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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
J. Maison - Gourmand
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2014-08-23, Collections de BAnQ.

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[" MONTRÉAL SAMEDI 2 3 AOÛT 2014 DÉCO DES TROUVAILLES DANS LE CATALOGUE IKEA PAGE 2 ARTISANS LE LIN À TABLE CHEZ OBJECTIVE PAGE 3 PRESSE MAISON GOURMAND P  TERROIR LE SARRASIN SANS LA GALETTE PAGES 10 ET 11 TROUVER REFUGE \u201eur,m PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE DANS LA FORET C\u2019est l du petit inverse « shack ».Une grande demeure ouverte sur le lac et un imposant domaine avec vue sur les montagnes estriennes.Visite de deux gîtes qui volent (presque) la vedette à la nature qui les entoure.UN REPORTAGE DE NATHAËLLE MORISSETTE EN PAGES 6 ET 7 m*?w.' CT A R \\i O N I) GRIFFINTOWN CONDOS A LA CROISEE DU VIEUX-MONTRÉAL ET GRIFFINTOWN O SUR VILLE CONDOS GRIFFINTOWN Condos Griffintown HAVRE Canal de Lachine Découvrez nos projets à prevel.ca ^pÂÂÛQÛ UN PLAISIR À VIVRE MAISON LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 AOÛT 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MAISON DÉCO IKEA 2015 Esprit maison de campagne LUCIE LAVIGNE Boudé au profit des ambiances urbaines et du design contemporain, l'esprit campagnard réinvestit la sphère déco.C'est à tout le moins ce qu'on observe en parcourant le nouveau catalogue IKEA 2015.Cette année, le géant de l'ameublement met l'accent sur la chambre à coucher et la salle de bains et propose, dans la foulée, les créations au design inspiré de la collection IKEA PS (ou Post Scriptum) 2014.Parmi les nouveautés, on remarque la présence de meubles en bois noueux, largement associés aux maisons de campagne et au caractère naturel des intérieurs scandinaves.C'est le cas de la collection pour chambre à coucher Hurdal, en pin et au style «néo-trad», conçue par le designer industriel québécois Francis Cayouette, établi à Copenhague, au Danemark.L'ensemble comprend différents formats de commode, un lit, une armoire à linge teinte en vert, une armoire-penderie et une table de chevet.On aime le résultat, une allure simplissime et authentique.« En Scandinavie, il y a de beaux vieux meubles de campagne, faits par des artisans et dont l'ornementation est très discrète et humble.Ce qui me plaît », explique Francis Cayouette, joint au Danemark.Un vernis légèrement doré a été appliqué sur le mobilier de la collection Hurdal.« Afin de mieux sentir la matière, le pin massif, et rehausser les veines et les nœuds », poursuit le designer qui habite dans une ancienne maison qu'il a retapée.À ses yeux, le look campagnard n'a rien de démodé.Au contraire.« J'aime mélanger les meubles modernes et traditionnels et c'est ce que j'ai fait chez moi », confie-t-il.Du rangement et des couleurs Au gré des pages du catalogue, on a aussi remarqué les modules de rangement, en acier peint et bambou, qui peuvent être agrémentés de panneaux (IKEA PS 2014).On les multiplie et agence à volonté pour un effet graphique.Parmi les couleurs dominantes, on a noté le rose tendre et l'orange tonique, qui égaie, par exemple, le secrétaire IKEA PS 2014.Côté aménagement, l'idée de superposer plusieurs tapis (allure catalogne ou tendance folklorique) au sol d'une chambre ou d'un salon pour une atmosphère bohème chic est à retenir.Le portemanteau ainsi que la patère composée d'un rail sur lequel on peut intégrer des boutons (IKEA PS 2014) ont aussi attiré notre attention.On hésite toutefois devant le motif de la housse Randviken.Avec ses couleurs très vives, elle en jette beaucoup (trop).O O et 2 Créée par le designer québécois Francis Cayouette, la collection Hurdal comprend cette commode (399 $) et cette armoire à linge (369 $), toutes deux en pin massif.3 Modules de rangement IKEA PS 2014 (30$ chacun).Il faut compter 9$ pour un panneau supplémentaire.PHOTOS FOURNIES PAR IKEA I I S'- Sj hm s g i r .\"T- ¦a iHP'l CENTRE-VILLE GRIFFINTOWN ÎLE-DES-SOEURS ¦ï* > *t -J!- *^ - Le, site fi - - W BIENTOT EN VENTE! Inscrivez-vous sur evoloS.ca UN VILLAGE URBAIN SANS PAREIL\tBUREAU DES VENTES : AU PIED DU FLEUVE ET DU\t121, Chemin de la Pointe-Nord CENTRE-VILLE\t514.819.1858 *\tV QUARTIER POINTE NjD Llle-des-Soeurs LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 AOÛT 2014 MAISON iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MAISON ARTISANS Objective s\u2019invite à table CLAUDIA GUERRA COLLABORATION SPÉCIALE Pour ses objets textiles, Mariana Robledo, d'Objective, opte pour le minimalisme et la simplicité, gages de durabilité, plutôt que de suivre les tendances.Pas étonnant que le lin soit son étoffe préférée.Un chiffon à motif d'escaliers, sélectionné pour le catalogue d'objets cadeaux de Code Souvenir Montréal 20142015.Un tablier en lin de style japonais fait bonne figure sur Provisions by Food52, un magasin en ligne consacré à l'art de la table.Des triangles de lavande, qu'on déniche notamment chez Buk&Nola, se vendent bien.Pourtant, nappes, serviettes, napperons et torchons aux tons neutres et clairs d'Objective sont d'un minimalisme désarmant.