La presse, 17 février 2015, Cahier A
[" Montréal mardi 17 février 2015 Le plus grand quotidien français d'Amérique 131® année No 99 32 pages,3 cahiers 1,10$ taxes en sus - Édition provinciale 1,20$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESSE 'Cft CANADIEN 2 REDWINGS 0 PRICE BLOQUE TOUT Le numéro 31 signe son cinquième jeu blanc dans un match serré.SPORTS PHOTO CARLOS OSORIO, ASSOCIATED PRESS CLASSIQUE ^\u2019i, J.y., J ;¦ y a - : ; V SUBARU BROSSARD BROSSARD\tSUBARU SAINT-HYACINTHE SAINT-HYACINTHE\tSUBARU DES SOURCES DORVAL\tJOLIETTE SUBARU JOLIETTE\tLACHUTE SUBARU LACHUTE\tJOHN SCOTTI SUBARU ANJOU\tSUBARU DE LAVAL LAVAL SUBARU SAINTE-AGATHE SAINTE-AGATHE-DES-MONTS\tSUBARU REPENTIGNY REPENTIGNY\tSUBARU RIVE-NORD BOISBRIAND\tSUBARU SAINTE-JULIE SAINTE-JULIE\tSUBARU GRANBY GRANBY\tSUBARU-MONTRÉAL MONTRÉAL\t AVEC LA TRACTION INTÉGRALE, ON OUBLIE QUE C'EST L'HIVER.XV CROSSTREK 2015 Location à partir de 299 $* /mois Taxes en sus 48 MOIS \u2022\tTraction intégrale symétrique à prise constante \u2022\tTechnologie 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insistons pour vivre des vies libres, en sécurité dans un pays démocratique», a lancé la politicienne.Plusieurs capitales européennes ont exprimé leur solidarité avec le Danemark.À Paris, le premier ministre Manuel Valls a souligné que son pays et le continent ne devaient pas céder devant «l'islamo-fas-cisme».Madrid et Londres ont aussi affiché leur détermination.Connu des policiers Des détails continuaient parallèlement de filtrer relativement au profil de l'auteur de l'attaque, identifié comme étant Omar el-Hussein.Le jeune homme de 22 ans a d'abord ouvert le feu dans un centre culturel où se tenait un débat sur la liberté d'expression, avant de s'en prendre, quelques heures plus tard, à une synagogue.Deux personnes ont été tuées et cinq, blessées.Les autorités suédoises ont fait savoir hier que le caricaturiste Lars Vilks, qui était présent au débat, a été placé en sécurité « dans un lieu secret» par crainte d'une nouvelle attaque.Omar el-Hussein, qui a été abattu par les autorités dans la nuit de samedi à dimanche, était né au Danemark d'immigrants d'origine palestinienne.Un journal local rapporte qu'il était connu de la police et avait été appréhendé à quelques reprises pour possession d'armes.Il avait été condamné à deux ans de prison pour avoir agressé au couteau un homme de 19 ans en novembre 2013, et il venait de recouvrer sa liberté, il y a deux semaines.Un haut responsable du service correctionnel, cité par la BBC, a indiqué que son comportement en prison avait été jugé suffisamment préoccupant pour justifier d'alerter les services de renseignement.Il aurait néanmoins réussi à passer sous le radar avant de commettre ses actes.Hier, deux personnes soupçonnées de l'avoir aidé à s'armer et à se cacher ont été appréhendées.Un profil «typique» Lorenzo Vidino, expert en matière de sécurité et de terrorisme basé à Milan, a indiqué en entrevue que le profil V vv -, t n\t\tWM\tuTï\tM\t Hk yffip\t/'£\t.\t\tisS\t\t\trfeaT PHOTO MICHAEL PROBST, ASSOCIATED PRESS Des milliers de chandelles ont été allumées, hier soir, au centre-ville de Copenhague.' i l nira'iiir-Tiifrirr sBa -; \"'V ;¦ L;\t\"Vf * PHOTO ASSOCIATED PRESS, FOURNIE PAR LA POLICE DANOISE Le suspect, abattu ce week-end, était connu des policiers.Il a réussi à passer sous le radar même si son cas préoccupait les autorités.PHOTO CLAUS BJOERN LARSEN, AGENCE FRANCE-PRESSE La première ministre Helle Thorning-Schmidt et le prince héritier Frederik (à droite) ont pris part au rassemblement.d'Omar el-Hussein - passé de petit criminel à djihadiste - était « typique ».« Ce sont des personnes en mal de direction qui sont réceptives à un discours religieux radical.Il leur permet de trouver un sens à leur vie, une forme de rédemption», avance-t-il.Le Danemark, souligne l'expert, est depuis des années à l'avant-garde de la lutte contre la radicalisation islamique et a formé nombre d'intervenants dans les services sociaux pour déceler les signes avant-coureurs.Ses programmes n'ont cependant pas permis de déceler à temps la dérive d'Omar el-Hussein.« La triste réalité, c'est qu'on ne peut pas s'attendre à ce que les autorités réussissent à arrêter tout le monde à temps», souligne M.Vidino.Lorne Dawson, professeur de l'Université de Waterloo qui s'intéresse également à la question de la radicalisation, pense que d'autres attaques comme celles survenues à Copenhague ou contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo, à Paris, apparaissent inévitables dans les années à venir.Les conditions socio-économiques difficiles qui favorisent la radicalisation de jeunes musulmans et le contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient ne vont pas changer de sitôt et continueront d'alimenter le phénomène, note l'expert.Chaque attaque encourage par ailleurs d'autres extrémistes à passer à l'acte.« Il n'y a pas de doute à ce sujet.De la même manière que la médiatisation des suicides fait augmenter les suicides », souligne M.Lawson.M.Vidino, lui, ne s'attend pas à ce que le gouvernement danois change radicalement son approche en matière de lutte contre le terrorisme.La population du pays, dit-il, a la menace bien en tête depuis le scandale des caricatures de Mahomet en 2005, et ne s'est pas laissée détourner de son mode de vie.« Ça fait partie de leur réalité depuis 10 ans », souligne l'expert.LES JUIFS D\u2019EUROPE APPELÉS À REJETER LA TENTATION DE LEXIL Des dirigeants européens ont lancé hier des appels vibrants aux juifs de leur pays pour qu\u2019ils résistent à l\u2019exhortation d\u2019Israël à quitter massivement l\u2019Europe, dans le sillage des attaques meurtrières de Copenhague, qui ont suscité une nouvelle onde de choc sur le Vieux Continent.La capacité des démocraties européennes à protéger les juifs pris pour cible a été publiquement mise en cause par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui a appelé dimanche les juifs d\u2019Europe à émigrer vers Israël, qui les «attend à bras ouverts».François Hollande a, lui, déploré «des paroles prononcées en Israël qui laisseraient penser que les juifs n\u2019auraient plus leur place en Europe, et en France en particulier».Mais il a aussi appelé les Français au «sursaut» face à la multiplication d\u2019actes antisémites.La première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt, a, de son côté, demandé aux juifs danois de ne pas céder aux appels au départ, ajoutant que « nous ne serions pas les mêmes sans la communauté juive».La chancelière allemande, Angela Merkel, est allée dans le même sens, se disant «heureuse et reconnaissante» que des juifs vivent en Allemagne aujourd\u2019hui, 70 ans après l\u2019Holocauste.\u2014 Agence France-Presse Un cessez-le-feu qui vacille en Ukraine L\u2019armée ukrainienne et les rebelles prorusses se sont mutuellement accusés d\u2019hier d\u2019avoir plusieurs fois violé le cessez-le-feu dans l\u2019est de l\u2019Ukraine.Prochaine étape: le retrait des armes lourdes de la ligne de front, qui doit commencer aujourd\u2019hui.Explications en quatre temps.ARMES LOURDES PHOTO GLEB GARANICH, REUTERS Des soldats ukrainiens sur un tank, hier, dans la région disputée de Debaltseve.FRAGILE NICOLAS BÉRUBÉ CESSEZ-LE-FEU Le cessez-le-feu n'a pas été respecté: l'armée ukrainienne a dit que les rebelles prorusses avaient lancé 112 attaques contre ses soldats, faisant 5 morts dans la région de Debaltseve.Les rebelles prorusses ont, eux, affirmé avoir été attaqués par les Ukrainiens, et ont dit que la région de Debaltseve ne faisait pas partie de l'entente de cessez-le-feu.Dominique Arel, titulaire de la chaire d'études ukrainiennes à l'Université d'Ottawa, explique que la situation est loin d'être résolue dans ce point chaud des hostilités.