durs peuvent changer, puisque leur personnalité n'est pas encore construite, croient les experts.« Notre travail, c'est de protéger la société.On doit chercher ce qui a provoqué une telle distorsion cognitive chez le jeune pour éviter qu'il fasse d'autres victimes », dit Mme Goyette, du centre jeunesse.Choc post-traumatique La première chose à faire, c'est d'évaluer le jeune pour trouver le traitement approprié, dit le Dr Morissette.Qui a-t-il tué ?A-t-il des problèmes de consommation?De maladie mentale?Souffre-t-il d'un choc post-traumatique?Car, oui, beaucoup de jeunes qu'il a vu passer au fil des ans avaient subi un choc après avoir tué, tel un soldat qui revient d'Afghanistan, souligne le psychiatre.« Les victimes n'aimeront pas ce que je vais dire, mais ce qui est le plus délicat, c'est de faire accepter au jeune À moins de recevoir une peine pour adultes, un ado coupable d'un meurtre prémédité risque d'être condamné à six ans de placement en centre jeunesse suivi de quatre ans de surveillance.Dix ans, est-ce assez long?C'est amplement de temps pour travailler avec le jeune afin d'éviter la récidive, répondent les experts.« Contrairement à la croyance populaire, la plupart des gens qui commettent des crimes graves au Canada peuvent facilement être réintroduits dans la communauté après quelques années d'incarcération », estime le Dr Morissette.« Si on fait juste les enfermer sans les traiter, quand ils vont sortir, en général ça va être pire », ajoute l'éducatrice d'expérience Nathalie Gélinas.«Malheureusement, lorsqu'on voit des gros délits comme ce qui est arrivé à Trois-Rivières [deux ados sont accusés d'avoir commis un triple homicide], l'émotion prend le dessus sur la raison», poursuit le Dr Morissette.Là, c'est le psychiatre qui parle.Lorsqu'il met son chapeau de père de famille, il nuance: « Si ma fille se fait violer ou tuer ce soir, je vais vouloir la même chose que les parents des victimes de Trois-Rivières ou d'ailleurs, mais si on parle en terme de protection du public, une longue peine d'incarcération sans traitement, c'est inutile.» Résultats des tirages du : 2014-03-03 \t2\t8\t10\tV\tA \tV\t\tIaI\t\t[±J %aïïBBi 10142223242628293136 38 41 44 49 51 52 54 59 63 65 Jour - Mois - Année - Signe 02 DÉCEMBRE 89 BÉLIER \t 0 726\t02 08 O 8204\t11 16 24 \t 11 16 24\t1910745 Gros lot 1 MILLION $.Faites vite! Tirage le 23 mars.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 4 MARS 2014 A11 ADOLESCENTS MEURTRIERS D\u2019assassin à éducateur\tAvancer pour ne pas sombrer CAROLINE TOUZIN Marco* n\u2019a pas besoin de se mettre dans la peau des jeunes délinquants qu\u2019il tente de rééduquer.L\u2019éducateur dans un centre jeunesse connaît leur réalité.Il est passé par là.À 17 ans, il a poignardé à mort un autre adolescent.Au terme d\u2019un procès, il a été reconnu coupable d\u2019homicide involontaire.Il a écopé de trois ans de garde fermée à purger dans un centre jeunesse.Attablé dans un restaurant d\u2019une chaîne populaire québécoise, l'homme aujourd'hui dans la trentaine cesse de parler chaque fois qu\u2019une serveuse s'approche.Il est réticent à aborder son crime avec une journaliste.En même temps, lorsqu\u2019il voit les réactions vives suscitées par le drame survenu à la mi-février à Trois-Rivières, il se dit que son histoire peut faire réfléchir.Dans les médias sociaux, certains ont été prompts à réclamer que les jeunes soupçonnés du triple meurtre soient enfermés à double tour et qu\u2019on jette la clé.D'autres ont carrément lancé l'idée du retour de la peine de mort.Marco ne connaît pas ces deux ados.Mais il est convaincu d\u2019une chose: «Des jeunes qui font parfois de mauvais choix aux conséquences dramatiques ne sont pas nécessairement de mauvaises personnes.» C\u2019est ce qu\u2019il explique aux jeunes délinquants qu'il essaie de ramener sur le droit chemin.«Je me sers de mon expérience sans leur dire ce que j\u2019ai fait.» La plupart de ses collègues ignorent son passé.Les jeunes ne le savent pas, non plus.Il craint que leur regard sur lui ne change.Ado, Marco ne se tenait pas avec des enfants de chœur.