« La conception est simple, mais la couture est haut de gamme.Les tissus, de qualité.Tout est dans les détails », insiste Mariana Robledo, qui a démarré officiellement la marque et boutique en ligne en avril dernier.Esthétisme, rigueur et techniques.la fondatrice puise son identité dans la pureté et l'élégance du design textile japonais.Elle lorgne du côté de l'enseigne MUJI, qui propose des essentiels pour la maison sans fioritures ni fantaisie.Elle aime des créateurs comme Yumiko Sekine de Fog Linen et des artistes telle Yoshiko Jinzenji, reconnue pour l'inventivité de ses étoffes, courtepointes et broderies.Chez Objective, même les machines à coudre, des Juki dont l'une date des années 80, ont l'empreinte du pays du Soleil levant.« J'ai toujours eu une grande admiration pour le design japonais, il est moderne, simple, pratique et joli.Les designers textiles utilisent beaucoup le lin.C'est un matériau durable et inspirant pour moi», explique la jeune femme installée à Montréal depuis sept ans.Débarquée au Québec pour rejoindre son fiancé qui y PHOTOS SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE Esthétisme, rigueur et techniques : Mariana Robledo puise son identité dans la pureté et l\u2019élégance du design textile japonais.déménageait et pour chercher de nouvelles ouvertures, mais connaissant un peu le Canada puisque ses deux sœurs habitent à Vancouver, la Colombienne d'origine s'est intégrée peu à peu en apprenant le français et vit main- d'Europe de l'Est.« J'aime sa texture et ses qualités.Un torchon en lin va essuyer parfaitement un verre.Il sèche rapidement et ne sent pas mauvais comme le coton.Il est durable et plus on le lave, plus il devient doux.» « La conception est simple, mais la couture est haut de gamme.Les tissus, de qualité.Tout est dans les détails.» \u2014 Mariana Robledo, propriétaire d\u2019Objective tenant dans un coin branché du Plateau.Avant de lancer son entreprise, elle a suivi une formation en confection et retouche à l'École des métiers des Faubourgs-de-Montréal.Mariana Robledo tient à utiliser les tissus naturels, surtout le lin qu'elle fait venir D'ailleurs, le nom Objective a été choisi parce que chacun de ses objets a un « objectif», une raison d'exister bien précise, comme les chauffe-tor-tillas (en lin sérigraphié, ils seront offerts en septembre), destinés à réchauffer aussi pain et crêpes.Mariana Robledo tient à utiliser des tissus naturels, surtout le lin, qu\u2019elle fait venir d\u2019Europe de l\u2019Est.La propriétaire prévoit d'ajouter de la broderie à ses créations aux finitions impeccables, puis de produire ses imprimés.Donc, une étape à la fois, avec une nouveauté en novembre: des couvertures bicolores en laine et ourlets de lin qu'on a bien hâte de découvrir.madebyobjective.com INSPIRATION Une chambre, trois enfants, un défi et une solution VIOLAINE BALLIVY La nécessité est mère de l'invention ?Soit.Une famille de Lévis a résolu de manière admirable le casse-tête de loger trois enfants dans la même chambre, sans sacrifier le style de la maison au passage.Inspirant.Comme bien d'autres couples, Joachim Lessard et Geneviève Brodeur ont dû se rendre à l'évidence après la naissance de leur troisième enfant : la maison qu'ils trouvaient si grande ne l'était soudain plus tellement.Trois lits côte à côte, ça occupe beaucoup, beaucoup d'espace au sol dans une pièce.« Et comme on n'avait pas de chambre supplémentaire, alors on a eu l'idée d'optimiser la superficie en intégrant des lits superposés au mur», explique Joachim Lessard.Menuisier de profession, Joachim Lessard s'est ainsi lancé dans la création d'un lit superposé aux dimensions hors du commun pouvant loger non pas deux, mais bien quatre enfants ! La structure compte deux matelas pour des lits à une place sur chacun des deux niveaux: Paul, 2 ans, dort au rez-de-chaussée, tandis que Philippe, 4 ans, et Louis, 6 ans, ont le bonheur de pouvoir gravir une petite échelle pour rejoindre leurs lits vis-à-vis, le soir.Le meuble a été fixé aux murs, une moulure assurant l'unité entre la nouvelle construction et les cloisons existantes.Tout est peint en blanc pour éviter que la structure ait l'air trop imposante.« On dirait que les lits ont toujours fait partie de la maison», remarque Joachim Lessard qui a même conçu, à la tête de chaque matelas, une petite bibliothèque où chacun range ses livres et petits trésors, avec une lampe de chevet et une prise électrique.« Avec les tablettes électroniques, on ne peut plus s'en priver», note-t-il à propos.