«On entend que l'armée ukrainienne serait encerclée à Debaltseve, où les combats furieux ont lieu depuis des semaines.» L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a dit hier que le cessez-le-feu avait largement été observé le long de la ligne de front, mais pas à Debaltseve, où des soldats rebelles alignés avec Moscou avaient empêché ses observateurs de se déplacer librement.Selon l'entente conclue la semaine dernière entre Vladimir Poutine et les leaders européens, l'armée et les rebelles doivent commencer aujourd'hui à retirer les armes lourdes de la ligne de front de manière à créer une zone tampon de 50, 70 ou 100 kilomètres de largeur, selon la portée des armes en question.En principe, les forces en présence ont 14 jours pour se conformer à cette exigence.Un processus laborieux, note Dominique Arel.« La grande question, c'est comment faire la vérification.Surtout quand on sait que les observateurs de l'OSCE ont déjà été bloqués par les rebelles, et que les accords parlent de retirer les armes lourdes, mais pas les troupes.Pour le moment, c'est facile d'être cynique et pessimiste, car un tel retrait doit être synchronisé pour qu'il puisse avoir lieu.» Hier, un chef rebelle a confié à la BBC que ses troupes n'étaient pas prêtes à retirer les armes lourdes des zones de combat.Du côté ukrainien, un porte-parole a dit qu'il n'était pas question d'entreprendre le retrait des armes lourdes tant que les rebelles continueraient d'attaquer.LIGNE DE FRONT La ligne de front qui doit servir de point de référence pour le processus de retrait des combattants n'est pas la même pour les Ukrainiens que pour les rebelles prorusses.S'ils devaient décider de retirer leurs armes lourdes, les Ukrainiens devraient prendre comme point de référence la ligne de front telle qu'elle existait au moment des plus récents accords de Minsk, le 12 février.Les rebelles prorusses, eux, doivent prendre comme point de référence la ligne de front telle qu'elle existait au moment des premiers accords de Minsk, le 19 septembre 2014.«Le territoire conquis depuis serait démilitarisé, note Dominique Arel.Évidemment, tout ça est en principe, on va voir si cela peut se réaliser sur le terrain.» À Berlin, hier, la chancelière allemande Angela Merkel a dit que la situation en Ukraine demeurait « fragile».« Il a toujours été clair que beaucoup de travail reste à accomplir.Et j'ai toujours dit qu'il n'y avait aucune garantie que nos efforts soient couronnés de succès.Ce sera un chemin extrêmement difficile.» La chancelière allemande et son homologue français, le président François Hollande, ont appelé les parties sur le terrain à offrir un accès «total» aux observateurs de l'OSCE.Hier soir, l'ambassadeur des États-Unis à Kiev, Geoffrey Pyatt, a déclaré que les actions de la Russie en Ukraine « ne sont pas conformes aux ententes signées à Minsk» la semaine dernière.EN CHIFFRES 5486 Nombre de personnes tuées depuis le début du conflit ukrainien, en avril 2014 5,2 millions Estimation du nombre de personnes vivant dans les zones où se déroule le conflit Source : ONU LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 17 FÉVRIER 2015 A 13 MONDE Avec pas d\u2019casque La police britannique commence à remiser le mythique couvre-chef des « bobbies » JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE C\u2019est la fin d\u2019une époque.Plus de 150 ans après son adoption, le casque des « bobbies » britanniques commence à disparaître des écrans radars.Il y a deux semaines, la police du West Yorkshire, troisième force constabulaire du pays, a annoncé quelle se débarrasserait du casque mythique dans les prochains mois.Etrangement, la nouvelle est presque passée inaperçue, comme si les Britanniques avaient déjà fait leur deuil de cette coiffure distinctive, devenue une icône culturelle du Royaume-Uni, au même titre que les cabines téléphoniques et les autobus à deux étages.PHOTO MICHAEL KAPPELER, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Abandon Fin janvier, la police du West Yorkshire (région nord de l\u2019Angleterre dont la métropole est Leeds) a annoncé quelle remplacerait ses traditionnels casques par des casquettes.Selon les officiers de cette imposante force constabulaire, ce couvre-chef datant de l\u2019ère victorienne était devenu «complètement importable» pour la police d\u2019aujourd\u2019hui.«Un sondage réalisé l\u2019an dernier a révélé qu\u2019une grande majorité de notre équipe préférait avoir une casquette plutôt que le casque, confirme Keith Gilert, surintendant de la West Yorkshire Police.L\u2019uniforme policier a évolué, les casquettes sont plus appropriées que les casques dans plusieurs situations.» Les agents se plaignaient notamment de ne pas pouvoir courir avec le casque, et de son poids, qui causait des maux de cou et de dos.La police du West Yorkshire a déclaré quelle conserverait le casque pour les événements officiels.Tradition Ce n\u2019est pas la première fois que les « bobbies » se plaignent de leur casque.En 2002, à la demande générale, la hauteur de ce custodian helmet avait été réduite de 12 à 9 pouces afin de le rendre plus stable.Mais les protestations ont continué.En 2009, la police de Thames Valley fut la première à abandonner le couvre-chef, un événement mineur en raison de ses faibles effectifs.Forte de 5000 hommes, la police du West Yorkshire est la première organisation d\u2019envergure à faire le saut.Pourquoi avoir attendu si longtemps?«Un mélange d\u2019inertie et de traditionalisme, suggère Martin Stallion, de la société d\u2019histoire de la police britannique.Et puis, le casque a ses avantages.Il donne de la hauteur.On le voit venir de loin.Il est distinctif.Avec la casquette, le policier ressemble à n\u2019importe quel agent de sécurité.» PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE Selon l\u2019aviation libyenne, les frappes égyptiennes ont fait une cinquantaine de morts.Décapitation de 21 chrétiens coptes L\u2019Égypte bombarde l\u2019EI en Libye AGENCE FRANCE-PRESSE Les avions de combat égyptiens ont bombardé hier des positions du groupe État islamique (EI) en Libye, en représailles à la décapitation de 21 chrétiens coptes égyptiens revendiquée par l'organisation djihadiste.Les présidents égyptien Abdel Fattah al-Sissi et français François Hollande ont appelé conjointement l'ONU à réunir son Conseil de sécurité pour décider de « nouvelles mesures» contre l'EI.Le Caire a en outre insisté sur la nécessité impérative d'une « intervention ferme » de la communauté internationale pour enrayer la progression du groupe en Libye.L'intervention contre la section de l'EI en Libye marque l'ouverture d'un nouveau front pour l'armée égyptienne, qui peine déjà à contrer sur son territoire des djihadistes affiliés à l'EI, qui mènent des attentats spectaculaires contre les forces de l'ordre.