À l\u2019époque, certains l'auraient étiqueté comme un membre de gang de rue.Lui, il se décrit comme un jeune très influençable.Originaire d\u2019Amérique centrale, il a immigré au Québec alors qu\u2019il était à la veille de l\u2019adolescence.Il a commencé à se tenir avec d'autres jeunes immigrants plus vieux que lui.Ils se rassemblaient pour écouter de la musique et «chiller» avec des filles.Il fermait les yeux sur leurs activités illégales.Marco s'est mis à porter un couteau sur lui, comme ses amis.Il s\u2019est convaincu que c\u2019était pour se défendre contre le taxage.Un jour, il jouait au basketball avec des amis.Le ballon d\u2019un autre groupe de jeunes est venu dans sa direction.Il l\u2019a renvoyé avec son pied.«Ils ont pris ça pour de la provocation», dit-il.Il y a eu une première altercation.Puis une seconde à l\u2019arrêt d\u2019autobus.Marco a sorti son couteau.«Je n\u2019ai même pas vu qui j\u2019avais touché.» Sa victime avait 15 ans.Ils ne se connaissaient pas.Sa mère n'a pas assisté au procès.Elle n'est pas venue le voir une fois durant ses trois ans en centre jeunesse.«Je ne voulais pas voir sa déception et la tristesse dans ses yeux.Je n'ai pas insisté pour qu\u2019elle vienne», raconte-t-il.Il a mis du temps à parler de son crime.Au fil des mois, ses éducateurs lui ont fait comprendre qu'il devait cesser de jeter le blâme sur les autres et prendre ses responsabilités.Et surtout, il devait apprendre à vivre avec ce qu'il avait fait.«Les éducateurs me disaient plein de choses pour me faire réagir.Je ne leur montrais pas que ça me touchait, mais quand j\u2019étais seul dans ma chambre, j\u2019y repensais.» «Des jeunes qui font parfois de mauvais choix aux conséquences dramatiques ne sont pas nécessairement de mauvaises personnes.» \u2014 Un éducateur en centre jeunesse Aujourd\u2019hui, Marco tente à son tour de faire réfléchir des jeunes qui sont condamnés pour des crimes graves.« Mon expérience m'aide à entrer en relation avec les jeunes.Je prends mon temps avec eux.Je respecte la distance qu\u2019ils installent; les barrières qu\u2019ils érigent pour nous empêcher de les atteindre.» Marco est conscient de sa chance de ne pas avoir été envoyé dans une prison pour adultes.«J\u2019aurais une moins bonne connaissance de moi-même.Je n\u2019aurais pas confiance en mes moyens.» Père de famille, Marco ne sait pas s\u2019il va en parler à ses enfants un jour.Peut-être lorsqu'ils seront adultes.Pas une journée ne se passe sans qu'il repense à cette journée fatidique.«Je ne peux pas oublier», dit-il.Un jour, il aimerait rencontrer la famille de sa victime pour présenter ses excuses.* Son nom a été changé pour respecter son anonymat.CAROLINE TOUZIN À son arrivée à Cité des Prairies, Jason* se cogne la tête sur les murs.Il fait des cauchemars.Il ne se mêle pas aux autres.À 16 ans, il craint plus que tout d'être envoyé dans une prison pour adultes.Il vient de tuer un inconnu lors d'un vol qui a mal tourné.En manque de crack, il avait besoin d'argent pour acheter sa prochaine dose.Il ne voulait pas lui faire de mal, mais la situation a dérapé.Avant de se faire arrêter pour meurtre, il n'avait jamais eu affaire à la police.«Je ne comprenais rien.Dans ma tête, quand tu es jeune, tu ne te fais pas pogner, puis quand tu te fais pogner, ils te relâchent», nous raconte-t-il.Un an plus tard, il plaide coupable à une accusation réduite d'homicide involontaire.Soulagement.Il pourra rester à «Cité», le centre jeunesse où aboutissent les délinquants les plus dangereux de Montréal.Il sera condamné à y passer trois ans.Autant d'années où ses éducateurs lui montreront comment reprendre sa vie en main.Parce qu'au moment de son crime, tout va mal.Absolument tout.À l\u2019école.Dans sa famille.Avec ses amis.Libre depuis deux ans, Jason a accepté de raconter son histoire à La Presse.Il a remis les pieds à Cité des Prairies pour la première fois pour l'entrevue.En revoyant son ancienne éducatrice, il l'a serrée dans ses bras.« Quand je suis arrivé ici après mon délit, j'étais sous le choc.Je n'écoutais personne.Je ne parlais à personne.Mon corps était là, mais ma tête était ailleurs», se souvient-il.