« On dirait que les lits ont toujours fait partie de la maison.» \u2014 Joachim Lessard, menuisier et père de famille Mieux: les deux tiroirs au ras du sol sont assez vastes pour accueillir autant de matelas supplémentaires.La famille pourra encore s'agrandir et les enfants inviter des amis pour la nuit sans soucis : six enfants peuvent dormir dans la chambre ! D'ailleurs, la cohabitation des trois gamins se passe sans heurts, assurent les parents.De petits rideaux permettent aussi aux enfants de s'isoler un peu quand leur en vient l'envie.L'échelle est amovible pour éviter que le petit Paul n'y grimpe sans surveillance.Avec le matériel, la main-d'œuvre et l'installation, Joachim Lessard estime à 3000$ la réalisation d'une telle structure par ses soins.Chaque projet est ceci dit fait sur mesure et modulable à la taille des pièces.et au nombre d'enfants à caser.Information: Menuiserie Lessard, menuiserielessard.com H¦ PHOTO FOURNIE PAR MENUISERIE LESSARD La structure compte deux matelas pour des lits à une place sur chacun des deux niveaux.BUREAU DES VENTES ¦ 514 506 49994% 5200, RUE MOLSON MONTRÉAL (QC) H1Y 3B5 (COIN BOUL.ST-JOSHÉI) MASSON www.muvcondos.com MAINTENANT EN CONSTRUCTION! Face au parc Pélican Développement durable Piscine intérieure Chalet urbain Potagers Gym\tI\tJ Café\t\\_____I MAISON URBAINE \u2022 PENTHOUSE \u2022 CONDO ABORDABLE http://delivr.com/19p88_qr MAISON LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 AOÛT 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MAISON SÉRIE DE 5 Les collectionneurs NUMÉRO 3 Les sentinelles en pierre Ça commence souvent par un coup de cœur, puis d\u2019achats en trouvailles, le passe-temps devient collection.Puis passion, qui envahit toute la maison! Pendant cinq semaines, nous vous présentons des collectionneurs aguerris.et certains de leurs plus précieux objets.CÉLINE TREMBLAY COLLABORATION SPÉCIALE Haut perchés sur la clef de voûte des arcs des portes et fenêtres, les mascarons ont beau avoir les poils hirsutes, les yeux écarquillés et de grandes oreilles pointues, ils ne troublent plus personne.Sauf peut-être le collectionneur Robert Le Gresley.Toute sa vie, Robert Le Gresley a recherché les objets d'un autre temps à partir desquels il crée des assemblages.Avec un bout de vitrail, un bouquet de jambes de Barbie et la tête couronnée d'épines d'un Christ, l'architecte à la retraite fait de « l'art comptant pour rien », comme l'annonçait le carton de sa dernière exposition.Dans sa nouvelle demeure, plus d'un millier de poignées de chasse d'eau attendent d'être suspendues, à peu près 850 fers à repasser miniatures sont en voie d'être dépaquetés et les enseignes commerciales s'entassent par centaines.Et puis, il y a les masca-rons, ces ornements étranges dont la fonction première était d'empêcher l'introduction des mauvais esprits.Généralement, ils prennent la forme de médaillons dans lesquels s'inscrit une figure humaine ou animale en relief, souvent effrayante.On les trouve sur la façade et à l'intérieur de certaines demeures aristocratiques et d'établissements religieux, scolaires, financiers et hospitaliers à partir du Moyen Âge.« Je devais avoir 15 ou 16 ans, dit-il, lorsque j'ai trouvé mes premiers mascarons au bout de l'avenue du Mont-Royal, sur des immeubles en cours de démolition.» C'est là que la chasse au trésor des copains pétrifiés a commencé.« Je ne suis pas le seul à avoir eu la piqûre : il existe des safaris de chasseurs de gargouilles, chimères, grotesques et mascarons! Les amateurs se refilent d'ailleurs les tuyaux: «Allez dans telle cathédrale, au fond à gauche, derrière la colonne, vous trouverez tel personnage.» Et il en existe de très bizarres légués par des artistes qui réglaient leurs comptes avec un ciseau! Dans les hauteurs de certaines églises, on a déniché nombre de créatures à tendance grossière où l'on pouvait reconnaître tel PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Robert Le Gresley, collectionneur de mascarons.évêque ou tel curé dans une position peu sacerdotale.» Les mascarons sont souvent en pierre de taille, mais on en trouve en cuivre, en terre cuite, en zinc, en plâtre et en bois.Dans les rues de Montréal Nul besoin de se rendre chez Robert Le Gresley pour admirer des mascarons.« Le Vieux-Montréal regorge de très beaux mascarons, dit-il.Sur le Plateau Mont-Royal, l'église Saint-Pierre-Claver en regroupe une quarantaine, tandis que l'église Christ Church atteint la centaine.Au théâtre Le Château, les mascarons sont classés.L'architecte qui a dessiné tous les ornements du Château Frontenac à Québec nous a légué de superbes mascarons sur le parapet d'une banque en pierres d'Écosse de la rue Notre-Dame Ouest.Du côté d'Ottawa, le parlement en recèle des centaines à l'extérieur et davantage à l'intérieur du bâtiment.» Dans la foulée de ses recherches, Robert Le Gresley s'est intéressé à un phénomène méconnu: les tables d'attente.Dans les hauteurs, les motifs gravés étaient sculptés sur place dans une pierre plate et plusieurs sont dénuées d'ornement.« Il existe à Montréal plusieurs de ces travaux inachevés que personne ne semble avoir signalés», précise-t-il.Si le manque de budget est une des causes de leur existence, les normes de sécurité quasi absentes sur les chantiers du passé en sont une autre et il arrivait qu'un artisan meure sur les lieux du travail.«En hommage au sculpteur ou par crainte de malédiction, raconte le collectionneur, la pierre restait telle qu'elle avait été posée.» Parmi les immeubles répertoriés sur lesquels figurent des tables d'attente, il cite la façade de l'annexe du vieux palais de justice de Montréal, le collège Loyola et l'église Notre-Dame-de-Lourdes.Mais la preuve la plus évidente de sa découverte, c'est sur la façade de l'école Lajoie, à Outremont, qu'il l'a trouvée.