« Nos forces armées ont mené [hier] des frappes aériennes ciblées contre des camps et des lieux de rassemblement ou des dépôts d'armes de Daech [acronyme arabe de l'EI] en Libye», a annoncé l'armée égyptienne.Les militaires ont rendu publiques des images montrant des avions de combat - manifestement des F-16 de fabrication américaine - décollant en pleine nuit.Des témoins ont assuré à l'AFP en Libye que des avions avaient frappé à Derna, fief des djihadistes à 1300 km à l'est de Tripoli.Une cinquantaine de djihadistes tués Ces frappes, conduites avec l'armée libyenne, ont tué 5 0 djihadistes, a indiqué le chef de l'aviation libyenne, Saqr al-Jaroushi, à une chaîne de télévision égyptienne.Mais il était impossible de confirmer ce bilan de source indépendante.Les décapitations de coptes revendiquées dimanche soir par la section libyenne de l'EI montrent que l'organisation djihadiste a exporté ses méthodes extrêmement brutales en dehors des régions qu'elle contrôle en Syrie et en Irak, où elle multiplie les atrocités.Dans la vidéo de l'EI diffusée sur l'internet, des hommes portant des combinaisons orange, semblables à celles d'autres otages exécutés au cours des derniers mois en Syrie, sont alignés sur une plage, les mains menottées dans le dos, avant que leurs bourreaux ne les décapitent au couteau.Dans le village d'Al-Our, dans le sud de l'Égypte, d'où étaient originaires 13 des victimes, les familles ont laissé éclater leur chagrin dans la petite église.« Mon fils est parti en Libye il y a 40 jours pour gagner de l'argent et préparer son mariage», dit en pleurant Boshra Fawzi, père de Kirollos Boshra, 22 ans.Le Conseil de sécurité de l'ONU a unanimement condamné « cet acte lâche et odieux [.] qui démontre une nouvelle fois la brutalité de l'EI».Londres Martin Stallion craint que la décision de la police du West Yorkshire n\u2019ait un effet boule de neige.D\u2019autant que le syndicat des policiers a officiellement appuyé le geste.«Maintenant que deux ou trois l\u2019ont fait, d\u2019autres vont sûrement y penser.» Selon lui, le dernier bastion de résistance sera sûrement la police de Londres, et ce, pour plusieurs raisons.Primo, c\u2019est elle qui a lancé ce casque en 1863.Deuzio, l\u2019actuel commissaire de la force métropolitaine est un traditionaliste convaincu.Tertio, le casque des « bobbies » fait résolument partie du paysage londonien, au même titre que Big Ben, Buckingham Palace et le London Bridge.«C\u2019est une icône touristique, résume Stallion.Le jour où les policiers londoniens vont se promener dans les rues sans leur casque, on se posera vraiment des questions.» Information Au commencement, ils portaient un haut-de-forme.Puis est venu le casque (1863) avec son design vaguement inspiré de l\u2019armée prussienne.Adopté par toutes les forces constabulaires du Royaume-Uni - sauf l\u2019Irlande du Nord -, ce couvre-chef deviendra le symbole du « bobby » en service, faisant sa ronde à pied.Objet de culture populaire, on l\u2019a vu depuis dans des centaines de films, en version jouet dans les magasins pour touristes et dans quelques célèbres clichés de la Beatlemania, où des flics débordés tentent de contenir des fans hystériques.«Personnellement, je serais triste de le voir disparaître», conclut Stallion, un brin nostalgique.À noter que l\u2019Écosse a abandonné le casque dès les années 30.Il est cependant toujours en vigueur aux Bermudes, à Gibraltar, et même en version blanche colonialiste, par la police de Toronto lors de cérémonies officielles.EN VIDÉO MIEUX-ETRE COURSES ORGANISÉES PAUSE SANTÉ wmSL MAIS À Qlff £¦ PRIX ?Reconnue comme un sport abordable, la course à pied peut devenir onéreuse quand on participe à des événements organisés du grand marathon au simple 5 km.Un coût justifié ou non ?LECTURE LE JOUG OÙ J'AI APPRIS A VIVRE MISE EN FORME LA PHILOSOPHE DU BONHEUR S'ENTRAÎNER SUR UN TRAMPOLINE France Deux prostituées abandonnent leur poursuite contre DSK Deux prostituées ont abandonné hier les poursuites engagées à l\u2019encontre de Dominique Strauss-Kahn, faute de preuves, dans le procès pour proxénétisme aggravé devant un tribunal français, à la veille des réquisitions du parquet.Les deux prostituées avaient livré la semaine dernière, à la barre du tribunal de Lille, un témoignage entrecoupé de larmes sur le caractère brutal des rapports sexuels avec DSK, ce qui, selon elles, montrait bien qu\u2019il savait parfaitement qu\u2019elles étaient des prostituées et non des libertines.«Nous avons la conviction que M.Strauss-Kahn avait la pleine et entière connaissance de l\u2019état de prostituée [de ses clientes].Mais cette conviction ne suffit certainement pas à constituer l\u2019infraction», a regretté Me Gilles Maton, avocat de quatre prostituées, dont deux ont abandonné les poursuites, Jade et Mounia.Une association a également abandonné la partie à l\u2019encontre de Dominique Strauss-Kahn, jugé aux côtés de 13 autres prévenus, et qui encourt 10 ans d\u2019emprisonnement.«Équipes d\u2019action contre le proxénétisme retire sa constitution de partie civile», a déclaré l\u2019avocat de cette association, Me David Lepidi, lors de laudience consacrée aux plaidoiries des parties civiles dans le procès dit «du Carlton de Lille», du nom d\u2019un hôtel où des parties fines étaient organisées.\u2014 Agence France-Presse AUJOURD\u2019HUI DANS LA SECTION PAUSE SANTE _E TRIANGLE RENVERSÉ Google play La section Pause présente des thèmes différents tous les jours, uniquement dans La Presse+.LaPressePlus.ca LA PRESSE I A14 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 17 FÉVRIER 2015 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information André Pratte > Vice-président, Éditorial ÉDITORIAUX Un droit limité ANDRÉPRATTE apratte@lapresse.ca Quelques minutes avant que le gouvernement Harper ne dépose un projet de loi visant à mettre un terme à la grève des employés de train du Canadien Pacifique, l'entreprise et le syndicat se sont entendus pour soumettre les questions litigieuses à un médiateur-arbitre.Voilà une excellente nouvelle pour l'économie canadienne et pour les usagers des trains de banlieue de la région de Montréal.Comme tout droit fondamental, celui de faire la grève n\u2019est pas absolu.Le NPD et les syndicats avaient dénoncé l'intention du gouvernement d'intervenir par voie législative, rappelant l'important jugement rendu il y a deux semaines par la Cour suprême.Aux dires du député néo-démocrate Alexandre Boulerice, le projet de loi envisagé allait à l'encontre de ce jugement « selon lequel le droit de faire la grève est un droit fondamental pour les salariés de l'ensemble du pays ».Dorénavant, toute loi spéciale visant à forcer le retour au travail d'un groupe de syndiqués sera-t-elle menacée d'inconstitutionnalité ?Dans l'arrêt en question, la Cour suprême a pour la première fois affirmé que le droit de grève constitue «une composante indispensable» de la liberté d'association protégée par la Charte canadienne des droits et libertés.Cependant, comme tout droit fondamental, celui de faire la grève n'est pas absolu.Un gouvernement peut le restreindre s'il satisfait aux conditions imposées par l'article premier de la Charte et explicitées par la Cour.Le jugement a invalidé une loi de la Saskatchewan interdisant aux employés du secteur public qui rendent des « services essentiels » de débrayer.En vertu de ladite loi, l'employeur peut décider unilatéralement quels employés dispensent des services essentiels.De plus, la grève