Ça lui a pris six mois avant d'aborder quelqu'un dans son unité - son groupe de jeunes contrevenants.Alors que Jason n'avait jamais été encadré de sa vie, il s\u2019est retrouvé dans un environnement où tout est réglé au quart de tour.Ici, les déplacements sont limités.Les portes sont verrouillées.Au début, l\u2019ado était passif.«Je faisais le minimum jusqu'à ce que je me tanne de ne pas être bien.J'ai compris que j\u2019avais un problème», raconte-t-il.Il s\u2019est mis à s\u2019impliquer dans les activités du centre au point où à la fin de sa peine, c\u2019est lui qui faisait faire la visite des lieux aux nouveaux éducateurs.«Ici, je n\u2019avais pas le temps de me pogner le cul.J'allais à l'école, je suivais des ateliers, on faisait des sports d'équipe», dit-il, quasi nostalgique.Il trouve cela dur de s'adapter à la vie hors des murs de « Cité ».Quand il prend l'autobus, il a l'impression que tout le monde le dévisage comme s'il avait le mot «assassin» écrit à l\u2019encre indélébile sur le front.Grand consommateur de drogues au moment de son crime, il admet avoir eu des «faiblesses» depuis sa sortie du centre jeunesse.« La rechute fait partie de la réadaptation.L\u2019idée, c\u2019est qu\u2019il ne commette plus de crime violent.» \u2014 L\u2019ancienne éducatrice de Jason* «La rechute fait partie de la réadaptation», nous explique son ancienne éducatrice.L'idée, c'est qu'il ne commette plus de crime violent.Dans leur jargon, les éducateurs parlent de l'approche de «réduction des méfaits».Sa mère, chez qui il vit, lui rappelle continuellement son crime.«C\u2019est hard.Chaque fois que je sors tard le soir, elle me dit: n\u2019oublie pas ce que tu as fait, ne fais pas le cave.» Il n'a pas besoin de sa mère pour le lui rappeler.«Jouer au tough pour plaire aux autres m'a fait faire une grosse connerie.J'ai encore de la misère à me regarder dans le miroir; à ne pas me trouver lâche.» Au centre jeunesse, Jason a appris à ne plus se mentir à lui-même.Et à exprimer ce qu'il ressent.Même si la vérité est parfois crue.«Je ne pense pas pouvoir me pardonner un jour, mais je ne peux pas vivre dans le passé.Sinon, je ne réussirai pas à avancer.» Jason occupe un petit boulot qui ne le rend pas heureux.Il souhaite terminer son secondaire et devenir mécanicien.Le jeune homme mesure sa chance de ne pas avoir écopé une longue peine à purger parmi les criminels endurcis.«J\u2019aurais servi de viande fraîche, croit-il.Je me serais suicidé ou je me serais endurci.» * Nom fictif pour respecter la loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.Trois cas récents POSTE DE COMMANDEMENT _J|SPVM \\rsJ7T.LICE 1 r»\\ PHOTO ARCHIVES LA PRESSE 21 janvier 2013, Dorval «Menteur», «influençable» et «impulsif».C\u2019est ainsi qu\u2019un psychiatre a décrit au tribunal l\u2019adolescent de 12 ans qui a tué son frère de 16 ans d\u2019une balle dans la tête.L\u2019ado manipulait un pistolet semi-automatique de calibre 9 mm en présence d\u2019un ami et de son frère aîné lorsque le coup est parti.Le drame s'est déroulé dans la chambre de l'ado de 12 ans au domicile familial de Dorval.D\u2019abord inculpé d\u2019homicide involontaire, il a plaidé coupable à une accusation réduite de négligence criminelle causant la mort.Il avait volé l\u2019arme chez sa grand-mère et avait commis un vol à main armée trois semaines plus tôt.L\u2019ado est en liberté en attendant que sa peine soit prononcée.Son avocate suggère une probation de 6 mois, puisqu\u2019il a déjà passé 11 mois en Centre jeunesse depuis le drame.De son côté, la poursuite propose une peine de 18 mois de garde ouverte, suivie d\u2019une probation de 18 mois.La peine sera prononcée plus tard cette année.« J'ai le goût de tuer le dude [.], avec ça je me fais full cash.J\u2019ai le goût en crisse.» PHOTO FOURNIE PAR LA FAMILLE 26 février 2012, Sainte-Adèle David*, 17 ans, a envoyé ce message texte à un ami quelques jours avant de tuer son voisin, le pharmacien Gary Quenneville (à gauche sur notre photo).Avec ses amis, il a élaboré le plan « Mexico », qui consistait à aller chez l\u2019homme de 60 ans alors qu\u2019il était là, l\u2019attacher et le forcer à divulguer son NIP.Avec l\u2019argent, les jeunes partiraient pour le Mexique.Le 26 février 2012, David est allé cogner à sa porte, un couteau dans la main gauche, un marteau dans la main droite.M.Quenneville est allé ouvrir.L\u2019ado l\u2019a poignardé, rué de coups, puis étranglé.Ses amis sont venus le rejoindre après le meurtre pour piller la maison.Deux ans plus tard, David a plaidé coupable à une accusation de meurtre prémédité.La Couronne voudrait qu\u2019il soit jugé comme un adulte.La décision n\u2019a pas encore été rendue.