« De chaque côté de l'entrée, explique-t-il, il y a deux grandes panoplies.L'une est achevée, tandis que la seconde gît toujours sous forme de table d'attente.» S süsc?Reproduction en cuivre peint d\u2019un masque de comédie ou de tragédie grecque provenant d\u2019un théâtre, chiné chez un brocanteur du Vermont.K .La tête de lion est un thème récurrent pour les mascarons.Mascaron en cuivre patiné datant de 1880 récupéré d\u2019un édifice de la rue Laval, à Montréal.Un spécimen semblable déniché il y a peu aux États-Unis affichait un prix de vente de 800$.I HL liras® * 4'i.- \\ ~-C 4- DES CONSTRUCTIONS UNIQUES QUI RÉPONDENT L ÀVOS BESOINS MAISONS MODÈLES ÀVISITER! t i ni PRESTIGE, CONFORT ET QUALITÉ AU CŒUR DE MONTRÉAL ^ 4 744, rue Vittorio-Fiorucci (coin Marette), Saint-Laurent 514 832-0494 rodimax.com Une cabane de Nouveau- Brunswick, est le principal constructeur.S'ajoutent l'ami Roger, « un avocat aux gros bras qui a aussi donné un coup de main», et un gentil beau-frère, qui s'appelle aussi Pierre.Le principal intéressé, comptable à la retraite, dit ne pas avoir trop participé aux travaux.« On m'a laissé clouer le plancher.sous supervision», dit-il dans un éclat de rire.Des plans à main levée En 2010, son fils et lui ont ensemble exploré le terrain du chalet pour dénicher l'endroit parfait.Leur choix s'est arrêté sur un emplacement entre trois grands arbres dont la vue porte sur le fleuve d'un côté et sur le chalet de l'autre.Pierre Carrier avait acheté des livres sur les techniques de construction.« On n'a pas la chance d'avoir d'ingénieur dans la famille.» Père et fils ont donc fait les plans à main levée.Le premier hiver, la structure a été montée.Le printemps suivant, les lambris extérieurs ont été installés tout le tour.Pierre Carrier tenait à ce que les planches soient inégales dans le bas, créant un effet de dentelle de bois.Une idée «contestée», se rappelle-t-il.À l'œil, il a guidé l'ami Roger planche par planche.Au final, tout le monde a aimé.« Autrement, ça aurait eu l'air d'une boîte suspendue », plaide-t-il.Sur la devanture, sa belle-fille de Montréal a peint trois hiboux.Deux trous permettent aux petits-fils Louis-Philippe, Charles et Gabriel, de jeter un œil aux plus grands.PHOTO ALEXANDRA PERRON, LE SOLEIL Le petit-fils de Pierre, Charles, 7 ans et demi (à droite), et son ami Charles ont pris la pose avec plaisir dans l\u2019escalier en colimaçon montant au paradis.ALEXANDRA PERRON LE SOLEIL « L'histoire est fort simple, elle remonte à loin.Lorsque j'avais 5 ou 6 ans, des amis de mes parents avaient un chalet à Beaumont, au Moulin de Vincennes.Il y avait des érables dont les branches étaient basses et nous permettaient de grimper.Je suis resté avec cette idée-là, de réaliser mon rêve d'enfant de construire une cabane dans les arbres.» Pierre Carrier, aujourd'hui 74 ans, a ainsi lancé l'invitation de venir visiter sa maison haute perchée, à son chalet de Beaumont, puisqu'il a de la suite dans les idées.Une structure de 12 pieds sur 12, construite petit à petit avec amour et amitié.Son fils Christian, qui habite Edmundston, au Les plaisirs de la campagne, les avantages de la ville NOUVEAU SAINT-LAURENT CONDOS MAISONS DEVILLE Novocllmat' MAISONS DEPRESTIGE Novocllmat rêve Au-dessus de leur tête rutile une belle toiture en tôle.« Je la voulais rouge», glisse grandpapa Pierre.Christian lui a donné une petite courbe dans le bas pour « le look».Elle a été percée pour laisser passer les grands troncs.Un escalier en colimaçon Après avoir installé temporairement une échelle, les petits et les plus grands empruntent maintenant un escalier en colimaçon, trouvé au hasard l'an dernier par un cousin.Il lui manquait deux marches, mais un soudeur de Beaumont les a ajoutées, en plus des barrotins et d'une porte, le tout fraîchement repeint.Pour manger là-haut, grand-maman Monique et maman Marie-Claude ont trouvé un panier à provisions que les enfants s'amusent à hisser à l'aide d'une corde.C'est la fête ! Pierre Carrier a aménagé sa cabane avec divers objets recyclés de son chalet, rénové en 2011.Comme les fenêtres, les moustiquaires, les volets verts.Même la cheminée en brique, qui n'est que parure, car il n'y a aucun poêle à l'intérieur.« Mais ça donne le petit look spécial que je voulais.» Reste la finition du contour de porte.« Christian va avoir sa liste à sa prochaine visite», dit son père affectueusement.Chaque printemps, il monte avec un niveau pour voir si la structure a bougé et fait un rapport à ses bâtisseurs.« Inconsciemment, je ne veux pas la terminer.Je veux toujours garder quelque chose à faire, d'une idée à l'autre.» Pour continuer à rêver éveillé. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 AOÛT 2014\tMAISON 5 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll MAISON PHOTOS DAVID BOILY, LAPRESSE La maison arbore un manteau de pierre grise usinée, ainsi que des fenêtres, des portes d\u2019entrée et de garage contemporaines.ew*\"\\ ' .VAC4*3** CLYVAl \u2022 \\ v il AUTOCONSTRUCTEURS L\u2019allure se précise Un couple de Lachine s\u2019est donné l\u2019été pour autoconstruire la maison de ses rêves, avec vue sur le lac Saint-Louis, où il s\u2019établira avec ses deux jeunes enfants.La Presse suit le chantier.CAROLE THIBAUDEAU La future maison de Marie Drinkwater et Nichol Pelchat commence à prendre son allure définitive, arborant maintenant un manteau de pierre grise usinée, ainsi que des fenêtres, des portes d'entrée et de garage contemporaines.