La presse, 16 juin 2014, Cahier A
[" Montréal lundi 16 juin 2014 Le plus grand quotidien français d'Amérique 130e année No 196 54 pages, 5 cahiers 1,00$ taxes en sus - Édition provinciale 1,10$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées GRAND DÉFI PIERRE LAVOIE Après la pluie, le vent et le froid des derniers jours, un soleil radieux a accueilli les quelque 1000 cyclistes hier à Montréal.,\u2018iÆr IOMPHE APRES N PARCOURS DIFFICILE PAGE A7 PHOTO OLIVIER PONTBRIAND.LA PRESSE LA PRESSE Claudia (prénom fictif) a été placée en centre jeunesse par ses parents adoptifs à 16 ans.RUPTURE DADOPTION «MA MERE, JE VAIS LUI DONNER DE LA HAINE» Au Québec, des dizaines d'adoptions tournent au cauchemar.Des enfants d\u2019origine étrangère sont abandonnés une seconde fois et se retrouvent dans des centres jeunesse jusqu\u2019à leur majorité.PAGES A2 ET A3 PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, LA PRESSE LA PEUR DES IMMIGRANTS ET LE 450 Quatre mots pour comprendre la méfiance des banlieues de Montréal envers les nouveaux arrivants.PAGE A6 VINCENT MARISSAL LA FOLKLORISATION DU BLOC PAGE A5 PHOTO PIERRE McCANN, ARCHIVES LA PRESSE ARTS FELIX CELEBRE À PARIS La Ville lumière souligne le 100 anniversaire de naissance du chansonnier.Félix Leclerc en 1970 ILYA20ANS, O.J.SIMPSON RICHARD HÉTU PAGE A12 En 1994, près de 95 millions d\u2019Américains ont suivi en direct à la télé la Ford Bronco blanche de l\u2019ancien footballeur-vedette poursuivie par les policiers de Los Angeles.PHOTO JOSEPH VILLARIN, ASSOCIATED PRESS PHOTO JON SUPER, AGENCE FRANCE-PRESSE Karim Benzema a marqué deux buts hier, dans une victoire des Bleus 3-0 sur le Honduras.LA PRESSE À LA COUPE DU MONDE .A FRANCE RÉUSSIT SA RENTRÉE SPORTS BANC D\u2019ESSAI LEXUS REPASSE À LATTAQUE AVEC LA IS MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE Quelle est la différence entre le Bloc québécois et les New Kids on the Block?Les New Kids on the Block ont plus de membres.QBt Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 621924 98765 1 MEDIATHEQUE DE MONTREAL iiininuninimii.LA PRESSE + Maison du Festival RioTintoAlcan 305, rue Sainte-Catherine Ouest, 3e étage 514 288-8882 La mémoire est ici RENDEZ-VOUS AU 3e ÉTAGE CONSULTEZ GRATUITEMENT AU CENTRE DE DOCUMENTATION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL: \u2022\t50 000 archives musicales \u2022\t30 000 photographies \u2022\tPlus de 680 heures d'archives vidéo pour revivre vos meilleurs moments de Festivals \u2022\tEt plus encore Horaire: Lundi: fermée Mardi à vendredi: 11 h30 à 17h Samedi et dimanche: fermée Venez voir sur nos 11 postes informatiques! C\u2019EST GRATUIT1.Patrick Watson vidéo/2009 v - Ray Charles archivesvidéo/19S3 Pat Metheny 621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 JUIN 2014 RUPTURE D\u2019ADOPTION Quand l\u2019adoption tourne au cauchemar Au Québec, des dizaines, voire des centaines d\u2019enfants adoptés à l\u2019étranger finissent par être placés en centres jeunesse.Leurs parents ne sont pas sans-cœur.Ils sont désespérés.Et incompris.Les ruptures d\u2019adoption sont pourtant nombreuses, ici comme ailleurs.Au fin fond du Montana, il existe même un ranch, unique aux Etats-Unis, où vont s\u2019échouer les enfants dont l\u2019adoption a fait naufrage.TEXTES ISABELLE HACHEY PHOTOS EDOUARD PLANTE- FRÉCHETTE Les jumeaux se sont mis à suer abondamment et à trembler de tous leurs membres à bord de l'avion qui les ramenait de Russie.On les aurait crus en transe.Désemparés, Josée et Sylvain* n'ont rien pu faire, à part attendre que ça passe.On ne leur avait rien dit, mais ils ont vite compris que leurs enfants étaient en plein sevrage.À froid.Ils avaient 3 ans.Josée et Sylvain avaient rencontré les jumeaux pour la première fois six jours plus tôt, à l'orphelinat.Les deux enfants étaient assis sur une chaise, sans rien dire, sans bouger.Josée était mal à l'aise, mais a tenté de se raisonner: cette froideur extrême, c'était peut-être la coutume; les jumeaux étaient peut-être simplement intimidés devant des étrangers.Plus tard, on lui a expliqué que pour gérer les crises, les orphelinats russes n'hésitaient pas à assommer leurs petits pensionnaires à coups de fortes doses de médicaments.Le couple québécois avait reçu le dossier d'adoption deux mois plus tôt.Dans ce document, il était écrit que les jumeaux avaient un cerveau plus petit que la moyenne et souffraient de paralysie cérébrale.« Les gens de l'agence d'adoption nous avaient dit de ne pas nous inquiéter avec ça, qu'il avait fallu arranger i i ¦ ¦ ¦ ¦¦ ¦ ¦¦ CHÂTEAU D\u2019IVOIRE -*=»« JOAILLIERS *«=\u2014- MONTRÉAL * 2020 RUE DE LA MONTAGNE, 514 845 465 1 SANS-FRAIS I 888 883 8283 WWW.CHATEAUDIVOIRE.COM * sa GLAS HUTTE VSA le dossier, noircir le portrait pour permettre aux jumeaux de quitter la Russie », raconte Josée.C'est qu'en vertu d'une convention internationale, seuls les enfants qui n'ont pas trouvé preneur dans leur pays d'origine peuvent être offerts à l'adoption internationale.En effet, le dossier d'adoption était un tissu de mensonges.Les enfants n'avaient pas un petit cerveau.Ils n'étaient pas atteints de paralysie cérébrale.Mais Josée et Sylvain étaient loin de se douter que la réalité était pire encore.Ils n'allaient pas tarder à s'en rendre compte.L'avion n'avait pas encore décollé quand les crises ont commencé.Coups de pied, coups de poing, hurlements; les jumeaux, amorphes à l'orphelinat, étaient maintenant déchaînés.«C'était atroce, dit Josée.Un moment donné, j'ai voulu occuper un enfant en lui donnant de quoi dessiner.La dame qui était assise à côté de moi m'a dit de ne pas lui donner de crayon parce qu'il allait se le planter dans l'œil.Je ne comprenais pas, mais je l'ai écoutée.Plus tard, j'ai compris.C'est vraiment ce qu'il aurait fait.» Des enfants pas adoptables Parents d'une fille biologique de 7 ans, Josée et Sylvain espéraient avoir d'autres enfants, mais en étaient incapables.Alors, ils se sont tournés vers l'adoption internationale.Ils rêvaient d'une famille unie.Ils se sont plutôt embarqués dans une galère infernale.« L'avion a été bloqué pendant cinq heures sur la piste de décollage, à Samara, se rappelle Josée.À ce moment-là, si on avait eu un numéro de téléphone, on aurait reculé.On aurait rendu les jumeaux.C'était trop intense.» Ils n'avaient pas de numéro de téléphone.Alors, ils sont rentrés au Québec avec deux enfants brisés par de multiples abandons, incapables de s'attacher à qui que ce soit.Des enfants incontrôlables, hyper violents, menteurs et manipulateurs.Des bombes à retardement.Des enfants qui n'auraient jamais dû être offerts en adoption.C'était en 2001.Aujourd'hui, les jumeaux ont 16 ans.Ils ne se sont pas vus depuis cinq ans.L'un d'eux vit en centre jeunesse.À bout de souffle, Josée et Sylvain ont fait le choix de le placer, après qu'il s'est sévèrement déshydraté à force d'uriner sans arrêt dans son pantalon.Il ne s'agit pas d'un cas unique, ni même extrême.Des enfants adoptés à l'étranger, puis abandonnés à nouveau par leurs parents adoptifs, il y en a des dizaines, et peut-être même davantage au Québec.En 25 ans de pratique, Jean-François Chicoine, directeur de la clinique d'adoption et de santé internationale de l'hôpital Sainte-Justine, en a vu passer.Beaucoup.« Certains de ces enfants mordent, frappent, font caca partout, veulent coucher avec leur petite sœur ou leur petit frère.Ils ont ce côté animal, ou alors, c'est plus vicieux: ils mentent et volent.Et cela, bien des familles ne peuvent le supporter.Elles finissent par être épuisées ou terrorisées.» Chaque fois, le diagnostic est le même : trouble de l'attachement.Par mécanisme de survie, l'enfant fait tout pour bousiller la relation avec ses nouveaux parents.Parfois, il réussit.Poussés à bout, les parents finissent par remettre l'enfant en adoption ou, plus souvent, le confient à la Direction de la protection de la jeunesse.Même si l'enfant subit un nouvel abandon, c'est parfois dans son propre intérêt, estime le Dr Chicoine.«Tous les enfants ne sont pas adoptables.Certains d'entre eux sont bien mieux en institution que de se voir rappeler sans cesse qu'ils sont incapables d'amour.» «On ne vivait plus» La première nuit passée au Québec avec les jumeaux, Josée et Sylvain n'ont pas dormi.Les nuits suivantes, pas tellement plus.Leur fille aînée, qui avait attendu ses deux petits frères avec impatience, a dû cacher tous ses jouets, pour ne pas se les faire détruire un à un.« C'est ce qu'ils faisaient.Ils les brisaient.Ils ne savaient pas comment jouer», dit leur mère.Peu à peu, la famille s'est repliée sur elle-même.«Les crises étaient incroyablement intenses.Ils hurlaient, frappaient, bavaient, se lançaient devant les voitures, se déshabillaient pour se rouler, nus, dans la neige.En auto, ils se détachaient pour nous frapper.On a dû éviter une centaine d'accidents ! » Les enfants du quartier étaient terrorisés.Ils refusaient de prendre l'autobus avec eux.« Mes enfants jetaient la nourriture que je leur donnais pour voler celle des autres.» Chaque matin, Josée leur préparait cinq ensembles de vêtements de rechange.Ils les souillaient - tous - en une demi-heure.« En rétrospective, je me rends compte que ce n'était pas humain.On était sur une tension constante, on ne pouvait aller nulle part, on ne vivait plus.On était constamment en train d'éteindre des feux.Un de leurs jeux favoris, c'était de se frapper le front contre les coins de mur.Ensuite, ils affichaient leurs bleus.Évidemment, les gens croyaient qu'on les battait.» Mais Josée et Sylvain ne les battaient pas.Ce sont eux qui étaient battus par leurs propres enfants.Aujourd'hui, l'adolescent placé en centre jeunesse s'automutile, explose, saccage sa chambre.Très souvent, les employés de l'unité psychiatrique où il est confiné doivent user de contentions pour le maîtriser, le temps de laisser passer sa rage.Josée et Sylvain ne le reprendront pas à 18 ans.Ils n'ont ni la force ni les moyens de le faire.Et ils ont peur.« Il y a des enfants qui veulent tuer leurs parents», dit le Dr Chicoine, qui vient de convaincre un autre couple de déménager.« Leur enfant, devenu adulte, n'est plus en centre jeunesse.La nuit, il rôde autour de la maison, regarde par les fenêtres.J'ai insisté auprès des parents parce que j'avais peur pour eux.Ils ont décidé d'acheter un condo.» Le jugement des autres Malgré leur profonde détresse, Josée et Sylvain inspirent peu VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca SOMMAIRE________________ Amusez-vous !\tARTS 7 Astrologie du jour\tAFFAIRES 7 Bourses\tAFFAIRES 2 Débats\tA13 Horaire télévision\tARTS 8 Loteries\tA8 Météo Ensoleillé, maximum 25.AFFAIRES 7 Monde\tA11-12 Personnalité\tARTS 8 Petites annonces\tAFFAIRES 6-7 Sudoku\tAFFAIRES 4 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 JUIN 2014 A3 RUPTURE D\u2019ADOPTION la pitié.Pas même celle de leurs proches.«Mes parents ne me parlent plus depuis des années, avoue Josée.Pour eux, nous sommes de mauvais parents, nous n'aimons pas nos enfants et nous ne savons pas comment nous occuper d'eux.Tout est de notre faute.» En général, le jugement des autres sur les parents adoptifs est très dur, constate le Dr Chicoine.« Ces parents souffrent, mais d'une souffrance qui n'est pas reconnue socialement, une souffrance bourgeoise.Le raisonnement, c'est: tu as voulu cet enfant, arrange-toi avec! » Josée et Sylvain avaient pourtant bien réfléchi.Ils savaient que les enfants québécois offerts en adoption étaient, dans la plupart des cas, de petits écorchés de la vie.«On n'était pas sûrs de vouloir s'embarquer là-dedans.» Alors, ils s'étaient tournés vers la Russie.«En fin de compte, c'était la même chose, mais à l'époque, ce n'était pas dit.Et ce ne l'est toujours pas, d'ailleurs.On ne dit pas que les enfants offerts à l'adoption internationale ont, eux aussi, d'énormes problèmes.» De toute façon, bien des parents ne veulent pas l'entendre, dit le Dr Chicoine.« Ils ont un tel désir d'enfant, c'est tellement fort qu'ils en sont aveuglés.Et parfois, lorsqu'on leur propose des enfants qui n'ont pas de bon sens, ils ne le voient même plus.» Josée et Sylvain, eux, n'ont pas été aveuglés.Ils ont été trompés par leur agence d'adoption, aujourd'hui fermée.On leur avait raconté que les jumeaux récitaient des poèmes.En réalité, à 3 ans, ils ne parlaient pas.Le couple a appris, bien plus tard, qu'une famille russe avait tenté de les adopter.C'était trop dur; au bout de quelques mois, elle les avait rendus à l'orphelinat.«Quand les troubles sont trop sévères, on devrait pouvoir rouvrir l'entente avec les pays d'origine afin de s'assurer qu'il n'y a pas eu fraude, dit Josée.On ne devrait pas pouvoir offrir en adoption un enfant qui n'est pas adoptable.» Elle tente désormais de placer son autre jumeau en centre jeunesse.« Ces temps-ci, il menace de me tuer.Alors, je ne dors pas bien.» En fait, elle n'a pas bien dormi depuis qu'elle est rentrée de Russie, il y a 13 ans, avec deux boules de haine et de douleur sous les bras.*Les prénoms ont été modifiés PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Claudia (prénom fictif) a été placée en centre jeunesse par ses parents adoptifs.Aujourd\u2019hui, à 18 ans, elle devra bientôt le quitter et se retrouvera seule.«Tu ne fais plus partie de la famille» ISABELLE HACHEY La boîte posée sur le bureau de la directrice du centre jeunesse intriguait Claudia* depuis déjà quelques jours.«Je savais qu'elle était pour moi.J'avais reconnu la forme des étiquettes que nous utilisions à la maison.» Un matin, la directrice l'a enfin convoquée; la boîte était bien pour elle.Ce qu'elle contenait lui a déchiré le cœur.