étant exclue, aucun autre mécanisme n'est prévu pour résoudre l'impasse dans les négociations.Selon le tribunal, la loi « porte atteinte aux droits que [la Charte] garantit aux salariés désignés de manière bien plus étendue et marquée qu'il n'est nécessaire pour atteindre son objectif [.].» En 2012, les mêmes employés de train du CP ont débrayé.Ottawa est alors intervenu par une loi qui renvoyait à un arbitre les questions en suspens.Ainsi rédigée, une prochaine loi spéciale aurait de bonnes chances d'obtenir l'aval de la Cour suprême.En effet, dans son jugement sur la Saskatchewan, le tribunal explique: «Lorsque le droit de grève est limité [.], il doit être remplacé par l'un ou l'autre des mécanismes véritables de règlement des différends qui sont couramment employés en relations de travail.» Parmi ces mécanismes, les juges citent l'arbitrage.Le droit de grève permet aux syndiqués de négocier d'égal à égal avec leur employeur.Lorsque les effets nocifs d'un arrêt de travail sont trop importants, l'arbitrage constitue certainement une solution de rechange valable.En effet, devant un arbitre, les parties sont sur un pied d'égalité.Seule compte la qualité de leurs arguments.LAfrique de Mugabe PAULJOURNET paul.journet@lapresse.ca Robert Mugabe n'est pas un partisan de l'autodérision.De retour d'Éthiopie, où il venait d'être nommé président de l'Union africaine (UA), le président du Zimbabwe de 90 ans a chuté dans les marches devant ses partisans.Il a réagi en suspendant 27 gardes et en promettant de confisquer les caméras des médias si jamais un tel incident se reproduisait.En nommant ce tyran à sa tête, l'UA s'est décrédibilisée.Ses prochaines semonces contre les autocrates et leurs exactions deviendront au mieux ironiques.Bien sûr, le poste de président de l'UA est plutôt symbolique.Le pouvoir réside surtout dans les mains de la Commission de l'UA.Et M.Mugabe a été choisi un peu par défaut.La présidence rotative de l'UA est confiée tour à tour au leader d'une des cinq régions du continent.Et M.Mugabe n'est pas le premier tyran à hériter du poste.Il succède au président Abdel Aziz, qui avait pris le pouvoir en Mauritanie par un coup d'État, peu après l'adoption par l'UA d'une charte pour la démocratie.N'empêche qu'il aurait été possible de bloquer M.Mugabe.En 1980, M.Mugabe incarnait tous les espoirs de l'Afrique.Pendant que Nelson Mandela croupissait encore en prison, ce frère d'armes, marxiste révolutionnaire, libérait son peuple.La Rhodésie du Sud et son apartheid devenait le Zimbabwe.Mais pour s'accrocher au pouvoir, il s'est retourné contre les siens.Selon Human Rights Watch, à la suite des élections truquées de 2008, plus de 200 Zimbabwéens ont été tués et 5000, torturés.L'inflation se chiffrait en millions de pourcent, tellement que la devise locale a dû être abandonnée et remplacée par le dollar américain.Même si seulement 10 % de la population est analphabète, plus de deux citoyens sur trois vivent sous le seuil de la pauvreté.La politique de confiscation des terres vise officiellement à redonner les moyens de production aux Noirs, mais elle profite surtout aux amis du régime.La présidence de Mugabe risque de miner les efforts de l'UA pour dissuader quatre dictateurs (en RDC, au Congo-Brazzaville, au Rwanda, au Burundi) qui songent à modifier la Constitution pour s'accrocher au pouvoir.Elle n'aidera en rien non plus les efforts pour punir les despotes devant les Chambres africaines extraordinaires des crimes internationaux.C'est ce tribunal qui se penchera sur les exactions de l'ex-dictateur tchadien Hissène Habré.Comme plusieurs autres leaders africains, M.Mugabe ne veut pas que ce tribunal se penche sur les politiciens actuellement en poste.Le président zimbabwéen utilisera en outre son mandat à l'UA pour légitimer son interminable règne.À une autre époque, il promettait de quitter quand le peuple le souhaiterait.Il veut maintenant quitter quand « Dieu le voudra».Le problème, c'est qu'il croit maintenant que Dieu, c'est lui.' POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMERVOTRE OPINION?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tÉcrivez-nous à debats@lapresse.ca REDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca PUBLICITÉ 514.285.6931 CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, Itée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental GT.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.A_y D\\j\\TtZ UES GUIDE DE SURVIE À L\u2019HIVER QUÉBÉCOIS RÈGLE #1: La libération d\u2019office favorise la sécurité publique DROITS RÉSERVÉS/serge.chapleau@lapresse.ca OPINION PHOTO THINKSTOCK L\u2019auteur rappelle qu\u2019il en coûte plus cher de garder un détenu en prison, plutôt que de le surveiller dans la communauté.De plus, les données officielles que l'on retrouve facilement sur le site du ministère de la Sécurité publique indiquent qu'en 2012-2013, pour les quelques milliers de personnes bénéficiant d'une libération d'office, 60,7% terminaient leur période de surveillance avec succès; 30,7% étaient réincarcérées suite à un non-respect des conditions ; 7,1 % récidivaient sans violence et 1,5 % commettaient un délit avec violence.Dans ce dernier cas, il s'agit d'une diminution importante par rapport à 2008-2009.En chiffres absolus, cela signifie que 92 personnes, en 2012-2013, ont commis un délit avec violence durant leur important de personnes, si l'on se fie aux critères énoncés.Une fois la période d'incarcération terminée, ces personnes seront remises en liberté sans aucune forme d'encadrement ou de surveillance, contrairement à ce que prévoit le régime actuel de libération d'office.La communauté sera-t-elle mieux protégée lorsqu'elle aura à accueillir des récidivistes non préparés pour leur réintégration sociale et communautaire, et non soumis à des mesures d'encadrement et d'accompagnement dans la communauté ?Poser la question, c'est y répondre.Et c'est sans oublier que les quelques mois ou années d'incarcération addi- La communauté sera-t-elle mieux protégée lorsqu\u2019elle aura à accueillir des récidivistes non préparés pour leur réintégration sociale et communautaire, et non soumis à des mesures d\u2019encadrement et d\u2019accompagnement dans la communauté?période de surveillance en libération d'office.Ce que le gouvernement propose, c'est l'élimination de la période de surveillance dans la communauté et le maintien en incarcération pour la totalité de la sentence pour un nombre tionnels auront contribué à augmenter les coûts du système correctionnel, car il en coûte plus de 100 000$ par année par détenu incarcéré contre environ 30 000$ par personne sous surveillance dans la communauté.PATRICK ALTIMAS Directeur général, Association des services de réhabilitation sociale du Québec Le premier ministre du Canada annonçait, jeudi à Victoriaville, une autre mesure visant à «protéger les Canadiens » contre les délinquants violents récidivistes en éliminant toute possibilité de remise en liberté sous condition avant la fin de leur sentence.Le ton de l'annonce laisse supposer qu'il y a une « épidémie » de violence chez les contrevenants bénéficiant d'une libération dite d'office, soit après avoir servi les deux tiers de la sentence.Qu'en est-il vraiment?La Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous conditions prévoit déjà la possibilité de maintenir en incarcération une personne contrevenante pour laquelle le Service correctionnel du Canada et la Commission des libérations conditionnelles du Canada jugent que cette mesure est nécessaire dans le but de prévenir une récidive violente.Chaque année, au-delà de 200 détenus sont ainsi maintenus en incarcération. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 17 FÉVRIER 2015 A15 À BIEN Y PENSER J\u2019aimerais bien poser une question aux associations syndicales.Combien vous coûtent vos messages publicitaires apocalyptiques contre le gouvernement diffusés sur toutes les chaînes de télévision?Cet argent serait beaucoup mieux investi s\u2019il retournait d\u2019où il vient, c\u2019est-à-dire dans les fonds de retraite de vos membres, d\u2019autant plus que ces publicités ne convainquent personne.\u2014 Nicole Lavoie DEBATS FINANCES PUBLIQUES Amir Khadir ne comprend l\u2019impôt ADRIEN POULIOT Chef du Parti conservateur du Québec Le récent billet d'Amir Khadir révèle une incompréhension totale du système d'imposition canadien, de l'être humain, de ses motivations et de ce qui est moralement juste dans notre société.L'impôt est une expropriation du produit du travail.L'État, pour remplir ses fonctions essentielles comme la sécurité de ses citoyens et la protection de leurs droits et libertés individuels, a besoin d'être financé.Mais l'impôt des Québécois est devenu avec le temps le plus lourd de toutes les juridictions de l'Amérique du Nord.Pour M.Khadir, il n'est pas juste qu'un revenu d'emploi soit plus taxé qu'un revenu provenant de placements.Pourtant, ceux qui épargnent pour rembourser leur hypothèque ou pour leur retraite savent qu'il leur faut placer de l'argent qui a déjà été taxé une première fois sur leur chèque de paie.De plus, une partie du gain de leur placement provient de l'inflation.Voilà pourquoi le fisc tient compte à juste titre de ces réalités pour ajuster le profit sur le capital, tout comme il indexe les échelles d'imposition pour les salaires.Quant aux profits d'entreprises versés en dividendes, ils ont déjà été taxés une première fois au niveau de l'entreprise, ce qui explique pourquoi ils sont moins taxés qu'un simple revenu lorsque versés à l'actionnaire.rien a Quelle société est moralement plus juste?Celle qui avance des solutions qui passent toujours par la confiscation des biens matériels, limitant ainsi la liberté individuelle et déresponsabilisant les citoyens?Ou celle qui libère la créativité et l\u2019énergie d\u2019une population et engendre l\u2019incitatif à satisfaire les besoins des autres?Le député de Québec solidaire veut augmenter les paliers d'imposition.Les Québécois réagissent comme tous les êtres humains aux désincitatifs que crée notre écrasante fiscalité, la plus lourde au Canada: plus on cherche à augmenter les paliers d'imposition, moins il vaut la peine pour le contribuable de travailler plus fort ou longtemps et d'augmenter son salaire, ici, au Québec.Il réagira en travaillant au noir, en travaillant moins ou en travaillant ailleurs.M.Khadir veut taxer les entreprises davantage pour « distribuer la richesse » entre entreprises et particuliers.Mais une entreprise n'est qu'une fiction juridique.Avez-vous déjà invité M.Métro-Richelieu à déjeuner?Les entreprises ne sont que des nœuds de contrats entre des fournisseurs et des clients.Les impôts ne sont pour elles qu'un coût qui est passé soit en amont (et assumé par les fournisseurs, les actionnaires -souvent nos régimes de retraite - et surtout par les travailleurs sous la forme de salaires plus bas) ou en augmentations de prix pour le consommateur, pénalisant surtout les plus pauvres.En réalité, le fardeau des taxes est toujours assumé en entier par les particuliers.Quelle société est moralement plus juste, M.Khadir?Celle qui avance des solutions comme les vôtres qui passent toujours par la confiscation des biens matériels, limitant ainsi la liberté individuelle et déresponsabilisant les citoyens?Ou celle proposée par les tenants de la démocratie capitaliste qui libère la créativité et l'énergie d'une population et engendre l'incitatif à satisfaire les besoins des autres ?Les transactions effectuées dans un marché libre (et non dans le copinage d'État) ne sont pas motivées par la cupidité ou l'égoïsme, mais bien par l'atteinte du plus grand bénéfice mutuel possible.Pour qu'il y ait transaction qui remplisse ses besoins et son intérêt, une partie doit rencontrer l'intérêt de l'autre.Le haut du pavé moral revient donc à ceux qui recherchent plus de liberté individuelle et de responsabilité personnelle et non pas à ceux qui veulent nous enchaîner servilement à la dépendance du gouverne-maman au nom d'une prétendue justice sociale.Le droit fondamental de laccès aux soins Il est possible d\u2019améliorer l\u2019accessibilité au système de santé sans que cela ne coûte plus cher ILLUSTRATION THINKSTOCK L\u2019auteur propose de simples solutions pour un problème complexe qu\u2019aucun gouvernement n\u2019a réussi à régler depuis 20 ans.NORMAND DUSSAULT Médecin, Eastman Accepterait-on qu'une commission scolaire, sous le louable prétexte de fournir l'éducation de la meilleure qualité possible sans compromis, décide d'un ratio de douze élèves par classe et, en raison de budget ou d'effectifs insuffisants, de laisser 20% ou 30% des élèves sur une liste d'attente ou, seule autre option, leur propose l'école privée à leur frais?Inimaginable ! Pourtant, depuis 20 ans, c'est ce qu'on tolère en santé.Alors que le Québec a des budgets et des effectifs en santé comparables à ceux de ses voisins, toute tentative de corriger la situation a fait gonfler les dépenses avec bien peu de résultats sur l'accessibilité.Étant moi-même médecin de première ligne, je crois que mes confrères et consœurs ne sont pas paresseux et je ne crois pas non plus qu'on puisse forcer ceux qui ont choisi une pratique adaptée à leur situation à augmenter considérablement leur tâche.Même le choix de travailler à temps partiel ne saurait être réprimé, si la rémunération était réduite proportionnellement.Ma solution: rendre l'inscription dans un GMF, clinique ou CLSC, un droit fondamental et la dispensation de soins à tous dans des délais acceptables - et parfois même dans la journée -, une obligation incontournable.Ce qui, instantanément, réduirait de 80% les délais d'attente à l'urgence! Qu'est-ce qui se passerait, alors, dans les cliniques?Si on ne veut pas travailler davantage, on travaillerait autrement.Par exemple, on remettrait en question la nécessité ou la fréquence des examens médicaux périodiques: il y a peu de préjudices à réduire la fréquence de ces examens chez les hommes de moins de 50 ans sans symptômes et en bonne santé; chez les femmes du même groupe d'âge, une grande partie du suivi de la contraception et des tests PAP serait réalisable par les infirmières.Pour les gens avec des conditions médicales stables et pas trop complexes, les infirmières pourraient aussi alléger le travail des médecins.Aussi, on peut profiter d'une visite pour une condition plus urgente pour prescrire de nouveau ou réévaluer le traitement de ses autres conditions médicales, plutôt que de le revoir deux ou trois mois plus tard.Une tâche très exigeante en temps pour le médecin de famille est le suivi des conditions psychologiques, troubles anxieux ou dépressifs.Pourquoi pas des psychologues dans les cliniques médicales?On