À la dernière minute, en cours de construction, une fenêtre a été ajoutée au rez-de-chaussée, et une autre, déplacée.« C'était la veille du jour où on posait la pierre, relate Nichol Pelchat.Sur plan, on pensait que le coup d'œil était quelconque, mais sur le chantier, on s'est rendu compte qu'on se privait d'une belle vue.» À l'intérieur, les murs de placoplâtre sont fermés, ce qui signifie nécessairement que les conduits de ventilation sont installés (mais pas la thermopompe ni l'échangeur d'air), ainsi que les tuyaux de plomberie (sans les robinets ni les toilettes) et le câblage électrique (mais pas la boîte électrique).«Nous sommes contents et nos enfants aussi, poursuit Nichol Pelchat.L'échéancier est respecté.» Isolation Le 4 août, Jonathan Larose, propriétaire d'AML Isolation, giclait de la mousse « La collaboration des voisins a été extraordinaire, particulièrement le jour où nous avons posé le revêtement de pierre.» \u2014Nichol Pelchat, propriétaire d'uréthane sur les murs du sous-sol, dans le plafond correspondant au plancher de la terrasse, et sur les deux ceintures de plancher, celle du rez-de-chaussée et celle de l'étage.Constituées de poutrelles ajourées, les ceintures de plancher sont en contact direct avec l'extérieur, ce qui justifie une isolation supérieure de 3,5 po d'uréthane (au lieu de 2,5 po, comme sur les murs de fondation du sous-sol).Quant aux murs préfabriqués, au rez-de-chaussée et à l'étage, ils sont isolés en usine, « mais ça représente juste une petite partie du travail, explique Stéphane Blanchet, propriétaire de Clyvanor, Maître en structures de bois.Il appartient ensuite à l'entrepreneur d'éliminer les ponts thermiques».Des voisins très gentils « La collaboration des voisins a été extraordinaire, particulièrement le jour où nous avons posé le revêtement de pierre », relate Nichol Pelchat.« L'endroit était restreint, renchérit le maçon Éric Gravel (Maçonnerie E.Gravel).Il a fallu beaucoup de coordina- tion avec les autres corps de métier.Quand je travaillais sur la façade avant, je l'occupais totalement, avec la palette de briques, l'élévateur et l'échafaud.Une fois sur le Le terrain des Drinkwater-Pelchat a une longueur importante mais une largeur sur rue minimale, comme c'est souvent le cas en ville.Prochaine étape : la finition.PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, COLLABORATION SPÉCIALE Le 4 août, Jonathan Larose, propriétaire d\u2019AML Isolation, giclait de la mousse d\u2019uréthane à divers endroits dans la maison.À la dernière minute, en cours de construction, une fenêtre a été ajoutée au rez-de-chaussée, et une autre, déplacée.côté, le terrain était si étroit que j'étais pour ainsi dire installé chez le voisin.Ce dernier hébergeait des matériaux et des véhicules de notre chantier.» Électro Pour contrer l\u2019humidité estivale.On aime tous quand il fait chaud.Moins quand il fait lourd, que l\u2019air est chargé d\u2019humidité et que des odeurs s\u2019installent dans la maison.Un déshumidificateur peut s\u2019avérer utile, pour notre confort comme pour notre santé.Selon la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL), le taux d\u2019humidité convenable à l\u2019intérieur devrait être inférieur à 50%.Par temps chaud et collant, la SCHL recommande de ventiler la maison le moins possible.En été, le taux d\u2019humidité excède parfois 80%, ce qui peut nuire au sommeil et causer des odeurs de renfermé, souligne David Hiltz, chef des activités de catégorie, qualité de lair et confort chez Canadian Tire.Les déshumidificateurs aident à maintenir un niveau confortable entre 35 et 55%.Il précise que ces appareils sont surtout utilisés au sous-sol, car lair humide est pesant et y descend.Autre facteur, la superficie à déshumidifier.Il conseille enfin d\u2019opter pour des appareils homologués ENERGY STAR, surtout si on les fait fonctionner toute la journée.\u2014 Le Soleil HW! ¦Si.ru» PROJET DE MAiSONS ÀSAiNT-HUBERT PROJETS D\u2019HABITATIONS CHANTIGNOLE,, b 28-29* ÉDITION FINALISTE CHOiX DE L'ACHETEUR/ SERViCEÀ LA CLIENTÈLE 50 UNITÉS ET PLUS CONCOURSDOMUS.CA *Voir représentant pour détails.Possibilité de supplément pour grand terrain.1312 Gaétan-Boucher DE 378 700$ À 426 700$ INCLUANT TERRAIN 6100 pi car* \u2022 INFRASTCTURES* \u2022TPS/TVQ NETTES* COTTAGES 8 MODÈLES 2 À VISITER Samedi-dim.12 h30à17h Lun., mar.et mer.13 hà20h »»> Tél.: 450 926-0007 MAISON LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 AOÛT 2014 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn MAISON GÎTE FENETRE É'îi^fSa \u2022V \u2022\u201c* A* \u201d4*.j* NATHAELLE MORISSETTE Vue sur le lac ou sur les montagnes.Le chant des oiseaux, l\u2019air pur et la verdure à perte de vue.Visite de deux spacieux gîtes ouverts sur la nature.DORMIR CHEZ L\u2019ARTISTE SAINTE-MARGUERITE-DU-LAC-MASSON - On pourrait l'appeler la maison aux six foyers.Un surnom qu'il aurait été impossible d'utiliser il y a trois ans pour définir le petit