«Il y avait là-dedans tous mes souvenirs.Des photos de mon enfance.Bizarrement, mes parents n'apparaissaient sur aucune de ces photos.Je ne comprenais pas.» Puis, Claudia a décacheté la lettre de sa mère adoptive.«Elle disait: ne m'appelle plus maman, n'appelle plus ton père papa.Tu ne fais plus partie de la famille.Bonne chance dans ta vie.» Ce matin-là, Claudia a été abandonnée une deuxième fois.Née en Sibérie d'une mère alcoolique, Claudia a passé les premières années de sa vie en orphelinat avant d'être adoptée, à 2 ans et demi, par un couple québécois.Ce devait être une belle histoire de charité et de seconde chance.Quelque part en route, le conte de fées a fait naufrage.seule.Le jour de son anniversaire, elle n'a rien fait.Personne ne l'a appelée.Un froid désert sibérien.La recette du désastre Pour pouvoir adopter un enfant, les Québécois doivent se soumettre à un examen psychosocial prouvant qu'ils feront des parents exemplaires.Comment ceux de Claudia ont-ils pu passer le test?« Le problème, c'est qu'on évalue si les couples feraient de bons parents pour un enfant modèle de base », dit Johanne Lemieux, consultante en adoption.Or, c'est loin d'être le cas de tous les enfants offerts en adoption.Et ce n'était certainement pas celui de Claudia.Elle était fort mal en point quand ses parents l'ont récupérée en Sibérie.Comme bien des enfants provenant d'Europe de l'Est, elle souffrait du syndrome de l'alcoolisme fœtal.De malformations, qu'il a fallu corriger par de nombreuses chirurgies.Et d'un sévère trouble de l'attachement.On ne rattrape jamais entièrement un si mauvais départ.Depuis le début, la vie de Claudia est hypothéquée, ponctuée de crises aussi incontrôlables que destructrices.Pour des parents mal « Ma mère ne m\u2019aimait pas beaucoup.Elle s\u2019occupait de ses trois gars.Je me disais, pourquoi lui donner de l\u2019amour si elle ne m\u2019en donne pas?Je vais lui donner de la haine.» \u2014 Claudia Dans sa nouvelle vie de banlieue québécoise, Claudia s'est sentie rejetée.« J'avais trois frères, les fils biologiques de mes parents adoptifs.Je me sentais très différente d'eux.Ma mère ne m'aimait pas beaucoup.Elle s'occupait de ses trois gars.Je me disais, pourquoi lui donner de l'amour si elle ne m'en donne pas?Je vais lui donner de la haine.» Au fil des ans, la relation s'est envenimée, au point de devenir carrément invivable.« Ma mère me critiquait tout le temps.Je n'en pouvais plus.Tous les matins, j'allais à l'école en larmes.» Claudia avait 16 ans quand sa mère l'a placée en centre jeunesse.Depuis, elle a coupé tous les ponts, raconte son éducatrice.« Elle est très dure avec Claudia.Elle lui dit: \"Je t'ai donné une famille, et tu as tout brisé.Je ne veux plus rien savoir de toi.\" Pour elle, Claudia est un monstre.» Claudia vient d'avoir 18 ans.Bientôt, elle devra quitter le centre jeunesse.Et vivre seule.Désespérément préparés, c'est une recette pour le désastre, dit Mme Lemieux.Chaque année, dans sa seule clinique privée, elle voit ainsi exploser trois ou quatre familles adoptives québécoises.« Beaucoup d'enfants me disent : je veux vouloir une maman.Je veux vouloir, mais j'en suis incapable, dit-elle.On demande à ces enfants institutionnalisés de vivre en famille, alors qu'ils ne savent pas ce que cela veut dire.Et on s'imagine qu'avec de l'amour et des bons soins, on pourra tout réparer.C'est un mensonge qui place les parents adoptifs dans des situations intenables.» Claudia aurait tellement voulu vouloir une maman, elle aussi.Mais c'est au-dessus de ses forces.«J'aime ma mère, mais je lui en veux.C'est compliqué.Je ne lui pardonne pas.Je ne suis pas capable de lui pardonner.» *Prénom fictif De 10% à 25 % d\u2019échecs ISABELLE HACHEY Au moins 52 enfants adoptés par des familles québécoises ont été pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) au cours des dernières années.Parmi eux, 20 enfants ont fait l\u2019objet d\u2019un placement jusqu\u2019à leur majorité.C\u2019est ce qui ressort d\u2019un récent sondage mené auprès de ses membres par Pétales Québec, un organisme d\u2019entraide aux parents d\u2019enfants qui présentent des troubles de l\u2019attachement.Ces chiffres ne représentent sans doute que la pointe de l\u2019iceberg, prévient la directrice de Pétales Québec, Danielle Marchand.« Les sentiments d\u2019échec et d\u2019impuissance nous obligent souvent au silence, de peur d\u2019être jugés sévèrement, dit-elle.Avoir adopté un enfant pour demander quelques années plus tard son retrait définitif de la maison, cela n\u2019a pas de sens.C\u2019est trop souvent le commentaire que nous recevons en plein cœur.» Des études américaines et françaises indiquent que de 10% à 25% des adoptions se soldent par des échecs.C\u2019est énorme.Au Québec, un voile opaque couvre pourtant les ruptures d\u2019adoption.Ni le ministère de la Santé ni la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ne peuvent fournir le moindre chiffre à cet égard.Le Secrétariat à l\u2019adoption internationale (SAI) ne tient pas davantage de statistiques.Une fois les enfants adoptés, l\u2019organisme en perd vite la trace.« Nous sommes rarement informés d\u2019une situation difficile.Quand les problèmes surgissent, les parents se tournent vers leur CSSS ou la DPJ », explique la directrice du SAI, Josée-Anne Goupil.L\u2019organisme public aurait avantage à faire un suivi des dossiers, estime Pétales Québec.«On risquerait d\u2019avoir des surprises», grince une mère qui a dû se résoudre à abandonner son fils adoptif de 4 ans.«Sans chiffres, le portrait est merveilleux.On peut continuer à parler papillons et petites fleurs.Des statistiques permettraient de regarder le problème en face, et d\u2019ouvrir le débat.Il y a un coût social à tout ça.Rappelez-vous que, si on ne lui trouve pas une nouvelle famille adoptive, ce garçon sera à la charge de l\u2019Etat jusqu\u2019à ses 18 ans.» Au Québec Nombre de cas connus d\u2019enfants adoptés pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).Parmi eux: cas connus d\u2019enfants placés jusqu\u2019à leur majorité.cas connu d\u2019enfant redonné à l\u2019adoption.En ligne d\u2019écoute, les parents adoptifs de 60 autres enfants ont confié songer à un placement ou avoir entrepris des démarches en ce sens.Source : Pétales Québec, 2013 (sondage maison auprès des adhérents) Pour joindre l\u2019organisme d\u2019écoute et d\u2019entraide: www.petalesquebec.org Ailleurs dans le monde Proportion des enfants adoptés qui sont confiés aux services sociaux ou en hôpital psychiatrique en France.Pourcentage des adoptions qui se soldent par des échecs aux Etats-Unis.Sources : ministère français de la Santé, 2004, Children Welfare Information Gateway, Etats-Unis 2012 oo^ea Audi Sport Vorsprung durch Technik © Audi Canada, 2014.« Audi », «R18»,\"quattro\", « e-tron », «Vorsprungdurch Technik» et l'emblèmedes quatre anneauxsontdes marques déposées d'AU DI AG.Modèle Audi R18 2014 e-tron quattro non offert à la vente. LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 JUIN 2014 A 5 .POLITIQUE La folklorisation du Bloc VINCENT MARISSAL CHRONIQUE PHOTO CHRISTINNE MUSCH, REUTERS Sans surprise, l\u2019arrivée de Mario Beaulieu à la tête du Bloc québécois cause des remous.Après la marginalisation du Bloc québécois, place à sa folklorisation.Je n'irai pas aussi loin que Lise Ravary, qui écrivait hier sur son blogue du Journal de Montréal que Mario Beaulieu est « un radical intolérant, doublé d'un clown », mais l'admirateur de l'œuvre de Cervantes en moi s'offusque lorsque j'entends des gens comparer le nouveau chef du Bloc à Don Quichotte.L'homme de la Mancha est un poète romantique doté d'un sens de l'humour, qui prend tous les coups avec philosophie.Mario Beaulieu, je l'ai toujours plutôt vu comme le pendant francophone de «Pit Bill» Johnson, William Johnson de son vrai nom, journaliste et auteur qui a été président d'Alliance Québec de 1998 à 2000.Leur combat pour la défense de leur langue respective aura été mené avec le même acharnement et la même intransigeance.L'ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste et ex-président du Parti québécois de Montréal-Centre milite depuis des années pour un durcissement de la loi 101, qui s'appliquerait aux cégeps.Il a aussi prôné dans le passé l'interdiction de l'anglais dans l'affichage et s'est maintes fois inquiété de la situation du français à Montréal.Sur la stratégie souverainiste, on ne pourra jamais accuser Mario Beaulieu de « girouettisme » : il regarde toujours dans la même direction depuis des années et il prône les mêmes stratégies : mettre le discours souverainiste au cœur de toute action politique et gouvernementale (lorsque le PQ est au pouvoir) et relancer des campagnes de promotion de la souveraineté, en faisant du porte-à-porte, par exemple, et en consacrant des fonds publics à la cause.Déjà en 2000, il critiquait vertement le premier ministre péquiste Lucien Bouchard, qui avait refusé, comme tous les chefs péquistes avant et après lui, de dépenser des deniers publics pour faire la promotion de l'option.« Cela va démotiver les militants, la mobilisation des péquistes est en péril, disait M.Beaulieu.Il faut repartir la machine à brève échéance sans quoi ce sera la démobilisation ou la vraie rébellion.» Il y a quelques jours, dans une entrevue par l'internet à un site intitulé « La politique québécoise vue de France», il proposait « que les députés du Bloc québécois s'engagent à faire don de la différence salariale entre un député fédéral et un député québécois à une fondation destinée à la promotion de l'indépendance».(La différence est d'environ 35 000$ à 40 000$, selon que l'on tient compte ou non des allocations diverses).Pas sûr que les quatre députés du Bloc apprécieront l'idée.Même pas sûr qu'il resteront tous dans ce caucus dirigé maintenant par M.Beaulieu, puisqu'aucun d'entre eux ne l'appuyait.Un coup parti, Gilles Duceppe et les nombreux ex-députés du Bloc devraient peut-être aussi verser une partie de leur pension fédérale dans un fonds de lutte pour la souveraineté ! Blague à part, Gilles Duceppe n'a pas apprécié, avec raison, les critiques de Mario Beaulieu sur l'« éta-pisme » du Bloc au cours des deux dernières décennies.Selon M.Beaulieu, le Bloc a mis la souveraineté en sourdine, se contentant de dire qu'il défendait les intérêts du Québec.Gilles Duceppe a toujours tenu, au cours de ses six campagnes fédérales comme chef, le même discours : défendre les intérêts du Québec à Ottawa et laisser la stratégie souverainiste au PQ, puisque la souveraineté, c'est l'évidence, ne se fera pas à Ottawa.En entendant M.Beaulieu répéter ad nauseam qu'il faut parler de l'option partout et tout le temps, je me suis rappelé Jacques Parizeau qui m'avait dit, une fois : « il faut en parler, mais on ne fera pas la souveraineté en faisant des incantations comme des moines bouddhistes devant un moulin à prières tibétain».Je ne sais pas trop ce que les militants bloquistes ont vu en Mario Beaulieu pour lui confier ce parti en rade, mais il me semble être le parfait capitaine pour achever le naufrage.Où étaient les militants du Bloc ces dernières années, et en particulier lors des élections fédérales de mai 2011 et provinciales d'avril dernier, pour croire que les Québécois vont les suivre dans leur marche vers la souveraineté avec un chef aussi radical et sous des incantations comme «Nous vaincrons ! » ?Reprendre les slogans du FLQ, voilà une idée rassembleuse.Vaincre qui?Vaincre quoi?Ces gens-là sont en guerre ?Il est vrai que Mario Beaulieu a déjà dit que, « historiquement, la nation canadienne anglaise a été un adversaire», mais la mentalité d'assiégés n'a jamais permis aux souverainistes de gagner quoi que ce soit.Sans surprise, l'arrivée de Mario Beaulieu à la tête du Bloc québécois cause des remous.M.Beaulieu devrait comprendre, lui dont les principaux états de service au sein du mouvement souverainiste se résument à avoir embêté les chefs péquistes Lucien Bouchard, Bernard Landry et Pauline Marois périodiquement, chaque fois que l'ombre d'une crise linguistique pointait à l'horizon.Lucien Bouchard ne le dira pas ouvertement, mais Mario Beaulieu fut certainement un des irritants majeurs qui ont fini par venir à bout de sa patience, en 2001, lorsqu'il a démissionné comme premier ministre.Sur le plan pratico-pratique, les militants bloquistes viennent par ailleurs de choisir un deuxième chef de suite non élu aux Communes, ce qui cause des problèmes de visibilité et de cohésion, comme on l'a constaté avec Daniel Paillé.Un chef non élu d'un caucus de quatre députés qui ne l'ont pas appuyé.Ça promet.a Pour joindre notre chroniqueur: vincent.marissal@lapresse.ca Je ne sais pas trop ce que les militants bloquistes ont vu en Mario Beaulieu pour lui confier ce parti en rade, mais il me semble être le parfait capitaine pour achever le naufrage.RECYC-FRIG0 c E N V I R 0 E M E #0 RECft $0\" lUft\u2019N VOUS QUITTEZ VOTRE LOGEMENT?DERNIERE CHANCE Un bon moment pour vous débarrasser de votre vieux frigo* ou congélo www.hydroquebec.com/recyc-frigo 1 855 668-1247 Recevez par la poste un chèque de Le programme se termine le 31 décembre 2014 N'oubliez pas de faire votre changement d'adresse en ligne à hydroquebec.com/demenagement.GL\u2018 Hydro Quebec *L'appareil doit avoir plus de 10 ans et avoir un volume intérieur d'entre 10 pi3 et 25 pi3, ainsi qu'êtrefonctionnel, branché et facilement accessible et déplaçable.Une limite de trois appareils par foyer s'applique.Les appareils commerciaux ne sont pas admissibles.Le ramassage est gratuit.Certaines conditions peuvent s'appliquer. A 6 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 JUIN 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MONTRÉAL PLUS QUATRE MOTS POUR COMPRENDRE HUGO PILON-LAROSE La peur des immigrants, une tendance au 450?La crise des accommodements raisonnables, la commission Bouchard-Taylor et plus récemment le débat sur la Charte des valeurs.Il n\u2019y a pas à dire, l\u2019immigration a soulevé les passions ces dernières années au Québec.On entend parfois que ceux qui habitent en régions éloignées sont plus susceptibles de se sentir culturellement menacés par l\u2019arrivée de nouveaux arrivants.Mais est-ce le cas?Une nouvelle étude publiée dans la prochaine édition de la Revue canadienne de science politique, obtenue par La Presse, démontre que la méfiance envers les immigrants aurait plutôt comme adresse.les banlieues de Montréal.Voici quatre mots pour comprendre.ftff JUf Mi r !