trouverait beaucoup d'autres façons d'optimiser le travail et les compétences de chacun.Comment faire accepter ce changement par les médecins?Je suis sûr que beaucoup de mes confrères pourraient envisager comme un défi intéressant cette nouvelle définition de tâches, ou du moins finir par l'accepter s'ils n'avaient pas le choix.L'incitatif: une rémunération mixte par montant forfaitaire ou capitation selon le nombre d'inscriptions (montant forfaitaire non coupé si le bénéficiaire n'a pas eu besoin de consulter, mais amputé si un certain pourcentage de patients inscrits ont dû consulter ailleurs) et rémunération à l'acte pour le reste.Les guichets d'accès actuels, qui gèrent des listes d'attente interminables, assureraient un équilibre du nombre d'inscriptions quand plusieurs ressources sont disponibles dans la même région.Et les plans régionaux d'effectifs médicaux assu- reraient le remplacement des médecins qui cessent leur pratique et une répartition juste des nouveaux effectifs, entre les régions et à l'intérieur de celles-ci.Ce plan, à mon avis, aurait l'avantage d'utiliser les lieux de services existants, GMF, cliniques, CLSC, sans apport immédiat majeur de nouvelles ressources budgétaires ni de nouvelles structures.Je suis sûr que beaucoup de mes confrères pourraient envisager comme un défi intéressant cette nouvelle définition de tâches, ou du moins finir par l\u2019accepter s\u2019ils n\u2019avaient pas le choix.La nécessaire croissance du bilinguisme En matière de dualité linguistique, le gouvernement canadien ne doit pas se contenter de ne pas reculer: il doit progresser STÉPHANE DION Député fédéral de Saint-Laurent-Cartierville La nomination de l'unilingue Rob Nicholson au poste de ministre des Affaires étrangères ne passe pas la rampe.Même le premier ministre du Québec a invité le nouveau ministre à suivre des cours de français.Le Canada doit avoir un chef de la diplomatie bilingue, ou du moins capable de se débrouiller dans les deux langues officielles.Telle est l'exigence formulée aujourd'hui de toutes parts au Canada français.Pour bien des fonctions de haute responsabilité, tels le ministre des Affaires étrangères ou le Vérificateur général, l'unilinguisme qui était toléré autrefois ne l'est plus aujourd'hui.L'exigence de bilinguisme augmente avec le temps, et c'est une bonne chose.Il faut y voir l'extension, à la dualité linguistique canadienne, d'un principe fondamental de notre pays, émis par le Conseil privé dès les années 30: l'interprétation de notre Constitution doit être évolutive, de manière à tenir compte des changements de la société canadienne.La Constitution est donc un «arbre vivant susceptible de croître et de se développer à l'intérieur de ses limites naturelles».C'est d'ailleurs en vertu de ce principe de «l'arbre vivant» que, par exemple, la Cour suprême a récemment renversé sa position à propos de l'aide médicale à mourir.Il en va de même d'un autre de nos textes fondamentaux, reconnu par la Cour suprême comme ayant une portée quasi constitutionnelle: la Loi sur les langues officielles.L'interprétation et la mise en pratique de cette loi évoluent avec le temps, suscitant de nouvelles attentes et de nouvelles exigences.Face à cette exigence accrue de bilinguisme, le gouvernement fédéral doit redoubler de vigilance et, en premier lieu, fermer la porte à tout recul, La Constitution est un «arbre vivant susceptible de croître et de se développer à l\u2019intérieur de ses limites naturelles».non seulement pour les nominations aux postes clés, mais encore pour tout ce qui se rapporte à la dualité linguistique canadienne.Voici quelques exemples, tirés de l'actualité récente : en cas d'urgence, comme celui qui est survenu sur la Colline du Parlement le 22 octobre 2014, les informations doivent être communiquées aussi vite en français qu'en anglais.Et on ne doit plus penser à fermer une institution bilingue aussi cruciale pour la sécurité que le Centre de sauvetage maritime de Québec, qui répond aux appels de détresse.Autre recul à éviter: il faut trouver le moyen de corriger la situation, engendrée par un jugement récent de la Cour suprême, qui fait qu'un francophone lésé dans les droits que lui confère la Loi sur les langues officielles ne puisse pas recevoir de dommages-intérêts si ce vol est international.Il ne suffit pas de ne pas revenir en arrière, il nous faut nous donner les moyens de progresser.Il faut instaurer un nouveau plan de relance pour les langues officielles et les communautés en situation minoritaire ; un vrai plan qui tient compte de la hausse du coût de la vie et de l'apparition de nouveaux besoins, pas une illusion faite d'argent recyclé.Il faut réduire, voire éliminer les listes d'attente pour les écoles d'immersion.Il faut développer les programmes d'échange entre communautés des deux langues.La grande majorité des Canadiens veut que ses enfants apprennent les deux langues officielles.Il faut combler ce besoin légitime.Il faut renforcer, et non affaiblir, les institutions représentatives de notre dualité linguistique, comme Radio-Canada/CBC.Et l'exigence de bilinguisme doit s'étendre pleinement aux communications électroniques des ministres.Le Canada a l'immense chance d'avoir comme langues officielles deux langues internationales, formidables fenêtres sur le monde.Elles qui ont façonné notre passé seront plus que jamais une condition de notre succès dans l'avenir.Tel un arbre vivant. A16 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 17 FÉVRIER 2015 LA PRESSE ARTS PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE L\u2019OSM créera cette semaine la dernière composition du Montréalais Samy Moussa, lauréat du prix Opus du compositeur de l\u2019année.MUSIQUE / Samy Moussa Des bienfaits de l\u2019exil CAROLINE RODGERS Il n'est pas facile d'être compositeur en 2015.Mais quand, à 30 ans, on reçoit le prix Opus du compositeur de l'année, quand l'Orchestre symphonique de Montréal ainsi que Pierre Boulez nous commandent des œuvres, quand Kent Nagano dirige nos pièces sur un premier disque, on peut dire que tout va bien.Après des années de travail, le destin sourit à Samy Moussa, dont la dernière composition pour orchestre, Nocturne, est créée cette semaine lors d'un concert à l'OSM.Dans son discours de remerciement au gala des prix Opus, il y a quelques semaines, ce natif de Montréal déclarait s'être exilé en Allemagne en 2007 parce qu'il croyait ne pas pouvoir réussir ici.Huit ans plus tard, il considère qu'il a eu raison de partir, même s'il se trompait sur les raisons qui l'ont poussé à le faire.« J'étais jeune et j'avais l'impression que personne ne se préoccupait de moi, dit-il.Je pensais que ce serait toujours comme ça.Je n'arrivais pas à imaginer que l'on peut se construire un réseau.J'ai eu tort sur ce point.«Mais j'ai eu raison de partir, parce qu'en Europe, il y a plus de possibilités, et des orchestres partout.Un compositeur, ce n'est pas quelque chose d'aussi rare qu'ici.Il fallait que je passe par là [l'Europe] pour ma carrière et pour créer les œuvres que je voulais.» Rencontre avec Nagano Après son baccalauréat en composition à l'Université de Montréal, Samy Moussa est parti étudier à Munich.Depuis, il a accompli plus qu'il ne l'avait imaginé.En 2008, il a rencontré Kent Nagano alors que ce dernier était encore directeur artistique de l'Opéra d'État de Bavière.