chalet de 800 pi2, rongé par la pourriture, qu'abritait le magnifique terrain en bordure du lac des Îles, à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson.Habitant à Ottawa, l'artiste peintre Gordon Harrison et son conjoint Philippe Émond rêvaient de venir s'installer dans ce petit coin des Laurentides, là où M.Harrison avait passé son enfance.Ils décident alors d'acheter un petit chalet - dont les plafonds faisaient à peine 7 pi - en raison de la vue qu'il offrait.Le matin, installé à l'îlot de la cuisine, on peut assister au lever du soleil, alors que le soir, assis à la table de la salle à manger, c'est son coucher qu'il est possible d'admirer.Pour ajouter au paysage, la véranda qui fait face au lac offre également une vue sur de petites îles inhabitées.Avec pareil paysage, il n'en fallait pas plus pour les charmer.Histoire d'adapter l'endroit à leurs besoins et d'aménager un atelier pour Gordon Harrison, M.Émond dessine des plans visant à ajouter des annexes au chalet déjà existant.« C'est là que le party a commencé, raconte en riant Philippe Émond, accoudé à son îlot de cuisine.L'entrepreneur, après avoir enlevé l'isolation, nous avise que tout est pourri et que ça coûterait moins cher de mettre le chalet par terre et d'en construire un autre.C'était comme un rêve qui s'écroulait.» Déçu, mais déterminé, M.Émond accepte de recommencer à neuf, mais à une seule condition: il veut conserver le foyer d'origine.Or, comme un malheur n'arrive jamais seul, une autre tuile s'abat sur leur projet: lors du dynamitage, le fameux foyer est réduit en poussière, avec le reste.Le couple va tout de même de l'avant.Il décide de conserver de l'ancien chalet deux vieilles portes qui seront ensuite réutilisées comme tête de lit dans l'une des trois suites.S'engagent alors des travaux qui dureront trois ans et qui mèneront à la naissance de leur gîte et d'un atelier d'artiste.«Je voulais un mélange de vieillot et de moderne, explique Philippe Émond.Je voulais que ce soit minimaliste, mais confortable.» L'expérience s'avère toutefois difficile.Le dépassement des coûts et les allers-retours hebdomadaires entre Sainte-Marguerite et Ottawa, là où se trouvaient alors leur résidence principale et la galerie d'art de Gordon Harrisson, ne facilitent pas les choses.Ouverture sur le lac À l'intérieur, Philippe Émond voulait un concept ouvert avec beaucoup de fenêtres.Que l'on soit dans la cuisine, au salon ou dans la salle à manger, le décor formé par le lac et la forêt est omniprésent.Un grand foyer de pierre situé en plein centre de la maison se trouve à l'emplacement même de son prédécesseur.Et il n'est pas seul, puisqu'on en a installé cinq autres.Au salon, dans la chambre principale, dans un séjour à l'étage, à l'intérieur d'une suite que le couple loue à ses clients, puis à l'extérieur, à proximité du spa et d'une chute d'eau que l'on a fait aménager.Une grenouille baptisée Béatrice y a même élu domicile.L'établissement dispose de trois chambres - que les propriétaires du gîte qualifient de suites.Deux d'entre elles se situent au sous-sol de la maison principale et disposent de grandes fenêtres donnant sur le lac.Les propriétaires ont aménagé leur chambre à l'étage, une sorte de mezzanine où se trouve également une salle de bains dépourvue de porte.Histoire d'admirer le lac, peu importe ou l'on se trouve dans la maison, une autre terrasse y a aussi été construite.La troisième et nouvelle suite, qui commence à peine à recevoir ses premiers clients, se situe dans l'autre pavillon, au-dessus de l'atelier de peinture.Le lieu de travail de l'artiste est lumineux, avec de hauts plafonds et une vue imprenable sur le lac.Bien que le train soit bien en marche et que le gîte ait déjà une clientèle assidue, Philippe Émond a d'autres projets.Lors de notre passage, une équipe de paysagistes et d'ouvriers s'affairaient sur place, dirigée par la poigne de fer de M.Émond.C'est qu'il fait planter une rangée de bouleaux noirs le long de l'allée que doivent emprunter les voitures pour se rendre à la maison.D'autres pierres seront également ajoutées sur le terrain.gordonharrisongallery.com mm %*W*r Si.L- Tri «fini ¦?§&£ «èsfe.\t \t -K ÏJ ïliO&ii rW\t Pi\t ¦\ta t T\t.\t jjKâfoftL L 1 >i*\t \t \t \t ITMTk VIVRE DANS UN GÎTE Recevoir de la visite en permanence, préparer chaque matin des petits-déjeuners pour ses convives, avoir constamment des gens qui vont et viennent dans la maison à toute heure du jour.Voilà le lot quotidien des propriétaires de gîte.Leurs secrets?L\u2019amour des gens et la capacité de préserver leur intimité même lorsque la demeure bourdonne de clients.«Le jour où je sentirai que recevoir devient un travail, ça voudra dire que c\u2019est le temps d\u2019accrocher le tablier et de fermer le gîte», affirme sans détour Philippe Emond, copropriétaire du Gîte et Atelier de l\u2019artiste-peintre Gordon Harrison.Il assure ne jamais se sentir envahi, même lorsque la maison est pleine de clients.Tous les niveaux de leur demeure de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson sont accessibles aux clients, que M.Emond se plaît à appeler ses «invités».