\u2022 ¦ \u2022 PHOTO ANDRÉANNE LEMIRE, ARCHIVES LE SOLEIL MENACE L\u2019immigration est associée à plusieurs enjeux aux quatre coins du monde.Parfois, les immigrants sont erronément perçus comme une menace économique: des «voleurs de jobs».Au Québec, constate toutefois le professeur en science politique à l\u2019Université Concordia, Antoine Bilodeau, l\u2019insécurité face à «l\u2019autre» est plutôt un sentiment de menace culturelle.«Nous avons remarqué [avec cette étude] que la méfiance est plus significative dans les banlieues de la métropole qu\u2019à Montréal ou en régions éloignées», explique le coauteur de l\u2019étude, qui a analysé les données d\u2019un sondage réalisé au printemps 2011 auprès de 30 000 Québécois francophones.HALO Avoir des contacts réguliers et de qualité avec les communautés immigrantes atténuerait le sentiment de menace culturelle, ont constaté les auteurs de l\u2019étude.Or, si ces contacts sont fréquents et superficiels, l\u2019effet peut s\u2019inverser.«Selon la théorie du contact, côtoyer des immigrants permet de rencontrer \u201cl\u2019autre réel\u201d et non \u201cl\u2019autre imaginé, ou stéréotypé\u201d.Mais si le contact est superficiel, comme pour un citoyen de banlieue qui ne fait que travailler à Montréal, voit des immigrants sans les côtoyer, ça ne fait qu\u2019attiser l\u2019image de \u201cl\u2019autre imaginé\u201d», explique M.Bilodeau.Cela expliquerait en partie pourquoi les citoyens des banlieues se sentent plus culturellement menacés par l\u2019immigration que les Montréalais ou les citoyens des régions éloignées, d\u2019où un effet «halo».ENFANCE C\u2019est à l\u2019enfance et à l\u2019adolescence que les valeurs et les sentiments envers la diversité culturelle se cristallisent, explique Antoine Bilodeau.Cela expliquerait pourquoi la méfiance envers les immigrants s\u2019est atténuée au fil du temps à Montréal parmi les francophones, les enfants nés après l\u2019adoption de la loi 101 - qui oblige notamment les enfants d\u2019immigrants à fréquenter l\u2019école française - ayant côtoyé une grande diversité en bas âge.Pour la génération née après 1970, l\u2019écart s\u2019est même creusé entre Montréal et sa banlieue, constatent les auteurs de l\u2019étude, alors que l\u2019insécurité culturelle se normalise entre les régions du Québec chez les plus âgés.«Ça démontre l\u2019importance d\u2019avoir des politiques qui favorisent le vivre ensemble dès la jeunesse», suggère le politicologue.PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE ' I RÉGIONS Ainsi, les francophones vivant à Montréal seraient moins inquiets culturellement face aux immigrants que les francophones des banlieues.Mais comment expliquer que ceux qui vivent en région, où la diversité est moins importante, semblent plus à l\u2019aise avec celle-ci que les habitants du 450?«Contrairement à des épisodes spectaculaires comme à Hérouxville, ce n\u2019est pas les régions qui sont les plus sensibles face à la diversité.En fait, l\u2019enjeu est souvent inexistant.«\u201dL\u2019autre imaginé ou stéréotypé\u201d en région est presque complètement absent, contrairement aux banlieues des grandes villes», constate M.Bilodeau.Difficile toutefois à celui ou celle qui voudrait prédire l\u2019avenir de cette tendance.Le portrait pourrait changer, alors que «la part de la population immigrée au Québec établie à Montréal a diminué au cours des dernières années, passant de 77 % en 2006 à 73% en 2010», écrivent les auteurs.POURCENTAGE DES FRANCOPHONES QUI SE SENTENT CULTURELLEMENT MENACÉS PAR LES IMMIGRANTS Montréal\t37% Couronne Nord\t47% Rive-Sud\t43% Régions éloignées\t41% Source: Sondage Léger Marketing réalisé au printemps 2011 auprès de 30 000 Québécois francophones.Réduction de 1 % sur le taux à la location.3 jours seulement, du 16 au 18 juin.Des taux aussi bas que 0,9 % sur certains modèles.Renseignez-vous 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concurrence de LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 JUIN 2014 A 7 .ACTUALITÉS GRAND DÉFI PIERRE LAVOIE Arrivée triomphante, parcours difficile Z : iiV- & -, e «i WM- ë'i -J f.jn ANNABELLE BLAIS De l'avis de nombreux cyclistes et de Pierre Lavoie lui-même, le Grand Défi de cette année a été le plus difficile.Sur 1000 km de route, au moins 800 km se sont faits sous la pluie, dans le vent et le froid.À leur arrivée au Stade olympique de Montréal, hier après-midi, ils ont cette fois été accueillis par une pluie d'acclamations et un soleil radieux qui ont rapidement fait oublier les souffrances des derniers jours.Partis de Saguenay jeudi, les quelque 1000 cyclistes ont déferlé dans les rues de Montréal peu avant 13h.À l'intersection du boulevard Pie-IX et de l'avenue Pierre-de-Coubertin, les cyclistes entamaient la dernière remontée du Défi avant d'être accueillis au Parc olympique.Rencontré une heure après son arrivée dans sa caravane, Pierre Lavoie affichait un sou-PHOTO olivier PONTBRIAND, LA PRESSE rire satisfait et soulagé.«Ç'a été Partis de Saguenay jeudi, les quelque 1000 cyclistes ont déferlé dans les rues de Montréal peu avant 13 h.\tun week-end d'inconfort, mais les cyclistes se sont vraiment dépassés, même moi, je suis sorti de ma zone de confort», a dit cet habitué des courses d'endurance de type « ironman ».«Quand je rentrais dans ma caravane, je regardais les prévisions météo sur mon iPad et je voyais des orages, a-t-il expliqué.Je sortais et j'encourageais les cyclistes à repartir en leur disant qu'il y aurait peut-être une éclaircie.» Un plus grand intérêt Ce n'est qu'aujourd'hui que les rayons de soleil ont finalement fait leur apparition, ce qui a permis aux Montréalais de sortir en grand nombre sur les trottoirs pour encourager les cyclistes.L'accueil des Montréalais a été particulièrement chaleureux pour cette sixième édition, selon Pierre Lavoie.Les cyclistes ont d'ailleurs traversé pour la première fois l'avenue du Mont-Royal, ce qui témoigne d'un plus grand intérêt de la métropole pour l'événement.Centres d\u2019hébergement privés Front commun syndical ANNABELLE BLAIS Les syndicats des employés des centres d'hébergement privés feront front commun au cours des trois prochaines années afin d'améliorer les conditions de travail des préposés.La CSN et la FTQ se sont entendues sur un protocole de « non-maraudage», c'est-à-dire qu'aucun syndicat ne tentera de recruter des membres affiliés à une autre organisation.« C'est plutôt rare dans le secteur privé, on peut même parler d'une première», a souligné Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).Seulement 20 % des travailleurs en centres d'hébergement privés sont syndiqués, a ajouté M.Létourneau.Les syndicats ont donc tout intérêt à « unir leurs forces » plutôt que se faire une guerre d'allégeance syndicale.« Ce n'est pas une initiative de la CSN ou de la FTQ, mais de nos membres [.] qui souhaitent agrandir leur rapport de force», a précisé Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux affilié à la CSN.« Les résidences privées se sont mises à pousser comme des champignons, il y en a 1932 au Québec, a ajouté Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs du Québec.Le salaire moyen des travailleurs est 12$ [.] et le travail est de plus en plus exigeant.On déplore qu'ils soient considérés comme du cheap labour.» États-Unis Brève interdiction de vol pour les F-35 Larmée américaine a brièvement interdit de vol au cours du week-end la totalité de ses chasseurs F-35 après une apparente fuite d\u2019huile moteur, énième déconvenue subie par le très coûteux programme.Les responsables du programme ont qualifié la décision, prise vendredi, de mesure de «prudence», soulignant que la plupart des F-35 avaient été déclarés aptes au vol après inspection.L\u2019interdiction de vol a été décrétée après qu\u2019un pilote a été alerté d\u2019un problème d\u2019huile moteur lors d\u2019un vol effectué mardi.L\u2019appareil a atterri sans problème sur la base militaire de Yuma, en Arizona (sud-ouest).La plupart des 97 F-35 actuellement en opération ont été inspectés et déclarés aptes au vol, a assuré un responsable du programme.\u2014 AFP ÉVÉNEMENT FAITES UN ESSAI ROUTIER DÈS AUJOURD\u2019HUI CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE HONDA I HONDAQUEBEC.CA * L\u2019offre de location-bail par semaine pour une période de 60 mois pour un total de 260 paiements est offerte par Services Financiers Honda Inc.(SFHI), sur approbation de crédit.Cette offre porte sur la CR-V LX 2 roues motrices 2014 neuf (modèle RM-3H3EES)/ Civic berline DXmanuelle 2014 neuve (modèle FB2E2EEX)/ Accord LX manuelle2014 neuve (modèleCR2E3EE).Franchise dekilométragetotal de120 000 km; frais de0,12 $ le kilomètre excédentaire.Transport et préparation de1 695$/ 1 495$/1 695$inclusettaxesurleclimatiseurde100$incluse(lorsqueapplicable).Lesfraisd\u2019enregistrementauprèsdu RDPRM etlesfraisd\u2019agentpourl\u2019inscription (jusqu\u2019à48$au total) nesontpasinclus.Commelepremierpaiementpériodique, ilssont dusàlalivraison du véhicule.Lestaxes, droits spécifiques surles pneus neufs(15$), assurances et immatriculation sonten sus.Leconcessionnairepeut loueràprix moindre.Offrevalideseulement pourles résidents du Québecchez lesconcessionnaires Honda du Québec participants.Offre d\u2019une durée limitée sujette à changement sans préavis par le constructeur et valide sur les véhicules neufs en inventaire.Photos à titre indicatif seulement.Voyez votre concessionnaire Honda pour plus de détails.EN LOCATION CR-V LX 2RM $ 67$ Par semaine pendant 60 mois 120000 km inclus Transport, préparation et taxe A/C inclus Comptant Pour un depart gagnant ! r\\$ u Comptant 0» Comptant CIVIC DX2014 Qû$ EN LOCATION Par semaine pendant 60 mois 120 000 km inclus Transport et préparation inclus ACCORD LX2014 fi0$* EN LOCATION I Par semaine pendant 60 mois 120 000 km inclus Transport, préparation et taxe A/C inclus A 8 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 JUIN 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn À TABLE AVEC.Janette : sans filtre, sans regret MARIE-CLAUDE LORTIE CHRONIQUE jSfe .1 /¥/ A tjÿt.PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Janette Bertrand fait partie de ces êtres qui ont peu de tolérance à la loi du non-dit.Ici, tout est bon», lance Janette Bertrand, totalement enthousiaste, devant le menu de L'Orchidée de Chine, au centre-ville, où elle m'a donné rendez-vous.Mme Bertrand, qui vient d'avoir 89 ans, marche difficilement et préférait ne pas se rendre trop loin de chez elle.Mais ce restaurant chinois n'a rien d'un compromis.« J'adore ça, parce que je mange ici des plats que je ne sais pas préparer.» Mme Bertrand aime beaucoup cuisiner et manger.En fait, elle est surtout heureuse de partager.Mère, grand-mère, arrière-grand-mère, sa vision de la journée idéale est à la campagne, au bord de son lac dans Lanaudière, des chaudrons sur la cuisinière et la maison remplie des siens.Unie à son mari pendant 34 ans puis à son conjoint actuel, Donald, depuis 30 ans, on peut dire aussi que c'est une femme qui s'engage.Politiquement, socialement, amoureusement et familialement.« Que vas-tu faire avec tout ça?», me demande-t-elle après deux heures de conversation.On a parlé de tout comme de grandes amies de toujours, alors qu'on ne s'était jamais rencontrées.On a traversé sa vie, discuté de la société actuelle, d'écriture, de cuisine, de la stupidité des kilos en trop et du bonheur en moins.On a parlé aussi un peu de la controverse dans laquelle elle a été plongée, dans laquelle elle s'est plongée en tentant d'expliquer pourquoi elle appuyait la Charte des valeurs de l'ancien gouvernement péquiste.« Je ne regrette rien», dit-elle sans hésiter.Mais c'est terminé.Le dossier est clos.Elle ne veut pas revenir sur les propos qui l'ont mise dans l'embarras et qui, aux yeux de plusieurs, exposaient au mieux une certaine déconnexion des enjeux multiculturels actuels, au pire une certaine xénophobie.« Je me battrai dorénavant dans mes livres», lance-t-elle.« Pas en politique.» Sa biographie Ma vie en trois actes, transformée en série documentaire qui sera diffusée sur RDI les 20, 27 juin et 4 juillet prochains, comprendra d'ailleurs un quatrième acte d'ici deux ans.Elle me l'annonce en primeur.Après la controverse de la Charte, Janette Bertrand est rentrée chez elle, près des siens, et s'est remise tranquillement.Ébranlée?Non.Déçue, attristée, peut-être.