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE \u2022c;S-Si 27 juin 2010, Sainte-Julie À 15 ans, Jérémie* a décidé de se «libérer» de sa mère.Il l\u2019a étranglée à mains nues chez elle, à Sainte-Julie.À 6 ans, il était déjà très agressif envers celle qui l\u2019élevait seule depuis sa naissance.Elle l\u2019a amené plusieurs fois consulter un psychologue au fil des ans.Rien n\u2019a changé.L\u2019ado a connu de graves problèmes de drogue.Le 27 juin 2010, il a demandé à sa mère de le reconduire chez sa copine.Elle a refusé.Il s\u2019est mis à fantasmer sur l\u2019idée de la tuer.«Ça fait 15 ans que je me fais contrôler comme un petit chien, d\u2019la marde.Je vais avoir le contrôle de ma vie», a-t-il dit à une déléguée jeunesse après son crime.Il a défoncé la porte de la chambre de sa mère.Il lui a serré le cou durant plusieurs minutes pour «être sûr» de la tuer.Il a ensuite invité un ami à venir « buzzer » dans son sous-sol, puis ils se sont rendus chez la copine de Jérémie, à Varennes.Le lendemain, il a composé le 911.«Dans la chambre à ma mère, il y a son cadavre.C\u2019est moi qui l\u2019ai tuée.Venez me chercher.» Il a été condamné à sept ans de mise sous garde et de surveillance, soit la peine maximale prévue pour un meurtre non prémédité.\u2019 Noms fictifs.La loi interdit de publier le nom des adolescents et tout renseignement permettant de le reconnaître.Textes de Caroline Touzin.LA PERSONNALITÉ DE LA SEMAINE ENCORE PLUS QUE DU TALENT, DE L\u2019INTELLIGENCE, MÊME DU GÉNIE, L\u2019EXCELLENCE NAÎT DE LEFFORT LA PRESS Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAL La crise apratte@lapresse.ca Le sondage CROP-La Presse publié hier indique que l'appui à la Charte des valeurs est solide; la moitié des Québécois y sont favorables, contre 40% qui s'y opposent.Les résultats de l'enquête recèlent toutefois une donnée paradoxale : peu de gens ont fait affaire avec un employé du secteur public portant un signe religieux.La mesure-phare de la Charte des valeurs s\u2019attaque à un problème qui n\u2019existe pas.Seulement 21% des Québécois disent avoir rencontré une infirmière portant un signe religieux au moins une fois au cours des cinq dernières années.La proportion est encore plus faible pour les autres catégories de professionnels: 10% des personnes interrogées ont eu affaire à un enseignant arborant un signe de foi, 4%, un policier et 3 %, un juge.Parmi les Québécois qui ont été servis par un employé du secteur public portant un vêtement ou un bijou religieux, 59% affirment que cette situation ne les a «pas du tout» mis mal à l'aise, et 87% disent avoir été satisfaits du service reçu.Ces données démontrent que la mesure-phare de la Charte des valeurs s'attaque à un problème qui n'existe pas.C'est ce qui la rend particulièrement odieuse : on ne devrait limiter l'exercice d'un droit fondamental (ici, la liberté religieuse) que virtuelle lorsque confronté à des circonstances graves et exceptionnelles.La crainte d'une invasion du Québec par des commandos intégristes ( !) ne constitue certainement pas une raison suffisante.Plus une personne a croisé des employés du secteur public portant un signe religieux, plus elle tend à s'opposer à l'interdiction.Ainsi, les anglophones et allophones sont deux fois plus nombreux que les francophones à avoir été servis par quelqu'un arborant un symbole religieux; pourtant, 60% d'entre eux sont «tout à fait en désaccord» avec la proscription annoncée par le gouvernement.Le mécontentement provoqué par la Charte au sein des minorités culturelles ressort clairement du sondage CROP: 82 % sont contre le projet de loi.Pauline Marois disait la semaine dernière ne pas sentir « sur le terrain » l'inquiétude des anglophones et allophones; de toute