«On ne veut pas qu\u2019il y ait de murs ou de barrières.» Il admet toutefois que son conjoint a parfois besoin d\u2019intimité pour créer.Pour plus de tranquillité, il lui arrive souvent de se retirer dans son atelier, situé dans un autre pavillon.Ce qui ne l\u2019empêche pas parfois de s\u2019arrêter le temps de café avec un client intéressé par son art.Thomas Bedkowski, propriétaire du Domaine Tomali-Manyatin , situé un peu en retrait du village de Sutton, attend sans cesse l\u2019arrivée de nouveaux clients avec beaucoup d\u2019enthousiasme.«Dans un endroit isolé comme le nôtre, on est contents de voir des gens arriver», dit-il en riant.Si des pièces communes ont été aménagées pour les convives, M.Bedkowski et sa famille disposent tout de même de quelques endroits privés dans la demeure où chacun peut se détendre.«C\u2019est important aussi pour les gens qui viennent d\u2019avoir eux aussi leur coin, ils se sentent plus à l\u2019aise», souligne le propriétaire du Domaine.« De toute façon, ajoute-t-il, la maison est grande.C\u2019est facile de s\u2019y perdre et de s\u2019y cacher.» Julie Demers, présidente de Terroir et saveurs, un regroupement d\u2019auberges, de gîtes et de tables champêtres, croit elle aussi que pour survivre dans le métier, il faut savoir se créer un petit coin bien à soi dans la maison.Propriétaire d\u2019Haut bois dormant, un gîte situé à Notre-Dame-des-Bois, Mme Demers assure qu\u2019elle aime avoir des gens dans la maison, car c\u2019est le mode de vie qu elle a choisi.Son conjoint, sa fille et elle-même ont tout de même installé leurs pénates au sous-sol, où ils ont leur chambre à coucher, un salon et une salle de bains.« Le soir, je ferme la porte, je descend,s et c\u2019est fini pour la journée.» -NathaëlleMorisette LA MAISON SUR LA COLLINE SUTTON \u2014 «Je viens du sud de la Pologne, là où il y a des montagnes et de belles maisons en bois rond.» Voilà pourquoi Thomas Bedkowski a tenté de recréer ce décor en se portant acquéreur, en 1999, d'un terrain de 26 acres, littéralement situé sur les flancs du mont Sutton.Avant d'acheter ce qui ressemblait au départ à un pré de fleurs, il a toutefois consulté son clan: sa femme et ses trois filles.L'homme les a donc emmenées sur les lieux pour un pique-nique.Il a aussitôt reçu un appui unanime.Trois ans plus tard, il met donc son plan à exécution : la construction d'une grande maison canadienne ayant une petite touche polonaise.Celle-ci est née de plans qu'il a élaborés à l'aide de son ami architecte, Kazimierz Gorski, rencontré lors des deux années où il a travaillé au Maroc.L'homme, qui n'avait jamais mis les pieds au Québec, est donc venu visiter M.Bedkowski et a pris de nombreuses photos des maisons d'ici pour s'inspirer.La forme principale, le toit de bois en vague et les mansardes lui confèrent certainement un petit air bien de chez nous.À l'intérieur toutefois, c'est plutôt en Pologne que le visiteur se sent, notamment grâce à la présence de vieux meubles en bois provenant du pays d'origine des propriétaires.Sinon, le reste du mobilier acheté çà et là chez des brocanteurs - les chaises de la salle à manger ne sont pas toutes identiques -, les imposants vases de fleurs que l'on retrouve un peu partout dans la maison, le piano à queue, les épais rideaux donnent au décor un petit air antique.À travers les boiseries, on remarque toujours une petite touche de rouge : un coussin, un sofa, des rideaux.Avec ses 14 500 pi2, ses cinq niveaux ainsi que ses nombreuses chambres à coucher et salles de bains, la maison avait tout ce qu'il fallait pour répondre au souhait de Thomas Bedkowski, qui voulait avoir un lieu où sa famille - ses parents et sa belle-mère inclus -pourrait séjourner sans se marcher sur les pieds.Mais les idées de grandeur de l'architecte - qui a élaboré les plans de nombreuses villas dans des pays du Maghreb - et le coût élevé des travaux ont nui au respect du budget que s'était fixé au départ le propriétaire.Résultat: il a décidé de transformer sa maison familiale en un gîte qu'il a baptisé le Domaine Tomali-Manyatin.Cet ingénieur à la retraite âgé de 68 ans a donc embrassé une seconde carrière.Il offre ainsi cinq chambres spacieuses aux gens désireux de s'évader de la ville pour un séjour dans les Cantons-de-l'Est.Situées au niveau du jardin, elles offrent une vue imprenable sur les montagnes.Un salon de lecture et une salle à manger ont également été aménagés à l'intention des clients.L'étage principal avec la véranda ainsi que la piscine leur sont également accessibles.Pour un séjour douillet à la sauce polonaise.Maison avec vue « Ce qui est le plus beau ici, c'est la vue, ajoute simplement M.Bedkowski à la fin de la visite, tout en admirant la vue imprenable à travers les grandes fenêtres à l'étage principal.En face, c'est la montagne de Bromont, dans le creux, c'est le mont Saint-Grégoire et, par temps clair, on peut même voir Montréal », indique-t-il.Mais il n'y a pas que la beauté du paysage qui rend le séjour en ces lieux agréable.La spacieuse véranda qui donne l'impression d'être assis à l'extérieur même en plein hiver, la tour qui fait office d'observatoire et la piscine intérieure qui permet, grâce à un passage s'apparentant à un tunnel, de nager jusqu'à la piscine extérieure recouverte d'un toit rétractable ajoutent au confort et au charme des lieux.www.maniatyn.com O Pour construire ce gîte et pour enjoliver le terrain, une quantité importante de pierres a dû être déplacée.