« Mais ce n'est pas la première fois que je dis des choses qui choquent», explique-t-elle.Saviez-vous que même Quelle famille!, l'émission des années 60 et 70 qu'elle a coécrite et où elle jouait avec son mari de l'époque Jean Lajeunesse, ses enfants Martin et Isabelle et même son chien Macaire, l'émission bon enfant devant laquelle s'installait une bonne partie de la province, saviez-vous que cette émission, donc, lui a valu des appels de curés qui la trouvaient « vulgaire » ?Mme Bertrand, c'est le moins qu'on puisse dire, fait partie de ces êtres qui ont peu de filtre, peu de tolérance à la loi du non-dit, peu d'aptitudes pour le tournage autour du pot.C'est une de celles qui a le mieux dit, à Tout le monde en parle notamment, pourquoi il était si compréhensible que les Québécoises, historiquement bafouées par les religions, soient aujourd'hui très sensibles au retour du religieux dans la sphère publique, par le biais des demandes d'accommodements raisonnables.J'ai trouvé malavisés certains de ses propos au sujet de la Charte, ses craintes hypothétiques au sujet de riches musulmans qui pourraient, un jour, la priver d'un accès libre à sa piscine.Il était malhabile de réfléchir ainsi à voix haute, avec une apparente légèreté, sur une question aussi fragile.Mais cela fait partie du personnage et de sa façon d'aborder les débats sociaux.Quand Mme Bertrand parlait du sida dans les années 80, de violence conjugale, d'impuissance et de nombre d'autres sujets délicats, elle faisait exactement la même chose: elle cherchait à mettre des mots sur des questions délicates en visant souvent juste, mais aussi parfois en ratant un peu la cible.Le but demeurant, encore et toujours, avec ou sans élégance, de faire avancer la discussion en brisant un silence étouffant.Selon Mme Bertrand, il est normal que la marche vers l'égalité entre les hommes et les femmes soit ainsi jalonnée de moments pénibles, mais elle demeure optimiste.«Tu comprends pas mal de choses en vieillissant, et je crois que l'être humain est fondamentalement bon», affirme-t-elle.Cela dit, nous traversons, croit-elle, une transition historique immense.« Les hommes sont les patrons depuis Cro-Magnon.Et les femmes étaient leurs employées.Maintenant, elles veulent devenir leurs associées.Les hommes sont désemparés.» Et les deux sont attirés l'un par l'autre.Ce qui explique, croit-elle, pourquoi tant de femmes dans la vingtaine mettent de côté leurs revendications et refusent de s'identifier comme féministes.« Elles ne veulent pas faire fuir les hommes.» « Mais qu'arrivera-t-il à toutes ces femmes avocates, médecins, chefs d'entreprise, qui deviendront pourvoyeuses alors que ç'a toujours été le rôle traditionnel des hommes, qui marieront-elles, veux-tu bien me dire ?» Lorsque je lui fais remarquer que son portrait de la situation est plutôt décourageant pour les jeunes femmes, elle répond qu'il ne faut pas se décourager.« Mais ça ne se fera pas sans heurts.Ça ne se fera pas sans heurts.C'est très troublant.Est-ce qu'on doit cesser de penser aux choses parce que c'est déprimant?» Elle, ce qui la déprime actuellement, c'est aussi l'âgisme.Elle en a parlé souvent.Et ne cessera pas de sitôt.« On dit en Chine qu'un vieux qui meurt, c'est une bibliothèque qui vient de brûler», confie-t-elle.Ici, on ne respecte pas les personnes âgées, avec leur expérience, leur savoir accumulé avec les années.On ne leur demande pas leur avis, on les tasse, on ne s'incline pas devant leur sagesse, et si elles font une erreur, on est prompt à les qualifier de gagas ou de gâteuses.« C'est quand la dernière fois qu'on a demandé à ta mère, à ta grand-mère, ce qu'elle pense des élections ?» La vie, explique Mme Bertrand, ressemble un peu au titre d'un roman de Romain Gary, Au-delà de cette limite, votre ticket n'est plus valable.« J'espère que les baby-boomers réussiront à changer tout ça.» Après la controverse de la Charte, Janette Bertrand est rentrée chez elle, près des siens, et s\u2019est remise tranquillement.Ébranlée ?Non.Déçue, attristée, peut-être.Résultats des tirages du : 2014-06-15 02081012181924262931 32 36 38 41 46 48 53 56 61 70 Mois DECEMBRE 15 24 44 45 Année 96 740 4200 03 05 09 26 36 Signe VERSEAU 7898841 Nouveau! Course d'automobiles.Faites vos courses! En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.EN PHOTOS .PRESSE* ACTUALITÉ \u2014 SÉRIE SUR LES TRACES OE14-18 LAGUERR NOTRE Mi A MODELE À partit d'une étincelle à Sarajevo, \u2022 U Grande Guerre a bouleversé .notre monde Pendant 1* jours consécutifs, La Presse revisite cette .période sombre de l'humanité, dont les traces sont encore bien présentes, un sède plus tard.»~V:, I Aujourd\u2019hui dans La Presse+ ¦ SUR LES TRACES DE 14-18 La guerre qui a modelé notre monde.Une grande série sur 14 jours.SEMAINE NATIONALE DE LA FONCTION PUBLIQUE 15 AU 21 JUIN Prix d\u2019excellence 2014 de l\u2019APEX L'Association des cadres supérieurs de la fonction publique du Canada (APEX) est fière de reconnaître les lauréats des Prix d'excellence de l'APEX de cette année.La fonction publique du Canada vit des changements importants dans le contexte du renouvellement de la fonction publique.Les contributions des lauréats de cette année sont l'expression manifeste de l'engagement, de la vision et du leadership transformationnel dont la fonction publique a besoin pour APEX\tservir les Canadiens pendant encore longtemps.Joignez-vous à nous pour célébrer les réalisations de ces fonctionnaires exceptionnels.Mention de service public L* Denis Desautels, ancien vérificateur général du Canada M.Desautels a apporté une contribution soutenue à la bonne gouvernance au Canada et a servi son pays avec dévouement et intégrité à titre de vérificateur général du Canada.Financière Sun Life Prix pour la contribution pendant une carrière Brian McCauley, sous-commissaire,Politique législative et affaires réglementaires, Agence du revenu du Canada M.McCauley a apporté une contribution durable à la fonction publique, notamment en rehaussant la capacité de l'Agence du revenu du Canada à identifier les problèmes émergents et pour son rôle au titre des améliorations notables au système fiscal canadien.CERTIFIED GENERAL ACCOUNTANTS COMPIABLti GÉNÉRAUX ACCRÉDITÉS Prix de partenariat Ivan Zinger, directeur exécutif et avocat général, Bureau de l'enquêteur correctionnel Canada M.Zinger a contribué à rendre les collectivités plus sûres grâce à des partenariats solides et efficaces à l'échelle du pays et à l'étranger en contribuant à la mise en place de pratiques correctionnelles plus efficaces.BANQUE NATIONALE Prix pour l\u2019innovation d\u2019équipe «L\u2019équipe des négociations commerciales Canada-Union européenne» du ministère desAffaires étrangères, Commerce et développement Canada L'équipe des négociations commerciales Canada-UE a déployé des pratiques novatrices et concertées entre 28 ministères et organismes dans la conclusion de l'accord commercial le plus ambitieux et complexe jamais négocié par le Canada.APEX Prix de leadership Gabriel Caponi, sous-commissaire, Région du Québec, Agence du revenu du Canada M.Caponi a démontré un engagement indéfectible à l'égard de son organisation et son leadership inspirant dans la gestion de la région du Québec, et l'édification de la prochaine génération de fonctionnaires.École de gestion TELFER School of Management L'APEX aimerait aussi exprimer sagratitude à ses partenaires pour leur généreuse contribution à son programme des prix d'excellence.Notre siteWeb www.APEX.gc.ca contientdes renseignements détaillés sur chaque lauréat. LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 JUIN 2014 A 9 SANTE Première canadienne au Shriners Deux opérations innovatrices réussies pour une fillette atteinte de la maladie des os de verre ISABELLE DUBE Pour la première fois au pays, deux spécialistes de l'hôpital Shriners pour enfants - Canada ont réalisé avec succès deux opérations innovatrices sur une patiente atteinte d'ostéogenèse imparfaite, mieux connue sous le nom de maladie des os de verre.Grâce aux interventions des docteurs Jean Ouellet et Neil Saran, Josiane Millan pourra grandir et devenir autonome.La fillette de 8 ans souffre de cette maladie rare depuis sa naissance.Une personne sur 10 000 dans le monde en est atteinte.L'ostéogenèse imparfaite entraîne des fractures, des déformations de la colonne vertébrale et des difficultés respiratoires.Dans le cas de Josiane, la colonne vertébrale était courbée à plus de 80 degrés.«On n'avait pas d'option, raconte la mère de la fillette, Johanne Fradette, avec beaucoup d'émotion.Le seul choix qu'on avait c'était de faire confiance aux médecins.» L'hiver dernier, après que la fillette eut porté sans succès un halo crânien pour redresser sa colonne, les deux spécialistes ont tenté deux opérations innovatrices: ils ont relâché cinq disques intervertébraux pour ensuite y poser des tiges de croissance.Les interventions chirurgicales représentaient un haut risque pour une patiente aux os fragiles comme Josiane.« Le problème qui se pose avec ces tiges de croissance, c'est qu'elles ont tendance à briser les os, explique Dr Jean A.Ouellet, chirurgien orthopédiste à l'hôpital Shriners pour enfants - Canada.Josiane est la première patiente qui souffre d'ostéogenèse imparfaite à qui on a réussi à insérer les tiges.La particularité, c'est qu'elle pourra toujours grandir.» Le spécialiste est très content du résultat.Cependant, le combat n'est pas terminé.Josiane devra subir d'autres interventions destinées à rallonger les tiges qui doivent suivre sa croissance.La fillette aux cheveux bruns a peut-être les os fragiles, mais ses grands yeux noisette expriment une grande force de caractère.« Ça va bien ! confie-t-elle avec aplomb.Maintenant que je me suis habituée, ça va mieux.» La mère et la fille, qui ont passé 102 jours à l'hôpital, ne tarissent pas d'éloges envers tout le personnel de l'établissement.Elles repartent pleines d'espoir.Le Dr Ouellet a assuré que Josiane pourra se baigner dans la mer cet été et même un jour s'amuser dans les montagnes russes.« Josiane est la première patiente qui souffre d\u2019ostéogenèse imparfaite à qui on a réussi à insérer les tiges.La particularité, c\u2019est qu\u2019elle pourra toujours grandir.» \u2014 Le Dr Jean A.Ouellet, chirurgien orthopédiste TRANSPORT AMBULANCIER Quel avenir pour le service héliporté?PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO DE FRÉDÉRIC LAFLEUR, LA PRESSE Le Dr François de Champlain, porte-parole de l\u2019Association des spécialistes en médecine d\u2019urgence du Québec, croit qu\u2019un héliport aurait dû figurer dans les plans du nouveau CUSM.C:~.V '\t\"\t' ô 1, slf mm.AUDREY RUEL-MANSEAU Une semaine avant l'élection de 2012, l'ancien premier ministre Jean Charest avait promis 15 millions pour mettre en place un service ambulancier héliporté.Son gouvernement n'ayant pas été réélu, le projet n'a jamais décollé.Avec le retour des libéraux au pouvoir, peut-on espérer la création d'un tel service ?Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) déclare que l'option du transport ambulancier par hélicoptère a déjà été évaluée.« Pour de multiples raisons (contexte budgétaire, besoins d'infrastructures d'accueil pour les hélicoptères, réalité du territoire québécois avec population dispersée sur un grand territoire), le MSSS a pris la décision de privilégier, à court et moyen terme, l'optimisation des services préhospitaliers de qualité existants », a expliqué la porte-parole du MSSS, Stéphanie Ménard.En juillet dernier, l'exministre de la Santé Réjean Hébert a créé un Comité national sur les services préhospitaliers d'urgence au Québec.Le comité est chargé d'analyser le fonctionnement global du système préhospitalier au Québec.Les recommandations sont attendues.Les acteurs du milieu ne savent pas quelle importance a été accordée au transport par ambulance héliportée dans l'évaluation.Actuellement, Évacuations aéromédicales du Québec (ÉVAQ) est le seul programme officiellement reconnu par le gouvernement du Québec, et il ne peut compter sur aucun hélicoptère.La flotte comprend quatre avions : deux Challengers 601, un Dash-8 et un King-Air 100.Le CHUM et le CUSM sans héliport Pourquoi ne pas avoir prévu le coup avec les nouveaux Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) et Centre universitaire de santé McGill (CUSM)?Le MSSS a renvoyé la balle au Bureau de modernisation des centres hospitaliers universitaires de Montréal.« Le CHUM pourra s'adapter si nécessaire, a estimé le porte-parole Martin Viau dans un courriel.Le site Glen du CUSM n'a pas besoin d'un héliport, puisque [le département de traumatologie] reste à l'Hôpital général et [que] le CHU Sainte-Justine peut utiliser un terrain adjacent pour y accueillir un hélico.» Le Dr François de Champlain, urgentologue à l'Hôpital général de Montréal et porte-parole de l'Association des spécialistes en médecine d'urgence du Québec, croit qu'un héliport aurait dû figurer dans les plans du nouveau CUSM.« Nonobstant la traumatologie, qui est une sphère importante du transport héliporté, il reste que la cardiologie va se ramasser au [site] Glen [du CUSM], explique-t-il.Pour d'autres applications de centres tertiaires, l'hélicoptère aurait donc pu servir même sans la traumatologie.» Le Bureau de modernisation des centres hospitaliers universitaires de Montréal n'a pas voulu accorder d'entrevue à La Presse, puisque « pour [lui], le sujet n'est pas à l'ordre du jour».HÔPITAUX ÉQUIPÉS D\u2019UN HÉLIPORT AU QUÉBEC >\tHôpital du Sacré-Cœur, Montréal >\tHôpital Pierre-Boucher, Longueuil >\tCHUS, hôpital Fleurimont, Sherbrooke >\tHôpital de Chicoutimi, Saguenay >\tHôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec EN CHIFFRES Proportion des transports médicaux qui sont faits par hélicoptère aux États-Unis*.120$ Coût annuel de la carte de membre d\u2019Airmedic pour obtenir des services médicaux d\u2019urgence héliportés ou aéroportés partout au Québec.La protection familiale coûte 250$ et la protection temporaire, 25$.