évidence, la première ministre ne fréquente pas le même «terrain» que les membres de ces communautés.Si le gouvernement péquiste avait voulu rassembler les Québécois autour de cet enjeu, il aurait proposé une interdiction limitée aux seuls vêtements couvrant le visage.En effet, même chez les Québécois anglophones et allophones, une majorité s'oppose à ce que les travailleurs du secteur public aient le visage caché par une burqa ou un niqab.Une telle politique aurait évité à la province un débat douloureux dont elle risque de porter longtemps les cicatrices.Une dernière observation : même si le gouvernement Marois a présenté sa Charte comme une manière de garantir la laïcité de l'État, la population n'exige pas la disparition de tous les symboles religieux.Selon le sondage CROP, près de 60% des Québécois n'ont pas d'objection à ce qu'un employé du gouvernement porte un crucifix.Ce qui dérange, ce n'est pas la religion comme telle; c'est la religion des autres.ANDRÉPRATTE DEBATS@LAPRESSE.CA Des idées évolutives Madame Desjardins, courtisée par le PQ, est en mode réflexion.Une image me vient à l'esprit.J'imagine le duo Desjardins - Bureau-Blouin expliquant, avec la conviction qui convient à leur nouvel alignement, qu'il est raisonnable et justifié d'augmenter les frais de garderie de sorte que la contribution des parents concernés se rapproche un tant soit peu de la proportion en vigueur au début.Mais cette idée n'est-elle pas ce qu'il y a de plus contraire à celle défendue par ces deux-là avec tant d'acharnement au printemps des casseroles?Il n'y a que les fous qui ne changent pas d'idée, direz-vous, mais est-ce un argument pour en changer si vite?Benoit Lauzière Rien n\u2019est égal Est-ce que les plombiers de Drummondville exigent le même salaire que leurs confrères de Montréal ou de Toronto?Est-ce que le prix des maisons à Vancouver est le même que celui des maisons des autres provinces?Est-ce que l'impôt provincial et les taxes municipales sont les mêmes partout au Canada?Alors, de quel chapeau sort-on que les médecins devraient avoir le même salaire dans tout le pays, sans tenir compte du coût de la vie local?Robert Vallée, Brosssard Baignades sous haute surveillance Mes enfants de 2, 5 et 8 ans souhaitent aller à la piscine durant la relâche scolaire.Quelle bonne idée ! Plusieurs piscines de Montréal affichent un horaire de bain libre spécial durant la relâche.Cependant, les ratios imposés par les règlements de Montréal, soit un adulte pour un enfant de moins de 3 ans et un adulte pour deux enfants de 3 à 7 ans, font que nous n'avons pas le droit de nous baigner si je suis seule.Question de sécurité, m'a-t-on répondu.J'ai proposé de mettre une veste de flottaison (VFI) à ma fille de 5 ans, mais non, ce n'est pas suffisant.Je ne peux croire que ma fille de 5 ans, équipée d'un VFI, a besoin de la surveillance exclusive d'un adulte dans trois pieds d'eau.Nous irons finalement nous baigner à Laval, où il n'y a pas de ratio.Je serais toutefois curieuse de connaître le taux d'incidents dans les piscines lavalloises et montréalaises.Katel Roddier-Deprez, Montréal Pourquoi pas une coalition?Avons-nous réellement besoin d'aller en élections et de dépenser des millions alors que notre économie est en déclin et notre dette s'aggrave de jour en jour?Si les partis politiques et leurs dirigeants étaient réellement au service des citoyens, ils se poseraient cette question au lieu de ne penser qu'à prendre le pouvoir.Pourquoi le PLQ et la CAQ ne formeraient-ils pas un gouvernement de coalition?Ne pourraient-ils pas mettre de côté leurs différends et travailler ensemble pour redresser notre économie et remettre le Québec sur la route de la prospérité?Hélas, il semble que ce soit trop logique.Au lieu de cela, nous allons en élection sur un projet de charte, un problème créé de toutes pièces et qui n'existe pas.De plus, on nous annonce la possibilité d'un référendum.Ce sera encore de l'argent gaspillé et d'autres déchirements à prévoir.Pourquoi ne pas travailler ensemble pour le bien de tous?Pensons à nos enfants et à nos petits-enfants?André Comtois, Belœil mmW C/
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