« Il a entendu un enregistrement de mes œuvres et ça lui a plu.Il m'a commandé deux pièces qui ont été créées par l'OSM en 2009.» L'OSM lui commandait de nouveau une œuvre, A Globe Itself Infolding, pour les concerts d'inauguration du Grand Orgue Pierre-Béique, en juin dernier.Enregistrement Son premier album de compositions a été lancé le 10 février.L'enregistrement, réalisé par la maison de disques autrichienne Col legno, a été financé par la riche Fondation de musique Ernst von Siemens.Chaque année, cette fondation remet un prix principal de 250 000 euros à une personnalité du monde de la musique pour l'ensemble de sa contribution - la liste des anciens lauréats comprend Benjamin Britten, Leonard Bernstein et Anne-Sophie Mutter - ainsi que des prix d'encouragement à de jeunes compositeurs.Samy Moussa a été l'un des trois lauréats dans cette catégorie en 2013, ce qui lui a valu une bourse de 35 000 euros et la production de ce premier album.Ce dernier a été enregistré avec l'Orchestre symphonique de la radio de Vienne, que Moussa a dirigé lui-même, et l'Orchestre symphonique allemand de Berlin, sous la direction de Kent Nagano, pour trois des pièces.L'avenir s'annonce aussi prometteur pour Samy Moussa.Cet été, une nouvelle œuvre pour orchestre, commandée par nul autre que le grand Pierre Boulez, sera créée au prestigieux Festival de Lucerne à l'occasion d'un concert pour le 80e anniversaire du célèbre compositeur et chef d'orchestre.« Je suis très honoré, car Pierre Boulez a été mon idole de jeunesse.Il représente l'idéal du musicien éthique, bâtisseur d'institutions, à la fois compositeur et chef.Le phénomène du compositeur-chef, pour moi, est quelque chose qui doit continuer à exister.C'est ce que j'aspire à être », dit Samy Moussa.Au programme du même concert, on entendra le Concerto pour piano no 1 de Brahms interprété par Emanuel Ax, ainsi que la Symphonie no 5 de Mendelssohn.À la Maison symphonique ce soir et demain, 20 h «Un compositeur, ce n\u2019est pas quelque chose d\u2019aussi rare qu\u2019ici.Il fallait que je passe par là [l\u2019Europe] pour ma carrière et pour créer les œuvres que je voulais.» \u2014 Samy Moussa OSM / LAiglon Grand retour chez Decca PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Entouré d\u2019acteurs vêtus d\u2019uniformes napoléoniens, Kent Nagano a annoncé hier l\u2019enregistrement de l\u2019opéra LAiglon en mars prochain.MARIO CLOUTIER Kent Nagano et l'Orchestre symphonique de Montréal préparent leur retour au sein de la prestigieuse étiquette Decca.L'OSM est en négociation avec la maison de disques dans le but d'immortaliser l'opéra L'Aiglon d'Ibert et Honegger, une œuvre méconnue dont un seul autre enregistrement existe.C'est en nourrissant L'Aiglon que l'OSM tente d'ouvrir le bec de la grande maison de disques britannique Decca.Ce serait une première collaboration entre les deux institutions, depuis la signature d'un contrat exclusif dans les années 80 par l'OSM, alors dirigé par Charles Dutoit.« C'est le bon moment, a indiqué hier le directeur musical de l'orchestre, Kent Nagano.Un seul enregistrement a été réalisé, dans les années 50.Cette œuvre représente un intérêt pour les jeunes avec ses thèmes universels et intemporels: la dépression, les déceptions, les relations parents-enfants et les rêves de jeunesse.» L'affaire n'est toutefois pas conclue avec Decca, comme le note l'OSM, dans son communiqué, en soulignant que l'enregistrement « constituerait un projet de disque avec Decca».N'empêche que l'ambiance est à la fête à l'orchestre puisque cette adaptation musicale de la pièce d'Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac) sera présentée en première nord-américaine les 17, 19 et 21 mars avec les voix, notamment, d'Étienne Dupuis, Marianne Fiset et Kimy McLaren, qui en ont présenté quelques extraits hier à la presse.Autre rareté, l'œuvre, racontant le destin tragique du fils de Napoléon Bonaparte, a été écrite à quatre mains par les compositeurs Arthur Honegger et Jacques Ibert.«Entre les années 20 et la Deuxième Guerre mondiale, c'était une époque très spéciale à Paris, dit d'ailleurs Kent Nagano pour expliquer le peu d'échos qu'a eu LAiglon jusqu'ici.L'esthétique culturelle était en train de changer et Ibert et Honegger l'ont bien capturé.C'est une musique qui n'est pas bruyante ni spectaculaire, mais évoque la tristesse d'une époque révolue tout en célébrant une nouvelle joie créative.» Pour souligner l'importance de ce moment phare de sa saison, l'OSM a décidé de plonger dans l'époque napoléonienne en collaboration avec le Quartier des spectacles, qui projettera à l'extérieur de la PdA la création en direct de tableaux inspirés de l'opéra.Des causeries préconcert auront lieu aussi chaque soir de représentation.Enfin, une vingtaine de spécialistes de la reconstitution historique de la garde napoléonienne circuleront parmi les spectateurs à la Maison symphonique lors de la grande première.« C'est très important de célébrer la langue française et son côté unique, a déclaré Kent Nagano, dans un français de plus en plus mélodique, L\u2019œuvre, racontant le destin tragique du fils de Napoléon Bonaparte, a été écrite à quatre mains par les compositeurs Arthur Honegger et Jacques Ibert.afin d'expliquer son choix artistique.C'est une langue élégante, pas dans le sens que dicte l'argent, mais par sa façon d'être, son esthétique, son attitude.Et c'est une brillante composition d'Ibert et d'Honegger.» Il est à noter que la présentation se fera donc sans surtitres.L\u2019Aiglon - Le fils de Napoléon, à la Maison symphonique les 17,19 et 21 mars. LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 17 FÉVRIER 2015 A17 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ARTS MUSIQUE WILL DRIVING WEST En deuxième vitesse CHARLES-ÉRIC BLAIS-POULIN Comme une Westfalia peinarde sur l'autoroute du succès, Will Driving West roule dans la voie de droite, plus soucieux du voyage que de la destination.Mais avec la conviction d'une expérience durable, d'un horizon qui vaut la peine et le prix.Le groupe folk formé autour du Gaspésien David Ratté vient de passer en deuxième vitesse avec la parution physique de Fly, jusqu'alors réservé aux clients d'iTunes malgré des critiques et une rumeur enviables.Pour marquer le coup : un budget promo, des apparitions télévisuelles aux heures de grande écoute et, surtout, un lancement en bonne et due forme à la Sala Rossa le 18 mars.« On aurait peut-être dû réserver une plus grande salle, se réjouit David devant l'engouement qui entoure cette sortie.On n'en revient jamais de voir toutes ces salles pleines partout au Québec.On a du mal à comprendre.» Assise à ses côtés dans un petit café de l'avenue du Mont-Royal, sa partenaire de vie et de scène, Andréa Bélanger, acquiesce.Le chanteur et la bassiste, mis en relation par un ami musicien, Frank Fuller, ont marié leurs voix pour la première fois en 2010 sur la chanson Thieves, qui apparaît sur le premier opus de Will Driving West, The Breakout.Les deux musiciens, fiancés depuis, ont ensuite recruté la violoncelliste Camille Paquette-Roy (Ingrid St-Pierre), le batteur PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE La formation Will Driving West, fondée par David Ratté et Andréa Bélanger, lance son second album aujourd\u2019hui.J Benoit Caron et le guitariste Nicolas Ouellette pour étoffer la proposition.