* Source : B.J.Maguire et coll., « Occupational fatalities in EMS: A Hidden Crisis», Annals of Emergency Medicine, 2002, vol.40, no6, p.625-632.LE MODÈLE DE VOITURE LEPLUSVENDU AU MONDE1 FOCUS S 2014 BERLINE CARACTERISTIQUES DE SERIE \u2022 CLIMATISEUR \u2022ENTRÉESANS CLÉ À TÉLÉCOMMANDE \u2022SUSPENSION ARRIÈRE INDÉPENDANTE \u2022OBTURATEURSACTIFS DE CALANDRE OBTENEZ-EN PLUSAVECFORD les caractEristiquesauxquelles vous vous ATTENDEZ ET D\u2019AUTRES QUI VOUS SURPRENDRONT.f À PARTIR DE 85$ @0 990% |\tANNUEL AUX DEUXSEMAINES POUR 84 MOIS VEC 0$ D\u2019ACOMPTE FRAIS DE TRANSPORT INCLUS OU ACHETEZ AU COMPTANT POUR 14 948$**.INCLUANT 2716 $EN RABAIS TOTAUX.FRAIS DE TRANSPORT ETTAXE SUR LE CLIMATISEUR INCLUS.TAXES EN SUS.Libérez-en ËPlus.Seulement chez vos détaillants Ford du Québec.Allons plus loin | fordquebec.ca | LES ACHETEURS AVISÉS LISENT LES PETITS CARACTÈRES.Les véhicules illustrés peuvent être dotés d\u2019équipements offerts en option.Les concessionnaires peuvent vendre ou louer à prix moindre.Ces offres s\u2019adressent à des particuliers admissibles uniquement, sur approbation du crédit par Crédit Ford.Certains clients pourraient ne pas être admissibles au taux d\u2019intérêt annuel le plus bas.Un dépôt de sécurité pourrait être exigé par Crédit Ford selon les termes et conditions régissant le contrat de crédit du client.Les offres comprennent les frais de transport et la taxe sur le climatiseur de 1 665 $, mais ne comprennent pas les options, les frais d\u2019immatriculation, le plein de carburant, les assurances, l\u2019inspection de pré-livraison par le concessionnaire (sauf au Québec), les frais d\u2019inscription au PPSA (RDPRM au Québec de 44 $ pour les véhicules loués ou achetés, plus des frais de services externes de 4 $) (en cas de financement ou de location), les frais administratifs (sauf au Québec) et toutes les autres taxes et redevances environnementales applicables (sauf au Québec et en Ontario) et les taxes applicables.Tous les prix sont basés sur le prix de détail suggéré par le constructeur.Pour obtenir tous les détails, consultez votre concessionnaire Ford, ou appelez le Centre des relations avec la clientèle Ford au 1 800 565-3673.Pour les commandes à l\u2019usine, un client admissible peut se prévaloir des primes/offres promotionnelles de Ford en vigueur soit au moment de la commande à l\u2019usine, soit au moment de la livraison, mais non des deux.Jusqu\u2019au 30 juin 2014, obtenez un taux d\u2019intérêt annuel de 0,99 % pour le financement à l\u2019achat d\u2019une Ford Focus S pour un terme maximal de 84 mois.Par exemple, pour un financement à l\u2019achat de 14 948 $, au taux d\u2019intérêt annuel de 0,99 % pendant 84 mois, la mensualité exigible est de 185 $ ou le taux d\u2019intérêt annuel est de 0,99 %, pour une somme totale remboursable de 15 470 $.Pour la Focus S le total de 12 mensualités divisé en 26 périodes correspond à un versement aux deux semaines de 85 $, le coût d\u2019emprunt est de 532 $.Le client peut se prévaloir des versements aux deux semaines seulement s\u2019il est en mesure d\u2019utiliser un système de paiement par ordinateur (services bancaires par Internet) ou par téléphone (lorsque la banque avec laquelle il fait des affaires offre un tel service).Le client est alors tenu de signer un contrat de financement par versements mensuels et de fournir un chèque couvrant le montant du premier versement devenant échu un mois suivant la date d\u2019entrée en vigueur du contrat et de s\u2019assurer que chaque versement mensuel est remboursé dans sa totalité au plus tard à la date d\u2019exigibilité du versement.Pour déterminer les versements à effectuer aux deux semaines à compter de la date d\u2019entrée en vigueur du contrat, on divise le total annuel de 12 mensualités par 26 périodes de paiement.** Jusqu\u2019au 30 juin 2014, achetez une Focus S neuve pour 14 948 $ (après déduction de la totalité du rabais du constructeur de 2 500 $ et du rajustement de prix par le concessionnaire de 216 $).1 Cette allégation est basée sur une analyse effectuée par Ford d\u2019après les données de Polk relatives aux ventes enregistrées mondialement en 2013 pour une seul modèle nominatif, excluant les modèles qui portent un nom différent dans une autre contrée, ceux qui sont dérivés d\u2019une même plateforme, et les autres versions nominatives du véhicule.n © 2014 SIRIUS Canada Inc.« SiriusXM », le logo SiriusXM, de même que les noms et logos des stations sont des marques de commerce de SiriusXM Radio Inc.utilisées en vertu d\u2019une licence.© 2014 Ford du Canada Limitée.Tous droits réservés.(((SiriusXM))) Livrable pour la plupart des véhicules Ford neufs avec abonnement de 6 mois prépayé™. A10 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 JUIN 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Les derniers jours d\u2019un pensionnat privé Le Juvénat Saint-Louis-Marie de Saint-Guillaume ferme ses portes après 58 ans d\u2019existence PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Le dortoir du Juvénat Saint-Louis-Marie n\u2019accueillera plus d\u2019élèves./ -y CATHERINE HANDFIELD Comme partout au Québec, les élèves du Juvénat Saint-Louis-Marie terminent leur année scolaire ces jours-ci.Ils passeront leurs examens cette semaine.Et les enseignants les corrigeront.Mais cette année, les résultats scolaires du Juvénat, habituellement conservés sur place, seront envoyés au ministère de l'Éducation, tout comme les archives des 58 dernières années.Puis, durant l'été, on remettra les clés de l'école à la caisse populaire locale, à qui reviendra la tâche de la vendre.Après 58 ans d'existence, le Juvénat Saint-Louis-Marie, à Saint-Guillaume, dans le Centre-du-Québec, ferme ses portes.La petite école privée avec pensionnat n'a plus assez d'élèves pour poursuivre ses activités.Il y en avait 51 cette année, répartis dans trois classes (1re, 2e et 3e secondaire).L'école n'avait qu'une quarantaine d'inscriptions pour septembre prochain.Déjà endetté de 170 000$, le Juvénat Saint-Louis-Marie fonctionnait à perte depuis trois ans.Les prévisions des années prochaines étaient sombres : impossible d'assumer les frais de roulement, encore moins d'entretenir comme il le faudrait l'édifice centenaire, construit en 1886.Le Juvénat Saint-Louis-Marie est planté au milieu de la municipalité de Saint-Guillaume, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Drummondville.En 1956, les frères de Saint-Gabriel l'ont acquis pour la somme symbolique de 1 $, à condition d'enseigner aux garçons du village.Ils ont rénové le bâtiment à l'abandon avec l'aide des villageois.En 1999, les frères l'ont donné à une corporation laïque formée de villageois, qui le gère encore aujourd'hui.«Dans les années 90, on a eu jusqu'à 91 inscriptions», se souvient le directeur Luc Georgeff, qui y enseigne depuis 1985.Depuis une dizaine d'années, le Juvénat tente par plusieurs moyens d'attirer la clientèle, qui vient du Centre-du-Québec, mais aussi de Montréal et d'ailleurs au Québec.L'hiver dernier, la direction a tenté un blitz de recrutement.Si un élève recrutait un autre élève, on lui offrait un iPod nano.Pour deux nouveaux élèves, on lui offrait un iPod touch.Et pour trois élèves, un iPad.« On n'a eu aucune nouvelle inscription », dit Luc Georgeff.Des élèves ont durement encaissé l'annonce de la fermeture, le mois dernier.À La Presse, plusieurs ont souligné le caractère familial du Juvénat.Les deux tiers des élèves étaient pensionnaires.« C'est vraiment triste, ça me fait vraiment quelque chose », dit Rachel St-Laurent, dont les deux frères aînés ont fréquenté le Juvénat.Son jeune frère, qui était inscrit en première secondaire l'an prochain, ne pourra suivre la trace de ses aînés.Que feront ces jeunes en septembre ?La moitié d'entre eux se sont inscrits au collège Saint-Bernard, à Drummondville, où il y a aussi un pensionnat.C'est là, également, que les deux directeurs du Juvénat Saint-Louis-Marie poursuivront leur carrière.Compressions successives Les compressions successives des subventions gouvernementales aux écoles privées fragilisent leur situation financière, surtout en région, selon la Fédération des établissements d'enseignement privé (FEEP).En tenant compte de l'augmentation du coût de la vie, les collèges privés subventionnés ont un manque à gagner de 524$ par élève comparativement à il y a cinq ans, selon la FEEP.En plus du Juvénat St-Louis-Marie, la FEEP perd un autre membre cette année : le collège coopératif l'Horizon, à Ham-Nord, dans le Centre-du-Québec.Le collège avait seulement 40 inscriptions pour l'an prochain.Il ne reste que 18 pensionnats et 1215 pensionnaires dans les écoles privées québécoises membres de la FEEP.Il y a 20 ans, la FEEP comptait 65 pensionnats et 6000 pensionnaires.Agression sexuelle Un Clerc de Saint-Viateur acquitté sur un doute raisonnable Tout en acquittant un des dirigeants québécois des Clercs de Saint-Viateur, Gérard Whissell, une juge se dit convaincue que des actes sexuels indécents à l\u2019encontre d\u2019un élève ont bel et bien été commis au Collège Bourget, à Rigaud, à l\u2019époque où le religieux le dirigeait, il y a une trentaine d\u2019années.Des faveurs sexuelles auraient été obtenues en échange de l\u2019annulation du renvoi d\u2019un élève turbulent, lit-on dans une récente décision de la juge de la Cour du Québec, Odette Perron.Le plaignant dans cette affaire avait 14 ans au moment des infractions reprochées, en 1981.Il était orphelin et de son propre aveu un élève turbulent.Il n\u2019a porté plainte à la Sûreté du Québec qu\u2019en 2010.Lors du procès, qui s\u2019est tenu fin avril au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield, il a dit avoir eu des relations sexuelles avec plus d\u2019un religieux à cette époque.Parmi ceux qu\u2019il accusait, il y avait Gérard Whissell, 75 ans, professeur de physique puis directeur des services pédagogiques de l\u2019école de Rigaud entre 1980 et 1991.Gérard Whissell, qui est aujourd\u2019hui économe provincial - responsable des finances - de la congrégation des Clercs de Saint-Viateur, a témoigné pour sa défense et nié en bloc.« Même si je ne crois pas la dénégation générale formulée par laccusé, il faut néanmoins (que) la preuve de la poursuite convainque hors de tout doute raisonnable.Je suis convaincue que le plaignant a participé à des ébats sexuels de nature indécente et constituant un attentat à la pudeur au cours des années où il a fréquenté le collège.Mais je ne suis pas convaincue hors de tout doute raisonnable qu\u2019il s\u2019agisse de laccusé Gérard Whissell », conclut la juge.Les religieux n\u2019enseignent plus au Collège Bourget.Mais les Clercs siègent toujours au conseil d\u2019administration.Deux autres Clercs de Saint-Viateur ont été arrêtés et accusés.Laurent Madore, 77 ans, subira son procès les 12 ou 13 août.Quant à Georges Montpetit, 82 ans, il a été déclaré inapte à subir son procès.\u2014 David Santerre LES PIEDS DANS LE SABLE.LA TETE DANS LES NOUVELLES.Cet été, peu importe où vous êtes, vous pouvez garder contact avec le monde.Tous les jours, dès 5h30 (heure d\u2019ici).MA PRESSE ET TELLEMENT + Disponible dans w l'App Store App Store est une marque de service d'Apple Inc.DISPONIBLE SUR ^ Google play Google Play est une marque déposée de Google Inc.LaPressePlus.ca LA PRESSE f MONDE 1700 soldats auraient été massacrés Washington condamne l\u2019exécution de soldats irakiens chiites revendiquée par des djihadistes sunnites PHOTO AP TIRÉE D'UNSITE INTERNET Vl P * TW À Cette photo publiée dans un site internet montre des soldats irakiens en civil qui se dirigent vers un champ où ils seront exécutés par des militants djihadistes de l\u2019Etat islamiste en Irak et au Levant (EIIL).Des images des exécutions ont aussi été mises en ligne et tendent à confirmer le massacre de plusieurs centaines de soldats chiites irakiens dans la région de Tikrit.AGENCE FRANCE-PRESSE BAGDAD \u2014 Washington a condamné hier le massacre « horrible » perpétré par les djihadistes sunnites qui affirment avoir exécuté 1700 soldats chiites irakiens à Tikrit, tandis que les autorités irakiennes disaient avoir «repris l'initiative» devant les insurgés.« La revendication des djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui affirment avoir massacré 1700 chiites membres des forces de l'Armée de l'air irakienne est horrible et traduit la soif de sang de ces terroristes», a fustigé dans un communiqué la porte-parole du Département d'État américain Jen Psaki.Vendredi, des tweets qui avaient été attribués à l'EIIL revendiquaient le meurtre de 1700 soldats chiites par les dji-hadistes, une affirmation qui n'avait pas pu être vérifiée de manière indépendante.Un des tweets montrait la tête séparée du corps d'un officier irakien, avec le message suivant: «C'est notre ballon.Il est fait avec la peau Coupe du monde », en référence à la compétition qui se déroule actuellement au Brésil.Mme Psaki a précisé que les États-Unis n'étaient pas en mesure de « confirmer» la revendication de l'EIIL.