© Pendantl familial 6 Une grande maison affichant un style canadien et polonais, voilà ce que désirait Thomas Bedkowski.© En plus d'une piscine intérieure, le gîte compte une piscine extérieure recouverte d un toit rétractable.© Montagnes et forêt, voilà le décor dans lequel a été plantée la maison.© Certains meubles ont été rapportés de Pologne, d'autres achetés çà et là chez des brocanteurs.la journée, Gordon Harrison se retire souvent dans son atelier situé dans un autre pavillon.© Les toiles de l'artiste Gordon Harrison ont été accrochées un peu partout dans la maison.© Gordon Harrison et son conjoint, Philippe Emond,ont opté pour un décor minimaliste mais confortable.ble a été choisi 5 Chaque meu avec soin par les propriétaires PHOTOS ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE PHOTOS DAVID BOILY, LA PRESSE \"V-.HÉ ; T: 0 ; '-V \u2022 \u2022.\u2022SXr S 'N*.O'\tT:\tT \" : Â'T?'-' ¦t \\\\ \\ s.'T ' \\ I J ! / / T > te ss fl B I\t\tTT\t\t\tI 0 1 A \t\th-t-H\t\t\t 7 % i jw'»\t\tf J\t! JL\t,.J\t\t \t ||\tü LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 AOÛT 2014 MAISON 7 MAISON GITE A NATURE Prenez rendez-vous Découvrez comment vendre sans commission! Consultation à domicile gratuite Notre représentant local ira chez vous afin de vous expliquer comment DuProprio peut vous aider à réussir la vente de votre propriété sans payer de commission.Aucune obligation de votre part!\t.1 855 737-6576 con\tz\t-\to\t_J\tO\tLO O\tOC\tZ\t-\tLU\toc\tLU\t1\t4 LO\t1-\tLU\t1 1\t4 U-\t\t-\ta\tLU\t_J\t_J\tLU\tlui\t4Û\tLU\tLO\t-\tOC\t1!\t>x\tLU till\t?U\tO\t-\tî lis\t4 LU\tCL\t\t2 gros casseaux de bleuets du Québec (environ 635 g/1 1/3 lb), lavés et égouttés >\t150 g (2/3 de tasse) de cassonade claire >\t95 g (3/4 de tasse) de farine d\u2019épeautre ou de farine complète >\t75 g (3/4 de tasse) de flocons d\u2019avoine à cuisson rapide (gruau) >\t1 pincée de sel >\t5 c.à soupe d\u2019huile de coco à température ambiante ou de beurre mou >\tPour accompagner (facultatif): crème fouettée maison ou glace à la vanille PRÉPARATION 1.\tPréchauffer le four à 180 °C (350 °F).2.\tDans le plat de cuisson, mélanger les bleuets avec la moitié de la cassonade.3.\tDans un grand bol, mélanger à la main la farine, les flocons d\u2019avoine, le sel, la cassonade restante et l\u2019huile de coco jusqu\u2019à former une pâte grumeleuse.4.\tÉmietter la pâte au-dessus des bleuets.5.\tCuire au four de 35 à 40 minutes ou jusqu\u2019à ce que la garniture soit bouillonnante et le dessus de la croustade, bien doré.6.\tServir chaud ou à température ambiante, accompagné de crème fouettée maison ou d\u2019une boule de glace à la vanille, au goût.Christelle Tanielian est l\u2019auteure du blogue gourmand christeNeisflabbergasting.com Alcools d\u2019ici Les fruits du Nord Il se produit de plus en plus de vins blancs et rouges au Québec, mais aussi d\u2019autres boissons alcoolisées.parfois surprenantes.Et délicieuses.KARYNE DUPLESSIS PICHÉ COLLABORATION SPÉCIALE À première vue, les alcools du verger des Tourterelles n'ont rien de particulier.Quand on s'attarde à l'étiquette, on constate que ces produits à base de framboise, de pomme, de cassis et de prune proviennent d'une des régions les plus froides du Québec: le Témiscamingue.Le verger des Tourterelles, établi à Duhamel-Ouest, se spécialise dans l'élaboration de mistelles, soit un mélange d'alcool et de jus de fruits.La propriétaire Marie-Ève Gagnon explique que ce n'est pas facile de cultiver les petits fruits nécessaires à sa production dans le Témiscamingue.Elle pense en particulier aux pommes, aux prunes et aux raisins, qui ont du mal à affronter les rudes hivers.« Il fait plus chaud qu'en Abitibi, mais c'est limite », convient Mme Gagnon.Pour combattre le froid, son conjoint Jocelyn Ouellet et elle cultivent des variétés rustiques et peu connues comme la pomme norland et le raisin de table valiant.Le couple récolte aussi le cassis, la groseille, le sureau, la framboise et la gadelle.Cette dernière aromatise depuis peu leur nouveau cidre Le Farfadel, «qui fait jaser», raconte Mme Gagnon.« Beaucoup de personnes âgées de l'Abitibi-Témiscamin-gue nous racontent qu'elles faisaient du vin de gadelle, dit-elle.C'est un petit fruit oublié et négligé par l'industrie.Pourtant, il a beaucoup de potentiel.» Ce cidre rosé et mousseux explose de notes de fruits rouges et de pêche.Un délice ! Marie-Ève Gagnon affectionne aussi le sureau.Elle l'amalgame avec du cassis et de la rhubarbe pour produire la Réserve des jaseurs.Ce mélange inusité donne une liqueur épicée dont les arômes de fruits noirs et de chocolat persistent en bouche.Québec SÉRIE DE 3 NUMÉRO 3 LE FARFADEL: CIDRE MOUSSEUX AROMATISÉ À LA GADELLE Prix: 11$ Pourcentage : 6,5 % En vente en ligne : vergerdestourterelles.com 863, route 101 Nord, Duhamel-Ouest 819 622-0609 PHOTO FOURNIE PAR LE VERGER DES TOURTERELLES "]
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