«C'est sur cet album que la contribution de tous est la plus fragrante.Honnêtement, les bouts que je préfère sur l'album ne sont pas de moi », confie David Ratté.Les quatre saisons de Fly Et dire que Fly a passé près de ne jamais voir le jour sur disque.Une succession de petits échecs enfouis sous de plus grandes victoires auront permis aux 13 pièces de se frayer un chemin jusqu'aux tablettes des disquaires.Un contrat de musique de film annulé à la dernière minute ?Pas grave, le travail entamé se transposera sur quatre pièces instrumentales post-rock, Eyes Closed, qui deviendront les chapitres, déclinés en quatre saisons, de Fly.« J'avais fini de composer toute la musique du film, raconte David.Le réalisateur était satisfait, sauf que les producteurs ont décidé au dernier moment qu'ils souhaitaient un autre style de musique.» Une maison de disques de Vancouver qui lâche le groupe sans avertissement à la toute fin du processus de création?Tant pis, les musiciens se rabattront sur la plateforme de financement participatif Indiegogo.En échange de concerts sur Skype ou à domicile, de soupers fondue en compagnie des membres ou encore de l'inscription de noms des donateurs sur la pochette, Will Driving West espérait amasser 5500$ pour matérialiser sa troisième livraison; il aura finalement récolté 6500$, l'indépendance et un public loyal.« Ce n'est pas compliqué, on n'existerait pas sans Facebook, sans l'internet.La différence, maintenant, c'est qu'on ne prêche plus seulement aux convertis », affirme David Ratté.Comme dans un film de Robin Williams David Ratté l'a réalisé après coup, mais ses pièces renvoient abondamment à la filmographie de Robin Williams, qui s'est donné la mort en août dernier.Il y a d'abord le nom du groupe, clin d'œil à la fin du film Good Will Hunting.Puis des paroles grappillées à Au-delà de mes rêves : «When you lose, you win.» Enfin s'est imposé le nom de l'album, Fly, inspiré de Capitaine Crochet, dans lequel Peter Pan ne peut déjouer la gravité qu'à condition de s'en croire capable.C'est d'ailleurs un long métrage qui a convaincu David de tenter l'aventure musicale à l'âge de 23 ans.Après avoir quitté un emploi de designer chez Ubisoft Montréal en 2008, il a vu le film irlandais Once, qui raconte les tribulations d'un musicien de rue de Dublin.Cela l'a convaincu de s'envoler pour l'Irlande avec quelque 500$ en poche.Là-bas, il chantera sur les pavés de Galway et vivra modestement de sa musique.Surtout, il jettera les bases de projets musicaux à naître, dont Will Driving West est sans doute la plus vibrante matérialisation.Si le pied de Will Driving West se fait un peu plus pesant sur l'autoroute du succès, il continuera de franchir les jalons à son rythme, d'abord guidé par la musique.Une lenteur nécessaire pour apprécier pleinement le paysage.FOLK POP WILL DRIVING f/ WEST FLY SORTIE AUJOURD\u2019HUI OSM Six jours de concerts CLAUDE GINGRAS EN CLASSIQUE Ayant « survécu » à Samson et Dalila et au chanteur Mika, l'Orchestre Symphonique de Montréal retrouve son répertoire et son public avec une impressionnante série de sept concerts en six jours, tous à la Maison symphonique.Ce soir et demain, 20h, et jeudi, 19 h, KentNagano dirige la 5e Symphonie, dite Réformation, de Mendelssohn et accompagne le pianiste Emanuel Ax dans le 1er Concerto de Brahms.En complément: une création du Montréalais Samy Moussa ce soir et demain, l'ouverture de Guillaume Tell de Rossini au concert sans entracte de jeudi.Jeudi, Nagano dirige le Mendelssohn dès 10 h 30, aux Matins symphoniques, et y ajoute le 5eConcerto brandebour-geois de Bach et le Konzertstück op.86 de Schumann avec quatre cornistes de l'orchestre.Vendredi, 20h, toujours présenté par l'OSM mais cette fois en récital, Emanuel Ax joue les rares Variations chromatiques de Bizet et des pages de Debussy et s'adjoint des musiciens de l'orchestre pour le Quintette op.44 de Schumann.DÉCÈS DE MIKLÔSTAKÂCS C\u2019est avec tristesse que nous avons appris ie décès, à 82 ans, de Mikios Takacs, survenu vendredi matin.Natif de Hongrie et ancien éiève de Kodaiy et de Nadia Bouianger, notamment, ie distingué musicien se fixa ici en 1973 et devint rapidement identifié au Chœur de i\u2019UQAM, qu\u2019ii dirigea jusqu\u2019à ces dernières années.En 1982, ii réta-biit ia Société Phiiharmonique de Montréai, fondée en 1875, mais inactive depuis 1899.Sous i\u2019égide de iadite Société et dans une égiise Saint-Jean-Baptiste presque toujours combie, ie disparu monta presque annueiiement, avec son grand chœur mixte et un orchestre de musiciens iocaux, de mémo-rabies auditions du Requiem de Verdi et d\u2019autres grandes œuvres du répertoire chorai.\u2014 Claude Gingras Autre présentation OSM: samedi, 20h, l'organiste Isabelle Demers et la soprano Marianne Fiset, avec des pièces pour orgue seul de Bach, Schumann, Reger, Augustin Barié, Raymond Daveluy, et des pièces vocales de Mozart et Fauré.Dimanche, 13h30, série Jeux d'enfants : programme Mozart dirigé par la chef assistante Dina Gilbert, avec le très jeune Daniel Clarke Bouchard au piano et deux comédiens.El Bacha demain Le pianiste franco-libanais Abdel Rahman El Bacha joue quatre des dernières Sonates de Beethoven (opp.101, 109, 110 et 111) demain, 19 h 30, salle Bourgie.Le musicien de 56 ans s'est déjà produit à Québec et au Domaine Forget.À Montréal, il a joué en 2012 au Festival du monde arabe et fut juge du Concours de piano l'an dernier.Également à Bourgie: le guitariste écossais David Russell ce soir, 19 h30, l'Ensemble Montréal Tango jeudi, 18 h, et le sixième programme de l'intégrale des Cantates de Bach dimanche, 14h, avec l'Ensemble Caprice dans les Cantates nos 106 et 198.Au Bon-Pasteur La Chapelle historique du Bon-Pasteur présente le Ratchet Orchestra, formation d'avant-garde, dans des pièces de son chef Malcolm Goldstein demain, 20h.Suivront: quatre concerts des Musici avec l'ensemble klezmer Magillah, dir.Jean-Marie Zeitouni, jeudi, 11h, vendredi, 11h et 17h45, et samedi, 14 h.Dimanche, 15h30: raretés pour deux clarinettes de Mendelssohn, Poulenc et Ponchielli jouées par Jean-François Normand et Stéphane Fontaine, avec l'autre Zeitouni, l'aîné François, au piano.Et encore.Les Mélodînes reprennent jeudi, 12 h 10, salle Claude-Léveillée de la PdA, avec le jeune violoniste Kerson Leong.Même jour, 19h30, au Conservatoire : version abrégée de Lakmé, de Delibes, signée Alain Gauthier (une heure, deux chanteurs en costumes et piano).Les organistes Duncan McDonald et Alexander Ross jouent Bach, Arauxo, Buxtehude et Willan dimanche, 15 h 30, à l'oratoire Saint-Joseph.Même jour, 16 h, Redpath Hall de McGill : les Petits Violons dans Brahms, Wieniawski, Bartok et Mendelssohn.R \u20ac APRES L\u2019ECLATANT SUCCES DE TARANTINO IN CONCERT EN 2014 LATROUPE FORTHE RECORD EST DE RETOUR! festival nffiiniAL présente DE MONTREAL RloTïnto Alcan FORTHE RECORD LIVE IN CONCERT La musique des grands films de Baz Luhrmann Romeo + Juliet KISSING YOU | LOVEFOOL | WHEN DOVES CRY * Moulin Rouge f.\tYOUR SONG | LADY MARMALADE ATERIAL GIRL | I WAS MADE FOR LOVIN' YOU Strictly Ballroom LOVE IS IN THE AIR | TIME AFTER TIME The Great Gatsby RHAPSODY IN BLUE l YOUNG AND BEAUTIFUL \u201c®iK2£r 29,30 juin et 2,3,4,5 juillet THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE hnfjazz 514 866-8668 tnm.qc.ca \u2014.Helnekerf\tCBC
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