« Des terroristes capables de perpétrer des actes aussi abominables sont les ennemis communs des États-Unis, de l'Irak et de la communauté internationale », a ajouté Mme Psaki.Selon Washington, les 1700 soldats ont été tués à Tikrit, qui compte parmi les vastes territoires conquis en trois jours - mardi, mercredi et jeudi - par les sunnites de l'EIIL.Les djihadistes ont également pris la deuxième ville d'Irak, Mossoul, sa province Ninive, ainsi que d'autres régions de la province de Salaheddine, et des secteurs des provinces de Diyala et de Kirkouk.Hier, ils ont pris le contrôle, selon des officiers, de la région d'Al-Adhim à Diyala.Au lendemain du déploiement dans le Golfe d'un porte-avions américain, l'Iran s'est cependant dit hostile à « toute intervention militaire étrangère», estimant qu'elle compliquerait encore davantage la situation.Les États-Unis ont toutefois annoncé qu'ils allaient envoyer des renforts de sécurité autour de leur ambassade à Bagdad et déplacer certains employés vers d'autres sites en Irak devant « l'instabilité et la violence dans certaines parties de l'Irak».Les forces irakiennes ont «repris l\u2019initiative» Samedi, les forces de sécurité ont semblé relever la tête, reprenant Ishaqi et Mouatassam, non loin de Bagdad.Et hier, elles ont repoussé un assaut d'insurgés sur la ville stratégique de Tal Afar, à 380 km au nord-ouest de Bagdad et à une soixantaine de kilomètres de la frontière syrienne, selon des responsables.Dix personnes ont été tuées et 40 blessées dans des bombardements menés sur cette ville par les insurgés, qui ont perdu 18 combattants dans l'assaut.Le lieutenant-général Qassem Atta, porte-parole du Premier ministre Nouri al-Maliki sur la sécurité, a affirmé que les forces avaient « repris l'initiative » devant les insurgés, évoquant le chiffre de 279 «terroristes» tués au cours des 24 dernières heures.Les forces de sécurité donnent régulièrement des bilans d'insurgés tués particulièrement élevés, impossibles à vérifier de manière indépendante.Volontaires armés Les autorités ont par ailleurs annoncé samedi un plan de sécurité pour défendre Bagdad, où un attentat a fait neuf morts hier.Répondant à l'appel du gouvernement et du grand ayatollah Ali Al-Sistani, plus haute autorité religieuse chiite d'Irak, des milliers de citoyens se sont portés volontaires pour prendre les armes contre les insurgés.Au nord de Baqouba, l'un de ces centres de recrutement a été visé hier par des tirs d'obus de mortier, qui ont fait six morts.L'EIIL, qui a lancé il y a près d'une semaine son offensive en Irak, cherche à créer un État islamique dans une zone frontalière avec la Syrie, où il est connu pour ses exactions.« Grosse blessure infectée» « C'est une règle bien connue : un conflit de ce genre ne peut pas rester enfermé dans les frontières d'un seul pays.Malheureusement, on a négligé le problème syrien et on n'a pas aidé à le résoudre.Voilà le résultat », a déploré l'ancien émissaire international pour la Syrie Lakhdar Brahimi.L'Irak « ne s'est jamais vraiment remis de l'invasion américaine de 2003 » et cette «grosse blessure s'est infectée» avec le conflit syrien, a-t-il dit, soulignant que « l'action des djihadistes en Irak se fait avec en arrière-plan la guerre civile entre chiites et sunnites».Les divisions confessionnelles sont extrêmement fortes en Irak, les sunnites, au pouvoir sous Saddam Hussein, s'estimant marginalisés par les autorités dominées par les chiites.Selon Washington, les 1700 soldats ont été tués à Tikrit, qui compte parmi les vastes territoires conquis en trois jours par les sunnites de l\u2019EIIL.La Russie menace de couper le gaz à l\u2019Ukraine AGENCE FRANCE-PRESSE KIEV \u2014 La Russie a menacé de couper le gaz à l'Ukraine ce matin après l'échec des négociations de dernière minute à Kiev susceptible de perturber l'approvisionnement en Europe et d'aggraver le pire conflit sur le continent depuis la fin de la guerre froide.« Nous n'avons pas trouvé d'accord et il est peu probable que nous nous rencontrions de nouveau, nous sommes déjà dans l'avion » pour rentrer à Moscou, a déclaré Sergueï Kouprianov, porte-parole du géant semipublic russe Gazprom, à l'issue de négociations menées à Kiev avec la médiation de l'Union européenne.Gazprom avait donné jusqu'à ce matin 6 h GMT, à Kiev pour rembourser une dette de 1,95 milliard de dollars.« Si nous ne recevons pas de paiement d'ici là, nous n'allons plus fournir de gaz», a dit M.Kouprianov.Les livraisons de gaz russe en direction de l'Europe, dont près de la moitié transitent par le territoire ukrainien, risquent d'être touchés, comme pendant les précédents conflits gaziers, en 2006 et en 2009.Les responsables ukrainiens et les Européens ont dit encore espérer un compromis.À Bruxelles, la Commission européenne a déclaré être « convaincue » qu'un accord entre Kiev et Moscou était encore possible.«Nous espérons que l'économie et le bons sens l'emportent sur la politique », a dit de son côté Andriï Kobolev, patron du groupe public ukrainien Nafrogaz.Kiev a refusé la hausse des prix décidée par Moscou après l'arrivée au pouvoir de dirigeants pro-occidentaux, à la fin du mois de février, conséquence de la chute du président prorusse Viktor Ianoukovitch: les 1000 mètres cubes de gaz sont alors passés de 268 à 485$, un prix sans équivalent en Europe.Dans sa « dernière offre», Moscou a proposé 385 dollars.POUR UN TEMPS TRÈS LIMITÉ.À UNPRIX D'EXCEPTION.LOCATION 48 MOIS 2200 $ ° DE RABAIS INCLUS 0$ COMPTANT ENTRÉE INTELLIGENTE ET BOUTON DE DÉMARRAGE TOIT OUVRANT ÉLECTRIQUE SÉLECTEURS DEVITESSE SUR LEVOLANT ILX 2014 PREMIUM ACURA GABRIEL ACURABROSSARD L'ENSEMBLE PREMIUM INCLUT \u2022 SIÈGES GARNIS DE CUIR \u2022 SIÈGES AVANT CHAUFFANTS \u2022 PHARES ANTIBROUILLARD \u2022 SIÈGE CONDUCTEURÀ8 RÉGLAGES ÉLECTRIQUES \u2022 RÉTROVISEUR JOUR/NUIT AUTOMATIQUE ACURA METROPOLITAIN acuraquebec.ca ACURADELAVAL\tACURAGABRIEL\tACURAPLUS\tACURABROSSARD\tLUCIANIACURA\tACURAMETROPOLITAIN\tACURASAINTE-JULIE 2500, boul.Chomedey, Laval 4636, boul.Saint-Jean, Dollard-des-Ormeaux 255, boul.de la Seigneurie, Blainville 9100,bouLTaschereau, Brossard 4040,rueJean-TalonO.,Montréal\t5625,bouL Métropolitain,Saint-Léonard\t1933,boul.Armand-Frappier,Sainte-Julie 450 682-4050\t514 696-7777\t450435-4455\t450659-1616\t514 340-1344\t514362-2872\t450922-1222 L'acheteur avisé lit les petits caractères : *Offre d'une durée limitée du 3 au 30 juin 2014applicable à la location pour usage personnel seulement d'un modèle neufAcura ILX Premium 2014 (DE1F5EJN) par le biais de Services Financiers Acura sur approbation de crédit.Exemple de location pour une période de 48 mois équivaut à 208 paiements de 78 $ aux semaines, moyennant un acompte initial de 0$ et des frais d'inscription au RDPRM de 38,73 $ et des frais d'agent de 5,25 $.Le paiement du premier mois, les frais d'inscription au RDPRM et les frais d'agent et un dépôt de garantie de 0$ sont payables dès l'entrée en vigueur du contrat de location.Les frais de transport, de préparation ainsi que la taxe sur le climatiseur sont inclus.Les taxes, frais d'immatriculation et d'assurance, et droits spécifiques sur les pneus neufs de 15$ sont en sus.Le locataire est responsable de l'excédent de kilométrage après 48 000 km pour 48 mois au taux de0,15 $/ km.Les offres se terminent le 30juin 2014et sont sujettes à changement ou annulation sans préavis.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.Le concessionnaire peut avoir à commander ou à échanger un véhicule.Valide sur les véhicules en inventaire seulement.Offres valides pour les résidents du Québec seulement chez les concessionnaires participants Acura du Québec.Certaines conditions s'appliquent.Jusqu'à épuisement des stocks.Photo à titre d'illustration uniquementVisitez acura.ca ou votre concessionnaireAcura pourtous les détails.©2014Acura, une division de Honda Canada.QLe rabais de2200$ est inclus dans le paiement en location et estdisponible aux clients au détail admissibles à l'achat ou à la location du modèleAcura ILX Premium2014 (DE1F5EJN) sur approbation de crédit, et sera déduit du prix de vente négocié avant les taxes.Le consommateur devra signer un contrat chez un concessionnaireAcura participant et prendre livraison entre le 3etle30juin2014.Certaines conditions s'appliquent.Visitez acura.ca ou votre concessionnaireAcura pour les détails.© 2014 Acura, une division de Honda Canada. MONDE Le show O.J., 20 ans plus tard RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 La nouvelle se répand comme une traînée de poudre: O.J.Simpson a fait faux bond à la justice ! Plutôt que de se rendre à la police, comme il avait promis de le faire, l'ancien footballeur-vedette devenu commentateur et acteur a pris la fuite à bord d'une Ford Bronco blanche conduite par Al Cowlings, son meilleur ami et ancien coéquipier.Passé de veuf éploré à suspect recherché en l'espace de quatre jours, O.J.Simpson est accusé d'avoir poignardé à mort son ex-femme Nicole Brown Simpson et Ronald Goldman, un ami de celle-ci.Assis sur la banquette arrière de la Bronco, il est armé d'un revolver dont il menacerait de se servir pour se suicider.Il est aussi muni d'un passeport et d'une perruque.Poursuite en direct Commence alors une course-poursuite surréaliste, retransmise en direct par les hélicoptères des chaînes de télévision.Rivés à leur téléviseur, près de 95 millions d'Américains suivent la Bronco blanche d'O.J.et son cortège de voitures de police, qui roule à vitesse réduite pendant 90 minutes sur les autoroutes de Los Angeles.Même la chaîne NBC, qui présente la finale de la NBA, ne rate rien de l'affaire, ayant décidé de réduire la diffusion du cinquième match entre les Knicks de New York et les Rockets de Houston à une portion congrue de l'écran.« Libérez O.J.!», lancent des fans de Simpson réunis devant sa résidence de Brentwood, quartier cossu de HW#* PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Pendant son procès en 1995 pour un double meurtre, dont celui de son ex-femme, O.J.Simpson avait enfilé des gants semblables à celui retrouvé ensanglanté près des corps.Les avocats de Simpson avaient réussi à soulever le doute sur l\u2019authenticité de cette preuve.Los Angeles, où l'ancien demi offensif des Bills de Buffalo finira par se rendre à la police.D'autres scandent, en utilisant un des surnoms d'O.J.: « Juice ! Juice ! Juice ! » Kardashians, met en vedette Kim, Kourtney et Khloe Kardashian, filles de Robert Kardashian, ami et membre de l'équipe d'avocats d'O.J.Simpson.thèmes - l'argent, la violence, le racisme, la justice - étaient susceptibles d'alimenter les débats les plus passionnés.Près de 16 mois plus tard, un jury composé de neuf En 1995, pas moins de 60% des Afro-Américains estimaient que Simpson était innocent de l\u2019accusation de double homicide qui pesait contre lui, alors que 68 % des Blancs le croyaient coupable.Demain marquera le 20e anniversaire de cette course-poursuite qui a donné en quelque sorte naissance à la téléréalité.Ce n'est sans doute pas un hasard si l'une des téléréalités les plus populaires des dernières années aux États-Unis, Keeping Up with the Cette course-poursuite a également constitué le prologue du « procès du siècle», un feuilleton télévisé dont les protagonistes sont devenus célèbres, du juge Lance Ito à la procureure Marcia Clark, en passant par le témoin Kato Kaelin, et dont les Noirs, deux Blancs et un Latino a rendu un verdict d'acquittement qui a révulsé une bonne partie des États-Unis et révélé une fois de plus la fracture raciale de ce pays.En 1995, pas moins de 60% des Afro-Américains estimaient que Simpson était innocent de l'accusation de double homicide qui pesait contre lui, alors que 68% des Blancs le croyaient coupable.Les Blancs et les Noirs ont évidemment réagi de façon différente à certains aspects clés du procès, dont le parjure de Mark Fuhrman, premier détective à être arrivé sur les lieux du crime (il a prétendu ne pas avoir utilisé le mot « nigger » depuis 10 ans), et les propres aveux de la police sur la contamination de preuves et le mélange d'échantillons sanguins.Ayant dépeint Furhman comme un raciste doublé d'un menteur et mis en cause la qualité des preuves, les avocats de Simpson ont ainsi réussi à semer le doute chez des jurés sur l'authenticité du fameux gant taché de sang découvert sur la propriété de l'accusé.Nouveau sondage Vingt ans plus tard, le doute s'est cependant évanoui pour bon nombre de Noirs.Selon un sondage CNN/ORC publié la semaine dernière, une majorité d'entre eux - 53 % - estime désormais qu'O.J.Simpson était coupable.Cette évolution de l'opinion chez les Noirs par rapport à Simpson tient peut-être à l'amélioration des relations raciales aux États-Unis.Il y a 20 ans, de nombreux Afro-Américains avaient un souvenir tout frais de l'affaire Rodney King, du nom de cet automobiliste noir battu brutalement par quatre policiers blancs de Los Angeles qui avaient plus tard été acquittés.Il faut dire aussi qu'O.J.Simpson n'a rien fait depuis son acquittement au criminel pour rehausser son image.Le 3 octobre 2008, il a notamment été reconnu coupable de vol à main armée et d'enlèvement par un jury de Las Vegas.Il a écopé d'une peine de 33 ans de prison.Et aucun de ses anciens fans ne réclame aujourd'hui sa libération.VIE PRIVÉE AUX ÉTATS-UNIS Les données téléphoniques mieux protégées MARC THIBODEAU Alors que le nombre de demandes de renseignements adressées aux firmes de télécommunications soulève la polémique au Canada, la justice américaine resserre ses exigences afin d'éviter que des citoyens ne soient abusivement espionnés par l'entremise de leur téléphone.Dans un jugement rendu il y a quelques jours, la Cour d'appel fédérale du 11e circuit vient de statuer que les corps policiers aux États-Unis ne devraient plus pouvoir accéder aussi facilement que par le passé aux données de localisation générées par l'appareil d'un présumé criminel.Ils peuvent traditionnellement obtenir ces informations sensibles en convainquant un magistrat qu'il est « raisonnable » de croire qu'elles sont « pertinentes » pour une enquête en cours.« C'est très facile pour un policier de prétendre, sans sourciller, que les données qu'il convoite sont pertinentes pour son enquête », explique en entrevue Nathan Freed Wessler, un avocat de l'Ame-rican Civil Liberties Union (ACLU).La décision rendue la semaine dernière forcera, dit-il, les enquêteurs à démontrer, pour obtenir un mandat, qu'ils ont identifié des « faits réels » semblant incriminer l'individu ciblé et qu'ils ont de bonnes raisons de croire que l'étude de ses données téléphoniques permettra d'étayer leurs convictions.Ces exigences, dit M.Wessler, recoupent les dispositions du 4e amendement de la Constitution américaine protégeant les citoyens du pays contre toute fouille abusive.« C'est un pas de géant pour protéger notre droit à la vie privée » dans l'ère électronique, souligne le représentant de l'ACLU, qui s'attend à ce que la jurisprudence ainsi créée ait rapidement des échos à l'échelle du pays.Les corps policiers américains utilisent depuis longtemps les données de localisation générées par les téléphones cellulaires - qui sont stockées par les opérateurs - pour suivre des individus suspects en temps réel ou reconstituer a posteriori leurs allées et venues afin de les incriminer.Dans la cause à l'origine du jugement, qui ciblait un présumé voleur, les enquêteurs ont obtenu 11 606 points de localisation sur une période de 67 jours permettant de démontrer qu'il se trouvait aux moments-clés à proximité de plusieurs établissements dévalisés.L'accusé en question, Quartavious Davis, qui a été condamné à une lourde peine de prison, avait tenté de faire valoir que la justice avait contrevenu aux protections prévues dans le 4e amendement.Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme, dont l'ACLU, sont intervenues comme tierce partie dans la cause dans l'espoir de mieux baliser l'accès aux données de localisation.Le panel de trois juges de la Cour d'appel fédérale, qui a maintenu la condamnation de l'accusé, a justifié ses exigences accrues relativement aux données téléphoniques en évoquant l'aperçu détaillé des us et coutumes d'un individu qu'ils peuvent procurer.« Le téléphone cellulaire d'un individu, contrairement à sa voiture, peut le suivre partout» et permet de déterminer les lieux qu'il fréquente, donnant potentiellement des informations sur ses associations familiales, politiques, professionnelles ou religieuses.1 million de demandes L'accès aux « métadonnées » téléphoniques est populaire auprès des corps policiers américains, qui ont fait en 2012 plus de 1 million de demandes de cette nature à des firmes téléphoniques.Les trois principales entreprises du pays ont précisé qu'elles avaient reçu 56 400 demandes « urgentes » ne faisant l'objet d'aucun mandat.La pratique est aussi fréquente au Canada.L'excommissaire à la protection de la vie privée Chantal Bernier a sonné l'alarme à ce sujet au printemps en relevant que les firmes de télécommunications du pays recevaient chaque année plus de 1,2 million de demandes de renseignements d'agences gouvernementales variées.Elle n'a pas précisé la nature exacte des informations demandées.En écho à la polémique suscitée par ces révélations, des entreprises téléphoniques ont produit des rapports publics détaillant leur interaction avec les autorités.Rogers a notamment précisé la semaine dernière avoir reçu 175 000 demandes de renseignements des autorités gouvernementales et policières en 2013.Un peu moins de 75 000 demandes étaient appuyées par un mandat ou un ordre de la cour.Dans une cause apparentée résumée par La Presse Canadienne, la Cour suprême du Canada a statué vendredi que la police devait posséder un mandat avant de s'adresser à un fournisseur d'accès à l'internet pour obtenir des renseignements personnels sur un client.Un Canadien condamné en 2007 pour le chargement de photos et de vidéos de pornographie infantile dénonçait le fait que son fournisseur d'accès ait transmis son identité aux autorités alors qu'aucun mandat n'avait été obtenu.Les corps policiers américains utilisent depuis longtemps les données de localisation générées par les téléphones cellulaires pour suivre des individus suspects en temps réel ou reconstituer a posteriori leurs allées et venues afin de les incriminer.- ¦ Colombie Santos réélu, feu vert au processus de paix Les Colombiens ont réélu le chef de l\u2019Etat, Juan Manuel Santos, hier au second tour de la présidentielle, donnant le feu vert à la poursuite du processus de paix avec les guérillas d\u2019extrême gauche, dans ce pays en proie à un conflit armé depuis un demi-siècle.Artisan de\tPHOTO REUTERS négociations menées depuis 19 mois Juan Manuel Santos à Cuba avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), M.Santos a obtenu 50,8% des voix, contre 45,1 % pour Oscar Ivan Zuluaga, virulent opposant à ces pourparlers, selon un décompte quasidéfinitif comptabilisant le reste des votes blancs.\u2014 Agence France-Presse Afghanistan Accusations de fraude pendant la présidentielle Au lendemain d\u2019un second tour considéré comme un succès, le débat présidentiel afghan a tourné au vinaigre hier avec de graves allégations de fraudes lancées publiquement par le favori de l\u2019élection, Abdullah Abdullah.Le candidat, qui s\u2019était retiré lors de la dernière présidentielle en 2009 en raison de la fraude, laissant de facto la victoire à Hamid Karzaï, entend cette fois-ci mettre la pression sur les autorités électorales.\u2014 Agence France-Presse Libye Au moins huit morts dans des combats à Benghazi Des combats ont opposé hier les forces du général dissident Khalifa Haftar à des groupes islamistes, dont Ansar Asharia, à Benghazi, dans l\u2019est de la Libye, faisant au moins huit morts et quinze blessés.Ces affrontements figurent parmi les plus violents signalés depuis le 16 mai, lorsque le général Haftar a lancé une offensive destinée selon lui à éradiquer les «groupes terroristes» implantés dans l\u2019Est.\u2014 Agence France-Presse LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 16 JUIN 2014 A13 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président à l\u2019information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux de l\u2019information André Pratte > Éditorialiste en chef ÉDITORIAUX Des cellulaires entrés clandestinement en prison Le caillou dans la chaussure PAULJOURNET paul.joumet@lapresse.ca Le Bloc québécois n'a pas tant choisi un nouveau capitaine qu'une nouvelle destination, samedi dernier.L'élection de Mario Beaulieu marque une rupture avec l'héritage du parti.Certes, le Bloc a toujours été indépendantiste.Mais depuis plusieurs années, à Ottawa, il visait d'abord à défendre « les intérêts du Québec ».Ses élus voulaient améliorer les lois fédérales en fonction de ce critère.Leur travail législatif était donc celui d'un parti nationaliste, ce qui leur permettait de séduire aussi des fédéralistes.Une preuve parmi tant d'autres : leur travail rigoureux en justice criminelle.Cela venait toutefois avec un risque pour le Bloc, celui de démontrer que la fédération canadienne peut fonctionner.L'ex-chef Gilles Duceppe défendait cette ambiguïté.Il disait refuser « la politique du pire », celle de souhaiter un recul du Québec dans la fédération dans l'espoir de faire mousser la souveraineté.Puis est venu le choc d'avril 2011.La vague orange a presque causé le naufrage du Bloc.Des bloquistes pouvaient encore se croire victimes d'un coup de foudre entre les Québécois et Jack Layton et les néo-démocrates.La défaite brutale du Parti québécois ce printemps a toutefois prouvé que le problème était structurel, particulièrement chez les jeunes.Les partis frères sont maintenant confrontés au même choix : mettre la souveraineté en veilleuse pour mieux gagner la prochaine élection, ou la promouvoir davantage pour la raviver.Les militants bloquistes viennent de choisir la deuxième option avec M.Beaulieu.Cette victoire s'explique peut-être par l'évolution du nombre de membres.Celui-ci a chuté.Le parti en compte environ 19 000, contre 36 000 après la défaite de 2012.Le nouveau chef a reçu environ 6000 votes (53% d'appuis, avec un taux de participation de 58%).Il semble que ce sont surtout les durs qui sont restés.La victoire du nouveau chef aurait été obtenue par soustraction.M.Beaulieu propose un changement de cap majeur.Il veut que les quatre députés bloquistes - qui ne l'appuyaient pas durant la course à la direction - passent moins de temps à Ottawa.Ils sillonneraient plutôt le Québec afin de lancer une « campagne permanente pour l'indépendance ».Améliorer les lois fédérales ne serait plus leur objectif.Il est vrai que leur influence était devenue négligeable à la Chambre des communes.Le Parlement canadien leur servirait désormais de tribune pour faire le procès du fédéralisme.M.Beaulieu veut ainsi devenir le caillou dans la chaussure de la fédération.Ce Bloc nouveau ressemblera plus à un groupe de pression indépendantiste qu'à un parti fédéral.Et la cible de ses pressions est déjà connue : le Parti québécois, en pleine réflexion existentielle.Quant à eux, les péquistes ont manifesté bien peu d'intérêt pour la course de leur allié au fédéral.Le Bloc leur servira néanmoins de laboratoire dans les prochains mois.M.Beaulieu voudrait que sa stratégie influence celle des prétendants à la direction péquiste.Il y a toutefois un risque pour lui : les influencer non pas par ses actions, mais par ses échecs.Si l'approche pure et dure de M.Beaulieu aliène encore plus d'électeurs, elle servira de mise en garde aux péquis-tes.Le nouveau chef bloquiste dit vouloir « rassembler » les Québécois.Mais scander le douteux « Nous vaincrons », comme ses partisans l'ont fait samedi, ne fera que l'enfoncer encore un peu plus dans la logique de la soustraction.OPINION Pédagogie péquiste MARIO BISSONNETTE Enseignant en histoire et éducation à la citoyenneté.Depuis la défaite cuisante qu'a subie le Parti québécois lors de l'élection du 7 avril dernier, les ténors souverainistes ont recommencé à dire sur toutes les tribunes que le mouvement indépendantiste devait se remettre à faire la pédagogie de la souveraineté.Ils affirment que si leur objectif de faire du Québec un pays n'est toujours pas réalisé, c'est parce que les citoyens n'ont pas compris les tenants et les aboutissants de leur projet.De mon point de vue de pédagogue, ce genre d'affirmation me laisse plutôt perplexe.Il m'apparaît en effet étonnant qu'un enjeu politique qui est au cœur du débat public depuis une cinquantaine d'années nécessite encore de longues explications.Cette lecture que font les souverainistes des raisons de leur échec est d'autant plus étonnante que le mouvement indépendantiste québécois a compté dans ses rangs certains des meilleurs pédagogues politiques de l'histoire contemporaine du Québec.De Pierre Bourgault à Lucien Bouchard en passant évidemment par René Lévesque, les souverainistes ont pu profiter d'hommes et de femmes de grand talent pour expliquer aux Québécois les raisons qui, selon eux, justifiaient l'accession du Québec au statut d'État souverain.S'il faut en croire l'analyse des leaders souverainistes actuels, leurs prédécesseurs ont lamentablement échoué.Si le désintéressement des Québécois pour l'option souverainiste ne peut être attribué au manque de talents et de conviction de ceux qui l'ont défendue depuis un demi-siècle, c'est donc du côté des «apprenants», pour utiliser le jargon du ministère de l'Éducation, qu'il faut regarder pour expliquer l'échec des souverainistes.Sous cet angle, la conclusion qui s'impose, c'est qu'une large majorité des Québécois souffre de troubles graves d'apprentissage ! Ce ne serait donc plus de politiciens pédagogues dont le mouvement souverainiste aurait besoin, mais d'orthopoliticiens! Peut-être même faudrait-il, dans la logique de la pédagogie péquiste, administrer une dose massive de Ritalin aux Québécois afin qu'ils comprennent enfin les bienfaits de l'indépendance politique! Je pense plutôt qu'au même titre que les milliers d'élèves québécois qui passent ces jours-ci leurs examens de fin d'année, et qu'ils vont majoritairement réussir, poursuivre leur cheminement scolaire et relever de nouveaux défis, les Québécois ont entendu les explications des souverainistes, les ont comprises et les ont rejetées.Ils aspirent maintenant à tourner la page et à passer à autre chose.DROITS RÉSERVÉS/apcote@lesoliel.com Réponds, C\u2019£ST PEUT-ETRE TA MÈRE ! CHRONIQUE L'équité horizontale ALAIN DUBUC COLLABORATION SPÉCIALE Le dépôt par le gouvernement Couillard d'une nouvelle mouture d'un projet de loi pour assainir les régimes de retraite des municipalités a été perçu par le monde syndical comme un hold-up, comme une véritable déclaration de guerre à laquelle ils ont l'intention de réagir.À leur place, je serais extrêmement prudent.Déjà, bien des observateurs craignent que cet enjeu mène à un affrontement où le monde syndical testera la capacité du nouveau gouvernement d'imposer ses réformes.Mais le dossier des régimes de retraite municipaux est d'une tout autre nature.Le déficit actuariel des régimes de retraite municipaux, 3,9 milliards, exerce une pression importante sur les finances municipales.Il faut résorber ce déséquilibre.L'enjeu porte beaucoup sur la façon de partager la facture entre les villes et les syndicats.C'est une évidence que la contribution des villes sera en fait celle de leurs contribuables qui devront payer plus de taxes.Les Québécois acceptent assez bien de payer plus d'impôt pour obtenir des services ou pour défendre des valeurs, comme celle de la redistribution.Mais dans le cas des retraites municipales, on leur demandera de payer plus pour assurer à d'autres des privilèges auxquels ils n'auront jamais droit.Appelons cela un problème d'équité horizontale.On peut le voir clairement avec les données du rapport du Comité d'experts sur l'avenir du système de retraite québécois, présidé par Alban D'Amours, qui a été déposé il y a un an.En 2013, le Québec comptait 3 954 000 travailleurs.De ce nombre, 866 000 employés du secteur public, toutes administrations confondues, étaient couverts par des régimes à prestation déterminée, c'est-à-dire que le montant de la rente qu'ils recevront à la retraite sera garanti pour toujours.Pour les travailleurs, ce sont les meilleurs régimes.Dans le secteur privé, 513 000 employés ont aussi droit à ces régimes à prestation déterminée, mais en général, ils seront moins généreux que ceux du public, pour l'indexation, les retraites anticipées ou le niveau de contribution des employés.D'autres employés du privé sont couverts par des régimes à cotisations déterminées, moins désirables pour les employés, où le montant de la retraite n'est pas garanti.Ils couvrent 156 000 personnes.Dans le privé, 550 000 autres personnes ont accès à d'autres formes de protection, en général moins généreuses, par exemple des REER collectifs.Et enfin, 1 861 000 n'ont aucune forme de régime de protection pour la retraite, soit 47% du total, presque la moitié.Ces données permettent de poser le problème autrement.Si on impose un fardeau trop lourd aux Villes pour l'assainissement des régimes de retraite, on demande en fait aux 47 % de Québécois qui n'ont pas du tout de protection et aux 31% dont le régime est moins généreux que ceux du public de payer de leur poche pour qu'une minorité puisse jouir d'une retraite significativement plus confortable que la leur.On pourrait répondre à cela par un autre argument d'équité.Il est inéquitable de revenir sur des ententes négociées de bonne foi.Ce n'est pas tout à fait le cas, car il y a une anomalie dans notre régime de relations de travail.Les municipalités, contrairement au gouvernement provincial, ne peuvent pas imposer des conditions de travail à leurs employés.Mais elles sont également impuissantes devant leurs moyens de pression.Résultat, les employés municipaux sont les mieux rémunérés au Québec, 37,9 % de plus que le secteur public québécois, 12,6 % de plus que le secteur privé syndiqué.Il y a là un déséquilibre évident que le resserrement des conditions de retraite corrigera en partie.À cause de ces problèmes réels d'équité horizontale, si le monde syndical ne fait pas attention, l'affrontement qu'il prépare sur les retraites municipales ne fera pas contre le gouvernement libéral, mais contre la population.Dans le cas des retraites municipales, on demandera aux Québécois de payer plus pour assurer à d\u2019autres des privilèges auxquels ils n\u2019auront jamais droit.Une révolution perpétuelle par Gaétan Frigon DÉBATS V V OPINION I Les gagnants d\u2019hier peuvent facilement devenir les perdants de demain, car nous vivons une révolution commerciale perpétuelle.Et il m\u2019apparaît évident que ceux qui ne se tourneront pas vers le commerce en ligne seront parmi les perdants.POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tÉcrivez-nous à debats@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.\t\t\t EFFICACITE ALLANT JUSQU'À /100KM (37 MPG) SUR ROUTE 'TT.-\t.¦J/- C '\u2022S*4 v : ,w W&r Iw-T .4\t.* .\t«\u2022\t> rrfi,,.V*1\t^ \t EFFICACITE ALLANT JUSQU'À /100KM (36 MPG) SUR ROUTE AUSSI PEU QUE 1/100 KH SUR ROUTE' MODÈLE OODGE DART AERO OU ACHETEZ DODGE GRAND CARAVAN 2014 ÉDITION 30e ANNIVERSAIRE Prix du modèle Dodge Dart GT 2014 montré : 23 850 $** \u2022\tSièges Super Stow 'n GoMD et configuration 7 passagers \u2022\tCommande de la température trizone \u2022\tRoues en 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ESSAIS DE COLLISION LATÉRALE ET FRONTALE1 AUSSI DISPONIBLE^ FINANCEMENT À L'ACHAT À PARTIR DE: |%0\" JUSQU'À 36 MOIS ETAUCUNACOMPTE À PARTI 0 L'affirmation «Moins d'essence.Plus de puissance.Unevaleur sûre.» est une comparaison entre les gammes complètes 2014 et 2013 de Chrysler Canada.L'affirmation « 7,1 L/100 km ou moins » est basée sur les estimations de consommation de carburantsurautoroute du programme ÉnerGuide 2014.Les méthodes d'essai utilisées sont celles du gouvernement du tf, ftlM|ueyilfli\\ Canada.La consommation d'essence réelle de votre véhicule varie selon le groupe motopropulseur, vos habitudes de conduite et d'autres facteurs-aux fins de comparaison seulement.Voyez votre concessionnaire pourdes précisions supplémentaires surle programme ÉnerGuide.Leconsommateur avisé lit les petits caractères: *, ±, **, 0, °, \u20ac.Les offres de cette W¦ ¦'// annonce s'appliquent à la livraison au détaildes modèles neufs sélectionnés achetés entre le 3 et le 30 juin 2014 auprès des concessionnaires participants et peuventêtre modifiées ou prolongées sans préavis.Les frais de transport (1 695 $) etla taxe surle climatiseur (le cas échéant) sontcompris dans le prix d'achat.Aucuns frais supplémentaires ne seront ajoutés \u2022 ft/intt aJt/E aux prix tout inclus des véhicules annoncés.L'immatriculation, l'assurance, les droits sur les pneus neufs (15 $) et les taxes applicables sont en sus et seront exigés à l'achat.Un acompte peut être demandé.Le concessionnaire peut devoir échanger ou commander un véhicule (lorsqu'applicable).Le concessionnaire peut vendre ou financer à prix moindre.Voyez votre HQCiMJÇv concessionnaire participant pour les détails et conditions.^ Les prix d'achat annoncés s'appliquent aux modèles Dodge Grand Caravan SE 2014 (RTKH53 + 29E)/Dodge Dart SE 2014 (PFDH41 + 25A)/Dodge Journey SE 2014 (JCDH49 + 2 2F), respectivement : 19995 $/16 895 $/19 995 $.Les prix d'achat comprennent les frais detransportde 1695 $ et, le cas échéant, une remise au comptant et/ou un boni au comptant.* Les remises au comptant sont offertes sur certains modèles neufs 2014 sélectionnés et sont déduites du prix négocié avant l'application des taxes.Une remise au comptant de 8 100 $ est applicable sur le modèle Dodge Grand Caravan SE 2014 (RTKH53 + 29E).Une remise au comptant de 2 000 $ est applicable sur le modèle Dodge Journey SE 2014 (JCDH49 + 22F).Voyez votre concessionnaire participant pour tous les détails.± Les taux de financement à l'achat à partir de 3,99 % jusqu'à 96 mois et à partir de 0 % jusqu'à 36 mois (modèles Dodge Grand Caravan 2014 et Dodge Journey 2014), à partir de 2,79 % jusqu'à 96 mois et à partir de 0 % jusqu'à 36 mois (modèles Dodge Dart 2014) sont offerts aux clients admissibles sous réserve de l'approbation de crédit parla RBC Banque Royale, la Banque Scotia ou Financement auto TD et sont applicables sur les modèles 2014 sélectionnés susmentionnés.Exemples : Dodge Grand Caravan SE 2014 (RTKH53 + 29E) avec un prix d'achat de 19 995 $, financé à un taux de 3,99 % pour 96 mois, sans aucun acompte (0 $), équivaut à 208 paiements aux deux semaines de 112,35 $, des frais de crédit de 3 373,80 $ et une obligation totale de 23 368,80 $.Dodge Grand Caravan SE 2014 (RTKH53 + 29E) avec un prix d'achat de 19 995 $, financé à un taux de 0 % pour 36 mois, sans aucun acompte (0 $), équivaut à 78 paiements aux deux semaines de 256,35 $, des frais de crédit de 0$et une obligation totale de 19 995,00 $.Dodge Dart SE 2014 (PFDH41 + 25A) avec un prix d'achat de 16 895 $, financé à un taux de 2,79 % pour 96 mois, sans aucun acompte (0 $), équivaut à 208 paiements aux deux semaines de 90,66 $, des frais de crédit de 1962,28 $ et une obligation totale de 18 857,28 $.Dodge Dart SE 2014 (PFDH41 + 25A) avec un prix d'achat de 16 895 $, financé à un taux de 0 % pour 36 mois, sans aucun acompte (0 $), équivaut à 78 paiements aux deux semaines de 216,60 $, des frais de crédit de 0$et une obligation totale de 16 895,00 $.Dodge Journey SE 2014 (JCDH49 + 22F) avec un prix d'achat de 19 995 $, financé à un taux de 3,99 % pour 96 mois, sans aucun acompte (0 $), équivaut à 208 paiements aux deux semaines de 112,35 $, des frais de crédit de 3 373,80 $ et une obligation totale de 23 368,80 $.Dodge Journey SE 2014 (JCDH49 + 22F) avec un prix d'achat de 19 995 $, financé à un taux de 0 % pour 36 mois, sans aucun acompte (0 $), équivaut à 78 paiements aux deux semaines de 256,35 $, des frais de crédit de 0$et une obligation totale de 19 995,00 $.** Prix du modèle Dodge Grand Caravan 2014 édition 30e anniversaire (RTKH53 + 29P) montré, incluant une remise au comptant de 7 000 $ et un boni au comptant de 1500 $ : 28 145 $.Prix du modèle Dodge Dart GT 2014 (PFDR41 + 27S) montré : 23 850 $.Prix du modèle Dodge Journey Crossroad 2014 (JCDR49 + 28V) montré, incluant une remise au comptant de 2 000 $ et un boni au comptant de 1 500 $ : 28 950 $.Les modèles montrés peuvent différer légèrement des modèles qui sont commercialisés au Canada.Les prix des modèles Dodge Grand Caravan 2014 édition 30e anniversaire (RTKH53 + 29P) et Dodge Journey Crossroad 2014 (JCDR49 + 28V) montrés n'incluent pas le boni au comptant àlaloyauté de 1000 $.0 Le boni au comptant àlaloyauté et la réduction supplémentaire du taux de financement de 1 % sont offerts aux clients admissibles àl'achat/au financement au détaildes modèles Chrysler, Jeep, Dodge (à l'exclusion des modèles Dodge Journey SE, SE Plus, Dodge Grand Caravan SE et Dodge Dart 2014), Ram ou FIAT 2014 sélectionnés chez les concessionnaires participants entre le 3 et le 30juin 2014, inclusivement.Le boni au comptant àla loyauté sera déduit du prix négocié après l'application des taxes.La réduction supplémentaire du taux de financement de 1 % s'applique, sous réserve d'une approbation de crédit, à la plupart des transactions de financement à taux subventionnés admissibles par la RBC Banque Royale, la Banque Scotia et Financement auto TD.La réduction de taux de 1 % ne peut réduire le taux de financement à moins de 0,0 %.Les clients admissibles incluent tous les propriétaires d'origine et actuels de modèles Chrysler, Jeep, Dodge, Ram ou FIAT sélectionnés ayant un contrat de financement à taux standard/subventionné éligible venant à échéance entre le 3 juin 2014 et le 30 juin 2017.Aucun échange requis.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails, conditions et exclusions.° Les rabais totaux allant jusqu'à 10 350 $ s'appliquent au modèle Dodge Grand Caravan SXT 2014 équipé de l'Ensemble MAX (RTKH53 + 29G + AAA + AT4 +AAY + AAJ) acheté auprès des concessionnaires participants entre le 3 et le 30 juin 2014 et consistent en une combinaison de 7 000 $ en remises au comptant (déduites du prix négocié avant les taxes), 2 500 $ en boni au comptant (déduit du prix négocié après les taxes) et 850 $ en escompte additionnel (déduit du prix négocié avant les taxes).Certaines conditions s'appliquent.Dans la limite des stocks.Une commande auprès du concessionnaire pourrait être nécessaire.Le cas échéant, une période de 8à12 semaines est à prévoir.Voyez votre concessionnaire participant aux éditions MAXpourles détails et conditions.\u20ac Les rabais totaux allant jusqu'à 5 700 $ s'appliquent aux modèles Dodge Journey R/T TI 2014 Ensemble MAXsélectionnés achetés auprès des concessionnaires participants entre le 3 et le 30juin 2014 et consistent en une combinaison de 2 000 $ en remise au comptant et jusqu'à 3 700 $ en rabais avec Ensemble MAX.Les rabais avec Ensemble MAX allant jusqu'à 3 700 $ s'appliquent aux modèles Dodge Journey 2014 Ensemble MAXsélectionnés achetés auprès des concessionnaires participants entre le 3 et le 30 juin 2014 et incluent un boni au comptant de 2 500 $ (déduit du prix négocié après les taxes) ainsi qu'un escompte additionnel variant de 925 $à 1 200 $, selon la configuration de l'ensemble choisi (déduit du prix négocié avant les taxes), pour un total de rabais possibles variant entre 34 25 $et 3 700 $.Par exemple : Dodge Journey R/T TI 2014 (JCES49 + 28X + AGV + AV1 +AS4 + 3GG), avec boni au comptant sur l'Ensemble MAX de 2 500 $ et escompte sur l'ensemble décrit de 1 200 $, équivaut à des rabais totaux de 3 700 $.Dans la limite des stocks.Une commande auprès du concessionnaire pourrait être nécessaire.Le cas échéant, une période de livraison de 8à 12 semaines est à prévoir.Certaines conditions s'appliquent.Voyez votre concessionnaire participant aux éditions MAX pour les détails et conditions.A Données basées sur le Guidedeconsommationdecarburant2014 de Ressources naturelles Canada (RNCan).Les méthodes d'essai utilisées sont celles du gouvernement du Canada.Dodge Grand Caravan SE 2014 avec moteur V6 PentastarMC : consommation de 7,9 L/100 km (36 mpg) sur route et 12,2 L/100 km (23 mpg) en ville.Dodge DartAero 2014 avec moteur turbo de 1,4 L à transmission manuelle : consommation de 4,8 L/100 km (59 mpg) sur route et 7,3 L/100 km (39 mpg) en ville.Dodge Journey SE 2014 avec moteur 4 cylindres de 2,4 Let transmission automatique à 4 vitesses : consommation de 7,7 L/100 km (37 mpg) sur route et de 11,2 L/100 km (25 mpg) en ville.La consommation d'essence réelle de votre véhicule varie selon le groupe motopropulseur, vos habitudes de conduite et d'autres facteurs - à titre comparatif seulement.Voyez votre concessionnaire pour des précisions supplémentaires sur le programme ÉnerGuide.t Selon le Programme d'évaluation des nouvelles voitures utilisé par l'organisme américain National Highway Traffic SafetyAdministration (NHTSA) (www.safercar.gov).V Selon R.L.Polk Canada, inc.Ventes totales au Canada des véhicules neufs immatriculés entre mai 2008 et septembre 2013 pour les multisegments Chrysler.> Selon la catégorie des petites berlines de gamme supérieure 2014 coûtant moins de 25 000 $ de Ward\u2019s.MC Le logo SiriusXM est une marque de commerce enregistrée de SiriusXM Satellite Radio Inc.MD Jeep est une marque déposée de Chrysler Group LLC et utilisée sous licence.Coop publicitaire des concessionnairesChrysler \u2022 Jeepk,D * Dodge \u2022 RAM "]
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